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Résistance au colonialisme: Génocide et exploitation politico-économique… une affaire qui marche ! (Mohawk Nation News)

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“Deviens qui tu es.” (Friedrich Nietzsche)

 


Teiohateh: wampum deux rangées

 

Le monde des affaires indiennes est plus important que General Motors

 

Mohawk Nation News

 

24 juin 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/06/24/indian-business-bigger-than-general-motors/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pensez juste à l’existence des plus lucratives qu’a créée Onkwehonweh pour les envahisseurs illégaux (colons): films, livres, écoles, livres scolaires, doctorats, universités, commissions, affaires judiciaires, juges, les sociétés d’aide à l’enfance, avocats millionnaires se spécialisant dans les affaires indiennes, les magasins d’adoption, police, prisons, des millionnaires non-natifs ayant des casinos sur les réserves, des millions de bureaucrates, des enquêtes, etc, etc… Sans nous, les indigènes, il n’y aurait pas d’activité économique dans bien des régions du monde. Ils ont volé toutes les ressources naturelles de l’Île de la Grande Tortue. Ils ne sont en rien ici sous la direction de la Grande Loi de la Paix (Kaianerekowa).

Celle-ci nous a enseigné de retourner dans nos esprits et de révéler les belles et naturelles choses à notre sujet et de notre connexion avec le monde. C’est le bon et droit chemin que nous essayons de maintenir propre. Les immigrants (colons) menacent toujours notre existence avec leur prêche et leur peur de la mort.

Nous étions des peuples sains jusqu’à l’invasion coloniale de ces immigrants (chrétiens d’Europe) illégaux. Ils feront tout pour owistah, l’argent. Nous partageons ensemble ce que l’Île de la Grande Tortue nous offre. C’est ça le concept “d’un plat, une cuillère”. La récompense est la même pour les enfants naturels de la création/nature et pour toute vie sur l’Île de la Grande Tortue. Les premières nations indiennes qui aident les envahisseurs illégaux sont “génocidées”.

La musique est le message des vrais peuples du monde et de toute vie naturelle. Nous regardons toute vie et nous sommes puissants tous ensemble. Nous nous sentons bien lorsque la Nature nous entoure.

Les programmes de contrôle des esprits de l’entreprise coloniale qu’est le gouvernement du Canada tente de nous endoctriner pour que nous imitions les envahisseurs colons. Les immigrants sur cette terre continuent de piller et d’abuser notre terre-mère.

Les envahisseurs psychopathes n’éprouvent aucun remord. Ils savent ce qui est bon ou mauvais, mais ils choisissent d’être contrôlés par leur veulerie anti-naturelle. On a à faire à des “menteurs, des voleurs et des tricheurs”. Nous voulons la vérité et la liberté. L’esclavage est le génocide. Tous les onkwehonweh du monde sont les peuples naturels et endémiques. Les envahisseurs illégaux continuent de mentir sans cesse à notre sujet. Guidés par leur haine, ils fouillent nos cultures pour voir ce qu’ils pourraient voler ou détruire. Ils refusent d’informer le monde qu’en fait nous sommes la propriété de l’Île de la Grande Tortue, nous les peuples naturels ainsi que tout ce qui est dessus ou dessous. Leur propagande démente affirme qu’ils sont les “vainqueurs” et que nous sommes les “perdants”. Leur “conseil de guerre” qui siège au ministère des affaires indiennes complotent constamment contre nous et mesure les façons diverses de nous contrôler. Ils veulent toujours “réussir”, c’est à dire dans leur jargon, toujours faire plus de fric.

Nous sommes mandatés pour l’éternité à maintenir Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix et ce par quelque moyen nécessaire que ce soit. Ils doivent retourner chez eux. Nous n’avons absolument aucune confiance en ces envahisseurs. Nous serons qui nous sommes. Les immigrants illégaux ne peuvent pas être nous et ne le pourront jamais. Ils seront toujours des squatters sur cette terre. Ils veulent tout vendre, même les étoiles. Ils veulent aller exploiter l’espace après avoir exploité notre terre-mère.

La création nous fait. Les envahisseurs illégaux savent pertinemment que nous sommes partie intégrante de l’Île de la Grande Tortue et de ce monde naturel. Nous avons des devoirs envers notre mère et toute vie naturelle. Ils planifient constamment pour nous faire disparaître. Ils quitteront l’Île de la Grande Tortue et retourneront chez eux et nous continuerons de persévérer avec notre vie.

Nous, ainsi que toute vie, ne sommes que grosses commodités exploitées par les immigrants colons, qu’ils vendent et détruisent, commodités bien plus important que General Motors (GM). Ils viennent parmi nous, prennent l’expérience, puis ont de gros boulots à enseigner à notre sujet pour le reste de leurs vies.

Nous devons vivre le rôle naturel qui nous a été assigné. Nous avons le don de la vie naturelle et nous le donnons librement.

Trudeau s’est récemment exclamé dans un rapport sur les “femmes et jeunes-filles disparues et assassinées”: “Nous ne pouvons pas imaginer ce que vous avez enduré. C’est si horrible.” La tentative de génocide ne marchera pas. Comme toute chose naturelle, nous sommes une formidable puissance.

Les immigrants/colons/envahisseurs ont un manque total de respect pour notre mère.

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Résistance au colonialisme: L’usurpation de la terre comme fondement ethnocidaire… (Mohawk Nation News)

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Le jour du jugement est maintenant

 

Mohawk Nation News

 

6 juillet 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/07/06/day-of-reckoning-is-now/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si les animaux étaient tenus et maintenus en captivité pendant des générations, ils perdraient la plupart de leur capacité à survivre dans la nature, parce qu’ils seraient complètement assistés en captivité.

Lorsque les portes sont ouvertes, ces créatures ne peuvent plus s’occuper d’elles-mêmes, la plupart périt. Onkwe’onweh, le peuple naturel véritable en est arrivé à ce point. Ceux qui demeurent de véritables humains comme la nature l’a arrangé et qui ont maintenu une forte relation avec notre terre-mère et nos parents naturels comme la lune, le soleil, les plantes, les animaux et toute vie naturelle, persévèreront. Pendant des dizaines de milliers d’années nous avons vécu des ressources naturelles nous entourant. Maintenant, nous vivons une vie artificielle générée par l’entreprise coloniale et nous souffrons de maux fabriqués tels que l’alcoolisme, la dépression sociale, attendant une pitance insalubre avec nos enfants qui pianotent sur des gadgets électroniques totalement ignorants de notre dilemme. Nous sommes devenus insensibles à l’utilisation de notre capacité de vivre selon les instructions naturelles originelles pour vivre selon nos instincts.

La pollution de l’homme blanc, les programmes de génocide et d’empoisonnement nous tuent nous, et la substance dont nous dépendons.

Sitting Bull nous avait dit que lorsque le dernier arbre, poisson, lorsque la dernière vie sur terre auront été éliminées, alors nous réaliserons que nous ne pouvons pas manger l’argent. On achète des bouteilles d’eau en plastique pour étancher notre soif. Nous allons dans les supermarchés et les bazars à un euro pour la base de nos besoins.

Nos geôliers ont volé nos enfants et contrôlent leurs pensées. Nous ne parlons (presque) plus nos langues maternelles. Nous utilisons une langue étrangère totalement malhonnête, qui ne nous enseigne en rien les mystères de la survie fondés sur notre lien étroit avec la Nature.

Les gens de nos peuples qui prêtent assistance à l’ennemi devront se soumettre au test du “gauntlet”.

Les dirigeants jouent sans retenue. Ils ont toujours planifié de nous vendre, nous et les terres qu’ils nous ont volées, pour qu’ils puissent devenir des agents immobiliers directs. Ils mettent une étiquette de prix sur notre mère.

Ces criminels dépravés reçoivent leur “fixe” en pensant aux plans diaboliques mis en place pour nous éliminer.

Les “chefs” (NdT: ceux des “conseils” élus sous la loi coloniale et contrôlés par celle-ci…) s’occupent du sale boulot d’assassiner leurs propres frères et sœurs pour une poignée de dollars.

Un lecteur de MNN a commenté: “Nos terres ne peuvent pas être mises sous tutelle entrepreneuriale, nous non plus, Nous ne sommes pas des entités commerciales. La TOTALITE de l’Île de la Grande Tortue NOUS APPARTIENT. Les Eurasiens, Africains et les blancs primitifs, voleurs et pilleurs NE POSSEDENT RIEN SUR L’ILE DE LA GRANDE TORTUE.

Le traité de Nisga’a a vu toute intégration entrepreneuriale comme “une mauvaise action” et ne reconnaît en rien les transactions avec les banques. L’intégralité du territoire de la Colombie Britannique par exemple, n’a jamais été cédée.

Il a averti: “Justin (Trudeau), tu ne peux même pas posséder un grain de sable de l’Île de la Grande Tortue. Incorporée [la terre dans le “Canada”]? Brûlez tous les papiers de cette incorporation par les visiteurs ainsi que toute copie non brûlée de toute proclamation originale amenée ici. Ce sont tous des documents par et pour des étrangers… Les psychos (tout étranger qui n’est pas sur sa terre), doit partir et arrêter de déformer notre existence humaine sur vos colonies factices.

Retournez chez votre mère. Rendez nous tous nos enfants enlevés et violés. Rendez notre fond fiduciaire.”

“Tout INDIEN s’accrochant à leur incorporation dans la matrice coloniale est psyscho et traître au monde naturel.

Nous devons faire confiance à teioh-ateh (Wampum Deux Rangées) et à Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix.

L’impérialisme colonialiste occidental: L’imperium christianorum modèle de l’oppression mondiale depuis le XVème siécle…

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Cicatrisation restauration et ramatriation

 

Steven Newcomb, Shawnee/Lenape
 Executive Director, Indigenous Law Institute

 

Source: http://ili.nativeweb.org/perspect.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour les peuples et nations autochtones des Amériques, être capables de vivre pleinement nos traditions veut dire que nous soyions capables de remplir nos responsabilités sacrées sur la Terre, envers nos communautés et envers tous les êtres vivants. Ceci implique nécessairement la capacité de maintenir et de passer à chaque nouvelle génération les langues, les cérémonies, les us et coutumes et les lois de nos peuples respectifs. Ceci veut aussi dire de maintenir les liens sacrés de nos peuples respectifs avec la terre ancestrale en maintenant les instructions originelles qui nous furent données par le créateur. Ceci veut de plus dire que nous devons maintenir le droit d’honorer et de protéger les restes squelettiques de nos ancêtres. Par dessus tout, lorsque nous parlons des traditions spirituelles de nos nations, nous parlons de l’idéal de maintenir une façon de vivre libre au sein de nos territoires traditionnels.

Malheureusement pour nous, les Etats-Unis ont une politique économique fondée sur le concept de l’imperium chrétien (imperium christianorum), qui est un “dominion, une domination, un état ou une souveraineté” qui insiste grandement sur l’expansion de son territoire et de sa population et sur l’augmentation constante de sa force et de son pouvoir. George Washington s’est référé à ce nouvellement créé pays à un “empire levant” et Thomas Jefferson a déclaré: “Je suis persuadé qu’aucune constitution auparavant n’a jamais été si bien calculée que le nôtre pour créer un empire extensif.” Le prix qu’ont dû payé les peuples et nations autochtones à la construction de l’empire américain en rapport à la perte en vies humaines, en territoires, est tout simplement époustoufflant. Dans un véritable sens, les choses sacrées et les possessions de nos peuples, maintenant entre les mains de la société dominante, sont les “butins” des guerres menées contre nos peuples respectifs.

D’après la tradition du droit coutumier anglais, les Indiens non-chrétiens étaient catégorisés en tant qu’ennemis perpétuels de la Couronne (NdT: comprendre ici bien sûr, la City de Londres et sa banque d’Angleterre/Vatican que la famille royale ne fait que représenter…). Cette tradition légale fut suivie par la création des Etats-Unis et demeure étroitement intriquée dans le système légal des Etats-Unis jusqu’à aujourd’hui. L’imperium américain est, grandement bâti politiquement et légalement sur la doctrine chrétienne de la découverte et de domination, ceci remontant à la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson & Graham’s Lessee v. Mcintosh, 8 Wheat., 543, (1823). Dans la loi occidentale, remontant aux jours de la chrétienté, les gens non baptisés étaient vus comme des sous-hommes. Ainsi, les restes ancestraux de ces sous-hommes ne sont pas vus dans la culture occidentale comme ayant droit à un respect quelconque et sont vus de fait comme propriété de l’état fédéral ou propriété d’état.

Aujourd’hui, des efforts de rapatriation sont faits pour assister nos communautés à cicatriser de générations de génocide et de dévastation culturelle. Mais si la “rapatriation” implique le “retour de prisonniers de guerre dans leur patrie d’origine” et est un terme utilisé en référence aux restes humains et aux objets sacrés de cérémonie, quel terme devons-nous utiliser pour nous référer aux “pays” qui sont eux-mêmes dans bien des occasions, retenus “captifs” par les Etats-Unis (NdT: et le Canada) ? Je me réfère bien évidemment à des endroits si essentiellement culturels et sacrés comme le Mont Graham, les Collines Noires (Black Hills), la vallée Wallowa, Lyle Point, les terres de Havasupai, les terres Shoshone occidentales et bien d’autres. Je voudrais proposer le terme de “ramatriation” en tant que concept utile.

Par “ramatriation” je veux dire “restaurer une culture vivante dans les endroits de droit sur notre Terre-Mère”, ou “restaurer un peuple dans un mode de vie, dans une relation sacrée avec ses terres ancestrales, sans interférences extérieures.” En tant que concept, “ramatriation” reconnaît le fait que nos ancêtres vivaient dans une communion spirituelle avec nos terres et ce durant des milliers et des milliers d’années et que nous avons un devoir sacré de maintenir cette relation pour le seul bénéfice de nos générations futures.

Résistance légale au colonialisme: A la source frauduleuse de l’usurpation des terres de l’empire…

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“Vendre un pays ! Pourquoi pas vendre l’air, la grande mer, ainsi que la planète ?… Comment pourrions-nous avoir confiance en l’homme blanc ? Lorsque Jésus Christ est venu sur terre, vous l’avez tué, vous l’avez cloué sur une croix… Où sont aujourd’hui les Péquots ? Où sont les Narragansett, les Mohicans, les Pocanet et autres puissantes nations de nos peuples ? elles ont disparu devant la veulerie et l’oppression de l’homme blanc, comme neige au soleil… Les os de nos morts seront labourés et leurs tombes transformées en champs cultivés.”
~ Chef Tecumseh, Shawnee, 1811 ~

“Nous ne demandons pas de savoir pourquoi la terre a été plus appropriée que l’air ou l’eau, nous voulons savoir de quel droit l’Homme s’est approprié une richesse qu’il n’a pas créé et que la Nature lui a donné gratuitement.”
~ Proudhon ~

 

L’assomption religieuse fallacieuse de la Commission des Réclamations Indiennes (Indian Claims Commissions)

 

Steven Newcomb

 

15 Mars 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/03/15/bogus-religious-premise-indian-claims-commission

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1974, Ralph A. Barney, chef de l’ Indian Claims Section, Lands Division, du ministère de la justice des Etats-Unis, expliqua le concept du titre (de propriété) que la commission avait utilisé dans son travail depuis 1948 (de 1948 à 1978 en fait). Il commença par mentionner “les différents concepts inhérents à la nature de cultures différentes”. Il dit alors que “la culture des Européens qui découvrirent, puis plus tard colonisèrent le continent, était une culture légiférante à la base et ce particulièrement lorsque le concept de terre et de propriété était avancé.

Du point de vue de Barney, de la perspective européenne: “la terre était sujette à la ‘propriété’ soit par un monarque ou par ses sujets et les ‘titres’ étaient la pierre angulaire d’une telle propriété.” Puis Barney fit la déclaration sans équivoque que “La ‘propriété’ au sens du droit légal à la terre était inconnu des Indiens.” Pour soutenenir cette assomption, Barney cita le juge de la cour suprême des Etats-Unis Hugo Black dans le verdict de l’affaire Shoshone Indians contre les Etats-Unis:

La propriété n’avait pas plus de signification pour eux (les Indiens Shoshone) que le fait de bouger sans cesse sur la terre de manière commune, la posséder et en profiter de la même façon qu’ils profitaient et possédaient la lumière du soleil, le vent d’Ouest et le sentiment du printemps dans l’air. L’acquisition de la terre, qui développe une loi de véritable propriété, est un accomplissement unique des ‘civilisés’ “.

L’idée “d’acquisition” est “un désir intense d’obtenir ou de posséder quelque chose” qu’on ne possède pas déjà. La déclaration du juge Hugo Black reposait sur l’impossiblité pour les nations indiennes d’avoir un désir intense d’obtenir des terres qu’ils possédaient déja et avec lesquelles ils vivaient en relation culturelle et spirituelle depuis un nombre incalculable de générations. Ce fut donc sur une base impossible que le juge Black, au nom de la Cour Suprême, cadra les Shoshone comme étant disqualifiés pour une véritable “propriété” de leurs terres.

D’après le raisonnement de Black, une propriété légale de la terre (souvent appelée en anglais “fee title”) n’était seulement attribuable qu’aux Européens chrétiens qui arrivèrent en Amérique du Nord avec un brûlant désir d’acquérir et de posséder les terres des peuples et nations originels du continent, ou autrement attribuables aux successeurs de ces premiers Européens chrétiens.

D’après Barney, les Indiens furent exclus de la catégorie “propriété de la terre” parce qu’une perspective européenne restreignait la “propriété de la terre” à un “monarque ou ses sujets”. Ceci contient la présomption que les idées, valeurs, standards et croyances de nos nations originelles étaient aussi exclus de toute décision au sujet de la relation de nos nations à nos terres et territoires. Barney écrivit du point de vue que seuls les idées, valeurs, standards et croyances européens étaient valides dans la discussion.

Pour expliquer plus avant la logique de l’exclusion des nations amérindiennes de la “propriété légale” des terres, Barney se tourna vers l’idée que les Européens avaient “découvert” le sous-continent nord-américain.

Lorsque les Européens “découvrirent” le sous-continent nord-américain, ils le trouvèrent habités par des Indiens et la question de leurs droits éveilla un grand débat moral. Le roi Charles V d’Espagne chercha l’avis du grand théologien Franciscus de Victoria, professeur principal de théologie à la Universidad de Salamanca, qui suggéra que comme les aborigènes “étaient les véritables propriétaires, avant que les Espagnols ne viennent parmi eux, à la fois d’un point de vue public et privé”, ils devraient être traités comme tels afin de sécuriser les cessions de leurs terres.

La décision morale de Francisco de Victoria disant que les Indiens étaient les “véritables propriétaires” des terres contredisaient ce que Barney avait préalablement dit au sujet de la “propriété” étant restreinte aux “monarques européens et leurs sujets”. Comment Barney échappa t’il à cette contradiction apparente ? Il le fit en simplement ignorant de Victoria et en réaffirmant la perspective de la “propriété” comme étant restreinte aux monarques européens.

Barney déclara spécifiquement: “Ce point de vue (de de Victoria) ne peut pas prévaloir si les monarques européens possédaient la terre et pouvaient la morceler et la distribuer à leurs sujets.” En d’autres termes, Barney pensait que l’idée des Indiens comme “véritables propriétaires” de leurs terres avait été éventuellement abandonnée en faveur de l’idée que les monarques “découvrant” le continent “possédaient la terre et pouvaient la morceler à leurs sujets.” Dans le narratif de Barney, ceci s’est produit aux Etats-Unis en 1823 lorsque la cour suprême de justice rendît son verdict dans l’affaire de Johnson contre McIntosh, un verdict qui a réglé le débat au sujet des deux visions possibles:

  • La propriété était restreinte aux monarques et à leurs sujets, ou
  • Les Amérindiens “étaient les propriétaires légaux des terres du continent”.

Comme le dit alors Barney: “D’un examen long et détaillé de l’histoire des relations indiennes dans ce pays, Le juge suprême Marshall a conclu (dans l’affaire Johnson), que le titre légal appartenait au gouvernement des Etats-Unis et que les tribus n’avaient aucun droit de vendre ou de transférer le titre de propriété (du moins sans le consentement du gouvernement des Etats-Unis).” Notez que l’expression “titre légal” correspond à ce que Barney avait affirmé au sujet du “droit légal” à la terre étant “inconnu des Indiens”.

Néanmoins les Indiens ne pouvaient pas être ignorés, particulièrement dans les premiers temps alors qu’ils étaient numériquement bien plus forts que les quelques colons éparpillés le long des côtes. De là se développa la théorie qui dit que tandis qu’un titre “légal” se tenait avec les nations “découvrantes” et plus tard avec les Etats-Unis, les Indiens avaient un droit de possession fondé sur ce qui était caractérisé comme leur “titre aborigène”.

La distinction faite ci-dessus se situe entre le “titre légal” et le “droit de possession” fondé sur ce qui est appelé le “titre aborigène”, qui est défini comme “l’occupation des sols” ou le “droit de possession”. Barney cita le fait que dans l’affaire United States v. Santa Fe Pacific R. Co., la cour suprême “eût l’occasion d’établir la règle, qui fut plus tard adoptée par la commission indienne, sur ce qui était nécessaire pour établir le titre indien.

D’après le narratif de Barney, le problème de la propriété indienne a été décidé par la décision dans l’affaire Johnson contre M’Intosh et en résultat de cette décision, le point de focus de la commission indienne était restreint à un concept d’”occupation indienne” des sols consistant avec le verdict de l’affaire Johnson. Comme l’avait dit la cour suprême dans son verdict de l’affaire U.S. v. Santa Fe Pacific Railroad: “Ce fut sans aucun doute la politique du gouvernement fédéral depuis le départ de respecter le droit indien à l’occupation des sols, qui ne peut-être altéré et déterminé que par les Etats-Unis. Cette politique a été primairement reconnue au cours de l’affaire Johnson v. M’Intosh, 8 Wheat. 543, 5 L.Ed. 681, et a été réaffirmée de manière répétitive.

Barney cita ensuite depuis le verdict de l’affaire du chemin de fer de Sant Fé pour expliquer que le travail de la commission des demandes indiennes, comme dans l’affaire “Indians of California”, a été limité au sujet d’un titre d’occupation des sols indien qui fut en premier lieu articulé dans l’affaire Johnson: “L’occupation nécessaire pour établir la possession aborigène est une question factuelle qui doit être déterminée comme toute autre question factuelle. S’il était établi factuellement que les terres en question étaient ou étaient incluses comme ancestrales aux Walapais dans le sens où elles constituaient un territoire définissable occupé exclusivement par les Walapais (distinctes des terres où bien d’autres tribus se déplacent), alors les Walapais avaient un “titre indien”.

Le concept américain d’un “droit indien à l’occupation” sur lequel la commission s’est reposé fut une conséquence directe de ce que le juge Marshall appelait le “droit de découverte” dans le verdict de l’affaire Johnson. Il ajouta que ce droit était “confiné aux pays alors inconnus des peuples chrétiens”, “nonobstant l’occupation des sols des natifs, qui étaient païens.

L’important est ceci: Le processus de la commission n’a jamais été légitime. Pourquoi ? Parce que la commission a travaillé et fondé son travail sur l’argument théorique religieux caché du verdict de l’affaire Johnson contre M’Intosh. Elle a effectué son travail sur l’affirmation erronée de la “domination ultime” chrétienne, elle-même basée sur la “prétention extravagante” que le “droit à la découverte” chrétien avait résulté en un droit de domination chrétienne (“ultimate dominion”), qui à son tour avait de manière supposée réduit nos Nations Originelles a un vague droit d’occupation païen en ce qui concerne nos territoires nationaux et originaux.