Archive pour OTAN et terrorisme d’etat

Guerre impérialiste en Syrie: Jihadisme, haute trahison et responsabilité de l’OTAN…

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N’oublions jamais qu’OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ni l’Opération Gladio… Les filières jihadistes organisées par les états membres ne sont que les outils du Gladio 2.0
~ Résistance 71 ~

 


Gladio et Gladio 2.0 jihadiste

 

Jihadisme et haute trahison

 

Thierry Meyssan

 

Extrait

 

26 février 2019

 

Source: https://www.voltairenet.org/article205298.html

 

[…] Si des jihadistes européens devaient être jugés pour intelligence avec l’ennemi, voire pour haute trahison, le tribunal ne pourrait retenir contre eux que leurs atrocités contre des Syriens et, éventuellement, leurs crimes chez eux contre leurs concitoyens —le fanatisme n’étant pas un délit—. Il conclurait que seuls les dirigeants occidentaux devraient être jugés pour haute trahison.

Avant toute chose, précisions que l’objection selon laquelle des groupes jihadistes comme al-Qaïda et Daesh ne sont pas assimilables à des États reconnus ne tient pas. En effet, il est évident que des organisations disposant de tels moyens militaires ne peuvent exister sans le soutien d’États.

À titre d’exemple, voici comme je construirais en France une plaidoirie pour la défense de ces fanatiques :

Les jihadistes ne sont pas des traîtres, mais des soldats

1. Les prévenus n’ont fait qu’agir à la requête du gouvernement français en allant se battre contre la République arabe syrienne et son président, Bachar el-Assad. Les autorités françaises n’ont cessé de qualifier la République arabe syrienne de « dictature alaouite » et ont appelé à assassiner le président Bachar el-Assad.

Ainsi, l’actuel président du Conseil constitutionnel, M. Laurent Fabius, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères, a déclaré « Après avoir entendu les témoignages bouleversants des personnes ici (…) quand on entend ça et je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : M. Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre » ; une prise de position particulièrement forte pour un pays qui a abrogé la peine de mort.

Pour qu’il n’y ait aucune confusion et que l’on comprenne bien que cet appel au meurtre ne s’adressait pas simplement aux Syriens, mais à tous les Français, la Ville de Paris, à l’initiative de son maire, Mme Anne Hidalgo, a organisé à la Tour Eiffel une journée de solidarité avec l’opposition syrienne. Un bureau de recrutement avait alors été installé au pied de la Tour dont la presse s’est faite l’écho.

Certes par la suite, ce soutien s’est montré moins visible et à partir de 2016, c’est-à-dire cinq ans après le début des événements, les autorités françaises ont pris des mesures pour stopper effectivement les départs en Syrie. Mais à aucun moment, elles n’ont contredit leurs déclarations précédentes de sorte que les prévenus pouvaient croire que la France tentait de se conformer à des engagements internationaux, mais qu’elle n’avait pas changé de position sur la légitimité de cette action.

2. Tous les prévenus ont bénéficié de l’aide indirecte du gouvernement français durant leur jihad. L’ensemble des groupuscules jihadistes a été financé et armé de l’étranger. Les appels d’offre du Pentagone attestent que celui-ci a mis en place des filières permanentes pour importer des armes en Syrie [2]. Les enquêtes de la presse non-alignée ont permis d’établir, preuves à l’appui, que plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes ont été illégalement importées en Syrie au cours de l’opération Timber Sycamore, d’abord contrôlée par la CIA, puis par le fonds d’investissement privé KKR [3]. Au moins 17 États, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni ont participé à ce trafic. Au demeurant, s’il n’est pas prouvé que la France y a directement participé, elle est impliquée dans la répartition et la distribution de ces armes, via le LandCom (commandement des Forces terrestres) de l’Otan dont elle a rejoint le commandement intégré.

3. Les prévenus ayant appartenu aux groupes se réclamant d’Al-Qaïda ont bénéficié de l’aide directe du gouvernement français. C’est ce qu’atteste une lettre remise par l’ambassadeur Bachar Jaafari au Conseil de sécurité, le 14 juillet 2014. Datée du 17 janvier de la même année, et signée par le commandant-en-chef de l’Armée syrienne libre (ASL), elle expose la répartition des munitions offertes par la France aux jihadistes et précise qu’un tiers est attribué par Paris à l’Armée syrienne libre et que les deux autres tiers doivent être transmis à al-Qaïda (dit en Syrie « Front al-Nosra »). Monsieur Fabius ne disait-il pas qu’« al-Nosra fait du bon boulot » [4] ?

Les prévenus ayant obéi aux instructions du gouvernement français et ayant reçu indirectement des armes et directement des munitions de l’État français ne sauraient être accusés d’intelligence avec l’ennemi et de haute trahison.

Ce sont les dirigeants européens qui sont des traîtres à leur pays

Au contraire, les dirigeants français qui ont publiquement affirmé leur respect des Droits de l’homme et ont secrètement soutenu les jihadistes devraient avoir à en répondre devant les tribunaux. Ils devraient également expliquer en quoi la République arabe syrienne qu’ils désignent comme l’« ennemi » de la France a porté atteinte aux intérêts français.

Au début du conflit, il était d’usage de rappeler que, en 1981, durant la guerre civile libanaise, la Syrie avait fait assassiner l’ambassadeur de France Louis Delamare. Cependant, outre que trente ans séparent cet événement du début de la guerre contre la Syrie, il avait déjà été sanctionné en réplique par un attentat contre le bureau national de la conscription militaire à Damas qui fit 175 morts ; attentat ultérieurement revendiqué par le directeur de la DGSE de l’époque, l’amiral Pierre Lacoste.

Il a également été dit que la République arabe syrienne avait porté atteinte aux intérêts français en assassinant l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. La France a soutenu et soutient toujours une organisation hybride dite « Tribunal spécial pour le Liban » pour juger les présidents libanais et syrien Émile Lahoud et Bachar el-Assad. Or, cette organisation (qui joue à la fois le rôle de procureur et de magistrats du siège) a retiré ses accusations après que les témoignages sur lesquels elles étaient établies s’avérèrent des faux rémunérés par l’accusation. Plus personne ne croit à cette accusation mensongère, sauf les employés de cette organisation et leurs commanditaires, pas même les enfants du défunt. Ainsi, Bahaa Hariri, le fils aîné de Rafic Hariri, rendait chaleureusement visite au président Bachar el-Assad, le mois dernier.

Pour mener une guerre contre un pays ami, la Syrie, les dirigeants français ont soutenu sans hésitation des jihadistes. Ce faisant, ils ont non seulement porté atteinte à l’image de la France dans le monde, mais aussi aux intérêts français : ils mettaient fin à une fructueuse collaboration anti-terroriste et se rangeaient délibérément du côté des terroristes. Certains de leurs protégés sont par la suite revenus en France de leur propre initiative y commettre des attentats.

Ces dirigeants devraient donc être poursuivis devant la Justice française pour complicité avec des organisations terroristes ayant commis des crimes en France, pour intelligence avec l’ennemi et pour haute trahison.

 

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Nouvel Ordre Mondial et idéologie: La longue campagne de l’OTAN contre l’histoire…

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Article analyse très intéressant qui permet de ne pas perdre de vue que tout aujourd’hui est une affaire idéologique, même les choses en apparence les plus anodines poussées par l’agenda mondialiste totalitaire. Il est à noter que suite à la publication de cet article, l’auteur Mateusz Piskorski a été arrêté en Pologne suite à des pressions de l’OTAN et est donc devenu de facto un prisonnier politique dans son pays.

— Résistance 71 —

 

La guerre contre l’histoire est une campagne à long terme de l’OTAN

 

Mateusz Piskorski

 

23 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191848.html

 

L’Otan est une alliance immémoriale qui a libéré l’Europe du nazisme et nous protège de l’ours russe, c’est tout au moins ce que nous devrions croire. La vérité historique est très différente, mais l’Alliance tente de la réécrire. Une tâche à long terme aux sombres conséquences.

Varsovie accueillera le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Otan qui tiendront une réunion du Conseil de l’Atlantique-Nord, les 8 et 9 juillet 2016. Ce 25ème sommet de l’Alliance devrait développer l’accord conclu à Newport, en 2014. Il s’agira notamment d’installer la Force d’action rapide en Europe orientale de manière à pouvoir défendre le flanc Est de l’Alliance. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a déjà annoncé que l’installation de bases militaires permanentes des États-Unis et de l’Otan sur le territoire polonais sera annoncé lors du sommet.

2 500 participants et 1 500 journalistes étrangers devraient être présents. Le stade national, situé au centre de Varsovie, a été réquisitionné pour l’événement. Les mesures de sécurité ont été renforcées à la fois pour faire face à d’éventuelles menaces terroristes et pour prévenir les manifestations que des partis opposés à la tenue du sommet ont annoncé vouloir organiser.

Parallèlement à la préparation de l’événement, une intense campagne d’information a été menée, dont l’objectif principal est d’agiter la peur d’actions et de plans prétendument agressifs de la Russie. La guerre contre la mémoire fait partie de cette campagne à long terme. Ici, il convient de reconnaître que la réévaluation des faits historiques et la négation du rôle de l’Union soviétique dans la Grande Victoire 1945 ont une certaine assise historique et politique dans les pays baltes et la Roumanie, où les auteurs de l’« histoire » de l’Otan ont choisi de se référer, le plus souvent possible, directement aux mouvements collaborationnistes locaux et de présenter leurs activités à titre d’exemples de la « lutte pour l’indépendance » vis-à-vis de l’Union soviétique.

La situation est perçue différemment en Pologne, où il est assez difficile de trouver des appuis a la thèse selon laquelle la libération n’a pas sauvé le peuple polonais du génocide hitlérien. Le reformatage de l’histoire moderne a été coordonné par des organismes publics tels que l’Institut polonais de la mémoire nationale. Toutes ces activités visent à éviter la dissonance cognitive de telle sorte que la population d’Europe de l’Est ne peut pas regarder les monuments et se souvenir de sa libération de l’Allemagne nazie par l’Armée rouge, quelque chose qui sous-entend que la Russie est l’éternel ennemi et l’agresseur.

Le reformatage de la perception des faits historiques fait partie de cette guerre à long terme, un projet assez complexe. Il est impossible d’atteindre son objectif au cours des deux mois qui précèdent ce sommet. Cependant, d’autres efforts peuvent être entrepris.

Dans le cadre de la guerre de l’information, les médias d’Europe orientale publient régulièrement des documents sur le positionnement des têtes nucléaires dans la région de Kaliningrad. L’existence de cette région comme un territoire de la Fédération de Russie est présenté comme une menace pour l’existence même des pays voisins. Sur le flanc Sud, un tel rôle dans le processus de l’escalade de la perception du danger est dévolu à la Transnistrie. Ainsi, Kaliningrad effraie les Peuples baltes et polonais, tandis que la Transnistrie est utilisée pour effrayer les Roumains et, dans une moindre mesure, les Bulgares.

La guerre de l’information est menée systématiquement et professionnellement. Tout a débuté avec la nécessité de préparer l’opinion publique lors du déploiement de systèmes de « défense » antimissile en Europe de l’Est.

Avec le processus de normalisation des relations entre l’Occident et l’Iran, les responsables des relations publiques de l’Otan ont été finalement contraints de l’admettre : les systèmes de missiles sont destinés exclusivement à contrer l’imaginaire « menace russe ».

La Pologne tente de jouer un rôle de premier plan dans les zones du Nord et de la Baltique dans la course aux armements en Europe orientale. À son tour, la Roumanie tente de prendre l’initiative autour de la mer Noire. Mais c’est d’autant plus difficile que la Turquie a agi en tant que chef de la coalition anti-russe depuis un semestre. Cette même Turquie qui a affiché certaines ambitions géopolitiques.

Néanmoins, Bucarest tente d’utiliser l’absence totale de confiance de Washington pour Recep Tayyip Erdoğan pour fournir au Pentagone d’autres services. L’initiative de la création d’une flotte de la mer Noire avec la participation de l’Otan qui y serait représentée par des États qui n’en sont pas encore membres, l’Ukraine et la Géorgie, tel que proposé par le ministre roumain de la Défense Mihnea Motoc illustre cette approche.

La préparation du sommet a été soigneusement surveillée par le département d’État US. L’adjoint de John Kerry, Anthony Blinken, a récemment visité un certain nombre de pays d’Europe orientale. Les entretiens qu’il a eu avec ses collègues de l’Est tournaient autour d’un seul point : les anciens membres du bloc de l’Est devraient soutenir sans réserve la position de Washington lors du sommet, en particulier en ce qui concerne le dispositif que l’Otan construit sur son flanc Est et son financement par les budgets nationaux.

Blinken a prétendu que la Russie a l’intention de provoquer les forces de l’Otan avant le sommet. Comme preuve, il a évoqué les patrouilles de l’Armée de l’Air russe en mer Baltique. Cependant, il a oublié de reconnaître que ce qui a soulevé l’inquiétude russe, c’est la présence de navires de guerre US violant probablement le Traité INF [1]. Mais selon pour les États-uniens, il vaut mieux ne pas en parler dans la guerre de l’information.

Blinken a fait en sorte que le président US se sente à l’aise dans la capitale polonaise. Afin d’organiser le sommet dans le meilleur environnement, Varsovie a interdit toute manifestation pendant la durée de l’événement, par souci anti-terroriste bien sûr.

Tout cela a été fait pour assurer le bien-être du patron de la nouvelle Europe pro-US, Barack Obama. Cependant, les dépenses officielles du ministère de la Défense polonais pour organiser ce sommet seront de 40 millions de dollars ; une information qui pourrait causer des malentendus et conduire le Peuple polonais à faire monter le tension pendant le sommet.

 

[1] « Escalade nucléaire en Europe », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 19 avril 2016.

Résistance à l’empire: Le pourquoi des attentats de Paris en Novembre 2015 et Bruxelles en Mars 2016… et la responsabilité de la France

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Les fourberies du grand Mamamouchi Erdogan, soutenu par l’OTAN et la CIA, sur toile de fond de financement occulte saoudo-qatari (les 4 cavaliers du pétrole…) décortiquées par Thierry Meyssan. En clair, la Turquie est la base action de l’opération Gladio 2.0 de l’OTAN.

Puisque mentionné dans l’article, rappelons ce qu’est le PKK kurde d’Abdullah Ocalan depuis 1999 et ce qu’est le Confédéralisme Démocratique mis en place par les Kurdes du PKK et de leurs branches syriennes depuis 2004-05…

— Résistance 71 —

 

Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles

 

Thierry Meyssan

 

28 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190905.html

 

On ne sait pour le moment qui a commandité les attentats de Paris et de Bruxelles. Plusieurs pistes ont été énoncées. Cependant, seule l’hypothèse d’une opération décidée par la Turquie est aujourd’hui étayée. Thierry Meyssan relate le conflit secret qui hante les relations entre l’Union européenne, la France et la Turquie depuis cinq ans.

Il est trop tôt pour désigner avec certitude le commanditaire des attentats qui ont frappé Paris, le 13 novembre 2015, et Bruxelles, le 22 mars 2016. Cependant, pour le moment, seuls les éléments que nous allons exposer en fournissent une explication raisonnable.

* * *

Juste après la mort du fondateur de l’islamisme turc, Necmettin Erbakan, et alors que venait de débuter le « printemps arabe », le gouvernement Erdoğan conclut un accord secret avec la France. Selon un diplomate qui a étudié ce document, il fixe les conditions de participation de la Turquie aux guerres contre la Libye (qui venait de commencer) et contre la Syrie (qui allait suivre). La France, représentée par son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, s’engage notamment à régler la « question kurde » sans « porter atteinte à l’intégrité du territoire turc » ; une formule alambiquée pour signifier que l’on créera ailleurs un pseudo-Kurdistan et que l’on y expulsera les membres du PKK. Ce projet de nettoyage ethnique, qui n’est pas nouveau, avait été jusque-là exclusivement évoqué dans la littérature militaire israélienne qui décrivait le nouvel État à cheval sur la Syrie et l’Irak.

Le 31 octobre 2014, le président François Hollande profite d’une visite officielle de Recep Tayyip Erdoğan à Paris pour organiser une rencontre secrète, à l’Élysée, avec le co-président des Kurdes de Syrie, Salih Muslim. Ce dernier, trahissant les Kurdes de Turquie et leur leader Abdullah Öcalan, accepte de devenir le président du pseudo-Kurdistan qui devrait être créé à l’occasion du renversement du président démocratiquement élu Bachar el-Assad.

C’est le moment de la bataille de Kobané. Durant plusieurs mois, les Kurdes syriens défendent la ville face à Daesh. Leur victoire sur les jihadistes va renverser l’échiquier politique : si l’on veut vraiment combattre les jihadistes, il faut s’allier aux Kurdes. Or, les Kurdes syriens n’ont obtenus la nationalité qu’au début de la guerre, jusque-là ils étaient réfugiés politiques turcs en Syrie, chassés de leur pays lors de la répression des années 80. Les États membres de l’Otan considéraient alors le PKK, principale formation kurde de Turquie, comme une organisation terroriste. Désormais, ils vont distinguer le mauvais PKK turc du bon YPG syrien, bien que les deux organisations soient sœurs.

Coup de théâtre, le 8 février 2015, la France revient sur son engagement antérieur. François Hollande reçoit à l’Élysée, officiellement cette fois, la co-présidente des Kurdes de Syrie fidèle à Öcalan, Asya Abdullah, et la commandante Nesrin Abdullah en uniforme léopard. Salih Muslim est absent de la réunion.

Recep Tayyip Erdoğan réagit en commanditant un attentat de Daesh à Suruç contre une manifestation pro-Kurdes, le 20 juillet 2015. S’emparant de la rhétorique occidentale anti-terroriste, il déclare alors la guerre à la fois à Daesh et aux Kurdes, mais n’utilise ses moyens militaires que contre les derniers. Ce faisant, il met fin au cessez-le-feu et relance la guerre civile dans son propre pays. À défaut d’un pseudo-Kurdistan en Syrie, il provoquera l’exode des Kurdes vers l’Europe.

Le 3 septembre 2015, la publication de la photographie d’un enfant kurde noyé marque le début d’une vaste vague de migration depuis la Turquie, vers l’Union européenne, principalement vers l’Allemagne. Durant les premières semaines, les dirigeants allemands se félicitent de cet afflux massifs de nouveaux travailleurs dont leur industrie lourde a grand besoin, tandis que les médias expriment leur compassion pour les réfugiés qui fuiraient la dictature syrienne. Plus encore, le 29 septembre, les dirigeants français et allemands se saisissent de l’empathie envers les migrants pour étudier la possibilité de subventionner la poursuite de la guerre en versant 3 milliards d’euros à la Turquie ; un don que l’on présentera à l’opinion publique comme une aide humanitaire pour les réfugiés.

Fin septembre 2015, la Russie débute son opération militaire contre les jihadistes de tous poils. Recep Tayyip Erdoğan voit ainsi s’évanouir son projet. Il pousse alors Salih Muslim à lancer une opération de kurdisation forcée du Nord de la Syrie. Des brigades kurdes expulsent les professeurs arabes et assyriens des écoles et les remplacent par des enseignants kurdes. Les Syriens se révoltent et en appellent aux Russes qui calment la situation, non sans évoquer une possible fédéralisation ultérieure de la Syrie. La France est aux abonnés absents.

Le 13 novembre, la Turquie exaspérée des revirements de François Hollande prend la France en otage et commandite des attentats à Paris, faisant 130 morts et 413 blessés.

j’écrivais alors : « Les gouvernements français successifs ont noué des alliances avec des États dont les valeurs sont à l’opposé de celles de la République. Ils se sont progressivement engagés à livrer des guerres secrètes pour eux, avant de se rétracter. Le président Hollande, son chef d’état-major particulier le général Benoit Puga, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et son prédécesseur Alain Juppé font aujourd’hui l’objet d’un chantage dont ils ne pourront sortir qu’en révélant dans quoi ils ont fourvoyé le pays. » [1].

Terrorisé, Paris revient précipitamment au plan Juppé de 2011. Avec Londres, il fait adopter le 20 novembre la résolution 2249 par le Conseil de sécurité. Sous couvert de lutte contre Daesh, il s’agit de justifier la conquête du Nord de la Syrie pour y créer, enfin, ce pseudo-Kurdistan où Recep Tayyip Erdoğan pourra expulser « ses » Kurdes. Mais les États-Unis et la Russie retoquent légèrement le texte de sorte que la France et le Royaume-Uni ne peuvent intervenir sans y être invités par la Syrie ; une situation qui n’est pas sans rappeler l’opération coloniale manquée de 1956, lorsque les troupes franco-britanniques tentèrent d’occuper le Canal de Suez avec le soutien d’Israël et de la Turquie, mais durent se retirer face aux froncements de sourcils des États-Unis et de l’URSS.

Durant les cinq mois et demi de l’intervention russe en Syrie, les relations turco-russes ne cessent de se dégrader. L’attentat contre le Vol 9268 Metrojet dans le Sinaï, les accusations de Vladimir Poutine au sommet du G20 à Antalya, la destruction du Sukhoï-24 et les sanctions russes contre la Turquie, la publication des photographies aériennes de la noria de camion-citernes acheminant le pétrole volé par Daesh à travers la Turquie, etc. Après avoir envisagé d’entrer en guerre contre la Turquie, la Russie décide finalement de jouer plus subtilement et de soutenir le PKK contre l’administration Erdoğan. Sergeï Lavrov parvient à convaincre son partenaire états-unien de profiter de la déstabilisation à venir de la Turquie pour organiser un renversement du dictateur Erdoğan. Le régime turc, qui se sait menacé à la fois par la Russie et les USA, tente de se refaire des alliés. Le Premier ministre Ahmet Davutoğlu se rend le 5 mars à Téhéran, tandis que le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, se déplace à Ankara, le 18 mars. Mais la République islamique n’entend pas se brouiller avec les deux Grands.

Le 14 mars, Vladimir Poutine annonce le retrait des bombardiers russes, le projet du pseudo-Kurdistan redevient donc possible. Mais Moscou et Washington prennent un coup d’avance : ils commencent à livrer indirectement des armes au PKK.

Manque de chance, cette fois, c’est l’Union européenne qui ne veut plus entendre parler de colonisation du Nord de la Syrie. La majorité des États-membres suit la politique étrangère imposée par Paris depuis cinq ans, avec l’absence de succès que l’on connaît. Pour marquer leur énervement, plusieurs États, dont la Belgique, ont accordé l’asile politique à des leaders kurdes turcs. Ils manifestent leur mauvaise humeur lors du sommet UE-Turquie des 17 et 18 mars au cours duquel ils sont contraints d’adopter définitivement la subvention de 3 milliards d’euros annuels à Ankara.

Je dénonçais alors le comportement des élites européennes qui, aveuglées par leur obsession anti-syrienne, reproduisaient la même erreur qu’en 1938. À l’époque, obsédées par leur anti-communisme, elles avaient soutenu le chancelier Hitler lors de l’annexion de l’Autriche et lors de la crise des Sudètes (accords de Munich), sans se rendre compte qu’elles armaient le bras qui allait les frapper [2].

Durant le sommet UE-Turquie, et donc indépendamment des décisions qui y furent prises, le président Erdoğan prononce un discours télévisé à l’occasion du 101ème anniversaire de la bataille de Çanakkale (« la bataille des Dardanelles » ; la victoire de l’Empire ottoman sur les Alliés) et en mémoire des victimes de l’attentat perpétré à Ankara quelques jours plus tôt. Il déclare : 
« Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara, n’explose pas à Bruxelles ou dans une autre ville européenne (…) Là, je lance un appel aux États qui leur ouvrent les bras qui, directement ou indirectement, soutiennent les organisations terroristes. Vous nourrissez un serpent dans votre lit. Et ce serpent que vous nourrissez peut à tout moment vous mordre. Peut-être que regarder des bombes qui explosent en Turquie sur vos écrans de télévision ne signifie rien pour vous ; mais quand les bombes commenceront à exploser dans vos villes, vous comprendrez certainement ce que nous ressentons. Mais alors, il sera trop tard. Arrêtez de soutenir des activités que vous ne tolérez jamais dans votre propre pays, sauf lorsqu’elles sont contre la Turquie. » [3].

Quatre jours plus tard, des attentats frappent Bruxelles, faisant 34 morts et 260 blessés. Et pour que l’on ne pense pas à une coïncidence, mais bien à un acte délibéré, la presse turque du lendemain se réjouit de la punition infligée à la Belgique [4].

Depuis que le président Erdoğan a relancé la guerre civile, elle a coûté la vie à plus de 3 500 personnes en Turquie.

[1] « La République française prise en otage », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 novembre 2015.

[2] « Le suicide européen face à la Turquie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 mars 2016.

[3] Lire un extrait du discours : « Erdoğan menace l’Union européenne », par Recep Tayyip Erdoğan, Réseau Voltaire, 25 mars 2016.

[4] « La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles », par Savvas Kalèdéridès, Traduction Christian, Réseau Voltaire, 24 mars 2016.

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord prépare activement la guerre avec la Russie en Europe…

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Nous le disons dès que nous en avons l’opportunité: Il faut toujours écouter ce qu’a à dire Leonid Ivashov, l’ancien chef d’état major de l’armée russe au moment des attentats du 11 septembre 2001.

Une fois de plus il est pile poil sur le coup. Tout ceci va sans doute amener la « bombe de la vérité » sur le 11 septembre. Ivashov aura t’il l’honneur de la lâcher, ce serait mérité pour lui qui sait depuis tant d’années et « ronge son frein » patiemment en silence (forcé).

— Résistance 71 —

 

L’OTAN se prépare à la guerre avec la Russie en Europe

Général russe: Nous sommes en guerre

 

Kurt Nimmo

 

19 février 2015

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/nato-prepares-for-war-with-russia-in-europe/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le magazine “Stars and Stripes” (NdT: Le mag de l’armée du pays du goulag levant) rapporte que le commandement terrestre de l’OTAN utilise des techniques employées contre les Talibans en Afghanistan pour préparer ses forces terrestres à une guerre contre la Russie en Europe.

Le magazine cite “l’agression russe en Ukraine et les préoccupations que cela soulève sur le côté sud de l’OTAN.” Il y est aussi dit que l’alliance met en place “des améliorations sur la promptitude et le temps de réponse”, elle a envoyé des évaluateurs de combat.

Le guide politique s’est aligné. La structure militaire est alignée et l’attention et l’énergie sont toutes alignées”, a dit au journal le Lt. Gen John W. Nicholson, commandant du commandement des forces terrestres de l’alliance (NdT: N’oublions jamais que les forces de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, sont sous commandement américain…). “Ces menaces à la stabilité du monde qui nous entoure, spécifiquement à l’Est et au Sud, ont clairement donné de l’énergie au leadership politique et militaire de l’alliance afin de mettre en place ces améliorations de promptitude et de réponse nous concernant”.

Un nouveau plan très simple: Armer l’Ukraine

“Roll Call”, un journal couvrant les développements législatifs et politiques sur la colline du Capitole (NdT: Là où siège le congrès du pays du goulag levant), rapporte que “la sécurité en Europe demande un nouveau plan d’action: l’accélération des initiatives de modernisation des forces de l’OTAN en Europe de l’Est et immédiatement délivrer le surplus d’équipement de la guerre froide à l’Ukraine.

Benjamin Jensen, un universitaire en résidence a l’école de service international de l’American University et qui gère le programme d’études avancées pour le commandement du corps des Marines (USMC) et de son collège de cadres, écrit que “le prochain National Defense Authorization Act (NDAA) devrait inclure une procédure d’accélération de ventes d’armes aux pays étrangers comme les membres de l’OTAN de l’europe de l’Est. Ces pays ont besoin d’une forte garantie que les Etats-Unis sont impliqués et volontaires pour l’OTAN et désireux de suppléer à leurs stocks d’armes et de munitions qu’ils envoient pour défendre la souveraineté de l’Ukraine.

Pour l’establishment de la défense, la Russie est une menace aux états baltes

Jeudi, le secrétaire à la défense britannique, Michael Fallon a dit qu’il croit que la Russie représente “un danger actuel et immédiat” pour les états baltes de la Latvie, de la Lithuanie et de l’Estonie

Fallon a dit qu’il était impératif que l’OTAN soit préparée pour une agression de la part de la Russie “de quelque manière que ce soit”. Il a dit que la Russie utiliserait ce que le BBC décrit comme “des tactiques secrètes” pour minimiser la souveraineté des états baltes.

Le 24 février, l’OTAN va utiliser le jour de l’indépendance de l’Estonie pour faire parader des troupes à 300m de la frontière russe, une action que les Russes considèrent comme étant une provocation.

Pour un général russe: Nous sommes en guerre

Plus tôt ce mois-ci, le général russe Leonid Ivashov, l’ancien chef d’état major de l’armée russe (NdT: en fonction lors des attentats du 11 septembre 2001) et ancien chef des relations internationales du ministère de la défenee russe et actuel président de l’Académie d’Études Géopolitiques de la Russie, a dit que la Russie était en guerre avec l’OTAN et l’occident.

“Apparemment, les officiels de l’UE et le ministre des affaires étrangères américain John Kerry se sont dédiés, et continuent à se dédier, à étudier de près et profondément la doctrine du Dr Goebbels… Ils présentent tout ce qui se passe à l’opposé de la réalité. Ceci constituait une des formules par laquelle la propagande nazie fut employée avec le plus de succès… Ils accusent la partie qui se défend d’agression. Ce à quoi nous assistons en Syrie et en Ukraine est un projet occidental, un nouveau type de guerre: dans les deux endroits vous voyez une approche anti-russe très claire et comme cela est bien connu, les guerres aujourd’hui, commencent toujours avec des opérations de guerre psychologique et d’information… J’assume que le ministère des affaires étrangères comprend bien que nous sommes en guerre,” a dit Ivashov.

Résistance politique à l’empire: L’armée ukrainienne est la « légion étrangère de l’OTAN » (Poutine)

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Vérité bien assénée par l’aiguisé Poutine; sous l’article, nous mettons le lien d’une très bonne vidéo explicative de ce qu’il se passe au Donbass (Stratpol). On l’a remet en commentaire.

N’oublions jamais:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

— Résistance 71 —

 

Le président russe Vladimir Poutine appelle l’armée de Kiev une “légion étrangère” de l’OTAN

 

Press TV

 

26 janvier 2015

 

url de l‘article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/01/26/394829/Putin-calls-Ukraine-army-NATO-legion

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président russe Vladimir Poutine dit que l’armée ukrainienne est une “légion étrangère” de l’OTAN et ne poursuit en aucun cas les intérêts nationaux de l’Ukraine.

“Ceci n’est pas par essence une armée, mais une légion étrangère, dans ce cas précis la légion étrangère de l’OTAN, qui ne poursuit certainement pas le but de défendre l’Ukraine et ses intérêts nationaux,” a dit Poutine Lundi.

“Elle a des buts bien différents, comme contribuer à l’encerclement de la Russie, ce qui est absolument inconsistant avec les intérêts nationaux du peuple ukrainien”, a t’il ajouté.

Les relations Moscou-Kiev ont été extrêmement tendues ces mois derniers. Kiev accuse Moscou de soutenir les forces pro-russes de l’Est de l’Ukraine, disant que l’intervention russe pose une menace pour la sécurité de l’Ukraine et tous les états voisins. La Russie a catégoriquement nié les allégations.

Les deux régions principales russophones de l’Est de l’Ukraine, Donetsk et Lougansk ont été le théâtre de violents combats entre les forces pro-russes et l’armée ukrainienne depuis le début de l’opération militaire commencée par Kiev en Avril 2014 dans l’espoir d’écraser la contestation.

Les violences se sont intensifiées en Mai 2014 après que les deux régions phares aient tenu des referendums locaux dans lesquels les résidents ont voté de manière massive en faveur de l’indépendance de l’Ukraine et l’unification avec la Russie dans sa fédération.

Les combats ont vu la mort de plus de 5000 personnes et plus de 1,5 millions de personnes déplacées, selon l’ONU.

= = =

Très bonne vidéo explicative de Xavier Moreau (Stratpol) pour comprendre les déroulements récents de ce qui se passe dans l’Est de l’Ukraine:

http://www.youtube.com/watch?x-yt-cl=84503534&v=1pV-oIl880o&x-yt-ts=1421914688

 

L’OTAN ou voir le terrorisme les yeux dans les yeux…

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Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN  

Entretien de l’historien suisse Daniele ganser avec la journaliste suisse Silvia Cattori, décembre 2006

Le carnage qui a frappé Charlie Hebdo et l’onde de choc et l’émotion qu’il a soulevés ne doivent pas nous rendre aveugles. Il convient de se garder de toute instrumentalisation. Avec la participation de nombreux chefs d’Etat, la protestation contre cet attentat est en train de se transformer en un sommet de guerre contre un terrorisme que la politique de ces mêmes Etats n’a fait qu’alimenter. Des Etats qui, comme Israël, sont en guerre permanente contre le peuple palestinien sous occupation et contre les pays musulmans qui lui résistent ; ou qui, comme la Turquie, les Etats-Unis et la France, arment les groupes de terroristes « modérés » qui, depuis 2011, décapitent les syriens fidèles au gouvernement Assad. Dans son livre « Les Armées secrètes de l’OTAN », l’historien suisse Daniele Ganser a démontré que des attentats, comme les guerres « contre le terrorisme », peuvent être manipulés.  Qu’il ne faut pas céder aux instrumentalisations visant à susciter la peur et à faire croire que les « terroristes » sont toujours les musulmans. Que la stratégie de la tension est une réalité. Pour preuve, durant 50 ans, dans le cadre de leur guerre contre le communisme, les États-Unis se sont appuyés sur l’OTAN pour organiser en Europe des attentats meurtriers qu’ils ont faussement attribués à la gauche. Cette stratégie visant à susciter la peur de l’islam et à justifier de nouvelles guerres n’est-elle pas en train de se remettre en place ? Nous reproduisons ici quelques extraits des propos, tenus par le Dr. Ganser en décembre 2006, recueillis par la journaliste suisse Silvia Cattori.

 

Silvia Cattori : Votre ouvrage consacré aux armées secrètes de l’Otan [1], s’attache à expliquer ce que la « stratégie de la tension » [2et les « False flags » [3] comportent de grands dangers. Il nous enseigne comment l’Otan, durant la Guerre froide – en coordination avec les services de renseignement des pays ouest-européens et le Pentagone – s’est servi d’armées secrètes, a recruté des espions dans les milieux d’extrême droite, et a organisé des actes terroristes que l’on attribuait à l’extrême gauche. En apprenant cela, on peut s’interroger sur ce qui peut se passer aujourd’hui à notre insu.

Daniele Ganser : C’est très important de comprendre ce que la stratégie de la tension représente réellement et comment elle a fonctionné durant cette période. Cela peut nous aider à éclairer le présent et à mieux voir dans quelle mesure elle est toujours en action. Peu de gens savent ce que cette expression « stratégie de la tension » veut dire. C’est très important d’en parler, de l’expliquer. C’est une tactique qui consiste à commettre soi-même des attentats criminels et à les attribuer à quelqu’un d’autre. Par le terme « tension » on se réfère à la tension émotionnelle, à ce qui crée un sentiment de peur. Par le terme « stratégie », on se réfère à ce qui alimente la peur des gens vis-à-vis d’un groupe déterminé. Ces structures secrètes de l’Otan avaient été équipées, financées et entraînées par la CIA, en coordination avec le MI6 (les services secrets britanniques), pour combattre les forces armées de l’Union Soviétique en cas de guerre, mais aussi, selon les informations dont nous disposons aujourd’hui, pour commettre des attentats terroristes dans divers pays. C’est ainsi que, dès les années 70, les services secrets italiens ont utilisé ces armées secrètes pour fomenter des attentats terroristes dans le but de provoquer la peur au sein de la population et, ensuite, d’accuser les communistes d’en être les auteurs. C’était la période où le Parti communiste avait un pouvoir législatif important au Parlement. La » stratégie de la tension » devait servir à le discréditer, l’affaiblir, pour l’empêcher d’accéder à l’exécutif.

Silvia Cattori : Apprendre ce que cela veut dire est une chose. Mais il reste difficile de croire que nos gouvernements aient pu ainsi laisser l’Otan, les services de renseignement ouest-européens et la CIA agir de façon à menacer la sécurité de leurs propres citoyens !

Daniele Ganser : L’Otan était au cœur de ce réseau clandestin lié à la terreur ; le Clandestine Planning Committee (CPC) et l’Allied Clandestine Committee (ACC) étaient des substructures clandestines de l’Alliance atlantique, qui sont clairement identifiées aujourd’hui. Mais, maintenant que cela est établi, il est toujours difficile de savoir qui faisait quoi. Il n’y a pas de documents pour prouver qui commandait, qui organisait la « stratégie de la tension », comment l’Otan, les services de renseignement ouest-européens, la CIA, le MI6, et les terroristes recrutés dans les milieux d’extrême droite, se distribuaient les rôles. La seule certitude que nous avons est qu’il y avait, à l’intérieur de ces structures clandestines, des éléments qui ont utilisé la « stratégie de la tension ». Les terroristes d’extrême droite ont expliqué dans leurs dépositions que c’était les services secrets et l’Otan qui les avaient soutenus dans cette guerre clandestine. Mais quand on demande des explications à des membres de la CIA ou de l’Otan – ce que j’ai fait pendant plusieurs années – ils se limitent à dire qu’il a peut-être pu y avoir quelques éléments criminels qui ont échappé à leur contrôle.

Silvia Cattori : Ces armées secrètes étaient-elles actives dans tous les pays ouest-européens ?

Daniel Ganser : Par mes recherches, j’ai apporté la preuve que ces armées secrètes existaient, non seulement en Italie, mais dans toute l’Europe de l’Ouest : en France, en Belgique, en Hollande, en Norvège, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Suisse, en Grèce, au Luxembourg, en Allemagne. On avait d’abord pensé qu’il y avait une structure de guérilla unique et que, par conséquent, ces armées secrètes avaient toutes participé à la « stratégie de la tension », donc à des attentats terroristes. Or, il est important de savoir que ces armées secrètes n’ont pas toutes participé à des attentats. Et de comprendre ce qui les différenciait car elles avaient deux activités distinctes. Ce qui apparaît clairement aujourd’hui est que ces structures clandestines de l’Otan, communément appelées « Stay behind » [4], étaient conçues, au départ, pour agir comme une guérilla en cas d’occupation de l’Europe de l’Ouest par l’Union soviétique. Les États-Unis disaient que ces réseaux de guérilla étaient nécessaires pour surmonter l’impréparation dans laquelle les pays envahis par l’Allemagne s’étaient alors trouvés.

[…]

Silvia Cattori : Si je comprends bien, ces « Stay behind » dont l’objectif était de se préparer pour le cas d’une invasion soviétique, ont été détournées du but initial pour combattre la gauche. Dès lors, on peine à comprendre pourquoi les partis de gauche n’ont pas enquêté, dénoncé ces dérives plus tôt ?

Daniele Ganser : Si on prend le cas de l’Italie, il apparaît que, chaque fois que le Parti communiste a interpellé le gouvernement pour obtenir des explications sur l’armée secrète qui opérait dans ce pays sous le nom de code Gladio [5], il n’y a jamais eu de réponse sous prétexte de secret d’Etat. Ce n’est qu’en 1990 que Giulio Andreotti [6] a reconnu l’existence de Gladio et ses liens directs avec l’Otan, la CIA et le MI6.

[…]

Silvia Cattori : Peut-on penser que, après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis et l’Otan ont continué de développer la « stratégie de la tension » et les « False flags » sur d’autres fronts ?

Daniele Ganser : Mes recherches se sont concentrées sur la période de la Guerre froide en Europe. Mais l’on sait qu’il y a eu ailleurs des « False flags » où la responsabilité des États a été prouvée. Exemple : les attentats, en 1953, en Iran, d’abord attribués à des communistes iraniens. Or, il s’est avéré que la CIA et le MI6 s’étaient servis d’agents provocateurs pour orchestrer le renversement du gouvernement Mohammed Mossadegh, ceci dans le cadre de la guerre pour le contrôle du pétrole. Autre exemple : les attentats, en 1954, en Égypte, que l’on avait d’abord attribués aux musulmans. Il a été prouvé par la suite que, dans ce que l’on a appelé l’affaire Lavon [7], ce sont les agents du Mossad qui en étaient les auteurs. Ici, il s’agissait pour Israël d’obtenir que les troupes britanniques ne quittent pas l’Égypte mais y demeurent, aussi pour assurer la protection d’Israël. Ainsi, nous avons des exemples historiques montrant que la « stratégie de la tension » et les « false flags » ont été utilisés par les USA, la Grande Bretagne et Israël. Il nous faut encore poursuivre les recherches dans ces domaines, car, dans leur histoire, d’autres pays ont également utilisé la même stratégie.

Silvia Cattori : Ces structures clandestines de l’Otan, n’ont finalement servi qu’à mener des opérations criminelles contre des citoyens européens ? Tout porte à penser que les États-Unis visaient eux tout autre chose !

Daniele Ganser : Vous avez raison de soulever cette question. Les États-Unis étaient intéressés par le contrôle politique. Ce contrôle politique est un élément essentiel de la stratégie de Washington et de Londres. Le général Geraldo Serravalle, chef du Gladio, le réseau italien Stay-behind, en donne un exemple dans son livre. Il raconte qu’il a compris que les États-Unis n’étaient pas intéressés par la préparation de cette guérilla en cas d’invasion soviétique, quand il a vu que, ce qui intéressait les agents de la CIA, qui assistaient aux exercices d’entraînement de l’armée secrète qu’il dirigeait, était de s’assurer que cette armée fonctionne de façon à contrôler les actions des militants communistes. Leur crainte était l’arrivée des communistes au pouvoir dans des pays comme la Grèce, l’Italie, la France. C’est donc à cela que devait servir la « stratégie de la tension » : à orienter et à influencer la politique de certains pays de l’Europe de l’Ouest.

Silvia Cattori : Vous avez parlé de l’élément émotionnel comme facteur important dans la « stratégie de la tension ». Donc, la terreur, dont l’origine reste floue, incertaine, la peur qu’elle provoque, sert à manipuler l’opinion. N’assiste-t-on pas aujourd’hui aux mêmes procédés ? Hier, on attisait la peur du communisme, aujourd’hui n’attise-t-on pas la peur de l’islam ?

Daniele Ganser : Oui, il y a un parallèle très net. Lors des préparatifs de guerre contre l’Irak, on a dit que Saddam Hussein possédait des armes biologiques, qu’il y avait un lien entre l’Irak et les attentats du 11 septembre, ou qu’il y avait un lien entre l’Irak et les terroristes d’Al Qaida. Mais tout cela n’était pas vrai. Par ces mensonges, on voulait faire croire au monde que les musulmans voulaient répandre le terrorisme partout, que cette guerre était nécessaire pour combattre la terreur.

[…]

Silvia Cattori : En somme, ces structures clandestines ont pu être dissoutes, mais la « stratégie de la tension » a pu continuer ?

Daniele Ganser : C’est exact. On peut avoir dissout les structures, et en avoir formé de nouvelles. Il est important d’expliquer comment, dans la « stratégie de la tension », la tactique et la manipulation fonctionnent. Tout cela n’est pas légal. Mais, pour les États, c’est plus facile de manipuler des gens que de leur dire que l’on cherche à mettre la main sur le pétrole d’autrui. Toutefois, tous les attentats ne découlent pas de la « stratégie de la tension ». Mais il est difficile de savoir quels sont les attentats manipulés. Même ceux qui savent que nombre d’attentats sont manipulés par des Etats pour discréditer un ennemi politique, peuvent se heurter à un obstacle psychologique. Après chaque attentat, les gens ont peur, sont confus. Il est très difficile de se faire à l’idée que la « stratégie de la tension », la stratégie du « False flag », est une réalité. Il est plus simple d’accepter la manipulation et de se dire : « Depuis trente ans je me tiens informé et je n’ai jamais entendu parler de ces armées criminelles. Les musulmans nous attaquent, c’est pour cela qu’on les combat ».

Silvia Cattori : Dès 2001, l’Union européenne a instauré des mesures anti-terroristes. Il est apparu ensuite que ces mesures ont permis à la CIA de kidnapper des gens, de les transporter dans des lieux secrets pour les torturer. Les États européens ne sont-ils pas devenus un peu otages de leur soumission aux États-Unis ?

Daniele Ganser : Les États européens ont eu une attitude assez faible à l’égard des États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Après avoir affirmé que les prisons secrètes étaient illégales, ils ont laissé faire. Même chose avec les prisonniers de Guantanamo. Des voix se sont élevées en Europe pour dire : « On ne peut pas priver les prisonniers de la défense d’un avocat ». Quand Madame Angela Merkel a évoqué cette question, les États-Unis ont clairement laissé entendre que l’Allemagne était un peu impliquée en Irak, que ses services secrets avaient contribué à préparer cette guerre, donc qu’ils devaient se taire.

Silvia Cattori : Dans ce contexte, où il y a encore beaucoup de zones d’ombre, quelle sécurité peut apporter l’Otan aux peuples qu’elle dit protéger si  par un autre côté elle permet à des services secrets de les manipuler ?

Daniele Ganser : En ce qui concerne les attentats terroristes manipulés par les armées secrètes du réseau Gladio durant la Guerre froide, il est important de pouvoir déterminer avec clarté quelle est l’implication réelle de l’Otan là-dedans, de savoir ce qui s’est réellement passé. S’agissait-il d’actes isolés ou d’actes organisés secrètement par l’Otan ? Jusqu’à ce jour, l’Otan a refusé de parler de la « stratégie de la tension » et du terrorisme durant la Guerre froide, l’Otan refuse toute question concernant Gladio.

Aujourd’hui, on se sert de l’Otan comme d’une armée offensive, alors que cette organisation n’a pas été créée pour jouer ce rôle. On l’a activée dans ce sens, le 12 septembre 2001, immédiatement après les attentats de New York. Les dirigeants de l’Otan affirment que la raison de leur participation à la guerre contre les Afghans est de combattre le terrorisme. Or, l’Otan risque de perdre cette guerre. Il y aura, alors, une grande crise, des débats. Ce qui permettra alors de savoir si l’Otan mène, comme elle l’affirme, une guerre contre le terrorisme, ou si on se trouve dans une situation analogue à celle que l’on a connue durant la Guerre froide, avec l’armée secrète Gladio, où il y avait un lien avec la terreur. Les années à venir diront si l’Otan a agi en dehors de la mission pour laquelle elle a été fondée : défendre les pays européens et les États-Unis en cas d’invasion soviétique, évènement qui ne s’est jamais produit. L’Otan n’a pas été fondée pour s’emparer du pétrole ou du gaz des pays musulmans.

Silvia Cattori : On pourrait encore comprendre qu’Israël, qui a des intérêts à élargir les conflits dans les pays arabes et musulmans, encourage les États-Unis dans ce sens. Mais on ne voit pas quel peut être l’intérêt des États européens à engager des troupes dans des guerres décidées par le Pentagone, comme en Afghanistan ?

Daniele Ganser : Je pense que l’Europe est confuse. Les États-Unis sont dans une position de force, et les Européens ont tendance à penser que la meilleure chose est de collaborer avec le plus fort. Mais il faudrait réfléchir un peu plus. Les parlementaires européens cèdent facilement à la pression des États-Unis qui réclament toujours davantage de troupes sur tel ou tel front. Plus les pays européens cèdent, plus ils se soumettent, et plus ils vont se trouver confrontés à des problèmes toujours plus grands. En Afghanistan, les Allemands et les Britanniques sont sous le commandement de l’armée américaine. Stratégiquement, ce n’est pas une position intéressante pour ces pays. Maintenant, les États-Unis ont demandé aux Allemands d’engager leurs soldats également au sud de l’Afghanistan, dans les zones où la bataille est la plus rude. Si les Allemands acceptent, ils risquent de se faire massacrer par ces forces afghanes qui refusent la présence de tout occupant. L’Allemagne devrait sérieusement se demander si elle ne devrait pas retirer ses 3000 soldats d’Afghanistan. Mais, pour les Allemands, désobéir aux ordres des États-Unis, dont ils sont un peu les vassaux, c’est un pas difficile à faire.

Silvia Cattori : Que savent les autorités qui nous gouvernent aujourd’hui de la « stratégie de la tension » ? Peuvent-elles continuer comme cela à laisser des fauteurs de guerres fomenter des coups d’État, kidnapper et torturer des gens sans réagir ? Ont-elles encore les moyens d’empêcher ces activités criminelles ?

Daniele Ganser : Je ne sais pas. Comme historien, j’observe, je prends note. Comme conseiller politique, je dis toujours qu’il ne faut pas céder aux manipulations qui visent à susciter la peur et à faire croire que les terroristes sont toujours les musulmans…

[…]

Le jour où les gens réaliseront que ces guerres contre le terrorisme sont manipulées, et que ces accusations contre les musulmans sont, en partie, de la propagande, ils vont être surpris. Les États européens doivent se réveiller et comprendre enfin comment la « stratégie de la tension » fonctionne. Et ils doivent aussi apprendre à dire non aux États-Unis. En plus, aux États-Unis aussi, il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas de cette militarisation des relations internationales.

[…]

On est manipulable si on a peur ; peur de perdre son travail, peur de perdre le respect des gens que l’on aime. On ne peut pas sortir de cette spirale de violence et de terreur si on se laisse gagner par la peur. C’est normal d’avoir peur, mais il faut parler ouvertement de cette peur et des manipulations qui la génèrent. Nul ne peut échapper à leurs conséquences. Cela est d’autant plus grave que les responsables politiques agissent souvent sous l’effet de cette peur. Il faut trouver la force de dire : « Oui j’ai peur de savoir que ces mensonges font souffrir des gens ; oui j’ai peur de penser que ce terrorisme dont on parle est la conséquence de manipulations, mais je ne vais pas me laisser intimider ».

[…]

Silvia Cattori : Cette manière de penser et de couvrir les mensonges qui découlent de la « stratégie de la tension », ne rend-elle pas tout un chacun complice des crimes qu’elle entraîne ? À commencer par les journalistes et les partis politiques ?

Daniele Ganser : Je pense, personnellement, que tout le monde – journalistes, universitaires, politiciens – doit réfléchir sur les implications de la « stratégie de la tension » et des « False flags ». Nous sommes là, il est vrai, en présence de phénomènes qui échappent à tout entendement. C’est pourquoi, chaque fois qu’il y a des attentats terroristes, il faut s’interroger et chercher à comprendre ce que cela recouvre. Ce n’est que le jour où l’on admettra officiellement que les « False flags » sont une réalité, que l’on pourra établir une liste des « False flags » qui ont eu lieu dans l’histoire et se mettre d’accord sur ce qu’il faudrait faire.

La recherche de la paix est le thème qui m’intéresse. Il est important d’ouvrir le débat sur la « stratégie de la tension » et de prendre acte qu’il s’agit d’un phénomène bien réel. Car, aussi longtemps que l’on n’a pas accepté de reconnaître son existence, on ne peut pas agir. C’est pour cela qu’il est important d’expliquer ce que la « stratégie de la tension » signifie réellement. Et, une fois que l’on a compris, de ne pas se laisser gagner par la peur et la haine contre un groupe. Il faut se dire que ce n’est pas uniquement un pays qui est impliqué là-dedans ; que ce ne sont pas seulement les États-Unis, l’Italie, Israël ou les Iraniens, mais que cela se produit partout, même si certains pays y participent de manière plus intense que d’autres. Il faut comprendre, sans accuser tel pays ou telle personne. La peur et la haine n’aident pas à avancer mais paralysent le débat. Je vois beaucoup d’accusations contre les États-Unis, contre Israël, contre la Grande Bretagne, ou alternativement, contre l’Iran, la Syrie. Mais la recherche sur la paix nous enseigne qu’il ne faut pas se livrer à des accusations basées sur le nationalisme, et qu’il ne faut ni haine ni peur ; que le plus important est d’expliquer. Et cette compréhension sera bénéfique pour nous tous.

[…]

Silvia Cattori | 29 décembre 2006

Lire l’entier de l’entretien  ici 

 

[1Nato’s secret Armies : Terrorism in Western Europepar Daniele Ganser, préface de John Prados. Frank Cass éd., 2005. ISBN 07146850032005

[2] C’est après l’attentat de Piazza Fontana à Milan en 1969 que l’expression « stratégie de la tension » a été entendue pour la première fois.

[3False flag operations (opérations faux drapeaux) est l’expression utilisée pour désigner des actions terroristes, menées secrètement par des gouvernements ou des organisations, et que l’on fait apparaître comme ayant été menées par d’autres.

[4Stay behind (qui veut dire : rester derrière en cas d’invasion soviétique) est le nom donné aux structures clandestines entraînées pour mener une guerre de partisans.

[5] Gladio désigne l’ensemble des armées secrètes européennes qui étaient sous la direction de la CIA.

[6] Président du Conseil des ministres, membre de la démocratie chrétienne.

[7] Affaire Lavon, du nom du ministre de la Défense israélien qui a dû démissionner quand le Mossad a été démasqué comme ayant trempé dans ces actes criminels

Source:

http://arretsurinfo.ch/le-carnage-qui-a-frappe-charlie-hebdo-et-londe-de-choc-quil-a-soulevee-ne-doivent-pas-nous-rendre-aveugles/

L’empire bombarde la Syrie sous prétexte de son « épouvantail » de l’EI… La supercherie continue !

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L’empire bombarde sa création… Vraiment ?

 

Résistance 71

 

23 Septembre 2014

 

Nous y sommes ! L’empire et ses marionnettes arabes et européennes ont déclenché l’offensive aérienne en Syrie… Contre l’EIIL/EI ?… L’avenir le dira, mais nous en doutons, le but demeurant le renversement d’Assad et l’assujettissement de la Syrie dans le giron des états en échec (failed states).

Le laconique communiqué est tombé:

L’armée américaine et des forces de nations partenaires ont entamé une action militaire contre les terroristes de l’EIIL/EI en Syrie au moyen d’attaques combinées de chasseurs-bombardiers, de bombardiers et de missiles de croisière Tomahawk, Du fait que ces opérations sont toujours en cours, nous ne pouvons pas divulguer de plus amples informations à ce stade” a déclaré l’attaché de presse du Pentagone le contre-amiral John Kirby à 21:40 Eastern Time.

Bien sûr qu’il faut agir contre cette ignomie de soi-disant “Émirat/État Islamique”, mais encore faut-il prendre le problème par le bon bout et bombarder l’Irak et la Syrie ne constitue certainement pas la “solution” à ce problème totalement créé de toute pièce par les services occidentaux.

Comme nous l’avons dit et relayé à maintes reprises d’informations établies et vérifiées depuis des années, AQ en Irak puis l’EIIL et maintenant l’EI est une création à 100% des services de l’occident et de l’OTAN. Financé par les royaumes médiévaux du Golfe, Arabie Saoudite en tête, armé et entraîné par la CIA, MI6, Mossad, DGSE et les forces spéciales de l’OTAN, hébergé dans des camps d’entraînement en Turquie (OTAN), Jordanie et Syrie, les militants islamistes sont l’armée mercenaire de l’OTAN pour la création du chaos générateur de la dictature mondiale planifiée par l’oligarchie financière et industrielle transnationale.

Bombarder l’Irak et la Syrie ne sert absolument à rien, éliminer l’EI est très simple: que l’occident arrête de le financer et de l’entraîner via les filières terroristes qu’il a créé à cet effet depuis le premier “épouvantail” de la terreur qu’était Al Qaïda, créé en Afghanistan par Zbigniew Brzezinski et Robert Gates en 1978 en préparation de l’après-invasion soviétique de l’Afghanistan.

La solution à l’EI n’est pas dans les bombes, missiles et autre bidasserie qui ne servent qu’à racketter un monde exangue, mais dans le forçage des élites auto-proclamées, des politiciens (élus rappelons le par tous ceux qui osent encore se déplacer pour commettre cette ineptie politique qu’est voter..) et des chancelleries occidentales à arrêter leurs opérations de terreur dans le monde, opérations qui ont atteint leur point culminant depuis le 11 Septembre 2001.

Notre prédiction est que ces bombardements n’auront non seulement aucun effet, puisque l’empire ne va pas détruire son outil de construction de son Nouvel Ordre Mondial, du moins pas encore, mais que cela va bientôt dégénérer en une opération totale de renversement d’Assad, la seconde vague après celle qui a échoué depuis 2011. Assad avait dit il y a quelque temps, que toute attaque dans le ciel syrien verrait l’armée syrienne abattre les envahisseurs du ciel. Si l’armée de l’air syrienne et la DCA sont inactives, c’est qu’il y a eu un accord secret récent entre le gouvernement syrien et l’occident.

Questions:

  • Comment croire un occident qui crée les problèmes lui-même ?
  • Comment penser que bombarder l’Irak et la Syrie puisse débarrasser le plancher de l’armée mercenaire islamiste de l’OTAN ?
  • Assad a t’il succombé à un accord qui se retournera contre lui ?
  • La Syrie va t’elle rejoindre la liste des états en échec
  • Quelle va être l’attitude de la Russie (base navale de Tartous) et de la Chine tant il est devenu évident que l’EI sera retourné par l’OTAN contre ces deux pays ?

A suivre avec grand intérêt dans les jours, semaines et mois à venir…

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