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Nouvel Ordre Mondial: Supertrump rockstar de la guerre perpétuelle…

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Trump renforce son rôle de super et ultime pion sioniste

 

Jonas E. Alexis

 

20 novembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/11/20/trump-is-reasserting-his-role-as-the-ultimate-zionist-pawn/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La très vaste majorité des Coréens n’ont jamais voulu d’une force militaire puissante, essentiellement parce qu’ils savent qu’un tel projet militaire taxerait leurs poches. Même le président Moon Jae-In n’a pas voulu établir un système de défense anti-nucléaire comme le THAAD dans le pays.

Mais depuis, Trump est monté sur le trône sioniste, il a essentiellement rendu les choses beaucoup plus faciles pour les potentats étrangers comme B. Netanyahou. Trump a convaincu Moon Jae-In qu’un système de défense à base de missiles va dissuader Kim Jung-Un, comme si la Corée du Nord était sérieuse pour envahir un autre pays. Moon Jae-In a maintenant déclaré:

Les têtes pensantes de Corée du Sud et des Etats-Unis ont atteint un accord final sur le retrait de la limite sur la tête militaire d’un missile. Nous avons convenu de commencer immédiatement des négociations sur le développement de la Corée du Sud et pour l’acquisition des systèmes les plus pointus de surveillance et de défense militaires. Il ne doit plus jamais y avoir de guerre sur la péninsule coréenne. Dans ce sens, les Etats-Unis nous ont beaucoup aidé. Notre grande supériorité de puissance fondée sur l’alliance de la Corée du Sud et des Etats-Unis va éventuellement mettre fin aux provocations dangereuses de la Corée du Nord et faire parvenir sur le chemin de la dénucléarisation.

Ceci n’est bien sûr pas le moyen de stopper les “provocations dangereuses” de la Corée du Nord. Les Etats-Unis et le reste du monde occidental doivent cesser de vivre dans un monde fantasmagorique. Les Etats-Unis en particulier pensent qu’ils peuvent dicter ce que les autres pays doivent ou peuvent faire et en même temps, de refuser de se plier aux mêmes conditions et principes.

Maintenant, supposons qu’il n’y a pas de guerre avec la Corée du Nord. Continuons d’assumer qu’il n’y aura pas de guerre dans les 10 prochaines années ou plus. Qu’adviendra t’il alors de ce système de défense THAAD ? Et si la Corée du Sud a payé des milliards de dollars par an pour avoir ce truc ? Qui va payer les factures ? Moon Jae-In ? Les Etats-Unis ? Le Coréen moyen ?…

Personne n’a été capable de répondre à ces questions dans les médias parce que les réponses par elles-mêmes, détruiraient et ruineraient le projet sioniste. Le Coréen ou l’Américain de base n’ont jamais bénéficié de ces systèmes de défense. Les gens en haut lieu du complexe militaro-industriel sont ceux qui se marrent en allant à la banque. Dans un article intitulé “Les 10 entreprises profitant le plus des guerres”, le journal USA Today rapporta en 2013:

“Le business de la guerre est très rentable. En 2011, les 100 plus gros contractants on vendu pour 410 milliards de dollars en armes et services divers. 10 de ces entreprises ont vendu pour 208 milliards de dollars (NdT: en chiffre histoire de se rendre mieux compte: 208  000 000 000 US$…)… Ces industries ont immensément bénéficié de la croissance des dépenses militaires aux Etats-Unis, qui et de loin, ont le plus gros budget militaire au monde. En 2000, Le budget de la défense américaine (NdT: plutôt le budget de “l’attaque”…) était de 312 milliards de dollars. Arrivés en 2011, ce chiffre est passé à 712 milliards de dollars. Les ventes d’armes internationales ont augmenté en parallèle de la croissance du budget militaire. Entre 2002 et 2011, les ventes d’armes des 100 plus grosses entreprises ont augmenté de 51%.” 

[Note de R71]: N’oublions jamais qu’en 241 années d’existence, les Etats-Unis n’ont connu la paix qu’une trentaine d’années… Ils sont la machine de guerre par excellence, ce qui faisait dire au regretté humoriste George Carlin: “Vous savez pourquoi nous aimons la guerre ? Parce qu’on est bon à ça !… On n’est bon qu’à ça du reste. On n’est pas foutu de fabriquer une télé ou un magnétoscope qui marchent, mais on peut bien venir vous bombarder, surtout si votre pays est rempli de bronzés…” ==

Quelles sont ces entreprises qui font des fortunes ? United Techologies (UTX), L-3 Communications, Finmeccanica, EADS, Northtrop Grumman, Raytheon (RTN), General Dynamics (GD), BAE Systems, Boeing (BA) et Lockheed Martin (LMT). [1]

S’il n’y a pas de guerre ou si les Etats-Unis ou autres pays n’utilisent pas les produits de ces entreprises, les gens vont devoir aller trouver un boulot décent, peut-être changer les pneus dans un garage. Il a été rapporté qu’il y a eu au moins 25 entreprises bénéficiant de la guerre en Irak. En d’autres termes, lorsque des milliers de civils irakiens et quelques soldats américains mouraient, des entreprises comme Halliburton (NdT: Dick Cheney), Ventas Capital Fund/DynCorps, Washington Group International, Environmental Chemical, Aegis, International American Products, Erinys, Fluor, Perini, URS Corporation, Parsons, First Kuwaiti General Trading & Contracting, MerchantBridge, Globalrisk Strategies, ControlRisks, CACT, Bechtel, Custer Battles, Nour USA et General Dynamics, engrangeaient des millions voire des milliards de dollars.[2]

En 2013, le “Financial Times” révéla:

“Une analyse du FT révèle l’étendue des bénéfices réalisés par à la fois des entreprises américaines et étrangères dans le conflit, avec les top 10 contractants sécurisant des affaires pour au moins 72 milliards de dollars entre elles (NdT: c’est à dire plus de 7 milliards ou 7 000 000 000 US$ pour chaque entreprise du top 10…). Aucune d’elles n’a bénéficié plus que KBR, connue autrefois sous le nom de Kellogg Brown and Root. Cette succursale très controversive et controversée d’Halliburton, qui fut dirigée par le vice-président de W. Bush Dick Cheney, fut récompensée d’au moins 39,5 milliards de dollars en contrats fédéraux reliés à la guerre d’Irak sur la dernière décennie.

Deux entreprises koweitiennes, Agility Logistics et l’entreprise d’état Kuweit Petroleum Corporation (KPC), sont les second et troisième gagnants, sécurisant des contrats d’une valeur respectivement de 7,2 et 6,3 milliards de dollars. Les Etats-Unis ont loué les services de plus d’entreprises privées en Irak que dans toute autre guerre préalable et à un moment donné, il y a eu plus de personnels sous-traitants (NdT: mercenaires) que de personnels militaires américains dans le pays.”[3]

Ainsi, quand Trump commence à frapper le tambour de guerre, il soutient essentiellement les entreprises qui en fait, profitent grassement de la mort de civils et toutes autres vies précieuses.[4] Jonathan Turley de la George Washington University a montré qu’Eisenhower lui-même avait averti les Américains au sujet du complexe militaro-industriel. Turley écrivit en 2014:

“En janvier 1961, le président Dwight Eisenhower utilisa son discours de départ de la maison blanche pour avertir la nation de ce qu’il voyait comme une des plus grandes menaces: le complexe militaro-industriel composé des contractants du ministère de la défense et des lobbyistes perpétuant la guerre. Eisenhower nous a averti ‘qu’un très grand système militaire et une grosse industrie de l’armement ont émergé comme force obscure et cachée de la politique américaine et que les citoyens américains ne devaient pas échouer d’en comprendre les graves implications.’”

Ce discours fut sans doute le plus courageux d’Eisenhower et aussi son plus prophétique. Quelques cinquante ans plus tard, les Américains se retrouvent dans ce qui semble être une guerre perpétuelle. Dès que nous nous retirons des opérations en Irak, les leaders demandent des interventions en Libye, en Syrie et en Iran. tandis que la guerre perpétuelle veut dire la perte perpétuelle pour les familles et l’accroissement perpétuel des budgets militaires, cela représente aussi des bénéfices perpétuels pour d’anciennes et nouvelles industries et les intérêts du gouvernement. Le nouveau complexe militaro-industriel est alimenté par un ennemi bien utile et invisible: le terroriste.

“L’ancien président W. Bush et ses aides ont insisté pour appeler les efforts de contre-terrorisme une ‘guerre’. Ces efforts concertés par des leaders comme l’ancien VP Cheney (lui-même l’ancien CEO de la firme Halliburton), n’était pas un exercice rhétorique vide de sens. Non seulement une guerre maximiserait les pouvoirs inhérents du président, mais elle maximiserait les budgets pour l’armée et les agences de sécurité de la patrie.”

Pour le dire plus mielleusement, Trump raffermit sa position de pion sioniste à chaque fois qu’il commence à parler de guerres et de rumeurs de guerre.

  • [1] Samuel Weigley, “10 companies profiting the most from war,” USA Today, March 10, 2013.
  • [2] “The 25 Most Vicious Iraq War Profiteers,” Business Pundit, July 22, 2008.
  • [3] “Contractors reap $138 bn from Iraq war,” Financial Times, March 19, 2013.
  • [4] For scholarly studies on similar issues, see John Tirman, The Deaths of Others: The Fate of Civilians in America’s Wars (New York: Oxford University Press, 2012); Andrew J. Bacevich, The New American Militarism: How Americans Are Seduced by War (New York: Oxford University Press, 2005 and 2008); Breach of Trust: How Americans Failed Their Soldiers and Their Country (New York: Metropolitan Books, 2013).
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Nouvel Ordre Mondial: Trump président fantôme délègue la guerre a ses sbires… (Paul Craig Roberts)

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La disparition du président Trump

 

Paul Craig Roberts

 

20 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/20/president-trumps-disappearance/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De ma longue expérience avec Washington, les vice-présidents ne faisaient pas de grandes déclarations sur la politique étrangère ni ne menaçaient les autres pays de guerre. Pas même Dick Cheney n’a volé ce rôle au faiblard président George W. Bush.

Mais hier, le monde a été témoin de la menace du VP Pence contre la Corée du Nord, la menaçant de guerre ouverte. “L’épée est prête”, a dit Pence comme s’il était le commandant en chef.

Peut-être l’est-il après tout.

Où est Trump ? Aussi loin que je puisse dire d’après les nombreux courriels que je reçois de lui, il bosse à la promotion de sa présidence. Une fois que Trump eut gagné les élections, j’ai commencé à recevoir des offres sans fin pour acheter la casquette de Trump, des T-Shirts, des boutons de manchettes Trump, des tasses à café et de faire un don de 3US$ pour une tombola qui ferait gagner des souvenirs de campagne. Le dernière des offres en date est la chance de pouvoir gagner une des “cinq photos incroyables signées de notre grande et historique intronisation”.

Pour Trump, la présidence est un outil de lever de fonds. Si son VP, son conseiller à la sécurité, son ministre de la défense, son ambassadeur à l’ONU, son directeur de la CIA ou qui que ce soit d’autre, veulent déclencher des guerres, cela fera encore plus de souvenirs à mettre dans les tombolas pour 3US$ du bout.

En résultat direct de l’échec de Trump quant à gouverner son propre gouvernement, on a le VP Pence qui dit à la Russie et à la Chine qu’il se pourrait qu’il y ait un échange de feu nucléaire à leurs frontières entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Bien que Pence ne soit pas assez intelligent pour savoir que ceci est quelque chose que ni la Chine ni la Russie ne pourront accepter.

Washington s’inquiète des armes nucléaires de la Corée du Nord, quand le monde entier s’inquiète de savoir que Washington possède des armes nucléaires. Et si nombreuses. Des études dans le monde ont montré que la majorité de la population mondiale est bien plus inquiète et concernée au sujet de la menace à la paix posée par Washington et Israël, que par celle de l’Iran, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Chine.

Pence a préfacé sa remarque de “l’épée est prête” avec un “Les Etats-Unis rechercheront toujours la paix.” ce qui après les aventures en Serbie, Somalie, Afghanistan, Irak, Libye, Yémen, Pakistan et Syrie est le mensonge le plus éhonté qui soit. Du point de vue de Washington, ce sont toujours ses victimes qui sont “inconscientes et provocatrices”, jamais elle-même.

Les Etats-Unis sont synonyme de guerre. Si le monde est mené à l’armaguédon nucléaire, ce sera Washington, et non pas la Corée du Nord ou l’Iran ou la Russie ou la Chine, qui mettra un terme à toute vie sur terre.

Guerres impérialistes et Nouvel Ordre Mondial: Trump sur un air de tango… ou de pipeau ?…

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Point de vue intéressant de Meyssan à considérer, il nous dit que Trump fait deux pas en avant et un pas en arrière… On a tendance à penser qu’il fait un pas en avant et deux pas en arrière, mais… à suivre les aventures de Donald à Washington…

~ Résistance 71 ~

 

Trump deux pas en avant un pas en arrière

 

Thierry Meyssan

 

18 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article196024.html

 

Alors que la presse internationale décrit le grand retournement de Donald Trump, Thierry Meyssan montre qu’il n’en est rien : loin d’avoir abandonné son idéal de paix, le président des États-Unis hurle et bombarde, tout en faisant attention à ne rien commettre d’irréversible.

Le changement radical de rhétorique du président Trump sur l’ensemble de sa politique extérieure s’est accompagné du bombardement de la base syrienne de Cheyrat et de celui d’une montagne afghane.

Le monde a tremblé devant ce déploiement de force : 59 missiles Tomahawks en Syrie et une méga-bombe GBU-4/B3 en Afghanistan. Pourtant, la base de Cheyrat était à nouveau opérationnelle dès le lendemain, tandis que « la mère de toutes bombes » a certes provoqué l’effondrement de trois sorties d’un tunnel naturel, mais n’a pas détruit les kilomètres de passages souterrains creusés avec le temps par les rivières dans la montagne. Bref, beaucoup de bruit pour rien.

Ces deux opérations étaient manifestement destinées à convaincre l’État profond US que la Maison-Blanche soutenait à nouveau la politique impériale. Elles ont eu l’effet escompté sur l’Allemagne et la France. La chancelière Angela Merkel et le président François Hollande ont applaudi leur suzerain et appelé à en finir avec la Syrie. La surprise est venue d’ailleurs.

Le Royaume-Uni ne s’est pas contenté de suivre le mouvement. Son ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a proposé de prendre des sanctions contre la Russie, complice selon lui des « crimes » syriens, et responsable d’une manière ou d’une autre de la résistance afghane et de bien d’autres choses.

Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, Johnson a annoncé l’annulation de son déplacement à Moscou et a invité tous ses partenaires à rompre leurs relations politiques et commerciales avec la Russie. Ces derniers, tout en approuvant l’initiative britannique, se sont prudemment tenus en retrait. Rex Tillerson, le secrétaire d’État états-unien, a quant à lui, clairement écarté cette folle proposition et a maintenu son voyage à Moscou. Avec aplomb, Johnson a alors déclaré que les Européens auraient mandaté Tillerson pour faire entendre raison aux Russes.

Alors que le protocole international prévoit la réception d’un ministre par son homologue et non par le chef d’État local, la presse atlantiste présentait l’accueil de Tillerson par Lavrov comme un refroidissement des relations américano-russes. Avant qu’il ait eu le temps de saluer son hôte, Sergey Lavrov fut interrompu par une journaliste de Washington qui le prit à partie. La rappelant à la politesse, le ministre russe refusa de lui répondre et écourta les présentations.

L’entretien, à huis clos, dura plus de quatre heures, ce qui paraît bien long pour des gens qui n’auraient rien à se dire. En définitive, les deux hommes demandèrent audience au président Poutine qui les reçut deux heures supplémentaires.

À l’issue de ces rencontres, les ministres délivrèrent une conférence de presse. Ils assurèrent sans rire avoir exclusivement pris note de leurs divergences. Sergey Lavrov mit en garde les journalistes devant le danger que cette rupture faisait courir au monde.

Cependant le lendemain, le même Lavrov, s’adressant à la presse russe, indiquait avoir conclu un accord avec son hôte. Washington se serait engagé à ne plus attaquer l’armée arabe syrienne et la coordination militaire entre le Pentagone et l’armée russe pour la circulation aérienne dans le ciel syrien aurait été rétablie.

En apparence, l’administration Trump hurle sa puissance et bombarde, mais en réalité, elle veille à ne rien commettre d’irréparable. Le pire et le meilleur sont donc possibles.

Tout larbin de la Maison Blanche contre l’État Profond: Un combat truqué…

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… puisque seul(e) quelqu’un de contrôlé ou de contrôlable peut accéder à la l’illusion « démocratique » suprême: celle de se croire le grand vizir de la « nation indispensable », de la « nation exceptionnelle » rayonnant sur le monde du haut de sa colline ; chef suprême du « rêve américain », dont George Carlin disait: « parce qu’il faut être sérieusement endormi pour y croire »…

~ Résistance 71 ~

 

Trump ou l‘allégeance au Deep State

  

Georges Stanéchy

  

8 avril 2017

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2017/04/trump-l-allegeance-au-deep-state.html

 

 » Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel.

   Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera.

   Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques.

  Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant.

  Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »

Dwight D. Eisenhower  (1)
Président des Etats-Unis (1953 – 1961)

L’aveu

Le bombardement d’une base aérienne de la Syrie par une soixantaine de missiles tirés dans la nuit du jeudi au vendredi 7 avril 2017 à partir de navires américains en méditerranée, suite à une décision unilatérale du gouvernement des Etats-Unis, représente, avant toute analyse, un sinistre aveu…

Les doutes, accumulés au cours des dernières semaines, laissent la place à l’évidence : Trump a tourné sa veste et prêté allégeance au « Deep State ».

Cet « Etat Profond » que le président Eisenhower, ancien général, dénonçait dans son discours de fin de mandat du 17 janvier 1961, le qualifiant de « complexe militaro-industriel », évoluant progressivement en « complexe militaro-pétro-financier »… Qui gouverne de fait, non seulement les USA mais tous les pays qui leur sont vassalisés.

Désavouant les déclarations et renonçant aux promesses de sa campagne électorale au cours de laquelle, en opposition aux harangues guerrières de sa concurrente Hillary Clinton, il ne cessait de souhaiter mettre un terme à l’inflation permanente et aberrante du budget des dépenses militaires. Afin d’en affecter les montants à la rénovation des infrastructures du pays…

Affirmant, la main sur le cœur, vouloir renoncer aux dizaines d’expédition annuelles des forces armées dans des pays lointains au prétexte d’en changer les gouvernements pour y imposer « la démocratie »…

Pas par pacifisme angélique, mais tout simplement pour « raison garder »… Choix dictés par le sens des responsabilités selon des arbitrages prioritaire, économiques et sociaux, en faveur de la population américaine…

Au lieu de quoi… Lentement et inexorablement, s’enfonçant dans les sables mouvants du marécage washingtonien qu’il se promettait d’assécher (to drain the swamp…)… Pris au piège, Trump explosait, fusait dans tous les sens… Pour sauver sa propre peau, son « empire immobilier » et son clan, en multipliant témoignages et démonstrations de soumission au « Deep State »…

Contrairement à ses « engagements de campagne », il décidait d’augmenter le budget des dépenses militaires de 55 milliards de dollars ; l’équivalent du total annuel des dépenses militaires « officielles » de la Grande-Bretagne, ou de la France.

Nommant ministre des affaires étrangères le parrain international du milieu pétrolier, le Texan Rex Tillerson ; PDG en exercice de la première entreprise mondiale de gaz et de pétrole ExxonMobil.

S’entourant des généraux les plus bellicistes du pays, connus pour vouloir asservir le reste de l’humanité à coups de bombes, nucléaires ou pas. Jusqu’à nommer ministre de la défense le général James Mattis qui s’était illustré par ses atrocités en Irak, notamment à l’encontre des habitants de la ville de Falloujah. Coupables de résister héroïquement, non pas pour défendre le dictateur déchu, mais tout simplement l’indépendance et la souveraineté de leur Nation face aux envahisseurs.

Les enfants de Falloujah témoignent aujourd’hui, par les stigmates dont ils sont affligés, des sauvageries commises sous les ordres de cet authentique criminel de guerre, surnommé par ses propres hommes « Mad Dog » (chien enragé …): bombes au phosphore, à l’uranium appauvri, bombardements de cérémonies de mariage, etc. ; la boîte à outils complète du « déjanté » galonné assumant sa folie meurtrière…

Mike Whitney rappelle dans un article les nombreux « tweets » de harcèlement de Trump à l’encontre d’Obama, en 2013 déjà, critiquant vigoureusement l’intervention américaine en Syrie. Ainsi que ses belles paroles prononcées en décembre 2016, dans un discours qui en avait ému plus d’un (2) :

« Nous poursuivrons une nouvelle politique étrangère qui prendra en compte les erreurs du passé…

Nous arrêterons nos opérations secrètes de changement de régimes ou de renversements de gouvernements…

Notre but est la stabilité et non pas le chaos, parce que nous voulons reconstruire  notre pays…

Dans nos échanges avec les autres pays, nous rechercherons le partage des intérêts chaque fois que cela sera possible et poursuivrons une nouvelle ère de paix, d’entente et de bonne volonté… »

Le premier ministre russe, Medmedev, a parfaitement résumé la mutation de Trump dans son récent commentaire. Dès l’intronisation de Trump en tant que président, il s’était demandé combien de temps allait-il tenir face au « Deep State« , avant d’être « brisé« … Pour conclure : « Cela a pris seulement deux mois et demi ».

Fake News

Trump, qui ne cessait de condamner les grands médias (la chaîne CNN étant la plus visée…) et leurs Fakes News, les « infos trafiquées », lance à présent des opérations militaires sur fondement de ce qu’il méprisait avec véhémence : les Fake News !…

Tout le monde sait que l’armée syrienne ne possède pas d’armes chimiques, son stock ayant été intégralement détruit sous contrôle de l’ONU, conjointement avec des spécialistes américains et russes, en 2014.

Le bombardement d’une base syrienne pour sanctionner une soi-disant attaque chimique, sans aucune enquête internationale et indépendante préalable, n’est donc qu’un prétexte. « False Flag« , fourberie destinée à légitimer, dans l’hystérie de la propagande auprès des opinions publiques occidentales, cet acte de guerre  contre un  pays souverain qui n’en attaque aucun autre ; tout particulièrement, les USA…

Cette opération planifiée depuis plusieurs semaines avait pour finalité, éloignée du contexte syrien, une « démonstration  de force » face à la Russie et à la Chine. La doctrine actuelle des bellicistes américains ayant pour fondement que toute négociation, avec adversaires ou concurrents, ne peut avoir pour démarche initiale qu’une : « position de force »

La pluie de missiles de croisière a été déclenchée le jour de l’arrivée du président chinois aux USA… Maîtrisant l’art de « laisser le Temps au Temps », les Chinois sont restés de marbre. Du temps de Mao, alors que la Chine poursuivait son redressement au prix de mille difficultés et embargos depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et la fin de la guerre civile contre les milices de Tchang Kaï-Chek soutenues par l’Occident, les Chinois considéraient déjà les USA en « tigre de papier »…

Quant à vouloir impressionner la Russie… Rions… Comme l’ont fait les dirigeants russes, en premier les militaires. Car cette opération de bombardement a eu un considérable « effet boomerang » sur le moral du Pentagone…

Non seulement, les avions en état de voler avaient été préalablement évacués avec leur personnel, y compris celui chargé de leur maintenance. Les nombreux vols de reconnaissance au-dessus de la base, avec leurs gros sabots, avaient laissé présager l’opération. Seuls six avions ont été détruits, en réparation ou hors d’usage au moment de l’attaque.

Mais encore, aucune piste de la base n’a été détruite. Ni les pistes d’envol principales, ni les pistes de circulation annexes. Intactes. Ce qui a permis la reprise immédiate des vols dès le surlendemain.

En fait, sur les 59 missiles tirés contre la base, seuls 23 sont arrivés à bon port, autour des pistes … Les 36 autres ont été neutralisés électroniquement par l’armée russe ; autrement dit, tous ceux destinés à démolir méthodiquement les pistes, l’infrastructure essentielle d’une base aérienne.

Ce coup de poing psychologique va être dur à encaisser pour les traîneurs de sabre du Pentagone. Leurs missiles de croisière Tomahawk de conception ancienne, datant des années 70, sont peut-être précis mais actuellement trop lents pour ce type d’opération. Subsoniques, leur vitesse de pointe ne dépasse pas les 880 km/h maximum, avec une électronique de pilotage rudimentaire.

Les spécialistes du combat électronique russes les ont fait plonger dans les eaux claires de la méditerranée, pour amuser les dauphins. Si les va-t-en-guerre américains peuvent provoquer des ravages sur des pays sans défense avec ce type d’armement obsolète, comme le Yémen en ce moment, il s’agit d’une autre histoire pour frapper des adversaires au top de la guerre électronique : Russie, Chine, Iran

Trump, son entourage, son gouvernement, son Congrès ?… Des imbéciles. Irresponsables. Extrêmement dangereux, toutefois, par leur mégalomanie, leur arrogance, leur mythomanie, et leur mortifère volonté de puissance de dominer la planète pour mieux la piller ; imbibés de leur croyance, ou de leur fanatisme, en l’Etre Supérieur qu’ils pensent incarner.

Imposant « leur Loi » au reste de l’Humanité. Incapables d’imaginer, ou d’accepter l’inéluctable mutation des relations internationales vers un monde multipolaire, dans le respect mutuel des croyances, des cultures et des intérêts des « Autres »…

Je voyais sur une TV, Hollande et Merkel affirmer que s’il y avait eu bombardement « c’était la faute à Bachar »… Monstrueuses têtes à claques, aussi stupides qu’inconscientes des immenses  massacres, ravages et souffrances qu’elles provoquent, organisent et entretiennent…

Analphabètes de l’évolution de l’Histoire…

Nos sociétés occidentales sont malades de leurs oligarchies. Porteuses de pulsion de mort.

Et, cela ne date pas d’hier…

Quand je regarde ce ramassis d’oligarques aussi corrompus que criminels, je vois le tableau exposé au Musée du Prado à Madrid de Pieter Brueghel l’Ancien :

Le Triomphe de la Mort…

 

  1. Discours de fin de mandat du Président des Etats-Unis, Dwight D. Eisenhower – 17 Janvier 1961 – 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_fin_de_mandat_de_Dwight_D._Eisenhower
  2. Cité par Mike Whitney, Trump’s War Whoop : a Gulf of Tonkin Moment ?, CounterPunch, 6 avril 2017, http://www.counterpunch.org/2017/04/06/trumps-war-whoop-a-gulf-of-tonkin-moment/