Archive pour canada colonialisme et génocide

Résistance au colonialisme: La chasse aux scalps d’Indiens rémunérée… De l’assassinat au génocide…

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-[]- Henry Spelman, qui vécut parmi les indiens Powhatan, décrivit leur approche de la guerre comme suit: “Ils peuvent très bien être en conflit pendant sept ans et ne pas tuer sept hommes” (dans Kirkpatrick Sale, The Conquest of America, p. 319), Bien des sociétés autochtones d’Amérique du Nord ne s’engageaient jamais dans quelque guerre que ce soit. L’universitaire natif Darcy McNickle estime que 70% des nations autochtones étaient pacifistes (dans Allen, Sacred Hoop, p. 266).

-[]- Origine du mot “peau rouge” pour désigner les Indiens (Source: “An Indigenous Peoples’ History of the United States” par l’historienne Roxanne Dunbar-Ortiz, 2014 p.64-65): [traduit par Résistance 71]

“Pendant la guerre des Péquots, les fonctionnaires du Connecticut et du Massachussetts avaient initialement offert des récompenses pour les têtes des indigènes assassinés, puis plus tard seulement pour leurs scalps, qui étaient plus facile à transporter en grand nombre. La chasse aux scalps ne devint une routine que vers la moitié de la décennie de 1670 […] De plus, les chasseurs de scalps pouvaient prendre les enfants captifs et les vendre comme esclaves. Toutes ces pratiques effacèrent la distinction entre les autochtones combattants et non-combattants et introduisirent un marché d’esclaves indigènes. Les scalps et les enfants autochtones devinrent des monnaies d’échange et ceci créa également un marché noir. La chasse au scalp n’était pas seulement profitable sur un plan privé, mais avait aussi pour but d’éradiquer et de subjuguer la population indigène de la côte atlantique dominée par les Anglo-Américains. Les colons donnèrent un nom aux corps mutilés et sanguinolents retrouvés après une “chasse aux scalps” dans le sillage des chasseurs de primes: les “peaux rouges”…”

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 Meurtres à gage

 

Mohawk Nation News

 

3 Février 2016

 

url de l’article original: http://mohawknationnews.com/blog/2016/02/03/murder-for-money/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le plan d’action du gouvernement entrepreneurial est totalement basé sur un schéma de “meurtre à gage”. Les Kanion’kehaka (Mohawks) n’ont peur de rien. Nous savons par trop, que la seule peur est la peur elle-même. Bon nombre de nos gens sont sur leurs listes d’élimination. Ils veulent se débarrasser de nous et de nos réclamations sur la terre. Des ordres corporatifs ont été donnés donnant aux colons le droit de tuer et de prendre les têtes des “INDIENS” afin de s’emparer de notre possession.

Nous décapiter et nous scalper fut fait à très grande échelle par les Européens. Cette pratique remonte à la Grèce antique, le “berceau de la civilisation occidentale”. Les ennemis ciblés ou accusée de crimes politiques ou défendant eux-mêmes et leurs familles étatient décapités.

Ici sur Ono’ware:keh, tous les hommes, femmes et enfants Onkwe’hon:weh furent ciblés et tués sans même avoir commis de crimes. La simple perception de la notion de “race” dans leur classe friquée était tout ce dont ils avaient besoin. La COURONNE (NdT: lire la City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican) payait des récompenses (en argent sonnant) pour les têtes qu’on leur apportait. Cela encourageait les colons à faire le sale boulot de nous éliminer afin de pouvoir voler la terre et les ressources.

Au début, les “propriétaires des chiens” payaient pour les têtes. Le grand nombre assassiné rendait la tache trop lourde. Payer pour les scalps assurait donc que le boulot allait continuer.

La première récompense en argent donnée et archivée pour un scalp fut faite par le gouverneur Kieft de la Nouvelle-Hollande au début du XVIIIème siècle.

En 1702, la colonie du Massachussetts rejoignit le mouvement. En 1756, le gouverneur Morris de Pennsylvanie dans sa déclaration de guerre contre la nation Lenni Lenape (Delaware) offrit “130 pièces de Huit [un type de pièce] pour le scalp de tout indien mâle ennemi, au-dessus de l’àge de 12 ans et 50 pièces de Huit pour le scalp de chaque femme indienne, produits comme preuve qu’ils ont été tués.

Le Massachussetts payait plus, 40 livres sterling pour un scalp d’homme et 20 livres pour les scalps de femmes et d’enfants de moins de 12 ans. C’était difficile de faire la différence entre un scalp d’homme et de femme, ou d’un adulte d’un enfant, ou même si les scalps provenanient bien “d’ennemis” et non pas d’un Onkwe’hon:weh allié, pacifique… Le système des récompenses mena à des violences accrues et étendues contre tout homme et toute femme, jeunes ou plus âgés.

Les conflits traditionnels Onkwe’hon:weh (entre nations natives) n’ont jamais impliqué de massacres et d’extermination en règle (NdT: Tout anthropologue sérieux ayant étudié la question de la “guerre” dans les sociétés originelles des Amériques et d’ailleurs, sait que les conflits étaient le plus souvent des escarmouches souvent faites de quelques volées de flèches et de décrochage. Les peuples et nations autochtones avaient leur propre façon de régler des conflits sans effusion de sang. Un des moyens inventé par les Iroquois fut le jeu de Lacrosse, un jeu similaire existait chez les Indiens des grandes plaines. Ces jeux étaient compétitifs et violents, il y avait parfois des blessés, très rarement des morts, mais rien à côté de ce qu’aurait été un conflit ouvert. Les pratiques de la guerre rangée et de violence, d’extermination sur les populations proviennent essentiellement de l’Europe.). Nos leaders traditionnels furent ciblés et éliminés de façon à ce qu’ils ne puissent plus influencer notre jeunesse.

Le stéréotype sensationnel des peuples Onkwe’hon:weh comme étant des sauvages assoiffés de sang qui décapitaient et scalpaient a été utilisé pour justifier la pratique européenne de nous scalper. Les colons pensaient qu’il était juste et bien de massacrer nos familles et de nous expulser de nos terres et maisons ancestrales afin qu’ils puissent s’établir sur nos terres.

Cette stratégie a depuis été exportée en Palestine pour satisfaire à l’expérience (coloniale) israélienne.

Résistance à l’impérialisme occidental: Le colonialisme et la dépendance étatique ~ 2ème partie ~ (Taiaiake Alfred)

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“Avant l’arrivée de l’homme blanc, nous Indiens, n’avions pas de chefs. Nous avions des leaders bien sûr, des hommes et des femmes choisis par consensus pour leur sagesse et leur courage. L’idée d’une hiérarchie pyramidale avec une personne seule en haut était européenne… Nos “chefs” ne commandent pas, ne dirigent pas. Lorsque des problèmes importants se produisent, ils se réunissent, recherchent un consensus entre eux et ensuite disent au peuple ce qu’ils pensent et demandent son avis…”

~ Russell Means ~

 

Le colonialisme et la dépendance étatique (Extraits)

 

Taiaiake Alfred, Ph.D

Directeur de l’École de Gouvernance Indigène, Université de Victoria (Colombie Britannique, Canada)

 

Article publié dans le “Journal de la santé autochtone”

 

Novembre 2009

 

~ Extraits traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Le professeur Alfred est membre de la nation Mohawk de Kahnawake.

 

1ère partie

2ème partie

 

Note de Résistance 71: Nous invitons les lecteurs à transcrire les passages que nous avons mis en caractères gras dans le contexte de nos vies quotidiennes occidentales et à y réfléchir… N’y voyez-vous pas grande similitude ?… Ne sommes-nous pas tous des colonisés à des degrés coercitifs différents ? Ainsi n’avons-nous pas cause commune contre la même oligarchie ?

L’avenir de l’humanité passe par l’union des peuples colonisés avec les peuples occidentaux émancipés œuvrant dans un nouveau paradigme politico-social égalitaire et en associations libres.

Les effets de la colonisation

La situation à laquelle doivent faire face les peuples indigènes d’Amérique du Nord n’est pas unique, ni aujourd’hui, ni en termes de la dynamique de la relation entre un envahisseur/oppresseur et les sujets de sa colonisation. Frantz Fanon, un psychiâtre français, utilisa les outils de la psycho-analyse pour expliquer pourquoi le peuple noir n’avait pas la confiance individuelle et collective dans la colonie française de la Martinique aux Caraïbes. Fanon attribua ces problèmes aux assomptions racistes tenues par à la fois les blancs et les noirs. Celles-ci plaçant les peuples blancs au sommet de la civilisation et mesurant tout à chacun en fonction des standards de la culture blanche. Ainsi, seuls ces noirs assimilés dans la culture française étaient reconnus comme étant civilisés. Ceux qui ne s’étaient pas assimilés faisaient l’expérience d’une forme de ridicule perpétuel ayant pour résultat un malaise individuel et un sentiment déplacé. Fanon analysa que les gens colonisés qui mimiquent les modes de vie des colonisateurs, qui s’assimilent à la “norme” et suppriment leur nature à un niveau conscient et inconscient, commencent à souffrir de névroses et de disfonctionnements psychologiques variés (Fanon, 1982). Il n’y a certainement aucune preuve que les problèmes de l’assimilation et de la psycho-pathologie soient différents avec les peuples indigènes d’Amérique du Nord.

[…]

Avec le temps, pour toutes les nations premières, le succès ou l’échec de stratégies de survie particulières dépendaient de plus en plus des facteurs économiques généraux et des décisions politiques du gouvernement sur lesquels les nations premières n’avaient et n’ont toujours aucun contrôle. La faim est devenue un problème majeur partout. La surpopulation des zones et le non accès à l’eau potable, ainsi que les pauvres conditions sanitaires des logements dans les réserves indiennes contribuèrent à un taux très important de maladies infectieuses (dites de promiscuité). Le manque d’accès à la nourriture traditionnel a affaibli la santé plus avant ; les régimes alimentaires sont devenus bien moins variés et le mode de nutrition traditionnel très sain fut remplacé par de la nourriture industrielle comme les farines et le sucre blancs, causant une détérioration plus avancé de la santé générale des nations premières tout en créant une dépendance vis à vis du gouvernement et des bureaucraties de la santé publique, choses qui continuent aujourd’hui dans les communautés autochtones.

Les réserves indiennes sont devenues des environnement dangereux, pas seulement dans leur aspect physique mais aussi dans leur aspect psychologique, la colonisation a créé un double effet néfaste psycho-physiologique.

[…]

Ainsi, la vie dans les réserves est caractérisée par un bien plus haut degré de violence, de haine et d’agression généré par les abus de substances toxiques (alcool et drogues) que dans les autres communautés. Ceci est un des effets majeurs du refus de la colonisation de donner accès à des pratiques culturelles fondées sur la terre, ce qui mène à une perte de liberté à la fois individuelle et collective équivalent à l’effet psychologique d’anomie, ou d’un état d’aliénation profonde résultant de l’expéreince d’une sérieuse dissolution culturelle, qui elle, mène à l’abus de substances et aux problèmes inhérents comme le suicide et la violence inter-personnelle. Dans le cas de la vie sur les réserves indiennes au Canada, une anomie a évolué en une culture dans beaucoup de nations premières comme si ses effets avaient été normalisés et que les personnes des communautés natives et leur entière vie étaient teintées par ces effets néfastes de la colonisation (Tanner, 2009, p.251-251).

Ce nouveau type de vie a vu l’introduction du système de “Conseils de bandes/tribus” issu de l’Indian Act ou Loi sur les Indiens, les tribunaux criminels canadiens (NdT: l’équivalent des cours d’assises en France) et le système des cours de justice. La Gendarmerie Royale du Canada (NdT: la GRC ou police montée canadienne) et les écoles missionnaires…

En conséquence, les relations de type traditionnel furent abandonnées tandis que la manipulation, la corruption, le mensonge et l’exercice de la force devinrent les outils principaux de l’objectif de contrôle social et politique. Le circuit des tribunaux ainsi que la GRC ont aussi contribué à la dissolution des structures sociales traditionnelles. Spécifiquement, ils amenuisèrent le rôle des anciens (et conseils d’anciens) en tant qu’arbitres des conflits et changèrent la compréhension des gens sur le système de justice passant d’un système de concept restaurateur (de paix et de confiance) à un système coercitif et punitif. Les écoles missionnaires (NdT: gérées par les églises catholique, anglicane, unifiée du Canada) promurent et normalisèrent la violence sexuelle et les abus corporels, ainsi que la langue anglaise (française au Québec) et le christianisme.

[…]

Du travail de recherche de Tanner au sein des communautés Cree de James Bay dans le nord du Québec (2009), il est possible d’identifier quatre effets spécifiques de l’imposition de l’Indian Act et de la mise des communautés sur des réserves de manière coercitive:

  • La désorientation: causée par le manque d’autogestion (NdT: qui est naturelle chez les Indiens des Amériques et de fait fans toutes les sociétés traditionnelles non étatiques parce que “refusant” l’État…) et de capacité de gestion appropriée de l’environnement bureaucratique et capitaliste imposé.
  • La perte de pouvoir: dû au passage en force des lois coloniales et des politiques des autorités gouvernementales.
  • La division: résultant de l’incapacité des gens à remplir leurs obligations traditionnelles, sociales, culturelles et spirituelles.
  • La maladie: causée par une nutrition inférieure et par la nature sédentaire de la vie sur les réserves.

[…]

Les traumatismes historiques expérimentés par les peuples indigènes dans le processus d’être extirpés de leurs terres et de la construction du régime colonial furent le fondement de leur marginalisation ; ceci constitue un autre facteur se trouvant à la racine de la crise de la dépendance (Whitebeck, Adams, Hoyt & Chen, 2004, p.99-130).

Le spectre des effets psycho-physiologiques se manifestant au sein des nations premières du Canada sont les mêmes que ceux qui ont été directement et causalement liés aux expériences d’oppression dans la recherche portant sur les survivants de l’holocauste nazi et de leurs familles. Une récente recherche indique que les effets directs et les héritages multigénérationnels de l’expérience du colonialisme ont créé des effets similaires sur les peuples des nations premières que sur les survivants de l’holocauste juif de la seconde guerre mondiale (Yellow Horse Braveheart & DeBruyn, 1998). Conceptualisé comme la source “d’un traumatisme historique non résolu”, le schéma de la colonisation au Canada comme elle fut expérimentée par les peuples indigènes possèdent trois caractéristiques identifiables:

  • Des processus de dépossession et d’oppression continus et multigénérationnels
  • Une marginalisation et assimilation systématique et violente et
  • Une déculturation forcée au profit du christianisme et une intégration forcée dans le capitalisme de marché

[…]

Ainsi de la sorte, la relation entre les premières nations et l’état canadien demeure coloniale et est pour la plupart une relation de conflit enracinée dans l’impératif pour l’état de maintenir son contrôle sur les terres indigènes et de limiter le pouvoir des nations et peuples originels…

La légitimité (l’acceptance et le soutien des institutions coloniales) est un madat des plus important pour le régime colonial. L’impératif le plus important et le plus immédiat une fois la saisie des terres accomplie, est d’assimiler les personnes indigènes qui ont survécues à l’assaut initial sur leurs existences. Sans une autonomie et identité indigène authentiques et sans fondation culturelle, il n’y a plus de stockage de mémoire ou de base intellectuelle sur laquelle se maintenir en tant que personne indigène ou en tant que communauté pour maintenir la cohésion afin de défier les régimes coloniaux continuant leurs efforts de marginalisation et de destruction du pouvoir ancestral. […]

Il y a de véritables raisons à cette dépendance psychologique, financière et politique; de véritables effets de l’entreprise coloniale qui se sont constitués avec la défaite de l’autonomie indigène et la relégation des nations premières vers un état de dépendance du gouvernement qui est aussi la source de leur déstabilisation (Kirnmayer & Valakakis, 2009, p.453).

[…]

Il apparaît que pour certaine personnes indigènes, la façon de soulager les stress d’être dans une position de colonisés soit d’accepter les demandes du régime colonial et de s’assimiler. Les gens qui choisissent l’assimilation permettent une acceptation au sein de la société occupante et la culture de la consommation ainsi que dans la société civile canadienne au sens le plus large. Mais il y a un énorme problème avec l’assimilation et ce même pour ceux qui la choississent contre toute forme de résistance au colonialisme: la véritable assimilation, l’immersion complète et l’intégration dans la norme est impossible. C’est autour de cette dynamique psycho-culturelle que tourne un autre effet najeur du colonialisme.

“L’aborigénisme”, ou le changement social et culturel d’image du génocide, est fondé sur l’idée que ce qui est intégral aux peuples indigènes est une relique obsolète et inutile et que si les nations premières doivent avoir un futur viable, il sera défini par et s’exprimera seulement à la discrétion de la société dominante (Alfred, 2005).
L’aborigénisme assume qu’en renouvelant les relations entre les nations premières et le régime colonial, les aspects importants de la culture indigène seront abandonnés ou compromis pour les intérêts d’honorer les valeurs et les cultures euro-américaines et pour préserver les fondements principaux et centraux du régime colonial et des préférences envers la société occupante et dominante. En réalité, l’aborigénisme est une fausse conscience, une imbrication permanente d’assomptions du colonialisme et d’attitudes dans la culture et la société des nations premières. Cette conscience coloniale génère un désir de non-confrontation, d’identités coopératrices, d’institutions et de stratégies de coopération de la personne colonisée interagissant avec le colonisateur. En l’abscence d’identités enracinées dans les cultures indigènes, des aspects d’identité et de choix culturels sont ainsi sélectionnés depuis le pastiche présenté comme la société dominante et la machinerie judiciaire et bureaucratique brutale de l’État. Les postures les plus évidentes et les plus prononcées aborigénistes sont vues dans l’attitude de celui qui recherche le recouvrement social seulement pour cicatriser les plaies et vivre en paix avec les colons. Le réconciliateur qui prie un dieu chrétien et s’épanouit devant des juges blancs en est un autre. Les deux côtés réfléchissent l’image du processus colonialiste essentiel, celui de “civiliser” les peuples indigènes, nous faisant par ce processus des “citoyens” des états conquérants, de façon à ce qu’au lieu de nous battre pour nos terres et de résister à toujours plus de colonisation, nous recherchions une “résolution” qui soit acceptable et qui ne soit pas déreangeante pour l’état et la société que nous avons été amenés à embrasser et dans laquelle nous nous identifions.

Avec l’aborigénisme, toutes les bases indépendantes des existences indigènes sont abandonnées ou compromises dans la négociation de notre dépendance et notre intégration de toutes les manières, dans les institutions de la société occupante.

[…]

Dès lors que les identités aborigènes, les constructions légales et les politiques sont supposées être la base de ces notions historiques, la politique ne peut pas résoudre la souffrance sociale qui résulte d’une injustice permanente et elle ne devient qu’un cataplasme sur la jambe de bois de la colonisation perpétuelle. Si l’aborigénisme devait devenir le cadre principal de l’identité indigène et pour la construction des relations entre les peuples indigènes et l’état, cela mènerait immanquablement à la totale érosion des nations premières en tant qu’entités politiques et culturelles distinctes. Un tel résultat ne ferait que renforcer la crise à laquelle doivent déjà faire face nos peuples et nations originels. […]

Des arrangements avec le colonialisme sont recherchés. Le peuple indigène qui sombre dans l’aborigénisme devient un miroir culturel de la société dominante, et parce que ceux qui en sont désirent élever leur statut au sein de la société occupante, on leur donne des opportunités pour usurper la voix et les prérogatives des véritables représentants des nations premières.

[…]

Ainsi d’une perspective indigène, ce ne sont pas les bureaucrates indigènes, les hommes/femmes d’affaires, les politiciens et les avocats indigènes ayant des positions d’influence dans les agences de l’état ou les processus de négociations promus par le gouvernement, qui ont un droit ou une responsabilité quelconques de représenter les nations premières sur les questions fondementales de l’identité indigène, des droits inhérents, de la connaissance cuturelle, de la loi traditionnelle et du mode de gouvernance ou de la spiritualité. Ce sont les Anciens et ceux qui ont été reconnus traditionnellement et qui détiennent la connaissance traditionnelle ou les leaders spirtituels qui ont ce droit et cette responsablité. C’est pourtant ces personnes dont la voix est totalement ignorée ou appropriée et manipulée pour faire avancer l’agenda aborigéniste.

[…]

Ainsi, fondé sur cette compréhension des choses et d’une perspective orientée vers la trouvaille de solutions, le colonialisme est le mieux conceptualisé comme un résultat irrésistible d’un processus multigénérationnelle et à multiples facettes de la dépossession forcée et d’une tentative d’aculturisme, d’une déconnexion à la terre, à la culture et à la communauté, qui a résulté dans le chaos politique et la discorde sociale au sein des communautés des nations premières et la dépendance collective des nations premières envers l’état. Le mal qui en a résulté sont l’érosion de la confiance et des liens sociaux qui sont essentiels à la capacité d’un peuple à se maintenir lui-même en tant qu’individus et en tant que collectivités.

[…]

Les grandes solutions étatistes comme l’auto-gouvernement (sous couverts des “conseils de bandes” répondant au gouvernement colonial canadien…) et les saisies de terres ne sont pas tant des mensonges qu’ils n’ont aucune relevance quant au problème à sa racine. Depuis bien longtemps nous avons été en quête pour le pouvoir de gouvernement et l’argent, quelque part durant ce voyage du passé vers le futur, nous avons oublié que notre but était de nous reconnecter avec nos terres et de préserver nos cultures harmonieuses et nos modes de vie dignes de tous les respects. Ce sont ces choses qui sont les véritables garanties de la paix, de la santé, de la force et du bonheur, de la survie…

Le colonialisme a forcé trois options de base pour les peuples indigènes: la destruction, la dépendance ou l’assimilation. Aucune de ces trois options est moralement justifiable et de fait aucune d’entr’elles ne fonctionnent dans la vie pratique et ce même en se plaçant dans la perspective du régime colonial. Le fait d’une existence indigène continue n’est plus en question, la croissance démographique en véritables termes tout comme en pourcentage de la population générale du pays, augmente. Le fait est que l’existence indigène n’est plus remise en question, mais ce qui l’est c’est sa qualité.

Les éléments d’une existence indigène ayant un sens sont: la terre, la culture et la communauté. Aujourd’hui comme hier, les peuples des nations premières se voient refuser ces droits humains on ne peut plus basiques alors qu’ils sons forcés d’endurer des existences intolérables et humiliantes, dans des conditions inacceptables sur les réserves, séparés à la fois par la “loi” et la politique de leurs terres par le régime colonial ; ou ils sont forcés hors de leurs terres et dans la société occupante et bien que de temps en temps ils puissent accéder à un certain succès économique dans cette situation, on leur refuse toujours leur droit humain de base que sont la terre, la culture et une communauté authentiques.

Recommandations

Une considération sérieuse pour aller au-delà de l’histoire, de la nature et des effets du colonialisme sur les peuples indigènes du Canada de manière politico-économique aussi bien qu’au travers de la lorgnette psychologique et sociologique, ne pointe que dans une seule direction:

La solution au problème de dépendance psychologique et financière des nations premières envers l’état, fait qui trouve sa racine dans le colonialisme, est le retour des terres aux nations premières et le ré-établissement de la présence et de la connexion des nations premières sur leurs terres ancestrales.

C’est par la régénération de leurs communautés autour de pratiques culturels fondées sur la terre que les nations premières pourront reconstruire des existences socio-culturelles autonomes ainsi que des modes économiques auto-suffisants.

[…]

La Commission Royale sur les Peuples Aborigènes (CRPA) a étudié et publié un rapport en 1996 sur le problème de la dépendance dans un contexte colonial. La recherche fut faite entre 1992 et 1996… Le rapport établit clairement que “l’autogestion aborigène ne sera qu’une farce sans une base raisonnable pour pouvoir obtenir une auto-suffisance économique.”

[…]

Le recouvrement de la santé mentale, de corps et d’esprit du point de vue indigène, ne peut être possible que dans le contexte d’une communauté forte, stable et en pleine santé. […]

Les gens doivent se reconnecter avec le terrain, avec la géographie, celle de leur héritage indigène s’ils veulent vraiment comprendre les valeurs de l’enseignement traditionnel, celles dispensées par leurs ancêtres s’ils veulent tirer une force et une substance qui soient indépendantes du pouvoir colonial et qui est régénérateur d’une existence indigène authentique et autonome.

[…]

Ainsi les effets mesurables des efforts collectifs de communauté sur ces objectifs devraient-être:

  1. La restauration de la présence indigène sur la terre et la revitalisation des pratiques liées à celle-ci
  2. Une plus grande confiance dans les régimes alimentaires traditionnels parmi les peuples indigènes
  3. La transmission de la culture indigène, des enseignements et de la connaissance spirituels de la terre entre les anciens et les jeunes
  4. Le renforcement des activités familiales et la ré-émergence de la culture et des institutions sociales indigènes comme autorités gouvernantes au sein des nations premières et
  5. Des initiatives et améliorations sur le court et long termes au niveau des économies durables de la terre, comme les économies primaires de base pour les communautés autochtones et comme économies de supplément pour les communautés indigènes urbaines

Le peuple doit regagner sa capacité à l’auto-suffisance afin de pouvoir subvenir à ses propres nourriture, habillement, logement et médicaments. Ce qui est ultimement important à la lutte pour la liberté est la reconstitution de nos propres corps affaiblis et malades et des relations de communautés accomplies au travers un retour vers les sources naturelles de nourriture et de la vie physique et dure de nos ancêtres.

Le retour à la terre traditionnelle et à des pratiques culturelle basées sur l’eau doivent être reconstitués comme la voie indigène de revitalisation par le mentoring, la compréhension des relations enseignement-apprentissage, qui établissent une véritable solidarité de développement communautaire.

[…]

L’exemple des familles Cree et leur expérience dans la Baie de James peut–être pris comme un modèle fonctionnant de mise en œuvre de survie culturelle dans le monde d’aujourd’hui et dans le futur (Tanner, 2009). Voici les trois éléments du “camp de brousse” saisonnier établissant de solides principes de base:

  1. Ré-établir une présence familiale sur la terre de manière saisonnière, cyclique, ou cérémonielle
  2. Fournir un soutien financier pour assister les familles à se maintenir elles-mêmes en utilisant des practiques de terroir traditionnelles et
  3. Restaurer la forme traditionnelle de communauté et l’enseignement culturel de la terre

[…] Nous devons finalement bien comprendre que la politique gouvernementale ne peut pas résoudre le problème indigène.

Les peuples indigènes qui sont en vie aujourd’hui ont réussi à survivre physiquement contre les abus d’un des pires régimes coloniaux de l’histoire. La survie en tant que nations et communautés demandent que nous agissions sur nos connexions profondes à la terre et notre héritage de résistance au colonialisme. Notre capacité à le faire a été sévèrement affectée par les pertes et les maux dont nous avons souffert à cause des forces négatives amenées dans nos communautés par les colons occupants et leur régime colonial.

C’est par l’action politique et sociale de défense de la terre et les droits politiques des nations premières que beaucoup d’indigènes colonisés regagnent la connaissance de leur histoire et de leur culture et la confiance de demander et d’affecter le changement dans leurs vies ainsi que dans la société au sens le plus large.

Comme le souligne Kirmayer et Valaskakis dans leur revue et comparaison des différentes stratégies de promotion mentale du bien-être et de la récupération psychologique des effets négatifs du colonialisme:

L’activisme politique et social peut-être un chemin vers la guérison. L’activisme fait passer l’attention du ‘blâme de la victime’ vers la reconnaissance de structures systémiques oppressives. L’engagement avec les aspirations d’une communauté ou d’un peuple offre un sens immédiat de but et de direction. Cela demande la construction de liens fonctionnels de la communauté pour développer une solidarité efficace à la fois individuelle et collective. Si cela a du succès, un tel activisme amène de grandes récompenses pas seulement en termes de reconnaissance sociale, de pouvoir et de ressources économiques, mais aussi en terme d’un sens renouvelé d’une agence individuelle et collective” (Kirmayer & Valaskakis, 2009, p.458).

Le message en provenance de l’enseignement traditionnel et de la recherche académique est consistant et ne peut être plus clair: Retour à la terre et réapprentissage du comment vivre de nouveau comme un indigène en accord avec les enseignements traditionnels originaux qui ont fait mieux que maintenir les peuples et la terre durant des millénaires. Même la cour suprême du Canada en commençant avec la décision dans l’affaire Delgamuukw et dans d’autres décisons depuis, a mandaté la protection des utilisations traditionnelles culturelles de la terre par les peuples indigènes. Ceci donne la base dans le système légal canadien pour un large mouvement politique, culturel et social afin de ré-affirmer la présence autochtone sur la terre. C’est cette voie qui génèrera une nouvelle réalité indigène pour les peuples des nations premières et les communautés au Canada.

Canada et colonialisme: Réserves indiennes = camps de prisonniers de guerre…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 15 juillet 2015 by Résistance 71

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Les opérations spéciales mettent les prisonniers de guerre dans le POW-WOW (jeu de mots*)

 

Mohawk Nation News

 

13 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/07/13/special-ops-put-p-o-w-in-pow-wow/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Note de Résistance 71: Le titre original en anglais est “Special Ops put P.O.W in POW-WOW” P.O.W est l’acronyme pour Prisonners Of War, POW-WOW est un festival traditionnel amérindien où se déroulent festivités, chants, danses et cérémonies traditionnelles. Une délégation du 22ème régiment royal d’infantrie, le régiment qui réprima les Mohawks sur leurs terres à Oka en 1990, a paradé pour le 25ème anniversaire d’Oka durant la cérémonie d’ouverture du POW-WOW annuel de Kahnawake… d’où le jeu de mots dans le titre. Provocation ? Avertissement ?.. Les deux mon adjudant !…

L’armée canadienne a envoyé ses “opérations spéciales” à Kanahwake pour défiler au cours de la cérémonie d’ouverture du Pow Wow Echos d’une fière nation. Le 11 Juillet 2015 est le 25ème anniversaire de la crise en territoire Mohawk (Oka) de 1990. On nous a giflé du fait que Kanahwake est toujours un camp de prisonniers de guerre sous la jurisdiction directe de l’armée. Elle supervise l’emprisonnement de notre peuple et aide à mettre en place la “solution finale du problème Ongwe’honweh (indien)”.

Le Conseil Mohawk de Kanahwake Incorporated (NdT: issu de la loi sur les Indiens ~ Indian Act ~ et donc représentatif de la COURONNE et non pas du peuple indigène qui ne reconnaît aucune autorité à ce conseil fantoche et à tout conseil de bande sur toute l’étendue du Canada) mené par Joe “Jean Brebeuf” Norton fait partie de cette façade. Les commandos des forces spéciales sont des assassins entraînés pour utiliser une force létale. Les Affaires Indiennes sont une division de l’armée canadienne et du ministère de la défense et sont gérées depuis une salle d’état-major dans le centre de commandement situé au 14ème étage du 10 Wellington Street à Ottawa, Ontario. Les Royal Van Doos ont arboré leurs bérets rouges en cette occasion obscène. Le message envoyé par le Conseil de Bande est qu’il suit toujours les ordres des généraux du 14ème étage. L’équipe de réponse aborigène (Aboriginal Response Team) a été fusionnée avec le CSIS (services secrets canadiens) en 2007. Au Canada, les seuls personnels portant le béret rouge sont les membres de la police militaire.

Le “détail indien” pour l’utiisation de la force létale contre nous nous est mis en pleine face. Le reste du monde commence à savoir au sujet du génocide continu du Canada contre nos peuples et ils vont continuer jusqu’à ce que nous y mettions un terme. Les peuples du monde doivent nous soutenir pour mettre fin au mal qu’est l’entreprise Canada. La COURONNE doit-être inculpée de crime contre l’humanité et de génocide, ainsi que tous ceux qui lui ont prêté serment.

L’armée essaie de nous maintenir prisonniers de guerre sur notre propre terre, de nous inculquer que toute résistance est futile et que la corporation a l’intention de voler et de vendre nos terres, nos ressources et notre fond fiduciaire.

Ce défilé militaire est une menace à peine voilée pour intimider tous ceux qui voudraient leur résister. Entre la collaboration du conseil de bande (CMK Inc.) et la brutalité des militaires, nous devons continuer à résister aujourd’hui comme nous l’avons fait il y a 25 ans.

MNN. “Like … killing”.

Kahentinetha on immigrants. Radio: “Cross Canada CheckUp”.

Red, Brown & Black movements.

Inuit discuss pole shift.

UN on Canada genocide & terrorism.

Horn Miller at PanAm Games.

Résistance au colonialisme: 25ème anniversaire de la résistance Mohawk à Oka… L’oppression continue…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Vidéo: Oka 270 ans de résistance (activez les sous-titres en français)

 

Oka et vigilance continue

 

Mohawk Nation News

 

12 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/07/12/oka-ongoing-vigilance/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A l’aube de la combustion du tabac dans la pinède de Kahehsatake, un vœu fut réaffirmé: celui de toujours protéger notre terre-mère. En 1990, notre terre Kanion’ke:haka [Mohawks], belle et entretenue, comme c’est notre voie, fut de nouveau convoitée ar l’élite du Canada, cette fois-ci pour y établir un terrain de jeu sous la forme d’un parcours de golf. Nous résistâmes. La Sûreté du Québec (NdT: police provinciale du Québec) vint en armes ; puis la GRC (police montée) suivit ; puis comme le dicte leur système, l’armée canadienne fut envoyée, le Royal Van Doos (NdT: “Van Doo” est dérivé de la prononciation anglaise du chiffre français “vingt-deux”. Le Royal (notez toujours le mot “royal”) Van Doos est le 22ème régiment d’infantrie de l’armée royale canadienne essentiellement composé de militaires francophones. Il est basé à Quévec-City et fut créé en 1869 sour le nom de régiment de Châteauguay. En 1914, le richissime industriel pharmaceutique québecois Arthur Mignault donna 50 000 Dollars pour la création du 22ème RIR. Oui vous avez bien lu. A l’origine, ce régiment fut créé par les fonds privés d’un industriel !… (source Wikipédia qui n’est pas connu pour son “conspirationnisme”…). Ce régiment a servi durant les deux guerres mondiales et en… Corée dans les années 1950, soi-disant pour l’ONU… et pour son grand-frère yankee…) fut envoyé.

Toutes les communautés “INDIENNES” en tant que nations souveraines et leurs territoires, sont vues par la COURONNE (La City de Londres et la Banque d’Angleterre/Vatican) comme des prisonniers de guerres intégrés dans des camps. Le sang coula.
Au pied du Pont Mercier reliant Kahnawake à Montréal, notre peuple se tint pour commémorer un évènement sanglant parmi tant d’autres. La signification de cet acte est que tous les Ongwe’honweh (peuples indigènes d’Amérique du Nord) sont unis dans un même esprit, ont le même respect pour notre mère et le devoir de la protéger. La voie des Européens est de l’exploiter et de la détruire.

25 ans plus tard, à la cérémonie d’ouverture du Pow Wow “Echos d’une fière nation” à Kahnawake, environ 20 éléments du 22 ème RI (Van Doos), invités par quelqu’un, ont défilé durant la cérémonie.

Nous nous rappelons que les Van Doos ont insulté, craché sur, battu, caillassé, poignardé, tiré sur, emprisonné et torturé des enfants et tué… assassiné des anciens Ongwe’honweh. (NDT: Lors de l’épilogue du siège d’Oka en 1990 qui dura 78 jours, la fille de l’auteure de cet article, alors âgée de 14 ans et portant sa petite sœur de 4 ans fut empâlée en pleine poitrine par la baïonnette d’un des bidasse du 22ème RI “Van Doo”… Elle survécut à sa blessure).

Comment cela est-il même possible ? Dans quel monde ? Nous sommes une nation libre et souveraine. Ils sont nos ennemis. Ce ne peut être que le plus ancien des jeux. Notre vaste fond fiduciaire indien, notre terre et nos ressources pourraient faire que le Conseil Mohawk Kahnawake Inc. (CMK Inc.) couche avec les Van Doos. Les changements dissimulés par la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) doivent maintenir la ligne du génocide. Nous résistons chaque jour qui passe. Ce qu’il s’est passé il y a 25 ans faisait partie de cela.

Ils sont ici. Nous sommes prêts !

Buffy Sainte Marie nous rappelle de toujours demeurer vigilants: “One step at a time, Polarity Hill. If the bad guys don’t get you, baby. Then the good guys will. With angels on the take And the gangsters in the yard. Hey don’t the wars come easy. Hey don’t the peace come hard.”

Résistance au colonialisme: Exonérer l’état colonial de ses crimes contre l’humanité… Les farces des Commissions « Vérité & Réconciliation »…

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Contrairement à ce que l’oligarchie veut nous faire croire, nous ne vivons aucunement dans une société « post-coloniale »… Nous sommes en plein dedans, à tous les niveaux !…

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 —

 

La Commission Vérité et Réconciliation utilise un modèle sud-africain d’exonération du crime

 

Mohawk Nation News

 

8 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/06/08/trc-s-african-white-wash-model/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La majorité des Sud-Africains blancs ne prend aucune responsabilité pour le régime d’apartheid bien qu’ils en furent les tous premiers bénéficiaires. Plus de 40% de ces gens aujourd’hui pensent que l’apartheid était une bonne idée, mais qu’elle fut mal mise en œuvre. Le système de “réserves indiennes” du Canada a servi de modèle pour le système d’apartheid sud-africain. Aujourd’hui, la vaste majorité des noirs en Afrique du Sud sont encore plus pauvres, bien plus qu’ils ne l’étaient au début du processus d’auditions pour leur Commission Vérité et Réconciliation (CVR) qui commença en 1996. Ils peuvent maintenant acheter l’eau potable et l’électricité. Quelques uns sont riches. La CVR a refusé de traduire en justice les bouchers de l’apartheid corporatiste, entrepreneurial qui commirent un génocide sur les peuples autochtones. Ils eurent même droit à une amnistie.

La CVR ne s’est pas occupée de la perte collective de dignité, d’opportunités, de violence systémique, des vols de terres et de ressources, du refus d’éduquer et du rôle des entreprises qui collaborèrent et s’enrichirent du régime brutal d’apartheid. Les déportations sont décrétées légales.

Quand la CVR a commencé en 2008 au Canada, les conservateurs ont changé leurs lois pour protéger leurs affaires et leurs complices ainsi ils pouvaient continuer à voler terres et ressources, à détruire notre environnement et à nous retirer toute forme de protection. Ils essaient de renier leurs dettes envers nous et continuent de nous occuper illégalement. Ils veulent continuer à nous opprimer en nous refusant le travail, l’éducation, l’argent. Nous demandons le contrôle total et de pouvoir profiter de nos terres et de nos ressources comme tout accord entre des parties souveraines le dicterait.

La COURONNE a été prouvée coupable de “génocide culturel”. Ceux qui y prirent part, en bénéficièrent ou ceux qui n’y ont pas activement résisté seront mis en accusation devant un tribunal international. La CVR a épinglé les colons blancs et leurs aides INDIENS qui nous ont trahi, nous ont vendu en esclavage, ont aidé à l’assassinat de nos enfants, ont autorisé les entreprises à nous torturer et à maintenir le secret sur tout cela. Ceux là vont aller en prison.

Beaucoup de Sud-Africains blancs glorifient leur passé d’apartheid. 60% de personnes interrogées pensent que les victimes de violations des droits de l’Homme brutales ne devraient pas être dédommagées. Pour un développement stable et pour maintenir l’ordre social, la détention des prisonniers politiques est nécessaire. Aussi les blancs devraient avoir le contrôle économique total. La CVR a complètement échoué !

La CVR fut vendue à la COURONNE ! Les noirs sud-africains n’ont aucun pouvoir économique et ne possèdent aucune entreprises majeures. La propriété illégale de terres continue. Des policiers lourdement armés attaquent et mettent en prison les manifestants qui luttent sur les problèmes sociaux de base. Il y a beaucoup de grèves. Les services sociaux et de santé sont souvent refusés. Les mines et les banques n’ont pas été nationalisées, tout comme au Canada. La violence a explosé.

Le ministre des affaires indiennes [du Canada] Valcourt est resté assis à la fin du cirque de la CVR à Ottawa. Ceci voulait dire: “Je suis le maître, quand je vous appellerai, vous viendrez devant moi et vous agenouillerez.” Il a essayé de faire paraître la fraude de son pouvoir par une vieille tactique pavlovienne. Nous voyons clair au travers de leurs mensonges.

Nous ne sommes pas pupilles de l’entreprise “Canada”. La CVR semble planifier le partage de notre argent et de nos ressources et de contrôler notre terre au moyen de quelques uns de leurs INDIENS, qui parleront de manière illégale pour nous tous. Nous vous combattrons. Dans le même temps, payez Ongwe’hon:we pour chaque parcelle de terre que vous occupez illégalement et pour tout ce que vous nous avez volé et continuez de nous voler.

Les juifs qui, sous la contrainte, ont dû céder leurs propriétés et ont souffert de l’holocauste, ont vu leurs biens restitués ou furent compensés, Nous ne voulons rien de moins que nos respectables contre-parties. Nous leur demandons qu’ils demandent l’égalité de traitement pour leurs frères et sœurs Ongwe’honwe…

Une réconciliation sans justice n’est que la continuation de la subjugation. La justice recherchée peut prendre du temps, mais elle peut être trouvée. Sixto Rodrigues chante au sujet de l’apartheid en Afrique du Sud:

“Sugar man. Wont you hurry, cause i’m tired of these scenes. For a blue coin, won’t ya bring back all those colors to my dreams”. [Sugar Man].

Résistance au colonialisme: la farce de la Commission Vérité et Réconciliation démasque Canada Inc. pour ce qu’il est…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Canada tu es baisé !

 

Mohawk Nation News

 

7 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/06/07/canada-youre-screwed/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) est un produit fabriqué par l’entreprise Canada. Bien que d’habitude innofensive, elle va finir par mordre son inventeur. Ceci révèle le prétexte du Canada concernant sa pratique de nous effacer, de nous faire disparaître et de nous voler de tout. Ils essaient de nous dire qu’ils sont meilleurs maintenant et que nous devons pardonner et oublier, mais qu’il n’y aura pas de justice. Voici comment on légalise le génocide, comme en Palestine. C’est une commission pour l’injustice qui offre à tout va des bonbons et des perles. La malhonnêteté obscène est prouvée. Essayer de nous effacer a dû impliquer la violence, les menaces, l’interdiction de nos langues, l’ethnocide (NdT: « génocide culturel » selon la CVR), le viol et le meurtre de nos femmes, les abus sexuels de nos enfants, essayant de créer un peuple soumis à ses maîtres. Nous refusons d’être complices !

Cette relation a été toxique et doit être dissoute. Nous allons complètement contrôler notre souveraineté. On ne peut pas reprendre ce qui n’a jamais été donné, abandonné en toute première instance. Les criminels des corporations voient, tout comme nous, que leurs jours sont finis, le jeu est terminé, mais ils essaient de le cacher.
Ce qui est le plus utile dans l’insulte faite par cette CVR est que ceux qui voudraient nous posséder doivent maintenant remonter leur froc descendu sur leurs chevilles, remettre leur engin derrière la braguette et enlever leurs mains des shorts de nos enfants, de nos poches et de notre terre, notre eau et notre air.

Dès le début nos femmes ont vu leur maladie. Elles ont ont dit: “ia onkweh tikon”, ce ne sont pas des gens naturels et ils ne devraient pas vivre parmi nous. Leur sagesse en ce qu’elles craignaient alors pour nous fut prouvée du tout au tout.

Les pensionnats pour Indiens, mis en place pour nous effrayer, pour nous faire questionner notre identité, pour nous faire cesser de croire que nous sommes un peuple, une nation, avec des droits inhérents et une liberté, une valeur pour cette planète et son futur.

Le ministre de la mise sous tutelle corporatrice des INDIENS, Bernard Valcourt, n’a pas pu tenir face aux gens qui demandaient une enquête sur les milliers de nos femmes disparues et assassinées.

Son message fut “Nous conservons le pouvoir ultime, ayez peur. Ayez peur pour vos femmes, pour vos enfants et pour vous-mêmes.” Mais c’est la même vieille fumée et air chaud. Il n’a rien entre les oreilles et rien dans le pantalon. Lui et ses cohortes n’ont aucun droit légal de continuer cette mascarade de prétendre qu’ils sont nos maîtres. Stephen Harper et son silence à huis clos est là pour pépétuer la fraude qui affirme qu’ils ont du pouvoir. Mais ils n’en ont pas, ils n’en ont jamais eu. Maintenant, ils fuient comme les couards qu’ils sont. Tout le monde peut finalement voir qu’ils n’ont même pas une quelconque autorité morale.

Nous sommes et avons toujours été un peuple souverain, une nation souveraine. Nous n’allons pas demander notre droit de naissance. C’est à nous. Nous sommes libres. Sortez de notre maison !

Comme le chantait si bien Annie Lennox, c’est un jour nouveau !. “You have taken my existence. You have filled it full of stones
. … Now I need to walk alone. But I won’t be sad. 
I won’t be destroyed. No, I won’t be. 
No I won’t be sad. .. and the word is it’s a brand new day. .. 
I need to walk alone. And the word said, It’s a brand new day.”

La réalité politique et coloniale du Canada hier et aujourd’hui…

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A lire:

« Kaiane’reko:wa, la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise » et le « Traité Wampum Deux Rangées ».

— Résistance 71 —

 

Débranchons les politiciens et le système… C’est possible au Canada avec i-ACUSE et le retour au traité Wampum Deux Rangées

 

Nous pouvons le faire avec l’ Indigenous And Civil Unified Sovereign Enactment (i-ACUSE) en:

  • Mettant un terme aux “élections de partis politiques” et à la “monarchie” (présence de la reine canadienne et des tribunaux militaires/du Vatican), ce qui aurait pour effet d’éliminer une bonne fois pour toute la prétention d’acquisition par la “doctrine de la découverte “ et de celle de “Terra Nullius” de la Couronne et du Vatican, en signant la “convention de consentement à l’auto-détermination et à l’autogestion”.
  • Révoquant “l’autorité de décision finale” à tous les niveaux de gouvernance au Canada par la mise en place de la participation directe citoyenne.
  • Créant une nouvelle “démocratie directe” qui sera en harmonie avec les racines du pin blanc de la Grande Loi de la Paix pour les Canadiens.
  • Instillant une “gouvernance du Canada à 50/50” entre les nations indigènes et les citoyens de part et d’autre d’une nouvelle constitution vivante en harmonie elle-même avec la ceinture du traité Wampum Deux Rangées” et ses principes.

Barb Garlow  – Cayuga Nation

Barbara Henry – Cayuga Nation

Nicole Lebrasseur – Canadian Citizen

et

Les équipes d’ i-ACUSE de chaque côté des Deux Rangées

Pourquoi les Canadiens devraient-Ils changer le système politique entier et la gouvernance du Canada ?

Parce qu’une réforme constitutionnelle serait des plus bénéfiques aux peuples des nations premières et aux citoyens du Canada, travaillant côte à côte respectueusement et en reprenant nos voix, qui ont en fait été éliminées par le système actuel de “fausse démocratie” et sa représentation par le sytème électoral de “partis politiques”. De fait, les politiiciens actuels ne sont capables que de tirer en politique la ligne de leur parti établi lors des caucus (réunions des partis où se décident les lignes à suivre…), au lieu d’écouter leurs constituants électeurs.

De manière évidente…

Presque tous les partis politiques soutiennent le financement par le Canada des actes génocidaires du gouvernement d’Israël et autres atrocités une fois élus et ce sans notre consentement express, comme par exemples:

  • Le financement des génocides silencieux ici sous bien des formes.
  • Le financement d’autres génocides présents violents en Palestine et dans d’autres pays avec l’argent des contribuables.
  • La mise en place de tactiques de police militarisées contre les manifestants qui osent protester pour protéger l’environnement, les terres et les ressources, tactiques que maintenant soutiennent les entreprises transnationales louant les services de milices privées.

Il est plus que temps pour les Canadiens de se dresser véhémentement conrre ces pratiques en retirant “l’autorité finale de décision” à tous les niveaux de gouvernance du pays.

Nous devons réécrire une “Nouvelle Constitution pour et par le peuple” et finalement donner le pouvoir à tous les peuples existant au sein de ce pays et ce afin d’obtenir une véritable prospérité pour toutes et tous.

Autrement…

La “globalisation et la corporatisation” des nations-unies continuera de retirer au Canada toute souveraineté et libertés personnelles et nationales. Notre indépendance sera réévaluée par de petits groupes d’autres pays ayant un droit de veto.

Saviez-vous que:

 

  • Notre gouvernement canadien est un gouvernement “de facto” incluant la reine Elizabeth II ?
  • Le Canada est en fait la “Corporation Canada de la Couronne” (NdT: comprendre ici par “couronne”, la City de Londres et sa Banque d’Angleterre…), n’est pas un véritable pays mais une entreprise commerciale incorporée ?
  • Que le BNA ou British North America est une loi/Act (BNAA) et n’a jamais été une véritable constitution ?
  • Qu’une véritable copie signée du British North American Act ou BNAA n’a jamais été trouvée, ni ici au Canada ni en Angleterre et que ce document n’a jamais existé aussi loin que nos recherches aient abouti mis à part un exemplaire en provenance de Grande-Bretagne, qui a été utilisé par les pères de la confédération pour créer la leur en 1867 ?
  • Que le gouvernement canadien et la couronne impériale ont échoué quant à produire la copie originale ou une copie certifiée conforme à l’original depuis apparemment 1867, simplement parce qu’un tel document n’a en fait jamais existé mis à part l’exemple à suivre envoyé par la Grande-Bretagne ?
  • Que les Canadiens ont été sans véritable constitution et sont devenus indépendants en 1931, mais que nous n’avons jamais été véritablement décolonisés ?
  • Que le gouvervement fédéral et les gouvernements provinciaux cachent bien des faits à leurs citoyens de manière délibérée de façon à ce que le peuple ne puisse pas participer au processus de décision en ce qui concerne le futur du Canada dans les années 1930 et ce jusqu’à aujourd’hui parce que ceux que le peuple a élu avaient peur de perdre le contrôle à la fois du peuple mais aussi des ressources du Canada ?

Que s’ils avaient laissé le peuple canadien tenir de “véritables referendums constitutionnels”, les nations indigènes auraient eu le droit de s’assoir à la table de négociation avec le peuple et le gouvernement afin de négocier leurs accords sur les problèmes de propriétés territoriales ?

  • Qu’une attention toute particulière au secret fut délibérément donnée afin de s’assurer que le peuple canadien ne sache jamais qu’il avait le droit de s’assoir à la table des négociations en 1931 afin d’assurer son futur et celui du Canada ?
  • Que les provinces refusèrent de suivre les plans du gouvernement fédéral mais furent apparememnt d’accord de maintenir le peuple canadien et les nations premières dans l’obscurité au sujet de ce qui transpirait dans les années 1920 et 1930 ? Cette information fut divulguée par leurs propres archives au cours d’une enquête ?
  • Que le peuple canadien ne paie pas et n’a jamais payé aucun sou de ses impôts aux nations indigènes ?
  • Que les nations premières du Canada sont toujours les “tenants du titre de la terre” au niveau international de par le processus de décolonisation politique international ?
  • Que les terres furent volées en “donnant aux nations premières le droit de chasser, de pêcher et de récolter les fourrures sur leurs territoires NON-CEDES (ce qui représente la vaste majorité des territoires de chaque province canadienne)”, par la cour suprême du Canada. Ceci représente un vol par les mots (voir la preuve dans la vidéo commise par les juges de la cour suprême)
  • Que presque 16 millions d’adultes dans une fourchette d’âge de 18 à 36 ans n’ont JAMAIS eu la chance de dire ce qu’ils veulent pour ce pays, car aucun de ces gens n’a eu la chance de pouvoir voter dans un referendum constitutionnel que ce soit au niveau de leur province ou au niveau fédéral ?

Et que jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement canadien continue inlassablement de mentir à tous les Canadiens et aux premières nations ?

Source: http://www.i-acuse.com/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 

Résistance politique: Le gouvernement nazi de Harper perpétue le programme de solution finale indienne commencée en 1924…

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La solution finale du Canada

 

Mohawk Nation News

 

21 décembre 2014

 

url de l’article original:
http://mohawknationnews.com/blog/2014/12/21/canadas-final-solution/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pourquoi des tables de négociations, un ministère de la guerre des affaires indiennes et une police spécifiquement entraînée militairement et ses stratégies de surveillance ? Pourquoi l’entreprise Canada doit-elle passer des lois illégales pour nous voler et nous évincer ? De fait, ils reconnaissent que nous sommes souverains d’Onowaregeh (Île de a Grande Tortue). Pour essayer de nous contrôler, prendre et avoir le droit de domination sur toute notre terre et nos posessions, ils planifient de nous massacrer une bonne fois pour toute.

2014 est la 90ème année de leur “plan sur 100 ans” de complétion d’une annihilation complète d’Ongwe’hon:we, plan qui a commencé en 1924. Les lois illégales sur les terres indiennes furent passées dans chaque province. Ceci est appelé “la solution finale du problème INDIEN” et il fut mis en application par Duncan Campbell Scott (NdT: alors le directeur des affaires indiennes du Canada) Les nazis ont transformé nos communautés en camps de prisonniers de guerre. Nos enfants nous furent enlevés et mis de forces dans des pensionnats pour Indiens qui furent des camps de la mort (NdT: plus de 50 000 enfants autochtones moururent et “disparurent” entre 1890 et les années 1990… Le dernier de ces pensionnats de la honte a fermé ses portes en 1996, ce n’est pas de “l’histoire ancienne”, il n’y a de toute façon pas prescription sur les crimes contre l’humanité…) et y furent assassinés par milliers. Ils ont pensé que la vie serait si insoutenable maintenant, que nous nous précipiterions vers leurs abattoirs. Stephen Harper, le patron de la faction nazie de l’entreprise Canada est en train d’essayer de mener à bien les dernières dix années de la solution finale.

Les INDIENS entrepreneuriaux/corporatifs (les conseils de bandes, les organisations provinciales et territoriales et ceux qui votent pour eux) ont été vonlontairement assimilés. Ongwe’hon:we, le véritable peuple naturel de la terre, ne l’a pas été, lui. Nous avons faussement et frauduleuseent été étiquetés d’INDIENS au travers de leurs lois illégales, par la coercition de l’état, par la famine et la mort. Nous avons été mis sur Onowaregeh depuis le début des temps humains. Notre Terre-Mère nous a toujours rappelé d’exister en fonction des lois naturelles de la terre.

Les INDIENS (corporatifs) en tant que population coloniale, aident le CANADA dans sa perpétration de génocide et de la signature de vente illégale de nos terres et de nos possessions. La population coloniale ne s’est pas tenue à nos côtés contre cette planification de meurtre en série d’Ongwe’hon:we.

Le procès de La Hague pour ces actes criminels arrivera bientôt. Nous avons le devoir de créer un futur pour les visages à venir (générations futures), notre résistance sera de tous les instants. Le Canada nazi s’effondrera ! Dekanavida nous a dit que le serpent noir nous verra nous enfuir pour panser nos blessures dans les collines et dire: “Nous n’avons pas de querelle avec toi.” Nous verrons la véritable paix.

Comme le dit Pink Floyd: “Hello? Is there anybody in there? Just nod if you can hear me. Is there anybody home?”

Canada et colonialisme: Les assassins économiques harcèlent les nations premières…

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Les assassins économiques à plumes

 

Mohawk Nation News

 

5 Décembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/12/05/the-feathered-economic-hit-men/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les assassins économiques (NdT: en référence clin d’œil au célèbre livre “Assassins économiques” / “Economic Hit Men” de John Perkins, remarquable témoignage de l’intérieur de la machine de destruction capitaliste…) ont maintenant mis des plumes pour corrompre les leaders de Kahnawake (territoire Mohawk au Québec). Ils leur disent: “Voilà un peu de fric. Ne vous préoccupez pas des gens, prenez l’argent pour vous-mêmes et vos familles.” (NdT: Ceci est un des arguments favori des oligarques, le même fut fait par Nick Rockefeller à Aaron Russo, grand résistant au N.O.M, qui étaient amis à cette époque…) Avec cette proposition du conseil de bande de nous donner de l’argent pour Kahnawake et l’intérêt Mohawk dans la Seigneurie Sault St Louis (SSSL) afin de nous retirer de l’équation de la route de l’oléoduc, il semble s’adonner au programme des assassins économiques. Le Conseil Mohawk de Kahnawake (CMK) utilise l’approche traditionnelle des assassins économiques avec nous: la corruption. Si nous ne prenons pas le fric offert, alors ils amèneront l’armée. Ils ont eu une réunion avec nous juste pour nous dire qu’il s’étaient réunis. Maintenant ils pensent qu’ils peuvent signer notre terre adieu et nous retirer de l’endroit. Le boulot des assassins économiques est de faire tomber la dernière barrière pour que le vol perpétré par la COURONNE puisse se faire tranquillement. Ceux qui ne sont pas dans ce moule ont déjà été épurés.

Nous, les Mohawks, sommes sur le chemin de l’oléoduc trans-canada. Ils savent qu’ils ne peuvent pas le faire passer au travers de Kahnawake, donc il faut qu’ils se débarrassent des combattants et des rebelles à leur projet.

Kahnawake n’est ni une “réserve” ni une terre de la COURONNE (NdT: une fois de plus… La COURONNE se réfère à la City de Londres et la Banque d’Angleterre/Vatican). C’est le territoire original ancestral Ongwehonwe (peuple de l’île de la Grande Tortue/Amérique du Nord) de Kanienkeh ou “peuple du silex” connu sous le nom de Mohawk. Nous, Rotinoshonni (peuple de la confédération des 6 nations iroquoises), ne pouvons abandonner notre titre sur la terre. Le gouvernement imposé illégalement des INDIENS corporatistes a toujours été élu par défaut (NdT: le pourcentage de participation aux “élections” pour les conseils de bande est marginal, le taux d’abstention énorme). Si nous votons dans ce système de corporations, nous votons pour leur escroquerie et sa continuation. Notre processus de prise de décision se fait par nos clans et nos conseils populaires.

Les conseils de bandes INDIENS sont la queue du serpent blanc qui nous a compressé si fort contre lui que nous ne pouvons plus respirer. Ils ne sont pas Ongwehonwe. Ils ont abandonné leur propre canoë de leur propre chef. Comme toute municipalité entrepreneuriale, les gardiens de la paix rapportent au conseil de bande, qui rapporte aux actionnaires de l’entreprise par le truchement du Privy Council (NdT: le conseil privée de la COURONNE, officiellement celui de la reine qui nomme le Gouverneur Général du Canada) qui possède l’entreprise Kahnawake. Ils sont ceux qui enforcent la loi coloniale. Pour parvenir à leur fin, le conseil corpo dit qu’il a eu une réunion avec quelques personnes, puis il signe la vente des terres. Ceci n’est ni légal, ni contractuel et ne lie personne légalement. Tout ceci est contre la grande Loi d’Onowaregeh (Île de la Grande Tortue, l’Amérique du Nord pour les nations premières)

Les INDIENS CORPOS veulent nous exiler à des milliers de kilomètres. Pour mettre en place le scenario, ils ont délibérément créé des conditions sociales de plus en plus déplorables, une grande pauvreté, une éducation plus basse pour essayer de contraindre par la nécessité Ongwehonwe à la soumission. Par le fait même d’exister, les INDIENS corpos gètent très mal la communauté, truquent le vote et commettent des fraudes en toute impunité. Leur but est de maintenir le peuple apathique et non-informé.

Le Canada est le pays colonial le plus corrompu au monde, la première fusion entrepreneuriale date de 1867 (NdT: A titre anecdotique, on voit souvent au Canada des T-shirts ou des objets souvenirs portant cette inscription: “Canada Est.1867” ce qui veut dire “Established in 1867” comme une entreprise est “établie depuis 1867”… Les mots et expression ont une importance capitale comme notre prochaine traduction d’un article de Steve Newcomb le démontrera une fois de plus très bientôt…). Leurs ordres émanant de la COURONNE est de nous tuer ou de nous cacher quelque part de façon a ce que personne ne puisse plus nous voir. Le même vieil ordre que Champlain essaya de remplir pour les Européens: “Débarrassez-nous de ces putains de Mohawks !”

Nous avons besoin d’une révolution contre ce système entrepreneurial des 51% qui dictent aux autres 49% ce qui leur sera imposé (NdT: ce que nous appelons depuis longtemps la “dictature de la majorité”…) Il est plus que grand temps que le peuple vire toutes les entités corporatrices/entrepreneuriales qui ont été placées au dessus de nous, ce qui est contre la loi de la terre ainsi que tous ces accords sur lesquels le Canada repose sa pseudo-légalité.

Avec Kaianerekowa ou Grande Loi de la Paix, nous résisterons aux chars d’assaut, aux hélicos, à la guerre psychologique, à la corruption, au lavage de cerveau, aux paroles suaves des traîtres et leurs flics entrepreneuriaux entraînés militairement. La stratégie des assassins économiques ne marchera pas ! Ceci veut dire, résistance non-stop jusqu’à la victoire finale et le retour à la paix.

Comme nous le rapelle Merle Haggard: “Keep your retirement and your so-called security. Big city, turn me loose and set me free”. “Gardez votre plan retraite et votre soi-disant sécurité. Grande ville, lâche-moi du mou et libère-moi.”

 

pipeline protes

http://warriorpublications.files.wordpress.com/2013/01/wretched-of-the-earth-frantz-fanon.pdf

Mohawk Warriors v. the Pigs

 

 

Résistance au colonialisme: Tribunal sur le génocide dans les pensionnats pour Indiens… Justice ou blanchiment ?…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 10 octobre 2014 by Résistance 71

Complémentaire de notre article juste traduit et publié: « Ethnocide et génocide… 22-24 Octobre 2014 tribunal dans le Wisconsin sur le génocide des pensionnats pour Indiens ».

— Résistance 71 ~

 

Blanchiment de génocide en vue dans le Wisconsin ?

 

Mohawk Nation News

 

9 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/10/09/wisconsin-whitewash/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Blue Skies Inc. va organiser une supposée “Commission de la vérité sur les pensionnats pour Indiens” dans le Wisconsin du 22 au 24 Octobre courant. Les Etats-Unis exportent leur programme de génocide. L’Holocauste de l’île de la Grande Tortue est bien connu. Plus de 150 millions d’indigènes furent éliminés. Le Canada est un état policier bien connu pour maltraiter ses peuples indigènes. Les dictateurs de pays corporatistes envoient des membres de leurs gouvernements pour étudier comment les Etats-Unis et le Canada ont commis le “crime parfait” et pensent avoir échapper à ses conséquences. Ils sont ici pour rafiner leurs propres procédures et les remener dans leurs propres pays. Quelqu’un doit bien faire le sale boulot. Ces porte-flingues seront aussi sûrement éliminés.

Les tribunaux et commissions corporatistes sont mis en place et les voyous y siègent comme juges et commissaires pour entendre et enregistrer nos horribles témoignages de camps de la mort. Ils écoutent, discutent, puis perfectionnent en secret la recette pour que le meurtre de masse soit perpétué dans d’autres états policiers corporatistes. L’Afrique du Sud a étudié de près la théorie du quota sanguin de l’Indian Act canadien et en développa son régime d’apartheid. L’Afrique du sud ne suit plus le régime d’apartheid, le Canada lui, continue.

Nous parlons de notre propre expérience ainsi les peuples indigènes des autres pays pourront échapper à la même tragédie.

L’Agenda 21 de l’ONU remplit tous les critères requis pour le crime et le génocide. Les actionnaires des nations/entreprises, les perpétrateurs veulent une recette miracle pour l’assassinat afin de pouvoir continuer à tuer et que personne ne puisse être tenu pour responsable.

Les agences, fondations, corporations/entreprises qui se déguisent sous la forme de pays, de nations sont enregistrés avec le Vatican. Ils opèrent sous le chef de bien des fronts corporatistes afin de tromper les pauvres et de les piétiner. Contrôler l’économie et mettre en place des écoles du lavage de cerveau mimiquant l’éducation font partie de cet agenda.

Meurtre caractérisé, maladies, épidémies, prisons, camps de la mort, attaques directes et fournir des armes des deux côtés d’une belligérence sont quelques unes de leurs tactiques. Être le maître implique de mentir, de tuer et de manipuler le monde. Il y aura un retour de bâton. Même au sein de leurs propres peuples, le lavage de cerveau commence à sérieusement flancher. Encore et toujours ces assassins de masse ont été jugés et condamnés. La punition arrive. Nous, les indigènes, devons être capables de transcender nos histoires d’horreur. Nous devrions collecter des fonds à ces réunions et traduire le Vatican en justice pour le génocide des peuples de l’Île de la Grande Tortue. La seule cour de justice qui ne représente pas l’amirauté est la Cour Internationale de Justice de la Hague. Juges, commissaires, combien d’argent pouvez-vous nous donner pour y parvenir ? La nouvelle classe de millionnaires canadiens est constituée des 630 chefs indiens du Canada (NdT: pas les chefs traditionnels, seuls légitimes, mais les chefs issus des élections de conseils de bandes, institution émanant directement de l’Indian Act et donc du gouvernement répressif colonial qui ne “traite” qu’avec les corrompus qu’il a lui-même mis en place et qui n’ont AUCUN pouvoir légal vis à vis de la gouvernance traditionnelle autochtone que le pouvoir s’évertue à faire oublier par l’ethnocide organisé et la corruption du système éducatif…). Ceux-ci travaillent jour après jour pour mettre en place les politiques génocidaires (et ethnocidaires) de l’Indian Act colonial. Frères, avez-vous cent balles ?

Blue Skies Inc. De Grande-Bretagne n’est pas le même blus skies chanté par Willie Nelson : “Blue skies smiling at me. Nothing but blue skies do I see. Blue days all of them gone. Nothing but blue skies from now on.” Sing it, Willie! Willie Nelson. “Blue Skies”.

http://www.blueskiesfoundation.info/ScheduleOfEvents.pdf Commission on Residential Schools.

Blue Skies Foundation: http://www.blueskies.com/newsletter/august2011.pdf

Read. Bill Gates owns Ebola.