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Guerre en Ukraine : des nouvelles des nazis d’Azov soutenus par l’OTAN et l’UE…

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On nous pète les plombs quotidiennement avec les mensonges systématiques des merdias occidentaux au sujet de la guerre en Ukraine (entre autre) , voici des nouvelles de l’autre côté de la barrière… sans aucun doute plus fiables, concernant le sort des nazillons d’Azov soutenus par l’OTAN et l’UE.
~ Résistance 71 ~

Les commandants du bataillon ukrainien Azov qui se sont rendus aux forces russes à Marioupol transférés dans un centre de détention à Moscou

Agence Tass

20 juin 2022

Url de l’article original :
https://tass.com/society/1468175?utm_source=rense.com&utm_medium=referral&utm_campaign=rense.com&utm_referrer=rense.com

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

MOSCOU,  20 juin 2022 /TASS/. 

Plusieurs commandants du bataillon nazi ukrainien Azov, qui se sont rendus lors de la bataille de Marioupol, ont été transférés au centre de détention Lefortovo de Moscou, a indiqué à l’agence TASS, une source des agences de sécurité russes ce dimanche.

“En ce moment, plusieurs commandants d’Azov, qui furent faits prisonniers lors des batailles de Marioupol, ont été transférés à Lefortovo”, a dit la source, mais elle n’a pas indiqué les noms des détenus.

D’après de précédents rapports, Svyatoslav Palamar (indicatif radio Kalina), commandant adjoint du bataillon Azov et Sergei Volynsky 8indicatif radio Volyna), le commandant de la 36ème brigade de fusiliers marins des forces armées ukrainiennes, qui se sont rendus au terme de la bataille de Marioupol, ont été transférés en Russie à des fins d’enquête.

Plus de 1000 soldats ukrainiens qui se sont rendus à Marioupol, ont été transférés en Russie à des fins d’enquête. Une source des forces de sécurité a dit à l’agence TASS que plus de 100 soldats faits prisonniers ÷a l’issue de la bataille de l’usine Azovstal, incluant des mercenaires étrangers, pourraient être détenus à Moscou.

D’après le ministère de la défense russe, quelques 2439 soldats ukrainiens et membres du bataillon Azov, se sont rendus aux forces russes le 16 mai après avoir été bloqués dans l’usine Azovstal pendant plus d’un mois. Le 20 mai 2022, les forces russes ont totalement libéré toute la zone territoriale de l’usine.

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Guerre Ukraine : La Russie contre un occident maquereau de sa pute néo-nazie…

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Encore une excellente analyse de Thierry Meyssan. Nous ajouterions ceci : le but de l’empire et de la politique du Nouvel Ordre Mondial n’est pas/plus de gagner les guerres qu’il met en place , mais que ces guerres durent. Les guerres occidentales ne sont plus faites pour être gagner mais pour générer le plus de chaos possible sur la longue durée, maintenir la division des peuples tout en engrangeant le plus de fric possible pour le complexe militaro-industriel. Ceci n’est bien entendu pas le cas pour la Russie, qui fixe ses objectifs et arrête lorsque ceux-ci sont atteints. Ceci veut dire que l’OTAN, géré par l’empire anglo-américano-sioniste, fera durer cette guerre et essaiera de l’étendre par procuration toujours. A terme, il y a deux solutions pour marre fin à cette saloperie : soit la Russie devra frapper de manière décisive l’OTAN et l’empire, soit l’empire de l’intérieur doit être anéanti par ses peuples en rébellion contre le système étatico-marchand qui, bien que moribond, entraîne le monde à sa perte.
La question est toujours et encore la même : qu’allons-nous faire pour empêcher ce chaos annoncé ? Quand allons-nous enfin cesser d’être spectateurs hypnotisés et enfin devenir les acteurs éclairés de notre futur ?…
~ Résistance 71 ~

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Nazis en Ukraine ?… Pfff ! complotisme…

Ukraine : quiproquos, méprises et incompréhensions 

Thierry Meyssan

7 juin 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article217171.html

La guerre d’Ukraine n’a lieu qu’en raison d’abord de l’ignorance des Occidentaux de ce qui se passait en Ukraine et d’autre part d’une série de quiproquos et de méprises. Les Occidentaux, centrés sur eux-mêmes, incapables de penser comme leurs interlocuteurs, n’ont cessé de se tromper. Finalement, lorsque les opérations militaires prendront fin et que les Russes auront atteint leurs objectifs publiquement énoncés dès le premier jour, ils pourront même se persuader d’avoir gagné. En définitive, la seule chose qui compte pour les Occidentaux, ce n’est pas d’épargner des vies humaines, mais d’avoir la conviction de se tenir du bon côté de l’Histoire.

La guerre en Ukraine est interprétée très différemment selon que l’on est Occidental ou Russe. L’expérience précédente de chacun conditionne son interprétation des mots et des événements. De fait, nul ne réagit aux mêmes choses et recherche pas les mêmes informations que les autres. En définitive, les deux camps n’ont plus du tout la même perception de la réalité. Cette succession de quiproquos et de méprises enclenche une incompréhension qui peut favoriser involontairement un conflit majeur.

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Pourriture en marche, soutenue par l’UE et l’OTAN

LES BANDÉRISTES

Les deux camps, qui ont combattu côte à côte face au nazisme, n’ont pas du tout vécu la même chose durant cette période et par conséquent n’en ont pas le même souvenir.

La presse russe ne distingue pas les bandéristes des nazis. Il s’agit pour elle de réveiller le souvenir de la « Grande Guerre patriotique » (dite en Occident : « Seconde Guerre mondiale »). Lorsque l’Allemagne attaqua la Russie, en juin 1941, celle-ci n’était pas du tout prête. Le choc fut désastreux. Staline ne parvint à unir son peuple qu’en s’alliant avec l’Église orthodoxe qu’il avait jusque-là combattue et en libérant ses opposants politiques condamnés au Goulag. Évoquer aujourd’hui cette période, c’est prendre l’engagement de reconnaître à chacun sa place pourvu qu’il défende la Nation.

Les Russes perçoivent les bandéristes/nazis contemporains comme des dangers existentiels contre leur peuple. Ce faisant, ils ont raison car les nationalistes ukrainiens considèrent qu’ils sont « nés pour éradiquer les Moscovites ».

Par conséquent, toutes les attaques occidentales contre la personne de Vladimir Poutine sont décalées et inopérantes. Pour les opposants russes, ce n’est plus le sujet. Qu’ils l’apprécient ou le combattent, Poutine est leur chef comme Staline l’avait été à partir de juin 1941.

La presse occidentale, quant à elle, assimile aussi les bandéristes aux nazis, mais c’est pour en relativiser plus facilement l’importance. Dans le souvenir des populations d’Europe de l’Ouest, le nazisme ne menaçait que des minorités. Les malades mentaux et les vieillards malades incurables d’abord, puis les juifs et les tsiganes ont été séparés du lot pour disparaître à jamais. Au contraire, les Slaves se souviennent d’armées qui avançaient en rasant un à un tous les villages qu’elles prenaient. Nul ne pouvait survivre. Non seulement le nazisme fait moins peur aux Européens de l’Ouest, mais les Anglo-Saxons suppriment discrètement les symboles qui pourraient raviver cette mémoire. Par exemple, les conseillers en communication britanniques ont modifié fin mai l’écusson du régiment Azov. Ils ont substitué au crochet du loup (Wolfsangel) associé à la division SS Das Reich, trois épées en trident évoquant la République nationale ukrainienne (1917-20). Ce faisant, ils ont fait disparaître un insigne nazi pour le remplacer par un insigne anti-bolchévique. Or, dans l’imaginaire ouest-européen, on assimile l’Union soviétique à la Russie, ignorant que la majorité des dirigeants soviétiques n’étaient pas russes.

Les conseillers en communication britanniques assurent que les bandéristes/nazis ukrainiens sont comparables aux nazis occidentaux actuels : des groupuscules marginaux d’enragés. Ils ne nient pas leur existence, mais laissent à penser qu’ils n’ont aucune importance. Aussi font-ils disparaître à la fois les traces de leur activité parlementaire et gouvernementale depuis l’indépendance de 1991 et les images des monuments qui leur ont été élevés depuis un peu partout dans le pays.

De 1991 à 2014, les journaux du monde entier ont ignoré la lente reformation des bandéristes en Ukraine. Cependant en février 2014, lors du renversement du président élu Viktor Ianoukovytch tous les journalistes qui couvraient la « Révolution de la dignité » ont été frappés par le rôle central de milices d’extrême-droite dans les manifestations. Les médias du monde entier ont produit des reportages sur ces étranges « nationalistes » arborant des croix gammées. Mais la presse occidentale a brusquement cessé ses investigations, un mois plus tard, lorsque la Crimée, refusant l’arrivée au pouvoir de ces extrémistes, proclama son indépendance. Continuer à rendre compte de la dérive de l’Ukraine aurait été donner raison à la Fédération de Russie qui avait accepté son rattachement. À partir de là et durant 8 ans, aucun média occidental n’a enquêté par exemple sur les accusations d’enlèvement et de torture à grande échelle qui ont parcouru le pays. Parce qu’ils ont délibérément ignoré les bandéristes durant cette période, ils ne sont plus capables d’estimer leur rôle politique et militaire aujourd’hui.

Cet aveuglement se poursuit avec l’évolution du pouvoir ukrainien durant la guerre. La presse occidentale ignore tout de la dictature mise en place : confiscation par l’État de tous les médias, arrestation des personnalités d’opposition, confiscation des biens des personnes évoquant les crimes historiques des bandéristes et des nazis, etc. Au contraire, la presse russe ne manque rien de cette soudaine évolution et se morfond d’avoir fermé les yeux durant des années.

Pour notre part, nous avons écrit —avec retard— l’histoire des bandéristes ; un sujet auquel aucun livre n’a été consacré, signe que l’Ukraine sous cet angle ne passionnait personne. Notre travail, traduit en une dizaine de langues, a fini par toucher de nombreux responsables militaires et diplomates occidentaux. Ces derniers font désormais pression sur leurs gouvernements pour qu’ils ne soutiennent plus ces ennemis de l’humanité.

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LA CRÉDIBILITÉ DES DIRIGEANTS OCCIDENTAUX ET RUSSES

Il y a deux manières d’évaluer la crédibilité d’un dirigeant : on examine soit ses bonnes intentions, soit son bilan. Les Européens de l’Ouest, qui se sont placés sous la protection des États-Unis, ont la conviction de ne plus faire l’Histoire, mais de la subir. Ils n’ont donc plus besoin de dirigeants politiques comme au siècle dernier. De fait, ils n’élisent plus que des gestionnaires se présentant comme pétris de bonnes intentions. Au contraire, les Russes, après l’effondrement de leur pays durant les années Eltsine, ont voulu restaurer leur indépendance et finalement couper avec le libéralisme US auquel ils avaient cru une décennie. Pour cela, ils ont élu et réélu Vladimir Poutine, dont ils vérifient l’efficacité. Leur pays s’est ouvert à l’étranger tout en devenant auto-suffisant en de nombreux domaines, y compris alimentaire. Ils interprètent les sanctions de l’Otan non pas comme des punitions, mais, sachant que l’Alliance atlantique ne représente que 12 % de la population mondiale, comme une fermeture de l’Occident au reste du monde.

Indépendamment des régimes politiques, les dirigeants civils qui cherchent à rassembler leur peuple le plus largement possible s’interdisent de mentir pour conserver la confiance de leurs concitoyens, au contraire ceux qui sont au service d’une minorité pour exploiter la majorité sont tenus de mentir pour ne pas être renversés. Par ailleurs, les dirigeants militaires s’ils ont tendance à prendre leurs rêves pour des réalités, donc à mentir, en temps de paix, sont tenus de coller au plus près des réalités en temps de guerre pour vaincre.

Les Occidentaux sont marqués par un très fort traumatisme vécu lors des attentats du 11 septembre 2001 et de la prestation du secrétaire d’État états-unien, le général Colin Powell, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 5 février 2003. Ils ont d’abord tremblé durant les attentats de New York, en voyant les gens qui se jetaient par les fenêtres, puis les tours qui s’effondraient avant de réaliser que les explications qu’on leur donnait ne tenaient pas la route. Une défiance s’est installée entre eux et les dirigeants qui faisaient mine de croire à ces fariboles [1]. Puis ils ont cru ce que leur disait un général parce qu’un militaire ne pouvait pas mentir à propos d’une très grave menace sécuritaire. Enfin, ils sont devenus dépressifs lorsqu’ils ont constaté que toute cette mise en scène n’était qu’une excuse pour renverser un gouvernement qui résistait aux USA et s’emparer des richesses pétrolières et financières de son pays. C’est que le discours du général Powell [2] avait été écrit par des politiciens civils, les Straussiens de l’Office of Strategic Influence (OSI) comme, honteux, il l’avoua plus tard. Cette confiance mal placée à coûté la vie à plus d’un million de personnes [3]. Depuis 2003, les Occidentaux n’ont plus confiance dans la parole donnée par leurs dirigeants ; un phénomène un peu moins marqué en France dans la mesure où ce pays fut le seul à contredire publiquement le général Powell.

Au contraire, les Russes font la distinction entre ceux de leurs dirigeants qui tiennent le même discours que les autres et ceux qui défendent l’intérêt collectif. Ils ont d’abord cru, dans les années 2000, au discours occidental et espéré connaître eux aussi la liberté et la prospérité. Mais ils ont vécu un effroyable effondrement tout en observant quelques voyous s’approprier leur richesse collective. Ils se sont alors tournés vers des valeurs sûres : des concitoyens soucieux de l’intérêt général et formés par le KGB. Ils vivent aujourd’hui en espérant être délivrés de ce qui reste de cette période d’égarement : des oligarques installés à l’étranger et une certaine bourgeoisie mondialiste à Moscou et à Saint-Petersbourg. Ils perçoivent les premiers comme des voleurs et se félicitent que leur biens, déjà perdus pour le pays, soient saisis par les Occidentaux. Quant aux seconds, ils savent qu’il n’en existe pas seulement chez eux, mais partout dans le monde globalisé. Ils voient sans regret partir certains d’entre eux. Pour les Russes, le président Poutine et son équipe sont parvenus à résoudre le problème alimentaire et à leur redonner du travail. Ils ont restauré leur armée et les protègent de la résurgence du nazisme. Bien sûr, tout n’est pas rose, mais c’est beaucoup mieux depuis qu’ils sont aux manettes.

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L’OTAN EST-ELLE LA PLUS GRANDE ALLIANCE MILITAIRE DU MONDE OU UNE MENACE CONTRE LA RUSSIE ?

Pour les Européens de l’Ouest, qui sont nés et ont été élevés dans une région sous protectorat US, l’organisation unipolaire du monde semblait couler de source. N’ayant jamais connu la guerre chez eux depuis une soixantaine d’années (les Français ont oublié les attentats à Paris durant la guerre d’Algérie), ils ne comprennent pas pourquoi le reste du monde ne veut plus de la Pax Americana.

Au contraire, les Russes ont éprouvé une brutale baisse de leur espérance de vie de 20 ans lorsqu’ils ont élu Boris Eltsine et ses conseillers US. En outre, ils ont vécu deux guerres dans leur province de Tchétchénie avec les attentats islamistes qui les accompagnèrent de Beslan à Moscou. Les bandéristes ukrainiens étaient venus prêter main forte aux jihadistes de l’Émirat islamique d’Itchkérie.

Pour les Européens de l’Ouest peu importe que l’Otan ait tenté d’éliminer Charles De Gaulle en France, fait assassiner Aldo Moro en Italie ou organisé le coup d’État des colonels en Grèce [4]. Ces événements ne sont connus que des spécialistes et ne sont pas enseignés dans les manuels scolaires. L’Otan est la plus grande alliance militaire de l’Histoire et sa taille lui garantit théoriquement la victoire.

Or, l’Otan a refusé l’adhésion de la Russie dans les années 1990. Elle s’est redéfinie non pas comme une force stabilisant le continent, mais comme une organisation anti-Russe, au risque de provoquer la guerre en Europe. Les Occidentaux récrivent l’Histoire en affirmant n’avoir jamais pris la décision de ne pas étendre leur alliance à l’Est. Or, lors de la réunification allemande, le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Köhl firent inscrire dans le Traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne (13 octobre 1990) que les quatre puissances vainqueurs du nazisme établiraient des mesures de confiance en matière d’armement et de désarmement pour garantir la paix sur le continent conformément aux principes de l’Acte final d’Helsinki (1er août 1975). Ces principes furent réaffirmés dans les Déclarations d’Istanbul (Charte de sécurité européenne, 19 novembre 1990) et d’Astana (2 décembre 2010). Ils posent :
le droit de chaque État à conclure les alliances militaires de son choix
et, comme corolaire, le devoir de chaque État de ne pas prendre de disposition de sécurité menaçant ses voisins.

C’est pourquoi la Russie n’a jamais contesté l’adhésion des États d’Europe centrale et orientale au Traité de l’Atlantique-Nord, mais a toujours dénoncé l’installation de forces états-uniennes sur leur sol. En d’autres termes, elle ne conteste pas l’existence de l’Otan, mais son fonctionnement au sein du Commandement intégré. Soyons précis : aujourd’hui, elle n’a aucune objection à ce que l’Ukraine, la Finlande ou la Suède fassent alliance avec les États-Unis et soient protégées par l’article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord, mais refuse que cela implique l’installation de troupes US et d’armes US sur son sol.

Il ne s’agit pas de prévenir des tirs de missiles depuis sa frontière terrestre, car des sous-marins pourraient toujours s’approcher de sa frontière maritime. La préoccupation de Moscou est ailleurs. À la différence de la plupart des États, la Fédération de Russie a une faible population par rapport à l’étendue de son territoire. Elle ne peut donc pas défendre ses frontières. Depuis son invasion par Napoléon en 1812, elle a appris à se protéger en misant sur son immensité : couper l’envahisseur de ses lignes d’approvisionnement et le laisser mourir de froid l’hiver venu. C’est la « stratégie de la terre brûlée » qui conduisit à l’abandon de Moscou et au déplacement de toute sa population vers l’Est. Or, cette stratégie suppose que l’envahisseur ne puisse pas bénéficier de bases arrières dans un pays proche.

Cette stratégie est aussi source de quiproquos. La Russie ne cherche pas à disposer d’une zone d’influence en Europe comme l’avait fait Union soviétique de l’Ukrainien Léonid Brejnev. Elle n’a pas non plus de visée impérialistes comme la Russie tsariste. Elle cherche uniquement à ce qu’aucune grande armée ne s’approche pas d’elle. Une attitude que les Kremlinologues les mieux informés qualifient à tort de « paranoïaque », alors qu’elle est mûrement réfléchie.

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Symbole ?.. Les volontaires tchétchènes écrasent les nazis
ukrainiens… au cri d' »Allah Akbar ! »

L’ART OPÉRATIF

Alors que les films de guerre hollywoodiens mettent en scène des initiatives héroïques de quelques hommes faisant basculer le sort d’une bataille, les films de guerre russe ne parlent que de héros qui se sacrifient pour retarder l’avancée ennemie et permettre à la population de se replier. Les Russes n’éprouvent aucune honte à fuir si cela peut éviter un bain de sang.

Cette différence a conduit les militaires slaves à imaginer l’« art opératif », à mi-chemin entre la stratégie et la tactique. Il ne s’agit ni de penser le déploiement des armées, ni la conduite d’une bataille, mais ce qui pourrait être fait pour retarder l’armée ennemie et prévenir la bataille. Les armées occidentales ont elles aussi tenté d’imaginer un « art opératif », mais elles n’y sont pas parvenues parce qu’elles n’en ont aucun besoin.

Au plan militaire, la guerre en Ukraine peut être résumée ainsi : l’objectif, fixé publiquement par le président Vladimir Poutine, était « de désarmer et de dénazifier » l’Ukraine. Sa mise en œuvre par son état-major a d’abord consisté à semer la confusion chez les adversaires, puis à réaliser l’objectif une fois l’armée ukrainienne désorganisée.

L’état-major russe a attaqué par toutes les frontières possibles ; depuis la Crimée, depuis Rostov, depuis Belgorod, depuis Koursk et depuis la Biélorussie. De la sorte, les armées ukrainiennes ne savaient où elles devaient se concentrer. Dans cet apparent désordre, les armées russes ont détruit les défenses aériennes ukrainiennes et foncé sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, dont elles ont récupéré les réserves illégales d’uranium et de plutonium, et sur plusieurs laboratoires militaires où elles ont détruit des containers de virus et autres armes biologiques [5]. Elles ont détruit les chemins de fer lorsque les Occidentaux se sont proposé d’envoyer des armes sur le front. Puis elles ont combattu le régiment bandériste Azov dans son fief de Marioupol. Enfin, elles nettoient les parties des oblasts de Donetsk et Lougansk qui étaient occupées par les Ukrainiens.

Pendant ce temps, les Occidentaux ont cru que les Russes voulaient prendre Kiev et arrêter le président Volodymyr Zelensky, qui n’ont jamais fait partie de leurs cibles, puis qu’ils allaient occuper l’ensemble du pays, ce qu’ils ne veulent surtout pas. Il y a donc eu méprise sur la Blitzkieg. Les États-Unis croyaient qu’ils devaient prévenir une chute rapide du régime, tandis qu’ils auraient dû défendre les réserves de Zaporijjia. Puis ils ont cru qu’ils devaient protéger Odessa et Lviv, tandis que Marioupol tombait. L’« art opératif » des Russes s’est exercé en atteignant les objectifs annoncés en un temps record tandis que les Occidentaux se félicitaient d’empêcher la prise d’objectifs imaginaires.

Les Occidentaux en général sont tellement nombrilistes qu’ils n’ont pas été capables de penser comme leurs adversaires. Le Pentagone s’est d’autant plus facilement trompé que la plupart des officiers ignoraient le travail des Straussiens : la structuration des bandéristes, leurs liens avec les éléments d’extrême droite de nombreuses armées occidentales (l’ordre secret Centuria [6]), et leurs programmes secrets d’armement [7].

Notes :

[1] L’auteur de cet article, Thierry Meyssan, est l’auteur de L’Effroyable imposture, le livre qui révéla les mensonges du 11-Septembre. [NdlR].

[2] “Colin Powell Speech at the UN Security Council”, by Colin L. Powell, Voltaire Network.

[3] « Plus d’un million d’Irakiens tués sous l’occupation US », par Dahr Jamail, Michael Schwartz, Joshua Holland, Luke Baker, Maki al-Nazzal, Réseau Voltaire, 9 février 2010.

[4Les Armées Secrètes de l’OTAN, Danielle Ganser, Demi-Lune (2007).

[5] « Les programmes militaires secrets ukrainiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 mai 2022.

[6] « L’alliance du MI6, de la CIA et des bandéristes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 avril 2022.

[7] Ibid. « Les programmes militaires secrets ukrainiens ».

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

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Guerre planifiée contre la Russie : les programmes militaires secrets ukrainiens patronnés par le Pentagone (Thierry Meyssan)

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Les programmes militaires secrets ukrainiens

Thierry Meyssan

31 mai 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article217091.html

En 2016, les États-Unis se sont engagés à armer l’Ukraine pour qu’elle livre et gagne une guerre contre la Russie. Par la suite, le ministère de la Défense US a organisé un programme de recherche biologique en Ukraine, puis d’énormes quantités de combustibles nucléaires ont été secrètement transférées dans le pays. Ces données modifient l’interprétation de cette guerre : elle n’a pas été voulue et préparée par Moscou, mais par Washington.

Tout au long de cette série d’articles, commencée un mois et demi avant la guerre en Ukraine, j’ai développé l’idée que les Straussiens, le petit groupe des adeptes de Leo Strauss au sein des administrations US, planifiait un affrontement contre la Russie et la Chine. Cependant, dans le dixième épisode de cette série, je relatais la manière dont le régiment Azov est devenu le pilier paramilitaire des bandéristes ukrainiens en faisant référence à la visite que lui rendit le sénateur John McCain, en 2016 [1]. Or celui-ci n’est pas un Straussien, mais a été conseillé par Robert Kagan lors de sa campagne électorale présidentielle de 2008, un penseur central parmi les Straussiens [2], même s’il a toujours prudemment nié son appartenance à cette secte.

LA PLANIFICATION DE LA GUERRE CONTRE LA RUSSIE

Une vidéo, filmée lors de la visite de John McCain en Ukraine en 2016, a refait surface. On y voit le sénateur accompagné par son collègue et ami, le sénateur Lindsey Graham, et par le président ukrainien Petro Poroshenko. Les deux États-uniens se déplacent en mission sénatoriale. Mais McCain est aussi le président de l’IRI (International Republican Institute), la branche républicaine de la NED (National Endowment for Democracy). On sait que l’IRI a animé une centaine de séminaires pour les responsables des partis politiques ukrainiens classés à droite, y compris pour les bandéristes. Les sénateurs s’adressent à des officiers du régiment Azov, la principale formation paramilitaire bandériste. Cela ne doit pas surprendre. John McCain a toujours soutenu que les États-Unis devaient s’appuyer sur les ennemis de leurs ennemis quels qu’ils soient. Ainsi, il a publiquement revendiqué ses contacts avec Daesh contre la République arabe syrienne [3].

Dans cette vidéo, les sénateurs Lindsey Graham et John McCain assurent que les États-Unis donneront toutes les armes nécessaires à leurs interlocuteurs pour qu’ils parviennent à vaincre la Russie.

Cette vidéo, je le répète, a été enregistrée six ans avant l’entrée de l’armée russe en Ukraine. Les deux sénateurs investissent leurs interlocuteurs d’une mission. Ils ne les considèrent pas comme des mercenaires que l’on paye, mais comme des proxys qui se battront pour le monde unipolaire jusqu’à la mort.

Peu après, le président Porochenko, qui avait assisté à cet entretien en tenue de combat, modifia l’écusson de ses services secrets, le SBU. Il s’agit désormais d’une chouette tenant un glaive dirigé contre la Russie avec la devise « Le sage régnera sur les étoiles ». Il est clair que l’appareil d’État ukrainien se préparait à la guerre contre la Russie pour le compte des États-Unis.

Trois ans plus tard, le 5 septembre 2019, la Rand Corporation organisait une réunion à la Chambre des représentants US pour leur expliquer son plan : affaiblir la Russie en l’obligeant à se déployer au Kazakhstan, puis en Ukraine et jusqu’en Transnistrie [4].

J’ai longuement expliqué dans deux articles précédents [5] que les États-Unis et le Royaume-Uni ont récupéré à la fin de la Seconde Guerre mondiale de nombreux dirigeants nazis et les bandéristes ukrainiens pour les dresser contre l’URSS. Ils ont materné ces fanatiques dès la disparition de celle-ci pour les utiliser contre la Russie. Restait à explorer la manière dont ils les ont armés.

LE PROGRAMME BIOLOGIQUE MILITAIRE UKRAINIEN

À partir de 2014, l’État ukrainien a débuté plusieurs programmes militaires secrets. Le premier et le plus connu est sa collaboration avec le Pentagone dans 30 laboratoires différents. Selon les États-Unis, ce programme visait à détruire les armes biologiques que l’Union soviétique avait fabriquées et entreposées en Ukraine. C’est évidemment peu probable car on ne voit pas, 31 ans après l’indépendance et 8 ans après le début de ce programme, pourquoi il en resterait encore. Au contraire, selon la Russie, le Pentagone faisait sous-traiter par l’Ukraine des recherches sur des armes interdites par la Convention sur l’interdiction des armes biologiques de 1972. Sur la base de documents saisis lors de son opération spéciale, elle affirme notamment que des expériences ont été menées à leur insu sur des malades mentaux à l’hôpital psychiatrique n° 1 (Streletchyé, région de Kharkov) et qu’un agent tuberculeux a été manipulé pour infecter la population du district de Slavianoserbsk (République populaire de Lougansk). Ou encore que ces laboratoires menaient « des expériences extrêmement dangereuses visant à renforcer les propriétés pathogènes de la peste, de l’anthrax, de la tularémie, du choléra et d’autres maladies mortelles en recourant à la biologie de synthèse ». Un autre projet concerne les chauves-souris en tant que vecteurs de transmission d’agents de guerre biologiques potentiels, tels que la peste, la leptospirose, la brucellose, les filovirus ou les coronavirus.

Ces accusations gravissimes ne sont toujours pas clairement réfutées ou établies. La séance que la Russie avait convoquée à ce sujet au Conseil de sécurité des Nations unies, le 11 mars 2022 [6], n’a rien donné. Après avoir nié, la sous-secrétaire d’État, la Straussienne Victoria Nuland (et épouse de Robert Kagan), a déclaré lors d’une audition au Sénat US, le 8 mars 2022 : « L’Ukraine a… des installations de recherche biologique. Nous craignons que les troupes russes ne tentent d’en prendre le contrôle. Nous essayons donc, avec les Ukrainiens, de nous assurer que ces matériaux de recherche ne tombent pas entre les mains des forces russes si elles se rapprochent ». Malgré ces incohérences, les Occidentaux ont fait bloc derrière Washington, accusant Moscou de mentir. À leurs yeux, il est tout à fait normal que des États disposent de collections de ces maladies afin de les étudier, leur présence ne doit pas être interprétée comme destinée à fabriquer des armes. Les laboratoires ukrainiens sont régulièrement surveillés par l’OSCE (organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) [7]. Il n’en reste pas moins que cette interprétation ne permet pas de comprendre les propos de Madame Nuland et ne rend pas compte de catastrophes comme, par exemple, l’épidémie de grippe porcine qui a tué 20 soldats ukrainiens en janvier 2016 et à contraint 200 autres à être hospitalisés

L’ambassadeur russe, Vassili Nebenzia, a notamment dénoncé des recherches sur la transmission de maladies dangereuses par des ectoparasites comme les poux et les puces. Il a rappelé que des expériences similaires avaient « été menées dans les années 40 par la tristement célèbre Unité 731 de l’armée japonaise, dont les membres se sont réfugiés aux États-Unis pour échapper à la justice ». L’unité 731, c’est l’équivalent japonais du service du Dr Josef Mengele à Auschwitz.

Comme si cela ne suffisait pas, Monsieur Nebenzia s’est interrogé sur le transfert de plusieurs milliers d’échantillons de sérum sanguin de patients d’origine slave, d’Ukraine à l’Institut de recherche Walter Reed de l’armée US. Des recherches, selon lui, visant sélectivement des groupes
ethniques spécifiques comme celles que le Dr. Wouter Basson mena pour l’Afrique du Sud de l’apartheid et Israël durant sa période coloniale contre les noirs et les arabes (« Coast Project »).

L’administration de l’Onu a botté en touche, assurant tout ignorer de ce programme et renvoyant aux mesures de confiance prévues par le Traité. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait savoir qu’elle avait eu connaissance de l’existence de ce programme, mais en ignorait les détails. Elle a confirmé par écrit à l’agence Reuters qu’elle avait « fortement recommandé au ministère ukrainien de la Santé et aux autres organismes responsables de détruire les agents pathogènes à haut risque afin de prévenir toute fuite potentielle » [8]. La presse chinoise, quant à elle, évoque des expériences visant à transformer des insectes en cyborgs afin de féconder ou de stériliser des cultures (Opération « Insects Allies »).

Ces expériences militaires, quelles qu’elles soient, ont été commandées indirectement par le Centre national de Renseignement médical (National Medical Intelligence Center) via l’Agence de la Défense pour la réduction des menaces (Defense Threat Reduction Agency — DTRA) et la société US Rosemont Seneca Technology Partners (RSTP). Cette dernière a été fondée par Hunter Biden et Christopher Heinz, respectivement fils du président Joe Biden et beau-fils de John Kerry [9]. Tous les résultats de ces recherches ont été envoyés au laboratoires biologiques militaires de Fort Detrick qui ont autrefois joué
un rôle de premier plan dans le programme d’armes biologiques des États-Unis.

Comme l’a souligné le représentant chinois au Conseil de sécurité : « Toute information ou piste sur des activités biologiques militaires doit susciter une grande attention de la part de la communauté internationale (…) Les États-Unis disent qu’ils sont pour la transparence. S’ils estiment que ces informations sont fausses, ils n’ont qu’à fournir les données pertinentes et apporter des éclaircissements afin que la communauté internationale puisse se prononcer à ce sujet ».

Selon les Nations unies, si les Etats-Unis ont fourni régulièrement des rapports sur leurs activités biologiques dans le cadre de la Convention sur l’interdiction des armes biologiques, l’Ukraine n’en a jamais déposé [10]

La Russie a pris plusieurs mesures. D’abord elle a détruit avec précaution les conteneurs de 26 de ces laboratoires ukrainiens (4 autres ont échappé à l’armée russe). Ensuite, elle a invité ses alliés de l’OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) à surveiller les accords qu’ils avaient pu passer avec les États-Unis. L’Arménie et le Kazakhstan ont mis fin à ces recherches. Enfin, les membres de l’OTSC ont interdit l’accès de tout personnel de Défense étranger dans leurs laboratoires.

LE PROGRAMME NUCLÉAIRE MILITAIRE UKRAINIEN

Venons-en maintenant au plus problématique parce qu’il y a bien plus grave encore. Lors de son indépendance, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine ont hérité d’une bonne partie du système d’armes nucléaires soviétiques. Ces trois nouveaux États signèrent le Mémorandum de Budapest, en 1994, avec les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. Les trois Grands s’engageaient à garantir leurs frontières tandis que les trois petits s’engageaient à transférer toutes leurs armes nucléaires à la Russie et à respecter le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Ce mémorandum est souvent évoqué par ceux qui veulent souligner la duplicité russe qui, après l’avoir signé, l’aurait violé. Ce n’est pas exact puisque le mémorandum prévoit que chacun des trois Grands sera relevé de sa promesse de non-intervention en cas de « légitime défense ou d’une autre manière conforme aux dispositions de la Charte des Nations Unies ». Or, la Russie a officiellement reconnu les républiques du Donbass après que l’État ukrainien a refusé d’honorer sa signature des Accords de Minsk et que son armée a bombardé le Donbass durant 8 ans.

Entre 2014 et 2022, l’Ukraine demanda quatre fois une renégociation du Mémorandum de Budapest. Finalement, le président Volodymyr Zelensky déclara lors de la réunion annuelle de la Conférence sur la Sécurité de Munich, le 19 février 2022 : « Moi, en tant que président, je le ferai pour la première fois. Mais l’Ukraine et moi-même le faisons pour la dernière fois. Je lance des consultations dans le cadre du Mémorandum de Budapest. Le ministre des Affaires étrangères a été chargé de les convoquer. Si elles ne se reproduisent pas ou si leurs résultats ne garantissent pas la sécurité de notre pays, l’Ukraine sera en droit de penser que le Mémorandum de Budapest ne fonctionne pas et que toutes les décisions globales de 1994 sont remises en question » [11].

Remettre en question « toutes les décisions globales de 1994 », cela ne peut pas vouloir dire autre chose que reprendre des armes nucléaires. Par conséquent la position du président Zelensky peut être résumée comme suit : laissez-nous réprimer les séparatistes du Donbass ou nous rétabliront notre programme nucléaire militaire. Il est à noter que les principaux dirigeants de l’Alliance atlantique étaient présents ou représentés dans la salle. Pourtant aucun n’a protesté devant l’annonce d’une violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Commentant ce discours, le président russe, Vladimir Poutine a déclaré : « la seule chose qui manque [à l’Ukraine] c’est un système d’enrichissement d’uranium. Mais c’est une question technique, et pour l’Ukraine ce n’est pas un problème insoluble ».

Les services de renseignements russes étaient informés que l’Ukraine avait un programme militaire nucléaire. Nous ignorons ce qu’ils savaient précisément de ce programme.

L’Argentin Rafael Grossi, qui dirige l’Agence internationale de l’énergie atomique, a incidemment déclaré, le 25 mai au Forum de Davos, que l’Ukraine avait entreposé 30 tonnes de plutonium et 40 tonnes d’uranium enrichi dans sa centrale de Zaporijjia et que son agence se demandait ce qu’ils étaient devenus.

Or la centrale de Zaporijjia était un des objectifs de l’armée russe qui l’a investie le second jour de son opération spéciale, le 26 février. Un incendie a été déclenché dans un laboratoire adjacent lors d’un accrochage russo-ukrainien, le 4 mars. On avait alors dénoncé l’irresponsabilité de l’armée russe. À l’évidence, il s’agissait de tout autre chose ainsi que l’avait déclaré Moscou. La Russie avait commencé le transfert de ces combustibles et des forces spéciales ukrainiennes ont tenté de les en empêcher.

Le plutonium est vendu entre 5 000 et 11 000 $ le gramme. 30 tonnes achetées au prix coûtant, cela représente 150 milliards de dollars. Le prix de l’uranium dépend de son degré d’enrichissement. À moins de 5 %, il ne peut être utilisé qu’à usage civil et doit atteindre au moins 80 % pour un usage militaire. Ignorant son degré d’enrichissement, on ne peut évaluer son prix. La saisie par la Russie de ce stock non-déclaré rembourse probablement l’ensemble des sanctions prises contre elles.

L’information dont nous disposons soulève plusieurs questions : depuis quand l’Ukraine, qui avait cédé à la Russie tous ses stocks de l’époque soviétique, détient-elle ces matériaux ? D’où viennent-ils et qui les a payés ? Subsidiairement : quel est le taux d’enrichissement de l’uranium et qui l’a enrichi ?

À ces questions, la presse russe en ajoute une autre : quelle est la fiabilité de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui a maintenu cette information secrète jusqu’à la semaine dernière ?

Au vu de ces éléments, il convient de réviser l’accusation commune selon laquelle la Russie serait responsable de cette guerre.

Notes :

[1] « Israël abasourdi par les néo-nazis ukrainiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2022.

[2] « Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 mars 2022.

[3] « John McCain, le chef d’orchestre du « printemps arabe », et le Calife », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 août 2014. « John McCain a admis être en contact permanent avec l’Émirat islamique », Réseau Voltaire, 19 novembre 2014.

[4Overextending and Unbalancing Russia, James Dobbins, Raphael S. Cohen, Nathan Chandler, Bryan Frederick, Edward Geist, Paul DeLuca, Forrest E. Morgan, Howard J. Shatz, Brent Williams, Rand Corporation, April 2019. Voir aussi les détails du plan dans Extending Russia : Competing from Advantageous Ground, Raphael S. Cohen, Nathan Chandler, Bryan Frederick, Edward Geist, Paul DeLuca, Forrest E. Morgan, Howard J. Shatz & Brent Williams, Rand Corporation, May 25, 2019.

[5] « L’alliance du MI6, de la CIA et des bandéristes » et « Ukraine : la Seconde Guerre mondiale ne s’est jamais terminée », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 et 26 avril 2022.

[6] « Conseil de sécurité, 8991ème séance », Nations Unies S/PV.8991, 11 mars 2022.

[7] « OSCE Projects on Biological Safety and Security in Ukraine », OSCE, 2022.

[8] « EXCLUSIVE : WHO says it advised Ukraine to destroy pathogens in health labs to prevent disease spread », Jennifer Rigby & Jonathan Landay, Reuters, March 11, 2022.

[9] « EXCLUSIVE : Hunter Biden Bio Firm Partnered With Ukrainian Researchers ‘Isolating Deadly Pathogens’ Using Funds From Obama’s Defense Department », Natalie Winters & Raheem J. Kassam, The National Pulse, March 24, 2022.

[10Taux global des soumissions des rapports MDC. Nations unies.

[11] « Discours de Volodymyr Zelensky à la 58e Conférence de Munich sur la sécurité », par Volodymyr Zelensky, Réseau Voltaire, 19 février 2022.

aiglevsour

Ukraine_neo-nazis
Pas de nazis en Ukraine on vous dit… merde !

Nouvel ordre Mondial : Nouvelle guerre en préparation (Thierry Meyssan) et mise de l’analyse géopolitique en perspective dans le grand plan oligarchique en cours de réalisation (Résistance 71)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre Libye, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 mai 2022 by Résistance 71

La guerre en Ukraine en une vision géopolitique panoramique, celle d’un Thierry Meyssan affuté et lucide. Cette très bonne analyse doit aussi être intégrée à une analyse plus large incluant l’ensemble du plan oligarchique eugéniste mondialiste. La famine annoncée et les pénuries mondiales serviront au renforcement de politiques internes liberticides et de contrôle et la mise en place accélérée de la grille de contrôle technotronique d’un monde qui sera confiné, selon les désirs oligarchiques, à des relations néo-féodales de domination et de soumission. Toutes ces pièces du puzzle géant se mettent en place : guerres, renforcement des pouvoirs coercitifs, pénuries, famines et pandémies planifiées et provoquées, accélération de la diffusion de technologies nocives et liberticides (nanotechnologie, injections OGM à ARNm, connexion 5G etc…) indispensables à la mise en place de la grille de contrôle pour une dictature technotronique, faisant de chaque endroit connecté, nos corps inclus, des cellules à géométrie variable et inter-connectées d’un goulag planétaire, qui sera plus facile à gérer lorsque le troupeau humain aura été réduit de 95%, ce qui est en cours de réalisation depuis le début des “remèdes” à ARNm mortifères. Pour les oligarques, argent et technologie ne sont plus un problème, leur problème, c’est nous… les peuples. Vous pensez que tout ceci est un grand délire de science-fiction ? (Re)lisez “La ferme des animaux”, “1984”, “Le meilleur des mondes”, “Fahrenheit 451” et les écrits des idéologues straussiens, le NSSM200 de Kissinger (1974), l’éditorial de David Rockefeller dans le New York Times (1971) où il vantait les “immenses qualités du timonier Mao” et l’érigeait en modèle, les écrits de psychopathes comme Richard Perle, Zbigniew Brzezinski, Dick Cheney, Paul Wolfowitz, Donald Rumsfeld, tous impliqués jusqu’au cou dans Big Pharma, le complexe militaro-industriel et les attentats (nucléaires) du 11 septembre 2001 ainsi que la création de groupes terroristes comme Al Qaïda et l’EIIL / Daesh, leur légion arabe d’entretien de la peur. (Re)lisez l’analyse de l’historien Anthony Sutton sur la planification et l’implication de longue date de l’oligarchie industrio-financière de la City de Londres et de sa succursale de Wall Street dans les mises en place de régime totalitaires tels que la Russie bolchévique (capitalisme d’état) et l’Allemagne nazie, dont les retombées bandéristes ukrainiennes minent ce monde jusqu’ici’ à nos jours.
Tout se tient, tout n’est que continuité. La pourriture aux manettes fait tout ce qu’elle dit, elle œuvre sans relâche pour notre mise en esclavage définitive, du moins de ce qui restera de l’humanité une fois la grande tonte réalisée. Les sionistes occupant de la Palestine ont une expression pour exprimer leur répression armée génocidaire du peuple palestinien, ils disent “il est l’heure de tondre la pelouse”. Ce n’est que la réalisation géo-localisée d’un plan qui se veut réalisé à l’échelle planétaire. Pour l’oligarchie, il est l’heure de tondre la pelouse du monde. Ce qu’ils disent et planifient, ils le font, le feront.. Si, bien sûr, nous les laissons faire !
Conclusion ?
~ Résistance 71 ~

si-le-peuple-se-leve-le-jeu-est-fini

Une nouvelle guerre se prépare pour l’après-défaite face à la Russie

Thierry Meyssan

24 mai 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article217006.html

La guerre en Ukraine est un trompe l’oeil. Derrière les apparences de l’unité de l’Otan et de sa consolidation par de nouveaux adhérents, plusieurs gros joueurs ménagent la chèvre et le chou. En réalité tous ceux qui ne sont pas aveuglés par leur propre propagande savent que leur camp va perdre et qu’il planifie déjà d’autres ennemis sur d’autres champs de bataille. Washington fait contre mauvaise fortune bon cœur et utilise la pression russe pour serrer les rangs.

Sur le devant de la scène, l’Otan assure avoir été renforcée par la « folie de Poutine ». L’Ukraine, puissamment armée par les Occidentaux, mène une contre-offensive et repousse l’« envahisseur ». Au plan international, les sanctions portent leur fruit. La Finlande et la Suède, se sentant menacées, ont décidé d’adhérer à l’Alliance atlantique. Bientôt les Russes renverseront le « dictateur » du Kremlin.

Cette magnifique narration est contredite par les faits : seul un tiers environ des armes occidentales parviennent au front. Mais l’armée ukrainienne est épuisée. Presque partout elle recule et quelques exploits ne changent rien au tableau global. Les deux tiers des armes occidentales, notamment les plus lourdes, sont déjà disponibles au marché noir dans les Balkans, particulièrement au Kosovo et en Albanie devenus les principales places du trafic en la matière. Les sanctions occidentales font peser un risque de famine, non pas en Russie, mais dans le reste du monde et particulièrement en Afrique. La Turquie et la Croatie s’opposent à l’adhésion de nouveaux membres dans l’Otan. Il est possible de les convaincre, mais au prix de changements politiques radicaux auxquels les Occidentaux se sont toujours opposés.

Même si la Russie aura la sagesse de célébrer trop fort sa victoire, comme elle a su le faire en Syrie, celle-ci apparaîtra comme l’échec de la plus grande force militaire de l’Histoire, l’Otan. Une victoire sans appel puisque l’Alliance atlantique s’est physiquement impliquée dans le combat, tandis qu’elle se tenait alentour des champs de bataille en Syrie. De nombreux États vassaux de Washington vont tenter de s’affranchir. Il est probable que leurs dirigeants civils resteront mentalement tournés vers l’Occident, tandis que leur chefs militaires se tourneront plus rapidement vers Moscou et Beijing. Dans les années à venir, les cartes seront redistribuées. Il ne s’agira pas de passer d’un alignement sur Washington à un autre alignement sur les nouveaux vainqueurs, mais de créer un monde multipolaire où chacun sera responsable de lui-même. Ce qui se joue, ce n’est pas une redéfinition des zones d’influence, mais la fin de la mentalité établissant une hiérarchie entre les peuples.

De ce point de vue prospectif, il est fascinant d’observer la rhétorique occidentale. Quantité d’experts de l’ancien monde expliquent que la Russie veut reconstruire son empire. Ils assurent qu’elle a déjà reconquis l’Ossétie et la Crimée et attaque aujourd’hui le Donbass. Ils reconstruisent l’histoire, citations falsifiées du président Poutine à l’appui. Tous ceux qui étudient la Russie contemporaine et vérifient les données savent que c’est faux. L’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie et celles à venir de l’Ossétie, du Donbass et de la Transnistrie n’ont rien à voir avec un empire, mais avec la reconstitution de la nation russe, démembrée au cours de l’effondrement de l’Union soviétique.

Dans ce contexte, une petite partie des dirigeants occidentaux commence à contester les choix de leur suzerain états-unien. Le même phénomène avait eu lieu durant un trimestre, à la fin du mandat du président français Nicolas Sarkozy. Celui-ci voyant le désastre humain qu’il avait contribué à provoquer en Libye et son échec en Syrie avait accepté de négocier une paix séparée avec Damas. Cependant Washington, furieux de son indépendance, organisa sa défaite électorale au profit de François Hollande. Dans les jours suivant son accession à l’Élysée, ce dernier relança la machine de guerre occidentale pour une décennie. C’est précisément à ce moment-là que la Russie s’est engagée à intervenir en Syrie. Durant deux ans elle a fini de mettre au point de nouvelles armes, puis est venue combattre les jihadistes armés par les Occidentaux et dirigés par l’Otan depuis son Allied Land Command en Turquie.

Si les mots d’ordre de l’Otan ont triomphé dans la presse occidentale, nos études sur l’histoire, l’importance et la place des bandéristes dans l’Ukraine contemporaine ont largement circulé dans les milieux dirigeants du monde entier. De nombreux « alliés » de Washington refusent désormais de soutenir ces « Ukrainiens » qu’ils savent néo-nazis. Ils considèrent que, dans ce combat, c’est la Russie qui a raison. Déjà l’Allemagne, la France et l’Italie ont autorisé certains membres de leur gouvernement à discuter avec la Russie sans que cela ne change la politique officielle de leur pays. Au moins ces trois membres de l’Alliance atlantique mènent avec prudence un double jeu. Si les choses tournent mal pour l’Otan, ils seront les premiers à retourner leur veste.

Identiquement le Saint-Siège, qui a failli prêcher une nouvelle croisade contre la « Troisième Rome » (Moscou) et a diffusé des photographies du pape priant avec des épouses de bandéristes du régiment Azov, a également pris contact non seulement avec le patriarche Cyril, mais aussi avec le Kremlin.

Tous ces contacts, aussi discrets soient-ils, insupportent Washington qui essaye déjà de faire écarter les émissaires secrets. Mais précisément, le fait d’être officiellement limogés donne plus de latitude à ces émissaires pour négocier. L’important est qu’ils puissent rendre compte à qui de droit de ce qu’ils font. Il s’agit là d’un jeu dangereux comme le prouve la défaite électorale du président Sarkozy lorsqu’il tenta de s’affranchir de son sponsor états-unien.

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HYPOTHÈSE 1 : L’ÉLARGISSEMENT DE L’OTAN CONFIRMERAIT SON NOUVEL OBJECTIF

Essayons de prendre un peu de distance avec les événements et de voir comment ils pourraient évoluer.

Pour que la Turquie et la Croatie acceptent l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Otan, il faudrait que l’Otan souscrive à leurs conditions. Celles-ci sont pour la Turquie (1) l’inscription du PKK et de l’Hizmet (Fethullah Gülen) sur les listes d’organisation terroristes, l’arrestation et l’extradition de leurs membres (2) le rétablissement de son industrie d’armement dans le programme de fabrication des F-35, et pour la Croatie (3), le changement des lois électorales en Bosnie-Herzégovine afin d’accorder l’égalité politique à sa minorité croate.

Le PKK ne représente pas les Kurdes en général, mais uniquement certains d’entre eux. Il s’agissait au départ d’un parti marxiste-léniniste combattant la dictature militaire turque durant la Guerre froide. Puis, après l’arrestation de son chef et la dissolution de l’URSS, il a changé de camp pour devenir un parti libertaire au service du Pentagone au Moyen-Orient. Aujourd’hui, c’est une milice mercenaire qui sert de couverture à l’occupation US en Syrie. Le considérer comme une organisation terroriste signifierait évacuer les GI de Syrie et restituer les puits de pétrole à Damas.

Fethullah Gülen est le père spirituel d’une vaste organisation caritative, présente dans de nombreux pays. L’extrader des États-Unis et considérer son organisation comme terroriste priverait la CIA de relais dans de nombreux pays africains et asiatiques turcophones. Cela ne pourrait se concevoir pour Washington que si l’AfriCom était déployé sur le continent Africain au lieu d’être exilé en Allemagne. Des négociations sont en cours pour l’établir au Somaliland, qui deviendrait un État internationalement reconnu.

Compte tenu de la longue série d’attentats que le PKK a perpétrée en Turquie et de la tentative d’assassinat du président Erdoğan suivie de la tentative de coup d’État en juillet 2016 dans lequel le Hizmet a joué un rôle central pour le compte de la CIA, Ankara est légitime dans ses demandes.

Le rétablissement de la Turquie parmi les nations fabriquant le F-35 ne coûte rien, mais sa radiation était une sanction face à l’achat par l’armée turque des armes antiaériennes russes S400. Donner satisfaction à Ankara pour élargir l’Otan face à la Russie serait pour le moins contradictoire et illisible. En outre faire fabriquer des F-35 par une puissance qui ne s’est pas gênée pour en critiquer la prétendue qualité peut aussi s’avérer gênant.

La Bosnie-Herzégovine a été créé par les Straussiens (Richard Perle n’était pas membre de la délégation états-unienne, mais bosniaque, aux accords de Dayton). Elle a été imaginée comme une entité homogène conformément à la pensée des Straussiens. La minorité croate (15 % de la population) y a donc été ostracisée. Leur langue n’est pas reconnue et ils ne disposent pas de représentants politiques. Accéder à la demande que la Croatie formule en leur nom signifierait remettre en cause les raisons pour lesquelles les Straussiens ont organisé les guerres de Yougoslavie (séparer les ethnies et créer des populations homogènes). Or, ce sont les Straussiens qui sont à la manœuvre en Ukraine.

À supposer que ces trois conditions soient remplies ou que les dirigeants politiques qui les ont formulées soient renversés, l’élargissement de l’Alliance atlantique à la Finlande et à la Suède confirmerait le changement de nature de l’Otan. Il ne s’agirait plus du tout d’une structure visant à stabiliser la région de l’Atlantique-Nord ainsi que le stipule le Traité, ce qui avait conduit, en 1995, le président Boris Eltsine à envisager sérieusement d’y faire adhérer son pays. L’Otan achèverait sa mutation en une administration militaire US de son empire occidental.

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HYPOTHÈSE 2 : LES SANCTIONS ET L’AIDE MILITAIRE OCCIDENTALES SONT DESTINÉES À PRÉPARER D’AUTRES CONFLITS

Observons maintenant les conséquences réelles des sanctions occidentales. Les mesures d’exclusion de la Russie du système financier international ne l’atteignent pas. Elle continue à importer et à exporter autant que de besoin, mais elle est contrainte de changer de fournisseurs et de clients. Elle met rapidement en place l’équivalent du SWIFT avec les Brics (l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine et l’Inde) mais elle ne peut plus commercer directement avec le reste du monde. D’ores et déjà, il est impossible d’acheter des engrais à base de potasse en Afrique. En effet, la Russie et la Biélorussie en sont les principaux exportateurs. Une famine se prépare. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déjà sonné l’alarme. Il demande que les Occidentaux admettent une exemption à leur embargo pour ce qui concerne les engrais à base de potasse.

Dans le cas le plus probable, celui selon lequel Washington ne changera rien à sa politique, la famine suscitera de nouvelles guerres et de vastes migrations vers l’Union européenne.

Il est pour le moins surprenant qu’après la chute de Marioupol, les États-Unis aient eu la volonté d’envoyer pour 40 milliards de dollars supplémentaires en Ukraine où ils en avaient déjà perdu pour 14 autres milliards de dollars. En réalité les deux tiers ne sont jamais parvenues à destination. Ces sommes ont été détournée. Bientôt pour environ 18 milliards de dollars d’armes seront disponibles au Kosovo et en Albanie. Soit l’on considère que le Pentagone jette l’argent par les fenêtres, soit qu’il investit en soustrayant ce gigantesque arsenal aux yeux du Congrès.

La sous-secrétaire d’État US aux Affaires politiques, la Straussienne Victoria Nuland, s’est donc rendue au Maroc, le 11 mai, pour présider une réunion de la Coalition globale contre Daesh. 85 États y participaient au niveau de leurs ministres des Affaires étrangères. Comme prévisible, Madame Nuland a dénoncé la reformation de Daesh, non plus au Moyen-Orient, mais au Sahel. Elle a invité tous les participants à se joindre aux USA pour combattre cet ennemi. Cependant chacun ayant constaté en Iraq et en Syrie le soutien massif du Pentagone aux jihadistes, tous les diplomates présents ont bien compris que l’orage ne tarderait pas à éclater. Il manquait des armes et le Pentagone ne souhaite pas se retrouver pris sur la fait d’en livrer à nouveau aux jihadistes. Il lui faudra juste les faire acheminer depuis les Balkans où elles attendent leurs utilisateurs finaux encore dans leurs caisses.

Une guerre au Sahel ne posera aucun problème : elle épargnera les grandes puissances et ne fera que des victimes africaines. Elle durera le temps qu’on l’alimentera et aucun allié ne se permettra de remarquer que ce conflit n’existe que depuis qu’ils ont envahi et détruit la Libye. Tout pourra continuer comme avant : pour une partie de l’humanité, le monde restera unipolaire avec Washington pour centre.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

varlin

otan_terro

La guerre est un racket… La guerre en Ukraine n’est en rien une exception !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , on 5 mai 2022 by Résistance 71

 

 

panurgisme_programme
Lavage de cerveau & Co

 

La guerre en Ukraine, comme toutes les guerres, est un racket

Jonas E. Alexis

26 avril 2022

Url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/04/26/the-ukraine-war-is-a-racket/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ 

JEA: Au début de cette année, Tulsi Gabbard (NdT : ancienne militaire combattante en Irak devenue politicienne et membre du congrès des Etats-Unis, une voix dissidente et pro-vérité au sein du système qu’elle ne remet jamais en cause…) a déclaré que “le complexe militaro-industriel est celui qui bénéficie de cette guerre en Ukraine. Ils contrôlent clairement l’administration / gouvernement Biden. Les va t’en guerre des deux côtés du spectre politique à Washington ont dopé ces tensions.” Elle avait absolument raison. L’ex-député Ron Paul semble vouloir montrer pourquoi.

Par Ron Paul

“La guerre est un racket”, écrivit le général américain Smedley Butler en 1935. Il expliquait : “Un racket est le mieux décrit, je pense, comme quelque chose qui n’est pas ce qu’il paraît être pour la vaste majorité des gens. Seul un tout petit groupe d’initiés sait de quoi il retourne. Il est fait pour le profit de plus petit nombre aux dépends du plus grand nombre. De la guerre, quelques personnes tirent d’énormes fortunes.”

Cette observation du Gen. Butler décrit parfaitement la réponse de l’OTAN à la guerre en Ukraine.

La propagande continue de faire le portrait de la guerre en Ukraine comme celle entreprise par un Goliath non provoqué attaquant pour décimer un David des plus innocents à moins que nous, aux Etats-Unis et OTAN ne contribuions aux envois de très larges stocks d’armes et de munitions par que l’Ukraine puisse vaincre la Russie. Comme c’est toujours le cas avec la propagande, cette version des évènements est manipulée afin d’amener une réponse émotionnelle suffisante pour bénéficier à des intérêts bien particuliers.

Un groupe en particulier qui bénéficie grandement de cette guerre est le complexe militaro-industriel américain. Le CEO de Raytheon, Greg Hayes,  a récemment dit dans une réunion avec les actionnaires que “Tout ce qui est envoyé en Ukraine aujourd’hui provient bien entendu de stocks, soit ceux du ministère de la défense ou de nos alliés de l’OTAN et ceci est une excellente nouvelle. Eventuellement nous allons devoir renflouer les stocks et nous verrons donc une bonne croissance de nos affaires.

Il ne mentait pas. Raytheon, ainsi que Lockheed Martin et un grand nombre d’autres producteurs d’armement sont en train d’engranger comme ils ne l’avaient pas fait depuis bien longtemps. Les Etats-Unis ont promis plus de 3 milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine. Ils l’appellent “aide”, mais ce n’est qu’une aide aux entreprises rien de plus : Washington paient des milliards (NdT : de l’argent public) aux fabricants d’armes pour des armes qui sont envoyées à l’étranger.

De biens des sources, ces envois d’armes comme les missiles anti-chars Javelin (fabriqués par Raytheon et Lockheed Martin) sont pulvérisés par les Russes dès qu’ils arrivent en Ukraine. Ceci ne dérange pas du tout Raytheon. Au plus d’armement détruit par la Russie en Ukraine, au plus il y aura de commandes du Pentagone.

Les pays de l’ancien pacte de Varsovie, maintenant membres de l’OTAN, sont parties prenantes de cette escroquerie également. Ils ont trouvé le moyen de se débarrasser de leur vieil armement de plus de 30 ans datant de l’ère soviétique pour le remplacer par du moderne en provenance des Etats-Unis ou des pays occidentaux de l’OTAN.

Bien que beaucoup de sympathisants de l’Ukraine se réjouissent, ces envois d’armement de milliards de dollars ne feront absolument aucune différence. Comme l’a confié au Ron Paul Liberty Report l’ancien officier du renseignement de la marine américaine Scott Ritter la semaine dernière : “Je peux dire en toute certitude que toute cette aide militaire n’aura absolument aucun effet sur le champ de bataille. Cela aura un impact zéro et Joe Biden le sait parfaitement bien.

Ce que nous voyons, c’est que les Russes capturent des armes modernes américaines et de l’OTAN par tonnes et les utilisent même contre les Ukrainiens. Quelle ironie ! On peut aussi se demander quelle type d’opportunité va se présenter aux terroristes (NdT : essentiellement des groupes contrôlés par l’OTAN et les services de renseignement occidentaux..), avec ces milliers de tonnes d’armement haute technologie se baladant en Europe ? Washington a déjà admis qu’elle n’avait aucun moyen de tracer les armes qu’elle envoie en Ukraine et aucun moyen de les maintenir hors des mains des méchants (NdT: créés par Washington et ses vassaux rappelons-le, que ce soit les neo-nazis d’Ukraine, Al Qaïda et Daesh, tous ces groupes font parties de la nébuleuse de l’état profond maintenant le chaos mondial).

La guerre est un racket, c’est une chose certaine. Les Etats-Unis se sont ingérés en Ukraine depuis la fin de la guerre froide, allant aussi loin que de renverser le gouvernement en 2014 et plantant ainsi les graines de la guerre que nous voyons se dérouler aujourd’hui. La seule façon de sortir d’un trou est déjà d’arrêter de le creuser. Ne vous y attendez pas de si tôt. La guerre est bien trop lucrative.

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Lecture complémentaire :

“La guerre est un racket” Paul Craig Roberts & Gen. Smedley Butler (traduit et publié en mai 2015 sur Résistance 71) :

La guerre est un racket (Paul Craig Roberts avec l’aide du général Smedley Butler)

Guerre en Ukraine : L’empire anglo-américain derrière le masque du fascisme + un général canadien capturé à Marioupol (VT et Réseau Voltaire)

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AmAzNazflag

La Russie lutte contre le fascisme et le visage derrière le masque de Hitler est américain

Ian Greenhalgh

2 mai 2022

Url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/05/02/russia-takes-on-fascism-and-the-face-behind-the-hitler-mask-is-american/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les nazis ne furent rien de plus qu’une excroissance de la véritable superpuissance fasciste : les Etats-Unis d’Amérique. Hitler et les nazis furent emmenés au pouvoir par les machination financières des familles banquières et entrepreneuriales américaines. Rappelez-vous de la définition correcte de Mussolini concernant le fascisme comme étant la dictature des entreprises et demandez-vous quelle nation est la propriété et est gérée par ses entreprises ?

La machine de guerre nazie fut créée par les entreprises américaines, par exemple la Standard Oil des Rockefeller a fourni non seulement de grosses quantités de carburant via l’Espagne neutre jusqu’à au moins 1942, mais aussi cette technologie critique de l’hydrogénisation afin de transformer le charbon de Silésie en carburant liquide pour les panzers.

Les finances passèrent très largement de Wall Street et de banques telle celle de Prescott Bush (NdT : le père de Bush I et grand-père de Bush II) la Bank of America aux industriels allemands tels que Fritz Thyssen, ce qui montrait de l’extérieur que les nazis étaient financés par les industriels allemands. Le soi-disant miracle économique de Hitler ne s’est jamais produit, ce fut une illusion, créée par l’influence de vastes injections d’argent en provenance de la haute finance américaine. (NdT : lire à ce sujet notre traduction du remarquable ouvrage de l’historien Antony Sutton “Wall Street et la montée de Hitler”)

En ayant tout ceci présent à l’esprit au sujet des nazis, percevez-vous comment l’OTAN* est aussi un organe fasciste des Etats-Unis créée pour être utilisée afin de dominer et de contrôler l’Europe ?

Je discutais de la guerre en Ukraine avec mon père hier et nous en sommes venus à la conclusion que Poutine a été pris au piège de lancer une attaque contre l’Ukraine en pensant que les Ukrainiens ne voudraient pas vraiment se battre contre leurs frères russes et que tout cela sera fini en quelques jours : envoyer les troupes pour obtenir ce que les négociations n’ont pas pu faire ; les Russes considéraient vraiment cela comme une “opération militaire spéciale” plutôt qu’une guerre, mais ils se sont rapidement retrouvés confrontés à une véritable guerre.

Ceci est un piège qui a été tendu par l’OTAN et en réalité, les Russes se retrouveraient en train de se battre contre un grand nombre de mercenaires étrangers et des troupes de l’OTAN sous le couvert de mercenaires et de conseillers militaires ; des forces spéciales américaines ont été capturées au Donbass par exemple, des entreprises mercenaires polonaises ont été vues près de Kiev, le front des personnels de l’OTAN.

L’OTAN n’a pas fait qu’envoyer un grand nombre de personnels, elle a aussi très largement fourni des armes du dernier cri, comme par exemple les missiles anti-chars Javelin américains ou NLAW britanniques. Le plus souvent, les hommes qui utilisent ces armes contre les blindés russes ne sont as ukrainien, mais des spécialistes étrangers et des membres de forces spéciales commandos. Depuis 8 ans, les Ukrainiens ont été entraînés par l’OTAN et spécifiquement par les Britanniques, qui sont les leaders dans le monde pour l’envoi de conseillers militaires pour entraîner des troupes de pays lointains sur l7art et la manière d’utiliser l’armement britannique fourni.

Dans tous les sens possibles, la guerre en Ukraine est une guerre par procuration entre l’OTAN et la Russie, cela permet à l’OTAN de tester ses armes et de raffiner ses tactiques, ses techniques et son armement contre les Russes, tout en apprenant en même temps les tactiques de terrain russes, leurs méthodes et leur armement. Ceci est aussi particulièrement lucratif, pensez qu’un seul missile anti-char NLAW coûte 20 000 GBP ; la GB en fourni par milliers, ce qui crée des revenus de dizaines de millions, de bons bénéfices pour tous les actionnaires des grands fabricants d’armes comme Thales et BAE Systems.

NdT : l’actuel ministre de la défense du gouvernement Biden, Lloyd Austin n’est autre que l’ex-CEO de Raytheon Technologies (1922), un des fabricants d’armes, missiles and Co yankee… Elle est pas belle la vie ? Carnet de commandes plein ! Et que ceux qui crient au “conflit d’intérêts” soient marquées à jamais de la marque de l’infamie “conspi”.

Dans le même temps, l’Europe demeure toujours autant dépendante du gaz et du pétrole russes et elle est toujours fournie par la Russie. Bien que de manière plus discrète qu’avant la guerre. La Pologne par exemple, reçoit toujours gaz et pétrole russes, mais au lieu de l’acheter directement à la Russie, elle passe par l’Allemagne, qui l’achète à la Russie et le fournit à la Pologne. (NdT : pas gratuitement bien entendu…)

Donc quand le patron de l’OTAN Inc. Jens Stoltenberg dit que cette guerre va durer des années, il dit la vérité parce que c’est l’intention de l’OTAN, de meuler et de finalement affaiblir fatalement les forces armées russes en Ukraine afin d’amener l’effondrement du régime Poutine, un bis-repetita de la guerre en Afghanistan et de la stratégie US des années 80 lorsque les USA combattirent l’URSS dans cette guerre par procuration en Afghanistan, mais cette fois-ci au lieu d’utiliser des moudjahidines armés de missiles Stinger pour abattre les aéronefs russes dans les montagnes afghanes, ce sont des troupes européennes armées de missiles anti-chars javelin tirant sur les blindés russes dans les plaines ukrainiennes.

Poutine se retrouve piégé de la même manière que ses prédécesseurs marxistes. La guerre en Afghanistan a commencé à détruire l’URSS de l’intérieur lorsque les cercueils des soldats russes ont commencé à s’empiler et que les mères des jeunes conscrits commencèrent à se retourner contre le régime en place et c’est comme ça que Poutine sera attaqué et fragilisé, en retournant le peuple russe contre lui par le travail de sape opéré par le nombre de morts et de blessés au fur et à mesure que la guerre durera.

(*) O.T.A.N pour Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

aiglevsour

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Arrestation d’un général canadien à Marioupol

Réseau Voltaire

3 mai 2022

Url de l’article orignal : https://www.voltairenet.org/article216727.html

Les forces armées russes ont arrêté le général canadien Trevor Kadier à Marioupol, dans la nuit du 2 au 3 mai 2022. Il a été transféré à Moscou où il sera jugé.

Le général Trevor Kadier n’était apparemment pas en mission du gouvernement canadien, mais était le responsable du biolaboratoire n°1, où 18 personnes travaillaient sous ses ordres.

The National Pulse a révélé qu’Hunter Biden, le fils du président états-unien Joe Biden, et Christopher Heinz, le beau-fils de John Kerry, avaient organisé, via leur société Rosemont Capital, une sous-traitance de laboratoires de recherche militaires ukrainiens pour le compte de la Defense Threat Reduction Agency (DTRA), une agence du Pentagone.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a révélé que les États-Unis entretiennent ainsi 336 laboratoires de recherche sur des armes biologiques et chimiques à l’étranger.

Le Conseil de sécurité a tenu une réunion à ce sujet, le 11 mars 2022.

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Guerre d’Ukraine : récapitulatif et mode d’emploi…

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La carte à venir de l’Ukraine…

Récapitulatif rapide pour ceux qui n’ont pas suivi ce qui se passe en Ukraine mais qui veulent comprendre la situation

Par Gonzalo Lira

Source : Twitter

Traduction : lecridespeuples.fr

Url de l’article:
https://lecridespeuples.fr/2022/04/28/ukraine-apres-deux-mois-de-guerre-un-recapitulatif-de-la-situation/

Le 24 février, les Russes ont envahi par le sud, le sud-est, l’est et le nord, dans une campagne éclair. Les Russes ont lancé 190 000 soldats dans l’offensive, contre 250 000 soldats ukrainiens.

Les forces russes ont placé 30 000 soldats près de Kiev, loin d’être suffisants pour prendre la ville, mais suffisants pour immobiliser quelque 100 000 défenseurs des forces armées ukrainiennes. Les forces russes ont également lancé plusieurs axes d’attaque, avec des renforts en attente (dont une célèbre colonne de chars de 40 km de long), pour voir où leur présence pourrait être requise.

Le blitz russe sur plusieurs axes a permis d’éviter un blitzkrieg ukrainien imminent. Les forces armées ukrainiennes étaient sur le point d’envahir le Donbass. C’était la motivation immédiate de l’invasion russe : les devancer et déjouer l’invasion imminente de l’Ukraine, ce qu’elle a fait.

En outre, en attaquant par le nord et le sud, les Russes ont perturbé la chaîne d’approvisionnement en armes de l’OTAN. Si les forces russes n’avaient attaqué qu’à l’est pour empêcher l’invasion du Donbass par les forces armées ukrainiennes, il y aurait eu un couloir ouvert pour le réapprovisionnement depuis l’ouest. Menacer Kiev a empêché cela.

L’armée principale ukrainienne est donc restée bloquée dans l’est de l’Ukraine, tandis que le reste des forces ukrainiennes était isolé et bloqué, sans possibilité de ravitaillement facile depuis l’ouest. Les forces russes ont ensuite frappé les liens de commandement/contrôle et de réapprovisionnement des forces armées ukrainiennes, les isolant et immobilisant davantage.

Les Russes ont bientôt contrôlé nominalement un territoire de la taille du Royaume-Uni en Ukraine, mais ce contrôle était ténu. Le sud de l’Ukraine était plus complètement sous l’emprise de la Russie. Autour de Kherson, l’armée ukrainienne s’est simplement dispersée. Marioupol est devenu un champ de bataille majeur, tout comme le Donbass proprement dit.

Ce que les Russes voulaient initialement était :

  • court-circuiter l’invasion imminente du Donbass, ce qu’ils ont fait.
  • forcer la main au régime de Zelensky pour qu’il négocie un règlement politique, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire.

Kiev n’avait aucune intention de négocier un cessez-le-feu en raison des ordres qui lui ont été donnés par Washington : « Combattez la Russie jusqu’au dernier ukrainien ! » De plus, les milices néo-nazies qui entouraient Zelensky l’ont menacé s’il négociait et se rendait, car elles sont terrifiées par les Russes.

Zelensky a donc lancé une campagne massive de relations publiques et de propagande, principalement pour motiver les forces armées ukrainiennes à se battre jusqu’à la mort. Des mythes ont été créés (Fantôme de Kiev), des faux drapeaux ont été réalisés (Boutcha, Kramatorsk) et des fictions médiatiques ont été diffusées sans relâche.

Les Russes ont continué à négocier et à essayer de NE PAS détruire les infrastructures ukrainiennes. En fait, au début, ils essayaient même de minimiser les pertes des forces ukrainiennes. Les preuves en sont accablantes : l’armée russe n’a pas touché les infrastructures civiles telles que l’eau, l’électricité, le téléphone, les transports. Les Russes n’ont [initialement] pas touché les casernes, les centres de commandement, les bâtiments gouvernementaux, etc., des forces ukrainiennes.

La priorité initiale des Russes était un *règlement négocié*. Mais fin mars, ils ont compris que c’était impossible.

C’est pourquoi les forces russes se sont retirées de Kiev. Il était inutile de maintenir des hommes près de la ville alors qu’ils ne faisaient plus ce qu’ils étaient censés faire : exercer une pression politique sur le régime de Zelensky pour qu’il négocie. Ce retrait a été revendiqué comme une « victoire » dans la « bataille de Kiev » (à mourir de rire) !

À partir de la fin mars, les Russes se sont retirés et ont consolidé leur contrôle sur la zone qu’ils avaient capturée, cédant aux forces armées ukrainiennes des zones qu’il était inutile ou potentiellement trop coûteux de contrôler. La machine de propagande ukrainienne a qualifié toutes ces retraites de « victoires ».

Il y avait encore une lueur d’espoir que la guerre puisse se terminer par un règlement négocié, mais elle s’est éteinte début avril. Après les pourparlers d’Istanbul du 30 mars, la partie ukrainienne a accepté avec précaution certains compromis, mais dans la semaine qui a suivi, elle a publiquement désavoué ces concessions.

C’est alors que les Russes ont compris que le régime de Zelensky était incapable de conclure un accord : ses maîtres à Washington, Victoria Nuland et Anthony Blinken en particulier, ne permettront pas de paix. Ils veulent que cette guerre draine la Russie. C’est une guerre classique par procuration et l’Ukraine en paiera le prix.

Autre chose que les Russes ont compris : les sanctions. Elles ont fait mal, mais la Russie a rebondi avec une rapidité remarquable. Elles n’ont pas vraiment fait mal à la Russie. Mais le vol par l’Occident des 300 milliards de dollars de réserves de change de la Russie a fait mal, très mal. Les Russes ont réalisé qu’ils étaient en guerre totale avec l’Occident et que, puisque leurs réserves étrangères étaient perdues à jamais (probablement pour être pillées par des politiciens occidentaux corrompus), les Russes n’avaient plus rien à perdre. En volant ses réserves, l’Occident a perdu tout pouvoir sur la Russie.

Cela a scellé le sort de l’Ukraine : les Russes n’ont désormais aucune raison de renoncer à ce qu’ils ont conquis. Cela leur a coûté trop cher en termes d’hommes et de trésor. Et ils savent qu’ils ne peuvent pas négocier un cessez-le-feu. Le régime de Zelensky le romprait simplement plus tard.

Ce qui signifie ceci : les Russes ont l’intention de conquérir et d’annexer définitivement tout le sud et l’est de l’Ukraine [ou du moins d’en faire de Nouvelles Républiques indépendantes alliées]. C’est pourquoi leur stratégie sur le champ de bataille a radicalement changé : ils procèdent désormais à un lent et méthodique démantèlement et à la destruction des forces armées ukrainiennes.

Au cours des 30 premiers jours, la guerre n’était que vitesse, feintes, capture nominale de vastes étendues de territoire ukrainien, dans le but de faire pression sur le régime de Zelensky en vue d’un règlement négocié. Mais la rupture financière et politique totale de l’Occident avec la Russie signifie qu’elle n’a rien à perdre. Et elle a beaucoup à gagner : le Donbass est riche en minéraux, les terres agricoles réellement productives de l’Ukraine se trouvent à l’est et au sud, Kharkov est une grande ville industrielle, la mer d’Azov recèle d’innombrables réserves de gaz naturel.

Et en plus, les populations de ces régions sont majoritairement pro-russes. Pourquoi les Russes renonceraient-ils maintenant à ce prix durement gagné ?

Et ils *ont* gagné, ne vous y trompez pas. Demandez à n’importe quel militaire qui n’est pas un porc du système, il vous le dira : il n’y a aucun moyen pour les forces ukrainiennes de reprendre leur pays. Ils n’ont pas de blindés, pas de défense aérienne, pas de carburant, pas de communications. C’est fini.

La grande tragédie est que tant de MILLIERS de jeunes hommes vont mourir, et mourir INUTILEMENT, afin de repousser l’inévitable. Ces braves garçons auront combattu si vaillamment, et seront morts si jeunes, si cruellement, à cause du régime Zelensky malfaisant.

C’est la dure vérité.

Et au final, voici la carte qui restera, une image amère de l’avenir de l’Ukraine. La Russie va déverser des milliards sur ces territoires nouvellement acquis, qui vont prospérer et s’épanouir. Mais l’État croupion de l’Ukraine sera laissé pauvre, détruit et oublié.

Une véritable tragédie.

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Notre dossier « Guerre en Ukraine »

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Pourriture systémique…

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… dégénérescence politique

Guerre en Ukraine : Le grand chaudron de la tambouille OTANesque impliquant les habituels barbouzes et mercenaires pour un racket et chaos en bande organisée

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 28 avril 2022 by Résistance 71

Asov_nazi

Guerre secrète : Comment la barbouzerie sous-traitante de l’OTAN a assisté et assiste encore la guerre en Ukraine ?

“Les Etats-Unis forment et entraînent une insurrection”

Nauman Sadiq, VT Islamabad*

23 avril 2022

url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/04/23/covert-warfare-how-natos-defense-contractors-assisted-ukraine-in-war/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les forces spéciales britanniques ont entraîné les troupes ukrainiennes à Kiev depuis le début du mois, ont dit des commandants ukrainiens au journal The Times à la mi-avril.

Le capitaine Youri Myronenko, dont le bataillon est stationné à Obolon dans la banlieue nord de Kiev à dit au média que les formateurs militaires sont venus instruire de nouvelles recrues ou des soldats revenant dans l’armée, à utiliser les NLAW, missiles anti-chars britanniques qui furent livrés à l’Ukraine en février alors que commençait l’invasion russe.

D’anciens militaires britanniques, des fusiliers marins et des forces commandos sont aussi en Ukraine et y travaillent avec des sous-traitants (mercenaires) et des volontaires, mais les officiers ukrainiens sont d’accord pour dire que leur entrainement ce mois-ci fut conduit par des soldats britanniques en service actif.

Les forces d’élite britanniques du SAS sont présentes en Ukraine depuis le début de la guerre, tout comme le sont les forces spéciales américaines Delta”, a twitté le 9 avril le journaliste français Georges Malbrunot pour le journal Le Figaro, citant des sources du renseignement. Le journaliste a vendu la mèche le jour même où le premier ministre britannique Boris Johnson fit sa visite surprise à Kiev. Le PM britannique était entouré de gardes appartenant au SAS britannique.

Le journaliste français expérimenté qui est revenu d’Ukraine après y être arrivé avec des combattants volontaires a dit à la chaîne CNews que les Américains étaient directement en charge de la guerre sur le terrain. “J’ai eu la surprise, ainsi que les volontaires, de découvrir qu’afin de rentrer dans l’armée ukrainienne, et bien ce sont les Américains qui prennent les décisions et qui gèrent,” a dit Malbrunot.

Il ajouta que lui et les volontaires furent “presque arrêtés” par les Américains, qui affirmèrent être en contrôle, le journaliste révéla qu’ils furent tous alors forcés de signer un contrat jusqu’à la fin de la guerre. “Et qui est en charge ? Les Américains, je l’ai vu de mes propres yeux.” a dit le journaliste français ajoutant “Je pensais être dans les brigades internationales et je me retrouvais face au Pentagone”.

En plus des forces du SAS britannique, des forces spéciales américaines et des agents de la CIA sous couvert, il y a quelques 6824 mercenaires étrangers en provenance de 63 pays différents qui sont venus en Ukraine pour combattre du côté du gouvernement Zelensky, a révélé le ministère de la défense russe la semaine dernière. De ces mercenaires, 1035 ont été “éliminés” tandis que plusieurs milliers demeurent. Quelques 400 combattants étrangers sont sous le siège des forces russe et de la RPD dans le complexe industriel d’Azovstal de Marioupol, avec des forces ultra-nationalistes et neo-nazies qui ont refusé de se rendre.

Le plus grand groupe de ces combattants étrangers au nombre de 1717 est arrivé de la Pologne ; environ 1500 combattants sont venus des Etats-Unis, du Canada et de Roumanie. 300 Britanniques, 300 Georgiens et 193 combattant venus de la zone turque de contrôle en Syrie. Ces chiffres furent annoncés le 17 avril par le porte-parle du ministère de la défense le Major General Igor Konachenkov. D’après le général, 1035 mercenaires étrangers ont été tués par les forces russes, 912 se sont enfuis d’Ukraine, laissant 4877 de ces mercenaires actifs dans les villes de Kiev, Kharkov, Odessa, Nikolaiev et Marioupol.

La plus grande force armée secrète que le monde ait jamais connue est celle créée par le Pentagone cette dernière décennie. Cette armée secrète comporte maintenant quelques 60 000 membres, la plupart y travaillant sous de fausses identités et en profil bas, le tout fait partie d’un programme appelé ‘Signature Reduction” (NdT : Une “signature reduction” en anglais veut dire une anonymitée accrue, rendre quelque chose ou des personnes plus indétectables). Un nombre substantiel de ces contractants de la défense a assisté les forces ukrainiennes et ses milices néo-nazies alliées depuis plus de 8 ans, dans cette guerre par procuration contre la Russie, ce depuis le coup d’état de Maïdan en 2014, renversant le gouvernement de Viktor Yanoukovitch.

La force, plus de 10 fois supérieure aux éléments clandestins de la CIA, remplit des taches domestiques et à l’étranger à la fois en uniforme militaire ou en civil, a rapporté le magazine Newsweek en mai dernier.

Ce glissement sans précédent a placé un plus grand nombre de soldats, de civils et de sous-traitants dans des conditions de travail sous de fausses identités, à la fois à cause du résultat de la croissance des forces spéciales secrètes mais aussi à cause d’une réponse intentionnelle aux défis de voyager et d’opérer dans un monde de plus en plus transparent. (NdT: ce qui est ici une erreur de jugement à notre sens. En effet, si le monde est de plus en plus “transparent” pour les quidams de base qui ont de plus en plus de mal à vivre sans être tracés, répertoriés, surveillées, réprimés, intimidés pour un oui ou pour un non etc… Il n’en va pas de même pour toute la barbouzerie et finance transnationales qui peuvent tout faire, partout en toute impunité, car protégées par la “raison d’état” ou la “sécurité nationale” ou la prévalence d’intérêts privés privilégiés… La surveillance est omniprésente pour les citoyens, l’opacité est omniprésente et entretenue pour les sbires et bras armés du Nouvel Ordre Mondial… Ceci est une réalité quotidienne qui se vérifie partout dans le monde occidental…)

-[]- Les opérations de guerre secrètes qui sont montées par l’armée secrète du Pentagone dans des zones de conflits à travers le monde ne sont pas juste un secteur peu connu de l’armée américaine, mais aussi une pratique totalement dérégulée. Personne ne connait la taille exacte de ce programme et l’explosion de la “signature reduction” n’a jamais été examinée pour son impact sur la politique militaire et sa culture. Le Congrès des Etats-Unis n’a jamais mis en place d’audit sur le sujet. Et pourtant, l’armée qui développe ce gigantesque projet et cette force clandestine sans précédent, défie les lois des Etats-Unis, de la Convention de Genève (NdT : qui n’a bien sûr cours que dans le canton de Genève…), le code d’éthique militaire (NdT : comme si cela pouvait exister…) et la base même de toute responsabilité. -[]-

L’effort de “Signature Reduction” engage quelques 130 entreprises privées pour administrer ce nouveau monde clandestin. Aussi des douzaines d’organisations gouvernementales secrètes et très peu connues soutiennent ce programme, établissant des contrats classés secrets et supervisant des opérations totalement cachées du public. Ensemble, ces entreprises cumulent plus de 900 millions de dollars annuellement pour le service de cette force clandestine (NdT : on peut dire un Super Gladio de l’OTAN, un Gladio 2.0 à la puissance 10…)

Les forces d’opérations spéciales constituent plus de la moitié de la totalité de la force de Signature Reduction, des guerriers de l’ombre qui chassent des “terroristes” dans les zones de guerre du Pakistan à l’Afrique occidentale, mais qui travaille aussi de plus en plus dans des points chauds non reconnus, incluant derrière les “lignes ennemies” dans des endroits comme la Corée du Nord, l’Ukraine et l’Iran. Des spécialistes du renseignement, de la collecte de l’information, des agents du contre-espionnage, mêmes des linguistes, constituent le second plus vaste élément : des milliers d’entre eux sont déployés à tous moments avec des degrés divers de couverture pour protéger leurs véritables identités.

Depuis le tristement célèbre massacre de la place Nisour de Baghdad en 2007, le sous-traitant privé mercenaire Blackwater, rebaptisé Academi en 2011 et devenant une succursale du Constellis Group suite à une fusion avec Triple Canopy en 2014, a construit un véritable empire en ce domaine. En 2013, la succursale d’Academi, International Development Solutions (IDS), a reçu environ 92 millions de dollars en contrat de sécurité pour le ministère des affaires étrangères américain.

Après avoir vendu Blackwater à un groupe d’investisseurs en 2010, Erik Prince, ancien Navy SEALs et fondateur de l’entreprise mercenaire Blackwater, a fondé une autre entreprise de sécurité privée le Frontier Services Group, enregistrée au Hong Kong Stock Exchange, qui conseille et fournit des solutions logistiques et aériennes aux oligarques chinois pour la sécurité de leurs projets d’affaires très lucratifs en Afrique.

De plus, à côté du conseil et de l’assistance de la pétro-monarchie des EAU dans le renforcement de son état policier, Erik Prince a aussi fourni des armes et un avion modifié au chef de guerre de l’Est Libyen et ancien barbouze de la CIA, Khalifa Haftar, soutenu par l’Egypte et les EAU, dans sa campagne militaire avortée contre le gouvernement de Tripoli entre avril 2019 et juin 2020.

Utilisant les bons tuyaux et aides de sa sœur Betsy Devos qui a travaillé comme ministre de l’éducation dans le gouvernement Trump, Erik Prince a même fait une offre à Trump pour sous-traiter la guerre en Afghanistan à des contractants mercenaires conseillant et assistant les forces afghanes après le retrait des troupes américaines. Mais Trump eut un accord de paix avec les Taliban en février 2020 puis perdit les élections avant qu’il ne puisse considérer cette proposition bizarre.

Bien que les sous-traitants militaires du Pentagone soient connus pour avoir entrainé et conseillé plusieurs brigades neo-nazies intégrées aux forces ukrainiennes contre la région du Donbass depuis 2014, Erik Prince, ainsi que des exécutifs de grandes entreprises de sécurité privées fournissant des mercenaires pour le ministère de la défense américain, a personnellement visité Kiev début février suivant la mise en place de troupes russes à proximité et a rencontré des officiels de la sécurité du gouvernement Zelensky, d’après des sources informées.

Avant de s’embarquer pour cette visite clandestine à Kiev, Erik Prince a consulté le ministre de la défense Lloyd Austin et la directrice nationale du renseignement Avril Haines avec laquelle EP a une longue relation remontant au début des années 90 après qu’elle eut acheté un bar à Fell’s Point, Baltimore, suite à sa saisie lors d’une descente de police anti-narcotique. Elle en fit une librairie-café exotique offrant des “lectures érotiques” entre autres passes-temps licencieux.

Dans ses rencontres avec les hauts-placés des agences de la sécurité nationale américaine, Erik Prince a obtenu une “promesse de gentleman”, sans aucune preuve documentée dû au fait de l’aspect “faustien” du pacte, que lui et ses associés ne seraient en rien rendus légalement responsables pour tout le sale boulot effectué dans la guerre par procuration en Ukraine.

En fait, les sous-traitants militaires mercenaires en coordination étroite et en consultation permanente avec les opérateurs clandestins de la CIA, des forces spéciales et des agences de renseignement occidentales, ne font pas qu’entrainer les forces de sécurité ukrainiennes largement constituées de conscrits et de milices neo-nazies alliées pour l’utilisation des plus de 60 000 armes anti-chars et 25 000 missiles anti-aériens portables fournis collectivement comme assistance à l’Ukraine par les nations de l’OTAN, mais ils dirigent toute la stratégie de défense de l’Ukraine en prenant une part active dans les opérations de combat dans quelques unes des plus âpres batailles contre les forces russes à Marioupol, Kharkov et dans la région orientale du Donbass en Ukraine.

Dans un scoop explosif, The Times a rapporté le 4 mars que des sous-traitants de la défense recrutaient des anciens combattants pour des opérations secrètes en Ukraine, payés 2000 US$ par jour : “Le boulot n’est pas sans risque mais, à près de 60 000 US$ par mois, la paie est bonne. Les appliquants doivent avoir au moins 5 ans d’expérience militaire en Europe de l’Est, être bons en opération de reconnaissance, être capables de conduire des opérations de sauvetage avec très peu de soutien et connaître le type d’armement de l’ère soviétique.

Les médias russes ont dit le mois dernier que les agences de sécurité des Etats-Unis avaient lancé un vaste programme de recrutement pour envoyer des mercenaires en Ukraine, incluant des mercenaires entrainés d’Academi, ex-Blackwater, de Cubic et de la Dyn Corporation.

Le porte-parole du ministère de la défense russe Igor Konachenkov a averti que les mercenaires capturés en Ukraine ne seront pas considérés comme des prisonniers de guerre et qu’au mieux, ils seront soumis à des charges d’actions criminelles et traduits en justice.

Dans un entretien avec Dana Bash de CNN le 3 avril, le SG de l’OTAN Jens Stoltenberg a dit que “Les alliés de l’OTAN ont soutenu l’Ukraine des années durant”, ajoutant que l’aide militaire “a été élevée depuis plusieurs semaines suite à l’invasion.” Il a clarifié que “Les alliés de l’OTAN comme les Etats-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne et le Canada et quelques autres, ont entrainé les troupes ukrainiennes depuis des années…

D’après les estimations de Stoltenberg “des dizaines de milliers de troupes ukrainiennes” ont reçu ce type d’entrainement et “sont maintenant au front combattant les forces d’invasion russes.” Le SG donne crédit à l’OTAN pour le fait “que les forces armées ukrainiennes sont plus importantes, mieux équipées, mieux entrainées et mieux dirigées qu’auparavant.

En plus d’un programme de la CIA existant depuis bien longtemps visant à cultiver une insurrection anti-russe en Ukraine, le Department of National Defense du Canada a révélé le 26 février, deux jours après le début de l’opération russe en Ukraine, que l’armée canadienne avait formé environ “33 000 personnels militaires et de la sécurité ukrainiens à toute une série de techniques et de tactiques de niveau avancé.” Tandis que le Royaume-Uni, vis l’Operation Orbital, a entraîné 22 000 combattants ukrainiens, comme remarqué par le bien informé SG de l’OTAN.

Un autre scoop explosif rapporté par Zach Dorfman le 16 mars : “Dans le programme d’entrainement basé en Ukraine, la CIA et ses paramilitaires ont enseigné aux Ukrainiens des techniques de tireur embusqué (sniper), comme faire fonctionner les missiles anti-chars américains “javelin” et autre équipement, ainsi que comment échapper au traçage électronique numérique que les Russes utilisent pour donner des coordonnées très précises à leur artillerie sur l’endroit où se trouvent très précisément les troupes ukrainiennes. L’utilisation aussi des outils de communication secrète et comment demeurer indétectable en zone de guerre tout en attirant aussi les forces russes hors de leurs positions.”

Quand les paramilitaires de la CIA sont arrivés en Ukraine orientale après la première incursion russe de 2014. Ils avaient deux objectifs. D’abord on leur ordonna de déterminer comment l’agence de renseignement pouvait le mieux aider les personnels d’opérations spéciales ukrainiennes à combattre les forces russes et leurs alliés séparatistes, qui avaient déclenché une guerre d’usure contre les troupes ukrainiennes dans la région du Donbass. La seconde partie de la mission était de tester les Ukrainiens eux-même dans l’adversité,” d’après d’anciens agents.”

A côté du programme clandestin de la CIA pour entrainer l’armée ukrainienne essentiellement constituée de conscrits et de milices neo-nazies et le programme des forces spéciales américaines pour entrainer les forces de sécurité ukrainiennes au Yavoriv Combat Training Center en Ukraine occidentale près de la frontière polonaise, ce centre même qui fut touché par un barrage de 30 missiles russes tuant au moins 35 mercenaires le 13 mars dernier, Dorfman affirme dans un rapport du mois de janvier que la CIA avait aussi un programme d’entrainement secret pour entrainer les forces spéciales ukrainiennes dans un centre militaire non spécifié dans le sud des Etats-Unis.

La CIA supervise un programme d’entrainement secret intensif aux Etats-Unis pour l’élite des forces spéciales ukrainiennes et autres personnels du renseignement, d’après cinq anciens fonctionnaires du renseignement et de la sécurité nationale familiers avec l’initiative. Le programme, qui a débuté en 2015, est basé dans un endroit tenu secret dans le sud des Etats-Unis.

“Alors que le programme secret, géré par des paramilitaires (mercenaires) travaillant pour la Ground Branch de la CIA, maintenant officiellement connus comme Ground Department, fut mis en place par le gouvernement Obama après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le programme s’étendit sous le gouvernement Trump. Le gouvernement Biden l’a encore agrandi.”

Dès 2015, comme partie de l’extension de ses efforts anti-russes, les paramilitaires du Ground Branch de la CIA ont aussi “commencé à voyager sur le front en Ukraine de l’Est”, pour conseiller et assister les forces de sécurité ukrainiennes et leurs alliés des forces neo-nazies. Le programme de la CIA de plusieurs semaines, basé aux Etats-Unis, incluait “l’entrainement aux armes, techniques de camouflage, navigation terrestre, tactiques, renseignement et autres.

Une personne très familière avec le programme l’a dit de manière plus directe. “Les Etats-Unis entrainent une insurrection”, a dit un ancien de la CIA, ajoutant que le programme a enseigné aux Ukrainiens “comment tuer les Russes”.

Il y a plusieurs décennies, la CIA avait donné un minimum d’entrainement aux unités du renseignement ukrainien pour essayer de façonner un allié en Kiev pour les Etats-Unis et pour saboter l’influence russe, mais la coopération a considérablement augmenté avec l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 suivant le coup d’état de la place Maïdan de Kiev, qui avait renversé le gouvernement du président ukrainien Viktor Yanoukovitch, a confié un ancien agent de la CIA à Dorfman.

(*) Nauman Sadiq est un géo-politologue et analyste en sécurité nationale basé à Islamabad au Pakistan. Il se spécialise dans l’analyse des guerres asymétriques du Moyen-Orient et d’ailleurs. Il est un expert en analyse du néo-colonialisme, du complexe militaro-industriel et de l’impérialisme pétrolier. Il participe activement à la recherche analytique de VT.

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Voici ce qu’écrivait le 1er février 2022, Manlio Dinucci dans “Il Manifesto” à propos de la CIA et de Blackwater/Academi en Ukraine, 3 semaines donc AVANT l’opération militaire russe commencée le 24 février :

Blackwater est dans le Donbass avec le bataillon Azov

L’entretien téléphonique entre le président Biden et le président ukrainien Zelensky « ne s’est pas bien passé », titre CNN : alors que « Biden a prévenu que l’invasion russe est pratiquement sûre en février, quand le terrain gelé rend possible le passage des chars d’assaut », Zelensky « a demandé à Biden de baisser le ton, soutenant que la menace russe est encore ambigüe ». Pendant que le président ukrainien lui-même prend une attitude plus prudente, les forces armées ukrainiennes s’amassent dans le Donbass au bord de l’aire de Donetsk et de Lugansk habitée par des populations russes. Selon des informations provenant de la Mission de surveillance spéciale de l’OSCE en Ukraine, occultées par nos médias mainstream qui ne parlent que du déploiement russe, il y a là des unités de l’Armée et de la Garde nationale ukrainiennes d’environ 150 000 soldats. Ils sont armés et entraînés, donc de fait commandés, par des conseillers militaires et instructeurs des USA et de l’Otan.

De 1991 à 2014, selon le Service de recherche du Congrès US, les États-Unis ont fourni à l’Ukraine une assistance militaire de 4 milliards de dollars, auxquels se sont ajoutés plus de 2,5 milliards après 2014, et plus d’un milliard fourni par le Fonds fiduciaire de l’Otan auquel participe aussi l’Italie. Cela n’est qu’une partie des investissements militaires faits par les plus grandes puissances de l’Otan en Ukraine. La Grande-Bretagne, par exemple, a conclu avec Kiev divers accords militaires, investissant notamment 1,7 milliards de livres sterling dans la potentialisation des capacités navales de l’Ukraine : ce programme prévoit l’armement de navires ukrainiens avec des missiles britanniques, la production conjointe de 8 unités lance-missiles rapides, la construction de bases navales sur la Mer Noire et aussi sur la Mer d’Azov entre l’Ukraine et la Russie. Dans ce cadre, la dépense militaire ukrainienne, qui en 2014 équivalait à 3 % du PIB est passée à 6 % en 2022, correspondant à plus de 11 milliards de dollars.

Aux investissements militaires du bloc USA-Otan en Ukraine s’ajoute celui de 10 milliards de dollars prévu par le plan qu’est en train de réaliser Erik Prince, fondateur de la compagnie militaire privée états-unienne Blackwater —à présent rebaptisée Academi— qui a fourni des mercenaires à la CIA, au Pentagone et au département d’État pour des opérations secrètes (dont des tortures et des assassinats), en gagnant des milliards de dollars. Le plan d’Erik Prince, révélé par une enquête de la revue Time [1], consiste à créer en Ukraine une armée privée à travers un partenariat entre la compagnie Lancaster 6, par laquelle Prince a fourni des mercenaires au Moyen-Orient et en Afrique, et le principal bureau de renseignements ukrainien contrôlé par la CIA. On ne sait pas, évidemment, quelles seraient les missions de l’armée privée créée en Ukraine par le fondateur de Blackwater, sûrement avec des financements de la CIA. On peut en tous cas prévoir que, depuis la base en Ukraine, il conduirait des opérations secrètes en Europe, en Russie et dans d’autres régions.

Sur un tel fond se trouve particulièrement alarmante la dénonciation, par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, indiquant que dans la région de Donetsk se trouvent « des compagnies militaires privées US qui préparent une provocation avec emploi de substances chimiques inconnues ». Ce pourrait être l’étincelle qui provoque la détonation d’une guerre au cœur de l’Europe : une attaque chimique contre des civils ukrainiens dans le Donbass, immédiatement attribuée aux Russes de Donetsk et de Lugansk, qui seraient attaqués par les forces ukrainiennes prépondérantes déjà déployées dans la région, afin d’obliger la Russie à intervenir militairement pour leur défense. En première ligne, prêt à massacrer des Russes du Donbass, il y a le bataillon Azov, promu régiment de forces spéciales, entraîné et armé par les USA et l’Otan, qui s’est distingué par sa férocité dans les attaques contre les populations russes d’Ukraine. L’Azov, qui recrute des néo-nazis de toute l’Europe sous la bannière calquée sur celle des SS Das Reich, est commandé par son fondateur Andrey Biletsky [2], promu colonel. Ce n’est pas qu’une unité militaire, mais un mouvement idéologique et politique, dont Biletsky est le chef charismatique en particulier pour l’organisation de jeunesse qui est éduquée dans la haine des Russes avec son livre Les paroles du Führer blanc.

Source : Réseau Voltaire

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Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord
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= Association de malfaiteurs 

Guerre russo-ukrainienne sur toile de fond OTANesque, le point sur les neo-nazis et les objectifs de l’empire avec Pepe Escobar

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Ukraine_neo-nazis
Ukraine et nazisme… une longue histoire…

A lire et diffuser sans aucune modération (Résistance 71)

Pour que le nazisme soit de nouveau grand ?*

Pepe Escobar

26 mars 2022

Source :
https://www.veteranstoday.com/2022/03/26/escobar-make-nazism-great-again/

(*) NdT : le titre d’Escobar peut surprendre, mais il fait là un jeu de mot, une allusion directe au MAGA de Trump (Make America Great Again), le titre de l’article en anglais est : “Make Nazism Great Again ?” Ce type de phrase punch est souvent difficile à traduire sans perdre l’accroche, car ce sont des phrases faites pour accrocher psychologiquement les masses dans un contexte culturel donné, ici en l’occurence par effet miroir ironique. Nous tenions à faire cette précision car en aucun cas Pepe Escobar fait-il ici une quelconque éloge du nazisme, bien au contraire. Tout le monde ne comprend pas l’ironie ni la sagacité, surtout en ces temps de pensée unique binaire, en 2D, moulée pour une masse rendue ignorante au fil des années de propagande étatico-marchande abrutissante. Lisez plutôt…

La cible suprême est un changement de régime en Russie et l’Ukraine n’est juste qu’un pion sur l’échiquier, pire même, juste de la chair à canon…

Tous les yeux sont sur Marioupol. Plus de 70% des zones résidentielles sont sous contrôle des forces de Donetsk et russes alors que les fusiliers marins russes, le 107eme bataillon de Donetsk et les forces spéciales “Spetsnatz” tchétchènes emmenées par leur chef charismatique Adam Delimkhanov, sont entrés dans l’usine Azovstal, le QG du bataillon néo-nazi Azov.

Un dernier ultimatum fut lancé au bataillon Azov : rendez-vous avant minuit ou prenez un aller simple pour l’enfer dans le style pas de prisonniers.

Ceci implique un grand changement sur le champ de bataille ukrainien : Marioupol est sur le point d’être dé-nazifiée avec leur contingent Azov longuement retranché dans la ville et prenant les civils comme otages et boucliers humains et qui était leur force combattante la plus endurcie.

Dans le même temps, des échos de l’empire du mensonge ont vendu la mèche. Il n’y a aucun plan, aucune intention à Washington pour faciliter un processus de paix en Ukraine, ce qui explique les tactiques incessantes du comédien Zelensky pour faire caler un tel processus. La cible principale est un changement de régime en Russie et pour ce faire, une Totalen Krieg contre la Russie et tout ce qui est russe est autorisé. L’Ukraine n’est juste qu’un pion dans ce jeu, pire même, de la chair à canon.

Ceci veut aussi dire que les 14 000 morts du Donbas ces 8 dernières années doivent être directement attribuées aux Exceptionnalistes de l’empire. Quant aux neo-nazis ukrainiens de toute tendance, ils sont tout aussi denrée périssable que les “rebelles modérés” de Syrie, qu’ils soient liés à Al Qaïda ou Daesh. Ceux qui éventuellement survivront pourront toujours rejoindre l’entreprise neo-nazie Inc. sponsorisée par la CIA, seconde mouture de la Jihad Inc. des années 1980 en Afghanistan. Ils seront proprement “Kalibrés”.

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Un bref résumé sur les neo-nazis

Seuls maintenant les zombies au sein de l’OTANistan, et ils sont légions, ne savent rien de Maïdan 2014. Pourtant peu de monde sait que ce fut le ministre de l’intérieur ukrainien d’alors Arsen Avakov, un ancien gouverneur de Kharkov, qui donna le feu vert pour qu’un groupement paramilitaire de 12 000 membres se matérialise depuis la Secte 82 des supporteurs hooligans du club de football du Dynamo de Kiev. Ceci fut la naissance du bataillon Azov, en mai 2014, mené par Andryi Biletsky, alias “le Führer blanc” et ex-leader du gang neo-nazi ukrainien des Patriotes d’Ukraine.

Ensemble avec l’agent des services “Stay Behind” (Gladio) de l’OTAN Dmitro Yarosh, Biletsky fonda le parti politique du Pravy Sector ou “Secteur Droit”, financé par le parrain de la mafia ukrainienne et milliardaire oligarque juif Ihor Kolomoïsky (plus tard aussi le bienfaiteur de la meta-conversion d’un Zelensky de piètre comédien à président médiocre).

Le parti du Pravy Sektor était un parti anti-UE enragé, allez dire ça à Ursula von der Lugen et politiquement obsédé à lier l’Europe centrale et les états baltes en une nouvelle coalition Intermarium. De manière cruciale, le Pravy Sektor et autres gangs nazis furent soigneusement entraînés par des instructeurs de l’OTAN.

Biletsky et Yarosh sont bien entendu des disciples du notoire collabo nazi de l’ère de la seconde guerre mondiale, Stepan Bandera, pour qui les Ukrainiens purs sont proto-germaniques ou scandinaves et les Slaves sont des “Untermenschen”, des sous-hommes. Azov a fini par absorber pratiquement tous les groupes neo-nazis d’Ukraine et ils furent envoyés pour combattre dans le Donbass, faisant avec leurs acolytes, plus d’argent que les soldats de l’armée régulière ukrainienne. Biletsky et un autre leader neo-nazi,  Oleh Petrenko, furent élus à la Rada (parlement ukrainien). Le Führer blanc resta seul tandis que Petrenko décida de soutenir le président d’alors Porochenko. Rapidement, le bataillon Azov fut intégré comme “régiment Azov” dans la garde nationale ukrainienne.

Ils partirent dans une frénésie de recrutement de mercenaires, avec des gens venant d’Europe occidentale, de Scandinavie et même d’Amérique du Sud.

Ceci était totalement interdit par les accords de Minsk garantis par la France et l’Allemagne (maintenant de facto défunts). Azov mit en place des camps d’entrainement pour adolescents et arrivèrent bientôt à 10 000 membres. Erik “Blackwater” Prince, en 2020, signa un contrat avec le gouvernement ukrainien et l’armée, qui permettrait à son entreprise qui a changé de nom en “Academi”, de superviser Azov.

Ce ne fut personne d’autre que la sinistre distributrice de beignets de Maïdan, Vicky “Enculons l’UE” Nuland, qui suggéra à Zelensky, tous deux soit dit au passage, juifs ukrainiens, de nommer l’auto-reconnu nazi Yarosh comme conseiller au chef des armées ukrainiennes, le général Valerii Zalouzhnyi. La cible : organiser un Blitzkrieg sur le Donbass et la Crimée, la même Blitzkrieg que le SVR, le service de renseignement extérieur russe, a conclu serait lancée le 22 février 2022, ce qui accéléra le processus de lancement de l’Opération Z par les forces russes.

Tout ce qui est mentionné ci-dessus n’est qu’un bref résumé et montre qu’en Ukraine, il n’y a absolument aucune différence entre les neo-nazis blancs et les basanés d’AQ et de Daesh/EIIL, de la même manière que les neo-nazis sont justes aussi “chrétiens” que les djihadistes “takfiris, salafistes” sont “musulmans”.

Quand Poutine a dénoncé une clique de neo-nazis à Kiev, le comédien Zelensky a répliqué que c’était impossible parce qu’il était juif. Ceci est un non sens total. Zelensky et son patron Kolomoïsky, en tous points pratiques, sont des nazis-sionistes.

Alors même que des branches du gouvernement des Etats-Unis admettaient que des neo-nazis étaient incrustés dans l’appareil d’état de Kiev, la machine exceptionaliste a simplement fait disparaître du radar médiatique les bombardements à l’artillerie lourde pendant 8 ans du Donbass. Ces milliers de victimes civiles n’ont jamais existé. Les medias de masse américains ont même osé leur soutien et des reportages biaisés sur les neo-nazis d’Azov et de Aïdar. Alors un narratif neo-orwellien fut gravé dans la pierre : Il n’y a pas de nazis en Ukraine. La succursale de la CIA, la NED, a même commencé à effacer les archives au sujet de l’entrainement de membres du bataillon Aïdar. Récemment, une chaîne d’information des plus médiocres a fait la promotion ouverte d’une vidéo d’un commandant armé d’Azov entrainé par l’OTAN, vue complète avec toute son iconographie nazie.

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Ah la belle famille !…

Pourquoi est-ce que la “dénazification” a un sens

L’idéologie du Banderastan remonte lorsque cette partie de l’Ukraine était en fait contrôlée par l’empire austro-hongrois, l’empire russe et la Pologne. Stepan Bandera est né en Autriche-Hongrie en 1909, près d’Ivano-Frankovsk, ce qui était alors le royaume autonome de Galicie.

La première guerre mondiale a démantelé les empires européens en de plus petites entités fréquemment non-viables. En Ukraine occidentale, une intersection impériale, ceci mena inévitablement à une prolifération d’idéologies extrêmement intolérantes.

Les idéologues du Banderastan profitèrent de l’arrivée des nazis en 1941 pour essayer de proclamer un territoire indépendant. Mais Berlin non seulement bloqua le projet, mais envoya bon nombre des supporteurs dans les camps de concentration. Mais en 1944, les nazis changèrent de tactique : ils libérèrent le Banderastan et manipulèrent les membres dans une haine anti-russe, créant ainsi une force déstabilisante au sein de l’Ukraine membre de l’URSS.

Ainsi le nazisme n’est pas exactement la même chose que les fanatiques du Banderastan : ce sont en fait des idéologies concurrentes. Ce qu’il s’est passé depuis Maïdan est que la CIA a gardé un œil d’aigle sur l’incitation à la haine du Russe par n’importe quel groupe qu’elle pourrait instrumentaliser. L’Ukraine n’est pas un cas de “nationalisme blanc” pour le dire gentiment, mais de nationalisme ukrainien anti-russe, et dans la pratique, manifesté par toutes sortes de saluts nazis et de symboles nazis. Donc, quand Poutine et le leadership russe se réfèrent au nazisme ukrainien, ils n’ont pas raison à 100% conceptuellement, mais cela touche une corde sensible chez tous les Russes.

Les Russes rejettent et détestent viscéralement le nazisme (NdT : 27 millions de mort entre 1941 et 1945, ça cause quand même non ?… Si vous voulez avoir un aperçu de ce que fut la guerre à l’Est et comment se comportèrent les nazis en terres slaves, regardez cet époustouflant film biélorusse de guerre qui en dit suffisamment long : “Come and See” / “Viens et regarde”  d’Elim Klimov, 1985. La guerre dans toute son horreur non hollywoodienne, un film qui vous marquera à vie…), considérant que virtuellement chaque famille russe a eu au moins un des ses anciens tué lors de la Grande Guerre Patriotique. De la perspective de la psychologie de temps de guerre, cela a du sens de parler “d’ukro-nazisme” ou, plus directement, d’une campagne de “dénazification” de l’Ukraine.

A quel point les anglo-saxons aimèrent les nazis

Le gouvernement américain se faisant pom-pom girl des neo-nazis d’Ukraine ne serait être une nouveauté considérant comment il a soutenu Hitler avec l’Angleterre en 1933 pour des raisons d’équilibre des pouvoirs. (NdT: et aussi  les porte-feuilles de la haute finance et des industriels en plus du fait que ces mêmes personnes étaient eugénistes, suprémacistes et financèrent aussi les efforts eugénistes allemands du Kaiser Wilhem Institute… cf les recherches de l’historien Anthony C. Sutton sur le sujet) En 1933, Roosevelt prêta à Hitler 1 milliard de dollars or tandis que l’Angleterre lui prêta 2 milliards de dollars or. Pour avoir cette somme en monnaie de singe courante, multipliez par 200. Les Anglo-américains voulaient construire l’Allemagne comme un rempart contre la Russie. En 1941, Roosevelt écrivit à Hitler que s’il envahissait la Russie, les Etats-Unis se rangeraient du côté de la Russie et dans le même temps écrivit à Staline pour lui dire que si la Russie envahissait l’Allemagne les Etats-Unis se tiendraient aux côtés des Allemands. Belle impression d’équilibre des pouvoirs.

Les Britanniques étaient très préoccupés de la montée en puissance de la Russie sous Staline tout en observant que l’Allemagne était à genoux avec 50% de chômage en 1933, si on comptait les Allemands itinérants non-enregistrés.

Même Lloyd George avait eu des doutes sur le traité de Versailles qui affaiblissait grandement l’Allemagne après sa défaite de la premiere guerre mondiale. Le but de cette guerre, du point de vue de Lloyd George, était de détruire ensemble l’Allemagne et la Russie. L’Allemagne menaçait la puissance britannique avec son Kaiser voulant construire une flotte rivale sur les océans tandis que le tsar de Russie était trop proche de l’Inde pour que l’empire britannique se sente détendu. Pour un moment Britannia gagna et continua de dominer les vagues.

Puis, construire l’Allemagne pour combattre la Russie devint une priorité avec celle de réécrire l’histoire. La réunification austro-allemande (Anschluss) et le contrôle des Sudètes par l’Allemagne par exemple furent tout à fait approuvés par l’Angleterre.

Mais vint le problème de la Pologne. Quand l’Allemagne envahit la Pologne, la France et la Grande-Bretagne restèrent sur la touche. Ceci plaça l’Allemagne à la frontière russe et divisa la Pologne. C’était exactement ce que la France et l’Angleterre voulaient. La GB et la France avaient promis à la Pologne qu’ils envahiraient l’Allemagne depuis l’Ouest alors que la Pologne la combattait à l’Est

En fin de compte, les Polonais furent trahis. Churchill félicitant même l’Allemagne d’avoir envahi la Pologne. Hitler fut averti par le renseignement britannique que l’Angleterre et la France n’envahiraient pas la Pologne en tant que partie de leur plan pour une guerre germano-russe. Hitler fut soutenu financièrement par les services britanniques depuis les années 1920 après ses mots très favorables à l’Angleterre dans son ouvrage “Mein Kampf”. Les services britanniques encouragèrent de facto Hitler à envahir la Russie.

Avance rapide jusqu’en 2022 et nous y revoilà, nouvelle farce, avec les Anglo-américains “encourageant” l’Allemagne sous un très faible Scholz de se réarmer avec 100 milliards d’euros (que les Allemands n’ont pas…) et de remettre le couvert pour une thèse revampée d’une force européenne qui plus tard entrerait en guerre avec la Russie.

Allusion à l’hystérie russophobe des médias anglo-américains au sujet d’un partenariat stratégique entre la Russie et la Chine. La peur viscérale mortelle anglo-américaine de Mackinder/Mahan/Spykman/Kissinger/Brzezinski en 1 : La Russie et la Chine en tant que concurrents jumeaux s’emparent de la masse territoriale de l’Eurasie et donc règnent sur le monde avec des Etats-Unis relégués à un statut insulaire inconséquent…

L’Angleterre, la France et plus tard les Américains l’ont empêché lorsque l’Allemagne tenta de faire la même chose, de contrôler l’Eurasie côte à côte avec le Japon, de la Manche au Pacifique. Le jeu a totalement changé depuis.

Donc l’Ukraine, avec ses pathétique gangs de neo-nazis, est juste un pion sacrifiable dans une poussée désespérée de stopper quelque chose qui est au-delà de l’anathème, du point de vue de Washington : une nouvelle route de la soie germano-russo-chinoise totalement pacifique.

La russophobie, qui est massivement implantée dans l’ADN géopolitique occidental, n’est jamais vraiment partie. Entretenue par les Britanniques depuis la Grande Catherine, puis avec le Grand Jeu. Par les Français depuis Napoléon. Par les Allemands, parce que l’Armée Rouge libéra Berlin. Par les Américains parce que Staline leur força la main sur la nouvelle cartographie de l’Europe et encore et toujours avec et depuis la guerre froide.

Nous sommes juste au tout début de la poussée finale de l’empire moribond de tenter d’arrêter le flot de l’histoire. Ils se font dépasser en tout, ils sont déjà battu par la meilleure puissance militaire au monde, et ils seront mis échec et mat. De manière existentielle, ils ne sont en rien équipés pour tuer l’ours et ça leur fait mal. A un niveau cosmique.

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

zelensky
Les nazis sionards sont à Kiev…

Zelenskyetles nazis

Les mensonges de l’empire sur la guerre en Ukraine exposent une terrifiante dérive de la réalité (NEO / VT)

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« L’œil était dans la tombe et regardait Caïn »

Les mensonges sur la guerre en Ukraine expose une terrifiante dérive de la réalité

NEO / VT

30 mars 2022

Source:
https://www.veteranstoday.com/2022/03/30/neo-intel-drop-ukrainian-war-lies-expose-frightening-reality-shift/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

NEO: L’incroyable insanité des médias occidentaux vis à vis de la guerre en Ukraine, ce dès le départ, les insultes, l’utilisation de segments de jeux vidéos pour prouver des atrocités [russes], les plans qui se sont développés durant la guerre contre le terrorisme, ont créé un véritable dérapage, une dérive, qui ne peuvent plus être corrigés.

Aujourd’hui, des dizaines de millions d’Américains et un nombre similaire de personnes des pays de l’OTAN incluant la Turquie et le Canada, savent qu’il n’y a plus aucune limite aux mensonges les plus enfantins et incroyables que leurs gouvernements ont répandus.

Alors la vérité, une terrible vérité commence à prendre pied.

Sans le relatif succès et certainement le debunking de Trump sur les médias américains, cette porte ne pourrait peut-être pas être ouverte.

Les universitaires américains ne peuvent plus dire quand le mensonge a commencé, à quel point est-il ancré, jusqu’où va t’il et dans quelle mesure des “faits” depuis si longtemps acceptés et écrits dans les livres d’histoire pourraient bien être non pas biaisés, mais carrément fabriqués.

Ainsi, sans le savoir, les médias corrompus contrôlés par l’OTAN de 2022 ont commencé à ressembler à ce qui est décrit dans les histoires de science-fiction. Même les armées de “fact checkers” aidés par les va t’en guerre de Google et ses alliés des réseaux sociaux ne sont plus capables de redresser la barre de la fausse réalité.

Les historiens ont questionné depuis longtemps ce qui pouvait bien être derrière la première guerre mondiale. Une nouvelle analyse commence à faire plus que soutenir les hypothèses impliquant des cabales privées, une analyse qui non seulement mène à aujourd’hui, mais peut aussi être tracée en arrière jusqu’au moyen-âge.

Ces cabales sont mentionnées à huis-clos avec régularité mais ceux qui y font référence dans les médias doivent faire face à l’ostracisme organisé, aux campagnes de diffamation et pire. Le cauchemar est celui-ci : les universitaires et érudits ne peuvent plus faire confiance en leur propre travail. Les faits” acceptés ne sont plus fiables. Aucun document ne doit plus inspirer la confiance tout comme aujourd’hui toute photo ou vidéo échappent aussi à toute confiance qui soit.

Aujourd’hui, comme on le voit souvent sur twitter et telegram, même les morts et les estropiés sont faux et ceux qui parlent et disent la vérité sont attaqués en justice pour diffamation et condamnés dans des cours de justice corrompues. Demandez au professeur James Fetzer ou même à ce trublion chien fou des médias alternatifs qu’est Alex Jones d’InfoWars.

Donald Trump a passé toute sa présidence à exposer les médias de masse qui faisaient passer le message des pires mensonges et escroqueries. Puis, dans une certaine mesure, il devint lui-même partie de ce problème, soutenant ces histoires de gaz de combat en Syrie et en ne tenant pas l’Amérique pour responsable des laboratoires biologiques, ne blâmant que la Chine. Pourtant, alors même que Trump devint partie du problème, ce qui suivit laissa les Américains avec si peu de confiance en leurs médias, que lorsque le même jeu fut joué qu’avec Saddam Hussein en 1990 au Koweït [l’affaire du mensonge des couveuses], des dizaines de millions d’Américains ont soutenu la Russie. Bien que les médias de masse se soient alignés sur l’OTAN et le Pentagone et que quiconque fournit une couverture d’évènement équilibrée est diffamé et tourné en dérision, de plus en plus d’agences de presse disent la vérité. Quelle est cette vérité ?

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Les Etats-Unis ont fait un coup d’état en Ukraine en 2014 et y ont mis en place un régime de gangsters nazis. Puis cette nation fut pillée et environ 1 million de jeunes femmes ukrainiennes ont été victimes du trafic d’êtres humains à destination du monde. Puis bien sûr, nous avons les laboratoires biologiques secrets qui furent construits pour tester des échantillons de terre et des maladies de cultures agricoles et qui sont maintenant, d’après le ministère russe de la défense, en train de travailler au développement de nouveaux modèles de moustiques qui pourraient disséminer l’anthrax / maladie du charbon.

D’autres projets sont bien pires.

Pire encore, le président Biden dit maintenant que la Russie planifie d’utiliser des armes chimiques en Ukraine. Cette histoire est devenue un classique, racontée en Syrie à chaque fois que l’Armée Arabe Syrienne (AAS) se rapprochait des terroristes islamistes de Daesh ou d’al Qaïda soutenus par la CIA, deux organisations terroristes toutes deux interdites en Russie, et que soudain des civils se retrouvaient attaqués avec des gaz toxiques sans raison apparente, mais furent-ils vraiment attaqués ?

Les preuves fournies à l’ICC, incluant 38 membres des “casques blancs” et médecins qui traitèrent de fausses victimes sous la menace des armes l’ont autrement prouvé, des trouvailles censurées depuis longtemps par l’OTAN.

Le véritable problème est bien plus profond et, dans une certaine mesure, a aussi un aspect philosophique.

Pour ceux d’entre nous qui ont une expérience militaire ou du renseignement et qui n’ont pas été soudoyés par le complexe militaro-industriel, les évènements récents nous ont bouleversé jusqu’au fond de nous-même. Non, ce n’est pas la question de la guerre nucléaire ou des peuples du Donbass et d’Ukraine qui souffrent vraiment. Il s’agit de quelque chose de bien plus sinistre.

Ce n’est pas exagérer que de dire que des dialogues privés, maintenant continus, entre des professionnels du renseignement, à la fois retraités et en activité au plus haut niveau, s’occupent de cette affaire.

La fin de la seconde guerre mondiale et la mise en place de la guerre froide ont mené à une polarisation bien plus dangereuse qu’une simple rivalité Est / Ouest ou “communisme” contre la soi-disante économie de libre marché.

Une fausse dialectique “gauche contre droite” a été créée, pour briser dans une certaine mesure des alignements basés sur des paradigmes traditionnels de lutte de classe comme stipulé par Marx.

A la fin de la première guerre mondiale, il est devenu clair que les droits de l’être humain du commun, qu’il soit ouvrier d’usine, paysan / ouvrier agricole ou propriétaires de PME, mèneraient si cela était permis, à des gouvernements libres qui éviteraient de nouvelles guerres mondiales et rechercheraient un vaste développement de l’humanité.

Aux Etats-Unis, Les riches éléments des élites de la côte Est et leurs associés banquiers de Londres et de Francfort commencèrent, au XIXème siècle, à saisir de larges portions de terre dans l’Ouest, tout en maintenant un verrouillage sur le gouvernement au travers un contrôle du sénat, de la cour suprême (CSEU) et de l’armée, ce au travers de grandes faiblesses dans les protections constitutionnelles. De nouveaux états furent admis dans l’Union comme le Nevada, le Montana, le Wyoming, l’Arizona, l’Idaho et d’autres n’ayant aucune population, juste du bétail, des voies de chemin de fer les traversant et une concentration de camps remplis des peuples natifs américains.

A partir de ce moment là, le sénat a été contrôlé par ces mêmes familles, celles qui ont aidé à financer la renaissance de l’Allemagne avec Hitler et, lorsque son régime fut écrasé, ramassa ses élites et les amenèrent aux Etats-Unis.

Après la seconde guerre mondiale, des scientifiques nazis et japonais furent amenés aux Etats-Unis, le public sait cela (NdT : Operation Paperclip du Pentagone et de l’OSS). Ce qu’on n’a pas dit au public en revanche, c’est que quelques 200 000 anciens nazis furent également importés en Amérique, pas des scientifiques, mais des bandits d’Ukraine et des Waffen SS de Hollande, de Norvège, de Latvie, d’Estonie et de Lithuanie.

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Leur nombre aida à construire une nouvelle base pour le régime nazi américain qui avait échoué et que le coup de Wall Street de 1933, appelé aussi “le coup d’état d’affaire” avait échoué à mettre en place lorsque des tentatives d’arrêter et de mettre en prison le président F.D.Roosevelt furent bloquées par le général Smedley Butler.

Dans le même temps, les fondations Rockefeller et Ford (NdT : Henry Ford était notoirement un grand sympathisant nazi et ami de hauts dignitaires du IIIeme Reich, il fut décoré par les nazis de la plus haute distinction civile de l’Allemagne à l’époque…) commencèrent à reformer la réalité américaine. Ils firent réécrire les livres d’histoire, restructurer les universités américaines et le système éducatif et commencèrent à régner sur une presse qui fut autrefois partiellement libre, créant ainsi un niveau de contrôle jamais vu dans l’histoire, se cachant derrière une “peur rouge” et une chasse aux sorcières emmenée par Roy Cohn et le sénateur Joseph McCarthy. Notez bien au passage que très curieusement, ce “Roy Cohn” fut aussi un mentor de… Donald Trump.

Est-ce que les présidents américains se sont défendus ? Un seul le fit : John Fitzgerald Kennedy, qui arrêta l’invasion de Cuba et essaya de démanteler le système de la Réserve Fédérale, depuis lequel l’économie américaine est gérée par des banquiers basés à Francfort et dont les noms sont “classés secrets” par la loi américaine.

Conclusion

Les Américains de toutes tendances politiques en arrivent maintenant à s’unir dans la peur, au-delà même… dans le désespoir. La guerre d’Ukraine a 8 ans déjà et a ses racines profondes dans la seconde guerre mondiale. Rejoindre les nazis contre l’URSS est une chose, mais rejoindre les nazis contre la Russie chrétienne en est une autre.

La motivation derrière tout cela est fondée sur l’exploitation des haines ethniques entretenues par l’OTAN depuis le renversement de régime par l’OTAN en 2014.

Nous l’avons vu avec cette affaire de l’abattage du vol MH17 de Malaysian Airlines. Nous avons vu des preuves complètement ignorées, des supercheries devenir des faits établis et le tout fut “estampillé du sceau du politiquement correct” par un tribunal hollandais puant la partialité à plein nez.

Maintenant nous voyons la Cour Pénale Internationale (ICC/CPI) gérée par l’Amérique qui recherche à impliquer la Russie dans des crimes de guerre. Mais il y a deux décennies, en 2002, les Etats-Unis se retirèrent du Statut de Rome et quittèrent la CPI par peur de se retrouver sur le banc des accusés pour crimes de guerre en Irak, en Afghanistan et ce programme mondial d’enlèvement et de sous-traitance de la torture par la CIA appelé “Rendition Program”.

Tout cela bien sûr, en réponse aux attentats du 11 septembre, sans aucun doute l’évènement au cœur même bien noir du grand mensonge de la machine de l’OTAN, de la même manière que des “conclusions” officielles, sont maintenant acceptées de manière générale comme le plus grand programme de couverture d’un crime que l’histoire ait connu.

Puis en 2020, les Etats-Unis placèrent des juges et des procureurs de la CPI de La Haye sur la liste de sanctions anti-terroristes du ministère de l’économie des Etats-Unis parce qu’ils avaient menacé d’enquêter sur les massacres de masse américains en Afghanistan. Du professeur William Burke-White du Brookings Institute :

Au début de la longue guerre en Afghanistan, des tortures et autres crimes de guerres furent commis par l’armée américaine et la CIA sur la base de Bagram et sa prison et aussi dans ce qui fut appelé “les sites noirs” d’Europe de l’Est. De telles actions, même si elles ne furent pas des standards des Etats-Unis et furent arrêtées par un décret du président Obama en 2009, n’en violent pas moins les principes de base de la loi humanitaire. A ce jour, très peu des acteurs de ces crimes ont été traduits en justice dans le système de cour martiale de l’armée des Etats-Unis. De plus, les enquêtes n’ont pas remonté la voie hiérarchique comme il se devrait pour accuser et responsabiliser les officiers et fonctionnaires responsables ayant ordonné ou autorisé ces tortures et le ciblage des populations civiles en Afghanistan. Ceci va maintenant changer alors que la CPI ouvre une enquête officielle sur les crimes de guerre commis en Afghanistan à la fois par les Talibans et les Etats-Unis.

Un point crucial

Le 5 mars, la Cour d’appel de la CPI a pris une décision importante en renversant une décision préalable de la chambre basse de pré-mise en accusation de la CPI et a autorisé une enquête sur les crimes commis lors de la guerre en Afghanistan, incluant ceux qui pourraient avoir été commis par des citoyens américains. Une enquête va maintenant débuter, qui pourrait bien mener à la mise en accusation de membres des forces armées américaines, des officiers du renseignement et leurs autorités de commandement respectives, pour leur conduite criminelle en Afghanistan il y a plus d’une décennie.

Une telle enquête, bien que judicieuse pour les droits de l’Homme et pour mettre fin à toute impunité, est quelque chose que les Etats-Unis ont tout fait pour éviter de longue date et a été de fait, évité. Mais l’échec des Etats-Unis d’enquêter domestiquement sur ces actes et de punir les responsables, allant de paire avec les attaques au vitriol de l’administration Trump sur la CPI, rend maintenant plus sûr du fait que des Américains pourront y être traduits sur le banc des accusés.

Si les Etats-Unis choisissent de retourner à la CPI pour s’en servir de marteau contre la Russie, ceci marquera la fin de la longue tradition de cette Cour de ne mettre sur le banc des accusés que des personnes de couleur ou des gens ciblés par l’OTAN. Les retombées de la guerre en Ukraine menacent de provoquer un grand réalignement politique au Moyen-Orient fondé sur la peur du rôle émergent de la Turquie.

De la même manière, le but ultime est un monde unipolaire fondé sur la gangstérisme et personne ne peut se permettre cela et le laisser se produire.

Source:  NEO

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Rappelez-vous du vase de… Serbie !

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