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Comment le général Qassem Soleimani a convaincu Poutine d’intervenir en Syrie (Pepe Escobar)

Posted in actualité, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique with tags , , , , , , on 1 février 2021 by Résistance 71

 

 

 

Il y a deux choses à notre sens qui ont été laissé à l’écart dans ce CR du Pepe, mais que sans aucun doute Soleimani a pris en compte pour ses négociations avec Poutine, qui de son côté en était manifestement conscient:
1- L’aide traditionnelle russe et le soutien indéfectibles apportés au temps de l’URSS à la Syrie d’Hafez al Assad, le président père de Bachar al Assad…
2- Le port de Tartous en Syrie qui est la seule base navale militaire russe sur la Méditerranée, que la Russie ne pouvait pas abandonner, même si elle pensait sans doute obtenir un “accord” avec les vainqueurs si tout cela tournait mal. Tartous est d’une influence stratégique capitale pour les Russes, leur porte sur la Méditerranée…
~ Résistance 71 ~

 


Qassem Soleimani et Hassan Narallah

 

Comment Soleimani a convaincu Poutine d’aider Damas

 

Pepe Escobar

 

30 janvier 2021

 

Source en français:
https://french.almanar.com.lb/1997943

 

Pourquoi l’État profond américain, même après le départ de Trump, qui a fait tuer le général, ne pardonne pas à la Russie et à l’Iran.

Dans une interview saisissante accordée au réseau Al Mayadeen basé à Beyrouth, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a expliqué comment le major général Qassem Soleimani – assassiné par un drone américain à l’aéroport de Bagdad il y a un peu plus d’un an – a contribué à convaincre la Russie d’aider militairement la Syrie dans sa guerre contre les djihadistes salafistes.

Nasrallah prépare le terrain pour la visite cruciale du major général Soleimani à Moscou en 2015, où il a eu un entretien de deux heures avec le président Poutine :

« (Lors de cette réunion), il (Soleimani) a présenté un rapport stratégique (complet) à (Poutine) sur la situation en Syrie et dans la région, (et a expliqué) l’idée proposée et les résultats attendus. Bien sûr, (lors de la réunion) il a utilisé un langage scientifique, objectif, militaire et de champ de bataille, et a basé ses déclarations sur des cartes, des zones terrestres, des chiffres et des statistiques. Lors de cette réunion, le président Poutine a dit au Hadj (Qassem) « Je suis convaincu », et la décision (pour un effort militaire russe en Syrie) a été prise. C’est ce que j’ai entendu de la part de Hajj Soleimani ».

Nasrallah apporte également une précision importante : tout le processus était déjà en marche, à la demande de la Syrie :

« Je suis un peu objectif et rationnel. Je n’aime pas créer des mythes. Il n’est pas exact de dire que le Hajj Qassem Soleimani (seul) est celui qui a convaincu Poutine d’intervenir (en Syrie). Je préfère dire que grâce à sa lecture stratégique (des événements), son argumentation, sa logique convaincante et sa personnalité charismatique, Hajj Qassem Soleimani a pu apporter un complément remarquable à tous les efforts précédents qui ont conduit la Russie à prendre la décision de venir en aide à la Syrie. De grands efforts avaient été faits (auparavant) et de nombreuses discussions s’étaient tenues, mais apparemment, le président Poutine restait hésitant.

Nasrallah ajoute que Soleimani, « était habile dans (l’art de) la persuasion et avait une logique (impeccable). Il n’a pas poussé la Russie à (rejoindre la guerre), ni n’a utilisé de rhétorique (vide). Il a utilisé un langage scientifique en expliquant les résultats (possibles) militaires et sur le champ de bataille, ainsi que les résultats politiques de l’intervention (russe en Syrie) ».

Tout est question de renseignements au sol

Maintenant, mettons tout cela dans son contexte. Poutine est un maître du jeu d’échecs géopolitique. Nasrallah observe qu’il y avait « un certain nombre de responsables militaires, politiques et de sécurité » à la réunion. Cela implique le ministre russe de la Défense Sergeï Shoigu et surtout le stratège de haut niveau Nikolai Patrushev.

Tous étaient très conscients que l’objectif ultime de la fureur de l’État islamique/Daech en Syrie – en tandem avec la fameuse campagne « Assad doit partir » – était de créer les conditions pour qu’un faux califat atteigne le pouvoir, se répande dans le Caucase et déstabilise la Russie. C’est ce que résume la formule russe « il n’y a que 900 km entre Alep et Grozny ».

Le mérite de Soleimani a été de produire l’argumentaire de vente définitif. Fort de sa vaste expérience sur le terrain, il savait qu’un front de résistance ne suffirait pas à lui seul à protéger Damas. Le « secret » de cette rencontre de deux heures à Moscou est que Soleimani a dû faire comprendre très clairement que la prochaine étape du faux califat serait dirigée contre le ventre mou de la Russie, et non contre l’Iran.

La décision de Moscou a surpris le Pentagone et l’OTAN en train de dormir : Les atlantistes ne s’attendaient pas à ce qu’un étroit contingent de l’armée de l’air russe et une équipe de conseillers militaires de haut niveau soient déployés en un clin d’œil en Syrie.

Mais la décision politique avait sans doute déjà été prise. Une opération militaire aussi complexe nécessite une planification exhaustive – et cela avait eu lieu avant la visite de Soleimani. De plus, les services de renseignement russes connaissaient tous les détails de l’état de guerre sur le terrain et de l’extension excessive et flagrante de l’Armée arabe syrienne (AAS).

Ce que Soleimani a apporté à la table des négociations, c’est une coordination absolument inestimable : Les commandants du Hezbollah, les conseillers du CGRI, les diverses milices dirigées par l’Iran, en collaboration avec les Tigres syriens, en tant que troupes de choc de premier plan, appuyées par les forces spéciales d’élite russes, intervenant soit dans le désert, soit dans des zones urbaines saturées – tous capables de détecter des frappes aériennes russes chirurgicales contre l’État islamique/Daech et les « rebelles modérés » d’Al-Qaïda reconvertis.

Soleimani savait que pour gagner cette guerre, il avait besoin de la puissance aérienne – et il a finalement réussi à la mettre en place, car il a coordonné à la perfection le travail sur le renseignement/terrain de plusieurs armées et des échelons supérieurs de l’état-major général russe.

À partir de cette rencontre fatidique de 2015, l’alliance entre Soleimani et l’armée russe a pris des proportions de fer. Plus tard, le Pentagone et l’OTAN ont été très conscients de la façon dont Soleimani, toujours le commandant suprême du champ de bataille, travaillait en étroite collaboration avec Bagdad et Damas pour expulser définitivement les bottes américaines d’Irak. Ce fut la principale raison, pas si secrète, de son assassinat.

Tout cela explique pourquoi les néoconservateurs américains et les puissantes factions de l’État profond ne «pardonneront » jamais à l’Iran et à la Russie ce qui s’est passé en Syrie – indépendamment des actions futures des responsables de la nouvelle administration des hologrammes à Washington.

Les signes, jusqu’à présent, indiquent une diabolisation habituelle et continue de la Russie ; les sanctions illégales de l’administration Trump contre les exportations énergétiques iraniennes restent en place ; et aucune perspective d’admettre que la Russie, l’Iran et le Hezbollah ont prévalu en Syrie.

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Notre dossier « Assassinat Qassem Soleimani »

 

Bilan de la situation géopolitique un an après le lâche assassinat de Qassem Soleimani par Trump et la cabale sioniste usuelle (Pepe Escobar)

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La géopolitique Soleimani un an plus tard

 

Pepe Escobar

 

7 janvier 2021

 

Source de l’article:
http://www.informationclearinghouse.info/56145.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’assassinat de Major General Qassem Soleimani, commandant de la force Al Quds (Jérusalem) du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI), avec à ses côtés Abou Mahdi al-Muhandis, commandant en second de la milice irakienne (chiite) des Hashd al-Sha’abi, par des missiles à guidage laser Hellfire tirés depuis deux drones MQ-9 Reaper, était un acte de guerre.

Non seulement cette attaque par drone sur l’aéroport de Baghdad, sur ordre direct du président Trump, fut unilatéral, non provoqué et totalement illégal, mais il fut aussi organisé comme une provocation éhontée afin de faire exploser une réaction iranienne, qui aurait été alors contrée par une réaction “d’auto-défense” américaine, présentée comme une “dissuasion”. Appelez ça si vous voulez une forme perverse d’attaque faux-drapeau inversée à double effet. Le puissant Wurlitzer impérial pirouetta l’affaire en un “assassinat ciblé”, une opération préventive tuant dans l’œuf la planification d’une soi-disante “attaque imminente” de Soleimani contre des diplomates américains et des troupes US de la région.

Faux. Aucune preuve de tout cela. Et puis, le premier ministre irakien Adil Abdoul-Mahdi, devant son parlement, offrit le contexte ultime : Soleimani était en mission diplomatique, sur un vol régulier entre Damas et Baghdad, impliqué dans de complexes négociations entre Téhéran et Ryad avec le premier ministre irakien faisant office de médiateur et ce… à la demande du président Trump.

Ainsi donc, la machine impériale, se moquant totalement des conventions et lois internationales, assassina un de facto envoyé diplomatique. Les trois factions principales qui poussèrent au crime de l’assassinat de Soleimani furent les nouveaux-cons(ervateurs) yankees, suprêmement ignorant de l’histoire, culture et de la politique de l’Asie du Sud-Ouest et les lobbies israélien et saoudien, qui pensent ardemment que leurs intérêts sont satisfaits à chaque fois que l’Iran est attaqué. Trump ne pouvait vraisemblablement pas voir l’image panoramique de l’affaire et ses ramifications fatales, mais ne voit seulement que ce que lui dicte son premier contributeur financier et fervent soutien du slogan Israel First, Sheldon Adelson (NdT: l’homme derrière “Donnie mains d’enfant” Trump, mafia juive en l’occurence magnat des casinos de Las Vegas, l’homme qui renfloua Trump trois fois après ses faillites… Le créancier en chef quoi…) et ce que Jared d’Arabie (NdT Jared Kushner, le beau-fils de Trump et son contrôleur rapproché, sioniste flamboyant et taupe du Mossad) lui souffla dans l’oreillette, le tout téléguidé par son proche poteau de la fine équipe saoudienne Mohammed bin Salman alias MBS (NdT: grand sioniste qui fait arrêter et torturer son opposition de la nomenklatura saoudienne, confisque les fortunes, fait arrêter et couper en morceaux des opposants dans ses consulats (Turquie), bref un chic type du Golfe de la mafia pétrolière…)

La cuirasse du “prestige” américain

La réponse iranienne mesurée à l’assassinat de Soleimani fut précautionneusement calibrée pour ne pas déclencher la “dissuasion” impériale vengeresse.

Des frappes de missiles de haute précision sur la base aérienne contrôlée par les Américains en Irak de Aïn al-Assad avec le Pentagone recevant une notification par avance des frappes.

De manière prévisible, la proximité du premier anniversaire de l’assassinat de Soleimani devait dégénérer en une litanie classique d’intimidations Etats-Unis / Iran qui, une fois de plus, se retrouvent à l’orée de la guerre.

Il est donc intéressant de regarder ce qu’a dit à la télévision libanaise Al Manar le commandant de la force aérospatiale du CGRI, le general de brigade Amir Ali Hajizadeh,

 https://www.tasnimnews.com/fa/news/1399/10/13/2423366/ 

Les Etats-Unis et le régime sioniste n’ont amené aucune sécurité où que ce soit et si quelque chose se produit ici (dans la région) et que la guerre se déclenche, nous ne ferons aucune distinction entre les bases américaines et les pays qui les abritent..

Ajoutant aux frappes de missiles de haute précision sur la base américaine l’an dernier, Hajizadeh a dit  Nous étions préparés à une réponse américaine et toute notre puissance de frappe par missiles était en état d’alerte totale. S’ils avaient répondu, nous aurions frappé et détruit toutes leurs bases militaire de la Jordanie à l’Irak en passant par le Golfe Persique, incluant même leurs navires de guerre dans l’Océan Indien.

Les frappes de missiles de haute précision sur la base de Aïn al-Assad il y a un an représentait une puissance de frappe bien moyenne, affaiblie par des sanctions et faisant face à une grosse crise économique et financière, répondant à une attaque en ciblant des cibles logistiques impériales, faisant partie de l’empire des bases extérieures. Ceci fut une première mondiale qu’on n’avait pas vu depuis la seconde guerre. Ceci fut clairement interprété dans le vaste sud comme le perçage de la cuirasse hégémonique du “prestige” américain depuis des décennies.

Donc Téhéran ne fut pas particulièrement impressionné par deux B-52 à capacité nucléaire survolant le Golfe récemment, ni par l’US Navy annonçant l’arrivée du croiseur nucléaire lanceur de missiles USS Georgia dans les eaux du Golfe Persique la semaine dernière. Ces déploiements de force furent effectués en réponse à une accusation sans preuve que Téhéran était derrière l’attaque par 21 roquettes contre la vaste ambassade américaine dans la zone verte de Baghdad. Quelques roquettes de 107mm non explosées, aux inscriptions en anglais au passage et non pas en farsi, peuvent virtuellement être achetées par n’importe qui dans les souks de Baghdad comme je l’ai vu de mes propres yeux depuis environ 2010.

Ceci n’est certainement pas un casus belli ou une “auto-défense” fusionnant avec une “dissuasion”. La justification du Centcom ressemble en fait à un sketch des Monty Pythons : une attaque “… presque certainement menée par un groupe de milice soutenu par l’Iran.” Notez bien que l’expression “presque certainement…” est du code pour “nous n’avons aucune idée de qui a fait ça”…

Combattre la – véritable –  guerre contre le terrorisme

Le ministre iranien des affaires étrangères, Javad Zarif, s’est fendu d’un avertissement à Trump qu’il était en train de se faire enfumer avec un faux casus belli et qu’un retour de boomerang serait inévitable.

Un cas de la diplomatie iranienne comme étant en parfait alignement avec le CGRI : après tout, la stratégie entière de cette ère post-Soleimani provient de l’Ayatollah Khamenei.

Et ceci mène à Hajizadeh du CGRI une fois de plus établissant la ligne rouge iranienne en termes de défense de la république islamique : “Nous ne négocierons plus sur le sujet de la puissance des missiles avec qui que ce soit”, prévenant ainsi toute action d’incorporer une réduction de capacité des missiles pour un retour éventuel de Washington dans le traité JCPOA. Hajizadeh a aussi insisté sur le fait que Téhéran a restreint la portée de ses missiles à 2000km.

Mon ami Elijah Magnier, sans aucun doute le top correspondant de guerre en Asie du Sud-Ouest ces quatre dernières décennies, a clairement détaillé l’importance de Soleimani. Tout le monde et pas seulement au sein de l’axe de la résistance Téhéran-Baghdad, Damas, Hezbollah, mais à travers de vastes étendues du grand sud, est parfaitement au courant de la manière dont Soleimani a mené le combat contre Daesh/EIIL en Irak en 2014 et 2015, et comment il fut instrumental dans la reprise de la ville de Tikrit en 2015.

Zeinab Soleimani, l’impressionnante fille du general, a profilé l’homme, et les sentiments qu’il inspirait. Et le SG du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah, dans un extraordinaire entretien, a insisté sur la “grande humilité de Soleimani, ce “même avec le plus commun des gens, les gens du quotidien”.

Nasrallah raconte une histoire qui est essentielle pour placer le modus operandi de Soleimani dans la véritable, et non pas la fictive, guerre contre le terrorisme et il mérite d’être cité en entier :

A ce moment, le Hajj Qassem s’est rendu de l’aéroport de Bagdad à l’aéroport de Damas, d’où il est venu (directement) à Beyrouth, dans la banlieue sud. Il est arrivé auprès de moi à minuit. Je me souviens très bien de ce qu’il m’a dit : « Il faut qu’à l’aube, tu m’aies fourni 120 commandants d’opération (du Hezbollah) ». Je lui ai répondu « Mais Hajj, il est minuit, comment pourrais-je te fournir 120 commandants ? » Il m’a dit qu’il n’y avait pas d’autre solution si on voulait lutter (efficacement) contre Daech, défendre le peuple irakien, nos lieux saints (5 des 12 Imams du chiisme duodécimain ont leur mausolée en Irak), nos Hawzas (séminaires islamiques), et tout ce qui existait en Irak. Il n’y avait pas le choix. « Je n’ai pas besoin de combattants. Il me faut des commandants opérationnels (pour encadrer les forces populaires irakiennes). » C’est pour cela que dans mon discours (commémorant l’assassinat de Soleimani), j’ai déclaré que durant les quelques 22 ans de notre relation avec le Hajj Qassem Soleimani, il ne nous avait jamais rien demandé. Il ne nous a jamais rien demandé, pas même pour l’Iran. Oui, il nous a demandé une seule fois (notre aide), et c’était pour l’Irak, lorsqu’il nous a demandé ces (120) commandants d’opérations. Il est donc resté avec moi, et nous nous sommes mis à contacter nos frères (du Hezbollah) un par un. Nous avons pu faire venir près de 60 commandants opérationnels, dont certains frères qui étaient présents sur les lignes de front en Syrie, et que nous avons envoyés à l’aéroport de Damas (pour y attendre Soleimani), et d’autres qui étaient au Liban, et que nous avons réveillés de leur sommeil et fait venir (immédiatement) depuis leur maison car le Hajj a dit qu’il voulait les prendre avec lui dans l’avion qui le ramènerait à Damas après la prière de l’aube. Et de fait, après avoir prié ensemble la prière de l’aube, ils se sont envolés pour Damas avec lui, et le Hajj Qassem s’est rendu de Damas à Bagdad avec 50 à 60 commandants libanais du Hezbollah, avec lesquels il s’est rendu sur les lignes de front en Irak. Il avait dit qu’il n’avait pas besoin de combattants, car Dieu merci, il y en avait abondance de volontaires en Irak. Mais il lui fallait des cadres pour diriger ces combattants, les entraîner, leur transmettre l’expérience et l’expertise, etc. Et il n’est pas parti avant de prendre mon engagement que d’ici deux ou trois jours, je lui aurais envoyé les 60 commandants restants.”

L’orientalisme encore et toujours

Un ancien commandant sous Soleimani que j’ai rencontré en Iran en 2018 m’avait promis ainsi qu’à mon collègue Sebastiano Caputo qu’il essaierait d’arranger un entretien avec le major-general qui n’avait jamais parlé de sa vie à des médias étrangers. Nous n’avions aucune raison de douter de notre interlocuteur, ainsi, jusqu’à la dernière minute de Baghdad nous étions sur sa liste d’attente sélective.

Pour Abou Mahdi al-Muhrandis, tué aux côtés de Soleimani dans l’attaque de drones de Baghdad, je faisais partie d’un petit groupe qui passa une après-midi avec lui dans une planque dans, pas hors, de la zone verte, en novembre 2017, mon rapport complet est ici : My full report is here.

Le professeur Mohammed Marandi de l’université de Téhéran, réfléchissant sur l’assassinat  m’a dit “La chose la plus importante est que la vision occidentale de la situation est très orientaliste. Ils assument que l’Iran n’a aucune structure réelle et que tout dépend des individus. En occident, un assassinat ne détruit pas une administration, une entreprise ou une organisation.

L’ayatollah Khomeini est mort et ils ont dit que la révolution était finie. Mais le processus constitutionnel a produit un successeur en quelques heures. Le reste fait partie de l’histoire.

Ceci peut en dire long pour expliquer la géopolitique de Soleimani. Il a peut-être été une super-star révolutionnaire, un grand nombre de gens du sud global le voient comme le Che Guevara de l’Asie du Sud-Ouest, mais il était avant tout un rouage particulièrement bien articulé d’une machine bien pensée et bien huilée.

Le président adjoint de parlement iranien, Hussein Amirabdollahian a dit à la chaîne iranienne Shabake Khabar que Soleimani, deux ans avant son assassinat, avait déjà envisagé l’inévitable “normalisation” entre Israël et les monarchies du Golfe.

Dans le même temps, il était particulièrement au courant de la position de 2002 de la Ligue Arabe, partagée entre autre par L’Irak, la Syrie et le Liban : une “normalisation” ne peut même pas commencer à être envisager sans un état palestinien indépendant et viable sous des frontières d’avant 1967 avec Jérusalem Est comme capitale. Tout le monde sait maintenant que ce rêve est mort, si pas encore totalement enterré. Ce qui reste est la routine rampante : l’assassinat américain de Soleimani, l’assassinat israélien du top scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, la guerre de basse intensité sans relâche d’israël contre l’Iran, l’occupation totalement illégale par Washington de parties du nord de la Syrie pour voler du pétrole, la poussée perpétuelle pour un changement de régime à Damas et la diabolisation non-stop du Hezbollah.

Au-delà du Hellfire

Téhéran a clairement indiqué qu’un retour à au moins une mesure de respect mutuel entre l’Iran et les USA implique que Washington rejoigne de nouveau le traité JCPOA sans conditions préalables et la fin des sanctions unilatérales de l’administration Trump. Ces paramètres sont non-négociables.

Nasrallah pour sa part, dans un discours à Beyrouth dimanche dernier a insisté “Un des principaux résultats de l’assassinat du general Soleimani et d’al-Muhandis sont les appels pour mettre fin à la présence et l’expulsion des forces américaines de la région. De tels appels n’existaient pas avant l’assassinat. Le martyr des leaders de la résistance a mis les troupe américaines sur la voie de sortie d’Irak.

C’est peut-être prendre ses désirs pour des réalités parce que le complexe militaro-industriel et de la sécurité ne va jamais abandonner un havre privilégié de l’empire des bases.

Plus important est le fait que l’environnement post-Soleimani transcende Soleimani.

L’axe de la résistance Téhéran-Baghdad-Damas-Hezbollah, au lieu de s’effondrer va toujours plus se renforcer.

En interne, et toujours sous le coup d’une “pression maximum” par les sanctions, l’Iran et la Russie vont œuvrer ensemble pour produire un vaccin contre la COVID19 et la branche iranienne de l’Institut Pasteur va co-produire un vaccin avec une compagnie cubaine.

L’Iran est incroyablement renforcé comme node clef des nouvelles routes de la soie en Asie du Sud-Ouest : le partenariat stratégique Iran-Chine est constamment revitalisé par les ministres respectifs des affaires étrangères Zarif et Wang Yi, ceci incluant la turbo-charge de l’investissement géo-économique de Pékin dans South Pars, le plus grand champ gazier de la planète.

L’Iran, la Russie et la Chine seront impliquées dans la reconstruction de la Syrie, qui inclura aussi éventuellement, une nouvelle branche de la route de la soie : le chemin de fer Iran-Irak-Syrie-Méditerranée Orientale.

Tout ceci est imbriqué, un processus en devenir qu’aucun missile Hellfire ne pourra brûler.

 

Assassinat du Gen. Soleimani par l’empire et son larbin Trump en janvier 2020… Hassan Nasrallah raconte Soleimani, l’homme, le stratège, l’ami

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 8 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

 

Hassan Nasrallah raconte le général Qassem Soleimani et les dessous de sa victoire contre Daesh en Irak

 

Le Cri des Peuples

 

2 janvier 2021

 

url de l’article en français:
https://lecridespeuples.fr/2021/01/02/une-legende-vivante-nasrallah-raconte-qassem-soleimani-et-sa-victoire-contre-daech-en-irak/

 

Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, consacrée au Hajj Qassem Soleimani, Commandant des Forces al-Quds (dont l’objectif officiel est la Libération de Jérusalem) des Gardiens de la Révolution, à l’occasion du 40e jour après sa mort, le 13 février 2020.

Le 3 janvier 2021 commémorera le 1er anniversaire de l’assassinat de Qassem Soleimani et d’Abu Mahdi al-Muhandis. A cette occasion, nous traduisons un nouvel extrait de cette interview.

Source : https://video.moqawama.org/details.php?cid=1&linkid=2099

Traduction : lecridespeuples.fr

Transcription:

Journaliste: […] Vous avez mentionné à plusieurs reprises le concept « École du Hajj Qassem Soleimani ». Son Éminence le Guide (Khamenei) y a également fait référence. Quel sens donnez-vous à ce concept ? Pouvez-vous nous l’exposer ? Que signifie le concept « École du Hajj Qassem » ?

Hassan Nasrallah : Bien sûr, ce concept est issu de la Voie de l’Imam Khomeini, que Dieu l’agréé, de l’École de l’Imam Khomeini. Mais nous pouvons dire qu’en pratique et sur le terrain, dans toutes les responsabilités qu’a assumées le Hajj Qassem et de tout ce qu’il a enduré, nous pouvons parler d’une Voie, au sens —et c’est peut-être quelque chose de délibéré— d’une certaine pensée, d’un ensemble de pensées, d’une culture particulière, d’une manière de faire spécifique… Je vais vous donner quelques exemples. Bien sûr, nous parlons d’une question qui mériterait une réflexion et une étude (approfondies), mais je vais avancer quelques illustrations de manière rapide.

Par exemple, le Hajj Qassem est le dirigeant d’une force des Gardiens (de la Révolution) [en persan]. Il pourrait rester en Iran, à Téhéran, et dire aux autres (forces de l’Axe de la Résistance) de venir à lui régulièrement pour un entretien, afin qu’il puisse les écouter, et suivre leurs affaires (à distance) de manière simple et routinière. Ou, s’il se rendait auprès d’eux, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak ou ailleurs, il pourrait par exemple (se contenter de le faire) une fois tous les 6 mois ou une fois par an, il pourrait simplement leur rendre visite de temps à autre pour s’informer et s’enquérir. En général, c’est ainsi qu’agissent certains (grands) dirigeants.

La Voie du Hajj Qassem consiste à se rendre sur le terrain d’action, sur le champ de bataille, auprès des autres. Depuis 1998 (année où Soleimani est devenu le dirigeant des Forces d’Al-Quds), depuis qu’a commencé notre connaissance et notre relation avec le Hajj Qassem, soit depuis une vingtaine d’années, 21 ou 22 ans, le nombre de fois où nous sommes allés auprès de lui (en Iran) est très restreint. Mais pour sa part, il venait toujours à nous, très souvent. Naturellement, le fait même de venir sur le terrain, sur le champ de bataille, pour rencontrer ici les frères (du Hezbollah), les rencontrer tous, le fait de se rendre directement sur le terrain, d’entendre (directement) les combattants et moudjahidines, cela a d’énormes bienfaits et avantages en ce qui concerne la direction et l’administration (des opérations, de la logistique, etc.).

Soleimani s’adressant à des combattants en première ligne. Il leur demande s’ils sont contents d’être là, s’ils ont bien obtenu l’autorisation de leurs parents et/ou épouses. Puis il leur raconte le pire épisode de la guerre Iran-Irak qu’il ait vécu, le comparant aux difficultés qu’ils traversent actuellement. Il leur dit que même si c’était les moments les plus difficiles de sa vie, aujourd’hui c’est du passé et il n’en subsiste aucun mal, et c’est sa plus belle expérience, car il n’y a rien de plus beau que de souffrir pour l’amour de l’Imam Hussein (as).

Premièrement, cela renforce ces combattants (en leur donnant le moral), et exprime le respect et l’affection qu’il a pour eux. « C’est moi qui viens toujours à vous, je suis à votre service. Ne vous dérangez pas pour venir à moi en Iran, c’est moi qui viens à vous. » Pour les responsables (du Hezbollah ou d’autres mouvements de Résistance) présents sur le terrain, (cette attitude) a des conséquences éthiques et sur le moral (des troupes). Deuxièmement, cela lui permet d’entendre tous les avis, tous les points de vue (directement), et non pas seulement l’avis des gens qui viendraient à lui (en Iran) pour exprimer leur (propre) point de vue. Cela l’aide à avoir une idée plus claire, plus globale et plus juste (de la réalité du terrain). Troisièmement, cela l’aide à accéder à tous les niveaux (hiérarchiques), jusqu’aux combattants de première ligne, et à les entendre exposer leurs problèmes, leurs manques, leurs besoins, leurs remarques, etc. Quatrièmement, cela lui apporte une idée plus profonde, plus exhaustive et plus vaste de (tous) les terrains dont il est responsable. Il ne s’appuie pas (seulement) sur la lecture des rapports rédigés par les (différents) responsables, non ! Il se rend en personne sur le terrain pour voir de ses propres yeux, pour écouter (les renseignements de première main), et discuter et débattre avec tous les échelons. C’est l’une des significations de la Voie du Hajj Qassem. C’est une manière de faire inhabituelle, surtout chez un général militaire (parmi les plus hauts gradés du pays). Certes, peut-être qu’au front de la guerre Iran-Irak, les grands dirigeants descendaient sur le terrain, auprès des combattants, mais c’est quelque chose de spécifique à l’Iran qui ne se fait pas à l’extérieur de l’Iran. Mais c’est l’un des aspects (de la Voie du Hajj Qassem).

Un autre aspect est l’absence de fatigue et de lassitude. Vous dites [Nasrallah cite une expression en persan]. Il ne se fatigue jamais. Nous sommes tous sujets à la fatigue. Parfois, nous sentons que les choses pèsent très fort sur nous, nous subissons une pression (à la limite du tolérable), mais le Hajj travaillait (inlassablement) durant de longues heures, même lorsqu’il devait être épuisé. Je me souviens que durant certaines l’une de ses visites (au Liban), il souffrait d’une rage de dents, et (il est bien connu) que cette douleur est insupportable. On lui avait proposé de faire venir un dentiste, mais il a répondu « Pas maintenant, après notre réunion. » C’est-à-dire après 6 heures pendant lesquelles il allait supporter la douleur, tout en dirigeant et participant à la réunion, en prenant des décisions (cruciales), et tout à la fin, il se rend chez le dentiste. La capacité d’endurance et de patience du Hajj Qassem face à la fatigue, aux plus âpres difficultés, est tout à fait exceptionnelle. Je n’ai jamais connu personne, et je n’exagère nullement, qui soit capable de tant supporter la fatigue, les efforts, le manque de sommeil, etc., autant que le Hajj Qassem.

Un autre aspect important de sa personnalité est sa minutie. Il était extrêmement minutieux et appliqué. Il suivait en permanence (les différents dossiers) [Nasrallah illustre ce propos par une expression en persan]. Par exemple, quelqu’un peut se mettre d’accord (sur quelque chose) avec quelqu’un d’autre, puis après une semaine, deux ou trois, s’enquérir du dossier ou pas, s’informer ou pas (de l’affaire en question), mais pas le Hajj Qassem. Dès le deuxième ou le troisième jour, il s’informait de l’avancée du dossier, il suivait (toutes les affaires) de manière précise et avec insistance. Et bien sûr, il ne le faisait pas de manière empressée (et bâclée), mais de manière précise, détaillée et réactive. C’est l’un des aspects de la Voie du Hajj Qassem.

Journaliste : On dirait qu’il a toujours gardé l’énergie d’un jeune homme.

Hassan Nasrallah : Peut-être qu’une autre personne se dirait qu’elle aura tout le temps de suivre ou de s’enquérir de tel ou tel dossier durant les mois à venir, mais pas le Hajj Qassem (qui suivait les questions presque au jour le jour). Il était très important pour lui de ne pas perdre de temps. Par exemple, ce qui pouvait être fait en cinq ans (pour d’autres) devait être bouclé en un ou deux ans (seulement avec lui), grâce à son insistance et son suivi assidu des dossiers.

Un autre aspect de sa personnalité est sa très grande humilité. Il était extrêmement humble. Et son humilité avait une très grande influence. Vous savez qu’en général, les soldats, lorsqu’ils sont au combat, se sentent forts et puissants, et peuvent être touchés par l’arrogance, la superbe, s’enorgueillir, etc. Le Hajj Qassem était quelqu’un de très humble, même avec les gens du commun, les gens simples. C’est l’un des aspects de sa Voie. Bien sûr, nous devons tous êtres humbles, mais le fait que ce commandant, avec sa position et cette responsabilité (énorme qui pèse sur lui), soit si humble avec tout le monde, c’est quelque chose de très important.

La Voie du Hajj Qassem est celle de la confrontation des dangers. Il se rendait toujours dans la gueule du loup, sur les premières lignes de front, bravant la mort. Je n’étais pas d’accord avec lui sur ce point. J’insistais toujours pour qu’il reste en retrait, prenant des dispositions en ce sens. Mais nous tous avons été incapables de l’empêcher de se rendre en première ligne. C’est l’homme qui est toujours présent dans les moments (les plus) difficiles, les jours (les plus) sombres. Par exemple, durant la guerre de juillet 2006, la guerre de 33 jours, il s’est rendu de Téhéran à Damas, puis nous a contactés pour nous dire qu’il voulait venir à nos côtés, dans la banlieue sud de Beyrouth (bastion du Hezbollah). Nous avons répondu (incrédules) : « Comment ? C’est impossible ! » Les ponts avaient été détruits, les routes coupées, les avions de guerre israéliens frappaient toutes les cibles (réelles ou supposées), etc. C’était une situation de guerre totale ! Il (nous semblait) impossible de le faire venir jusqu’à nous, dans la banlieue sud de Beyrouth. Mais il a énormément insisté, nous disant que si nous ne lui envoyions pas de voiture, il viendrait par ses propres moyens. Il a insisté, et il est venu à nous. Et il est resté avec nous pendant toute la durée de la guerre.

Voir Révélations de Qassem Soleimani sur la guerre de 2006

De même pour les événements en Syrie et en Irak, dans la lutte face à Daech, nos frères irakiens également nous racontaient qu’il était toujours en première ligne, marchait en première ligne. C’est quelque chose d’exceptionnel. Normalement, les généraux restent en retrait et dirigent les armées ou brigades (depuis l’arrière), du moins dans les armées régulières, à l’exception de la guerre Iran-Irak qui est une expérience particulière.

Quoi qu’il en soit, en vérité, tout ce qu’on peut dire sur la Voie du Hajj Qassem vient de l’Imam Khomeini et de son école, et des indications de Son Éminence le Guide (Khamenei), que Dieu le préserve, et de l’expérience de la guerre Iran-Irak. C’était une expérience grandiose quant à ses conséquences idéologiques, culturelles, spirituelles et militaires. Nous avons trouvé cette expérience grandiose incarnée dans la personnalité du Hajj Qassem.

e pourrais dire bien des choses encore sur la Voie du Hajj Qassem Soleimani, mais je me contenterai de ces éléments pour répondre à vos (autres) questions. […]

Journaliste : Pouvez-vous nous parler de souvenirs communs avec lui concernant la crise en Irak et en Syrie ? Quelle aide vous a-t-il demandée ?

Hassan Nasrallah : Nous ne parlons donc pas des derniers développements en Irak, (mais) de l’apparition de Daech. Lorsque Daech est apparu en Irak, et que cette organisation a commencé à s’emparer d’un certain nombre de provinces irakiennes, il est apparu que la situation était critique. L’armée irakienne était incapable de faire face à la situation, du fait (de son démantèlement par l’occupant américain et) des effondrements qui se sont produits. J’ai entendu dire par plusieurs responsables irakiens que de nombreux entrepôts d’armes étaient vides de munitions et d’obus utilisables. La situation morale et psychologique (était catastrophique).

Le Hajj Qassem s’est donc rendu en personne à Bagdad, accompagné d’un groupe de commandants des Gardiens de la Révolution. Il a pris contact avec les frères irakiens et avec les factions de la Résistance avec lesquels il était en contact permanent depuis longtemps. C’est lui qui s’est rendu sur le terrain pour (lancer) les premiers combats, il est allé de l’avant. Et l’événement bien connu sur la route Bagdad-Samarra a eu lieu, dans lequel le Hajj Qassem Soleimani et d’autres frères présents avec eux ont failli être tués. Quelques jours après cet incident, ou au même moment, le Grand Ayatollah Sayed Sistani, que Dieu le préserve, a édicté sa fatwa célèbre et historique (enjoignant les Irakiens au djihad contre Daech), décrétant l’état d’alerte pour que le peuple irakien et les factions combattantes affluent sur les lignes de front. Tout cela avait besoin d’organisation.

A ce moment, le Hajj Qassem s’est rendu de l’aéroport de Bagdad à l’aéroport de Damas, d’où il est venu (directement) à Beyrouth, dans la banlieue sud. Il est arrivé auprès de moi à minuit. Je me souviens très bien de ce qu’il m’a dit : « Il faut qu’à l’aube, tu m’aies fourni 120 commandants d’opération (du Hezbollah) ». Je lui ai répondu « Mais Hajj, il est minuit, comment pourrais-je te fournir 120 commandants ? » Il m’a dit qu’il n’y avait pas d’autre solution si on voulait lutter (efficacement) contre Daech, défendre le peuple irakien, nos lieux saints (5 des 12 Imams du chiisme duodécimain ont leur mausolée en Irak), nos Hawzas (séminaires islamiques), et tout ce qui existait en Irak. Il n’y avait pas le choix. « Je n’ai pas besoin de combattants. Il me faut des commandants opérationnels (pour encadrer les forces populaires irakiennes). » C’est pour cela que dans mon discours (commémorant l’assassinat de Soleimani), j’ai déclaré que durant les quelques 22 ans de notre relation avec le Hajj Qassem Soleimani, il ne nous avait jamais rien demandé. Il ne nous a jamais rien demandé, pas même pour l’Iran. Oui, il nous a demandé une seule fois (notre aide), et c’était pour l’Irak, lorsqu’il nous a demandé ces (120) commandants d’opérations. Il est donc resté avec moi, et nous nous sommes mis à contacter nos frères (du Hezbollah) un par un. Nous avons pu faire venir près de 60 commandants opérationnels, dont certains frères qui étaient présents sur les lignes de front en Syrie, et que nous avons envoyés à l’aéroport de Damas (pour y attendre Soleimani), et d’autres qui étaient au Liban, et que nous avons réveillés de leur sommeil et fait venir (immédiatement) depuis leur maison car le Hajj a dit qu’il voulait les prendre avec lui dans l’avion qui le ramènerait à Damas après la prière de l’aube. Et de fait, après avoir prié ensemble la prière de l’aube, ils se sont envolés pour Damas avec lui, et le Hajj Qassem s’est rendu de Damas à Bagdad avec 50 à 60 commandants libanais du Hezbollah, avec lesquels il s’est rendu sur les lignes de front en Irak. Il avait dit qu’il n’avait pas besoin de combattants, car Dieu merci, il y en avait abondance de volontaires en Irak. Mais il lui fallait des cadres pour diriger ces combattants, les entraîner, leur transmettre l’expérience et l’expertise, etc. Et il n’est pas parti avant de prendre mon engagement que d’ici deux ou trois jours, je lui aurais envoyé les 60 commandants restants.

Soleimani donnant des instructions aux combattants pour respecter les biens d’autrui, suivi du récit d’un syrien qui a trouvé une lettre de Soleimani dans sa maison abandonnée, dans laquelle le Hajj Qassem s’excusait d’y avoir séjourné une nuit sans pouvoir demander la permission.

Bien sûr, cette nuit-là, j’ai senti qu’aux yeux du Hajj Qassem, le monde entier était l’Irak et la bataille qui s’y déroulait. En vérité, il était complètement immergé dans cette bataille, et il la considérait comme décisive pour le destin de la région. Il n’était pas permis de la négliger. Il était prêt à y être tué. Je lui ai dit « Hajj, les frères m’ont informé que sur la route de Bagdad à Samarra, tu étais dans le convoi (qui a été attaqué), et c’est très dangereux. » Il a répondu qu’il n’avait pas d’autre choix, et qu’il devait avancer pour que les autres avancent aussi. « Le temps est compté, et nous n’avons qu’une minuscule fenêtre pour intervenir », m’a-t-il dit. Ce n’était pas le moment de la prudence et de la pondération, mais il fallait tout donner (dans cette bataille). Il était très ému par ce qui se passait en Irak et prêt à y être tué 1000 fois afin de sauver le peuple irakien, les saints mausolées, les Hawzas, et éloigner ce danger de l’Irak, de la République Islamique et de toute la région. Nous savons tous que si Daech était parvenu à s’emparer de l’Irak, cela aurait menacé l’Iran et toute la région. Mais ceux qui auraient payé le plus grand prix face au projet de Daech sont les Irakiens, le peuple irakien en premier lieu.

Journaliste : Quand est-ce que vous avez fait la connaissance du Hajj Abu Mahdi (al-Muhandis, assassiné avec Soleimani) ? Quand l’avez-vous rencontré pour la première fois ? Pouvez-vous évoquer des souvenirs de cette rencontre ?


Al-Muhandis – Nasrallah – Soleimani

Hassan Nasrallah : J’ai fait la connaissance du Hajj Abu Mahdi au début des années 1990, vers 1991-1992. Je ne le connaissais pas avant cette date, il était alors au Koweït. Je l’ai ensuite connu, et la première fois que je l’ai rencontré, c’était à Téhéran. C’était l’un des principaux commandants des Brigades Badr [troupes irakiennes ayant combattu contre Saddam durant la guerre contre l’Iran], qui sont ensuite devenues l’Organisation Badr. Rapidement, une relation d’affection, d’amitié et de respect s’est tissée entre nous. Il avait également de bonnes relations avec nos frères au Liban, avec le frère Zulfiqar en particulier (commandant du Hezbollah tué en Syrie en 2016), avec le Hajj Imad Moghniyeh et les autres frères. Et par la suite, cette relation s’est développée après que le Hajj Qassem devienne le commandant des Forces al-Quds. Depuis sa position (de responsabilité) en Irak, la relation d’Abu Mahdi avec le Hajj Qassem (s’est développée), de même que la nôtre au Liban, ce qui a augmenté les liens que nous avions avec Abu Mahdi.

Mais notre relation avec Abu Mahdi s’est véritablement renforcée durant ces dernières années, du fait des événements en Irak et de la lutte contre Daech qui a vu de nombreux membres du Hezbollah se rendre en Irak pour aider le Hachd al-Cha’bi et les factions de la Résistance. Nos frères étaient en contact permanent avec le Hajj Abu Mahdi, qui est venu plusieurs fois au Liban pour me rencontrer. A peine 3 mois environ avant son martyre, il était ici au Liban. Une fois, il est même venu avec sa famille. Durant notre dernière rencontre il y a plusieurs mois, nous nous sommes entretenus pendant des heures, évoquant la situation en Irak, évaluant les sphères sécuritaire et militaire, la manière de renforcer le Hachd al-Cha’bi comme défenseur authentique du peuple irakien, etc. Et du fait de la force de notre relation, il me disait : « Militairement, Daech est vaincu, et il ne reste que quelques cellules isolées qui seront (rapidement) éliminées avec la grâce de Dieu. Mais je redoute que la bataille contre Daech se termine et que je sois toujours en vie. » Et il a mis sa main sur sa barbe, disant « Ma barbe est grise, de même que mes cheveux, et après toutes ces longues années (de lutte), je crains vraiment de mourir dans mon lit. Je te demande donc avec insistance de prier Dieu le Très-Haut et l’Exalté de m’accorder le martyre. »

Naturellement, conformément aux édits de Son Éminence le Guide (Khamenei), que Dieu le préserve, lorsque quelqu’un demande au Guide de prier pour qu’il obtienne le martyre, il ne demande pas à Dieu d’accélérer son martyre, mais demande de lui accorder de mourir en martyr. Et il ajoute parfois en plaisantant « J’espère que tu auras passé les 80 ans (lorsque Dieu t’accordera le martyre) ! » L’important est que nous mourions en martyr, (mais le plus tard possible). C’est ce que j’ai répondu à Abu Mahdi, à savoir que je n’invoquerais pas Dieu pour qu’il accélère son martyre, mais pour que sa mort soit celle d’un martyr, et je lui ai demandé de prier lui aussi Dieu pour qu’il nous accorde la même fin. Cela s’est passé durant notre dernière rencontre.

Je tiens également à dire que notre connaissance (intime) d’Abu Mahdi nous permet d’affirmer que c’était un homme très sincère, très loyal, très pieux. Il avait un haut sens de la responsabilité, et c’était un moudjahid au vrai sens du terme. Et gloire à Dieu, il a de nombreux points communs avec le Hajj Qassem Soleimani. Et c’est l’une des raisons de la relation exceptionnelle qui les liait.

Journaliste : La guerre en Irak a contraint le Hajj Qassem à être plus présent sur le champ de bataille. En vérité, il se rendait dans tous les endroits sensibles des premières lignes. Et nous l’avons vu à plusieurs reprises durant des opérations de reconnaissance et autres. Ces conditions n’étaient-elles pas dangereuses pour sa vie ? Il surgissait par surprise en plein cœur des combats. Pourquoi ?

Hassan Nasrallah : Il était toujours en danger, en très grand danger. Sur les premières lignes de front et les champs de bataille où il s’est rendu en Irak et également en Syrie, il était en danger en permanence. Et il refusait d’être présent seulement en retrait. Il se rendait en première ligne, et voulait voir les choses de ses propres yeux pour estimer la situation directement et de première main, et échanger avec les combattants en première ligne. Il tenait à aller à leur rencontre et à se trouver parmi eux. C’était sa manière de procéder. Bien sûr, nous le lui reprochions en permanence.

(Il faut bien comprendre) qu’il ne faisait pas cela seulement parce qu’il aspirait ardemment au martyre. Certains disaient que le Hajj Qassem recherchait (seulement) le martyre et cherchait l’occasion d’être tué, et que cela expliquait sa présence en première ligne. Ce n’est pas vrai, ou du moins ce n’est pas exact. Car il savait également qu’une obligation religieuse pesait sur lui, et qu’il n’avait pas le droit de s’exposer à la mort sans nécessité. Non ! Le Hajj avait une vision, qui était vraie dans une grande mesure : il disait que cette bataille en Irak et en Syrie nécessitait une grande endurance, un grand courage, une persévérance sur les champs de bataille. Cela ne pouvait pas être obtenu par une gestion en retrait, loin des lignes de front. La présence d’un commandant du niveau du Hajj Qassem Soleimani sur les lignes de front était d’une importance capitale pour assurer cette fermeté du moral, des âmes et des cœurs. Sa présence même sur tel front suffisait à donner une force énorme aux combattants, les aidant à rester, à persévérer, à endurer, malgré tous les dangers et toutes les difficultés qu’ils affrontaient. Sans même parler de tous les autres avantages que confère à un commandant le fait d’être au plus près des données du terrain.

Mais je considère, et c’est ce que je l’entendais dire lorsque je débattais de cette question avec lui, que l’aspect moral, psychologique et émotionnel était de la plus grande importance à ses yeux. Et c’est la vérité ! Tu peux voir sur les (innombrables) vidéos de quelle manière il se comportait avec les jeunes (combattants) en première ligne, dans les tranchées, (et comment ils réagissaient) lorsque le Hajj Qassem venait à eux. Ils l’embrassent, lui embrassent la main, pleurent, le serrent dans leur bras, lui reprochent d’être venu à eux (s’exposant ainsi au danger), etc. Cette influence émotionnelle est très importante. C’est pour cela qu’est née et s’est façonnée une (véritable) relation d’amour, d’affection, de passion entre les combattants et le Hajj Qassem Soleimani. Cela ne se serait jamais produit s’il dirigeait les opérations depuis l’arrière. La cause de cette grande affection est sa présence directe sur les lignes de front.

Par ailleurs, lorsque toutes ces vidéos et toutes ces photos ont commencé à apparaître dans les médias et sur les réseaux sociaux, je lui en ai parlé, lui disant « O Hajj, c’est quelque chose de très dangereux ! » Mais il ne le faisait pas à dessein. Lorsqu’il se rendait en première ligne, il n’avait pas de caméras avec lui pour le filmer, mais ce sont les (combattants) présents sur place qui le filmaient, car comme tu le sais, ils ont tous des smartphones avec lesquels ils photographiaient ou filmaient le Hajj et diffusaient les images sur les réseaux sociaux. (Lorsque je lui reprochais cette imprudence), il me répondait « Mais ces jeunes (combattants) sont en première ligne, prêts à se sacrifier, risquant leur vie à chaque instant. Je n’ose pas leur dire de ranger ces téléphones ou leur interdire de me filmer parce que cela me met en danger. » C’est pourquoi il les laissait faire. Et en vérité, les premières images et films du Hajj Qassem à avoir été diffusées ne l’ont pas été par lui ni par les forces d’Al-Quds (Jérusalem), mais par les combattants de première ligne qui filmaient et photographiaient ses visites et sa présence parmi eux puis les diffusaient. Et c’est comme ça que ces images se sont répandues sur les réseaux sociaux. Il n’y avait pas d’autre choix. Car il se serait senti honteux d’interdire à ces jeunes combattants de le filmer sous prétexte que cela le mettrait en danger, alors qu’ils étaient eux-mêmes les plus exposés à la mort. Telle est la véritable raison de la présence du Hajj Qassem dans les médias durant ces dernières années, qui n’était nullement un acte délibéré.

Journaliste : Après la défaite du projet daechi et takfiri en Irak et en Syrie, avez-vous rencontré le Hajj Qassem et Abu Mahdi al-Muhandis ensemble ?

Hassan Nasrallah : Oui, nous nous sommes rencontrés tous les trois. Cette photo [cf. ci-dessus] a été prise chez nous, dans la banlieue sud de Beyrouth. Les frères ont fait un montage (incluant tous les martyrs tués aux côtés de Soleimani et al-Muhandis), mais sur la photo originale, ils sont assis sur un canapé dans mon bureau.

Nous étions ensemble. Et il y a également des photos de nous trois réunis, moi, le Hajj Qassem et le Hajj Abu Mahdi.

Nous avions eu une longue rencontre dont l’objectif était l’évaluation des derniers événements en Irak, de ce que nous (le Hezbollah) pourrions faire pour l’aider dans la prochaine étape, et d’un autre côté, au cas où une guerre israélienne contre le Liban ou contre la région serait déclenchée, de ce que nos frères irakiens pourraient faire pour nous aider face à cette guerre. […]

 

Lecture complémentaire :

« Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (format PDF)

 

Entretien avec le General Qassem Soleimani sur la guerre de juillet 2006 contre le Hezbollah…
Les dessous de la guerre : VIDEO

 

 

Assassinat de Qassem Soleimani par Trump : L’Irak émet un mandat d’arrêt contre « Donnie mains d’enfant »…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 8 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

 

Assassinat de Soleimani : La justice irakienne lance un mandat d’arrêt contre Trump

 

Al Manar

 

7 janvier 2021

 

url de l’article en français :
https://french.almanar.com.lb/1980772

 

Un tribunal irakien a délivré, jeudi 7 janvier, un mandat d’arrêt national contre le président américain sortant Donald Trump dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’Abou Mehdi al-Mouhandes, numero deux du Hachd Chaabi en Irak, assassiné par un drone US l’année dernière aux côtés du général iranien Qassem Soleimani.

Le tribunal des enquêtes de Roussafa, le secteur oriental de Bagdad, « a décidé de délivrer un mandat d’arrêt contre le président sortant des États-Unis d’Amérique Donald Trump conformément à l’article 406 du Code pénal irakien », détaille un communiqué de l’Autorité judiciaire.

Cet article prévoit la peine de mort pour tout meurtre avec préméditation.

Le tribunal assure avoir conclu l’enquête préliminaire mais « les investigations se poursuivent pour démasquer les autres auteurs de ce crime, qu’ils soient Irakiens ou étrangers ».

En juin déjà, l’Iran avait émis un mandat d’arrêt et réclamé l’émission d’une « notice rouge » auprès d’Interpol contre Trump pour la mort du général Soleimani, une procédure qui n’a jusqu’ici pas abouti.

Le drone qui a pulvérisé les véhicules des deux hommes le 3 janvier 2020 à l’aéroport de Bagdad avait décollé sur ordre de M. Trump qui s’était réjoui quelques jours plus tard d’avoir assassiné « deux (hommes) pour le prix d’un ».

Cet assassinat a été qualifié d’ »illégal » et « arbitraire » par Agnès Callamard, Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires de l’ONU.

Le Premier ministre irakien accusé de complicité

Depuis un an, des partis irakiens ne cessent d’accuser nommément le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, alors uniquement chef du renseignement, de complicité dans ces assassinats.

Avec les commémorations du premier anniversaire de l’assassinat des deux hommes, le climat politique déjà tendu à l’approche de législatives promises en juin est devenu délétère.

 

Iran, affaire de l’avion ukrainien: transpondeur de l’appareil brouillé et éteint dans une bataille cybernétique…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 20 janvier 2020 by Résistance 71

 

Rappelez-vous, nous avions dit le 12 janvier, juste après ce bien triste évènement que cette question du transpondeur de l’avion ukrainien abattu serait une importante question… Bingo ! Il n’aura pas fallu longtemps pour que l’affaire commence à sortir.
Une fois de plus, attendons de voir ce qui va sortir de tout ça. Il semble que tout cela soit le résultat d’une massive bataille électronique militaire ayant eu lieu dans la région suite à l’assassinat de Soleimani en Irak. D’après d’autres sources (VT, NEO), des avions F-35 étaient en vol près de la frontière iranienne et toute la communication des yankees avec leurs appareils fut brouillée, le contact fut perdu, ce qui généra une panique des instances militaires yanks. Le brouillage initial était-il iranien ? possible… russe ? tout aussi possible… La guerre électronique fait rage, c’est une certitude.
Il y a bien plus dans toute cette affaire qu’on veuille bien dire… comme d’habitude quoi !

A suivre…

~ Résistance 71 ~

 

 

Ex-officier de la CIA : le transpondeur de l’avion de ligne ukrainien abattu en Iran a été piraté par les USA

 

Al Manar avec Zero Hedge

 

20 janvier 2020

 

Source: https://french.almanar.com.lb/1620390

 

Un ex-officier de la CIA suggère que le transpondeur de l’avion ukrainien a été piraté par les États-Unis provoquant une attaque de l’Iran.

Philip Giraldi, ex spécialiste du contre-terrorisme et officier de renseignement militaire de la CIA, a écrit un article dans l’American Herald Tribune dans lequel il spécule sur le fait que les États-Unis ont lancé plusieurs cyber-attaques, une sur un système de défense anti-missiles iranien, et une autre sur le transpondeur de l’avion ukrainien abattu en Iran le 8 janvier.

Giraldi explique que l’opérateur iranien de missiles a subi un « brouillage » extrême et que le transpondeur du vol 752 d’Ukraine International Airlines a été éteint plusieurs minutes avant le lancement des deux missiles Tor de fabrication russe.

« L’arrêt du transpondeur, qui aurait automatiquement signalé à l’opérateur et à l’électronique de Tor que l’avion était civil, indiquait au contraire automatiquement qu’il était hostile. L’opérateur, ayant été particulièrement informé de la possibilité de l’arrivée de missiles de croisière américains, a alors tiré » , a-t-il déclaré.

Selon M. Giraldi, le système de missiles Tor utilisé par l’Iran est susceptible d’être piraté ou « usurpé » et, simultanément, le transpondeur du vol 752 a été mis hors service « pour créer un accident d’aviation qui serait attribué au gouvernement iranien ».

« Le Pentagone aurait mis au point des techniques qui permettent de tromper les radars ennemis avec des cibles fausses et mobiles», a-t-il dit.

« La même technologie peut, bien sûr, être utilisée pour modifier ou même masquer le transpondeur d’un avion de ligne civil de manière à envoyer de fausses informations sur l’identité et la localisation. Les États-Unis ont des capacités de cyber-guerre nécessaires pour brouiller et modifier les signaux des transpondeurs des avions de ligne et des défenses aériennes iraniennes. Israël a probablement les mêmes capacités », a dit M. Giraldi.

L’Iran a affirmé la semaine dernière que le « sabotage ennemi » ne peut être exclu dans la destruction de l’avion.

Le général de brigade iranien Ali Abdollahi a suggéré que les systèmes de défense antimissile américains ont été piratés pour faire croire que le vol 752 était un missile entrant.

Le président iranien Hassan Rouhani a également accusé les Etats-Unis d’être responsables du crash de l’avion, en déclarant que: « La racine de toutes les douleurs remonte à l’Amérique… cela ne peut pas être une raison pour nous de ne pas en examiner toutes les causes. »

Le Parlement iranien a également déclaré que « nous sommes dans une confrontation puissante avec les criminels américains et nous ne permettons pas qu’une erreur… ouvre la voie à une mauvaise exploitation de ce drame par les ennemis ».

Giraldi conclut en disant que la guerre électronique menée par les Etats-Unis pour abattre un avion civil et le mettre sur le dos de l’Iran « suggère un événement prémédité et soigneusement planifié » pour créer un false flag pour la prochaine guerre mondiale.

 

A lire aussi:

Cette info sur Veterans Today

« Guerre de l’empire contre l’Iran… Bavure iranienne à Téhéran »

Notre dossier « Assassinat du général Soleimani en Irak par Trump »

 

Mafia coloniale yankee, corruption et racket organisés… Les raisons derrière l’assassinat du général iranien Soleimani (Veterans Today et New Eastern Outlook)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 13 janvier 2020 by Résistance 71


« La guerre est un racket » (Gen. Smedley Butler USMC)

 

De nouveaux faits qui changent tout: la vérité à gerber du pourquoi l’Iran a donné une leçon aux Etats-Unis

 

Gordon Duff avec NEO

 

11 janvier 2020

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/11/neo-new-facts-change-everything-the-sickening-truth-about-why-iran-schooled-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une information est venue à la lumière qui accuse les Etats-Unis pas seulement de l’assassinat de Soleimani mais aussi de l’assassinat de plus de 300 manifestants irakiens lors des manifestations de la fin 2019 [novembre]…

En fait, il est possible de prouver que les Etats-Unis non seulement organisèrent les manifestations en Irak, mais sont aussi directement responsables de la mort de centaines de manifestants, quelque chose qu’ils firent déjà sur la place de Maïdan à Kiev, Ukraine en 2014, en Libye en 2011 et au Caire en 2009.

Dans chacun de ces évènements, l’assassinat de ces manifestants mena à un changement de régime favorable aux Etats-Unis. bien que les preuves d’un évènement faux-drapeau sur la place de Maïdan à Kiev soient débordantes et irréfutables, ceci [les évènements récents d’Irak] est la véritable “arme encore fumante” (NdT: c’est le cas de le dire…) qui établit clairement que l’armée américaine est une organisation terroriste.

Commençons notre histoire…

L’assassinat du général iranien Soleimani aux mains de Pompeo (NdT: ex-CIA boss et actuel “ministre des affaires étrangères yankee”), Esper et Trump (NdT: alias “Donnie mains d’enfant”…), fut bien plus que ce que beaucoup assument n’être que de l’arrogance et de l’ignorance.

Il est aussi faussement assumé que l’occupation américaine des pays riches en pétrole et en opium d’Asie est motivée par l’intérêt national ou du moins en partie, même si toute petite. Ceci est aussi faux, complètement faux.

L’histoire en toile de fond de l’assassinat de Soleimani est enracinée dans les émeutes explosives et les mystérieux assassinats qui poussèrent à la démission du premier ministre irakien Mahdi le 30 novembre 2019.

Mahdi était en fonction depuis un an et s’occupait pour la toute première fois, l’énorme problème de corruption en Irak, un problème endémique à toute nation qui a l’infortune d’être occupée par les Etats-Unis.

L’Irak possède une majorité chiite qui a doucement assumée une domination politique après des années d’oppression et de suppression exercées sous le régime de Saddam Hussein (NdT: lui même mis en place par la CIA). De fait, ce fut le général Soleimani qui vint en Irak en 2003 pour organiser les milices chiites, aujourd’hui les Unités de Mobilisation Populaires (UMP), maintenant intégrées à l’armée irakienne, pour lutter avec les forces américaines qui renversaient le parti Baath.

Trump affirme qu’il a fait assassiner Soleimani à cause de sa participation à la mort d’Américains durant cette période alors qu’en fait, Soleimani était étroitement allié des Américains, au moins jusqu’à l’époque où les Etats-Unis choisirent d’entrer en conflit avec l’Iran en 2007. Ceci est une autre histoire que nous raconterons une autre fois, une de ces histoires également emballée dans le mensonge et le double jeu.

Ce qui est critique pour comprendre ces évènements, c’est de comprendre le véritable rôle des Etats-Unis en Irak. Pour ce faire, il est important et nécessaire de comprendre pourquoi le parlement irakien a voté à l’unanimité de virer les troupes américaines. L’histoire derrière tout ceci est bien plus profonde que la simple mort de Soleimani, bien plus, et elle a été étouffée, supprimée. Cette histoire implique un narratif géopolitique bien plus vaste qui a transpiré lorsque l’Irak sous le PM Mahdi a essayé de retirer la botte américaine qui lui écrase le cou. Le journaliste italien Federico Pieraccini a enquêté sur l’affaire derrière le discours de Mahdi à l’assemblée nationale irakienne, la portion enregistrée de cette allocution ne répondant en rien aux véritables questions au sujet du pourquoi l’Irak prendrait une telle décision si drastique que de virer la soldatesque yankee, mettant ainsi fin à un plan de corruption de un milliard de dollars par an qui a engraissé tant de politiciens sunnites.

Pieraccini nous dit ceci:

“[le porte-parole du Conseil des Représentants d’Irak] Halbousi a assisté à une session du parlement alors que pratiquement aucun des membres sunnites ne le fit. Ceci parce que les Américains avaient appris qu’Abdoul Mahdi prévoyait de révéler des secrets très sensibles durant cette session et envoyèrent Halbousi pour l’empêcher.

Halbousi a coupé la parole de Mahdi au début de son intervention et demanda pour que la retransmission en direct de la session soit arrêtée. Après ça, Halbousi et d’autres membres du parlement se sont assis à côté de Mahdi, lui parlant ouvertement mais sans que tout ceci ne soit enregistré. Voici ce qui fut discuté dans cette session et qui ne fut pas retransmis:

Abdoul Mahdi parla, très en colère, au sujet du comment les Américains avaient ruiné le pays et refusaient maintenant de terminer l’infrastructure et les projets de grille d’électricité à moins qu’on ne leur promette 50% des revenus du pétrole, ce que Mahdi refusa.”

(Note de R71: l’article de Federico Pieraccini en français ici:

https://lecridespeuples.fr/2020/01/10/derriere-la-propagande-les-veritables-raisons-de-lassassinat-de-qassem-soleimani/ )

Cet accord [de l’Irak] avec la Chine fut le résultat de l’abandon par Mahdi de toute tentative de travailler avec les Etats-Unis après des années avoir été témoin de voir sa nation saignée à blanc.

Ce n’est un secret pour personne que de dire que les Etats-Unis n’ont eu que très peu de rôle dans le combat contre l’EIIL / Daesh et, si on demandait à la majorité chiite des citoyens irakiens, la plupart insisterait sur le fait que les Etats-Unis ont amené (construit) l’EIIL en Irak avec l’aide de l’Arabie Saoudite.

On m’a expliqué dans des réunions à Bagdad en janvier 2014 avec des leaders sunnites, comment l’EIIL / Daesh devait renverser l’influence chiite et garantir que l’Irak demeure sous l’influence américano-saoudienne.

Les leaders sunnites, qui contrôlaient des commandements militaires clefs et des gouvernorats, préfectures de province, planifiaient de simplement transférer les affaires de terrain à l’EIIL / Daesh et l’ont fait, ce malgré mes avertissements.

Quelques mois plus tard, plusieurs des personnes que j’avais alors rencontrées avaient été décapitées par Daesh. “L’effet boomerang” en quelque sorte…

Quand à l’accord de Mahdi avec la Chine, ceci précipita le coup mis en scène par les Américains comme nous allons le voir, ce qui suit provient du [think-tank] Middle East Institute ou Institut du Moyen-Orient:

“En arrivant à Pékin le 19 septembre à la tête d’une délégation de 55 membres, le premier ministre irakien Abdoul Mahdi a décrit sa visite en Chine comme un “saut quantique” dans les relations bilatérales. La visite de 5 jours culmina avec la signature de 8 memoranda de compréhension aux vastes aspects, un cadre d’accord de crédit et l’annonce de plans pour l’Irak à rejoindre la ceinture d’initiative routière (BRI) ou nouvelle “route de la soie”. Depuis lors quoi qu’il en soit, une vague de manifestations anti-gouvernementales a traversé l’Irak, faisant plus de 100 morts et des milliers de blessés, rappel vivace de la lutte permanente du pays pour la stabilité et des obstacles pour une consolidation des relations plus avant entre l’Irak et la Chine.”

Ces manifestations anti-gouvernement sont attribuées à des menaces proférées par Donald Trump comme nous le errons dans le texte complet de l’adresse de Mahdi au parlement ci-dessous. La logique est simple. l’accord avec la Chine fut le meilleur effort de l’Irak de s’occuper du chômage et de l’inégalité économique rampants dans le pays, pourquoi quelqu’un voudrait-il le saboter ? Plus sur le leadership de Mahdi ci-dessous, une fois de plus en provenance du think-tank du Middle East Institute (Institut du Moyen-Orient) :

“Depuis le début de 2018, le gouvernement central irakien a assidument travaillé pour capitaliser sur la défaite territoriale de Daesh, qui, trois ans plus tôt avait renversé et contrôlé près du tiers du pays. Une relation efficace entre le gouvernement irakien et le Gouvernement Regional du Kurdistan (NdT: GRK, du nord de l’Irak, dominé par le clan mafieux Barzani, inféodé aux USA et à Israël, qui occupent la place…) semi-autonome avait été rétablie. Après des retards à répétition dus à une série d’incidents liés à la sécurité, le nouveau passage frontalier Qaïm avec la Syrie a été réouvert. La planification pour la construction d’un nouvel oléoduc de pétrole brut de Kirkouk à la Turquie est en marche.

Pourtant, bien que l’Irak soit entré dans une période de calme relatif, le pays doit faire face à une multitude de défis. La situation sécuritaire dans le pays est précaire. D’après un rapport récent du Pentagone, Daesh a consolidé ‘ses capacités insurrectionnelle en Irak.’ Dans le même temps, le gouvernement irakien peine à maintenir le délicat équilibre dans ses relations avec ses alliés clef que sont les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et l’Iran, tout en essayant d’éviter d’être un nouveau front dans une guerre par procuration entre l’Iran et Israël. Le 1er juillet 2019, le PM Mahdi a décrété l’intégration de toutes les milices irakiennes à l’armée, incluant les Unités de Mobilisation Populaires (UMP, chiites).”


Pères fondateurs de Daesh…

Ce n’est qu’avec un contexte bien plus large et une chronologie compréhensive que nous pouvons évaluer à sa juste valeur la bourde énorme de Trump ici. Mais on ne peut aussi évaluer la nature des méthodes de Trump qu’au travers d’une traduction intégrale et non truquée de la nature critique de l’échange entre Trump et Mahdi qui mena à l’assassinat de Soleimani.

Finalement, l’adresse complète d’Abdoul Mahdi au parlement irakien a été rendue accessible, elle remplit maintenant les vides que l’occident a laissés afin de soutenir le narratif très étriqué livré au Congrès des Etats-Unis.

“Voici pourquoi j’ai visité la Chine et signé un accord important avec eux pour qu’ils fassent les construction [à la place des Etats-Unis]. A mon retour, Trump m’a appelé pour me demander de renier cet accord. Lorsque j’ai refusé, il m’a menacé de déchaîner d’énormes manifestations contre moi et que cela mettrait un terme à mon mandat de premier ministre.

Ces énormes manifestations contre moi se sont bien matérialisées et Trump m’a appelé de nouveau pour me menacer que si je ne renonçait pas et ne m’alignait pas sur ses demandes, alors il enverrai des tireurs d’élite des Marines sur les hauts bâtiments pour cibler les manifestants et les forces de sécurité afin de mettre la pression sur moi.

J’ai encore refusé et ai donné ma démission. Jusqu’à aujourd’hui, les Américains insistent pour que nous renions notre accord avec les Chinois.

Après ça, lorsque notre ministre de la défense a déclaré publiquement qu’une tierce partie ciblait manifestants et personnels de sécurité (comme Trump l’avait menacé), j’ai reçu un nouvel appel de Trump me menaçant de me tuer moi et le ministre de la défense si nous continuions à parler de cette “tierce partie”.

J’étais supposé le [Soleimani] rencontrer plus tard dans la matinée lorsqu’il a été tué. Il venait pour délivrer une réponse de l’Iran au message que nous avions délivré en intermédiaire aux Iraniens de la part des Saoudiens. La déclaration du royaume en regard des évènements d’Irak montre bien son point de vue sur l’importance de la désescalade pour sauver les pays de la région et leurs peuples des nouveaux risques inhérents à toute escalade.

Le royaume d’Arabie Saoudite n’a pas été consulté en ce qui concerne la frappe des Etats-Unis. A la lumière du développement très rapide des évènements, le royaume exprime toute l’importance de la retenue afin de se préserver d’actions qui pourraient mener à une escalade et à de sévères conséquences.

L’Arabie Saoudite envoie une délégation aux Etats-Unis pour plaider la retenue envers l’Iran et ce au nom des états du Golfe Persique. Le message sera: “S’il vous plaît, épargnez-nous une nouvelle guerre.””

Il est aussi très clair que l’arrogance de Trump dans ses folles menaces contre l’Irak et sa volonté d’assassiner le militaire le plus important dans la véritable guerre contre le terrorisme, est fondée sur ce que l’essayiste et ancien agent de la CIA Robert David Steele appelle “le culte de la promotion de West Point 1986” et que la revue Politico appelle la “West Point Mafia.”

Steele postule que cette promotion, une clique de “vilains petits canards”, a poussé Trump d’un échec à l’autre. De Stratfor:

“Depuis leur sortie de l’académie militaire de West Point en 1986, les carrières de Mike Pompeo, Ulrich Brechbuhl, Brian Bulatao, Mark Esper, David Urban et Mark Green se sont périodiquement croisées ; elles ont maintenant convergé dans l’administration Trump.”

Ce sont ces petits génies qui ont dit à Trump que l’Iran n’avait que de vieux missiles de l’ère soviétique de type “Scud” au carburant liquide, sans sytème de guidage et à la précision erratique. Bien entendu, aucun d’eux n’a une réelle expérience militaire, autre que “chauffeurs de fauteuils dans les burlingues”…

Puis la surprise est arrivée : la pluie de missiles iraniens sur la base aérienne américaine d’Aïn al-Asad, missiles qui se sont joués de la défense antiaérienne des missiles “Patriot” qui a enregistré “0” interception. Pire encore, les missiles iraniens haute technologie a carburant solide n’ont pas touché leurs cibles à quelques mètres près, mais à bien moins d’un mètre, plus proche même.

Similairement, lorsque des missiles ont plongé sur les bâtiments dits “consulaires”, en fait des dépôts d’armes, à l’aéroport international d’Erbil, dans la région kurde du nord de l’Irak, les Etats-Unis ont nié que des cibles y avaient été touchées, affirmant qu’ils avaient intercepté deux des trois missiles et que le troisième avait “largement manqué” sa cible.

Puis, comme c’est souvent le cas, le personnel américain depuis leurs appartements de résidence juste au sud de l’endroit, ont téléchargé leurs vidéos sur Youtube.

Trois missiles = trois frappes directes, dramatiques explosions que les Américains ont semblé particulièrement apprécier…

Nous entrons maintenant dans un nouveau monde, pas seulement celui où l’Amérique a reçu une “leçon” mais aussi celui où le rôle des Etats-Unis est exposé au grand jour, celui d’occupant, de terroriste et de voleur.

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Notre dossier « Assassinat gen Soleimani par Trump »

 


« In hoc signe vinces »

Guerre de l’empire contre l’Iran… Bavure iranienne à Téhéran

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 12 janvier 2020 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

12 janvier 2020

 

Un avion de ligne ukrainien s’écrase à Téhéran quelques heures après la réplique iranienne à l’assassinat du général Soleimani en Irak, occasionnant la mort des 176 passagers et de l’équipage. Stupeur et confusion générale. On a entendu et lu tout et n’importe quoi à ce sujet depuis lors. Le manque d’info fiable aurait dû généré un silence attentiste, ce ne fut bien souvent pas le cas.
Les Iraniens refusèrent la thèse du missile tant qu’ils n’avaient pas les résultats de leur enquête…
Quelques jours plus tard, ceux-ci tombent… implacables : l’avion de ligne ukrainien a été victime d’une « erreur humaine », confondu avec une menace aérienne et a été abattu par le système anti-aérien iranien.
Situation horrifique dans un contexte de tragédie régionale et internationale menant le monde au bord de la 3ème guerre mondiale. Une bavure qui ne peut qu’entacher la position morale prise par l’Iran jusqu’ici en tant que pays agressé.
Néanmoins, une question brûle les lèvres : comment cette erreur grossière de jugement a t’elle pu se produire sachant que les avions de lignes commerciaux émettent des signaux électroniques identificateurs en permanence via leur transpondeur, ce boitier électronique embarqué qui communique en permanence l’identité de l’appareil en vol à tous systèmes radar afin d’assurer sa sécurité dans les airs. Ce boîtier sert essentiellement à tracer l’avion sur sa route et à aider ainsi les aiguilleurs du ciel de tous les aéroports civils à gérer le trafic aérien. De plus, les signaux sont captés par les installations de surveillance militaires qui peuvent identifier les appareils en vol comme « civils » ou « militaires », « amis » ou « ennemis ». Aura t’on des informations sur la situation d’émission/réception de l’avion ukrainien ? Lorsque le transpondeur d’un appareil de l’aviation civile est allumé (et il doit l’être en permanence pour des raisons de sécurité évidente, surtout dans une zone « chaude » de conflit), il devient alors impossible pour un système de défense antiaérien qui l’a localisé sur son radar, de le méprendre pour autre chose qu’il est…
Ainsi trois options se présentent:
1- Le tir fut intentionnel (peut-on l’imaginer ? Quel en serait le motif ?…)
2- Le système a « lu » une information erronée occasionnant le tir… Dans ce cas, comment et pourquoi ?…
3- Le transpondeur était éteint ou a « mal fonctionné »… Pourquoi ?
Il est évident que cette énorme bavure iranienne va mobiliser les merdias occidentaux pour éclipser l’origine de cette tragédie : l’assassinat par drone par l’armée américaine sur l’ordre de son commandant en chef, le président « Donnie mains d’enfant » Trump, du général iranien Soleimani sur le sol irakien, illégalement occupé depuis 2003 par ces même Etats-Unis.
Ainsi, si l’Iran est directement responsable de cette tragédie, le General Amir-Ali Hajizadeh, chef de la division aérospatiale du CGRI, ayant endossé la pleine responsabilité de cette erreur, il n’en est pas moins vrai que Trump et l’armée terroriste des Etats-Unis en sont les causes indirectes de par leur action criminelle de l’assassinat programmé d’un haut responsable iranien en mission commandé en Irak en la personne du général Soleimani, tué avec  huit autres membres d’une délégation incluant des responsables irakiens venus les accueillir à l’aéroport de Bagdad.
Il est notoire que ce que nous voyons ou entendons le plus récemment tend à garder notre attention. C’est là dessus que vont tabler les propagandistes usuels pour faire passer l’Iran du statut d’agressé à celui d’agresseur et lui faire perdre sa position d’avantage. Il ne faut donc pas perdre le fil de l’histoire et garder notre réflexion claire.
Nous le réitérons ici car ce qu’on lit en dernier lieu tend à rester plus longtemps incrusté dans les esprits: La question du transpondeur du Boeing 737 de l’Ukrainian International Airline (UIA) et les questions relatives, sont vitales. Y aura t’il des réponses apportées ? A suivre…

 

Qui était le général Soleimani et l’échec de l’empire au Moyen-Orient… (Kevin Barrett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 8 janvier 2020 by Résistance 71

 

Le Gen. Soleimani était la personnalité militaire anti-terroriste la plus accomplie au monde (analyste)

 

Kevin Barrett

 

4 janvier 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/04/press-tv-kevin-barrett-and-j-michael-springmann-comment-on-the-murder-of-gen-qassem-soleimani/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

TEHRAN (Tasnim) – Un analyste politique et écrivain américain a décrit le patron de la Force Quds du CGRI iranien, le général de corps d’armée Qassem Soleimani comme étant “ la personnalité militaire la plus accomplie au monde “ dans le domaine du contre-terrorisme.

Le général de corps d’armée iranien Qassem Soleimani est la personnalité militaire la plus accomplie en matière de contre-terrorisme. Son combat contre l’EIIL / Daesh est un combat passionné, tout en opposition à la guerre ambivalente des Etats-Unis contre ce même Daesh et qui a inclus un soutien logistique pour les mêmes terroristes qu’ils combattent soi-disant”, a dit Kevin Barrett à Tasnim depuis Madison (Wisconsin)

Ci-dessous est la transcription de l’entretien complet.

Tasnim: Comment voyez-vous le rôle du commandant en chef de la force Quds du CGRI iranien Qassem Soleimani dans son combat contre les groupes terroristes, spécifiquement contre Daesh en Irak et en Syrie ces dernières années ?

Barrett: Qassem Souleimani est le militaire le plus accompli dans le contre-terrorisme. Le mot “terrorisme” est défini comme le ciblage intentionnel de civils. Daesh est sans nul doute une organisation terroriste car elle a ciblé bon nombre de civils en se fondant sur leur appartenance ethnique ou religieuse. Elle le fait de manière si barbare que bien des personnes se sont posées la question de savoir si une partie de sa mission réelle n’était pas justement de faire paraître l’islam comme l’incarnation du mal dans l’opinion publique mondiale.

Le combat du général Soleimani contre Daesh est passionné et direct, contrairement à celui, ambivalent au mieux, des Américains qui ont fourni un soutien logistique secret à ces mêmes terroristes qu’ils sont supposés combattre. Le général Soleimani, à l’encontre des Américains et des Russes, a mené des forces qui sont indigènes à la région. Ses forces sont 100% motivées à vaincre Daesh ; elles ne sont pas dans la lutte pour le salaire, tandis que certaines forces locales sous commandement américain, sans parler des Américains eux-mêmes, ne sont que des mercenaires desquels John Cale a dit un jour: “Les mercenaires sont inutiles, désunis, infidèles, n’ayant rien d’autre pour les maintenir dans la bataille qu’une misérable paie qui est juste suffisante pour qu’ils veulent vous tuer, mais loin d’être suffisante pour qu’ils désirent mourir pour vous.

Le général Soleimani et ses troupes, à l’encontre des mercenaires (incluant les mercenaires de Daesh payés par les Saoudiens), mettent leurs vies en jeu. Tout comme les partisans d’Ansarullah au Yémen, les forces du général Soleimani ont combattu avec bravoure et grand savoir faire contre des mercenaires loués par des tyrans.

Tasnim: La guerre de 33 jours lancée par Israël en 2006, connue aussi sous le nom de guerre de juillet, s’est tenue au Liban, dans les parties nord de la Palestine occupée et sur les plateaux du Golan. Dans quelle mesure pensez-vous que le général Soleimani fut efficace dans le renforcement de l’axe de la résistance et dans la confrontation des complots israéliens et américains dans la région ?…

Barrett: Le général Soleimani a récemment donné un très rare entretien dans lequel il a discuté de son rôle dans les guerre des 33 jours. Les sources occidentales ont admis depuis longtemps que le leadership de Soleimani fut un facteur crucial dans ce qui évolua pour devenir une véritable humiliation des sionistes par le Hezbollah en 2006. Mais ce n’est que très récemment que l’occident a appris que le général avait passé virtuellement toute la guerre au Liban, épaule contre épaule avec le leader du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah et le grand commandant du Hezbollah Imad Moughnieh, qui fut assassiné et devint martyr de la résistance en 2008.

Les succès remarquables du général Soleimani (et son courage de porter le combat dans le pré carré de l’ennemi sioniste) met en évidence la sagesse de l’Iran et de sa politique étrangère, qui implique l’offre de soutien à des groupes indépendants aux grands principes et motivés au plus haut point à résister au sionisme et à l’impérialisme de tout bord. Cette approche contraste grandement avec l’approche américaine de construire des alliances avec des individus égoïstes, narcissiques et sans principes, ambitieux politiquement et qui sont prêts à vendre leur pays pour une poignée de dollars.

Ces vendus, corrompus, deviennent les “amis et les alliés” de l’Amérique ; mais comme ils sont essentiellement égoïstes et corrompus, ils ne sont en rien des alliés efficaces. Ils ne peuvent pas être courageux au cœur de la bataille, ni ne sont aimés des peuples de leur propres pays.

Maintenant, le monde occidental se demande comment l’Arabie Saoudite, avec ses 67 milliards de dollars de budget militaire, peut perdre cette guerre contre le petit budget des forces d’Ansarullah. La réponse est simple: L’armée saoudienne est corrompue de la base au sommet, ils sont au lit avec le sionisme et l’impérialisme et ils n’ont pas de véritables leaders, pas de principes fondamentaux et pas de cause à défendre si ce n’est celle de leurs comptes en banque.

Le général Soleimani mène des forces musulmanes fidèles à la vérité et à la justice. L’axe de la résistance (NdT: Hezbollah, Palestine, Iran, Syrie, Irak) combat pour une juste cause : virer les forces du sionisme et de l’impérialisme de l’Est musulman. Ceci représente une cause que la vaste majorité de la population de la région, au fin fond de son cœur, soutient intensément. Voilà pourquoi l’Axe de la Résistance, avec son modeste budget militaire, peut avec succès mettre en place un combat de David contre Goliath et vaincre les entités les plus riches et les plus puissantes au monde.

Tasnim: La mobilisation de forces de volontaires en Syrie, en Irak, au Pakistan et au Liban par le général a joué un rôle clef dans la défaite des puissances hégémoniques et de leurs plans. Qu’en pensez-vous ?

Barrett: Le général Soleimani est capable de mobiliser des forces de volontaires pas seulement à cause de l’énorme respect et aura dont il bénéficie (reconnus même de la part de ses ennemis) mais parce qu’il est connu pour combattre une cause juste. Personne ne va se porter volontaire pour se battre pour un tyran ! Mais beaucoup seront volontaires pour se battre contre la tyrannie et contre l’agression, spécifiquement quand ils sont appelés par un tel leader grand technicien et si charismatique, qu’est, que fut, le général Soleimani.

La couverture médiatique américaine de masse du combat contre Daesh en Irak et en Syrie admet le rôle clef joué par ces forces de volontaires vainqueur de Daesh, tout en disant que ces mêmes forces sont un problème pour les Etats-Unis. C’est un des rares cas où les médias de masse ont essentiellement raison.

Les Américains et les sionistes ont utilisé les attentats du 11 septembre 2001, attentats faux-drapeau, pour essayer de remodeler la région selon leurs intérêts. Ils doivent maintenant faire face à la défaite, grâce à la résistance du peuple de la région de manière générale et au leadership de l’Axe de la Résistance, incluant bien entendu le général Soleimani en particulier. En tant que citoyen américain, je pense que mon gouvernement devrait faire face à la réalité de la situation et radicalement changer de politique, embrassant ou du moins en travaillant avec ces forces indépendantes aux grands principes et d’abandonner cette impasse du sionisme et des tyrannies des monarchies du Golfe (persique). Un tel changement de ligne politique coïnciderait avec les véritables intérêts américains, mais ceci ne se produira pas tant que la domination sioniste qui s’exerce sur les Etats-Unis ne prendra pas fin.

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Notre dossier: « Assassinat du gen. Soleimani en Irak par Trump »

 

3ème guerre mondiale: Assassinat du Gen. Soleimani par Trump… La France offre sa bidasserie aux Yanks comme bouclier humain… (Press TV)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 8 janvier 2020 by Résistance 71

 

 

Que va maintenant faire Micronus 1er ? L’Iran vient de tirer des dizaines de missiles balistiques sur deux bases yankees en Irak…

Toute cette clique de politicards ne sont que des traîtres au peuple !

Les banquiers et l’oligarchie veulent cette guerre, c’est aux peuples de la refuser haut et fort ! Non à la guerre ! A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat ! Pour que vive les communes libres des associations libres ! Qui peut encore croire qu’il y a une quelconque solution au sein du système ?…

Micronus représente vraiment le degré zéro du larbinisme patenté, à gerber !

~ Résistance 71 ~

MAJ 8 janvier 10h28: Il y aurait au moins 80 soldats américains tués et des centaines de blessés. Des militaires britanniques ont aussi été victimes de l’attaque massive iranienne aux missiles sur la base yankee de Aïn Al-Asad en Irak… Source Press TV, omerta dans les merdias yanks. Le Pentagone a confirmé l’attaque. Aucun missile anti-aérien américain n’a apparemment été tiré.

 

Irak: Paris offre ses soldats à Trump en guise de boucliers humains

 

Press TV

 

7 janvier 2020

 

url de l’article:

http://french.presstv.com/Detail/2020/01/07/615592/Iran-la-France-plait-a-son-allie-americain

 

À peine quelques heures après l’attentat terroriste américain de vendredi qui a coûté la vie à Qassem Soleimani, Mike Pompeo est apparu à l’antenne de Fox News pour reprocher à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Allemagne de « ne pas avoir été utiles », ou en d’autres termes de ne pas avoir apporté leur soutien plein et entier à l’opération terroriste contre le commandant iranien. Deux jours plus tard, le président français Emmanuel Macron s’est précipité sur le téléphone, et ce, au mépris total des intérêts de la France et des Français, pour appeler Donald Trump et lui faire part de « l’entière solidarité » de la France « avec les alliés » dans la guerre totale que les Américains ont déclenchée contre l’Iran.

La France n’a pas l’intention de réduire ses effectifs en Irak pour le moment, a déclaré mardi 7 janvier une source auprès du gouvernement français, citée par Reuters.

La ministre des Forces armées, Florence Parly, a déclaré sur Twitter qu’étant donné les événements de Bagdad, la France avait déjà renforcé la sécurité de ses 160 soldats stationnés en Irak.

Dans la foulée, le chef de la diplomatie française a demandé à l’Iran de ne pas chercher à riposter à l’assassinat du commandant en chef de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique.

Tout en soutenant l’acte terroriste des États-Unis, Jean-Yves Le Drian a prôné le recours à la diplomatie pour régler les tensions entre l’Iran et les États-Unis.

« Il faut que la partie iranienne renonce à des ripostes et des représailles, mais qu’on ouvre aussi des négociations, que l’Iran revienne dans l’accord nucléaire de Vienne et que la négociation sur la stabilité régionale puisse se mettre en œuvre », a déclaré Jean-Yves Le Drian, cité par l’AFP.

« La situation est très grave : il y a un enchaînement d’escalade qui devient extrêmement préoccupant et qui peut amener à une situation de conflit », a déclaré le chef de la diplomatie française sur BFM TV. « Mais personne ne veut la guerre », a-t-il ajouté.

« La position de la France est une volonté d’aboutir à une désescalade et de faire en sorte que les mauvaises décisions qui ont été prises de part et d’autre puissent être gommées par une volonté de négociation », a-t-il encore affirmé.

Jean-Yves Le Drian a déclaré qu’il y avait encore une place pour la diplomatie. « La seule condition, c’est que les deux s’engagent dans un processus de négociations pour permettre la stabilité régionale », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères.

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Notre dossier « Assassinat du Gen. Soleimani en Irak par Trump »

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Mise à Jour du 8 janvier 2020 à 10h38:

Communiqué du CGRI iranien suite au bombardement massif de la base américaine d’Aïn al-Asad dans l’ouest de l’Irak:

1- Toute nouvelle bêtise déclenchera une riposte encore plus violente et plus douloureuse.

2- Nous mettons en garde tous les gouvernements alliés des États-Unis qui ont mis des bases à la disposition de l’armée terroriste américaine : vous serez pris pour cible si l’Amérique se sert de votre territoire pour attaquer la RII.

3- Le CGRI ne considère pas le régime israélien étranger à l’acte criminel des États-Unis.

4- Nous conseillons au peuple américain de rappeler ses soldats de la région pour ne pas permettre que la vie de davantage de soldats US soit perdue et surtout pour que davantage de dégâts et de pertes ne lui soient infligés par des prises de décision d’un régime américain impopulaire. »

Le Gen. Soleimani était en mission diplomatique pour recevoir en Irak une lettre de… Trump et Pompeo pratiquants de la « diplomatie de l’embuscade » (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 janvier 2020 by Résistance 71

Les rédacteurs en chef de VT confirment cette information en provenance de leurs sources locales en Irak et en Syrie. Cela expliquerait la question qu’on se pose depuis le départ: pourquoi et comment cette facilité à éliminer Soleimani, homme du grand secret à la protection et sécurité irréprochable depuis tant d’années ?
Réponse: il était en mission diplomatique commandée pour son pays et à la demande, si on en croit l’info ci-dessous, de Trump et de Pompeo ni plus ni moins… L’Irak a confirmé que Soleimani était en visite officielle et qu’il devait rencontrer le premier ministre. a ce titre, il ne se méfiait pas et a semble t’il baissé la garde. Il y aurait donc bien eu trahison… mais une trahison yankee, qui peut encore être surpris et surtout qui peut encore croire et faire confiance à toute cette clique de menteurs, d’escrocs et de criminels patentés, membres de toute administration yankee que ce soit ?..

~ Résistance 71 ~

 

 

Info confirmée: Soleimani assassiné en Irak alors qu’il était en mission diplomatique pour recevoir une lettre en provenance de Trump et Pompeo…

 

VT editors

 

5 janvier 2020

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/05/breaking-confirmed-solemeini-killed-on-diplomatic-mission-to-iraq-to-receive-trump-pompeo-missive/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pas d’interception magique de renseignement ne fut nécessaire, nous l’apprenons maintenant depuis l’Irak, pour arranger l’assassinat du général Qassem Soleimani. Nous apprenons en ce moment que l’embuscade a été arrangée au travers des canaux diplomatiques, attirant Soleimani en Irak afin qu’il reçoive [pour l’Iran] une offre de réduction des sanctions de la part du président Trump.

Le général Soleimani a atterri en Irak pour y rencontrer son premier ministre Adel Mahdi, qui devait lui remettre un message pour l’Iran en provenance du président Trump. Au lieu de cela, il y fut assassiné ; la note diplomatique du ministre des affaires étrangères américain Mike Pompeo à l’envoyé iranien Soleimani fut, en fait, une invitation dans une embuscade fatale.

Soleimani s’est envolé depuis Damas et fut tué alors qu’il quittait la zone diplomatique de l’aéroport international de Bagdad. L’Irak agissait comme intermédiaire entre Téhéran et Washington, le général Soleimani agissant comme représentant diplomatique de l’Iran.

Le gouvernement irakien avait demandé au général Soleimani d’organiser et d’entrainer les forces qui ont vaincu l’EIIL / Daesh en Irak (NdT: créé par la CIA et les forces spéciales de l’armée yankee en utilisant l’organisation qu’ils avaient déjà créée au préalable: Al Qaïda en Irak et au Levant / AQIL dont l’EIIL/Daesh est l’héritier direct), un processus qui fut continué en Irak tout comme en Syrie en partenariat avec la Russie et la Turquie en tant que parties prenantes de la coalition d’Astana.

(NdT: pourtant, la Turquie n’a jamais agi contre Daesh, abritant des camps d’entrainement et de repos sur son sol; et favorisant le passage des mercenaires “djihadistes” de la CIA, du MI6 et de Mossad depuis ses frontières, même si depuis la tentative de renversement d’Erdogan par les Yanks dans le cadre de l’élimination des gouvernements des frères musulmans dans la région, Erdogan et la Turquie jouent double voire triple jeu…)

Lire notre dossier sur « L’affaire de l’assassinat de Soleimani par Trump »