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11 septembre 2001 ~ 11 septembre 2022… Démolition contrôlée du WTC et de nos sociétés pour un N.O.M technotronique, Mektoub de Zénon

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2022 by Résistance 71

“Les deux grandes questions incontournables de l’anthropologie politique sont:
1- Qu’est-ce que le pouvoir politique, c’est à dire qu’est-ce que la société ?
2- Comment et pourquoi passe t’on du pouvoir politique non-coercitif au pouvoir politique coercitif, c’est à dire qu’est-ce que l’histoire ?”
~ Pierre Clastres ~

Tout bonheur sur la terre,
Amis, est de la lutte !
Oui, pour devenir amis
Il faut la fumée de la poudre !
Trois fois les amis sont unis :
Frères devant la misère,
Égaux devant l’ennemi,
Libres devant la mort !
(Friedrich Nietzsche)

mektoub

Mektoub

De l’obsessionelle volonté de contrôle au nécessaire lâcher-prise

Le déclin avait commencé sans crier gare par une matinée ensoleillée de septembre 2001. Ivre de son sentiment de toute puissance et d’impunité, faute d’ennemi susceptible de justifier son régime d’exception sur la scène internationale, l’Empire avait perpétré sur son propre sol les attentats que l’on sait, comme un mannequin vieillissant s’automutilant pour toucher la prime d’assurance. Il en résulta deux décennies de représailles aveugles, d’abus de toutes sortes et de renversements de dirigeants non-alignés au projet de dissolution des nations sous la férule d’un ordre mondial hégémonique et unipolaire.

À cette folie guerrière était couplée l’émission illimitée d’argent-dette, censée garantir la fidélité de ses détenteurs aux intérêts impériaux au nom de l’étrange concept du droit extraterritorial. Pour la première fois dans l’Histoire, une monnaie adossée à une simple promesse octroyait à son émetteur le pouvoir de dicter leur politique économique aux autres pays. Il fallait accepter les termes du contrat ou se voir banni des plateformes de transactions internationales. Le Père Ubu attablé seul devant son festin, beuglant des ordres ineptes à des cohortes de serviteurs pour seuls convives, illustrerait assez bien la géopolitique de ce début de vingt-et-unième siècle.

Une certaine fébrilité couvait cependant sous les dehors de ce règne absolu. Les investissements militaires à n’en plus finir avaient une certaine tendance à grossir les portefeuilles des comptes offshore, tandis que les soldats rencontraient sur le terrain toutes les peines du monde à monter la garde autour des drapeaux plantés à la va-vite au cœur de nouveaux déserts radioactifs. Quant à la cohésion sociale des ressortissants de l’Empire, celle-ci était laborieusement entretenue à coups de propagande Hollywoodienne et de bien-pensance, trop grossières toutefois pour que quelques sceptiques n’y soupçonnent pas l’ombre d’une tentation totalitaire.

Les fissures étaient à ce stade insoupçonnables. Les magnats de la Silicon-Valley promettaient un avenir dans lequel les moindres faits et gestes du cheptel humain seraient anticipés, tracés et contrôlés – pour le bonheur du plus grand nombre et l’assouvissement du rêve de quelques-uns. Ces champions de l’ingénierie sociale œuvraient à bannir du vocabulaire et de la pensée de leurs ouailles tout semblant de « haine », toute expression d’opinion à-même de mettre à mal le sacro-saint consensus progressiste, eco-responsable et humanitaire.

Ce concert d’intentions louables ne pouvait soupçonner l’ingratitude d’une frange grandissante de cette population réfractaire et sourde au plus élémentaire bon-sens, ni l’incompréhensible désir de souveraineté de nations ayant pourtant par le passé déjà goûté aux joies du libéralisme. Il fallut intensifier la pression sur les esprits et sur les corps. Remobiliser les troupes autour d’un ennemi pernicieux, invisible et omniprésent, offrant le prétexte au plus formidable déploiement publicitaire et biopolitique de l’histoire Humaine. C’est ainsi que l’opération « covid » fut lancée.

Si spectaculaire que fut son développement, une dissonance ne tarda pas à se faire jour entre le narratif de peur uniformément répercuté sur toutes les ondes, la disproportion des moyens employés pour endiguer l’épidémie et la mortalité réelle du terrible fléau annoncé. Très vite, la mise en œuvre d’un agenda politico-économique, dont le volet sanitaire n’était qu’un prétexte, apparut comme le véritable enjeu de cette « crise ». Il s’agissait en réalité de passer d’un système de prédation basé sur des bulles spéculatives à un mode de gouvernance financière oligarchique entièrement numérique et centralisé : le programme du « grand reset » du forum de Davos. Nous étions conduits vers une démolition contrôlée de nos modes de vie.

Sur ces entrefaites survint cet hiver l’opération militaire russe en Ukraine, visant à mettre un terme à la guerre entamée en 2014, suite au coup d’état du Maïdan, par le gouvernement de Kiev envers les provinces séparatistes du Donbass. Cette année 2014 fut au passage celle au cours de laquelle Christine Lagarde, alors présidente du FMI, prophétisa l’avènement prochain du fameux « reset » économique à l’échelle mondiale. L’intervention russe consistait en priorité à protéger les populations russophones de Lougansk et de Donetsk, mais aussi à stopper les velléités guerrières de l’OTAN à ses frontières. La réponse de l’Occident à cette surprise géopolitique fut un soutien logistique et financier sans faille à sa marionnette ukrainienne, ainsi qu’une pluie de sanctions censées affaiblir l’économie russe et isoler le pays sur la scène internationale.

Comme on le sait, en pratique, ce fut exactement le contraire qui se produisit. Lesdites sanctions conduisirent la Russie à renforcer ses partenariats eurasiatiques, à exiger le paiement en roubles de ses exportations de gaz et de pétrole, à intégrer davantage d’alliés dans la sphère d’influence des BRICS, et à prendre à leur propre piège économique les pays déclarés hostiles, en particulier ceux d’une Union Européenne sacrifiée sur l’autel des desiderata états-uniens. C’est ainsi que la lente euthanasie occidentale entamée depuis l’épisode covid s’est muée en suicide collectif à la vitesse d’une chute libre depuis la falaise de Sénèque.

Tandis que la lumière décline et que le crépuscule tombe autour de lui, l’Occident imprégné de son sentiment d’infaillibilité ignore tous les signaux de sa débâcle prochaine. C’est à peine si l’inflation galopante commence à faire se murmurer quelques doutes sous les chaumières. Est-il possible que nous manquions de chauffage à l’automne ? Que nous soyons bientôt rationnés sur l’essence ou les biens de première nécessité ? Se pourrait-il que tout ce que nous ayons jusque-là connu soit voué à finir ? Que nos dirigeants ne veillent pas tant à nos intérêts qu’aux leurs ? Quelques lézardes commencent à se creuser dans les certitudes de notre inconscient collectif. Les plus avisés osent regarder en face l’obsolescence de notre ancien cadre de référence, mais le gros des troupes contemple encore comme une chimère la sombre silhouette en approche de notre effondrement.

Au contraire des formes brutales de tyrannie, l’accroissement du pouvoir étatico-marchand sur les peuples des nations « démocratiques » a été rendu possible par l’infantilisation croissante des individus, jusqu’à rendre ces derniers dépendants d’une autorité dans les moindres aspects de leur vie quotidienne. On a vu se développer la police, puis la banque, les assurances, la « sécurité sociale » comme d’indéniables progrès, sources de confort et de sécurité, sans voir le vice. Puis la technologie nous a facilité la tâche au point de nous endormir, d’ériger la passivité en vertu et la science en religion. Jusqu’à nous enchaîner littéralement, nous contraindre à l’avilissement de prouver notre humanité à des robots pour jouir de l’accès à des services pour lesquels nous cotisons – et qui en pratique n’existent plus. Tout ceci n’aurait pas été rendu possible sans un long et méthodique travail de domestication des esprits dont il est devenu impératif de nous défaire pour espérer avoir une petite chance de survivre aux temps à venir.

Tout l’art de ce dressage a consisté à développer un mécanisme de conditionnement déguisé en « éducation » et visant à produire des générations de faux adultes. Il suffisait pour cela de faire passer la simple reproduction des modèles établis pour une marque d’intelligence, l’obéissance aveugle à des règles inexpliquées pour de la responsabilité, ou encore l’irrépressible besoin de se conformer à l’opinion majoritaire comme une preuve de bonne intégration à la société. Pour que ce schéma se perpétue sans rencontrer de réelle remise en cause, il était nécessaire de mettre en œuvre un système de récompenses à l’égard des individus les plus disciplinés, ou de punitions contre les empêcheurs de tourner en rond et les créatifs. C’est ainsi que s’est instaurée toute la hiérarchie sociale que nous connaissons, depuis les bancs de l’école jusqu’en entreprise et de l’échelon le plus bas du sous-prolétariat jusqu’aux plus hautes fonctions administratives.

S’ensuit une condition psychologique de dépendance envers l’autorité empêchant, toute leur vie durant, les individus de prendre la mesure de leur propre pouvoir et de choisir la voie, certes périlleuse mais ô combien plus riche, de la liberté. J’entendais au début de l’été deux adolescents discuter sur un banc, et l’un déclarer à l’autre d’un ton résigné : « c’est Parcoursup qui va décider de mon avenir ». Voilà où nous ont conduits plusieurs siècles de renoncement progressif à notre autodétermination. N’est-ce pas d’une tristesse infinie ?

Nous nous trouvons ici, depuis longtemps de manière subreptice et de façon flagrante depuis l’épisode du covid, dans la situation d’enfants confrontés à une autorité maltraitante. Dans la plupart des cas, la conscience des abus commis sera refoulée, l’individualité-même des victimes s’autocensurera face à la violence et la sidération qu’implique un tel constat. D’aucuns iront jusqu’à défendre bec et ongles leurs tortionnaires pour préserver leur statut d’enfants et ne pas avoir à se prendre en charge. Il arrive pourtant au contraire que des jeunes battus ou abusés se rebiffent, et développent une acuité de perception de loin supérieure à celle de la moyenne de leur âge. La violence subie devient alors le terreau fertile à l’indépendance d’esprit, prélude à la révolte, à la libération puis à l’épanouissement dans un nouveau paradigme.

Le problème qui nous occupe est qu’une immense majorité de nos contemporains soit encore persuadée de compter parmi la population adulte. Les principales caractéristiques mentales de ces personnes sont la certitude d’avoir raison en tout, celle de ne pas pouvoir être dupe de quoi ou de qui que ce soit, ainsi qu’un attachement maladif à tout ce qui peut conforter leur système de croyances. De là découle une inexpugnable résistance au moindre changement, nous plaçant tous devant la perspective d’un chaos complet lorsque s’évanouira pour eux la mythologie d’un environnement sain et sécurisé. Aussi devient-il nécessaire de se préparer à accompagner notre entourage – proche ou inconnu, cela revient au même – sur le chemin du deuil de l’ancien monde. Aucune préparation matérielle ni aucun ermitage ne nous permettra de faire l’économie de ce travail. Nous sommes qu’on le veuille ou non dans le même bateau quel que soit notre niveau de conscience.

Il est inutile pour ce faire de discourir ou de nous lancer dans de laborieuses théories. Le lâcher-prise est un savoir-être davantage qu’un quelconque savoir-faire. Il se perçoit dans la gestuelle, dans le rythme du souffle, dans le regard. Il ne se paie pas de mots mais s’offre comme énergie communicative. C’est une roue, un saut périlleux, un mouvement circulaire de jeu avec l’espace et la gravité. Une facétie qui prête à sourire mais offre un parfait exemple de liberté de l’âme. C’est une vibration qui vient remuer le souvenir commun à tous de l’adaptation, de la souplesse, de l’intuition et de la spontanéité de l’enfance. Un trésor dont on fait cadeau au premier venu et qui nous revient sous la forme d’une obole céleste.

L’enjeu de l’époque qui s’ouvre à nous est le souvenir. Non la mémoire d’un évènement qui nous a jadis concerné, mais au contraire les retrouvailles avec le sans-forme, les affinités naturelles de la cour de récréation, l’instinct à l’état pur, antérieur à la pensée. Mais aussi la cessation de tout jugement, de toute référence au cadre connu pour apprécier chaque chose dans toute sa richesse et sa singularité. Ce n’est qu’ainsi que peut naître en chacun de nous le véritable adulte : celui qui ne censure ni ne brime plus, mais prend sa propre enfance par la main pour marcher à ses côtés. La maturité n’est pas une position mais un équilibre. Elle est la découverte de ce que nous avions toujours été sans en avoir conscience, et l’acceptation de chaque dimension de l’être avec sa part d’ombre comme de lumière.

Nous nous apprêtons à quitter les sentiers balisés d’une vie sans heurt ni surprise, sans occasion de nous rencontrer hors des cadres préétablis, sans opportunité de se retrouver réellement face à soi-même. Et ce n’est pas une mauvaise nouvelle. Les projets concoctés par l’oligarchie pour nous imposer une existence uniforme et fade à base de « sobriété heureuse » ne réussiront qu’à détruire les vieilles structures de gouvernance, sans parvenir à générer quoi que ce soit d’autre qu’un ingérable chaos, bien éloigné de leur fantasme de grille de contrôle technologique. Passée l’appréhension de nager pour la première fois sans avoir pied, nous retrouverons la capacité de nous mouvoir librement, sans tuteur ni bouée gonflable. Et chaque instant passé dans les eaux vives nous gratifiera d’une confiance nouvelle en notre capacité d’évoluer dans le grand courant de l’existence.

Ainsi affranchis de toute idée préconçue et de toute emprise, nous constaterons avec joie que l’Univers orchestre chaque chose de façon plus juste et plus harmonieuse que ne l’aurait jamais permis notre pauvre intellect. Les signes se multiplieront à nos yeux. Le sort nous deviendra de plus en plus favorable. Nous comprendrons alors que la véritable liberté ne consiste pas à faire ce qu’on veut ou croit vouloir, mais à décider de notre plein gré de vivre et d’agir selon les lois naturelles. Nous vivrons en accord avec notre plus intime vérité. Définitivement passés de la foi en la prédictibilité du sort aux mains d’un système à la certitude du parfait ordonnancement de la Vie. Notre transmutation mentale aura été accomplie.

Zénon – Juillet 2022

Le texte en format PDF (merci Jo) : Zenon_Mektoub

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Dictature Technotronique

Verite

Retour avec… « Apartheid » de Zénon

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 5 septembre 2022 by Résistance 71

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On ne peut se libérer de sa tristesse que si on aime cette terre d’une passion inébranlable, dit Don Juan. Un guerrier est toujours heureux parce que son amour est inaltérable et que sa bien-aimée, la terre, l’embrasse et lui octroie des cadeaux inestimables. La tristesse n’appartient qu’à ceux qui détestent ce qui les abrite. »
~ Castaneda ~

“Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu.”
~ Bertold Brecht ~

“L’État avec ses frontières et les nations avec leurs conflits sont des substituts pour un esprit non existant du peuple et de la communauté ; l’idée de l’État est une imitation artificielle de l’esprit, une illusion.”
~ Gustav Landauer ~

Apartheid

Une double origine et deux destinées

Au commencement était l’harmonie. L’Humanité originelle vivait en parfaite osmose avec les lois naturelles ; dans un respect teinté de vague superstition envers les règnes du minéral, du végétal et de l’animal dont elle était issue et représentait la somme. Cette espèce se nourrissait des fruits de la chasse, de la pêche et de la cueillette, absorbée par l’instant présent et profondément unie à sa tribu et son territoire… Les sociétés de nos lointains ancêtres existaient ainsi, dans l’innocente inconscience de toute notion de « bien » ou de « mal ».

D’incalculables générations se succédèrent. Jusqu’à ce qu’apparaisse, il y a soixante siècles sur le plateau de Sumer, une créature nouvelle, extérieurement apparentée à l’Humain, mais différente dans sa psyché, sa nature profonde et son rapport à l’environnement. Avec elle se développèrent de façon concomitante les premières cités-états, l’écriture, le système sexagésimal, l’usure, entre autres composantes encore actuelles de ce que nous avons coutume d’appeler « civilisation ». De cette époque nous est également échu un héritage spirituel, depuis l’exode à Babylone du peuple Hébreu et les apports de la mythologie sumérienne au livre de la Genèse.

Poussée par un irrépressible instinct expansionniste, cette seconde humanité a essaimé jusqu’à coloniser peu à peu l’ensemble des peuples du monde. Non qu’elle ait « cru et se soit multipliée », comme indiqué dans l’ancien testament, ni qu’elle se soit développée en parallèle et dans l’ombre de la première, comme le pensent nombre d’individus conscients de cette coexistence. Sa lente et inexorable croissance a plus exactement été le fruit d’une hybridation ; d’une fusion génétique et sociale des deux lignées jusqu’à entremêler leurs composantes au fil de notre évolution. Quoique de proportions variables selon les individus, ces deux ascendances et les tendances qui leur sont liées sont depuis des millénaires inscrites en notre psyché, aussi bien individuelle que collective.

Depuis lors n’a cessé de se dérouler en nous une véritable lutte intestine entre nature et culture… Cette dernière aura de victoire en victoire enferré l’espèce originelle dans la domesticité, les lois, les notions, la morale. Lui aura inculqué l’amour de la forge et l’art de la guerre. Aura expurgé les peuples premiers de la richesse de leur vision, de la simplicité de leurs rêves pour leur substituer des murailles pour horizon et l’obsession de l’or comme pulsation dans les veines. Les cités-états se sont agglomérées en nations puis en empires. Les ruches industrieuses ont poussé comme des chancres en lieu et place des forêts primitives. Et l’intuition ancestrale a lentement cédé le pas au rationalisme sectaire des temps modernes.

La prédation d’abord improvisée, puis de plus en plus structurée par les institutions politiques et religieuses fut le moteur de notre évolution depuis la cité d’Ur jusqu’à nos jours. Les conquérants de contrées entières découvrirent la supériorité de l’impôt sur le bénéfice immédiat du pillage. Et la vassalité s’inscrivit dans les mœurs comme nouvelle conformité sociale… Les rapports de force entre possédants et masses laborieuses ont depuis connu plusieurs formes et divers degrés, sans qu’aucun système de gouvernance ne remette en cause le pouvoir des uns sur les autres. Tous les régimes sans exception auront vu fleurir, sous des dehors plus ou moins raffinés, l’exploitation et l’accaparement des fruits du labeur par une caste de décideurs exemptés des devoirs communs.

Le tabou religieux de l’usure fut progressivement levé en Occident entre la fin du Moyen-Âge et le début de la Renaissance. Alors apparurent de nouvelles puissances d’argent, qui concurrencèrent  bientôt les États dans le processus d’émission monétaire, et commencèrent à s’immiscer dans les décisions publiques. La création de la banque d’Angleterre fut l’évènement-pivot à partir duquel le pouvoir politique fut progressivement transféré des couronnes royales aux places financières, qui devinrent en capacité de subventionner des guerres afin de remodeler à leur guise le paysage géopolitique européen.

Ces mêmes banques ont financé toutes les entreprises coloniales, et participé à l’export à travers le globe d’une conception de la société uniquement basée sur le profit, dans laquelle aussi bien la tête couronnée que le chef de village autochtone deviendraient leurs supplétifs. Des pourvoyeurs de main-d’œuvre corvéable à merci, propre à satisfaire leur insatiable appétit de pouvoir, l’argent leur étant déjà acquis. Nous étions entrés dans l’ère moderne… La grande ambition des puissants n’était plus de posséder le monde ou les hommes, mais de les transformer selon leur bon vouloir ou leur caprice du moment.

L’urbanisation galopante, la division et la spécialisation du travail, la technicité toujours accrue et plus récemment, l’informatisation tous azimuts nous ont conduits à une dépendance quasi-totale vis-à-vis des propriétaires de l’appareil de production. Hier instrument pour façonner les choses, la machine est devenue l’outil servant à remodeler l’homme. Et tandis que la concentration entre quelques mains de toutes les ressources mondiales atteint son comble, les possédants annoncent  l’avènement prochain de la fusion humaine avec leur technologie… Six-mille ans d’évolution nous ont ainsi menés à la plus folle croisée des chemins de notre histoire : nous pouvons poursuivre la fuite en avant débutée alors au cœur du Moyen-Orient, ou nous remémorer nos racines et danser autour des flammes de l’incendie des grands centres-villes.

Sous l’apparente uniformité d’une trajectoire commune, deux archétypes humains ont longtemps cohabité sans parvenir à se dégager l’un de l’autre. D’une part celui resté profondément attaché à sa nature et ses origines, à sa lumière intérieure et sa joie enfantine, et de l’autre celui mécanique et froid comme l’acier dont l’unique obsession est d’« avancer », peu importe où il se trouve ni où il aille. Le temps présent des Révélations voit déjà poindre l’apparition au grand-jour de ces deux souches constitutives, et l’inévitable scission de l’Humanité en deux espèces distinctes à l’avenir : la première, qui cherchera et retrouvera une existence en accord avec les lois universelles, puis la seconde, qui poursuivra sa quête matérialiste jusqu’à la perdition définitive du transhumanisme.

Non seulement l’actualité récente, mais aussi nos choix individuels des deux dernières décennies témoignent en ce sens… La ségrégation des technocrates envers les réfractaires, celle des adeptes du tout vaccinal vis-à-vis des sceptiques. Celle des bellicistes à l’égard des acteurs de paix, et celle des gens formatés contre les esprits libres, sont autant d’indices qu’un indéniable fossé se creuse entre les individus liés par un équilibre organique, et les personnes uniquement absorbées par le désir de se répandre au-delà d’elles-mêmes à travers le regard d’autrui.

Peu de gens sont à ce stade pleinement polarisés sur l’une ou l’autre tendance. De là découlent de nombreux dilemmes et conflits intérieurs ou interpersonnels. Mais la spoliation généralisée dont nous assistons aux prémices à l’aube du « grand reset » commence à faire se distinguer ces deux courants : celui de ceux qui suivront ce penchant pour la prédation réciproque jusqu’à la « guerre de tous contre tous ». Et, à l’autre bout du spectre, celui des êtres que ces circonstances invitent à l’entraide ; œuvrant à l’éclosion de nouveaux modes de partage et d’échanges au sein des réseaux de solidarité qui partout s’organisent. À terme, les ruines de l’ancien monde appartiendront à ses  actionnaires pyromanes, tandis que les générations futures redécouvriront que les terres brûlées sont les plus fertiles.

Ces deux modèles seront alors devenus incompatibles. Les raisons-mêmes de leur imbrication au fil de l’Histoire seront celles de leur schisme définitif… L’une de ces deux espèces courra toujours plus avant vers une chimère d’immortalité qui causera sa perte. L’autre se sait condamnée depuis le premier jour, et l’accepte. Ces attitudes d’esprit détermineront le rapport de force à venir entre l’armée des clones du nouvel ordre mondial et les clans de nouveaux sauvages. La génération des cyborgs s’évanouira dans des poussières de nanoparticules et une Humanité nouvelle apparaîtra, transfigurée par cette expérience d’ingénierie cosmique.

Cette révolution n’impliquera pas pour autant un retour au mode de vie de nos ancêtres. On ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière. Nous serons en revanche devenus capables de faire le tri des technologies qui nous affranchissent de celles qui nous aliènent, et cesserons alors d’en être esclaves. Mais surtout, nous serons sevrés de cette folle et vaine prétention de maîtriser quoi que ce soit de l’avenir. Nous existerons de nouveau pleinement dans l’instant présent ; conscients que rien ne saurait être gravé dans le marbre, comme l’a merveilleusement illustré la destruction des Georgia Guidestones. Face à ce qui arrive, la première des préparations est mentale et consiste à s’ouvrir sans résistance à l’inconnu.

L’enjeu de ce retour aux fondamentaux n’est rien moins que notre survie à brève échéance. Notre évolution nous a menés au pied d’un mur devant lequel il est impossible de faire demi-tour. Nous devons dès à présent, pour espérer pouvoir le franchir, nous connaître sous toutes les coutures et dans toutes nos dimensions. Assumer aussi bien nos zones d’ombres que nos parties lumineuses. La connaissance de soi est la vocation de notre conscience et la raison d’être du libre-arbitre. Une fois dépassée cette épreuve de maturité collective, nous retrouverons enfin l’harmonie ; non celle inconsciente des origines, mais cette fois née d’une union librement consentie avec le grand Tout. Lorsqu’un jour, les générations futures se pencheront sur cette étrange période de notre histoire, elles constateront que cette longue errance n’avait d’autre but que de nous révéler à nous-mêmes et s’extasieront, pleines de joie, devant l’incommensurable intelligence à l’œuvre dans l’Univers.

Zénon – juillet 2022

Le texte en PDF dans une très belle réalisation de Jo :

zenon_Apartheid

R71 ON NE SE SOUMETTRA PAS

Karmapolis (Zénon)

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique with tags , , , , , on 27 mai 2022 by Résistance 71

Merlin1

« Hannal nathrar ouwassbethud doriel diembhe ! »
~ Merlin ~

« Être illuminé, c’est être éveillé, toujours, à la réalité totale dans sa grande différence immanente, en être conscient et pourtant demeurer dans une condition de survie animale, penser et ressentir comme un humain. Notre but est de découvrir que nous avons toujours été là où nous le devions. Malheureusement, nous nous rendons la tache particulièrement difficile… »
~ Aldous Huxley ~

« Le paganisme n’a pas encore inventé de lois, seulement des vertus. Pas de confrérie de prêtres, pas de théologie ou de métaphysique ou de morale, mais un chamanisme universel dans lequel personne n’atteint une véritable humanité sans une vision…
Le sorcier est un simple Réaliste : le monde est réel, mais alors la conscience doit aussi être réelle puisque ses effets sont si tangibles. […]
La sorcellerie ne brise aucune loi de la nature, car il n’y a pas de Loi Naturelle, seulement la spontanéité de natura naturans, le tao. La sorcellerie brise, viole les lois qui cherchent à enchaîner ce flot, les prêtres, les rois, les mystiques, les scientifiques et les marchands gardiens du dogme, tous étiquettent le sorcier d’ennemi, car il menace le pouvoir (fictif) de leur mascarade, de leur mensonge, la force de tension de leur toile illusoire. »
~ Hakim Bey ~

Religion et spiritualité sont deux choses totalement différentes… Sentir le souffle du dragon, l’apprivoiser pour le chevaucher… Quelques éléments de compréhension dans le texte chamanique de Zénon ci-dessous pointant le chemin post étatico-marchand. Sous le texte original, le superbe PDF réalisé par Jo.
~ Résistance 71 ~

Karmapolis

À la mémoire d’Alain Gossens.

« Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n’en rêve votre philosophie. »
Shakespeare – Hamlet

J’aimerais vous parler du jour inévitable où s’effacera la raison. Ce moment de la vie où, devant la disparition de tous nos acquis et présupposés, l’effilochement progressif de l’univers de certitudes dans lequel nous nous sommes laissés enfermer, nous abdiquons enfin toute rationalité pour ouvrir la porte à l’inconnu. Nous observons alors les choses d’un regard neuf. Et pour la première fois depuis le commencement de notre existence : nous voyons.

Nous percevons les êtres non plus seulement sous leur forme physique, mais aussi leurs couleurs et ondulations énergétiques. Nous contemplons le chatoiement particulier de chaque pensée, chaque intention ou désir qui les anime, et découvrons encore, ébahis, la flottaison dans l’atmosphère qui nous environne d’entités tout aussi réelles que nous le sommes, bien que dénuées d’organisme.

Pareille expérience ne relève pas de l’hallucination ni ne résulte d’une quelconque prise de substance, mais peut devenir à chacun le fruit d’un long et patient travail d’activation de nos capacités en sommeil.

De toutes les espèces peuplant notre planète, beaucoup naissent et meurent avant même que nous n’ayons eu l’occasion de les découvrir. Il en va ainsi également de la plupart de ce qui vit hors de notre champ de perception ordinaire. Les instruments de mesure nous permettent d’affirmer l’existence des rayons infrarouges et ultraviolets ou des ultrasons, bien que leurs gammes de fréquences soient étrangères à nos sens. Tout ce qui compose le vide apparent de notre univers n’est que longueurs d’ondes se répercutant à l’infini du plus minuscule atome jusqu’au tourbillon des galaxies.

De même qu’il existe une chaîne alimentaire sur le plan terrestre, nous nourrissons sans cesse de nos émotions et de nos pensées des entités immatérielles apparues sur le plan astral bien avant notre ère, au moment du développement de la conscience individuelle, ou ego. Leur existence nous est intimement liée, car ces êtres, surnommés « prédateurs » par les chamans ou « archontes » par la gnose antique, se sustentent en permanence des énergies que nous consacrons à entretenir l’illusion du « moi », cette paroi auto-réfléchie par le mental et servant de façade entre l’Être véritable et l’Univers avec lequel nous ne sommes qu’un.

Ces créatures se délectent des égrégores religieux, politiques, militaires ou sportifs. Elles s’ingénient à cultiver en nous les instincts les plus grégaires afin de faciliter les récoltes massives d’énergie. Elles nous inculquent un attachement immodéré à tout ce qui peut mener à un sentiment d’appartenance, car c’est ainsi qu’elles entendent nous posséder.

Nos vibrations les plus basses, qu’elles soient de souffrance, de peur, d’envie ou de haine, constituent leurs mets privilégiés. Aussi ces entités nous entretiennent-elles dans la plus douloureuse condition intérieure pour nous soutirer le plus de substance vitale possible. Les expériences traumatiques, qu’elles soient individuelles ou collectives, participent au grand festin, à la grande moisson quotidienne que ces prédateurs ou archontes réalisent. Telle est entre autres la raison des rituels pratiqués par les loges noires des puissants de ce monde : notre sueur, notre sang et nos larmes sont la monnaie d’échange leur offrant un pouvoir presque absolu sur la matière.

Bien que nous soyons les proies de ces créatures, il existe un moyen de nous soustraire à leur emprise. Il s’agit de la connexion à notre double spirituel ; non plus cet écran mental où nous projetons notre représentation des choses, mais l’étincelle de lumière immuable à travers laquelle la perception intuitive nous est révélée. Cette reconnaissance de notre être éternel est réalisable par l’action de la glande pinéale, le sixième chakra représenté par l’Œil d’Horus ou par le Tilak sur le front des Hindous. Elle se produit naturellement à l’instant de notre venue au monde, à chaque fois que nous rêvons ainsi qu’au moment du passage dans l’au-delà.

Il est également possible d’atteindre cet état de conscience en demeurant lucide, au prix d’une pratique assidue et de beaucoup de persévérance. Mais celui-ci se manifeste à tous quoique de manière fugace, par exemple sous forme d’impressions de « déjà-vu », ou par les pressentiments plus ou moins nets d’évènements à venir. Ceux-ci résultent de brèves rencontres entre l’être incarné et son double intemporel, pour qui tout a lieu sur un plan simultané. Le temps, comme l’espace, est relatif à cette dimension. Une illusion basée sur la perception du mouvement dans la matière, et dont la mesure est d’ailleurs donnée par les rotations terrestres. Ce qui explique les talents de divination des maîtres dans l’art de vivre reliés aux plans spirituels.

La première étape de ce processus est de parvenir à faire cesser ce perpétuel monologue intérieur par lequel nous entretenons notre idée de nous-mêmes et du monde. Car celui-ci nous limite aux frontières étroites de nos croyances. Il nous faut atteindre l’intuition à l’état pur, antérieure à toute interprétation de l’intellect. Apprendre à mourir et renaître, puis mourir de nouveau jusqu’à se débarrasser de toute notion et de tout souvenir. Alors s’ouvre à nous la sensation des mondes subtils : ceux que nous percevions enfants, avant que l’éducation et la société nous apprennent à devenir de faux adultes.

Derrière le voile des apparences, nous entrons en interaction avec l’esprit de l’eau et des éléments, captons les énergies des minéraux et des plantes. Nous comprenons le langage des animaux et découvrons la profondeur avec laquelle leur regard nous pénètre. Il nous devient enfin possible de deviner les contours sombres ou lumineux des formes-pensées dispersées au vent par les êtres incarnés ou immatériels.

Exercer cette faculté permet d’apprendre à se mouvoir dans les sphères supérieures, où tout est lié et où n’existe aucune distinction entre « intérieur » et « extérieur ». Ceci offre également l’opportunité de reconnaître l’origine des influences, la nature et la puissance des courants, le potentiel absolument sans limite des intentions télépathiques ou encore les répercussions sur la matière de chacune de nos pensées… L’expérience implique une responsabilité toujours plus grande à mesure que s’élargit l’horizon de notre conscience.

Cette pratique confère encore une plus grande aptitude à différencier nos propres élans de ceux qui nous sont communiqués à notre insu. À reconnaître en nous-mêmes l’œuvre des prédateurs et à la chasser hors du champ de notre volonté. Cet effort est nécessaire à la préservation de notre énergie vitale sur le plan physique, mais davantage encore pour éviter le danger de se laisser envahir et littéralement absorber par des forces maléfiques au niveau psychique.

Faire au cours de l’incarnation l’expérience de la mort à soi-même est la pierre angulaire de la délivrance. L’on cesse alors de s’identifier à l’ego pour vivre pleinement dans l’être. On se déleste de tout attachement, de toute passion ou vanité. On respire tranquillement l’éternité chaque seconde. On devine la permanence dans l’éphémère. Et l’on sanctifie de tout notre amour les indénombrables merveilles de la création. Enfin, surmonter la mère de toutes les peurs nous rend inaccessibles à toutes les menaces, à tous les chantages, au chant de toutes les sirènes vendeuses d’espoir et permet de devenir véritablement libres et souverains.

À l’heure où de plus en plus de personnes alimentent l’égrégore d’une guerre mondiale, il devient plus important que jamais de considérer que du point de vue spirituel, celle-ci a commencé depuis l’aube des temps, et que notre époque est sur le point d’en connaître le dénouement : soit qu’elle aboutisse à notre disparition pure et simple, soit qu’elle voie s’accomplir notre émancipation réelle et définitive.

Rien ne se manifeste dans la matière qui n’ait été auparavant acté sur le plan psychique. Nous en faisons tous au quotidien l’expérience individuelle. Il en va rigoureusement de même au niveau collectif. Quoiqu’il advienne : ne laissons rien ni personne nous aliéner l’extraordinaire pouvoir créateur de notre esprit.

Notre espèce est à la croisée des chemins de son histoire. Nous ne survivrons guère plus longtemps au matérialisme des siècles écoulés. Car nous sommes infiniment plus que la simple enveloppe à laquelle notre intellect et la science nous ont limités. Nous sommes à la fois enfants de la glaise et poussières d’étoiles. Une vibration nouvelle est à l’œuvre et nous invite à redécouvrir notre vraie nature sous les oripeaux de nos identités. Prêtons attention à ce murmure qui nous traverse, et nous fera demain nous joindre à l’éternelle symphonie des univers. Toutes nos croyances nous apparaîtront comme fétus de paille. Nous nous retrouverons dans la nudité des premiers jours, sortis une fois pour toutes de la caverne pour enfin vivre en pleine lumière.

Zénon – mai 2022

Le texte en PDF :

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Crash-test ou le saut périlleux de l’humanité dans l’abîme (Zénon)

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , on 30 avril 2022 by Résistance 71

“La plupart des hommes, partout, s’accordent pour vouloir mettre fin à la guerre, à l’impérialisme, au racisme, à la pauvreté, à la maladie et à la tyrannie. Ce sur quoi ils ne sont pas d’accord c’est sur le fait de savoir si ces attentes peuvent être remplies au sein des vieux cadres du nationalisme, du gouvernement représentatif et du système du profit.”
~ Howard Zinn ~

“Oui, le Stalker est un prophète qui pense que l’humanité périra faute de vie spirituelle. En fait, toute l’histoire est au sujet de la crise d’un des tous derniers idéalistes au monde.”
~ Andreï Tarkovski dans un entretien sur son film “Stalker”, 1979~

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Crash-Test

Ou le saut périlleux de l’humanité dans l’abîme

« Le Tout est Esprit. L’Univers est mental. »
Le Kybalion

Il y a plus de cinq cent ans que l’Occident, mû par une aveugle foi en lui-même, exporte son intellectualisme à tout crin au reste du Monde sous couvert de mission civilisatrice. Cinq cent ans de domination sans partage, de conquêtes, et de conversion forcée à une vision purement mécaniste de l’être Humain et de l’existence. Et voici qu’arrivé au faîte de sa gloire, cet empire s’empêtre dans ses contradictions et menace comme un enfant capricieux de casser son jouet s’il l’on cesse de lui obéir. À tel point qu’il semblerait que tout raisonnement poussé à son extrême aboutisse à sa propre négation.

Les colères et frustrations accumulées durant deux années de covidisme sont à présent tournées contre le bouc-émissaire russe. Avez-vous savouré le déshonneur ? Vous allez adorer la guerre. Non celle qu’ont connue nos anciens ; vraie question de vie ou de mort entre les nations. Mais celle d’un genre nouveau où les patries n’ont plus la moindre voix au chapitre, et où le narratif médiatique l’emporte sur la réalité du terrain. Un conflit tel que l’avait envisagé Orwell, dont l’enjeu ne réside pas dans d’hypothétiques victoires sur l’ennemi, mais dans le surcroît de cohésion interne obtenu au sein du cheptel de chaque partie.

Dans un cas comme dans l’autre, nos émotions nous empêchent de sentir ce qui se trame sur les plans subtils. L’incessant matraquage des médias vise à générer puis à entretenir de puissants égrégores ; ces formes-pensées collectives connues et manipulées depuis la nuit des temps par les occultistes. Leur usage consiste à canaliser l’énergie mentale des individus et à l’orienter dans un sens et un objectif précis, que ce soit par l’intermédiaire d’une religion, d’un syndicat ou d’un parti politique. Peu importe la structure sociale où se forme le phénomène. Seule compte l’alimentation psychique avec laquelle les foules acceptent de le nourrir.

Si le concept vous est difficile à appréhender, considérez comme point de départ de cette réflexion que les pensées sont vivantes, qu’elles constituent une émanation immatérielle du même principe de Vie que tout ce que vous pouvez voir, entendre ou sentir.

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Il fut un temps, il y a des éons de cela, où la volonté seule de quelques personnes suffisait à engendrer des égrégores assez puissants pour se perpétuer durant des siècles… C’était l’époque de la tradition orale et des mythologies antiques. Ces êtres hors-normes étaient capables par le simple rayonnement, la puissance évocatrice de leur pensée, d’influer sur la perception de leur environnement par leurs contemporains. Et, ce faisant, de façonner à leur gré la « réalité », c’est-à-dire le consensus autour des subjectivités communément admises par le collectif. Telle est l’essence-même de ce que l’on avait coutume d’appeler « sorcellerie ».

Cette aptitude s’est cependant émoussée au fil des époques, à mesure que notre espèce progressait toujours plus avant dans la voie du matérialisme. Ce processus n’est pas le fruit d’une action délibérée d’individus envers d’autres, mais une conséquence logique à notre évolution et notre cheminement collectifs.

L’incarnation implique un mouvement descendant de l’être depuis la sphère de l’Esprit jusque sur le plan physique. Ce voyage entre les dimensions n’est pas instantané, comme la médecine moderne tend à le laisser croire. Il est graduel de la conception à la puberté. Le nouveau-né ne perçoit d’abord que des couleurs, puis des formes vagues, avant que sa vue s’accoutume à cette dimension et lui permette de distinguer les contours précis de ce qui l’entoure.

Ainsi en est-il allé de notre développement sur cette planète. L’Homme s’est approprié la pierre, la terre, les végétaux, le bétail, le métal. Jusqu’à prendre possession et s’aliéner de lui-même. Le point fondamental qui doit ici nous intéresser est que par un effet de vases communicants, plus nous abandonnions nos facultés naturelles pour leur substituer des béquilles extérieures, plus nous laissions s’affaiblir ces capacités au profit d’une fuite en avant technologique.

L’écriture par exemple marque pour les historiens le point de départ de la civilisation. La question n’est nullement de discuter ce point. Mais peu de personnes s’interrogent sur le fait que son apparition est concomitante avec le début du déclin de notre mémoire. Idem pour ce qui concerne les moyens de locomotion : s’ils nous ont permis de couvrir plus de distance en toujours moins de temps, ils nous ont par la même occasion peu à peu privés de la force nécessaire à parcourir à pieds des kilomètres chaque jour. Plus récemment, le GPS a supplanté chez ses utilisateurs le sens inné de l’orientation. La télévision a depuis longtemps annihilé la présence à l’autre, et le smartphone la présence à soi. Et ce ne sont là que quelques exemples : la liste serait trop longue.

Si la perspective d’une telle régression de si longue date vous semble inacceptable, qu’il vous suffise de considérer l’évolution de nos créations littéraires, picturales, musicales ou architecturales au cours des derniers siècles, et la vision de cette déliquescence vous apparaîtra de façon flagrante.

Cette tendance commune à l’être Humain concerne autant les profanes que les « initiés ». Le rite écossais ancien et accepté a remplacé l’alchimie opérative par son concept. Au fil de l’intellectualisation des savoirs ancestraux, la gnose a progressivement perdu de son pouvoir jusqu’à recourir à des artifices de plus en plus grossiers pour faire perdurer son emprise sur les populations.

L’apparition de ces instruments de programmation que sont la télévision et internet. Les organismes génétiquement modifiés. Les poisons répandus dans l’eau, la nourriture, et dans l’air par épandages aériens. Nanotechnologies et métaux conducteurs introduits à l’intérieur des corps par injections successives. Aussi horrible que cela soit, il était dans l’ordre des choses que cela se produise… Le transhumanisme est l’aboutissement de ce mouvement de fond vieux de plusieurs millénaires auquel nous ne saurions échapper. Il représente le point abyssal de notre chute dans la matière, dernière étape avant le grand mouvement de retour à la spiritualisation de la chair.

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Les signes annonciateurs de ce basculement s’accumulent à l’horizon. La raréfaction des ressources, accentuée par les conflits alimentés à travers le monde par les globalistes, rendra impossible le déploiement de leur projet de grille de contrôle numérique. Tout au plus parviendront-ils à maintenir captifs une poignée de leurs serviteurs les plus zélés à travers le globe. L’extraordinaire vulnérabilité de ce dispositif à la moindre perturbation électromagnétique le rendra en outre inopérant à plus ou moins brève échéance.

Ils ne peuvent par ailleurs et ne pourront jamais contrôler notre conscience que dans la mesure où nous continuerons de leur accorder notre attention. Un simple décalage, une légère impulsion de l’Esprit et voilà leur domination aussitôt évanouie.

Enfin, le point le plus important est que cet effet de vases communicants du temporel au spirituel fonctionne dans les deux sens. De la même manière qu’un aveugle développera une ouïe plus fine ou un toucher plus sensible, les attaques dont nous faisons l’objet sur le plan physique feront progressivement s’élargir nos possibilités d’action dans le champ sans limite des dimensions supérieures.

Simple fantasme, rétorqueront les sceptiques. N’avons-nous pas cependant, depuis deux ans que l’on cherche à nous couper les uns des autres, fait l’expérience de rencontres les plus inattendues et d’échanges plus riches ? Ne percevons-nous pas les synchronicités se multiplier autour de nous ? La confusion sciemment entretenue dans nos intellects n’a-t-elle pas eu pour formidable effet de dépoussiérer notre intuition ?

Des tréfonds-mêmes de cette folie autodestructrice est en train de monter quelque chose de nouveau : l’aube d’un rapport à la Vie dont nous n’avons encore que le pressentiment, qu’une idée lointaine, imprécise. Ce qui adviendra dans le dépouillement de nos vieilles lubies, de nos habitudes et nos fanatismes, sera le sentiment de l’unité avec l’intelligence et l’harmonie universelles. L’humble respect et la gratitude devant le perpétuel don à l’œuvre dans la Nature.

Un jour, lorsque les ressacs du temps auront balayé l’écume de cette contre-civilisation finissante, nous apparaîtront comme de radieuses évidences aussi bien le sens de notre présence ici-bas que la tâche qui nous incombe : celle de révéler la présence de l’Esprit en chaque atome de la matière et d’en élever la conscience jusqu’au ciel… À terme, tout ce qui n’aura pas été sublimé tombera en poussière. Mais les survivants de notre espèce à cette fin de cycle auront enfin atteint le stade de la maturité collective.

Encore nous faudra-t-il, avant que ceci n’advienne, descendre au fond de l’abîme jusqu’à nous défaire de toute identification à notre individualité charnelle. Tel est le seul chemin pour s’éveiller aux plans supérieurs, où n’existe plus de distinction entre « soi-même » et « l’extérieur ». L’aboutissement du voyage est de revenir faire corps avec le grand Tout après avoir fait l’expérience de la dualité et du libre-arbitre. L’heure n’est pas à s’effrayer ni à désespérer de l’actuelle tournure des évènements. Mais au contraire à se préparer à connaître l’épiphanie qui n’attend que nous de l’autre côté du miroir.

Zénon – avril 2022

Le texte dans un superbe PDF de Jo:
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“Le temps d’une vie est une occasion donnée à l’homme pour prendre conscience de lui-même et de son aspiration à la vérité en tant qu’être moral. Une vie alors est comme un délai au cours duquel l’homme peut, et à le devoir, de mettre son esprit en accord avec la compréhension qu’il a du but de l’existence humaine. Ce cadre étroit ne fait qu’accentuer sa responsabilité devant lui-même et devant les autres. Ainsi la conscience humaine est tributaire du temps. Elle n’existe qu’à travers lui.”
~ Andreï Tarkovski, “Le temps scellé”, 1989”

“L’universitaire peut jurer de sa neutralité dans son travail, mais qu’il soit physicien historien ou archiviste, son travail tendra en théorie, à maintenir l’ordre social en perpétuant ses valeurs, en légitimant ses priorités, en justifiant ses guerres, en perpétuant ses préjudices, en contribuant à sa xénophobie et en excusant son ordre de classe. Ainsi, Aristote, derrière cet énorme corpuscule de sagesse philosophique, justifie l’esclavage et Platon, sous cette stupéfiante série de dialogues, justifie l’obéissance à l’État et Machiavel, respecté comme un des plus grands intellectuels de l’histoire, insiste sur le fait que nous nous concentrions plus sur les moyens que les fins.”
~ Howard Zinn, 2001 ~

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De l’hystérie à la sérénité… Independenza (Zénon)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 17 janvier 2022 by Résistance 71

Excellent texte analytique et synthétique que nous a transmis Zénon et auquel nous adhérons totalement. A lire, méditer et diffuser sans aucune modération…
~ Résistance 71 ~

Revenir à son origine s’appelle être en repos
Être en repos s’appelle revenir à la vie
Revenir à la vie s’appelle être constant
Savoir être constant s’appelle être éclairé
~ Lao Tseu, Tao Te King, XVI ~

La voie doit nécessairement être trouvée qui mènera les hommes les uns vers les autres. Tel est le devoir sacré de l’humanité devant son propre avenir, tel est aussi le devoir de chaque individu.
… Je n’ai cessé d’être préoccupé par l’idée de l’équilibre, du don de soi, du sacrifice, par le yin et le yang de l’amour et de l’individu.
~ Andreï Tarkovski, “Le temps scellé” ~

Pas besoin d’une date : j’étais, je suis, je serai,
La vie est une merveille des merveilles et pour m’émerveiller
Je me dédie, à genoux, comme un orphelin,
Seul, parmi les miroirs, cerné de réflexions :
Villes et mers, irisées, intensifiées.
Une mère en larmes enlace un enfant.

~ Arséni Tarkovski ~

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Independenza

À la vie, à la mort

Népal, fin 2006. Le pays sortait tout juste de dix ans de guerre civile, ou de révolution, selon les points de vue. Incroyable effervescence dans les rues, sur les routes et dans les campagnes. Défilés chamarrés entre les checkpoints et les barrages enflammés. Joie de vivre et intensité de chaque instant malgré la misère et les deuils. Processions nuptiales et funéraires se croisaient dans les étroites ruelles de Katmandou, tandis qu’un peu partout était célébrée la réincarnation d’une déesse en la personne d’une petite fille. Existence, trépas et renouveau entremêlés dans l’éternelle roue des cycles…

Retour dans une France glaciale début 2007 à l’aube de l’élection de Sarkozy. L’hexagone semblait pétrifié, rendu amorphe sous l’effet d’une irrésistible hypnose médiatique. Les rires étaient forcés, les larmes surfaites. L’écran s’était interposé entre les êtres avant même l’apparition des premiers smartphones. Les profils facebook, le paraître, avaient rendu toute spontanéité suspecte. La vie en Occident n’était déjà plus qu’un ersatz, et la mort une abstraction. Nous étions entrés dans l’ère surprotégée du numérique où toute étincelle était étouffée sous la chape de plomb du conformisme.

Étrange entrelacs de destins et de perceptions collectives… Je découvrais à vingt-deux ans combien les peuples aux prises avec la souffrance vivaient vraiment, tandis que ceux cherchant en permanence à s’en prémunir en arrivaient lentement mais sûrement à tout s’interdire. Une génération a passé. Et nous nous sommes, sous couvert de sécurité, peu à peu laissé déposséder de nos libertés par un biopouvoir toujours plus intrusif. Tout y est passé : héritages culturels, droit du travail, vie privée ou encore disposition de son propre corps. Il ne restait plus qu’à nous administrer un choc, et nous étions mûrs pour le dernier acte de cette fin de civilisation.

Cette décennie s’est ouverte sur la plus grande opération psychologique de l’Histoire humaine. Faussement confrontés au spectre de notre propre disparition, nous avons remis les clefs de notre destin aux mains d’un cercle de psychopathes ayant programmé un avenir de contrôle absolu, eugéniste et transhumaniste. Un monde où nos moindres faits et gestes ainsi que nos pensées seraient encapsulés dans leur nouvelle normalité virtuelle. Et si ce plan semble jusqu’ici s’être déroulé avec succès, ce n’est qu’en raison de notre déconnexion graduelle vis-à-vis de notre individualité profonde. Ce mélange de méconnaissance de soi et de candeur puérile par lequel ils nous ont maintenus à l’état de dépendance pathologique.

La peur de la mort est plus que jamais au cœur du dispositif, et le nerf de la guerre qui nous a été déclarée. Dans toutes les sociétés traditionnelles, le passage à l’âge adulte faisait l’objet d’un rite initiatique visant à la vaincre une bonne fois pour toutes, pour ne plus ensuite en être l’esclave. Car tout individu laissant la frayeur présider à ses actes pouvait être soumis à toutes les extorsions, manipulations ou chantages sans jamais pouvoir s’extraire de sa condition. Était condamné en somme à ne jamais rester qu’un humain avorté, dépourvu de tout véritable libre-arbitre. C’est la raison pour laquelle nous avons depuis des décennies été entretenus dans une relation si lointaine avec la réalité du décès, et aussi pour laquelle les fondements de toute spiritualité sont sapés à travers le monde.

Cette frousse nous a conduits il y a deux ans à fermer les yeux sur l’euthanasie des vieillards dans les ehpads. À renoncer à notre liberté d’aller et venir. À conditionner l’accès à certains lieux publics au port de la muselière, prélude à l’atteinte corporelle que constitue l’inoculation. À faire les bien-pensants considérer les non-injectés comme des dangers pour autrui ; boucs-émissaires du nouveau dogme hygiéniste. Et aujourd’hui à les faire consentir sans sourciller au sacrifice des enfants. C’est cette peur irrationnelle qui mène autant de semi-humains à renoncer à vivre au prétexte de ne pas mourir.

Tout ceci est évidemment absurde. N’importe qui ayant eu ne serait-ce qu’un aperçu des lois naturelles sait que la mort fait intrinsèquement partie de la vie. Imaginer y échapper n’est que l’apanage des fous furieux qui nous gouvernent. C’est là l’éminent paradoxe de notre époque. Car si l’on a coutume de dire que la peur n’évite pas le danger, c’est celle-ci qui fait en ce moment courir ses plus fidèles sujets à leur propre perte. Par cet instinct le plus primaire et ses dérivés : crainte d’être rejeté, ostracisé par la pression sociale, ou de manquer. En ce début de siècle, le refus de disparaître est en voie de devenir la première cause de mortalité.

Ceci n’est encore perceptible que pour une minorité. Mais l’intervalle qui s’ouvre est celui d’une épreuve initiatique à l’échelle de l’Humanité. Devant la réalité du carnage qui s’annonce, soit nous cédons à la terreur et sommes alors certains d’y succomber, soit nous franchissons le pas de l’acceptation, et aurons une chance de vivre l’émancipation si longtemps désirée. L’équation est aussi simple que cela.

La liberté est la condition première de toute forme de Vie, végétale, animale ou humaine. L’expérience nous a montré que l’assujettissement revient à une disparition en sursis. Et la délivrance ne passe que par le dépassement de l’appréhension de mourir, comme l’ont illustré d’excellentes fictions comme The Truman Show ou Matrix. La première étape en vue de s’affranchir d’une inquiétude est d’y faire face, de même qu’il faut ouvrir les yeux dans le noir pour s’accoutumer à l’obscurité. Nous qui avons jusqu’ici résisté à toutes les pressions et nous sommes depuis un moment préparés au pire avons déjà dépassé cette phase. Mais nous serons avec le temps rejoints par de plus en plus d’injectés mis devant la triste réalité des effets délétères de ces inoculations. Passés le choc et l’effroi viendra pour eux le temps de la colère. Nous serons alors présents pour les accompagner sur le chemin des révélations.

L’actuelle surenchère d’hystérie et de répression envers les réfractaires ne doit pas nous tromper. Cette précipitation de la part du cartel globaliste est le signe que le temps leur est compté. Ils s’empressent à vouloir éliminer le groupe-témoin que nous représentons avant que la vérité se fasse jour auprès d’une masse critique de citoyens. Cette stratégie est vouée à l’échec sur le long terme, et les membres de nos gouvernements corrompus en ont bien conscience. La trouille en ce début d’année 2022 est en train de changer de camp. C’est pourquoi nous devons tenir bon, ne rien céder à leurs injonctions et surtout garder à l’esprit que contrairement aux apparences, le temps joue pour nous.

Bien sûr, ils ont d’autres cartes dans leur manche au cas où le contrôle viendrait à leur échapper. L’hypothèse d’un conflit Est-Ouest n’est notamment pas à exclure, et serait un moyen pour l’oligarchie d’enterrer leurs méfaits présents et passés sous la poussière des bombes. Cependant, si l’Humanité s’élève aujourd’hui suffisamment en conscience pour refuser de leur obéir, aucune manœuvre ni aucun stratagème ne permettra de retour en arrière. Le monde d’avant n’est définitivement plus. Et celui à venir verra l’avènement d’une société enfin affranchie d’une domination multiséculaire sur les corps et sur les esprits, ou ne sera pas, car comme je l’ai déjà écrit, le projet transhumaniste est fondé sur un postulat erroné concernant la nature de l’existence.

Chacun de nous est en ce moment invité à la rencontre de lui-même. Ces retrouvailles intérieures ne pourront se produire que dans le plus parfait alignement, une fois toutes nos zones d’ombres mises en lumière. Ce douloureux travail d’accouchement de soi ne pouvait avoir lieu dans le nid douillet des croyances ou de l’insouciance bienheureuse. Il était de toute façon nécessaire à l’Humanité pour nous extraire de la mortelle étreinte matérialiste, et nous éveiller à notre nature multidimensionnelle. Cette crise que nous traversons nous permettra, si nous nous révélons à la hauteur de ses enjeux, de renouer avec les lois universelles et de retrouver l’harmonie. Sans quoi nous disparaîtrons de la surface de la Terre comme d’autres espèces avant nous, jusqu’à ce que d’autres formes de vie nous succèdent.

Mais si nous sortons victorieux de cette épreuve, nous aurons effectué un tel saut de maturité que nous serons rendus imperméables à toute forme d’abus et de maltraitance. Nous pourrons alors réaliser notre plein potentiel d’Êtres co-créateurs de notre réalité. Des rayons d’étoiles dans les iris et des embruns océaniques dans les artères. Cela peut paraître utopique au vu de ce à quoi nous assistons au jour le jour. Mais le visible est le reflet inverse de l’invisible, et la souffrance présente est à la mesure de l’indescriptible joie qui n’attend que nous de l’autre côté du miroir. Car la véritable utopie n’est pas de croire en la possibilité d’un monde meilleur. Elle est de considérer que celui-ci puisse éternellement se maintenir.

Dans un cri nous venons au monde et aspirons nos premières bouffées d’oxygène. Et voilà qu’aux quatre coins du globe une clameur gronde à l’unisson pour se débarrasser de nos chaînes. L’heure est venue de quitter le liquide amniotique et de prendre une profonde inspiration. La sortie du tunnel approche et nous pourrons bientôt respirer à l’air libre.

Zénon – Janvier 2022

= = =

J’ai ouï
Un appel mourant,
Une flûte orpheline
Au delà des forêts.

Le saule ploie
Devant l’onde,
Et l’onde murmure
Rien.

Note parfaite,
Grimpe au faîte,
Puis dans le lit se coule.

Arséni Tarkovski

Traduction des poèmes de Tarkovski par Résistance 71

Le texte de Zénon en PDF, mise en page de Jo :

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Avec « Némésis » de Zénon, un appel au lâcher-prise et au retour à la loi naturelle des choses contre toutes les impostures étatico-marchande

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 4 août 2021 by Résistance 71

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“Tu es roi. Vis tout seul. Sur ton libre chemin
Va donc où te conduit librement ta pensée,
Enrichissant le fruit des meilleures idées,
Et pour un bel exploit sachant n’exiger rien.
Tout est en toi. Tu es ton tribunal suprême.
Plus rigoureux qu’autrui tu juges ton poème.
En es-tu satisfait, artiste sourcilleux ?”
~ Alexandre Pouchkine ~

Que tout donc se meuve, agisse et crée
Se forme d’abord et puis se métamorphose,
En apparence, seulement, immobile par instants.
L’éternité se manifeste en toute chose,
Car tout doit s’effondrer en rien,
Si cela veut persévérer dans l’Être.
(Goethe, Un et Tout)

Némésis

Ou l’inéluctable triomphe des lois naturelles

Zénon l’ailé

« La Bête de l’Évènement est là, et elle arrive. »
E.M. (Entretien au Financial Times, 16 avril 2020)

Voici maintenant plus de dix-huit mois que le coronacircus, élu égrégore de l’année dernière par les consommateurs, a préparé l’avènement d’une nouvelle religion scientiste, avec son clergé, ses rituels, ses prophètes et ses hérétiques. Dix-huit mois au cours desquels une immense partie des peuples occidentaux sont littéralement passés de l’hypnose à l’état de possession. Je ne sais pas si vous aurez ressenti la même chose que moi en marchant dans vos rues : les personnes que l’on peut croiser ont de moins en moins l’air de s’appartenir.

Il faut dire que la mafia globaliste s’est bien démenée pour obtenir ce degré de soumission chez des populations prétendument si attachées à leur liberté. Plus que jamais déterminée dans son projet de transformation de l’Humanité en une espèce hybride bio-numérique, l’autoproclamée « élite » technocratique s’est fendue d’un machiavélique scénario pour atteindre au contrôle des corps à travers celui des esprits. Tout y est passé : terreur médiatique, claustration contrainte et isolement des individus, menaces, amendes, décisions arbitraires et injonctions contradictoires permanentes… Ceci ne relève ni d’une incompétence ni d’un sadisme ordinaire, mais constitue la base d’une ingénierie sociale visant à nous faire accepter la violation de notre intégrité physique.

Qui aurait accepté de son plein-gré de participer à ce programme « vaccinal », ou l’aurait même trouvé pertinent sans leurs mensonges incessants ? Qui aurait considéré comme normal le passe « sanitaire » si nous avions massivement refusé le premier confinement ?

Beaucoup de réfractaires ou même d’inoculés le pressentent confusément, mais peu vont jusqu’à se le représenter ainsi : les injections massives actuellement pratiquées ne sont qu’une première étape. Un cheval de Troie nécessaire à l’aboutissement d’un plan plus vaste. La dépopulation en est une des composantes mais non la finalité. Comme je le détaillais dans un texte de juillet 2016, l’objectif à plus long terme de tous les programmes en cours (terrestres et spatiaux) est de créer un continuum électromagnétique depuis la haute-atmosphère jusqu’à nos cellules. D’exercer un contrôle numérique total des survivants, et de déporter la mémoire des autres dans un « nuage » virtuel.

Ce projet transhumaniste est antinaturel par essence. Son dessein affirmé consiste à permettre à une poignée d’illuminés triés sur le volet d’accéder à une immortalité supposément apportée par la fusion du cerveau humain avec la machine. Il s’agit ici d’une négation du plus élémentaire des principes spirituels, antérieur même aux religions : celui de considérer la mort comme une part intégrante de la vie.

Cela devient, même à l’observateur le moins averti, de plus en plus évident : nous avons affaire à une caste dirigeante prête à toutes les transgressions possibles pour atteindre son but. À ce titre, l’actuelle campagne d’injections transgéniques constitue non seulement un crime d’une ampleur inégalée dans l’Histoire, mais également, par la modification de notre ADN, une atteinte à ce que les croyants nommeraient « l’Arbre de Vie », ou en d’autres termes, à la souche originelle depuis laquelle nous nous sommes développés.

Il serait erroné de croire que nos « illuminés » méconnaissent les lois qu’ils violent. Ils le font en parfaite connaissance de cause. Si leur agenda se déroule pour le moment comme prévu, ce n’est qu’en raison du consentement, explicite ou non, des populations à ce programme exposé sous de nombreuses formes, littéraires ou cinématographiques, vouées à faire inconsciemment admettre au public la réalité future qu’ils auront choisie. Cette notion de libre-arbitre est centrale, car elle conditionne et conditionnera chaque jour davantage notre sort à venir. Mais j’aurai l’occasion d’y revenir.

Ce plan, élaboré de longue date, se fonde sur le postulat que l’Esprit humain puisse être contrôlé, voire littéralement reprogrammé au moyen du numérique. Ceci constitue le talon d’Achille d’une conception de la Vie et de l’Homme uniquement quantitative et utilitariste. L’erreur de fond dont il s’agit réside en cette extraordinaire confusion entre l’intellect et la conscience, dont le siège ne saurait être attaché à aucun organe, et dont l’origine n’est pas de ce Monde… La conséquence en est que le futur Golem, cette créature hybride dont les globalistes projettent l’avènement, ne sera tout simplement pas viable.

Cette entité est en réalité déjà mort-née, car dépourvue de connexion à la source, à l’intelligence universelle ou quel que soit le nom qu’on lui donne. Celle-ci nous unit plus profondément que le langage ou la culture, et fait de nous ce que nous sommes au-delà de la personnalité à laquelle nous nous identifions. Rompre ce lien ne saurait donner lieu à la création de l’homme-machine parfaitement docile tant espéré, mais plutôt à l’équivalent d’un poulet sans tête errant quelques instants au hasard de ses influx nerveux avant de s’effondrer. Souvenez-vous du conte de Mary Shelley, et des déboires du docteur Frankenstein dont la créature finit par lui échapper. C’est une assez bonne image du seul résultat que ces apprentis-sorciers pourront obtenir.

Cela ne signifie pas pour autant, loin s’en faut, la victoire des peuples du Monde dans ce combat multidimensionnel. Dans leur rage de ne pouvoir parvenir à leurs fins, les transhumanistes vont déployer tout leur arsenal pour tenter de détruire ce qui est. Le processus est déjà bien entamé, avec la présence d’innombrables poisons dans l’air, l’eau et la nourriture, par le déploiement de technologies mortifères comme la 5G ou encore l’usage d’armes psychotroniques. Nous verrons bien d’autres ignominies commises à l’encontre du vivant, perdrons sans doute beaucoup de nos proches et assisterons de toute façon à la chute de l’« ancien Monde ».

Chaque chose, chaque phénomène ou évènement se trouve cependant compensé dans l’Univers. Et la loi de causalité s’opère, sinon sur le plan matériel, d’ores et déjà dans l’Esprit. En tentant de nous entraîner dans leur folie autodestructrice, les tenants du « Grand Reset » sont tombés dans leur propre piège : celui de se révéler pour ce qu’ils sont à bon nombre d’âmes jusque-là restées insouciantes. Certes bien trop peu pour inverser la tendance. Cette manifestation vitale n’en est qu’à ses balbutiements. Beaucoup succomberont aux chants des sirènes. Mais ils ne feront au fil du temps qu’ajouter au retour de bâton cosmique auquel s’exposent les transgresseurs des lois éternelles.

Et nos maîtres-chanteurs sont ainsi pris dans une course contre-la-montre dont ils n’auront pas le souffle de tenir la durée. Le fait d’avoir recouru à l’adhésion sous contrainte d’une bonne part de la population est déjà un aveu d’échec. Un accord obtenu sous chantage a moins de valeur vis-à-vis de l’astral qu’un pacte faustien signé en bonne et due forme. S’ils accélèrent le processus au mépris de tous les signaux d’alerte, c’est car ils savent que la vérité éclatera et que leur temps est compté.

Ainsi donc sonne le glas d’une emprise multiséculaire sur l’esprit des populations. Le scientisme forcené de ces derniers siècles rencontre dorénavant notre souvenir des lois naturelles, et notre irrépressible instinct de survie. Ce qui n’est encore, pour beaucoup, qu’un léger frémissement de conscience amorce un bouleversement dont nul ne peut à l’heure actuelle sonder la profondeur : l’avènement aussi tardif que douloureux d’une véritable souveraineté individuelle. La remise en question des discours officiels n’en est qu’un signe avant-coureur. Une force inconcevable est en train de renaître du fond des âges pour nous rappeler quels sont notre essence et nos origines.

Cette souveraineté intérieure induit de retrouver le plein usage du libre-arbitre dont je parlais. De demeurer assez alignés pour ne laisser que notre conscience guider nos choix et nos actes. La liberté ne s’achète pas. Elle peut certes parfois coûter cher, mais ceux qui la connaissent peuvent témoigner qu’elle n’a pas de prix. Et n’est-ce pas la condition dans laquelle et pour laquelle nous nous sommes incarnés ?

Chacun de nous se déterminera selon des parts de lui-même et des héritages peut-être encore ignorés. Nul n’échappera quoiqu’il en soit à la grande Révélation, dont nous n’assistons pour le moment qu’aux prémices. Violences et chaos iront crescendo à mesure que l’agenda génocidaire mondial sera dévoilé. Les gens s’en prendront les uns aux autres au sein des nations, des clans, des familles… Il n’existe aucun vocabulaire pour décrire ce au-devant de quoi nous allons. Mais ceci ne doit pourtant pas nous faire dévier d’un iota de ce que nous avions choisi d’éprouver bien avant de venir au Monde. Beaucoup d’entre vous connaissent déjà ce lâcher-prise, et nous serons tous, l’un après l’autre, appelés à nous défaire de l’illusion du contrôle sur quelque aspect que ce soit de l’existence physique. Il s’agira de renaître à nous-mêmes, enfin adultes. Reconnectés aux mondes spirituels dont le confort et les habitudes nous aurons si longuement aliénés.

Beaucoup recherchent cette révélation toute leur vie. Peu réussissent à dompter leur intellect au point d’y parvenir. Mais nous possédons tous la faculté innée de pénétrer les mondes supérieurs. De connaître l’éternité depuis le plan matériel. Il suffit d’habiter pleinement chaque instant pour découvrir que l’infini réside en chaque interstice entre deux pensées. Et pour y ressentir la force d’un Amour si profond, d’une intelligence telle que nous sommes envahis du sentiment de notre petitesse devant l’Univers. Les larmes de joie qui nous viennent alors arrosent la Terre de ce que nous avons de plus pur et de plus magnifique. Je vous l’annonce dès aujourd’hui : du tréfonds de la nuit la plus noire où nous nous apprêtons à entrer brillera plus intensément que jamais notre lumière intérieure. Les circonstances apparentes ne doivent pas nous leurrer. Nous sommes déjà sur le chemin de la Grâce.

Zénon (juillet 2021)

Le texte en format PDF téléchargeable et imprimable :

Zenon_Nemesis

CHEVAL FOU

Mon plaisir
Est dans ma pauvreté
Des gens
Je n’ai besoin de rien

A travers l’univers
Je voyagerai, humble,
Silencieux et nus pieds,
Suivant l’étoile sacrée
Du matin

Arseni Tarkovsky
1962

« Phoenix », message aux non-nés (Zénon)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, pédagogie libération with tags , , on 8 juin 2021 by Résistance 71

8 juin 2021

Poème mis en page par Jo

Zenon_Phoenix

arbrepuissance

Reset… ou le coup de grâce de la couronne à l’humanité ? (Zénon)

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Résistance 71

30 novembre 2020

Nous publions ci-dessous un texte de Zénon écrit en mars dernier et mis en PDF par Jo. A lire et diffuser sans aucune modération…

Zenon_Reset-ou-le-coup-de-grace-de-la-couronne-a-lhumanite


Le système marche parce que vous marchez !
Les 3 cités: Vatican, City de Londres, Washington D.C

Épiphanie (Zénon)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2020 by Résistance 71

 

« Tu es roi. Vis tout seul. Sur ton libre chemin
Va donc où te conduit librement ta pensée,
Enrichissant le fruit des meilleures idées,
Et pour un bel exploit sachant n’exiger rien.
Tout est en toi. Tu es ton tribunal suprême.
Plus rigoureux qu’autrui tu juges ton poème.
En es-tu satisfait, artiste sourcilleux ?”
~ Alexandre Pouchkine ~

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”
“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

 

 

Épiphanie

 

Zénon

 

« Nous irons ensemble vers ce nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. » Nicolas Sarkozy (16 janvier 2009)

Bienvenue dans le crépuscule de l’ancien Monde. La décennie commence à peine que déjà les signes d’une phase nouvelle de notre Histoire s’écrivent en lettres de sang, de la poussière des sables d’Irak aux trottoirs de nos technopoles ultra-connectées. Répression féroce, propagande et contre-feux médiatiques, loterie vaccinale, tittytainment, ingénierie climatique et déploiement de la 5G : aucun dispositif n’est négligé par les zélateurs du globalisme, tandis que les peuples pris à la gorge se soulèvent d’Amérique latine à Hong-Kong en passant par la vieille Europe. Hier encore, cette situation pouvait s’apparenter à un simple durcissement de la lutte des classes. Mais à mesure que nous apparaissent les contours et points de convergence d’un totalitarisme définitif, ce qui relevait pour certains d’abstraites chimères complotistes devient une réalité vécue chaque jour plus en profondeur par les citoyens de tous les pays.

Comme l’a tardivement reconnu François Mitterrand, une guerre sans morts apparents, mais une guerre totale et sans merci est menée par une caste de prédateurs envers les populations-cibles. S’il désignait à l’époque les États-Unis comme instigateurs de cette entreprise, il ne subsiste aucun doute aujourd’hui sur le caractère nomade et apatride des requins de la finance et de leurs supplétifs. En effet, cet insatiable appétit de pouvoir ne saurait se contenir entre des frontières établies. Casse programmée de l’hôpital public, du système de retraites, du salariat sous ses classiques bases contractuelles, disparition prochaine de l’argent liquide, manifestants et grévistes traités sur les ondes et dans la rue en terroristes, ne constituent que les pans visibles d’une attaque tous azimuts envers l’être Humain à travers chaque aspect de sa vie.

Rappelons quelques éléments bien connus. La banque d’Angleterre avec à sa tête les Rothschild ont engrangé des milliards de profits en soutenant les belligérants de chaque conflit depuis les guerres napoléoniennes. Les places financières de Wall Street et de la City ont repris le concept lors des première et seconde guerres mondiales, tout en faisant littéralement main basse sur la création monétaire par l’intermédiaire de la FED aux États-Unis, puis de la BCE en Europe. Ceci conduisant de fait à la soumission des États aux diktats du cartel bancaire international. Depuis lors, quelques fortunes parrainées par ces charitables institutions se sont peu à peu accaparé les grands secteurs de l’industrie : exploitation pétrolière, armement, pharmaceutique, alimentaire, ainsi que la quasi-totalité des groupes médiatiques. Partout des groupes d’influence s’efforcent, dans tous les domaines d’activité, de promouvoir auprès des décideurs officiels l’idéologie et les intérêts mondialistes. Les multinationales soutiennent via leurs fondations, et à ce titre orientent la recherche scientifique à leur strict bénéfice. À ce propos, les roupies de sansonnet aujourd’hui allouées à la protection de l’environnement serviront de passeports diplomatiques les autorisant à polluer tant qu’ils voudront leur future dictature « verte ».

Parvenus à ce point, nous serions bien tentés de nous rassurer en considérant que l’empire déjà immense dont ils disposent devrait leur suffire. Ce serait, hélas, sous-estimer le caractère aussi dangereux qu’addictif d’un tel pouvoir entre les mains d’une étroite oligarchie.

Les agents de cette mafia globaliste ont déjà bradé les biens nationaux. Permis la surexploitation sans contrepartie de nos ressources naturelles. Ils ont mis le Moyen-Orient et l’Afrique à feu et à sang, organisé les conditions d’un exode massif de peuples déracinés vers les cités tentaculaires où traditions et cultures se perdent au lieu de se rencontrer. Ils ont géré l’immigration de sorte à rendre l’intégration presque impossible, car l’utopie du village global ne devra concerner qu’une poignée de leurs serviteurs triés sur le volet. Quant à ceux confinés dans les ghettos périurbains, ils serviront d’armée de réserve au choc des civilisations théorisé par Huntington. Ils substituent à l’enseignement et à l’aiguisement de l’esprit critique un formatage auquel désobéir équivaut à se placer en situation de mort sociale. Inversent continuellement l’usage et le sens des mots afin de rendre inintelligibles leurs politiques, ainsi que d’en tuer dans l’œuf toute critique. Mais ce ne sont pas encore là les plus virulentes atteintes qui nous sont portées.

Ils ont façonné, sous couvert de divertissement, un inconscient collectif complètement imprégné de mentalité marchande : individualisme, culte de soi, consumérisme. Une société à leur image de psychopathes et de pervers narcissiques. Ils ont infiltré chaque foyer par l’intermédiaire du premier cheval de Troie occulte que fut la télévision, grâce au tube cathodique mis au point par William Crookes, de sinistre mémoire membre de la Golden Dawn et de la Royal Society. Ils ont bombardé d’images subliminales quatre à cinq générations de spectateurs des programmations d’Hollywood. Plus tard, ils ont obtenu notre consentement à l’esclavage d’enfants Africains dans les mines de cobalt, et Chinois dans les usines de fabrication de smartphones utilisés – paradoxe des paradoxes – par d’innombrables dénonciateurs des méfaits du capitalisme.

Au cours des siècles, les globalistes ont investi les loges, les syndicats, les partis politiques et les religions. Ils n’ont épargné de leur influence aucun espace d’action ou de concertation publique. Ils ont relégué au rencart les technologies susceptibles d’alléger la peine des travailleurs tout en développant, sous couvert d’applications civiles, un arsenal capable de nous détruire au cas où le contrôle viendrait à leur échapper. Ils ont tronqué l’Histoire pour écrire à leur guise l’avenir. Renversé les gouvernements refusant de se plier à leurs directives. Ont fomenté coup d’État sur coup d’État jusqu’au coup d’État permanent. Ils ont enfermé l’Humain dans l’illusion qu’il n’était qu’une pièce de leur machine. Et l’ont conditionné à croire qu’il n’existait aucune alternative à ce vaste système de prédation en bande organisée. Ils incarcèrent, mutilent ou assassinent ceux qui osent remettre en question leur autorité. Détruisent peu à peu le langage en vue d’isoler toujours davantage les individus dans l’incommunicabilité de leurs ressentis. Ils sèment à force d’images, de phrases-chocs, le trouble dans les consciences égarées dans un brouillard électromagnétique. Croyez-vous, sincèrement, qu’ils renonceront à tel ou tel stratagème, ou qu’ils nous laisseront la moindre liberté si nous continuons de leur obéir ?

S’ils s’en prennent ainsi à nos âmes autant qu’à nos corps et nos biens, c’est parce qu’ils savent que vibre en nos cœurs quelque chose qu’ils ont perdu. Ils connaissent parfaitement la nature de notre lumière intérieure, et craignent son irruption par-dessus tout. Le pouvoir créateur de nos esprits, notre capacité d’amour et d’émerveillement surpassent en tous points ce qu’ils ont laissé imaginer. Chacun de nous est en faculté d’illuminer, par un seul sourire, la nuit la plus noire dans laquelle ils entendent nous plonger. Leur projet de nouvel ordre mondial consiste précisément à enfermer toute étincelle de vie dans un gigantesque kolkhoze numérique, à base de bio-contrôle et de cybernétique. S’ils rencontraient trop de résistance à leur dessein mortifère, nos dirigeants n’hésiteraient pas à intensifier les fronts allumés un peu partout jusqu’au prochain conflit global, ni à déclencher une crise financière majeure ; prétexte au passage de l’actuel système d’emprise monétaire à un auto-flicage citoyen de toute transaction, au moyen par exemple des blockchains.

L’enjeu de notre époque décisive consiste à ne plus tomber dans le piège d’une solution externe, qu’elle soit politique ou technologique. À ne pas céder au chant des sirènes du transhumanisme, même à l’approche de la mort et quelles que soient leurs promesses. Car l’existence ne saurait se laisser prédire ou diriger par des algorithmes, car chacun d’entre nous vaut mieux que sa simple productivité nominative, car nous sommes ici présents pour expérimenter la magie, et non nous soumettre à une servitude plus odieuse encore que tout ce que l’Humanité a connu : refusons de participer ou d’apporter notre caution à tout élément d’aliénation qui nous est vendu… La tâche est ô combien ardue : il s’agit de nous déconditionner de nos peurs et de nos instincts égotiques, d’identifier nos vieux démons jusqu’à nous en libérer. Une fois recouvrée la conscience de notre responsabilité individuelle, de l’incommensurable portée de chaque intention et chaque geste, il devient possible de transmuter même la plus douloureuse expérience en enseignement porteur d’espoir. Nous sommes alors transparents à cette force qui nous traverse sans pour autant nous appartenir. Des funambules à mi-chemin de la Terre et du Ciel avec l’intuition pour seule guide.

Le désidentification à l’ego ouvre les portes d’un univers où nos intentions se manifestent sur les plans subtils. Le phénomène est bien connu et pratiqué sous différentes formes dans toutes les traditions. À présent qu’il se voit débarrassé de ses oripeaux religieux, il nous est possible d’en redécouvrir l’art et la manière déjà inscrits en nos gènes. Unissons-nous donc dans une volonté commune de nous affranchir, et aucune barrière physique ou métaphysique ne saura nous faire obstacle. Le paradis sur Terre existe déjà et n’a nul besoin de sauveur pour nous être restitué. Sa potentialité réside en chaque espace de silence intérieur qu’il nous revient d’habiter, au-delà des séductions et des errements de notre pensée. Chaque instant nous offre la chance d’embrasser la vie de toutes nos forces. À nous d’y insuffler suffisamment d’Amour pour faire s’abattre les murs de Babylone.

Nous voici arrivés au dernier acte d’une lutte multiséculaire entre les puissances de l’ombre et de la lumière. Ce combat se déroule, consciemment ou non, aussi bien au-dedans qu’en-dehors de nous. Et bien que son enjeu dépasse de loin notre entendement, nous sommes, où que nous nous trouvions, parfaitement placés pour jouer notre partition dans la symphonie créatrice des univers. Quoi qu’il en soit, les dés sont lancés, camarades. Ni leur spirale involutive ni notre prise de conscience ne connaîtront de marche arrière. Rien ne peut plus désormais arrêter l’inévitable levée des voiles. Nous avons le choix de continuer à suivre ou de nous extraire du bal tragique de leur système. Certes, il peut paraître plus confortable de rester inféodé à la voie majoritaire. Mais celle-ci nous mène l’un après l’autre à l’abattoir, et tous ceux qui l’ont éprouvé le savent : un seul jour de liberté vaut plus qu’une vie d’esclavage. Gardons courage, avec l’intime conviction que de magnifiques rayons de soleil salueront tôt ou tard la délivrance des peuples.

Joyeuses révélations à tous. Et bon voyage sur le chemin de l’éveil à la résilience.

Zénon – Janvier 2020

 

Ce texte de Zénon en format PDF, mise en page par Jo:

Zenon_Epiphanie

 

Autres textes de Zénon sur R71 par ordre chronologique du plus récent au plus ancien de 2016 à 2019:

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Zenon_Abécédaire

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Zenon_Regards Croisés (deux parties)

Zenon_Tabula rasa

Zenon_En notre nom

Zenon_Babylone 2.0

Zenon_Vox populi

Zenon_L’après-histoire

Zenon_Nakba

 

 

L’alphabétique volupté de Zénon le trublion, transmute la subversion en poétiques assertions

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, résistance politique with tags , , , , , on 9 janvier 2017 by Résistance 71

“Volupté: pour les cœurs libres, librement et innocemment, le bonheur champêtre de la terre, tout le trop-plein de reconnaissance de tout avenir dans le maintenant…
Volupté: pourtant je veux avoir des clôtures autour de mes pensées et aussi autour de mes paroles: pour que les porcs et les dilettantes ne fassent pas irruption dans mon jardin…”
~ Friedrich Nietzsche ~

 

Abécédaire

 

Zénon

 

8 janvier 2017

 

L’abracadabrante appartenance d’énarques autistes et analphabètes à l’alliance atlantiste aurait attaqué l’occidental à la racine de son âme humaniste.

Bon… L’abominable barbu en babouches à la base du bordel débordant les barbouzes et autres bidasses abâtardies semble le bon coupable de l’ignoble kabbale babylonienne.

Commune est l’inaccessible compréhension des causes et des conséquences. C’est pour cela qu’ici, nous ciblons celles et ceux conscients de la succession de calamités en cascades qui nous occupe.

Dans l’idéal décadent et condamné de dictacratie qui domine, l’ordre doit sa demeure à sa détermination à détruire d’emblée toute obédience défavorable au délire.

Et en effet, l’éminent expert enrégimenté par l’empire à défaire l’émergence du rêve à l’éveil ne peut énumérer les nœuds d’énergie qui l’enserrent.

De festins en feux de joie, de festivals en foutoirs, les firmes en flottaison, faisant fi des fables affirmant l’infini à la fin du film, s’affublent des fripes d’enfants affamés dans l’effort d’effacer l’effluve de leurs forfaits.

Elles s’égosillent à dégobiller l’ingérable gabegie des guerres d’egos qui se gargarisent, des gérontophiles, des ogres de gare au gigantisme agissant sur l’agglomérat des groupuscules et de sa grenade dégoupillée.

Heureuse heure où l’humble et honorable Humain arrachera ses harnais pour se hisser au perchoir des chacals endimanchés, et les acheminer à leur chute.

Irrésistible est l’ire de l’esprit libre : il distille depuis cimes aux abîmes un venin de fruits acides aux élites. Cette clique d’illuminés parasites, sa tripotée d’hypocrites et de tristes sbires imaginent éliminer l’hérésie pour se prémunir de la ruine de l’empire.

Mais déjà la joie juvénile éjacule de la jugulaire des jouvencelles en jaquette. Jamais leurs jurons, jérémiades et jugements ne justifieront le joker de la junte au jeu de jacadi des enjeux d’aujourd’hui.

La Kommandantur khazare des racketteurs en képi qui ont karcherisé les souks de l’Irak à Nagasaki a hacké les stocks, et écoule au black ses kilos de coke de New-York à Vladivostok.

Élus et oligarques s’allient à globaliser l’illusion légale en laquelle enliser la plèbe aliénée. Malgré la litanie de paroles en l’air, le peuple en colère cumule galères, inégalités, malheurs et violences folles. Il est à la limite de la révolte. L’actuel soulèvement des éléments lucides illustre l’hallali des leaders et des collabos en col blanc.

L’imminente immolation du système n’est un mal que dans la mesure où l’homme se complait au royaume des ombres. Mais la mort programmée de la matrice lui permettra demain d’enjamber l’abîme. D’admettre finalement l’amour comme dénominateur commun au monde.

Ni la nomination ni les boniments des prétendants au trône ne nous concernent. L’unique et nécessaire manière dont anéantir la domination des nuisibles est d’ignorer leur énorme arnaque et de renaître en pleine Nature.

Oublions les obligations et les donneurs d’ordres. L’horreur est concomitante à l’obéissance aux dogmes et aux normes. La voie organique oppose un veto catégorique à l’oppression sous toutes ses formes : c’est pourquoi les clones et robots œuvrent à désorganiser nos forces.

Pour autant, le principal si ce n’est le pire des appâts dont disposent les puissants pour empêcher l’émancipation populaire est la Peur. Puisque l’appréhension de perdre leurs possessions pousse la plupart des personnes à persévérer dans l’impasse, apportons l’espoir en la providence en réponse à l’inepte paradigme capitaliste.

Quant au quotidien que l’on qualifie d’inique et qu’aucun n’indique acquérir sans quête d’un quelconque équivalent égotique, qu’on lui évoque le quotient du qualitatif au quantitatif, et qu’il esquive systématiquement la question.

Alors que l’air pur se raréfie, l’erreur est la ruée vers l’or et le rêve de réussir. L’art du guerrier est au contraire de taire sa douleur et rire à la mort en son for intérieur. Le reste ne regarde rien que l’orgueil, et ne saurait nuire à l’irrépressible attrait de l’être pour autrui.

Si puissant soit l’ascendant du seigneur sur ses serfs, sans la somme de mensonges assurant le sursis de sa position, il subirait soudain l’assaut assassin d’esclaves désabusés et de masses hostiles. Il suffit que cent singes s’associent à scier les structures qui les asservissent, et nous serons assez pour susciter la suite.

Rétifs à toute tentative de nous attendrir ou de nous éteindre, le but de notre attitude a toujours été de détruire l’autorité totalitaire de l’État.

L’humain s’use au bureau ou à l’usine pour les plus-values d’usurpateurs qui abusent, grugent et nous bouffent les globules. Mutualisons les outils et les aptitudes ; habituons-nous à l’usage au lieu de l’usure en vue d’exclure de nos heures l’absurde labeur qui nous tue.

Voici venir la vague vengeresse et les vents violents de la révolte du vivant. Vautours et vampires verront le revers d’avoir vanté le vice, vilipendé la vertu, inversé les valeurs et violé sans vergogne la vérité. La ferveur des vauriens et mauvais élèves enverra la vermine au vert et ouvrira la voie d’un nouvel avenir.

Wall-Street et les Windsor ont switché le swastika sur les wagons. Les WASP, work-addicts et clowns du showbiz auront Waterloo et non Walpurgis.

L’axe anglo-saxon excelle dans l’exaction. Son exemple exonère d’examiner les extrêmes : le luxe qu’il exige exploite un maximum d’existences en exil et dans un exquis paradoxe, s’excuse de l’expédient en excitant la xénophobie. L’hexagone exsangue devra s’extraire des axiomes et de la doxa ; exproprier les exploitants pour s’extrader du vortex.

Effrayé que l’analyse du citoyen anonyme décrypte ses mythes et que l’asphyxie enraye son hymne, l’hydre Élyséenne, myope à la mystérieuse odyssée des cycles, bégaye au paroxysme de l’hystérie. De joyeux types s’égayent à nettoyer l’Olympe. Que leurs dynamiques se synchronisent et dynamitent la synarchie tyrannique.

Zouaves, zoulous, zadistes, zonards ou tziganes, azimutons l’azote et l’ozone. Bizutons les zélotes et gazons les zombies nazis au zyklon. Bazar et zizanie zèbrent l’horizon de Byzance : zigzaguons au zoo et dézinguons le bouzin en zigouillant les vizirs. Que le zéphyr diffuse le zen azur au zénith.