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Yankland : le véritable coup d’état du capitole… L’extrême main mise des GAFAM sur la communication (OSRE)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 28 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

 

Le véritable coup d’État du capitole

 

Maxence Smaniotto

 

13 janvier 2021

 

url de l’article original:
http://rebellion-sre.fr/le-veritable-coup-detat-du-capitole/

 

Présenté, à tort, comme une tentative de coup d’État de la part des supporters de Donald Trump, les événements du Capitole mettent en lumière une multitude de conflits et paradoxes, soulevant un nombre égal de questionnements. Dans le fracas des guerres hybrides mondiales qui s’attaquent à toute sorte de stabilité et d’autorité, y compris à l’autorité d’une élection démocratique, les plateformes numériques nagent comme un poisson dans l’eau… ou volent comme un oiseau bleu dans les airs.

L’oiseau s’envole

Décidemment, un lien mystérieux lie les USA avec le mois de janvier, mois dont l’étymologie est à faire remonter au dieu romain bifront Janus, la divinité des commencements et des fins, des clés et des mystères et, surtout, des choix. Un visage tourné vers le passé, l’autre, vers l’avenir. Les USA, jeune pays, semble être le seul, dans l’histoire de l’humanité, à avoir fait du Progrès sa propre Tradition. Aussi paradoxale que cela puisse paraître pour nous, fils de cette vieille Europe fatiguée, ses racines sont profondément ancrées dans l’avenir, non pas dans le passé. Ainsi, chaque nouveau président élu, considéré, par ses électeurs, comme porteur de nouveaux espoirs et non pas de continuité, prête sermon le 20 janvier, une main sur la Bible : c’est l’Inauguration Day, le jour de l’investiture.

Janvier devint un mois charnière pendant la présidence de Donald Trump. 2018 : shutdown de quarante-huit heures. 2019 : Nancy Pelosi, farouche opposante au président américain et qui, en mai 2017 affirmait que l’élection de Trump était le fruit d’un imbroglio, est élue présidente de la Chambre des représentants. 2019 : meurtre, sous les ordres de la présidence américaine, du général iranien Qassem Soleimani et, quelques jours plus tard, ouverture du premier procès de destitution de Donald Trump devant le Sénat.

Janvier 2021 restera avec toute probabilité gravé dans l’histoire mondiale comme le mois où les USA auront perdu ce qui leur restait de crédit en tant que supposé « bastion mondial des libertés ». Car l’oiseau bleu de Twitter a fini par remplacer l’aigle à tête blanche américaine dans le sceau des États-Unis.

Les évènements qui ont eu lieu au Capitole dans la journée du 06 janvier ne furent point, comme tentent de nous en persuader un grand nombre de médias et de commentateurs, une tentative de coup d’État. C’en fut un, et sous tous les points de vue. Les gagnants ne sont ni l’extrême droite, ni les extrêmes populistes. Ni les extrêmes désespérés qui craignent l’arrivée au pouvoir d’un personnage comme Joe Biden et, surtout, de ceux qui l’ont porté au pouvoir, reflets de l’hyperclasse états-unienne.

Les vainqueurs de ce putsch portent des barbes hipster, s’habillent en mode casual, leurs bureaux sont cosy, et estiment que l’âme humaine n’est qu’une séquence d’algorithmes que n’importe quelle IA pourra bientôt imiter. Ils s’appellent Jack Dorsey, Kevin Systrom, Mark Zuckerberg, Adam Mosseri, Mark Krieg. Leurs créatures portent des noms cools et sympas : Twitter, Facebook, Instagram, Snapchat, Google. En 2021, presque tout le monde en a besoin pour pouvoir travailler ou communiquer. Or, la racine grecque du mot « travail » est « ergon », la même qui donnera origine à « organisme », « énergie ». Le travail, lorsqu’il n’est pas le simple acte aliénant nécessaire à payer des impôts, est synonyme de vie. Si l’on pousse à l’extrême cette réflexion, il devient désormais clair que pour exister, en 2021, il faut avoir un compte, et parfois même plusieurs, sur les plateformes numériques évoquées plus haut. Un mot de travers, et la divinité algorithmique puni le fauteur et ramène la paix et l’harmonie dans la community. On n’existe plus.

Les élites ont fait sécession du reste de la population, et sont actuellement en train de mener leur coup d’État, utilisant l’irruption d’une poignée de Rednecks au Capitole comme prétexte. Déjà en 2005, le milliardaire Warren Buffet, troisième fortune la plus importante au monde en 2019, avait déclaré, à la chaîne télévisée CNN : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner. Et elle ne devrait pas. » Aujourd’hui, la classe dont Mr. Buffet appartient gagne et s’en réjouie, car devenue, par besoin d’image et de conscience, humanitariste, donc légitime à mener ce combat.

Twitter a justifié sa décision de supprimer le compte de Donal Trump non pas sur ce qu’il a déclaré mais, plutôt, sur ce qu’il aurait pu affirmer. On peut lire, dans le message expliquant cette décision : « We have permanently suspended the account do to the risk of furthers incitement of violence ». Cet argument se fonde sur deux tweets du président états-unien, où il en aurait été question de glorification de la violence de ses supporters. L’argument apparaît fallacieux, une fois lesdits tweets lus. Peu de jours plus tard, le 9 janvier, Twitter supprime un message du Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. Ce dernier y exprimait sa défiance à l’égard des vaccins anti-Covid importés des États-Unis et du Royaume Uni, et faisait allusion à l’affaire du sang contaminé au VIH en France, dans les années 1980. « Le tweet enfreint la politique sur les informations trompeuses sur le Covide-19 » a indiqué un porte-parole de la plateforme numérique.

Le putsch libéral-libertaire

Ils sont nombreux à préférer se concentrer sur l’arbre qui cache la forêt lorsqu’ils critiquent le choix, de la part des plateformes numériques, de censurer non seulement les usagers lambdas, mais également des chefs d’État et des leaders religieux, y compris lorsqu’ils sont démocratiquement élus, comme ce fut le cas pour le président brésilien Jair Bolsonaro en mars 2020. Il faut bien avouer qu’un certain nombre de ceux qui condamnent les plateformes numériques d’avoir supprimé les comptes de Donald Trump ne le font que pour défense du président américain, et ils ne condamnent guère ce que cela implique pour la souveraineté d’un pays. Ils n’auraient guère protesté si la même chose fût arrivée à Nancy Pelosi, à Justin Trudeau, à Éric Dupond-Moretti ou au pape François I.

Mais il faut aller plus loin.

Le point, n’est pas d’être pour ou contre Donald Trump, de défendre ou au contraire condamner ce personnage. Trump et la censure dont il a été victime est l’arbre qui cache la forêt de l’emprise des géants du numérique sur la parole d’un chef d’État. Les prétendus défenseurs des libertés applaudissent des deux mains car ils savent pertinemment qu’ils ne sont pas les prochains sur la liste, et que la démocratie, cette farce que les attaques contre Trump ont enfin révélé, ne peut qu’être conforme à l’idée qu’ils s’en font. Le scandale n’est pas forcément là où l’on prétend le voir. Il se situe ailleurs, et tient au fait que tout le monde, du péquenot au chef d’État ou religieux, est aujourd’hui obligé d’utiliser les plateformes numériques pour pouvoir exister en un monde devenu chaque jour plus virtuel, et de se soumettre à leurs « standards de la communauté ». Les conséquences sur les institutions et sur la vie politique d’un pays sont terribles.

Nous sommes tous tombés dans le piège de ces réseaux (a)sociaux gratuits qui ont créé des nouvelles catégories dans les classifications des addictions. Nous avons octroyé, en cliquant sur une case qui certifiait notre libre consentement, une grande partie de nos libertés, individuelles autant que collectives, à des entreprises privées dont le poids économique et culturel, donc politique, est bien supérieur à celui d’un État, leur capacité d’influencer et diriger étant immense et hors de contrôle – sauf le leur. Tweeter, c’était 3,46 milliards de dollars de chiffre d’affaire pour 2019, avec 326 millions d’utilisateurs par mois, et 1,3 milliards de comptes crées entre 2006 et 2020. Facebook, c’est 2,74 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois, 1,82 milliards d’utilisateurs actifs chaque jour, et 70,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2019. Pour ce qui est des colosses du numérique, auxquels les réseaux sociaux sont en symbiose, Alibaba, par exemple, généra 38,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires entre janvier et novembre 2019, et 65 milliards en 2020. Des chiffres importants, mais bien derrière celles d’Amazon, qui à, quant à lui, généré 296,3 milliards de dollars sur l’année 2019-2020. Leur poids et leur influence étant écrasants sur le plan économique et médiatique, ils représentent sans aucun doute une menace pour les États dans leur ensemble, tant au niveau de la souveraineté que des institutions. Ils n’ont plus besoin de l’État – c’est désormais vrai l’inverse, comme le montre très bien le scandale Facebook-Cambridge Analytica. Ainsi, Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, est porté disparu depuis octobre 2020, à la suite d’un discours très critique à l’encontre du gouvernement chinois, qui a d’ailleurs récemment annoncé nationaliser Alibaba, tandis que Jeff Bezos projette d’envoyer des êtres humains coloniser l’espace. Les institutions de Chine et des USA présentent deux façons très différentes de ménager cette menace à leur hégémonie et à leur souveraineté.

Car l’État, au sens que le juriste Carl Schmitt lui donnait dans la période weimarienne, est en passe de devenir obsolète ; sa rigidité, dont nous sommes tous les témoins, en est un symptôme révélateur. Les élites, d’essence progressiste car déracinées et déracinatrices, sont en train d’accomplir leur sécession après avoir dissout les liens organiques qui structuraient les communautés et qui les retenaient encore, comme l’avait déjà souligné en son temps Christopher Lasch. Cette hyperclasse n’a même plus besoin d’un territoire, car elles vivent et dominent l’immatériel de l’univers du numérique. Elles sont globalement éprises de messianisme et millénarisme. Leurs entreprises se sont donné l’objectif d’apporter la paix et l’harmonie – celle qui correspond à leurs critères, bien entendu. C’est à elles que les dirigeants élus doivent s’adresser s’ils veulent que leur parole soit lue et entendue. Peu importe qui sera élus, alors ; d’autres décideront ce qu’il dira, surtout lorsqu’il se rebellera.

Ces élites sont en train de remplacer l’État afin de « libérer » les individus. Elles ont les moyens pour imposer leur programme, leurs conceptions de la liberté et de la démocratie, c’est-à-dire les modalités avec lesquelles le peuple peut participer à la vie collective du pays, et d’imposer leur Vérité, dont ils s’estiment être les garants grâce à leur artillerie d’hashtags, algorithmes et « standards de la communauté ». Dès lors, l’attaque au Capitole peut être vue comme une spectacularisation, l’énième, qui, devenant un prétexte, a permis le vrai coup d’État, celui des plateformes numériques contre les libertés individuelles, institutionnelles et communautaires. C’est un président des États-Unis, démocratiquement élu, qui fut censuré, pas le dernier des conspirationnistes. Le fait qu’il soit Donald Trump n’est qu’un prétexte pour dissimuler l’emprise que ces entreprises ont sur la parole d’un chef d’État et plus globalement sur la liberté de parole. Et cela au nom de la liberté de parole et de la démocratie, cette dernière tellement pourrissante qu’il n’a suffi qu’une poignée de manifestants habillés comme pour un Carnaval pour que le « gendarme du monde libre » s’estime proche de l’implosion. Il est dès lors légitime de se demander ce qui adviendra par la suite, car le piège s’est refermé : tout le monde a été obligé de migrer dans l’enclos des plateformes numériques. La tonte va-t-elle commencer ou a-t-elle déjà démarré ?

Des standards uniformisateurs et inversions des valeurs

Le vrai scandale, au fond, ce n’est pas que Donald Trump ait été censuré. Ce qui est scandaleux, c’est qu’aujourd’hui, des chefs d’État et religieux aient besoin de recourir aux plateformes numériques pour avoir une existence et se faire entendre. Et qu’ils soient dès lors obligés, afin de demeurer utilisateurs de ces incontournables services appartenant à des entreprises privées, de se soumettre (« adhérer » est le mot consacré à cet acte de soumission) aux critères décidés par les CEO de ces mêmes plateformes, critères qui ne sont rien d’autre qu’une émanation d’une culture particulière qui se prétend universelle : la leur. Ainsi, les mêmes critères, les mêmes « standards de la communauté » contraignent les représentants des USA, d’Iran, de Pérou, de Japon, de Russie et du Cameroun, c’est-à-dire de cultures très différentes aux valeurs différents, avec des visions du monde parfois diamétralement opposées, à devoir se conformer à des mêmes standards pensés en un bureau californien par des individus atteints de troubles des relations interpersonnelles. Plus globalement, ces critères sont calqués sur une culture anglosaxonne qui a adopté l’idéologie libérale-libertaire propre à la Silicon Valley.

Ceci engendre deux problèmes. Tout d’abord, l’uniformisation de la pensée politique, ce qui réduit considérablement la marge de liberté de choix dans le processus démocratique et, plus globalement, dans n’importe quel processus. Et deuxièmement, une inversion des valeurs, propre à ces enfants du déconstructionnisme et des théories postmodernistes. Aujourd’hui, la dystopie porte des uniformes arc-en-ciel, et est en passe de produire l’un des plus grands glissements conceptuels de l’histoire de l’humanité : faire passer la démocratie et la liberté d’expression pour des concepts d’extrême droite qui, une fois bien définis, sera dès lors naturel combattre.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Communication, internet et Nouvel Ordre Mondial: Prendre conscience et sortir de la matrix des réseaux sociaux…

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John Young, un des premiers cypherpunks et créateur en 1996 du site Cryptome, ancêtre non dévoyé ni piloté par les services, de Wikileaks, a dit qu’il était illusoire (même pour un spécialiste du chiffrage / cryptage) de vouloir demeurer anonyme et en sécurité à 100% sur le Net. Être sur le toile c’est accepter dans la plus vaste majorité des cas d’être espionné et donc spolié. Faut simplement le savoir et faire en conséquence.
Ceci dit, ce que dit l’article ci-dessous est essentiellement de ne pas faciliter la tache du flicage généralisé tel qu’il se pratique aujourd’hui.
A Résistance 71 nous avons fait le choix initial en 2010, de n’être sur aucun réseaux sociaux, nous n’utilisons plus Gogole depuis des années ni les services attenants de cette machine à espionner. Si nous avons utilisé il y a quelques années le système Tor, nous en sommes sortis pour des raisons à la fois pratiques (lenteur accrue de la navigation et “glitches” du système concernant certains logiciels dus à certaines incompatibilités, bref, trop de conflits inter-logiciels parfois ennuyeux…) mais aussi… de sécurité car il faut quand même savoir que Tor a été créé par l’US Navy et est utilisé par bien des services… L’US Navy est l’hôte du Cybercommand yankee, c’est à dire qu’elle est en charge de la guerre électronique et de surveillance, cette même entité créant le “système TOR”, tout cela nous a semblé un peut trop cousu de fil blanc… peut-être à tort, mais ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?
Du reste, l’internet en soi est une création militaire, donc.. rien d’étonnant à ce que les géants du Net (Google, Facebook, Twitter, GAFA en général) soient comme cul et chemise avec les agences idoines telles la NSA, la CIA, le DARPA et le cybercommand de l’US Navy. Après tout, InQ Tel, l’entreprise de cybertechnologie de la CIA ne fut-elle pas liée directement au développement de Google puis de Facebook et de bien des entités de la Silicon Valley. Le CEO de Facebook, Zuckerberg, n’est-il pas comme cul et chemise avec Bibi et le Mossad ?
Bref, on ne peut faire confiance en rien et l’article ci-dessous renforce ce que nous disons depuis des années: lorsque le niveau de merde qui monte va atteindre le ventilo en marche, mieux vaudra arrêter l’électronique et se remettre à correspondre en direct, entre humains… Alors mieux vaut commencer dès maintenant. En fait, il faut considérer utiliser les réseaux sociaux comme outil de déception et de leurre: on balance sur les RS “tous là-bas !” mais on sait par autre moyen que “c’est ailleurs qu’on se retrouve”, ce qui lance la volaille dans la mauvaise direction et favorise le résistance en marche… Ne croyez en rien, méfiez-vous de tout, sans sombrer dans la parano, là réside toute la subtilité de l’affaire…

~ Résistance 71 ~

 

 

Et si on sécurisait nos échanges ?

 

Paris Lutte-Info

 

24 juillet 2019

url de l’article original:

https://paris-luttes.info/et-si-on-securisait-nos-echanges-8229?lang=fr

 

Appels, SMS, réseaux sociaux… tous ces moyens d’échanges sont surveillés par les flics et pourtant nous sommes nombreux.ses à continuer de discuter de nos actions dessus. Si on changeait nos habitudes ?

Il existe de nombreux moyens faciles de communiquer entre nous de manière à échapper au flicage. Évidemment l’échange direct, la discussion réelle sera toujours à privilégier. Toutefois dans cet article nous vous présenterons comment être plus discret en trois points.

Signal plutôt que vos SMS

Signal :

  • Cette application libre et gratuite chiffrera vos SMS/MMS avec ceux et celles qui ont également l’application. Le contenu de vos SMS ne seront pas stockés pendant deux ans par votre fournisseur (car vos messages passent par le web) et transmis en clair mais sous forme de messages chiffrés impossible à lire pour ceux qui les intercepteraient. Vous pouvez la mettre par défaut son interface ne change absolument pas de ce que vous connaissez. 
  • Ce qu’il y a de pratique avec Signal c’est que si votre interlocuteur a lui aussi installé l’application les messages se chiffrent tout seul mais si un autre de vos contacts n’a pas encore installé Signal alors il lui envoit un SMS classique sans chiffrement avec la même interface. Pas besoin de jongler avec plusieurs applications, Signal s’adapte en toute transparence. Attention si vous envoyez des messages depuis Signal vers un interlocuteur qui n’a pas installé l’application alors votre fournisseur d’accès (Orange, Free, SFR,…) conserve les meta-données. C’est à dire qu’il sait à quelle heure et à qui vous avez envoyé un message (c’est déjà ce qui se passe quand vous envoyez un texto de manière classique). Enfin quand vous envoyez un SMS ou MMS entre utilisateurs de Signal ceux ci ne sont pas compté sur votre forfait.
  • La disparition automatique des messages après un temps donné est primordiale ! Si ce n’est pas nécessaire dans une utilisation classique, pour toute information sensible c’est extrêment utile : après s’être retrouvé.e à faire quelque-chose de plus ou moins tendu, garder le message invitant à s’y rendre n’est qu’une invitation aux emmerdes. Laissez les messages disparaitre tout seul !
  • Cet outil chiffre les message sur leurs trajet mais si une personne malveillante déverrouille votre portable elle aura accès en clair à vos message de la même manière que vous. Pensez à mettre un code sur votre portable et sur l’application ! C’est la base.

Si vous ne devez retenir que Signal de cet article faites le ! Facile d’utilisation, facile à mettre en place… pourquoi ne pas le télécharger ? En effet votre pire mouchard est dans votre poche. Écoutes, géolocalisations et collectes de données en tous genres, les téléphones sont sûrement nos meilleurs ennemis. Pour limiter la casse, téléchargez cette application simple et efficace qui permet à minima de chiffrer vos SMS.

  • Signal offre aussi, au même titre que des messagerie populaires tels que Whatsapp la possibilité de créer facilement des « groupes » et de se partager des documents de différents formats. C’est très pratique dans pleins de situations.
  • Vous pouvez enfin appeler en chiffré d’autres utilisateurs de Signal si vous avez une bonne connection internet (wifi ou 4G). Dans ce cas votre appel passe par le web comme pour Skype ou Messenger. Comme pour les SMS/MMS et à condition d’être connecté à une borne wifi les appels ne seront pas comptés sur votre forfait même si vous vous trouvez à l’etranger.

A télécharger depuis votre téléphone pour Apple ou Androïd.

Un tuto pour apprendre à utiliser Signal

Riseup plutôt que Gmail

Priviliegiez des services qui respectent votre vie-privée. Ces services en plus d’être éthiques permettent une sécurité accru car ne nous « donnent » pas aux flics.

Les boites commerciales tels que Google, Microsoft, mais aussi Laposte ou Yahoo n’ont qu’un seul objectif : se faire du pognon. Ils n’auront donc aucun soucis à vous balancer aux flics (ou au plus offrant). Ils facilitent même la plupart du temps le boulot des flics en utilisant des « Backdoor » au profit des flics.

Pour communiquer en chiffré par mail la seule solution est celle du chiffrement manuel expliquée plus bas (clefs GPG ou PGP). Mais vous pouvez déjà utiliser des boites mails plus discrètes que gmail. Par exemple Riseup

Framateam plutôt que Facebook

Pour discuter (plus) tranquillement en groupe rien ne vaut https://framateam.org/login. Il s’agit d’un programme hebergé par les lyonnais de Framasoft. Là encore il ne s’agit pas d’une solution à toute épreuve (les conversations ne sont pas chiffrées, nous n’avons pas la mains sur les serveurs…) mais comparé à Facebook, qui met tout en libre accès à des publicitaires comme à des flics, c’est incomparable. Nous pouvons faire confiance aux gens de framasoft qui ont réfléchi à la sécurité internet et à la protection de la vie privée. 

Avec cet outil, vous pouvez créer des groupes de chat privés, des groupes de discussions où vous serez beaucoup plus tranquille que sur messenger. 

Pour se faire, il suffit de se créer un compte et d’inviter vos amis à vous rejoindre sur le channel.

Cliquez pour avoir accès à liste de service proposés par framasoft dans le cadre de leur projet « dégooglisons internet ».

La réunion plutôt que la vidéo-conférence

La communication réelle, en direct et en vrai est la seule qui vous assure une total sécurité. Réfléchissez avant de raconter à votre pote le déroulé de la manif qu’elle.il à raté.e. Cela ne peut il pas attendre quelques jours ? Soyez discret au téléphone ! Si vous tenez vraiment à discuter ne mentionnez personnes d’autres que vous ! Même pas via des pseudo.

En plus se voir en vrai c’est carrément plus sympa !

Pour aller un peu plus loin

Chiffrer ses mails « manuellement » :

Cette méthode ne demande aucune connaissance informatique préalable. Avec elle si une personne malveillante déverrouille votre portable elle n’aura pas accès à vos conversations. De plus elle est utilisable dans divers contexte ( renforcer les outils comme signal et riseup, utilisation sur des forums, des chats etc..etc..). On parle de chiffrement avec des clés GPG ou PGP.

Vous aurez besoins de télécharger un logiciel et de lire ce petit tutoriel . Voila en 5 minute de concentration vous savez chiffrer vos conversations.

Une explication plus détaillé sur OpenclassRoom. Si vous voulez vraiment vous exercer, OpenClasseRoom vous propose des exercices. 

Un autre tuto au cas ou, cette fois sur le site Rebellyon.

Pour aller encore plus loin

N’hésitez pas à lire le guide de base en milieu numérique et à utiliser Tor. Celui ci vous permettra une navigation plus discrète. En lien l’annuaire des sites français du DeepWeeb qui sont riche en tutoriels divers pour améliorer encore plus votre sécurité sur le net.

Et si vous êtes de grand.es malades ou juste passionné.es, jetez un coup d’œil au Guide d’autodéfense numérique. Ce guide très détaillé permet une complète compréhension des enjeux et des ressources à notre disposition, de plus il vient d’être mis à jour.

Note

Pour résumer ne jamais préparer une action sur le net mais toujours en réel. Ne jamais parler d’une action sans passer par un chiffrement. En faisant ça vous vous mettez en danger et les autres aussi. Vous pensez ne rien donner aux flics en discutant tranquillement sur blocus paris avec votre compte fake ? Sérieusement ?

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A étudier aussi:

Navigateurs:

Services courriels:

  • Protonmail (end to end encryption), basé en Suisse hors UE donc
  • Yandex pour ceux qui n’ont pas peur de s’en remettre aux Russes… Y a du pour et du contre.
  • A R71 nous avons des comptes mails sur les deux…

Services de navigation VPN qui, sur le papier, protège la source de navigation et masque l’IP, comme pour Tor, il est difficile souvent de savoir qui est derrière un service proposé et aussi, lenteur accrue de navigation qui s’améliore sur des services payant.

A notre sens privilégier les services open source dont le but n’est pas de faire de la thune, ce qui est rare… La règle est qu’en tout domaine, celui qui dépend du système économiquement se verra utilisé sous peine de « mort économique ». La gratuité est la solution, la gratuité de services de haute qualité est la solution à la fange de la dictature marchande.

 


La police de la pensée et de l’expression

 

Guerre de l’info et Nouvel Ordre Mondial: L’Union Européenne passe une directive sur les droits d’auteur sur la toile… La censure est en marche…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2018 by Résistance 71

 

Mais il suffit de dire NON !!… (Résistance 71)

 

Ne partagez pas cet article !… Les nouvelles lois sur les droits d’auteur passées par l’Union Européenne pourrait bien tuer l’internet libre

 

Neil Clark sur RT

 

20 septembre 2018

 

url de l’article: https://www.rt.com/op-ed/438925-eu-copyright-law-internet/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est en fait une bataille entre les milliardaires Axel Springer SE et Google. Mais ce sont les utilisateurs quotidiens de l’internet que seront les victimes de la nouvelle loi sur les droits d’auteurs de l’Union Européenne qui a besoin de modifications urgentes et immédiates.

C’est bien de partager. Mais le parlement européen ne le pense clairement pas. (NdT: l’auteur devrait comprendre que le “parlement européen” ne décide rien, il ne fait que valider des directives pondues par des commissaires politiques à la solde de tous les lobbies industriels, bancaires et commerciaux imaginables…). Sa nouvelle législation sur les droits d’auteur qui est passée la semaine dernière, met sévèrement la pression sur le partage en ligne. Le dynamisme même de l’internet en est menacé. Lorsque Tim Berners-Lee, le créateur du World Wide Web nous averti des dangers que posent cette nouvelle loi, nous devrions tous nous assoir et écouter attentivement.

D’abord, la législation fait glisser la responsabilité du téléchargement de matériel sous le coup de droits d’auteur aux plateformes internet elles-mêmes. Avant, c’était le boulot des entreprises qui pensaient des des droits d’auteurs avaient été violés de prendre action. Beaucoup n’en prenaient pas la peine et étaient aussi heureux que des matériaux soient téléchargés et utilisés sur des sites comme YouTube car elles savaient que cela faisait la promotion d’artistes, de leur travail et favorisait l’accroissement des ventes. Mais tout cela va changer.

Sous l’article 13 de la nouvelle loi, les plateformes devront installer des “filtres de téléchargement”. Ainsi YouTube pourra être privé de beaucoup de son contenu. Les plus gros sites pourront dans doute survivre mais, comme en avertit ZDnet, les plus petits sites pourront être plus facilement être mis hors business par une armada de “trolls des droits d’auteurs”. (NdT: cela va dans l’intérêt des gros qui élimineront las concurrence et établiront un de facto monopole dans tous les domaines…)

Il n’y a rien de mal à la protection de droits d’auteur (NdT: très discutable…). En tant qu’auteur de quelques cinq articles par semaine, je peux vous parler de ma frustration de voir mon travail “piraté” par un site commercial qui ne m’a même pas demandé la permission de reproduire mon travail, encore moins de me payer. Les lois de droits d’auteur ont besoin d’être réformées dans notre ère numérique. On dit penser un moyen pour les auteurs de recevoir plus facilement des compensations pour leur travail piraté. Le problème est que l’UE utilise maintenant un marteau piqueur pour ouvrir une noix.

Regardez la façon dont la capacité de se lier et de citer des autres travaux sans payer, est menacée par la directive.

Note de R71: notre position sur ce sujet est simple et nous l’avons exprimée à maintes reprises: tout ce qui est produit par l’humain appartient au patrimoine de l’humanité et doit être disponible pour toutes et tous, gratuitement en toute circonstance. En clair il n’y a pas plus de “droits d’auteur et de propriété intellectuelle” que de beurre en branche… Le meilleur moyen de réaliser cela est la gratuité, cesser de coller une étiquette de prix sur tout. A bas l’État, à bas l’argent, à bas le salariat, à bas la marchandise !

Des sites comme la section de RT’s ‘Op-ed’ que vous lisez en ce moment, pourrait bien être affectée de manière négative et même être mise hors d’action par ce type de loi. Un des avantages d’écrire des articles en ligne par rapport à la presse écrite et que bien des articles mentionnés peuvent être mis en hyperliens ou en note ce qui permet aux lecteurs d’aller directement à la source initiale et/ou originale. Mais l’article 11 de la nouvelle directive fait monter la crainte que des paiements devront être faits aux sites desquels les articles sources proviennent. Pourtant être cité par d’autres articles aussi loin que le crédit de reconnaissance est donné est une très bonne chose. C’est même essentielle lorsque par exemple vous écrivez un article en disséquant un autre. Mais sous la nouvelle loi, tout, sauf les très courtes citations, devra être payé. Pensez à combien cela va restreindre la qualité du journalisme (NdT: pas celui des merdias à la botte hein dont le boulot est déjà suffisamment nullifiee par le contrôle et qui de plus, voudrait mettre un article du “figaro” ou de “libération” en lien ?… ) et diminuera l’échange de connaissances.

Puis il il y la menace aux memes, un des aspects les plus divertissants de la vie en ligne. C’est vrai que souvent les memes sont fondés sur des matériaux qui sont sujets aux droits d’auteur. Mais légiférer contre eux n’est-il pas aller trop loin ? L’article 13 stipule que: “les fournisseurs de services de partage en ligne et ceux qui possèdent des droits d’auteur doivent coopérer de bonne foi afin de s’assurer que des travaux protégés ne sont pas illégalement utilisés sur leurs services.”. Ceci voudrait dire que vous, twittant une photo du manager de Manchester United montrant son grand désintérêt pour un sujet donné, pourriez parfaitement tomber sous le coup de la loi.

Pour éviter cela, vous pourriez alors décider d’aller vous-même au match, de prendre des photos des joueurs et des managers, de l’équipe, du stade et twitter tout ça. Attention, vous pourriez prendre un “carton rouge” sous l’article 12a, comme l’explique la revue Wired dans leur notice explicative…

L’impact général de cette législation, si elle devient loi dans les pays membres sera dévastatrice. On va tous devenir des paranos, nous demandant si nous enfreignons la loi d’une manière ou d’une autre (NdT: on peut assurer notre lectorat que cela ne nous empêchera pas de dormir et qu’on n’en a rien à cirer… ). N’avons nous pas assez de stress dans nos vies de tous les jours pour que le parlement européen en rajoute ?… (NdT: c’est sa fonction Neil, pas encore compris ?…La bureaucratie exécutive dictatoriale à l’œuvre, ne rendant des comptes qu’à ses maîtres financiers et industriels)

Qu’est-ce qui a rendu l’internet si formidable ? C’est que justement jusqu’ici il lui fut permis de grandir de manière organique. Les blogs qui attirent leur lectorat fleurissent, ceux qui ne vont pas dans le mur s’entend, mais le simple fait que cette espace est demeuré relativement libre fait gravement flipper tous les barjots du contrôle et les laveurs de cerveaux en herbe.

Cette législation de l’UE, aussi mauvaise soit-elle, doit être vue comme une tentative plus large de museler la liberté d’expression et l’échange libre des idées en occident dans une époque où de moins en moins de gens croient dans les narratifs officiels de l’establishment. Ce mois-ci une députée britannique du nom de Lucy Powell a lancé un projet de loi au parlement intitulé “Loi sur les fora en ligne” afin de faire bannir des groupes privés sur Facebook qui font la “promotion de la haine du racisme et des fausses nouvelles”. Mais qui définit ces termes et ce qu’ils veulent dire en fait ?…

Les autorités, voilà qui va le faire,  et elles utiliseront leur pouvoir de manière sélective et de manière hypocrite pour réduire au silence quiconque posera une menace à ceux vivant une vie très confortable dans les châteaux et manoirs du système. Regardez juste comment a été manipulé, cadré, le débat sur les “fausses informations”, “fake news” de façon à ce que “fausses infos” = “info russe”, ignorant sciemment la propagation de fausses infos par des médias non-russes au sujet par exemple des armes de destructions massive irakienne qui a mené à la destruction d’un pays par l’occident et la mort de plus d’un million de personnes.

La proposition de loi de Powell arrive en plus de l’énorme pression à laquelle ont été soumise des entreprises comme Facebook pour qu’elles avertissent de contenus de fournisseurs non-approuvés. On a appris qu’en juillet dernier, Twitter a purgé quelques 70 millions de comptes. La censure revient en force sous le couvert de la “lutte contre l’extrémisme”, pour “contrer les fausses infos” ou “contrer, lutter contre la montée de l’antisémitisme”. S’ils veulent censurer, il faut qu’il trouve un motif “noble”, une excuse vertueuse. Nous devons résister à tout cela et résister avec force. Dans une société libre (NdT: dans laquelle nous ne sommes pas, seule la “société des sociétés” sera libre… Nous évoluons dans une gigantesque dictature planétaire dont seul le degré varie selon les besoins conjoncturels des oligarques psychopathes aux commandes… voilà tout, sachant que la structure étatique et capitaliste ne peut-être qu’oppressive et coercitive par nature. Il ne tient qu’à nous et à nous seul de changer tout cela, radicalement !), ce ne devrait être que l’utilisateur de l’internet qui décide de ce qu’il lit ou pas, quel article ou quel site il visite, quel groupe il rejoint en ligne ; et non pas Big Brother ou quelque sorte de police de la pensée que ce soit. L’UE devrait ne pas se sentir concernée de contrôler l’internet par une soudaine préoccupation sur les “droits d’auteur”, mais devrait se concentrer sur la résolution des problèmes politiques et économiques auxquels doivent faire face les gens en Europe. Le chômage des jeunes était à 43% en Grèce, 33% en Espagne et 32% en Italie la dernière fois que j’ai regardé. Quelle aide à ces jeunes gens va apporter cette nouvelle directive européenne des droits d’auteur sur internet ?..