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Guerre impérialiste en Syrie: Jihadisme, haute trahison et responsabilité de l’OTAN…

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N’oublions jamais qu’OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ni l’Opération Gladio… Les filières jihadistes organisées par les états membres ne sont que les outils du Gladio 2.0
~ Résistance 71 ~

 


Gladio et Gladio 2.0 jihadiste

 

Jihadisme et haute trahison

 

Thierry Meyssan

 

Extrait

 

26 février 2019

 

Source: https://www.voltairenet.org/article205298.html

 

[…] Si des jihadistes européens devaient être jugés pour intelligence avec l’ennemi, voire pour haute trahison, le tribunal ne pourrait retenir contre eux que leurs atrocités contre des Syriens et, éventuellement, leurs crimes chez eux contre leurs concitoyens —le fanatisme n’étant pas un délit—. Il conclurait que seuls les dirigeants occidentaux devraient être jugés pour haute trahison.

Avant toute chose, précisions que l’objection selon laquelle des groupes jihadistes comme al-Qaïda et Daesh ne sont pas assimilables à des États reconnus ne tient pas. En effet, il est évident que des organisations disposant de tels moyens militaires ne peuvent exister sans le soutien d’États.

À titre d’exemple, voici comme je construirais en France une plaidoirie pour la défense de ces fanatiques :

Les jihadistes ne sont pas des traîtres, mais des soldats

1. Les prévenus n’ont fait qu’agir à la requête du gouvernement français en allant se battre contre la République arabe syrienne et son président, Bachar el-Assad. Les autorités françaises n’ont cessé de qualifier la République arabe syrienne de « dictature alaouite » et ont appelé à assassiner le président Bachar el-Assad.

Ainsi, l’actuel président du Conseil constitutionnel, M. Laurent Fabius, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères, a déclaré « Après avoir entendu les témoignages bouleversants des personnes ici (…) quand on entend ça et je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : M. Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre » ; une prise de position particulièrement forte pour un pays qui a abrogé la peine de mort.

Pour qu’il n’y ait aucune confusion et que l’on comprenne bien que cet appel au meurtre ne s’adressait pas simplement aux Syriens, mais à tous les Français, la Ville de Paris, à l’initiative de son maire, Mme Anne Hidalgo, a organisé à la Tour Eiffel une journée de solidarité avec l’opposition syrienne. Un bureau de recrutement avait alors été installé au pied de la Tour dont la presse s’est faite l’écho.

Certes par la suite, ce soutien s’est montré moins visible et à partir de 2016, c’est-à-dire cinq ans après le début des événements, les autorités françaises ont pris des mesures pour stopper effectivement les départs en Syrie. Mais à aucun moment, elles n’ont contredit leurs déclarations précédentes de sorte que les prévenus pouvaient croire que la France tentait de se conformer à des engagements internationaux, mais qu’elle n’avait pas changé de position sur la légitimité de cette action.

2. Tous les prévenus ont bénéficié de l’aide indirecte du gouvernement français durant leur jihad. L’ensemble des groupuscules jihadistes a été financé et armé de l’étranger. Les appels d’offre du Pentagone attestent que celui-ci a mis en place des filières permanentes pour importer des armes en Syrie [2]. Les enquêtes de la presse non-alignée ont permis d’établir, preuves à l’appui, que plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes ont été illégalement importées en Syrie au cours de l’opération Timber Sycamore, d’abord contrôlée par la CIA, puis par le fonds d’investissement privé KKR [3]. Au moins 17 États, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni ont participé à ce trafic. Au demeurant, s’il n’est pas prouvé que la France y a directement participé, elle est impliquée dans la répartition et la distribution de ces armes, via le LandCom (commandement des Forces terrestres) de l’Otan dont elle a rejoint le commandement intégré.

3. Les prévenus ayant appartenu aux groupes se réclamant d’Al-Qaïda ont bénéficié de l’aide directe du gouvernement français. C’est ce qu’atteste une lettre remise par l’ambassadeur Bachar Jaafari au Conseil de sécurité, le 14 juillet 2014. Datée du 17 janvier de la même année, et signée par le commandant-en-chef de l’Armée syrienne libre (ASL), elle expose la répartition des munitions offertes par la France aux jihadistes et précise qu’un tiers est attribué par Paris à l’Armée syrienne libre et que les deux autres tiers doivent être transmis à al-Qaïda (dit en Syrie « Front al-Nosra »). Monsieur Fabius ne disait-il pas qu’« al-Nosra fait du bon boulot » [4] ?

Les prévenus ayant obéi aux instructions du gouvernement français et ayant reçu indirectement des armes et directement des munitions de l’État français ne sauraient être accusés d’intelligence avec l’ennemi et de haute trahison.

Ce sont les dirigeants européens qui sont des traîtres à leur pays

Au contraire, les dirigeants français qui ont publiquement affirmé leur respect des Droits de l’homme et ont secrètement soutenu les jihadistes devraient avoir à en répondre devant les tribunaux. Ils devraient également expliquer en quoi la République arabe syrienne qu’ils désignent comme l’« ennemi » de la France a porté atteinte aux intérêts français.

Au début du conflit, il était d’usage de rappeler que, en 1981, durant la guerre civile libanaise, la Syrie avait fait assassiner l’ambassadeur de France Louis Delamare. Cependant, outre que trente ans séparent cet événement du début de la guerre contre la Syrie, il avait déjà été sanctionné en réplique par un attentat contre le bureau national de la conscription militaire à Damas qui fit 175 morts ; attentat ultérieurement revendiqué par le directeur de la DGSE de l’époque, l’amiral Pierre Lacoste.

Il a également été dit que la République arabe syrienne avait porté atteinte aux intérêts français en assassinant l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. La France a soutenu et soutient toujours une organisation hybride dite « Tribunal spécial pour le Liban » pour juger les présidents libanais et syrien Émile Lahoud et Bachar el-Assad. Or, cette organisation (qui joue à la fois le rôle de procureur et de magistrats du siège) a retiré ses accusations après que les témoignages sur lesquels elles étaient établies s’avérèrent des faux rémunérés par l’accusation. Plus personne ne croit à cette accusation mensongère, sauf les employés de cette organisation et leurs commanditaires, pas même les enfants du défunt. Ainsi, Bahaa Hariri, le fils aîné de Rafic Hariri, rendait chaleureusement visite au président Bachar el-Assad, le mois dernier.

Pour mener une guerre contre un pays ami, la Syrie, les dirigeants français ont soutenu sans hésitation des jihadistes. Ce faisant, ils ont non seulement porté atteinte à l’image de la France dans le monde, mais aussi aux intérêts français : ils mettaient fin à une fructueuse collaboration anti-terroriste et se rangeaient délibérément du côté des terroristes. Certains de leurs protégés sont par la suite revenus en France de leur propre initiative y commettre des attentats.

Ces dirigeants devraient donc être poursuivis devant la Justice française pour complicité avec des organisations terroristes ayant commis des crimes en France, pour intelligence avec l’ennemi et pour haute trahison.

 

Nouvel Ordre Mondial, OTAN et néo-nazisme…

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Ne jamais oublier la véritable signification du sigle OTAN: Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…

Des années de plomb du Gladio jusqu’au Gladio 2.0 « djihadiste » actuel, l’histoire donne raison à Guy Debord lorsqu’il disait déjà en 1988: « L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, en cela elle est éducative. »

~ Résistance 71 ~

 

Le néonazisme en Europe est Otan

 

Manilio Dinucci

 

13 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8681

 

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie – a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

Guerre impérialiste en Syrie: Des officiers de l’OTAN arrêtés à Alep par les forces spéciales syriennes… L’ONU flippe !

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MISE A JOUR !

Une liste de 14 prisonniers de la coalition anti-Assad emmenée par les Etats-Unis et leurs vassaux de l’OTAN, mais en fait les forces spéciales syriennes ont fait prisonniers des officiers encadrant les forces islamistes d’Alep-Est.

Les forces syriennes ont fait prisonniers des militaires de nationalités suivantes:
22 Yankees, 16 Britanniques, 21 Français, 7 Israéliens et 62 Turcs 

Nous travaillons sur une traduction à venir !… A suivre donc…

=*=

N’oublions jamais ceci:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord qui perpétue le terrorisme d’états depuis le 4 avril 1949 (réseau « stay behind » des armées secrètes se transformant en Opération Gladio durant les années de plomb et aujourd’hui avec l’EIIL/Daesh = Gladio 2.0)
Rappelons aussi que des officiers de l’armée française avaient été capturés par l’armée syrienne en 2012 lors de la chute du « califat » de Baba Amr. Ces officiers français encadraient Daesh. Ils furent remis en catimini au chef d’état major français en visite au Liban (base arrière de l’opération française) à la frontière libano-syrienne.

~ Résistance 71 ~

 

« La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et la plus précise de l’État. »
~ Gustav Landauer ~

 

Le Conseil de Sécurité de l’ONU se réunit à hui-clos après l’arrestation d’officiers de l’OTAN à Alep

 

Réseau Voltaire

 

16 décembre 2016

 

Source

 

— Le Conseil de sécurité siège à huis clos, ce vendredi 16 décembre 2016 à 17h temps universel, alors que des officiers de l’Otan ont été arrêtés ce matin par les Forces spéciales syriennes dans un bunker à Alep-Est

Guerre impérialiste en Syrie: Il court il court (toujours) le furet…

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Il est passé par ici… il repassera par là… Il court, il court… (air connu)

~ Résistance 71 ~

 

Washington fait de nouveau occuper Palmyre par l’EIIL / Daesh

Réseau Voltaire

13 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194529.html

 

Daesh a repris Palmyre à l’issue d’une attaque surprise, entre le 9 et le 12 décembre 2016.

Le « Haut représentant » de l’« opposition syrienne », Riad Hijab, a dénoncé les forces du « régime » syrien qui s’en prennent aux « civils désarmés » à Alep, mais « fuient comme des rats devant les jihadistes de l’État islamique à Palmyre ». La réalité est fort différente.

5 000 jihadistes sont arrivés de manière coordonnée à la fois de Rakka et de Mossoul pour prendre en étau le millier de soldats syriens défendant la ville. L’Armée arabe syrienne a eu juste le temps de faire évacuer des civils et de détruire son arsenal avant de se replier.

Les États-Unis ont poussé Daesh à envahir la partie sunnite de l’Irak, en juin 2014, afin de couper les communications terrestres entre Téhéran et Damas, ultime étape de la « route de la soie ». Une fois pris Mossoul (Irak), Daesh s’était étendu à Palmyre (Syrie) en mai 2015. Ses troupes avaient alors franchi la frontière sous les yeux des forces états-uniennes qui n’étaient pas intervenues et n’avaient pas même donné l’alerte. Cependant, la ville avait été libérée en mars 2016.

Pour que Daesh puisse occuper à nouveau Palmyre, les forces états-uniennes ont à la fois ouvert une route vers le désert syrien depuis Mossoul —qu’elles sont censées encercler—, et ont cessé leurs bombardements de la province de Rakka.

Massée à Alep, l’Armée arabe syrienne n’a pas eu le temps d’envoyer des renforts à Palmyre qui est rapidement tombée face à des assaillants, cinq fois supérieurs en nombre.

Yankland brise la trève en Syrie, l’ONU fourgue des armes à l’EIIL… Le piège russe se referme t’il sur l’empire ?…

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Simulacre de paix

 

Thierry Meyssan

 

20 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article193324.html

 Article connexe: « La Russie va t’elle se rendre ? » (Paul Craig Roberts)

Alors que le cessez-le-feu en Syrie, conclu par le secrétaire d’État états-unien et son homologue russe, semblait tenir —hormis la tentative israélienne du premier jour—, le Pentagone a attaqué pour la seconde fois l’Armée arabe syrienne. Il assure qu’il s’agit d’une erreur, mais la réaction de l’ambassadrice à l’Onu laisse au contraire penser à l’exécution d’un plan. À quoi joue Washington ?

En négociant un cessez-le-feu avec les États-Unis, la Russie savait qu’ils ne le respecteraient pas plus que les précédents. Mais Moscou espérait avancer sur la voie de la reconnaissance d’un monde multipolaire. Washington, de son côté, mettait en avant la fin de la présidence Obama pour justifier souscrire à un accord de la dernière chance.

Laissons de côté la tentative israélienne de profiter de la trêve pour attaquer Damas et le Golan. Tel-Aviv a dû essuyer des tirs de missiles de nouvelle génération, a perdu un avion et doit en réparer un second. Il semble que la Syrie soit désormais en mesure de contester la domination aérienne régionale d’Israël.

Laissons également de côté les chefs d’État et de gouvernement européens qui ont applaudi cet accord sans en connaître le contenu et se sont ainsi couverts de ridicule.

Venons en au fait : en définitive, le convoi humanitaire de l’Onu a été bourré d’armes et de munitions. Il attend toujours à la frontière turque, officiellement parce que la route n’est pas sûre, officieusement parce que la Syrie demande à pouvoir le fouiller avant de le laisser passer. Cette manière de faire des Nations unies correspond aux révélations du chef de l’antiterrorisme turc, Ahmet Sait Yayla, qui vient de faire défection : le Pentagone et la Turquie utilisent les convois humanitaires pour armer les jihadistes.

Puis, le Pentagone a attaqué une position statique syrienne à Deir ez-Zor. Il s’est arrêté lorsque la Russie l’a prévenu de sa « méprise ». Et il a laissé les jihadistes poursuivre l’attaque sur la voie qu’il leur avait ouverte.

Au plan stratégique, empêcher l’armée arabe syrienne de libérer l’ensemble du gouvernorat de Deir ez-Zor, c’est maintenir Daesh dans son rôle d’obstacle sur la route Damas-Bagdad-Téhéran. Par le passé, le Pentagone avait laissé Daesh s’installer à Palmyre, l’étape historique de la « route de la soie ». Aujourd’hui, la route est toujours coupée côté irakien par les jihadistes, mais pourrait être contournée par Deir ez-Zor si les Irakiens libèrent Mossoul.

D’un point de vue états-unien, l’accord était uniquement un moyen de gagner du temps, d’approvisionner les jihadistes et de reprendre la guerre. Renversant la situation au plan diplomatique, la Russie a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, provoquant l’affolement à Washington. En effet, cette période ne correspond pas uniquement à la fin du mandat Obama, mais aussi à la tenue de l’Assemblée générale des Nations unies.

Manifestement inquiète, l’ambassadrice US au Conseil de sécurité, Samantha Power, a quitté la salle du Conseil en pleine séance pour s’adresser aux journalistes. Elle espérait ainsi que les premières dépêches d’agence ne traiteraient que le point de vue états-unien. Elle a donc ironisé sur la « mise en scène » russe autour de ce qui ne serait qu’un simple « incident » de tir (62 morts et une centaine de blessés !). Puis, elle s’est lancée dans une diatribe sur les crimes autrement plus graves du régime de Damas. Alerté de la manipulation, l’ambassadeur russe, Vitali Tchourkine, a alors quitté à son tour la salle du conseil pour venir donner son point de vue. Prudents, les journalistes, auxquels la Chambre britannique des Communes vient de rappeler les mensonges de Madame Power à propos des supposés crimes de Mouamar Kadhafi, ont rendu compte des deux interventions.

Désormais, la Russie va pousser son avantage diplomatique : les États-Unis ont été pris en flagrant délit de traîtrise. Moscou pourrait donc utiliser l’Assemblée générale pour annoncer sa volonté d’en finir avec les jihadistes. La manipulation US se retournerait contre ceux qui l’ont imaginée. Washington n’aurait plus que deux options : soit s’engager dans une confrontation ouverte dont il ne veut pas, soit accepter que ses protégés perdent la partie.

L’occident et ses états… Usine à fabriquer la terreur

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 août 2016 by Résistance 71

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais… La division politique très ancienne de la société qui a mené à l’avènement de l’État est l’outil oligarchique de la domination du vaste nombre par le plus petit nombre. La société humaine s’est épanouie durant des millénaires hors de toute contrainte coercitive de l’État. L’État n’est pas une « évolution » de notre société, il en est le cancer principal. Pour sortir du cercle infernal de la relation dominant/dominé, maître/esclave, nous devons rétablir l’égalité et sortir de la division politique de nos sociétés savamment entretenue pour le plus grand bénéfice du plus petit nombre, retourner au modèle de société où le pouvoir est dilué dans le peuple, là où il est très soluble et nous refonder dans un modèle adapté de société sans pouvoir, de société à chefferie sans pouvoir, c’est à ce prix que nous retrouverons paix et équilibre, tout le reste n’est que pisser dans un violon…

~ Résistance 71 ~

« L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, elle est donc éducative. »

« Notre société est bâtie sur le secret, depuis les « sociétés-écrans qui mettent à l’abri de toute lumière les biens concentrés des possédants, jusqu’au « secret-défense » qui couvre aujourd’hui un immense domaine de liberté extrajudiciaire de l’État.. »

~ Guy Debord, 1988 ~

 

Les Etats-Unis ne combattent pas le terrorisme musulman ni même l’extrémisme, ils les fabriquent et les sèment partout

 

Andre Vltchek

 

29 août 2016

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/les-etats-unis-ne-combattent-pas-le-terrorisme-musulman-ni-meme-l-extremisme-ils-les-fabriquent-et-les-sement-partout-global.html

 

Si l’Occident en général, et les États-Unis en particulier, pliaient bagages et fichaient la paix au monde arabe et musulman, nous n’aurions probablement jamais eu toutes ces attaques terroristes qui secouent le monde, de l’Indonésie à la France. Il n’y aurait pas eu de Moudjahidin puis sa mutation vers al-Qaida ; ni en Afghanistan ni ailleurs. Il n’y aurait jamais eu un semblant d’ISIS (ou ISIL ou EI ou Daesh ou quelque soit son nom) en Syrie, en Irak, en Libye ou ailleurs.

Et l’islam wahhabite super-conservateur, une version saoudienne rétrograde et monstrueuse, resterait cantonné aux écoles religieuses du royaume ultra-rétrograde au lieu de gagner du terrain partout dans les régions de l’Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Mais l’Occident a choisi un chemin machiavélique et brutal : il a décidé de détruire l’Islam socialiste – cette version (historiquement) modérée, compatissante et progressiste. Il a détruit l’Egypte, jadis laïque ; il a renversé le gouvernement socialiste de l’Iran puis la quasi-communiste Indonésie, pour implanter dans tous ces lieux des concepts religieux terriblement dégénérés et totalement rétrogrades. Il a utilisé des extrémistes pour détruire le patriotisme bon teint et le socialisme. Comme les Britanniques au 19ème siècle ( « Vous pouvez contrôler le cerveau des gens, tant que nous contrôlons vos ressources naturelles »), l’Occident s’est rallié à l’enseignement wahhabite, parce ce dernier était en mesure de garantir une obéissance totale, une gouvernance dictatoriale (et pro-occidentale) et une féodalité oppressive .

Islam a été utilisé, manipulé et pratiquement dépouillé de son essence. Le processus est allé si loin que deux éminents spécialistes iraniens, lors de ma visite l’année dernière à Téhéran, m’ont déclaré : « Dans de nombreuses régions du monde, l’Occident a créé une religion absolument nouvelle. Nous ne la reconnaissons plus. Cela n’a rien à voir avec l’islam ».

Si l’Occident en général, et les États-Unis en particulier, pliaient bagages et fichaient la paix au monde arabe et musulman, nous n’aurions probablement jamais eu toutes ces attaques terroristes qui secouent le monde, de l’Indonésie à la France.

Exact. Comme un enfant gâté et méchant, l’Occident, après avoir détruit l’Union soviétique, a minutieusement construit son nouvel ennemi – « l’Islam militant » – afin de pouvoir continuer à se livrer à son activité préférée : le conflit perpétuel, les guerres sans fin et le pillage.

C’est aussi simple que ça.

Les plus grands oppresseurs des peuples musulmans, ceux de l’Arabie Saoudite, de Bahreïn et de l’Indonésie ont tous été étroitement liés à l’Occident. Les organisations terroristes « musulmanes » les plus terribles, d’Al-Qaida à Daesh, ont toutes été créées, armées et soutenues par l’Occident et ses acolytes.

En Europe et aux États-Unis, la « peur des terroristes » est pleinement exploitée par l’Occident. Le pouvoir y tient encore principalement grâce à une cette peur implantée dans le cerveau des « gens ordinaires ».

Et que dire de la « guerre contre le terrorisme » ? Oui, une telle guerre existe, mais ce n’est pas l’Occident qui la livre. Au moment d’écrire ces lignes, la guerre contre le terrorisme est livrée par la Russie, l’Iran, la Chine, la Syrie, le Hezbollah et leurs alliés.

***

L’Occident continue de collaborer étroitement avec les terroristes. Comme par miracle, il « rate ses cibles » lorsqu’il les « attaque » ; il finance les uns et dispense une formation aux autres. Il critique et s’oppose à ceux qui sont réellement en train de combattre les groupes militants extrémistes.

Les extrémistes ont été lâchés tels des Pitbulls de combat contre presque tous les gouvernements progressistes du Moyen-Orient, mais aussi contre la Chine et la Russie. Des extrémistes musulmans, mais également des extrémistes chrétiens et même des extrémistes bouddhistes !

En retour, les politiciens aux États-Unis sont régulièrement soutenus, financièrement, par les régimes (dont l’Arabie Saoudite, Bahreïn, etc.) qui diffusent, sans relâche, à travers le monde, les concepts religieux les plus intolérants et grotesquement violents.

En dépit de leur servilité et lâcheté intrinsèque, certains grands médias nord-américains discutent actuellement de divers programmes impliquant le financement de la Fondation Clinton par l’Arabie Saoudite (aux côtés de plusieurs grandes sociétés transnationales et les plus grandes banques de Wall Street).

Dès 2008, CNN avait rapporté, dans son émission « Breaking News » :

Les dons à la Fondation William J. Clinton comprennent des montants de $10 millions à $25 millions du Royaume d’Arabie Saoudite, de la Fondation Bill et Melinda Gates et du magnat de l’immobilier Stephen Bing, un ami personnel de Clinton.

Les Clinton ont subi une pression intense pendant la campagne de Hillary Clinton pour l’investiture démocrate pour révéler les noms des donateurs à la Fondation et à la bibliothèque présidentielle Clinton dans l’Arkansas.

Bill Clinton a finalement accepté de publier la liste après que le président élu Barack Obama ait nommé Hillary Clinton au poste de secrétaire d’État.

Les gouvernements du Koweït et du Qatar figurent également sur la liste, tout comme l’homme d’affaires saoudien Nasser Al-Rashid qui a des liens étroits avec la famille royale saoudienne. Le Saoudien Sheikh Mohammed H. Al-Amoudi, réputé pour être l’un des hommes les plus riches du monde, figure aussi parmi les bailleurs de fonds. Les deux Saoudiens ont contribué à hauteur de $1 million à $5 millions. Un groupe appelé les Amis de l’Arabie Saoudite et la Fondation Dubaï apparaissent également dans la même catégorie.

Aussi récemment que le 20 Août, 2016, le New York Times a écrit quelque chose de similaire, essentiellement reconfirmant la validité des articles précédents, tout en ajoutant beaucoup plus de détails et en ajustant les chiffres :

Le royaume d’Arabie Saoudite a fait don de plus de $10 millions. Ainsi que le beau-fils, par l’intermédiaire d’une fondation, d’un ancien président ukrainien dont le gouvernement a été largement critiqué pour corruption et l’assassinat de journalistes. Un homme d’affaires libano-nigérian avec de vastes intérêts commerciaux a contribué jusqu’à hauteur de $5 millions.

Pendant des années, la fondation de Bill, Hillary et Chelsea a prospéré en grande partie grâce à la générosité des donateurs et personnalités étrangères qui ont donné des centaines de millions de dollars. Mais maintenant que Mme Clinton est dans la course à la Maison Blanche, le financement de la philanthropie tentaculaire est devenu un « talon d’Achille » pour sa campagne et potentiellement aussi, en cas d’élection, pour son futur gouvernement.

Huma Abedin, qui fut longtemps la principale assistante de Clinton, (et qui a passé une partie de son enfance en Arabie Saoudite) a servi d’intermédiaire entre l’ancien secrétaire d’État et les intérêts pro-saoudiens. Elle a également négocié un soutien financier à Mme Clinton de M. Chagouri et d’autres individus, organisations et entreprises du Moyen-Orient.

Les accusations et les preuves continuent d’affluer, de différents médias, à gauche comme à droite. Le 1er Août, 2016, le conservateur Breitbart News a écrit :

Khizr Khan, le père musulman et médaillé de guerre « Gold Star » que les grands médias et l’ancien secrétaire d’Etat Hillary Clinton ont utilisé pour critiquer Donald J. Trump, a des liens étroits avec le gouvernement de l’Arabie Saoudite – et avec des investisseurs internationaux islamistes à travers son propre cabinet d’avocats. En plus de ces liens avec la riche nation islamiste, Khan a également des liens avec des programmes d’immigration controversés grâce auxquels des étrangers riches peuvent essentiellement acheter leur entrée aux États-Unis, et aussi des liens profonds avec la « Clinton Cash » à travers la Fondation Clinton.

La dépendance de Hillary Clinton envers ses sponsors saoudiens a fortement influencée sa décision de maintenir une politique étrangère au service de Riyad et de soutenir divers groupes terroristes contrôlés par l’Arabie Saoudite et le Qatar, et au-delà de la région du Moyen-Orient.

En réalité, Clinton représente tout simplement la « continuité » d’une tendance dangereuse préexistante. Le régime est en « évolution » depuis des décennies, mais surtout depuis les années Reagan. Républicains ou Démocrates, cela importe vraiment très peu. Les deux partis sèment la terreur partout dans le monde. Certes, George W. Bush a envahi l’Irak, mais des gens comme Bill Clinton sont des amis proches et des partisans de Paul Kagame, le « boucher du Congo » Rwandais, avec le sang de quelque 10 millions de personnes sur les mains. Le Démocrate et « modéré » Bill Clinton a également été responsable de l’agression criminelle et la destruction de la Yougoslavie socialiste. Et ainsi de suite…

Mais sous le règne de Barack Obama, le dernier espoir pour un Moyen-Orient indépendant et le monde arabe s’est pratiquement évaporé. La Libye a été détruite ; la guerre civile syrienne [guerre civile ? – NdE] a été lancée depuis Washington, Londres et Paris. Les Saoudiens ont noyé le Yémen dans le sang à l’aide d’armes fabriquées au Royaume-Uni et aux États-Unis. Pratiquement toutes les « révolutions du printemps arabe » ont été infiltrées et détournées. Et à Bahreïn, la majorité chiite a été littéralement violée par l’Arabie Saoudite et ses propres dirigeants impitoyables sous le regard bienveillant de conseillers britanniques.

Les États-Unis et l’Europe continuent de vendre des armes dans le Golfe, tout en construisant de nouvelles bases militaires et de soutenir les régimes les plus effroyables et sanguinaires.

L’« Ere Obama /(Hillary) Clinton » a considérablement « amélioré » la symbiose entre l’impérialisme occidental, les entreprises multinationales et les régimes fascistes pro-occidentaux dans le monde entier, mais particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique.

Cette étreinte mortelle s’est révélée fatale pour des millions de personnes dans ces deux régions du monde. Les espoirs d’auto-gouvernance ont été ruinés. Les cadavres continuent de s’empiler en Syrie, en Irak, en Libye, au Yémen, au Soudan du Sud, en Somalie, en République démocratique du Congo (RDC), et ailleurs.

L’Occident n’en a cure, tant qu’il reste aux commandes du « spectacle », et aussi longtemps que les fabricants d’armes gagnent des centaines de milliards de dollars. Même si des millions meurent, il y a encore un flux ininterrompu de matières premières vers l’Occident et le Japon. Par conséquent, c’est « business as usual ». La vie des « non-gens » ne vaut rien.

***

À un moment donné, la Russie, l’Iran, la Chine et d’autres se sont dit « ça suffit ; nous allons combattre les vrais terroristes ! Luttons contre Daesh et d’autres bigots ! Soutenons les patriotes dotés d’une conscience sociale et indépendants ».

Ce qui a provoqué une indignation totale à Washington, Londres et Paris (et Tokyo). La désobéissance et la rébellion contre l’ordre mondial (occidental) ne peuvent être tolérées ! Il faut les écraser, même au prix d’une nouvelle et meurtrière guerre mondiale.

L’OTAN, Washington, l’Europe, le Japon et la Corée du Sud se sont tous lancés dans une politique de confrontation directe avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord (RPDC) et d’autres membres de la « Coalition de ceux qui osent ». Le Brésil, un membre important du BRICS, a récemment été détruit par un coup d’état d’extrême-droite soutenu par l’Occident.

Même le candidat républicain Donald Trump, dans ses rares moments de lucidité, est clairement conscient du danger. Il ne veut pas affronter la Russie. A l’évidence, il n’est pas prêt à sacrifier des dizaines de millions de vies humaines pour des rêves grotesques de domination totale du monde par le fondamentalisme de marché soutenu par les dogmes blancs (ou occidentaux) de suprématie.

Mais les moments de lucidité de Trump sont qualifiés de « folie » par la propagande dominante. Sans surprise. Comme l’a dit à juste titre Arundhati Roy, il y a quelques années : « désormais la guerre est appelée la paix et le noir est appelé blanc ».

***

La campagne de Clinton tourne à plein régime. Elle tente de détourner l’attention de ses propres scandales de financement, en accusant les assistants de Donald Trump de recevoir un financement de l’étranger. Trump est maintenant décrit comme un « agent Russe ».

Ce n’est qu’un jeu égoïste, qui n’a rien à voir avec les intérêts du monde, ni même les intérêts des « américain ordinaires ».

Tant qu’il n’y aura pas de changement dans la ligne politique générale de l’Occident, ou tant que l’Occident ne sera pas arrêté par des forces extérieures, les guerres sans fin se poursuivront. Les génocides monstrueux en Afrique, la destruction d’Etats et de régions entières dans le Moyen-Orient, tout cela pourrait facilement se propager à d’autres parties de la planète.

Note de Résistance 71: Nous pensons que l’occident ne peut pas, ne doit pas être stoppé par des “forces de l’extérieur”, mais par son peuple, par la conscience politique retrouvée et la réappropriation du pouvoir par les peuples qui le dilueront en eux, comme l’humanité a fonctionné pendant des millénaires. Le pus grand terroriste est l’État, pas de solution tant que ce parasite des peuples subsiste.

Il est clair maintenant que s’ils sont provoqués et agressés, des pays comme la Chine, la Russie et l’Iran n’hésiteront pas à riposter. Ils peuvent aussi se battre pour d’autres – pour leurs alliés agressés.

Les implants et copains l’Occident, Moudjahidin / Al-Qaida et consorts, ont déjà détruit l’Afghanistan et l’Union soviétique. Daesh, un autre mutant crée par l’Occident et ses alliés, a dévasté l’Irak, la Syrie, la Libye et ce qui reste de l’Afghanistan.

Ces « mouvements » n’ont vraiment rien à voir avec l’Islam. Ils ont été fabriqués à Washington, Riyad, Londres et Doha (et très probablement même à Tel-Aviv), à plusieurs fins très concrètes, et toutes nauséabondes.

Ils veulent assurer la destruction de la nature socialiste de l’Islam, en insistant exclusivement sur des interprétations fondamentalistes rétrogrades.

***

La mère de Huma Abedin, le Dr Saleha Mahmood Abedin, est l’une des membres fondatrices de Muslim Sisterhood et présidente du International Islamic Committee for Woman and Child [Comité international islamique pour la femme et l’enfant – IICWC). Elle est aussi une écrivaine bien connue et éditrice basée en Arabie Saoudite. Son organisation (IICWC) a fait valoir à plusieurs reprises qu’il fallait abroger les lois qui interdisent l’excision, de même que les lois qui interdisent le mariage des enfants et le viol conjugal. Au cours de sa visite à KSA, Hillary Clinton a parlé au collège islamique de Dar El-Hekma (où le Dr Saleha Abedin a été vice-doyenne) aux côtés de son assistante préférée – Huma Abedin.

S’agit-il d’un simple épisode anecdotique ? A l’instar de ces millions de dollars de financement de l’Arabie Saoudite pour la fondation de Clinton ? A l’instar de la « politique étrangère » des États-Unis dans le Golfe et le Moyen-Orient, à l’instar de la propagation des groupes extrémistes musulmans aux quatre coins du monde, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et même en Chine ? A l’instar du déchaînement d’un l’islam conservateur contre les pays musulmans socialistes ?

Il y a trop d’ « épisodes anecdotiques » ! Trop de sang … Il est temps de dire ce qui paraît désormais évident : « L’establishment des États-Unis ne combat pas le « terrorisme musulman », ni même« l’extrémisme » ; il les fabrique et les sème partout.

Le seul véritable ennemi de Washington, de Londres et de Paris est, depuis des décennies, et même depuis des siècles, la lutte anti-colonialiste et le désir ardent des peuples du monde entier de mettre fin à la dictature mondiale de l’Occident.

Andre Vltchek

Traduction « on s’en lasse pas de remettre quelques pendules à l’heure, même s’il est trop tard » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Andre Vltchek est un philosophe, romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert les guerres et les conflits dans des dizaines de pays. Ses derniers livres sont : Exposing Lies Of The Empire et Fighting Against Western Imperialism. – Discussion with Noam Chomsky : On Western Terrorism. Point of No Return est son roman politique acclamé par la critique. Oceania – un livre sur l’impérialisme occidental dans le Pacifique Sud. Son livre provocateur sur l’Indonésie : Indonesia – The Archipelago of Fear.

Nouvel Ordre Mondial: Armée mercenaire djihadiste de l’empire… Le contre de fée (carabosse) de Daesh

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ISIS EIIL le conte de fée

Dean Henderson

18 Mai 2016

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2016/05/18/the-isis-fairy-tale/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Au moins 70 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées hier lorsque trois bombes de l’EIIL explosèrent dans la banlieue Al-Shaab de Bagdad essentiellement une banlieue chii’te.

Les forces syrienne, russe et hezbollahie ont largement oblitéré les positions de l’EIIL en Syrie, c’est pourquoi ces faux islamistes ont transporté leur bain de sang sioniste en Irak. (NdT: là où l’EIIL est né ne l’oublions pas… L’EIIL puis EI n’est que le nouveau nom de ce que fut AQIL ou Al Qaïda en Irak et au Levant, créé de toute pièce par les forces spéciales yankees et la CIA sous le règne du général David Petraeus qui devint ensuite directeur de la CIA dans le régime Obama avant de tomber en “disgrâce”…)

Les architectes “illuminati” de cette massive œuvre de tromperie qu’est l’EIIL (NdT: dont l’acronyme anglo-saxon est ISIS, choisi à dessein comme nous l’allons voir) gigotent. Une fois de plus, Vladimir Poutine s’est montré en formidable adversaire des ennemis de l’humanité.

Entraînés par la CIA en Afghanistan pour se battre contre les Russes et le gouvernement progressiste de Tariki siégeant à Kaboul à la fin des années 1970, ces anciens Moudjahidines ont depuis été utilisés par l’agence de renseignement et ses maîtres du renseignement britannique pour combattre des guerres par procuration contre des gouvernements gauchisant dans le monde entier.

La liste des turpitudes perpétrées est longue: l’Iran, la Bosnie, la Tchétchénie, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Irak, la Libye, la Somalie, l’Indonésie, les Philippines, la Thaïlande, le Yémen, la Syrie viennent à l’esprit. Opérant sous des noms variés tels Al Qaïda, Talibans, Takfiri, Wahhabi et maintenant EIIL/EI (ISIS), les joueurs sont les mêmes (NdT: on pourrait rajouter à cette liste, AQMI, Boko Haram, Al Shebaab etc…)

L’agence de la Couronne Britannique, qui au travers de sa propriété de la fondation Agha Khan au Pakistan, est en haut de cette pyramide de l’illusion de la terreur musulmane. Ils ont utilisé ces agents et dupes pour attaquer les Etats-Unis le 11 Septembre 2001, utilisant leur propre entité de Securacom, gérée par Marvin Bush et qui avait le contrat de la sécurité sur les tours du WTC de New York, pour faciliter l’excavation et le piégeage des conduits d’ascenceurs qui furent utilisés pour faire s’effondrer les biatiments.

Le nom même “d’ISIS” devrait faire se lever le tout premier drapeau d’alerte. La déesse égyptienne dont le nom veut dire “Trône”. ISIS fair partie d’une trinité babylonienne adorée par les franc-maçons, les Kabalistes et leurs associés des frères musulmans qui gèrent la Maison des Saoud. Tous ont prêté serment à la couronne britannique (NdT: La City de Londres et sa banque d’Angleterre/Vatican), qu’ils en soient pleinement conscients ou non.

ISIS était connue comme la déesse de la magie et pour écouter les prières des aristocrates et des riches. Son nom original égyptien antique était Aset, duquel est dérivé le mot “asset” (NdT: en anglais “possession” dans le sens de bien de possession) et qui en terme sémantique des milieux du renseignement est quelqu’un travaillant pour une des agences de renseignement occidentales, elles-mêmes infiltrées par ces sociétés secrètes.

Avec le financement des agents d’ISIS/EIIL au travers de banques suisses notamment à l’UBS de la famille Warburg, c’est de fait les banquiers et la noblesse des ténèbres européenne qui ont créé ISIS/EIIL/EI comme moyen de façonner des fiefs pétroliers sous le déguisement d’une doctrine du “Grand Israël au Moyen-Orient”.

Des hommes d’affaires israéliens achètent d’ores et déjà les terres du nord de l’Irak, là où ISIS/EIIL a dépeuplé une région entière, inondant l’europe de réfugiés dans le processus.

Dans l’action, l’EIIL a utilisé son “pouvoir magique” pour détruire bon nombre de reliques très anciennes qui sont les clefs de la compréhension de la culture arabe et de son histoire, balayant d’un coup, des siècles et des siècles d’accomplissements et de développement musulmans dans la région.

Pas besoin d’avoir la science infuse pour comprendre que si l’EIIL était vraiment un groupe ultra-orthodoxe musulman, ceci serait la dernière chose qu’ils feraient sur leur chemin d’établissement d’un califat islamiste au Levant.

Au lieu de cela, les combattants d’ISIS/EIIL ont été entraînés par la CIA en Jordanie ; leurs blessés sont traités dans des hôpitaux en Israël et quand trop de bombes russes pleuvent sur eux, ces mercenaires très bien payés se réfugient en Turquie où la mafia locale du “loup gris” veille sur et facilite le trafic sur l’Europe de l’héroïne afghane (NdT: trafic sous contrôe supérieur de la CIA et la protection des troupes de l’OTAN, fric sale lavé plus blanc par le cartel banquier transnational…), assurant ainsi la présence à très long terme des troupes américaines (et de l’OTAN) en Afghanistan et une nouvelle épidemie de consommation d’héroïne aux Etats-Unis (NdT: et en Europe…)

Cela ne devrait en fait surprendre personne qu’après plus d’un an de bombardements américains, l’EIIL est plus fort que jamais. Il n’a alors fallu aux Russes que quelques jours pour infliger bien plus de dégâts à ces agents des services occidentaux que ceux leur ont été infligés pendant un an par la coalition américaine.

Ceci est parce qu’en fait les Etats-Unis n’ont JAMAIS bombardé l’EIIL/ISIS. Ils l’ont aidé en décimant des infrastructures de la Syrie socialiste et en dégageant de vastes zones autour des énormes champs pétroliers d’Exxon-Mobil (NdT: Rockefeller, aussi propriétaire du petit état du Qatar) de la région de Kirkouk dans le nord de l’Irak.

Ces agents magiques volent le pétrole des puits de l’état irakien, volant ainsi le peuple ainsi qu’en Syrie, tout en inondant les marchés mondiaux de pétrole bon marché afin de contribuer à détruire le pétrodollar, ce qui est une des clefs du plan des banquiers emmenés par la clique Rothschild pour effondrer le système monétaire mondial.

Les médias occidentaux sont ignorant de tout ceci (NdT: ou complices propagandistes., il y a un peu des deux vraisemblablement..), fondant leur narratif comme d’habitude sur de faux rapports de renseignements. Mais Poutine est en train maintenant de ruiner l’EIIL/ISIS et tous les contes à dormir debout, parties d’une vaste opération de guerre psychologique, qu’ils ont toujours représentés.

Comment va réagir la clique dégénérée des banksters emmenés par les Rothschild et leur cohorte de migons affiliés à la Couronne constituera le prochain chapitre de cette saga. Les enjeux sont énormes pour l’ensemble de l’humanité alors que Poutine mène les gens vers ce qui pourrait bien être la dernière bataille afin de mettre à bas les ennemis lucifériens de l’Humanité.

Résistance à l’empire: Le pourquoi des attentats de Paris en Novembre 2015 et Bruxelles en Mars 2016… et la responsabilité de la France

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Les fourberies du grand Mamamouchi Erdogan, soutenu par l’OTAN et la CIA, sur toile de fond de financement occulte saoudo-qatari (les 4 cavaliers du pétrole…) décortiquées par Thierry Meyssan. En clair, la Turquie est la base action de l’opération Gladio 2.0 de l’OTAN.

Puisque mentionné dans l’article, rappelons ce qu’est le PKK kurde d’Abdullah Ocalan depuis 1999 et ce qu’est le Confédéralisme Démocratique mis en place par les Kurdes du PKK et de leurs branches syriennes depuis 2004-05…

— Résistance 71 —

 

Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles

 

Thierry Meyssan

 

28 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190905.html

 

On ne sait pour le moment qui a commandité les attentats de Paris et de Bruxelles. Plusieurs pistes ont été énoncées. Cependant, seule l’hypothèse d’une opération décidée par la Turquie est aujourd’hui étayée. Thierry Meyssan relate le conflit secret qui hante les relations entre l’Union européenne, la France et la Turquie depuis cinq ans.

Il est trop tôt pour désigner avec certitude le commanditaire des attentats qui ont frappé Paris, le 13 novembre 2015, et Bruxelles, le 22 mars 2016. Cependant, pour le moment, seuls les éléments que nous allons exposer en fournissent une explication raisonnable.

* * *

Juste après la mort du fondateur de l’islamisme turc, Necmettin Erbakan, et alors que venait de débuter le « printemps arabe », le gouvernement Erdoğan conclut un accord secret avec la France. Selon un diplomate qui a étudié ce document, il fixe les conditions de participation de la Turquie aux guerres contre la Libye (qui venait de commencer) et contre la Syrie (qui allait suivre). La France, représentée par son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, s’engage notamment à régler la « question kurde » sans « porter atteinte à l’intégrité du territoire turc » ; une formule alambiquée pour signifier que l’on créera ailleurs un pseudo-Kurdistan et que l’on y expulsera les membres du PKK. Ce projet de nettoyage ethnique, qui n’est pas nouveau, avait été jusque-là exclusivement évoqué dans la littérature militaire israélienne qui décrivait le nouvel État à cheval sur la Syrie et l’Irak.

Le 31 octobre 2014, le président François Hollande profite d’une visite officielle de Recep Tayyip Erdoğan à Paris pour organiser une rencontre secrète, à l’Élysée, avec le co-président des Kurdes de Syrie, Salih Muslim. Ce dernier, trahissant les Kurdes de Turquie et leur leader Abdullah Öcalan, accepte de devenir le président du pseudo-Kurdistan qui devrait être créé à l’occasion du renversement du président démocratiquement élu Bachar el-Assad.

C’est le moment de la bataille de Kobané. Durant plusieurs mois, les Kurdes syriens défendent la ville face à Daesh. Leur victoire sur les jihadistes va renverser l’échiquier politique : si l’on veut vraiment combattre les jihadistes, il faut s’allier aux Kurdes. Or, les Kurdes syriens n’ont obtenus la nationalité qu’au début de la guerre, jusque-là ils étaient réfugiés politiques turcs en Syrie, chassés de leur pays lors de la répression des années 80. Les États membres de l’Otan considéraient alors le PKK, principale formation kurde de Turquie, comme une organisation terroriste. Désormais, ils vont distinguer le mauvais PKK turc du bon YPG syrien, bien que les deux organisations soient sœurs.

Coup de théâtre, le 8 février 2015, la France revient sur son engagement antérieur. François Hollande reçoit à l’Élysée, officiellement cette fois, la co-présidente des Kurdes de Syrie fidèle à Öcalan, Asya Abdullah, et la commandante Nesrin Abdullah en uniforme léopard. Salih Muslim est absent de la réunion.

Recep Tayyip Erdoğan réagit en commanditant un attentat de Daesh à Suruç contre une manifestation pro-Kurdes, le 20 juillet 2015. S’emparant de la rhétorique occidentale anti-terroriste, il déclare alors la guerre à la fois à Daesh et aux Kurdes, mais n’utilise ses moyens militaires que contre les derniers. Ce faisant, il met fin au cessez-le-feu et relance la guerre civile dans son propre pays. À défaut d’un pseudo-Kurdistan en Syrie, il provoquera l’exode des Kurdes vers l’Europe.

Le 3 septembre 2015, la publication de la photographie d’un enfant kurde noyé marque le début d’une vaste vague de migration depuis la Turquie, vers l’Union européenne, principalement vers l’Allemagne. Durant les premières semaines, les dirigeants allemands se félicitent de cet afflux massifs de nouveaux travailleurs dont leur industrie lourde a grand besoin, tandis que les médias expriment leur compassion pour les réfugiés qui fuiraient la dictature syrienne. Plus encore, le 29 septembre, les dirigeants français et allemands se saisissent de l’empathie envers les migrants pour étudier la possibilité de subventionner la poursuite de la guerre en versant 3 milliards d’euros à la Turquie ; un don que l’on présentera à l’opinion publique comme une aide humanitaire pour les réfugiés.

Fin septembre 2015, la Russie débute son opération militaire contre les jihadistes de tous poils. Recep Tayyip Erdoğan voit ainsi s’évanouir son projet. Il pousse alors Salih Muslim à lancer une opération de kurdisation forcée du Nord de la Syrie. Des brigades kurdes expulsent les professeurs arabes et assyriens des écoles et les remplacent par des enseignants kurdes. Les Syriens se révoltent et en appellent aux Russes qui calment la situation, non sans évoquer une possible fédéralisation ultérieure de la Syrie. La France est aux abonnés absents.

Le 13 novembre, la Turquie exaspérée des revirements de François Hollande prend la France en otage et commandite des attentats à Paris, faisant 130 morts et 413 blessés.

j’écrivais alors : « Les gouvernements français successifs ont noué des alliances avec des États dont les valeurs sont à l’opposé de celles de la République. Ils se sont progressivement engagés à livrer des guerres secrètes pour eux, avant de se rétracter. Le président Hollande, son chef d’état-major particulier le général Benoit Puga, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et son prédécesseur Alain Juppé font aujourd’hui l’objet d’un chantage dont ils ne pourront sortir qu’en révélant dans quoi ils ont fourvoyé le pays. » [1].

Terrorisé, Paris revient précipitamment au plan Juppé de 2011. Avec Londres, il fait adopter le 20 novembre la résolution 2249 par le Conseil de sécurité. Sous couvert de lutte contre Daesh, il s’agit de justifier la conquête du Nord de la Syrie pour y créer, enfin, ce pseudo-Kurdistan où Recep Tayyip Erdoğan pourra expulser « ses » Kurdes. Mais les États-Unis et la Russie retoquent légèrement le texte de sorte que la France et le Royaume-Uni ne peuvent intervenir sans y être invités par la Syrie ; une situation qui n’est pas sans rappeler l’opération coloniale manquée de 1956, lorsque les troupes franco-britanniques tentèrent d’occuper le Canal de Suez avec le soutien d’Israël et de la Turquie, mais durent se retirer face aux froncements de sourcils des États-Unis et de l’URSS.

Durant les cinq mois et demi de l’intervention russe en Syrie, les relations turco-russes ne cessent de se dégrader. L’attentat contre le Vol 9268 Metrojet dans le Sinaï, les accusations de Vladimir Poutine au sommet du G20 à Antalya, la destruction du Sukhoï-24 et les sanctions russes contre la Turquie, la publication des photographies aériennes de la noria de camion-citernes acheminant le pétrole volé par Daesh à travers la Turquie, etc. Après avoir envisagé d’entrer en guerre contre la Turquie, la Russie décide finalement de jouer plus subtilement et de soutenir le PKK contre l’administration Erdoğan. Sergeï Lavrov parvient à convaincre son partenaire états-unien de profiter de la déstabilisation à venir de la Turquie pour organiser un renversement du dictateur Erdoğan. Le régime turc, qui se sait menacé à la fois par la Russie et les USA, tente de se refaire des alliés. Le Premier ministre Ahmet Davutoğlu se rend le 5 mars à Téhéran, tandis que le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, se déplace à Ankara, le 18 mars. Mais la République islamique n’entend pas se brouiller avec les deux Grands.

Le 14 mars, Vladimir Poutine annonce le retrait des bombardiers russes, le projet du pseudo-Kurdistan redevient donc possible. Mais Moscou et Washington prennent un coup d’avance : ils commencent à livrer indirectement des armes au PKK.

Manque de chance, cette fois, c’est l’Union européenne qui ne veut plus entendre parler de colonisation du Nord de la Syrie. La majorité des États-membres suit la politique étrangère imposée par Paris depuis cinq ans, avec l’absence de succès que l’on connaît. Pour marquer leur énervement, plusieurs États, dont la Belgique, ont accordé l’asile politique à des leaders kurdes turcs. Ils manifestent leur mauvaise humeur lors du sommet UE-Turquie des 17 et 18 mars au cours duquel ils sont contraints d’adopter définitivement la subvention de 3 milliards d’euros annuels à Ankara.

Je dénonçais alors le comportement des élites européennes qui, aveuglées par leur obsession anti-syrienne, reproduisaient la même erreur qu’en 1938. À l’époque, obsédées par leur anti-communisme, elles avaient soutenu le chancelier Hitler lors de l’annexion de l’Autriche et lors de la crise des Sudètes (accords de Munich), sans se rendre compte qu’elles armaient le bras qui allait les frapper [2].

Durant le sommet UE-Turquie, et donc indépendamment des décisions qui y furent prises, le président Erdoğan prononce un discours télévisé à l’occasion du 101ème anniversaire de la bataille de Çanakkale (« la bataille des Dardanelles » ; la victoire de l’Empire ottoman sur les Alliés) et en mémoire des victimes de l’attentat perpétré à Ankara quelques jours plus tôt. Il déclare : 
« Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara, n’explose pas à Bruxelles ou dans une autre ville européenne (…) Là, je lance un appel aux États qui leur ouvrent les bras qui, directement ou indirectement, soutiennent les organisations terroristes. Vous nourrissez un serpent dans votre lit. Et ce serpent que vous nourrissez peut à tout moment vous mordre. Peut-être que regarder des bombes qui explosent en Turquie sur vos écrans de télévision ne signifie rien pour vous ; mais quand les bombes commenceront à exploser dans vos villes, vous comprendrez certainement ce que nous ressentons. Mais alors, il sera trop tard. Arrêtez de soutenir des activités que vous ne tolérez jamais dans votre propre pays, sauf lorsqu’elles sont contre la Turquie. » [3].

Quatre jours plus tard, des attentats frappent Bruxelles, faisant 34 morts et 260 blessés. Et pour que l’on ne pense pas à une coïncidence, mais bien à un acte délibéré, la presse turque du lendemain se réjouit de la punition infligée à la Belgique [4].

Depuis que le président Erdoğan a relancé la guerre civile, elle a coûté la vie à plus de 3 500 personnes en Turquie.

[1] « La République française prise en otage », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 novembre 2015.

[2] « Le suicide européen face à la Turquie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 mars 2016.

[3] Lire un extrait du discours : « Erdoğan menace l’Union européenne », par Recep Tayyip Erdoğan, Réseau Voltaire, 25 mars 2016.

[4] « La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles », par Savvas Kalèdéridès, Traduction Christian, Réseau Voltaire, 24 mars 2016.

Guerre et mensonges impérialistes en Syrie: La requête de Washington à Moscou officialise les troupes yankees au sol en Syrie !….

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Washington demande à Moscou de ne pas bombarder ses troupes au sol opérant dans le Nord de la Syrie

 

Michel Chossudovsky

 

21 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/washington-asks-moscow-please-do-not-to-bomb-american-troops-operating-on-the-ground-in-northern-syria/5509226

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Washington a demandé à Moscou de ne pas bombarder les zones du nord de la Syrie où les forces spéciales commandos des Etats-Unis sont déployées. Ces zones sont sous la jurisdiction d’une soi-disant “opposition modérée” et ses rebelles qui sont soutenus activement par les Etats-Unis et leurs alliés.

Ces zones en question sont des poches de la Syrie du Nord dans lesquelles se trouvent des groupes djihadistes variés soutenus par les USA/OTAN incluant l’EIIL et le front Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie), qui combattent les forces gouvernementales syriennes de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et leurs alliés. Ces poches terroristes sont protégées par la coalition menée par les Etats-Unis et la Turquie:

Le Pentagone a demandé à la Russie de se tenir à l’écart de certaines parties du nord de la Syrie où des forces spéciales américaines entrainent des combattants localement, à savoir des terroristes incluant ceux de Daesh, pour combattre les groupes islamistes (les rebelles de l’opposition sont des alliés de l’EIIL, l’EIIL est soutenu par les Etats-Unis et a des forces spéciales parmi ses rangs), ont dit des officiels militaires américains. La reconnaissance est signifiante parce que le Pentagone a insisté répétitivement qu’il ne coopère pas avec Moscou tandis que les deux puissances mènent des campagnes de bombardement distinctes dans la Syrie ravagée par la guerre. Le conseiller reconnaît la présence militaire des Etats-Unis en Syrie. Washington confirme que les forces spéciales et la CIA opèrent au sein des rangs de “l’opposition modérée.”

L’objectif de Washington est double:

  • Premièrement, il veut “officiellement” éviter une confrontation militaire directe avec la Russie et prévenir des pertes américaines. C’est la substance du conseil officiel, mais ce n’est pas l’objectif principal.
  • Deuxièmement, il utilise le prétexte d’éviter la confrontation militaire avec la Russie (et les pertes militaires américaines) comme moyen de limiter la campagne de bombardement russe: l’objectif principal de Washington est de protéger ce qu’il reste des positions terroristes sponsorisées par les USA en Syrie du Nord, incluant celles de l’EIIL/Daesh, des bombardements russes.

Ceci revient à demander à la Russie de ne pas bombarder les “terroristes modérés” soutenus par les forces américaines. En fait, ceci fut la position initiale adopté par Washington dès le début de la campagne de bombardement russe contre l’EIIL qui a commencé fin Septembre 2015. Le gouvernement Obama a blâmé Poutine de “cibler délibérément les forces soutenues par les Etats-Unis” en Syrie (les “terroristes modérés”) plutôt que leurs forces spéciales: la préoccupation des USA sur un plan stratégique est plus de protéger leurs positions terroristes que leurs propres troupes spéciales au sol.

En fait, ce qui était en jeu à la mi-Octobre 2015 était que la Russie tuait les “bons gars”, à savoir “les rebelles formés par la CIA” que Moscou avait “par erreur” catégorisé comme terroristes.

D’après des hauts-fonctionnaires américains interviewés sur Fox News:

“Poutine cible délibérément nos forces. Nos gars essaient désespérément de survivre.” Officiellement, les Etats-Unis ont donc des “bottes au sol” opérant au sein des groupes variés d’Al Qaïda et “d’opposition” aussi bien qu’au sein de l’EIIL, ceci en totale violation de la souveraneté syrienne.

Les forces spéciales commandos sont en liaison permanente avec les forces US/OTAN.

Le conseil du Pentaqone demande à la Russie de ne pas cibler les forces commandos US dans de “larges zones” du nord de la Syrie, ce qui revient en fait à restreindre les frappes aériennes russes contre les terroristes soutenus par la coalition américaine. (NdT: en cela les US utilisent leurs propres troupes comme bouclier humain pour protéger leurs terroristes…)

Le lieutenant-général Charles Brown, commandant des forces aériennes américaines au Moyen-Orient, a dit que les officiels américains ont demandé à Moscou d’éviter de “larges zones” du nord de la Syrie (toujours sous contrôle terroriste) “afin de maintenir un bon niveau de sécurité pour nos forces qui sont au sol.”

L’attaché de presse du Pentagone Peter Cook, a dit que la Russie avait honoré cette requête et insisté que le Pentagone n’avait fourni que de vagues descriptions géographiques sur les lieux où se trouvaient les troupes américaines et n’avait pas indiqué les positions exactes.

[L’armée russe sait parfaitement où sont les forces américaines, dans les rangs de groupes variés “d’opposition” combattant les forces gouvernementales syriennes.]
Le Pentagone a dit l’an dernier qu’il envoyait 50 militaires de ses forces commandos travailler avec les combattants anti-EIIL en Syrie bien que les officiels ont dit ne rien savoir de leur location et de leur progrès depuis.

Le nombre de forces américaines au sol est bien plus grand, ces chiffres du Pentagone n’incluent pas les forces mercenaires louées aux contractants privés opérant au sein des groupes terroristes.

Depuis Août 2014, les Etats-Unis mènent une coalition internationale contre le groupe EI en Irak et au Levant (EIIL). Ceci est un mensonge: il y a une vaste documentation montrant que les Etats-Unis et leurs alliés incluant la Turquie et l’Arabie Saoudite, protègent de fait l’EIIL.

La Russie est entrée dans le conflit en Syrie en Septembre 2015, lorsqu’elle a commencé à bombarder les rebelles opposés au président Bachar al-Assad. La Russie dit qu’elle attaque le groupe EI et d’autres terroristes.

… Le Pentagone a tenu une série de pourparlers de “désamorçage” pour établir des procédures en cas d’erreur (Al Monitor, AFP Report, emphasis added)

Il faut ici noter qu’à la mi-Janvier, en réponse aux raids aériens russes et la défaite des terroristes soutenus par les US/OTAN des forces d’opposition, le Pentagone a annoncé un nouveau plan pour entraîner jusqu’à 7000 nouveaux rebelles en Syrie “comme partie d’un effort de sécuriser la frontière sud de la Turquie”. Ce plan, coordonné avec la Turquie, consisterait à créer une soi-disante “zone de sécurité” en Syrie du Nord.

D’après un document secret du Pentagone, l’objective ultime “était de créer un caliphat islamiste (une principauté salafiste) en Syrie du Nord.”

 

Global Research has developed an archive of more than 1000 articles on Syria, which document beyond doubt Washington’s support of Al Qaeda affiliated opposition groups in Syria as well as the Islamic State.

 

Guerre coloniale en Irak: Les Yankees évacuent Daesh de Ramadi reprise par les Irakiens…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2015 by Résistance 71

Les forces américaines en Irak évacuent-elles Daesh vers les Etats-Unis ?

 

Al Manar

 

29 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=275966&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=29&s1=1

 

L’AFP rend complaisamment compte de la déroute de Daesh à Ramadi en Irak. (Article) Mais se garde bien de creuser un peu…

On lit « Les derniers combattants du groupe Etat islamique (EI) ont quitté dimanche un complexe gouvernemental stratégique de Ramadi, offrant aux forces irakiennes leur plus importante victoire depuis l’offensive des jihadistes en Irak il y a un an. »
« Tous les combattants de Daech (acronyme arabe de l’EI) sont partis. Il n’y a pas de résistance »

Les assassins de Daesh « sont partis », ils « ont quitté » Ramadi. Partis où? Comment? L’AFP se garde bien de creuser, et ose même ajouter que « les forces d’élite antiterroristes et l’armée irakienne » ont été « aidées par les raids aériens de la coalition internationale menée par les Etats-Unis ».

A les entendre donc, les Etats-Unis ont permis la déroute de Daesh à Ramadi.

Et pourtant… Il faut s’informer sur Sputnik, l’agence officielle d’information de Russie, pour apprendre que ce sont les forces américaines qui ont évacué, par hélicoptère, les terroristes de Daesh vers une destination « inconnue »!

On sait donc comment les responsables de Daesh ont quitté Ramadi. Reste à savoir où ils ont été emmenés par leurs sponsors américains. Il semble que la première étape de ce sauvetage ait été une base secrète américaine en Algérie. Ceci n’est qu’une étape, et ces alliés encombrants seront ensuite très prochainement transférés … aux Etats-Unis! Non pas dans une prison de haute sécurité ou un camp style Guantanamo, mais vers une base secrète sur le territoire national américain, édifiée justement pour accueillir ces alliés en toute discrétion.

Le but est clair: Empêcher que les chefs de Daesh ne tombent aux mains des irakiens (ou des Russes…): Convenablement interrogés, ils ne manqueraient pas de dévoiler de très intéressants détails sur l’assistance américaine à l’Etat Islamique, que ce soit en armes, ou… Ils pourraient sans doute parler de certains « stages de formation » dans de discrètes bases américaines du Nebraska et du Montana….