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Résistance au colonialisme: De l’hystérie des célébrations de la « découverte » de nouveau monde (Mohawk Nation News)

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Génocide & crimes de l’église et de l’état

 

L’hystérie de Thanksgiving / jour d’action de grâce et du jour de Colomb

 

Mohawk Nation News

 

10 octobre 2018

 

source: http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/10/columbus-thanksgiving-hysteria/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tous les ans, les envahisseurs de l’Île de la Grande Tortue célèbrent le génocide continu du peuple naturel de la terre. Christophe Colomb et le jour d’action de grâce vont de paire avec l’hystérie marchande du Vendredi Noir mis en place pour une fois de plus détourner l’attention de l’annihilation de millions d’Onwehonwe (peuples natifs), les véritables peuples naturels de ce continent.

Nos enfants furent enlevés et emprisonnés dans des “centres d’élimination pour enfants” appelés pour la circonstance “pensionnats pour Indiens”. Ils furent kidnappés, torturés, assassinés et brûlés dans les chaudières des caves. (NdT: ils furent aussi essentiellement enterrés dans des charniers/fosses communes aux alentours des pensionnats). Les pensionnats ne furent qu’une extension de la politique du génocide qui continue aujourd’hui.

Un régime répressif constitué d’imposteurs fut mis en place finançant et organisant l’opération de génocide.

Les envahisseurs établirent des règles sur tous les aspects de notre vie. Nous avons vécu comme des morts-vivants pendant des siècles. La connaissance de notre existence même fut presque totalement effacée par les envahisseurs. Ils ont recruté des Indiens pour faire le sale boulot à leur place.

L’État maintient une surveillance accrue sur nous. Nous sommes sur ce qui reste de nos terres, tentant de survivre.

Nous sommes naturels, nous nous sauverons les uns les autres. Le monde sait que le Canada et les Etats-Unis sont des entités assassines.

Nous sommes retenus otages. Nous sommes nés libres et recouvrerons notre liberté. Les envahisseurs sont venus ici pour tuer et exploiter, ils ne sont pas venus en paix. Ils constituent un monumental échec en regard de cette planète. Ils sont maintenant en train de penser et de mettre en œuvre leur propre extinction. La Nature prendra de difficiles décisions pour assurer notre survie.

Lectures complémentaires:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

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Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte


Wampum Deux Rangées

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1867-2017: 150ème anniversaire du Canada, entreprise coloniale, ou la célébration du génocide…

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Définition du génocide par l’ONU:

D’après la Convention sur la Prévention et la Répression du crime de Génocide de l’ONU, le génocide est défini dans l’article 2 comme étant “des actes commis avec l’inention de détruire, en partie ou en totalité, un groupe racial, ethnique, national ou religieux.” Décrit par l’ONU comme un “crime odieux”, un génocide peut être commis de l’une de ces façons: en assassinant les membres de ce groupe, en causant de sérieuses blessures physiques ou mentales, en infligeant des conditions de vie telles que la destruction du groupe est assurée, en empêchant les maissances dans le groupe et / ou en forçant le transfert des enfants de ce groupe vers un autre groupe.

Note de Résistance 71: Bien que le “Canada” existait auparavant, sa date de naissance officielle est le 1er juillet 1867. Sa création officielle fut décrétée par le document du British North America Act ou BNAA, aussi appelé la “constitution” du Canada. A cette date, le Canada est devenu un royaume dans l’empire britannique sous le nom officiel de Dominion of Canada, toujours directement dépendant de la “couronne” britannique (c’est à dire de la City de Londres et de sa Banque d’Angleterre/Vatican). Le Canada n’est devenu plus indépendant qu’en 1982 avec le Canada Act, date à laquelle il a pu commencer à émettre des passeports non britanniques. Néanmoins, la souveraine actuelle du Dominion du Canada est la reine Elisabeth II d’Angleterre, elle est la commandante en chef de l’armée canadienne. Le grand patron du Canada est le gouverneur général, nommé par le souverain britannique et qui lui rend directement compte par le truchement du Privy Council de la couronne, conseil spécial du monarque gouvernant. Aucune décision politique ou économique impliquant le Canada au niveau international ne peut être prise sans l’aval du GG et donc de la couronne. La reine Elisabeth II a déjà plusieurs fois au cours de son règne dissout le parlement canadien. Elle est la “chef de l’état” officiel du Canada et toute loi ou action politique passées par le gouvernement canadien ne le sont qu’en son nom. Pour être naturalisé “canadien” il faut prêter allégeance au monarque britannique. Alors le Canada, indépendant ? Foutaise totale !… Le Canada entreprise coloniale de la “couronne” (City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican) ? très certainement et aujourd’hui peut-être plus que jamais. Comme les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les pays du “Commomwealth”, le Canada est une colonie, établie sur la base du vol, du génocide perpétuel, sous des formes diverses ; les pensionnats pour Indiens ayant assassiné plus de 50 000 enfants autochtones entre la moitié du XIXème siècle et 1996, date de fermeture du dernier de ces ignobles camps de la mot. (cf. “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation, 2016)

lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, 2008)

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La célébration du 150ème anniversaire du Canada est la célébration du génocide des indigènes

 

Pamela Palmater

 

29 mars 2017

 

url de l’article:

 http://warriorpublications.wordpress.com/2017/03/30/canada-150-is-a-celebration-of-indigenous-genocide/

repris de:

 http://nowtoronto.com/news/canada-s-150th-a-celebration-of-indigenous-genocide/ 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

par Pamela Palmater, Now Toronto, 

 

29 Mars 2017

 

Pour bien des peuples indigènes de l’île de la Grande Tortue (Amérique du Nord), il est très difficile d’imaginer le premier ministre Justin Trudeau, qui a dit “aucune relation n’est plus importante pour le Canada que celle avec ses peuples autochtones”, célébrant les dernières 150 annés de colonisation brutale et la fondation de ce qui est maintenant connu sous le nom de Canada. (NdT: en réalité une entreprise coloniale de la “couronne” ou City de Londres et sa Banque d’Angleterre et du Vatican..)

Cette année, le gouvernement fédéral planifie de dépenser plus d’un demi milliard de dollars sur des festivités marquant le 150ème anniversaire de la création du Canada.
Dans le même temps, des services sociaux essentiels pour les Nations Premières pour soulager les dures conditions dûes à la crise socio-économique pour les peuples premiers atteint des records historiques de sous-financement. Non seulement le Canada refuse de partager le butin tiré de son propre piratage de la terre, mais il utilise ce même butin pour célébrer sa bonne fortune. Sans ambage, chaque explosion de feu d’artifice, chaque hot dog et morceau du gâteau de 150ème anniversaire du Canada seront payés avec le sang du génocide des peuples et cultures indigènes.

Beaucoup d’endroits luttent et ont du mal avec les origines génocidaires de la nation.

A Halifax, le comité éducatif a voté pour changer le nom du collège Cornwallis, parce que la personne qui a donné son nom à l’école, Edward Cornwallis, fut responsable de la mise en place du système de récompenses monétaires pour chaque scalp de membres de la nation Mik’maq, ce qui entraîna bien des morts.

De la même manière, à Toronto, l’université Ryerson est soumise à enquête pour le nom d’Egerton Ryerson, un fervent soutien des pensionnats pour Indiens où des dizaines de milliers d’enfants autochtones moururent de morts atroces et violentes.

Même les très “célèbres cinq” femmes, portées au pinacle depuis longtemps comme championnes des droits de la femme ont vu leur statut d’héroïnes révisé à cause de leur grand soutien à la cause de la stérilisation des femmes indigènes. Célébrer le génocide n’est pas ce qu’on pourrait considérer comme une valeur canadienne moderne.

Tandis que l’utilisation du terme “génocide” pour décrire le traitement réservé par le Canada aux peuples indigènes a créé un grand débat animé, il y a toujours eu une certaine reconnaissance du fait qu’au minimum, le Canada était coupable de “génocide culturel” (NdT: terme impropre car un génocide ne peut être que physique, l’anthropologue et ethnologue français Robert Jaulin a défini l’annihilation ou l’assimilation culturelle coloniale comme étant un ethnocide, terme plus propice quant à ce qui touche au culturel…), même si les individus ne pouvaient pas accepter de plus sinistres intentions.

L’ancien premier ministre canadien Paul Martin a dit à la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), qu’il était temps d’appeler la politique derrière le programme des pensionnats pour Indiens, “génocide culturel” [ethnocide].

La juge de la cour suprême du Canada Berverley McLachlin a pesé sur le bilan négatif concernant les droits de l’Homme du Canada en disant que le programme des pensionnats pour Indiens était bien une tentative de commettre un “génocide culturel” contre les peuples autochtones.

Alors que ces commentaires furent faits avant la publication du rapport de la CVR fin 2015, ils levèrent des questions dans la sphère publique au sujet du comment reconnaître le génocide lorsque ce n’est pas quelque chose comme l’Holocauste ou le génocide du Rwanda.

Malgré la nature ultra-sensible de l’affirmation de génocide, la CVR alla plus loin après avoir enquêté sur les archives historiques, disant que la totalité des politiques envers les peuples autochtones représentait un génocide physique, biologique et culturel (ethnocide).

La partie la plus difficile dans le discours public se rapportant au génocide perpétré est que les Canadiens ne sont pas en possession de tous les faits et détails de l’affaire.

Beaucoup de gens font encore l’erreur de croire que le génocide ne se produit que lorsque des millions de personnes sont massacrés dans des camps de concentration. On ne leur enseigne pas à l’école la véritable histoire des atrocités commises contre les peuples autochtones, qui dans le temps, ont résulté en des millions de victimes. Certaines universités enseignent les recherches et études sur le génocide sans jamais mentionner le processus de colonisation mortifère du Canada.

La véritable histoire néanmoins, montre que même après avoir signé des traités avec les nations premières, des lois furent votées au Canada offrant des récompenses pour les scalps d’hommes, de femmes et d’enfants indigènes. La plupart des négociations de traités furent conduites sous des conditions de famine ou de menaces de violence à l’encontre des nations premières et on doit toujours garder présent à l’esprit que ceci sont les faits historiques du comment le Canada est devenu le Canada.

“La politique indienne” fut fondée sur l’acquisition des terres indigènes et de leurs ressources naturelles tout en réduisant les obligations financières compensatoires envers ces mêmes peuples. La méthodologie principale fut soit l’assimilation ou l’élimination. Ces actes incluaient le confinement des peuples autochtones dans de petites réserves en leur interdisant de chasser, de pêcher ou de subvenir aux besoins de leurs familles, les forçant à vivre sur des rations maintenues maigres et insuffisants, ce qui causa de nombreuses morts par famine ou par immuno-déficience menant à une haute mortalité suite à épidémies (NdT: les maladies comme la tuberculose et la variole étant le plus souvent introduites volontairement au sein des communautés dont les systèmes immunitaires avaient au préalable été affaiblis par le manque de nourriture…)

Ceci ne s’arrêta pas là. D’autres actes génocidaires incluèrent la stérilisation forcée des femmes autochtones et des petites filles et le vol de masse des enfants indigènes, dont un très grand nombre fut physiquement et sexuellement abusé, des expériences médicales faites sur cobayes humains, torturés et affamés dans les pensionnats pour Indiens, menant à la mort de dizaines de milliers d’entre eux (NdT: cf notre traduction de “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, le contre-rapport de la CVR, publié par le TIDC en 2016)

C’est ainsi que le gouvernement du Canada a nettoyé la terre pour les fermes, les mines, l’extraction pétrolière et le “développement” de la terre. Le Canada ne serait simplement pas le riche pays qu’il est, un des meilleurs pays à vivre au monde, si ce n’était pas grâce à l’extraction des peuples indigènes de la source de richesse du Canada.

Le vrai crime n’est pas seulement l’incapacité et le manque de volonté du Canada de redresser ses torts passés (NdT: et présents…)

Aujourd’hui, toujours plus d’enfants autochtones sont saisis de leurs familles et mis dans des familles d’accueil qu’au faîte de la période cruelle des pensionnats pour Indiens. La sur-incarcération des hommes indigènes, des femmes et des enfants, continue à un rythme des plus alarmant. Alors même que la population autochtone ne représente que 4% de la population, certaines prisons contiennent presque 100% de détenus autochtones.

Le gouvernement fédéral et les agences des forces de l’ordre (NdT: polices locales, provinciales et fédérale = GRC -) ont permis la crise des disparitions et des assassinats des femmes et jeunes filles indigènes de continuer sans pratiquement aucune intervention, ceci suggérant une certaine complicité dans toutes ces disparitions et morts violentes.

Le premier ministre a parlé durant les cérémonies du Jour National Aborigène en 2016 au sujet de “l’importance de la réconciliation et du processus de vérité” afin de cicatriser la relation du Canada avec ses peuples et nations premiers.

Il n’a absolument aucun droit de parler de réconciliation avant même que de prendre les étapes nécessaires pour faire amende honorable. Le Canada n’a aucun droit de demander à quiconque d’entre nous d’aller de l’avant tant que le premier ministre et ceux des provinces n’endorsent la responsabilité de ce que leurs institutions ont fait et continuent de faire aux peuples indigènes. Aucune exposition d’art autochtone, de chants et de danses traditionnels durant la célébration du 150ème anniversaire du Canada n’arrêtera la douleur et la souffrance inter-générationnelle au sein de nos peuples, les suicides, les abus policiers, les standards de soins de santé, la décrépitude des logements, le manque d’accès aux conditions sanitaires, à l’eau potable ou de l’extinction de la vaste majorité des langues autochtones.

Peut-être que le Canada devrait devenir bien plus humble, prendre du recul, annuler ses plans et faire le dur chemin nécessaire pour faire amende honorable sur son héritage. Alors nous pourrions tous célébrer la vision du traité originel de respect mutuel, de prospérité et de protection mutuelles envisionnés par nos ancêtres. Jusqu’à ce que ceci soit réalisé, je ferai l’impasse sur le gâteau…

Pamela Palmater est une membre de la nation Mik’maq de l’Eel river Bar First Nation. Elle a pratiqué la loi indigène depuis plus de 18 ans et est en ce moment professeure associée et détentrice de la chaire de gouvernance indigène de la faculté de science politique de l’université Ryerson (Ontario)