Archive pour OTAN terrorisme organisé

Terrorisme d’État: l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord prépare une vague d’attentats en Europe (Réseau Voltaire)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 31 décembre 2018 by Résistance 71

Nous avons relayé l’info de RT France sur ce gendarme ex-légionnaire interpellé par la douane gare de Lyon avec des explosifs et avions éclairé la piste OTAN / Gladio 2.0

Ne jamais oublier ceci:
OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

et aussi que, comme le disait Guy Debord en 1988: « L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, elle est donc éducative »… Le même Debord disait plus loin dans ce même ouvrage (« Commentaires sur la société du spectacle », 1988): « Et c’est ainsi qu’en Italie, lorsque Aldo Moro était prisonnier de la Potere Due [Loge P2] ; il n’a pas été détenu dans un bâtiment plus ou moins introuvable, mais simplement dans un bâtiment impénétrable. »

~ Résistance 71 ~

 


Gladio 2.0 = Stratégie de la Tension 2.0

 

L’OTAN prépare une vague d’attentats en Europe

 

Réseau Voltaire

 

31 décembre 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article204559.html

 

Plusieurs sources, situées dans des pays différents, nous signalent que l’Otan prépare des attentats dans des pays de l’Union européenne.

Durant les « années de plomb » (c’est-à-dire de la fin des années 60 à celle des années 80), les services secrets de l’Otan ont mis en œuvre la « stratégie de la tension ». Il s’agissait d’organiser des attentats sanglants, attribués aux extrêmes, afin d’instaurer un climat de peur et d’empêcher la constitution de gouvernements d’alliance nationale incluant les communistes. Simultanément, l’Otan (prétendument défenseur de la « démocratie ») organisa des coups d’État ou tentatives de coups d’État en Grèce, en Italie et au Portugal.

Les services secrets de l’Otan avaient été composés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni à partir du Bureau de coordination politique de la CIA. Ils ne rendaient compte qu’à Washington et à Berlin, et pas aux autres membres de l’Alliance atlantique. Ces services étaient dits stay-behind, car susceptible d’agir en cas d’occupation par l’URSS, et intégraient les meilleurs spécialistes de la lutte anti-communiste du Reich nazi.

Des services similaires avaient été créés par les Anglo-Saxons partout dans le monde, soit comme conseiller des gouvernements pro-US, soit clandestinement en URSS et dans les Etats qui lui étaient associés. Ils étaient coordonnés à travers la Ligue anti-communiste mondiale. En 1975, trois commissions US levèrent le voile sur ces pratiques —la Commission Church au Sénat, Pike à la Chambre et Rockfeller à la Maison-Blanche—. En 1977, le président Jimmy Carter nomma l’amiral Stansfield Turner à la tête de la CIA pour nettoyer les services secrets. En 1990, le président du Conseil italien, Giulio Andreotti, révéla l’existence de la branche des services secrets de l’Otan en Italie, le Gladio. Il s’en suivit un gigantesque déballage et des commissions d’enquête parlementaires en Allemagne, Belgique et Italie. l’ensemble du système aurait alors été dissous.

Cependant, des années plus tard, nous avons relevé des indices probants de la responsabilité de l’Otan dans les attentats de Madrid du 11 mars 2004 et de Londres du 7 juillet 2005.

C’est dans ce contexte qu’en France, un gendarme mobile et ancien légionnaire a été arrêté, le 23 décembre 2018, en gare de Lyon (Paris), alors qu’il transportait des explosifs. À l’issue de 96 heures de garde à vue, il a été mis en examen.

 


Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Message aux Gilets Jaunes: Y a t’il une Opération Gladio 2.0 en cours contre le mouvement ?…

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Tout ceci pue une Opération Gladio 2.0 à plein nez !!… Gilets Jaunes, méfiance de tous les instants ! Gladio est une opération secrète de l’OTAN menée lors en Europe lors des années dites « de plomb » en Italie, Allemagne, Belgique et France.

N’oublions jamais que:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, menée par l’empire anglo-américain depuis la City de Londres.

L’histoire du terrorisme se confond avec l’histoire de l’État !

Notre analyse de l’attentat de Bruxelles en 2016, ici.

~ Résistance 71 ~

 


Craindre une Opération Gladio 2.0 ?

 

Paris: un gendarme mobile arrêté gare de Lyon en possession d’explosifs

 

RT France

 

28 décembre 2018

 

url de l’article original

https://francais.rt.com/france/57303-paris-gendarme-arrete-gare-lyon-possession-explosifs

 

Un gendarme mobile, ancien légionnaire, a été arrêté dans la gare de Lyon alors qu’il transportait des explosifs. Suspendu de ses fonctions, il a été mis en examen et placé en détention provisoire. Ses motivations restent floues.

Un gendarme a été arrêté en possession d’explosifs par des agents de la douane lors d’un contrôle de routine, le 23 décembre, dans la gare de Lyon à Paris, selon une source judiciaire interrogée par Le Figaro.

L’homme s’est rebellé et a tenté d’éviter l’intervention des douaniers, avant d’être interpellé.

“Opposition à l’exercice des fonctions d’un agent des douanes, rébellion, transport et détention sans motif légitime de produits ou engins explosifs, cession d’armes, munitions ou éléments de catégorie A, détournement ou dissipation par militaire d’armes ou d’objets remis lors du service,”

Le quotidien rapporte que l’homme, âgé de 29 ans, est un ancien légionnaire spécialisé dans la manipulation des explosifs.

Le quotidien rapporte que l’homme, âgé de 29 ans, est un ancien légionnaire spécialisé dans la manipulation des explosifs.


Gladio, les années de plomb

Trafic d’armes ?

Lors de sa garde à vue, qui a duré 96 heures, il n’a pas exposé de motivations précises. Après avoir été déféré au parquet, le suspect, récemment dépêché à Calais, a été présenté à un juge d’instruction. Il a été mis en examen pour «opposition à l’exercice des fonctions d’un agent des douanes, rébellion, transport et détention sans motif légitime de produits ou engins explosifs, cession d’armes, munitions ou éléments de catégorie A, détournement ou dissipation par militaire d’armes ou d’objets remis lors du service».

Placé en détention provisoire, il a été suspendu de ses fonctions par la Gendarmerie nationale, dont l’Inspection générale a ouvert une enquête. Le Figaro suppute qu’«au vu des chefs d’accusation retenus», le gendarme pourrait notamment être impliqué dans «une affaire de trafic d’armes».

= = =

Lectures connexes:

Notre dossier « Gladio » avec l’historien suisse spécialiste Daniele Ganser

 

OTAN, Opération Gladio et terrorisme d’état… Les tueurs du Brabant au fil du glaive ?…

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Que ces tueurs firent partie intégrante de l’opération Gladio de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…) des années de plombs était déjà hautement suspecté et admis, la preuve est sûrement en train de se dévoiler. La question est et sera toujours: que va t’on faire de cette information ? Qui a été inculpé, puni pour les opérations Gladio de l’assassinat d’Aldo Moro, de l’attentat de la gare de Bologne etc, etc…  qui va enquêter sérieusement sur ces évènements ? Les états qui en sont responsables ? Qui va enquêter sur l’EIIL/Daesh ? Les états qui en sont responsables et perpétuent le terrorisme d’état généralisé pour maintenir les peuples dans la peur et la division ?

Seul un retour du pouvoir au sein des peuples permettra de faire toute la lumière sur ces sales affaires impliquant l’État terroriste… et à terme aidera à mettre en place un nouveau paradigme politique.

~ Résistance 71 ~

 

Du nouveau sur les tueurs du Brabant

 

Réseau Voltaire

 

23 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article198476.html 

 

L’affaire des Tueurs du Brabant a été relancée cette semaine par des articles des Het Laatste Nieuws [1] et une émission de télévision de la télévision flamande. Le frère d’un gendarme d’élite, Christian Bonkoffsky, a déclaré que celui-ci lui avait révélé sur son lit de mort être l’un des mystérieux tueurs. Tandis qu’un avocat de victimes a dénoncé les ratées de l’enquête judiciaire.

Entre 1982 et 1985, en Belgique et dans le Nord de la France, des inconnus réalisèrent une série de braquages sans mobile financier, tuant 28 personnes. Ils sont connus comme les « Tueurs du Brabant » ou la « Bande de Nivelles » (Bende van Nijvel). Les magistrats instructeurs, le ministre de la Défense et une commission d’enquête de la Chambre des représentants se heurtèrent au Secret-Défense de l’Otan [2].

Durant les années 80, l’Otan organisa une série d’attentats en Europe sur le modèle de ce qu’elle fit ces dernières années avec des jihadistes.

Les autorités, qui prennent ces révélations très au sérieux, considèrent que cet ancien gendarme de l’unité d’élite Diane correspond au portraits robots de l’époque. Des vérifications attestent qu’il n’était pas physiquement présent à son travail durant les nombreuses attaques. La Justice belge interroge tous les anciens collègues du suspect décédé. Le témoin a également révélé que deux autres ex-membres du groupe Diane étaient venus visiter le suspect à son domicile.

L’empire à l’offensive: Des forces de l’OTAN bientôt basée en Colombie… Amérique Latine prend garde à l’opération Condor 2.0 !!…

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Cette info nous avait totalement échappée, l’accord a été signé en 2013, est est d’une importance capitale. Nous avons traduit cet excellent article de Peter Koenig, économiste, « repenti » de la Banque Mondiale, qui nous éclaire sur cette affaire. L’occasion étant trop belle, nous y avons été de nos commentaires au fur et à mesure afin de compenser notre loupé sur cet info capitale. L’oligarchie est en phase de création une « Opération Condor » 2.0 comme celle qui tortura et assassina en Amérique Latine au cours des années 1970-80, l’opposition socialiste aux pilleurs néo-libéraux de l’école Friedman de Chicago et ses « Chicago Boys ». Cette nouvelle opération sera menée par l’OTAN, gendarme de l’oligarchie dans le monde, s’affirmant ici.
Ceci fait partie du plan de fermeture de la grille de contrôle planétaire du Nouvel Ordre Mondial. Le danger est clair et imminent. Les peuples doivent une fois de plus se réveiller et mener le combat contre l’oppression oligarchique organisée. Doit-on rappeler que la France fait partie de cette entité criminelle racketteuse et protectrice du trafic de drogues qu’est L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ??…

¡Ya Basta!
¡Hasta la victoria siempre!

~ Résistance 71 ~

 

Inviter l’OTAN pour lutter contre le crime organisé est une grande menace pour l’Amérique Latine

 

Peter Kœnig

 

2 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/46145.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Imaginez, Mr Manuel Santos, président de la Colombie, lauréat du prix Nobel de la Paix 2016 pour être parvenu à établir un accord de paix avec les “rebelles” des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia ou Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) et ce même amoureux de la paix qui invite l’OTAN dans son pays pour l’aider à combattre “le crime organisé. Comme le rapporte la chaîne de télévision vénézuélienne TeleSur, ceci pourrait bien mettre en danger ce récent accord de paix entre le gouvernement colombien et les FARC, l‘encre n’étant même pas encore sèche.

Note de R71: N’oublions pas au passage que le “crime organisé” colombien des cartels de la cocaïne est organisé par la CIA, qui gère le trafic de cocaïne de cette région tout comme elle gère le trafic d’héroïne en provenance d’Afghanistan, les cargaisons étant acheminées des pays de production via des compagnies aériennes privées protégées et barbouzes dans le pur style de la défunte mais recyclée “Air America”, la compagnie aérienne de la CIA, qui transbahutait opium et héroïne du Laos vers la Thaïlande, puis vers l’occident pendant la guerre du Vietnam. La CIA étant le bras armé de Wall Street, elle avait aussi sa banque la BCCI qui blanchissait le fric pour ses commanditaires. Aujourd’hui la HSBC, Bank of America et Goldman Sachs s’en chargent, tout étant inter-connecté.

Ces derniers jours, au moins deux leaders “campesiños” (fermiers) ont été retrouvés assassinés. “Faux-drapeau” comme d’habitude, avec de vraies personnes victimes ? Une provocation pour forcer les FARC à risposter ? Ce qui mettrait un terme rapide à l’accord de paix.

Franchement, je n’ai jamais cru que le gouvernement colombien était sérieux en négociant la paix, mettant ainsi fin au conflit civil le plus long ayant eu la plus longue période de négociations de paix de l’histoire de l’Amérique Latine. Un processus de paix de 4 ans était supposé mettre fin à 52 ans de combat communiste des FARC en défense des pauvres ruraux, contrant une élite de riches, essentiellement des jet-setters urbains et des grand propriétaires terriens (latifundios) et contre les forces gouvernementales que soutiennent des forces militaires américaines basées en Colombie.

Tout comme ceux d’Europe, le gouvernement colombien est une marionnette de Washington. Santos et ses prédecesseurs comme Uribe avant lui, sont des pions de la CIA. Faire la paix avec les FARC serait contre les intérêts des Etats-Unis ; alors à quoi bon cet accord ? C’est de la propagande: cela donne aux gens épuisés par la guerre et son climat une illusion, un faux espoir, qui’il y a une lumière au bout de ce tunnel d’assassinats et d’abus sans fin, le tout renforcé par la démarche d’éclat au travers du comité du Prix Nobel. Au premier signe d’une révolte des FARC en réponse aux provocations (sous la forme bien sûr d’opérations fausse-bannière) d’assassinats de leaders campesiños, l’accord sera rompu et la paix sera ce qu’elle est depuis le début: une farce, un travesti de bonne volonté pour introduire une nouvelle stratégie en Amérique Latine: l’introduction des forces de l’OTAN…

Pour camoufler l’implication de Washington, le président Santos appelle officiellement l’OTAN à l’aide.

Tout le monde sait très bien que l’OTAN, de fait, représente le Pentagone avec quelques aides minimes des laquais européens pour donner le change. L’implication de l’OTAN en Colombie aurait une implication bien plus grande que celle de juste combattre les FARC ou comme Santos le dit par doux euphémisme “combattre le crime organisé”, ce qui est une référence à combattre les cartels de la drogue en liant le “combat” au “Plan Colombia” américain si controversé, le coût direct de ce plan ayant été jusqu’ici de 10 milliards de dollars depuis 2000 lorsqu’il débuta. Le coût total, incluant la destruction d’infrastructures, de maisons et de moyens de subsistance, ayant aussi coûte la vie à quelques 220 000 Colombians et en ayant déplacé 6 millions d’autres avec toute la souffrance que cela induit, est incalculable. Plus tôt en 2016, le quotidien du Guardian de Londres rapportait:

Plan Colombia est devenu un fourre-tout pour différentes stratégies. Il est le plus généralement compris comme étant un accord d’aide américaine à la Colombie de 10 milliards de dollars depuis 2000. Plus largement, ce fut une stratégie commune américano-colombienne pour renforcer l’armée, les institutions de l’état et l’économie.

Il y a cette idée que c’est un projet largement orchestré, mais Plan Colombia n’existe pas en tant que tel”, dit Winifred Tate, auteure de “Drogues, voyous et diplomates”, une étude sur la politique américaine en Colombie. “Cela a plutôt été une série de programmes dont l’emphase s’est étendue et a été recalibrée au fil des ans”, dit-elle.

En fait, l’ancien président colombien Andres Pastrana, sous qui le Plan Colombia débuta, a admis au Guardian que la stratégie fut un point tournant de la guerre de plusieurs décennies du pays (contre les FARC). “Avant le plan, les forces de sécurité étaient sur la défensive et sur le point d’être militairement vaincues par la guerilla des FARC.

Malgré le plan, la production de coca (matière première de la production de cocaïne) est en grande hausse depuis 2000 au début du plan et la Colombie demeure le premier producteur mondial de cette drogue. Donc, le Plan Colombia n’a pas marché. (NdT: mais si au contraire ! tout va pour le mieux si on considère que la CIA et Wall Street gère le trafic de la cocaïne !!… Selon l’ex-flic du LAPD DEA Michael Ruppert, ce trafic est même sous la PROTECTION DIRECTE DE LA MAISON BLANCHE… blanche, come la coke. Ceci est dans la lignée de la Compagnie des Indes britannique et donc de la City de Londres qui géra les deux guerres de l’opium en Chine au XIXème siècle, engrangeant d’énormes profits et ruinant la santé des populations autochtones par une addiction galopante… La Maison des Rothschild fut en tête de pont…). Un changement de stratégie est à l’ordre du jour. (NdT: pour augmenter les profits ?…). Entre alors l’OTAN, une force militaire multi-nationale, pour combattre le crime, les fermiers qui ne la ferment pas et qui n’obéissent pas ou plus ; pour continuer le combat contre les “rebelles” des FARC qui défendent les paysans et les pauvres et donc pour briser la pantalonnade de l’accord de paix. Une des conditions de cet accord est le désarmement complet des FARC (NdT: première mesure étatique: toujours désarmer le peuple en arme, pour mieux le mettre sous le joug…). Dans une nouvelle guerre, les FARC seront en très grand danger d’être éviscérés par l’OTAN.

Qu’est-ce que l’OTAN, c’est une force militaire menée par les Etats-Unis et stationnée en Europe.

Note de R71: Répétons-le sans relâche jusqu’à dissolution complète de cette entité criminelle de guerre, armée de racketteurs au service de la City de Londres et de sa succursale de Wall Street… OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Elle fut créée en 1949 par les Etats-Unis et inclus le Canada et plusieurs autres pays européens. Son objectif principal était de défendre l’Europe contre l’ennemi imaginaire, le croquemitaine du moment, représenté par l’URSS. Implicitement, cela voulait aussi dire que l’Europe n’aurait pas à construire son propre système de défense. Le “Big Brother” en prendrait soin, oui, oui, l’OTAN.

Le seul leader européen qui eut la vision de déjouer cette supercherie fut le Général De Gaulle. En 1966, il vira l’OTAN hors de France. En 2009, 43 ans plus tard, le (NdT: traître à la nation) président Nicolas Sarkozy, lui-même un agent reconnu de la CIA, réintégra la France dans toutes les structures de l’OTAN.

A la fondation de l’OTAN, comme aujourd’hui, les Etats-Unis ont eu et ont une phobie de tout ce qui a trait au socialisme de près ou de loin, sans parler du communisme, ce qui fut une justification majeure de la course à l’armement qui fut développée durant la guerre froide entre la fin des années 1950 et 1991 à la chute de l’URSS. La guerre froide n’était en fait quasiment qu’une escroquerie propagandiste pour faire croire que l’URSS, qui historiquement n’a jamais eu de quelconque vue expansionniste, (NdT: contrairement à l’empire yankee…), était une menace à la souveraineté européenne. La guerre froide justifia une course à l’armement qui fit faire d’énormes profits à l’industrie de la guerre (complexe militaro-industriel et de la sécurité)

Lorsque l’URSS s’effondra en 1991, la justification de l’existence même de l’OTAN s’effondra avec elle. Elle avait 12 bases militaires en Europe occidentale. La promesse unilatérale faite par les forces alliées, exprimée par le ministre des affaires étrangères allemand de l’époque Mr Genscher, fut que l’OTAN ne s’étendrait pas d’un seul mètre vers l’Est. Aujourd’hui, l’OTAN compte 28 membres et plus de 30 bases partout en Europe, la plupart se concentrant sur la frontière avec la Russie, ce qui représente maintenant une menace pour Moscou. Ceci montre l’honnêteté des promesses européennes et occidentales. Ce type de chose est typique des opérations militaires menées par les Etats-Unis, particulièrement celles de l’OTAN. Avec cette toile de fond historique à l’esprit, l’OTAN en Colombie serait un danger clair et permanent pour toute l’Amérique Latine. L’OTAN, une alliance atlantiste, n’a absolument rien à faire en Colombie, encore moins en Amérique du Sud (NdT: ni en Afghanistan ou où que ce soit d’autre… Cela fait maintenant 15 ans que les forces de l’OTAN occupent l’Afghanistan, et personne ou presque, ne dit rien, cela fait partie du paysage de la criminalité quotidienne de l’empire., gommée par la propagande idoine..)

L’OTAN en Colombue a débuté plus tôt…

Le président Juan Manuel Santos a initié la coopération Colombie-OTAN (NdT: en tant que marionnette de la CIA/Wall Street et Washington, il fut ordonné de le faire…). Des négociations entre l’ancien ministre de la défense colombien Juan Carlos Pinzon et le général Philip Breedlove, alors commandant en chef des forces de l’OTAN en Europe, commencèrent en 2013 avec le but “minime” pour la Colombie d’avoir accès “aux meilleures pratiques de l’OTAN dans des standards professionnels, en toute intégrité et transparence, pour des opérations humanitaires” (NdT: bien entendu, avant le colonialisme se faisait sous le couvert d’amener aux “sauvages” la “civilisation” ~ sous sa forme chrétienne bien entendu ~ puis de leur amener “la démocratie”, tout ceci ne marchant plus, la nouvelle farce coloniale s’appuie sur “l’humanitaire” et le “droit de l’hommisme”…). Malgré les protestations de son voisin vénézuélien voyant d’un très mauvais œil l’OTAN infiltrée dans le pays d’à côté, le président Santos signa “un accord de coopération” avec l’OTAN le 6 juin 2013 à Bruxelles.

Ce fut le début d’une alliance secrète entre un allié clef latino-américain de Washington et l’OTAN. Pratiquement personne ne s’en aperçût (NdT: nous ne le savions en effet pas, d’où cette traduction et nos commentaires ajoutés, car cette info est de grande importance…). Importer des troupes de l’OTAN en Colombie sera non seulement une première en Amérique Latine, mais cela pourrait bien semer la panique au sein des nations non-alignées de l’UNASUR, spécifiquement la Bolivie, l’Equateur et le Vénézuéla.

L’OTAN en Colombie serait comme un centre d’entrainement aux techniques de guerillas, quelque chose à laquelle les troupes européennes ne sont pas habituées, mais à laquelle elles devront plus se familiariser afin de remplir le plan de Washington de proliférer à travers l’Amérique du Sud, en prévention de toute tentative de révoltes gauchisantes. Une fois établie dans cet endroit stratégique qu’est la Colombie, l’OTAN se propagera comme un feu de forêt au travers du sous-continent, y étant autorisée par les gouvernements néo-libéraux qui maintenant se propagent dans la région, implantés par Washington et pour y construire un grand nombre de base militaire OTAN. Ainsi, le très peu populaire terme de “base militaire américaine” sera relégué aux archives…

Amérique Latine, soit vigilante et en état d’alerte. Obama appelant de manière si condescendante l’Amérique du Sud “le pré carré de Washington” (NdT: il n’a rien inventé, ce n’est qu’une application de l’établie de longue date “doctrine Monroe”, non, non, rien à voir avec Marilyn…) cela pourrait bien (re)devenir une réalité bien plus vite qu’on ne le pense avec l’OTAN prenant racine en Colombie. Comme le célébre grand écrivain uruguayen Eduardo Galeano le disait si sagement: “Une fois les troupes américaines dans votre pays,. Vous ne pourrez jamais vous en débarrasser”. (NdT: A preuve, le Japon, occupé militairement depuis 1945, 71 ans d’occupation et de merde yankee sur Okinawa, contre la volonté autochtone depuis des décennies…)

Peter Koenig est un économiste et analyste géopolitique. Ancien membre du personnel de la Banque Mondiale, il a travaillé extensivement autour du monde dans les domaines de l’environnement et des ressources aquifères. Il est l’auteur de “Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed –“ un livre de fiction basé sur des faits réels glânés au cours de ses 30 années d’expérience de terrain avec la Banque Mondiale. Il est aussi le co-auteur de “The World Order and Revolution! – Essays from the Resistance.”

Guerre impérialiste en Syrie: Des officiers de l’OTAN arrêtés à Alep par les forces spéciales syriennes… L’ONU flippe !

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MISE A JOUR !

Une liste de 14 prisonniers de la coalition anti-Assad emmenée par les Etats-Unis et leurs vassaux de l’OTAN, mais en fait les forces spéciales syriennes ont fait prisonniers des officiers encadrant les forces islamistes d’Alep-Est.

Les forces syriennes ont fait prisonniers des militaires de nationalités suivantes:
22 Yankees, 16 Britanniques, 21 Français, 7 Israéliens et 62 Turcs 

Nous travaillons sur une traduction à venir !… A suivre donc…

=*=

N’oublions jamais ceci:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord qui perpétue le terrorisme d’états depuis le 4 avril 1949 (réseau « stay behind » des armées secrètes se transformant en Opération Gladio durant les années de plomb et aujourd’hui avec l’EIIL/Daesh = Gladio 2.0)
Rappelons aussi que des officiers de l’armée française avaient été capturés par l’armée syrienne en 2012 lors de la chute du « califat » de Baba Amr. Ces officiers français encadraient Daesh. Ils furent remis en catimini au chef d’état major français en visite au Liban (base arrière de l’opération française) à la frontière libano-syrienne.

~ Résistance 71 ~

 

« La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et la plus précise de l’État. »
~ Gustav Landauer ~

 

Le Conseil de Sécurité de l’ONU se réunit à hui-clos après l’arrestation d’officiers de l’OTAN à Alep

 

Réseau Voltaire

 

16 décembre 2016

 

Source

 

— Le Conseil de sécurité siège à huis clos, ce vendredi 16 décembre 2016 à 17h temps universel, alors que des officiers de l’Otan ont été arrêtés ce matin par les Forces spéciales syriennes dans un bunker à Alep-Est

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) affirme sa dictature…

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L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord n’a plus aucune (n’a JAMAIS EU…) de raisons d’exister. Son terrorisme contre les peuples remonte déjà à l’armée secrète “Stay Behind” / Gladio qui eut son apogée lors des années de plomb en Europe (années 1970-90) et culmina lors de l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro en 1978 et l’attentat de la gare de Bologne du 2 août 1980.

Cette entité criminelle et mafieuse gérée par des criminels ne répondant qu’à leurs maîtres de l’oligarchie industrio-financière doit être éliminée.

Rappelons-nous toujours qu’il suffit de dire NON ! Ensemble pour que toutes ces activités criminelles cessent. Cette mafia ne peut perdurer que gràce à notre inertie et l’acquiescement tacite résultants de notre ignorance.

Aujourd’hui, nul ne peut plus dire “je ne savais pas, pas d’info sur le sujet…” Cette époque est révolue tant la “nouvelle presse de Gütemberg” fait son œuvre.

Union ! Boycott ! Action !

 

~ Résistance 71 ~

 

La campagne de l’OTAN contre la liberté d’expression

 

Thierry Meyssan

 

5 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194324.html

 

Ceci est une longue histoire qui s’étend sur quinze ans. L’Otan a d’abord tenté de réduire au silence les citoyens qui cherchaient à connaître la vérité sur les attentats du 11-Septembre. Puis, elle s’en est prise à ceux qui contestaient la version officielle des « printemps arabes » et de la guerre contre la Syrie. De fil en aiguille, elle a attaqué ceux qui dénonçaient le coup d’État en Ukraine. Désormais l’Otan fait accuser par une pseudo-ONG ceux qui ont fait campagne pour Donald Trump d’être des agents russes.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont été suivis à la fois d’un état d’urgence permanent et d’une série de guerres. Comme je l’écrivais à l’époque, la théorie selon laquelle ils auraient été commandités par des jihadistes depuis une grotte afghane ne résiste pas à l’analyse. Tout laisse à penser qu’ils ont au contraire été organisés par une faction du complexe militaro-industriel.

Si cette analyse est exacte, la suite des événements ne pouvait que conduire à une répression aux États-Unis et dans les États alliés.

Quinze ans plus tard, la blessure que j’ai ouverte ne s’est toujours pas refermée, bien au contraire du fait des événements qui ont suivi. Au Patriot Act et aux guerres du pétrole viennent de s’ajouter les « printemps arabes ». Non seulement la majorité de la population états-unienne ne croit plus ce que dit son gouvernement depuis le 11/9 mais, en votant pour Donald Trump, elle vient d’exprimer son rejet du Système post 11-Septembre.

Il se trouve que j’ai ouvert mondialement le débat sur le 11/9, que j’ai appartenu au dernier gouvernement de Jamahiriya arabe libyenne et que je relate sur place la guerre contre la Syrie. Au départ, l’administration US a cru pouvoir stopper l’incendie en m’accusant d’écrire n’importe quoi pour faire de l’argent et en me touchant là où selon elle cela fait mal, c’est-à-dire au portefeuille. Pourtant mes idées n’ont cessé de se répandre. En octobre 2004, lorsque 100 personnalités US signaient une pétition réclamant la réouverture de l’enquête sur les attentats du 11/9, Washington commençait à prendre peur [1]. En 2005, j’ai réuni à Bruxelles plus de 150 personnalités du monde entier —dont des invités syriens et russes comme l’ancien chef d’état-major des armées de la Fédération, le général Leonid Ivashov— pour dénoncer les néo-conservateurs, montrant que le problème devenait global [2].

Si durant le mandat de Jacques Chirac, l’Élysée s’inquiétait de ma sécurité, l’administration Bush demanda en 2007 au président nouvellement élu Nicolas Sarkozy de m’éliminer physiquement. Lorsque je fus averti par un ami officier à l’état-major de sa réponse positive, je n’avais qu’un seul chemin : l’exil. Mes autres amis —j’étais depuis 13 ans secrétaire national du Parti radical de gauche— me regardèrent incrédules, tandis que la presse m’accusait de sombrer dans la paranoïa. Nul ne vint publiquement à mon secours. Je trouvais refuge en Syrie et sillonnais le monde hors de l’espace Otan, échappant à de nombreuses tentatives d’assassinat ou d’enlèvement. Depuis quinze ans, j’ai ouvert des débats qui se sont généralisés. J’ai toujours été attaqué lorsque j’étais seul, mais lorsque mes idées ont été partagées, ce sont des milliers de gens qui ont été persécutés pour les avoir reprises et développées.

C’est à la même époque que Cass Sunstein (l’époux de l’ambassadrice des États-Unis à l’Onu Samantha Power [3]) rédigea avec Adrian Vermeule pour les universités de Chicago et d’Harvard un mémoire pour lutter contre les « théories de la conspiration » —c’est ainsi qu’ils appellent le mouvement que j’avais initié—. Au nom de la défense de la « Liberté » face à l’extrémisme, les auteurs y définissent un programme pour annihiler cette opposition : 
« Nous pouvons facilement imaginer une série de réponses possibles.

1. Le gouvernement peut interdire les théories de la conspiration.

2. Le gouvernement pourrait imposer une sorte de taxe, financière ou autre, sur ceux qui diffusent de telles théories.

3. Le gouvernement pourrait s’engager dans un contre discours pour discréditer les théories du complot.

4. Le gouvernement pourrait engager des parties privées crédibles à s’engager dans un contre-discours.

5. Le gouvernement pourrait s’engager dans la communication informelle avec les parties tierces et les encourager » [4].

L’administration Obama hésita à choisir publiquement cette voie. Mais, en avril 2009, elle proposa au sommet de l’Otan à Strasbourg-Kehl de créer un service de « Communication stratégique ». De même renvoya-t-elle Anthony Jones de la Maison-Blanche en 2009 parce que le célèbre avocat s’était exprimé sans ambages sur le sujet [5].

Le projet du service de communication stratégique de l’Otan resta dans les cartons jusqu’à ce que le gouvernement letton ne se manifeste. Il fut finalement installé à Riga sous la direction de Janis Karklinš —par ailleurs responsable à l’Onu du Sommet mondial sur la société de l’information et du Forum sur la gouvernance d’Internet—. Conçu par les Britanniques, il inclut des participations de l’Allemagne, de l’Estonie, de l’Italie, du Luxembourg, de la Pologne et du Royaume-Uni. Au début, il se contenta de multiplier les études.

Tout changea en 2014 lorsque le think tank de la famille Khodorkovsky, l’Institute of Modern Russia (Institut sur la Russie moderne) à New York, publia une analyse des journalistes Peter Pomerantsev et Michael Weiss [6]. Selon leur rapport, la Russie aurait déployé un vaste système de propagande à l’étranger. Cependant, plutôt que de se présenter sous un jour favorable comme pendant la Guerre froide, Moscou aurait décidé d’inonder l’Occident en « théories de la conspiration » de manière à créer la confusion générale. Et les auteurs de préciser que ces « théories » ne portent plus uniquement sur le 11-Septembre, mais aussi sur la couverture de la guerre contre la Syrie.

En cherchant à réactiver l’anti-soviétisme de la Guerre froide, ce rapport marquait un basculement des valeurs. Jusque-là, la classe dirigeante US cherchait uniquement à masquer le crime du 11-Septembre en accusant quelques barbus sans importance. Désormais, il s’agissait d’accuser un État étranger d’être responsable des nouveaux crimes que Washington avait commis en Syrie.

En septembre 2014, le gouvernement britannique créa la 77th Brigade ; une unité chargée de contrer la propagande étrangère. Elle comprend 440 militaires et plus d’un milliers de civils venant du Foreign Office incluant le MI6, de la Coopération et de la Stabilisation Unit. On ignore quelles sont ses cibles. Cette brigade travaille avec la 361st Civil Affairs Brigade de l’armée de Terre états-unienne (basée en Allemagne et en Italie). Ces unités militaires étaient utilisées à perturber les sites internet occidentaux tentant de rétablir la vérité aussi bien sur le 11-Septembre que sur la guerre contre la Syrie.

Début 2015, Anne Applebaum (l’épouse de l’ancien ministre de la Défense polonais Radosław Sikorski) créa au sein du Center for European Policy Analysis (Centre d’analyse de la politique européenne) de Washington une unité dénommée Information Warfare Initiative (Initiative sur la guerre de l’Information) [7]. Il s’agissait originellement de contrer l’information russe en Europe centrale et orientale. Elle confia cette initiative à Peter Pomerantsev (déjà nommé) et à Edward Lucas, un des rédacteurs en chef de The Economist.

Même si Pomerantsev est à la fois le co-rapporteur de l’Institute of Modern Russia et le co-responsable de l’Information Warfare Initiative, il ne fait plus référence au 11-Septembre, et ne considère plus la guerre contre la Syrie comme centrale, mais uniquement comme un thème récurrent permettant de supputer l’action du Kremlin. Il concentre ses flèches sur la chaîne de télévision Russia Today et sur l’agence de presse Sputnik ; deux organes publics russes.

En février 2015, le think tank du Parti socialiste français et contact de la National Endowment for Democracy (NED), la Fondation Jean-Jaurès, publie à son tour une Note, Conspirationnisme, un état des lieux [8]. Elle ignore les développements à propos de la Russie et reprend le débat là où Cass Sunstein l’avait laissé. Elle préconise d’interdire purement et simplement aux « conspirationnistes » de s’exprimer. De son côté, la ministre de l’Éducation organisa des ateliers dans les écoles pour mettre en garde les élèves contre les « conspirationnistes ».

Les 19 et 20 mars 2015, le Conseil européen demandait à la Haute-Représentante Federica Mogherini de préparer un plan de « communication stratégique » pour dénoncer les campagnes de désinformation de la Russie à propos de l’Ukraine. Le Conseil ne mentionnait ni le 11-Septembre, ni la guerre contre la Syrie et changeait de cible pour en venir aux seuls événements en Ukraine.

En avril 2015, Madame Mogherini créa au sein du Service européen pour l’action extérieure (EEAS) une unité de Communication stratégique [9]. Elle est dirigée par un agent du MI6 britannique, Giles Portman. Elle distribue à de très nombreux journalistes européens, deux fois par semaine, des argumentaires censés démontrer la mauvaise foi de Moscou ; des argumentaires qui nourrissent abondamment les médias européens.

Dès sa création, le Centre de communication stratégique de l’Otan s’adjoignit un service de l’Atlantic Council, le Digital Forensics Research Lab. Un Manuel de communication stratégique fut rédigé par l’Otan. Il vise à coordonner et remplacer tout le dispositif antérieur en matière de Diplomatie publique, de Relations publiques (Public Affairs), de Relations publiques militaires, d’Opérations sur les systèmes électroniques de communication (Information Operations) et d’Opérations psychologiques.

Inspirée par l’Otan, l’ancienne ministre des Affaires étrangères polonaise devenue députée européenne, Anna Fotyga, fit adopter par le Parlement européen le 23 novembre 2016 une résolution sur « la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers » [10]. À nouveau, la cible se déplace : il ne s’agit plus de contrer le discours sur le 11/9 (vieux de 15 ans) ni celui sur la guerre contre la Syrie, mais de créer un amalgame entre le discours de contestation des événements ukrainiens et celui de Daesh. On en revient au départ : ceux qui contestaient le 11/9 visaient selon l’Otan à réhabiliter Al-Qaïda, ceux qui font le jeu de la Russie visent à détruire l’Occident comme Daesh. Et peu importe que l’Otan soutienne Al-Qaïda à Alep-Est.

Lancé par un retentissant article du Washington Post, le 24 novembre 2016 [11], un mystérieux groupe Propaganda or Not ? a établi une liste de 200 sites internet —dont Voltairenet.org— prétendument chargés par le Kremlin de relayer la propagande russe et d’intoxiquer l’opinion publique états-unienne au point de l’avoir poussée à voter Trump.

Bien que Propaganda or Not ? ne publie pas les noms de ses responsables, il indique réunir quatre organisations : Polygraph, The Interpreter, le Center for European Policy Analysis et le Digital Forensic Research Lab. 
 Polygraph est un site de Voice of America, la radio et télévision publique états-unienne contrôlée par le Broadcasting Board of Governors. 
 The Interpreter est la revue de l’Institute of Modern Russia, désormais diffusée par Voice of America. 
 Le Center for European Policy Analysis est un pseudopode de la National Endowment for Democracy (NED) dirigé par Zbigniew Brzeziński et Madeleine Albright. 
 Enfin le Digital Forensic Research Lab est un programme de l’Atlantic Council.

Dans un document diffusé par Propaganda or Not ?, cette pseudo-ONG issue d’associations financées par l’administration Obama nomme l’ennemi : la Russie. Elle l’accuse d’être à l’origine du mouvement pour la vérité sur le 11/9 et des sites internet de soutien à la Syrie et à la Crimée.

Le Congrès des États-Unis a voté le 2 décembre 2016 une loi interdisant toute coopération militaire entre Washington et Moscou. En quelques années, l’Otan a réactivé le maccarthysme.

[1] « 100 personnalités contestent la version officielle du 11 septembre », Réseau Voltaire, 26 octobre 2004.

[2] « Axis for Peace », Réseau Voltaire.

[3] « La face cachée de l’Administration Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 novembre 2015.

[4] « Conspiracy Theories », Cass R. Sunstein & Adrian Vermeule, Harvard Law School, January 15, 2008.

[5] « 11-Septembre : Obama congédie un de ses conseillers », Réseau Voltaire, 8 septembre 2009.

[6] « The Menace of Unreality : How the Kremlin Weaponizes Information, Culture and Money », Peter Pomerantsev & Michael Weiss, The Interpreter/ Institute of Modern Russia, 2014.

[7] Information Warfare Initiative, site officiel.

[8] « L’État contre la République », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 mars 2015.

[9] « La propagande de l’UE contre la Russie », Réseau Voltaire, 5 juillet 2016.

[10] « Résolution du Parlement européen sur la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers », Réseau Voltaire, 23 novembre 2016.

[11] “Russian Propaganda Effort Helped Spread ’Fake News’ During the Election, Experts Say”, Craig Timberg, The Washington Post, November 24, 2016.

Guerre impérialiste en Syrie: La supercherie des « casques blancs » démasquées…

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En Syrie les “casques blancs” pris la main dans le sac de la mise en scène

 

Tony Cartalucci

 

22 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2016/11/syria-white-helmets-caught-in-mannequin.html#more

 

~ Traduit de l’angais par Résistance 71 ~

 

La “Défense Civile Syrienne” financée par les Etats-Unis et l’Europe plus connue sous le vocable des “Casques Blancs”, est de plus en plus démontrée être un des plus gros et des plus élaborés mensonges et tromperies de la propagande de guerre moderne occidentale. Se présentant comme à la fois “sauveteurs” de civils coincés dans de soi-disants bombardements russes en Syrie et “observateurs” des soi-disantes “atrocités” commises contre les militants combattant le gouvernement syrien, les preuves se sont accumulées pour démontrer que cette entité est en fait complice des groupes militants islamistes incluant des groupes terroristes reconnus et aussi une agence de propagande occidentale.
En octobre de cette année, des manifestants en Europe ont facilement recréé virtuellement chaque scène de “sauvetage” montrée par les “casques blancs” simplement en se barbouillant de farine et de colorant rouge et en s’allongeant sur le sol de villes européennes. Partie prenante de la campagne “Sauver Alep”, les manifestants cherchèrent à amener la “réalité” du “travail” des “casques blancs” à une audience européenne. Mais ils l’ont peut-être fait de manière trop littérale, révélant par là-même que de nombreuses scènes filmées par les “casques blancs” en Syrie sont en fait arrangées et truquées et font partie d’un théâtre de propagande urbaine.

Dans une vraie situation de guerre, des bombardements laissent derrière eux un carnage indescriptible, avec des corps calcinés au delà de toute possibilité de reconnaissance, des membres arrachés, pantelants, des plaies ouvertes et des tas de chair sanguinolente. Les vidéos de ces “casques blancs” (NdT: rappelons-le financés à hauteur de millonos d’euros par les Etats-Unis et l’UE…) ne représentent bizarrement aucune de ces dures réalités et au lieu de cela mettent le plus souvent en scène de la farine et des colorants sur des figurants, comme vus dans les scènes de manifestations en Europe le mois dernier.

Il est à noter que la seule chose qui manquait des manifestations inspirées des “casques blancs” en Europe, fut un décor de fond de ville en ruines et les piles de gravas pour y “enfouir” les acteurs.

Une vidéo récente partagée sur facebook par l’activiste syrienne Mimi Al Laham expose grandement cette farce avec l’inclusion de cette dernière caractéristique.

Ce qui apparaît être une vidéo des “casques blancs” est filmé dans un style technique connu sous le nom de “mannequin challenge”. Sur ce type de plan, les acteurs sont figés tandis que la caméra bouge autour d’eux pour un effet similaire d’une technique employée à Hollywood pour augementer l’effet dramatique. Ceci a fait surface sur Youtube. (NdT: voir la vidéo en section commentaire)

La vidéo commence avec trois hommes tentant de demeurer parfaitement immobiles alors que la caméra bouge autour d’eux. Les hommes posent dans des gravas d’un bâtiment effondré. Deux des hommes sont habillés en “casques blancs” et le 3ème homme est allongé au sol avec ses jambes partiellement ensevelies sous les gravas. Un effet son est ajouté à la bande son de manière évidente, son similaire de celui que nous pouvons entendre dans les films de guerre lorsqu’un parsonnage est choqué et ses oreilles sifflent et bourdonnent, juste avant que les personnages ne commencent à bouger et à crier, les volontaires commencent alors à “dégager” l’homme coincé qui feint des cris de douleurs.

A part le style du “mannequin challenge”, la vidéo n’est pas différente de toute celles inclues dans la “filmographie” des “casques blancs”. Comme toutes les “victimes” que les “casques blancs” ont “sauvées”, l’homme dans cette vidéo n’est manifestement pas blessé et est simplement couvert de poussière tout comme les manifestants en Europe étaient couverts de farine et juste comme toutes les “victimes” que les “casques blancs” ont “sauvé” en Syrie, le furent après les soi-disants bombardements.

De sérieuses questions éthiques se posent

Dans cette vidéo, les trois hommes sont indubitablement des acteurs. La “victime” a été manifestement et sans aucun doute intentionnellement et précautionneusement enfouie dans les gravas et non pas coincée en résultat d’un bombardement. Le fait que les deux autres acteurs soient complètement habillés des uniformes des “casques blancs”, acquis par les dizaines de millions d’euros fournis à l’organisation par les gouvernements occidentaux, révèle une violation potentiellement sérieuse de l’éthique, similaire aux violations du code d’éthique commises par des sauveteurs et médecins, réels eux, et qui utilisent leurs ressources et leur statut protégé à des fins politiques et militaires plutôt que pour leurs missions humanitaires réelles. (NdT: suivez notre regard….)

Les “casques blancs” sont peut-être la parfaite personnalisation de cette “opposition” syrienne. Une façade, une supercherie totalement créée par des intérêts étrangers pour diviser et détruire une nation entière, voire une région entière, tout en posant comme des héros de la “liberté”, de la “démocratie” et de la “cause humanitaire”. Pour toutes les autres ONG du monde recevant le financement des Etats-Unis et de l’UE (NdT: directement ou par procuration… USAID, NED etc…), elles devraient sérieusement considérer en quelle compagnie elles se retrouvent: celles de menteurs et de terroristes, d’acteurs qui se repaissent des bonnes intentions des gens à faire le bien tout en exploitant la misère dont ils sont eux-mêmes le plus souvent directement impliqués à créer.

Voir vidéo en section commentaire

Pays du goulag levant, OTAN, Russie et 3ème guerre mondiale: La déconfiture occidentale annoncée (Pepe Escobar)

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Ne souhaitez pas trop fort: la Russie est prête à la guerre

Pepe Escobar

23 Mai 2016

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article44725.htm

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ainsi donc les ministres des affaires étrangères des 28 pays membres de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour un sommet de deux jours, alors que la formidable puissance militaire du Montenegro était adoubée comme nouveau membre.

Le Robocop mondial que se veut être l’OTAN a discuté de manière tout à fait prévisible de l’Afghanistan (une guerre que l’OTAN a ignoblement perdu), de l’Irak ( une guerre que le Pentagone a ignoblement perdu), la Libye (une nation que l’OTAN a transformé en un état décrépi, dévasté par un enfer de guerres miliciennes), la Syrie (une nation que l’OTAN, via la Turquie, aimerait beaucoup envahir et qui est déjà dans un enfer de guerre miliciennes).
Les Afghan doivent maintenant demeurer persuadés que la mission de soutien résolu de l’OTAN, plus le “soutien financier des forces afghanes”, assureront finalement le succès de l’Opération Enduring Freedom pour toujours.

Les Libyens doivent demeurer convaincus, des mots mêmes de la figure de proue de l’OTAN Jens Stoltenberg, que nous “devrons être prêts à soutenir le nouveau gouvernement d’accord national en Libye”.

Stoltenberg a dûment confirmé: “Nous avons déjà décidé d’améliorer notre présence dans la partie orientale de l’alliance. Nos planificateurs militaires ont émis des propositions pour que plusieurs bataillons soient déployés dans plusieurs pays de la région. Aucune décision n’a encore été prise quant au nombre et aux endroits de déploiement.

Ces “quelques bataillons” pathétiques ne vont pas faire perdre le sommeil aux planificateurs russes. La véritable mesure est le déploiement du système Aegis Ashore en Roumanie la semaine dernière, plus un autre à venir en Pologne en 2018. Ceci a été véhémentement opposé par Moscou depuis le début des années 2000. L’argument de l’OTAN que l’Aegis représente une protection contre la “menace” des missiles ballistiques de l’Iran, n’est pas même digne d’un jeu de cour de récrée de maternelle.

Tous les planificateurs russes savent pertinemment que le système Aegis n’est pas un système défensif. Ceci est un changement de règle dangereux, comme dé-localiser la capacité nucléaire américaine en Europe de l’Est. Rien d’étonnant donc à ce que le président Poutine ait dû clarifier que la Russie répondrait “adéquatement” à toute menace envers sa sécurité.

Ainsi, la guerre froide 2.0 vient de se redéclencher.

Un ancien adjoint commandant de l’OTAN a grimpé aux rideaux lorsque des têtes plus saines se demandèrent si Moscou tôt ou tard, n’en aurait pas assez de toutes ces salades et se préparerait pour la guerre.

Ce patriote inutile

On pourrait dire que les isolés du pouvoir néocons et conservateurs néolibéraux de Washington, dans un même élan, ne veulent pas d’une guerre ouverte avec la Russie. Ce qu’ils veulent, à part engranger toujours plus de fric pour le Pentagone, est faire monter la sauce de telle façon que Moscou plie les gaules, argument basé sur une analyse rationnelle du coût. Pourtant le prix du pétrole va inévitableent augmenter en 2016 et sous ce scenario, Washington est grand perdant.. Alors on verra peut-être une augmentation des taux d’intérêts de la Fed (avec bien sûr tout le pognon continuant à aller directement à Wall Street) pour tenter de renverser le scenario.

Des comparaisons de la préparation de l’OTAN actuelle aux préparations de la seconde guerre mondiale ou même de l’OTAN en opposition au Pacte de Varsovie, sont amateures. Le THAAD et les missiles Patriots sont inutiles et ne valent pas un pet de lapin et ce dixit la force de défense israélienne elle-même, c’est pourquoi ils ont essayé de l’améliorer avec le soi-disant “Dôme de Fer”.

Dans le même temps, ces nouveaux “bataillons” militaires de l’OTAN sont sans substance. La poussée de base derrière l’action du Pentagone sous l’égide du nouveau con Ash Carter, continue à vouloir pousser la Russie toujours plus loin en Syrie et en Ukraine (comme si Moscou était réellement militairement impliqué dans un bourbier ukrainien et voudrait même l’être…) ; piéger la Russie dans des guerres par procuration, et la saigner économiquement en incapacitant ses gros revenus sur les exportations de gaz et de pétrole.

La Russie ne veut pas et n’a aucun besoin de la guerre. Et pourtant, le narratif occidental de “l’agression russe” n’arrête jamais. Ainsi, il est toujours très instructif de revenir à cette étude de la RAND Corporation, qui a examiné ce qui se passerait si une guerre éclatait effectivement. RAND a atteint la conclusion “non ambigüe”, après une série de simulations effectuée en 2015, que la Russie pourrait battre à plate couture l’OTAN en juste 60 heures, si pas moins, si jamais il y avait une guerre active sur le sol européen.
Note de Résistance 71: Ah quel progrès avec des armées de métiers !!… Pour ceux de nos lecteurs qui sont assez âgés pour avoir connu l’armée de conscription, il y a plus de 30 ans, il était dit aux trouffions de base appelés et basés en Allemagne dans les régiments français, que la “mission” était de tenir 48 heures contre les hordes bolchéviques pour que çà puisse se réorganiser “à l’arrière” et retarder Ivan Ilitch Tovaritch d’accéder à l’océan Atlantique !… En 30 ans, on est passé de 48 heures d’espérance de vie à 60 (en comptant large)… Les poilus doivent gigoter grave dans leurs tombes… Ces conscrits qui tinrent plus de 4 ans contre les hordes teutonnes du moment…

La RAND Corporation est essentiellement un poste avancé de la CIA, et donc une machine de propagande bien huilée. Pourtant ce n’est pas de la propagande que de dire que les états baltes et l’Ukraine tomberaient en moins de trois jours face à l’armée russe. Quoi qu’il en soit, la suggestion faite que quelques divisions blindées et plus de puissance aérienne supplémentaires de l’OTAN feraient une différence matérielle est une vaste fumisterie.

Le système Aegis change la donne dans la mesure où il qualifie une zone de lancement pour la défense US anti-missiles. Pensez à des missiles américains ayant un temps de vol minimum, de l’ordre de 30 minutes, de Moscou, ceci est une menace certifiée pour la nation russe. L’armée russe a aussi été “sans ambiguité” dans sa réponse, s’il est reconnu que l’OTAN, via la Pentagone, essaie un truc marrant, il y aura des raisons valables pour une frappe préventive au moyen des missiles Iskander-M depuis la Transnitrie, comme pour la destruction des missiles US par des armes de précision placées de manière bien utile.

Dans le même temps, Moscou a été couronnée de succès en Syrie, même si bien entendu les jeux ne sont pas faits. Alors ce qu’il reste au Pentagone, via l’OTAN, est essentiellement de jouer la carte de la tactique de la trouille. Ils savent que la Russie est préparée à la guerre, certainement bien mieux que l’OTAN du reste. Ils savent que ni Poutine, ni l’armée russe ne vont plier à cause de cette terreur de cour de récrée de maternelle. Quant au ton un peut trop conciliant du Kremlin envers Washington, tout çà risque de changer très bientôt.

Dites bonjour à mes S-500

L’armée russe est en phase de tester ses premiers prototypes de défense anti-aérienne et anti-missiles S-500 Prométée alias les 55R6M Triomphateur M, capables de détruire des missiles ballistiques inter-continentaux (MBIC), des missiles de croisière hypersoniques et des avions à une vitesse de plus de Mach 5, aussi capables de détecter et d’attaquer simultanément jusqu’à 10 têtes de missiles à une distance utile de 1300km. Ceci veut dire que les S-500 peuvent pulvériser des missiles balliistiques avant même que leurs têtes nucléaires ne repénètrent dans l’atmosphère terrestre.

Donc dans le cas de l’OTAN patte de velours style RAND Corporation, les S-500 élimineraient complètement toute la puisance aérienne de l’OTAN au-dessus des états baltes, tandis que les missiles ultra avancés de type Kornet détruiraient tous les véhicules blindés de l’OTAN et ceci ne considère même pas l’enfer déchaîné par les armes conventionnelles.

Si çà en vient aux mains de manière nucléaire, les missiles anti-missiles S-400 et spécifiquement les S-500 bloqueraient tous les MBIC américains, les missiles de croisière et les avions furtifs. Les drones offensifs seraient bloqués par des défenses anti-drones. Le S-500 consigne pour ainsi dire les avions furtifs style F-22, F-35 et le B-2 dans les poubelles de la technologie militaire.

La réalité est que la Russie, en termes de développement de missile hypersonique, est en avance d’à peu près quatre générations sur les Etats-Unis si on le mesure par le développement progressif des systèmes S-300, S-400 et S-500. Hypothétiquement, on pourrait décrire le prochain système, déjà sur plan, comme le S-600. Cela prendrait aux Etats-Unis au moins 10 ans pour développer et sortir un nouveau système d’armement efficace, ce qui en termes militaires représente… une génération. Tout planificateur du Pentagone qui vaut son plan de retraite devrait savoir cela.

Les missiles russes – et chinois – sont déjà capables de mettre hors d’état de nuire les systèmes de guidage par satellite des MBIC nucléaires et des missiles de croisière américains. Ils pourraient aussi incapaciter les systèmes d’alerte et de détection rapides que les constellations de satellites donneraient. Le temps de vol d’un MBIC nucléaire lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d’engins russe jusqu•à disons la côte Est-Américaine est de moins de 20 minutes. Ainsi un système de détection et d’alerte très rapide est absolument critique. Ne comptez pas sur la daube des THAAD et des missiles patriots pour faire le boulot. Une fois encore, la technologie hypersonique russe a déjà rendu la totalité du système de défense américain aux Etats-Unis et en Europe complètement obsolète.

Alors pourquoi Moscou est si préoccupée par le placement par le Pentagone de son système Aegis si près des frontières russes ? Une réponse crédible serait de dire que Moscou est toujours concernée par le fait que le complexe militaro-indistriel américian pourrait développer un système de défense anti-missiles vraiment efficace même s’ils ont quatre générations de retard.

En même temps, les planificateurs du Pentagone ont des raisons d’être très inquiets par ce qu’ils savent ou supputent. Aussi, l’armée russe, de manière très asiatique, ne révèle jamais toutes ses cartes. Le point clef doit être répété encore et toujours: le système de défense S-500 est impénétrable et permet à la Russie, pour la première fois dans l’histoire, de lancer une première attaque nucléaire préventive efficacement si elle le désire et si elle choisit de le faire en étant dans le même temps immunisée contre toute rétaliation.

Le reste n’est que blablatage. Et pourtant, attendez-vous à ce que le discours du Pentagone et de l’OTAN demeure le même. Après tout, le complexe militaro-indiustriel et de la sécurité est une hydre dévoreuse de fric et avoir un ennemi puissant en face est une obligation (le “califat” islamiste bidon de Daesh compte pour du beurre…)

Le narratif de la menace demande que la Russie doive accepter docilement d’être encerclée par l’OTAN. La Russie n’a pas le droit de répondre en quelque circonstance que ce soit, toute réponse de sa part sera marquée du sceau de “l’agression russe”. Si la Russie se défend, ceci sera “exposé” comme étant une provocation inacceptable et pourrait même servir de prétexte pour une attaque préemptive de l’OTAN contre la Russie.

Maintenant, laissons les planificateurs du Pentagone/OTAN retourner jouer dans la cour de récrée de leur école maternelle de luxe.

Occident et guerres impérialistes: Le marketing occidental de la guerre sans fin….

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Les guerres sont vendues avec de la décoration comme on vend une bagnole

Michel Collon

3 Mai 2016

url de l’article:

http://www.investigaction.net/les-guerres-sont-vendues-avec-de-la-decoration-comme-on-vend-une-bagnole/

Les pays qui interviennent – que ce soient les USA, la France, la Grande-Bretagne, etc. – n’apporteront pas la solution des problèmes, car en général, ils en sont la cause principale (…) On peut constater quasiment chaque fois que, après leurs interventions, les problèmes sont bien pires encore.”

Q: Concernant les difficultés et conflits entre ce qu’on nomme l’Orient et l’Occident, on invoque différentes causes, dans les médias : désœuvrement des jeunes de milieux défavorisés, incompréhensions entre culture chrétienne et musulmane, conflit chiites-sunnites… On parle aussi un peu de géopolitique. Pensez-vous que l’une ou l’autre de ces causes (ou d’autres encore) seraient déterminantes ?

Concernant les guerres en tant que tel, leurs vraies causes sont systématiquement économiques ; il s’agit de guerres pour le fric, on peut l’observer depuis de nombreuses années :

Soit, leur but est directement qu’une multinationale puisse s’emparer d’une matière première (pétrole bien sûr, mais aussi gaz, minerais, eau,…)

Soit – et c’est une motivation très fréquente des USA –, il peut s’agir de contrôler l’approvisionnement des rivaux en ce qui concerne les matières premières (par exemple, la Chine n’a quasiment pas de matières premières). C’est important de comprendre ce deuxième point, car, par exemple, les USA n’ont pas besoin du pétrole du Moyen-Orient. S’ils cherchent sans cesse à contrôler cette région, c’est pour pouvoir exercer un chantage sur leurs rivaux.

Ou encore, il y a des guerres qui sont seulement indirectement pour l’argent ; en particulier, du fait que les USA sont financièrement en déclin, ils veulent rester la seule superpuissance. De tels objectifs sont dits explicitement dans les écrits de gens comme Brezinski et Kissinger.

Il y a aussi un motif plus discret : attaquer un pays pour empêcher certaines alliances potentielles. Brezinski l’a dit sans détour : il s’agit d’empêcher des vassaux de s’allier (il utilise exactement cette terminologie de la vassalité). Cette stratégie vise la Chine, l’Allemagne, la Russie,…

Voilà donc les vraies raisons de tous ces conflits. Et les guerres sont vendues avec de la décoration, comme on vend une bagnole. Cette décoration est le plus souvent la démocratie. Mais si c’était vraiment ça, le motif, pourquoi alors les USA et leurs collaborateurs protègent-ils bec et ongle leurs alliés saoudiens, dont le régime compte parmi les plus dictatoriaux du monde ? Pourquoi ont-ils soutenus – et, bien souvent, soutiennent-ils encore – l’ensemble des dictateurs africains ? Idem pour les dictatures d’Amérique latine, jusqu’aux changements de régime dans ces pays (suite à la seule pression des peuples) ?

On met aussi en avant les risques des armes de destructions massives, mais alors pourquoi avons-nous fourni la bombe atomique à Israël et à d’autres pays ? Il y a aussi l’argument qu’il s’agirait de contrer le terrorisme – argument spécialement efficace, surtout quand les médias le gonflent. Mais on oublie ici que les USA, en particulier, sont ceux qui ont le plus promu et instrumentalisé le terrorisme (que ce soit contre Cuba, le Nicaragua des sandinistes, en Afghanistan, etc.) D’autant qu’on ne combat pas le terrorisme avec des bombes et des drones ; de cette manière, on ne peut que le renforcer. Si on voulait agir sur ses causes réelles, il faudrait s’attaquer à son financement par l’Arabie Saoudite et le Qatar ; et bien sûr, éliminer la pauvreté, qui est un des premiers terreaux du terrorisme.

Concernant l’opposition chiites-sunnites, et son utilisation pour soi-disant expliquer de nombreux conflits : c’est une manière de se dédouaner, de tenter de faire passer des guerres économiques et stratégiques pour des guerres de religion ; c’est 100% bidon. Notamment car, en réalité, beaucoup des conflits locaux entre sunnites et chiites proviennent de la stratégie de diviser pour régner, qui a toujours été celle des puissances coloniales (Grande-Bretagne et autres). L’existence même de l’entité de l’Arabie Saoudite découle de cette stratégie. Si les Saoud ont été choisi comme allié par les anglo-saxons, c’est parce qu’ils étaient honnis et isolés, au Moyen-Orient, ce qui se prêtait bien à les mettre dans un rapport de dépendance à l’égard des puissances occidentales, dont la protection est donc la bienvenue (j’ai pu développer ça dans le livre « La Stratégie du chaos »).

Pourquoi étaient-ils honnis ? Ils ont développé une version délirante de l’islam, qui prêche la haine, et leur société présente à la base de fortes tendances au fanatisme et à l’inculture. Le pouvoir saoudien cherche à dominer le monde arabe, pour pouvoir garder ses privilèges ; pour atteindre ce but, il est indiqué que ce monde arabe reste dans la pauvreté, et non que le niveau de vie et donc de culture s’élèvent. On peut ainsi comparer le pouvoir saoudien (et d’autres pouvoirs arabes qui profitent de stratégies occidentales), on peut le comparer aux milieux qui possèdent le plus de pouvoir et de richesses en Amérique Latine – milieux sur lesquels les USA se sont constamment appuyés, là aussi, pour chercher à contrôler le plus possible ce continent.

Plus généralement, notons bien que, s’il y a des sunnites qui collaborent avec les USA et leurs alliés – comme les Saoudiens justement –, il y en a d’autres qui les combattent – comme par exemple les Palestiniens du Hamas.

Q: Concernant les interventions liées à ce qu’on a nommé les printemps arabes, les motifs humanitaires affichés pour justifier ces interventions ne correspondent pas non plus à la réalité ?

Il faut bien comprendre ceci : on ne peut plus aujourd’hui utiliser des arguments comme ceux de l’époque coloniale (apporter la civilisation à des « sauvages », etc.) Il faut donc trouver des alternatives, et la justification de l’intervention humanitaire en est une qui est très efficace. Et ce dont il faudrait prendre conscience, c’est que les pays qui interviennent – que ce soient les USA, la France, la Grande-Bretagne, etc. – n’apporteront pas la solution des problèmes, car en général ils en sont la cause principale, ou l’une des causes principales. Et car, de plus, on peut quasiment chaque fois constater qu’après leurs interventions, les problèmes sont bien pires encore (que ce soit pour l’Irak, la Lybie, la Syrie, etc.) Aucune des guerres des dernières décennies n’était motivée par les raisons humanitaires affichées. Les exactions des dictateurs sont de purs prétextes.

Q: N’y a-t-il pas, à ce propos, un manque important de nuances, et une tendance à mettre dans le même sac tous les gouvernements concernés ? (Sauf tant qu’on décide de continuer à collaborer avec eux). Ce, en ce qui concerne l’idée d’une concentration des richesses par une classe dirigeante au détriment du reste de la population, le rejet du pouvoir par la majeure partie de celle-ci, etc. Ce jugement négatif global est notamment ce qui justifie, bien souvent, une certaine absence de positionnement de la part d’une gauche se voulant critique, mais dont l’attitude ressemble finalement plus à une forme de neutralité.  

En effet, les situations présentent bien plus de diversité que l’image qu’en donnent les médias classique.

Si on prend la Tunisie et l’Egypte, les situation de départ étaient bien celle de la concentration des richesses par une classe favorisée, au détriment d’une majorité appauvrie, et l’ensemble des populations de ces pays s’étaient en effet révoltées contre leurs pouvoirs.

Par contre, en Libye et en Syrie, les situations étaient très différentes : si Kadhafi n’était pas un démocrate, il redistribuait les richesses d’une façon très avantageuse pour l’ensemble de la population (même si le résultat sur l’économie pouvait être critiqué, car cela ne l’a pas précisément dynamisée. Comme me l’avait fait remarquer un ministre libyen, que j’ai rencontré dans ce pays pendant le conflit : « En Libye, notre problème est que nous avons trop d’argent »). De cette manière, et par d’autres méthodes, qu’on peut discuter, le gouvernement s’était attiré un réel soutien populaire – celui d’une légère majorité, je pense, de la population.

Souhaiter un progrès démocratique du pays aurait été tout à fait justifié, mais il faut noter que les milieux qui ont mené la rébellion n’étaient absolument pas des progressistes et des humanistes démocrates : c’était la mafia de l’est du pays, enrichie par le trafic de migrants, et qui a été achetée par l’étranger pour faire tomber le régime (cette chute l’intéressait car elle devait lui permettre de mener ses trafics tranquillement).

Les groupements concernés avaient si mauvaise réputation que la CIA avait déclaré l’est de la Libye comme la région du monde présentant la plus grande concentration de terroristes. Un signe que le soutien populaire au gouvernement était réel a été que ce gouvernement a résisté durant 8 mois, malgré la force de frappe de l’OTAN, les forces de la mafia évoquée, ainsi que celle d’Al-Qaïda, utilisées elles aussi pour l’occasion par la coalition occidentale, une fois de plus. En disant ça, je suis bien conscient que beaucoup de choses auraient mérité d’être changées et améliorées, en Libye. Mais au lieu de contribuer à cela, l’action de l’OTAN et de la rébellion n’ont mené qu’à une situation bien plus négative qu’au départ, sur tous les plans.

Concernant la Syrie, là, il y a en effet eu un appauvrissement du peuple. Il est cependant intéressant de noter que ce phénomène a résulté de l’application par le gouvernement de directives issues du FMI, dans la seconde moitié des années 2010… (Ce qu’on s’est bien gardé de rappeler au cours du conflit dans ce pays, en général). Et là aussi, des revendications pour une démocratisation étaient tout à fait légitimes, et portées en effet par de nombreuses personnes. Néanmoins, si des changements étaient souhaités, une majorité de la population ne souhaitait pas, pour autant, un changement de gouvernement.

Un institut d’étude Qatari l’a montré fin 2012 (selon cet institut, 55% des Syriens soutenaient alors leur président – information relayée par le Guardian) ; puis, en juin 2013, une étude de l’OTAN a conclu que 70% des Syriens soutenaient alors Bachar El-Assad. Il faut aussi insister sur le fait que si, à la veille du conflit, les manifestations étaient animées par une véritable volonté de démocratisation, et étaient globalement pacifiques, elles ont été rapidement récupérées pour d’autres buts, instrumentalisées à partir de l’étranger, et qu’on y a trouvé alors le type d’extrémistes n’hésitant pas à tuer qu’on utilise dans ces circonstances.

On a fait les étonnés quand le pouvoir a mené des répressions, et on a parlé de paranoïa du régime. Mais on n’a pas relayé les déclarations de Roland Dumas, qui a affirmé que deux ans déjà avant ces événements, d’anciens collègues anglo-saxons lui avaient proposé de s’associer à une entreprise en préparation contre le gouvernement syrien. Idem pour les déclarations du général Wesley Clark (ancien commandant des forces armées de l’OTAN), qui affirmé qu’on lui a montré, au Pentagone, des plans suivant lesquels les USA prévoyaient de déstabiliser 7 pays (dont l’Irak, la Libye et la Syrie). Il a commencé à tenter de faire connaître ces faits dès le début des années 2000, et tout le monde peut voir ses conférences sur Internet. Mais aucun média classique n’en a parlé, à ma connaissance.

On peut aussi mentionner l’utilisation d’armes chimiques, attribuée tout de suite au gouvernement syrien, et suite à laquelle plusieurs pays de l’ouest voulaient intervenir encore plus directement. Le prestigieux MIT a montré que ces attaques avaient eu lieu à partir d’une zone contrôlée par les rebelles. Ça ne permettait pas encore d’identifier les responsables avec certitudes mais, pour le moins, montrait qu’on ne pouvait en aucun cas attribuer sans hésitation cette responsabilité au gouvernement (d’autant qu’il était alors dans une situation avantageuse, où un tel acte n’aurait eu aucun sens). Mais ce rapport a été superbement ignoré, chez les politiques européens, jusqu’à aujourd’hui – même si des journaux classiques en ont parlé, comme le Point.

Ces faits font suffisamment apparaître à quel point on nous livre des représentations tronquées des événements. Et il faudrait aussi qu’on comprenne qu’on peut relever de tels faits sans être pour autant partisan des gouvernements qui sont visés par ces manipulations.

Ceci dit, j’insiste sur ce point : pour moi, les ingérences sont à rejeter en tous les cas, que les pouvoirs qu’elles visent bénéficient ou non du soutien de leur population. Puisque, comme évoqué, les motifs des puissances interventionnistes sont systématiquement intéressés et non humanitaires, et que ce ne sont pas les responsables principaux des problèmes qui vont les arranger, je le dis encore une fois.

Au sujet de l’absence de positionnement d’une certaine gauche, je l’ai toujours critiquée : il s’agit de l’attitude du « ni, ni » (par exemple : « ni l’OTAN, ni le régime libyen »), du fait de renvoyer dos à dos l’agresseur et l’agressé (agressé qui inclut le gouvernement officiel d’un pays attaqué). Ma conviction est que cette attitude ne permet pas de s’opposer efficacement aux politiques concernées, à cette utilisation de la guerre comme instrument économique. Et il est évident qu’on peut parfaitement être très critique sur l’agressé tout en refusant catégoriquement l’agression.

Si un changement de gouvernement doit se faire par la force, cela ne peut avoir lieu qu’à travers le peuple concerné lui-même. Il s’agit d’un droit essentiel d’un peuple. Et en général, s’il n’y parvient pas, c’est que l’opposition au pouvoir en question ne rassemblait pas l’ensemble de ce peuple. En Tunisie, par exemple, l’opposition était assez large pour mener à un changement – malgré, d’ailleurs, le soutien de la France au président Ben Ali, soutien qui a eu lieu jusqu’au bout. Il s’agit cependant d’un cas complexe car, dans ce pays comme dans d’autre, les USA avaient anticipé la fin de ce président ; ainsi, ils ont acheté une série de bloggeurs (certes, pas tous), pour pouvoir avoir un contrôle sur le changement, de sorte à éviter le plus possible que celui-ci soit pas piloté par de vraies forces de transformation (Ahmed Ben Saada l’a démontré dans son livre « Arabesques »).

Q: Des outils médiatiques, des chercheurs, des ressources spécialement qualitatives, une meilleure compréhension mutuelle des cultures concernées – en particulier du côté des médias classiques (Ce, concernant les médias occidentaux comme des médias orientaux en vue, comme par exemple Al-Jazeera)… Est-ce sur leur base qu’on peut le mieux discuter avec des personnes peu averties ? 

Si on prend une chaîne comme Al-Jazeera, on peut constater que, au départ, il y a eu là des journalistes valables et courageux – Bush fils s’est arrangé pour que plusieurs d’entre eux soient assassinés – la situation en Irak se prêtait bien à tenter de masquer ça en « dégâts collatéraux ». Mais la plupart de ces journalistes ont fini par quitter Al-Jazeera, pour fonder Al-Mayadeen, un média bien plus intéressant. Le but premier d’Al-Jazeera était, pour le Qatar, de se donner une image moderne tout en disposant d’un média pouvant être mis au service de ses intérêts.

Pour mieux comprendre ces intérêts, il est très intéressant de revenir encore une fois à la Libye. Vers la fin du conflit, le Qatar a organisé, avec Al-Jazeera, une opération médiatique d’envergure en lien avec les événements dans ce pays. On a beaucoup parlé d’une place, à l’époque, censée avoir accueilli de grandes manifestations d’opposition, la place Verte. En réalité, c’était des manifestations de soutien au gouvernement, que cette place avait accueillie, et leur ampleur avait été très considérable (peut-être un million de personnes, au moins des centaines de milliers). Al-Jazeera a créé une fausse place Verte, avec de fausses manifestations, et tout le monde y a cru. On rejoint ici en partie la mise en scène de l’agence de communication payée par le gouvernement des USA pour faire croire que des soldats irakiens avaient tué volontairement des bébés koweïtiens (supercherie entretemps reconnue par des médias mainstream, mais trop tard, une fois de plus).

On trouve cependant des informations intéressantes dans les médias classiques, même sur des événements actuels. Concernant le conflit syrien, on constate une division de l’élite, actuellement. Au départ, elle était unanime. Maintenant, une partie d’entre elle se rend compte que les plans ne fonctionnent pas, et c’est ce qui explique que, dans des journaux comme le Figaro et le Point, on trouve depuis un certain temps des informations qui contredisent les versions du pouvoir. Concernant le Figaro, plus particulièrement, si ce n’est bien sûr pas un journal que j’apprécie spécialement, ce n’est pas du tout la première fois qu’on peut y lire des choses qui ne s’accordent pas avec les politiques officielles. Et notamment, c’est dans ce journal qu’un bon reporter, Renaud Girard, a publié des informations importantes à l’époque du conflit en ex-Yougoslavie, informations qui prouvaient qu’un massacre attribué aux Serbes était une pure invention (j’ai traité ce sujet dans le livre « Poker menteur et Monopoli »).

Q: Quelles recommandations, revendications, action ou plaidoyer mettriez-vous en avant ?

Une démarche qui me semblerait particulièrement valable : créer une commission d’enquête indépendante sur l’ensemble des guerres des dernières décennies, où nos pays ont été impliqués. Il s’agirait là d’entendre les journalistes pour tenter de voir pourquoi ils n’ont pas dit la vérité, de voir s’ils ont subi des pressions ; d’entendre également les responsables politiques, ainsi qu’un maximum de témoins importants. Et tout cela sans croire personne sur parole – y compris moi –, mais en établissant les faits avec toute la rigueur nécessaire. Et si des responsabilités étaient clairement établies, il y aurait alors lieu d’entamer des actions en justices contre les personnes impliquées. Ce serait d’autant plus faisable après les attentats en France, vu leurs liens directs avec les politiques irresponsables concernées.

Une telle démarche pourrait être portée par des individus comme par des réseaux d’associations ; et au plus nombreux seraient les citoyens qui y participeraient, au mieux ce serait. Je pense que de telles actions seraient nécessaires pour pouvoir mettre fin aux politiques criminelles que nous avons abordées ici.

Résistance à l’empire: L’armée russe en Syrie… vérités et contre-vérités…

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Le déploiement militaire russe se poursuit en Syrie

 

Thierry Meyssan

 

14 Septembre 2015

 

url de l’article:

http://francophone.sahartv.ir/infos/chronique-i4021-le_déploiement_militaire_russe_se_poursuit_en_syrie_par_thierry_meyssan

 

Une campagne a été lancée par les opposants à l’accord entre les États-Unis et l’Iran, pour accuser la Russie de vouloir annexer, militairement, la Syrie, comme la Crimée. 

En réalité, Moscou prépare une opération contre les Jihadistes, en application des résolutions de l’ONU, et la mènera, avec ou sans Washington. D’ores et déjà, la Maison-Blanche a organisé une opération conjointe de la Coalition internationale et de la Syrie. La France tente de prendre le train en marche, tout en espérant, encore, saboter la réconciliation États-Unis/Iran. La préparation du déploiement militaire russe se poursuit, en Syrie, provoquant la colère des Occidentaux. L’annonce que j’avais faite, dans ma chronique hebdomadaire d’Al-Watan [1], de la création d’une Commission militaire conjointe syro-russe, de la transmission d’informations satellitaires russes, de l’arrivée de nombreux experts russes et de la livraison d’armes plus sophistiquées, qui, précédemment, a soulevé une tempête, lorsqu’elle s’est trouvée confirmée par les sites israéliens, Ynet [2] et DebkaFile [3]. Par la suite, j’ajoutais à ces éléments la modernisation et l’agrandissement de l’aéroport de Lattaquié [4]. Pourtant, une fois, encore, les journalistes israéliens tordaient la réalité. Ils laissaient entendre que la Russie allait déployer son aviation et son infanterie, pour défendre un gouvernement syrien, proche de la défaite. Certains commentateurs, notant un possible transfert, depuis Sébastopol, de la 810ème Brigade de la Marine russe, évoquaient l’exemple de la Crimée, et parlaient d’une possible annexion militaire russe de la Syrie [5]. De nombreuses télévisions atlantistes ont diffusé une vidéo de combats, à Lattaquié, dans laquelle on entend des officiers de l’armée arabe syrienne parler en russe. Selon Yuri Artamonov, une analyse du bruit des armes permet de conclure que les voix ne sont pas celles des troupes syriennes, mais des Jihadistes qu’elles combattent [6]. Nous avons noté, depuis longtemps, que la plupart des officiers de Daech communiquent, par talkie-walkie, en turc et en russe, et non pas, en arabe. Il n’en est, évidemment, rien. La Fédération de Russie continue à rechercher une solution politique au conflit inter-Syriens, en organisant un dialogue entre le gouvernement et son opposition, en application du Communiqué de Genève du 31 juin 2012 [7]. Simultanément, répondant à l’appel de la République arabe syrienne, dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, la Fédération de Russie envisage de suivre l’exemple de la Coalition, conduite par les États-Unis contre Daesh, et de lancer sa propre opération contre les Jihadistes. La Russie en a informé l’émissaire états-unien, Michael Ratney, lors de son voyage, le 28 août, à Moscou [8]. En outre, Sergeï Lavrov a, publiquement, appelé à une coordination avec l’armée états-unienne, face aux Jihadistes [9]. Et c’est bien ce qui fait peur au clan Petraeus/Allen/Clinton/Feltman/Juppé/Fabius. En Syrie, un gouffre sépare la réalité de la fiction médiatique. Et, comme toujours, dans ce type de situation, avec le temps, ce sont les producteurs de propagande, qui sont emprisonnés dans leur rhétorique, et, en définitive, qui sont intoxiqués par leurs propres mensonges. La Fédération de Russie envisage, non pas de «réduire» Daech, mais de vaincre tous les Jihadistes, qu’ils se réclament de l’Émirat islamique, d’Al-Qaïda, du Front islamique ou de toute autre organisation.
Du coup, chacun réalise qu’il n’y a, actuellement, plus aucun groupe armé anti-gouvernemental, qui ne soit pas lié aux Jihadistes. C’est tellement vrai que le Pentagone reconnaît ne plus avoir de nouvelles des «rebelles « modérés »» qu’il avait formés, pour lutter contre Daech, car tous, sans exception, ont, déjà, rejoint Al-Qaïda. Les Syriens, qui s’étaient joints aux combattants étrangers, au début de la guerre, ont réintégré la République, à travers les nombreux accords de réconciliation, mis en œuvre, depuis trois ans, par le gouvernement, ou ont adopté les objectifs des Jihadistes. Par conséquent, s’ils décident de passer à l’acte, les Russes vont attaquer la totalité des groupes armés, qui sèment la terreur, en Syrie. Les Occidentaux ne pourront plus cacher que la «Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution», qu’ils ont reconnue, comme la représentante du peuple syrien, soutient les Jihadistes. Ils devront, donc, prendre en considération les partis politiques de Syrie, y compris, ceux qui se sont alliés au Baath, pour faire face aux Jihadistes.

Une erreur complète de diagnostic

Les Occidentaux, qui ont fermé leurs ambassades et se sont privés de tout moyen d’analyser ce qui se passait, dans le pays, ont commis plusieurs erreurs de jugement. Ils ignorent la transformation de la société syrienne par quatre années de guerre. D’abord, il y a, certes, des conflits politiques, en Syrie, mais pas de guerre civile. La presque totalité des citoyens s’est rassemblée derrière le Président Al-Assad contre l’agression étrangère, qui menace la survie de la civilisation du Levant. La presse atlantiste estime que le régime ne contrôle plus que 20 % du territoire et qu’il va, donc, bientôt tomber. C’est qu’en effet, le territoire syrien habitable est restreint, tandis que le désert est vaste. La République a choisi de défendre les populations, plutôt que le territoire avec ses champs de gaz et de pétrole tant convoités. Du point de vue gouvernemental, 20 % de la population a été contrainte, par les combats, de se réfugier à l’étranger, 75 % se trouve, sous la protection de la République, et, au maximum, 5% dans les vastes territoires, dans lesquels les Jihadistes évoluent. Ensuite, si, en 2011, beaucoup croyaient au mythe du «Printemps arabe», il n’en est plus de même, aujourd’hui. Le projet du département d’État de placer les Frères musulmans au pouvoir, dans tout le monde arabe, a fait long feu. L’expérience égyptienne est devenue un repoussoir. Depuis l’opération «Volcan de Damas» de juillet 2012, le conflit est une guerre de Jihadistes. Le choix n’est plus d’être pour ou contre le parti nationaliste Baath, mais d’être pour ou contre la modernité. Les Jihadistes défendent un modèle de société, gouverné par des hommes polygames, où les femmes ne peuvent sortir de chez elles que voilées et escortées par un homme de la famille, où les homosexuels sont mis à mort, où, seul, l’Islam est autorisé, et où la pratique wahhabite est obligatoire. Il est, déjà, surprenant que 5 % de la population accepte de vivre, dans les zones, où évoluent les Jihadistes. Et il est absurde d’espérer qu’ils puissent devenir plus nombreux [10]. En s’accrochant au mythe du «Printemps arabe», qu’ils ont, eux-mêmes, créé, et, eux-mêmes, détruit, les Occidentaux ont perdu contact avec la réalité. Ils prétendent soutenir un mouvement démocratique hostile au Président Al-Assad. Mais, outre qu’en temps de guerre, la démocratie paraît être un luxe, non seulement, les Démocrates soutiennent le Président Al-Assad contre les Jihadistes, mais il apparaît comme leur meilleur champion.
En prenant ses informations, exclusivement, auprès de l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme, la presse atlantiste a choisi de s’intoxiquer et d’intoxiquer l’opinion publique. L’OSDH n’est pas une association neutre, mais un organe de propagande des Frères musulmans. Et la confrérie est la matrice de tous les groupes jihadistes. Tous leurs leaders sont des membres ou d’anciens membres des Frères musulmans, d’Ayman al-Zaouahiri à Zahran Allouche. Les Occidentaux payent, aujourd’hui, les conséquences de quatre années de propagande.

Le cas de la France

Le Président Hollande a annoncé qu’il autorisait ses armées à survoler le territoire syrien, pour accumuler des informations sur Daech, et qu’il pourrait, ultérieurement, les autoriser à bombarder l’organisation jihadiste. Il y a une part de gesticulation désespérée, dans cette annonce. En effet, François Hollande la justifie, par l’impossibilité de lutter, efficacement, contre Daech, en ne le bombardant qu’en Irak ; mais c’est, précisément, l’argument que le Président Obama avait employé, pour le convaincre, en 2014, et qu’il avait, alors, rejeté. De même, il y a une forme de fanfaronnade à clamer que les opérations aériennes ont débuté, le 8 septembre, alors qu’une tempête de sable, d’une intensité historique, s’abattait sur le Proche-Orient, brouillait les systèmes de navigation électronique et rendait impossible le décollage des avions.
Surtout, il y a une rare mauvaise foi à déclarer que l’Armée arabe syrienne ne détruira pas les aéronefs français, parce qu’elle ne contrôle plus le Nord du pays, alors qu’il a, secrètement, envoyé une ambassade militaire, à Damas, pour obtenir l’autorisation de survol nécessaire.

Obama poursuit l’application de l’accord de Lausanne

Il semble, cependant, que la France a tiré les conséquences de l’accord, signé par Washington et Téhéran, le 14 juillet, à Lausanne, et qu’elle ne souhaite pas se trouver isolée, dans un Proche-Orient, en pleine réorganisation. Alors que la Coalition internationale anti-Daesh n’a, aucunement, combattu l’Émirat islamique, ni en Irak, ni en Syrie, depuis un an, mais l’a, au contraire, soutenu, par des largages d’armes massifs et répétés, le Président Obama lui a ordonné d’aider la République arabe syrienne à défendre Hassaka. Les 27 et 28 juillet, les deux forces ont, conjointement, repoussé Daech. Les bombardements de la Coalition ont tué, environ, 3.000 Jihadistes.
Logiquement, la prochaine étape devrait être d’inclure les Forces russes, dans la Coalition anti-Daech, mais c’est peu probable. En effet, les États-uniens et les Français, qui s’opposent à la paix avec l’Iran, entendent étendre le chaos, non seulement, au Levant, mais aussi, à l’Afrique du Nord et à la mer Noire. Ce sont eux, qui accusent la Russie de vouloir «sauver Assad» du «Printemps arabe». On devrait, donc, plutôt assister au bombardement de Daech, par deux Coalitions distinctes ; voire, à terme, à une différenciation des rôles, les États-Unis s’occupant de l’Irak, et la Russie, de la Syrie.