Archive pour 11 septembre terrorisme d’etat

La Russie se préparerait à publier les preuves satellites de l’implication du gouvernement des Etats-Unis dans les attentats du 11 Septembre…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 février 2015 by Résistance 71

Ceci est à mettre en relation directe avec notre traduction triptique sur un « 11 septembre nucléaire ». A lire et diffuser sans modération.

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis ont peur de la publication par les Russes de photos satellites des attentats du 11 Septembre 2001

 

Gordon Duff

 

10 Février 2015

 

url de l’article en anglais:

http://www.veteranstoday.com/2015/02/10/pravda-putin-threatens-to-release-satellite-evidence-of-911/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(Note de l’éditeur:  La preuve satellite russe prouvant la démolition contrôlée des bâtiments du WTC par des “armes spéciales” a été visionnée par un des éditeurs de VT lors d’un séjour à Moscou. L’article ci-dessous nous a été envoyé afin de publication aux Etats-Unis et a été traduit du russe. Il date du 7 Février 2015. )

Moscou (Pravda):  Des experts américains croient que malgré le fait que les relations entre la Russie et les Etats-Unis ont atteint leur point le plus bas depuis la guerre froide, Poutine n’a fourni que peu de problèmes jusqu’à l’arrivée d’Obama. Les analystes pensent que ceci représente le “calme avant la tempête”. Poutine va frapper une fois, mais il va frapper très fort. La Russie se prépare à faire connaître la preuve de l’implication du gouvernement des Etats-Unis et des services de renseignement dans les attaques du 11 septembre 2001.

La liste des preuves inclut des images satellites (NdT: ce que le général Leonid Ivashov chef d’état major de l’armée russe en fonction lors des attentats avait toujours laissé entendre surtout depuis 2005 et sa participation à la 1ère conférence Axis for Peace…)

Les infos publiées peuvent prouver la complicité du gouvernement américian dans les attaques du 11 septembre et la manipulation satisfaisante de l’opinion publique. L’attaque fut planifiée par le gouvernement des Etats-Unis mais mise en pratique par ses forces proxy de façon à ce qu’une attaque sur l’Amérique et le peuple américain paraisse être un acte d’agression provenant d’organisations terroristes internationales. (NdT: application d’école de la définition de l’opération sous faux-drapeau…)

L’objectif du mensonge et de l’assassinat de ses propres citoyens a servi les intérêts pétroliers des Etats-Unis et des entreprises d’état du Moyen-Orient.

La preuve sera si convaincante que cela mettra définitivement à mal la version officielle de couverture de ces attentats soutenue par le gouvernement des Etats-Unis.

La Russie prouve que les Etats-Unis ne sont pas étrangers à l’utilisation de terrorisme sous faux-drapeau contre ses citoyens afin de parvenir à avoir un prétexte pour une intervention militiare dans un pays étranger. Dans le cas des “attaques du 11 septembre 2001”, la preuve sera une imagerie satellite irréfutable.

Si cela est couronné de succès, les conséquences des tactiques de Poutine exoseront les politiques secrètes de terrorisme d’état du gouvernement des Etats-Unis. La crédibilité du gouvernement sera sérieusement endommagée et cela devrait déclencher des manifestations de masse à travers le pays menant à un soulèvement populaire, d’après des analystes américains.

Comment paraîtront alors les Etats-Unis dans l’arène politique mondiale ? La validité et la légitimité des Etats-Unis quant à leur position de leader dans la lutte contre le terrorisme international sera totalement ternie et bafouée donnant un avantage immédiat aux états scélérats et aux terroristes islamistes.

Le développement réel de cette situation pourrait bien être pire, avertissent les experts.

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La racine de la poussée hégémonique finale de l’empire: Le crime d’état du 11 septembre… encore et toujours… (Paul Craig Roberts)

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Paul Craig Roberts, économiste, ancien sous-secrétaire d’état aux finances sous Reagan, connait le système de l’intérieur, depuis le haut de la pyramide. Écœuré de ce que son pays est devenu, il a retiré les gants depuis un moment et travaille le monstre au buffet dans les cordes… Paul Craig Roberts est sans doute un des derniers héros pré-pays du goulag levant. Nous ne sommes pas politiquement d’accord avec lui sur les solutions à apporter à ce marasme, mais voir quelqu’un comme lui, qui pourrait à son âge se la couler très, très douce dans le système, tirer à boulets rouges sur les crimes continuels de ses pairs, cela ne peut qu’inspirer le respect et certainement fait garder espoir en l’humanité. Merci Mr Roberts !

— Résistance 71 —

 

Le 11 Septembre, les attaques à l’anthrax et au-delà

 

Paul Craig Roberts

 

15 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/14/382278/911-anthrax-attacks-and-beyond/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La tragédie du 11 Septembre 2001 va bien plus loin que la mort de ceux qui périrent dans les tours et celle des pompiers et personnels d’urgence qui ont succombé de maladies suite aux inhalations des poussières toxiques. Depuis 13 ans, une nouvelle génération d’Américains est née avec et sous le mythe du 11 septembre qui a été utilisé pour créer de toute pièce l’état américain policier et de guerre prerpétuelle.

Les régimes corrompus de Bush et d’Obama ont utilisé le 11 septembre pour tuer, estropier, déposséder et déplacer des millions de musulmans dans sept pays différents, dont aucun n’a quoi que ce soit à faire avec le 11 Septembre.
Une génération complète d’Américains est née avec le dédain et la méfiance des musulmans.
Une génération d’Américains est née dans un état policier dans lequel la vie privée et les protections constitutionnelles n’existent plus.

Une génération d’Américains est née dans un état de guerre permanent tandis que les besoins des citoyens ne sont plus satisfaits.

Une génération d’Amércains est née dans une société dans laquelle la vérité a été remplacée par une suite sans fin de mensonges et de falacies.

D’après la version officielle du 11 septembre, le tant vanté état de sécurité nationale de la seule super-puissance au monde a été vaincu par quelques jeunes Saoudiens armés de cutters. Le gigantesque appareil de la sécurité de l’état a été sans aucune défense et a reçu la plus grosse humiliation jamais infligée à un pays clâmant être une super-puissance.

Ce jour là, absolument rien de ce qui représente la sécurité de l’état n’a fonctionné. Tout a foiré, d’un coup.

L’armée de l’air américaine, pour la toute première fois de son histoire n’a pas pu lancer un seul de ses jets intercepteurs. Le Conseil de la Sécurité Nationale échoua.

Toutes les seize agences de renseignement américaines ont été défectueuses d’un coup, en même temps, tout comme celles des alliés de l’OTAN et d’Israël.

Le traffic aérien n’a plus fonctionné.

La sécurité des aéroports a gravement échoué quatre fois au même moment et le même jour. La probabilité mathématique d’un tel échec est… zéro.

Si une telle chose s’était actuellement vraiment déroulée, il y aurait eu des demandes d’enquête en provenance de partout: de la Maison Blanche, du Congrès, et des médias. Des officiels auraient été tenus pour responsabales, des têtes auraient roulé dans la sciure.

Au lieu de cela, la Maison Blanche a résisté un an aux demandes des familles des victimes du 11 Septembre pour l’ouverture d’une enquête. Finalement, on rassembla des politiciens pour qu’ils écoutent le compte rendu du gouvernement et qu’ils le couchent par écrit. Le président, le vice-président et le conseiller juridique de la commission ont tous dit que des preuves avaient été cachées à cette commission, que des mensonges ont été dits devant cette commission et que finalement cette commission avait été mise en place “pour échouer”. La plus grosse faute de sécurité de l’histoire n’a même pas vu une personne perdre son boulot. Personne ne fut tenu pour responsable.

Washington a alors conclu que le 11 Septembre a été rendu possible à cause du manque d’état policier. Le Patriot Act, qui attendait l’évènement, fut tranquillement passé par les idiots du congrès. La loi (d’exception) a établi l’indépendance du pouvoir exécutif vis à vis de la loi et de la Constitution. La loi et les mesures qui s’en suivirent ont institutionnalisé un état policier dans le “terre des hommes libres”. (NdT: en référence au motto du pays se jugeant “indispensable”: “Land of the free, home of the brave”, c’est à dire “terre de l’homme libre, patrie du courageux”…)

Oussama ben Laden, un agent de la CIA, mourant d’insuffisance rénale, fut blâmé malgré le fait qu’il renia toujours explicitement sa responsabilité dans les attentats. Durant les 10 années qui suivirent, ben Laden fut l’épouvantail qui donna une excuse à Washington de tuer un nombre incalculable de musulmans. Puis, soudainement, le 2 Mai 2011, Obama annonça qu’un commando des Navy SEAL avait tué ben Laden au Pakistan. Les témoins occulaires sur place contredisaient la version de la Maison Blanche. Oussama ben Laden devint le premier humain à survivre un arrêt rénal pendant plus de 10 ans. Il n’y avait pas de machine à dialyser dans la maison retranchée où Ben Laden soi-disant vivait. Les nombreux faire-parts de décès le concernant en Décembre 2001 furent jettés aux oubliettes et les membres de cette équipe de Navy SEAL (Team 6) moururent bizarrement dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan plusieurs semaines après le “raid”. Les milliers de marins à bord du porte-avion sur lequel fut soi-disant rappatrié le corps de Ben Laden pour être jetté à la mer, ont écrit qu’aucune funérailles de la sorte n’avaient eu lieu sur le navire.

L’histoire à dormir debout du meurtre de ben Laden par la Seal Team 6 a servi à mettre fin au défi lancé par des démocrates déçus à la nomination d’Obama pour un second terme à la présidence. Cela libéra aussi Washington de la restriction ben Laden pour sa “guerre contre la terreur”. Washington voulait attaquer la Libye, la Syrie… des pays où tout le monde savait que ben Laden n’avait pas de point d’attache ; de plus la succession de vidéos de ben Laden dans lesquelles celui-ci rajeunissait de prise en prise alors que le faux ben Laden endorsait la responsabilité des attaques, avait commencé à perdre la confiance des experts ainsi que toute crédibilité.

En regardant les tours jumelles du WTC ainsi que la tour #7 s’effondrer, il m’était apparu comme évident que la chute de ces bâtiments ne pouvaient pas être dûe à des dégâts structurels. Lorsqu’il devint clair que la Maison Blanche avait bloqué une enquête indépendante sur les trois gratte-ciels d’acier au monde qui se sont effondrés sur eux-mêmes en résultat de basses températures émanant d’incendies de bureaux, il devenait alors évident qu’il y avait une opération de maquillage.

13 ans plus tard, de moins en mois de gens aux Etats-Unis et a l’étranger trouvent l’histoire du gouvernement crédible. Le cas mis en évidence par des experts indépendants est maintenant si fort que les médias se sont ouverts à la possibilité. Voici Richard Gage Architects & Engineers for 9/11 Truth on C-SPAN:

http://www.youtube.com/watch?v=3Zbv2SvBEec#t=23

Après des années de persistance, un groupe de New York a sécurisé le nombre suffisant de signatures valides pour faire mettre aux voix une enquête sur l’effondrement des trois tours du WTC. La version officielle, si elle est correcte, veut dire que les codes de sécurité d’incendie dans les bâtiments sont insuffisant pour protéger le public et que donc toutes les autres structures d’acier de même type sont sujettes à potentiellement subir le même sort. Le groupe a été très habile quant à sa façon de cadrer le débat sur la sécurité publique et non pas sur la vérité sur le 11 septembre. Les autorités de New York bien entendu, continuent à s’opposer à cette initiative. La question reste maintenant sujette à la décision d’un juge. Il est très difficile de concevoir qu’un juge aille contre le gouvernement de manière si puissante, mais le groupe aura établi que le gouvernement n’a aucune confiance en la véracité de sa propre histoire.

Ces 13 dernières années, des physiciens, chimistes, architectes, ingénieurs et des spécialistes des premiers secours ont fourni des preuves massives qui démentent catégoriquement la version officielle de l’effondrement des trois tours. La réponse à ces experts a été pour les non-experts de qualifier les experts de “théoriciens du complot”. En d’autres termes, les défenseurs de l’histoire du gouvernement n’ont aucune preuve scientifique ni factuelle sur lesquelles ils peuvent tenir leur position. Alors ils ne peuvent qu’insulter l’opposition.

Le 11 septembre fut utilisé pour altérer de manière fondamentale la nature du gouvernement américain et sa relation avec son peuple. Un pouvoir exécutif irresponsable et ne devant de compte à personne a remplacé le processus de la loi et la régulation fournie par la constitution américaine. Au nom de la sécurité nationale (NdT: en France appelée “la raison d’état”…), le pouvoir exécutif ne connaît plus de limites. Essentiellement, aujourd’hui, les citoyens américains n’ont plus aucuns droits si le gouvernement décident de les cibler.

Ces Américains nées après le 11 septembre 2001 sont nés dans un pays différent de ceux nés avant. N’ayant jamais fait l’expérience d’un gouvernement constitutionnel, ils ne sauront JAMAIS ce qu’ils ont perdu.

Les attaques à l’anthrax d’Octobre 2001 (NdT: Anthrax = maladie du charbon) ont été oubliées, mais le professeur Graham McQueen dans son livre “Le mensonge de la maladie du charbon de 2001” (Clarity Press, 2014), montre bien que les attaques à l’anthrax ont joué un rôle essentiel dans l’acquisition par le gouvernement de pouvoirs d’état policier. Deux présidents de comités sénatoriaux démocrates, Thomas Daschle et Patrick Leahy, furent perturbés par l’extension du régime Bush et sa carte blanche pour tous les pouvoirs et ils étaient en position de pouvoir bloquer la légilsation mettant en place l’état policier et la capacité pour la branche exécutive seule de mener les Etats-Unis à la guerre (NdT: de par la constitution des Etats-Unis seul le congrès peut déclarer la guerre, depuis 2001, toutes les interventions, guerres, menées par les US se sont passées de l’aval du congrès et ont été menées sur décision de la Maison Blanche exclusivement. C’est à dire que toutes les actions guerrières de l’empire depuis lors, sont anticonstitutionnelles…).

Les deux sénateurs reçurent alors des lettres contenant des spores d’anthrax, comme également de majeures organisations médiatiques. Les présentateurs de journaux télévisés comme Dan Rather, qui comparaient les effondrements des tours du WTC à des démolitions contrôlées n’avaient pas encore été virés par les républicains sur des accusations fabriquées.

Initialement, les lettres à anthrax, qui ont causées la mort de plusieurs employés des postes, furent vues comme la seconde étape des attaques du 11 septembre. La peur décupla. Les sénateurs et les médias se turent. Puis il fut découvert que l’anthrax utilisé était un type de produit unique produit par un laboratoire militaire du gouvernement américain.

La réponse à ce pavé dans la mare de la propagande du gouvernement, fut la mise en accusation fabriquée par le FBI d’un homme décédé, Bruce Edwards Ivins, qui avait été employé dans le laboratoire militaire qui avait produit cette souche d’anthrax et qui fut mené au suicide par les fausses accusations. Les collègues du mort ne crurent par un mot de la fausse histoire montée par le gouvernement et rien dans le passé du décédé ne pouvait indiquer quelque motif ou instabilité mentale que ce soit qui auraient pu le mener à ce type d’action.

Initialement, le gouvernement américain avait essayé de cadre un certain Jay Hatfill, mais malgré tous les efforts du New York Times (NdT: Rappelons-nous… La voix de la CIA…) et de Nicholas Kristof, la tentative échoua. Hatfill reçût 5 millions de dollars du gouvernement en dédommagement des accusations qui ont ruinées sa vie. Puis le gouvernement corrompu s’est acharné sur Ivins.

Irvins était mort et ne pouvait plus se défendre, mais ses collègues le firent pour lui.

Cet épisode pue jusqu’aux cieux. La justice est quelque chose qui existe en dehors des frontières des Etats-Unis. Ne vous attendez jamais à trouver une forme de justice aux Etats-Unis.

La plupart des Américains ne sont pas au courant à quel point le gouvernement fédéral possède les experts qui peuvent contredire ses propres histoires à dormir debout. Par exemple, aucun physicien compétent ne peut croire en la version officielle de la destruction des trois tours du WTC ; mais les départements de physique des universités américaines sont très dépendants de l’argent fédéral pour leurs recherches. Tout physicien qui dirait ce qu’il pense non seulement mettrait en danger sa propre carrière mais aussi celle des ses collègues. Le physicien Steven Jones, qui fut le premier à pointer sur la thermite dans la destruction des tours, a dû avant de parler, être d’accord pour que son université lui rachète sa “tenure” (NdT: emploi garanti jusqu’à la retraite) ou son université aurait dû faire face à la perte du financement fédéral.

La même chose se produit dans le secteur privé bien entendu. Les architectes de grattes-ciel et les ingénieurs de structure qui expriment des doutes au sujet de l’explication officielle de l’effondrement des trois tours du WTC sont vus, tout comme leurs client potentiels, comme des prosélytes du fondamentalisme islamique et des fondus conspirationnistes. Les clients, bien sûr, n’ont aucune connaissance experte sur laquelle se fonder pour juger de l’affaire, mais ils sont endoctrinés avec la répétition incesssante et le lavage de cerveau en règle que les attentats du 11 septembre furent perpétrés par Oussama ben Laden. Leur endoctrimement les immunise contre les faits.

Le mensonge du 11 septembre a persisté depuis 13 ans maintenant. Des millions de musulmans ont payé ce mensonge de leur vie, de la destruction de leurs familles et de la dislocation de leurs sociétés. La plupart des Américains demeurent confortables avec le fait que leur gouvernement a détruit entièrement ou en partie sept pays en ayant pour fondement un mensonge que Washington a instruit de couvrir le crime qu’il a perpétré pour lancer la folle poussée néo-conservatrice de Washington pour l’empire et l’hégémonie mondiale,

Au sujet d’un 11 Septembre nucléaire

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 16 septembre 2014 by Résistance 71

“La vérité est d’abord raillée puis combattue avant d’être acceptée comme évidence.”

~ Arthur Schopenhauer ~

“Dans un monde de mensonge perpétuel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.”

~ George Orwell ~

 

par Résistance 71

 

16 Septembre 2014

 

Nous pensons qu’il est important pour nous de dire pourquoi nous avons choisi, en apparence d’un coup, de traduire ces trois articles (1, 2 et 3) sur la divulgation d’un rapport du Ministère de l’Energie américain, le Department of Energy ou DOE ou DoE, classé secret défense depuis 2003, fuité aux services de renseignement russes, puis distillé par ceux-ci à une source d’information alternative américaine jugée apte à en couvrir les tenants et aboutissements sans fléchir, Veterans Today. Ce rapport couvre l’analyse d’échantillons de poussières et d’eau par un laboratoire (Sandia Labs) affilié au dit ministère et qui a révélé la présence de retombées et de déchets par transformation dont la présence sur place ne peut être dûe qu’à des détonations nucléaires, qui ont servi à démolir les tours du WTC de New York lors des attentats du 11 septembre 2001.

La théorie de la démolition nucléaire des tours n’est pas nouvelle. Elle circule de manière plus ou moins bien étayée depuis peu après les évènements. Nous en avions connaissance, mais ne l’avions jamais relayé du fait de son sensationnalisme parfois abusif et de son manque de crédibilité scientifique jusqu’alors.

Pourquoi avons-nous changé d’avis ?

Les raisons en sont techniques et géopolitiques.

Les raisons techniques

Les informations réparties dans les trois articles écrits par Jim Dean, Gordon Duff, Don Fox et Ian Greenhalgh présentent un haut niveau de relevance technique en ce qui concerne à la fois l’aspect scientifique du pourquoi et du comment des explosions nucléaires, les explications adéquates sur l’effet thermo-barique de la destruction du cœur structurel d’acier des tours, mais aussi sur l’origine des engins nucléaires, de leur provenance, de l’historique de leur création et de leur utilisation, car un des aspects non négligeables de ces révélations, est aussi d’expliquer que si l’attaque nucléaire du 11 Septembre 2001 à New York constitue sans aucun doute le pinnacle du terrorisme par explosif jamais réalisé dans l’histoire de l’humanité, ces évènements sont également replacés dans un contexte historique et géopolitique nous apprenant qu’ils n’ont pas été les seuls, que des mini-bombes nucléaires avaient déjà été utilisées auparavant pour des attentats terroristes (Beyrouth, Oklahoma City etc…) et après le 11 septembre (Bali, Beyrouth, Damas..). Nous n’avions jamais lu d’explications si pertinentes sur un 11 septembre nucléaire, mais au-delà de l’aspect technique, il y a…

La dimension géopolitique

Qui nous a paru de toute première importance. Pour tous ceux qui suivent les analyses sur ces attentats depuis 2001, il a été supputé au travers de conférences et d’entretiens depuis environ 2005, que la Russie en sait bien plus sur ces évènements terroristes que ce qu’elle a toujours bien voulu dire. L’ancien chef d’état-major russe, le général Ivashov, qui était en fonction au moment des attentats (en retraite depuis près de 10 ans) a laissé entendre lors de plusieurs entretiens, que la Russie “savait”. Les informations ont été gardées sous le coude à la fois pour ne pas être taxées “d’ingérence” et “d’espionnage”, mais aussi manifestement pour être utilisées à des fins de leviers politiques secrets sur des problèmes géopolitiques épineux, en d’autres termes, à des fins de chantage de gouvernement à gouvernement. Depuis la chute de l’URSS, il s’est avéré de plus en plus que l’occident emmené par l’empire anglo-américain hors de contrôle, bras armé de la finance internationale gérée depuis la City de Londres, Wall Street et Bâle et sa Banque des Règlements Internationaux (le GQG des banques centrales, cartel de banques privées), a renié ses promesses de circonstance de ne pas s’étendre en Europe de l’Est aux portes de la Russie, promesses que les oligarques n’avaient aucune volonté de tenir du reste. Depuis la chute du pacte de Varsovie, plusieurs pays comme la Pologne et les états baltes ont été absorbés par l’OTAN et avec la récente crise provoquée en Ukraine (n’oublions pas que l’actuel pouvoir néo-nazi en place à Kiev a accédé au pouvoir par un coup d’état financé et favorisé par les Etats-Unis, l’OTAN et l’UE), la Russie se retrouve avec une guerre civile alimentée par l’empire, à ses portes. La Russie doit gérer à la fois un flux de réfugiés russophones ukrainiens, mais aussi des manœuvres militaires de plus en plus agressives de l’OTAN à ses portes, menaçant d’établir des bases militaires sur le sol ukrainien, ce qui est innaceptable pour la Russie. Ajoutons à cela les troubles créés une fois de plus par l’empire et son armée mercenaire de l’Etat Islamique en Syrie et en Irak (ex-EIIL) ou la Russie a des intérêts nationaux prépondérants (surtout en Syrie).

Dans ce contexte géopolitique tendu, la Russie a décidé de mettre un coup d’arrêt à la politique expansionniste galopante de l’empire. Elle sait depuis le 11 septembre 2001, que ces attentats sont le catalyseur du “choc des civilisations” créés de toute pièce par l’idéologie néo-conservatrice prévalente à Washington pour étendre son hégémonie à l’échelle planétaire et que le seul moyen de mettre un terme à la guerre perpétuelle qui s’est engagée depuis lors, est de détruire le mythe du 11 Septembre et d’exposer les véritables responsables et coupables de ces attentats. Ainsi la Russie, devant l’urgence du chaos présent et à venir, a décidé de “lâcher le morceau” du rapport confirmant un 11 Septembre nucléaire, qu’elle a en sa possession depuis 2003 dans ses archives du FSB. Restait à trouver un réseau fiable américain de divulgation de l’information. Observé depuis des années, Veterans Today, qui représente la branche patriote et non-interventionniste du renseignement militaire américain, a été choisi pour essaimer l’information dévastatrice si elle peut atteindre enfin le grand public.

Devant l’ampleur de la trahison des “élites” auto-proclamées et leur niveau de corruption et de criminalité, qui engage le monde plus avant vers le chaos voulu pour l’avènement de leur Nouvel Ordre Mondial dictatorial et le double niveau de crédibilité des informations présentées, nous avons décidé d’en être le miroir pour la francophonie. Le premier article que nous avons traduit, la lettre/courriel de l’éditeur en chef de VT Jim Dean a été envoyé à plus de 100 000 officiels fédéraux et des états américains, la diffusion publique suit son cours, tout cela arrivera à un moment donné à fournir une masse critique qui fera basculer la tendance et balaiera le crime institutionnel des gouvernements à commencer par celui de l’empire.

Le compte à rebours a commencé et certaines ordures du pouvoir le savent. C’est maintenant qu’ils vont être les plus dangereux, mais en même temps de plus en plus de personnes s’éveillent et quand les peuples s’éveillent, l’histoire a prouvé que les choses s’enchaînent vite… parfois très vite…

 

Revélations sur le 11 Septembre… « Trop secret pour être publié », un rapport d’une agence du ministère de l’énergie américain (DOE) révèle que les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire…

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Par ces révélations officielles, beaucoup de choses concernant les attentats du 11 Septembre s’éclaircissent. Certains articles connexes se doivent d’être traduits pour mieux comprendre cette information. C’est du lourd… Cela doit être divulgué. En fait, l’affaire ukrainienne s’ajoutant à celle de la Syrie énervent particulièrement un pays qui possède des informations depuis plus d’une décennie qu’il gardait sous le coude pour des jours plus sombres… Nous y sommes ! L’empire  ne devrait pas s’en relever si tout le monde fait son boulot.

2ème partie: « Trop secret pour être publié… Le piratage nucléaire de Bush exposé »

3ème partie: « Trop secret pour être publié… Smash ! Révélations sur le plus classifié du 11 Septembre »

— Résistance 71 —

 

Ground Zero: « The origins of the term ground zero began with the Manhattan Project and the bombing of Japan. The Strategic Bombing Survey of the atomic attacks, released in June 1946, used the term liberally, defining it as: « For convenience, the term ‘ground zero’ will be used to designate the point on the ground directly beneath the point of detonation, or ‘air zero.' »[4] William Laurence, an embedded reporter with the Manhattan Project, reported that « Zero » was « the code name given to the spot chosen for the atomic bomb test » in 1945.[5]

The Oxford English Dictionary, citing the use of the term in a 1946 New York Times report on the destroyed city ofHiroshima, defines ground zero as « that part of the ground situated immediately under an exploding bomb, especially an atomic one. »
~ Source: Wikipedia ~

 

Le jour où le monde s’écroula… Le 11 Septembre a été une attaque nucléaire

 

La lettre courriel de Veterans Today sur le 11 Septembre envoyée à 100 000 officiels d’état aux Etats-Unis

 

 … par Jim W. Dean,  VT Editor      … en compagnie d’Américains loyaux qui ont contribué pour le peuple américain et le peuple du monde

 

11 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2014/09/11/the-day-the-world-fell-down-9-11-was-a-nuclear-attack/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Veterans Today a rendu public le rapport officiel classifié américain de 2003 sur l’attaque de Ground Zero à New York comme étant un évènement nucléaire, ce qui a été rapidement confirmé par une analyse de spectrométrie de masse des échantillons de poussières collectés sur place.

Cet examen a été effectué depuis des décennies par les agences de renseignement nationales principales après chaque grosse explosion ayant eu lieu dans différents pays et la plupart des analyses ont révélé qu’il s’agissait d’attaque par mini bombe nucléaire.

Ce qui rend notre étude si incroyable est que les enquêteurs de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) ont confirmé l’historique des attaques par bombes nucléaires et notre propre laboratoire Sandia (américain) a mis au point les bombes qui étaient supposées être utilisées pour nous défendre. Ils sont très très en colère à l’heure actuelle.

Veterans Today est une plateforme de renseignement couvrant trois générations de professionnels du renseignement civil et militaire, allant de la guerre froide jusqu’au boulot actuel du contre-terrorisme dans lequel certains membres de notre comité directeur sont engagés.

Notre poursuite des véritables coupables ayant perpétré les attentats du 11 Septembre 2001 a été récompensée juste à temps pour l’anniversaire qui arrive. Après des années à avoir été observés à distance pour nos efforts, le rapport officiel de Sandia nuclear labs de 2003 sur le 11 septembre nous a été fuité par une source au sein d’un gouvernement étranger ; rapport qui contient beaucoup de détails décrivant comment les bâtiments de Ground Zero ont été détruits au moyen de mini armes nucléaires.

Nous avons éliminé par nos propres efforts de recherche toutes les autres théories concurrentes comme n’étant physiquement pas possible. Nous avons eu beaucoup d’indices mettant la puce à l’oreille comme par exemple le granit fondu se trouvant sous les tours, qui n’a pu se produire que comme résultat d’une détonation nucléaire, puis plus tard les pics de radiation et les maladies résultant des ingestions de particules radioactives qui ont commencées à apparaître et mis sous couvert du secret au moyen de diagnostics volontairement erronés.

Malgré les experts que nous avons ici à VT, certains ayant une expérience dans le nucléaire, nous avons également lancé le mot dans les réseaux familiers de nos “anciens”, que nous avions besoin de la confirmation que nous n’étions pas les victimes d’une intox élaborée ourdie par nos nombreux ennemis. Nous recevons des histoires foireuses et de plus ou moins bons canulards toutes les semaines. A notre plus grande surprise, la confirmation est venue de la meilleure source qui puisse être: du corps des inspecteurs de l’AIEA et des fabricants, concepteurs des bombes nucléaires du labo Sandia, qui ont écrit le rapport (de 2003).

Ces personnes ont non seulement confirmé que le rapport était réel, mais pire, que les empreintes nucléaires trouvées dans les échantillons de poussière de Ground Zero, ont montré que le matériel fissile de la tête nucléaire employé provenait d’ici (des Etats-Unis).

Il apparaît que nos armes nucléaires tactiques appelées ‘Mothballed Davy Crockett” (NdT: photo dans l’article original en anglais) seraient “tombées de camions” au travers d’un système de comptabilité qui fut créé pour subrepticement faire disparaître du matériel de têtes nucléaires.

L’inventaire en question est parti en Israël après l’incident de la centrale de Dimona qui a annihilé sa capacité de produire du matérial radioactif suffisamment enrichi pour produire des têtes nucléaires, mais ils avaient l’expertise pour transformer les vieux “Davy Crockett” en armes nucléaires tactiques modernes.

Les enquêteurs de l’AIEA ont confirmé ce que nous savions déjà, que de mini-armes nucléaires ont été utilisées depuis quelque temps dans les grandes attaques terroristes à la bombe, ce qui éliminait les groupes terroristes de façade comme perpétrateurs (patsies), parce qu’une très courte liste de pays majeurs ont la capacité nécessaire pour exécuter ces attaques.

A chaque fois qu’il y a eu une énorme explosion quelque part, toutes les meilleures agences de renseignement ont dépêché sur place leurs équipe d’évaluation pour récupérer des échantillons de poussière afin de faire un test routinier de spectrométrie de masse et pour voir s’il y avait des résidus radiologiques, qui furent toujours trouvés, incluant les empreintes de ceux utilisés en particulier pour les comparer à leur base de données sur les explosions précédentes.

Voici ci-dessous une liste partielle des attaques suicides fausse-bannière qui ont utilisées de mini-bombes nucléaires. Ceci constitue une campagne de terreur pour laquelle non seulement rien n’a été fait pour faire rentrer le génie dans sa lampe, mais dont rien n’a été dit au peuple américain, ni aux peuples du monde, ce qui rend la chose aisée à continuer.

  • Les camps militaires des Marines américains et des parachutistes français à Beyrouth (Drakkar), Liban en 1983.
  • Le bâtiment Alfred P. Murrah d’Oklahoma City en 1995.
  • L’ambassade égyptienne d’Islamabad, Pakistan, 1995.
  • Les tours Khobar de Dahran, Arabie Saoudite, 1996.
  • Les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, 1998.
  • Le consulat britannique d’Istanboul
  • Les attentats du WTC du 11 Septembre 2001
  • La boîte de nuit Sari, Bali, 2002
  • Le bureau de l’ONU à Bagdhad, 2003
  • Ambassade d’Australie, Djakarta, 2004
  • Attentat pour l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafik Hariri, mini bombe nucléaire implantée dans les égoûts, Beyrouth, 2005
  • Attentat sur l’école de police algérienne, 2008

Et beaucoup d’autres non rapportées.

_____________________________________

Les Etats-Unis sont sujets d’une grosse pénétration de leur système de sécurité, la plus grosse de l’histoire mondiale et cela a été classifé afin de protéger ceux responsables des transferts de matériaux fissiles vers Israël et ceux après eux pensant que si le peuple américain venait à le savoir, cela déclencherait une révolution ici.

Mais il y a eu un groupe dans le domaine de la sécurité et du renseignement qui pensait juste l’inverse, que cacher ce qui s’est passé et permettre aux véritable perpétrateurs de s’en sortir en étant toujours en possession d’un large stock de ce type d’arme, nous laissait littéralement pieds et poings liés et sous la menace.

L’autre problème fut aussi le laisser-faire de long terme en Amérique concernant toute traduction en justice d’Israël pour espionnage, pas seulement dû à l’ambarras politique que cela provoquerait, mais aussi à cause des Américains de haut niveau, toutes branches étatiques de notre gouvernement confondues, qui l’ont assistés depuis des années.

L’ordre de non poursuite judiciaire était en fait un outil de recrutement pour eux, montrant qu’ils étaient intouchables. Les médias de masse ont jusqu’ici complètement occulté notre entière série d’articles. Nous n’avons pas eu d’appels de ces médias manifestant un quelconque désir d’en savoir plus. La peur est la cause sous-jacente dans bien des cas, parce que nous parlons ici de meurtres, d’assassinats de masse et les perpétrateurs n’ont plus rien à perdre et tuer quelques personnes supplémentaires n’a plus vraiment d’importance. Mais tous n’ont pas peur. Nous allons jouer les cartes qui nous ont été distribuées, mais nous ne pouvons pas espérer de succès sans votre aide.

Nous vous demandons de travailler avec nous et de traquer ces personnes et de faire en sorte que les armes encore à leur disposition soient neutralisées avant qu’ils ne s’en servent encore. La première des choses à faire est de déclencher une demande publique de masse pour que le rapport de Sandia Labs soit rendu public et que soient aussi rendus publics tous les dossiers accumulés et classifiés sur l’espionnage d’Israël aux Etats-Unis, dont nos amis membres du FBI nous disent qu’ils seraient largement suffisants pour expliquer toute l’affaire.

Nous ne serons jamais en sécurité tant que nous ne ferons pas face et que nous ne nettoierons pas cette horrible partie de notre histoire. Si nous ne faisons rien, nous devenons les complices de ces assassins. Aucun d’entre nous ici, à Veterans Today, ne fera jamais cela et ce, quelqu’en soient les risques et les coûts.

Il est plus que temps d’appuyer sur le bouton “reset/redémarrage” de cette affaire du 11 Septembre.

= = =

Articles connexes:

http://www.veteranstoday.com/2014/07/18/slam-dunk-most-classified-911-revealed/

http://www.veteranstoday.com/2014/05/20/too-classified-to-publish-bush-nuclear-piracy-exposed/ en français:

https://resistance71.wordpress.com/2014/09/13/revelations-sur-le-11-septembre-trop-secret-pour-etre-publie-un-rapport-dune-agence-du-ministere-de-lenergie-americain-doe-revele-que-les-attentats-du-11-septembre-2001-de-new-york-furen-2/

Note de Résistance 71: Ces deux articles ci-dessus sont de la “dynamite” (sans mauvais esprit) et nous avons l’intention de les traduire. Merci de votre patience !…

 

La « stratégie de la tension » et le terrorisme d’état ou quand l’histoire prouve l’État terroriste…

Posted in 11 septembre, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , on 18 mai 2014 by Résistance 71

Pour quiconque peut encore penser une minute que les états dits « démocratiques » sont incapables de faire le mal, qu’ils sont tous dévoués au bien-être et à la sécurité de leurs peuples, qu’ils luttent contre le « terrorisme » pour le bien commun, l’historien suisse et spécialiste de l’histoire de l’OTAN et de ses crimes, Daniele Ganser, se charge de faire revenir ces personnes sur terre.

L’État n’est pas, n’a jamais été et ne sera JAMAIS la solution et le modèle pour une société humaine libre et émancipée, mais est bien au contraire une des plus grosses parties de nos problèmes.

N’oublions jamais que l’État est coercitif, répressif et oligarchique par nature et qu’une association d’États comme celle de l’OTAN, ne peut-être qu’une Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord en l’occurrence.

L’Union Européenne est la branche économique de l’opération Gladio, avec le projet de traité transatlantique, la phase de destruction des peuples entrera dans sa phase finale. Le boycott de cette fumisterie criminelle est la seule possibilité pour démanteler la grille de contrôle orwellienne mise en place.

— Résistance 71 —

 

Les historiens le 11 Septembre et les armées secrètes du Gladio

 

Daniele Ganser

 

16 Mai 2014

 

url de l’article:

http://www.silviacattori.net/article5650.html

 

Les historiens d’aujourd’hui et de demain font face à un énorme défi : relater les événements du 11 septembre 2001. Ce qu’ils écriront sera enseigné dans les livres d’histoire. Mais que raconteront-ils ? Est-ce Ben Laden qui a envoyé 19 musulmans attaquer par surprise les USA ? Ou bien écriront-ils que l’administration du Président George W. Bush est responsable de l’attaque, soit en la concevant elle-même, soit en la laissant délibérément se produire de façon à générer un choc au sein de la population américaine et à créer un prétexte pour augmenter drastiquement les dépenses militaires et pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak ?

J’ai étudié la plupart des données relatives aux événements du 11-Septembre, et je suis convaincu qu’une nouvelle enquête est nécessaire. Mais lorsque j’ai remis en cause la narrative officielle du 11/9 dans mon pays natal, la Suisse, j’ai dû faire face à de vigoureux reproches de la part de nombreuses personnes. On m’a par exemple demandé pourquoi un gouvernement, quel qu’il soit, devrait attaquer sa propre population ou, chose un peu moins criminelle, laisser délibérément un groupe étranger mener une telle attaque ? Tandis que les dictatures brutales comme le régime de Pol Pot au Cambodge, sont connus pour le peu de considération qu’ils portent à la vie et à la dignité de leurs concitoyens, on est amené à penser qu’une démocratie occidentale ne se permettrait jamais un tel abus de pouvoir. Et si des éléments criminels au sein d’une démocratie occidentale, en Amérique du Nord ou en Europe, avaient perpétré un tel crime, les élus ou les médias ne s’en rendraient-ils pas compte et ne le dénonceraient-ils pas ? Est-il concevable que des criminels à l’intérieur d’un gouvernement puissent mener des opérations terroristes contre des citoyens innocents, lesquels soutiennent ce même gouvernement au travers des impôts qu’ils paient tous les ans ?

Est-il possible que personne ne le remarque ? Voilà des questions difficiles, même pour des chercheurs spécialisés dans l’histoire des guerres secrètes. En fait, il existe des exemples historiques de telles opérations menées par des démocraties occidentales. Dans cet article, je ne traiterai pas directement du 11-Septembre, mais plutôt de ce que l’Histoire peut nous apprendre. Je vous propose d’examiner certaines des informations les plus récentes concernant les guerres secrètes durant la Guerre froide. Il existe bel et bien une stratégie militaire secrète qui utilise le terrorisme contre les populations civiles. Cela s’appelle la « stratégie de la tension. » Et une telle stratégie a effectivement été mise en oeuvre par des démocraties occidentales.

La stratégie de la tension

Il est sans doute correct de dire que parmi les presque 7 milliards d’êtres humains vivant sur Terre, moins de 1 % a un jour entendu parler de « stratégie de la tension ». Et parmi eux, peu nombreux sont ceux capables d’en citer quelques exemples historiques.

Il s’agit d’une stratégie de l’ombre, connue seulement de quelques militaires et d’officiers des services secrets (et de quelques criminels) qui l’ont mise en place, de quelques officiers de police et de juges qui l’ont combattue, et de certains journalistes et chercheurs qui ont écrit à son sujet.

Fondamentalement, la stratégie de la tension vise à toucher le côté émotionnel des gens et a pour but de répandre au maximum la peur parmi le groupe visé.

La « tension » se réfère à la détresse émotionnelle et à la peur psychologique, alors que « stratégie » correspond à la technique permettant d’amener à cette détresse et à cette peur. Un attentat terroriste dans un lieu public comme une gare, un marché, un car de ramassage scolaire, est un exemple typique de procédé auquel la stratégie de la tension fait appel. Après l’attaque – et c’est là un élément essentiel – les agents secrets qui l’ont commis imputent le crime à leurs opposants politiques en effaçant les preuves ou en en créant de fausses.

Notez bien que l’objectif ultime de la stratégie de la tension n’est pas de tuer ou de blesser des personnes lors d’un attentat terroriste, comme le pensent la plupart des gens. Les cibles sont à la fois l’opposant politique, qu’il faut discréditer par cet attentat, et ceux qui ne sont pas touchés physiquement, mais qui ont connaissance de l’attentat et qui sont amenés à avoir peur pour leur vie et celles de leurs proches.

Étant donné que l’objectif de la stratégie de la tension est de discréditer l’opposant et de créer la peur, les véritables cibles ne sont pas les personnes qui sont tuées, que leur nombre soit de quelques dizaines ou de plusieurs milliers, mais les millions de gens qui ne sont pas atteints physiquement, mais sont plongés dans la détresse émotionnelle.

La stratégie de la tension forme une partie de ce que l’on appelle communément « la guerre psychologique » (Psychological warfare, ou PSYWAR en anglais – NdT). Comme l’indique l’expression, cette forme de guerre ne s’attaque pas aux corps des êtres humains, aux tanks, navires, satellites ou maisons dans le but de les détruire, mais vise les esprits, le psychisme. Laissons de côté le fait que les philosophes, psychologues, neurologues ou théologiens ne sont jamais parvenus à définir complètement ce qu’est l’ « esprit », et partons du principe, dans le cadre de cet article, qu’il s’agit simplement de la capacité humaine à penser et à ressentir. Si des personnes peuvent accéder à nos pensées et à notre ressenti sans que nous le remarquions, elles peuvent exercer un énorme pouvoir sur nous.

Mais si nous nous apercevons que notre psychisme est manipulé au travers d’une guerre psychologique, cette technique perd alors une partie de ses effets.

La guerre psychologique a joué un rôle central dans la Seconde Guerre mondiale et toutes celles qui lui ont succédé. Elle a été utilisée par les commandements américains en Europe, aux Amériques, en Asie, en Australie et en Afrique. On la désigne parfois sous le vocable populaire de « propagande », mais la propagande est seulement une des formes de guerre psychologique. La stratégie de la tension en est une autre, bien moins connue. Le Département américain de la Défense définit la guerre psychologique comme « l’utilisation planifiée de la propagande et d’autres actions psychologiques dans le but premier d’influencer les opinions, les émotions, les attitudes et les comportements de groupes étrangers hostiles, de manière à contribuer à l’accomplissement d’objectifs nationaux. »[1]

La guerre psychologique peut prendre des formes très différentes et apparemment sans liens – tracts, affiches ou reportages à la télévision, tous conçus pour formater la pensée et les sentiments du groupe visé. Ou bien, elle peut se manifester sous la forme d’une attaque terroriste menée par des agents secrets et dont on fait porter la responsabilité à un opposant politique.

Inutile de préciser que la stratégie de la tension, version terrorisme, celle qui tue des personnes innocentes, est une forme de guerre psychologique bien plus brutale et radicale que le largage de tracts depuis un avion survolant un territoire ennemi. Mais ces deux formes de guerre psychologique ont en commun le fait de viser l’esprit, les émotions et les pensées des gens.

Je vais maintenant donner quelques exemples historiques de stratégie de la tension ayant utilisé le terrorisme.

Au jour d’aujourd’hui, les informations les plus pertinentes sur la stratégie de la tension sont sans aucun doute celles provenant d’Italie, où des juges, des parlementaires et des universitaires continuent de mettre en commun leurs efforts pour essayer de comprendre et de détailler cette stratégie secrète.

Le juge Casson et l’attentat terroriste de Peteano Le juge italien Felice Casson a redécouvert cette stratégie lors de son enquête sur plusieurs attaques terroristes survenues en Italie dans les années 1960, 1970 et 1980. D’après Casson, l’affaire la mieux documentée dans laquelle la stratégie de la tension a été utilisée s’est produite dans le village italien de Peteano. C’est là que le 31 mai 1972, trois membres de la police paramilitaire italienne, les Carabinieri, ont été attirés vers une Fiat 500 abandonnée par un appel anonyme et ont été tués lorsqu’ils ont ouvert le coffre du véhicule en déclenchant la bombe qui s’y trouvait.

Pendant des années, cet attentat terroriste a été mis sur le compte des Brigades rouges, une organisation terroriste d’extrême gauche en Italie. Mais lorsque le juge Casson a rouvert cette affaire, il a découvert que c’était en réalité le néofasciste catholique Vincenzo Vinciguerra, un militant anticommuniste, qui avait commis ce crime.

Casson a également découvert, à sa grande surprise, que Vinciguerra n’avait pas opéré seul, mais qu’il avait été protégé par des membres des services secrets militaires italiens, appelés aujourd’hui SISMI (Servizio per le Informazioni e la Sicurezza Militare).[2]

Le juge Casson a procédé à l’arrestation de Vinciguerra, lequel a confirmé lors de son procès en 1984 qu’il avait été relativement aisé pour lui d’échapper à la justice et de se cacher, étant donné qu’une large portion de l’appareil sécuritaire italien, y compris le SISMI, partageait ses convictions anticommunistes, et avait par conséquent soutenu en silence ces crimes afin de discréditer la gauche italienne et tout particulièrement le Parti communiste (PCI), lequel était relativement fort à l’époque. Après l’attentat à la bombe, Vinciguerra se souvient que « c’est tout un mécanisme qui s’est mis en route… Les carabiniers, le ministre de l’Intérieur, les services de douane, et les services secrets civils et militaires ont accepté de fait les raisons idéologiques derrière cette attaque. »

Casson a mis en évidence le fait qu’au travers de ce crime et d’autres pour lesquels on avait accusé les Brigades rouges – l’ennemi politique par excellence – c’était en fait le Parti communiste italien qui avait été discrédité. Les chefs des services secrets militaires et les politiques ont avancé qu’après ce crime, le « danger communiste » justifiait l’augmentation des dépenses militaires et la réduction des libertés civiles dans l’intérêt de la sécurité de l’État. De cette façon, la stratégie de la tension, comme celle mise en oeuvre par l’acte terroriste de Pataneo, a permis de propager la peur dans toute l’Italie, de discréditer un opposant politique, et de mettre en place des mesures de sécurité conservatrices. Ce fut très efficace, puisque personne ne savait à l’époque que les services secrets étaient derrière cette attaque.[3]

« En ce qui concerne les services de renseignement, l’attentat de Peteano fait partie de ce qui a été surnommé la stratégie de la tension, » a expliqué le Juge Casson à la BBC lors d’une interview en 1991. La tension créée à l’intérieur du pays a servi à promouvoir des tendances sociales et politiques extrêmement réactionnaires et conservatrices. Alors que cette stratégie était mise en oeuvre, il était nécessaire de protéger ceux qui étaient effectivement derrière, puisque des preuves les impliquant étaient peu à peu découvertes. Des témoins ont dissimulé des informations pour couvrir les extrémistes de droite.[4]

Vinciguerra faisait partie de l’organisation fasciste italienne, Ordine Nuovo (Nouvel Ordre) qui cultivait d’étroites relations avec le SISMI. Un haut membre d’Ordine Nuovo, Clemente Graziani, a affirmé dans un livre paru en 1963, qu’en tant que catholique, il était de son devoir de combattre par tous les moyens les communistes impies, y compris par des opérations de « tension » qui, à première vue peuvent paraitre brutales et immorales. Il expliqua que les communistes s’étaient eux aussi engagés dans des méthodes sales, et que si Ordine Nuovo n’utilisait pas le terrorisme pour les combattre, ils ne seraient jamais vaincus : « le terrorisme a évidemment l’inconvénient de tuer aussi des personnes âgées, des femmes, des enfants, » a fait remarquer Graziani. Il a ajouté que « des opérations de cette nature sont encore considérées comme des crimes méprisables et abjects, et surtout inutiles pour vaincre un conflit. Mais les standards de la guerre révolutionnaire renversent ces principes moraux et humanitaires. Ces formes d’intimidation terroriste sont aujourd’hui considérées non seulement comme acceptables, mais absolument nécessaires. »[5]

Autres attentats terroristes Peteano n’est pas un cas isolé en Italie, mais fait partie d’une longue série d’attentats terroristes qui a débuté en 1969. Le 12 décembre de cette année-là, quatre bombes explosaient sur les places publiques à Rome et Milan, tuant 16 civils innocents et en blessant 80 autres ; la plupart des victimes sont tombées à Milan, Piazza Fontana. Après le massacre, comme le veulent les règles de la stratégie de la tension, les services secrets militaires italiens, le SID, a posé des bombes dans la villa de l’éditeur gauchiste bien connu, Giangiacomo Feltrinelli, de façon à pouvoir accuser de terrorisme les communistes et d’autres membres de l’extrême gauche.[6] Ce n’est que des années plus tard qu’on a appris que Feltrinelli n’avait absolument rien à voir avec ce crime et qu’en réalité, l’extrême droite italienne, dont Ordine Nuovo, avait perpétré ces atrocités dans le but de promouvoir la stratégie de la tension.

Les attentats les plus meurtriers eurent lieu en 1974, environ deux ans après celui de Peteano.

Le 28 mai, une bombe explosait lors d’une manifestation anti-fasciste à Brescia, où s’étaient rassemblées plus de 3000 personnes, tuant 8 personnes et en blessant 102 autres. Pour couvrir les traces des poseurs de bombe d’extrême droite, la place avait été nettoyée au jet d’eau plusieurs heures avant que les magistrats enquêteurs ne puissent se rendre sur la scène de crime pour protéger les preuves. Une commission du Sénat italien a plus tard fait observer que « les enquêtes menées immédiatement après le massacre étaient caractérisées par un tel nombre d’erreurs incroyables que cela laissait sans voix. »[7] Puis, le 4 août, une bombe explosait dans le train express Italicus reliant Rome à Berlin, tuant 12 civils innocents et en blessant 48 autres.

Mais l’attaque la plus meurtrière eut lieu en 1980, un samedi après-midi chaud et ensoleillé qui se trouvait aussi être le premier jour des grandes vacances d’été en Italie. Une explosion massive ravagea la salle d’attente de seconde classe à la gare de Bologne, tuant 85 personnes lors de la déflagration et faisant 200 blessés.

La raison de ces attaques

Cette série d’attentats terroristes jeta le discrédit sur les communistes italiens et propagea la terreur parmi la population italienne, étant donné que personne ne savait qui allait être le prochain sur la liste. Il était impossible de protéger l’ensemble des infrastructures de transport, sans parler des places publiques, et il était donc clair pour tous les spécialistes en sécurité de l’époque que les sociétés démocratiques seraient toujours vulnérables à ce genre d’attentats terroristes. « Il fallait s’en prendre aux civils, au peuple, aux femmes, aux enfants, aux anonymes sans lien avec un quelconque jeu politique, » a déclaré le néofasciste Vincenzo Vinciguerra après son arrestation, lorsqu’il détailla la stratégie de la tension à laquelle il avait lui-même participé. « La raison en est très simple, » a-t-il ajouté : « [ces actions] étaient censées forcer les gens, le peuple italien, à se tourner vers l’État pour demander plus de sécurité. C’était la logique politique derrière tous ces massacres et les attentats à la bombe qui restèrent impunis, du fait que l’État ne peut pas s’accuser lui-même, ou se déclarer lui-même responsable pour ce qui s’est passé. »[8]

Les révélations sur Gladio

Le juge italien Felice Casson, qui avait redécouvert la stratégie de la tension, voulait savoir pourquoi des individus au sein même du gouvernement et des services secrets italiens avaient soutenu cette stratégie criminelle.

Après l’arrestation de Vinciguerra, le poseur de bombe de Peteano, il décida d’en savoir plus. « Je voulais faire la lumière sur ces années de mensonges et de mystères, c’est tout. [Je voulais] que l’Italie, pour une fois, connaisse la vérité. »[9] À l’été 1990, le juge Casson a demandé l’autorisation au premier ministre italien Giulio Andreotti de pouvoir fouiller dans les archives des services secrets militaires (SISMI) à Rome.

Permission lui fut accordée, et Casson fit une découverte sensationnelle : il découvrit que sous le nom de code « Gladio » (glaive), se cachait une armée secrète qui avait été mise en place par les services de renseignement militaires italiens en étroite collaboration avec la CIA dans les années qui avaient suivi la Seconde Guerre mondiale. Cette armée secrète devait fonctionne comme une unité de guérilla en cas d’invasion et d’occupation de l’Italie par l’armée soviétique. Les données mises à jour par Casson indiquaient que cette mystérieuse armée Gladio était liée à l’OTAN et qu’en l’absence d’invasion de la part des Soviétiques, elle semblait avoir manipulé la politique italienne au travers d’un certain nombre d’actions secrètes pendant la guerre froide dans le but d’affaiblir les communistes italiens.

Casson informa par voie confidentielle une commission parlementaire de ses recherches qui allaient bien au-delà de son enquête initiale. Ce fut une surprise totale pour les Sénateurs, et le 2 août 1990, le premier ministre et chef de l’exécutif italien, Giulio Andreotti, ordonna « d’informer le parlement dans les 60 jours à venir au sujet de l’existence, des caractéristiques et des raisons d’être d’une structure parallèle occulte dont on dit qu’elle a opéré au sein de nos services de renseignements militaires, avec l’objectif de conditionner la vie politique du pays. »[10] Le 24 octobre 1990, Andreotti remit un rapport de 10 pages intitulé « Ce qu’on appelle le ‘SID parallèle’ – ou Affaire Gladio » à la Commission d’enquête du Sénat dirigée par le sénateur Gualtieri. Le rapport d’Andreotti confirmait l’existence d’une armée secrète à l’intérieur des services secrets militaires, connue sous le nom de code de « Gladio ».

Andreotti ajouta que cette structure existait toujours et était

opérationnelle. Ne voulant pas endosser seul toutes les conséquences de ces accusations de conspiration, Andreotti insista le jour même devant le parlement sur le fait que « chacun des chefs de gouvernements avait été mis au courant de l’existence de Gladio. »[11] Cette affirmation mettait notamment en cause l’ex-premier ministre Bettino Craxi (1983-1987) et surtout Francesco Cossiga, un ancien premier ministre (1978 – 1979) qui occupait le poste de président en 1990.

Les hauts magistrats furent obligés de prendre position. Craxi affirma qu’il n’avait pas été informé, jusqu’au moment où il fut confronté à un document sur Gladio portant sa propre signature en tant que premier ministre. Cossiga expliqua qu’il était « fier d’avoir pu garder le secret pendant 45 ans. »[12]

Dans son rapport, Andreotti confirmait les découvertes de Casson, et expliquait que Gladio était la branche italienne d’une armée secrète « Stay-Behind » mise en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par la CIA et le SIFAR, dans le cadre d’un réseau international de groupes clandestins de résistance dans les pays de l’OTAN, pour combattre une éventuelle invasion soviétique. En cas d’invasion, les armées Stay-Behind devraient organiser un mouvement de résistance et opérer derrière les lignes ennemies. Ces armées étaient supervisées et coordonnées par deux centres top-secret de guerre non conventionnelle de l’OTAN nommés Allied Clandestine Committee (ACC) et Clandestine Planning Committee (CPC).

Andreotti raconta qu’ « une fois constituée cette organisation de résistance secrète, l’Italie était appelée à participer… aux tâches du CCP (Clandestine Planning Committee) fondé en 1959, opérant au sein du SHAPE [Supreme Headquarters Allied Powers Europe, de l’OTAN]… ; en 1964, les services secrets italiens intégrèrent également l’ACC (Allied Clandestine Committee).[13]

Ayant à faire face à des protestations acerbes de la presse italienne, Andreotti affirma que les services secrets italiens en général, et les membres de Gladio en particulier, n’avaient rien à voir avec le terrorisme que l’Italie avait subi durant la Guerre froide.

Il expliqua que « les individus présélectionnés n’ont pas de casier judiciaire, ne font partie d’aucun mouvement politique et ne participent en aucune manière à un quelconque mouvement extrémiste. »[14]

Vinciguerra, le poseur de bombe de Peteano, qui s’était trouvé au coeur de la stratégie de la tension, dément ces affirmations. Dès la tenue de son procès en 1984, il avait déclaré : « Avec l’attentat de Peteano et tous ceux qui ont suivi, plus personne ne devrait douter de l’existence d’une structure active et clandestine, capable d’élaborer dans l’ombre une telle stratégie de tueries. Cette structure, » poursuivait-il, « est imbriquée dans les organes mêmes du pouvoir. Il existe en Italie une organisation parallèle aux forces armées, composée de civils et de militaires, et à vocation antisoviétique, c’est-à-dire destinée à organiser la résistance contre une éventuelle occupation du sol italien par l’Armée rouge. » Sans citer le nom de Gladio, Vinciguerra était clairement en train de parler de l’armée secrète, plusieurs années avant que le premier ministre Andreotti confirme son existence. Vinciguerra la décrivit en 1984 comme « une organisation secrète, une super organisation disposant de son propre réseau de communications, d’armes d’explosifs et d’hommes formés pour s’en servir. » Il insista sur le fait que cette « super-organisation, en l’absence d’invasion soviétique, avait reçu de l’OTAN l’ordre de lutter contre un glissement à gauche du pouvoir dans le pays. Et c’est ce qu’ils ont fait, avec le soutien des services secrets de l’État, du pouvoir politique et de l’armée. »[15]

Les précédents chefs des services de renseignements italiens furent choqués par les révélations du premier ministre Andreotti, qui avait révélé ce que beaucoup considéraient comme l’un des plus grands secrets. Le Général Vito Miceli, chef du Renseignement italien de 1970 à 1974, protesta dans la presse italienne : « J’ai été emprisonné parce que je refusais de révéler l’existence de cette super-organisation secrète, et voilà qu’Andreotti s’amène devant le Parlement et raconte tout ! »[16] La presse italienne se montra très critique à propos des révélations sur Gladio et sur le fait que la CIA avait joué un rôle central dans cette opération secrète. Le quotidien La Stampa commenta : « Aucune raison d’État ne peut justifier que l’on entretienne, couvre ou défende une structure militaire secrète composée d’éléments recrutés sur des critères idéologiques – dépendant ou, au minimum, sous l’influence d’une puissance étrangère -, et servent d’instrument pour un combat politique. Il n’y a pas de mot pour qualifier cela, si ce n’est ‘haute trahison’ ou ‘crime contre la Constitution.’ »[17]

Le parti communiste italien (PCI), convaincu que c’était lui et non des troupes étrangères, qui était la vraie cible des armées Gladio durant toute la période de la Guerre froide, fut particulièrement scandalisé : « Avec ce mystérieux SID parallèle, fomenté pour faire obstacle à un impossible coup d’État de la gauche, nous avons surtout risqué de nous exposer à un coup d’État de la droite… Nous ne pouvons pas croire à cela…, que ce super-SID ait été accepté comme un outil militaire destiné à opérer ‘dans le cas d’une occupation ennemie’. Le seul véritable ennemi est et a toujours été le parti communiste italien, c’est-à-dire un ennemi de l’intérieur. » [18]

Le rôle de la CIA

Aux États-Unis, cette affaire a été parfaitement ignorée par les médias. Dans l’un des rares articles traitant du sujet, le Washington Post, titrant « “CIA Organized Secret Army in Western Europe ; Paramilitary Force Created to Resist Soviet Occupation” (La CIA organise une armée secrète en Europe de l’Ouest ; des forces paramilitaires créées pour résister à une occupation soviétique), expliquait qu’un officier du renseignement avait, sous couvert d’anonymat, déclaré : « Cette opération concerne uniquement l’Italie. Nous n’avons aucun contrôle sur elle. S’il y a des allégations selon lesquelles la CIA est impliquée dans des activités terroristes en Italie, elles sont totalement dépourvues de sens. »[19] Il est extrêmement difficile de faire des recherches et de clarifier les détails des opérations de stratégie de la tension, car personne n’est prêt à confirmer publiquement qu’un tel a ordonné ceci, ou qu’un autre a participé à une opération terroriste qui a fait des victimes parmi les civils innocents et a jeté l’effroi parmi la population visée avant d’accuser un ennemi politique de l’avoir perpétrée. Si, comme dans le cas de l’Italie, différents services de renseignement sont impliqués, en l’occurrence le SISMI italien et la CIA américaine, alors la tâche devient encore plus ardue, car les services commencent à s’accuser et à se contredire mutuellement.

À la différence de l’officier anonyme du renseignement US cité par le Washington Post qui accusait implicitement les Italiens pour la campagne de terreur subie par leur pays, le chercheur Philip Willan a affirmé que le gouvernement US et sa communauté du renseignement en étaient responsables : « Il est loin d’être aisé de déterminer qui était responsable des décisions au jour le jour quant à la stratégie de la tension. Mais il ne fait pratiquement aucun doute que la responsabilité globale pour cette stratégie repose sur les épaules du gouvernement et des services secrets des États-Unis… Des questions restent à propos de l’adoption de méthode ayant amené à la mort de centaines de victimes innocentes. »[20]

Lors d’une émission télévisée italienne en 1990, l’amiral Stansfiels Turner, directeur de la CIA entre 1977 et 1981, ne voulut pas confirmer les déclarations de Willan et refusa obstinément de répondre aux questions sur Gladio. Par respect pour les victimes des nombreux massacres, le journaliste italien qui menait l’interview insista pour que Turner clarifie ce qu’était la stratégie de la tension. Turner arracha alors son micro et cria : « j’ai dit, pas de questions sur Gladio ! » et l’interview prit fin.[21]

Certains officiers de la CIA se sont montrés plus bavards sur les stratégies secrètes durant la Guerre froide et sur les opérations illicites de la CIA. L’un d’eux s’appelle Thomas Polgar, retraité en 1981 après une carrière de 30 ans à la CIA. Questionné sur les armées secrètes de Gladio en Europe, Polgar confirma que les armées secrètes Stay-Behind étaient coordonnées « par une sorte de groupe de planification de guerre non conventionnelle lié à l’OTAN. » Polgar insista sur le fait que « tous les services secrets nationaux avaient été impliqués à un degré ou à un autre, » ajoutant qu’« en Italie dans les années 1970, certaines personnes étaient allées un peu plus loin que la charte définie par l’OTAN. »[22]

Des membres du Parlement italien décidèrent de creuser davantage. Huit sénateurs, la plupart appartenant au parti démocratique de gauche (PDS pour Partito Democratico della Sinistra), qui avait remplacé l’ancien PCI après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, poursuivirent leur enquête sur Gladio et la stratégie de la tension. Sous la présidence du sénateur Giovanni Pellegrini, ils entendirent des témoins, prirent connaissance des documents et présentèrent un rapport de 326 pages en 2000.[23] Les anciens communistes conclurent que pendant la Guerre froide, l’armée secrète Gladio avait, avec la CIA, les services secrets militaires et certains néofascistes italiens, combattu les communistes et les socialistes italiens de peur de trahir l’OTAN « de l’intérieur. » Le rapport expliquait que « ces massacres, ces bombes, ces opérations militaires avaient été organisés, promus, ou soutenus par des hommes à l’intérieur des institutions italiennes, et comme cela a été découvert plus récemment, par des gens liés aux structures de renseignement des États-Unis. »[24]

D’après les importantes découvertes du Sénat italien, la stratégie de la tension avait donc été mise en oeuvre par des membres appartenant aussi bien aux communautés de sécurité nationale italiennes qu’américaines, dont la CIA et le SISMI, qui avaient établi des liens avec des extrémistes pour poser les bombes. Le Général Giandelio Maletti, ancien chef des services de contre-espionnage italiens, l’a confirmé en mars 2001, quelques mois seulement avant les attentats terroristes du 11 septembre 2001.

Lors d’un procès contre des membres d’extrême droite accusés d’être impliqués dans le massacre en 1969 de Piazza FOntana à Milan, le Général Maletti a déclaré : « La CIA, appliquant les directives de son gouvernement, voulait créer un nationalisme italien capable de stopper ce qu’elle voyait comme un glissement à gauche, et pour cette raison, elle peut avoir utilisé le terrorisme d’extrême droite… L’impression générale était que les Américains étaient prêts à tout pour arrêter le glissement de l’Italie à gauche. » Et il a ajouté : « N’oubliez pas que Nixon était au pouvoir et que c’était un homme étrange, un politicien très intelligent, mais aussi quelqu’un qui prenait des initiatives peu orthodoxes. »[25]

Enquêtes aux États-Unis

Aux États-Unis, mis à part le travail souvent ignoré et pourtant important de Jeffrey Mackenzie Bale[26], il n’y a eu pratiquement aucunes recherches au sujet des opérations de stratégie de la tension en Italie sponsorisées par les USA. Arthur Rowse, un ancien employé du Washington Post, est l’un des autres rares Américains à avoir parlé de ce phénomène. Dans la conclusion d’un de ses précieux articles, il dressait les « leçons de Gladio » dans ces termes : « Aussi longtemps que le public américain restera dans l’ignorance de ce chapitre noir des relations étrangères américaines, les agences qui en sont responsables ne subiront que peu de pression pour modifier leurs méthodes. » Il ajoutait : « La fin de la Guerre froide… a changé peu de choses à Washington. Les USA… attendent toujours un véritable débat national sur la fin, les moyens et les coûts de notre politique nationale de sécurité. »[27]

La découverte en Italie des armées Stay-Behind de l’OTAN en 1990 et le débat qui s’en est suivi sur la stratégie de la tension eut des implications internationales importantes. Alors que le détail de cette opération émergeait, le Times de Londres conclut que « cette histoire semble sortie tout droit d’un roman policier. »[28] Pendant un bref instant, le public a pu entrevoir le monde secret du terrorisme, les mensonges, les opérations secrètes [cover-ups]. La presse britannique conclut que « Gladio, avec sa stratégie de la tension, était l’un des secrets politico-militaires les mieux gardés et les plus néfastes depuis la Seconde Guerre mondiale. »[29]

La réponse de l’OTAN

En révélant que l’OTAN coordonnait le réseau international secret dont Gladio était seulement l’une des branches, Andreotti avait mis une grosse pression sur le quartier général de l’OTAN en Belgique. Mes recherches ultérieures ont confirmé que des armées secrètes Stay-Behind ont existé dans tous les pays d’Europe de l’Ouest, opérant sous différents noms de code : au Danemark “Absalon“, en Allemagne « TD BDJ“, en Grèce “LOK“, au Luxembourg “Stay-Behind“, aux Pays-Bas “I&O“, en Norvège “ROC,” au Portugal “Aginter,” en Suisse “P26,” en Turquie “Counter-Guerrilla,” et en Autriche “OWSGV.”[30]

L’OTAN, la plus grande alliance militaire au monde, réagit de manière confuse aux révélations sur ce réseau secret, en diffusant deux commentaires contradictoires. Le 5 novembre 1990, après presque un mois de silence, l’OTAN nia catégoriquement les allégations d’Andreotti au sujet de l’implication de l’OTAN dans l’opération Gladio et ses armées secrètes. Jean Marcotta, porte-parole sénior de l’OTAN, déclara depuis le quartier général de l’OTAN à Mons en Belgique, que « l’OTAN n’a jamais considéré la guérilla ou les opérations clandestines ; elle s’est toujours occupée d’affaires militaires et de la défense des frontières alliées. »[31] Pourtant, le 6 novembre 1990, un autre porte-parole de l’OTAN expliqua que le démenti de l’OTAN formulé les jours précédents était faux. Par la suite, l’OTAN se contenta d’un court communiqué à l’adresse des journalistes, expliquant que l’OTAN ne faisait pas de commentaires sur des affaires relevant du secret militaire et que Marcotta n’aurait rien dû dire du tout.[32] La presse internationale protesta contre les politiques malsaines de relations publiques de l’alliance militaire, et un journal britannique écrivit : « Alors que le continent subit choc après choc, un porte-parole de l’OTAN formule un démenti : ‘’aucune connaissance de Gladio ou de Stay-Behind’’. Puis, un communiqué de sept mots annonça que ce démenti était « incorrect », sans en dire plus. »[33]

Afin de clarifier la position de l’OTAN, j’ai appelé leur Bureau de la Sécurité où Isabelle Jacob m’a informé qu’il était peu probable que quiconque réponde à des questions sensibles sur Gladio, et m’a conseillé de coucher par écrit ces questions et de les leur faire parvenir par mon ambassade. La mission suisse de l’OTAN à Bruxelles fit alors suivre mes questions sur Gladio à l’OTAN, l’une d’elles étant : « Pourquoi le porte-parole sénior de l’OTAN, Marcotta, a-t-il démenti catégoriquement le 5 novembre 1990 toute connexion entre l’OTAN et Gladio, tandis que le 7 novembre, un autre porte-parole de l’OTAN affirmait que la déclaration formulée par Marcotta deux jours auparavant était fausse ? »

En mai 2001, le chef du service de presse et des services médias de l’OTAN, Lee McClenny, se fendit d’un simple démenti : « Je ne suis pas au courant qu’un lien quelconque entre l’OTAN et l’Opération Gladio’. De plus, je ne trouve aucun document indiquant que quelqu’un du nom de Jean Marcotta ait été un porte-parole de l’OTAN. »[34]

Mais en coulisses, l’OTAN fut forcée de communiquer plus ouvertement sur cette affaire sensible de Gladio, comme le révèlent d’autres sources. Après la débâcle des communiqués publics, le secrétaire général de l’OTAN, Manfred Wörner, briefa à huis clos les différents ambassadeurs de l’OTAN sur Stay-Behind, le 7 novembre 1990. Un article paru dans la presse espagnole, commentait ce briefing : « Le SHAPE (Supreme Headquarters Allied Powers Europe) qui est l’organe dirigeant de l’appareil militaire de l’OTAN, a coordonné les actions de Gladio, d’après les révélations du Secrétaire général Manfred Wörner lors d’une réunion avec les ambassadeurs de l’OTAN des 16 nations alliées. »

L’article ajoutait que « Wörner avait, semble-t-il, demandé plus de temps, de façon à pouvoir mener une enquête sur la fameuse déclaration « aucune connaissance » » formulée par l’OTAN la veille. « Ces précisions ont été présentées à l’occasion de la réunion du Conseil Atlantique au niveau des ambassadeurs, qui, selon certaines sources, se tint le 7 novembre. »[35]

Selon ce même article, Manfred Wörner, le secrétaire général de l’OTAN, avait lui-même été briefé par un officier de haut rang de l’OTAN en Europe, le général américain John Galvin, suppléant du Commandant suprême des forces alliées en Europe (Supreme Allied Commander Europe, ou SACEUR). Au cours de cette réunion à huis clos, le secrétaire général de l’OTAN expliqua que le militaire en question – autrement dit le général John Galvin, Commandant suprême des forces alliées en Europe -, avait indiqué que le SHAPE coordonnait les opérations de Gladio.

À partir de ce moment-là, la position officielle de l’OTAN fut de ne plus commenter des secrets officiels.[36] 
L’OTAN n’a jamais fait de commentaires publics sur la stratégie de la tension, ou sur le fait que des plans ou du personnel de l’OTAN aient été impliqués, et n’a divulgué aucun autre détail sur les armées secrètes. « Étant donné qu’il s’agit d’une organisation secrète, je ne m’attends pas à ce qu’il soit répondu à beaucoup de questions, même si la Guerre froide est terminée, » a déclaré à la presse un diplomate de l’OTAN, qui a insisté pour rester anonyme. « S’il existait le moindre lien avec des organisations terroristes, ce genre d’information serait enterrée très profondément. Sinon, qu’y a-t-il de mal à prendre des précautions pour organiser la résistance si vous pensez que les Soviétiques pourraient attaquer ? »[37]

Ce refus de commenter de la part de l’OTAN ne fut pas du goût du parlement européen, lequel dans une résolution spéciale sur les armées secrètes et la stratégie de la tension, déclara sèchement que « ces organisations opèrent et continuent d’opérer en dehors de tout cadre légal, et ne sont soumises à aucun contrôle parlementaire. » Le parlement écrivit ensuite qu’il « appell[ait] à une enquête complète sur la nature, la structure, les objectifs et tous les autres aspects de ces organisations clandestines. » Une telle enquête ne vit cependant jamais le jour, du fait qu’aussi bien l’OTAN que ses États membres étaient préoccupés par les problèmes qu’une telle enquête pourrait créer. Pourtant le parlement européen déclara clairement qu’il « protestait vigoureusement contre les déclarations de certains officiers américains de SHAPE et de l’OTAN à propos de leur droit d’encourager l’établissement en Europe d’un service secret clandestin et d’un réseau opérationnel. » Et les choses en restèrent là.[38]

En France

Comme nous l’avons mentionné, l’Italie ne fut pas le seul pays où des réseaux Stay-Behind furent impliqués dans des opérations de stratégie de la tension. Des opérations terroristes contre la population civile eurent lieu également en Belgique, en Turquie et en Grèce. Comme en Italie, les armées secrètes ont été formées et équipées par la CIA et son homologue britannique, le MI6, et ont opéré comme une branche secrète des services secrets militaires du pays. Les opérations dans ces trois pays sont détaillées dans mon livre « Les armées secrètes de l’OTAN »[39] Dans le présent article, je n’ai la place que pour une brève discussion sur les opérations en France. Les révélations du premier ministre italien Giulio Andreotti prirent par surprise François Mittérrand, le président socialiste français de 1981 à 1995. Alors qu’il était interrogé par la presse française en 1990, Mitterrand tenta de se distancier de l’affaire des armées secrètes en France, affirmant qu’elles avaient été dissoutes depuis longtemps. Il a notamment déclaré : « Lorsque je suis arrivé, il n’y avait plus grand-chose à dissoudre. Juste quelques vestiges, dont j’ai appris l’existence avec étonnement, car tout le monde avait oublié de m’en parler. »[40]

Mais le premier ministre italien Andreotti ne parut pas apprécier particulièrement la manière dont la Grande Nation [en français dans le texte – NdT] essayait de minimiser son rôle dans le complot Stay-Behind. Il déclara sans ambages à la presse que l’armée secrète en France, loin d’avoir été dissoute depuis longtemps, avait récemment – le 24 octobre 1990 – envoyé des représentants à une réunion secrète au comité d’Allied Clandestine Committee (ACC) de l’OTAN sur Stay-Behind à Bruxelles. Lorsque ces allégations furent confirmées, cela créa un embarras certain à Paris. Mitterrand se refusa alors à tout commentaire.

Un officier de la CIA à la retraite, Edward Barnes, qui avait travaillé en France durant la 4e république avant de quitter le pays en 1956, voulut apporter plus de précisions. Barnes expliqua qu’alors que la menace d’un parti communiste fort persistait en France, les services secrets militaires (SDECE, pour Service de Documentation extérieure et de Contre-Espionnage), sous la direction d’Henri Alexis Ribière, mit sur pied une armée secrète anticommuniste. « Il y avait probablement beaucoup de Français qui voulaient être prêts si quelque chose se produisait, » indiqua Barnes. Se rappelant son propre travail en France, il expliqua que l’invasion soviétique était la première raison d’être de l’armée secrète française, mais que la promotion d’activités politiques anticommunistes dans le pays « pourrait avoir constitué une deuxième motivation. »[41]

Actions terroristes en Algérie

Au début des années 1960, une grande partie de l’armée française et des services secrets commencèrent à désapprouver fortement l’intention du président Charles de Gaulle de permettre à l’Algérie, une ancienne colonie, de devenir indépendante. L’armée secrète, percevant De Gaulle comme un ennemi, s’engagea d’évidence dans des opérations de stratégie de la tension contre ce projet. Certaines « actions terroristes » contre De Gaulle et son plan de paix pour l’Algérie furent menées par des groupes qui incluaient « un nombre limité d’individus » du réseau Stay-Behind français, comme l’admit en 1990 l’amiral Pierre Lacoste, ex-directeur des services de renseignements français (DGSE, ancien SDECE). Lacoste, qui a démissionné en 1985 après que la DGSE eut fait exploser le Rainbow Warrior, le navire de Greenpeace alors que celui-ci protestait contre les essais nucléaires dans le Pacifique, a déclaré que malgré ses liens avec le terrorisme, le programme Stay-Behind en France était justifié par les éventuels plans d’invasion soviétique.[42]

Un des promoteurs des techniques de terreur de la stratégie de la tension était Yves Guerin-Serac, un militant catholique anticommuniste. C’était un spécialiste de la guerre de l’ombre, il avait servi en Corée, au Vietnam et (en tant que membre de la 11e demi-brigade parachutiste de choc), pendant la guerre d’Algérie. L’écrivain et spécialiste des services secrets français, Roger Faligot, appelait cette unité « le fer de lance de la guerre clandestine en Algérie entre 1954 et 1962. »[43] En 1954, environ 300 hommes appartenant à cette unité spéciale avaient débarqué en Algérie. La plupart avaient une grande expérience des opérations secrètes et de la guérilla, puisqu’ils arrivaient directement du Vietnam après que la défaite de la France lors de la bataille de Diên Biên Phu ait mis fin aux velléités de la France de recoloniser ce pays. La mission de Serac et de ses collègues était parfaitement claire : abattre le Front le Libération algérien (FLN) en Afrique du Nord par tous les moyens, après les humiliantes défaites de la Seconde Guerre mondiale et du Vietnam. Ces efforts incluaient l’appel à des opérations de stratégie de la tension visant à discréditer le mouvement de libération algérien.

Après la défaite de la France et la déclaration d’indépendance de l’Algérie en 1962, la guerre secrète ne prit pas fin pour Guerin-Serac, qui tout comme un certain nombre d’autres officiers, se sentaient trahis par le gouvernement français et décidèrent de continuer leur guerre secrète. Serac savait exactement comment mener des opérations de stratégie de la tension pour discréditer les communistes et les membres des mouvements de libération tout autour du globe. Dans un texte de novembre 1969, « Notre activité politique », Serac et d’autres officiers soulignèrent le fait qu’ils avaient dû infiltrer l’ennemi, et perpétrer des atrocités en son nom. Ils écrivaient : « La première phase de notre activité politique consiste à créer le chaos dans toutes les structures du régime…

La destruction de l’État démocratique doit s’opérer autant que possible sous couvert d’activités communistes et prochinoises… De plus, nous avons des gens infiltrés dans ces groupes et évidemment, nous devons adapter nos actions à l’esprit de ce milieu – par la propagande et des actions d’un genre qui semble émaner de nos adversaires communistes… Cela créera un sentiment d’hostilité envers ceux qui menacent la sécurité dans chacun de ces pays, et nous devons en même temps nous dresser comme les défenseurs des citoyens contre la désintégration qu’apportent le terrorisme et la subversion. »[44]

Le juge italien Guido Salvini, qui a enquêté sur la stratégie de la tension, a montré que Serac avait effectivement mené à bien ses plans de stratégie de la tension. Il écrivit : « En 1975, le groupe Guerin-Serac, avec l’Américain Salby et des militants d’extrême droite français, italiens et espagnols, organisèrent une série d’attentats à la bombe… Les bombes visaient les ambassades algériennes dans différents pays, la France, l’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne… En réalité, ces attentats étaient l’oeuvre du groupe de Guerin-Serac, qui montrait par là ses grandes facultés de camouflage et d’infiltration… La bombe posée devant l’ambassade algérienne à Frankfort n’explosa pas, et fut méticuleusement analysée par la police allemande… Il faut noter la particulière complexité de fabrication de cette bombe. Elle contenait du C4, un explosif utilisé exclusivement par les forces US qui n’a jamais été utilisé dans aucun attentat par des anarchistes. »[45]

Ces révélations sur Guerin-Serac ainsi que leurs propres affirmations fournissent des preuves évidentes que les armées secrètes en Europe de l’Ouest ont utilisé le terrorisme et tué des civils innocents pour mener à bien leurs objectifs politiques. Ces armées secrètes, comme nous l’avons vu, opéraient sous la supervision de la CIA et de l’OTAN, c’est-à-dire sous le contrôle d’agents militaire et de renseignement américain. Mais revenons à la question des opérations de stratégie de la tension aux USA.

Aux États-Unis

Aux États-Unis, la stratégie de la tension fut largement prônée au début des années 1960 par les plus hauts gradés du Pentagone – le général Lyman Lemnitzer, Chef d’état-major interarmes -, comme moyen de convaincre l’opinion publique américaine de la nécessité d’envahir Cuba et de renverser Fidel Castro. Lemnitzer, qui mourut en 1988, était l’un des officiers de haut rang envoyés par les USA pour négocier la reddition de l’Italie en 1943 et celle de l’Allemagne en 1945. Après avoir combattu en Corée, il devint en 1960 chef d’état-major interarmes. Après le fiasco de la CIA lors de la tentative d’invasion de la Baie des Cochons en 1961, les plus hauts dirigeants du Pentagone, dont Lemnitzer, avancèrent que les techniques de stratégie de la tension devaient être utilisées contre la population américaine afin de créer un prétexte pour entrer en guerre. Sous le nom d’ « Opération Northwood », ils mirent au point un ensemble d’opérations combinées de stratégie de la tension visant à choquer l’opinion publique US et à discréditer Fidel Castro.

À cette époque, le président John F. Kennedy et son ministre de la Défense, Robert McNamara, s’opposèrent à de telles actions, qui impliquaient la mort de citoyens américains et la manipulation sur une vaste échelle de la population américaine. Le plan de Lemnitzer fut ainsi rangé dans les tiroirs.[46]

Comme pour la plupart des opérations de stratégie de la tension, il se passa de nombreuses années avant que l’opinion publique n’ait connaissance de l’Opération Northwood. C’est grâce au remarquable chercheur américain James Bamford que les documents sur l’opération top secrète Northwood furent portés à la connaissance du public en avril 2001, quelques mois seulement avant les attentats terroristes du 11-Septembre, lorsque Bamford publia son livre : Body of Secrets : An Anatomy of the Ultra Secret National Security Agency. Cela se produisit donc 40 ans après que les plans de Northwoods aient été classés « top-secret » par le Pentagone. Les documents originaux sont désormais accessibles en ligne.[47]

Les documents sur l’opération Northwoods détaillent comment le Pentagone avait planifié ses opérations de stratégie de la tension. Parmi ces actions, les officiers US suggéraient, de développer une fausse « campagne de terrorisme cubain dans la zone de Miami et dans d’autres villes de Floride, et même à Washington », de simuler une attaque par l’aviation cubaine contre un avion de ligne, de « couler un bateau de réfugiés cubains (réel ou simulé) », de concocter un incident « Remember the Maine » en faisant exploser un navire américain dans les eaux territoriales cubaines et d’accuser Cuba de sabotage.

Depuis que Bamford a publié ces documents sur l’Opération Northwoods, ceux qui s’intéressent à la stratégie de la tension se demandent jusqu’où certains groupes radicaux au sein du Pentagone étaient prêts à aller et quelles étaient les chances pour que le peuple américain ou ceux des autres pays découvrent ou parviennent à stopper de tels plans. Bamford pose notamment la question de savoir si l’Opération Northwoods était le plan le plus démoniaque jamais conçu par le gouvernement US, ou si l’incident du golfe de Tonkin en 1964 – qui précipita l’entrée en guerre des USA au Vietnam, laquelle se solda par la mort de 56 000 soldats américains et de 3 millions de Vietnamiens – avait constitué un exemple typique d’opération de stratégie de la tension élaborée et mise en oeuvre par le Pentagone.

« À la lumière des documents sur l’Opération Northwoods, » conclut Bamford, « il est clair que le fait de tromper la population et de fabriquer des guerres pour y envoyer des Américains se faire tuer constituait une politique standard et approuvée par les plus hauts niveaux de dirigeants au Pentagone. »[48]

Conclusion

Les deux principaux arguments contre l’idée que les attentats du 11-Septembre ont été menés par le gouvernement US et son armée ne sont que des a priori. L’un est que les gouvernements de pays occidentaux civilisés en général, et le gouvernement US en particulier ne feraient jamais une chose aussi horrible. L’autre est que si les attentats du 11/9 avaient été perpétrés par des forces internes au gouvernement des États-Unis, cela n’aura pas pu rester secret aussi longtemps. Les informations contenues dans cet article montrent que ces deux a priori sont tout à fait discutables.

Daniele Ganser

Journal of 9/11 Studies Volume 39, mai 2014 
(Titre original : La « stratégie de la tension » dans l’après Guerre froide) 
http://www.journalof911studies.com/resources/2014GanserVol39May.pdf

 

Notes de l’auteur :

[1] Wikipedia, « Guerre psychologique », http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_psychologique.

[2] En Italie durant la Guerre froide, les services secrets militaires ont été impliqués dans nombre d’opérations secrètes qui, lorsqu’elles ont été découvertes par la population, ont déclenché des protestations publiques, lesquelles ont forcé les services de renseignement à changer de nom. Créés le 30 mars 1949, soit 4 ans après la défaite de l’Italie dans la Seconde Guerre mondiale, et quelques jours seulement avant que l’Italie ne devienne un membre fondateur de l’OTAN, les services secrets militaires prirent le nom de SIFAR (Servizio Informazioni delle Forze Armate), puis SID (Servizio Informazione Difesa) de 1965 à 1977, avant d’adopter son appellation actuelle, SISMI (Servizio per le Informazioni e la Sicurezza Militare).

[3] Hugh O’Shaughnessy, « Gladio : Europe’s Best Kept Secret, » The Observer, 7 juin 1992. Shaughnesssy écrit : « C’étaient des agents qui devaient « rester derrière » (‘stay behind’) au cas où l’Armée rouge envahissait l’Europe de l’Ouest. Mais dans certains pays, ce réseau qui avait été mis en place avec les meilleures intentions a dégénéré en groupes terroristes prônant l’agitation politique d’extrême droite. »

[4] Newsnight, BBC1, 4 avril 1991

[5] Cité dans « Sénat de la République italienne : Commission d’enquête parlementaire sur le terrorisme en Italie et sur les causes de l’échec dans l’arrestation des responsables des tragédies : le terrorisme, les tragédies et le contexte politico-historique. » (Rome : rédigé par le président de la Commission, le sénateur Giovanni Pellegrin, 1995), p 261.

[6] Sénat de la république, p 157.

[7] Sénat de la république, p 220.

[8] Newsnight, BBC1, 4 avril 1991

[9] Observer, 18 novembre 1990.

[10] Mario Coglitore, ed., La Notte dei Gladiatori. Omissioni e silenzi della Repubblica (Padoue, 1992) p 131.

[11] Leo Müller, Gladio : Das Erbe des Kalten Krieges : Der NATO- Geheimbund und sein deutscher Vorläufer (Hamburg : Rowohlt, 1991) p. 27.

[12] Reuters, 12 novembre 1990.

[13] Franco Ferraresi, « A Secret Structure Codenamed Gladio, » Italian Politics : A Review, 1992 : p. 30. Ferraresi cite directement le document qu’Andreotti a remis à la Commission parlementaire. Le quotidien italien L’Unità l’a publié dans une édition spéciale du 14 novembre 1990. Il figure également dans le livre de Jean Francois Brozzu-Gentile, L’affaire Gladio (Paris : Editions Albin Michel, 1994).

[14] Ferraresi p. 31, citant directement le document d’Andreotti.

[15] Ed Vulliamy, « Secret Agents, Freemasons, Fascists… and a Top-level Campaign of Political ‘Destabilisation’ : ‘Strategy of Tension’ That Brought Carnage and Cover-up, » Guardian, 5 décembre 1990.

[16] Dans le magazine politique italien, Europeo, 16 novembre 1990. Miceli a effectivement été condamné à une peine de prison dans les années 1970 et a passé 6 mois dans un hôpital militaire. En 1974, le magistrat enquêteur, Giovanni Tamburino, au cours de ses investigations sur le terrorisme d’extrême droite en Italie, avait pris l’initiative inédite d’arrêter le général Miceli en l’accusant d’avoir « promu, mis en oeuvre et organisé, avec d’autres, une association secrète mêlant militaires et civiles et visant à provoquer une insurrection armée afin d’amener des modifications illégales de la Constitution de l’État et à la forme de gouvernement. » (Voir aussi le magazine politique britannique Statewatch, janvier 1991). Lors de son procès en novembre 1974, Miceli, auparavant responsable du Bureau de sécurité de l’OTAN, confirma avec nervosité qu’une unité spéciale avait bien existé au sein des services secrets militaires, le SID, mais que ce n’était pas lui qu’il fallait blâmer : « Un super-SID sous mes ordres ? Bien sûr ! Mais je ne l’ai pas moi-même organisé pour faire un coup d’État. C’étaient les États-Unis et l’OTAN qui m’ont demandé de le faire ! » (Voir aussi Brozzu-Gentile, p. 105.) C’était vers la fin de sa carrière dans les services secrets militaires italiens. Après avoir purgé sa peine de prison, il devint parlementaire en 1976 et bénéficia pour le restant de sa vie de l’immunité parlementaire en tant que député fasciste du Movimento Sociale Italiano (MSI). Réélu par deux fois, il démissionna en 1987 à cause d’une maladie et mourut trois ans plus tard.

[17] Cité dans Ferraresi, p. 31.

[18] Norberto Bobbio, cité dans Ferraresi, p. 32.

[19] Washington Post, 14 novembre 1990. Le seul autre article du Post qui comporte le mot-clef « Gladio » fut publié le 8 août 1993. La comparaison avec les 39 articles sur Gladio parus dans le journal britannique Guardian montre bien la pauvreté de la couverture médiatique de Gladio aux États-Unis.

[20] Philip P. Willan, Puppetmasters : The Political Use of Terrorism in Italy (Londres : Constable, 1991) p. 28.

[21] Independent, 1er décembre 1990.

[22] Jonathan Kwitny, « The CIA’s Secret Armies in Europe, » Nation, 6 avril 1992 : p. 445.

[23] Sénat de la République italienne : Commission d’enquête parlementaire sur le terrorisme en Italie et sur les causes de l’échec dans l’arrestation des responsables des tragédies : tragédies et terrorisme dans l’Italie de l’après-guerre à 1974. Rapport du Groupe démocratique de gauche, l’Ulivo (Rome, juin 2000). Cité dans « Le rapport de l’an 2000 du Sénat italien sur Gladio et les massacres. »

[24] Cité dans Philip Willan : « US ‘Supported Anti-left Terror in Italy.’ Le rapport affirme que Washington a utilisé la stratégie de la tension durant la Guerre froide pour stabiliser le Centre-Droit, Guardian, 24 juin 2000.

[25] Philip Willan, « Terrorists ‘Helped by CIA’ to Stop Rise of Left in Italy, » Guardian, 26 mars 2001. Willan, un expert des actions secrètes américaines en Italie, a publié le remarquable ouvrage Puppetmasters (Voir note 24).

[26] Jeffrey Mackenzie Bale, « The ‘Black’ Terrorist International : Neo-Fascist Paramilitary Networks and the ‘Strategy of Tension’ in Italy, 1968–1974 » (Ann Arbor, Mich. : UMI Dissertation Services, 1996).

[27] Arthur Rowse, « Gladio : The Secret US War to Subvert Italian Democracy, » Covert Action Quarterly p. 49 (été 1994).

[28] Times (Londres) 19 novembre 1990.

[29] Observer, 18 novembre 1990.

[30] Voir Daniele Ganser, « Les armées secrètes de l’OTAN », Demi-Lune, 2007.

[31] European, 9 novembre 1990.

[32] European, 9 novembre 1990. Il semble que le représentant de l’OTAN qui a émis ce correctif soit Robert Stratford. Cf. Regine Igel, Andreotti : Politik zwischen Geheimdienst und Mafia (Munich : Herbig Verlag, 1997) p. 343.

[33] Observer, 18 novembre 1990.

[34] Lettre de Lee McClenny, resp. des relations presse de l’OTAN, à l’auteur, datée du 2 mai 2001.

[35] « Gladio. Un misterio de la guerra fria. La trama secreta coordinada por mandos de la Alianza Atlantica comienza a salir a la luz tras cuatro decadas de actividad, » El País, 26 novembre 1990.

[36] El País.

[37] Reuters News Service, 15 novembre 1990.

[38] Débats au Parlement européen (transcriptions officielles), 22 novembre 1990.

[39] Voir note 31.

[40] Cité dans Brozzu-Gentile, p. 141. Egalement par Associated Press, p. 13, novembre 1990.

[41] Kwitny, « The CIA’s Secret Armies in Europe », pp. 446, 447.

[42] Kwitny.

[43] Roger Faligot et Pascal Krop, La Piscine : Les Services Secrets Français 1944–1984 (Paris : Editions du Seuil, 1985), p. 165.

[44] Cité dans Stuart Christie, Stefano Delle Chiaie (Londres : Anarchy Publications, 1984) p. 32. Également dans Lobster (octobre 1989), p.18. Ce document aurait été trouvé dans l’ancien bureau de Guerin-Serac après la révolution portugaise de 1974.

[45] Commission d’enquête parlementaire sur le terrorisme en Italie et sur les causes de l’échec dans l’arrestation des responsables des tragédies. 9e session, 12 février 1997 (www.senato.it/parlam/bicam/terror/stenografici/steno9.htm).

[46] Après avoir refusé le plan de Lemnitzer, Kennedy l’envoya en Europe au poste de Commandant suprême des forces alliées de l’OTAN de janvier 1963 à juillet 1969. Il fut remplacé par le général Andrew Goodpaster, qui occupa le poste de SACEUR de 1969 à 1974, c’est-à-dire pendant les années au cours desquelles les opérations terroristes eurent lieu en Italie.

[47] Sur la homepage de la National Security Archive à http://www.gwu.edu/ nsarchiv/news/20010430. [48] James Bamford, Body of Secrets : Anatomy of the Ultra-Secret National Security Agency (New York : Anchor Books, 2002), p. 91.

Traduction GV pour IlFattoQuotidiano.fr

Source :

http://ilfattoquotidiano.fr/daniele-ganser-les-historiens-le-11-septembre-et-les-armees-secretes-de-gladio/

Résistance au mensonge d’état: Des journalistes américains dénoncent le mensonge sur le 11 Septembre…

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, désinformation, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 octobre 2013 by Résistance 71

Le mensonge permanent sur les attentats fausse-bannière du 11 Septembre 2001 au pays du goulag levant n’est que le prolongement, un des outils du façonnage de l’impérialisme occidental mené à une nouvelle apogée par l’empire anglo-américain dont les piliers du financement et source du pillage mondial sont la City de Londres, la banque du Vatican (un des plus gros actionnaires de la City et protectrice de celle-ci…) et Wall Street.

Le mensonge du 11 septembre est le pilier idéologique récent, qui trouve ses origines profondes dans le colonialisme européen sur le monde depuis l’empire romain, qui fut légué à l’église par le « don de Constantin » au IVème siècle.

Détruire l’idéologie colonialiste euro-centriste génocidaire, c’est détruire l’empire. Nous sommes tous des colonisés et l’humanité doit en sortir, à tout jamais…

— Résistance 71 —

 

Des journalistes des médias de masse exposent et dénoncent l’escroquerie du 11 Septembre

 

Dr. Kevin Barrett

Source: Press TV

 

20 Octobre 2013

 

Url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/10/19/330112/mainstream-journalists-expose-911-hoax/V

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Plusieurs journalistes  de renom américains disent que le gouvernement américain ment au sujet des attentats du 11 Septembre 2001 et de cette soi-disante “guerre contre la terreur”. Malheureusement, les propriétaires des médias et leurs chefs de rédactions ne rapporteront ni ne diffuseront leurs trouvailles.

Récemment, Seymour Hersh, le journaliste d’enquête #1 aux Etats-Unis, a divulgué que l’affirmation par le gouvernement américain de l’élimination d’Oussama Ben Laden le 2 Mai 2011, est un “énorme mensonge, il n’y a pas un mot de vérité là dedans.”

Hersh a poursuivi en attaquant son employeur de longue date, le New York Times et d’autres officines médiatiques: “Nous mentons au sujet de tout, mentir est devenu la norme”. Il a dit que tous les géants des médias aux Etats-Unis devraient être fermés pour avoir menti au peuple américain.

En relation: Seymour Hersh: Bin Laden Raid “One Big Lie”

D’autres journalistes des médias de masse sont d’accord pour dire que l’histoire du gouverneent américain sur Oussama Ben Laden et le 11 Septembre est un gigantesque mensonge. Sherwood Ross, un journaliste lauréat de nombreux prix dans la profession et qui a travaillé pour le bureau de presse de la vile de Chicago, le Chicago Daily News et pour l’agence Reuters et autres services de dépéches, m’a dit dans un récent entretien radio:

“Il est douteux que des musulmans soient derrière les attaques du 11 Septembre. Pensez-y une minute: La famile du président Bush faisait des affaires avec celle de l’homme soi-disant derrière ces attaques terroristes, Oussama Ben Laden. La famille Ben Laden était membre du comité directeur de la compagnie pétrolière de Bush. Comment est-il possible que des milliards de familles au monde, la seule famille qui ait perpétré les attaques du 11 Septembre soit justement celle qui était en affaire avec le président des Etats-Unis ? Ceci ressemble plus à une faveur qu’autre chose. Je ne pense pas que le 11 Septembre ait été une conspiration arabe ou une conspiration musulmane. Je pense que c’est une conspiration américaine pour renverser le gouvernement des Etats-Unis et pour installer ce qui est en train de devenir un état policier et aussi faire avancer les ambitions impérialistes des Etats-Unis pour escroquer le Moyen-Orient de ses ressources énergétiques.”

Ross expliqua que les journalistes américains ne sont plus libres d’exposer et de dire au monde ce que sont les plus outrageants mensonges et fabrications officiels:

“Vous ne voyez aucune remise en question sérieuse faite par les médias. Je pense qu’un des indices révélant que ceci a été un coup-monté fut lorsqu’un cameraman d’une petite agence de presse de Pennsylvanie se rendît sur place où l’avion de ligne était supposé s’être écrasé le 11 septembre 2001 en rase campagne et il a dit: “Je n’y ai vu aucun avion de ligne. J’ai vu un trou dans le sol. Aucun corps, aucun bagage.” Bon, peut-être que le type a inventé cette histoire, mais je ne le pense pas. Je pense qu’il faisait juste son travail, normalement. Ensuite au Pentagone, on a dit qu’un autre avion de ligne l’avait percuté, mais là encore aucune trace d’épave de l’avion. Les journalistes qui travaillaient dans la salle de presse du Pentagone sortirent sur la pelouse de celui-ci et ils ne purent voir aucun avion. Ainsi, encore et encore, vous avez des mensonges préfabriqués que la presse dans sa vaste majorité ne rapportent pas.”

J’ai demandé à Ross s’il est autorisé à exprimer de telles vues dans ses articles du Miami Herald, du Chicago Daily News ou sur les services de dépêches, il m’a répondu:

“Absolument pas. Lorsque j’écrivais pour Reuters, couvrant des affaires de terrain pendant dix ans, mes colonnes étaient reproduires par le New YorkTtimes, le Los Angeles Times. Mais si vous écrivez au sujet du ‘pourquoi la tour du WTC7 s’est-elle effondrée alors qu’elle n’a été frappée par aucun avion ?’ persone ne va le publier. Donc maintenant mes articles sont utilisés sur internet par les bloggueurs et ils sont utilisés par les services de presse moyen-orientaux. J’ai des coups de fil de Press TV (Iran) et vous pouvez lire mes interviews sur leur site internet, mais vous ne me verrez plus cité par Associated Press.”

Un autre journaliste américain connu, Paul Craig Roberts, a lui aussi été banni des médias de masse pour avoir dit la vérité au sujet du 11 Septembre. Le Dr. Roberts a servi comme secrétaire d’état aux finances sous Reagan, il est le récipient de la légion d’honneur en France et d’autres récompenses pour ses contributions économiques et il a été un journaliste chroniqueur régulier pour le Wall Street Journal, Business Week et autres publications de masse. Depuis qu’il a parlé des démolitions contrôlées des trois tours du WTC le 11 septembre 2001, Paul Craig  Roberts a été mis sur la liste de “non-publication” des médias américains.

Dans un entretien récent sur mon émission de radio, le Dr Roberts a expliqué pourquoi les médias de masse américains, comme l’a dit seymour Hersh, mentent sur tout:

“Une des pires choses qui se soit jamais passée aux Etats-Unis fut lorsque le président Clinton autorisa cinq entreprises à concentrer les médias américains. Ceci détruisit l’indépendance de la presse et depuis que Clinton a permis cela, ce qui était entièrement contre la tradition américaine et totalement contre la loi anti-trust (anti-monopole)… Mais aux Etats-Unis, comme nous l’avons vu, la loi ne veut absolument plus rien dire. La minute où ces cinq conglomérats concentrèrent les médias, l’indépendance de ceux-ci disparut. Les médias ne sont plus gérés par des journalistes, mais par des exécutifs entrepreneuriaux de la publicité et du marketing. La valeur de ces conglomérats médiatiques réside dans leurs licenses de diffusion fédérales, ainsi ils ne peuvent plus oser défier et offenser le gouvernement car leur license pourrait ne plus être renouvelée et la valeur marchande de dizaines, centaines de milliards de dollars disparaîtrait. Ainsi les soi-disants médias de masse ne sont en fait plus un média, ils ne vous disent plus rien, ce n’est plus qu’un ministère de la propagande, Gerald Celente l’appelle à juste titre la ‘pressetituée’ “.

Au lieu d’écrire pour les médias de masse, Paul Craig Roberts expose maintenant le faux assassinat de Ben Laden et il déconstruit l’opération fausse-bannière du 11 Septembre pour une officine indépendante appelée L’Institute for Political Economy. Dans un article récent publié le jour du 12ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le Dr Roberts a écrit ceci:

“Les néoconservateurs qui prônent l’hégémonie américaine sur le monde ont appelé pour un ‘nouveau Pearl Harbor’ qui leur permettrait de se lancer dans plus de conquêtes… Il n’y a aucune preuve existante qui soutienne l’histoire gouvernementale concernant le 11 Septembre… En ce 12ème anniversaire d’un évènement fausse-bannière, il n’est pas nécessaire pour moi de rapporter les preuves volumineuses existantes et prouvant de manière conclusive que l’histoire officielle est un mensonge. Vous pouvez lire tout cela par vous-même. On le trouve en ligne. Vous pouvez lire ce que les architectes et les ingénieurs (pour la vérité sur le 11 septembre) ont à dire. Vous pouvez lire les rapports scientifiques. Vous pouvez écouter et voir les personnels de premiers secours qui étaient dans les tours. Vous pouvez lire ce que les pilotes ont à dire sur les manœuvres aériennes associées avec l’avion de ligne qui est censé avoir percuté le Pentagone, qui sont au-delà de leurs propres techniques et le plus certainement ne furent pas, ne purent par être effectuées par des pilotes inexpérientés. Vous pouves lire les multiples livres de David Griffin. Vous pouves regarder le film documentaire produit par Richard Gage d’Architects & Engineers for 9/1 Truth. Vous pouvez lire le rapport de Toronto sur l’audition international sur le 11 septembre.”

Mais ne perdez pas votre temps à lire la presse classique. Comme Seymour Hersh, Sherwood Ross, Paul Craig Roberts et un nombre grandissant rapidement de citoyens américains ordinaires commencent à comprendre, le slogan de la presse de masse est aujourd’hui: “Nous mentons sur tout. Mentir est la norme.”

Le simple fait que le gouvernement ne redemande pas une enquête approfondie sur un évènement qui est le plus grand embarras de la plus grosse “superpuissance” de l’histoire du monde est une évidence flagrante en soi que les évènements des attentats du 11 septembre 2001 sont une opération fausse-bannière.

Il y a 12 ans… Le 11 Septembre

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 11 septembre 2013 by Résistance 71

Résistance 71

 

11 Septembre 2013

 

Un grand cycle lunaire (cycle de 12 ans) plus tard, où en-sommes nous ?

Au même titre que des évènements faux-drapeaux avant eux comme l’incendie de Rome par Néron, la destruction du USS Maine, l’incendie du Reichstag, l’incident frontalier germano-polonais, l’incident du Golfe du Tonkin, l’attaque de l’USS Liberty, pour ne citer que les plus reconnus, les attentats du 11 Septembre 2001 ont servi à l’empire anglo-américano-sioniste de déclancher une “guerre contre le terrorisme” autant perpétuelle que factice. Ces évènements criminels meurtriers perpétrés par une faction du gouvernement états-uniens ont ouvert les portes de l’enfer pour des millions de personnes sur terre: renforcement des mesures coercitives domestiques, suppression des libertés au moyen de lois de plus en plus liberticides, déclanchement de guerres et d’invasions impérialistes sous couverts des prétextes fallacieux de “sécurité” ou “d’humanitarisme” de pays dont la liste ne fait que s’allonger: Afghanistan, Irak, Soudan, Somalie, Pakistan, Yémen, Libye et maintenant Syrie en attendant l’Iran, le Liban, puis la Russie et la Chine…

Le mensonge et la propagande continuent de plus belle, mais fait unique depuis plus de dix ans: l’intervention militaire programmée et provoquée en Syrie au moyen de nouveaux mensonges et attaque fausse-bannière à l’arme chimique, enrobée comme à l’accoutumée, de la même couche propagandiste va t’en guerre, servie ad nauseam par les merdias complices, semble avoir été stoppée par une opinion publique internationale éveillée plus massivement aux turpitudes criminelles des criminels en charge de nos pseudo-démocraties illusoires autant qu’obsolètes.

Il aura fallu 12 ans (1 cycle) et l’invasion, destruction de 3 pays, un 4ème en cours de destruction, pour qu’enfin s’élève la voix des peuples au dessus de la cacophonie pseudo-diplomatique du politique en charge.

Mieux vaut tard que jamais, certes, mais l’heure est venue maintenant en cet anniversaire de l’élément catalyseur qui a permis depuis 2001, cette poussée ignoble de bellicisme, de mensonge, et de crimes sous de faux-prétextes, pour que les peuples forcent la vérité au grand jour sur ces attentats, qui ont vus trois tours du WTC de New York être pulvérisées par démolition contrôlée en ce funeste jour du 11 Septembre 2001 et qui vît la mort de près de 3000 personnes, sacrifiées à l’autel des intérêts particuliers du petit nombre et de leur démente idéologie de “dominance totale” mondiale afin d’imposer le fascisme global transnational, tel que ne le rêvait même pas Mussolini lui-même.

Nous l’avons dit à maintes reprises sur ce blog. Les attentats du 11 Septembre 2001 sont l’élément clef à exposer afin de tirer le paillasson de dessous les pieds de l’oligarchie et de son projet de Nouvel Ordre Mondial, qui n’est rien d’autre que la planification d’un génocide massif à l’échelle planétaire, qui a du reste déjà commencé.

Les invasions de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye et ce qui se passe actuellement en Syrie, n’ont pu être possibles qu’à cause du 11 Septembre 2001 (grâce au 11 septembre disent les oligarques).

Faire enfin éclater la vérité sur ce crime mettra un terme définitif aux agissements extrémistes actuels des criminels de l’ombre. Ensuite viendra le temps du choix d’un nouveau paradigme sociétal pour l’humanité.

L’heure arrive… Enfin !