Archive pour ingérence syrie israël

Et pendant ce temps là sur le front moyen-oriental…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 20 novembre 2020 by Résistance 71


« Normalisation-Trahison »

Pourquoi la Syrie ne riposte pas aux attaques israéliennes ?

réponse de Hassan Nasrallah

11 novembre 2020

url de l’article en français:
https://lecridespeuples.fr/2020/11/11/pourquoi-la-syrie-ne-riposte-pas-aux-attaques-israeliennes-la-reponse-de-nasrallah/

Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 26 mai 2020, à l’occasion de la commémoration du 20e anniversaire de la Libération du Sud-Liban.

Transcription :

Hassan Nasrallah : […] « Lorsque (en février 2014) Israël nous a frappés à Janta, à la frontière syro-libanaise, ils espéraient changer les règles d’engagement, pensant que s’ils nous frappaient dans une zone frontalière, nous ne serions pas tenus de riposter. Nous avons riposté (en frappant une patrouille israélienne le mois suivant) dans les fermes de Chebaa (territoire libanais occupé). Lorsqu’il y a eu la (tentative avortée) d’attaque de drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth (en aôut 2019), j’ai dit que nous riposterions hors des fermes de Chebaa, ce qui ne signifiait pas stricto sensu que nous nous interdisions d’y riposter, mais c’était une indication claire que dorénavant, aucun point de la frontière entre le Liban et la Palestine occupée ne serait à l’abri de notre riposte, et que nous pouvions frapper n’importe où.  Auparavant, Israël était habitué à ce qu’on frappe toujours dans les fermes de Chebaa, et tout le reste de la frontière, toutes les colonies étaient en sécurité. Mais j’ai voulu adresser ce message clair : lorsque vous nous attaquez, aucun point de votre frontière (usurpée) ne sera en sécurité. Depuis, Israël est vigilant, et c’est pourquoi il n’y a pas eu de frappes au Liban. Personne ne se demande pourquoi ? Tous ceux qui ont hâte de se débarrasser des armes de la Résistance, qu’ils nous expliquent pourquoi Israël a frappé le Liban quand bon lui semblait de 1948 à 2000, puis a subitement stoppé, à l’exception de la guerre de 2006 ? C’est grâce aux équations de dissuasion imposées par la Résistance. Israël sait bien qu’une riposte serait inévitable. C’est l’une des règles d’engagement.

Israël cherche donc un autre moyen (de nous frapper). Ce qui s’est passé avec les drones dans la banlieue sud de Beyrouth, c’était une tentative israélienne de réaliser une attaque sans laisser d’empreintes. Ils ont été découverts parce que l’opération a échoué, mais le but était de frapper sans laisser d’empreintes. Car Israël sait bien que s’il laisse des empreintes, il doit s’attendre assurément à une riposte de la Résistance, et il sait bien ce que ça implique. Même lors de la découverte des tunnels (entre le Liban et la Palestine occupée), Israël a envoyé au Liban par trois biais différents —via l’Egypte, via Chypre et via la FINUL, soit trois canaux— un message disant qu’il ne voulait que découvrir les tunnels, et qu’il ne ferait rien de plus, afin que nous restions calmes et que nous ne ripostions pas. Israël comprend bien que le Liban est un front très sensible, et cette équation (de dissuasion) est toujours valable. Voilà ce qui protège le Liban : c’est la Résistance.

En ce qui concerne la Syrie, il faut se rappeler qu’au début, Israël n’a frappé personne —ni nous, ni les Syriens, ni les Iraniens, ni les autres mouvements de Résistance. Israël a laissé les événements se propager en Syrie, et se contentait de soutenir les groupes (terroristes) armés. Je ne dis pas que toute l’opposition syrienne travaillait avec Israël, mais il ne fait aucun doute que de nombreux groupes armés avaient des liens et se coordonnaient directement avec Israël sur les plans logistique, sécuritaire, du renseignement, jusqu’à l’approvisionnement et le financement, etc. Israël espérait que le régime s’écroulerait et que l’armée syrienne serait disloquée, et que l’Iran, se voyant incapable de faire quoi que ce soit, quitterait la Syrie, de même que le Hezbollah, car la situation serait irrémédiablement perdue. Voilà ce qui s’est passé durant les premières années.

Quand est-ce qu’Israël a commencé à intervenir directement ? Je dis toujours qu’il faut considérer les situations de manière globale, et ne pas se contenter du point de vue israélien. Il faut aussi voir l’autre côté. L’intervention israélienne en Syrie est une preuve de la victoire de la Syrie et de la victoire de l’Axe de la Résistance en Syrie. Car si Israël avait encore eu espoir que les groupes armées & takfiris qu’il soutenait, finançait et couvrait avaient une chance de l’emporter en Syrie, il n’aurait pas eu besoin d’entrer sur scène.

Journaliste : Mais cela n’a-t-il pas entraîné un déséquilibre de la dissuasion (au profit d’Israël, qui frappe la Syrie impunément) ?

Hassan Nasrallah : J’y viens, j’explique les choses pas à pas. Lorsqu’on lit les dernières déclarations des dirigeants israéliens, lorsqu’on leur demande pourquoi ils sont intervenus en Syrie, ils répondent que c’est parce qu’ils ont pris conscience que (les groupes terroristes) ne l’emporteraient pas. Israël a compris que c’est nous qui allions l’emporter en Syrie, que l’armée syrienne était en train de retrouver sa santé et sa force, que la présence de l’Iran et des factions de la Résistance en Syrie s’enracinait. Les groupes takfiris qui occupaient la partie syrienne du Golan ont été évacués, et le Golan est un sujet très sensible pour Israël… Il ne supporte même pas que quiconque y prenne des photos ! Cela indique bien sa faiblesse. Le fait qu’Israël ne tolère pas que quiconque prenne des photos de positions dans le Golan, [pas même les habitants du Golan occupé], est un signe de faiblesse et non de force. Voyant que la Syrie triomphait et se relevait, et qu’il n’y avait plus d’espoir de victoire des groupes armés, Israël s’est résolu à frapper des positions ici ou là, à s’efforcer d’entraver le transfert d’armes de la Syrie au Liban —tout le monde sait bien que nos missiles ne tombent pas du ciel, et que le rôle historique de la Syrie a été d’armer la Résistance libanaise et palestinienne.

Même dans l’opération récente d’Israël, lorsqu’ils ont frappé une de nos voitures à la frontière syro-libanaise…

Journaliste : Et vous avez riposté (par une incursion en territoire israélien).

Même si les « excuses » d’Israël sont pitoyables et n’empêcheront en rien une riposte meurtrière suite à la mort de deux combattants du Hezbollah dans une frappe israélienne en août dernier (voir Pour mettre fin à une guerre des nerfs insoutenable, Israël implore le Hezbollah de riposter), il faut souligner que l’entité sioniste fait tout ce qu’elle peut pour éviter de toucher des membres du Hezbollah en Syrie —et par conséquent de tuer qui que ce soit—, allant jusqu’à les avertir avant de cibler un véhicule, comme on le voit dans cette vidéo datant du mois d’avril dernier.

Hassan Nasrallah : Je ne dis pas que nous avons riposté, et je ne dis pas que nous n’avons pas riposté. Israël était tout à fait capable de tuer nos combattants, ce n’est pas une erreur de sa part. Il a fait un tir d’avertissement, ou a donné un avertissement, afin que les combattants quittent le véhicule, puis il l’a frappé. Pourquoi ne voulait-il pas tuer ces jeunes (combattants) ? Car il y a une équation claire : si Israël tue l’un de nos combattants, que ce soit au Liban ou en Syrie, nous riposterons. Cette équation a été prouvée dans les faits (maintes fois). C’est pour cela que lorsque, en même temps que l’incident des drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, deux de nos combattants ont été tués (par Israël) en Syrie, les Israéliens ont évacué la frontière sur 7 kilomètres, sur toute la frontière. Ils sont restés comme ça, se tenant debouts sur une jambe et demi (prêts à prendre la fuite), pendant 7 jours, et si nous n’avions pas frappé ce véhicule, ils auraient pu rester comme ça 14 jours, un mois ou deux mois entiers. Cela fait partie des règles d’engagement. Jusqu’à présent, quand Israël frappe (en Syrie), il s’efforce de ne tuer personne, car il craint d’arriver à un point ou les dirigeants syriens, ou ceux de la Résistance, ne pourront plus supporter ces frappes. Même dans cette bataille, Israël n’a pas carte blanche (et sait que la situation peut exploser à tout instant).

Peut-être que quelqu’un rétorquera qu’Israël frappe (souvent la Syrie) et que l’Axe de la Résistance ne riposte pas, et que nous devrions imposer un équilibre de dissuasion en Syrie. Je vais être très franc. Cette question est discutée et débattue en permanence. Les dirigeants syriens sont ceux qui ont le dernier mot, car la décision leur appartient, même si la bataille nous concerne tous, et que nous sommes tous ciblés. Il y a parfois l’impression que le but d’Israël est l’escalade, et qu’ils veulent pousser la situation à une guerre ouverte contre la Syrie. La Syrie est (prise en étau) entre deux priorités : d’une part, la bataille à l’intérieur n’est pas terminée, les groupes terroristes et takfiris étant toujours présents et guettent la moindre occasion de remonter en puissance ; d’autre part, l’escalade vers une guerre entre la Syrie et Israël serait contraire à l’objectif premier (d’en finir avec les terroristes). La Syrie a encore besoin de temps. Permettez-moi de bien expliquer ce point, car il y a beaucoup de personnes qui nous critiquent, disant qu’Israël frappe la Syrie et que la Syrie ne fait rien. Je ne sais pas jusqu’à quel point les dirigeants syriens peuvent tolérer ces frappes, et il y a un seuil qui, une fois franchi, entraînerait une riposte (inévitable, sans crainte d’escalade), mais jusqu’à présent, ils considèrent qu’Israël intervient pour protéger les groupes armés et changer les équations en leur faveur, et entrainer la Syrie à une guerre régionale ; et il n’est pas dans l’intérêt de la Syrie, qui mène une guerre mondiale contre le terrorisme, de se laisser entrainer à une guerre contre Israël, si bien que ce qu’il faut, c’est endurer patiemment. C’est ce que nous appelons la patience stratégique. Mais dans le cadre de cette (politique de) patience et de cette endurance, il y a certaines règles qui restent valables et qui sont respectées par Israël et par nous, et de toute façon, Israël n’atteint aucun objectif par ses frappes : ils n’ont pas interrompu le transfert (de missiles), et ils le reconnaissent eux-mêmes ; ils ne sont pas parvenus à expulser les Iraniens de Syrie, et ils n’y arriveront jamais, et il en va de même pour le Hezbollah ; et ils ne sont pas parvenus à affaiblir l’armée syrienne, qui continue à se renforcer. Nous pouvons faire échouer les objectifs de ces attaques israéliennes sans en arriver à une guerre régionale, qui ne serait pas dans l’intérêt de la Syrie, du moins pas à l’étape actuelle.

Rappelons qu’en plus d’avoir abattu un avion israélien en février 2018, en mai 2018, la Syrie a riposté en lançant plusieurs salves de missiles contre Israël, qui s’est empressé de demander une trêve : voir La Syrie impose de nouvelles règles de confrontation à Israël

Le danger, et j’avertis toujours Israël à ce sujet, c’est que la patience a des limites. La capacité d’endurance a des limites. Les dirigeants syriens, et la situation en Syrie en général peuvent absorber certaines agressions et y remédier dans le cadre de cette vision (de patience stratégique), mais peut-être qu’Israël commettra une erreur ou une bourde qui épuisera cette patience. Israël est en plein aventurisme. Israël n’a pas d’intérêt à entrer en guerre régionale, et il est très vigilant à cet égard.

Journaliste : Mais certains analystes disent qu’Israël a fait le choix des attaques ponctuelles même si cela doit mener à la guerre.

Hassan Nasrallah : C’est plus de la guerre psychologique qu’une description (fidèle) de la réalité.

Voir Nasrallah : l’armée israélienne est devenue une armée hollywoodienne

Journaliste : Concernant votre opération (une triple infiltration dans le territoire israélien suite à la destruction du véhicule du Hezbollah en Syrie), le Hezbollah n’a pas annoncé qu’il avait riposté. Mais pourquoi avez-vous riposté alors qu’il n’y avait pas eu de martyrs de la Résistance. L’équation ne dit-elle pas que vous ne ripostez que si vos combattants sont touchés ? Quel était votre cible ?

Hassan Nasrallah : Le Hezbollah n’a pas fait de communiqué à ce sujet, et je m’abstiens donc de tout commentaire. (La politique du Hezbollah est de revendiquer la majorité de ses opérations, mais de laisser le doute subsister pour d’autres ; rappelons qu’Israël ne revendique presque jamais ses propres opérations, ce qui est un aveu de faiblesse). […]

= = =

Lecture complémentaire :

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem

Ingérence sioniste en Syrie: Israël aide les djihadistes d’Al Nosra et de l’EI

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 10 avril 2015 by Résistance 71

ONU: Israël aide les djihadistes syriens y compris les militants de l’EI/EIIL

 

Veterans Today

 

8 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/04/08/united-nations-israel-is-helping-syrian-jihadists-including-isis/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Source: Presse d’opposition turque, décembre 2014

Aujourd’hui, L’UNDOF (United Nations Disengagement Observer Force), qui observe les frontières de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël sur les plateaux du Golan, a émis un rapport faisant part d’un réseau de contact et de collaboration entre les forces de défense israéliennes et les rebelles extrémistes salafistes (incluant des menbres de l’EIIL et d’Al Qaïda), qui sont en ce moment engagés dans une guerre contre Al-Assad, le Hezbollah et l’Iran.

L’UNDOF a observé l’activité sur les plateaux du Golan sur une période de 18 mois et a trouvé que l’armée israélienne fournissait clandestinement de l’aide sanitaire et des traitements médicaux aux combattants islamistes blessés dans les combats. De plus, le quotidien israélien Haaretz cite des aspects du rapport qui stipulent que des rebelles armés ont été vu (NdT: et photographiés…) s’entretenant et ayant de gros contacts avec les militaires israéliens. Des représentants israéliens de la communauté Druze se plaignent depuis longtemps de cet état de fait, culminant avec un dépôt de plainte officielle le mois dernier en réponse à la fourniture par le gouvernement israélien de moyens logistiques et de soutien médical aux membres du Front Al-Nosra (Al Qaïda) et de l’EI, deux groupes qui ont commis des crimes barbares contre l’humanité en Syrie et ailleurs. Dans un autre cas archivé par un rapport de l’ONU, des membres de l’armée israélienne ont été vus en train de donner des boîtes au contenu inconnu à des rebelles syriens armés.

Allant plus avant dans cette collaboration, des avions de combat israéliens ont attaqué des sites militaires syriens, ainsi que des endroits autour de la “zone de sécurité” près de Damas et son aéroport international Dimanche soir. (NdT: faisant de facto de l’armée de l’air israélienne, l’armé de l’air d’Al Qaïda…)

D’après une déclaration publique faite par le commandant des forces armées syriennes le Lt. Général Ali Abdullah Ayoud:

“Cette agression confirme les soutiens directs d’Israël au terrorisme en Syrie, en plus de ceux déjà apportés par les pays occidentaux et régionaux, remontant ainsi le moral des organisations terroristes emmenées par Jabhat al-Nusrat, un bras armé d’AQ au Levant et de l’EIIL”, a t’il dit aujourd’hui.

Récemment, Israël a démontré son mécontentement avec la campagne occidentale pour contenir l’EIIL le long des frontières avec l’Iran et la Syrie. D’après Haaretz du 31 octobre 2014, le commandant nord de la FDI se plaignait de l’intervention américaine contre les extrémistes sunnites parce que cela allait “galvaniser le bloc chi’ite” du Liban, de l’Iran et de la Syrie. “Je pense que l’occident est intervenu trop tôt et pas nécessairement dans la bonne direction”. L’officier israélien a aussi focalisé son attention sur la puissance militaire du Hezbollah et sur l’incertitude quant à la FDI de lui infliger une défaite en cas de guerre.

Le Hezbollah a vaincu Israël dans la guerre de 2006 au Liban et est aujourd’hui une des grandes forces dominatrices de la coalition combattant Al Qaïda et l’EIIL en Syrie. Les officiels russes, qui ont toujours stressés le fait de protéger les droits des chrétiens et des minorités dans leur politique étrangère au Moyen-Orient (à l’opposé des Etats-Unis), ont bien noté le rôle actif du Hezbollah dans la défense des chrétiens libanais et syriens aux violences menées par AQ et l’EIIL. L’adjoint au ministre des AE russe, Mikhaïl Bogdanov, a récemment rencontré des figures clef de la politique libanaise incluant le Hezbollah, afin de discuter de ces problèmes et le gouvernement Assad a fait de grands pas en avant pour vaincre les forces extrémistes islamistes soutenues par les sionistes.

Guerre en Syrie: Le chaînon manquant…

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Israël le chaînon manquant dans le puzzle syrien

 

Adrian Salbuchi

 

2 Septembre 2013

 

url de l’article en français:

http://french.irib.ir/component/k2/item/272948-israël-le-chaînon-manquant-dans-le-puzzle-syrien,-par-adrian-salbuchi

 

 

Alors que le monde retient son souffle, se demandant quand les États-Unis et ses alliés vont attaquer la Syrie, les gouvernements occidentaux avec leurs médias traditionnels bien huilés semblent ignorer un joueur clé qui est resté étrangement silencieux durant cette crise : Israël.

Aujourd’hui, la puissance américaine repose en grande partie sur son armée terrifiante, son complexe industriel-financier – et son influence médiatique mondiale. Mais ce pouvoir s’érode rapidement parce que, à l’ère de l’Internet, le pouvoir est de plus en plus une question de prestige, de crédibilité et de confiance, un domaine où les États-Unis sont en train de tomber bien bas.

L’interventionnisme américain est devenu beaucoup trop flagrant au cours des vingt dernières années. La guerre des Balkans à la fin des années 1990, avec le bombardement de Belgrade, a déclenché des alarmes initiales, en particulier parmi les pays non-alliés, car, couplée avec la guerre du Golfe de Bush Senior en 1991, il est devenu clair que l’hégémonie américaine internationale était résolue à conquérir le monde entier, en particulier avec une ex-Union soviétique écartée.

Mais ce qui a vraiment fortement mis tous les clignotants au rouge fut l’Irak. Les fausses accusations d ’« armes de destruction massive » comme prétexte de Baby Bush [Bush Junior] pour détruire tout un pays, juste pour qu’il puisse déloger un ancien associé indésirable, Saddam Hussein, furent manifestement obscènes et prouvèrent à beaucoup que l’hégémonie américaine mondiale était officiellement hors de contrôle.

À l’époque, l’Amérique avait encore l’excuse des horribles attaques terroristes du 11 Septembre à New York et Washington pour justifier son bellicisme massif. Mais la crédibilité américaine prit un rude coup lorsque George W lui-même finit par admettre que : (a) il n’y avait aucun lien d’aucune sorte entre Saddam et le méchant Oussama, qui aurait soi-disant perpétré le 11 Septembre (hélas ! nous ne saurons jamais, parce que plus tard Obama a jeté Oussama dans l’océan…) et (b) il n’y avait incontestablement, assurément et sans équivoque aucune, pas d’armes de destruction massive en Irak… Ajoutez à cela le poids de preuves croissant selon lesquelles le 11 Septembre pourrait avoir été une attaque sous faux drapeau…

Alors, l’Amérique dut concevoir un nouveau système de guerre, ou plutôt un nouveau système pour entrer elle-même en guerre contre ses cibles, sélectionnées comme étant des « États voyous ». Il n’est plus suffisant d’aller à la télévision accuser tel ou tel pays d’être un « danger pour la paix mondiale » ou qu’il « n’a pas le genre de démocratie que nous voulons voir » comme Hillary Clinton le déclara lors d’une visite en Égypte pas plus tard que l’année dernière…

Non. Quelque chose de nouveau devait être inventé : le « printemps arabe », qui est le code pour inciter, déclencher et manigancer des troubles civils dans les pays cibles qui peuvent ensuite dégénérer, le cas échéant, en véritable guerre sociale. Et si le gouvernement du moment ne comprend toujours pas le message et insiste en s’accrochant au pouvoir, alors les agences de renseignement des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Israël et d’autres peuvent intensifier la destruction nationale manipulée jusqu’à une totale guerre civile. Libye, Syrie, Égypte, Afghanistan, Irak…

Manigancer de telles guerres dans tout le Moyen-Orient a fondamentalement nécessité : 
(a) d’identifier qui seraient les « combattants de la liberté » – pour la plupart des voyous, des terroristes, des guérilleros, des soldats de fortune et un large assortiment de violents mercenaires ; 
(b) ensuite, de les armer avec des armes mortelles high-tech (mais pas trop « high » quand même), de les financer pour s’assurer qu’ils puissent faire ce qu’ils veulent à l’intérieur du pays cible ; 
(c) de les lâcher sur les villes d’Égypte, de Libye, de Syrie et d’ailleurs, tout comme ils l’ont fait (et le font encore) à l’intérieur de l’Irak.

Et si tout cela ne fonctionne pas, alors il suffit d’ordonner à plusieurs escadrons de chasse de l’OTAN de bombarder ce fichu lieu et de fournir des données satellites aux « combattants de la liberté » locaux afin qu’ils puissent exécuter des opérations style Hollywood – telles que l’assassinat en direct à la TV de Mouammar Kadhafi et de sa famille, accompagné des ricanements d’Hillary Clinton sur CBS TV.

Mais le cas de la Syrie est différent.

Le monde ne se laissera plus embobiner par l’Amérique. Des secteurs croissants de la communauté internationale commencent à comprendre que ces bandes d’assassins violents, de violeurs et de criminels – alias les combattants de la liberté syriens – ont été armés, entraînés, financés et ont reçu le plus total soutien des médias grâce aux États-Unis et leurs alliés.

Le département américain des sales tours est actuellement en plein délire, essayant de mettre sur le dos du gouvernement de Bachar Al-Assad les récentes attaques aux armes chimiques, mais cela ne remporte qu’un très faible taux de crédibilité. Le bon sens dicte que ce serait un suicide pour le président Bachar al-Assad de tuer ses propres citoyens – y compris les enfants – dans un quartier de Damas, quand ses vrais ennemis sont les terroristes et les délinquants soutenus par l’Occident, qui tente de conquérir son pays.

Pourquoi Assad donnerait-il à ses ennemis « le prétexte parfait » pour une attaque armée contre la Syrie ? Le bon sens nous dit que Assad est sûrement en train de dire la vérité lorsqu’il accuse ces mêmes terroristes de cette attaque « sous fausse bannière » comme moyen d’amener l’OTAN à leur côté, avec ses jets, ses bombes à fragmentation et napalm.

Chaque fois que nous entendons parler de ces attaques terroristes épouvantables nous devons comprendre deux questions fondamentales : (1) qui bénéficie de telles attaques, et (2) suivre la piste de l’argent…

Aujourd’hui, la crédibilité, la confiance et le prestige de l’Amérique sont tombés si bas que même le parlement britannique a finalement désavoué toute intervention armée par le Royaume-Uni, au moins jusqu’à ce que l’ONU ou quelque entité véritablement indépendante digne de confiance produise des preuves irréfutables de qui a perpétré ces odieuses atrocités à l’arme chimique en Syrie la semaine dernière.

Donc David Cameron ne peut pas pour l’instant suivre en mode « petit caniche » derrière Obama, comme son prédécesseur Tony Blair le fit docilement derrière George W. il y a une dizaine d’années sur l’Irak.

Mais regardons trois facteurs qui font défaut dans l’analyse en cours sur la crise syrienne :

1) Israël

Depuis les deux guerres du Golfe, l’Amérique a mené les guerres des Israéliens pour leur compte. Dans le cas de l’invasion et de la destruction de l’Irak en 2003, c’était tellement évident que les mêmes néoconservateurs qui en 1996-7 planifièrent la guerre contre l’Irak dans leur think tank « Projet pour un nouveau siècle américain » (PNAC) – Paul Wolfowitz, Richard Perle, Dick Cheney, Condoleezza Rice, Bush, Douglas Feith, David Wormser et d’autres – mettraient plus tard à exécution cette guerre en 2003 en tant que responsables de haut rang dans le régime de George W. Bush. La principale raison : Saddam Hussein était alors la plus grande menace pour « l’allié démocratique et préféré » Israël.

Plusieurs de ces néoconservateurs – Douglas Feith, David Wormser, Richard Perle et d’autres bushistes – avaient déjà été jusqu’à préparer un rapport sur la stratégie pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en 1996 intitulé « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm » [Rupture franche : une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume] qui, encore une fois, ciblait à l’époque l’Irak comme ennemi-clé d’Israël.

Donc, la guerre en Irak fut dans une large mesure une guerre par procuration qui profita seulement à Israël, devenant un énorme casse-tête pour l’Amérique, qui perdit des milliers de ses fils.

Comme l’ancien Premier ministre de Malaisie, Mahathir Bin Mohammed, le fit remarquer avec sa célèbre phrase : « Les Juifs gouvernent le monde par procuration. Ils obtiennent des autres qu’ils se battent et meurent pour eux. »

2) Israël

Le rôle excessif et dominateur que le sionisme joue dans la politique américaine, dans la finance américaine, dans les universités américaines, dans les médias traditionnels américains, y compris Hollywood, « l’industrie du divertissement », et sur la politique étrangère américaine, a pratiquement été prouvé. La question vitale aujourd’hui se situe au cœur d’un débat d’une portée de plus en plus considérable parmi l’intelligentsia américaine, qui, bien sûr, est étouffé par les médias dominants.

L’une de ses étapes a été jouée par deux de ses prestigieux professeurs – Stephen Walt, ancien doyen de la John F. Kennedy School of Government à l’université d’Harvard et son collègue John Mearsheimer, professeur de sciences politiques à l’université de Chicago – qui publièrent en 2007 leur livre révolutionnaire : Le Lobby israélien et la politique étrangère américaine.

Ils y montrent d’une manière très convaincante et bien documentée l’étendue considérable et puissante de l’influence que le lobby « Israël First » exerce sur les médias américains, les banques, le Congrès, le département d’État et le Pentagone, où ils sont capables de faire pencher la balance systématiquement en faveur d’Israël, quel qu’en soit le coût. Peu importe que ce soit bon ou mauvais.

Et le coût pour l’Amérique a été extrêmement préjudiciable à l’intérêt national. C’est là que réside l’une des racines les plus importantes du mépris, de la méfiance et même de la haine que des portions croissantes de l’opinion publique mondiale ressentent envers les États-Unis et ses principaux alliés.

3) Israël

Le problème du président Barack Obama en ce moment est que l’establishment militaire américain est très conscient des enjeux de toute « attaque préventive » contre la Syrie et, plus important encore, contre l’Iran. Une intervention contre l’un ou les deux pays conduira sans aucun doute à une guerre massive au Moyen-Orient.

Regardez une carte : la Syrie et l’Iran se situent carrément à l’intérieur de la sphère d’intérêt géopolitique vitale de la Russie, ce qui est déjà une lourde intrusion occidentale. Lisez sur leurs lèvres : la Russie dit : « Pas un pas de plus ! »

L’Amérique ferait bien de réfléchir à deux fois ou même à trois fois avant de faire quoi que ce soit d’inconsidéré…

Mais voilà le problème : depuis qu’Israël a été forcé de quitter le Sud-Liban en juillet 2006 par les forces bien armées et entraînées (par l’Iran et la Russie) du Hezbollah commandées par Nasrallah, l’État juif panse ses blessures ; fureur noire et vengeance brûlent dans le cœur du sionisme.

Depuis que Bibi Netanyahu est revenu au pouvoir en 2011, Israël est passé en mode de guerre préventive, utilisant le programme nucléaire inexistant de l’Iran comme prétexte. Depuis ces quatre ou cinq dernières années, Israël menace l’Iran d’une attaque militaire presque tous les jours, avec Washington, Londres et Paris, nerveusement complaisants…

Cependant l’armée américaine est douloureusement consciente qu’il y a une part de vérité dans les paroles de l’ancien Premier ministre Mahathir. Ils ne veulent pas encore mener une autre guerre israélienne, cette fois en Iran. Donc, ils ont agi comme frein, ce qui se reflète en la prudence croissante d’Obama en ce qui concerne l’Iran, allant même jusqu’à dépêcher ses huiles en Israël pour calmer Netanyahu, essayant de s’assurer qu’Israël ne lance pas une attaque préventive unilatérale sur l’Iran qui entraînerait les États-Unis dans un conflit massif au Moyen-Orient, dont les résultats sont loin d’être clairs.

En fait, une défaite américano-britannique au Moyen-Orient pourrait très bien signifier le début de la fin de l’Amérique en tant que superpuissance mondiale. La Russie (et la Chine) regardent d’un œil perçant le Moyen-Orient… Ils ne clignent pas des yeux…

La stratégie militaire américaine en cours indique que si la Maison Blanche doit se mesurer à l’Iran, il faut d’abord sortir la Syrie. Au moins, cela semble la promesse bateau de l’Amérique pour garder les chiens de guerre de Netanyahu à distance.

Mais les semaines se sont transformées en mois, les mois en années et les sionistes en Israël, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France et ailleurs sont de plus terriblement impatients.

Ils veulent leur Jour J maintenant !

Si la route de Téhéran doit passer par Damas, alors Amérique : prends Damas maintenant !

Depuis trois ans, les États-Unis manigancent la guerre civile du « printemps arabe » en Syrie mais Bachar al-Assad est toujours là. La Russie est derrière lui.

Un vote unanime du Conseil de sécurité de l’ONU contre la Syrie n’est plus une option. Le Parlement de Grande-Bretagne vient de dire non à David Cameron, et le soutien du président français François Hollande aux États-Unis manque de poids : malheureusement pour le Français, cela fait de nombreuses décennies que la France n’est plus en mesure de décider de l’issue d’une guerre, où que ce soit… Maintenant, nombreux au Congrès américain sont ceux qui rouspètent…

Alors, Monsieur le « CEO », [Chief Executive Officer, PDG] des États-Unis d’Amérique Barack Obama : la décision vous appartient maintenant !

Vous pouvez soit entrer en conflit avec la Syrie aujourd’hui – aujourd’hui, même – sous les applaudissements unanimes des sionistes en Israël, du Congrès, des banques et marchés mondiaux, des grands médias du monde entier, soit vous vous retirez et votre prestige, « M. Le Président », est anéanti.

Vous serez mis au pied du mur. Et un président menteur n’est pas président du tout.

M. Poutine ne le sait que trop bien, et c’est pourquoi il maintient une puissante flotte russe errant dans les eaux de la Méditerranée au large des côtes de la Syrie…

Encore une fois, honte à toi, Amérique !

Un autre beau pétrin dans lequel le cheval de Troie israélien t’aura mise…

 

Adrian Salbuchi (Argentine)

 

Traduction : Dana Goldstein

Coup d’arrêt à l’ingérence en Syrie: L’affaire se presente de plus en plus mal pour l’empire anglo-américano-sioniste…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 23 mai 2013 by Résistance 71

La faute de perdre de la Syrie

 

Gordon Duff

 

22 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/05/22/304761/syrias-failure-to-lose/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Syrie a surpris tout le monde. Elle était supposée s’effondrer il y a longtemps. Elle ne l’a pas fait, loin de là. Il y a de plus toutes les indications qui dénotent que le gouvernement syrien est en fait en train de gagner ce qui n’est pas en fait une guerre civile.

La Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite et “d’autres” ont amené les tourments du monde terroriste et criminel en Syrie et “délégitimisé” tout mouvement contre le gouvernement, mouvement qui fut en son temps vraiment basé sur des différences sectaires et politiques.

Nous avons maintenant de l’artillerie israélienne, une bombe perforatrice de bunker nucléaire américaine et même des véhicules israéliens comme preuves que ceci est véritablement une agression et non pas un autre “printemps arabe”.

Jusqu’ici, trois F16 turcs et un israélien, nous dit-on, ont été abattus.

Il y a aussi des preuves indéniables sous forme de vidéos, que les forces rebelles incluent des unités para-militaires qui commettent des actes horribles et méprisables envers la population civile syrienne.

Equilibre du pouvoir

Alors que la Syrie a fait bien mieux que de s’accrocher, la Russie s’est impliquée. Dans un article récent sur Press TV, Jim W. Dean souligne le fait de la réémergence de la Russie comme une puissance navale dans la Méditerranée orientale.

Ce qui est important, c’est que l’Amérique “a perdu le ballon des yeux”. L’hyper-focalisation de l’Amérique sur l’Iran et le Golfe Persique a mené à une diminution des capacités américaines en Méditerranée, pourtant considéré comme un “lac américain”.

Les Etats-Unis se sont retirés de la Méditerranée pour chasser pétrole et pouvoir, à la poursuite de rêves mondialistes dans l’Océan Indien. Sa base en Crète, la proposition de dépôt de carburant naval de Port Saïd, la base aérienne secrète à côté de Mogadishio, tout cela a été abandonné.

Le “cauchemar néo-conservateur” d’Israël comme “porte-avion” de l’Amérique au Moyen-Orient, ou comme “chien de garde de décharge publique” des Etats-Unis, est une politique que le gouvernement Obama admet maintenant ouvertement dans un constat d’échec navrant. Cette politique a permis à “la queue” Israël de “remuer le chien” Etats-Unis, poussant ceux-ci dans des guerres dont l’intention est de renforcer le pouvoir des likoudistes au profit de ce “plus grand Israël” auquel ils rêvent.

Le “plus grand Israël” qui serait payé par les 3000 milliards de dollars des contribuables américains et au prix de milliers de vies américaines perdues, des centaines de milliers de vies endommagées et un monde faisant face à la ruine économique et à la guerre mondiale.

L’effondrement américain

Le rêve d’un “plus grand Israël”, permettant à la “queue” de “remuer le chien”, a été rendu possible grâce à une attaque multi-faces sur tous les aspects de l’Amérique. La nation a été soumise à la propagande d’une haine de soi, de lutte de classes et de dispute sectaire.

Les Etats-Unis ont été submergés par un effondrement culturel, un chômage rampant, la pauvreté galopante, et l’acceptation générale que le totalitarisme et l’injustice sont des requis pour assurer notre sécurité.

Le peuple américain est maintenant constamment rappelé à la menace par le moyen d’attaques terroristes fausse-bannières savamment orchestrés, maintenant si évidents que plus personne ne loupe le message que cela implique.

La fiction est la réalité

La semaine dernière, le drame télévisé le plus populaire du pays, NCIS (Naval Criminal Investigative Service) a dévoilé une conspiration criminelle “fictive” contre les Etats-Unis.

Ce feuilleton, vu à travers le monde, a longtemps mis en scène des scenario impliquant des terroristes iraniens et a été très enthousiaste au soutien à Israël.

Il dit maintenant, de manière fictive bien sûr, que les hostilités entre Israël et l’Iran et même la Corée du Nord, sont orchestrées par la CIA au travers du terrorisme fausse-bannière et des assassinats.

Il dit que les actions agressives des Etats-Unis dans le monde sont faites pour tromper le peuple au sujet d’une menace bien plus grande, une menace qui a sa source à l’intérieur même des Etats-Unis.

Avant les attaques de Sandy Hook et Boston, aucun feuilleton télévisé n’aurait eu la permission de suivre un tel scenario même aussi fictionnel que celui-ci. L’émission Rubicon a essayé et fut rapidement annulée.

Les officiels du renseignement américains, en privé, ont exprimé leur choc à ce qu’ils voient comme un “pré-conditionnement” du public à accepter le fait que la CIA est une organisation impliquée dans le terrorisme domestique.

Vide

Le timing des évènements en Syrie a été un désastre particulier pour les Etats-Unis. Par une mesure de “séquestre”, les mesures d’austérité imposées par le gouvernement ont réduit en effectif les forces militaires en Méditerranée et dans l’Océan Indien, tout comme l’ont été les opérations de collecte de renseignements.

Ce que les Etats-Unis n’ont pas vu, c’est le vide qu’ils ont créé. “La nature déteste le vide”.

Alors que les Etats-Unis se sont retirés, même discrètement, la Russie elle a réaffirmé sa position au Moyen-Orient, de manière la plus évidente avec la défense de son allié de longue date: la Syrie.

La Russie a aussi établi ‘calmement” des routes dans le Caucase, la bassin de la Mer Caspienne et s’est encore plus alignée avec l’Iran.

Plus inquiétant pour les Etats-Unis encore, la Chine suit le leadership de la Russie. De plus, la Chine étend ses activités économiques à travers la région au Pakistan, en Afghanistan, en Iran et en Afrique.

De surcroi, l’influence politique de la Chine a augmenté de manière dramatique et ceci est de première importance alors que l’Afrique s’enfonce dans une cascade de terrorisme, d’insurrections et de guerres civiles.

La mort du “fausse-bannière”

Lorsque le seul ami visible de la Syrie demeurait l’Iran, “l’approche en deux étapes” d’Israël, poussant les Etats-Uns à une confrontation militaire avec l’Iran, provoquée par de grosses attaques fausse-bannières, avait une chance de succès.

Quoi qu’il en soit, dans le monde d’aujourd’hui, toute attaque terroriste est bien mieux examinée, de manière plus sophistiquée et avec bien plus de cynisme. Peu de gens continuent de penser que des groupes terroristes internationaux, montrés de manière croissante être contrôlés par les agences de renseignement, pourraient opérer sans la complète complicité de factions très puissantes au sein même des nations “victimes” elles-mêmes.

Une “ignominie iranienne” serait très vite tracée remontant à Tel Aviv.

Le Liban et la Syrie

De nouvelles armes russes combinées avec les capacités hautement développées des forces du Hezbollah, ont changé l’équilibre des forces.

Israël a passé des décennies, sans parler des milliards de dollars des contribuables américains, à fortifier le plateau du Golan. Ceux-ci sont maintenant utilisés comme base d’opérations d’attaque de la Syrie par Israël, à la fois du Golan et du royaume hachémite compromis de Jordanie.

Peu maintenant doutent de l’attaque nucléaire du 4 Mai 2013, encore moins doutent qu’Israël est physiquement impliquée en Syrie en fournissant aux forces rebelles de l’artillerie mobile bindée, forces qui sont maintenant des forces mercenaires, terroristes et constituées d’éléments criminels.

De la même manière, avec un Hezbollah surveillant le flanc de la syrie, bien équippé non seulement avec des armements anti-blindés sophistiqués, mais aussi de nouveaux système de missiles de défense anti-aérienne individuels, ceci va arrêter la capacité d’Israël à opérer contre la Syrie depuis le Liban.

La forteresse du Golan est à risques

Israël parle continuellement de la menace pour Tel Aviv posée par les systèmes de missiles syriens. De fait, le système russe Iskander met une étiquette de prix sur les actions d’Israël que le pays n’est peut-être pas prêt de payer.

Le système Iskander peut non seulement détruire les batteries de défense Patriot III mais aussi sérieusement endommager les forces blindées israéliennes et les fortifications des plateaux du Golan.

Le missile Iskander est puissant, très précis et impossible à arrêter.

Les batteries de tir Iskander, protégées par les systèmes de défense anti-aériens S300, contrent de manière efficace les défenses aériennes israéliennes et laissent à la fois les blindés et les fortifications cmplètement vulnérables.

L’aspect de la chose le plus important bien sûr, est le caractère purement défensif de ces systèmes.

Préoccupations politiques

Il est de plus en plus évident qu’un arrangement politique va devoir avoir lieu pour la Syrie. Sans les interférences de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, d’Israël et le complotage des nations de l’OTAN, une telle conférence serait déjà en cours.

Beaucoup de gens sont morts et chaque mort ne bénéficie qu’à la Turqui, Istaël, l’Arabie Saoudite et l’OTAN.

Ceci est largement reconnu: les forces rebelles dans l’état actuel des choses, si elles venaient à triompher, mèneraient la Syrie dans une guerre civile de 10 ans au moins, une guerre où le nombre de morts actuel fluctuant entre 50 000 et 100 000 selon les sources, semblerait insignifiant.

On peut aussi se demander pourquou Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et leurs amis soutiendraient des forces étroitement alignées sur le terrorisme et l’extrémisme.

L’effet domino

Il ne fait plus aucun doute qu’il y a un agenda globaliste derrière la guerre en Syrie. Ceci n’est qu’une étape vers une guerre plus importante contre l’Iran, suivie de la subjugation de l’Afghanistan (bonne chance avec çà…) et un effondrement provoqué du Pakistan.

La logique derrière tout cela est bien sûr le pétrole et le gaz naturel. Alors que la planète prouve qu’elle regorge de réserves pétrolières et gazeuses, suffisamment pour les siècles a venir et ce particulièrement si les technologies alternatives d’énergie continuent à être supprimées, seul un contrôle total des réserves, des systèmes de distribution et une manipulation active et criminelle du marché et des prix peut offrir un retour adéquat.

Le contrôle des monnaies, le système de la réserve fédérale américaine, l’échec du système financier de l’Union Européenne et du FMI sont requis.

Les méthodologies, chacune représentant une attaque sur les citoyens du monde, conduites et motivées par des principes malthusiens erronés et archaïques, ont pour intention de priver des milliards d’êtres humains de la satisfaction des besoins de base et bien entendu, aussi de leurs droits fondamentaux.

Tout ceci peut éventuellement être mis cul par dessus tête avec l’affaire syrienne si le monde se réveille à la véritable menace.