Archive pour guerre impérialiste OTAN Syrie

Nouvel Ordre Mondial, OTAN et néo-nazisme…

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Ne jamais oublier la véritable signification du sigle OTAN: Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…

Des années de plomb du Gladio jusqu’au Gladio 2.0 « djihadiste » actuel, l’histoire donne raison à Guy Debord lorsqu’il disait déjà en 1988: « L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, en cela elle est éducative. »

~ Résistance 71 ~

 

Le néonazisme en Europe est Otan

 

Manilio Dinucci

 

13 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8681

 

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie – a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

Syrie: Autant en emporte l’OTAN… L’ambassadeur syrien à l’ONU confirme l’affaire des officiers occidentaux et « coalisés » à Alep-Est…

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Ambassadeur syrien à l’ONU Al-Jafaari: “des officiers du renseignement occidentaux, israéliens tentent de fuir Alep”

Al Manar

19 décembre 2016

Source: http://french.almanar.com.lb/155230

Le représentant de la Syrie au Nations Unies Bachar al-Jaafari a révélé que des officiers étrangers, arabes, occidentaux et israéliens se trouvaient parmi ceux qui tentaient de s’enfuir des quartiers est d’Alep dans le cadre de l’opération d’évacuation.

Lors de son point de presse, Jaafari a même dévoilé leur identité » « Moetaz Ogaklan Uglu, turc, David Sott Wener américain , David Shlomo Aram, israélien, Mohammad sheikh al-Islam al-Tamimi, qatari, Mohammad Ahmad al-Sebiane, saoudien , Abdel Menhem Fahd al-Hrei, saoudien, Ahmad Ben Nawfal al-Dreij, saoudien, Mohammad Hassan al-Sbaï, saoudien, Qassem Saad al-Sumeiri, saoudien, Ayman Qassel al-Thaalbi, saoudien, Ahmad al-Tiraoui, jordanien et Mohammad al-Chafii al-Idrisse, marocain.

« Ces officiers étrangers tentent de fuir de l’est d’Alep avec les terroristes. C’est la raison pour laquelle vous avez vu cette scène hystérique au Conseil de sécurité ces derniers jours parce que le but essentiel était de sauver ces officiers des renseignements qui appartiennent aux nationalités des pays qui y ont propose des projet de résolutions », a-t-il accusé.

Evoquant la suspension de l’opération d’évacuation entre vendredi et dimanche, il l’a imputée aux groupuscules armés qui ont violé les clauses de l’accord qui stipulaient que les rebelles ne sortent des quartiers que des armes légers, et qui ont tenté de faire sortir des militaires syriens faits prisonniers ainsi que des civils et un certain nombre des cadavres de martyrs syriens.
« Beaucoup de rebelles ont quitté les bus qui devaient les emmener vers les régions contrôlées par les factions armés et se ont finalement rendus vers les zones contrôlées par l’Etat syrien », a-t-il aussi fait remarquer assurant que ces faits sont documentés et photographiés.

Concernant la mise à feu des bus qui devaient évacuer les malades et les blessés des deux localités loyalistes assiégées dans la province ouest d’Idleb, Kfarya et Fouaa , le diplomate syrien a accusé la milice des Brigades al-Tawhid, qui est selon lui affiliée à Al-Qaïda et à Jaïsh al-Fateh et lié aux renseignements turcs.

Jaafari s’est également dit étonné que les puissances occidentaux au sein du Conseil de sécurité n’aient soufflé aucun mot sur le fait que les groupes armés ont utilisé une petite fille de 7 ans pour la faire exploser à distance dans un commissariat de police à Damas.

Les propos de Jaafari sont intervenus à l’issue d’une séance du Conseil de sécurité qui a décidé ce lundi à l’unanimité, y compris la Russie, de déployer des observateurs onusiens à Alep pour y superviser les évacuations et évaluer la situation des civils.

Cette évacuation qui a été relancée dimanche devrait se terminer dans les prochaines heures.

Syrie: OTAN en emporte le flan…

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Ne jamais oublier:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

~ Résistance 71 ~

 

Mise à jour: Les forces spéciales syriennes capturent 14 officiers des forces de la coalition à Alep

VT

18 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/12/17/breaking-syrian-special-forces-captured-14-us-coalition-officers-captured-in-aleppo/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous avons quelques confirmations de ceci depuis nos propres sources syriennes. Le chiffre est en fait bien plus élevé que les 14 noms qui ont été publiés par un député syrien via Facebook. Ce rapport des 14 officiers est peut-être un groupe différent, car il contient des noms spécifiques. Mon rapport ne comportait que des chiffres et des nationalités et la nouvelle qu’ils n’ont pas vraiment été “capturés”, mais qu’ils furent autorisés à partir après un accord impliquant les parties impiquées. Vous constaterez que le marocain ne figure pas parmi les chiffres fournis.

Nombre et nationalités des officiers impliqués:

  • 22 Américains (OTAN)
  • 16 Britanniques (OTAN)
  • 21 Français (OTAN)
  • 7 Israéliens (assimilés OTAN)
  • 62 Turcs (OTAN)
  • Total: 128 officiers

La liste des 14 noms fuités par le député syrien n’est pas la liste des véritables noms de ces officiers, ce sont leurs noms de couverture en mission. C’est une pratique standard que d’utiliser de faux papiers d’identification lorsque des militaires sont en opération secrète. Ceci est ignoré par les médias de masse, tout comme toutes les histoires de militaires étrangers capturés en Syrie. La Syrie est toute aussi calme de son côté.

De ce que nous pouvons voir jusqu’ici, c’est que l’exfiltration de tous ces officiers (NdT: 128 quand même au total !!…) s’est effectuée au moyen de l’accord de cessez-le-feu et de l’évacuation des djihadistes afin de prévenir plus de pertes syriennes et plus de dégâts ; de plus, la Syrie et la Russie voulaient juste en finir avec çà. Les Russes sont déjà en mode de cessez-le-feu total depuis le départ des pourparlers politiques entre toutes les parties.

La Russie est déterminée à mettre toutes les parties concernées autour de la table de négociations, de fait, elle ne va pas laisser une affaire d’officiers étrangers capturés foutre ce plan en l’air. Nous verrons quelle sera la réactions pour démarrer les pourparlers. Ensuite il faudra bien observer si les missiles antichars TOW et les MANPAD anti-aériens sont utilisés par les terroristes lors de leur nouvelle offensive.

Et puis, Trump va finir par peser dans l’affaire (NdT: en tant que nouveau président le mois prochain…) et il est une sorte de carte surprise en ce domaine.

Bon, la merde a atteint le ventilateur si tout cela se confirme, Nous allons demander confirmation de cela auprès du bureau du ministre de la justice syrien. Personne ne reprend cette histoire (NdT: le Réseau Voltaire en France)

Nous avons été suspicieux depuis que Kerry a pris position pour un cessez-le-feu à Alep afin de laisser entre l’aide humanitaire, puis qu’on s’occuperait des djihadistes. Bien sûr cela ne puait pas seulement à plein nez le ravitaillement de ceux-ci, mais aussi l’exfiltration de quelques personnels clef pris dans la nasse.

Bien sûr, de petits groupes pourraient bien se cacher dans des planques sous-terraines bien achalandées pendant plusieurs semaines afin d’en sortir plus tard, mais il y a toujours un gros risque à procéder de la sorte. Imaginez simplement les primes émises pour qu’on mette la main sur ces créatures du “stay behind” (NdT: ici Jim Dean fait une allusion directe au réseau Gladio de l’OTAN et son armée secrète “stay behind”…).

Il a déjà été rapporté qu’une campagne désormais classique d’attentats suicides contre la ville libre d’Alep sera lancée pour faire comprendre à tout le monde “que ce n’est pas encore fini..” Le chemin est toujours cahotique devant et il sera difficile de revenir à des temps calmes et sereins, où Alep pourra retourner à ses activités commerciales et touristiques d’avant guerre. ~ Jim Dean ~

– Publié … December 17,  2016

Au moins 14 conseillers militaires de la coalition menée par les Etats-Unis ont été capturés par les forces spéciales syriennes dans un bunker dans la partie Est de la ville d’Alep, d’après des rapports de médias.

Ceci s’est apparemment passé au matin du 16 décembre 2016 (Voltaire.net):

“Le CS de l’ONU siège à huis-clos ce vendredi 16 décembre 2016 à 17:00 TU, alors que des officiers de l’OTAN ont été arrêtés ce matin dans un bunker dans Alep-Est par les forces spéciales syriennes.”

21stcenturywire.com a aussi fourni une liste de noms de conseillers militaires de la coalition capturés à Alep, citant un membre du parlement syrien :

Fares Shehabi, député connu et président de la chambre de commerce de la ville d’Alep a publié les noms d’officiers de la coalition sur sa page Facebook le 15 décembre.

Mutaz Kanoğlu – Turkey
David Scott Winer – USA
David Shlomo Aram – Israel
Muhamad Tamimi – Qatar
Muhamad Ahmad Assabian – Saudi
Abd-el-Menham Fahd al Harij – Saudi
Islam Salam Ezzahran Al Hajlan – Saudi
Ahmed Ben Naoufel Al Darij – Saudi
Muhamad Hassan Al Sabihi – Saudi
Hamad Fahad Al Dousri – Saudi
Amjad Qassem Al Tiraoui – Jordan
Qassem Saad Al Shamry – Saudi
Ayman Qassem Al Thahalbi – Saudi
Mohamed Ech-Chafihi El Idrissi – Moroccan

Le journaliste basé à Damas Saïd Hilal Alcharifi a aussi rapporté sur cette affaire sur son compte Facebook: Facebook account:

Urgent ~ Les autorités syriennes, gràce à de bons renseignements, ont pu atteindre le QG d’officiers militaires importants se tenant dans les sous-bassements d’un district d’Alep-Est et ont pu tous les capturer vivants. Quelques noms ont déjà été fuités à quelques journalistes sytiens dont moi. Il faut voir les nationalités et les grades de ces salopards: américains, français, britanniques, allemands, israéliens, turcs, saoudiens, marocains, qataris etc…). Je peux vous assurer que la Syrie tient en ce moment même un gros trésor à faire valoir lors des négociations avec les pays qui nous ont détruits.

Plus tôt en ce mois de décembre, le magazine South Front avait déjà noté que les Etats-Unis étaient en train de pousser désespérément pour une “solution diplomatique” à Alep et cela pouvait déjà indiquer que le gouvernement Obama et son administration callait et était prise de cours pour extirper les mercenaires américains et les membres des forces spéciales coincés dans la nasse d’Alep.

Considérant que les conseillers militaires de la coalition emmenée par les Etats-Unis en Syrie ont déjà largement opéré a travers le pays, formant et assistant la soi-disante “opposition modérée” ouvertement liée à Al Qaïda (NdT: création de la CIA au début des années 1980 en Afghanistan, ayant pour “pères” Robert Gates et Zbigniew Brzezinski…), ces récents rapports sont très certainement vrais.

Par exemple, il est notoire que des conseillers militaires britanniques sont officiellement arrivés en Syrie pour restaurer la capacité combattante de l’opposition “modérée” qui s’est retranchée à Alep: , British military advisers have officially arrived to Syria

Des conseillers militaires britanniques sont arrivés en Syrie afin de restaurer la capacité au combat des unités de l’”opposition modérée”, retranchée à Alep, a rapporté le journal Izvestiya, citant une déclaration de ministre de la défense britannique Michael Fallon. D’après Fallon, 20 instructeurs militaires britanniques entraîneront les forces d’opposition à Assad, forces impliquées (soi-disant) contre l’EI. Ces conseillers sont déjà sur le terrain.

L’envoi de conseillers britanniques fut annoncé en Octobre, bien avant la recapture d’Alep par les forces du gouvernement syrien. Initialement, ils avaient la tâche d’entraîner de jeunes recrues aux combats, ainsi que de leur enseigner des rudiments de médecines de campagne et d’ingénierie de combat (NdT: euphémisme pour explosifs, bombes et la construction d’engins explosifs improvisés). Mais la situation a changé et la tâche également.

Guerre impérialiste en Syrie: La bidasserie otanesque et « coalisée » piquée la main dans le sac à Alep-Est… L’OTAN en crise…

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Plus d’info à venir dans une traduction qu’on termine… Ceci relance le débat sur la dissolution de cette entité barbouze/terroriste qu’est l’OTAN depuis sa création en 1949…
~ Résistance 71 ~

 

Arrestation de djihadistes et d’officiers étrangers à Alep-Est

 

Réseau Voltaire

 

18 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194604.html

 

Les jihadistes présents à Alep-Est ont été autorisés à rejoindre, selon leur choix, Idleb (Al-Qaïda) ou Rakka (Daesh), ou à se constituer prisonniers. Ils y ont été acheminés par autobus sous la responsabilité de la Syrie et de la Russie et en présence de représentants de l’Onu.

Certains d’entre eux ont tenté de fuir en se mêlant à la population civile. Les services de Renseignement sont parvenus à en identifier et à en arrêter plus de 1 500 lors de l’enregistrement des 120 000 habitants.

Le député et président de la Chambre de commerce d’Alep, Farès Shehabi, a publié une première liste non-exhaustive de 14 officiers étrangers faits prisonniers dans le bunker de l’Otan. Il s’agit de :

Mutaz Kanoğlu — Turquie

David Scott Winer — États-Unis

David Shlomo Aram — Israël

Muhamad Tamimi — Qatar

Muhamad Ahmad Assabian — Arabie saoudite

Abd-el-Menham Fahd al Harij — Arabie saoudite

Islam Salam Ezzahran Al Hajlan — Arabie saoudite 
Ahmed Ben Naoufel Al Darij — Arabie saoudite

Muhamad Hassan Al Sabihi — Arabie saoudite

Hamad Fahad Al Dousri — Arabie saoudite

Amjad Qassem Al Tiraoui — Jordanie

Qassem Saad Al Shamry — Arabie saoudite

Ayman Qassem Al Thahalbi — Arabie saoudite

Mohamed Ech-Chafihi El Idrissi — Maroc

Cette liste ne comporte les noms que des officiers ayant décliné leur identité. À l’évidence, d’autres prisonniers représentent d’autres États impliqués dans cette guerre contre la République arabe syrienne. Conformément à la Convention de Genève aucune image ne sera publiée.

En février 2012, une quarantaine d’officiers turcs et une vingtaine d’officiers français avaient été restitués à leur armée d’origine, soit par l’intermédiaire de Mikhaïl Fradkov (directeur des services de Renseignement russe), soit directement à l’amiral Edouard Guillaud (chef d’état-major français) à la frontière libanaise.

=*=

Crise à l’OTAN

 

Réseau Voltaire

 

18 décembre 2016

 

Source:

http://www.voltairenet.org/article194605.html

 

Dimanche 18 décembre 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies examinera la proposition de résolution française demandant le déploiement d’observateurs de l’Organisation et de ses « partenaires » (sic) [§3 de la proposition] à Alep-Est pour superviser l’évacuation aussi bien des civils que des « combattants de l’opposition » (re-sic) [§1 de la proposition].

Lundi 19 décembre 2016, se tiendra un sommet Otan-Russie alors que des officiers de l’Alliance viennent d’être faits prisonniers à Alep-Est où ils encadraient les jihadistes. Comme lors de la prise de Tripoli, en août 2011, et contrairement à l’article 9 des statuts de l’Otan, le Conseil atlantique n’avait pas été consulté sur cette opération secrète.

Mardi 27 décembre 2016, la Russie et l’Iran recevront à Moscou une délégation turque alors que des officiers turcs ont été faits prisonniers à Alep-Est dans le bunker de l’Otan et que l’Alliance a tenté par quatre fois d’assassiner le président Erdoğan.

Mise à jour: Officiers de l’OTAN soutiens des terroristes, prisonniers des forces spéciales syriennes à Alep-Est

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MISE A JOUR !

Une liste de 14 prisonniers de la coalition anti-Assad emmenée par les Etats-Unis et leurs vassaux de l’OTAN, mais en fait les forces spéciales syriennes ont fait prisonniers des officiers encadrant les forces islamistes d’Alep-Est.

Les forces syriennes ont fait prisonniers des militaires de nationalités suivantes:
22 Yankees, 16 Britanniques, 21 Français, 7 Israéliens et 62 Turcs 

Nous travaillons sur une traduction à venir !…
N’oublions pas que la réunion de crise du CS de l’ONU a été demandée par la France !… avec 21 bidasses dans la nasse… Ouch !

A suivre donc…

Résistance 71
18 décembre 2016

Guerre impérialiste en Syrie: Échec du cessez-le-feu… Réponse du berger russo-syro-iranien à la bergère yankee…

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L’échec du cessez le feu syrien, l’alliance syro-russo-iranienne répond à la violation américaine de l’accord de Genève

 

South Front

 

20 septembre 2016

 

url de l’article original:

https://southfront.org/syrian-truce-collapsed-the-syrian-iranian-russian-alliance-responds-to-u-s-violations-of-the-geneva-deal/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le week-end dernier, la “coalition internationale contre l’EIIL” emmenée par les Etats-Unis a utilisé sa puissance aérienne contre des positions de l’armée arabe syrienne juste en dehors de la ville de Deir Ezzor, soutenant ainsi une avance au sol des militants de l’EIIL dans la zone. Ce fut la seconde fois en moins d’un an que les avions de combat de la coalition ont bombardé les forces du gouvernement syrien engagées dans des batailles contre le tristement célèbre groupe terroriste (NDT: créé, entraîné par les USA, l’OTAN, soutenu financièrement par l’Arabie Saoudite et le Qatar, logistiquement par Israël et la Turquie et qui n’est en fait qu’une armée mercenaire pseudo-djihadiste livrant une guerre par procuration au nom de ses payeurs: Exxon-Mobil dans ce qui est une guerre du gaz et des hydrocarbures par procuration dans la région…). Le 6 décembre 2015, quatre avions de la coalition ont attaqué le camp de l’armée syrienne de Deir Ezzor avant une avancée de Daesh dans cette zone.

Il est très difficile de croire en la version officielle américaine qui dit que les deux incidents furent accidentels parce que dans ce cas, nous devrions en conclure que la coalition menée par les Etats-Unis ne possède pas ou très peu de renseignements au sujet de la situation dans la province. De manière évidente ceci ne peut pas être vrai.

Le plus vraisemblablement, Washington croit que de tels bombardements sont une démonstration de l’unité de la coalition à contrer les efforts russo-syro-iraniens dans ce conflit et la réponse aux frappes aériennes russes sur la soi-disante nouvelle armée syrienne soutenue par les USA. Le leadership politique américain croit que cette action a montré que les Etats-Unis sont prêts à répondre si Moscou décide d’intensifier les bombardements sur la soi-disante “opposition modérée”. Il n’y a pas de différence entre cette “opposition” et les terroristes et il deviendra évident que des groupes variés de ces terroristes sont au cœur des forces anti-Assad.

La question est comment l’alliance russo-syro-iranienne va t’elle répondre à sa contre-partie menée par les Etats-Unis ?

  • ▪ Moscou a déjà commencé une campagne médiatique disant que les USA ne sont pas capables et ne recherchent pas la séparation de l’opposition modérée des terroristes. Ceci peut être décrit comme une assistance directe au Jabbah Fatah al-Sham (nouveau nom du Jabbah Al-Nosra ou Front Al-Nosra, alias Al Qaïda en Syrie).
  • ▪ Dans le même temps, la version officielle de Washington au sujet de l’accident peut être utilisée pour démontrer l’incapacité de l’armée américaine de conduire des opérations anti-terrorisme sans l’assistance d’autres puissances internationales.
  • ▪ Le renforcement des défenses aériennes dans la zone va aussi aider à calmer les impulsifs au sein de la coalition états-unienne. L’affaire des deux avions israéliens abattus montre qu’une véritable menace d’avoir à subir des dégâts en tant que résultats de ce type d’actions de relations publiques, réduit la volonté de les perpétrer (NdT: le principe même de la dissuasion…)
  • ▪ L’alliance russo-syro-iranienne a besoin de continuer à mettre une pression militaire sur tout groupe impliqué avec le jabbah Fatah al-Sham et ses clones.

Pour résumer les récents développement, il est devenu très clair que Washington pousse pour le bris de l’accord de cessez-le-feu et cherche une raison pour ce faire. Donc, la Russie, la Syrie et l’Iran devraient être prêts pour la continuation d’une guerre totale si la trêve échouait. C’est pourquoi ils ont pris les devants.

Le 19 septembre, le chef du département des opérations majeures de l’État-Major russe, le Lt. général Sergeï Koudskoï a déclaré durant un briefing avec la presse qu’il n’y avait pas de raison pour que les forces du gouvernement syrien observent le cessez-le-feu de manière unilatérale. L’officiel de l’armée russe a insisté sur le fait que les Etats-Unis et les groupes d’opposition qu’ils soutiennent, n’ont en fait rempli aucune des obligations de l’accord. Les Etats-Unis ont même échoué de fournir l’armée russe avec des données précises sur le déploiement des groupes armés soutenus par les Etats-Unbis, tandis que des données, fournies à la Russie le 13 septembre, ne remplissaient pas l’accord bilatéral. Ce ne fut qu’une liste générale des groupes militants ayant accepté de rejoindre la trêve. En d’autres termes, l’armée russe a déclaré la fin de la trêve et l’incapacité des Etats-Unis à remplir ses obligations envers l’accord de Genève.

Quelques heures plus tard, le centre de commandement de l’armée syrienne a déclaré la fin du cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire national de Syrie. Dans une déclaration publiée par l’agence de presse SANA, celle-ci insiste sur le fait que “des groupes terroristes armés ont pris avantage du cessez-le-feu afin de regrouper leurs forces et de les mobiliser.” Maintenant, les terroristes visent à lancer des attaques sur “les zones résidentielles” et les positions des forces gouvernementales dans plusieurs régions incluant la ville d’Alep. Le régime du cessez-le-feu s’est effondré.

EI = Armée mercenaire de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, elle même le bras armé de la City de Londres et de Wall Street…

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Créé, armé, entraîné et financé par l’occident et les roitelets du Golfe l’EIIL ou l’EI se purge de ses cadres maghrébens et libyens pour passer sous commandement géorgien, tchétchenne et ouïghour. Le chaos total est planifié s’étendre aux monarchies du Golfe, puis à la Russie et à la Chine. L’Iran vient de proposer son aide pour combattre l’EI aux états occidentaux impliqués, instigateurs de toute la terreur mondiale de ces trente dernières années, ceux-ci ont bien sûr refusé tant il est clair que si les Pasdarans iraniens et le Hezbollah libanais entraient dans la danse, l’affaire EI serait règlé une bonne fois pour toute en 15 jours…

Les soi-disantes attaques aériennes des « coalisés contre l’EI » en Irak ne sont qu’un écran de fumée, qui donne le signal de la transformation plus avant de l’organisation mercenaire islamiste de l’OTAN. A ce titre, il est possible de qualifier « l’opération EI » comme étant une opération Gladio 2.0

Question: Étant les prochaines sur la liste de la propagation du chaos créateur du Nouvel Ordre Mondial, comment vont réagir la Russie et la Chine ?

— Résistance 71 —

 

Qui compose « l’Émirat Islamique » ?

 

Thierry Meyssan

 

22 Septembre 2014

 

url de l’article :

http://www.voltairenet.org/article185337.html

 

Alors que l’opinion publique occidentale est abreuvée d’informations sur la constitution d’une prétendue coalition internationale pour lutter contre l’« Émirat islamique », celui-ci change discrètement de forme. Ses principaux officiers ne sont déjà plus des arabes, mais des Géorgiens et des Chinois. Pour Thierry Meyssan, cette mutation montre qu’à terme l’Otan entend utiliser l’« Émirat islamique » en Russie et en Chine. Dès lors, ces deux pays doivent intervenir maintenant contre les jihadistes, avant qu’ils ne retournent semer le chaos dans leur pays d’origine.

L’« Émirat islamique » a d’abord affiché son origine arabe. Cette organisation est issue d’« Al-Qaïda en Irak » qui combattait non pas les envahisseurs états-uniens, mais les chiites irakiens. Elle est devenue « Émirat islamique en Irak », puis « Émirat islamique en Irak et au Levant ». En octobre 2007, l’armée de terre US saisit à Sinjar près 606 fiches des membres étrangers de cette organisation. Elles furent dépouillées et étudiées par des experts de l’Académie militaire de West Point.

Pourtant, quelques jours après cette saisie, l’émir al-Baghdadi déclara que son organisation ne comprenait que 200 combattants et qu’ils étaient tous Irakiens. Ce mensonge est comparable à celui des autres organisations terroristes en Syrie qui déclarent ne compter qu’incidemment des étrangers, alors que l’Armée arabe syrienne estime à au moins 250 000 le nombre de jihadistes étrangers ayant combattu en Syrie au cours des trois dernières années. Au demeurant, le calife Ibrahim (nouveau nom de l’émir al-Baghdadi) prétend désormais que son organisation est composée largement d’étrangers, que le territoire syrien n’est plus pour les Syriens et le territoire irakien n’est plus pour les Irakiens, mais ils sont pour ses djihadistes.

Selon les fiches saisies à Sinjar, 41 % des terroristes étrangers membres de l’« Émirat islamique en Irak » étaient de nationalité saoudienne, 18,8 % étaient Libyens, et 8,2 % seulement étaient Syriens. Si l’on rapporte ces chiffres à la population de chacun des pays concernés, la population libyenne a fourni proportionnellement 2 fois plus de combattants que celle d’Arabie saoudite et 5 fois plus que celle de Syrie.

Concernant les jihadistes syriens, leur origine était dispersée dans le pays, mais 34, 3 % venaient de la ville de Deir ez-Zor qui, depuis le retrait de l’« Émirat islamique » de Raqqa, est devenue la capitale du Califat.

En Syrie, Deir ez-Zor a la particularité d’être peuplée majoritairement d’arabes sunnites organisés en tribus, et de minorités kurde et arménienne. Or, jusqu’à présent, les États-Unis n’ont été capables de détruire les États qu’en Afghanistan, en Irak, et en Libye, c’est-à-dire des pays où la population est organisée en tribus. Ils ont par contre échoué partout ailleurs. De ce point de vue, Deir ez-Zor en particulier et le Nord-Est de la Syrie en général peuvent donc être potentiellement conquis, mais pas le reste du pays, comme on le voit depuis trois ans.

Depuis deux semaines, une purge affecte les officiers maghrébins. Ainsi, les Tunisiens qui ont pris l’aéroport militaire de Raqqa, le 25 août, ont-ils été arrêtés pour désobéissance, jugés et exécutés par leurs supérieurs. L’« Émirat islamique » entend remettre à leur place ses combattants arabes et promouvoir des officiers tchétchènes aimablement fournis par les services secrets géorgiens.

Une autre catégorie de jihadiste fait son apparition : les Chinois. Depuis juin, les États-Unis et la Turquie ont transporté des centaines de combattants chinois et leurs familles au Nord-Est de la Syrie. Certains d’entre eux deviennent immédiatement des officiers. Ce sont principalement des Ouïghours, des Chinois de Chine populaire, mais musulmans sunnites et turcophones.

Dès lors, il est évident que, à terme, l’« Émirat islamique » étendra ses activités en Russie et en Chine, que ces deux pays sont ses cibles finales.

Nous allons certainement assister à une nouvelle opération de communication de l’Otan : son aviation repoussera les jihadistes hors d’Irak et les laissera s’installer à Deir ez-Zor. La CIA fournira de l’argent, des armes, des munitions et des renseignements aux « révolutionnaires syriens modérés » (sic) de l’ASL, qui changeront alors de casquette et les utiliseront sous le drapeau de l’« Émirat islamique », comme c’est le cas depuis mai 2013.

À l’époque, le sénateur John McCain était venu illégalement en Syrie rencontrer l’état-major de l’ASL. Selon la photographie diffusée alors pour attester de la rencontre, cet état-major comprenait un certain Abou Youssef, officiellement recherché par le département d’État US sous le nom d’Abou Du’a, en réalité l’actuel calife Ibrahim. Ainsi, le même homme était —à la fois et en même temps— un chef modéré au sein de l’ASL et un chef extrémiste au sein de l’« Émirat islamique ».

Muni de cette information, on appréciera à sa juste valeur le document présenté au Conseil de sécurité, le 14 juillet, par l’ambassadeur syrien Bachar al-Jaafari. Il s’agit d’une lettre du commandant-en-chef de l’ASL, Salim Idriss, datée du 17 janvier 2014. On y lit : « Je vous informe par la présente que les munitions envoyées par l’état-major aux dirigeants des conseils militaires révolutionnaires de la région Est doivent être distribuées, conformément à ce qui a été convenu, pour deux tiers aux chefs de guerre du Front el-Nosra, le tiers restant devant être réparti entre les militaires et les éléments révolutionnaires pour la lutte contre les bandes de l’ÉIIL. Nous vous remercions de nous envoyer les justificatifs de livraison de l’ensemble des munitions, en précisant les quantités et qualités, dûment signés par les dirigeants et chefs de guerre en personne, afin que nous puissions les transmettre aux partenaires turcs et français ». En d’autres termes, deux puissances de l’Otan (la Turquie et la France) ont acheminé des munitions pour deux tiers au Front Al-Nosra (classé comme membre d’Al-Qaïda par le Conseil de sécurité) et pour un tiers à ASL afin qu’il lutte contre l’« Émirat islamique », dont le chef est un de ses officiers supérieurs. En réalité, l’ASL a disparue sur le terrain et les munitions étaient donc destinées pour deux tiers à Al-Qaïda et pour un tiers à l’« Émirat islamique ».

Grâce à ce dispositif à double casquette, l’Otan pourra continuer à lancer ses hordes de jihadistes contre la Syrie tout en prétendant les combattre.

Cependant, lorsque l’Otan aura installé le chaos partout dans le monde arabe, y compris chez son allié saoudien, il retournera l’« Émirat islamique » contre les deux grandes puissances en développement, la Russie et la Chine. C’est pourquoi ces deux puissances devraient intervenir dès à présent et tuer dans l’œuf l’armée privée que l’Otan est en train de constituer et d’entraîner dans le monde arabe. Faute de quoi, Moscou et Pékin devront l’affronter bientôt sur leur propre sol.

Réunion de L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord à Newport… Petit bilan utile…

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Excellente analyse de Thierry Meyssan sur cette peste noire qu’est l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, le bras armé de l’idéologie coloniale occidentale depuis la seconde moitié du XXème siècle.

A lire également: L’OTAN la peste noire du XXIème siècle et l’OTAN ou L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

— Résistance 71 —

 

L’OTAN entend interdire à la Russie et à la Chine de se développer

 

Thierry Meyssan

 

8 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185209.html

 

Le fastueux sommet de l’Otan à Newport n’a pas accouché publiquement des grandes décisions annoncées, mais il est probable qu’elles ont été prises en secret. Pour empêcher la Russie et la Chine —mais aussi l’Inde— de poursuivre leur développement, l’Otan peut compter sur le terrorisme de l’Émirat islamique qu’il feint de condamner et de combattre.

Le sommet de Newport (Pays de Galles) est le plus important de l’Otan depuis celui de Prague en 2002. À l’époque, il s’agissait d’inclure de nouveaux États d’Europe centrale et orientale au sein de l’Alliance. Cette fois, il s’agit de planifier une stratégie à long terme pour contenir le développement de la Russie et de la Chine de sorte qu’ils ne puissent rivaliser avec les États-Unis [1].

Tout ce qui touche à l’Otan est sujet à polémique. En effet, elle n’a cessé, depuis sa création, en 1949, de manipuler les faits pour se présenter comme une alliance défensive face à l’expansionnisme soviétique, alors que c’est le Pacte de Varsovie, créé six ans plus tard, en 1955, qui visait à défendre les États socialistes face à l’impérialisme anglo-saxon (et non l’inverse).

En outre, contrairement à sa dénomination, l’Otan n’est pas une alliance entre égaux, mais la vassalisation des armées partenaires par les États-Unis et le Royaume-Uni. En effet, toutes les armées membres de cette prétendue « alliance » sont placées sous le commandement d’un unique officier états-unien —par ailleurs commandant des forces US en Europe—, tandis que le service secret de l’Otan, le « Gladio », sous l’autorité conjointe de Washington et de Londres, veille à ce que jamais des anti-impérialistes n’arrivent au pouvoir dans les autres États membres [2]. Pour ce faire, l’Otan n’a lésiné ni sur les assassinats politiques, ni même sur les coups d’État (en France [3], en Italie, en Grèce, à Chypre et en Turquie).

Cette vassalisation contrevient aux principes de la Charte des Nations unies, puisque les États membres perdent l’indépendance de leur politique étrangère et de Défense. Elle fut mise en cause par l’Union soviétique, puis par le président Charles De Gaulle qui, après avoir affronté une quarantaine de tentatives d’assassinat par l’OAS financée par l’Otan et s’être fait réélire, annonça le retrait immédiat de la France du commandement intégré et le renvoi des 64 000 soldats et employés administratifs de l’Otan hors du territoire français.

Cette page d’indépendance française cessa avec l’élection de Jacques Chirac qui, quelques mois après son arrivée à l’Élysée, réintégra la France au sein du Conseil des ministres et du Comité militaire de l’Alliance. Elle se termina définitivement avec le retour de l’armée française sous commandement états-unien, décidé par Nicolas Sarkozy, en 2009.

Enfin la vassalisation des États membres s’est poursuivie avec la création de nombreuses institutions civiles, dont la principale et la plus efficace est l’Union européenne. Contrairement à une idée répandue, l’Union actuelle n’a pas grand-chose à voir avec l’idéal d’unité européenne, mais a pour vocation de fixer les membres de l’Otan hors de l’influence soviétique, puis russe, conformément aux clauses secrètes du Plan Marshall. Il s’agit donc de diviser l’Europe en deux blocs. Ce n’est donc pas un hasard si les bureaux de l’Otan et ceux de l’Exécutif européen sont principalement situés à Bruxelles et secondairement au Luxembourg. Et c’est pour permettre le contrôle de l’Union par les Anglo-Saxons que celle-ci s’est dotée d’une étrange Commission dont la principale activité est de présenter des « propositions » économiques ou politiques, toutes prédéfinies par l’Otan. On ignore souvent que l’Alliance n’est pas simplement un pacte militaire, mais qu’elle intervient dans le domaine économique. D’abord l’Otan est le premier client de l’industrie de Défense en Europe, puis elle détermine des normes pour ses appels d’offre, c’est-à-dire pour tout ce qui concerne la vie quotidienne de ses soldats. Ce sont ces normes qui sont proposées par la Commission, puis adoptées par le Parlement européen.

Actuellement les trois quarts du budget de l’Otan sont assurés par les seuls États-Unis.

L’avenir du projet impérialiste anglo-saxon

Depuis le coup d’État de 2001 [4], les États-Unis envisagent une confrontation avec la Chine. Dans cette perspective, le président Barack Obama a annoncé le repositionnement de ses forces en Extrême-Orient. Cependant, cet agenda a été perturbé par le redressement économique, politique et militaire de la Russie, qui s’est montrée capable, en 2008, de défendre l’Ossétie du Sud attaquée par la Géorgie et, en 2014, la Crimée menacée par les putschistes de Kiev.

Par ailleurs, le projet du « bouclier anti-missiles » a été abandonné. Présenté comme un système de protection face à des missiles iraniens, ce « bouclier » était en réalité un système offensif déployé alentour de la Russie pour la paralyser. Un simple coup d’œil sur une mappemonde permet de constater que des missiles iraniens, s’ils devaient être tirés sur les États-Unis, ne passeraient pas au-dessus de l’Europe centrale, mais par le plus court chemin : le pôle nord. Après avoir miné durant une décennie les relations entre Washington et Moscou, le projet est abandonné car il s’avère techniquement impossible de détruire en vol des missiles russes intercontinentaux de dernière génération. Du coup, c’est le principe même de la « dissuasion nucléaire » qui est abandonné face à la Russie, même s’il reste pertinent pour d’autres États.

Tout en effectuant son « pivot vers l’Asie », Washington a exacerbé les tensions entre la Chine et ses voisins, particulièrement le Japon. L’Otan, qui historiquement vassalise l’Europe à l’Amérique du Nord, s’est donc ouverte à des partenaires asiatiques et océaniques, notamment l’Australie et le Japon, à travers des contrats d’association. En passant, elle a élargi son champ d’action à l’ensemble du globe [5].

En cette période de restrictions budgétaires, l’Alliance, qui ne connaît pas la crise, se fait construire un nouveau siège social, à Bruxelles, pour la somme faramineuse d’1 milliard d’euros. Il devrait être livré début 2017 [6].

La question de l’Émirat islamique

À la préoccupation d’empêcher la Chine et la Russie de contrôler assez de matières premières pour être en capacité de rivaliser avec les États-Unis, s’est ajoutée durant l’été la question de l’Émirat islamique.

Une intense campagne de presse a diabolisé cette organisation jihadiste, dont les crimes ne sont pas nouveaux, mais qui vient de s’en prendre à la population irakienne. Nous avons maintes fois expliqué que l’ÉI est une création occidentale et que, malgré les apparences, son action en Irak est parfaitement conforme au plan US de diviser ce pays en trois États distincts [7]. Pour réaliser un projet qui constitue un crime contre l’humanité parce qu’il suppose un nettoyage ethnique, Washington a eu recours à une armée privée qu’il se doit de condamner publiquement tandis qu’il la soutient en sous-main.

Les États-Unis auraient pris la mesure du danger islamiste après que l’ÉI eut égorgé deux de leurs ressortissants, les journalistes James Foley et Steven Sotloff. Cependant, un examen attentif des vidéos [8] laisse à penser qu’elles ne sont pas authentiques. Le problème s’était déjà posé avec l’ÉI lorsqu’il était sensé avoir égorgé, en 2004, Nick Berg [9].

Nous avons également souvent souligné que l’ÉI se distinguait des groupes jihadistes précédents à la fois par son service de communication et par ses administrateurs civils, capables de gérer les territoires conquis. Il s’agit donc d’un groupe appelé à durer. Ainsi que l’a montré Alfredo Jalife-Rahme, le Califat, même s’il agit actuellement principalement en Syrie et en Irak, a été conçu pour porter le fer à long terme contre la Russie, l’Inde et la Chine [10].

La question de l’Émirat islamique n’avait donc pas à être ajoutée à l’ordre du jour anti-Russes et anti-Chinois, elle en faisait partie. Au demeurant, ne souhaitant pas risquer de voir un État membre exprimer ses doutes sur cette mascarade, Washington a déplacé le débat en marge du sommet. Le président Obama a réunit 8 autres États, plus l’Australie (qui n’est pas membre de l’Otan, mais seulement associée) pour mettre au point son plan de guerre. Il a ultérieurement été décidé d’associer la Jordanie à ce dispositif.

Les conclusions du sommet

Le sommet a expédié en une brève matinée la question de sa longue présence en Afghanistan. Certes, l’Otan retirera comme prévu ses troupes combattantes en fin d’année, mais elle conservera le contrôle de l’armée afghane et de la sécurité du pays. Le sommet s’est même payé le luxe d’appeler les deux candidats à la présidentielle afghane à prendre l’engagement de signer sans plus tarder les exigences d’immunité pénale des États-Unis, alors que cette élection est organisée et dépouillée par les forces états-uniennes. Dès lors, le candidat qui ne répondrait pas à cet appel ne devrait pas s’étonner de ne pas être considéré comme élu.

Comme on brandit une cape rouge pour énerver un taureau, le sommet a décidé d’étendre le contrôle de l’Otan sur la partie orientale de l’Europe (dont l’Ukraine), question de voir ce que sera la réaction russe. Mais il n’a pas été plus loin. L’Acte fondateur Otan-Russie n’a pas été révoqué et l’Ukraine n’a pas été intégrée à l’Alliance. Chacun a préféré évoquer un possible cessez-le-feu entre Kiev et le Donbass.

En outre, le sommet a doté l’Alliance de deux nouveaux outils : un service de cyber-guerre pour contrer les hackers militaires chinois, et une Force d’intervention rapide de 4 000 hommes, issus de 7 pays et placés sous commandement britannique. Enfin, le sommet a ouvert la procédure d’adhésion du Monténégro et a, bien sûr, enjoint les États membres à développer leurs dépenses militaires.

Quelques remarques

Malgré les imputations du gouvernement ukrainien —selon qui la Russie aurait envahit son pays… mais avec seulement 1 000 hommes que personne n’a vus, ainsi que le note Giulietto Chiesa [11]—, le sommet n’a pas décidé d’entrer en guerre contre Moscou et s’est contenté d’une mesure symbolique. On ne comprend donc pas pourquoi tant de fastes ont été déployés à Newport.

À moins que les choses importantes aient été décidées à huis clos, lors de la réunion des chef d’État du vendredi 5 septembre, il ne semble pas que les guerres secrètes aient été évoquées lors du sommet, mais uniquement en marge du sommet avec certains alliés uniquement. Déjà, en 2011, l’Otan avait violé ses propres statuts en ne réunissant pas le Conseil atlantique avant de bombarder Tripoli. Il semblait en effet impossible que tous acceptent de se livrer à une telle boucherie. Les États-Unis et le Royaume-Uni réunirent donc en secret la France, l’Italie et la Turquie à Naples pour planifier une attaque qui fit au moins 40 000 morts civils en une semaine.

Le communiqué final est d’une rare hypocrisie [12] : la crise ukrainienne est traitée comme une agression russe, sans jamais faire mention du coup d’État de la place Maidan, ni de l’installation d’un gouvernement incluant des nazis. La crise syrienne est présentée comme un conflit entre « une opposition modérée qui protège les minorités » et, à la fois, la « tyrannie du régime de Bachar el-Assad » et « des groupes extrémistes », sans jamais faire mention de ce que le régime syrien est une République alors que l’opposition modérée est rémunérée par les dictatures du Golfe, ni que la crise a été ouverte par une guerre secrète franco-britannique conformément aux annexes du Traité de Lancaster House, ni que le président el-Assad vient d’être réélu par 63 % du corps électoral, et alors que la République arabe syrienne est la seule à avoir protégé non seulement les minorités, mais tous ses citoyens, incluant la majorité sunnite. Avec cynisme, le communiqué prétend que l’Alliance a protégé le peuple libyen, conformément aux résolutions 1970 et 1973, alors qu’il a utilisé ces résolutions pour changer le régime en tuant 160 000 Libyens et en plongeant le pays dans le chaos.

Cependant, en définitive, au cours des dernières années, l’Otan est parvenue à ses fins en Afghanistan, en Irak, en Libye et au Nord-Est de la Syrie, c’est-à-dire uniquement et exclusivement dans des pays ou des régions organisées en sociétés tribales. Elle ne semble donc pas apte à entrer en conflit direct avec la Russie et la Chine.

 

1] « Le sommet de l’Otan : guerre sur deux fronts », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 4 septembre 2014.

[2] Lire Les armées secrètes de l’Otan, par le professeur Daniele Ganser, disponible en épisode sur Réseau Voltaire.

[3] Sur les coups d’État de 1958 et de 1961, on se reportera à (1) « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir » et (2) « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août et 10 septembre 2001.

[4] Nous rappelons que le 11 Septembre 2001, pendant que le monde était hypnotisé par des attentats à New York et Washington, le président George W. Bush fut illégalement démis de ses fonctions en vertu du programme de « continuité du gouvernement ». Il ne les retrouva qu’en fin de journée, après que son pays ait profondément modifié sa politique étrangère et de Défense. Durant cette journée, tous les membres du Congrès et leurs équipes furent placés par l’autorité militaire en résidence surveillée au Greenbrier complex (Virginie occidentale) et à Mount Weather (Virginie).

[5] « Otan, offensive mondiale », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 29 juillet 2014.

[6] « 1 milliard d’euros pour le nouveau siège de l’Otan », Réseau Voltaire, 29 janvier 2014.

[7] Voir notamment (1) « Le « Kurdistan », version israélienne », ; (2) « John McCain, le chef d’orchestre du « printemps arabe », et le Calife » ; (3) « Le grand retournement saoudien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er juillet, 18 août et 1er septembre 2014,

[8] « Foley video with Briton was staged, experts say », Deborah Haynes, The Times, 24 août 2014 ; « Foley murder video ’may have been staged’ », Bill Gardner, The Daily Telegraph, 25 août 2014. Et sur l’identité de Sotloff, voir : « Le journaliste décapité était un Israélien formé dans une antenne du Mossad », par Hicham Hamza, Panamza, 3 septembre 2014.

[9] « L’affaire Nicholas Berg », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2004.

[10] « Un djihad mondial contre les BRICS ? », par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Arnaud Bréart, La Jornada (México), Réseau Voltaire, 18 juillet 2014.

[11] « En Ukraine, les menteurs paniquent », par Giulietto Chiesa, Megachip (Italie), Réseau Voltaire, 3 septembre 2014.

[12] « Déclaration finale du sommet de l’Otan », Réseau Voltaire, 5 septembre 2014.

Média propagande et terrorisme d’état: La légion mercenaire djihadiste de l’OTAN

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Pour ceux qui n’étaient pas encore convaincus qu’OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, nous publions cette excellent analyse. La caste dominante occidentale est lancée depuis le XVème siècle, dans une folle course pour la colonisation totale du monde, course qui commença avec la mise en place d’une idéologie visant à convaincre d’abord les peuples occidentaux chrétiens de leur supériorité sur les païens et les sauvages des contrées lointaines. Qui peut arrêter cette hégémonie ?

Nous, les peuples en rétablissant un système politico-social égalitaire, système qui a régit les sociétés humaines durant des millénaires avant l’avènement de l’État et de son renforcement oligarchique.

En lisant l’article ci-dessous et ce qu’il expose, la question brûle les lèvres: Qu’allons-nous faire contre ? Voter dimanche ?…. Allons, allons…

— Résistance 71 —

 

Lettre ouverte aux Européens coincés derrière le rideau de fer israélo-américain

 

Hassan Hamadé

 

21 mai 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article183881.html

 

Vu d’Occident, l’Otan mène la guerre contre le terrorisme. Mais sitôt sorti de ce monde bien ordonné, la vérité est autre : l’Otan est le maître du terrorisme international, protégeant des camps d’entraînement d’Al-Qaïda en Libye et en installant d’autres sur son propre sol, en Turquie. Jamais Al-Qaïda n’a renversé de gouvernement ni conquis de nation, toujours il a détruit des sociétés, appliquant pour Washington la doctrine straussienne du chaos constructeur. Pour Hassan Hamade, la civilisation débuta en Syrie, tandis que l’Europe, l’Amérique du Nord et Israël ne sont encore qu’au stade de la barbarie. Vous n’en avez pas conscience et pensez être supérieurs ? Il vous ouvre les yeux.

Je vais vous raconter des choses graves que le rideau de fer imposé à l’Union européenne vous empêche de savoir. Je vais vous parler de la liaison dangereuse qui vous uni, à votre insu, à la plus redoutable des nébuleuses terroristes opérant sur la scène internationale : Al-Qaïda !

Oui, Al-Qaïda, celle que le dictionnaire politico-sécuritaire de votre « Occident » définit comme la mère accoucheuse de la plus cruelle des mouvances terroristes se réclamant de l’islam.

Al-Qaïda est considéré comme l’ennemi stratégique du « monde civilisé », tout en constituant une menace imminente pour les pays que vous imaginez « en voie de civilisation ». Et pour que ces derniers puissent continuer leur marche dans votre voie, ils ont besoin d’être protégés de ce danger terroriste qui les guette. C’est pourquoi tout contact avec Al-Qaïda ou avec ses branches, ses réseaux ou ses dérivées est strictement interdit, condamné, et le cas échéant réprimé. C’est un principe indiscutable que les États-Unis ont établi. Ils se sont arrogés le monopole de veiller à son respect et de contrôler son application. Mais ce respect n’a jamais dépassé les limites du discours politico-médiatique, c’est-à-dire celles de la propagande, dans sa plus simple et basse expression, car on ne peut plus parler de médias libres chez vous, dans l’espace atlantiste, mais plutôt d’outils de propagande.

Cette propagande s’est révélée plus que jamais mensongère sur le théâtre d’opération syrien où certaines branches et dérivées d’Al-Qaïda —tels le Front Al-Nosra et l’Émirat islamique en Irak et au Levant— ont gagné une notoriété mondiale en participant à la guerre d’anéantissement que livre l’axe israélo-US au plus ancien pays du monde, la Syrie. Durant ces trois années de guerre d’agression, la nébuleuse d’Al-Qaïda a fait preuve d’une discipline exemplaire dans l’application stricte et rigoureuse des plans établis par le commandement US. Elle s’est montrée la plus à même d’exécuter la stratégie du « chaos constructeur » qui passe nécessairement par la destruction de la société syrienne, en même temps que par celle des infrastructures économiques et étatiques. Il s’agit d’une vaste invasion de la barbarie pour détruire la civilisation.

L’Otan, en respectant scrupuleusement les directives de Washington, apporte sa protection immédiate à la formation et au fonctionnement du front armé engagé dans le projet israélo-US de démantèlement de la Syrie, en transformant ce berceau commun de la Chrétienté et de l’Empire arabe en « champs de carnage où triomphe la mort » [1]. Cette œuvre apocalyptique s’inscrit dans la lignée des crimes suprêmes, fierté anglo-saxonne sanguinaire, après Hiroshima et Nagasaki (1945) la Palestine (depuis 1948…) le Vietnam (1962-1975) l’Irak (depuis 1991…) pour n’en citer qu’un échantillon choisi seulement au cours des récentes décennies.

Le mensonge, toujours le mensonge, principal levier de la propagande US, dans le domaine politico-sécuritaire comme dans le domaine économique, se manifeste selon la technique saisie par le fameux Observatoire du mensonge de George Orwell, ainsi cette impitoyable entreprise belliciste est mise en marche sous les drapeaux combinés de la « Démocratie » et des « Droits de l’homme ». Les gouvernements sous-traitants, chargés de mener cette entreprise, sont appelés « les Amis de la Syrie ». Les combattants de base, des dizaines de milliers de djihadistes, issus de plus de 80 nationalités, sont désignés comme des « opposants armés  » ou des « combattants de la liberté » etc.. plus menteur que çà, tu meurs.

N’est-ce pas le mensonge qui a donné à cette gigantesque déstabilisation du monde arabe l’appellation de « printemps arabe » ? Force est de constater que partout où passe ce « printemps » s’installe la confrérie des Frères musulmans. Dans son ombre, fleurissent les organisations terroristes les plus violentes et démarre le processus de destruction des sociétés. Nombreux sont les exemples à commencer par la Libye dont la partie sud, le Fezzan, s’est transformée en un sanctuaire de camps militaires d’Al-Qaïda, entre les villes de Ghat (près de la frontière algérienne) et de Sabbah (proche du Niger). Selon les services atlantistes, il y existe trois camps où sont formés des terroristes qualifiés (des experts en explosifs et dans la préparation des voitures piégés, etc…) pour répondre aux besoins du voisinage africain (Mali, Niger, Tchad, Algérie, Nigeria). Ces terroristes pas comme les autres entretiennent des relations très solides avec certaines organisations extrémistes, comme Aqmi et Boko Haram. Leurs universités du terrorisme répondent aux « besoins » d’autres pays, tel que la Syrie, devenue ces temps-ci une destination privilégiée pour ses lauréats. Les cours y sont donnés par des « professeurs » pakistanais, égyptiens, saoudiens, yéménites et autres. Pour les deux mois de décembre 2013 et janvier 2014, cette très prestigieuse université a envoyé en Syrie 5 000 djihadistes de nationalités multiples… [2]

Une idée de la situation dans cette zone a été donnée par l’ex-chef d’état major des armées françaises, l’amiral Édouard Guillaud, lors d’une rencontre avec une vingtaine de journalistes, à Paris, le 26 janvier 2014, une semaine avant son départ à la retraite. Il déclarait : « Le Sud de la Libye est devenu un véritable trou noir (…) un lieu de régénération, d’approvisionnement en armes des terroristes, c’est le nouveau centre de gravité du terrorisme  ».

Graves sont ces révélations. Surtout lorsqu’elles viennent d’un homme qui n’a vécu aucun cas de conscience face à la mission qu’il était chargé d’exécuter en Libye, en étroite coordination avec son homologue britannique. Mais ces révélations pour choquantes qu’elles puissent paraitre ont le mérite d’être vraies. Cependant, les aveux de l’amiral ne s’arrêtent pas là. Il va beaucoup plus loin jusqu’à proposer une nouvelle intervention militaire (cela veut dire un nouveau round de destruction de ce qui n’a pas été encore totalement détruit dans le pays). Il déclare in texto : « L’idéal serait de monter une opération internationale avec l’accord des autorités [libyennes]. Et il faudra bien, un jour, se poser la question d’une intervention. Mais le problème, c’est qu’il faudrait d’abord qu’il y ait un État dans le Nord du pays » [3].

L’Otan et la « commodité du mensonge »

À écouter l’amiral dans ses aveux, on ne dirait pas que la France ait joué un quelconque rôle dans la guerre d’agression de 2011, la destruction de l’État libyen et la transformation de son vaste territoire en un « nouveau centre de gravité du terrorisme ». N’est-ce pas cette participation à l’une des entreprises guerrières les plus sales, les plus criminelles et les plus mensongères qui a été malhonnêtement présentée comme une noble assistance de la part de la France et du Royaume-Uni à la genèse du prétendu « printemps arabe » ? Sans parler des 160 000 victimes des innombrables massacres et tueries qui ont accompagnés cette guerre d’agression [4]

Venons-en à la « commodité du mensonge » [5] qui ne cesse de marquer le discours atlantiste sur cette gigantesque déstabilisation qui frappe plusieurs pays pris pour cibles par la stratégie du « chaos constructeur » états-unien. Cette « commodité du mensonge », relayée par le terrorisme du système médiatique, veut vous faire croire et nous faire croire encore que l’Otan se trouve incapable de paralyser ces usines de production de terroristes si ce n’est de les anéantir. La réalité des faits, sur le terrain, offre un démenti catégorique, sans appel, à ces mensonges grotesques compte-tenu de la parfaite domination de l’espace aérien libyen par l’aviation franco-britannique ainsi que de la surveillance continue du territoire sud-libyen par les satellites « occidentaux » qui guettent le moindre mouvement, le moindre bruit, dans l’immensité du Sahara, avec une attention toute particulière réservée aux « trois centres de formation accélérée au djihad ». Nul n’ignore l’extrême précarité de ces académies de terrorisme situées en plein air, dans l’étendue sahraouie, sans aucune couverture, s’offrant en cibles faciles à tout ennemi qui pourrait venir du ciel.

Ceci étant, l’aviation franco-britannique, à elle seule, assure la véritable protection à ces trois bases d’Al-Qaïda dans la zone du sud Libyen. Cette réalité, pour perverse qu’elle puisse vous paraitre, et que le rideau de fer israélo-US vous occulte, apporte, par voie de conséquence, un net démenti aux allégations mesquines de Paris, de Londres et des autres capitales de l’Alliance du mensonge commode, selon lesquelles le bloc « occidental » est déterminé à accomplir la grande et lourde tache de terroriser les terroristes, de les « détruire », selon l’expression de François Hollande.

Essayons de planer, ensemble cette fois-ci, dans le vide de la bonhomie, toujours guidés par les discours pédagogiques de vos dirigeants atlantistes, toujours orientés par la pensée unique que propagent vos médias, conformément au code de conduite défini dans le dictionnaire du politiquement correct, et imaginons le président français sérieux dans sa volonté de « détruire » ce terrorisme. Une seule conclusion s’impose : qu’il le fasse et nous serons les premiers à l’applaudir. Il a devant lui trois cibles faciles à détruire. C’est pour lui un jeu d’enfant compte tenu de sa parfaite maitrise de l’air. Chacun sait que dans une zone géographique désertique, telle que le Fezzan, celui qui maitrise l’air contrôle le sol. Le président doit passer à l’attaque, sans perdre plus de temps. Il est bien placé pour le faire, surtout que c’est dans cette redoutable usine de terroristes que sont formés les combattants les plus dangereux qui menacent les « intérêts français » au Mali, dans toute la zone du Sahel et ailleurs sur le continent africain.

Boko, Alep et « Damas sur Scène »

L’affaire Boko Haram [6] est venue s’ajouter au dossier pour mettre en évidence une fois de plus la perversité des gouvernements totalement inféodés au diktat de Washington. D’abord Boko Haram, qui n’est qu’un mouvement d’imbéciles et de criminels, trouve ses besoins en « terroristes qualifiés » assurés provisoirement par cette même Académie des hautes études en terrorisme du Fezzan. Pourquoi donc tous ces coups de théâtre —dont la scène la plus mensongère fut présentée à Paris, en forme de conférence réunissant autour d’un personnage excessivement médiocre cinq présidents africains directement concernés par le dossier en question, sous le contrôle direct de la bannière étoilée— et ne pas attaquer directement la source, au Fezzan ? Il faudrait être absolument stupide, pour prendre au sérieux ce soudain réveil de l’humanisme, de la Maison-Blanche, de l’Élysée ou du 10 Downing Street, ou prendre pour de vraies les larmes, celles de crocodiles versées sur le triste sort des filles nigérianes par les épouses, les concubines et les maitresses des chefs d’États otanesques. Pourtant, toutes et tous, non seulement demeurent insensibles aux multiple appels à l’aide de la population civile de la métropole martyre d’Alep —une population assoiffée, affamée, ensanglantée, prise en otage par les takfiristes—, mais ils apportent leur soutien illimité à ces terroristes qui « font du bon boulot » selon Laurent Fabius [7].

N’oubliez pas que dans l’arbre généalogique de la confrérie des Frères musulmans, Boko Haram, le Front Al-Nosra, l’Émirat islamique en Irak et au Levant, le Front islamique et compagnie sont de véritables sœurs jumelles, prises en charge à leurs naissances par les monarchies du Golfe, toujours sous les directives anglo-saxonnes. Cependant, les sœurs jumelles reconnaissent, toutes, à Al-Qaïda un droit d’ainesse indiscutable confirmé par une prodigieuse historicité qui remonte à la fameuse guerre d’Afghanistan contre l’URSS, dans les années 80 du siècle dernier.

Il s’agit d’un choix posé par Washington seul. Voilà pourquoi le président Hollande, tout comme David Cameron, s’avère animé d’une exceptionnelle force d’inertie. Il parait que, pour faire usage de la force des armes, il lui faudrait avoir la permission de Washington. Oui, la permission de Washington. « Nous devons attendre la décision du Congrès »… ainsi parla François Hollande. C’était le 6 septembre 2013. La Maison-Blanche venait de reculer sans prévenir ses Alliés, après la mise en garde du président russe Vladimir Poutine qui n’avait pas hésité à qualifier, solennellement, son visiteur le secrétaire d’État US John Kerry de « menteur » lorsqu’il accusait la Syrie de bombarder chimiquement sa propre population. Donc il est encore tôt, trop tôt même, pour oublier cette fameuse déclaration du président Hollande, révélatrice d’une extrême vassalité vis-à-vis de son supérieur hiérarchique otanesque. Il est des déclarations qui resteront gravées dans les annales des relations internationales. Celle du 6 septembre 2013 en est une, elle en dit long sur la véritable nature des relations transatlantiques, plutôt des relations entre l’occupant US et l’occupé européen. Le premier ordonne, certes en fonction de ses intérêts, le second exécute. Et les intérêts de l’Européen où sont-ils ?

C’est là où s’opère la combinaison diabolique entre le dirigeant européen et la violence du rideau de fer dont la principale vocation consiste à priver le plus large public de tout accès à la vérité. Il s’agit d’un trucage continu de l’information auquel se livre la machine médiatique. Par le biais de « l’info-flation » [8] le public subit, toujours à son insu, une opération de décervelage, un décervelage en masse des masses à travers lequel le système médiatique atteint le plus haut degré du terrorisme appliqué. C’est bien à ce niveau que se situe la dimension invisible qui caractérise le rideau de fer israélo-US et qui le différencie de celui qui existait dans l’ex-bloc de l’Est. Son rôle consiste à camoufler les véritables contradictions stratégiques entre les intérêts européens et les intérêts états-uniens de sorte que vous, public coincé derrière ce rideau de fer, ne puissiez pas remarquer que vos dirigeants servent les intérêts de l’Empire et non les vôtres. C’est bien à cause de ces créatures médiocres qui vous gouvernent que vous vous retrouvez depuis trois ans, et sans vous en rendre compte, en liaison honteuse et criminelle avec Al-Qaïda et ses ramifications, dans le même camp que les égorgeurs d’enfants, les éventreurs de femmes, les cannibales, marchant bras-dessus-bras-dessous avec la confrérie des Frères musulmans, participant activement, toujours sans vous en rendre compte, à l’anéantissement de la Syrie, notre nation-mère, la belle Syrie, berceau de la chrétienté avec son insolite exemplarité du vivre en commun entre religions, confessions et ethnies. C’est ainsi que les gouvernements atlantistes ne cessent d’innocenter les organisations terroristes, de tous les massacres que les dizaines de milliers de leurs combattants étrangers commettent sur le sol syrien, et d’attribuer leurs tueries aux forces gouvernementales.

Missions suspectes des trois bases d’Al-Qaïda en Turquie

La propagande atlantiste est tellement primitive que ses auteurs et ses dépositaires s’enflamment à la moindre remise en question de sa version officielle. Ce fut le cas de l’ambassadeur de France à l’Onu, Gérard Araud, menteur de vocation, ultra-sioniste d’adoption, sans conviction, qui n’a pas trouvé autre que le qualificatif d’« agent » pour faire taire le très sérieux correspondant de la chaine panarabe Al-Mayadeen, Nizar Abboud, dont le crime suprême a été d’oser demander au diplomate, en toute politesse, un éclaircissement sur les relations triangulaires, Qatar-France-Al-Qaïda. Exactement la même médiocrité, musclée et arrogante, qu’étale fièrement son supérieur hiérarchique, Laurent Fabius, qui n’a pas hésité à exprimer son estime pour le Front Al-Nosra qualifiant ses crimes abominables de « bon boulot » [9]. Ceci alors qu’Al-Nosra annonçait « la bonne nouvelle aux frères djihadistes du monde entier » : la fusion totale de ses structures organisationnelles avec celles de la très redoutable Al-Qaïda Fi Bilad Ar-Rafideine (Al-Qaïda en Mésopotamie) qui est la version irakienne de l’Aqmi maghrébine et du Boko Haram nigérian. Désolé de revenir à ces déclarations pour défendre la vérité que l’info-flation cherche toujours à vous occulter.

Cette expression, révélatrice d’un sadisme absolu, du chef de la diplomatie française, signifie en matière de terrorisme appliqué que les lauréats de l’Académie du Fezzan font du « bon boulot » s’ils se dirigent tout droit vers la Syrie et font du « mauvais boulot » s’ils rejoignent Boko Haram au nord du Nigeria et dans les environs du Sahel. La prestigieuse Académie continue à desservir les deux destinations, conformément aux directives de Washington que vos gouvernements européens sont déterminés à appliquer à la lettre.

Toujours dans le cadre des directives de Washington, ruissellent les pétrodollars des monarchies du Golfe pour couvrir le financement de l’énorme logistique déployée en vue d’assurer le transfert des djihadistes, d’un pays à l’autre ou d’un continent à l’autre, en toute fluidité, sans aucun obstacle, par mer, air et terre, ainsi que pour l’organisation et la gestion des structures d’accueil et d’hébergement. Car il s’agit de plusieurs dizaines de milliers de combattants farouches, venus du Caucase, du Maghreb, d’Égypte, du Pakistan, d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite etc… L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, Lakhdar Brahimi avait avancé, en avril 2013, le chiffre approximatif de 30 à 40 000 combattants étrangers [10], alors que des estimations beaucoup plus sérieuses évoquent des chiffres dépassant les 100 000 combattants… puis il s’agit de l’injection de ces djihadistes au cœur même du pays à abattre. L’exemple de la Syrie en est le plus éloquent.

Attaquée par ces « combattants de la liberté », infiltrés par les cinq frontières terrestres depuis le Liban, Israël, la Jordanie, l’Irak et la Turquie, ainsi que par la Méditerranée, la Syrie résiste depuis plus de trois ans. C’est bien grâce à cette résistance que tous vos masques sont tombés sur la scène internationale. C’est la chute finale sur le plan idéologique. Désormais, votre « Occident » ne peut plus dire un seul mot en matière de terrorisme. Votre « Occident » ne peut plus cacher son véritable visage de principal fabricant de terroristes. Il en est le protecteur, le financier, le commanditaire, le commandant. Triste vérité.

Le terrorisme constitue une des principales composantes de l’arsenal militaire de votre Otan. Ceci ne cesse d’être prouvé et certifié. L’axe Otan-Al-Qaïda se révèle à qui veut voir et à qui veut entendre. Aujourd’hui même, se déploient au cœur de la Turquie, c’est à dire au cœur du bouclier oriental de l’Alliance atlantique, trois camps militaires d’Al-Qaïda, regroupant chacun plusieurs milliers de combattants, répartis dans trois régions de grande importance [11] :

1. Le camps de Şanlıurfa, situé dans la zone frontalière avec la Syrie. C’est un point de départ et une base arrière pour des raids qu’effectue Al-Qaïda à l’intérieur du territoire syrien. De ce camps sont parties les troupes de choc qui ont attaqué récemment la très symbolique région de Kassab, un des fiefs de la présence arménienne en Syrie et un exemple vivant d’ouverture socioculturelle, fierté du patriotisme syrien [12].

2. Le camps d’Osmaniye mérite une attention très particulière car il projette la lumière sur des dimensions soigneusement occultées par le rideau de fer. Son emplacement, en soi, est très énigmatique d’autant qu’il est révélateur du niveau de confiance qui règne au sein de l’intimité CIA-Al-Qaïda. D’abord le camps est situé dans une zone sécurisée par la présence de la très grande base militaire de la US Air Force d’Incirlik. Voisinage certes très significatif, mais ce n’est pas tout.

Non loin de ces deux bases supposées être des ennemies existentielles du « monde civilisé », se trouvent les intersections des oléoducs et des gazoducs en provenance d’Irak et d’Asie centrale qui débouchent dans le port turc de Géihan sur le littoral méditerranéen. Stop !

Al-Qaïda-oléoducs-gazoducs … ça devrait nous rappeler quelque chose que le rideau de fer néglige volontairement : l’Algérie des années 90 du siècle dernier. Souvenez-vous mes amis européens qu’alors que vos intérêts étaient régulièrement attaqués et endommagés, les milliers de kilomètres de pipe–line qui sillonnaient et sillonnent toujours l’immense territoire algérien furent épargnés, voir même protégés. Ce n’est pas par simple coïncidence que la confiance règne entre l’Empire et ses ennemis présumés. L’Empire, parait-il leur accorde le soin de veiller sur la sécurité de son artère vitale. Méfiez-vous des attraits du discours officiel, c’est dans ce qui est officieux que se cache parfois la vérité.

3. Le camps de Karaman, situé dans la zone nord-ouest d’Adana, considéré comme une académie d’études avancée en matière de terrorisme appliqué. Ce camps est plus proche d’Istanbul que de la frontière syrienne. Il semble moins impliqué dans la guerre que ne le sont les deux autres. Ce qui pose des points d’interrogations quant à son objectif véritable en territoire turc. Rien de beau, ni de bon, ne peut venir de cette nébuleuse infernale. C’est la boussole indispensable dans toute recherche concernant le rôle d’Al-Qaïda ou de sa progéniture.

En ce qui concerne ces bases précisément il s’agit d’essayer d’explorer quel avenir est réservé à la Turquie dans l’optique du « chaos constructeur » en plein application dans la région. Pour cela, il ne faudrait exclure aucune hypothèse, dont les scénarii les plus catastrophiques ou les comparaisons qui se présentent à l’esprit, sans sollicitation de notre part, compte tenu de l’intensité des cas du Pakistan et de l’Ukraine. N’est-ce pas l’extrême gravité des enjeux qui à poussé Kemal Kılıçdaroğlu, président du Parti Républicain du Peuple, kémaliste et principale force de l’opposition, à mettre en garde le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, lors de la récente bataille des municipales, l’incitant à rompre immédiatement ses relations avec Al-Qaïda pour épargner à la Turquie des retombées néfastes sur sa propre sécurité nationale : « Nous avons demandé à Erdoğan de se désengager d’avec Al-Qaïda sinon ce serait dangereux pour la sécurité nationale de la Turquie ».

L’ambigüité qui entoure la mission de ce camps de Karaman exige une surveillance continue et justifie toutes les craintes relatives à cette présence d’Al-Qaïda sur la ligne de front de l’Alliance qui prétend diriger la « guerre contre le terrorisme ».

Ce n’est qu’un petit exemple, parmi tant d’autres, sur la tombée des masques et l’effondrement de la citadelle des mensonges bâtie autour de l’Otan depuis des dizaines d’années. Votre « Occident » et ses mauvaises fréquentations menacent la paix du monde et l’avenir de l’humanité. La légèreté extrême de vos dirigeants ainsi que leurs magouilles et leur cupidité criminelle transforment vos régimes politiques en des dictatures prédatrices incompatibles avec l’existence même d’un État de droit. La politique qu’ils mènent en votre nom glisse de manière irréversible vers le totalitarisme.

Dure est cette constatation, mais elle a le mérite d’être sincère.

 

[1] Pierre Corneille dans Le Cid

[2] « Ouverture tardive de la chasse au Jihad en Libye », par C.A., Le Canard enchaîné, 5 février 2014.

[3] Le Canard Enchainé, 5 février 2014.

[4] Estimation selon les rapports internes de la Croix-Rouge internationale.

[5] La raison assiégée, par Al Gore, Seuil éd. 2008. Lire le chapitre réservé à cette commodité.

[6] « « La face cachée de l’Affaire Boko Haram (Africom Brezynski, Plan Yinon) » », Reggan Lawson, YouTube, 17 mai 2014.

[7] Cité in « Pression militaire et succès diplomatique pour les rebelles syriens », par Tsabelle Mandraud (avec Gilles Paris), Le Monde, 14 décembre 2012

[8] C’est-à-dire l’inflation d’informations. Le système de propagande occidental est fondé sur la surabondance et non plus sur la rareté. Ndlr.

[9] Op. Cit.

[10] « Briefing to the Security Council by the Joint Special Representative of the United Nations and the League of Arab States for Syria », par Lakhdar Brahimi, 19 avril 2013.

[11] “Israeli general says al Qaeda’s Syria fighters set up in Turkey”, par Dan Williams, Reuters, 29 janvier 2014.

[12] « L’armée turque aide des mercenaires étrangers à pénétrer en Syrie » ; « L’armée turque détruit un avion de combat syrien » ; « Le Conseil de sécurité refuse de condamner l’attaque turco-terroriste de Kassab », Réseau Voltaire, 22, 23 mars et 4 avril 2014.

Ingérence occidentale en Syrie: Plan d’attaque fausse-bannière de l’OTAN fuité…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 mars 2014 by Résistance 71

Plus que jamais: OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

— Résistance 71 —

 

Confirmation d’un plan d’attaque fausse-bannière de l’OTAN contre la Turquie

 

Tony Cartalucci

 

28 mars 2014

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2014/03/confirmed-natos-plans-for-false-flag.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il a été révélé que l’OTAN a plannifié une attaque fausse-bannière contre la Turquie afin de justifier une invasion turque du nord de la Syrie, a rapporté dans son article l’International Business Times:

« Turkey YouTube Ban: Full Transcript of Leaked Syria ‘War’ Conversation Between Erdogan Officials. »

Il a publié le transcript complet d’une converstaion fuitée entre le patron des renseignements turcs Hakan Fidan et le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu. Le Times a quant à lui rapporté que l’interdiction de YouTube par le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’est produite après que la conversation entre Fidan et Davutoglu n’ait été fuitée et qu’il voulait qu’elle soit enlevée du site de partage vidéo en ligne.

L’appel fuité détaille les pensées d’Erdogan qu’une attaque sur la Syrie “doit être vue comme une opportunité pour nous (La Turquie)”. Dans la conversation, le chef du renseignement Fidan dit qu’il allait envoyer quatre hommes en Syrie pour attaquer la Turquie “afin d’avoir un casus belli (une cause de guerre)”.

L’adjoint du chef d’État-Major le Lieutenant Général Yasar Güller répond que les actions projetées de Fidan sont “une cause directe de guerre… Ce que vous allez faire est une cause directe de guerre.”

Le ministère turc des AE a dit que l’enregistrement fuité de ces officiels du gouvernement de haut niveau discutant de l’opération en Syrie a été “partiellement manipulé” et est une “pauvre tentative d’attaque” sur notre sécurité nationale. Dans la vidéo fuitée, Fidan discute avec Davutoglu, Güler et autres officiels d’une opération possible en Syrie afin de sécuriser la tombe de Souleiman Shah, le grand-père du fondateur de l’empire Ottoman.

Les médias occidentaux ont été obsédés par myopie volontaire au sujet de la Turquie interdisant Twitter et Facebook et des fuites en ce qui concerne la “corruption”, dans une tentative de faire diversion sur les conversations révélant que la Turquie, un membre de l’OTAN depuis des décennies (NdT: Rappelons toujours que l’OTAN est l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord), planifiait une attaque fausse-bannière qui aurait mené à une guerre intentionnellement provoquée avec son voisin syrien.

Ceci survient alors que la Turquie fournit un support aérien, logistique et une couverture d’artillerie pour les membres d’un groupe que le ministère des AE des Etats-Unis désigne lui-même comme terroriste: le Front Al-Nosra, qui a mené une offensive sans relâche depuis le territoire turc, dans la province nord-ouest de la Syrie de Lattaquié.

Depuis que l’opération a commencé il y a plusieurs jours, la Turquie a abattu un avion de guerre syrien qui ciblait des militants d’Al-Nosra  en territoire syrien. Bien que la Turquie affirme que l’avion syrien ait violé l’espace aérien turc, l’appareil s’est écrasé en territoire syrien et le pilote qui s’était éjecté a été récupéré en Syrie. L’incident a été utilisé par la Turquie pour établir une base rhétorique pour pouvoir escalader plus avant les tensions entre Ankara et Damas, certainement pour essayer d’obtenir une raison de guerre au lieu de l’opération fausse-bannière plus risquée de l’OTAN.

La posture guerrière de la Turquie au nord est renforcée par une offensive conjointe américano-saoudienne dans le sud, près de la frontière jordano-syrienne dans la ville de Daraa et ses environs. Appelé le “front sud”, l’offensive apparaît avoir déjà été neutralisée par les forces de sécurité syriennes.

En ce qui concerne la création du “front sud”, le think-tank politique financé par les entreprises américaines, Carnegie Endowment for International Peace a même dit dans sa publication “Does the “Southern Front” Exist?,”que:

Plutôt qu’une initiative des rebelles eux-mêmes, ce furent des officiels étrangers qui ont demandés aux commandants rebelles de signer une déclaration montrant leur opposition à l’extrémisme, disant que cela était une pré-condition pour recevoir plus d’armes et d’argent.  Comme les mendiants peuvent devenir ceux qui choisissent, les commandants ont alors collectivement haussés les épaules et ont signé, mais pas tant pour déclarer une nouvelle alliance que pour aider les officiels américains à cocher toutes les bonnes cases dans leurs rapports envoyés au bercail, espérant que tout cela débloquerait des caisses d’armes supplémentaires.

Avec le “front sud” devenant un champ de bataille mort-né et l’OTAN devant se compromettre dans des attaques fausses-bannières en soutien évident aux organisations terroristes affiliées à Al Qaïda, l’énergie du désespoir occidental dans ce qui apparaît être la “stratégie de la dernière chance” est particulièrement palpable.