Archive pour trump et l’état profond

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: l’envers du décor de la pièce d’ombres chinoises « Trump et l’état profond » (Pepe Escobar)

Posted in actualité, crise mondiale, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 3 mars 2017 by Résistance 71

Article de Pepe Escobar a rapproché de quelques articles récents: « La présidence Trump » du même Escobar et sa source. Wayne Madsen et les « Trois administrations de Trump ». Une autre vision, celle du Saker, qui tout comme Paul Craig Roberts, pense que Trump a plié et a été défait par l’état profond.

Une chose est sûre, rien n’est clair et personne n’est non plus clair sur les urines dans ce marécage géopolitique mortifère.

~ Résistance 71 ~

 

Dans les coulisses de la bagarre Trump contre l’état profond

 

Pepe Escobar

 

1er mars 2017

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/46566.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La véritable histoire derrière la chute [du conseiller à la sécurité de Trump] Michael Flynn a été confirmée par une source anonyme très haut placée, qui avait auparavant détaillé comment se déroulerait la politique étrangère de la présidence Trump. D’après cette source interne, que j’ai nommée “X” : “Flynn a été retiré de ses fonctions parce qu’il s’agitait en vue d’attaquer l’Iran, ce qui aurait des conséquences désastreuses. Ceci aurait mené à des frappes iraniennes sur les sources pétrolières occidentales du Moyen-Orient, augmentant le pouvoir économique de la Russie alors que le prix du pétrole aurait grimpé à plus de 200 US$ le barril et que l’UE aurait rejoint le bloc russo-chinois, ou n’aurait plus eu suffisamment de sources énergétiques pour survivre. Les Etats-Unis auraient été complètement isolés.

Lorsqu’il était encore conseiller à la sécurité nationale, Flynn avait déjà averti l’Iran officiellement. Ceci était, de manière pratique, une déclaration de guerre virtuelle. “X” s’étend sur les ramifications de cela: “La Turquie est clef ici, et la Turquie veut un accord avec l’Iran. Le point de danger clef pour l’OTAN est la Turquie, alors qu’elle ne contrôle pas la Serbie et la Turquie-Serbie affaiblissent la Roumanie et la Bulgarie dans une manœuvre de débordement dans la partie sud-sud-est de l’OTAN. La Serbie était liée à la Russie durant la 1ère guerre mondiale et la Turquie avec l’Allemagne. Tito s’est lié avec l’URSS durant la seconde guerre mondiale et la Turquie fut neutre. Si la Turquie, la Serbie et la Russie s’allient, l’OTAN est débordée. La Russie est alliée de l’Iran. la Turquie à la Russie et l’Iran après qu’Erdogan ait perçu le coup d’état manqué contre lui comme fomenté par la CIA. Ce fut un coup monté contre lui et qui a échoué. Tout ceci était bien au-delà de la capacité de Flynn à gérer.

“X” maintient que l’ouverture sur l’Iran de l’administration Obama, qui déboucha sur un accord sur le nucléaire, était essentiellement une tactique pour affaiblir la russe Gazprom, assumant qu’un gazoduc serait construit en entier vers la Turquie et de là connecté sur les marchés de l’UE.

De fait, ce pari majeur sur le Pipelinistan aurait eu besoin d’investissements majeurs et de plusieurs années pour être parachevé. Depuis le début, en parallèle, Téhéran a augmenté ses ventes énergétiques à ses voisins eurasiens, spécialement la Chine. Le résultat aurait été l’exacerbation des tensions irano-étatsunienne. Flynn était sans doute loin du compte, comme “X” le dit, pour gérer l’échiquier hyper-complexe de l’Asie du sud-ouest.

“X”, contre une véritable ceinture du consensus de l’état profond, insiste pour dire que “le rapprochement avec la Russie n’était pas dépendant de Flynn. Il dépend en revanche de ceux qui supervisent Trump, ils l’ont mis là avec le but d’un glissement vers la Russie. Le conflit de l’état profond n’a aucune importance. Ces gerns sont des pros qui savent comment et quand changer de politique. Ils savent bien des choses sur quiconque est en haute position et ils peuvent les détruire tous, comme ils le désirent, à tout moment. Flynn s’est retrouvé sur leur chemin et il a sauté à la corde.”

“X” révèle une fois de plus que ce qui fait se tortiller le Pentagone au sujet de la Russie est : “que la Russie n’est pas une menace économique pour les Etats-Unis. Sa base industrielle est centrée sur la production militaire. Elle s’est développée depuis les bombardements de Belgrade à la fin des années 1990 en la meilleure armée défensive du monde. Ses missiles de défense verrouillent l’espace aérien russe et ses missiles balistiques inter-continentaux offensifs sont les plus sophistiqués au monde. Le missile de défense américain récemment testé et placé en Roumanie est pratiquement inutile malgré un succès de tir fabriqué et mis en scène pour la consommation européenne et pour consolider l’OTAN. La Russie est un allié naturel des Etats-Unis. Ceux-ci vont transférer leur alliance sur la Russie et le départ de Flynn est en fait sans grand intérêt si ce n’est pour le spectacle engendré.

Virer Trump

Maintenant comparez cette analyse avec la pirouette de la CIA bien relayée par ses sténographes des médias de masse américains de la pressetituée, pointant du doigt une vicieuse bataille interne au sein de l’administration Trump. Il y a eu de fait une bataille, et le renseignement américain fut particulièrement heureux d’aider, car ces agents n’ont jamais aimé Flynn de toute façon et la réciproque est bien vraie.

Ajoutez à la pieuvre du renseignement. les loyalistes d’Obama comme le pathétique ex-conseiller Ben Rhodes ainsi que des agents idoines de l’état profond, en retraite ou non. Cela devient de plus en plus curieux lorsque même le nouveau con Michael Ledeen, qui est le co-auteur de l’opus islamophobe “The Field of Fight” avec Flynn, se lamente que son assassinat politique a été mené par “une cabale d’officiels de la CIA et de loyalistes à Obama, en tandem avec des alliés qu’ils ont dans les médias.

En toute pratique, les factions de nouveaux cons / nouveaux cons libéraux les plus puissantes ont lancé de fait une opération pour faire virer Flynn et pour continuer de façon à éventuellement faire aussi virer Trump, poursuivant ainsi toute avenue possible qui mènerait à sa destitution. Quelque soit la stratégie adoptée par les vrais maîtres comme détaillés par “X”, Trump doit faire face un formidable axe de l’état profond nouveau con / néolib, de la CIA, des médias corpos neolibéraux allant de CNN au Washington Post et aussi la machine Clinton qui est toujours fonctionnelle et active.

Ce qui aurait pu être un véritable atou de changement de jeu , une véritable remise à zéro dans la relation avec la Russie, est de toute évidence sans doute bien mis en péril, malgré l’analyse de “X”. Ou, ce qui serait encore plus juteux, nous pourrions bien être au milieu d’une performance de théâtre d’ombres chinoises Wayang des plus sophistiquée, alors que les maîtres, en accord avec les prescriptions de Kissinger, plannifient ultimement de s’aligner sur la Russie afin de défier et de briser l’intégration eurasienne, qui est essentiellement menée par le partenariat stratégique Russie-Chine-Iran.

Dans le même temps, nous avons de sales diversions comme celle horrible de ce duo de sénateurs séniles McCainn-Graham qui poussent Kiev à plus de guerre contre Donetsk et sa république populaire, tout en menant la galerie à blâmer toute l’affaire sur le président Poutine.
HR McMaster lui-même, le nouveau conseiller à la sécurité, peut bien être une diversion tactique brillamment mise au point par l’équipe Trump. McMaster est un membre du status quo de l’état profond et du politiquement correct ; il cadre la Russie comme “un adversaire”, cela en provenance directe de la doctrine du Pentagone qui considère la Russie comme “une menace existentielle” pour les Etats-Unis, au moins autant que la Chine.

Donc, il est trop tôt pour déclarer sans équivoque que les nouveaux cons ont éliminé Trump. Nous sommes au milieu d’un combat encagé fratricide furieux entre l’état profond et les élites américaines. Ceci était largement prévisible, mieme avant de savoir le résultat final de l’élection présidentielle américaine.

“X” a fondamentalement raison lorsqu’il insiste sur le fait que Trump était soutenu par les maîtres pour réorienter, réorganiser, redémarrer la totalité du projet de l’empire du chaos. La rallonge de 54 milliards de dollars au budget militaire était prévue de longue date. “T Rex” Tillerson (NdT: le ministre des AE de Trump et ancien CEO d’Exxon-Mobil/ Rockefeller), a déjà décimé tranquillement une bonne moitié du ministère des AE d’Obama ; çà c’est un drainage de marécage. Les grands pétroliers et un secteur substantiel du complexe militaro-industriel se tiennent fermement derrière Trump. Ces intérêts particuliers savent déjà que diaboliser la Russie n’est pas bon pour les affaires.

L’axe perdant va néanmoins continuer à semer le chaos alors que celui déjà à l’œuvre se développe comme une pièce d’ombres chinoises avancée. Machiavel/Richelieu Steve Bannon a peut–être donné le résultat de l’équation de manière codée, lorsqu’il fait allusion au fait que ceci est un processus de destruction créatrice menant à une toute nouvelle forme de structure de pouvoir aux Etats-Unis. Dans ces circonstances, Flynn n’était qu’un simple pion. Et ne vous leurrez pas ; l’austère néo-Machiavel et son prince étincelant sont bien en place pour faire long feu.

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Nouvel Ordre Mondial: L’état profond yankee plus que jamais en contrôle…

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Marrant… Alors que bien des analystes pensaient et pensent toujours Trump comme un « anti-système » bataillant contre les forces du mal, il est de plus en plus évident que le nouveau clown de la Maison Blanche était et est parfaitement au courant de la manière dont se danse l’affaire géopolitico-économique mondiale et n’est qu’un affabulateur professionnel de plus. Alors « l’équipe Trump » est-elle vraiment divisée ? Ou n’est-ce que stratagème pour sauver un peu les apparences en donnant une fois de plus l’illusion? Rien n’est sincère… Rien ne peut être sincère dans un monde du mensonge perpétuel.

La grande illusion du spectacle fonctionne toujours à merveille, dormez et espérez braves gens, pendant que les parasites nous bouffent le peu qui nous reste… Bientôt le même spectacle affligeant en France, qui par la mascarade du vote, mènera une fois de plus, quel que soit le lapin sorti du chapeau, à toujours plus de marasme, de division et de chaos socio-politique pour le peuple et de la concentration du pouvoir et des richesses dans toujours le moins de mains possible pour la caste des privilégiés.
Rien ne se perd jamais, c’est bien connu…

~ Résistance 71 ~

 

Les trois administrations de Trump

 

Wayne Madsen

 

24 février 2017

 

source de l’article en français:

http://lesakerfrancophone.fr/les-trois-administrations-de-trump

 

Les ministères de la Défense nationale et des Affaires étrangères, ainsi que les ambassades à Washington D.C., se battent pour savoir qui est effectivement en charge du gouvernement américain un mois après que Donald Trump a été assermenté en tant que président des États-Unis. C’est une bonne question, compte tenu des déclarations contradictoires émanant de la Maison Blanche, du Département d’État et du Pentagone.

Il est inutile de préciser qu’il y a essentiellement trois administrations Trump, toutes à des degrés divers de pouvoir.

La première administration, la plus visible et puissante est le cercle intime de Trump. À l’heure actuelle, ce sont Trump lui-même, le stratège en chef Stephen Bannon, la fille de Trump, Ivanka Trump, et son mari Jared Kushner, l’assistant spécial du président Stephen Miller et le procureur général Jeff Sessions. Bien que Bannon ait rejoint Trump en venant de la campagne présidentielle du sénateur Ted Cruz, l’ancien éditeur de Breitbart News est devenu un « Raspoutine » virtuel, influençant Trump sur les politiques étrangère et intérieure.

La deuxième administration représente l’establishment républicain qui a adoubé Trump après qu’il a obtenu la nomination présidentielle républicaine. Ce cercle comprend le chef de cabinet de la Maison Blanche Reince Priebus, ancien président du Comité national républicain, et Sean Spicer, le secrétaire de presse de Trump qui avait le même travail au Comité national républicain sous Priebus. La conseillère de Trump et l’ancienne directrice de la campagne présidentielle Kellyanne Conway, qui, comme Bannon, venait de la campagne de Cruz, se finance souvent à l’extérieur du cercle intime de Trump et surtout en compagnie des républicains Priebus et Spicer. Priebus, Conway, et, dans une moindre mesure, Spicer, sont les yeux et les oreilles des républicains du Congrès, tels que le leader de la majorité au Sénat Mitch McConnell et le président de la Chambre des représentants Paul Ryan, à la Maison Blanche.

La troisième administration représente, de longue date, les intérêts de l’État profond. C’est une combinaison des administrations de George W. Bush et Ronald Reagan, des activistes néocons, et des puissants patrons de Wall Street et de l’industrie pétrolière, à Houston et Dallas, traditionnellement liés à la politique républicaine. Alors que les néocons et les intérêts commerciaux ne s’accordent pas sur grand chose, ils profitent de la désorganisation de l’administration Trump pour sécuriser leurs propres centres de pouvoir. Récemment, des responsables de cette troisième administration ont été vus, rivaux en influence et en stature, lors de la Conférence de 2017 sur la sécurité à Munich.

Il est clair que la troisième administration Trump est celle qui espère prendre les rênes du pouvoir si Trump est forcé de quitter la présidence suite à une mise en accusation, une condamnation ou un problème de santé. Représentant le statu quo international, la troisième administration Trump, principalement en la personne du vice-président Mike Pence et du secrétaire à la Défense James Mattis, a été très active dans la promotion de l’OTAN, de l’Union européenne et des sanctions contre la Russie à Munich. Les déclarations de Pence et Mattis vont à l’encontre des opinions diffusées précédemment par Trump. Le secrétaire du Département d’État Rex Tillerson, ayant choisi de ne pas assister à la conférence de Munich, a assisté à un sommet des ministres des Affaires étrangères du G20 à Bonn, tenu avant le rassemblement de Munich. Ce pilier de la triade présidentielle de Trump est celui avec laquelle les élites mondiales se sentent le plus à l’aise.

Tillerson, originaire du Texas, ami de la famille Bush et de l’ancien secrétaire d’État James Baker, a montré que les néocons continuent d’avoir du poids dans l’administration Trump quand il a osé proposer Elliott Abrams, un criminel de l’affaire Iran-Contra durant l’administration Reagan, pour être son secrétaire d’État adjoint. La rhétorique d’Abrams lors de la campagne électorale, au cours de laquelle il a critiqué Trump, a conduit le président à opposer son veto à Abrams pour le poste de numéro deux du Département d’État. Mais cela n’a pas empêché un autre archi-néocon, l’ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU, John Bolton, d’être envisagé comme le numéro deux du Département d’État et, plus récemment, comme conseiller de sécurité nationale de Trump.

L’ambassadeur de Tillerson aux Nations Unies, l’ancien gouverneur de la Caroline du Sud, Nikki Haley, a publiquement condamné la Russie sur la situation en Ukraine, même si Trump a indiqué qu’il voulait un rapprochement avec la Russie. La troisième administration de Trump est pleine de contradictions semblables, avec les paléo-conservateurs comme Tillerson disposés à embaucher des néocons comme Abrams. D’autres acteurs de l’État profond dans ce troisième pilier de la triade Trump comprennent, d’une part, le directeur de l’Agence centrale de renseignement Mike Pompeo – qui n’a pas perdu de temps pour voyager en Turquie et en Arabie saoudite afin de rendre hommage aux intérêts politiques acquis dans ces deux nations – et d’autre part, l’ancien sénateur Dan Coats de l’Indiana, un ami de longue date de Pence.

L’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, ancien directeur de la Defense Intelligence Agency et général trois étoiles à la retraite, n’a jamais été membre du cercle intime de Trump. En fait, Flynn était plus proche des néocons s’infiltrant dans l’administration de Trump. Flynn était le co-auteur d’un livre intitulé « Le champ de bataille : comment on peut gagner la guerre mondiale contre l’islam radical et ses alliés », avec l’un des néocons les plus dangereux des environs, Michael Ledeen, un co-conspirateur d’Abrams dans l’affaire Iran-Contra, et un autre néocon qui se bat pour influencer la Maison Blanche de Trump, Frank Gaffney.

Présents avec Mattis à Munich, il y avait les deux sénateurs républicains les plus faucons, qui voulaient voir Trump adopter des sanctions encore plus drastiques contre la Russie : les sénateurs John McCain, président du Comité des forces armées du Sénat, et Lindsey Graham, également membre du comité. McCain a utilisé Munich pour éreinter non seulement la Russie, mais aussi Trump, tandis que son ami proche Graham a promis que 2017 serait « l’année où l’on bottera le cul de la Russie ». Le seul fait que McCain et Graham aient été autorisés à représenter à Munich une politique anti-russe à couteaux tirés, pendant que Pence demeurait silencieux et que Mattis défendait les engagements de l’Amérique envers l’OTAN et l’UE, montre au monde que le gouvernement des États-Unis parle maintenant par des voix différentes. Se joignant à McCain et à Graham pour renforcer les engagements financiers et de défense des États-Unis, on trouve le président du Comité des relations extérieures du Sénat, Bob Corker, et l’ancien commandant des troupes de l’OTAN – proposé comme conseiller de sécurité nationale de Trump –, le général David Petraeus, précédemment déshonoré par un scandale sexuel.

Munich a fourni, au troisième pilier de l’administration, une plateforme pour renforcer l’« ordre mondial » contre lequel Trump avait fait campagne. Les gouvernements étrangers, qui avaient fait des dons généreux à la Fondation Clinton, et n’avaient pas caché leur aversion pour Trump en tant que candidat, étaient présents à Munich pour embrasser chaleureusement Pence et Mattis. Parmi les personnes présentes figuraient le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite – anti-iranien rusé ; l’ancien ambassadeur à Washington Adel bin Ahmed al-Jubeir ; le plus sournois des anciens chefs de renseignement de l’Arabie saoudite, le prince Turki al-Faisal bin Abdulaziz ; le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Shaikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani et Khalid bin Mohammed al-Attiyah, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Shaikh Khalid bin Ahmed bin Mohammed al Khalifa ; le vice-Premier ministre koweïtien Shaikh Khaled al Jarrah al-Sabah et le Marocain Youssef Amrani, ministre du cabinet royal, accompagné du conseiller du roi du Maroc, André Azoulay. Sans aucun doute, ces potentats arabes distribueront bientôt leurs largesses pour les membres de la famille Trump et leurs combines internationales.

Pence et Mattis étaient également au coude à coude à Munich avec des personnages anti-Trump influents tels que Bono, la célébrité du groupe de rock U2, l’ancienne secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, l’ancien secrétaire à la Sécurité intérieure Michael Chertoff, le gouverneur de l’Ohio John Kasich, l’ancien secrétaire à la Défense William Cohen, Bill Gates, fondateur de Microsoft, Woodrow Wilson directeur du Centre Jane Harman, Robert Kagan de la Brookings Institution et son épouse et architecte en chef du coup d’État ukrainien de 2014, Victoria Nuland, l’ancien sénateur Joseph Lieberman, le directeur du Comité international de sauvetage David Miliband, le sénateur républicain du Nebraska Ben Sasse, le démocrate de haut rang au sein du Comité de renseignement de la Chambre Adam Schiff, et Frank Wisner Jr., un diplomate américain de longue date bien introduit dans l’État profond et le fils de Frank Wisner Senior, le producteur de « fausses nouvelles » – propagande de la CIA déguisée en actualité réelle.

Et si les partisans acharnés et anti-mondialistes de Trump croient que leur président « draine le marais » de leurs ennemis les plus amers, ils pourraient être surpris que Pence et Mattis aient été vus en compagnie de Lady Lynn Forester de Rothschild, du vice-président de la Commission trilatérale Michael Fuchs et de George Soros.

Le troisième pilier de l’administration Trump, personnifié par Pence, Mattis et Tillerson a signalé au monde que l’administration réelle de Trump, celle représentant l’État profond de l’Amérique, continuera à diriger le gouvernement américain. C’est la partie de l’administration Trump qui continuera à conspirer avec l’élite mondiale dans des endroits tels que Bilderberg, Davos, Bohemian Grove, Cernobbio, APEC et G7. Trump n’a pas « drainé le marais » comme il l’avait promis. Il a simplement rejoint les crocodiles qui y sont déjà. En fait, Eric et Donald Trump Jr., qui dirigent maintenant l’Organisation Trump, ont récemment ouvert un terrain de golf luxueux à Dubaï. Cela a jeté les bases d’une réunion très aimable lors de la réunion du G20 à Bonn entre Tillerson et son homologue des Émirats arabes unis. Les Français ont un dicton pour la révolution de Trump : « plus ça change, plus c’est la même chose » ou « plus les choses changent, plus elles restent les mêmes ».1.

 

[1] Phrase prononcée par Tancrède dans le film Le Guépard de Visconti d’après le roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa

Présidence Trump… Repose en paix (Paul Craig Roberts)

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Article de PCR qui suit l’analyse du Saker d’il y a quelques jours: « La présidence Trump est finie !… »

Le but de tout cela ? Le chaos politico-social. Trump est-il un dupé ou est-il partie du plan ? L’avenir le dira… Tout ce merdier arrive à grands pas en France. Voter c’est acquiescer, voter c’est être complice de ces criminels de la politique professionnelle, du mensonge permanent et du conflit, guerre sans fin, du consensus du statu quo oligarchique… Il n’y a pas de solution au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! qu’on se le dise !…

~ Résistance 71 ~

 

La présidence de Trump: Repose en paix

 

Paul Craig Roberts

 

16 février 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/02/16/trump-presidency-rip/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Donald Trump a t’il surestimé son pouvoir présidentiel ? La réponse est oui.

Steve Bannon, le conseiller principal de Trump, est-il politiquement inexpérimenté ? La réponse est oui.

Nous pouvons conclure suite aux réponses à ces deux questions que Trump est submergé et qu’il va payer un lourd tribut.

Combien ?

Le New York Times rapporte que “les agences de renseignement américaines ont cherché à apprendre si la campagne électorale de Trump était de mèche avec les Russes au sujet du hacking et autres efforts pour influencer les élections.”

L’ancien espion de la NSA John Schlinder a tweeté qu’un collègue haut placé dans la communauté du renseignement lui avait envoyé un courriel disant que l’état profond avait déclaré une guerre nucléaire à Trump et qu’il “mourait en prison”.

https://sputniknews.com/us/201702151050723578-intelligence-community-war-trump/

Il est très possible que cela se produise.

A la fin de la seconde guerre mondiale, le complex militaro-industriel et de la sécurité décida que le flot de revenus et de bénéfices ainsi que le pouvoir, émanant de la guerre et des menaces de guerre, étaient bien trop important pour être abandonnés dans une ère de paix. Ce complexe manipula un faible et inexpérimenté président Truman de s’engager dans une guerre froide totalement inutile avec l’URSS. Le mensonge fut créé et accepté par le peuple américain naïf, mensonge disant que le communisme internationaliste avait l’intention de conquérir le monde. Ceci était un mensonge transparent, parce que Staline avait purgé le système et fait assassiné Léon Trotski et tous les communistes qui croyaient en une révolution mondiale. “Le socialisme dans un seul pays” avait déclaré Staline.

Les experts universitaires, sachant pertinemment où leurs tartines étaient beurrées, s’accommodèrent et contribuèrent même au mensonge et à la falsification. Dès 1961, le pouvoir extrême du complexe militaro-industriel devint très apparent au président Eisenhower, un général 5 étoiles qui fut en charge de l’invasion américaine de l’Europe occidentale occupée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale. Le pouvoir privé, que le complexe militaro-industriel (nom donné par Eisenhower lui-même) exerçait, dérangea tellement “Ike” lui-même que sa dernière adresse au peuple américain au soir de sa présidence fut pour le mettre en garde contre la subversion de la démocratie (NdT: si tant est qu’elle existait avant… une simple analyse historique prouve que non, mais c’est une autre histoire… disons que c’était devenu bien pire…):

“Jusqu’au dernier des conflits mondiaux, les Etats-Unis ne possédaient pas d’industrie d’armement. Les fabricants américains de charrues pouvaient le moment venu et suivant la demande, forger tout aussi bien des épées. Mais maintenant, nous ne pouvons plus prendre le risque d’une gestion d’urgence de notre défense nationale, on nous a forcé à créer une industrie d’armement permanente et ce à grande échelle. De plus, trois millions et demi d’hommes et de femmes sont directement engagés dans le secteur de la défense. Nous dépensons annuellement en sécurité militaire plus que les revenus nets de toutes les entreprises américaines combinées.

Cette conjoncture d’un grand et vaste secteur militaire et d’une importante industrie de l’armement est une nouvelle expérience pour l’Amérique. L’influence totale, économique, politique et même spirituelle, s’en fait ressentir dans chaque ville, dans chaque état, dans chaque bureau du gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif d’un tel développement. Pourtant, nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre travail, nos ressources et notre mode de vie sont tous impliqués, ainsi que la structure même de notre société.

Dans les conseils gouvernentaux, nous devons nous réfréner de l’acquisition d’une influence non mandatée, qu’elle soit recherchée ou pas, par le complexe militaro-industriel. Le potentiel pour la montée désastreuse d’un pouvoir mal placé existe et persistera.

Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertees ou les processus démocratiques. Nous ne devons rien prendre pour acquis. Seuls des citoyens alertes et informés peuvent forcer le meilleur maillage de cette énorme machine militaro-industrielle de la défense avec nos objectifs et méthodes pacifiques et ce de façon à ce que la sécurité et la liberté puissent prospérer de concert.”

L’avertissement d’Eisenhower était d’une grande justesse. Mais cela reposait sur le concept “de citoyens alertes et informés”, ce que les Etats-Unis ne possèdent pas. La population américaine est, dans les grandes largeurs, grandement insouciante et se dirige, sous la houlette de tout le spectre politique de l’extrême gauche à l’extrême droite, vers l’auto-destruction.

Les médias de presse écrite et audiovisuelle, qui servent de propagandistes pour les élites du complexe militaro-industriel et de Wall Street, s’assurent que les Américains ne sont exposés qu’à une information bidon et totalement orchestrée. Chaque foyer ou personne qui allume sa télé ou lit les journaux/magazines, est programmé pour vivre dans une réalité falsifiée, orchestrée qui ne sert que le plus petit nombre du sommet de la pyramide du pouvoir et du contrôle.

Trump a défié cet establishment sans réaliser vraiment que celui-ci était bien plus puissant que le président des Etats-Unis.

Voici ce qui s’est produit: Pendant le second terme de la présidence d’Obama, la Russie et son président (Poutine) furent diabolisés par le complexe militaro-industriel et les nouveaux cons(ervateurs) utilisant les médias pressetitués.. La diabolisation a facilité la capacité des médias pressetitués comme le Washington Post, le New York Times, CNN, MSNBC et le reste de la clique, d’associer le contact avec la Russie et des articles questionnant les tensions orchestrées entre les Etats-Unis et la Russie avec des activités suspicieuses, voire même de trahison. Trump et ses conseillers étaient par trop inexpérimentés pour comprendre que la conséquence de l’élimination politique de Flynn était en place pour valider cette association (amalgame) orchestrée de la connexion de la présidence de Trump avec le renseignement russe.

Maintenant nous avons les putes des médias et de la politique qui posent des questions du genre de celles qui furent utilisées pour noircir le président Nixon et le forcer à démissionner: “Qu’est-ce que le président savait et quand l’a t’il su ?…” Trump savait-il que le général Flynn avait parlé avec l’ambassadeur russe des semaines avant que Trump a dit qu’il l’avait fait ? Est-ce que Flynn a commis l’irréparable ? Parler à un Russe, parce que Trump lui a dit de le faire ?…

Les fournisseurs de bobards (“fake news”) tels que le NYT, le WP, CNN, MSNBC et le reste de ces détestables menteurs en série, utilisent des allusions totalement irresponsables afin d’emmêler le président Trump dans une toile d’araignée de la trahison. Voici une des manchettes du NYT: “Les aides-de-camp de la campagne Trump ont eu des contacts répétés avec le renseignement russe.” Ce à quoi nous assistons est une campagne gérée par l’état profond utilisant ses putes des médias pour piéger Trump et amener sa destitution.

Ceux qui sont à la manœuvre pour renverser le résultat de l’élection présidentielle US de 2016 sont si confiants en leur succès, qu’ils déclarent publiquement leur préférence pour un coup de palais à la démocratie (NdT: disons à la mascarade de démocratie, mais là n’est pas le sujet de PCR…). Le méga sioniste, chien de guerre nouveau con Bill Kristol a exprimé sa préférence pour un coup d’état en provenance de l’état profond sur le président élu Donald Trump.

http://www.breitbart.com/big-government/2017/02/15/bill-kristol-backs-deep-state-president-trump-republican-government/

La “gauche/libérale/progessiste” s’est alignée avec le 1% contre la classe salariale étiquetée “raciste, misogyne et homophobe”, qualifiée des “déplorables de Trump” (NdT: par Hillary Clinton durant sa campagne…), classe qui a essentiellement élu Trump. Même ce tâcheron mal informé de musicien, Moby, s’est senti obligé de poster des non-sens flagrants sur Facebook en déclarant: “1-le dossier russe contre Trump est vrai. 100% vrai, le gouvernement russe le fait chanter, pas seulement parce qu’il s’est fait pisser dessus par des putes russes, mais pour des choses bien plus graves et 2-l’administration Trump est en collusion avec le gouvernement russe et elle l’a été depuis le tout premier jour.

Maintenant que Trump a été marqué du sceau “d’associations avec le renseignement russe”, les idiots républicains, d’après Bloomberg, “ont rejoint les appels des démocrates pour avoir une enquête sur les contacts entre les membres de l’équipe Trump et les agents du renseignement russe ce mercredi (15 février), ceci indiquant un péril politique croissant au sein du parti alors que de nouveaux rapports émergent sur les contacts extensifs entre les deux.

https://www.bloomberg.com/politics/articles/2017-02-14/flynn-s-ouster-sparks-new-gop-calls-for-wider-russia-probe?cmpid=BBD021517_BIZ

Bien sûr, il n’y a absolument aucune preuve de ces soi-disants contacts, mais les faits réels ne font pas partie de la campagne visant à déposer Trump.

L’acceptation de la démission de Flynn par Trump est utilisée par ses opposants comme une confirmation de leurs fausses accusations disant que le président des Etats-Unis est compromis par le renseignement russe. Comprenant son erreur, la Maison Blanche a essayé de contrer sa bourde (l’acceptation d e la démission de Flynn) en disant que Flynn a été écarté parce que Trump avait perdu confiance en lui, pas parce qu’il avait fait quelque chose d’illégal ou avait des connexions avec le renseignement russe. Mais aucun des opposants de Trump n’écoute quoi que ce soit et la CIA continue à alimenter la pressetituée de bobards.

Depuis le tout début j’avais prévenu que Trump manquait singulièrement d’expérience et de connaissance pour choisir un gouvernement qui lui serait fidèle et servirait son agenda. Trump a maintenant viré la seule personne sur laquelle il pouvait vrament compter. La conclusion la plus évidente est celle-ci: Trump est de la viande froide.

L’effort du peuple américain pour ramener le gouvernement sous contrôle via Trump a été défait et vaincu par l’état profond.

L’argument de Chris Hedges qui dit que la révolution est maintenant la seule façon pour les Américains de reprendre le contrôle de leur pays, continue à gagner en crédibilité.

Voici les mots qui ont condamné Trump lorsqu’il a déclaré la guerre à l’establishment avant même d’avoir assemblé son armée:

“Il n’y a rien que ne fera pas l’establishment politique, aucun mensonge qu’il ne proférera pas, pour conserver son prestige et le pouvoir à vos dépends. L’establishment de Washington et les corporations médiatiques et financières qui le financent, n’existe que pour une seule raison: se protéger et s’enrichir. Ceci représente un carrefour dans l’histoire de notre civilisation qui déterminera si oui ou non, nous, le peuple, allons reconquérir le contrôle de notre gouvernement. L’establishment politique qui essaie de nous en empêcher est le même groupe responsable de nos désastreux rapports commerciaux, de l’immigration illégale massive et de politiques économiques et étrangères qui ont saigné ce pays à blanc.

L’establishement politique a amené la destruction sur nos usines et sur nos boulots alors qu’ils s’échappent vers le Mexique, la Chine et d’autres pays du monde. C’est une structure de pouvoir mondiale qui est responsable des décisions économiques qui ont volé notre classe ouvrière et nos salariés, qui a vidé notre pays de sa richesse et mis ce fric dans les poches d’une poignée de grandes entreprises et d’entités politiques.”

Marionnettes, état profond, maîtres de l’univers et le facteur « X » de la présidence Trump (Pepe Escobar)

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Voici comment va se danser la présidence de Trump

 

Pepe Escobar

 

20 janvier 2017

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/46278.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’ère Trump commence dès maintenant, avec la géopolitique et la géoéconomie programmées pour une série à suspense imminente et imprévisible.

J’ai argumenté que la stratégie du gourou en politique étrangère de Trump, Henry Kissinger, qui s‘intéresse à l’intégration du formidable trio eurasiatique que constituent la Russie, la Chine et l’Iran, va le faire dans un remix de la vieille règle du diviser pour mieux régner ; séduire la Russie et l’éloigner de son alliance stratégique avec la Chine, tout en continuant à harceler le chaînon faible de l’alliance: l’Iran.

En fait, tout ceci est déjà en cours comme vu dans les éruptions des membres sélectionnés du cabinet de Trump lors de leur audition au sénat. Des factions du pays des think tanks de Yankland, se référant à la politique chinoise sous Nixon, qui fut élaborée par Kissinger, sont aussi excitées avec les possibilités d’encerclement en regard d’au moins une des ces puissances “potentiellement rangées contre les Etats-Unis”.
Kissinger et le Dr Zbig “grand échiquier” Brzezinski sont les deux auto-proclamés marionnettistes occidentaux les plus en vue de l’arène géopolitique. En opposition à Kissinger, le mentor en politique étrangère d’Obama, Brzezinski, en continuation de sa russophobie légendaire, propose un diviser pour mieux régner basé sur la séduction de la Chine.

Pourtant, une source très influente du monde des affaires et de la finance de New York, très proche des véritables et discrets maîtres de l’univers, qui avait correctement prédit la victoire de Trump avant les faits, après avoir examiné mon argument a offert non seulement une sévère évaluation des ces dalangs très estimés, mais il s’est aussi porté volontaire pour détailler comment la nouvelle normalité a été mise en place par les Maîtres directement à Trump. Appelons cette source “X”.

L’observation sans fin de la Chine

“X” commence par faire ce que les réguliers connectés avec l’état profond américain et qui révèrent leurs idoles, n’osent jamais faire du moins publiquement: “Il est important de ne pas trop faire attention à Kissinger et Brzezinski dans la mesure où ils ne sont que les vitrines de ceux qui prennent les décisions et cela fait partie de leur boulot de maquiller les décisions prises d’une bonne couche d’intellectualisme. Ce qu’ils disent n’a pratiquement aucune signification réelle. J’utilise leurs noms de temps en temps car je ne peux pas utiliser les noms de ceux qui prennent de fait les décisions.

C’est le signe d’”X” pour détailler la nouvelle normalité: “Trump a été élu avec le soutien des maîtres afin de pencher vers la Russie. Les maîtres ont leurs outils dans les médias et au congrès pour maintenir la campagne de diabolisation contre la Russie et aussi d’avoir la marionnette Brzezinski aboyer contre elle en disant ‘que l’influence mondiale des Etats-Unis dépend de la coopération avec la Chine’. Le but est de menacer la Russie pour coopérer et de placer ces pions sur la table des négociations pour Trump. Dans une approche des plus traditionnelle du “bon flic, méchant flic”, Donald est mis dans le rôle du bon flic voulant de bonnes relations avec la Russie et le congrès, les médias et Brzezinski sont les sales flics. Ceci a pour but d’aider Trump dans les négociations avec la Russie alors que Poutine voit la ‘situation précaire de son ami et devrait vouloir faire des concessions majeures au fil du temps.”

Ceci nous amène au comment Taïwan et le Japon ont été embarqués dans l’affaire: “Donald montre aux Russes le penchant amorcé et discutant avec Taïwan, montre que le glissement est sérieux. Mais il fut décidé de jeter le Japon dans le mélange comme prédateur contre l’industrie des Etats-Unis avec une attaque sur Toyota parfaitement méritée. Ceci modéra la position alors que les maîtres prirent peur avec le perception que notre façon de monter le Japon contre la Chine serait une trop forte provocation.

Attendez-vous donc à ce que la Chine, comme l’a prescrit le “sans trop d’importance” Kissinger, soit sous observation attentive non-stop: “Les maîtres ont décidé de réindustrialiser les Etats-Unis et veulent reprendre les boulots à la Chine. Ceci est même très bien du point de vue de la Chine, car pourquoi voudraient-ils vendre leur travail aux Etats-Unis pour un dollar qui n’a plus de valeur intrinsèque et ne rien recevoir en retour pour ce travail. La Chine devrait avoir une voiture dans chaque garage de chaque ouvrier chinois ainsi ils deviendront un gros producteur de voitures, plus gros que l’UE, les USA et la Japon réunis et ainsi leur propre nation garderait sa propre richesse dans le pays.

Pourquoi donc la Chine plus que la Russie ? “ En ce sens, la Russie est un pays ayant de gigantesques ressources naturelles et complexe militaro-industriel (ce dernier étant la seule raison pour laquelle elle est secrètement respectée…) qui est exemptée de toute rhétorique commerciale belliqueuse car elle n’exporte quasiment rien mis à part ses ressources naturelles et son équipement militaire. Les maîtres veulent le boulot de retour du Mexique, d’Asie, incluant le Japon, Taïwan etc et vous voyez cela poindre dans l’attaque de Trump sur le Japon. La raison sous-jacente principale est que les Etats-Unis ont perdu le contrôle des mers et ne peuvent plus assurer leurs composants militiares éparses en cas de guerre majeure. C’est tout ce qui a de l’importance maintenant et c’est la grosse affaire qui se trame derrière toute la scène.

En seulement quelques mots, “X” détaille la renverse d’un cycle économique: “Les maîtres ont gagné beaucoup d’argent en transférant l’industrie en Asie (Bain Capital s’est spécialisé là-dedans), et Wall Street a gagné plein de pognon avec les taux d’intérêt très bas sur les dollars recyclés des déficits commerciaux. Mais maintenant, l’affaire est stratégique et ils vont faire de l’argent sur le retour des industries diminuant leurs investissents en Asie et les ramenant aux Etats-Unis alors que nous allons reproduire ici.” “X” est toujours un admiratur d’Henry Ford et de sa stratégie affairiste et ceci est le signal pour lui d’adresser un thème crucial: celui de la défense nationale.
D’après “X”, “Ford a doublé les salaires qu’il payait et a fait plus d’argent que tout autre manufacturier. La raison était qu’un salaire où une mère pouvait avoir plusieurs enfants sur le salaire de son mari était psychologiquement un bon point pour la productivité de ses usines et ainsi ses ouvriers pouvaient aussi se permettre d’acheter ses autos. Il reconnaissait ainsi que dans une société, il devait y avoir une juste redistribution de la richesse, ce que son admirateur futur Steve Jobs n’a jamais pu faire.
La productivité de masse d’Henry Ford fut alors la merveille du monde et c’est ce qui a fait gagner la seconde guerre mondiale aux Etats-Unis. Amazon ne contribue en rien à la défense nationale, n’étant qu’un service de marketing et de vente sur internet fondé sur des logiciels informatiques, Google n’ont plus, bien qu’ils organisent mieux les données. Rien de tout cela ne construit un meilleur missile ou un meilleur sous-marin sauf peut-être pour des raisons très très marginales.

C’est le Pentagone, idiots

Alors oui, tout ceci est en lien direct avec la réorganisation de l’armée des Etats-Unis. “X” a insisté à se référer sur un rapport du CNAS que j’avais cité dans un article préalable: “C’est très important pour ce qui apparaît entre les lignes. C’est à dire que nous sommes très en retard technologiquement sur la Russie et ce de plusieurs générations en terme d’armement, ce qui est le suivi de ce que Brzezinski avait dit à savoir que nous ne sommes plus une puissance globale.

Ceci est une analyse très précise et balayant très large sur le comment la Russie a réussi à organiser la meilleure force armée au monde et ceci ne prend même pas en compte les derniers modèles de missiles défense S-500, qui sont maintenant déployés et sont en train de verrouiller tout l’espace aérien russe. Que dire de la nouvelle génération S-600 qui va bientôt arriver ? (NdT: Les russes ont déployé des S-300 en Syrie, ce qui fait déjà trembler toute les armées de l’air impérialistes et ces S-300, terreurs des pilotes ont déjà été remplacés par les S-400 et maintenant les S-500 sortent pour l’armée russe…) Elle sera encore plus puissante.

“X” s’aventure en territoire étatique profond généralement tabou, sur le comment la Russie cette dernière décennie, a réussi à se hisser bien au-delà et à prendre une grande avance sur les Etats-Unis, “l’éclipsant en tant que plus puissante force militaire au monde”. Mais le jeu n’est peut-être pas encore fini, vœu pieux ou autre: “Nous espérons que le ministre de la défense James Mattis va comprendre cela et que son adjoint possède une très bonne connaissance de la technologie de pointe, qu’il a un sens aigu de l’organisation et la prévoyance de comprendre que les armes de la troisième guerre mondiale ne seront plus la puissance aérienne, les chars et les porte-avions, mais les missiles de défense et d’attaque et les sous-marins.

Réaliste, “X” admet que le statu quo des va t’en guerre nouveaux cons et nouveaux cons libéraux, représentés par la plupart des factions de l’état profond, ne va jamais abandonner la position prise par défaut d’une hostilité sans relâche envers la Russie. Mais il préfère se concentrer sur le changement: “Laissons Tillerson (NdT: le ministre des affaires étrangères de Trump, CEO d’Exxon-Mobil…) réorganiser le ministère en utilisant l’efficacité d’Exxon (NdT: maison Rockefeller, dont à la fois Kissinger et Brzezinski sont les protégés). Il sera peut-être une valeur en cela. Lui et Mattis sont sans doute des sans couilles, mais si vous dites la vérité au sénat, il est possible que vous ne soyez pas confirmé dans votre poste, Donc ce qu’ils disent ne veut rien dire du tout. Mais notez ceci au sujet de la Libye. La CIA avait pour objectif de virer la Chine d’Afrique tout comme AFRICOM. Ceci fut un des secrets du pourquoi de l’intervention libyéenne.

Pas que çà ait marché du reste ; AFRICOM et l’OTAN ont transformé la Libye en un tas de ruines géré maintenant par des milices et la Chine n’a toujours pas été virée du reste de l’Afrique.

“X” admet aussi: “La Syrie et l’Iran sont des lignes rouges infranchissables pour la Russie, tout comme l’Ukraine orientale a partir du Dniepr.” Il a parfaitement conscience que Moscou ne permettra pas de changement de régime à Téhéran. Il est aussi conscient que “les investissements de la Chine dans le pétrole et le gaz iranien impliquent que la Chine également ne permettra pas à Washington de renverser le gouvernement iranien.

Çà devient vraiment dur dur quand on parle de l’OTAN ; “X” est convaincu que la Russie “envahira la Roumanie et la Pologne si ces missiles américains ne sont pas retirés. L’important n’est pas le système de défense inutile et obsolète des américians mais la possibilité de sa substitution par des missiles nucléaires dans ces silos. La Russie ne tolèrera pas ce risque. Ceci n’est pas sujet à négociation.

En contraste avec la propagande perpétuelle de “la menace perpétuelle” par le gang guerrier américain, Moscou se focalise sur les faits de terrain depuis les années 1990 ; la destruction de son allié historique slave la Serbie, les nations de l’ex-pacte de Varsovie et même des anciennes républiques de l’URSS annexées par l’OTAN, sans mentionner les tentatives de récupération de la Georgie et de l’Ukraine par le déploiement des révolutons colorées US ; le fiasco total du “Assad doit partir” dans une tentative de changement de régime forcé en Syrie incluant même des djihadistes salafistes armés, des sanctions économiques, une guerre des prix du pétrole et des raids sur la monnaie russe le rouble, sans parler du harcèlement sans relâche fait par l’OTAN à ses frontières.
“X”, parfaitement au courant de tous ces faits, ajoute : “La Russie a toujours voulu la paix. Mais ils ne vont pas jouer le jeu des maîtres de l’univers qui font jouer à Trump le rôle du bon gars et le congrès, la CIA etc les sales types, le tout comme plan de négociation. C’est comme çà qu’ils le voient. Ils ne voient pas ce cirque comme étant réel.”

Ce cirque n’est peut-être qu’une illusion ou un wayang, théâtre de marionnette balinais, comme je l’ai déjà suggéré ; “X” avance une sèche interprétation de ce jeu de l’ombre depuis le point de vue de Moscou, permettant “plusieurs mois pour voir si Poutine peut travailler à une détente avec Trump, qui créerait essentiellement une zone autonome en Ukraine orientale, un traité de paix en Syrie avec Assad en place et une sortie des forces de l’OTAN d’Europe de l’Est jusqu’à la ligne de défense occupée sous Reagan.

Qui va prévaloir, les maîtres de l’univers ou l’état profond ? préparez-vous pour l’impact !