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Gilets Jaunes, où en sommes-nous ? Où allons-nous ?…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 février 2020 by Résistance 71

 

Sous cet article de Paris-Luttes Info, devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes par la Solidarité, l’Union, la Persévérance, la Réflexion et l’Action et les vrais chiffres du chômage par Jo.
Le mouvement des Gilets Jaunes se restructure pour la phase 2, celle qui aura éliminé toutes les illusions démocratiques de la dictature marchande et se concentrera sur LA véritable solution : la mise en place pas à pas de la résurgence du pouvoir réintégré au sein du corps social et menant à la société des sociétés
~ Résistance 71 ~

 

 

Ils nous détruisent, détruisons-les !

 

Paris-Luttes Info

 

12 février 2020

 

url de l’article :

https://paris-luttes.info/ils-nous-detruisent-detruisons-les-13476?lang=fr

 

Pour prolonger la réflexion sur les traumatismes que nous subissons, comment sommes-nous arrivé·e·s dans cette situation ? Comment en tirer une force ?

Je conserve aussi un souvenir vivace d’un 1er mai : 2018, le Macdo en flamme et le pont d’Austerlitz. Si je n’étais pas dans le bloc ce jour-là, j’étais quelques rangs plus loin, avec une amie. Alors que les CRS chargent devant, le cortège tente de reculer, mais se retrouve étranglé par le pont, et les flics empêchent de s’échapper par les côtés. Et soudain, c’est une pluie de grenades lacrymogènes qui s’abat sur la foule. Une foule pas préparée, pas équipée. Une foule compressée, qui tente de s’enfuir pendant que les flics continuent de leur tirer dessus, dans le dos. Dans le nuage épais de gaz, les personnes commencent à suffoquer, à se pousser et à se piétiner par pur instinct de survie. Un camion de pompier venu éteindre le Macdo compresse encore un peu plus la foule. Sur le pont, les flics continuent à tirer, certain·e·s s’imaginent déjà sauter pour fuir l’enfer. La préf’ avait prévu le coup, puisque des bateaux attendent aux abords.

Si j’avais déjà été gazé dans des manifs précédentes, c’est la première fois que je me suis véritablement senti en danger. Et en colère quand j’ai vu que les syndicats avaient déserté par un itinéraire bis probablement négocié à l’avance.

Mais ce qui a achevé le traumatisme, c’est la répression féroce qui s’est abattue sur les manifestations des Gilets jaunes. Samedi après samedi, tout l’arsenal de guerre est systématiquement déployé et massivement utilisé : grenades lacrymogènes, grenades assourdissantes, grenades de désencerclement, lanceurs de balles de défense, canons à eau. La vision du canon d’une arme pointé droit vers moi reste gravée dans ma mémoire. Si par chance je n’ai jamais été blessé, j’ai vu mon lot de visages en sang, de mutilé·e·s, soigné·e·s avec les moyens du bord en attendant que les flics daignent laisser passer les pompiers.

Depuis, je ne peux plus voir passer quelque chose dans le ciel du coin de l’œil sans immédiatement relever la tête pour vérifier si ce n’est pas une grenade. Depuis, à la moindre détonation, tout mon corps se tend, anticipant les mouvements de foule, préparant les gestes à adopter.

Surtout, depuis, je ne suis plus serein entouré de flics. Le mois dernier, à deux manifestations, j’ai fait une crise d’angoisse.

16 janvier, Montparnasse place d’Italie. Toutes les rues partant du parcours sont barrées par des camionnettes ou des grilles antiémeute, protégées par deux rangs de flics armurés, cagoulés, casqués, cachés derrière leurs boucliers, tonfa à la main. Tout l’avant du cortège est encadré par trois lignes du même style. Au bout du boulevard Saint-Michel, ils décident d’arrêter le cortège, sans raison. Ils resserrent leurs rangs et se rapprochent méchamment des manifestant·e·s. Une pure tentative d’intimidation. Et qui fonctionne : étant légèrement claustrophobe, me retrouver ainsi prisonnier, sans certitude quant à ce qui va se produire, fait naître en moi une profonde angoisse. Jusqu’à place d’Italie, ce sera des colonnes entières de centaines de ces nervis qui défileront. Je me sens tellement mal que je ne m’attarde pas.

29 janvier, place d’Italie Invalides. Dès le début du parcours, trois lignes de miliciens encadrent de chaque côté le cortège. Mais cette fois, ils ne sont pas sur le trottoir : ils sont sur la route, enserrant les manifestant·e·s. Immédiatement, l’angoisse arrive. Je me sens physiquement oppressé. Je me sens rabaissé au rang de bétail à canaliser, et je ne peux pas l’accepter. C’est ma dignité humaine qui est atteinte. À Port-Royal, je m’arrête, j’attends que le cortège me dépasse, et je m’en vais, ne pouvant pas le supporter plus longtemps.

Paradoxalement, si les dernières manifestations ont été tranquilles, symboliquement, elles sont d’une violence incroyable. Toute liberté d’expression et de manifestation a été anéantie par une présence policière massive, dans des quartiers transformés en déserts. Ils n’ont même plus besoin de matraquer et de gazer : ils nous rendent inoffensifs par la peur et la marginalisation.


Quand la rue est jaune de monde…

Qu’est-ce qui a changé ?

Comment en sommes-nous arrivé·e·s là, alors que nous avons connu avec les Gilets jaunes un pic historique de conflictualité et un rapport de force en notre faveur ? Souvenons-nous, on pouvait vraiment crier « Et la rue elle est à qui ? Elle est à nous ! », parce qu’elle était vraiment à nous. On pouvait aller où l’on voulait, c’était les flics qui nous courraient après.

Comparé aux manifestations contre la réforme des retraites des derniers mois, le parallèle est saisissant. La transformation du cortège de tête est significative : d’un assemblage hétéroclite de manifestant·e·s déters et uni·e·s, on arrive à la reproduction d’un cortège syndical classique : des groupes affinitaires et corporatistes plus intéressés par leur image et qui, parce qu’il faut faire de jolies photos pour Instagram ou le groupe Facebook, rompent la dynamique du cortège et mettent ainsi en danger les manifestant·e·s plus vénères parti·e·s devant. L’individualisme et le culte de la personnalité appliqués aux mouvements sociaux. On pourrait en rire tellement c’est ridicule, mais quand les flics profitent qu’un groupe s’est arrêté, parce que ça fait cinq minutes qu’il n’a pas posté sur Twitter, pour couper le cortège et réprimer et interpeller des camarades, et que ceux qui faisaient les gros bras pour les photos restent immobiles en regardant les copain·ine·s se faire tabasser et en attendant que la voie se dégage, c’est beaucoup moins drôle.

Plus déprimant encore, l’apathie des manifestant·e·s. Combien d’occasions manquées de s’extraire du parcours officiel par une rue qui n’était pas surveillée, à se retrouver à une dizaine pendant que dans le cortège, on nous regarde les yeux ronds, en nous criant « C’est pas par là ! » ? On sait que ce n’est pas par là. On sait qu’au bout du parcours officiel il n’y aura rien d’autre que de la lacrymo ou de la merguez. On sait que si on part « pas par là », on ne sait pas forcément où l’on va, mais au moins on sera libre de le choisir. Cette volonté inébranlable de la majorité des manifestant·e·s à vouloir absolument aller au bout du parcours pour pouvoir rentrer chez soi tranquillement est déconcertante est démotivante. Surtout quand elle est assortie du discours « oui, mais s’il y a de la casse on ne parlera pas de nos revendications ». Pourtant, l’actualité nous montre le contraire : alors que les médias se foutent totalement des manifestations maintenant qu’elles sont des promenades tranquilles, quand les pompiers ont attaqué frontalement la police, forçant les grilles antiémeute, on a parlé de leurs revendications, et mieux, le gouvernement a cédé.

Pour autant, nous ne devons pas nous enfermer dans une fascination morbide pour les affrontements avec les flics. Ça ne sert à rien d’avoir comme unique but de se battre contre eux, car à moins d’être équipé·e·s comme les pompiers, ils gagneront toujours, et nous aurons toujours plus de blessé·e·s. Il devrait être admis qu’il faut plutôt attaquer ceux qu’ils protègent, et pourtant ces affrontements stériles ont un pouvoir d’attraction (spectaculaire ou viriliste ?) qui anéantit les initiatives pour d’autres actions plus efficaces. Deux exemples : le 28 décembre, alors que le cortège est bloqué rue du Renard par des affrontements, le chemin est complètement libre jusqu’aux Halles toutes proches. Malgré de nombreux appels, ce n’est qu’à une vingtaine que nous nous y rendrons, et si nous avons réussi à faire fermer le centre commercial, ce qu’il aurait été possible de faire en étant plus suivi·e·s par ceux·elles qui ont préféré regarder les affrontements laisse songeur. De même, le 4 janvier, après avoir investi la gare du Nord, les flics débarquent pour évacuer les lieux. L’occasion était trop belle : reformer un cortège pour investir un autre lieu avant que les renforts n’arrivent. Malgré tous nos efforts, nous ne sommes qu’une dizaine à ne pas vouloir rester bloqués sur un affrontement qui tournera rapidement à notre désavantage : les voltigeurs et les régiments de flics sont tout près, la manifestation du jour ayant pris fin à la gare de l’Est. Et c’est effectivement ce qui s’est produit : tout le monde a fini par se disperser. Encore une occasion manquée.

Que peut-on faire ?

Faut-il admettre que les manifestations ne sont plus des espaces de lutte, mais ont uniquement un but performatif, faire de belles images ? Faut-il alors laisser tomber les grands rassemblements syndicaux, qu’ils ne redeviennent qu’un moyen pour les centrales de se compter ? La question se pose, surtout au regard de ce qu’ils ont obtenu ces derniers temps : malgré une participation exceptionnelle, absolument rien. Parce qu’ils ont perdu toute conflictualité, ils n’obtiendront plus jamais rien. On le voit, seuls les secteurs disposant de moyens de pression conséquents ou équipés pour la conflictualité voient leurs luttes aboutir.

Nous sommes nombreux·euses à avoir fait ce constat, et à ne pas vouloir nous y résoudre. Mais nous-mêmes sommes atomisés en groupes, ne dépassant parfois pas une ou deux personnes, et nous retrouvant physiquement ensemble à la faveur d’un événement publié sur Démosphère ou PLI. Moi-même, n’ayant pas grandi à Paris et ayant tardivement développé une conscience politique, sans parler de mon appréhension sociale, n’ai que très peu de contacts militants.

Malgré tout, nous devons nous nourrir de nos échecs collectifs récents et de nos traumatismes individuels pour imaginer des modes d’actions plus efficaces : nous ne pouvons pas faire semblant d’attendre le grand soir pour être des centaines de milliers de déters et mettre à bas ce système oppressant. Au contraire, nous devons profiter de notre éparpillement, de notre décentralisation pour nourrir des actions plus ciblées, ayant un réel but politique, et aussi étrange que cela puisse paraître, qui nous mettront moins en danger : si nous surgissons quand ils ne nous attendent pas, et que nous disparaissons sans les attendre, ils ne nous attraperont pas.

Et surtout, soyons bienveillant·e·s entre nous : on a tous des envies de modes d’action différentes, mais au lieu de nous battre pour savoir qui a raison, soutenons-nous, et coordonnons-nous ! Notre union dans l’objectif et nos différences dans les actions ne peuvent que nous renforcer.

Cessons de jouer selon leurs règles, ou nous serons toujours perdant·e·s.

= = =

Gilets Jaunes An I !

Il y a maintenant plus d’un an de lutte écoulé qui nous montre on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

 

Les véritables stats du chomage (JBL1960):

https://jbl1960blog.wordpress.com/2020/02/14/vrais-chiffres-du-chomage-et-donnees-corrigees-analyses-et-decryptage/

Lettre de contestation des amendes pour manif’ « non autorisée »:

Modele-contestation-AMENDE_135_EUR

 

Paroles de Gilets Jaunes : grève générale sauvage et révolution sociale… Vive la Commune !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 9 janvier 2020 by Résistance 71

 

L’heure n’est plus à pinailler sur des points de détail d’exposés, nous sommes de manière générale en accord avec les conclusions émises dans cette réflexion de J-Y Jézéquel citant également J Baschet, qui rejoignent tout à fait les nôtres et celles, par exemple, du collectif “Guerre de Classe”.

Solidarité Union Persévérance Réflexion Action, devenons S.U.P.R.A humain / Gilets Jaunes pour réaliser ensemble notre humanité achevée, émancipée de l’État, donc du pouvoir coercitif, de la marchandise, de l’argent et du salariat.

Vive la Commune des Communes des associations libres !..

Ce n’est pas de révolution dont il s’agit ici, celle-ci comme son nom l’indique ne faisant que nous ramener au point de départ ; mais il s’agit d’une véritable évolution, celle de nous faire passer au delà de la division et de la coercition du rapport dominant/dominé, au rapport émancipateur de l’organisation organique de notre humanité, faisant finalement triompher notre être sur l’avoir marchand.

Faisons de 2020 l’année où les communes unies de la base osent franchir la porte de notre émancipation déjà pourtant historiquement bien entrouverte.

Note: Nous pensions publier ce texte la semaine dernière, mais l’actualité géopolitique mondiale en a décidé autrement. Cette analyse mérite d’être lue et diffusée afin d’éveiller les consciences politiques toujours plus avant.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir, que ce soit au niveau domestique ou internationale, la solution est l’émancipation définitive des peuples au sein des communes et associations libres. Le moment est venu de faire complète peau neuve par la révolution sociale, tout le reste n’est que pisser dans un violon…

~ Résistance 71 ~

 

 

Paroles de Gilets Jaunes et blocage généralisé

 

Jean-Yves Jézéquel

 

28 décembre 2019

 

url de l’article:

https://www.mondialisation.ca/paroles-de-gilets-jaunes-et-blocage-generalise/5640062

 

Nous sommes une majorité en France à ne pas vouloir « réussir » dans le monde de la macronie. Nous sommes une majorité dans le monde à ne pas vouloir de « Rolex » avant 50 ans. Nous sommes une majorité en France et dans le monde à ne pas vouloir que des millions de personnes « ne soient rien » pour permettre à quelques unes de les dominer en se prenant pour les « élites » seules utiles, seules nécessaires, seules indispensables pour la défense d’intérêts devenus ceux d’une caste égocentrée et sans avenir possible!

Nous devons mettre en place un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple: une démocratie. Nous devons faire sécession d’avec le système habituel d’étatisation. 

L’auto-gouvernement des citoyens présuppose et entraîne la déprofessionnalisation de la politique. C’est à nous d’organiser les communes libres et l’auto-gouvernement des Régions. Nous devons créer nos propres instances de justice, nos propres écoles, nos propres hôpitaux et centres de soins, en repensant le fonctionnement de toutes ces infrastructures. Nous devons « décoloniser les Provinces ». Nous n’avons pas besoin d’attendre quelque chose de ceux qui prétendent nous « gouverner »: faisons, agissons, dès maintenant sans attendre d’avantage. 

L’ultralibéralisme est l’ennemi à abattre parce que c’est lui qui a engendré un endettement croissant des Etats. Les Etats ont ainsi organisé, comme Macron le fait en France, un transfert massif de l’argent public issu des impôts vers le système bancaire principal détenteur du capital. En France, les deux tiers de l’impôt sur le revenu financent les intérêts de la dette!

Les Etats sont devenus complètement dépendants des marchés financiers par la « dette » et sont contraints de continuer à emprunter à ces mêmes marchés financiers, assurant à ses derniers une béatitude éternelle sur le dos de ceux qui alimentent par leurs impôts, ce monstre esclavagiste.

Les agences de notations veillent à ce que les Etats ne puissent pas s’écarter de l’orthodoxie idéologique de l’ultralibéralisme: une dégradation entraîne aussitôt « une hausse des taux d’intérêts de l’emprunt obligé!» 

C’est un mécanisme de vampirisation efficace qui a été organisé par le système financier capitaliste parasitaire. Ce sont donc les organismes bancaires qui décident quelle politique les Etats doivent appliquer: un comble absolu!

Toutes les politiques sont décrédibilisées. Les hommes politiques pratiquent obligatoirement la trahison, puisque pour être élus, ils ont besoin de promettre le mieux aux électeurs en les trahissant aussitôt élus, puisqu’ils ne peuvent rien faire sans la permission du système financier bancaire auquel ils doivent obéissance…

De là vient que le peuple ne veut plus des politiques qui le « représentent »: il veut gouverner lui-même par une démocratie directe!

C’est absolument logique et le point de rupture entre le peuple et la puissance bancaire qui veut garder son pouvoir totalitaire sur les sociétés!

De plus, la marchandisation s’est généralisée, jusque dans le domaine de la subjectivité humaine. C’est le système financier qui a supplanté l’économie: la finance n’est plus du tout au service de l’économie, c’est l’économie qui est au service de la finance. On a là un inversement pervers du couple « économie/finance ». La finance est dominante et elle fait la pluie et le beau temps à son gré, au gré des fluctuations boursières et des purs intérêts du Capital, quant à eux ne se souciant absolument pas de la condition humaine liée à la réalité économique.

Les Etats se trouvent piégés par la menace de la spéculation monétaire, le comportement pervers des marchés, la fuite des capitaux, la hausse des taux d’intérêt, la délocalisation des activités… C’est l’ensemble de ces mécanismes prédateurs qui bride les Etats et les tient sous leur domination.

Il s’agit donc fondamentalement de sortir absolument de la logique capitaliste, car on ne peut pas retrouver le « capitalisme » qui existait avant l’avènement de l’ultralibéralisme. Le capitalisme ne peut que produire ce qui nous détruit aujourd’hui en nous conduisant de plus au désastre écologique qui vient.

Le consumérisme compulsif avec l’obligation de la productivité est inhérent au capitalisme. La surenchère obligatoire et permanente du marchandisme, entraîne la catastrophe climatique qui va en s’accélérant rapidement. Il n’y a pas de capitalisme vert, une solution qui pourrait venir de la logique capitaliste. Toutes les énergies alternatives entraînent à leur tour de nouveaux problèmes écologiques à partir du moment où elles continuent de s’inscrire dans une logique productiviste, et c’est bien le cas…

Or, arrêter le productivisme dans la logique du capitalisme qui fait loi actuellement, équivaut à une chute spectaculaire dans la « crise » majeure, entraînant une autre catastrophe humanitaire inévitable. On est donc pris entre deux feux: celui de l’ultralibéralisme et celui de l’écologie, incompatibles entre eux.

Là où on en est arrivé, à cause de la logique capitaliste devenue l’ultralibéralisme, ne permet déjà plus d’arrêter le désastre à venir. Celui-ci aura donc lieu et il va détruire massivement les expressions diverses de la vie sur Terre. Seuls, ceux qui sont à l’écoute des règles de la vie sur Terre, pourront peut-être s’en sortir et constitueront un noyau de rescapés ayant l’obligation de repenser radicalement la façon de vivre de l’espèce menacée de disparition totale.

La question qui se pose à l’humanité présente, dit Jérôme Baschet, dans son livre « Une juste colère », éditions Divergences, 2019, est de « savoir si l’humanité parviendra à se débarrasser du capitalisme avant que celui-ci ne se débarrasse d’elle ! » 

Nous devons également nous rappeler ici, que le capitalisme n’est pas simplement une domination du monde de la finance à travers la consommation et la production marchande, c’est aussi une emprise sur tous les aspects de la subjectivité humaine, faisant de la vie des personnes une marchandise à plein temps. A cause de cela, les grèves et les manifestations ne sont plus suffisantes, il faut également concevoir la stratégie du « blocage », car le blocage fait échec à toute l’organisation capitaliste de la domination et de l’exploitation de l’homme comme marchandise…

C’est parce que le capitalisme a envahi les multiples aspects de la vie que le chômage de masse est apparu. Les chômeurs devenus légions ont rejoint les autres exclus du système et tous ensemble ils sont d’office condamnés à l’inexistence sociale.

Les citoyens se sont sentis radicalement dépossédés de leur droit d’exister décemment, de leur responsabilité, de leur souveraineté et de leur vie tout court. La réaction violente du gouvernement contre les Gilets Jaunes a prouvé que les personnes étaient massivement dépossédées de leur propre existence et empêchées de vivre normalement. Cela donne à la situation actuelle un caractère insupportable et parfaitement odieux qui ne peut que légitimer la réaction d’une résistance défensive proportionnée…

Chacun a le devoir de défendre sa vie. Si le gouvernement illégitime actuellement en place, se comporte comme un tyran, il va de soi que les citoyens ont le devoir de le traiter comme n’importe quel tyran: par l’élimination. Mais, avec lui, c’est le système tout entier qu’il faut radicalement éliminer.

Ce qui se passe donc actuellement dans la résistance des Gilets Jaunes, n’a rien à voir avec une pure et simple lutte des classes, et en particulier celle du prolétariat. C’est l’ensemble des citoyens qui est confronté à cette dépossession généralisée du droit d’existence décente.

Pour les « profiteurs d’en haut », ceux qui ne sont pas devenus eux-mêmes profiteurs avec ceux d’en haut, sont ceux qui « ne sont rien », dixit Macron.

C’est donc toute l’humanité qui est menacée par les « profiteurs d’en haut », ceux qui sont parvenus à « posséder une Rolex avant 50 ans », car la majorité des personnes formant l’humanité est radicalement dépossédée de son droit à une existence décente. C’est le capitalisme qui menace de détruire l’humanité: il faut donc s’y opposer sans attendre. 

Il ne s’agit plus de libérer le travail du capital, comme cela a été le cas dans la lutte des classes pendant longtemps, il s’agit aujourd’hui de se libérer de la tyrannie de « l’emploi », c’est-à-dire du « travail pénal », comme j’ai l’habitude de le qualifier, et non pas du travail créatif et réalisant…

L’asservissement des individus au travail pénal ou à « l’emploi » (en d’autres termes, à l’exploitation: les personnes sont « employées », utilisées et donc jetées dès qu’elles ne sont plus rentables) ne permet plus aux personnes d’accéder à une existence sociale décente et respectable. La résistance à l’économisme marchand, la destitution de ceux qui l’animent, la révolte et la sécession d’avec ce pouvoir prédateur, les initiatives de vie émancipée de la vision capitaliste des profiteurs d’en haut, doivent ensemble déboucher sur une réappropriation de tout ce qui explique la dépossession actuelle généralisée du droit à une existence décente. C’est là que les peuples ne doivent pas attendre quelque chose des gouvernants. Ils doivent gouverner eux-mêmes, ce qui présuppose le renversement de ce système mis en place par les « profiteurs d’en haut ».

C’est la raison pour laquelle, seule une démocratie réelle est aujourd’hui l’objectif et le sujet majeur de la révolte généralisée. Il faut maintenant que s’installent l’auto-organisation des villes et villages et l’autogouvernement des régions. Il s’agit de « décoloniser les provinces », comme le dit Michel Onfray, de généraliser les assemblées populaires; plus de « représentants » politiques. La dépossession de la souveraineté politique des citoyens doit cesser. 

Ces assemblées populaires doivent organiser la vie collective, émancipée de l’étatisation, sans tarder et sans perdre son temps dans des palabres interminables, au niveau des villages, des quartiers, des communes qui se fédéreront en régions auto gouvernées.

Les exemples ne manquent pas : nous avons déjà évoqué dans des articles précédents, le cas de la Commune de Paris en 1871, le cas de Marinaleda en Espagne, qui est une expérience avérée, fonctionnant depuis 1977, le cas du Val-de-Suse en Italie, le cas du Chiapas au Mexique qui a 25 ans d’expérience, le cas de Tarnac dans le Limousin, le collectif « Notre Dame des Landes »…

Nous avons largement exposé le cas du Chiapas comme exemplaire pour le projet des Gilets jaunes. Au Chiapas, « le peuple dirige et le gouvernement obéit ». C’est le peuple qui a décidé de se constituer comme gouvernement, sans demander l’avis du « gouvernement » mexicain en place. Pour cela il a constitué une « armée populaire de tradition zapatiste» capable de faire entendre au gouvernement mexicain qu’il ne devait pas l’empêcher de conquérir la démocratie!

Toutes les décisions générales doivent être prises en accord avec les assemblées locales. L’expérience du Chiapas démontre que les initiatives qui sont prises sans l’avis des assemblées locales sont toutes vouées à l’échec. On pourra se référer à l’article déjà publié sur « le Chiapas exemplaire », dans www.mondialisation.ca du 30 septembre 2019 et aussi à la synthèse de Jérôme Baschet dans son livre « Une juste colère », éditions Divergences, 2019, pages 80-86.

Les Français ont une capacité collective à s’autogouverner et cela légitime la destitution des pouvoirs étatiques en place. Le système politique « représentatif » était basé sur l’affirmation que le peuple est ignare, « il ne sait rien et surtout pas ce qu’il veut »; il est synonyme d’anarchie. Le régime « représentatif » implique une infantilisation des citoyens et une organisation qui les dépossède de leur souveraineté politique. Une vraie démocratie implique la souveraineté réelle du peuple. De cette manière, le pouvoir n’est plus une expression de la psycho pathologie humaine, (une perversion qui prétend être légitime et qui au nom de cette gageure s’exerce sur le peuple), il devient le « pouvoir de faire ». Il est clair que cette autonomie du pouvoir venant d’en bas élimine en soi les impératifs capitalistes imposés aux gouvernements qui s’imposent aux peuples depuis l’en haut des « élites » au service des intérêts financiers dont elles profitent elles-mêmes.

C’est une logique des espaces libérés de la mainmise des impératifs de l’économisme marchand que nous voulons mettre en place. Le démantèlement complet du système productif marchand doit faire place à un imaginaire créatif important pour ne pas simplement faire marcher un nouveau système de propriété même s’il est conçu au bénéfice de tous. Ce qui devra être produit n’est pas seulement déterminé par la question des « besoins », mais aussi par les décisions des assemblées communales concernées et qui impliquent une organisation collective… Ce qui doit se substituer à la valeur marchande, c’est le « bien vivre » explicité par Evo Morales en Bolivie et les communautés amérindiennes. Il ne s’agit pas de vouloir toujours « mieux vivre », ce qui entraîne le productivisme, il s’agit de « bien vivre ». Le « bien vivre » des humains s’éprouve, se vit, s’expérimente à travers l’existence de chacun. Le « bien vivre » met en échec la logique de l’économisme marchand, grâce aux espaces libérés de la tyrannie capitaliste dans sa forme actuelle ultralibérale. Ces espaces émancipés et libérés de la logique marchande vont devenir la seule organisation capable de résister au désastre écologique final qui vient. Certes, l’organisation mafieuse et violente du monde capitaliste tentera de s’imposer à ces expériences nouvelles. C’est pourquoi, le peuple doit être prêt à se défendre même avec les armes contre ces pouvoirs mafieux esclavagistes. « … La multiplication des espaces libérés et la perspective d’un blocage généralisé du monde » (Cf., J.Baschet, op.cit. page 97) de l’économisme marchand, sont complémentaires. La communauté de destin n’est pas un « nous » homogène, c’est un « nous » multiple, un ensemble qui fonctionne avec les différences et donc les complémentarités.

Il ne s’agit en aucun cas d’opposer une conception de l’individuel avec une conception du collectif. La propagande ultralibérale dit que seul l’individuel est libre alors que le collectif ne peut être envisagé que comme renoncement à la liberté individuelle et à la singularité. En réalité les singularités individuelles ne peuvent s’exprimer que grâce à la complémentarité des multiples formant un collectif coopératif. De même, selon la culture judéo chrétienne, l’homme serait en dehors de la nature et supérieur à la nature, le représentant du créateur de la nature se plaçant au-dessus de la nature. C’est ce qui l’a amené à saccager la nature, à dominer la nature, à l’exploiter et à la polluer. (Cf., Eugen Drewermann, « Le progrès meurtrier », éditions Stock, 1993) Il s’agit également de récuser ce fondement culturel désastreux et considérer que la Terre ne nous appartient pas, puisque c’est nous qui appartenons à la Terre.

Le monde que nous devons créer est un monde qui intégrera la pluralité des mondes (*). Les lieux sont singuliers et il y a une manière spécifique de les habiter. « Le bien vivre est un principe commun qui ouvre à la multiplicité de ses formes concrètes, en fonction de la diversité des lieux et des trajectoires des collectifs concernés. » (Cf., J.Baschet, op. cit., page 109)

(*) note de R71: ce que nous appelons avec Gustav Landauer, la “société des sociétés”.

Conclusion

Le capitalisme doit être aboli radicalement, car il est en soi biocide, écocide, pathologique et foncièrement humanicide, dit Jérôme Baschet dans son livre « une juste colère » (page 112 et 113). C’est le fanatisme productiviste de la marchandisation qui nous conduit à la destruction. Il n’y a pas d’autre solution que de rentrer en guerre contre cet économisme marchand. La solution n’est pas dans le fait de s’emparer de l’État et de le transformer, mais elle est dans le fait de libérer des espaces d’autonomie complète, permettant de sortir de toute dépendance avec cet économisme marchand. Bloquer tout ce qui permet de nous tuer et de nous déposséder de tout est la voie obligatoire de la résistance présente et urgente. Multiplier les « espaces libérés » ne sera pas suffisant. Il faut également intensifier les soulèvements et les blocages afin de ruiner cette entreprise de destruction qu’est l’économisme marchand.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Gilets Jaunes + Grève Illimitée (expropriatrice) = Héritage de la Commune de Paris

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 décembre 2019 by Résistance 71

 

La Commune de Paris en 45 secondes chrono de lecture sous cette introduction… et quelques lectures complémentaires à l’issue.

“L’anarchie, l’abolition complète des États et l’organisation du simple au composé par la fédération libre des forces populaires, des producteurs et des consommateurs…” nous disait Pierre Kropotkine dans sa “Commune de Paris” (1882), ainsi que ceci, parfaitement au goût du jour dans cette déliquescence politico-sociale ambiante et le renouveau issu du mouvement des Gilets Jaunes depuis novembre 2018:

“Terrassée mais non vaincue, la Commune renaît aujourd’hui. La ‘Commune’ devient le but précis et visible de la révolution [sociale] qui gronde déjà près de nous.”

De fait, œuvrons pour cette confédération des communes libres à venir tout en gardant présent à l’esprit que la commune [libre] n’est que l’outil de la révolution sociale établissant la société des sociétés, qui restaurera la vie, l’être sur la dictature achevée de l’avoir.

Gilets Jaunes… L’heure est proche !

~ Résistance 71 ~

 

 

La Commune de Paris 1871

 

Anarchisme Avenir

 

Republié par R71 décembre 2019

 

Napoléon III a perdu la guerre contre les Prussiens: le second Empire tombe. Le nouveau gouvernement signe la paix. Paris est dans une misère et sort d’un siège qui l’a durement affaibli, les Parisiens se soulèvent. Le gouvernement leur envoie l’armée, qui refuse de tirer. En mars 1871, la ville se déclare libre et instaure son propre gouvernement: la Commune, avec comme figure Louise Michel anarchiste française qui sera accompagné de nombreux anarchistes durant cette révolution.

Le 29 mars, le conseil de la Commune forme en son sein 10 commissions: Exécutive, militaire, subsistance, finances, justice, sûreté général, travail, industrie et échanges, services publics et enseignements.

Cette commune qui durera 73 jours, sera une expérience d’autogestion avec la distribution de nourriture à tous , les femmes travaillent, l’école est obligatoire, toutes les habitations sont réquisitionnés pour permettre un hébergement à tous, les usines fonctionnement en comité d’ouvriers et font tourner la production vers uniquement des biens utiles. La solidarité est également organisé avec une pension de 365 francs versé aux orphelins et 600 francs pour les veuves. La liberté de la presse est réaffirmée le 19 mars par le comité central. Une véritable guerre civile va être déclenchée entre les communards et le gouvernement de Versailles. Cette commune fera 20 000 morts et 40 000 parisiens jugés et resteront détenus de long mois sans être jugés.

À jamais la commune de Paris marqua l’Europe, pour Karl Marx c’est la première insurrection prolétarienne autonome et pour les anarchistes une expérience importante dans la voix d’une création de société sans gouvernement.

Source: 

https://anarchismeavenir.wordpress.com/2018/02/06/la-commune-de-paris-1871/ 

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“C’est par des actes révolutionnaires, en abolissant la propriété individuelle des moyens de production, que les Communes de la prochaine révolution affirmeront et constitueront leur indépendance.

Le jour où, en conséquence de la situation révolutionnaire, les gouvernements seront balayés par le peuple et la désorganisation jetée dans le camp de la bourgeoisie qui ne se maintient que par la protection de l’Etat, ce jour là, et il n’est pas bien loin, le peuple insurgé n’attendra plus qu’un gouvernement quelconque décrète dans sa sagesse inouïe des réformes économiques. Il abolira lui-même la propriété individuelle par l’expropriation violente, en prenant possession, au nom du peuple entier, de toute la richesse sociale accumulée par le travail des générations précédentes. Il ne se bornera pas à exproprier les détenteurs du capital social par un décret qui resterait lettre morte ; il en prendra possession sur le champ et il établira ses droits en l’utilisant sans délai. Il s’organisera lui-même dans l’atelier pour le faire marcher ; il échangera son taudis contre un logement salubre dans la maison du bourgeois ; il s’organisera immédiatement pour utiliser toute la richesse entassée dans les villes et il en prendra possession comme si cette richesse ne lui avait jamais été volée par la bourgeoisie… Jamais on n’a travaillé comme on travaillera le jour où le travail sera devenu libre, où chaque progrès du travailleur sera une source de bien-être pour la commune entière…”

~ Pierre Kropotkine, 1882 ~

Gilets Jaunes… L’heure est proche !…

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Lectures complémentaires:

Michel_Bakounine_La_Commune_de_Paris_et_la_notion_detat

Pierre_Kropotkine_L’anarchie-dans-l’evolution-socialiste-2eme-edition-1892

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

zenon_pourquoi suis je anarchiste ?

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Louise-Michel_De-la-commune-a-la-pratique-anarchiste

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

4ème Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes 1-3 Novembre 2019: Appel à rejoindre la grève générale reconductible du 5 décembre !

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Tout le pouvoir aux ronds-points !

 

Nous dirons même plus: 

Grève générale illimitée et EXPROPRIATRICE, pour une véritable reprise en main de l’affaire politico-économique et en fin de compte, de nos vies !

~ Résistance 71 ~

 

Grève reconductible du 5 décembre: Les Gilets Jaunes se joignent à l’appel !

 

Paris-Luttes Info

 

4 novembre 2019

 

Source:

https://paris-luttes.info/greve-reconductible-du-5-decembre-12831?lang=fr

 

La quatrième Assemblée des Assemblées GJ s’est tenue ce week-end à Montpellier, rassemblant environ 600 personnes mandatées par 200 assemblées locales de ronds-points. L’Assemblée appelle notamment les Gilets Jaunes à participer au mouvement de grève reconductible à partir du 5 décembre.

Communiqué de l’Assemblée des Assemblées (ADA) GJ réunie à Montpellier les 1, 2 et 3 novembre 2019 :

“L’ADA réunie à Montpellier ce jour estime, après une année de mobilisation acharnée, que la situation est à un tournant.

L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui comme nous, n’acceptent pas.

Il faut un rassemblement du peuple français dans toutes ses composantes : paysans, retraités, jeunes, artistes, personnes en situation de handicap, petits artisans, ouvriers, chômeurs, précaires, travailleurs du public comme du privé….

Nous avons cette occasion à saisir, à partir du 5 décembre, date à laquelle des centaines de milliers de travailleurs seront en grève et en assemblées générales pour la reconduire jusqu’à la satisfaction de nos revendications.

L’ADA de Montpellier appelle les Gilets Jaunes à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs Gilets bien visibles !

La défaite du gouvernement sur sa réforme des retraites ouvrirait la voie à d’autres victoires pour notre camp.

Tous dans la rue à partir du 5 décembre, en grève ou sur le rond-point ou en action de blocage !

Tous ensemble, tous unis et cette fois, en même temps !”

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4 textes modernes pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


GJ contre l’État = Société contre l’État

Gilets Jaunes: Jérôme Rodrigues va entrer en grève de la faim contre l’état (RT)

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Pour l’un d’entre nous (qui y était), cela a une réminiscence directe avec la grève de la faim publique entreprise par le Gen Chamlong Srimuang à Bangkok en mai 1992, contre le pouvoir putschiste du Gen Premier Ministre Suchinda. Chamlong demandait la démission du PM Suchinda qui refusait de quitter le pouvoir après le putsch. Des dizaines de milliers de manifestants s’étaient rassemblés à Bangkok pour le soutenir durant des semaines avant et durant sa grève de la faim.

La crise se termina dans un bain de sang (plus de 1000 personnes toujours comptées “disparues” depuis les évènements) qui vit l’armée thaïlandaise ordonnée de tirer dans la foule, ce qui amena la chute du gouvernement dont le PM fut publiquement admonesté (les deux protagonistes en fait le furent) par le roi Bhumipol après quelques jours de quasi guerre civile, des images qui firent le tour du monde .

Il est important que Jérôme reçoive tout le soutien populaire et logistique nécessaire des Gilets Jaunes. La France n’est pas (encore) une dictature militaire comme l’était la Thaïlande des années 1990 (bien plus soft aujourd’hui, même si elle en est toujours une…) et il ne doit pas engager seul le bras de fer avec le pouvoir coercitif, qui s’enfonce pas à pas dans l’illégalité, comme le démontre une fois de plus le fiasco étatique sur la procédure de Jérôme.

Cet évènement a le potentiel générateur du grand souffle du changement tant attendu, car l’issue finale n’est pas seulement que justice soit rendue à Jérôme (peut-on y croire ?… vraiment ?… l’état corrompu bouffant au râtelier et aux ordres de ses maîtres de la finance transnationale…) , mais que le système soit remplacé par la conscience politique incarnée dans une société des sociétés. Soutien inconditionnel à Jérôme !

Hoka Hey !

~ Résistance 71 ~

 

 

Jérôme Rodrigues annonce une grève de la faim contre l’État

 

RT France

 

2 juillet 2019

 

url de l’article original:

https://francais.rt.com/france/63540-si-je-dois-mourir-je-mourrai-gilet-jaune-jerome-rodrigues-annonce-greve-faim-contre-etat

 

“Si je dois mourir, je mourrai.” (J. Rodrigues)

 

Alors que la justice a ordonné au ministère de l’Intérieur et à la préfecture de transmettre le dossier d’enquête administrative de l’IGPN sur les circonstances la blessure de Jérôme Rodrigues, ce dernier les accuse de ne pas appliquer la décision.

Jérôme Rodrigues, l’une des figures les plus médiatiques des Gilets jaunes, gravement blessé à l’œil le 26 janvier lors de l’acte 11 du mouvement à Paris, a annoncé sur son compte Twitter le 1er juillet qu’il allait démarrer une grève de la faim «devant» le ministère de l’Intérieur à partir de «vendredi matin», soit le 5 juillet. 

«Une décision de justice a été rendue, l’Etat français est dans l’obligation de me fournir l’enquête administrative [je n’ai] rien reçu à ce jour», a-t-il notamment dénoncé.

Le Gilet jaune originaire de Tremblay-en-France accuse le ministère de l’Intérieur de ne pas lui transmettre le dossier d’enquête administrative menée par l’inspection générale de la police nationale (IGPN) à la suite de sa blessure, attribuée à un tir des forces de l’ordre.

En juin, le tribunal administratif de Paris avait en effet enjoint au ministre de l’Intérieur et au préfet de police de lui communiquer «sans délai» les actes de «l’enquête administrative et de l’enquête menée par l’inspection générale de la police nationale concernant les blessures qu’il a subies», d’après la retranscription du jugement donnée par Le Parisien. Depuis, les sollicitations seraient, selon ses dires, restées lettre morte. Jérôme Rodrigues et son avocat Arié Alimi s’en sont d’ailleurs plaints à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

«Si un juge demande que j’aille en prison, j’y vais ce soir moi !», fustige le Gilet jaune contacté par RT France. Pour lui, l’Etat français ne «respecte pas la loi». «Si je dois mourir, je mourrai», déclare-t-il déterminé.

Ils sont entrés dans l’illégalité

«Ils sont entrés dans l’illégalité», a déclaré de son côté à RT France l’avocat de Jérôme Rodrigues Arié Alimi, qui dit n’avoir «jamais vu ça» dans sa carrière. Ce dernier assure s’être vu opposer un refus ferme par la Place Beauvau, une information que RT France n’a pas été en mesure de vérifier auprès de l’institution.

Quoi qu’il en soit, l’avocat de Jérôme Rodrigues a prévu de saisir le tribunal administratif, ce qu’il ne peut pas faire avant au moins trois mois, s’il n’obtient pas les informations qu’il réclame au ministère de l’Intérieur.

Cette procédure administrative est distincte des demandes que pourrait faire la justice dans le cadre de l’information judiciaire ouverte le 13 février sur cette affaire et menée par deux juges d’instructions pour «violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique avec arme».

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Notre « dossier Gilets Jaunes »

 

 

 

Gilets Jaunes 30ème round… Plus que jamais TOUT LE POUVOIR AUX RONDS-POINTS !

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Gilets Jaunes !

Les bientôt sept mois de lutte écoulés nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

Gilets Jaunes 29ème round: Toujours Debout !…

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17 novembre 2018 – 1er juin 2019

 

3ème Assemblée des Assemblées
Montceau-les-Mines 28-30 juin 2019

 


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…