Archive pour Iran et ingérence américaine

Résistance politique à l’empire… L’Iran vire de bord ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 9 octobre 2014 by Résistance 71

Très intéressante analyse de Thierry Meyssan ici, qui confirme ce que beaucoup ressentent: Rohani n’est pas Ahmadinejad… Est-ce que l’Iran amorce un virage vers l’empire ou est-ce que l’Iran joue au chat et à la souris ? A terme, quel est l’intérêt du peuple iranien ? Qui l’a vraiment à cœur ? Parce qu’en toute question, quel que soit le pays, c’est là où réside la question ultime que chacun devrait se poser: Quel est l’intérêt général du peuple et quelle voie doit-on emprunter pour y satisfaire ? Répondre honnêtement à ces questions, partout, résoudrait tant de (faux) problèmes !

— Résistance 71 —

 

Avis de tempête en Iran

 

Thierry Meyssan

 

7 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185506.html         

 

Les initiatives du nouveau président iranien, cheikh Hassan Rohani, se sont largement écartées de la ligne anti-impérialiste de l’imam Khomeiny. Il semble que le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui avait favorisé l’élection de Rohani, ait décidé aujourd’hui de saboter l’accord qu’il a secrètement négocié avec les États-Unis et l’Union européenne. Washington ne l’entend pas de cette oreille et prépare son « plan B ».

Pour Ali Shariati, le penseur de la Révolution iranienne, tout musulman se doit d’être révolutionnaire et tout authentique révolutionnaire doit être considéré comme musulman, quelque soit sa religion. Dès lors, l’appellation « République islamique d’Iran » peut être comprise comme « République révolutionnaire d’Iran » ; une interprétation contre laquelle lutte le représentant de la faction pro-US du clergé chiite, cheikh Hassan Rohani.

Le projet de cheikh Hassan Rohani

Depuis la Révolution khomeiniste, l’Iran soutient tous les mouvements anti-impérialistes du Proche-Orient, quelle que soit la religion de leurs membres. Cependant, cette politique a été vivement contestée par la « Révolution verte » de 2009. À l’époque, le candidat « moderniste », Mirhossein Moussaoui, déclarait durant sa campagne électorale que, tout en saluant la Résistance du Hamas et du Hezbollah, ce n’était pas aux Iraniens de payer pour leur armement, ni pour la reconstruction de la Palestine et du Liban. Une fois élu, en 2013, le nouveau président cheikh Hassan Rohani intriguait les commentateurs en brandissant une clé et en laissant entendre qu’il mettrait le Trésor iranien au service de son peuple plutôt que de le consacrer à financer de hasardeux mouvements de Résistance dont certains ne sont pas même chiites. Toutefois, le peuple iranien n’accordait que peu d’importance à cette polémique, qu’il considérait à tort comme de la politique politicienne.

Lors de son élection, cheikh Rohani soulevait un vaste espoir dans son pays, les électeurs étant persuadés qu’il parviendrait à un accord avec les États-Unis et l’Union européenne qui mettrait fin aux « sanctions » et améliorerait leur pouvoir d’achat. Aujourd’hui, l’Iran a retrouvé la possibilité de vendre son pétrole sur le marché international et dispose donc de devises étrangères. La monnaie nationale, le rial, est désormais stabilisée.

On en arrive maintenant au dénouement : cheikh Rohani a négocié en secret un accord avec Washington et Bruxelles qu’il devrait rendre prochainement public [1]. Et cet accord va beaucoup plus loin que les propos de Mirhossein Moussaoui, il y a cinq ans. Il s’agit, ni plus, ni moins, que de faire basculer l’Iran dans le camp occidental, malgré sa récente entrée dans l’Organisation de coopération de Shanghai.

Selon cet accord, l’Iran livrerait son gaz à l’Union européenne. De la sorte, celle-ci pourrait s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis de la Russie et lancer une nouvelle Guerre froide. En outre, ce gaz manquerait à la Chine et à son développement [2].

Le 24 septembre, cheikh Rohani s’en est entretenu avec son homologue autrichien, Hans Fisher, en marge de l’Assemblée générale de l’Onu ; l’Autriche assurant la gestion du projet de pipe-line Nabucco. Les deux hommes ont discuté du financement du raccordement des champs gaziers et pétroliers iraniens, dont le coût devrait s’élever à 8,5 milliards de dollars. Un méga-chantier qui devrait générer beaucoup de corruption.

L’accord devrait conclure la polémique sur la prétendue bombe atomique dont, depuis l’élection de Mahmoud Ahmadinejad en 2005, l’Iran devrait disposer « dans quelques semaines » [3].

Le conflit entre pro-US et anti-impérialistes

Contrairement à une idée simpliste répandue par la propagande atlantiste, la Révolution islamique ne s’est pas faite avec le clergé chiite, mais à la fois contre le Shah et contre lui. Le clergé qualifiait même l’ayatollah Khomeiny de « schismatique » jusqu’à ce qu’il suive le mouvement populaire et finisse par se rallier à l’imam. Les relations entre les révolutionnaires et le clergé s’envenimèrent à nouveau durant la guerre imposée par l’Irak : à l’époque, les Gardiens de la Révolution —dont Mahmoud Ahmadinejad— constatèrent que les enfants du clergé manquaient au front.

Durant des siècles, le clergé chiite a usé et abusé de son pouvoir en Iran. La Révolution de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny était tout autant une réforme du chiisme qu’une lutte pour la libération nationale. Avant lui, les chiites iraniens pleuraient beaucoup la mort de l’imam Ali, avec lui, ils tentèrent de l’imiter et de combattre l’injustice.

En matière de mœurs, si tous défendent les mêmes principes, ils ne le font pas de la même manière : aussi bien le clergé (dont cheikh Hassan Rohani est aujourd’hui le représentant) que les « Forces de la Révolution » (représentées notamment par les frères Laridjani) sont favorables à la coercition, tandis que les anti-impérialistes (dont Mahmoud Ahmadinejad est le leader) prônent la valeur de l’exemple. Ainsi, le président Ahmadinejad entra en conflit avec la police des mœurs durant ses mandats, et prit publiquement position contre l’obligation du port du voile pour les femmes et la forte recommandation de la barbe pour les hommes. Le conflit devint si aigu que des collaborateurs du cabinet du président furent arrêtés et incarcérés plusieurs mois pour « sorcellerie » (sic).

Le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui est un disciple privilégié de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, dispose de pouvoirs supérieurs à ceux du président de la République, mais il ne peut intervenir que rarement. Durant les dernières années, il a tenté de limiter les initiatives du turbulent Mahmoud Ahmadinejad et de le contraindre à maintenir son alliance avec les frères Laridjani. Le président Ahmadinejad s’est alors heurté à lui, notamment à propos du choix de son vice-président Esfandiar Rahim Mashaei, finalement ramené au rang de chef de cabinet du président. En définitive, l’alliance entre les Laridjani et Ahmadinejad s’est brisée dans une ambiance délétère d’accusations publiques de corruption [4].

Le Guide suprême a favorisé l’élection de cheikh Hassan Rohani en espérant marquer ainsi une pause dans l’affrontement avec Washington. Il considère désormais que le nouveau président a franchi la ligne jaune et menace l’idéal révolutionnaire.

Les réactions au projet de cheikh Hassan Rohani

Plus d’un an après son élection, la popularité de cheikh Rohani est en chute libre, l’opinion publique étant partagée entre ceux qui l’accusent de ne pas avoir changé grand-chose et ceux qui l’accusent de favoriser une classe sociale aux dépens de la majorité. À l’évidence, si Mahmoud Ahmadinejad était autorisé à se présenter à la prochaine élection présidentielle, il serait élu dès le premier tour. Cependant, on peut douter que l’occasion se présente. En 2013, son candidat, Esfandiar Rahim Mashaei, fut interdit de concourir, alors que les sondages le donnaient gagnant au second tour. Tout sera donc fait pour écarter Ahmadinejad de l’élection de 2017.

Quoi qu’il en soit, l’ancien président n’a jamais été aussi actif qu’aujourd’hui. Il mobilise son camp et semble certain de prévenir un basculement de l’Iran dans le camp atlantiste. Signe de sa probable victoire, le Guide suprême a laissé ses partisans organiser un colloque international anti-impérialiste alors qu’il s’y était opposé l’année dernière [5]. L’ayatollah Ali Khamenei s’y est même fait représenter. Il devrait donc opposer son veto au projet Rohani.

Pour les disciples de Khomeiny, ce projet équivaudrait à annihiler la Révolution et à revenir à l’époque du Shah. L’Iran renoncerait à son influence politique et se consacrerait au commerce international. Au plan intérieur, cela signifierait à nouveau l’opulence pour les dirigeants, mais pas forcément pour la population. Au passage, les peuples du Proche-Orient qui emmagasinent des victoires face à Washington, Londres et Tel-Aviv, principalement au Liban, à Gaza, en Syrie, et au Yémen, seraient à nouveau progressivement orphelins et démunis.

Le « plan B » des États-Unis

Dans la cas probable —sauf décès prématuré du Guide suprême— d’un échec du plan Rohani, Washington continue à préparer son « plan B » : une vaste déstabilisation du pays, bien plus puissante que celle de 2009. À l’époque, il s’agissait de faire croire à un trucage de l’élection présidentielle qui aurait été gagnée par les pro-US [6]. Cette fois, il devrait s’agir d’un remake de la pseudo-révolution syrienne de 2011.

Depuis cinq ans, Washington crée et fait créer plus de 70 télévisions satellitaires en langue farsi, alors que cette langue ne connaît qu’environ 100 millions de locuteurs dans le monde, dont 80 millions en Iran. Chaque allié des États-Unis a été sollicité, de l’Union européenne à la Corée du Sud, pour diffuser des programmes à destination des Iraniens. Si tous ces médias venaient à diffuser en même temps une fausse nouvelle, celle-ci semblerait certaine aux Iraniens, dont beaucoup se sont détournés des télévisions nationales qu’ils jugent trop militantes ou trop puritaines.

En outre, personne ne sait trop qui est responsable en Iran de la censure de l’Internet. Pour prévenir la diffusion de la pornographie, les vidéos sont toutes inaccessibles et quantité de sites également. Toutefois, chaque Iranien s’est doté d’un proxy qui lui permet de contourner la censure. Le seul et unique résultat de cette pratique est de discréditer l’État ; une situation que ne manqueront pas d’utiliser les États-Unis.

Dès lors, on peut pronostiquer qu’en cas d’échec de cheikh Hassan Rohani, Washington lancera de fausses nouvelles que le public croira. Avec les techniques numériques, il est possible de donner à voir des événements d’actualité fictifs, comme cela a été expérimenté en Libye (avec la chute de la Jamahiriya diffusée avec 4 jours d’avance pour démoraliser la population) et en Syrie (avec les nombreuses manifestations que chacun à vues mais qui n’existèrent jamais).

Le rejet du projet Rohani ne fera donc que donner le signal d’une nouvelle confrontation.

[1] « L’abdication de l’Iran », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 décembre 2013.

[2] « La géopolitique des pipelines à un tournant capital », par Melkulangara K. Bhadrakumar , Traduction Nathalie Krieg, Asia Times Online , Réseau Voltaire, 1er février 2010. « Iran, la bataille des gazoducs », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 9 mars 2012.

[3] « Qui a peur du nucléaire civil iranien ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 30 juin 2010.

[4] « Ahmadinejad, l’insubmersible », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 21 février 2013.

[5] La conférence New Horizons s’est tenue du 29 septembre au 1er octobre 2014 à Téhéran dans une ambiance d’unité nationale. L’ayatollah Abbas Hosseini Qaem-Maqami, Saïd Jalili (qui se présenta à l’élection présidentielle contre Hassan Rohani) et Mohammad-Javad Larijani participaient à son ouverture.

[6] « La CIA et le laboratoire iranien », « Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ? », « La « révolution colorée » échoue en Iran », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17, 21 et 24 juin 2009. « Iran : le bobard de l’« élection volée » », par James Petras, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 19 juin 2009.

 

Relation occident-Iran: Des sénateurs américains traîtres poussent à la guerre contre l’Iran…

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Les sénateurs McCain and Graham, des traîtres qui devraient la fermer et retourner dans l’ombre

 

Kurt Nimmo

 

23 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/mccain-and-graham-traitors-who-should-shut-up-and-return-to-the-dark-shadows/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71~

 

L’ancien chef du personnel de Powell met en garde contre le duo de néo-conservateurs fauteur de troubles et qui poussent pour une attaque sur l’Iran.

Le colonel Lawrence Wilkerson, ancien aide de camp de Colin Powell, a expliqué au réseau Real News que le sénateur d’Arizona John McCain et celui de Caroline du Sud Lindsey Graham sont des “traîtres” à la solde du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et qu’ils travaillent d’arrache-pied pour bloquer toute tentative de négocier avec l’Iran.

Wilkerson a dit qu’Israêl est à blâmer en premier lieu pour l’effort de subvertir les négociations avec l’Iran. “D’abord, le premier ministre Netanyahou et son gouvernement d’extrême droite à Tel-Aviv ont forcé des paramètres de négociation si vous voulez, et cela mène au fait que l’Iran n’aurait plus le droit d’enrichir du tout de l’uranium, ils ne veulent aucun programme nucléaire en Iran, quel qu’il soit”, a t’il dit.

Aux Etats-Unis, “vous trouvez les alliés de Netanyahou comme les sénateurs McCain et Graham, de mon propre état, ainsi que d’autres, qui sont franchement à la limite de la trahison à mon avis, parce qu’ils ne vont pas laisser au président le loisir de résoudre cela par la négociation diplomatique.”

Ayant échoué à impliquer les Etats-Unis dans une attaque directe de la Syrie et de renverser son gouvernement, McCain et Graham se concentrent maintenant sur l’Iran. “Ainsi ils bougent contre l’Iran, avec Graham disant même qu’il va pousser une loi pour autoriser l’utilisation de la force militaire contre l’Iran dans les  quatre à cinq mois qui viennent. Ces gens sont des traîtres,” a dit Wilkerson.

Israël a “un énorme impact sur la politique étrangère américaine, mais cela commence vraiment à devenir un handicap pour les politiques étrangère et de sécurité des Etats-Unis dès lors que des gens comme McCain et Graham, qui ont leurs mains tendues pour toute donation du lobby juif (AIPAC) afin d’aider leur PAC etc sont en lice, ils devraient la fermer et retourner de l’ombre d’où ils viennent en première instance.”

Une nouvelle ère de négociation entre l’occident et l’Iran

Lundi, le nouveau président iranien Hassan Rouhani a dit qu’il allait utiliser une visite à l’ONU cette semaine pour engager des pourparlers avec l’occident et mettre un terme à la dispute concernant le programme nucléaire de son pays. Rouhani a dit que que le programme nucléaire de l’Iran n’a qu’un but énergétique pacifique et que son pays ne construit pas d’armement nucléaire contrairement à ce sur quoi insistent Israël, les néo-conservateurs et certains membres du congrès américain.

“Malheureusement, ces dernières années, le visage de l’Iran, une grand nation civilisée, a été présenté différemment”, disent des commentaires postés sur le site internet officiel de Rouhani. “Mes collègues et moi-même, allons prendre cette opportunité pour présenter le véritable visage de l’iran en tant que pays civilisé et amoureux de la paix.”

“L’occident devrait opter pour la voie du dialogue et de la coopération et considérer grandement l’intérêt mutuel”, a t’il dit.

Des négociations entre l’Iran et l’occident sont soutenues par le leader suprême de la révolution islamique Ali Hosseini Khameini.

McCain et Graham sont sans nul doute horrifiés à l’idée même que des négociations puissent avoir lieu et ce incluant une poignée de main aux Nations-Unies entre Obama et Rouhani.

Netanyahou prévoit de dire à l’ONU cette semaine qu’un accord entre l’occident et l’iran serait un piège similaire à celui inventé par la Corée du Nord il y a huit ans. “L’Iran ne doit pas être autorisé à réitérer le complot nord-coréen pour acquérir l’arme nucléaire” a dit un officiel israélien au New York Times dimanche.

Lundi, le ministre iranien des affaires étrangères et chef  négociateur pour le nucléaire, Mohamed Javad Zarif rencontre Catherine Ashton, la chef de la politique étrangère de l’UE.

Ces développements représentent une nouvelle ère d’après l’Iran. L’agence de presse iranienne IRNA a dit que les pourparlers entre l’occident et l’Iran ont été “complètement transformés” par l’élection de Rouhani.

“Ceci est une nouvelle donne, il y aura de nouvelles règles et le but est d’atteindre un point d’accord commun entre les deux parties”, a dit un officiel iranien à l’IRNA.

Politique et ingérence: Haro sur l’Iran est le mantra sioniste…

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Les menteurs professionnels s’en prennent à Téhéran

 

Le 5 Avril 2013

 

Pepe Escobar (Asia Times)

 

url de ‘article en français:

http://www.info-palestine.net/spip?article13398

 

 

Oncle Marx n’avait jamais pensé à cela : l’Histoire se répète comme seconde tragédie après d’abord avoir été une farce. Examinons un cas d’espèce.

Obama et Netanyahu : criminels et menteurs…

Tout d’abord, jetez un coup d’œil rapide sur cet article du Wall Street Journal daté de septembre 2002, au moment de la course hystérique pour envahir l’Irak.

Titre : The Case for toppling Saddam. Auteur : Benjamin « Bibi » Netanyahu – alors en dehors du gouvernement israélien.

Tout est là : un « dictateur qui est en pleine expansion de son arsenal d’armes biologiques et chimiques » et « qui est fébrilement à vouloir acquérir des armes nucléaires ». C’est bien sûr Saddam qui est l’égal d’Hitler. Tout y est : la représentation d’Israël (de facto une puissance nucléaire) comme victime impuissante de la « terreur » palestinienne, l’affirmation selon laquelle Saddam pourrait produire du combustible nucléaire « dans des centrifugeuses de la taille de machines à laver qui peuvent être cachés dans tout le pays – et l’Irak est un très grand pays », la promotion d’une « frappe préventive et unilatérale », la conclusion inévitable que « rien de moins que le démantèlement de son régime est nécessaire ».

Faisons un saut rapide de plus de 10 ans jusqu’à cette semaine en Israël. La scène : une conférence de presse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Bibi) lors de la visite du président américain Barack Obama. Tous ceux qui ont regardé cela en direct sur Al-Jazeera, du Moyen-Orient à l’Asie de l’Est, ont dû penser qu’ils observaient une scène de Retour vers le futur – mais franchement, l’acteur Michael J Fox au moins avait du charme.

Mais aucune séduction ici, c’était plutôt un curieux Retour des morts-vivants avec costard et cravate. Bibi et Obama ont tenu à souligner que le lien américano-israélien est « éternel ». En fait, Bibi a préféré souligner que les [inexistantes] armes nucléaires de l’Iran posaient une menace existentielle pour Israël. Il a répété maintes et maintes fois – et Barack Obama a été tout aussi catégorique – qu’Israël a le droit de faire n’importe quoi pour se défendre, et que sa sécurité ne serait sous la responsabilité de personne, pas même Washington.

Obama, pour sa part, a une fois de plus souligné que la politique officielle de Washington envers l’Iran n’était pas le confinement – mais d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Il a souligné que la « fenêtre d’opportunité » devenait plus étroite, et, bien sûr, que toutes les options étaient sur la table.

La pensée que le président des États-Unis (POTUS – President Of The United-States) ignore volontairement la soupe de lettres de ses propres agences de renseignement à propos de l’Iran, devrait faire lever les sourcils dans un monde sensé. Mais ceci n’a rien à voir avec la réalité, mais plus avec une émission de télé réalité trash.

Un rêve de colons

Les pouvoirs en place en Israël – malgré les avalanches de démentis des médias américains infestés de néocons – ont joué un rôle essentiel dans le déclenchement de la guerre en Irak. Ariel Sharon, à l’époque, se vantait que la coordination stratégique entre Israël et les États-Unis avaient atteint « des dimensions sans précédent ».

Bibi n’était qu’un rouage dans dans tout cet engrenage, comme Jim Lobe le détaille ici, citant les perles de Bibi dispensés en 2002 à un Congrès américain désinformé ou même carrément amnésique.

Chaque « officiel israélien » à l’époque n’avait de cesse de déclamer que Saddam n’était qu’à quelques mois de posséder l’arme nucléaire. La majeure partie des « informations » sur des armes de destruction massive présentées au Congrès et fidèlement reprises par les médias, a été filtrée si ce n’est pas entièrement fabriquée par les services israéliens du renseignement – ceci est dûment détaillé, entre autres, par Shlomo Brom, dans son étude sur un échec du renseignement, publié par le Centre Jaffee d’études stratégiques de l’Université de Tel-Aviv, en novembre 2003.

Bien sûr, cela n’avait aucune importance que les inspecteurs des Nations Unies n’aient trouvé sur le terrain aucune preuve d’un quelconque programme d’armement nucléaire. Bien sûr, cela n’avait pas d’importance que le beau-fils de Saddam, Hussein Kamel, qui avait fait défection en Jordanie en 1995, ait révélé aux inspecteurs des Nations Unies qu’il n’y avait pas eu la moindre arme de destruction massive depuis 1991.

Maintenant, c’est une double tragédie, en même temps qu’une double farce, et tout va recommencer. Pourtant, même les travailleurs népalais qui construisent les tours étincelantes à Dubaï savent que l’hystérie de Tel Aviv sur la soit-disant « bombe iranienne » est tactique et vise à détourner l’attention de l’implacable confiscation des terres et du nettoyage ethnique rampant en Palestine, et par conséquent de la totale impossibilité aujourd’hui d’une solution à deux États.

Ici, Jonathan Cook résume les détails de la configuration politique franchement effrayante en Israël après les dernières élections. Le site israélien Ynet a rapporté que les colons israéliens n’en peuvent plus de se réjouir de leur tout nouveau cabinet « de rêve ». Traduction : c’est le clou final dans le cercueil du « processus de paix » déjà mort et enterré.

Alors, voici une parabole moderne géopolitique qui aurait intrigué Esope. Bibi insulte publiquement POTUS. Il soutient sans vergogne Mitt Romney (c’est qui, celui-là ?) lors des élections présidentielles américaines. Il démolit le « processus de paix » avec un barrage de feu d’enfer « de faits établis sur le terrain » (avec pour les Palestiniens « les dommages collatéraux »). Il s’en tient à son seul et unique message : bombardez, bombardez, bombardez l’Iran. Et voici POTUS, en théorie le tout puissant Obama, avec son permis de tuer (toute une liste) mais qui se comporte comme un touriste de passage, et qui atterrit en Israël pour se prélasser dans la gloire de Bibi, avec sous le coude, sa liste de gens à assassiner.

Pas étonnant que la foule des enragés néocons israéliens et américains se gargarisent d’appels à bombarder l’Iran. Depuis plus de 10 ans, leur slogan est : « les vrais hommes foncent sur Téhéran ». La question est maintenant de savoir si POTUS aura quelque chose dans le pantalon qui lui permette de les regarder de haut..

 

* Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge. Son dernier livre vient de sortir ; il a pour titre : Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

Le pays du goulag levant (ex-USA) « tend » la main à l’Iran… Vraiment ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social with tags , , , , , , , on 17 février 2013 by Résistance 71

Une chose simple à toujours garder à l’esprit en négociant avec les yanks: Ils n’ont jamais tenu leur parole engagée dans des traités… Demandez aux nations indiennes ce qu’elles en pensent !… Une règle d’or après avoir serré la main d’un politicien américain: toujours compter ses doigts … La nation américaine est fondée sur le mensonge, le pillage, le génocide et l’esclavage, la fourberie est institutionnelle dans ce pays à l’échelle de ses dirigeants s’entend…

Les Iraniens ne semblent pas être dupes, fort heureusement.

— Résistance 71 —

 

Négociations irano-américaines: fourberie ou franchise ?

 

IRIB

 

Le 17 Février 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/item/243038-négociations-irano-américaines-fourberie-ou-franchise

 

Sur quelle base logique le vice-président américain Joe Biden s’est-il fondé

…pour proposer les négociations directes avec Téhéran, pour estimer ensuite que « la balle est dans le camp des Iraniens » ? Le quotidien arabophone Al-Nahar vient de publier récemment un article pour étudier la proposition de négociations directes avec Téhéran par le gouvernement américain. Il y a quelques jours le président américain Barack Obama et plusieurs hauts responsables de son administration ont réitéré leur disponibilité à entamer des négociations directes avec l’Iran. Mais sur quelle base logique le vice-président américain Joe Biden s’est-il fondé pour proposer les négociations directes avec Téhéran, pour estimer ensuite que « la balle est dans le camp des Iraniens » ? Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a réagi vite aux déclarations de Joe Biden pour dire : « Nous sommes prêts à négocier, à condition que vous cessiez les pressions. » De son côté, le miinstre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi a dit : « Nous accueillons favorablement les propos des autorités américaines, et nous sentons que les Etats-Unis tentent de modifier un peu son approche à l’égard de l’Iran. Mais comment pouvons-nous avoir confiance en Joe Biden, tandis que les Etats-Unis ne cessent d’exercer leurs pressions au sujet de notre programme nucléaire civil ? » L’Iran a toutes les raisons pour se méfier de la sincérité des Etats-Unis : Les Etats-Unis parlent des négociations directes, tandis que chaque jour ils intensifient leurs pressions sur l’Iran et durcissent les sanctions anti-iraniennes. Dans un tel contexte, les Iraniens peuvent douter de la sincérité des Américains quant à leur proposition de négociations directes.

Une autre question se pose : qu’est-ce qui a amené les responsables américains à vouloir s’approcher soudain des dirigeants iraniens ? L’histoire des relations entre l’Iran et les Etats-Unis nous prouve que chaque fois que les Américains ont prétendu vouloir établir des relations plus amicales avec l’Iran, ils préparent dans les coulisses un jeu hostile et tentent de faire entrer les Iraniens de ce jeu.

Autrement dit, ce ne sont que des intérêts de Washington qui pousse la Maison Blanche à vouloir s’approcher de l’Iran de manière conjoncturelle. En Syrie, la diplomatie américaine a complètement échoué. En Irak, Washington se sent incapable de faire quoi que ce soit sans l’aide des iraniens. Au Liban, les Américains ont perdu le match diplomatique face au Iraniens. Et en Egypte, le cours des événements semble favorable aux Iraniens et défavorable pour les Américains.

Dans son projet iranophobie, les Etats-Unis a réussi à se procurer un nouveau marché pour ses armements dans des pays arabes du golfe Persique. Selon un rapport du Congrès des Etats-Unis, en 2011, le taux des ventes américaines en armements en triplé pour arriver à 85.3 milliards de dollars. En outre, les Etats-Unis poursuivent comme avant à soutenir de manière inconditionnelle le régime israélien, tandis que Tel-Aviv ne semble pas vouloir cesser son hostilité contre la République islamique d’Iran. Dans ces circonstances, les Iraniens n’ont-ils pas raison de douter de s intentions des Etats-Unis ? Les négociations irano-américaines : fourberie ou franchise ?

Ingérence impérialiste en Iran: Papy Japon fait de la résistance ??

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 12 juin 2012 by Résistance 71

Cette information est bien sûr hors du radar européen, mais a été divulguée par le Japon et par la « voix de Wall Street »: Bloomberg… Qu’en penser ?

Soit le Japon fait de la « résistance » à l’empire et il va encore trinquer… Soit il y a connivence. Les compagnies d’assurance nippones ont largement investi au pays du goulag levant, ces compagnies d’assurances sont des créditeurs très importants, si les yanks veulent que celles-ci continuent à acheter leur dette, faut lâcher du lest, de plus, qui est actionnaire des grosses compagnies d’assurance nippones ? Des intérêts financiers étrangers (américains, allemands, thaïlandais, chinois etc…) pour qui le business est une priorité.

Quoi qu’il en soit, quand on met en place un « piège » et qu’on veut éviter des retours de bâton conséquents, la règle d’or est de toujours laisser une petite porte de sortie avec une grosse lumière dessus…

— Résistance 71 —

 

Le Japon contre-carre les restrictions sur la couverture d’assurance concernant les pétroliers transportant le pétrole iranien

 

Press TV

 

Le 13 Juin 2012

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/06/12/245785/japan-aims-to-counter-antiiran-sanctions/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une tentative de contrer le boycott d’assurance mené par les Etats-Unis et l’UE contre l’Iran, le cabinet ministériel japonais a soumis une loi au parlement pour autoriser le gouvernement à donner une couverture d’assurance aux pétroliers important du pétrole brut iranien au lieu d’aller chercher ce type de couverture vers l’Union européenne.

Cette loi autoriserait le gouvernement japonais à offrir une couverture d’assurance allant jusqu’à 7 milliards 600 millions de dollars US aux pétroliers transportant du pétrole brut iranien lorsque le boycott de l’UE sur le pétrole et sur l’assurance des cargaisons iraniennes prendra effet au 1er Juillet, a dit le ministère des transports japonais dans un communiqué Lundi.

Le 23 Janvier, sous la pression des Etats-Unis, les ministres des affaires étrangères européens ont approuvé de nouvelles sanctions contre Téhéran, interdisant l’importation de pétrole iranien en UE, ce qui inclut également la couverture d’assurance des pétroliers transportant le brut iranien.

En Mars, les Etats-Unis ont exempté le Japon des sanctions financières contre l’Iran.

Faisant fi des sanctions des Etats-Unis et de l’UE contre le pétrole iranien, bon nombre de clients d’Asie orientale de l’Iran pour son pétrole brut, incluant la Chine, la Corée du Sud et le Japon désirent maintenir leurs importations d’Iran afin de remplir leur carnet de demande domestique.

Les Etats-Unis, Israël et quelques uns de leurs alliés accusent Téhéran de poursuivre des objectifs militaires dans son programme d’énergie nucléaire.

L’Iran rejette toutes ces accusations, argumentant qu’elle a pris part au traité de Non Prolifération Nucléaire et qu’en tant que membre de l’AIEA, elle a le droit de développer une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

Ingérence américaine et guerre impérialiste: opération barbouze contre l’Iran, la continuité dans le crime et le terrorisme d’état…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 31 octobre 2011 by Résistance 71

La barbouzerie de Washington contre l’Iran

Le congrès américain envisage une longue série d’opérations clandestine

 

Par le Dr. Ismail Salami

Url de l’article orignal:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=27364

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

L’agenda secret américain pour renforcer son étau sur la république islamique d’Iran a apparemment pris une nouvelle tournure après que le soi-disant complot d’assassinat de l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis Adel al-Jubeir ait fait lever quelques sourcils parmi les experts et les analystes du monde entier.

Avec son fort penchant pour pousser à plus d’actions contre l’Iran, le gouvernement Obama a déjà imposé toutes une série de sanctions contre la république islamique. Quoi qu’il en soit, un comité du congrès à dominante républicaine vient de demander le déploiement d’une série d’opérations clandestines contre le pays.

Ces opérations qui vont d’attaques cybernétiques aux assassinats politiques, doivent être effectuées sous le couvert de la faible excuse que l’Iran a été l’architecte derrière le complot d’assassinat de l’envoyé saoudien aux Etats-Unis. En parlant d’assassinats politiques, les membres de congrès américains parlent de la liquidation physique des scientifiques nucléaires iraniens, actions qui ont déjà commencé il y a un moment.

Le général en retraite John Keane a dit Mercredi durant une audition avec deux sous-comités clé du départment de la sécurité nationale (DHS): “Nous devons mettre nos mains autour de leur cou maintenant. Pourquoi ne les tuons-nous pas ?… Nous tuons d’autres gens qui en tuent d’autres.”

La députée Jackie Speier (Démocrate-Californie) a émis quelques perles  de sagesse les unes au dessus des autres en appellant pour plus de “discussion sobre et raisonnée”.

“Les leaders de l’Iran doivent être tenus pour responsables de leur action”, a t’elle dit, “mais nous ne pouvons pas prendre de mesures iraisonnées qui pouraient rouvrir un autre front dans la ‘guerre contre la terreur’, ce que les Américains ne veulent pas et ne peuvent pas se permettre financièrement.”

Bien entendu, le gouvernement ne peut pas se payer une autre guerre du moins en ce qui concerne le désastre économique qu’il a amené sur les citoyens américains et ceci indépendemment d’autres facteurs influents.

La pierre qui roule arriva dans les mains du député de New York Peter King, qui fit un commentaire pour le moins bizarre. Il suggéra que les Etats-Unis devraient virer les officiels iraniens des Nations-Unies à New York et de Washington et de les accuser d’espionnage, ignorant le simple fait que les Nations-Unies sont considérées comme un corps international indépendant et que les Etats-Unis n’ont aucune autorité pour expulser en masse des diplomates accrédités aux Nations-Unies.

Débordant d’un faux sentiment d’urgence, il renouvela les accusations de soi-disant complot d’assassinat de l’Iran et dit fébrilement: “vous avez l’assassinat d’un ambassadeur étranger, vous avez la volonté d’assassiner des centaines d’Américains, ceci est un acte de guerre.” A dit King “Je ne pense pas que nous pouvons continuer comme si de rien n’était ou même appliquer des sanctions comme d’habitude.”

De fait, les actions anti-Iran ont commencé dès 2007 lorsque le congrès tomba d’accord avec Bush, le président d’alors, pour financer une augmentation d’opérations clandestines contre l’Iran. D’après les officiels du renseignement qui parlèrent de cela sur la chaîne ABC News.com, la CIA obtint un accord de la présidence pour commencer ses opérations de déstabilisation clandestines en Iran. A ces fins, plus de 400 millions de dollars furent débloqués grâce à un décret signé par le président. Son but ultime était d’handicaper le gouvernement religieux iranien et les opérations impliquaient de soutenir la minorité Ahwazi arabe et baluchis ainsi que d’autres groupes d’opposition ainsi que de collecter des renseignements sur les sites nucléaires iraniens.

Les officiels du renseignement, parlant sous le couvert de l’anonymat à cause de la nature “sensible” du sujet, confirmèrent que Bush avait signé un “décret présidentiel non-léthal”, donnant carte blanche à la CIA pour s’engager dans toute activité de sabotage, incluant une campagne coordonnée de propagande, de désinformation et de manipulation de la monnaie iranienne et des transactions financières internationales dans le but de déstabiliser et d’éventuellement parvenir à opérer un changement de régime en Iran.

“Je ne peux pas confirmer ou réfuter qu’un tel programme existe et si le président l’a signé, mais cela serait très en accord avec la ligne de conduite américaine essayant de trouver des moyens de pression sur le régime iranien”, a dit Bruce Riedel, un officiel de la CIA en retraite et expert sur l’Iran et le Moyen –Orient (ABCNews.com le 22 Mai 2007)

En Juin 2007, le magazine New Yorker publia un article similaire de Seymour Hersh, confirmant que le décret avait été signé par Bush dans l’intention de déstabiliser le gouvernement islamique. “Son point de focalisation était de miner  les ambitions nucléaires de l’Iran et d’essayer de changer le gouvernement”, l’article citait une personne qui connaissait bien le programme et impliquée “a travaillé avec les groupes d’opposition et passé l’argent”.

D’un point de vue du renseignement, le fait que le gouvernement des Etats-Unis se soit résolu à des opérations clandestines contre l’Iran élimine la possibilité d’une frappe militaire contre le pays.

D’après certains rapports, les ambassadeurs américains à Islamabad ont demandé répétitivement l’ouverture d’un consulat dans la province du Baluchistan, ce qui est une demande très suspicieuse venant des Etats-Unis. En 2011, la demande fut renouvellée par l’ambassadeur américain Cameron Munter à Islamabad. Cette persistance dans cette demande est à prendre très séreusement. Le Baluchistan est stratégiquement très important car c’est la hâvre du groupe terroriste anti-iranien le Jundallah en première instance et une province séparatiste du Pakistan en second lieu.

En fait, Washington favorise grandement l’établissement d’un “grand Baluchistan” qui intégrerait les zones baluches du Pakistan avec celle de l’Iran. L’expert militaire lieutenant-colonel Ralph Peters suggère que le Pakistan devrait être morcelé, ceci menant à la formation d’un pays séparé: “le Baluchistan libre” (Juin 2006 dans le journal des Forces Armées). Ceci aurait pour résultat d’incorporer les provinces baluches du Pakistan et d’Iran en une entité politique unifiée, qui pourrait être ciselée suivant les intérêts de Washington dans la région.

Ainsi il apparaît que les Etats-Unis aient deux motifs ultérieurs si cette demande obtient le succès escompté. D’abord, cela pourra fournir l’occasion de réaliser ce rêve d’un grand Baluchistan, de consolider une présence ferme dans cette zone séparatiste du Pakistan et dans un second temps, offrir l’opportunité d’utiliser cette influence pour porter des activités de sabotage en Iran.

Plus tôt en 2007, ABCNews.com révéla le rôle du gouvernement américain dans son soutien du groupe terroriste iranien, qui est responsable d’un certain nombre d’assassinats partculièrement horribles sur es civils iraniens à la frontière irano-pakistanaise. Le groupe terroriste ne perd aucune occasion de semer la terreur dans la province du sud iranien du Sistan-Baluchistan et leur appétit de meurtre et de cruauté ne connaît aucune rémission. Les victimes de ce groupe sont essentiellement des femmes, des enfants qui sont devenus la cible directe de leurs meurtres. En Juillet 2010, le group organisa une paire d’attaques suicides dans une mosquée shi’ite majeure dans la ville de Zahedan, la capitale de la province iranienne du Sistan-Baluchistan, attentats qui ont tués des douzaines de fidèles et blessés plus de cent personnes.

Bien que les officiels américains réfutent la notion de “financement direct” du groupe terroriste, ils reconnaissent être en contact avec le leader du groupe de manière régulière. Une attaque terroriste similaire fut lancée par le même groupe dans une mosquée de Zahedan en Mai 2009, attaque qui éleva beaucoup de fidèles au rang de martyrs.

De manière très décevante, le service de renseignement pakistanais l’ISI (Inter-Service Intelligence) soutient implicitement le groupe et est dit abriter quelques uns de membres de haut niveau de l’organisation, en coordination avec la CIA.

N’est-il pas paradoxal que le Jundallah, groupe terroriste et branche d’Al Qaïda, est directement financé par le gouvernement américain, qui continue à avancer sa soi-disant “guerre à la terreur” dans le monde ?

Ceci est bien suffisant pour que les Etats-Unis baissent la tête en signe de honte et d’humilité.

Dr. Ismail Salami est un analyste politique et écrivain iranien. Ecrivain prolixe, il a écrit de nombreux livres et articles sur le Moyen-Orient. Ses articles ont été traduits dans bon nombre de langues.