Archive pour sortie de guerre afghanistan OTAN

Cirque géopolitique et société du spectacle marchand : Kaboul à qui profite le crime ? (Guerre de classe)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 28 août 2021 by Résistance 71

citation_Gramsci

Spectacle de l’Otan des Attentats de Kaboul : à qui profite le crime étatique mondialiste de la marchandise en crise finale ?


Collectif Guerre de Classe

Août 2021

Le Grand Chaos de l’in-distinction marchande généralisée en Asie est en train d’accomplir sa formalisation phénoménologique ultime, sa stratégie géo-politique fétichiste est toujours la même ; tenter désespérément d’échapper à l’irréversible dé-composition déterministe de l’empire américain du billet vert en putréfaction…

Le spectacle du “terrorisme international”, dont le langage spectaculaire ne cesse de parler afin d’en mieux cacher la nature et les sources, n’est que l’instrument d’indistinction du développement chaotique global par lequel l’ordre de la marchandise tente d’échapper à la crise économique et financière systémique de son fétichisme.

L’Internationale, Critique de la société de l’indistinction

Le chaos terroriste étatique de la marchandise est le seul langage possible de la crise terminale du Capital… Nous contemplons ainsi le tableau faussaire d’un chaos spectaculaire impeccablement organisé pour le Proche et le Moyen-Orient, puis pour la planète tout entière, dans des cadres de déguisement strictement conformes à la stratégie du gouvernement du spectacle mondial, qui tente désespérément d’échapper au marasme catastrophique d’un dollar en débâcle chronique… Al-Qaïda puis Daech sont là les accablantes métastases de la crise mondiale du taux de profit et sont provisionnés par les pétrodollars du Qatar et de l’Arabie Saoudite et armés par eux avec délégation directe de Washington, blanc-seing de Tel-Aviv et collaboration d’Ankara… Et la France, atlantisée jusqu’à la moelle, est, de la sorte, bombardée jusqu’au cœur de Paris pour marcher toujours davantage au pas des réseaux et services clandestins terroristes de l’OTAN, dont les faux drapeaux constituent, bien sûr, une industrie marchande spectaculaire de premier ordre fétichiste…

Le terrorisme d’État industriel n’est rien d’autre que l’errance accélérée de la religion monothéiste de la crise historique de la marchandise…

Au moment arrivé de la tyrannie spectaculaire de la crise du capitalisme drogué, le crime règne, en fait, comme le paradigme le plus parfait de toutes les entreprises commerciales et industrielles dont l’État est le centre, étant donné qu’il se confirme là, finalement, comme le sommet des bas-fonds et le grand argentier des trafics illégaux, des disparitions obscures et des protections cabalistiques. Plus que jamais, en ce moment très spécifiquement crisique où, en France, reprenant le témoin d’une droite complètement épuisée, la gauche du Capital, bien vite superbement exténuée, est en charge des affaires d’un marché en pleine décomposition, l’exutoire terroriste risque de devenir de plus en plus tentant pour détourner la colère qui monte ; il est temps d’en finir avec toutes les mystifications et tous les malheurs historiques de l’aliénation gouvernementaliste, afin de commencer à pressentir la possibilité de situations humaines authentiques.

Hors de l’économie politique de la non-vie, il convient exclusivement d’organiser le retour aux sources à une communauté d’existence enfin débarrassée de toute exploitation et de toute domination.

Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers…

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

SlogBD4

Cirque géopolitique impérialiste : 7 mensonges à propos de l’Afghanistan (Thierry Meyssan)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 27 août 2021 by Résistance 71

 

 

ZB-OBL-Pakistan
B.B Brzezinski-Ben Laden, couple de l’année 1980

 

Et comme par hasard, 5 jours avant la fin de l’ultimatum du retrait, un attentat à la bombe à l’aéroport de Kaboul revendiqué par nul autre que Daesh, la légion mercenaire de l’empire, ce après que la Turquie du voyou frère musulman Erdogan, membre de l’OTAN, vous savez cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, ait transféré des “djihadistes” de Syrie en Afghanistan.
Ils continuent à prendre les gens pour des cons… on ne change pas une recette qui marche (de moins en moins quand même fort heureusement…)
~ Résistance 71 ~

 

7 mensonges à propos de l’Afghanistan

 

Thierry Meyssan

 

18 août 2021

 

Source: https://www.voltairenet.org/article213760.html

 

En couvrant la chute de Kaboul, les médias occidentaux répètent sans réfléchir sept mensonges de la propagande occidentale. En se trompant sur l’histoire de l’Afghanistan, ils masquent les crimes commis dans ce pays et rendent impossible de prévoir le destin que Washington lui a écrit. Et si les Talibans n’étaient pas les plus méchants…

Les présidents français, Emmanuel Macron, et états-unien, Joe Biden, se sont adressés solennellement à leurs nations à propos de la prise de Kaboul par les Talibans, le 15 août 2021.

1— LA GUERRE D’AFGHANISTAN N’EST PAS UNE RÉPONSE AU 11-SEPTEMBRE, ELLE AVAIT ÉTÉ PLANIFIÉE AVANT LES ATTENTATS

Selon ces deux responsables politiques, l’invasion de l’Afghanistan par les États-Unis en 2001 aurait eu pour seul objet de « poursuivre ceux qui nous ont attaqués le 11 septembre 2001 et faire en sorte qu’Al-Qaïda ne puisse pas se servir de l’Afghanistan comme base pour perpétrer de nouvelles attaques » [1].

Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande du IIIème Reich, aurait dit qu’« Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois, il devient la vérité ». Mais les faits sont têtus et n’en déplaise à MM. Macron et Biden, la guerre de 2001 a été décidée à la mi-juillet 2001, lors de l’échec des négociations de Berlin entre d’un côté les États-Unis, le Royaume-Uni et de l’autre non pas le gouvernement afghan, mais les Talibans. Le Pakistan et la Russie assistaient en observateurs à ces discussions secrètes. La délégation talibane est entrée en Allemagne en violation de l’interdiction de voyager édictée à son égard par le Conseil de sécurité des Nations unies. Après l’échec de ces négociations, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Naiz Naik, revenant dans son pays, a sonné l’alarme. Le Pakistan s’est alors cherché de nouveaux alliés. Il a proposé à la Chine de lui ouvrir une porte sur l’océan Indien (ce que nous voyons aujourd’hui avec la « route de la Soie »). Les États-Unis et le Royaume-Uni ont commencé à amasser leurs troupes sur zone : 40 000 hommes en Égypte et presque toute la flotte britannique en mer d’Oman. Ce n’est qu’après la mise en place de ce dispositif qu’eurent lieu les attentats du 11-Septembre.

2— AL-QAIDA N’EST PAS UNE MENACE POUR LES ANGLO-SAXONS, MAIS UN INSTRUMENT

Selon le président Biden : « Notre mission de réduire la menace terroriste d’Al-Qaïda en Afghanistan et de tuer Oussama ben Laden a été un succès ».

Or, c’est le directeur des services secrets extérieurs de la France, Alexandre de Marenches, qui a proposé à son homologue US dans le cadre du Cercle Pinay [2] de provoquer une intervention soviétique en Afghanistan afin de les y piéger [3]. Le conseiller de Sécurité nationale du président Carter, Zbigniew Brzeziński, alla chercher à Beyrouth le milliardaire anticommuniste Oussama Ben Laden et lui demanda de prendre la tête de mercenaires arabes pour livrer une campagne terroriste contre le gouvernement communiste afghan [4]. Ben Laden était à Beyrouth pour rencontrer l’ancien président libanais Camille Chamoun, membre de la Ligue anticommuniste mondiale [5]. Washington avait choisi Ben Laden pour deux raisons : Premièrement, c’était un membre d’une société secrète, la Confrérie des Frères musulmans, ce qui lui permettait de recruter des combattants ; deuxièmement, il était l’un des héritiers de la plus grande société de BTP du monde arabe. À ce titre, il disposait des hommes et du savoir-faire nécessaire pour transformer les rivières souterraines de l’Hindou Koush en voies de communication militaires.

Par la suite, ce même Oussama Ben Laden servit de conseiller militaire au président bosniaque, Alija Izetbegović, en 1992-94. Ses combattants le suivirent là-bas. Ils abandonnèrent le nom de « Moudjahidines » pour celui de « Légion arabe ». Son campement fut visité par des commandos russes, qui y furent fait prisonniers. Cependant avant d’être arrêtés, ils avaient eu le temps de fouiller sa salle de commandement et de constater que tous les documents militaires étaient rédigés en anglais et non pas en arabe [6].

Plus tard encore, Oussama Ben Laden a utilisé ses combattants pour des opérations ponctuelles. Il les sollicitait en les choisissant selon ses besoins dans son « fichier », en arabe « Al-Qaïda » (القاعدة‎).

Il est donc indiscutable qu’Oussama Ben Laden a été durant de longues années un agent des États-Unis. Cependant ceux-ci affirment qu’il se seraient retourné contre eux ce que rien, absolument rien, n’atteste. Quoi qu’il en soit, Oussama ben Laden était gravement malade. Il avait besoin de soins quotidiens dans une chambre stérile. Il fut donc pris en charge à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, ainsi que l’a révélé Le Figaro [7]. Cette information a été démentie par le dit hôpital, mais m’a été confirmée par cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane (l’actuel président des Émirats arabes unis) qui m’assura l’y avoir visité en présence du chef de poste local de la CIA. Enfin Oussama ben Laden fut traité à l’hôpital militaire de Rawalpindi (Pakistan) [8] où il mourut en décembre 2001. Ses obsèques eurent lieu en Afghanistan, en présence de deux représentants du MI6 britannique qui rédigèrent un rapport à ce sujet.

S’opposant aussi et de manière indiscutable à la théorie du retournement d’Oussama ben Laden contre ses employeurs de la CIA, le fait que jusqu’en 1999 —c’est-à-dire après les attentats qui lui furent attribués contre les Tours Khobar en Arabie saoudite et contre les ambassades US de Nairobi (Kenya) et de Dar-es-Salam (Tanzanie)— il disposait d’un bureau de relations publiques à Londres. C’est depuis ce bureau qu’il a lancé son Appel au Jihad contre les juifs et les croisés.

Le fait que durant dix ans, on ait entendu et vu des enregistrements de personnes se déclarant être Oussama Ben Laden ne trompe que ceux qui veulent y croire : les experts suisses de l’Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perceptive, qu’à l’époque les grandes banques utilisaient dans des affaires délicates, étaient formels. Ces enregistrements sont des faux (y compris celui diffusé par le Pentagone où il revendique les attentats du 11-Septembre) et ne correspondent pas au vrai Ben Laden. Si la reconnaissance faciale et vocale était alors une spécialité, c’est aujourd’hui une technique courante. Vous pouvez vous-même vérifier avec des logiciels que l’on trouve un peu partout qu’il n’y a pas un Ben Laden, mais plusieurs personnes qui ont joué ce rôle.

Après la mort de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri devint l’émir d’Al-Qaïda. Il exerce toujours cette fonction. Ce dernier —qui avait supervisé l’assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate— vécut plusieurs années après 2001 à l’ambassade US de Bakou (Azerbaïdjan) [9]. Il était, au moins dans cette période, protégé par les Marines US. On ignore où il réside actuellement, mais rien ne permet de penser qu’il ne soit plus sous protection états-unienne.

3— LES ÉTATS-UNIS NE SE CONCENTRENT PAS SUR LA « LUTTE ANTITERRORISTE », MAIS FINANCENT ET ARMENT LE TERRORISME

Le président Biden a longuement expliqué, lors de son allocution sur la chute de Kaboul, que les États-Unis n’étaient pas là pour construire des États, mais uniquement pour lutter contre le terrorisme.

On répète cette expression de « lutte contre le terrorisme » depuis vingt ans, mais cela ne la rend pas plus signifiante. Le terrorisme n’est pas un adversaire en chair et en os. C’est une méthode de combat. Toutes les armées du monde peuvent y recourir dans certaines circonstances. Durant la Guerre froide, les deux blocs l’ont largement utilisé l’un contre l’autre.

Depuis que le président George W. Bush (le fils) a déclaré la « guerre au terrorisme » (c’est-à-dire la « guerre à la guerre »), le recours à cette technique militaire n’a cessé d’augmenter. Les Occidentaux pensent d’abord aux attentats dans quelques grandes villes, mais le pire a été atteint avec la création de petits États terroristes au Moyen-Orient élargi jusqu’au sinistre « État islamique du Levant » (Daesh) et aujourd’hui l’Émirat islamique d’Afghanistan.

Les Afghans, les Iraquiens, les Libyens et les Syriens ont d’abord cru à la narration états-unienne des événements, mais ils ne se font plus d’illusion. Après 20 ans de guerre, ils ont compris que les États-Unis ne leur veulent aucun bien. Washington ne combat pas le terrorisme, mais crée, finance et arme des groupes qui pratiquent le terrorisme.

4— LES TALIBANS N’ONT PAS LIVRÉ DE GUERRE, ILS ONT PRIS CE QUE LES ÉTATS-UNIS LEUR ONT DONNÉ

Les présidents Macron et Biden jouent l’étonnement face à la « prise de Kaboul » par les Talibans. Selon eux, « Les dirigeants politiques afghans ont abandonné et ont fui le pays. L’armée afghane s’est effondrée, parfois sans chercher à se battre ». Mais comment ont-ils fui, sinon avec des avions militaires occidentaux ? Et l’armée afghane n’a pas « cherché parfois à se battre », c’est l’inverse : elle n’a cherché que « parfois » à se battre. Il faut savoir que les frontières afghanes étaient parmi les plus sûres au monde. Des soldats US y enregistraient l’identité de chacun avec des moyens électroniques, notamment une reconnaissance de l’iris.

L’armée afghane était composée de 300 000 hommes —c’est-à-dire plus que les armées françaises— très bien entraînés par les États-Unis, la France et d’autres. Elle était suréquipée avec du matériel sophistiqué. Toute son infanterie disposait de gilets pare-balles et de systèmes de vision nocturne. Elle avait une aviation très compétente. Au contraire, les Talibans n’ont pas plus de 100 000 hommes, c’est-à-dire trois fois moins. Ce sont des gueux en sandales et armés de Kalachnikovs. Ils n’avaient pas d’aviation —Ils en ont soudainement une aujourd’hui avec des pilotes entraînés sortis d’on ne sait où—. S’il y avait eu des combats, ils auraient été vaincus à coup sûr.

Le changement de régime avait été décidé sous la présidence de Donald Trump. Il devait intervenir le 1er mai. Mais le président Joe Biden a modifié ce calendrier pour changer l’Histoire. Il a utilisé ce délai pour installer des bases militaires dans les pays riverains et y acheminer au moins 10 000 mercenaires. Il a mobilisé l’armée turque qui est déjà présente dans le pays, mais dont personne ne parle. Celle-ci a déjà recruté au moins 2 000 jihadistes vivant à Idleb (Syrie) et continue à en engager.

Il importe de se souvenir que durant la guerre contre les Soviétiques, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, était déjà membre de la Confrérie des Frères musulmans et le chef d’une milice, la Millî Görüş (celle qui ouvre aujourd’hui des mosquées en Allemagne et en France). C’est à ce double titre qu’il était venu s’agenouiller devant Gulbuddin Hekmatyar, le leader afghan des Frères musulmans et futur Premier ministre. Par la suite, ce dernier a fait allégeance à Al-Qaïda ce qui ne l’a pas empêché de se présenter à l’élection présidentielle afghane de 2019 sous protection états-unienne.

Les alliés ont commencé il y a plusieurs mois à rapatrier leurs ressortissants. Ils pensaient en avoir le temps avant le 11 septembre, voire au pire avant le 30 août minuit. Mais Washington en a décidé autrement en choisissant le 15 août, date de la fête nationale indienne. Un avertissement lancé à New Dehli qui n’apprécie pas que les Pachtous du président Ghani soient remplacés par ceux de l’émir Akhundzada alors qu’ils soutiennent d’autres ethnies.

Les scènes de panique que nous avons vues aux aéroports de Kaboul nous ont rappelé celles de Saïgon lors de la défaite US au Vietnam. C’est effectivement tout à fait identique. Les Afghans qui s’accrochent aux aéronefs ne sont pas pour la plupart des traducteurs des ambassades occidentales, mais des agents de l’« Opération Oméga » mise en place sous la présidence Obama [10]. Ce sont des membres de la Khost Protection Force (KPF) et de la Direction nationale de la Sécurité (NDS), des supplétifs de la contre-insurrection, comme les Vietnamiens de l’« Opération Phoenix ». Ils étaient chargés de torturer et d’assassiner des Afghans opposés à l’occupation étrangère. Ils ont commis tant de crimes que face à eux les Talibans sont des enfants de chœur [11].

Bientôt c’est un tout autre paysage que nous verrons en Afghanistan.

5— LES ÉTATS-UNIS N’ONT PAS PERDU L’AFGHANISTAN AU PROFIT DE LA CHINE, MAIS CONTRAINT LES SOCIÉTÉS CHINOISES À ACCEPTER LEUR PROTECTION

Les États-Unis n’ont rien perdus en Afghanistan parce qu’ils ne veulent pas y installer la paix. Ils n’ont rien à faire du million de morts qu’ils y ont occasionnés en 20 ans. Ils veulent juste que cette région soit instable, qu’aucun gouvernement ne puisse y contrôler l’exploitation des richesses naturelles. Ils entendent que les sociétés, de quels pays développés qu’elles viennent, ne puissent les exploiter qu’en acceptant leur protection.

C’est le schéma popularisé par Hollywood du monde globalisé, protégé par une enceinte, dont des forces spéciales vont surveiller à l’étranger des sites d’exploitation dans des régions sauvages.

Cette stratégie a été élaborée par Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense de George W. Bush, et par l’amiral Arthur Cebrowski, qui avait déjà informatisé les armées US. Elle est devenue, le 11 septembre 2001, la manière de penser de l’état-major US. Elle a été vulgarisée par l’adjoint de Cebrowski, Thomas Barnett, avec son livre The Pentagon’s New Map [12].

C’est ce changement de paradigme que le président Bush a qualifié de « Guerre sans fin ». Par ces mots, il voulait dire que les États-Unis lutteraient éternellement contre le terrorisme, ou plutôt qu’ils instrumenteraient éternellement des groupes terroristes pour empêcher toute organisation politique de ces régions.

Oui, des sociétés chinoises exploitent déjà des mines en Afghanistan, mais désormais, elles devront payer un tribut aux États-Unis ou feront l’objet d’attentats terroristes. C’est du racket, et alors ?

6— LES OCCIDENTAUX NE DÉFENDENT PAS LES LUMIÈRES FACE À L’OBSCURANTISME, MAIS LES INSTRUMENTENT SANS COMPLEXE

La première dame des États-Unis, Laura Bush, nous a tous fait pleurer en nous racontant l’histoire de petites filles massacrées par les Talibans parce qu’elles avaient osé se mettre du rouge à ongle. Mais la vérité est tout autre.

Lorsque le président Carter, Zbigniew Brzeziński et Alexandre de Marenches ont soutenu les islamistes afghans, en 1978, ils combattaient les communistes qui ouvraient des écoles pour les filles. Parce que pour eux la lutte contre les alliés de l’URSS passait avant les droits de l’Homme. De même aujourd’hui, le président Biden et son secrétaire d’État Antony Blinken soutiennent les Talibans parce que, pour eux, le contrôle de l’accès aux richesses naturelles du Moyen-Orient élargi passe avant les Droits de l’homme. Et ils font la même chose en Iraq, en Libye et en Syrie.

Les États-Unis n’ont pas seulement soutenu les islamistes dans les pays en guerre. Ainsi, ils ont mis en pouvoir au Pakistan le général Muhammad Zia-ul-Haq, un membre de la Confrérie des Frères musulmans, pour que son pays serve de base arrière aux combattants anti-Soviétiques. Il renversa la démocratie, pendit le président Zulfikar Ali Bhutto et rétablit la charia. La fille du président Bhutto, Benazir Bhutto, qui fut Premier ministre pakistanais dans les années 90, fut assassinée à son tour par les Talibans.

Inutile de revenir sur les crimes de la contre-insurrection occidentale, la panique de leurs Collaborateurs aux aéroports de Kaboul suffit.

Si l’islamisme et la laïcité ont été utilisés pour manipuler les Afghans et pour enfumer les Occidentaux, la vie politique en Afghanistan ne repose pas sur ces concepts, mais d’abord sur les divisions ethniques. Il y en a une quinzaine, dont la plus nombreuse, les Pachtouns, sont également fortement implantés au Pakistan. Ce pays reste tribal et n’est pas encore une Nation. D’autres ethnies sont soutenues par d’autres pays de la région parce qu’elles sont aussi présentes chez eux.

7— LA FRANCE N’A PAS TOUJOURS SOUTENU LES CRIMES DES ÉTATS-UNIS EN AFGHANISTAN, MAIS UNIQUEMENT DEPUIS LE PRÉSIDENT SARKOZY

Selon le président Emmanuel Macron : « Le Président Jacques Chirac, dès octobre 2001 a décidé la participation de la France à l’action internationale, par solidarité avec nos amis et alliés américains qui venaient de subir une attaque effroyable sur leur sol. Avec un objectif clair : combattre une menace terroriste qui visait directement notre territoire et celui de nos alliés depuis l’Afghanistan, devenu le sanctuaire du terrorisme islamiste » [13].

C’est une manière distrayante de gommer un conflit caractéristique de la France. En octobre 2001, le président Chirac s’est violemment opposé à ce que l’armée française participe à l’occupation anglo-saxonne de l’Afghanistan. Il n’a autorisé de déploiement que dans le cadre de la résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies. Les soldats français étaient certes placés sous les ordres de l’Otan, mais dans le cadre de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS). Ils ne participaient qu’à l’assistance à la reconstruction. Ils ne faisaient pas de prisonniers, mais arrêtaient éventuellement des combattants qu’ils remettaient immédiatement au gouvernement afghan. C’est le président Nicolas Sarkozy qui changea ce statut et rendit la France complice des crimes des États-Unis. C’est à cause de ce changement que la France exfiltre actuellement des membres de la « Khost Protection Force (KPF) et de la Direction nationale de la Sécurité (NDS). Et elle en paiera probablement le prix.

[1] « Allocution de Joe Biden sur l’Afghanistan », par Joseph R. Biden Jr., Réseau Voltaire, 16 août 2021.

[2] « Les gentlemen du Cercle Pinay », Réseau Voltaire, 11 mars 2004.

[3] Dans le secret des princes, Christine Ockrent & Alexandre de Marenches, Stock (1986).

[4] « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes … », par Zbigniew Brzeziński, Le Nouvel Observateur (France), Réseau Voltaire, 15 janvier 1998.

[5] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[6] Conversation de l’auteur, en 2003, avec un officier du KGB ayant participé à cette opération.

[7] La CIA a rencontré Ben Laden à Dubaï en juillet », par Alexandra Richard, Le Figaro, 31 octobre 2001.

[8] « Hospital Worker : I Saw Osama », CBS Evening News, 28 janvier 2002.

[9] Classified Woman : The Sibel Edmonds Story : A Memoir, Sibel Edmonds (2012).

[10] Obama’s Wars, Bob Woodward, Simon & Schuster (2010.

[11] « Armed Governance : the Case of the CIA-Supported Afghan Militias », Antonio De Lauri & Astri Suhrke, in Afghanistan : Militias Governance and their Disputed Leadership. Taliban, ISIS, US Proxy Militais, Extrajudicial Killings, War Crimes and Enforced Disappearances, Musa Khan Jalalzai, Vij Books India Pvt Ltd (2020).

[12] « La doctrine Rumsfeld/Cebrowski », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 mai 2021.

[13] « Allocution d’Emmanuel Macron sur l’Afghanistan », par Emmanuel Macron, Réseau Voltaire, 16 août 2021.

 

diviser1

Bourbier impérialiste: La Russie et le Pakistan ont la possibilité d’annihiler les forces de l’OTAN en Afghanistan….

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 1 décembre 2011 by Résistance 71

Développement stratégique très intéressant à la suite de l’agression meurtrière de L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord contre l’armée pakistanaise (26 morts à un poste frontière) et du refus des Américains de donner suite pour l’heure aux préoccupation russes concernant le « bouclier anti-missiles » de l’OTAN en Europe.

Le spectre de la fin de la guerre du Vietnam se profile à l’horizon pour les troupes impérialistes et leur pathétique commandement. Affaires à suivre de près…

— Résistance 71 —

 

Une sortie comme du Vietnam: La Russie peut frapper l’OTAN à mort sur le théâtre des opérations en AfPak

 

La Russie pourrait frapper l’OTAN à mort dit une analyste

 

News International

 

Le 1er Décembre 2011,

Url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=27964

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

ISLAMABAD: Avec la menace des Russes de couper la route de ravitaillement des troupes de l’OTAN en Afghanistan, le champ de bataille afghan risque peut-être de tourner en un piège mortel bien froid pour l’OTAN, pensent certains analystes de la défense. Ils disent que le Pakistan devrait utiliser cette opportunité pour un Pakistan pacifique et prospère se retirant de la guerre de l’Amérique.

La Russie a menacé de couper les routes de ravitaillement de l’OTAN en Afghanistan si l’alliance ne fait pas de compromis sur ses plans de défenses avec missiles en Europe. “Si l’OTAN ne donne pas de réponse sérieuse, nous devrons gérer d’autres questions dans d’autres domaines”, ont rapporté les agences d’information russes. La coopération de la Russie sur l’Afghanistan devra être un sujet de révision, a aussi dit le service de presse.

Le Pakistan a déjà fermé les routes de ravitaillement suite à l’attaque du poste de Mohmand par des troupes de l’OTAN qui a tuée 26 soldats pakistanais. Le Lieutenant Général (en retraite) Hamid Gul a dit dans une interview que la Russie utiliserait toute option pour obtenir une vengeance sur les Américains et le temps est venu pour les Russes de le faire. Il a dit que la Russie veut être la main dans la main avec le Pakistan et que le Pakistan devrait reconsidérer sa politique vis à vis de la Russie. “Les troupes américaines et de l’OTAN sont étranglées en Afghanistan et le temps est venu pour le Pakistan de se donner une opportunité qu’il a manqué après les attentats du 11 Septembre, pour regagner respect et souveraineté”, a dit Gul.

Il a mentionné le fait que les Américains devront quitter l’Afghanistan et devront demander des concessions et que le Pakistan devra négocier avec eux pour leur sortie. Si la Russie coupe ses routes de ravitaillement, alors la route devra se faire depuis la Georgie vers Bakou et ensuite vers l’Azerbaïdjan, ce qui veut dire que l’OTAN n’aura jamais ses ravitaillements, a dit Gul.

“Maintenant les troupes de l’OTAN vont devoir sortir d’Afghanistan dans le style du Vietnam, et ceci également en utilisant l’espace aérien pakistanais parce que l’Iran ne les laissera jamais utiliser son espace aérien”, a également dit le général en retraite. Il a mentionné que la guerre contre le terrorisme qui  commença avec nos propres gens touchera à sa fin d’un seul coup et que la paix règnera très vite dans la région dès que les Américains seront partis. Il a dit que les intérêts de l’Inde grandissent en Afghanistan, mais que l’Inde n’obtiendra rien de l’Afghanistan.

Maria Sultan, une analyste de défense, a dit dans une interview que si les Russes coupent la ligne de ravitaillement de l’OTAN, “ils seront litéralement coincés en Afghanistan avec 90 000 troupes faisant face à une mort froide; ils disent qu’ils ont des réserves pour trois mois, ce qui veut dire en fait deux mois, ensuite l’OTAN devra sortir ses troupes par voie aérienne et pendant cette évacuation aérienne, seulement 15 à 20% de ces 90 000 troupes pourront en sortir vivant”, a dit Maria.

Elle a mentionné le fait que tout en Afghanistan vient de l’extérieur et que les insurgés cette année ont été très performants alors que 700 victimes parmi les troupes de l’OTAN ont été rapportées. De ce fait, après la décision russe, l’Afghanistan va devenir un Kargil à l’envers pour l’OTAN. “Ils auront des armes mais plus de munitions et si le Pakistan ferme son couloir aérien à l’OTAN, alors ce sera une mort lente et froide pour eux et l’Amérique devra négocier avec le Pakistan”, a t’elle dit.

Stop NATO website and articles:

http://rickrozoff.wordpress.com