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Chrétienté, colonialisme, « réconciliation » et guerre perpétuelle contre les païens… (Steven Newcomb)

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A lire, notre dossier sur la « Doctrine Chrétienne de la Découverte »

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La Résolution 2621 XXV, du 12 octobre 1970 des Nations Unies affirme « le droit inhérent des peuples colonisés à lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance.»

Résolution 37-43 des Nations Unies : « Tout peuple a le droit de résister à l’oppression, l’occupation, l’annexion ou colonisation par une force étrangère. Cette opposition légitime est la résistance armée. « 

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Réconciliation et la guerre perpétuelle de la chrétienté contre les infidèles

Steven Newcomb

14 juin 2016

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/06/14/reconciliation-christendoms-perpetual-war-against-infidels

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Ces temps-ci, le mot “réconciliation” a pris profondément racine dans le discours contemporain entre le gouvernement du Canada et bien des nations premières de cette partie de l’Île de la Grande Tortue. Dans le même temps, dans une contradiction apparente, le gouvernement du Canada continue de maintenir son assomption de la “souveraineté de la couronne” et du “titre [de propriété] de la couronne” en relation avec cette vaste étendue géographique de l’Île de la Grande Tortue, maintenant connue sous le vocable “d’Amérique du Nord”.

Notoirement, le mot “couronne” veut dire “la plus haute position”, comme dans l’expression “couronné de succès”. Dans ce cas, il semblerait qu’il y ait une façon centrale pour les nations premières de se “réconcilier” avec l’affirmation de supériorité de la couronne dominante. Elles doivent acquiescer librement à cette vision que la “couronne britannique” siège dans la position la plus haute ou ayant l’ascendance (domination) en rapport aux premières nation. En acquiesçant à cette vue, les nations premières peuvent se “réconcilier” avec l’assomption de la “souveraineté de la couronne” qui se traduit par le “plus haut” ou le “plus haut des plus hauts”.

En étant d’accord avec ce cadre de rapport dominant/dominé, les premières nations se seront réconciliées avec la “couronne” et avec la société du Canada. Elles seront perçues comme ayant librement accepté qu’elles sont inférieures ou subordonnées à “la plus haute” couronne britannique. Elles se seront alors réconciliées avec le système de domination de la “couronne”.

Mais il y a une façon différente et bien plus précise d’aborder cette affaire: Les nations originelles ont maintenant l’opportunité de reconnaître que l’idée entière de cette “réconciliation” est inepte. Pourquoi ? Il n’y a jamais eu un début de relation amicale ou de bonne relation entre la couronne britannique et les nations originelles. Quand on y pense, les assertions de la couronne britannique sur “l’Amérique du Nord” commencent avec la charte royale attribuée à John Cabot et ses fils par le roi Henri VII en 1496 et qui était fondée sur l’idée d’un état de guerre entre les chrétiens et les non-chrétiens.

L’éminent universitaire James A. Williamson avait ceci à dire à propos de la charte de Cabot: “Il était accepté à cette époque comme loi fondamentale de la chrétienté que tous les chrétiens étaient en état de guerre contre les infidèles (les non-chrétiens).” Williamson ajouta que cet état de guerre présumé fut “la justification” pour les termes de la charte, donnant à Cabot la permission de “conquérir, d’occuper et de posséder” tous territoires non-chrétiens “qui pourraient être trouvés”. La charte de Cabot était fondée sur l’affirmation du droit de conquérir et de dominer les terres non-chrétiennes où qu’elles puissent être.

Jusqu’à ce jour, le contexte pour toute discussion sur la “réconciliation” est trouvé dans les premières chartes royales, qui étaient fondées sur l’idée de la chrétienté qu’un état perpétuel de guerre existait entre les chrétiens et les non-chrétiens lorsque les représentants de la couronne anglaise posèrent le pied et clâmèrent les terres en “Amérique du Nord”. De mon point de vue (NdT: et Newcomb est un expert de plus d’un quart de siècle sur le sujet, un des seuls en fait…), cette affirmation religieusement fondée est fatale à l’idée mieme qu’une amitié et de bonnes relations existèrent initialement entre la couronne britannique et les nations originelles de ce continent, relations qui s’effritèrent par la suite et auraient besoin d’être “restaurées” dans un processus de “réconciliation”.

Les chartes royales fournissent plus d’évidence qu’aucun cadre amical ou de bonnes relations n’a existé entre la couronne et nos nations originelles et libres du continent. Quatre-vingt-deux ans après la charte Cabot, la reine Elisabeth Ière émît une charte royale à Sir Humphrey Gilbert afin de dominer (“subjugare” dans l’original latin) “de telles terres éloignées, barbares et païennes, n’étant pas encore possédées par un prince ou un peuple chrétiens.

Le language utilisé dans ce document amena l’historien Frederick Turner à observer dans son livre Beyond Geography (1980): “l’assertion culturelle est évidente: de telles terres si éloignées appartiennent par droit de la Vraie Foi à ces princes chrétiens qui les découvrent les premiers et non pas aux habitants autochtones.” Clairement, cette vision de la “Vraie Foi” résulta en des monarques chrétiens proclamant un droit de domination sur les non-chrétiens et leurs terres et ceci eut pour effet direct l’augmentation de l’effort de “découvrir, de rechercher et de trouver” la place des non-croyants en de distants endroits.

Peu de temps après la mort de Gilbert, la reine Elisabeth I délivra une autre patente à Sir Walter Raleigh qui répéta les termes de la charte de Gilbert. La patente de la reine reconnaissait-elle l’existence et les prérogatives des nations non-chrétiennes existant et vivant déjà sur ces terres ? Non. Ses lettres de patente ignoraient totalement ces nations en tant que nations. Elle stipula que Raleigh:

[…] aura… tout le sol de ces terres, teritoires et pays, à découvrir et à posséder comme sus-mentionné et que toutes ces villes, châteaux, villes, villages et endroits, le droit, les royalties, franchises et jurisdiction. […]

La mouture finale de la première charte de Virginie fut écrite par le ministre de la justice de l’époque Sir Edward Coke et par le solliciteur général Sir John Dodderidge. La charte fut émise par le roi James le 10 avril 1606. Le document autorisait Sir Thomas Gates et autres de l’entreprise Virginia Company de créer une colonie dans ces endroits n’étant “pas en la possession actuelle d’un prince ou peuple chrétiens.

Si les terres localisées étaient déjà en possession d’un “prince ou peuple chrétien”, alors la Virginia Company n’avait aucune autorisation de clâmer ces terres ; mais si elles n’étaient qu’en possession de non-chrétiens, de nations païennes, alors la Virginia Company avait l’autorisation de la couronne britannique de les coloniser et de les dominer.

La nature religieuse de l’état d’esprit colonial qui mena a la rédaction de la charte de la Virginie se trouve dans le language qui parle de “propager la religion chrétienne à de tels peuples qui vivent toujours dans l’ignorance de la véritable connaissance et l’adoration de Dieu et qui pourrait à terme, amener ces infidèles et ces sauvages vivant dans ces contrées à la civilité humaine et à un gouvernement tranquille et établi…

La déshumanisation des nations libres originelles est évidente à la prise de connaissance du phrasé mentionnant les “infidèles et les sauvages” et “la civilité humaine”. La domination sur les nations libres originelles peut être trouvée dans le plan d’”amener” les infidèles moins qu’humains et sauvages à “un gouvernement tranquille et établi”, qui d’après la traduction de la version latine d’une des bulles du pape Alexandre VI (Borgia) de 1493, sont précisément nommés comme étant “sujets” et devant être “réduits” à une “domination” sous l’”empire chrétien”.

Deux ans après que Sir Edward Coke eut aidé à finaliser la première charte de Virginie, il présidait en tant que juge suprême (Lord Chief Justice) dans l’affaire Calvin (1608), au cours de laquelle le tribunal discuta de l’idée “d’étrangers” sous le coup de la loi de la couronne anglaise. Les étrangers étaient de deux types et le second était un ennemi en guerre avec la couronne. Les étrangers ennemis étaient soit temporaires, soit perpétuels. De ce dernier type, Lord Coke déclara:

“Tous les infidèles sont de par la loi perpetui inimici, ennemis perpétuels (car la loi ne présume pas qu’ils seront convertis, ceci étant remota potentia ou une possibilité éloignée), car il y a entre eux, tout comme avec le diable dont ils sont les sujets, et les chrétiens, une hostilité perpétuelle et il ne peut donc y avoir de paix.”

L’idée d’un état de guerre existant entre les chrétiens et les non-chrétiens partout sur terre a fourni et fournit toujours le contexte de la Doctrine Chrétienne de la Domination et celui des traités entre les nations libres originelles et le système de la couronne. Spécifiquement lorsque des représentants d’une puisance chrétienne comme l’Angleterre (plus tard la Grande-Bretagne) étaient capables de localiser des terres où vivaient des “infidèles” (ennemis perpétuels de la couronne), le fait de localiser cet endroit était considéré comme le fait de “donner” à la puissance qui le localisait, le droit d’invoquer les prérogatives de l’empire chrétien à dominer et à coloniser toutes les terres et les eaux où des nations non-chrétiennes vivaient.

“L’état de guerre perpétuelle avec tous les infidèles” de la chrétienté est la raison pourquoi la couronne appelle les traités avec les nations libres et originelles de l’Île de la Grande Tortue des “traités de rédition”. Il n’y a aucune histoire initiale de bonnes relations ou d’amitié que l’on pourrait faire valoir comme base d’invocation du mot “réconciliation” lorsqu’on en vient à considérer l’affirmation du Canada de la souveraineté de la couronne et du titre de propriété de la couronne sur les nations et terres originelles de l’Île de la Grande Tortue. Il est grand temps de règler cette relation sur une base de véritable honneur et de respect pour les nations originelles libres de ce continent.

Résistance au colonialisme: Colons canadiens, états-uniens ! Émancipez-vous de l’esclavage mental !…

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« Vous, les hommes blancs, êtes extrêmement arrogants. Vous pensez être responsables de l’extinction de différentes formes de vie sur Terre. Avez-vous jamais considéré le fait que peut-être ces formes de vie ne voulaient simplement pas vivre avec vous ?.. »

~ Membre du conseil des anciens de la nation Déné vers 1960 ~

 

Fainéant d’Indien !

 

Mohawk Nation News

 

2 février 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/02/02/lazy-indian/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les colons canadiens se sont précipités vers l’ouest pour ce qui fut une des pires saisies/vols de terre de l’histoire mondiale. Ils expulsèrent les métis hors de leurs terres qu’ils cultivaient déjà. Les nations des grandes plaines furent affamées avec le massacre de millions de bisons. D’autres victimes furent menées vers des prisons timbres-poste de verdure sur des terres peu arables et avec du matériel inadéquat, espérant que nous y mourions. Les Européens des bidonvilles eurent promis de la terre gratuite, du travail de bûcheron et de puisatier.

Nous ne sommes pas morts ! Les colons américains et canadiens se plaignent maintenant que les “INDIENS” sont fainéants. Nous ne sommes pas dressés pour être des serviteurs de l’empire. Nous détestons faire des choses qui ne reflètent pas qui nous sommes. Nous aimons nous réveiller chaque matin pour faire quelque chose que nous aimons faire. Dans notre réalité, nous n’avons pas de leader dominant, de gouvernement, de corporation/entreprise ou de professeur pour nous entraîner à être soumis à la force de travail entrepreneurial. Tout le monde est notre égal.

Comment les Européens ont-ils été virés de leurs patries ? Pourquoi n’étaient-ils pas capables de subvenir à leurs propres besoins arrivant ici ? Pourquoi voulaient-ils nos terres ? Notre eau ? Tout ce que nous avions ?

Si la technologie occidentale est si incroyable, pourquoi les Euro-Américains vont-ils continuellement partout pour voler les trésors des peuples modestes, conservateurs et qui veulent vivre en harmonie avec leur terre ?

Ils préféreraient tout nous escroquer, autrement ils sortent leurs flingues et leurs mercenaires pour nous forcer à nous soumettre par la violence.

Maintenant, les élites se barricadent ainsi ils ne peuvent pas entendre nos voix et peuvent s’assurer que nous n’ayons aucun futur et rien à dire non plus pour notre avenir.

Pour connaître le futur, observez notre expérience. Les envahisseurs ont pris contrôle total de nos vies. Nous ne pouvions pas quitter nos maisons ou aller travailler. Nos terres et nos ressources furent et sont toujours pillés ; nos enfants furent kidnappés et assassinés. Notre argent (NdT: sous forme de compte fiduciaire géré par… l’état colonial…) et nos ressources naturels sont toujours systématiquement volés. Nous fûmes punis pour parler nos langues ou pour essayer de faire des affaires afin de nourrir notre peuple.

Qui est le fainéant dans l’histoire ? L’élite n’a jamais travaillé ! Ils ont toujours fait travailler les autres pour eux et ont engrangé les bénéfices. Les colons qui se sont établis sur cette terre sont des esclaves mentaux.

Nous refusons qu’on nous mente, d’être dominés, manipulés, patronisés ou forcés à faire quoi que ce soit. Assez ! Nous ne sommes pas des fainéants. Nous ne cesserons jamais de travailler à notre émancipation. Bob Marley disait: “Emancipez-vous de l’esclavage mental. Personne d’autre que vous ne peut libérer votre esprit.”

Résistance au colonialisme: un peu d’histoire amérindienne… et analyse d’une complaisance littéraire…

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L’article que nous avons traduit ci-dessous est intéressant à nos yeux à deux titres:
1- Il éclaire sur une période pas ou très peu connue du début de l’histoire coloniale de l’Amérique du Nord…
2- Il éclaire également sur une méthodologie narrative qu’on peut légitimement soupçonner de complaisante avec le système colonial toujours en place. En effet, l’auteure tout en dénonçant des malversations coloniales, sème également une sémantique de soumission à l’état colonial toujours en place aux Etats-Unis et au Canada. Nous avons commenté trois exemples distincts dans l’article. Ceci a t’il été fait à dessein ou est-ce le résultat involontaire d’un conditionnement social ? Difficile à dire à la lecture, donnons à l’auteure le bénéfice du doute… Si c’est volontaire, alors ceci peut-être considéré comme un bel exemple de « dissidence contrôlée » dans ce domaine particulier.

~ Résistance 71 ~

 

Histoire amérindienne: Jour de commémoration, le massacre des Péquots se produisit en 1637

 

Alysa Landry

 

26 Mai 2014

url de l’article original:
http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/05/26/native-history-its-memorial-day-1637-pequot-massacre-happened-155017

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Cette date fait partie de l’histoire amérindienne: le 26 Mai 1637, une force anglaise puritaine renforcée par quelques alliés autochtones, a massacré un campement Péquot dans le Connecticut, tuant quelques 500 hommes, femmes et enfants, brûlant complètement leur village.

L’attaque juste avant l’aube sur le fort Mystique marqua la toute première défaite des Péquots, a éclairé Kevin McBride, professeur d’anthropologie de l’université du Connecticut et directeur de recherche au Mashantucket Pequot Museum and Research Center.

Le massacre marqua également un tournant dans la guerre des Péquots, une guerre de trois ans pour la conquête des terres traditionnelles de la nation, environ 400 km2 dans la partie sud-est de ce qui est aujourdhui le Connecticut et le tout premier conflit important entre les colons et les Indiens natifs de la Nouvelle-Angleterre.

“Pendant les huit premiers mois de la guerre des Péquots, ceux-ci ne perdirent jamais une bataille contre les Anglais”, a dit McBride. “Les Péquots étaient tactiquement bien supérieurs et ce même sans armes à feu. Les Anglais n’arrivaient pas à les comprendre. Jusqu’au massacre de Mystique, les Péquots avaient gagné chaque engagement.”

Le sud-est du Connecticut fut la terre originelle de quelques 8 000 Péquots résidant dans 15 à 20 villages. En réponse à l’arrivée des Hollandais en 1611, la nation Péquot créa une confédération de douzaines de tribus afin de contrôler le commerce des fourrures et renforcer leur pouvoir politique et économique (NdT: cette remarque de l’auteure est typiquement ethno-eurocentrique dans la mesure où les nations amérindiennes n’avaient cure du “pouvoir” qui était dilué dans le peuple et était exercé collectivement dans des sociétés à la chefferie sans pouvoir. Si l’échange était pratiqué, ces sociétés refusaient le concept de “surplus” et refusait toute base “économique” à leur société, non pas parce qu’ils ne “savaient pas”, mais parce qu’ils ne le voulaient pas… nuance… l’arrivée des colons génocidaires blancs changea la donne pour ces sociétés contre l’État, pour reprendre l’expression de l’anthropologue politique Pierre Clastres. Nous nous devions de faire ici cette note qui s’imposait à notre sens pour mieux comprendre l’affaire et son narratif…).

Jusqu’à l’arrivée des Anglais dans les années 1630, les Hollandais et les Péquots contrôlaient le commerce des fourrures de la région. Avec l’addition des colons et commerçants anglais, un déséquilibre se créa. La guerre des Péquots éclata lorsque des nations sous la subjugation des Péquots s’allièrent avec les Anglais. (NdT: Là encore, l’auteure entre en contradiction avec elle-même avec cette déclaration qui impliquerait que les Péquots coercitivement “subjuguèrent”, dominèrent les autres nations autochtones voisines dans une “alliance” donc forcée, alors qu’elle vient juste de dire qu’ils formèrent une confédération, qui par définition est une association LIBRE et non coercitive de quelque manière que ce soit. Personne ne peut être forcé contre son gré dans une véritable confédération…)

Les affaires se compliquèrent lorsque les Péquots tuèrent plusieurs colons et commerçants anglais, a dit McBride. Les Anglais demandèrent que les meurtriers leur soient livrés, la guerre commença lorsque les Péquots refusèrent.

McBride a appelé les Péquots une “société complexe” et la guerre des Péquots est un des évènements le plus controversé et significatif de l’histoire coloniale. L’attaque sur le fort Mystique, qui fut le premier de trois massacres qui se produisirent durant la guerre, changea la façon dont les forces autochtones regardèrent la technique de la guerre (contre les colons).

Le massacre, mené par le capitaine anglais John Mason, fut la première utilisation documentée de “guerre totale” contre les Amérindiens, à savoir que les Anglais massacrèrent tous les Péquots avec lesquels ils vinrent en contact, ne faisant plus aucune distinction entre des hommes armés et des femmes, enfants et personnes âgées sans défense.

“Par quelque standard qu’on étudie l’affaire, ce fut un massacre”, a dit McBride. “Les Anglais y allèrent avec l’intention de tuer tout le monde là-bas, mais ils ne le firent pas pour voler la terre ou pour contrôler le commerce. Ils le firent par peur que les Péquots et leurs alliés natifs n’attaquent les colonies anglaises de toute la région.”

Justifiant sa conduite, la capitaine Mason décara que l’attaque fut un acte de dieu, il écrivit dans sa Brief History of the Pequot War, publiée à titre posthume en 1736:

“Dieu se moqua de ses ennemis et des ennemis de son Peuple et engouffra les Péquots dans une fournaise… Ainsi fut le jugement de dieu parmi les païens, emplissant Mystique de cadavres…”

Le massacre se produisit environ deux heures avant l’aube lorsque 70 soldats anglais et 250 alliés attaquèrent le fort, dit Laurie Lamarre, chercheur au Mashantucket Pequot Museum and Research Center. L’attaque fut inattendue à la fois dans le timing et sa technique, dit-elle.

“C’était le type de guerre anglais et ce fut complètement différent de tout ce qu’ils avaient expérimenté auparavant”, dit-elle. “Les Péquots, la nation a plus forte de la zone, étaient vaincus”.

Mais les Péquots ne furent pas vaincus sans combattre, dit McBride. Les Anglais perdirent environ 50% de leurs hommes au début de la bataille et ne brûlèrent le fort que lorsqu’ils réalisèrent qu’ils perdaient la bataille.

“Le terme massacre prend la connotation de gens sans défense. Ce que les historiens ne réalisent pas, c’est que les Anglais faillirent perdre cette bataille malgré tout. S’ils n’avaient pas brûlé le camp et coincé les Péquots dans les bâtiments, ils auraient perdu cette bataille.”

Les guerriers Péquots, furieux, se lancèrent aussi à la poursuite des Anglais sur 7 ou 8 km durant leur retraite, dit McBride ; mais le campement était dévasté et le massacre marqua un grand tournant dans l’histoire des Péquots et dans l’histoire native.

“Le massacre eut des implications importantes”, explique McBride, “Ce que firent les Anglais envoya un message très fort en pays Indien: nous avons la volonté politique et les moyens militaires pour forcer notre volonté sur vous, Après la guerre des Péquots, commence la politique d’assimilation. Après cette guerre, il n’y eut plus de tentative de diplomatie: les relations avec les Indiens furent fondées sur la menace militaire.

Dans les mois qui suivirent, les Anglais massacrèrent deux autres villages Péquots, les 5 juin et 28 juillet. La plupart des Péquots qui survécurent furent vendus comme esclaves ou s’échappèrent pour rejoindre d’autres nations du sud de la Nouvelle-Angleterre.

Mais les Péquots revinrent et une fois de plus sont redevenus une des nations les plus importantes en Amérique du Nord. Dans les années 1970, plus de 300 ans après la guerre des Péquots, les membres de la nation commencèrent à revenir dans la zone d’origine et à restaurer leur terre et communauté.

Au début des années 1980, la nation reçut une reconnaissance fédérale et peu de temps après lança la première phase du Foxwoods Resort Casino, le second plus grand casino du pays.

Note de Résistance 71: Cette conclusion est pathétique et confirme une certaine connivence, affiliation de l’auteure avec le système fédéral colonial. En clair, elle explique, que malgré le passé, ils sont revenus… Ils ont reçu une “reconnaissance fédérale”, c’est à dire qu’ils existent comme toute nation autochtone, sous les auspices du gouvernement colonial fédéral américain (et canadien dans le cas du Canada…) dont ils sont soi-disant les pupilles, que leur “souveraineté” n’est reconnue que tant qu’elle se soumette au gouvernement et lois fédérales et que dans le fond… Bah ! tout çà est de l’historiette ancienne et que donc les Péquots et tout autre nation autochtone, doivent tourner la page et exister sous le joug fédéral en acceptant la “manne” des casinos accordée ; réduisant ainsi en une conclusion lapidaire le sort et la destinée des nations et peuples originels à n’être plus que des “sujets” soumis, profitant des casinos (et de la vente de cigarettes détaxées), gérés par la mafia des “conseils de tribus” inféodés au Bureau des Affaires Indiennes (BIA) et à la loi et politique fédérale sur les Indiens. Cette conclusion est somme toute insultante pour les Péquots et autres nations et peuples amérindiens.

Cet article est assez typique de l’ambivalence de bien des Amérindiens et des non-autochtones qui parfois se font portes-parole, ils assènent quelques coups au système, mais se gardent bien d’en faire trop… L’auteure prend en apparence une position rebelle, mais par son phrasé même, trahit son attitude du politiquement correct. Un cas d’école ! Est-ce volontaire ou le résultat d’un conditionnement social ? Donnons-lui le bénéfice du doute.

L’impérialisme colonialiste occidental: L’imperium christianorum modèle de l’oppression mondiale depuis le XVème siécle…

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Cicatrisation restauration et ramatriation

 

Steven Newcomb, Shawnee/Lenape
 Executive Director, Indigenous Law Institute

 

Source: http://ili.nativeweb.org/perspect.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour les peuples et nations autochtones des Amériques, être capables de vivre pleinement nos traditions veut dire que nous soyions capables de remplir nos responsabilités sacrées sur la Terre, envers nos communautés et envers tous les êtres vivants. Ceci implique nécessairement la capacité de maintenir et de passer à chaque nouvelle génération les langues, les cérémonies, les us et coutumes et les lois de nos peuples respectifs. Ceci veut aussi dire de maintenir les liens sacrés de nos peuples respectifs avec la terre ancestrale en maintenant les instructions originelles qui nous furent données par le créateur. Ceci veut de plus dire que nous devons maintenir le droit d’honorer et de protéger les restes squelettiques de nos ancêtres. Par dessus tout, lorsque nous parlons des traditions spirituelles de nos nations, nous parlons de l’idéal de maintenir une façon de vivre libre au sein de nos territoires traditionnels.

Malheureusement pour nous, les Etats-Unis ont une politique économique fondée sur le concept de l’imperium chrétien (imperium christianorum), qui est un “dominion, une domination, un état ou une souveraineté” qui insiste grandement sur l’expansion de son territoire et de sa population et sur l’augmentation constante de sa force et de son pouvoir. George Washington s’est référé à ce nouvellement créé pays à un “empire levant” et Thomas Jefferson a déclaré: “Je suis persuadé qu’aucune constitution auparavant n’a jamais été si bien calculée que le nôtre pour créer un empire extensif.” Le prix qu’ont dû payé les peuples et nations autochtones à la construction de l’empire américain en rapport à la perte en vies humaines, en territoires, est tout simplement époustoufflant. Dans un véritable sens, les choses sacrées et les possessions de nos peuples, maintenant entre les mains de la société dominante, sont les “butins” des guerres menées contre nos peuples respectifs.

D’après la tradition du droit coutumier anglais, les Indiens non-chrétiens étaient catégorisés en tant qu’ennemis perpétuels de la Couronne (NdT: comprendre ici bien sûr, la City de Londres et sa banque d’Angleterre/Vatican que la famille royale ne fait que représenter…). Cette tradition légale fut suivie par la création des Etats-Unis et demeure étroitement intriquée dans le système légal des Etats-Unis jusqu’à aujourd’hui. L’imperium américain est, grandement bâti politiquement et légalement sur la doctrine chrétienne de la découverte et de domination, ceci remontant à la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson & Graham’s Lessee v. Mcintosh, 8 Wheat., 543, (1823). Dans la loi occidentale, remontant aux jours de la chrétienté, les gens non baptisés étaient vus comme des sous-hommes. Ainsi, les restes ancestraux de ces sous-hommes ne sont pas vus dans la culture occidentale comme ayant droit à un respect quelconque et sont vus de fait comme propriété de l’état fédéral ou propriété d’état.

Aujourd’hui, des efforts de rapatriation sont faits pour assister nos communautés à cicatriser de générations de génocide et de dévastation culturelle. Mais si la “rapatriation” implique le “retour de prisonniers de guerre dans leur patrie d’origine” et est un terme utilisé en référence aux restes humains et aux objets sacrés de cérémonie, quel terme devons-nous utiliser pour nous référer aux “pays” qui sont eux-mêmes dans bien des occasions, retenus “captifs” par les Etats-Unis (NdT: et le Canada) ? Je me réfère bien évidemment à des endroits si essentiellement culturels et sacrés comme le Mont Graham, les Collines Noires (Black Hills), la vallée Wallowa, Lyle Point, les terres de Havasupai, les terres Shoshone occidentales et bien d’autres. Je voudrais proposer le terme de “ramatriation” en tant que concept utile.

Par “ramatriation” je veux dire “restaurer une culture vivante dans les endroits de droit sur notre Terre-Mère”, ou “restaurer un peuple dans un mode de vie, dans une relation sacrée avec ses terres ancestrales, sans interférences extérieures.” En tant que concept, “ramatriation” reconnaît le fait que nos ancêtres vivaient dans une communion spirituelle avec nos terres et ce durant des milliers et des milliers d’années et que nous avons un devoir sacré de maintenir cette relation pour le seul bénéfice de nos générations futures.

En toile de fond de la visite de l’ensoutané en chef Bergoglio sur l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord)

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Au sujet des nations libres et indépendantes devenant humaines et civilisées

 

Steven Newcomb

 

20 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/09/20/free-and-independent-nations-becoming-human-and-civilized

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1892. Burke Aaron Hinsdale délivra un discours commémoratif à l’université du Michigan intitulé: “La découverte de l’Amérique”. L’occasion de ce discours était le 400ème anniversaire du voyage historique de Christophe Colomb de l’Espagne aux Caraïbes. A la fin de son essai, Hinsdale déclara que Colomb “montra le chemin sur un océan de ténèbres.” “Il ouvrit les portails du continent des Amériques non pas seulement au royaume de Castille et de Léon, mais à l’humanité entière.” (p.31) Enfouie dans ce phrasé réside la vision que Colomb fut le tout premier à amener “l’humanité” sur ce continent.

L’affirmation de Hinsdale que Colomb “a ouvert” ce continent “à l’humanité” amène à la lumière du jour la façon dont la mentalité des universitaires européens et euro-américains ont typiquement catégorisé nos nations et nos peuples comme originellement existant “sans aucune humanité”. “Sans aucune” a deux significations: “manquant d’humanité” et aussi existant “en dehors” des frontières de l’humanité.

L’affirmation que les chrétiens européens ont “découvert” pour “l’humanité” les terres et les territoires de nos nations et peuples originels, porte une sérieuse et damnée implication: Nos nations et peuples ont été traités comme ne faisant pas partie de “l’humanité” au temps où Colomb et autres voyageurs créèrent la première “attention humaine” de l’existence de notre partie de cette planète. Du point de vue de l’Europe chrétienne, nos nations et nos peuples ne pouvaient pas être intégrés dans la civilisation “humaine” et “chrétienne” tant que nos ancêtres n’aient pas été réduits, subjugués de leur existence libre et indépendante et mis sous le joug de l’empire chrétien (chrétienté), ou le monde de la chrétienté.

Le Dictionnaire Universel de la Langue Anglaise, édition de 1938 par Henry Cecil Wyd contient la définition suivante pour le verbe “civiliser”: “1- Amener d’un état barbare à celui de civilisation.” Puis: “les sauvages ont souvent été civilisés par les missionnaires”. Une autre entrée pour le mot “civilisé” est: “en contraste avec les sauvages et les barbares”. Une question se pose avec ces définitions: Par quels moyens ceux qui sont jugés être dans un état barbare doivent-ils être amenés à la “civilisation” ? La réponse est donnée par le dictionaire Webster’s troisième édition internationale: Ils doivent être amenés à la civilisation par “l’imposition d’un système culturel”, qui doit-être imposée aux peuples et nation soi-disants “barbares” pour lesquels tout système culturel est une notion étrangère. Dans ce contexte, les missionnaires chrétiens sont donc parmi ceux qui sont amenés à forcer les peuples barbares moins qu’humains à embrasser l’humanité et la civilisation.

Considérer ce vocabulaire “civilisateur” ainsi que le processus mental qui va avec pour le mettre en pratique et déshumaniser pour mieux dominer nos nations indépendantes et libres de droit, n’est généralement pas quelque chose sur quoi on se focalise lorsqu’on parle des problèmes et des affaires indigènes. L’affirmation que le monde chrétien a “découvert” notre partie du monde pour l’”humanité” de la chrétienté fut très déshumanisant pour nos ancêtres et pour l’ensemble de nos peuples et nations. Les chrétiens refusèrent de catégoriser nos ancêtres comme étant pleinement humains parce qu’ils affirmaient qu’ils n’étaient pas égaux dans leur conception de l’humanité. Pourquoi ? La réponse simple et directe est: “parce que nos ancêtres et nos cultures n’étaient ni chrétiens ni européens”. Nous ne pouvions même pas devenir “civilisés” tant que nous n’avions pas été soumis à un processus de réduction et de dégradation de notre statut originel libre et indépendant, considéré comme un état d’indépendance “barbare” et réduits à un état de domination et de dépendance de la chrétienté et du système politique euro-chrétien, qui se devait d’exister au-dessus de nous pour nous assujettir et nous contrôler. Ainsi le terme “barbare” ne veut-il dire qu’un état d’indépendance et de liberté, une existence libre et indépendante de la domination étrangère.

Nos ancêtres étaient considérés comme hautains et arrogants parce qu’ils avaient toujours un esprit libre d’indépendance, une existence et une attitude toutes aussi libres et indépendantes. Les chrétiens européens considéraient que nos ancêtres n’étaient pas assez soumis, pas assez serviles et qu’ils ne seraient pas soumis tant qu’ils n’auraient pas été ramenés sous l’autorité et le contrôle de leurs “supérieurs” chrétiens. Nos ancêtres devaient être amenés à connaître et à reconnaître leur place d’infériorité et ceci ne pourrait pas se produire tant qu’ils n’auraient pas fait l’expérience de cette position. Ainsi les colons œuvrèrent à nous “apprivoiser”, à nous briser, à nous “civiliser” disaient-ils, en brisant notre esprit libre et indépendant, nos modes de vies “sauvages” et indépendants. Une des méthodes employées pour ce faire fut la mise de force dans des pensionnats pour Indiens, véritables “centres d’endoctrination”. Comme le déclara la cour suprême de l’état de Californie en 1886 dans l’affaire Thomson vs Doaksum: “Tant qu’ils demeurent en paix avec la race supérieure, ils seront protégés dans leur droit d’occupation de la terre.” La cour aurait dû en fait dire “seront protégés dans le droit d’occupation des sols que nous leur avons imposé.” En d’autres termes, la “race supérieure” auto-proclamée avait jugé que nos ancêtres étaient moins humains et en conséquence avaient des droits moins humains comme celui par exemple d’une simple occupation des sols plutôt qu’un droit inhérent à la terre, cette terre où nos ancêtres ont vécu de manière libre et indépendantes pendant des millénaires. Nos ancêtres furent déclarés “sujets” au “droit européen de propriété de la terre” et ainsi “soumis” à l’affirmation (pseudo)légale de la jurisdiction européenne chrétienne sur nos terres et territoires par simple élévation des supérieurs politiques au rang de “souverains”.

Les implications sont très profondes: Les colons planifièrent l’impossibilité pour nos nations et peuples de toujours avoir leur existence libre et indépendante en tant que nations lorsque nous sommes devenus “partie” de la civilisation chrétienne. Ceci fut le prix que nous devions payer pour notre entrée dans l’humanité et la civilisation chrétienne. Le juge suprême John Marshall appelait ceci, “l’échange d’une indépendance illimitée pour la civiisation et la chrétienté” (NdT: Nom de dieu quelle affaire d’enfer !!…). Eux les colons, furent ceux qui obtinrent, en s’octroyant eux-mêmes, une indépendance illimitée, comme partie intégrante du processus d’imposer la “civilisation” et le “christianisme” à nos nations, tandis qu’ils volaient et pillaient nos terres, territoires et nos ressources naturelles dans l’affaire.

Nos nations ne seraient pas considérées comme faisant partie de cette “humanité de la chrétienté” tant que nous n’aurons pas été conditionnés de vivre sous la domination d’un “souverain” injuste et irresponsable (dominorum), qui est maintenant appelé typiquement “l’État souverain”. Ce fut le but des colonisateurs de nous voir devenir “humains” et “civilisés! En devenant si accoutumés de vivre sour leur domination, nous le ferions bientôt sans plus en avoir même conscience, sans même poser de questions ni même défier le système. Fort heureusement, un grand nombre d’entre nous est bien éveillé et continue de questionner et de défier le droit auto-proclamé de la domination chrétienne européenne.