Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ 1ère partie ~

“Avertissement, le Laétrile est officiellement un traitement non prouvé pour le cancer. L’auteur de ce livre est un chercheur et un écrivain, pas un médecin. Les faits dévoilés dans les pages qui suivent ne le sont que pour information seulement et ne sont pas des avis médicaux. Leur but est de créer la base d’un consentement informé. Bien qu’il y ait certaines chose que l’on puisse faire dans le domaine de la prévention, le traitement clinique du cancer ne doit pas se pratiquer seul. L’administration de quelque thérapie anti-cancéreuse que ce soit, incluant les thérapies nutritionnelles, doit être pratiquée sous la supervison directe de personnels médicaux professionnels, spécialistes en leur domaine.” (G. Edward Griffin)

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Un monde sans cancer (larges extraits)

L’histoire de la Vitamine B17 (Laétrile)

 

Par G. Edward Griffin (1997, 2ème edition, 13ème réimpression 1998)

~ Traduit de l’anglais par Resistance 71 ~

Livre I ~ 1ère partie ~

Livre I, seconde partie

Livre I, troisième partie

Livre I, quatrième partie

Livre I, 5ème partie

Livre II, 1ère partie

Livre II, 2ème partie

Livre II, 3ème partie

Livre II, 4ème partie

Livre II, 5ème et dernière partie

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~ Livre I: La science de la thérapie du cancer ~

Chapitre 1: Le syndrome du Watergate

Cette année (NdT: 1998), 550 000 Américains vont mourir du cancer. Un sur trois d’entre-nous va developer la maladie au cours de sa vie. Ceci représente 88 millions de personnes rien qu’aux Etats-Unis.

Le but de cette étude est de démontrer que nous pouvons arrêter cette grande tragédie humaine sur la base de la connaissance scientifique déjà à notre disposition.

Nous explorerons la théorie qui veut que, comme le scorbut, le cancer soit une maladie de déficience, aggravée par le manque d’un composant essentiel de l’alimentation de l’Homme moderne et que son contrôle ultime réside dans sa restauration au sein de notre diététique.

Ce que vous allez lire par la suite n’est pas approuvé par la médecine allopathique. L’administration pour l’alimentation et les produits pharmaceutiques (NdT: labellée FDA aux Etats-Unis pour Food & Drugs Administration, acronyme que nous utiliserons pour la suite de cet exposé), la Société Américaine contre le Cancer (NdT: American Cancer Society ou ACS) et l’American Medical Association (NdT: AMA qui est l’équivalent outre-Atlantique de notre “ordre des médecins”) ont même qualifié ceci de charlatanisme. En fait, la FDA, l’ACS et l’AMA ont utilisé tous les moyens à leur disposition pour éviter que ce que vous allez lire le soit. Ces entités gouvernementales ont confisqué des films et des livres. Ils ont meme traîné devant les tribunaux des médecins qui appliquaient ces théories dans le seul but de sauver la vie de leurs patients[…]

[…] Au début de l’année 1974, le conseil des médecins de la Californie a déposé une plainte officielle contre le Dr. Stewart M. Jones, pour avoir utilisé la substance laetrile avec ses patients atteints de cancer. On apprit plus tard que le Dr. Julius Levine, membre du conseil des médecins ayant déposé plainte, avait lui-même utilisé le laetrile pour traiter son propre cancer. Quand le cas du Dr. Jones vint à être examiné par le conseil, les pressions politiques furent si intenses que le Dr. Levine se sentit obligé de démissionner de son poste plutôt que de soutenir ouvertement le Dr. Jones et ses patients. Ceci se passe dans un pays qui se targue d’être le phare de la liberté et dont le symbole est la statue de la liberté. Les citoyens de ce pays sont obligés de devenir des émigrants pour raisons médicales afin de conserver leur liberté de choix et leur souveraineté au sujet de leur propre corps. Le laétrile est disponible dans des pays comme l’Australie, le Brésil, la Belgique, Le Costa Rica, l’Angleterre, l’Allemagne, la Grèce, l’Inde, Israël, l’Italie, le Japon, le Liban, le Mexique, le Pérou, les Philippines, l’Espagne, la Suisse, la Russie (et l’URSS auparavant), le Vénézuéla, le Vietnam… mais il n’est pas autorisé dans le “pays des hommes libres”.

Malgré tout cela, un bon nombre de médecins ont défié la bureaucratie et ont prouvé dans leur proper Clinique, que le concept de déficience vitaminique comme cause du cancer est valide.

Avec des milliards de dollars dépensés chaque année dans la recherche contre le cancer et ajoutant les autres milliards engrangés par le biais des médecines liées aux traitements du cancer, ainsi que les politiciens toujours plus avides de votes, promettant toujours plus de fonds publics pour les programmes de financement, nous nous apercevons qu’aujourd’hui, il y a bien plus de gens qui vivent sur le dos du cancer que ceux qui en meurent. Si la problématique venait à être résolue par une simple vitamine, cette gigantesque industrie commerciale et politique deviendrait obsolète dès demain matin. Ce que nous pouvons dire est que la science de la thérapie contre le cancer n’est pas aussi complexe que sa politique.

Si les scandales du Watergate au début des années 70 servirent à quelque chose, ce fut à ceci: le réveil du public au fait que parfois les officiels du gouvernement ne disent pas la vérité et que lorsqu’ils sont pris la main dans le sac, ils clâment invariablement qu’ils ont agit de la sorte afin de protéger qui la sécurité nationale, qui la santé publique ou quelqu’autre noble but. Ce syndrome du Watergate n’est pas nouveau. Il y a plusieurs années, un agent de la FDA témoigna devant une cour de justice contre un homme d’affaire de Kansas City. L’agent admit lors d’un interrogatoire contradictoire qu’il avait menti 28 fois sous serment. Quand il lui fut demandé s’il regrettait d’avoir agi de la sorte, il répondit: “Non, je n’ai aucun regret. Je n’hésiterai pas à mentir si cela peut aider le consommateur américain.”

En fait, la FDA n’a que faire du “consommateur américain” en cela que lorsqu’un homme d’affaire tombe en disgrâce avec l’administration, rien ne lui est épargné, et la loi est utilisée non pas comme une raison d’attaque, mais comme une arme d’attaque. En d’autres termes, la FDA ne prend pas action parce que la loi lui dicte de le faire. Elle le fait parce qu’elle pense qu’elle se doit de le faire et cherche ensuite au travers des lois et regulations une justification pour l’avoir fait. (NdT: suit ici un exposé de l’affaire de l’état américain contre Dextra Fortified Sugar) […]

[…] De manière générale, il y a toujours plus qu’un certain zèle venant des bureaucrates. Prétendre protéger le public fait toujours partie des agendas cachés. Les legislations écrites pour soi-disant protéger le consommateur sont généralement écrites par ces industries contre lesquelles ces memes consommateurs sont supposés être protégés. Les politiciens qui sont reconnaissants du soutien financier que ces industries leur apportent, sont avides de signer les lois et de pousser pour leur application. Une fois votée et établie en loi, la legislation ne sert plus qu’à protéger de la concurrence les industries qui les sponsorisent. Le consommateur devient la victime et non pas le bénéficiaire.

Ceci est tout aussi vrai dans le domaine de la médecine que dans tout autre domaine. Quoi qu’il en soit, en médecine, il y a toujours la nécessité de prétendre et de faire valoir que tout est fait “scientifiquement”. Ainsi, en plus de l’aide recrutée des politiciens, les scientifiques doivent aussi être achetés., une chose de plus en plus facile à faire grâce à l’allocation des fonds de recherche.

Cette réalité fut révélée en 1966 par l’ancien patron de la FDA James L. Goddard, qui dans un discours devant l’association des laboratoires pharmaceutiques déclara:

“J’ai été choqué par ce que j’ai vu. En plus du problème de la qualité il y a celui de la malhonnêteté dans les evaluations des nouveaux medicaments. Je veux bien admettre qu’il y a une zone d’ombre dans l’évalutaion des medicaments, mais la non divulgation de donnéees cliniques animales non favorables n’est pas une question de zone d’ombre . Le choix délibéré de favoriser des enquêtes cliniques en étant plus concerné par les amities au sein de l’industrie que par le développement de bonnes données d’évaluation n’est pas une zone d’ombre.”.

Son successeur à la FDA le Dr. Herbert Ley, témoigna devant un comité médical du congrès en 1969 où il déclara:

“Les patients qui sont décédés durant les tests cliniques n’ont pas été rapportés au sponsor… Des personnes décédées furent listées comme sujets d’expérimentation; certaines personnes listées sur la liste des tests n’étaient pas présentes dans l’hôpital au moment des tests,  des formulaires de consentement ont été prouvés avoir été signés après la date du décès des patients.” […]

[…] Les rapports défavorables sont rarement publiés, de plus les testeurs sont mis sous pression pour ne rien dire. Les avantages pour les testeurs cliniques à fabriquer les données sont énormes. Les laboratoires pharmaceutiques américains paient jusqu’à 1000 US$ par patient, ce qui permet certains médecins de collecter plus d’un million de dollars par an sur le dos de la recherche pharmaceutique, le tout de manière plus facile si les traitements sont en fait imaginaires. Même si les résultats de tests ne sont pas fabriqués, il y a toujours l’effet du parti-pris inconscient. Ces médecins savent très bien que s’ils ne produisent pas les résultats escomptés par les laboratories pharmaceutiques qui les emploient, leurs chances de continuer à recevoir cette manne s’amenuisera au fil du temps.

Que des laboratoires de tests soient corrompus par l’argent de l’industrie n’est pas difficile à imaginer, mais on assume souvent que les laboratories universitaires sont différents, plus fiables, qu’ils sont immunisés contre les profits qui dégoulinent de la science criminelle. La vérité de fait est que l’argent parle aussi fort sur les campus universitaires que partout ailleurs. […]

[…] Amenons maintenant ce débat sur le sujet du cancer. La science peut-être utilisée pour pousser sur le marché des medicaments qui ne marchent pas, mais aussi pour laisser de côté ceux qui marchent, parce que ces remèdes représentent une concurrence potentielle pour l’industrie pharmaceutique, qui contrôle le système de validation des medicaments pour le marché.

Note des traducteurs: suit ici l’explication d’une affaire judiciaire entre la FDA et le Dr. Andrew Ivy au début des années 1960. […]

[…] La tactique la plus malhonnête utilisée contre le laetrile, fut l’établissement d’un rapport pseudo-scientifique par la commission en cancérologie de l’ordre des médecins de Californie en 1953. Publié dans le numéro d’Avril 1953 de la revue California Medicine, le rapport présentait une collection impressionnante de tableaux, de données techniques indiquant qu’une recherche exhaustive avait été conduite sur tous les aspects possibles du laetrile. Sa composition moléculaire a été analysée, son action chimique étudiée, ses effets sur des rats de laboratoires cancérisés observés et son efficacité sur des patients cancéreux humains déterminée. La conclusion de toute cette etude soit disant objective était sans appel: “Il n’y a pas de preuve évidente qui indique l’effet cytotoxique du laetrile sur les cellules cancéreuses.” […]

[…] Il est néanmoins important de connaître quelque chose de la nature de ce rapport californien et de l’intégrité scientifique de ceux qui l’ont rédigés.

Bien que ce rapport publié dans la revue California Medicine ne fut pas signé, il fut rédigé par les médecins Dr. Ian MacDonald, president de la commission et du Dr. Henry Garland, son secrétaire. Le Dr. MacDonald était un cancérologue, chirurgien connu et le Dr Garland était un radiologue de renommée internationale. Il y avait sept autres médecins connus dans le comité, incluant quatre chirurgiens supplementaires, un autre radiologue et un pathologiste, mais ceux-ci ne prirent aucune part signifiante à la rédaction de ce rapport. Aucun de ces hommes, y compris MacDonald et Garland, n’a utilisé le laetrile en experience de première main. Tout ce qu’ils ont fait ne fut que l’évaluation et le résumé d’écrits d’autres personnes.

Avant que d’examiner ces évaluations et résumés, rappelons d’abord que MacDonald et Garland étaient les deux médecins qui firent la une des journaux nationaux en expliquant qu’il n’y avait absolument aucune relation entre fumer des cigarettes et le cancer. Dans une adresse devant le comité de santé publique du Club du Commonwealth à San Francisco le 9 Juillet 1964, le Dr Garland a déclaré: “Une hypothèse courante et reconnue de manière élargie serait que fumer des cigarettes causerait un grand nombre de maladies différentes allant du cancer à l’artériosclérose. Après avoir étudié la question pendant plusieurs années, notemment dans sa relation rapportée avec le cancer des bronches, mon opinion bien considérée est la suivante: cette hypothèse n’est pas prouvée… Les cigarettes consommées de manière moderée sont considérées par beaucoup comme un tranquilisant. Il est plus que probable que l’obésité soit un plus grand danger pour la santé des Américains que les cigarettes.”

Le Dr. MacDonald lui, fut même plus emphatique. Dans un article qu’il écrivit pour le US News and World Report, il était photographié avec une cigarette dans la main et déclarait: “fumer est un passe-temps anodin jusqu’à 24 cigarettes par jour.” Ce à quoi il ajouta: “Nous pourrions modifier un vieux slogan en disant: Un paquet par jour, pas de cancer du poumon pour toujours.” (NdT: difficle de traduire la phrase de MacDonald puisque le slogan rhyme en anglais. Le “slogan” est comme suit: “A pack a day keeps lung cancer away”…).

Il est curieux de noter qu’au moment où ceci se passait, les fabricants de cigarettes enregistraient une baisse dans leurs ventes à cause justement d’une augmentation de la suspicion du public concernant le rapport entre fumer et le cancer. En fait, l’industrie du tabac avait déjà promis 10 millions de dollars sur les 18 millions considérés à l’AMA pour effectuer des “recherches” sur la question du rapport entre fumer et la santé. L’effet de cette véritable manne d’argent pour l’AMA, provenant d’une source qui disons le avait un intérêt conflictuel avec les résultats potentiels des recherches fut incroyable et ne donne pas vraiment confiance en l’intégrité de l’AMA. Le résultat fut la conversion d’un projet de recherche simple et direct en un amas confus garni d’un indiscutalbe gâchis d’argent. […]

[…] Il convient de noter de manière intéressante que le Dr MacDonald mourut brûlé vif dans son lit après que sa cigarette ait déclenché un incendie, quant au Dr Garland qui se vantait d’être un fumeur à la chaîne depuis son enfance et qui clamait haut et fort qu’il était la preuve vivante que les cigarettes étaient sans danger, mourut d’un cancer des poumons.

En 1963, dix ans après la publication du rapport original, le ministère de la santé de Californie décréta que les conclusions de cette étude vieillissante étaient “justes” et il les adopta comme siennes. Lorsqu’il le fit, cela rendit un fier service au public sans le vouloir, parce que le ministère de la santé publia pour la première fois toutes les experiences originales de la recherche sur lesquelles le rapport était fondé et ce faisant, il fut rendu public de manière documentée que les Dr MacDonald et Garland avaient falsifié leur résumé et leur évaluation de ces experiences.

Dans le rapport de 1953, les auteurs publiaient les conclusions du Dr John W. Mehl, disant que le cyanure ne pouvait pas être diffusé du Laétrile. Comme nous l’expliquerons dans un chapitre ultérieur, la diffusion de cyanure dans la cellule cancéreuse fait partie de la raison du pourquoi le Laétrile marche. De cette façon, dire que le cyanure ne pouvait pas être diffusé depuis le Laétrile devenait un sérieux coup à la crédibilité de la substance et de la théorie sur le Laétrile. Le Dr Mehl déclara: “Ces résultats ne sont pas probant et seront revérifiés, mais cela ne soutient pas le cas du Laétrile.”

Quoiqu’il en soit, avec la publication dix ans plus tard de toutes les experiences realisés dans l’étude, une histoire toute différente commença à émerger. Enfouie dans un dédale de tableaux, de statistiques et de graphiques, on peut y trouver une information intitulée “Rapport sur le Laétrile, Appendix 4”. C’est un rapport de laboratoire signé par G. Schroetenhoer et W. Wolman. Ce rapport stipule:

“Après un reflux de trois heures, l’odeur du cyanide d’hydrogène pouvait être détectée… Celui-ci fut distillé dans de l’hydroxide de sodium et sa présence fut determinée par la technique du test au bleu de Prusse.”

Ce rapport était daté du 14 Janvier 1953, soient deux mois avant que le Dr. Mehl ne declare que le cyanide ne pouvait pas être diffusé par le Laétrile. Il est tout à fait evident que MacDonald et Garland ont donné la preference au rapport négatif tout en ignorant le rapport positif.

Depuis lors, la diffusion de cyanide (cyanure) du Laétrile a été confirmée par le laboratoire de chimie de l’AMA, par le département de cytochimie de l’Institut National du Cancer et même par le ministère de la santé californien ; ce même ministère qui déclara “vraies” les conclusions du rapport de 1953.

Une autre affirmation de Dr MacDonald et Garland fut que des examens microscopiques de tumeurs de patients ne montraient absolument aucune indication chimique favorable. Dix ans plus tard, ceci fut prouvé être un mensonge éhonté. L’appendix 3 du rapport contient les conclusions de deux pathologistes, qui stipulèrent noir sur blanc, qu’ils avaient constaté des effets anti-tumeur chez les patients traités, qui seraient plus que vraisemblablement causés par le Laétrile. Dans une declaration écrite du 15 Décembre 1952, par exemple, le médecin John W. Budd rapportait: “case 1M… la nécrose hémorragique de la tumeur est importante… Une interprétation d’un effet chimiothérapeutique peut-être supposé…” […]

[…] Quoi qu’il en soit, meme si les conclusions de ces chercheurs n’avaient pas été falsifiées dans le résumé fait par MacDonald et Garland, le rapport californien de 1953 aurait été complètement inutile quant à établir un verdict négatif définitif sur la question, car la force des doses utilisées sur les patients atteints de cancer étaient bien trop faibles pour prouver quoi que ce soit. En fait les doses utilisées ne représentaient qu’un cinquantième que ce qui était generalement utilisé pour obtenir des résultats optimum. Dans les premiers temps de l’utilisation du Laétrile, les médecins n’administraient que 50 ou 100 mg à chaque fois. Gagnant confiance avec l’expérience, le dosage fut peu à peu augmenté jusqu’en 1974, le laetrile était injecté aux patients de manière intra-veineuse à des dosages allant de 6 à 9000 mg (6 à 9g) par jour. De manière générale, cela prend environ une accumulation de 50 à 70 000 mg (50 à 70g) sur une période d’une semaine à 10 jours, avant que le patient ne commence à sentir et à rapporter une amelioration tangible de son état. Mais les experiences faites durant l’étude en Californie ne furent faites qu’avec  50mg par injection. La dose maximum individuelle fut de 200mg et la dose maximun cumulative de 2000 mg (2g) en 12 injections. Cinq patients ne reçurent que deux injections, et cinq patients n’en reçurent qu’une.

Il n’est donc pas surprenant que la recherche californienne de 1953 échoua à produire des preuves tangibles de l’efficacité du Laétrile contre le cancer. […]

[…] Le 6 Avril 1970, la fondation McNaughton envoya une demande à la FDA pour s’engager dans ce qu’on appelle une étude sur un nouveau medicament (NdT: IND en anglais pour “Investigation on New Drug”… “Drug” en anglais ayant essentiellement le sens de medicaments dans un contexte medical.). La permission fut accordée le 27 Avril, puis selon les mots d’un journaliste: “les feux de l’enfer se sont déchaînés”. La FDA reçut apparemment un coup de téléphone d’un personnage politique influent et irrité qui passa le mot d’ordre suivant: “Arrêtez les tests”. […]

[…] Clairement, ceci fut fait en réponse à des pressions politiques et une des raisons invoquées pour arrêter les tests fut la suivante: La FDA considérait le Laétrile comme étant toxique et déclara solennellement:

“Bien qu’il soit souvent dit dans l’IND que l’amygdaline (NdT: L’autre nom du Laétrile, connu aussi sous le nom de vitamine B17) n’est pas toxique, les données pour démontrer ce manque de toxicité sont absentes…Il est considéré comme dangereux de fonder la dose de départ d’une étude chronique (plus de six semaines) sur l’humain sur une seule étude faite sur des souris. Il est aussi dangereux de commencer des études sur l’humain alors que la nature de la toxicité n’a pas été élucidée sur des espèces animales plus grosses.”

Ceci est une declaration simplement incroyable. D’abord, comme nous allons le montrer dans un chapitre ultérieur, la non-toxicité de la substance amygdaline (Laétrile) est un fait connu, complètement accepté et non-controversé depuis plus de cent ans. Deuxièmement, les cas cliniques documentés comme partie de la demande d’IND constituaient des preuves supplementaires de la non-toxicité et de la sûreté du Laétrile. Troisièmement, la question même de la toxicité est totalement absurde dans la mesure où TOUS les medicaments approuvés par la FDA et utilisés pour traiter les cancers sont, eux, des médicaments EXTREMEMENT toxiques. […]

[…] Quoi qu’il en soit, le rapport de Californie de 1953 demeure une des “autorités” citées ad nauseam par les “experts” en cancérologie, comme fondement de base pour empêcher l’utilisation du Laétrile.

Pourquoi cela se produit-il ? C’est ce que nous allons voir par la suite…

Chapitre 2: Génocide à Manhattan

En plus de ce rapport de Californie, il y a eu de nombreuses recherches sur le Laétrile, menées soi-disant par des organisations réputées et qualifiées. Ceci inclut une étude datant de 1953 de Stanford University, une recherche de 1961 de l’université de Berkeley Californie, une en 1962 du Diablo Lab de Berkeley et une recherche en 1965 financée par l’Association Médicale Canadienne et l’université McGill de Montréal. Toutes ces recherches ont été ternies par une attitude biaisée et une certaine ineptitude scientifique; des mensonges et des vices de forme similaires à ceux trouvés dans la fameuse étude de Californie en 1953 furent mises en évidence. Certaines de ces recherches admettaient ouvertement la preuve d’un effet anti-cancéreux, mais les causes étaient attribuées à autre chose. Certaines de ces études ne portèrent que sur la toxicité du laetrile, c’est à dire que les recherches ne portaient en aucun cas sur le potentiel thérapeutique, mais visaient à déterminer la dose nécessaire pour tuer un patient. […]

[…] Dans le même temps, le nombre de patients du cancer qui avaient été mis en remission par le traitement au laetrile et qui louaient ses bienfaits ne cessait de grandir. A tel point que ces patients et leurs familles établirent une organisation populaire appelé le Comité pour la Liberté du choix de la thérapie anti-cancer. Plusieurs centaines de branches à travers le pays organisèrent des réunions et des conférences de presse, témoignèrent devant des comités médicaux ad hoc appellant à la légalisation du laetrile. D’une manière ou d’une autre ces “laétristes” devaient obtenir une réponse.

Ainsi en 1978, l’Institut National contre le Cancer lança une nouvelle recherche pour discréditer le mouvement.

Quatre-vingt-treize cas de cancers furent sélectionnés, dont les rapports médicaux stipulaient que le laetrile avait été efficace. Les détails des études furent soumis à un panel de 12 spécialistes du cancer pour évaluation. Des cas impliquants des traitements traditionnels furent aussi mélangés et le panel n’était pas au courant de qui avait reçu quel traitement.. L’évaluation ne serait basée que sur les résultats. L’Institut put sélectionner les cas traits au laetrile et en rejeta un grand nombre, ainsi le panel d’experts ne fut autorisé qu’à n’évaluer que 22 cas.

Comment évalue t’on le succès d’un traitement du cancer ? Est-ce le temps de vie ? La qualité de vie ? Le sentiment de bien-être et l’absence de douleur ? La capacité de fonctionner quotidiennement normalement ? Tous ces critères sont des critères d’évaluation utilisés par les médecins utilisant la thérapie nutritionnelle. Ils ne sont pas concernés par la taille de la tumeur, parce que, comme vu précédemment, ils savent que les tumeurs sont un mélange de cellules bénignes et malignes et que la plupart des tumeurs n’ont qu’un faible pourcentage de cellules cancéreuses. Si le laetrile parvient à éliminer 100% du cancer, la tumeur du patient ne se réduira peut-être que de 5 ou 10%. Mais à quoi bon ? Le patient est de retour parmi les vivants. La tumeur n’est pas la maladie, elle n’est qu’un symptôme, un signe, de la maladie.

D’un autre côté, la médecine allopathique orthodoxe est elle complètement focalisée sur la tumeur. Pour la vaste majorité des oncologues, la tumeur est le cancer. S’ils l’enlèvent chirurgicalement ou parviennent à la brûler, ils annoncent gaiement au patient: “Nous avons tout eu”. Ils ont peut-être enlevé la tumeur, mais ont-ils eu ce qui en est la cause ? De plus, dans le processus, ont-ils délogés quelques cellules cancéreuses, causant une migration de celles-ci dans un autre endroit du corps ? Est-ce là la raison pour laquelle tant de patients du cancer décèdent de métastases cancéreuses en de multiples endroits du corps seulement quelques mois après avoir entendu les mots stupides: “Nous avons tout eu de la tumeur” ?

Dans tous les cas de figure, les praticiens du laetrile ont toujours dit que la réduction de la tumeur était le critère le moins important d’évaluation pour déterminer le succès de la thérapie. Quel fut donc le critère primordial choisi par l’Institut pour cette recherche ? La taille de la tumeur bien entendu… Ceci était non seulement en accord avec la logique de la conception orthodoxe sur le cancer, mais cela serait également en faveur des traitements à la chimiothérapie et/ou radiation, qui ont des résultats plus prononcés sur la réduction de la taille de la tumeur que ceux du laetrile. Ainsi, un patient en vie et en bonne santé avec une reduction de tumeur de 15% serait considéré comme un échec, tandis qu’un patient mourant ayant une réduction de tumeur de 60% serait classifié en succès.

Malgré cela, voici ce que le panel trouva:

Parmi les cas de laetrile étudiés, 2 patients démontrèrent une récuperation complète avec disparition de la tumeur, 4 furent notés avec des régression de tumeur partielles de l’ordre de 50%, 9 furent considérés comme “stabilisés” (arrêt de la croissance de la tumeur) et 3 furent reconnus avoir “des augmentations d’intervalles de rémission”. En d’autres termes, 18 sur les 22 cas étudiés, soient 82%, présentaient des réponses positives à la thérapie et ce même en n’utilisant que le critère de la taille de la tumeur. Il y a en fait très peu de medicaments “agréés” par la FDA qui peuvent présenter ce type de résultats.

Aucun de ces résultats encourageant ne fit une quelconque différence. Le rapport officiel de l’Institut contre le cancer stipula: “Ces résultats ne donnent aucune conclusion définitive sur la question d’une activité anti-cancer du Laétrile.” Le phrasé était particulièrement trompeur car personne ne s’attendait à des “conclusions définitives” après une seule recherche. Mais un rapport complet et honnête des résultats auraient été apprécié. […]

[…] pire fut fait quelques années plus tard avec le Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de Manhattan, dans la ville de New York. Pendant 5 années entre 1972 et 1977, le Laétrile fut méticuleusement testé au centre Sloan-Kettering sous la direction du Dr. Kanematsu Sugiura, senior chercheur du centre avec plus de 50 ans d’expérience à son actif. Le Dr Sugiura avait obtenu le plus profond respect pour sa connaissance et son intégrité. Dans un laboratoire scientifique où la vérité est recherché à l’exclusion de toute autre chose, il aurait été le parfait chercheur pour la tâche de ce test. Pour les buts de Sloan-Kettering en outre, ce fut le plus mauvais des choix.

Sugiura fit ses experiences en une série de plusieurs tests en utilisant des animaux de laboratoire différents et des tumeurs d’origine différente: certaines furent transplantées, d’autres se produisant naturellement. En conclusion de ses experiences, il rapporta cinq résultats:

  • Le Laétrile stoppait le développement (sous forme métastatique) du cancer chez les souris
  • Le Laétrile améliorait l’état de santé général
  • Le Laétrile inhibait la croissance des petites tumeurs
  • Le Laétrile procurait un soulagement de la douleur
  • Le Laétrile agissait comme une prevention du cancer

Le rapport stipula:

“Les résultats montrent clairement que la substance amygdaline (Laétrile) inhibe de manière signifiante les métastases pulmonaires chez les souris ayant développé des tumeurs mammaires spontannées et réduit de manière conséquente la croissance des tumeurs principales … Le laetrile semble également faire la prevention quant à l’apparition de nouvelles tumeurs… L’amélioration de l’état de santé et de l’apparence des animaux traités en comparaison avec les sujets de contrôle est toujours une observation commune… Le Dr Sugiura n’a jamais fait l’expérience ni l’observation de la régression complète de ces tumeurs dans toute sa carrière et experience avec d’autres agents chimiothérapeutiques.”

Le lecteur est avisé de bien relire le dernier segment de cette conclusion, car comme nous allons le voir, juste quelques mois plus tard, des porte-paroles du centre Sloan-Kettering allaient nier en bloc qu’il y ait une preuve quelconque de la valeur thérapeutique du Laétrile. Pour vraiment bien comprendre et apprécier ce qui va suivre, il nous faut ici exliquer un peu la toile de fond de l’affaire. Le comité directeur du centre Sloan-Kettering est virtuellement contrôlé par des exécutifs de l’industrie représentant les intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique. La part la plus importante de ce contrôle est exercée par la dynastie Rockefeller et ses associés de cartel. A l’époque des tests effectués par le Dr. Sugiura, il y avait trois des Rockefellers qui siégeaient au comité directeur du centre (James, Laurence et William) ainsi qu’une douzaine de personnes dont les compagnies gravitaient toutes dans l’orbite des Rockefeller.

L’historique du comment la famille Rockefeller s’est trouvée impliquée dans l’industrie pharmacetique est expliqué en détail dans la seconde partie de ce livre. Pour bien apprécier les causes et effets de cette partie du récit, nous devons dire ici que John D. Rockefeller et son fils J.D le second (ou J.D. II), commencèrent à donner de l’argent au Memorial Hospital dès 1927. Ils donnèrent également un gros lopin de terre sur lequel fut bâti un nouvel hôpital dans les années 1930. Rien ne fut jamais donné sans recevoir quelque chose en retour. Dans ce cas-ci, ce fut le contrôle exercé sur un des plus grands centres médicaux au monde. […]

[…] Avec cet état de fait à l’esprit, cela ne doit pas être une surprise d’apprendre que les trouvailles de Sugiura n’ont pas satisfait son employeur…

Les membres du comité directeur furent lents à comprendre les implications du travail de Sugiura, mais quand ils la comprirent, les feux de l’enfer se déchaînèrent au comité, si une guérison du cancer devait être trouvée en provenance d’un extrait de simples graines d’abricot, ceci serait une gifle monumentale pour les affaires de l’industrie pharmaceutique anti-cancer.

Jamais auparavant le travail du Dr. Sugiura ne fut mis en question. En 1962, plus de 200 de ses articles scientifiques furent publiés dans un set de quatre volumes. La préface fut écrite par le Dr. Chester C. Stock, l’homme en charge du laboratoire de tests du centre Sloan-Kettering. Dr Stock écrivit:

“Très peu de noms dans la recherche contre le cancer sont aussi connus que celui de Kanematsu Sugiura. Il est très possible que la preuve de la haute estime que son travail suscite puisse être résumée par l’anecdote suivante: Un enquêteur dans la lutte contre le cancer en provenance de Russie nous visitant avait declaré: ‘Quand le Dr Sugiura publie quelque chose, nous savons que nous n’aurons pas à répéter la recherche, car nous obtiendrions les mêmes résultats qu’il a obtenus.”

Tout ceci fut complètement oublié lorsque les conclusions du Dr Sugiura mirent en danger les revenues de l’industrie. Le même Dr Stock qui avait écrit ces lignes élogieuses était maintenant vice-président du centre Sloan-Kettering et faisait partie de ceux qui hurlaient avec les loups et demandait une autre batterie de tests. Sugiura se devait d’avoir tort !

Il s’avéra que d’autres avaient déjà dupliqué les experiences et avaient obtenu essentiellement les mêmes résultats positifs. Une de ces personnes était le Dr. Elizabeth Stockert et une autre le Dr. Lloyd Scloen. Tous deux étaient des biochimistes au centre Sloan-Kettering quand ils firent leur travail. Schloen avait même été aussi loin que d’ajouter des enzymes Protéolytiques dans les injections, comme le font souvent les médecins qui utilisent le laetrile,  et il rapporta 100% de guérison parmi ses souris albinos suisses. Ceci n’était pas du tout les résultats qu’ils voulaient, ceci devenait même sérieusement embarassant. Il était trop tard pour étouffer les rapports car ils étaient déjà publics.

Le temps était venu d’enfouir ces résultats sous une foule de rapports contradictoires et de statistiques. Même la rose la plus parfumée est ignorée dans une tonne d’ordures.

La chose la plus facile au monde à faire est de se tromper. Ce n’est pas difficile de faire en sorte que le laetrile ne marche pas. Il suffit simplement de changer le protocole d’administration de la substance, diminuer le dosage, changer les critères d’évaluation, louper la procédure, voire même si nécessaire… mentir. Tout ceci fut utilisé pour discréditer les résultats du Dr. Sugiura. […]

[…] A ce moment un groupe d’employés du centre se mit en colère devant la façon dont les gestionnaires d’en haut tentait d’étouffer les résultats du Dr, Sugiura. Ces personnes commencèrent à faire circuler toute une série de lettres ouvertes sous le nom de “Seconde Opinion”. L’identité des auteurs de ces lettres ne fut pas connue, mais il était evident d’après les données qu’elles fuitaient que les auteurs étaient très bien connectés avec l’organisation. Des photocopies de memos internes très importants et même des copies des notes de laboratoire du Dr Sugiura, furent envoyés aux avocats du laetrile et à certains membres sélectionnés de la presse. Ceci devint un sujet d’embarassement pour les administrateurs qui étaient impatients de fermer le dossier et de laisser l’affaire se tasser dans l’opinion publique. Un des grands supporteurs de ceci fut Benno Schmidt, un des vice-présidents de Sloan-Kettering. Il était banquier d’affaire avec des connections très puissantes aux bons endroits. Il était un ami proche de Laurence Rockefeller, alors membre du comité de gestion du centre Sloan-Kettering et président du conseil national des consultants pour la lutte contre le cancer du president Jimmy Carter. Ce groupe qui inventa la soi-disant “guerre contre le cancer”, qui n’était en fait qu’un moyen de détourner des milliards de dollars de fonds publics vers les centres de recherche comme celui de Sloan-Kettering.

Pour Schmidt, le seul but de faire tester le Laétrile était pour convaincre le public que cela ne marchait pas. Que cela soit vrai ou pas n’était pas important. Cette réalité fut mise en lumière, sans nul doute de manière accidentelle, dans une interview avec le Dr Martin qui fut publiée le 23 Décembre 1977dans la revue “Science”. Lorsque le journaliste demanda à Martin si les tests conduits au centre Sloan-Kettering étaient destinés primordialement aux scientifiques, il répondit: “Non sens; bien sûr que tout cela fut fait pour aider des gens comme Benno Schmidt et les members de congrès à répondre aux laétrilistes.” […]

[…] Note des traducteurs: suit ici une liste de plus de tests effectués, qui tous donnèrent des résultats positifs quant au contrôle de la maladie par le laetrile, à chaque fois le centre SK les désavoua et ordonna d’autres tests… Finalement, à l’issue d’une expérimentation truquée, une conclusion parvint comme suit…

[…] “Les résultats de ces experiences ne confirment pas les résultats positifs précédents du Dr. Sugiura.” Une fois de plus, la vérité fut sacrifiée à l’autel de l’argent. Le dossier fut finalement fermé. Il n’y aura plus de tests.

Cinq mois plus tard, le 15 Juin 1977, une conférence de presse fut planifiée par le centre Sloan-Kettering pour annoncer les conclusions finales sur les tests du laetrile. Tous les acteurs clé de l’affaire étaient dans la pièce: Dr Robert Good, directeur et president de l’institut contre le cancer, Dr Lewis Thomas, president du centre SK, Dr Chester Stock, vice-président, Dr Daniel Martin du centre medical catholique (qui fit une batterie de tests) et sept autres personnes incluant le Dr Kanematsu Sugiura qui fut invité en spectateur et non comme participant… Après que les conclusions furent lues, on ouvrit un temps de parole pour des questions.

“Dr Sugiura”, cria soudainement quelqu’un, “Continuez-vous de penser que le laetrile arrête la progression du cancer ?”

Les cameras de television se tournèrent rapidement vers le Dr Sugiura afin d’enregistrer sa réponse. Un ange passa dans l’assemblée. Le Dr Sugiura regarda droit vers le journaliste et d’une voie haute, claire et intelligible dit: “Oui, je le pense”.

Le mois suivant, en Juillet 1977, des auditions furent ouvertes devant le sub-comité pour la santé et la recherche scientifique, qui était sous la présidence du sénateur Edward Kennedy. La nature de ces auditions étaient évidentes par le simple fait du titre sous lesquelles elles avaient lieu: “Bannir le laetrile du commerce inter-états par la FDA”. Un des experts qui y témoigna fut le Dr Lewis Thomas, president du centre Sloan-Kettering. Voici ce qu’iI y dit:

“Il n’y a pas une particule de preuve pour suggérer que le Laétrile possède quelque propriété anti-cancer que ce soit et je ne suis pas du tout au courant d’articles scientifiques, publiés dans des revues mondiales de sciences médicales qui présenteraient des données favorables pour soutenir l’usage de la substance, bien qu’il y ait plusieurs articles, dont un récemment rendu public par l’Institut Sloan Kettering, rapportant l’absence totale de propriétés anti-cancéreuses dans un bon nombre d’animaux expérimentaux.”

Dans les mois qui suivirent, les directeurs et officiels de Sloan-Kettering continuèrent à dénigrer les travaux du Dr. Sugiura, clamant à qui voulait l’entendre que personne n’avait jamais réussi à dupliquer ses résultats. En d’autres termes ils mentirent de manière éhontée. Ils ne firent pas que mentir, ils le firent sur un sujet qui affecte la vie quotidienne de centaines de milliers de patients du cancer chaque année. Ce n’est pas une exaggération que de dire que plus d’un million de personnes sont décédées inutilement de la maladie comme résultat direct de ce mensonge. Il y a un mot pour cela… Cela s’appelle un génocide.

Ralph Moss était l’assistant directeur des affaires publiques au centre Sloan-Kettering pendant la vaste majorité du temps où ses évènements ont eu lieu. En fait il fut celui à qui incomba d’écrire la déclaration du centre lors de la conférence de presse, clamant que le laetrile était inefficace. Mais Moss était un des leaders du mouvement clandestin “Seconde Opinion” et aida considérableemt à faire savoir la vérité au monde. En Novembre 1977, il décida de faire surface et de se faire connaître publiquement. Il appela pour une conférence de presse personnelle et devant un gros par-terre de journalistes et de cameramen, accusa publiquement les officiels de SK d’avoir participé à une gigantesque operation de mystification. Il nomma des personnes et fournit des documents pour appuyer ses dires.

Sans surprise, il fut viré le lendemain. Justification officielle ? Comme il l’expliqua lui-même: “J’avais échoué dans mes responsabilités de base concernant mon travail”, en d’autres termes: à collaborer à la falsification de preuves.

Moss et tous les autres lanceurs d’alerte furent bientôt oubliés par la presse de masse et le public fut épargné d’entendre encore plus parler de cette affaire. A la fin de cette histoire, l’industrie du cancer avait gagné. Comme dans toutes les guerres, c’est le vainqueur qui écrit toute l’histoire qui sera acceptée. […]

[…] Pourquoi donc quelqu’un dans ou en dehors du gouvernement, voudrait-il falsifier délibérément les résultats cliniques d’anciennes experiences sur le Laérile et faire en sorte que cela devienne impossible pour quelqu’un de faire des tests indépendemment ?… Nous devons comprendre que l’économie entourant le cancer pèse souvent bien plus que la science entourant le cancer. […]

[…] La substance amygdaline ne peut pas être patentée car elle est un produit naturel. Les grosses recettes ne peuvent être faites qu’avec des produits patentés. Ainsi l’industrie du cancer ne sera jamais intéressée par l’amygdaline et ce peu importe son efficacité sur la maladie. Au lieu de cela ils vont essayer de créer une substance synthétique humaine qui imitera les mécanismes de fonctionnement du laetrile. Comme les mécanismes qui font que l’amygdaline marche sont essentiellement liés à la diffusion sélective de cyanide sur le site même de la tumeur (voir chapitre 6), il est donc logique que les nababs de Sloan-Kettering n’aient pas été “enthousiastes à l’idée d’étudier l’amygdaline, mais seraient intéressés à étudier un médicament relâchant du cyanide localement”. […]

Chapitre 3: Une pomme par jour

L’histoire de la science est l’histoire de la lutte contre l’erreur indécrottable. Bon nombre des plus grandes découvertes faites furent initialement rejetées par la communauté scientifique. Ceux qui furent les pionniers de ces découvertes furent sovent ridiculisés et condamnés comme charlatans ou falsificateurs.

Christophe Colomb fut violememnt critiqué pour avoir cru que la terre était ronde. Bruno fut condamné au bûcher et brûlé vif pour avoir maintenu que la Terre n’était pas au centre de l’univers. Gallilée fut emprisonné pour avoir enseigné que la Terre tournait autour du soleil et même les frères Wright furent moqués pour avoir clâmé qu’une machine pouvait voler. […]

[…] Il y a des siècles, il n’était pas rare de voir d’entières expéditions navales être complètement décimées par le scorbut. Entre 1600 et 1800, le nombre de victimes pour la marine britannique seule, était de plus d’un million de marins. Les experts médicaux de l’époque étaient déroutés et pensaient que les conditions provenaient de quelqu’étranges bactérie, virus ou toxine qui croupissaient dans les recoins sombres des navires. Pourtant, depuis des siècles, le remède était connu et bien documenté. Durant l’hiver de 1535, lorsque la flotte du Français Jacques Cartier fut prise par les glaces sur le fleuve Saint Laurent, le scorbut commença à décimer les equipages. Sur un equipage de 110 hommes sur son bateau, 25 étaient déjà morts et la plupart des autres étaient tellement malades, qu’il n’y avait que peu d’espoir qu’ils s’en sortent. C’est alors qu’un indien natif ami leur montra un remède simple et très efficace: l’écorce et les aiguilles du pin blanc, tous deux très riches en acide ascorbique ou vitamine C, furent mélangés dans une boisson qui une fois admnistrée commença à produire des effets stupéfiant de guérison et de récupération rapide.

De retour en Europe, Cartier fit état de cette experience aux autorités médicales de l’époque, qui s’amusèrent beaucoup de la “sorcellerie de ces médecins sorciers, sauvages ignorants” et ne firent rien de plus, aucun suivi. Oui, un remède très efficace au scorbut était connu de longue date, mais à cause de l’arrogance scientifique, cela prit deux cents ans supplementaires et des milliers et des milliers de vies supplementaires pour que les experts médicaux commencent à appliquer et à comprendre cette connaissance.

Finalement, c’est en 1747, qu’un jeune apprenti chirurgien de la marine britannique du nom de John Lind, découvrit que les oranges et les citrons produisaient un grand soulagement dans les cas de scorbut rencontrés à bord des différents vaisseaux. Il recommanda à l’amirauté que la marine inclut des fruits citriques dans tous les magasins embarqués de la marine. Il fallut pourtant 48 années supplementaires pour que cette recommandation fut mise en application. Quand ce fut fait, la marine britannique surpassa toutes les autres marines au monde sur les voyages au long court et les “citronneux”, comme devinrent connus les marins britanniques, régnèrent sur les sept mers du globe.

Il n’est pas exagéré de dire aujourd’hui que la grandeur de l’empire britannique tint dans une large mesure, au résultat direct d’avoir dépassé le prejudice et les idées reçues scientifiques contre une thérapeutique vitaminée.

Le XXème siècle a prouvé qu’il n’est pas exception à cette règle. […]

[…] Le plus gros défi de la profession médicale aujourd’hui est le cancer. Si la solution au puzzle du cancer peut être trouvée dans la simple alimentation que nous mangeons (ou ne mangeons pas ou plus…), alors quelles autres maladies pourraient donc avoir leurs causes dans cet état de fait ? Les implications resultant de ceci sont explosives. Comme un médecin le dit si bien: “La vaste majorité de ma formation et ma pratique de médecin est un gâchis. J’ai appris des choses fausses !”

Dès 1952, le Dr. Ernst T. Krebs Junior, un biochimiste de San Francisco, avait avancé la théorie que le cancer, tout comme le scorbut et le pellagre, qui ne sont pas causés par quelque bactérie, virus ou toxine mystérieux, ne serait qu’une maladie de déficience, agravée par le manque d’un composant alimentaire essentiel du régime de l’homme moderne. Il identifia ce composé comme faisant partie de la famille des nitrilosides, substances qui est abondante dans la nature et son tune composante de plus de 1200 plantes comestibles, que l’on peut trouver dans virtuellement tous les endroits au monde. Cette substance est particulièrement importante dans les graines de ces fruits qui font partie de la famille des Prunus Rosacea, comme l’amende amère, l’abricot, la cerise, la pêche, le brunion et la prune, mais qui est aussi contenue dans des herbes, le maïs, le sorgho, le millet, la cassave, les graines de lin, les graines de pommes et dans bien d’autres aliments qui ont généralement été rayés de la liste alimentaire de la civilisation moderne.

Il est difficile d’établir une classification claire et nette pour le nitriloside. Ne se produisant pas lui-même mais étant au contraire trouvé dans de la nourriture, il ne doit probablement pas être classifié comme “aliment”. Comme le sucre par exemple, c’est un composant ou un facteur alimentaire. Il ne peut pas non plus être classifié comme “médicament” dans la mesure où il est naturel, c’est une substance non toxique et soluble dans l’eau, tout à fait normale et compatible avec l’organisme humain. Le terme correct pour un facteur alimentaire ayant ces propriétés est le terme de “vitamine”, dès lors que cette vitamine est normalement trouvée au sein du complexe vitaminique B et qu’elle fut la dix-septième substance qui fut isolée dans ce complexe, le Dr. Krebs l’identifia comme Vitamine B17. Il déclara:

“Peut-on décrire les nitrilosides, substances non-toxiques et solubles dans l’eau, de manière correcte en disant que ce sont de la nourriture ? Probablement pas au sens strict du mot. Elles ne sont pas non plus des médicaments per se… Comme les nitrilosides ne sont ni de la nourriture, ni des médicaments, elles peuvent être considérées commes des facteurs alimentaires accessoires. Un autre terme pour des facteurs alimentaires accessoires non-toxiques et solubles dans l’eau est: vitamine.”

Une maladie chronique est une maladie qui ne guérit pas d’elle-même. Une maladie métabolique est une maladie qui se passe dans le corps d’une personne sans être transmissible à une autre. Le cancer est donc en cela une maladie métabolique chronique. Il y a beaucoup de ces maladies qui minent la santé de l’homme moderne, comme la dystrophie musculaire, les maladies cardio-vasculaires, la sclérose en plaque et l’anémie cellulaire. Les scientifiques ont dépensé des milliards de dollars en cherchant une prevention à ces maladies débilitantes et tueuses, mais ils ne sont pas plus proches des réponses aujourdhui que lorsqu’ils ont commencé les recherches. La raison en est peut-être qu’ils continuent toujours à chercher le quelque chose qui cause ces maladies plutôt que le manque de quelque chose.

Le Dr Krebs a fait remarqué que dans l’histoire de la science médicale, il n’y a jamais eu une maladie chronique et métabolique qui ait jamais été guérie par des medicaments, de la chirurgie ou par une manipulation mécanique du corps. Dans tous les cas de figure, que ce fut pour le scorbut, le pellagre, le beri-beri, l’anémie pernicieuse ou quelque autre maladie de ce type que ce soit, la solution ultime a toujours été trouvée dans des facteurs impliquant la nutrition adequate. Il pensait que ceci était un indice suffisemment important pour orienter notre curiosité scientifique sur une meilleure comprehension des maladies actuelles, surtout en ce qui concerne le cancer.

Le monde animal nous renseigne également. Les singes et primates des zoos ne mangent pas la chair des pêches ou des abricots lorsqu’on leur en donne. Ils rejettent la chair et craquent les noyaux pour dévorer les graines qu’ils contiennent. Leur instinct leur dicte ceci même s’ils n’ont jamais vu ces fruits auparavant en captivité. Les graines de ces fruits sont parmi celles qui contiennent la plus haute concentration en nitrilosides que l’on puisse trouver dans la nature…

Les ours sauvages sont de très grands consommateurs de nitrilosides qu’ils trouvent dans leur alimentation naturelle. Non seulement recherchent-ils des baies riches de ces substances, mais lorsqu’ils tuent un animal brouteur, ils délaissent instinctivement la masse musculaire de l’animal pour se concentrer sur les intestins et le système digestif qui sont bourrés de nitrilosides provenant des herbes ingérées par l’animal au préalable. En captivité, les animaux sont rarement autorisés à manger ce qui serait du resort de leur choix instinctif. Au zoo de San Diego par exemple, l’alimentation de base pour les ours, bien que nutritive en bien des aspects, est presque toujours totalement dénuée de nitrilosides. Sur une période de six ans, cinq ours sont morts de cancer. Il fut spéculé par les experts qu’un virus en était la cause. Il est pourtant très significatif qu’on ne trouve que très très rarement un cancer dans les carcasses d’animaux tués à la chasse. Ces creatures ne contractent la maladie que lorsque qu’ils sont domestiqués par l’Homme et forcés à manger une nourriture que l’Homme lui fournit ou lorsqu’ils mangent les reliefs de repas humains.

Il est incroyable que les chercheurs contre le cancer ne peuvent pas saisir cette évidence à bras-le-corps et continuent à ne pas remarquer sa haute signifiance. […]

[…] Le Dr George M. Briggs, professeur de nutrition à l’université de Californie, membre du comité de conseil en recherchel de l’association nationale des producteurs de viande a déclaré: “Le régime alimentaire de l’Américain typique est un désastre total… Si je donnais cela à manger au bétail sans ajouter de suppléments, cela aurait pour effet de décimer le cheptel très rapidement ainsi que l’industrie qui en dépend.” […]

[…] Le millet était autrefois le grain de base de la population mondiale. Il est riche en nitrilosides. Il a été maintenant remplacé par le blé qui lui n’en a pratiquement pas et ce y compris le blé entier. La canne de sorgho a été remplacée par le sucre de canne avec le même résultat, notre bétail est de plus en plus nourrit avec des herbes poussant vite et dont la teneur en nitrilosides est très faible. Ainsi il y a beaucoup moins de vitamine B17 résiduelle dans la viande qu’il procure. Dans certains endroits, le bétail est aujourd’hui nourrit avec un régime contenant 15% de papier afin de les rendre plus gras plus rapidement pour le marché. […]

A suivre…

Livre I, seconde partie

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15 Réponses to “Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ 1ère partie ~”

  1. […] B17, sciences et nouvel ordre mondial. Suivez toutes les réponses à cet article via le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou envoyer un rétrolien depuis votre […]

  2. […] et le stress provoqués au corps. Ceci est en fait ce que nous devons savoir. A suivre… Livre I, première partie   G. Edward Griffin   Novembre 2012   ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 […]

  3. houda Says:

    Svp comment je peux avoir le B17.

    • Rachel Ducasse Says:

      Comment Puis-je me procurer B17

      • Il y a plusieurs sources. Nous nous fournissons là:

        https://www.tjsupply.com/

        Ce ne sont pas les seuls fournisseurs, mais ils sont affiliés à la clinique Oasis of Hope du professeur Contreras à Tijuana. une recherche sur la toile vous donnera plus de choix. Nous tenons à préciser que nous n’avons absolument aucun lien de partenariat commercial de quelque nature que ce soit avec le fournisseur mentionné. Ils ont prouvé être très fiables au cours des années voilà tout.
        fraternellement

  4. […] 2- Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17, 1ère partie […]

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