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Média et propagande: Le fonctionnement du « journalisme » de guerre dans la nébuleuse propagandiste de l’empire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, désinformation, documentaire, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 juin 2015 by Résistance 71

Excellent témoignage de Thierry Meyssan qui a vécu tout cela de l’intérieur d’abord en Libye puis en Syrie. Nous mettons en commentaire un entretien de Meyssan datant d’Août 2011 à Tripoli où il décortique les rouages des servides de renseignement en action avec les journalistes des grands médias opérant en zone de guerre. Son explication de la composition d’une « équipe de télévision » est édifiante à cet égard: Une équipe de « journaleux » en mission de couverture d’un conflit armé dans une guerre de 4ème génération comme cela existe en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie est composé d’une figure médiatique, « celui qui cause dans le poste », qui est un journaliste formé par les services de renseignement de son pays, d’un « producteur » qui est un officier du renseignement militaire en contact permanent via satellite avec sa cellule de l’OTAN et un « technicien/cameraman » qui est un militaire des forces spéciales, chargé de la protection du trio en vadrouille… A voir dans la vidéo de Meyssan ci-dessous ! Très instructif…

— Résistance 71 —

 

Les journalistes et la guerre

 

Thierry Meyssan

 

29 Juin 2015

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article187973.html

 

Considérant que les journalistes étaient au service de la paix, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité une résolution pour leur protection en zone de combat. Pourtant, deux semaines plus tard, le département US de la Défense publiait des instructions pour arrêter les professionnels des médias qui se livrent à de l’espionnage ; une décision qui pourrait se retourner contre les journalistes des États membres de l’Otan, observe Thierry Meyssan.

Le débat du Conseil de sécurité du 27 mai dernier sur la protection des journalistes en zone de combat n’a guère fait avancer les choses [1]. Les diplomates ont accusé divers États d’avoir tué ou laissé tuer des journalistes sans relever que la qualité de « journaliste » peut recouvrir des activités de nature différente, y compris de l’espionnage, du sabotage ou du terrorisme.

Jusqu’à présent, on considérait que pour bénéficier de la protection due aux journalistes, il fallait : 
 détenir une carte de presse délivrée par l’autorité compétente de son pays ou de celui dans lequel on travaille ; 
 ne pas prendre part aux combats ; 
 ne pas violer la censure militaire.

On notera l’étrangeté de cette dernière condition initialement prévue pour protéger les secrets militaires, mais utilisable pour masquer la propagande et les crimes de guerre.

En outre, on considérait que les soldats travaillant comme journalistes pour des médias militaires ou les journalistes civils embarqués dans les armées (embedded) ne devaient pas bénéficier du statut de journaliste, mais de celui de soldat.

Se référant au précédent de l’assassinat du commandant Ahmad Shah Massoud par deux journalistes, les États-uniens font valoir que cette profession peut servir de couverture pour une activité terroriste. Plus récemment le citoyen britannique Omar Hussein a rejoint l’Émirat islamique et a publié, sous le pseudonyme d’Abu Awlaki, des articles élogieux de la vie sous Daesh. Cependant, ces exemples de journalistes engagés dans des combats sont complètement marginaux. Le vrai problème est ailleurs avec les médias globaux et la Guerre de 4ème génération (4GW).

Les médias globaux

Jusqu’en 1989, les médias étaient nationaux. La propagande ne pouvait donc s’adresser qu’à son propre camp. On pouvait bien entendu lancer des tracts par avion ou utiliser des émissions de radio en ondes courtes, mais on était toujours perçu comme un locuteur ennemi.

En 1989, une télévision locale états-unienne, CNN, s’est soudainement transformée en télévision globale grâce aux satellites. Son changement de statut —elle n’était plus « américaine »— garantissait sa neutralité dans les conflits. Elle s’est affirmée comme un média d’« information en continu », relayant la chute des Ceaușescu. Le direct garantissait d’empêcher les manipulations et de restituer la vérité.

Or, ce fut exactement le contraire. La rédaction de CNN était —et est de manière définitive depuis 1998— sous la coupe d’une unité militaire installée dans ses locaux, l’United States Army’s Psychological Operations Unit. Elle ne rendit pas compte des événements, mais d’un spectacle mis en scène par la CIA et le Pentagone. On se souvient par exemple de la découverte du charnier de Timișoara. Les images des cadavres de plus de 4 500 jeunes gens [2], vidés de leur sang pour nourrir le dictateur des Carpathes atteint de leucémie ou abattus durant des manifestations, ont fait le tour du monde. Leurs visages avaient été mutilés à l’acide pour qu’on ne les identifie pas. La preuve était faite des horreurs infligées à son peuple par Nicolae Ceaușescu, le « Dracula roumain » [3]. Las ! on apprendra plus tard qu’il s’agissait de corps déterrés au cimetière de la ville.

En diffusant instantanément une fausse nouvelle dans le monde entier, les médias globaux lui ont donné l’apparence d’une vérité partagée. Ce qui faisait la force de cette intoxication, c’est qu’elle était parvenue à convaincre des médias du bloc soviétique, en Hongrie et en Allemagne de l’Est, qui l’ont reprise. Les faits se trouvaient ainsi authentifiés par des alliés de la Roumanie. D’où la concurrence actuelle entre les grandes puissances pour disposer de chaînes globales d’information en continu.

Par ailleurs, les idées selon lesquelles « les journalistes sont là pour dire ce qu’ils voient sur place » et que « le direct empêche les manipulations » sont grotesques. Au contraire, les journalistes ne doivent pas être des témoins, mais des analystes capables de découvrir la vérité derrière les apparences. C’est à cela qu’ils servent, de sorte que le concept d’« information en continu » (au sens de faits filmés sans s’arrêter) est la négation du journalisme. Soit les journalistes sont là pour recouper, vérifier, contextualiser, analyser et interpréter, soit ils ne servent à rien.

Des manipulations comme celle de Timișoara, l’Otan n’a cessé d’en fabriquer durant les guerres de Yougoslavie, d’Irak, d’Afghanistan, d’Irak encore, de Libye et de Syrie [4].

L’incorporation des journalistes de guerre

Cependant, un pas de plus a été franchi, en 1992. Vous avez remarqué que, depuis cette date, les États-Unis et l’Otan n’ont cessé d’être en guerre quelque part dans le monde. Une catégorie de journaliste s’est constituée pour couvrir ces événements. Un peu plus d’une centaine d’entre eux s’est précipitée en Bosnie, puis à Bagdad, à Kaboul ou à Tripoli, donnant ainsi la parole aux adversaires de l’Occident. Or, non pas quelques uns d’entre eux, mais presque tous sont devenus des collaborateurs permanents des services secrets de l’Otan. Et s’ils décrivent les résultats de bombardements de l’Alliance sur des populations civiles, c’est uniquement pour fournir des renseignements militaires et permettre à l’Otan d’ajuster ses tirs. Dès lors, ces journalistes doivent être qualifiés d’agents.

C’est ce que j’expliquais durant la guerre de Libye, soulevant l’indignation de la profession. Pourtant, c’est ce qu’a finalement admis le lieutenant-général Charles Bouchard lorsque l’opération fut terminée. À l’antenne de Radio-Canada, il déclara que le quartier-général de l’Otan à Naples analysait la situation grâce à des « renseignements [qui] venaient de beaucoup de sources, dont les médias qui étaient au sol et nous donnaient beaucoup d’informations sur les intentions et où étaient les forces terrestres ».

Pour crédibiliser le mythe de la « révolution démocratique », l’Otan mettait en scène, en 2012, un village témoin, en Syrie, Jabal al-Zouia. Le cabinet du Premier ministre turc organisait sur place le transport des journalistes qui en faisaient la demande. Ils pouvaient alors filmer les manifestations dans le village et se persuader que toute la Syrie était ainsi. Mais l’Armée arabe syrienne a, elle aussi, envoyé des journalistes —pas des Syriens, bien sûr— auprès des « rebelles » de manière à recueillir des renseignements sur le soutien que leur apportait l’Alliance.

Aussi, la publication cette semaine par le département US la Défense de son Manuel de Droit de la guerre est-elle bienvenue. Ce document explicite l’évolution de la guerre en affirmant que certains journalistes sont en réalité des combattants [5].

Ce faisant, le département de la Défense prend le risque que la plupart des journalistes de guerre occidentaux soient déclarés « belligérants non-privilégiés », une catégorie qu’il a créée lui-même et qui les prive du bénéfice des Conventions de Genève. Lors du prochain conflit, ce pourrait être le sort des collaborateurs d’Al-Jazeera, Al-Arabiya, BBC, CNN, Corriere della Sera, Fox News, France2, France24, Le Monde, Libération, New York Times, Sky News, Washington Post etc… Pour ce citer que ceux que j’ai identifiés.

Les fausses vidéos d’actualité

C’est encore un pas de plus qui a été franchi, en 2011, avec l’usage de vidéos de fiction, tournées en studio à ciel ouvert au Qatar, placées dans les actualités télévisées. Le summum ayant été atteint avec la diffusion, d’abord par Fox News puis par l’ensemble des télévisions atlantistes et du Golfe, d’images de fiction présentant la chute de Tripoli et l’entrée des « rebelles » sur la Place verte, trois jours avant que ces faits ne deviennent réalité.

Un point qui fut violemment démenti par l’Otan avant d’être reconnu par le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdel Jalil, au micro de France24 en arabe.

Alors que les États-Unis négociaient avec la Russie un éventuel partage du « Moyen-Orient élargi », en juin 2012, l’Otan envisageait d’utiliser cette technique des fausses vidéos d’actualité pour casser la résistance syrienne et s’emparer du pouvoir. Washington fit déconnecter les télévisions satellitaires syriennes d’ArabSat et s’apprêtait à les chasser également de NileSat. Un pool de chaînes atlantistes (Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, Fox, France 24, Future TV, MTV) se préparait à utiliser des images réalisées en studio au Qatar montrant la chute de la République arabe syrienne et des images de synthèse montrant la fuite du président el-Assad [6]. Le signal des fausses chaînes syriennes fut calé sur ArabSat depuis la base de la NSA en Australie. Cependant, l’opération fut annulée juste avant la conférence de Genève 1 du fait des protestations internationales.

Les lois de la propagande sont toujours les mêmes

Ceci dit les développements techniques ne modifient pas les techniques de la propagande. Ce mécanisme reste fondé sur deux principes : 
 par la répétition incessante, un mensonge grossier devient une évidence incontestée ; 
 il ne suffit pas de convaincre les personnes-cibles d’un mensonge, il faut qu’ils le défendent. Et pour cela, il convient de les contraindre, par un moyen ou par un autre, à professer —ne serait-ce qu’une fois— ce qu’ils considèrent encore comme un mensonge. Leur amour-propre suffira à les empêcher de retourner en arrière et de dénoncer la manipulation.

Par exemple, lorsque les services secrets britanniques ont lancé l’idée que la République arabe syrienne lançait des barils d’explosifs depuis des hélicoptères sur sa population civile, vous n’y avez pas cru. En Syrie, où l’on reproche au président el-Assad de brider les actions de l’armée contre les jihadistes par souci de protéger les civils, on n’y a pas cru non plus. Cette accusation est d’autant plus absurde que l’armée dispose de bombes, bien plus efficaces, fournies par la Russie. Pourtant, au bout d’un an de répétition quotidienne, ce mensonge est devenu une vérité incontestée, aussi bien en Occident qu’en Syrie. Peu importe que l’armée n’utilise pas d’hélicoptères à Alep parce que les jihadistes les détruiraient avec des missiles sol-air, la presse publie quand même des « témoignages » de largage de barils d’explosifs depuis des hélicoptères à Alep.

Le système est ainsi fait que les journalistes refusent de reconnaître avoir été trompés et se transforment en propagandistes qui vont, à leur tour, répéter ce que n’importe qui savait au départ être un mensonge. De facto, des professionnels qui pensent être honnêtes, quoique utilisant la rhétorique à la mode, travaillent à répandre le mensonge.

L’incorporation des médias dans l’art de la guerre

Même si de fausses images de la fuite du président el-Assad n’ont finalement pas été utilisées en Syrie, l’Otan a adopté une nouvelle technique de combat : la guerre de 4ème génération (4GW).

La guerre de 1ère génération, c’est la ligne et la colonne, comme au XVIIe siècle. Les armées étaient très hiérarchisées et progressaient lentement. Mais cette organisation ne résista pas à la généralisation des armes à feu. 
La guerre de 2ème génération, c’est la ligne et le feu, comme durant la Première Guerre mondiale. Mais cette organisation s’embourba dans les guerres de tranchées. 
La guerre de 3ème génération, c’est l’infiltration des lignes ennemies et la défense en profondeur. Elle implique la participation des civils, comme lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais cette organisation n’a pas résisté au développement des arsenaux et, notamment, aux bombes atomiques. 
La guerre de 4ème génération, c’est celle que l’on ne livre pas soi-même, mais que l’on fait livrer dans des pays lointains par des groupes non-étatiques, comme durant la Guerre froide avec de vraies et de fausses insurrections.

Dans ce type de guerre, qui s’apparente à un désordre général, le Pentagone intègre des médias dans sa salle d’état-major, en tant qu’unités combattantes. Il faut avoir en tête que les médias ont évolué. Ils ne sont plus des coopératives, mais des entreprises capitalistes avec des salariés qui peuvent être instantanément licenciés. Il ne s’agit donc plus d’une centaine de correspondants de guerre qui travaillent en sous-main comme espions, mais de médias qui participent en tant que tels aux combats en mettant l’ensemble de leur personnel à disposition des armées.

Peu importe ici que les journalistes participent eux-mêmes à des relevés militaires ou à des intoxications. Leur travail, même irréprochable, s’insère dans un ensemble qui fait la guerre. Pis : ceux qui sont sincères servent de paravent à ceux qui trichent en leur donnant de la crédibilité.

En définitive, la résolution 2222 n’a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité que parce qu’elle ne répond pas à l’évolution du métier de journaliste.

 

[1] « Résolution 2222 et débats (journalistes en zones de conflit) », Réseau Voltaire, 27 mai 2015.

[2] “Mass Graves Found in Rumania ; Relatives of Missing Dig Them Up”, Associated Press, December 22, 1989.

[3] « Les vautours de Timisoara », par Serge Halimi, La Vache folle, août 2000.

[4] « L’effet CNN », cours de Thierry Meyssan à l’Accademia Nazionale della Politica (Palerme, Italie), Réseau Voltaire, 19 mai 2003.

[5] Law of War Manuel, US Defense Department, June 2015.

[6] « L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie), Réseau Voltaire, 10 juin 2012.

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Médias et propagande: Qui sont-ils et qui les contrôlent?…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 février 2015 by Résistance 71

“Il y a une guerre de l’information et nous sommes en train de la perdre”

~ Hillary Clinton ~

 

“La propagande est l’organe exécutif du gouvernement invisible”.

~ Edward Bernays ~

 

La concentration des médias ou l’illusion du choix

 

Résistance 71

 

18 février 2015

 

Le cas des médias n’est plus inquiétant, il est désespéré et fort heureusement de plus en plus de personnes dans le monde ne prêtent plus aucune attention sérieuse à la propagande déversée par le truchement de ces haut-parleurs de l’oligarchie façonnant les foules à ne demeurer que des serfs bien dociles qu’on mène à l’abattoir au doigt et à l’œil.

Si on prend le cas des Etats-Unis, 6 géants des médias contrôlent plus de 90% de tout ce qui se lit, se voit ou s’écoute dans ce qui se veut être l’information au pays du goulag levant.

Ces 6 géants sont directement ou indirectement contrôlés par les familles Rothschild, Rockefeller, Morgan et Oppenheimer. La famille Rothschild par exemple possède les deux plus grandes agences de presse au monde: Associated Press (dont le QG est dans le Rockefeller Centre de New York…) et Reuters.

Quels sont ces géants et que contrôlent-ils ? (listes non exhaustives, mais représentatives)

  1. General Electric (GE):
    – Comcast
    – NBC
    – Universal Pictures
    – Focus Features
  2. News Corp: (groupe Murdoch)
    – Fox
    – Wall Street Journal
    – New York Post
  3. Disney:
    – ABC
    – ESPN
    – Pixar
    – Miramax
    – Marvel Studios
  4. Viacom:
    – MTV
    – Nick Junior
    – BET
    – CMT
    – Paramount Pictures
  5. Time-Warner:
    – CNN
    – HBO
    – Time
    – Warner Bros
  6. CBS:
    – Showtime
    – Smithsonian Channel
    – NFL.com
    – Jeopardy
    – 60 minutes

Ces 6 géants, conglomérats, sont gérés par 232 directeurs exécutifs (DE), qui règlent l’information, ce que 277 millions de personnes vont lire, voir ou écouter dans leur régime d’information quotidien. Ceci revient à un DE pour 850 000 abonnés, ceci correspond à un DE pour une audience de la taille de celle de San Francisco.

En 2010, les revenus de ces 6 géants ont été de plus de 276 milliards de dollars.

Qu’en est-il de la France ?

Les médias appartienent en très grande partie aux milliardaires et/ou aux marchands de canons. Des gens comme Bernard Arnault avec “Les Échos” est la 1ère fortune de France (officiellement), François Pinault (“Le Point”), 3ème fortune, Serge Dassault (“Le Figaro”), 4ème fortune, Patrick Drahi (“Libération” et “l’Express”), 6ème fortune, Xavier Niel (“Le Monde”, “Le Nouvel Observateur”), 7ème et Vincent Bolloré (Canal +), 10ème fortune. Le banquier Drahi reprenant “Libé” à un autre milliardaire de la banque Edouard de Rothschild. Le grand capital possède tous les médias d’importance, même si cela se fait à perte, le jeu n’est plus de gagner de l’argent, mais de contrôler l’info, ce qui se dit, s’écrit et se fomente en coulisse.

Ce grand capital de part et d’autre de l’Atlantique a encore besoin d’une grande guerre pour s’en sortir et repartir pour un tour de manège de l’escroquerie généralisée. Les médias, même si de moins en moins lus, sont toujours bien importants pour influencer les opinions publiques en faveur des guerres.

En dernier recours, la guerre ne peut pas se faire sans nous, les peuples, c’est donc entre nos mains que réside vraiment la décision de faire la guerre ou pas. Les esprits libérés de l’emprise hypnotique de la société du spectacle et du crime organisé seront d’autant plus critiques à l’appel permanent des sirènes de la guerre et de ses harpies des médias pressetitués.

En France, 38 titres nationaux sont possédés par le groupe Lagardère (EADS, armement), un gros marchand de canons qui soutien ouvertement et sans retenue financière la French American Foundation et ses “Young Leaders”, est en tête de liste du contrôle propagandiste. Puis viennent les sbires comme:

  • Bernard Tapie après son rachat du groupe de presse Hersant
  • Bernard Arnault de l’empire LVMH, propriétaire (actionnaire principal) de “La Tribune” et des “Échos”
  • François Pinault du groupe Artemis, possédant “Le Point” et le groupe de presse Agefi
  • Serge Dassault l’avionneur et autre marchand de canons et ses parts du “Figaro”
  • Edouard de Rothschild cédant récemment “Libération” à Patrick Drahi
  • Mathieu Pigasse de la banque Lazard, Xavier Niel et Pierre Bergé possédant “Le Monde” et la société “Le Monde Libre”
  • Xavier Niel du groupe Free quant à lui s’est offert “Médiapart” et “Atlantico”
  • L’inamovible Bouygues et TFI-LCI et actionnaire important de Canal +
  • Yves de Chaisemartin patron du groupe Carlyle Europe (armement, USA, directement lié à la CIA avec un de ses directeurs Franck Cartalucci et où Olivier Sarkozy “sévit” en tant que directeur exécutif) possédant “Marianne”…

Avec tout cela, on nous demande, que disons-nous, on nous somme, de croire l’information formatée et pré-digérée pour nos cerveaux avilis, qui nous est servie matin, midi et soir, comme étant “la vérité vraie, impartiale et sans équivoque”… Sans blague !

Dormez, dormez braves gens… Tout va pour le mieux dans le monde créé par les tontons flingueurs de la société du spectacle.

Sources:

Information Clearing House

Acrimed

Yahoo France

Rense

Média et propagande: L’effondrement des médias de masse est une réalité au pays du goulag levant (ex-USA)…

Posted in actualité, altermondialisme, désinformation, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , on 6 février 2014 by Résistance 71

Les signes sont les mêmes en France et au Canada, même si ce n’est pas encore « officiel », mais çà va venir, la propagande passe de moins en moins… L’éveil des peuples aux mensonges perpétuels des merdias à la botte est réel… Reste maintenant à agir en conséquence et ne pas se relâcher.

— Résistance 71 —

 

L’effondrement des médias de masse: Le New York Times est désormais “futile” d’après ses propres journalistes

 

Paul Joseph Watson

 

5 Février 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/msm-collapsing-ny-times-now-irrelevant-according-to-its-own-writers/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un autre exemple montant à quel point les médias de masse sont dans un état d’effondrement, les propres journalistes du New York Times (NYT) ont dit à un quotidien que les articles d’opinion du NYT sont maintenant vu comme “futiles” et n’ont plus aucun impact sur le discours public de quelque manière que ce soit.

Ceci est un revirement spectaculaire si on se repositionne ne serait-ce qu’il y a encore 5 ans, lorsque qu’un éditorial d’opinion était regardé avec respect et tenu en un certain niveau de poids sur l’opinion publique.

Le New York Observer a interrogé plus d’une douzaine d’écrivains passés et présents du NYT et virtuellement tous s’accordent à dire que la vieille dame grise devient de plus en plus insignifiante.

“Je pense que les éditoriaux sont vus par la plupart des reporters comme étant futiles dans les grandes largeurs et il n’y a pas un grand respect pour la page éditoriale”, a dit une source au journal. “Les éditoriaux sont insipides, et ceci représente un pêché capital.”

“Ils sont complètement réflexivement libéraux, franchement prévisibles, de manière générale assez pauvrement écrits et totalement ineffectifs”, dit un autre. “Essayez de vous rappeler de la dernière fois que quelqu’un a parlé d’un de ces éditoriaux. Vous savez, je peux en citer un récent, celui de l’affaire Snowden, mais la plupart n’y paie aucune attention et des millions de dollars sont dépensés pour ce truc.”

Ceci est une autre conséquence du fait que de plus en plus de gens se détournent des médias de masse du fait de leur habitude et de leurs efforts à déformer la vérité et à mentir au public afin de servir les intérêts de l’état.

La presse entrepreneuriale, corporatiste, est en pleine panique parce qu’elle perd très vite sa capacité de dicter la réalité et de façonner les narratifs, voilà pourquoi des gens comme Hillary Clinton se sont plaints du fait que l’establishment est “en train de perdre la guerre de l’information” au profit de sources médiatiques émergentes.

En 2012, le NYT a rapporté une perte nette de 85% de ses revenus en résultat de pertes de revenus publicitaires à cause de la chute dramatique du lectorat, mais ils ne sont pas au plus mal considérant les autres médias de masse.

De novembre 2012 à novembre 2013, MSNBC a perdu près de la moitié de son audimat en juste 12 mois, perdant plus de 45% de son audience. CNN a aussi perdu 48% de son audience sur la même période.

Le refus de la presse corporatiste de défier l’autorité et de couvrir de véritables sujets a aussi mené à un record absolu de perte de confiance en les médias. L’an dernier un sondage Gallup a trouvé qu’à peine 23% du public américain fait encore confiance à l’institution des informations télévisées.

 

Médias politique et propagande: La salade indigeste yankee ne passe plus…

Posted in actualité, altermondialisme, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, politique et lobbyisme with tags , , , , , , , on 13 septembre 2013 by Résistance 71

Pourquoi le “fast-food” politique américain ne se vend-il plus ?

 

La Voix de la Russie

 

13 Septembre 2013

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2013_09_13/Pourquoi-le-fast-food-politique-americain-ne-se-vend-t-il-plus-9076/

 

Le fast-food politique américain a toujours été assimilé au classique hamburger-cola, servi dans un snack du Middle West, soit une « malbouffe » typique avec tous les édulcorants et autres substances qui vont avec. Les médias américains sont axés sur la chasse délibérée aux sensations et aux actualités servies « à chaud », qui désorientent les lecteurs.

Le public aux États-Unis et dans le monde commence heureusement à développer progressivement une sorte d’immunité. La machine propagandiste américaine continue à tourner à plein rendement mais commence à déraper. Le lavage des cerveaux s’avère de plus en plus difficile dans le monde d’aujourd’hui, où on peut trouver sur le web un tas d’informations non orientées.

Les États-Unis s’obstinent cependant à servir leurs « pâtés chauds » au monde entier. Des extraits tirés des discours des hommes politiques se substituent à un débat sur le fond. Les problèmes réellement importants qui nécessitent une réflexion minimale se retrouvent en marge de la presse écrite, à tel point que c’est n’est plus un fast-food mais une sorte de chewing-gum informationnel mâché et remâché. Il ne reste presque rien des symboles originels américains, comme la liberté de parole et de la presse. Ce n’est un secret pour personne que les médias américains sont depuis longtemps contrôlés par l’appareil d’État, devenant un instrument d’idéologie et de manipulation.

La propagande américaine « se vend » de plus en plus mal dans le monde parce qu’elle trop directe et qu’elle affiche le mépris des sentiments et des traditions des lecteurs étrangers. Elle n’est pas crédible non plus. De même que le « rêve américain », le fast-food politique prend mal sur le sol étranger.

Le cinéma pour le peuple

Les raisonnements abstraits ne sont pas de mise dès lors qu’il s’agit de politique qui est solidement « incrustée » dans la vie sociale. En effet, les événements relatifs à la vie de tel ou tel groupe social se répercutent sur les processus politiques et à l’inverse, la politique influe sur la vie de la société, par exemple à travers les lois. Mais il y aussi la propagande politique qui forme implicitement la conscience de masse.

La notion même de propagande a une connotation négative parce qu’elle se donne pour objectif de former un modèle de mode de vie en diffusant des valeurs morales et des normes éthiques déterminées. De ce point de vue, le cinéma, en sa qualité de produit créatif accessible et spectaculaire, est un outil très commode. Les films de fiction sont instrumentalisés à des fins de propagande plus souvent qu’on ne le croit généralement. Il serait très difficile d’imposer son influence par un autre procédé, parce que les films sont regardés par les catégories sociales les plus diverses dans le monde entier. Il existe un genre spécifique pour chaque public ciblé, ce qui permet de couvrir toute la société.

On estime généralement qu’au XXe siècle, le cinéma a « forgé » l’Amérique telle que nous la voyons maintenant. C’est à travers les films que s’est faite la propagande du mode de vie, des valeurs familiales américaines et de sa puissance militaire. Cela s’est avéré extrêmement important à l’époque de la « guerre froide », mais « le jeu des contrastes » a basculé dans le passé avec elle. Si dans le passé, l’URSS pouvait être pointée du doigt comme le pays du Goulag et de l’absence de libertés, c’est au tour des États-Unis d’être maintenant critiqués pour Guantanamo et les prisons secrètes de la CIA.

Néanmoins, l’Amérique essaie toujours de se servir du cinéma pour imposer ses valeurs et son mode de vie au reste du monde. Par exemple, après avoir visionné le film Target N1 récemment sorti à l’écran, les spectateurs peuvent avoir l’impression que les tortures sont un passage obligé pour mettre la main sur les terroristes. Pourtant, les efforts de propagande semblent devenir de moins en moins payants. En effet, les super-héros américains contemporains et les princes tout de blanc vêtus, qu’ils soient féériques ou réels, commencent à lasser par leur monotonie et leur platitude. C’est aussi le cas des « messages » qu’ils sont appelés à porter. Dans un certain sens, les États-Unis ont succombé à leur propre fast-food politique.

Des coupes sombres

Par conséquent, ce n’est pas du tout un hasard si des coupes sombres opérées dans le budget américain ont fini par toucher le « saint des saints » de la politique extérieure américaine, à savoir non seulement les programmes du Pentagone et du Département d’État, mais encore ceux destinés à propager les idées et les valeurs américaines à l’étranger. Et bien que le budget de propagande US ne doive se réduire en 2014 que de 25 millions de dollars contre 3 milliards pour celui du Département d’État, les observateurs font déjà remarquer que la Maison Blanche s’est enfin aperçue que les propagandistes américains n’étaient pas à la hauteur de leurs tâches. En hiver dernier, Hillary Clinton a critiqué avant de quitter son poste l’état de la propagande politique extérieure américaine. « Je crois que nous avons renoncé à la radiodiffusion internationale », a déclaré Madame Clinton en se référant à l’expérience de la Russie et de la Chine, qui selon elle « occupent des positions dominantes dans la diffusion de l’information officielle en langues étrangères aux quatre coins du monde ».