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Résistance au colonialisme: Justin Trudeau représentant de l’entreprise coloniale appelée « Canada » accroché en Colombie Britannique… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 janvier 2019 by Résistance 71

Gilets Jaunes !… Réfléchissons à ceci car leur lutte est la notre et notre lutte est la leur, nous sommes tous inter-connectés et faisons tous partie d’un vaste réseau planétaire de résistance et de rébellion contre l’ordre anti-naturel dictatorial des choses. Les Gilets Jaunes SONT LES POPULATIONS NATIVES OPPRIMEES de la terre de France. Le premier ministre canadien est l’intendant collecteur pour la « couronne » comme Macron est l’intentant collecteur pour l’oligarchie (elle aussi affiliée à la « couronne » de la City de Londres car le CAC40 est une succursale de La City…). Trudeau discute et se fait accrocher par la résistance anti-coloniale, ce qui ne risque pas d’arriver à Micronus 1er qui refuse le débat public et fait dans son froc.

La fin est proche pour l’oligarchie ainsi que pour l’État, cette entité artificielle de la division et de l’oppression/exploitation, aidons les à disparaître, c’est une mesure de salubrité publique…

~ Résistance 71 ~

 

Loi naturelle, loi de la terre…

 

La Colombie Britannique avant l’établissement colonial

 

Mohawk Nation News

 

15 janvier 2019

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/15/b-c-before-colonial-settlerism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous retournerons en l’état (politique) des choses telles qu’elles étaient juste avant l’arrivée des chrétiens (européens) sur l’Île de la Grande Tortue et vers un monde durable ayant la reconnaissance et le respect de toute vie dans nos relations avec notre terre-mère.

A Kamloops en Colombie Britannique (NdT: côte ouest canadienne), l’envahisseur immigrant et premier ministre de l’entité coloniale, Justin Trudeau, a admis que “nous avons une longue et terrible histoire”. Toute vie originelle sur l’Île de la Grande Tortue vivra selon les préceptes de Kaianerekowa (grande Loi de la Paix) et de Teiohateh (wampum deux rangées), toutes deux fondées sur le pouvoir de nos esprits. L’entreprise coloniale illégale connue sous le nom de “Canada” n’existera plus ; sont déclarés nuls et non avenus tout ce qui est connecté avec la colonie du Canada aussi insignifiant soit-il tels que la loi sur les Indiens (Indian Act), les conseils de bandes, les lois sur les terres indiennes de 1924, tus les tribunaux coloniaux en résidence sur l’Île de la Grande Tortue, la monnaie de singe du dollar, les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, les pensionnats pour Indiens, le christianisme, les traités, les lois d’immigration et les immigrants, ce pur crottin de cheval appelé “constitution du Canada”, qui ne fut jamais ratifiée par le peuple canadien, qui présume être au-dessus de nous, tous les titres de “propriété” de la “couronne” et ce depuis le début, etc…

Note de R71: La vidéo de la conversation avec J. Trudeau est inclue dans l’article dont le lien figure ci-dessous…

https://www.kamloopsthisweek.com/news/trudeau-takes-questions-handles-outbursts-at-kamloops-town-hall-meeting-1.23589598

A Kamloops en CB le 9 janvier 2019, le premier ministre Justin Trudeau plaida coupable de tous les crimes d Canada contre la vie sur l’Île de la Grande Tortue. Il sera tenu responsable de ses paroles. Ceux qui ne suivront pas Kaianerekowa et Teiohateh devront quitter l’Île de la Grande Tortue. Nous les peuples natifs pouvons maintenant exercer nos devoirs et nos responsabilités comme elles furent déterminées par la nature/création. Justin Trudeau n’a aucun pouvoir de donner l’auto-détermination à quiconque. Il admet sans ambages que le Canada a violé Kaianerekowa et Teiohateh.

Trudeau veut 1 million de nouveaux immigrants au Canada. Chaque immigrant doit passer un test administré par le véritable peuple natif naturel de l’endroit. Nous déciderons qui vient sur nos territoires. Ceux qui ne connaissent pas et ne s’engagent pas personnellement à suivre Kaianerekowa et Teiohateh ne peuvent pas rester ici. Le premier ministre Justin Trudeau a fait le commentaire suivant à la réunion de la mairie de Kamloops en Colombie Britannique, le 9 janvier 2019 (dans l’enregisterement entre 45:43 et 51:29)

Note de R71: entre crochets et en italique sont les commentaires de MNN sur les réponses de Trudeau…

Premier Ministre: “Oui, vous avec le foulard rayé, oui”.

Question: “Hello, mon nom est Tilly. Je viens de la nation Stl’atl’lmx et je viens ici avec mes prières et avec mes ancêtres et aujourd’hui je veux vous demander ce que vous allez faire pour arrêter l’oppression et la constante mise de nos peuples sous le joug de la colonisation ? Quand allez-vous nous rendre nos droits ? Quand allez-vous commencer à vous intéresser de qui nous sommes et cesser de nous voir seulement en rapport avec nos terres ?”

Réponse du premier ministre: “Merci de votre question, Tilly. Le Canada a une longue et terrible histoire en regard des peuples indigènes. Nous avons échoué de manière consistante en tant que pays envers notre parole initiale donnée et dans l’intention même des traités. Nous n’avons pas traité les peuples indigènes comme des partenaires et comme les gardiens, les “stewards” de cette terre. Nous les avons marginalisés et nous sommes comportés de manière coloniale paternaliste manquant sévèrement de respect envers les peuples natifs, premiers et gardiens de la terre. Nous avons beaucoup à nous excuser et beaucoup à travailler dans le futur pour gagner le respect mutuel.”

[Là réside l’admission de culpabilité faite par Trudeau..]

“Okay, Hier après-midi donc, j’ai eu l’opportunité de m’assoir à Ottawa avec les leaders des nations premières agissant sous les traités modernes d’auto-gouvernement. Des nations qui sont sorties de la relique coloniale qu’est la loi sur les Indiens (Indian Act) 

[Ces “leaders” sont des acteurs indiens coloniaux payés qui parlent pour le Canada mais ne peuvent en aucun cas parler pour les peuples natifs et originaux de l’Île de la Grande Tortue. Les décisions légitimes doivent être prises par chaque natif sur l’Île de la Grande Tortue.]. Et nous travaillons avec eux sur un auto-gouvernement complet et nous travaillons avec eux de manière à ce qu’ils puissent leurs propres décisions au sujet de leur terre, sur le comment ils s’occupent de leur peuple, comment ils les servent, comment ils vont de l’avant de manière responsable qui soit leur choix et voilà pourquoi nous travaillons sur deux niveaux concernant ce problème…

[Ici, Trudeau soliloque car ces gens sont ses sous-fifres payés pour la sale besogne. Leur plan est de balkaniser le peuple natif de l’ouest en créant un conflit sans fin entre nous…]

(Ici il y a une réponde du public) Le premier ministre dit: 

“Je comprends bien. J’essaie de répondre à sa question, ai-je le droit de répondre à sa question ? Madame ? Merci… Donc Tilly, voici les deux niveaux sur lesquels nous travaillons: 

1- Les services indigènes et 

2- les relations indigènes. 

Sur le sujet des relations, nous savons que nous devons sortir de sous cette loi sur les Indiens (Indian Act).

[Nous allons retourner à avant le 25 octobre 1924, quand nous contrôlions toute la terre. On va commencer par çà…]

Nous devons aller vers le fait que vous puissiez décider et être en contrôle de vos communautés, en contrôle de vos territoires, en contrôle de votre futur, en contrôle de nouveau de vos enfants, en contrôle de vos destinées qui vous été retirées au gré des siècles et des générations.

[Il admet le crime et sera condamné !]

Et voilà la tâche, cela a pris des décennies et des siècles pour briser cette relation. Cela prendra du temps pour l’améliorer, mais nous faisons de gros progrès maintenant en ce qui concerne l’auto-gouvernance, les nouvelles relations, en soutien de tout ce qui bouge dans la bonne direction.

[Le génocide peut s’arrêter immédiatement lorsque les femmes prennent leur place en tant que kanistensera (conseil des mères) parmi nos peuples, protégées par les hommes. ] 

De l’autre côté, il y a la question des services. Il y a toujours beaucoup trop de communautés indigènes dans ce pays qui existent sous de mauvais conseils, qui n’ont pas d’écoles, pas de parité en terme financier de ce que nous investissons pour la jeunesse des communautés non-indigènes en regard des communautés indigènes…”

[Il admet ici que le Canada a perpétré tous ces crimes. Arrêtez le génocide et le vol des terres et des ressources cesseront en un instant lorsque vous nous laisserez enfin tranquilles. La nouvelle donne de l’entreprise coloniale du Canada est de transformer nos communautés en des municipalités et de faire des peuples originaux placés ici par la Nature, des serfs contribuables au bénéfice de la corporation coloniale charognarde du Canada. Le nouveau contrat proposé est appelé “L’accord d’encadrement”, le “Framework Agreement” et se trouve en débat en ce moment à la chambre commune (parlement). Ils n’ont absolument aucune intention d’honorer Teiohateh, le wampum deux rangées, ni Kaianerekowa, ni le traité de paix de Montréal de 1701.]

(Déclaration de Tilly…): 

“… Vous profitez de tout ce qui résulte de notre oppression et de notre inconfort.”

Premier Ministre: 

“Non pas du tout Tilly. Je suis prêt à entrer en partenariat avec vous pour construire le futur. Et c’est ce que nous avons fait ces trois dernières années en renouvelant cette relation… (intervention inaudible de Tilly…) Je peux comprendre votre impatience…”

[Cette nouvelle relation est de faire traverser les terres natives par l’oléoduc et de violer et de piller notre mère.]

Déclaration de Tilly: :

“… Pourquoi viennent-ils nous confronter ? Pourquoi ne mettez-vous pas ces policiers au travail pour nous protéger ? Vous protégez un sale oléoduc, ceci n’est en rien honorable… (inaudible)”

[La GRC a arrêté des gens du peuple Wetsuweten et pas les envahisseurs illégaux de l’oléoduc, pas loin géographiquement de la tristement célèbre route des larmes. Note de R71: la fameuse route en CB où beaucoup de femmes autochtones disparaissent]. 

Premier ministre: 

“Je comprends votre colère et la passion qui se dégagent de cette affaire de protéger vos terres ; ceci doit absolument être entendu. Je le respecte et le comprends.

 [Le verdict du tribunal dans l’affaire de Coastal GasLink Pipelines v. Huson dit que nous ne fûmes pas entendus…]. Je sais aussi qu’un certain nombre de leaders natifs ont soutenu et ont travaillé à ce projet d’oléoduc…”

[Les conseils de bandes sous l’Indian Act et les organisations “indiennes” nationales sont des systèmes fonctionnant à la majorité des 51%, comme leurs maîtres coloniaux. Une petite poignée d’Indiens votent et faussement parlent en notre nom. Note de R71: la vaste majorité des natifs ne reconnait pas ces “conseils de bandes” ou de “tribus -aux USA- car ils sont en dehors du système de gouvernance traditionnel que les états coloniaux eux, refusent de reconnaître pour les remplacer par les foies jaunes à leur solde… d’où la réflexion de Tilly ci-dessous.]

[Tilly: “Ce sont des vendus”] . . . .

Premier ministre; 

“Maintenant la question est que ce n’est pas au gouvernement fédéral de  décider qui va parler pour vous. Ce n’est pas mon boulot. Mon boulot est d’essayer et de travailler avec tout le monde, de travailler avec vous tous pour s’assurer que vous retrouviez le contrôle de vos terres, de votre futur, de votre destinée. Et c’est sur ce partenariat que nous travaillons et c’est difficile, très difficile.”

[Ce ne sont que les paroles d’un criminel condamné appelé Canada. Le gouvernement de la Colombie Britannique a fourni les permis et autorisations pour décimer les loups qui sont les gardiens naturels de la forêt pour la sécurité des ouvriers du pipeline/oléoduc…]

[Déclaration de Tilly]:

“… Vous n’avez pas la permission de vous trouver là et de dire que cette personne sera le leader et parlera au nom de cette nation… Vous prenez l’affaire par le mauvais bout. Venez sur cette terre et respectez nous.”

Premier ministre: 

“Okay. Merci beaucoup. Merci pour vos questions. Merci de partager tout ça. Je comprends très bien votre passion et votre colère. Je les reconnais et je vous dis que nous allons travailler ensemble pur résoudre ces problèmes. Je peux comprendre votre impatience s’il en est. Je peux comprendre votre frustration. Mais dans le même temps, je désire parler des indigènes… okay… j’écoute.”

[Ceci est sa version de fuddle duddle,. Note de R71: allusion à l’affaire du père de JT, Pierre Trudeau qui aurait en 1971 dit au parlement canadien à un membre de l’opposition “Fuck you !” et avait démenti en invoquant avoir dit:“fuddle duddle”…]

[commentaires inaudibles de Tilly]

Tilly: .

“… Je le demande au nom de mon peuple. Je veux un(e) ???… Je ne veux pas voir vos larmes de crocodile. Je ne veux pas vous voir vous excuser, je ne veux pas entendre vos histoires. Je veux voir que vous êtes désolé et je veux que vous commenciez à faire de meilleurs choix pour tous ceux vivant sur cette terre. Ce qui veut dire ceux qui n’ont pas de voix. Je parle au nom de tous les poissons qui circulent dans nos rivières, nos lacs et nos ruisseaux. Je parle de (éco)systèmes complets que vous voulez briser et voir en petits morceaux, mais ce n’est pas de cette façon que cela fonctionne. Vous devez commencer à comprendre les gars, que nous vivons dans un monde collectif, pas dans une singularité, nous vivons tous dans un monde connecté de manière très efficace et vous les gars, ne faites que le briser, vous les gars… vous les mecs brisez tant de lois, vous n’avez absolument aucune idée de ce qu’est la loi naturelle…”

[D’autres commentaires de Tilly et d’autres personnes de l’audience.]

Premier ministre: 

“Okay, okay Tilly, Je vous remercie pour ce que vous avez dit. J’ai écouté ce que vous aviez à dire. Je vous soumettrais respectueusement que peut-être vous n’avez pas écouté ce que je dis. Okay, vous n’avez pas… Tilly. Nous travaillons… Tilly, je dois vous demander… s’il vous plaît, nous devons être respectueux envers chacun qui est venu ce soir s’engager dans cette conversation. Ce n’est pas vrai. Ils viennent juste d’enlever la barricade. Ils l’ont fait cet après-midi. C’est un signe de respect rien que là. [!!!!??] Ils ont enlevé la barricade. Voilà comment tout cela est supposé fonctionner. Maintenant je pense qu’on va prendre un peu de recul, je vais prendre un peu de recul ici.

[Force et intimidation. C’était un acte belliqueux, criminel de défi. Vous avez plaidé coupable. Nous vous défions de nous rencontrer devant le tribunal international de La Haye que nous puissions faire enregistrer que le Canada était et est toujours une entité nulle et non avenue depuis le tout départ. Le Canada n’a absolument aucune légitimité sur l’Île de la Grande Tortue. L’entreprise coloniale du Canada va bientôt être fermée pour les affaires!]

Premier ministre: 

“Il y a 100 ans, quand furent posés les chemins de fer, personne ne s’est préoccupé des peuples indigènes. Personne ne s’est enquéri des peuples qui ont vécu là pendant des millénaires, de savoir si nous pouvions ou pas  lancer un chemin de fer dans un endroit donné. Ce n’est pas la façon dont nous devons procéder maintenant. Nous devons trouver une meilleure façon de faire les choses. Nous n’allons plus continuer de la sorte. Nous devons trouver une manière qui engage le respect et le dialogue et c’est exactement là-dessus que nous travaillons. Et il y aura des turbulences au long de cette voie ; mais nous allons aussi travailler très dur pour trouver une place pour le respect et la confiance alors que nous écoutons, que nous comprenons quelle est la meilleure méthode pour aller de l’avant pour vous et vos communautés. Alors merci beaucoup pour toutes vos questions ce soir. J’apprécie vos mots à leur juste valeur. Merci bien, je vais prendre une autre question…”

[Voyez l’attaque militaire sur le point de contrôle des Westuweten. Rappelez-vous du 25 octobre 1924 lorsque le Canada a illégalement passé la loi sur les terres indiennes pour voler nos terres et nos ressources pour les donner aux provinces, lois qui ont aussi créé les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, les machines à tuer que furent les pensionnats pour Indiens, le système du quota sanguin, les enlèvements de nos enfants connus sous le vocable de la “rafle des années 60” et autres actes génocidaires….]

Tout ceci veut en fait dire que peu importe ce que vous les natifs ferez, nous prendrons vos terres et y ferons passer des oléoducs, alors fermez vos gueules et prenez l’os qu’on vous jette à ronger dans notre magnanimité !…

Plus de 100 nations premières issues de l’INDIAN ACT de l’entreprise coloniale appelée Canada, pourraient acheter l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

CECI EST UNE SAISIE DES PLUS HOSTILES DE NOTRE TERRE ET DE NOS RESSOURCES.

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Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Peau_Noire_Masques_Blancs.Frantz_Fanon

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

 

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Résistance au colonialisme: De l’hystérie des célébrations de la « découverte » de nouveau monde (Mohawk Nation News)

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Génocide & crimes de l’église et de l’état

 

L’hystérie de Thanksgiving / jour d’action de grâce et du jour de Colomb

 

Mohawk Nation News

 

10 octobre 2018

 

source: http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/10/columbus-thanksgiving-hysteria/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tous les ans, les envahisseurs de l’Île de la Grande Tortue célèbrent le génocide continu du peuple naturel de la terre. Christophe Colomb et le jour d’action de grâce vont de paire avec l’hystérie marchande du Vendredi Noir mis en place pour une fois de plus détourner l’attention de l’annihilation de millions d’Onwehonwe (peuples natifs), les véritables peuples naturels de ce continent.

Nos enfants furent enlevés et emprisonnés dans des “centres d’élimination pour enfants” appelés pour la circonstance “pensionnats pour Indiens”. Ils furent kidnappés, torturés, assassinés et brûlés dans les chaudières des caves. (NdT: ils furent aussi essentiellement enterrés dans des charniers/fosses communes aux alentours des pensionnats). Les pensionnats ne furent qu’une extension de la politique du génocide qui continue aujourd’hui.

Un régime répressif constitué d’imposteurs fut mis en place finançant et organisant l’opération de génocide.

Les envahisseurs établirent des règles sur tous les aspects de notre vie. Nous avons vécu comme des morts-vivants pendant des siècles. La connaissance de notre existence même fut presque totalement effacée par les envahisseurs. Ils ont recruté des Indiens pour faire le sale boulot à leur place.

L’État maintient une surveillance accrue sur nous. Nous sommes sur ce qui reste de nos terres, tentant de survivre.

Nous sommes naturels, nous nous sauverons les uns les autres. Le monde sait que le Canada et les Etats-Unis sont des entités assassines.

Nous sommes retenus otages. Nous sommes nés libres et recouvrerons notre liberté. Les envahisseurs sont venus ici pour tuer et exploiter, ils ne sont pas venus en paix. Ils constituent un monumental échec en regard de cette planète. Ils sont maintenant en train de penser et de mettre en œuvre leur propre extinction. La Nature prendra de difficiles décisions pour assurer notre survie.

Lectures complémentaires:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte


Wampum Deux Rangées

1867-2017: 150ème anniversaire du Canada, entreprise coloniale, ou la célébration du génocide…

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Définition du génocide par l’ONU:

D’après la Convention sur la Prévention et la Répression du crime de Génocide de l’ONU, le génocide est défini dans l’article 2 comme étant “des actes commis avec l’inention de détruire, en partie ou en totalité, un groupe racial, ethnique, national ou religieux.” Décrit par l’ONU comme un “crime odieux”, un génocide peut être commis de l’une de ces façons: en assassinant les membres de ce groupe, en causant de sérieuses blessures physiques ou mentales, en infligeant des conditions de vie telles que la destruction du groupe est assurée, en empêchant les maissances dans le groupe et / ou en forçant le transfert des enfants de ce groupe vers un autre groupe.

Note de Résistance 71: Bien que le “Canada” existait auparavant, sa date de naissance officielle est le 1er juillet 1867. Sa création officielle fut décrétée par le document du British North America Act ou BNAA, aussi appelé la “constitution” du Canada. A cette date, le Canada est devenu un royaume dans l’empire britannique sous le nom officiel de Dominion of Canada, toujours directement dépendant de la “couronne” britannique (c’est à dire de la City de Londres et de sa Banque d’Angleterre/Vatican). Le Canada n’est devenu plus indépendant qu’en 1982 avec le Canada Act, date à laquelle il a pu commencer à émettre des passeports non britanniques. Néanmoins, la souveraine actuelle du Dominion du Canada est la reine Elisabeth II d’Angleterre, elle est la commandante en chef de l’armée canadienne. Le grand patron du Canada est le gouverneur général, nommé par le souverain britannique et qui lui rend directement compte par le truchement du Privy Council de la couronne, conseil spécial du monarque gouvernant. Aucune décision politique ou économique impliquant le Canada au niveau international ne peut être prise sans l’aval du GG et donc de la couronne. La reine Elisabeth II a déjà plusieurs fois au cours de son règne dissout le parlement canadien. Elle est la “chef de l’état” officiel du Canada et toute loi ou action politique passées par le gouvernement canadien ne le sont qu’en son nom. Pour être naturalisé “canadien” il faut prêter allégeance au monarque britannique. Alors le Canada, indépendant ? Foutaise totale !… Le Canada entreprise coloniale de la “couronne” (City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican) ? très certainement et aujourd’hui peut-être plus que jamais. Comme les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les pays du “Commomwealth”, le Canada est une colonie, établie sur la base du vol, du génocide perpétuel, sous des formes diverses ; les pensionnats pour Indiens ayant assassiné plus de 50 000 enfants autochtones entre la moitié du XIXème siècle et 1996, date de fermeture du dernier de ces ignobles camps de la mot. (cf. “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation, 2016)

lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, 2008)

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La célébration du 150ème anniversaire du Canada est la célébration du génocide des indigènes

 

Pamela Palmater

 

29 mars 2017

 

url de l’article:

 http://warriorpublications.wordpress.com/2017/03/30/canada-150-is-a-celebration-of-indigenous-genocide/

repris de:

 http://nowtoronto.com/news/canada-s-150th-a-celebration-of-indigenous-genocide/ 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

par Pamela Palmater, Now Toronto, 

 

29 Mars 2017

 

Pour bien des peuples indigènes de l’île de la Grande Tortue (Amérique du Nord), il est très difficile d’imaginer le premier ministre Justin Trudeau, qui a dit “aucune relation n’est plus importante pour le Canada que celle avec ses peuples autochtones”, célébrant les dernières 150 annés de colonisation brutale et la fondation de ce qui est maintenant connu sous le nom de Canada. (NdT: en réalité une entreprise coloniale de la “couronne” ou City de Londres et sa Banque d’Angleterre et du Vatican..)

Cette année, le gouvernement fédéral planifie de dépenser plus d’un demi milliard de dollars sur des festivités marquant le 150ème anniversaire de la création du Canada.
Dans le même temps, des services sociaux essentiels pour les Nations Premières pour soulager les dures conditions dûes à la crise socio-économique pour les peuples premiers atteint des records historiques de sous-financement. Non seulement le Canada refuse de partager le butin tiré de son propre piratage de la terre, mais il utilise ce même butin pour célébrer sa bonne fortune. Sans ambage, chaque explosion de feu d’artifice, chaque hot dog et morceau du gâteau de 150ème anniversaire du Canada seront payés avec le sang du génocide des peuples et cultures indigènes.

Beaucoup d’endroits luttent et ont du mal avec les origines génocidaires de la nation.

A Halifax, le comité éducatif a voté pour changer le nom du collège Cornwallis, parce que la personne qui a donné son nom à l’école, Edward Cornwallis, fut responsable de la mise en place du système de récompenses monétaires pour chaque scalp de membres de la nation Mik’maq, ce qui entraîna bien des morts.

De la même manière, à Toronto, l’université Ryerson est soumise à enquête pour le nom d’Egerton Ryerson, un fervent soutien des pensionnats pour Indiens où des dizaines de milliers d’enfants autochtones moururent de morts atroces et violentes.

Même les très “célèbres cinq” femmes, portées au pinacle depuis longtemps comme championnes des droits de la femme ont vu leur statut d’héroïnes révisé à cause de leur grand soutien à la cause de la stérilisation des femmes indigènes. Célébrer le génocide n’est pas ce qu’on pourrait considérer comme une valeur canadienne moderne.

Tandis que l’utilisation du terme “génocide” pour décrire le traitement réservé par le Canada aux peuples indigènes a créé un grand débat animé, il y a toujours eu une certaine reconnaissance du fait qu’au minimum, le Canada était coupable de “génocide culturel” (NdT: terme impropre car un génocide ne peut être que physique, l’anthropologue et ethnologue français Robert Jaulin a défini l’annihilation ou l’assimilation culturelle coloniale comme étant un ethnocide, terme plus propice quant à ce qui touche au culturel…), même si les individus ne pouvaient pas accepter de plus sinistres intentions.

L’ancien premier ministre canadien Paul Martin a dit à la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), qu’il était temps d’appeler la politique derrière le programme des pensionnats pour Indiens, “génocide culturel” [ethnocide].

La juge de la cour suprême du Canada Berverley McLachlin a pesé sur le bilan négatif concernant les droits de l’Homme du Canada en disant que le programme des pensionnats pour Indiens était bien une tentative de commettre un “génocide culturel” contre les peuples autochtones.

Alors que ces commentaires furent faits avant la publication du rapport de la CVR fin 2015, ils levèrent des questions dans la sphère publique au sujet du comment reconnaître le génocide lorsque ce n’est pas quelque chose comme l’Holocauste ou le génocide du Rwanda.

Malgré la nature ultra-sensible de l’affirmation de génocide, la CVR alla plus loin après avoir enquêté sur les archives historiques, disant que la totalité des politiques envers les peuples autochtones représentait un génocide physique, biologique et culturel (ethnocide).

La partie la plus difficile dans le discours public se rapportant au génocide perpétré est que les Canadiens ne sont pas en possession de tous les faits et détails de l’affaire.

Beaucoup de gens font encore l’erreur de croire que le génocide ne se produit que lorsque des millions de personnes sont massacrés dans des camps de concentration. On ne leur enseigne pas à l’école la véritable histoire des atrocités commises contre les peuples autochtones, qui dans le temps, ont résulté en des millions de victimes. Certaines universités enseignent les recherches et études sur le génocide sans jamais mentionner le processus de colonisation mortifère du Canada.

La véritable histoire néanmoins, montre que même après avoir signé des traités avec les nations premières, des lois furent votées au Canada offrant des récompenses pour les scalps d’hommes, de femmes et d’enfants indigènes. La plupart des négociations de traités furent conduites sous des conditions de famine ou de menaces de violence à l’encontre des nations premières et on doit toujours garder présent à l’esprit que ceci sont les faits historiques du comment le Canada est devenu le Canada.

“La politique indienne” fut fondée sur l’acquisition des terres indigènes et de leurs ressources naturelles tout en réduisant les obligations financières compensatoires envers ces mêmes peuples. La méthodologie principale fut soit l’assimilation ou l’élimination. Ces actes incluaient le confinement des peuples autochtones dans de petites réserves en leur interdisant de chasser, de pêcher ou de subvenir aux besoins de leurs familles, les forçant à vivre sur des rations maintenues maigres et insuffisants, ce qui causa de nombreuses morts par famine ou par immuno-déficience menant à une haute mortalité suite à épidémies (NdT: les maladies comme la tuberculose et la variole étant le plus souvent introduites volontairement au sein des communautés dont les systèmes immunitaires avaient au préalable été affaiblis par le manque de nourriture…)

Ceci ne s’arrêta pas là. D’autres actes génocidaires incluèrent la stérilisation forcée des femmes autochtones et des petites filles et le vol de masse des enfants indigènes, dont un très grand nombre fut physiquement et sexuellement abusé, des expériences médicales faites sur cobayes humains, torturés et affamés dans les pensionnats pour Indiens, menant à la mort de dizaines de milliers d’entre eux (NdT: cf notre traduction de “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada”, le contre-rapport de la CVR, publié par le TIDC en 2016)

C’est ainsi que le gouvernement du Canada a nettoyé la terre pour les fermes, les mines, l’extraction pétrolière et le “développement” de la terre. Le Canada ne serait simplement pas le riche pays qu’il est, un des meilleurs pays à vivre au monde, si ce n’était pas grâce à l’extraction des peuples indigènes de la source de richesse du Canada.

Le vrai crime n’est pas seulement l’incapacité et le manque de volonté du Canada de redresser ses torts passés (NdT: et présents…)

Aujourd’hui, toujours plus d’enfants autochtones sont saisis de leurs familles et mis dans des familles d’accueil qu’au faîte de la période cruelle des pensionnats pour Indiens. La sur-incarcération des hommes indigènes, des femmes et des enfants, continue à un rythme des plus alarmant. Alors même que la population autochtone ne représente que 4% de la population, certaines prisons contiennent presque 100% de détenus autochtones.

Le gouvernement fédéral et les agences des forces de l’ordre (NdT: polices locales, provinciales et fédérale = GRC -) ont permis la crise des disparitions et des assassinats des femmes et jeunes filles indigènes de continuer sans pratiquement aucune intervention, ceci suggérant une certaine complicité dans toutes ces disparitions et morts violentes.

Le premier ministre a parlé durant les cérémonies du Jour National Aborigène en 2016 au sujet de “l’importance de la réconciliation et du processus de vérité” afin de cicatriser la relation du Canada avec ses peuples et nations premiers.

Il n’a absolument aucun droit de parler de réconciliation avant même que de prendre les étapes nécessaires pour faire amende honorable. Le Canada n’a aucun droit de demander à quiconque d’entre nous d’aller de l’avant tant que le premier ministre et ceux des provinces n’endorsent la responsabilité de ce que leurs institutions ont fait et continuent de faire aux peuples indigènes. Aucune exposition d’art autochtone, de chants et de danses traditionnels durant la célébration du 150ème anniversaire du Canada n’arrêtera la douleur et la souffrance inter-générationnelle au sein de nos peuples, les suicides, les abus policiers, les standards de soins de santé, la décrépitude des logements, le manque d’accès aux conditions sanitaires, à l’eau potable ou de l’extinction de la vaste majorité des langues autochtones.

Peut-être que le Canada devrait devenir bien plus humble, prendre du recul, annuler ses plans et faire le dur chemin nécessaire pour faire amende honorable sur son héritage. Alors nous pourrions tous célébrer la vision du traité originel de respect mutuel, de prospérité et de protection mutuelles envisionnés par nos ancêtres. Jusqu’à ce que ceci soit réalisé, je ferai l’impasse sur le gâteau…

Pamela Palmater est une membre de la nation Mik’maq de l’Eel river Bar First Nation. Elle a pratiqué la loi indigène depuis plus de 18 ans et est en ce moment professeure associée et détentrice de la chaire de gouvernance indigène de la faculté de science politique de l’université Ryerson (Ontario)