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Résistance au fléau de l’humanité: Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ~ 1ère partie ~ (Taiaike Alfred)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 5 septembre 2014 by Résistance 71

“Tous les Canadiens non-autochtones ont grandement bénéficié de politiques racistes allant du vol de la terre au reniement par le gouvernement de traités officiels et solennels. Tout ceci représente la fondation même de notre richesse. Comme dans toute relation, reconnaître que ceci fut mal et un tort, ainsi que de s’en repentir, constituent les premiers pas vers une cicatrisation et une réconciliation.”
~ Diane Engelstadt ~

“L’authentique libération, le processus d’humanisation, n’est pas un autre dépôt à faire dans la tête de l’Homme. La libération est une praxis: l’action et la réflexion d’hommes et de femmes sur leur monde afin de le transformer…

Ceci est une autre dimension fondamentale de la théorie de l’action oppressive, qui est aussi vieille que l’oppression elle-même. Alors que la minorité oppressive subjugue et domine la majorité, elle doit aussi la diviser et la maintenir divisée afin de parvenir à rester au pouvoir.”
~ Paolo Freire ~

 

La grande loi du changement

 

Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire

 

Taiaiake Alfred Ph.D

Professeur de Sciences Politiques à l’université de Victoria, BC, Canada, membre du clan de l’ours de la nation Mohawk

 

Extraits du livre “Wasase, voies indigènes d’action et de liberté” (2005, seconde édition 2009)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

1ère partie

2ème partie

 

Ceci constitue la suite de ce que nous avons traduit et publié précédemment (https://resistance71.wordpress.com/2014/08/13/solutions-pour-lutter-contre-le-fleau-mondial-que-represente-le-colonialisme-a-son-apogee-avec-loccident-depuis-le-xveme-siecle-1ere-partie/ ) sur la résurgence indigène dans la lutte anticoloniale au Canada et en Amérique du Nord.

Dans cette partie, le professeur Alfred s’attache à définir, à analyser les méthodes de lutte, à déterminer une méthode d’évaluation du succès d’une quelconque décolonisation, du comment les colons essentiellement occidentaux peuvent être de quelque utilité et de déterminer quelques voies pour une solution au problème colonial et impérialiste.

Cette traduction d’extraits provient de la seconde édition du livre (2009), University of Toronto Press, à partir de la page 204.

-[]- Peut-on envisager une politique de résurgence (indigène) qui soit authentiquement culturelle, spirituellement enracinée et vouée à la non-violence dans sa stratégie et qui par là-même mènerait à la création d’une menace crédible pour l’ordre colonial ? Pour essayer de comprendre, penchons-nous sur le seul mouvement de masse qui fut fondé sur ces prérogatives: celui qui eut lieu en Inde lors de la campagne contre le règne impérialiste britannique, inspiré et mené par Mohandas K. Gandhi. La campagne Satyagraha fut construite sur le concept d’étapes progressives vers la liberté… Depuis sa base de non-coopération avec l’injustice, le mouvemenent élabora et mit en place d’autres idées stratégiques et tactiques, mais le refus individuel et collectif de légitimer le pouvoir britannique et de ses sbires locaux, fut la fondation solide de la délivrance du pouvoir impérial et de sa domination pour ces pays qui devinrent l’Inde et le Pakistan. Pour Gandhi, l’agitation au sein du contexte de la loi coloniale était la première étape nécessaire pour démontrer l’inefficacité des stratégies légales pour les gens opprimés et pour couper l’herbe sous les pieds de toute accusation de déraison qui pourrait être émise contre le mouvement par les forces réactionnaires dans et en dehors du mouvement. Alors seulement des formes plus fermes et plus intenses de contestation pourraient être justifiées.

La seconde étape du mouvement fut la désobéissance civile, une poussée massive du pouvoir indigène contre les structures d’état divisives et directives. Ces formes de résurgence prirent forme lorsque le peuple abandonna son allégeance à l’État et commença à se retirer de la bureaucratie coloniale et des bureaux locaux de structure coloniale qui étaient utilisés pour contrôler les populations locales. Ils commencèrent par boycotter les structures du gouvernement et développèrent dans le même temps des structures alternatives de gouvernement au sein des communautés (NdT: Ce que nous appelons le “contre-pouvoir autogestionnaire”…). Suivant la désobéissance civile, les fonctions du gouvernement colonial furent usurpées par des gouvernements populaires indigènes parallèles afin de terminer de défier l’autorité impériale. Ceci ne se produisit pas de manière uniforme à travers le pays. Les Britanniques furent vaincus par un mouvement de masse qui prit pas à pas la place de beaucoup de fonctions locales et qui fut dirigé contre des cibles institutionnelles qui émergèrent au fil des situations de terrain.

Cinquante ans après la défaite des Britanniques et la partition de leur ancienne colonie en deux pays que sont l’Inde et le Pakistan, nous pouvons analyser et considérer la véritable leçon du mouvement de Gandhi: Le chemin de la liberté pour les personnes colonisées passe par le renforcement personnel pour ensuite développer une capacité d’action collective. Nous apprenons aussi que le mouvement anti-colonial n’est pas une résistance systémique totale. Au lieu de cela, ses actions sont faites pour être spécifiques au mal ou aux injustices ciblés par le mouvement quelque que soit le lieu ou le moment de la lutte. Ceci implique une approche de coopération stratégique avec les parties du système colonial qui sont en fait bonnes ou qui ne sont pas impliquées dans les injustices spécifiques qui sont ciblées pour action par le mouvement. Ceci demande un leadership respecté, des guerriers disciplinés et entraînés, des populations spirituellement et culturellement en confiance et une motivation envers un objectif préalable fondamental.

Dans notre situation, en tant qu’Onkwehonwe (peuples habitants l’Île de la Grande Tortue ou Amérique du Nord), un tel but unifié inclusif unifierait la multiplicité des luttes locales et les aideraient à se joindre en une force concertée et focalisée. Le mouvement pourrait ensuite développer une vision alternative d’une relation entre Onkwehonwe et l’état, surtout une fois que le pouvoir colonial et la volonté de défendre un ordre injuste aient été brisés. Pour concevoir le succès d’une telle action, nos peuples doivent être une incarnation de la morale du guerrier à grande échelle, c’est à dire posséder une large et forte croyance dans la lutte pour un noble et juste cause. La dignité doit être une haute valeur, le sacrifice anobli et les méthodes de lutte doivent être bien connues de tous et pratiquées à la lettre.

[…]

Gandhi lui-même se référait aux activistes de la campagne comme des “soldats de la paix”. Je fus très étonné de lire le point de similarité entre l’idée de Gandhi sur le “guerrier” en le comparant au mot Kanienkeha (Mohawk) de Rotiskenhrakete, c’est à dire “celui qui porte la charge de la paix” et aussi comment le défunt shaman Tuscaroa Ours Fou décrivait dans son concept d’une existence pacifique et authentique d’Onkwehonwe, son concept du “guerrier amical”.

Il y a bien sûr des différences de philosophies entre l’Inde et Onkwehonwe. Les philosophies Onkwehonwe sont plus ancrées dans la nature…

Quelle est donc la synthèse ? Je pense que ce serait un mouvement anti-étatique qui serait orienté vers la reconnexion des gens à leur terre, la réunification de leurs communautés et la restauration de la sécurité culturelle chez les individus et dans les collectifs. Cela recréerait chez les gens une croyance en eux-mêmes et en leur héritage culturel et leur donnerait quelque chose pour quoi lutter en tant qu’Onkwehonwe. Une chose importante néanmoins serait que le mouvement ne soit pas lié au territoire (notion obsolète de propriété) mais à la terre ancestrale commune. Il transcendera les notions euro-américaines de temps et d’espace qui contraignent la reconnaissance de l’identité Onkwehonwe et les droits de ceux qui agissent dans des voies et des endroits de vie sanctionnés par l’État. La terre, n’est pas territoire, sauf au sens colonial du terme. Les résurgences Onkwehonwe agiront contre les limites que la société blanche a placé sur le fait d’être indigène et feront bouger librement sur nos terres ancestrales, car pour Onkwehonwe à Anowara, notre maison est partout et nous sommes tous inter-reliés. Les fronttières territoriales sont une insulte et un assaut à ce sens très autochtone de l’endroit et de l’être.

[…]

L’État est un artifice de rationalité euro-américaine, c’est mécanique, bureaucratique et en fait assez simple. La voie indigène est de respecter les relations et les formes d’organisation et de communication qui sont organiques et naturelles à l’expérience des gens, naturelle, complexe et parfois chaotique selon une perspective euro-américaine qui valorise la régularité et le contrôle par dessus tout. Un empire est fondé sur un procéduralisme obsessif et sur la loi, Kahwatsire (mot Kanienkeha/Mohawk qui désigne le fait que “tous nos feux sont connectés” en référence aux feux des conseils des nations) implique la confiance. Un empire recherche des solutions définies accomplissant la justice comme but ultime; Onkwehonwe est guidé par la compassion universelle et recherche l’accomplissement de connexions. L’empire mène à l’aliénation (NdT: Nous avons le meilleur exemple de tous aujourd’hui dans notre monde du XXIème siècle totalement dominé par l’empire anglo-américain, qui nous démontre au quotidien que l’impérialisme débridé total mène à l’aliénation totale) tandis que les voies autochtones natives génèrent le bonheur humain.

[…]

Ainsi, devant les défis politico-économiques, les leaders potentiels du mouvement (NdT: “leaders” ici ne veut pas dire chef au sens de “donneur d’ordre”, mais de personnalités naturellement plus charismatiques qui deviendront des portes-parole sans pouvoir, en référence à la “chefferie sans pouvoir” très bien étudiée par l’anthropologue politique Pierre Clastres) devront rester focalisés sur le véritable exercice du pouvoir et créer de nouvelles stratégies de mobilisation pour confronter le pouvoir coercitif de contrôle de l’État. En cela, la dimension économique est toujours des plus importante. Elle est le cadre du véritable pouvoir, en opposition avec des stratégies qui ne joueraient qu’un jeu politique au sein du système colonial. L’auto-suffisance individuelle et collective doit-être vue comme une nécessité absolue. C’est une situation qui voit notre dépendance économique être un atout majeur de contrôle utilisé par l’oppresseur colonial pour contrôler notre peuple (NdT: et par extension… Le peuple colon, lui-même colonisé au sein de son système, du moins du système de domination qu’il cautionne…).

A cet égard, le mouvement Zapatiste du Chiapas au Mexique (EZLN), par exemple, explique son propre succès à construire et à maintenir l’intégrité de son peuple et spécifiquement au développement de la capacité à confronter l’état, comme étant une fonction de la résistance à la cooptation, au noyautage:

Ils nous ont offert beaucoup de choses, de l’argent, des projets, de l’aide et quand nous avons tout rejeté, ils se sont mis en colère et nous ont menacé. C’est ainsi que nous avons compris qu’en refusant d’accepter l‘aide du gouvernement, en résistant, nous mettions les puissants en colère et il n’y a rien de mieux pour un combattant zapatiste que de mettre les puissants en colère. Alors, avec une joie singulière, nous sommes nous dédiés à résister, à dire NON, à transformer notre pauvreté en une arme, l’arme de la résistance.

Il y a des réalités pratiques incontournables comme celles de se nourrir, de se loger, de s’habiller et de soutenir les gens qui sont impliqués dans le mouvement de manière indépendante ou du moins sans le financement du gouvernement ou d’entités commerciales. Tant que nous ne pourrons pas mettre de la nourriture dans nos bouches, nous héberger, nous vêtir, nous fournir en médicaments de manière indépendante sans être obligés de dépendre de nos adversaires, nous n’aurons pas de véritable mouvement de liberté et d’émancipation. Historiquement, les nouvements idéologiques de libération ont toujours échoué de produire un changement réel dans la vie des gens opprimés. Le contrôle économique et l’auto-suffisance sont très importants et il y a très peu de personnes mis à part les Zapatistes du Mexique, qui peuvent dire qu’ils ont la capacité d’agir indépendemment du contrôle de l’État sur les ressources qui assurent la survie même des personnes physiques et des communautés. (NdT: Dans l’époque moderne, les communes anarchistes espagnoles entre 1868 et 1939 l’ont également fait et il a fallu une union sacrée étatiste entre les fascismes brun, rouge et une république modérée: la France, pour en venir à bout et restaurer le statu quo oligarchique…).

La plupart d’entre nous Onkwehonwe, ont été élevés dans une société coloniale et avons été corrompus par la richesse nous entourant et ne pouvons même pas imaginer rejeter le confort du monde moderne pour la liberté d’action en tant qu’Onkwehonwe. Les populations Mayas qui forment le cœur même du mouvement zapatiste au Mexique sont incroyablement pauvres en terme matériel et vivent enourés de colons qui ne sont qu’un peu plus riches qu’eux. Les Zapatistes sont capables de vivre de cette façon et en ont la volonté. Nos peuples ici ne l’ont pas, ceci représente la réalité de terrain.

L’auto-suffisance doit être conçue et réalisée dans le contexte de la vie de nos peuples…

La vaste majorité de nos gens a été déconnectée (par la société coloniale) de son environnement naturel dans les réserves mêmes ou dans des villes où il manque de connaissance et de force de caractère pour vivre le type de vie que vivait nos ancêtres. Le “retour à la terre” n’est tout simplement pas ou plus quelque chose de vital pour notre peuple.

Ces Onkwehonwe qui ont fait la démarche vers l’auto-suffisance sont parvenus à un degré d’indépendance pour eux-mêmes et ont acquis le soutien de leurs pairs non pas en se retirant du système, mais en défiant activement ce système économique. Ils ont conceptualisé le colonialisme comme une dépendance et ont attaqué ce problème de dépendance frontalement en recherchant des moyens alternatifs de se nourrir, de se loger et de subvenir à leur population en leurs propres termes. Ces dernières années, le mouvement Onkwehonwe d’auto-suffisance et de contrôle économique est virtuellement devenu synonyme d’entreprises de jeu et de l’établissement de casinos et de business associé avec les casinos dans les réserves indiennes.

[…]

Est-ce cela consistant avec une existence indigène authentique ?

Beaucoup de personnes parmi nos anciens les plus respectés de nos communautés Onkwehonwe nous disent qu’il y a des valeurs et caractéristiques essentielles à être Onkwehonwe qui ne peuvent pas être compromises, ignorées ou altérées et ce même dans une lutte à mort avec un ennemi puissant et terrifiant.

[…]

Maintenant nous sommes entourés des avocats d’un autre paradigme idéologique.

Suivant dans le sillage d’un nationalisme mal conçu et d’un traditionnalisme naïf, nous sommes dans la poigne politique d’une idéologie légaliste et non-controversive que j’appelle l’aborigénisme qui soutient que la solution aux problèmes de nos peuples consiste en la notion illusoire que l’argumentation légale en cour de justice coloniale peut déloger des siècles de racisme retranché et enraciné et le privilège impérial et ainsi transformer les sociétés coloniales en sociétés humaines. Il n’y a simplement aucun fondement expérimental pour soutenir l’hypothèse sur laquelle cela repose…

Le nationalisme autochtone a pris une base solide de vérité indéniable, nos existences collectives en tant que nations et que peuples et y a greffé une mauvaise analyse politique et en résultante un mauvais programme politique. Trente ans plus tard, nos nations ont été cooptées, noyautées, dans des mouvements “d’auto-gouvernement” et de “compensations pour revendications territoriales”, qui sont définis dans leurs objectifs par l’état colonial et qui sont en complète opposition avec nos objectifs originaux. Notre concept de nation a été corrompu en le positionnant dans un cadre idéologique et au lieu de refléter un sens authentique de l’être collectif Onkwehonwe, le cadre idéologique lui-même est devenu le véhicule dérouté par lequel la bureaucratisation et la corruption ont été amenées dans nos vies. On a promis à nos peuples qu’ils seraient reconnus en tant que nations et que leurs terres leur seraient retournées, mais au lieu de réaliser ces objectifs, on nous a laissé avec un cas particulièrement grave de métastases gouvernementalistes.

Le traditionnalisme, le mouvement pour restaurer l’intégrité politique, sociale et culturelle de nos communautés en restaurant les modèles anciens de gouvernance et d’interactions sociales s’est dégradé à un point risible de New-Age nombriliste, un spectacle cérémonieux ou écran de fumée derrière lesquels les bas abus des maîtres coloniaux continuent à un niveau personnel et collectif.

[…]

Comment confrontons-nous le pouvoir de l’État et sa capacité à battre (de toutes les manières) nos protestions contre l’injustice ?

Mettre en échec le grand mensonge des mythologies coloniales est possible. L’État capitaliste impérialiste (colonial) est une énorme machine, impossible à vaincre, ou même à confronter de force et frontalement. Il doit être confronté en angle et avoir ses forces les plus fortes retournées contre lui-même. La manière de mettre en échec l’État colonial est de lutter au moyen de contentieux créatifs pour le délégitimer et pour affaiblir les croyances et les engagements dans les esprits des colons et non pas en confrontant l’État sur ses propres termes et en jouant sur sa force: la violence. Onkwehonwe doit arrêter de manifester contre l’injustice. Les manifestations classiques doivent être mises au placard, car elles sont inutiles pour quiconque a une motivation sérieuse pour un changement politique. La protestation, rendue publique par la maifestation organisée renforce l’autorité ; pour défaire l’autorité coloniale (NdT: et ceci est valable aussi pour les peuples colons victimes de l’idéologie coloniale qui s’applique à elle en première instance…), mettons en échec les injustices coloniales, et créons les conditions d’une coexistence pacifique, il est nécessaire pour Onkwehonwe de s’embarquer dans une attaque directe sur la fondation même de la puissance de l’état et de son autorité, ceci est fait par les stratégies de contentieux créatifs, le chemin du milieu entre l’insurrection armée et la manifestation conventionnelle.

Il y a apparemment deux façons d’attaquer la légitimité des institutions gouvernantes. La première est de la confronter activement, la seconde est la stratégie de retirer son consentement et de ne plus coopérer avec les institutions, comme l’ont fait Gandhi et les Zapatistes en défense contre le colonialisme. Ceci fut développé également et mis en pratique par Vaclav Havel, le leader politique tchèque contre l’occupation et la domination soviétique…

Le défi tchèque contre l’autorité soviétique par leur retrait de participation et leur refus de coopérer activement à leur propre subjugation, fut un mouvement très puissant de contentieux créatif, qui mena à la défaite d’un empire et dont l’exemple de liberté contribua grandement à la délégitimation de l’autorité soviétique dans l’empire lui-même.

Lorsque l’État possède une force militaire très importante, les opposants doivent utiliser leurs ressources et capacités pour empêcher l’état de poursuivre ses activités et son agenda et de perturber le système. Nos corps, nos esprits et notre coopération sont tous trois importants au fonctionnement du système colonial. La force militaire peut créer une peur pour forcer l’obéissance, mais c’est une force destructive. Cela ne peut générer qu’une force coercitive et est incapable de créer les forces positives pour faire fonctionner les relations politiques et économiques du système colonial. La force militaire peut forcer les gens hors de leur terre, les déconnecter de leurs familles et leur occasionner des dommages physiques, mais elle ne peut rien générer de positif, elle ne peut donc pas être la force utilisée par l’empire pour coloniser et induire l’obéissance et la coopération, cette force est l’effet psychologique de la menace de la violence. Ainsi, si un peuple peut résister l’assaut physique de la force militaire et maintenir son courage et sa liberté d’esprit, il demeurera essentiellement non-colonisé, sujet à l’usurpation de ses droits et à l’occupation injuste des ses terres, mais demeurera spirituellement libre.

Les non-colonisés possèdent un pouvoir qui est au-delà de la poigne et hors d’atteinte des autorités coloniales. Ils demeurent enracinés dans leur authenticité malgré les assauts physiques et autres activités coloniales, qui ne peuvent pas en fait être maintenues sur le long terme sans la coopération explicite et le consentement des gens.

Les politiques de contentieux, de défis, se produisent lorsque les gens reconnaissent une chance d’affirmer leurs existences authentiques, lorsque des fêlures et des faiblesses dans le système colonial deviennent des opportunités. Reconnaître que le système colonial se nourrit de la collaboration du mensonge et de la peur induits par la menace implicite de la violence et encouragé par des avantages monnétaires ou psychologiques, les guerriers Onkwehonwe de la vérité, immunisés de la peur et éclairés des réalités du vrai pouvoir, démasquent les supercheries de l’État. Ils forcent les autorités à démontrer à la population ce que les guerriers savent déjà: qu’il n’y a aucune moralité, aucune base légale, aucune équité, aucune vérité ni justice dans quelque forme de pouvoir d’État que ce soit et que son seul pouvoir indéniable est celui d’une violence débordante, du monopole de la violence qu’il juge légitime. Une fois que le charme de la loi, de la moralité et de la fiction culturelle est brisé et que les gens peuvent voir par eux-mêmes que la seule chose sous-jacente de la relation de contrôle des colons sur Onkwehonwe est la force brute, il n’y a alors plus aucune légitimité envers l’entière entreprise coloniale. A partir de là. Il n’y a plus loin à aller pour un changement total de relation.

Cette politique est un grand jeu de l’esprit où le champ de bataille est la conscience du public, qui est formatée, manipulée par les médias et par des actions de défi programmées. Dans cet environnement, le plus important est la façon dont les ressources, l’éducation et l’entrainement sont dirigés, plutôt que leurs existences dans les communautés. Ceci est quelque chose de complètement ignoré par nos aboriginalistes qui s’imaginent que nos communautés vont survivre simplement au travers du processus de l’éducation publique et d’une formation au travail capitaliste…

Ainsi, le contentieux créatif et non-violent, le retrait de la participation aux institutions politiques de l’État et le renforcement de notre présence et de l’utilisation effective des médias de masse, sont des piliers pratiques dont nous avons besoin pour construire le support même de la décolonisation sur ce continent.

[…]

De la situation aujourd’hui, envahis par des leaders corrompus, divisés entre nous et englués dans des institutions cooptées et noyautées, je pense que nous avons besoin de quatre choses:

  • Unifier les préoccupations et les approches des différentes parties des mouvements des peuples indigènes, car il n’y a en ce moment aucune focalisation de l’activisme ni en termes d’objectifs, ni en termes de stratégies ;
  • Appeler les gens qui ne se commettent pas à donner leur soutien actif, la plupart des Onkwehonwe sont apathiques, désillusionnés et ne participent pas du tout à la vie publique ;
  • Attaquer agressivement les hypocrisies et les inconsistances de la société coloniale afin de la délégitimer ou bien même de gagner divers segments de cette société et les gens qui l’administrent et ;
  • Maintenir une constance avec les enseignements et la vision d’une coexistence pacifique qui est l’héritage de tout Onkwehonwe.

Nous devons également définir ce que représente un “succès” du mouvement pour des raisons psychologiques et stratégiques, comme quelque chose de progressif de déroulant sous différentes formes et à différents degrés. L’État concède le pouvoir sur une base de calcul coût/profit ; ainsi quand le coût d’une concession a la justice est moindre que le coût d’une maintenance d’une injustice, il fera cette concession. Donc la question est de savoir comment savons-nous que nous gagnons lorsque nous sommes dans le processus de décolonisation ?

(NdT: Ceci s’applique aussi parfaitement à nous, les victimes de l’intérieur du système colonial qui imposent sur nous ses visions et son dogme pour que tout cela soit possible en première instance, nous pouvons utiliser ces mêmes critères et stratégies pour nous émanciper et rejoindre nos frères colonisés, parce que quelque part… NOUS SOMMES TOUS DES COLONISÉS !)
Le premier signe de victoire va se produire lorsque nous définissons le terrain moral de la politique, que nous créons des normes de jugement et des attentes par lesquels les colons vont commencer à évaluer leurs propres attitudes et choix. Cette appropriation progressive du terrain moral rend la délégitimation de l’État possible. Secundo, sur un plan pratique, le succès survient lorsque Onkwehonwe se retirent et attaquent les réseaux de pouvoir institutionnels qui constituent l’État, comme des radicaux libres envahissant le corps colonial. Par l’effet cumulatif de petites résurgences et d’abdications, l’État va être rendu inutile dans ses fonctions centrales de contrôle. Un autre signe de victoire viendra lorsque le pouvoir de l’État sera dans un tel désarroi, qu’il ne pourra plus interférer avec les existences des gens, leur permettant ainsi de commencer à mettre en application et a véritablement vivre des alternatives authentiques à la réalité coloniale.

Enfin, le succès sera vu ans un sens plus ferme, lorsque les fières actions d’onkwehonwe à la confiance agressive (NdT: être sûr de soi n’est pas à confondre avec l’arrogance ou la prétention…) engendreront des réactions violentes de l’État ou de groupes organisés de protection des colons (NdT: comme cela se passe en Israël aujourd’hui et se passait en Amérique du Nord de la fin du XIXème siècle aux années 1980…)
En tant que partie intégrante de notre héritage culturel et de lutte politique, nous avons développé la défiance, la ténacité et une capacité incroyable à endurer la souffrance, ce qui a eu pour résultat de développer notre courage moral et une patience à toute épreuve. Nous avons l’héritage constitutionnel (avec Kaiakereko:wa) de briser les règles injustes de l’état colonial ; mais nous avons aussi été formés à une acceptation destructive du colonialisme.

[…]

Pour remettre les choses en perspective, la violence et la lutte armée, dans un contexte de lutte anti-impérialiste globale, ont prouvé être la voie de gagner l’indépendance nationale.

Les choses sont différentes aujourd’hui.

L’adversaire a changé. L’État s’est réformé de la première à la seconde vague et a été subjugué lui-même par le pouvoir consolidé des groupes d’entreprises transnationales et des capitalistes qui les dirigent. Dans cette seconde vague de la globalisation de l’euro-pouvoir, ce ne sont plus les politiciens et les gens qui prennent les décisions basées sur des motivations religieuses ou culturelles, mais des comités directeurs d’entreprises transnationales, d’institutions financières internationales et de cette “élite” sociétale qui possèdent des actions de ces entreprises ; tous ces gens prenant des décisions fondées sur leurs intérêts particuliers. En termes éthiques, rien n’a changé. Des hommes blancs très riches continuent de contrôler les gouvernements et d’exploiter tous ces non-blancs pauvres du monde et de la Terre pour leur propre bénéfice égoïste, qui ont maintenant mis au point une façon de ne plus rendre de comptes à quiconque si ce n’est eux-mêmes en éliminant les contrôles que les institutions “démocratiques” avaient l’habitude de placer sur leurs activités, les remplaçant par des règles financières et d’entreprises faites pour garantir que la seule logique prépondérante pour la prise de décision soit celle des “marchés”. L’histoire, le droit et la moralité deviennent toujours plus obsolètes à ces gouvernements euro-américains alors que la politique globale est reconfigurée comme un réseau ne servant que de simple arbitre aux relations commerciales entre les entreprises transnationales. La classe travailleuse blanche avait l’habitude de profiter un peu aussi avec les riches de l’exploitation des terres autochtones et de leurs ressources. Il n’y avait jamais de cris d’indignation de la part du public lorsque les seuls à souffrir de l’exploitation et de l’oppression étaient des gens de couleurs et des noirs ! Maintenant que la classe moyenne et laborieuse blanche sent le vent du boulet de la mondialisation sous la forme de pertes de revenus, d’emplois et de dissolution culturelle, nous nous rendons compte que la mondialisation a été étiquetée comme mauvaise.

Je dois dire que maintenant, lorsque je vois un bûcheron ou un pêcheur ou un ouvrier d’usine blanc, se plaindre de la douleur pour sa famille dûe à l’interférence que la mondialisation a causé dans leurs vies, j’essaie de faire passer de la sympathie et de figer dans ma mémoire (la courte) ce même blanc, blâmant les mauvaises fortunes des Indiens et leur pauvreté chronique sur leur “fainéantise”… J’essaie, mais je me retrouve toujours en train de penser quelque chose du style: “Hum… On dirait que nous sommes tous des Indiens maintenant he ?”

[…]

La seule sympathie et soutien potentiels pour les causes autochtones existe chez certaines, mais pas toutes, organisations transnationales et les mouvements qui s’opposent à la mondialisation. Les opposants domestiques à la globalisation dans des pays coloniaux comme le Canada et les Etats-Unis (NdT: et l’Australie, la Nouvelle-Zélande), sont en fait des adversaires d’Onkwehonwe parce qu’ils ne sont rien d’autre que de farouches défenseurs de la première vague de la mondialisation et sont juste contre la seconde (qui les touche négativement). Ce sont le plus souvent des nationalistes euro-américains qui ont l’intention de préserver les insitutions coloniales et les relations au pouvoir (colonial).

Où sont nos alliés alors ?
Où sont ces gens non-autochtones qui pourraient devenir partie intégrante du réseau de résurgence indigène ?
Une question classique, une qui a été posée j’en suis convaincu, à tous les leaders/conférenciers Onkwehonwe qui ont fait un discours et accepté les questios de l’audience à l’issue, est celle-ci: “Que puis-je faire en tant que blanc pour aider les peuples autochtones ?”

Je pense que la réponse la plus sérieuse à cette question trop commune est celle que fît Malcolm X en réponse à une question qui lui fut posée par le magazine Young Socialist en 1965: “Les blancs sincères devraient s’organiser entre eux et imaginer une stratégie pour briser le préjudice (racial) qui existe dans les communautés blanches. C’est là qu’ils peuvent fonctionner le plus intelligemment et le plus efficacement.
Reçu 5/5 mon frère !

A suivre…

Résistance politique: Les crimes coloniaux persistent au Canada…

Posted in actualité, colonialisme, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 août 2014 by Résistance 71

Il est stupéfiant de constater que le préjudice et l’indifférence de la société coloniale au sort des premières nations continuent de majoritairement prévaloir sur le territoire colonial qu’est le Canada et du reste de l’ensemble du continent américain.

Il est en fait (en théorie) assez simple d’annihiler l’empire anglo-saxon: le priver de son territoire usurpé au nom de la « couronne » (City de Londres et son cartel privé de la  Banque d’Angleterre et du Vatican). Pour se faire, il convient de se tenir avec les premières nations de tout le continent pour que soient annulés les doctrines racistes et religieuses soutenant la « doctrine chrétienne de la découverte », fondement même du colonialisme occidental depuis le XVème siècle.

— Résistance 71 —

 

Des Canadiens insistent pour une enquête nationale sur les crimes perpétrés sur les femmes autochtones

 

Press TV

 

25 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/08/25/376497/canadians-call-for-native-women-inquiry/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La communauté des premières nations du Canada a relancé ses appels pour une enquête nationale au sujet de la violence à laquelle doivent faire face les femmes aborigènes du pays, une requête qui a étee rejetée par l’administration canadienne.

Michèle Audette, présidente de la Native Women’s Association of Canada a dit Lundi que le gouvernement du premier ministre Stephen Harper a échoué à répondre efficacement à l’accroissement des cas de violence contre les femmes aborigènes au sein “d’une tendance au racisme et au sexisme”.

“Si le même nombre de femmes d’un autre groupe ethnique étaient assassinées dans le même laps de temps et dans de si horribles circonstances, il y aurait un scandale et une levée de boucliers publics”, a déclaré Audette.

Les activistes canadiens pour les droits de l’Homme ont renouvelé leurs appels pour une enquête de fond au sujet de la disparition et des meurtres de femmes et de filles aborigènes après la mort récente de Tina Fontaine, une jeune-fille amérindienne de 15 ans dont le corps sans vie a été retrouvé dans la Red river de Winnipeg, dans la province du Manitoba plus tôt ce mois-ci.
quoi qu’il en soit, Harper a réfuté la possibilité qu’une telle enquête ait lieu, disant que de tels problèmes ne doivent pas être considérés comme un phénomène sociologique.

Trudy Lavallee, directrice exécutif d’un centre d’abri pour femmes aborigènes canadiennes a dit que les femmes autochtones sont dévaluées dans la société canadienne, ajoutant qu ’elles “sont le plus haut risque d’être soumise à un grand nombre de problèmes sociaux comme la dépendance aux drogues et à l’alcool, à la pauvreté et à devenir sans domicile fixe.”

Au mois de Mai, la Gendarmerie Royale Canadienne (GRC) a déclaré avoir 1,017 cas de meurtres en archives de femmes aborigènes entre 1980 et 2012.

En Janvier, Human Rights Watch a appelé Ottawa pour la constitution d’une enquête publique nationale sur la violence expérimentée par les femmes et filles indigènes et de créer un système plus efficace de responsabilisation sur la mauvaise conduire de la police.

 

(Lire aussi les quelques commentaires sur l’article original…)

Résistance au colonialisme: Un exemple (canadien) de la vaste fumisterie de l’ONU…

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La fourberie de l’ONU

 

Mohawk Nation News

 

Avril 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/tag/section-109-of-the-bna-act-1867/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Canada n’est pas une démocratie constitutionnelle. Ils suivent leur règlementation interne et non pas la règle de la loi (naturelle). Comme toute entreprise, le but est de fournir des dividendes toujours croissants aux actionnaires. Dans le cas de Thahoketoteh de Kanekota, la cour de justice fédérale du Canada a refusé de transférer la question constitutionnelle de la section 109 de la loi du BNA de 1867 (British North America Act de 1867) et de la loi sur la Constitution de 1982 (NdT: la citoyenneté canadienne n’existe que depuis… 1947 ! et même avec un passeport canadien, tout citoyen est sujet de la reine d’Angleterre, la naturalisation canadienne demande un serment d’allégeance à la reine d’Angleterre…). Maintenant la cour suprème du Canada refuse d’entendre l’appel des Chipewyan d’Athabasca (province d’Alberta) au sujet du projet d’extension d’exploitation minière de Jack Pipe Mine sur leur territoire.

Dans les années 1920, le Canada a exclus tous les peuples indigènes de toutes organisations internationales et de protection des droits de l’Homme. Nous fûmes tous placés sur la voie du génocide et de la disparition forcée.

En tant qu’alliés indépendants de la Grande-Bretagne, la Confédération Iroquoise n’a jamais accepté de faire partie du Canada. En 1920, nous avons pétitionné la cour suprême du Canada pour légiférer sur l’illégalité de la loi sur les Indiens (Indian Act) et de l’interférence avec le ministère des affaires indiennes. Le Canada a refusé que la cour suprême n’entende notre cas sur l’avis personnel de Duncan Campbell Scott du ministère des affaires indiennes. Nous avons pétitionné le gouverneur général du Canada (NdT: Nommé toujours jusqu’à aujourd’hui par le roi ou la reine d’Angleterre), qui envoya la pétition à… Duncan Campbell Scott !…

La Grande-Bretagne a illégalement mal géré notre fond fiduciaire indien en croissance permanente à plus de 70 000 milliards de dollars, a aloué nos terres sans aucun consentement et commença à donner le droit à l’auto-gouvernement aux colons européens implantés. Ils voulurent nous assimiler et forcer leurs lois sur nous.

En 1923, nous fîmes une demande pour rejoindre la Société des Nations (NdT: SDN, mère de l’ONU qui fut créée après la 1ère guerre mondiale), une entreprise/corporation établie par les banquiers (NdT: tout comme celle qui lui succéda… l’ONU dont la QG est construit à New York sur un terrain “donné” par la famille Rockefeller…). Le chef de la Confédération Iroquoise Deskaheh envoya une pétition à la reine de Hollande qui la fit suivre à la SDN. La Grande-Bretagne fit pression sur la Hollande pour que celle-ci enterre notre demande.

Deskaheh alla à Genève avec le soutien de l’Estonie, de la Perse (aujourd’hui l’Iran), de l’Irlande et du Panama pour que la cour permanente internationale de justice confirme que nous étions un “état”. Ils refusèrent d’entendre notre plaidoirie. L’empire britannique fit alors pression sur tous nos soutiens. Nous avons alors essayé le tribunal arbitral de La Haye. Un conseil de l’ordre illégal canadien déclara notre gouvernement de la confédération des six nations iroquoises comme ayant été remplacé par un conseil émanant de la loi sur les Indiens (Indian Act), enterriné par l’entreprise/corporation Canada.

Le 25 octobre 1924, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) éjecta les chefs de la confédération iroquoise de la Maison du Conseil pour installer un conseil émanant de la loi sur les Indiens, ainsi que les lois émanant de l’Indian Act et ce de manière tout à fait illégale dans le pays. Une résolution fut promptement adoptée déclarant que Deskaheh ne représentait plus les Six Nations iroquoises. Il fut assassiné peu de temps après par des agents de Duncan Campbell Scott.

Notre droit d’adjudication neutre permettant de nous représenter nous-mêmes fut annulé. Des nations à travers le monde adoptèrent la même position, décrétant que tous les indigènes devenaient un “problème interne”. Nous fûmes tous exclus d’être considérés membres à égalité de la société internationale des nations. Nous avons maintenu notre nationalité au travers de tout cela.

En 1948, la délégation canadienne emmenée par Lester B. Pearson s’est abstenue de voter pour la déclaration des droits de l’Homme de l’ONU. Les politiciens canadiens ne voulaient pas que les corps constitués internationaux des droits de l’Homme questionnent et analysent leurs violations de nos droits humains. Une “culture des droits de l’Homme” n’a jamais existé au Canada.

Aujourd’hui, l’ONU est une corporation ayant un département international des affaires indiennes qui essaie de renforcer la colonisation, soutenu en cela par la puissance létale des états ayant des armes et menaçant ceux qui résistent. Ce génocide à l’échelle nationale et internationale prendra bientôt fin tandis que de plus en plus de nations se séparent de la grille de contrôle des Nations-Unies (comme les pays du BRICS et une alliance de 180 nations). Comme Bob Marley l’a si bien chanté dans “Babylon System”, “Nous refusons d’être ce que vous voulez que nous soyons, nous sommes ce que nous sommes et c’est comme çà que cela sera.”

William A. Schabas. “Canada and the Adoption of the Universal Declaration of Human Rights”. 1998

Supreme Court refuses Athabasca/Chipewyan Constitutional challenge

Résistance au colonialisme: Le « Grand-Frère » canadien met les nations autochtones sous haute surveillance…

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Nous l’avons dit et le redirons sans cesse: Le futur de l’humanité réside dans la conscience politique occidentale libérée de l’idéologie colonialiste se tenant debout, main dans la main, avec les peuples autochtones des Amériques (et du monde), pour l’établissement d’un nouveau paradigme politique et social pour la société humaine. Pour cela, il faut passer par la fin de l’empire colonialiste occidental qui dure depuis plus de 500 ans, fondé sur une idéologie religieuse (chrétienne), raciste, suprémaciste, oppressive, coercitive et élitiste. Il est grand temps de faire passer l’empire à la trappe, les nations originelles des Amériques ont la solution entre leurs mains, celle de priver l’empire de ce qu’il a usurpé: son « territoire » et un empire sans terre est happé dans le trou noir de l’annihilation et de l’oubli. Elles ont besoin de nous, pour que a liberté se réalise enfin sur terre.

¡Ya Basta ! et Hoka Hey !

— Résistance 71 —

 

Les premières nations sous surveillance

Le gouvernement canadien de Harper se prépare pour la “révolte” des premières nations

 

Russell Diablo et Shiri Pasternak

 

7 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.mediacoop.ca/story/first-nations-under-surveillance/7434

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des documents internes du bureau des affaires indiennes et de la RCMP (NdT: Royal Canadian Mounted Police ou Gendarmerie Royale du Canada, GRC, la police montée canadienne, équivalent du FBI américain auquel elle est totalement inféodée…) montrent que peu de temps après la formation de son gouvernement en 2006, le premier ministre canadien Stephen Harper a mis sur la brèche le gouvernement fédéral pour la collecte et le partage de renseignements sur les premières nations afin d’anticiper et de gérer des troubles avec celles-ci à travers le Canada.

L’information obtenue par des requêtes d’accès à l’information, révèle que presque immédiatement après la prise de pouvoir en 2006, le département des Indian and Northern Affairs Canada (INAC) a reçu le rôle principal dans l’espionnage des premières nations. Le but fut d’identifier les leaders des nations premières, les participants et les soutiens de l’extérieur des mouvements de protestations et d’occupations des premières nations, ainsi que de surveiller étroitement leurs actions.

Pour ce faire, l’INAC a établi un “Système de Communication sur les Points Chauds”. Ces rapports hebdomadaires résument toutes ces communautés au travers du pays qui s’engagent dans l’action directe de protéger leurs territoires et leurs communautés. Ceci inclut les premières nations Tobique, Tsartlip, Algonquins de Barriere Lake, Teztan Biny (Fish Lake), les 6 Nations (confédération iroquoise), Grassy Narrows, Stz’uminous, Gitxaala, Wagmatcook, Innu du Labrador, Pikangikum et bien d’autres. Ceci inclut aussi des bandes d’Indiens de la côte Ouest, de l’île de Vancouver ainsi que des côtes de l’océan Atlantique (Mik’maq).

Ce que nous voyons dans ces documents, dans ces rapport de “points chauds”, de ce partage du renseignement entre le gouvernement et les forces de sécurité, est une population des premières nations qui est étroitement surveillée, car elles causent une panique au plus haut niveau de la bureaucratie canadienne et du pouvoir politique.

La peur des “points chauds” aborigènes

En 2006, L’INAC donna le nom de “points chauds” à ces conflits impliquant les nations premières, comme étant “un point de préoccupation majeur” à cause “des troubles à l’ordre public” et à “l’activisme politique”. Dans un briefing que l’INAC présenta à la GRC cette année là, elle identifia certaines communautés comme de véritables points chauds d’activisme: Caledonia, Ontario (Douglas Creek Estates occupation), Belleville, Ontario (blocage de la voie de chemin de fer Montréal/Toronto en solidarité avec la cause de Caledonia), Brantford, Ontario (Grand River Conservation Authority Lands), Desoronto, Ontario (Occupation de carrières), Grassy Narrows (Blocage de l’autoroute transcanada par des écologistes) et Maniwaki, Québec (blocage de la route 117).

Le “dossier point chaud” préparé chaque semaine par l’INAC, surveille étroitement toutes les actions qui se déroulent dans le pays et nomme des douzaines de communautés en plus comme sources de troubles potentiels. Une préoccupation particulière pour le gouvernement fédéral est que ces “points chauds” sont des lieux de manifestations imprévisibles parce qu’ils sont menés par ce que le gouvernement appelle “des groupes échardes” d’ “extrémistes aborigènes”. L’INAC décrit dans la même présentation à la GRC:

Les incidents menés par ces “groupes échardes” sont bien plus difficiles à gérer car ils existent en dehors des processus de négociation pour résoudre des plaintes reconnues avec des leaders dûment élus. Nous cherchons à éviter à donner un terrain d’action à de tels groupes afin de ne pas désolidariser le gouvernement (autochtone) légalement reconnu. Les incidents sont aussi plus compliqués avec les groupes externes comme par exemple les “sociétés des guerriers” (Warrior Societies) ou aussi les groupes de contre-manifestations non aborigènes.”

Cette déclaration de l’INAC en dit long sur ce qu’elle pense de manifestations et de la contestation identifiées comme provenant “du dehors des processus de négociation” avec les conseils de bandes élus. Le Canada est clairement hanté par le spectre des premières nations demandant la reconnaissance par la couronne de la souveraineté aborigène et l’auto-détermination, ainsi que les droits Aborigènes et de Traité, au delà de l’encadrement étriqué des demandes de restitution de terres par la couronne et des politiques d’auto-gouvernement, d’autogestion. Ces soi-disants “groupes échardes” menacent aussi le consensus du statu quo en demandant à leurs propres leaders indiens, leurs personnels et conseillers de sortir des négociations compromettantes.

Ce qui en dit long aussi ici est la relation intime de coopération entre l’INAC et la GRC. Le briefing de l’INAC à la GRC est quasiment identique à une présentation qu’on attendrait des forces de sécurité, plutôt que d’un ministère du gouvernement. Contrairement à ce qu’ils en disent, les affaires indiennes ne sont pas une institution de réconciliation et de négociation, mais plutôt un bureau de gestion et de contrôle des coûts des troubles causés par les autochtones et ils sont parfaitement en accord sur le fait de travailler en étroite relation avec les forces de l’ordre afin de remplir cette mission.

En plus des rapports sur les points chauds, les vice-ministres de la sécurité publique et de la préparation à l’urgence du Canada et l’INAC ont mis en place cet été là un plan opérationnel pour 2006 afin de s’occuper des manifestations et des protestations aborigènes. Un rapport de progression sur le plan opérationnel révèle la mise en place pour une intégration de la sécurité en ce qui concerne les premières nations.

“Le Forum du partage de l’Information” par exemple est dirigé par la GRC et inclut en tant que membres le service canadien de sécurité et de renseignement (le CSIS, l’équivalent de la DGSE française), le ministère de la pêche, le gouvernement du Canada, les ministères des ressources naturelles, des transports et implique des réunions conférencières hebdomadaires et une dissémination constante de l’information par l’INAC et ses partenaires.

Harper fait bouger les choses vers un paradigme sécuritaire similiare à celui connu depuis que la “guerre contre le terrorisme” fut lancée en 2001. L‘inclusion du ministère des transports au Forum du partage de l’info devrait aussi nous alerter sur la menace exercée par les barrages/blocages des voies pour l’agenda de libre-échange.

Les peuples aborigènes qui défendent leurs terres sont maintenant traités comme étant criminels ou terroristes. Des deux côtés, sous Harper, une intensification de la collecte du renseignement et des procédures de surveillance gouvernent maintenant le nouveau régime.

Haudenosaunee/Six Nations la Confédération Iroquoise

Il est également très clair dans la présentation de l’INAC à la GRC, qu’ils sont particulièrement inquiets au sujet d’Haudenosaunee ou la Confédération Iroquoise (6 Nations). Ils y mentionnent la “Société des Guerriers” et un “agenda illicite”, se référant en plusieurs endroits à des préoccupations au sujet de contrebande. Le gouvernement étiquette le commerce du tabac et des cigarettes comme étant “illicite” car le Canada ne perçoit pas d’impôts des Mohawks qui opèrent ces affaires commerciales.

Ainsi, la politique fédérale d’auto-gouvernement aborigène de 1995, qui fut développée de manière unilatérale par le gouvernement fédéral canadien, ne permet pas le partage de jurisdiction avec les premières nations pour les véritables pouvoirs au sujet du commerce et des affaires. La politique d’auto-gouvernance fédérale ne permet que de petites entreprises au sein des réserves. Historiquement, le gouvernement fédéral a utilisé la loi sur les Indiens (Indian Act) pour contrôler et gérer le développement économique des réserves de façon à ce qu’il n’y ait aucune véritable concurrence pour les villes et entreprises commerciales non-indiennes entourant les réserves. Dans les régions des grandes prairies, l’agriculture des premières nations fut minimisée et mena à l’échec du fermage dans les réserves à cause de plaintes de non-Indiens. La politique de non-concurrence est toujours en vigueur aujourd’hui et est une réalité quotidienne.

Le gouvernement fédéral est particulièrement préoccupé au sujet des actions de la confédération iroquoise, Haudenosaunee en Calédonie, comme le rapport de l’INAC de 2006 le décrit: “La Calédonie était et demeure un évènement signifiant dans la gestion du risque.”

La GRC est d’accord. Elle explique dans un rapport de 2007 au CSIS (service de renseignement canadien): “La Calédonie continue de servir de phare en ce qui concerne les demandes de restitution de territoires et de droits aborigènes au Canada.

Le Canada est très inquiet de voir les premières nations reprendre des territoires et des ressources en dehors du schéma à sens unique de demandes de retour des terres et des “processus de négociation” en ce qui concerne l’auto-gouvernance, comme ce fut fait à Kanenhstaton / Calédonie.

Afin de contrôler la situation, les gouvernements de la couronne ont envoyé des négociateurs expérimentés et durs au mal qui ont présenté les positions fermes et définitives de la part du gouvernement Harper, ce qui est sûrement le pourquoi il n’y a pas eu de résolution négociée de la situation à Kanenhstaton / Calédonie jusqu’à ce jour. Le gouvernement de la couronne (NdT: de la City de Londres et du Vatican) demeure toujours inquiet de manière évidente que toujours plus de territoires seront “occupés” par les “extrémistes de groupes échardes” des Six Nations.

Depuis 1990 et le siège d’Oka à Kanesetake et Kahnawake, le gouvernement fédéral, les agences de sécurité et de police et l’armée canadienne sont inquiets de la répétition d’actions politiques coordonnées des premières nations à travers le Canada.

Le jour d’action national de 2007

Une information spécifique au sujet de la conduite de la politique des premières nations fut obtenue dans une série de requêtes d’accès à l’information au sujet du jour d’action national organisé par l’Assemblée des Premières Nations (APN) du 29 Juin 2007. Un bref compte-rendu de la GRC en 2007 au CSIS explicite un certain nombre d’inquiétudes en regard de cette journée d’action nationale.

D’abord la GRC est principalement concernée par la protection de ses personnels en uniforme, à la fois dans la perspective d’une confrontation physique entre les militants des premières nations et ses troupes de terrain et aussi au sujet de la perception négative du public quant à la gestion des évènements sur le terrain. “La nature souvent disparate et morcelée de ces évènements peut souvent mener la police à devenir la proverbiale “viande dans le sandwich” et le sujet d’un sentiment négatif aux yeux du public.”

La GRC est aussi concernée par un manque de coordination ou d’une “approche morcelée et inconstante” des forces de police, qui “pourrait galvaniser les Nations à travers le Canada”. Cela veut-il dire que les violences instiguées par la police pourrait mener à des actions de solidarité des Premières Nations à travers le pays ? Ou que la faiblesse dans la gestion pourrait mener d’autres Nations à défier le gouvernement ? Quoi qu’il en soit, en réponse, une coordination entre les ministères va devenir une nécessité afin de donner un front uni contre les protestations des Premières Nations.

La GRC met aussi en garde sur le fait que “les extrémistes aborigènes et non-aborigènes voient souvent ces évènements comme une opportunité d’escalader ou d’agiter, d’envenimer le conflit.” (NdT: Bien sûr les forces de polices ne provoquent jamais de violence au travers de membres infiltrés à cet effet…). On peut en déduire qu’ils pourraient se référer à des groupes non affiliés avec l’Assemblée des Premières Nations (APN), ne voulant pas négocier sous la politique de la couronne, ou préparés à s’engager dans des tactiques non sanctionnées par le leadership officiel, comme la destruction de propriétés ou le conflit armé. Les groupes non-aborigènes sont aussi cités comme potentiellement menaçant, donnant son importance au ciblage des leaders du mouvement anti-G20 qui sentent que leur travail de solidarité avec les indigènes les ont rendu cibles de la couronne et des forces de police.

Le coût est aussi une préoccupation essentielle pour la GRC. Non seulement le prix du maintien de l’ordre dans ces évènements nationaux est “exorbitant” et peut mener à une décision rapide d’utiliser la force afin de mettre fin le plus rapidement possible aux conflits, mais les risques économiques de blocages sont en eux-mêmes catastrophiques. Comme le prévient la GRC: “La grève récente de CN représente l’extension au travers de laquelle un blocage national des chemins de fer pourrait affecter l’ensemble de l’économie du Canada.

La GRC exprime également cette préoccupation curieuse: “Le rôle de la police pourrait être rendu plus compliqué par la vue conventionnelle et souvent politique qu’il y a une distinction claire entre les opérations politiques et de police.” Clairement, quand la distinction glisse entre les rôles de police et de politique, la GRC devient alors simplement un agent indien, perpétuant le travail colonial du département/ministère. Devant les informations explicitées ici, cette distinction ne peut plus être maintenue. Où et quand la police intimide et arrête des membres des communautés autochtones sur leurs propres territoires, il n’y aucune loi du côté de la police.

Il y a aussi un problème considérable de relation publique en jeu ici. La GRC a montré son souci de l’échec potentiel d’un certain nombre de problèmes “perceptifs” auquel pourrait faire face l’institution:

  • Perception d’une approche à deux niveaux du maintien de l’ordre peut générer suffisamment de crique et motiver les activistes non-aborigènes
  • Un évènement intense et prolongé peut mener à une érosion de longue haleine des relations entre la police et la communauté, ils sont généralement les victimes
  • Parce qu’il y a des limites sur ce sur quoi la police peut négocier et que le succès de négociations dépend très souvent d’autres parties, le rôle de la police peut devenir frustrant

La GRC comprend dans une certaine mesure, qu’elle doit choisir entre ses tactiques de maintien de l’ordre dans le domaine des Premières Nations et la fureur du public convaincu que les blocages sont criminels, plutôt que l’action politique. La police quoi qu’il en soit et contrairement à ses assertions, n’est pas la victime ici. Elle est juste la dupe dans un jeu bien plus ancien de cow-boys et d’indiens.

Les déclarations de la GRC ci-dessus montrent que même avec tout le financement fédéral et le contrôle de gestion sur les chefs et les leaders (élus dans le système) des Premières Nations, à part apparemment pour l’ancien chef de l’APN, Phil Fontaine, que les chefs et leaders n’étaient pas encore dans la confiance du gouvernement fédéral et qu’une grande préoccupation en 2007 fut le potentiel pour une série de larges mouvements d’actions coordonnés à l’échelle nationale, locale et régionale par les Premières Nations.

Une vision émerge clairement ici: La chose la plus menaçante pour les forces de sécurité et de coercition du gouvernement est une action politique coordonnée provenant des Premières Nations. Ceci peut se voir très clairement de ces rapports. A un moment dans son briefing de 2007 de l’INAC à la GRC, une préoccupation est émise quant à la conférence des Premières Nations, car “La conférence sur le Traité de 2006 a proposé un mouvement national d’actions indépendantes pour exprimer le mécontentement.

Leur peur est parfaitement palpable lorsqu’ils suivent la trajectoire du Jour d’action. Ce fut en premier lieu proposé par le chef Terrance Nelson de l’assemblée générale des Premières Nations, où la motion fut retenue. L’évènement national fut ensuite confirmé dans une réunion personnelle entre le haut commissaire de la GRC et le chef national d’alors Phil Fontaine. “Mr Fontaine a exprimé sa préoccupation au sujet de la frustration qui semble exister parmi les leaders des Premières Nations et la résolution grandissante de soutenir un blocage/blocus le 29 Juin”, dit un memo.

Les troubles croissant bien sûr ne peuvent pas être résolus au travers d’une plus grande coopération entre les forces de sécurité et du gouvernement. La frustration des Premières Nations avec cette stratégie ne pourra que continuer à augmenter.

Le système de récompense-punition de la couronne divise les leaders et le peuple

Si l’action coordonnée est bonne, une attention particulière doit être portée à l’intérêt particulier du gouvernement au “groupes échardes”.

Sous le système colonial du Canada, la lutte pour la souveraineté indigène, l’auto-détermination, les droits aborigènes et les traités, a été historiquement diminuée par les Premières Nations qui ont coopéré avec le gouvernement de la Couronne, trahissant ces Nations Premières qui résistaient au système colonial de la Couronne.

Au fil du temps, ceci a évolué dans la Couronne divisant les Premières Nations en des bandes d’Indiens “progressistes” et les bandes d’Indiens “arriérées ou traditionnelles”. Le gouvernement fédéral a développé une approche pour récompenser les Indiens “progressistes” et punir les “indiens traditionnels” et ce au travers de ses bureaux variés des affaires indiennes.

Cette approche fédérale de récompense-punition existe toujours, bien que les “agents indiens” aient été remplacés par les Conseils de Bandes (NdT: conseils de Tribus aux USA) qui délivrent maintenant les programmes et les services de la Couronne aux membres de leurs communautés. Les Conseils de Bandes et autres organisations des Premières Nations à la formule de financement toute prête, sont contrôlés par un système législatif, de politiques et de termes et conditions, tous désignés, créés, contrôlés et gérés largement par la bureaucratie fédérale de la Couronne et les politiciens d’Ottawa.

Les chefs et leaders des Premières Nations qui deviennent plus connus et importants sont en grande partie des individus qui ont été formés et entretenus par les bureaucrates fédéraux. Ces individus deviennent connus pour leur apparente grande capacité à obtenir les dollars fédéraux pour de nouveaux logements, écoles et d’autres infrastructures communautaires, ou des dollars pour des programmes additionnels pour améliorer les programmes des conseils.

Mais il convient de noter qu’aucune de ces individualités n’auraient pu parvenir à quoi que ce soit sans le soutien fédéral pour faire avancer leurs carrières politiques. C’est ainsi que fonctionne le système de récompense. Pour ces chefs et leaders qui ne coopèrent pas avec le gouvernement fédéral, ils peuvent être totalement ignorés et leurs demandes de fonds complètement bloquées. Dans certains cas, le gouvernement fédéral va même soutenir des “groupes échardes” afin d’éliminer un chef ou un leader offensant. Un très bon exemple de ceci réside avec les Algonquins de Barrière Lake dans l’ouest du Québec, mais ceci s’est aussi historiquement produit avec les Iroquois des 6 Nations en territoire de Grand River.

Les documents de l’INAC et de la GRC clarifient grandement que tandis que l’appareil de sécurité d’état canadien est préoccupé au sujet des “groupes échardes”, ils sont aussi quelque peu concernés par les chefs et leaders des conseils de bandes émanant de la Loi sur les Indiens et des organisations de l’establishment des Premières Nations comme L’APN et leurs organisations provinciales et territoriales, ne deviennent des “extrémistes aborigènes”.

Ce que nous montrent les briefings de l’INAC et de la GRC est qu’il y a un grand besoin d’unité de terrain avec des actions politiques concertées et coordonnées entre les Premières Nations afin de protéger, de défendre et de faire avancer la souveraineté pré-existente des Premières Nations, ainsi que nos droits aborigènes de traité à la terre et aux ressources.

Les tactiques du diviser pour mieux régner ne peuvent être combattues qu’avec de nouvelles statégies de construction d’alliances et de ramener le leadership sur le problème de la terre ancestrale.

Résistance politique: La guerre coloniale européenne de 500 ans sur le continent américain touche à sa fin…

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Gouvernez-vous vous-même en accord avec la situation

 

Mohawk Nation News

 

30 Mai 2014

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/05/29/govern-yourselves-accordingly/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’entreprise de la couronne (City de Londres) appelée Canada a été jugée coupable de génocide par la Commission Vérité & Réconciliation. La CVR n’a aucun mandat du tribunal de l’amirauté pour attaquer en justice la couronne (Vatican). Toutes corporations multinationales qui font des affaires avec l’entité criminelle connue sous le nom de “Canada”, sont des co-conspiratrices dans la fraude, le vol et se rendent de facto complices de la continuité du génocide. Pour ceux et celles qui sont associés avec le Canada dans les industries d’extraction des ressources naturelles, nous vous avertissons vous et tous vos actionnaires. Vous serez jugés dans une cour de justice ne dépendant pas de l’amirauté. Arrangez vos affaires sous ce principe. La reine d’Angleterre est une des actionnaires de la couronne et le Canada est une entreprise/corporation de la couronne (City de Londres + Vatican), déguisée en état souverain.

Les véritables souverains de l’Île de la Grande Tortue (NdT: L’Amérique du Nord) vont mettre un terme à l’extraction illégale. Vous avez soutiré nos ressources sans faire affaires avec nous, les souverains de la terre. Ceci constitue une fraude et un vol. Chaque accord est un abus de confiance et est nul et non avenu. Vous êtes responsables légalement du vol de nos ressurces naturelles. Chaque actionnaire de chaque entreprise sera personnellement mis en accusation de complicité de génocide lorsque nous traînerons la couronne devant un forum international.

Le Vatican est la Couronne. Toutes les entreprises/corporations dans le monde reçoivent leurs numéros ISO (International Standard Organization) du Vatican. Chaque pays ou état reçoit un numéro ISO pour faire des affaires. Les tribunaux de l’amirauté sont aussi des entreprises à but lucratif. La loi de l’amirauté ne concerne que les banques et les corporations. Toute entreprise du Vatican qui fait des affaires avec le Canada sera accusée devant les tribunaux de complicité de génocide.

Nous, les véritables souverains de ce territoire, n’iront pas devant un tribunal de l’amirauté. Nous mettrons en accusation les actionnaires individuellement par le moyen de tribunaux n’appartenant pas à l’amirauté.

Tarsands list of corporations.

Le génocide inclut la destruction de notre monde naturel sous la loi de la terre et de la Grande Paix (Kaianerehkowa). La seule possibilité de transaction commerciale légale sur l’ensemble de l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord) est avec les souverains de la terre. La guerre de 500 ans appelée “colonialisme” contre les peuples indigènes du monde est terminée. Nous allons vous traîner devant les tribunaux pour ce que vous nous devez. Dans le même temps, nous sommes prêts à planter plus de nourriture et à faire face à un hiver plus rude, mais une superbe récolte s’annonce. L’ignorance de la Grande Loi de la Paix n’est pas une excuse. L’ignorance de la loi n’est pas une excuse.

Comme le reconnaît Ted Nugent, quand le Conseil des Femmes assume leur rôle naturel de “mère nature”;

“She’s got the power to turn out the light. She’s got the power over day and night. She’s the queen of the forest”.

Ted Nugent. “Queen of the Forest”.

Résistance politique: Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations quitte le navire corporatif…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 5 mai 2014 by Résistance 71

Cet article fait remonter Idle No More du trou où le mouvement était un peu tombé. Nous en sommes ravis.

 

Article connexe:

https://resistance71.wordpress.com/2014/05/04/resistance-politique-le-grand-chef-de-lassemblee-des-premieres-nations-canadienne-quitte-la-grille-de-controle-corporatiste/

 

= Résistance 71 =

 

Shawn Atléo forcé de démissionner comme chef national dû à l’indignation des peuples des premières nations, au moment où l’opposition s’élève contre la loi assimilationiste précipitée sur l’éducation des premières nations

 

#KillBillC33 #NoWayFNEA #IdleNoMore #CDNPoli

 

Idle No More

 

2 mai 2014

 

url de l’article en français:

http://www.idlenomore.ca/shawn_atleo_forced_out_over_education_act

 

Aujourd’hui, après quatre années de servilité et de manque de leadership face au gouvernement Haper voué à un programme agressif d’assimilation et d’extermination des Premières Nations, le Chef national Shawn Atleo a été forcé de démissioner suite à  la pression populaire et la révolte grondante des chefs. C’est la première fois qu’un chef national démissionne de toute l’histoire de l’institution. Au cours de son mandat, M. Atleo a été plus préoccupé de garder Ottawa heureux que de représenter les aspirations des Premières Nations. Quand la population s’est levée lors des manifestations Idle No More, il a fait obstacle au mouvement en légitimant la manoeuvre absurde du gouvernement en se rendant à une rencontre controversée avec le bureau du Premier ministre le 11 janvier 2013, sans le mandat de l’Assemblée des Chefs.

Plus récemment, il n’a servi que de couverture pour la loi de type orwellienne sur l’éducation des Premières Nations, qui vise à terminer le travail de « tuer l’Indien dans l’enfant » qui a été mis en place par le régime des pensionnats autochtones en mettant l’éducation des Premières Nations sous le contrôle du gouvernement et des auorités centrales qui sont déconnectés des réalités des Premières Nations. Et ce, tout en prétendant, de manière malhonnête, placer l’éducation sous le contrôle des Premières Nations. Tout cela était trop insoutenable pour les Premières Nations et plusieurs chefs.

Arthur Manuel, le cofondateur de Defenders of the Land, dont le père George Manuel à fondé la Fraternité des Indiens du Canada, qui est plus tard devenu l’Assemblée des Premières Nations, a affirmé : « Quand mon père à débuté la Fraternité des Indiens du Canada, c’était une organisation populaire qui représentait le peuple. Maintenant, c’est une organisation qui sert Ottawa et qui est contrôlée par le financement provenant d’Ottawa. Seul un vrai mouvement provenant du peuple peut remplir le vide de gouvernance parmi les Premières Nations, et j’espère que le départ d’Atleo va permettre à ce type de mouvement de s’épanouir ».

« Avec le gouvernement Harper qui refuse de débattre, qui ignore les préoccupations des Premières Nations et qui se dépêche de faire adopter le projet de loi C-33 avant l’été, notre mouvement doit maintenir la pression sur l’exécutif de l’Assemblée des Chefs afin qu’elle fasse preuve de vrai leadership et qu’elle lutte contre Harper et son programme d’extermination. La loi sur le contrôle par les Premières Nations sur leur éducation n’est rien d’autre qu’un faux terme créé par le gouvernement Harper. Elle s’attaque au cœur mêmes de notre identité en tant que Premières Nations ainsi qu’à notre capacité de choisir notre propre mode de vie », a exprimé Janice Makokis, une militante du mouvement Idle No More.

« La réunoin d’urgence de la Confédération des Nations de l’Assemblée des Premières Nations convoquée par le Chef régional de l’Ontario Stan Beardy, qui doit avoir lieu à Ottawa le 14 mai 2014, est le moment idéal pour exiger des comptes à nos dirigeants. Le temps est venu pour eux de montrer qu’ils sont du côté de nos peuples, nos traités, nos droits inhérents et notre autodétermination », a indiqué Sylvia McAdam d’Idle No More. « Nous devons diriger l’énergie de notre mouvement contre la machine qu’est le gouvernement Harper et empêcher notre propre peuple de devenir l’instrument de notre propre destruction. »

– 30 –

Pour renseignements, contactez:

Russell Diabo (613) 296-0110

Janice Makokis (780) 915-0310

Sylvia McAdam (306) 281-8158

Arthur Manuel (250) 319-0688

Résistance politique: Le « grand chef » de l’Assemblée des Premières Nations canadienne quitte la grille de contrôle corporatiste…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 4 mai 2014 by Résistance 71

L’article que nous avons traduit en dessous du premier article et qui lui est antérieur de 15 mois, éclaire sur la démission toute récente du “grand chef” de l’Assemblée des Premières Nations” (APN).

Le salut de l’humanité passe par une partie des peuples occidentaux/colons, émancipés de l’idéologie colonialiste et se tenant aux côtés de leurs frères des peuples indigènes pour faire triompher leur lutte pour une véritable souveraineté et émancipation générale. Ce sera la fin du fléau de l’humanité: le colonialisme toujours Ô combien vivace et actif bien malheureusement !

~ Résistance 71 ~

 

Atleo quitte la grille de contrôle

 

Mohawk Nation News

 

3 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/05/03/atleo-quits-corporate-control-grid/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 2 Mai, Sean Atleo a courageusement démissionné de sa position de chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN) pour retourner à la direction naturelle des choses que nous appelons “tion-heh-kwen”.

L’APN est une agence de la corpration/entreprise Canada. Elle ne vient pas de nous. Elle vient d’eux. Leur boulot est de prétendre qu’ils parlent au nom des peuples indigènes. Ils signent à la vente nos terres, nos ressources et nos droits.

Nous observons maintenant ce que les autres conseils de bandes et de tribus vont faire. Sans cette grille de contrôle, la corporation/entreprise “Canada” n’existe plus. Est-ce que les Indiens entrepreneuriaux vont partir et se tenir aux côtees du véritable peuple naturel comme Atleo l’a fait ? Peuvent-ils renouveler leur appartenance avec la création ? La Terre-mère, l’eau, la flore, la faune (oiseaux, poissons, les peuples à quatre pattes, ailés) et tous nos parents naturels ? Si oui, alors l’entreprise et ses actionnaires n’auront pas accès à nous et à nos ressources naturelles. Le monde devra arrêter de faire des affaires avec cette entité criminelle connue sous le nom de “Canada”. Le conseil de bandes est la grille indienne corporatrice bidon qui présente au monde un sens, une apparence de légalité quand ils extirpent, exploitent nos ressources naturelles.

Le cirque du conseil de bandes aide grandement à mettre un bandeau sur nos yeux afin de nous maintenir en état de servitude constante vis à vis des actionnaires de l’entreprise Canada. Les Indiens (Injuns) entrepreneuriaux s’écartent tandis que nos terres et tous nos parents du monde animal et végétal les habitant sont pillés et violés. Leur boulot principal maintenant est d’être la dernière ligne de défense pour le Vatican (Couronne d’Angleterre) et que ceux-ci ne soient pas traînés devant les tribunaux pour génocide au regard de l’holocauste des écoles résidentielles pour Indiens (NdT: 50 000 enfant assassinés, chiffre conservateur, dans les écoles/pensionnats pour Indiens entre 1823 et 1996). Ils propagent “owistah”, maladie de l’esprit (NdT: égocentrisme psychopathe ?). Le problème est “moi”. La solution est “nous”, au travers de Kaianereh:kowa (La Loi de la Grande paix, constitution de la confédération iroquoise)

Pour Sean (Atleo). “The mountain is high. The valley is low.  And you’re confused on which way to go. So i’ve come here to give you a hand. And lead you into the promised land. So come on and take a free ride!” “La montagne est haute. La vallée est basse. Et tu ne sais pas de quel côté aller. Alors je suis venu ici pour t’aider. Je te conduis en terre promise. Allez viens je t’y emmène !” Edgar Winter. “Free Ride”.

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Owistah, diagnostic et soin

 

Mohawk Nation News

 

15 Janvier 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/01/15/owistah-diagnosis-cure/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Sean Atleo, de l’Assemblée des Premières Nations (APN) est absent pour cause de maladie après sa réunion désastreuse du 11 Janvier avec les chefs de l’entreprise Canada et le premier ministre (PDG) Harper. Pendant que tu te reposes, nous espérons que tu vas reprendre tes esprits au sujet du peuple. Ils voulaient que les chefs de l’entreprise les écoutent. Le PDG, marionnettiste n’a pas voulu parler des traités ou annuler ses lois génocidaires faites pour nous éliminer.

Trahir les femmes qui rassemblent les esprits du peuple, cause la maladie owistah. C’est notre SIDA qui nous a amené dans l’état de victimisation où nous sommes. Le boulot des chefs de l’entreprise est de nous infecter avec le virus de la dette aux banquiers. Ceci cause une constriction mentale hiérarchique pyramidale. Ils nous donnent les couvertures contaminées des mains de leur assassin financier. Il rappelle toujours aux chefs de l’entreprise que vous ne devez toujours penser qu’à vous-mêmes et vos familles. Le symptôme principal de cette maladie est le “moi je, moi je, moi je”. Le médicament est le “Nous”. Le PDG Stephen Harper de la corporation du Canada a voulu que ses chefs corporatistes agitent l’épée entrepreneuriale vers nous afin de nous diviser. Nous devions être livrés pieds et poings liés à Harper et ses commanditaires, les banquiers. Bientôt d’autres chefs enteepreneuriaux vont commencer à montrer des symptômes d’owistah, comme Atléo.

Les “démocraties” occidentales sont fondées sur le contrôle par la corruption et les pots-de-vin. Les transferts d’argent sur des comptes en banque secrets offshore sont la cause de la maladie owisdah. La seule cure connue est Kaianereh:kowa ou la Loi de la Grande Paix, la constitution de la confédération iroquoise.

Les chefs entrepreneuriaux n’ont pas pu rappeler à Harper au sujet du “Fond de trust des Indiens”, car ils font partie de l’escroquerie. Seul l’argent indien provenant de nos ressources paie pour faire fonctionner ce cartel connu sous le nom de l’entreprise “Canada”.

Au XIXème siècle, des millions de dollars de l’argent des Mohawks furent pris de notre fond de trust pour construire Osgoode Hall, le siège de la “légalité” en Ontario. L’université McGill (Québec) fut aussi construite avec de l’argent volé aux Mohawks. Auncun ne nous a jamais remboursé.

Les riches ne travaillent pas. Ils règnent et prennent leur pourcentage sur chaque transaction qui se déroule au travers de la banque, comme le scandale actuel de corruption au Québec nous le prouve.

Les architectes britanniques de cette gigantesque escroquerie à la dette ont fait d’énormes fortunes avec le trafic de l’opium et les guerres de l’opium dans les années 1800. Puis ils vinrent sur l’île de la Grande Tortue (NdT: l’Amérique du Nord pour les natifs) avec leur argent de la drogue et ont mis en place leurs cartels banquiers (Rockefeller, Morgan etc…). Aujourd’hui, ces nababs, parrains de la drogue gère l’agenda criminel pour créer le système hiérarchique patriarcal sous un gouvernement totalitaire global (NdT: appelé souvent “Nouvel Ordre Mondial”).

Le cartel international prend 10% à perpétuité de chaque opération commerciale faite par le Canada ou au Canada.

Atléo, si tu veux guérir complètement, retourne dans l’esprit unitaire générée par les femmes de ton peuple. Toi et tes acolytes entrepreneuriaux devez démissionner de vos postes et de votre adhérence à la loi génocidaire sur les Indiens (Indian Act). Le peuple traditionnel va dresser nos conseils/assemblées pour amener la paix à tout le monde. L’entreprise illégale du Canada va obéir à la loi de la terre.

Tous les peuples indigènes sur Terre sont en train de muer de leurs maîtres entrepreneuriaux et s’immunisent grâce à des mouvements comme Idle No More. (NdT: qui depuis la rédaction de cet article en janvier 2013, s’est considérablement rapproché de la voie entrepreneuriale et a été en partie, pas en totalité, corrompu….)

Crimes génocidaires au Canada: Bergoglio (pape François 1er), Pachon (Supérieur Géneral des jésuites) et Welby (archevêque de Canterbury) devant la justice…

Posted in actualité, colonialisme, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 1 avril 2014 by Résistance 71

Tout ceci est à l’origine lié au travail sans relâche d’enquête de Kevin Annett pendant près de 20 ans, pour traduire en justice les assassins de plus de 50 000 enfants autochtones décédés lors du programme gouvernemental canadien des pensionnats pour indiens (Indian Residential Schools) entre les années 1820 et 1996 (date de fermeture du dernier de ces « pensionnats », camps d’extermination), écoles gérées par les élises catholique, anglicane et unifiée du canada.

A ce sujet, voir notre dossier « Génocide, pensionnats pour Indiens/Kevin Annett »

Nous avons traduit de larges extraits de son livre enquête, livre dont on ne sort pas indemne.

Article précédent sur l’affaire.

— Résistance 71 —

 

Communiqué public urgent et mise à jour en provenance du Tribunal International de Droit Coutumier

Publié sous les auspices du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et l’État (ITCCS)

 

Samedi 29 Mars 2014 , 8 am GMT

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2014/03/29/urgent-public-communique-and-update-from-the-international-common-law-court-of-justice-trial-of-pope-francis-the-jesuits-and-the-anglicans-to-commence-april-7/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Inclusions:

1. Le procès du pape François 1er, des Jésuites et de l’église anglicane, commencera le 7 Avril avec une session d’ouverture présentée par le bureau du procureur ; la cour établit une sécurité renforcée après qu’une équipe “commando” du Vatican ait été envoyée à Bruxelles.

2. Une agence d’information du public a été ouverte pour rendre publiques les preuves fournies par le bureau du procureur durant le procès. Le premier rapport de l’agence se situe ci-dessous.

3. Les restes et archives de procédures concernant les enfants décédés ont été ordonnés à la destruction par l’archevêque de Canterbury Justin Welby (église anglicane), agissant au nom de la reine Elisabeth d’Angleterre. Des fosses communes contenant les cadavres d’enfants traffiqués sont découvertes au Canada, en Hollande et aux Etats-Unis et sont liées au culte sacrificiel dit du neuvième cercle.

Le secrétariat du tribunal a publié aujourd’hui cette déclaration publique:

Jorge Bergoglio (alias “Pape François 1er), Adolfo Pachon (supérieur général de l’ordre des jésuites) et Justin Welby (archevêque de Canterbury, église anglicane), seront jugés in abstentia à partir du lundi 7 Avril 2014, après avoir refusé de défier ou nier les accusations criminelles qui ont été émises à leur encontre par la division procéduriaire du Tribunal de droit coutumier de Bruxelles.

Le bureau du procureur commencera l’exposé des faits contre ces trois accusés principaux au jour dit et présentera les preuves liant ces personnes au trafic, la torture et la mort d’enfants et l’escamotage de ces crimes.

Le tribunal a retardé l’ouverture de ce procès d’une semaine de sa date programmée d’ouverture du 31 mars après avoir reçu la confirmation qu’une équipe d’opérations secrètes a été envoyée par le Vatican pour perturber et détruire le travail du tribunal. Cette équipe consiste en des agents sous contrats de la soi-disante “sainte alliance”, une agence d’espionage et d’assassinat gérée par l’ordre des jésuites, responsable de réduire au silence et d’assassiner les opposants au pape.

Le tribunal a établi de nouveaux arrangements de sécurité à cet égard pour ses membres et spécifiquement de son porte-parole public clef, le révérend Kevin Annett, secrétaire de terrain de l’ITCCS. Les sessions initiales du tribunal seront fermées et conduites dans un endroit tenu secret. Quoi qu’il en soit, les preuves que le bureau du procureur présentera à la cour seront rendues publiques pendant le procès au travers d’une agence d’information publique nouvellement établie et rattachée au bureau du procureur.

La première annonce de cette agence est publiée ci-dessous.
Voir www.itccs.org et www.iclcj.com pour toutes mises à jour ultérieures.

 

ICLCJ Communiqué 29 Mars 2014

Bruxelles

……………………………

Agence d’Information Publique du Bureau du Procureur du Tribunal International de Droit Coutumier

Bulletin No. 1: Samedi 29 Mars 2014

Le Bureau du Procureur en Chef (BPC) a compilé ses preuves contre les principaux accusés BERGOGLIO, PACHON et WELBY et a enregistré sa documentation principale avec le tribunal. Nos plaidoiries devant la cour commenceront le Lundi 7 Avril 2014 à 10:00 du matin.

Le BPC a trouvé un nombre considérable d’évidences et de preuves liant les accusés avec l’opération et la protection d’un réseau mondial de traffic d’enfants impliquant de manière systématique et routinière, le kidnapping, le viol, la torture et le meurtre sacrificiel d’enfants nouveaux-nés et d’enfants jusqu’à l’âge de 14 ans. Le cercle documenté connu sous le nom de NEUVIEME CERCLE, impliquant les accusés et les anciens papes JEAN-PAUL II et BENOIT XVI, est une des manifestations de ce réseau. Ce CERCLE opère selon les statuts de la loi canon désignée comme LE PRIVILEGE MAGISTRAL (THE MAGISTRAL PRIVILEGE), qui est enregistré aux archives scellées de la bibliothèque du Vatican. Une copie obtenue de ce statut est jointe comme preuve par le BPC.

Le NEUVIEME CERCLE existe dans le monde entier et est vieux de plusieurs siècles ; il opère depuis les cathédrales catholiques romaines de Montréal, New York, Rome, Londres et de douzaines d’autres endroits. Ces endroits incluent également des propriétés forestières aux Etats-Unis, au Canada, en France et en Hollande. Il utilise de manière routinière des enfants saisis auprès des orphelinats catholiques, des agences d’adoption, des hôpitaux et écoles.

Le BPC a documenté une de ces opérations dans l’ancienne MOHAWK INDIAN RESIDENTIAL SCHOOL (NdT: pensionnat) de l’église anglicane et gérée par les jésuites de Brantford en Ontario, Canada. Les viols, torture et meurtres sacrificiels d’enfants autochtones routiniers associés avec la confédération Mohawk, ont commencé dès l’ouverture du pensionnat en 1832 et continuent jusqu’à aujourd’hui dans des chambres du sous-bassement. Ce fait a été établi grâce à des restes examinés médico-légalement provenant d’une fosse commune retrouvée près de l’école, ainsi que par des témoignages de témoins occulaires, de preuves para-psychologiques et de la documentation d’archives secrètes de l’église anglicane à London, Ontario (la collection “G-12” du diocèse Huron anglican sous l’évêque Bob Bennett).

Une ancienne chercheuse de l’église anglicane LEONA MOSES a aussi confirmé ces faits personnellement à Kevin Annett et à l’ancienne Mohawk Cheryl Squire, lors d’un entretien privé en Octobre 2011. (voir la preuve du ICLCJ case 0022513-001, Genocide in Canada, at www.itccs.org, et les liens vidéos youtube placés sous ce communiqué)

Un des accusés principaux WELBY, agissant en tant qu’archevêque de Canterbury et sous la direction de la criminelle condamnée ELISABETH DE WINSOR (alias “reine d’Angleterre”), a ordonné la destruction de ces archives et de tous les restes médico-légaux des enfants assassinés en Janvier 2012, dans un communiqué privé adressée au prélat de l’église anglicane Fred Hiltz de Toronto. L’ordre de WELBY fut en partie induit par l’implication directe d’ELISABETH DE WINDSOR dans le kidnapping et la mort d’enfants autochtones au Canada et de la participation régulière de membres de la famille royale aux rituels du NEUVIEME CERCLE à l’école Mohawk de Brantford.

Ces rituels sont certifiés confirmés par des témoins occulaires d’un ancien pensionnaire de l’école Mohawk et par un enquêteur para-psychologue acrédité par la police dont les déclarations sous serments (NdT: équivalent des procès verbaux chez nous, appelés “affidavits” en anglais) sont enregistrés dans la liste des présentations à charge de l’accusation.

Ces deux sources sont d’accord pour dire avoir vu neuf personnes en chasubles rouges rassemblées autour d’un autel dans une pièce à voûtes du sous-bassement catacombe se situant sous le bâtiment ouest de l’école indienne Mohawk. Une jeune enfant Mohawk âgée de 5 ou 6 ans était attachée et baillonnée sur l’autel, elle fut répétitivement violée par tous les participants, puis tuée, éviscérée et découpée avec un couteau de cérémonie ; son sang fut consommé par les neufs présents. Les restes du corps furent ensuite brûlés et enterrés en secret dans les bois se trouvant à proximité de l’aile ouest du bâtiment.

En Octobre 2011, des excavations furent commencées par les anciens de la communauté Mohawk sur la zone du même site adjacent à l’école, ces fouilles ont révélé de nombreux boutons d’uniformes de filles élèves de l’école, des pièces de vêtements brûlées et des os qui ont été coupés en segments disctincts. De plus, deux de ces fragments d’os ont été positivement identifiés comme étant ceux appartenant à un jeune enfant, par un médecin légiste de la province de l’Ontario, Greg Olson et par l’archéologue Kris Nahrgang, ainsi que par un médecin légiste de grande expérience le Dr Donald Ortner de l’institut Smithsonian de Washington DC (Ortner est décédé de causes inconnues peu après…).

Les accusés principaux WELBY, BERGOGLIO et PACHON ont tous conspiré pour mettre en œuvre une campagne de dissimulation ou de destruction de preuves, d’obstruction à la justice et ont publiquement discrédité l’ITCCS et Kevin Annett après que cette évidence fut diffusée publiquement en Octobre 2011. Cette campagne de désinformation continue essentiellement par le moyen des médias contrôlés par le gouvernement du Canada, incluant le mal-nommé “Aboriginal Peoples’ Television Network” (APTN, voir ici une “lettre ouverte à APTN” par Kevin Annett: http://www.youtube.com/watch?v=01Iq6OR0ibA ) et en faisant directement taire les anciens Mohawks et les témoins occulaires de Brantford.

L’implication jésuite dans les rituels du NEUVIEME CERCLE à l’école Mohawk est confirmée dans la correspondance des directeurs principaux de l’école en remontant aussi loin que 1922. Des rituels de sacrifice similaires jésuites impliquant de jeunes enfants et des nouveaux-nés dans les écoles catholiques indiennes du Dakota du Sud et à Omak, Washington sont attestés par la témoin occulaire Clarita Vargas dans un procès-verbal inclus au dossier à charge.

Plus de preuves sur cette affaire seront divulguées dans les prochains bulletins d’information.

Publié par l’Agence d’Information Publique du Bureau du Procureur en Chef

Le 29 Mars 2014

Bruxelles, Belgique

= = =

Vidéos liées à ce communiqué (en anglais):

http://www.youtube.com/watch?v=NLzfvaA1vm8

http://www.youtube.com/watch?v=wGITRe1sJtQ

http://www.youtube.com/watch?v=G04DuSJhBhw

Cette dernière vidéo est un peu longue (1 heure, en fait 50minutes sans les pubs…), mais est excellente, à la fois pour l’information présentée (commentaires et analyses sur l’excavation des restes d’enfants autochtones sur le terrain du pensionnat de Brantford), mais aussi pour le message apporté… A voir et diffuser sans modération.

http://www.youtube.com/watch?v=xw5DwVlaspY

Kevin Annett, vidéo (4min30) 31 mars 2014:

Le gouvernement du Canada officialise la mort des dizaines de milliers d’enfants dans les pensionnats canadiens entre 1824 et 1996

 

http://www.youtube.com/watch?v=4xcUTiN1mAU

 

 

Canada et colonialisme: Commission Vérité et Réconciliation… Vraiment ?…

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La résistance politique au colonialisme actif sur le continent des Amériques, qui, contrairement au continent Africain, est toujours PHYSIQUEMENT sous occupation coloniale, commencée il y a plus de 500 ans, mène les Amérindiens dans trois groupes d’obédience politique distincts:

1- Les Indiens qui prônent le statu quo, car profitant bien du système colonial. Ils sont une minorité, mais ont été mis dans les positions clef de « négociations » entre les gouvernements colons et les nations indigènes.

2- Les Indiens « radicaux », qui prônent la récupération totale des territoires et la sortie des colons exploiteurs, militants et activistes, ils sont également une minorité, bien que cette position ait été adoptée (temporairement) par la vaste majorité des grands noms de la résistance amérindienne moderne depuis les années 1970.

3- Les Indiens qui prônent une véritable réconciliation via la restitution, mais aussi via le respect du traité originel entre natifs et immigrants européens: le traité Wampum Deux Rangées (Guswentha en langue iroquoise). Cette voie du milieu rassemble le plus du suiveurs indigènes et est sans aucun doute, la solution la plus accommodante et viable sur le long terme pour toutes les parties impliquées. Pour être couronnée de succès, il faut une chose à la fois simple et compliquée: Que les colons répudient les doctrines religieuses racistes et oppressives qui sont le fondement de la loi coloniale, qu’ils reconnaissent être des immigrants désirant vivre en paix et égalitairement avec leurs hôtes. Ceci signifierait la fin de l’empire anglo-américain et de la colonisation d’un continent…

C’est légalement faisable.

— Résistance 71 —

 

Vérité et Réconciliation

 

Mohawk Nation News

 

28 mars 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/03/28/truth-reconciliation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les auditions sur les abus sexuels, viols et meurtre de nos enfants dans les camps de la mort gouvernementaux appelés Residential Schools ou pensionnats pour Indiens se terminent. Les Ongwehonwe (NdT: terme Mohawk pour dire “habitants de la terre”, le terme Mohawk pour “autochtone”) ont besoin la communauté internationale des nations souveraines de les assister pour traduire en justice les criminels de la “couronne” exposés par la “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR). Eux et leur progéniture ne profiteront jamis du génocide de notre peuple. La couronne entrepreneuriale sera rendue responsable de leurs crimes.

La couronne est les banquiers internationaux qui viennent des 13 lignes de sang monarchiques dont le QG réside au Vatican. La couronne a envoyé ses assassins jésuites pour commettre le pire des crimes génocidaires sur nos enfants.

Comment peut-on réconcilier ceci ? En traduisant en justice ces criminels selon la loi de la terre, d’Onowarageh, l’Île de la Grande Tortue, pour l’assassinat de nos enfants et le vol de nos territoires et possession.

Tout ce que ces criminels en ligne direct avec la couronne nous ont volé sera restitué. Toute terre enregistrée comme “appartenant à la couronne” retourne aux véritables natifs Ongwehonwe dès maintenant ! Toutes extractions des ressources s’arrêtent immédiatement ! Tous les Indiens vendus à l’entreprise doivent quitter leur position maintenant ou vous devrez faire faire aux perles noires ! La loi naturelle équilibrera tout sur Onowaregeh.

La réconicilaition se produira quand nous aurons notre propre siège à la table des nations. Ils ne se sortiront pas du crime de génocide en disant “nous sommes désolés” ou en nous donnant quelques dollars provenant de toute façon de notre propre Indian Trust Fund toujours croissant de 700 000 milliards de dollars. Nous faisons partie de chaque pouce de cette terre.

La CVR a mis à jour le pire des crimes haineux du XXème siècle, la couronne assassinant nos enfants et notre culture. Ils ont essayé de forcer leur culture du dollar au dessus de notre culture spirituelle. Ils ont échoué. Sous notre loi, ils et toute leur progéniture sont coupables et feront face au gauntlet. Ceux qui fuient seront jugé sous la loi internationale. La couronne n’échappera pas à la punition pour génocide. Toutes les agences, structures et divisions entrepreneuriales de la couronne répondront de leurs méfaits devant nous. Le Canada a échoué à faire de la Commission Vérité et Réconciliation une entreprise de blanchiment légal des crimes.

Comme le chantent Crosby, Stills, Nash & Young : “Don’t ever ask them why, if they told you, you would cry”. Crosby, Stills, Nash & Young. “Teach Your Children Well”.

 

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La véritable affaire

 

MNN

 

30 mars 2014

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/03/30/real-deal/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La banque de Londres s’effondre ! Le président Obama et les banquiers qui possèdent le système bancaire occidental ont échoué à commencer la 3ème guerre mondiale en Ukraine. Bientôt, le dollar US sans valeur ne sera plus la monnaie de réserve mondiale. Encore plus de citoyens américains rejoindront les déjà 44 millions qui utilisent les bons alimentaires de subsistance. La Russie et la Chine sont en train de mettre au point un système d’échange mondial pour les transactions d’affaire utilisant le Renminbi chinois. Les Chinois sont en train d’établir un change à Londres et dans d’autres villes du monde. Chinese Currency Exchanges.

La loi de l’amirauté est une loi banquière. Tous les tribunaux du Canada sont des tribunaux de l’amirauté. La loi de la terre sur laquelle résident les entreprises commerciales connues sous les noms de “Canada” et d’ “Etats-Unis” est Kaianerehkowa (NdT: La grande loi de la paix, aussi connue comme “constitution de la confédération iroquoise”)

Le retour de notre toujours croissant Indian Trust Fund de 700 000 milliards de dollars sera immédiatement pris en considération par les facilitateurs russes et chinois. Le banquier Nathan Rothschild retient 500 000 milliards de dollars de notre Indian Trust Fund. Nous voulons les récupérer ainsi que les autres 200 000 milliards retenus par les autres familles banquières. Ceci aura pour conséquence la dissolution de ces deux entreprises lorsque les créditeurs rappelleront leurs prêts.

Tout contrat d’extraction de ressources fait au travers du bras politique indien du gouvernement canadien est illégale et donc nul et non avenu. Ring of Fire Deal.

Lorsque vous choisissez l’indifférence en ce qui concerne les droits de l’Homme, vous avez alors choisi d’être du côté des oppresseurs” avait dit Karl Jung. Les Canadiens qui n’ont jamais pris parti pour nous sont des criminels entrepreneuriaux. Eux et leur progéniture seront tenus responsables et paieront pour leurs crimes.

Tout ce qui est sur l’Île de la Grande Tortue nous appartient, à nous les peuples autochtones. Les entreprises commerciales du Canada et des Etats-Unis sont des terroristes. Ils iront à la banqueroute et seront dissoutes. Ces criminels seront condamnés pour génocide selon notre loi. S’ils se sauvent, ils seront jugés sous le coup de la loi internationale.

Chaque communauté sur l’Île de la Grande Tortue qui suit les racines du pin blanc jusqu’à leur source établira un système légal inspiré de Kaianerekowa, la loi de la terre. Autrement ils devront déguerpir. Les guerres sont terminées.

Comme le dit si bien Bob Marley, “No more war! No more war!”Bob Marley. “No more war! No more war!”

Putin’s new money system.                                                          Video: “Countdown to the Looking Glass”. 1984.   http://www.monitor.net/monitor/free/biatrustfund.html Indian Trust US

Résistance politique: Une étude de la doctrine chrétienne de la découverte ordonnée par l’UNPFIP

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 25 mars 2014 by Résistance 71

S’il ne faut jamais attendre grand chose de l’ONU sur un plan pratique puisqu’elle est par essence pieds et poings liés à l’oligarchie qui l’a créée en première instance, le fait d’amener ce sujet de la doctrine chrétienne de la découverte, fondement « légal » ou voulu comme tel du colonialisme occidental depuis le XVème siècle, cela aura au moins pour mérite d’amener les feux de la rampe voire une certaine attention publique et médiatique sur ce ce qui est la véritable clef des solutions pour l’annihilation de l’empire anglo-américain.

Pour y parvenir, il faut que le plus de personnes possible soient mises au courant de ce qu’est la doctrine chrétienne de la découverte (bulles papales Romanus Pontifex et Inter Caetera de 1455 et 1493) et également être familier avec le plus grand cas légal qui incorpora cette doctrine chrétienne raciste dans la loi des Etats-Unis régissant la propriété et la souveraineté sur les territoires, le verdict de l’affaire Johnson contre McInstosh, Cour Suprême des Etats-Unis, 1823.

Le public français et francophone doit savoir sur quoi est fondé le colonialisme occidental depuis plus de 500 ans: Une doctrine religieuse raciste, génocidaire et eslavagiste, incorporée aux lois des états-nations et qui régit toujours aujourd’hui les lois foncières et de souveraineté des nations indigènes aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

— Résistance 71 —

 

Le Forum permanent des Nations Unies questionne la doctrine de la découverte

 

Peter d’Errico

 

20 mars 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/03/20/un-permanent-forum-raises-stakes-christian-discovery-doctrine?page=0%2C0

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le professeur Joshua Jeffers, candidat au doctorat en histoire et enseignant à l’université de Purdue, a écrit une étude importante sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte, étude publiée dans le magazine d’histoire de l’état du Maryland au printemps 2013. Jeffers a commencé son étude, validée universitairement, avec une discussion de la décision de la cour suprême des Etats-Unis de 1823 dans l’affaire Johnson contre McIntosh, qui fit de la doctrine “le principe légal fondamental sur lequel est fondé le droit à la propriété foncière des Etats-Unis… avec des conséquences dévastatrices pour les nations amérindiennes.”

Après une stricte analyse de la trajectoire de la doctrine chrétienne de la découverte depuis ses origines dans les decrets papaux du XVème siècle, Jeffers explore les façons par lesquelles cette obscure doctrine légale religieuse a émergé dans la discussion ouverte de notre époque. Il décrit la situation actuelle comme “augmentant l’agitation à son sujet”. Les lecteurs du présent média sont les témoins de cette agitation tandis que les colonnistes et les articles de presse rapportent le mouvement croissant pour amener les Nation-Unies à focaliser sur la doctrine chrétienne comme étant une doctrine coloniale et impérialiste.

Dans une conclusion provocante, Jeffers suggère que le défi des peuples indigènes du XXIème siècle à cette doctrine est tout aussi signifiant que les débats ayant eu lieu au XVIème siècle et qui examinèrent le sous-jacent théologique et légal du colonialisme espagnol. Il montre que l’examen récent de Johnson contre m’Intosh, appelant à remettre en question sa légitimité comme précédent, fait aussi écho des arguments au sujet des spéculateurs terriens britanniques du XVIIème siècle et des théoriciens légaux américains des XVIII et XIXème siècles.

La conclusion de Jeffers au sujet de la signifiance historique du moment présent semble amplement soutenue par les faits. Comme il le note fort justement, “dans les deux dernières décennies, plus de 750 articles et plusieurs livres venant d’universitaires aussi variés que des politologues, légistes et historiens de la colonisation, ont critiqué vertement la décision de la cour suprême dans l’affaire Johnson contre MacIntosh.”

Il y a non seulement eu une explosion des commentaires critiques dans le monde universitaire, mais la critique a aussi débordé en dehors du débat académique pour aboutir dans la presse et l’arène politique.

La 11ème session du Forum Permanent de l’ONU sur les problèmes indigènes (2012) a examiné la Doctrine Chrétienne de la Découverte en tant que “thème spécial”. La session impliqua un panel d’experts internationaux, en préparation d’un article sur la conférence et des déclarations venant de membres de peuples indigènes de partout dans le monde. Le rapport de la session a recommandé qu’une étude formelle se tienne pour le Forum Permanent lui-même.

L’étude recommandée par la session spéciale a été préparée par Mr Edward John, un membre du Forum, et est maintenant dans sa phase finale de révision. Elle sera présentée à la 13ème session du forum, programmée pour les 12-23 Mai 2014. Mr John enquête non seulement sur les “impacts” de la Doctrine Chrétienne de la Découverte, mais aussi de ses “mécanismes, processus et instruments de rectification”.

L’étude va de fait atteindre le niveau de signifiance historique suggérée par le Professeur Jeffers: Elle représente une mise en examen mondiale de la notion de découverte chrétienne, avec ses implications légales, politiques et économiques, ainsi que la place réelle de la religion dans les activités de gouvernement. La question est de savoir si la discussion va se concentrer sur le verbe “rectifier” comme “rhabiller” ou comme ‘remettre en position droite, donc rectifier un tort” (NdT: le verbe incriminé ici en anglais is “redress” qui peut avoir deux sens: rectifier un tort ou rhabiller, difficle à transcrire le jeu de mot dans la traduction… voir la phrase dans l’article original).

Il convient d’abord de se référer à la doctrine avec son véritable nom, celui de: Doctrine Chrétienne de la Découverte et non pas à la phrase commune à laquelle se réfère bon nombre d’écrivains, même ceux qui lui sont critiques et qui l’appelle “doctrine de la découverte”. Le véritable nom insiste sur le fait que la doctrine est fondamentalement enracinée dans la religion dès l’origine. Ce n’est pas une règle séculiaire, mais une règle de discrimination religieuse.

Nous devons à Steven Newcomb (NdT: que nous traduisons régulièrement sur ce blog…) d’avoir établi la base académique de ce sujet en démontrant l’enregistrement historique et documenté de la “découverte” comme étant de fait une doctrine religieuse. Ce fut Newcomb qui martela sans cesse les termes de “doctrine chrétienne de la découverte” et ce à une époque où la vaste majorité des écrivains se référaient simplement à elle dans les termes de “découverte européenne”. (NdT: Sciemment ou non est une autre histoire…)

L’archivé historique montre que “la découverte européenne” est la “découverte chrétienne” et ceci est très clair depuis l’intrusion coloniale initiale, lorsque que Christophe Colomb planta le drapeau espagnol sur le “Nouveau Monde” en 1492.

En 1493, la bulle papale “Inter Caetera” du pape Alexandre VI félicitait “notre fils bien-aimé, Christopher Colombus” et pour la couronne espagnole qui finançait Colomb, le pape “donne, accorde, octroit et vous assigne à vous et vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Leòn, à tout jamais… tous les droits, jurisdictions et appartenances, de toutes les îles et des terres (continentales) trouvées et à trouver, découvertes et à découvrir.” La seule limite de l’octroi du pape était si les terres étaient déjà “en possession de quelque roi ou prince chrétien”. Le nom même de Colomb porte témoignage de la doctrine. Comme le stipule le dictionnaire d’anglais Oxford: “Chistopher” veut dire “porteur du Christ”.

Comme le signale le professeur Jeffers, les racines doctrinaires de la découverte chrétienne remonte même à plus loin, au XIIIème siècle, le pape Innocent IV qui “donna aux Chrétiens l’autorité légale de circonvenir à la propriété non-chrétienne et aux droits de souveraineté.” Aux XVIème et XVIIème siècle, des chercheurs en droit tels Franciscus de Victoria et Hugo Grotius commencèrent de développer ce qu’ils appelaient le “droit international” (c’est à dire la loi du système de l’état-nation). Ils construisirent sur des précédents papaux “légitimisant la confiscation des terres, propriétés et souveraineté des peuples non-chrétiens.”

Le rendu Johnson contre MacIntosh a admis cette origine religieuse. Comme le juge suprême Marshall l’écrivit: “Personne des puissance européennes ne donna plus son plein assentiment à ce principe que l’Angleterre. Les documents à ce sujet sont nombreux et complets. Dès l’année 1496, son monarque donna une commission aux Cabot de découvrir des terres alors inconnues au peuple chrétien et d’en prendre possession au nom du roi d’Angleterre.

Les Etats-Unis furent aussi abrupts lorsqu’ils clamèrent les terres des Indiens Tee-Hit-Ton en 1955. Leur résumé légal fonda explicitement l’affirmation de droit sur la doctrine chrétienne de la découverte: “La doctrine de titre de propriété par la découverte n’est pas juste une doctrine catholique romaine, mais plutôt un principe auquel toutes les nations chrétiennes adhèrent.” Le résumé légal expliquait qu’alors même que les Etats-Unis ne “reconnaissaient pas les papes comme la source de leurs titres de propriétés”, le concept de titre par la découverte était “fondé sur la même idée que les terres occupées par les païens et infidèles étaient ouvertes à toute acquisition par les nations chrétiennes.

Johnson contre M’Intosh et l’affaire Tee-Hit-Ton sont toujours considérés comme des précédents valides dans les tribunaux américains. Les cours de justice à tous les niveaux citent souvent ces décisions. Le plus souvent ces jours-ci, les tribunaux n’élaborent pas sur les fondements religieux sous-jacents de ces décisions. Comme le dit Jeffers, les noms de ces affaires sont maintenant “un raccourci logique pour déclarer que le titre de propriété indigène de la terre était inférieur à celui du titre européen.”

Il serait très embarrassant aujourd’hui pour les puissances coloniales et leurs descendants dans les états-nations variés du monde de parler ouvertement des fondements religieux des lois établies en regard des nations autochtones. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y ait personne qui implique et embrasse la religion au sein de l’exercice du gouvernement (des sionistes aux chrétiens évangélistes en passant par les partis politiques islamistes), mais il convient de dire que la position normale des état membres des Nations-Unies est maintenant de manière générale, nettoyée d’une telle rhétorique.

L’étude à venir du Forum Permanent fera monter l’attention rhétorique du discours international au sujet des peuples indigènes à son plus haut niveau depuis 500 ans. Ceci représente une opportunité et un défi. Les références répétées de l’étude pour “redresser” veut peut-être juste dire “rhabiller” une vieille doctrine ; un tel rhabillage de la doctrine peut-être anticipé et prévenu si des références à “l’auto-gouvernance”, “contrôle des terres” et autres aspects d’une “souveraineté effective”, sont bien comprises et mises en avant.

Peter d’Errico est diplômé de la faculté de droit de Yale (1968) Il a été l’avocat du Dinebeiina Nahiilna Be Agaditahe Navajo Legal Services, 1968-1970, à Shiprock . Il a enseigné le droit à l’université du Massachusetts, Amherst, 1970-2002. Il est avocat consultant sur les problèmes légaux indigènes.

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Autre lecture sur l’affaire Johnson contre McIntosh (1823):

https://resistance71.wordpress.com/2014/03/12/resistance-au-colonialisme-le-vol-des-terres-amerindiennes-enterine-par-une-decision-de-la-cour-supreme-de-1823/

Sur les bulles pontificales Romanus Pontifex, Inter Caetera et sur l’origine religieuse du colonialisme occidental:

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/09/lorigine-profonde-du-colonialisme-occidental-les-bulles-pontificales-romanus-pontifex-1455-et-inter-caetera-1493/

500 ans d’injustice (Steven Newcomb) et liens sur l’origine du colonialisme:

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/12/les-origines-du-colonialisme-inhumain-trop-inhumain-selon-le-vatican/

La bulle papale Inter Caetera de 1493 (Steven Newcomb):

https://resistance71.wordpress.com/2013/10/05/au-sujet-de-lorigine-du-colonialisme-la-bulle-papale-inter-caetera-alexandre-vi-1493/