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Génocide au Canada: Comment détrôner le grand mensonge sur le meurtre de masse et le manque de conséquence pour crime contre l’humanité… (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 juin 2019 by Résistance 71

« Regardez bien ce qui se passe ici, car lorsqu’ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour. »
~ Membre du conseil des femmes mohawk aux riverains venant aux nouvelles lors de la crise d’Oka, 1990 ~

Ce texte récent de Kevin Annett sur le dernier développement en date de l’affaire du génocide autochtone au Canada est à la fois informatif et motivant. Nous pensons notamment à l’inspiration que des groupes Gilets Jaunes pourraient en tirer dans le domaine  de l’implication dans l’action directe politique. Le mouvement généré par Kevin Annett depuis 1996 pour attirer l’attention publique sur la réalité génocidaire coloniale canadienne est un modèle du genre: comment un petit groupe de personnes inconnues, pour beaucoup parias de la société marchande, s’est peu à peu fait entendre pour amener au grand jour le grand crime et le grand mensonge de l’histoire du Canada (et des Etats-Unis): l’histoire du génocide des peuples autochtones et plus spécifiquement les horreurs des camps de la mort que furent les « pensionnats pour Indiens » au Canada entre la fin du XIXème siècle et 1996, date de fermeture du dernier d’entre eux…
Nous avons traduit les textes et amené cette information devant le public francophone. Le PDF « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » est un des plus lus des 111 pdf  de notre bibliothèque en ligne.

« La force, même cachée, induit la résistance. »
~ proverbe Lakota ~

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« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens motivés et impliqués puisse changer le monde ; en fait, c’est la seule chose qui ne l’ait jamais fait. »
~ Margaret Mead ~

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Meurtre de masse sans conséquences au Canada, comment détrôner le mensonge ?

 

Kevin Annett

 

1er juin 2019

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Communiqué reçu par courriel

 

“Ils nous tuent avec leur parole.”
– Canadian genocide survivor Delmar Johnny, 2008

 

Une de mes ferventes supportrices mais malheureusement mal informées m’a appelé ce matin pour me dire ce qui pour elle était une information excitante.

Ils ont finalement admis le génocide Kevin ! Ils l’ont appelé un “génocide canadien” ! Tout le monde en parle sur CBC…

Elle faisait référence à la diffusion hier du rapport final du gouvernement canadien de cette soi-disant “enquête” sur la disparition des femmes aborigènes qui a duré trois ans et a coûté 100 millions de dollars aux contribuables pour référer obliquement et sucintement à ce que tout le monde sait et qui est bien documenté depuis des décennies.

“C’est bien”, répondis-je de mon meilleur ton à cette dame, “maintenant, ils peuvent traduire en justice les responsables. Ils le doivent vous savez, sous la loi internationale, une fois que le génocide a été établi.

Mon ami ne sut alors quoi répondre. En tant que Canadienne, la simple pensée qu’il puisse y avoir des conséquences réelles pour un crime reconnu officiellement était sans aucun doute quelque chose de très étrange pour elle. Cette idée est aussi étrangère à tous ces fonctionnaires qui ont tué ou fait tuer tous ces gens de couleur et qui ne se traduiront jamais eux-mêmes en justice: ces gens qui continuent d’être au gouvernement et dans les églises et les entreprises et qui ont été les fers de lance de cette extermination en règle de notre population domestique indienne.

Ces responsables et fonctionnaires font partie d’une bien étrange catégorie. Ils manipulent les mots comme ils ont manipulé les cadavres de leurs petites victimes bronzées lorsqu’ils jetaient les corps dans les chaudières des pensionnats, ou aujourd’hui, lorsqu’ils balancent les cadavres par dessus-bord dans les eaux hors des 18 km de la limite territoriale. Et comme ce sont eux qui sont en charge, ces personnes peuvent inventer ce qu’elles veulent et s’absoudre de quoi que ce soit avec les mots justes: les mots qui sont bien choisis pour inoculer le reste d’entre nous de toutes leur dépravation  et nous rendre complices avec eux, de façon à ce que nous aussi, ayons intérêt dans leur grand mensonge.

Dans son livre “Au cœur des ténèbres”*, où il décrit le génocide colonial européen, Joseph Conrad a écrit:

“La conquête de la terre, ce qui veut essentiellement dire sa saisie de ceux qui ont une légère différence ou un nez un peu plus épaté que le notre, n’est pas une belle chose à voir lorsque vous y regardez de plus près. Ce qui la rachète est seulement l’idée, une idée agissant à revers: pas une prétention sentimentale mais une idée et une croyance altruiste dans l’idée, quelque chose que vous pouvez mettre en place, vous incliner devant et offrir un sacrifice…”

(*) Note de R71: “Le cœur des ténèbres”, Joseph Conrad, 1899, publié en 1902 est le livre qui a servi de base au chef-d’œuvre de Francis F. Coppola “Apocalypse Now”, 1979. Livre court en forme d’uppercut contre l’ignominie coloniale.

Le premier et le meilleur des sacrifices pour tout groupe criminel est avant tout bien entendu la vérité elle-même. Bien avant que 60 000 enfants aborigènes ne soient torturés à mort sous le signe de la croix et que des familles entières ne disparaissent le long de cette “autoroute des larmes” du nord, le mensonge qui les a causé et caché fut enfoui dans les cœurs et les esprits des Canadiens. C’est le même mensonge qui nous est apparu de manière si obscène aujourd’hui dans le rapport si dévoué de CBC sur le dernier effort en date du gouvernement pour gérer l’aseptisation de l’affaire et de contenir le chiffre toujours croissant des cadavres natifs s’accumulant.

Comme l’observait Joseph Conrad, le massacre officiel n’est jamais joli, joli quand vous  regardez de trop près, ni son camouflage du reste. Quiconque a regardé suffisamment longtemps à cette absurdité douteuse que fut la “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR) du Canada sur les pensionnats chrétiens pour Indiens, peut voir un crime en action aussi monumental que le massacre des enfants dont il fit tout pour éviter de le documenter.

Au travers de ces sept années d’obstruction à la justice, la CVR fut prohibée par son propre mandat d’enregistrer toute déclaration ou preuve de meurtres ou d’actes génocidaires dans les “écoles/pensionnats”. Les commissaires aborigènes marionnettes de la CVR furent aussi requis de censurer les déclarations des témoins oculaires et furent interdit de convoquer des officiels des églises ou de consulter les archives. Mais le Canada appelle cette mascarade le rapport domestique définitif sur ce qu’il a jusqu’ici appelé un “génocide culturel”. L’utilisation de cet adjectif supplémentaire fut parfaitement intentionnel, fait pour tromper, car fait pour assouplir le coup et acclimater le public à ce qui allait suivre: la mise à jour de la couverture des faits.

La dernière étape en date de l’auto-absolution pour l’holocauste canadien a éclaté hier dans les médias canadiens avec l’histoire du rapport final de “l’enquête sur les femmes aborigènes disparues”. La CBC a employé sa méthode habituelle de se référer à des demies-vérités ahistoriques et sur des marionnettes indiennes, laquais du système, afin d’éviter toute mention d’une responsabilité ultime ou de quelques répercussions que ce soit. Mais pour la plupart des Canadiens, cette prétention à la vérité fut suffisamment convaincante: il apparaissait enfin que le gouvernement canadien nommait finalement le crime comme génocide purement et simplement.

Comme un assassin s’excusant auprès des survivants de ses crimes, tout ce que cela a fait fut de donner au malfaiteur le mot de la fin, ce mot dont il avait si désespérément besoin. Mais en vérité, le rendu de la CBC a ouvert la porte à une question à laquelle le haut-fonctionnariat canadien n’est pas capable ou pas autorisé à répondre: Ne doit-il pas y avoir des conséquences pour un génocide avoué ?

La réponse est oui, du moins en théorie. D’après la Convention des Nations Unies sur le Crime et la Prévention du Génocide (1948) laquelle fut signée par le Canada :

“Les parties signataires confirment que le génocide, qu’il soit commis en tant de paix ou de guerre, est un crime tombant sous le coup de la loi internationale à laquelle elles adhèrent pour prévenir et punir.”

Plus fort même, la convention stipule aussi :

“Des personnes participant à un génocide ou tout acte énuméré dans l’article III devront être punies, qu’ils soient des dirigeants constitutionnels, des fonctionnaires ou des individus à titre privé.”

La loi lit: “devront être punie” et non pas “pourrait être” ou “devrait être”. C’est une obligation. Sous cette convention et autres lois couvrant les droits de l’Homme, les fonctionnaires canadiens et les membres du clergé des églises impliquées (NdT: catholique, anglicane et unifiée du Canada) doivent maintenant être traduits en justice par d’autres nations pour leurs crimes de génocide.

Une telle action par d’autres nations est rendue encore plus nécessaire par le fait que le Canada s’est dérobé de ses responsabilités et de toute mise en accusation au sein de ses frontières au moyen de cette législation qui rend la convention sur le génocide des Nations-Unis inapplicable au Canada.

De manière très utile, moins d’un an après que notre mouvement ait publiquement révélé les preuves irréfutables en 1998 et 1999, d’actes de meurtres de masse et de génocide dans les pensionnats pour Indiens, le gouvernement canadien passa une loi appelée loi sur les Crimes contre l’Humanité. Cette loi prévenait l’acte de génocide au Canada d’être poursuivi en justice s’ils s’étaient produits avant l’an 2000, ce qui incluait bien entendu l’entière période qui vit sévir les pensionnats pour Indiens. Avec ce type de garde-fou légal, un haut-fonctionnariat canadien peut allègrement parler de génocide tout son saoul sans jamais craindre quelque conséquence que ce soit.

Cela ne cesse jamais de m’impressionner de voir comment des nations entières peuvent rester confortablement coies devant non seulement des groupes criminels, mais aussi le camouflage évident des crimes, croyant avec ferveur qu’en fait noir est blanc. Comme nous le faisait remarquer Joseph Conrad, nous nous courbons avec tant de révérence devant l’idée se trouvant derrière nos rituels de sang: dans le cas des Canadiens, la ferme conviction, bien que toutes les preuves montrent le contraire, que nous sommes un peuple aux mains propres.

Mais le problème demeure, comme je l’ai si provocativement posée à mon interlocutrice ce matin:

Maintenant que le génocide a été finalement officiellement reconnu et admis au Canada, pourquoi donc les procès pour crimes contre l’humanité ne commencent-ils pas ?

Faut pas être sorti de St Cyr pour savoir la réponse générale à cette question : parce que les assassins sont ceux qui sont toujours en charge neuneu !… Bon. Mais quid du reste du monde ? N’y a t’il pas plus de cent nations qui ont des devoirs suite à leur signature de cette convention sur le génocide afin de “prévenir et de punir” le génocide au Canada ?…

Vous avez peut-être remarqué que jamais aucun observateur des Nations-Unies n’a jamais inspecté des pensionnats pour Indiens ou des hôpitaux où la moitié des enfants natifs internés sont morts. Vous n’avez non plus jamais vu aucun Peacekeeper de l’ONU farfouiller autour de l’autoroute des larmes à la recherche des corps des femmes disparues ou protéger la vie de six de nos activistes qui ont été assassinés dans les rues de Vancouver. Les états membres de l’ONU ont été contre nommer ou accuser le Canada de génocide ; ce, même après le flot de preuves accumulées et les aveux officiels.

La raison de tout cela m’a été résumée par un délégué de l’ONU lorsque j’ai essayé en tout premier lieu d’amener des preuves de l’holocauste canadien devant les Nations-Unies en 2001 :

“Aucun état membre ne va jamais prendre la décision d’ouvrir cette boîte de pandore du génocide parce que la plupart d’entre eux sont aussi coupables. L’accord tacite est qu’aucun état ne montre du doigt un autre au sujet de quelque chose qui pourrait leur revenir par effet boomerang.”

Ok, donc même si tout cela est vrai, cela nous confirme quelque chose que nous avons toujours su de manière conscient ou par le sentiment de nos tripes: la justice ne dépend que de nous. Il n’y aurait jamais même eu une référence au génocide au Canada, sans parler de cette prétention à des “enquêtes officielles” et à des programmes de “compensation” si notre mouvement  de rue que j’ai commencé en 1996 n’avait pas combattu nuit et jour pour faire éclater la vérité sur le crime et le jeter au visage du Canada, C’est ça qui a provoqué un changement, pas des réformes ou une magnanimité du haut de la pyramide. Ainsi une sagesse durement gagnée sur le terrain nous a enseigné au cours des années que la question n’est jamais celle de ce que vont faire les autres, mais toujours celle de ce que nous allons faire.

Vendredi dernier, le même jour où CBC a fanfaronné la dernière pirouette politique d’Ottawa, trois de nos membres du TICEE (Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat) de notre branche de Vancouver inondaient une réunion de l’United Church of Canada (Eglise Unifiée du Canada) de pamphlets intitulés “Notification Publique de Responsabilité Criminelle et Ordre de se Soumettre”. Cette notification les informait qu’ils faisaient partie d’une organisation criminelle condamnée et qu’ils se trouvaient illégalement en terres indigènes Squamish, sous la déclaration du chef Kiapilano, dûment légalement enregistrée auprès de la Cour Suprême de la province de Colombie Britannique. En tant que tel, leur clique recevait l’ordre de vider les lieux de leur église, de se dissocier de l’Eglise Unifiée ou alors de faire l’objet d’une arrestation ou d’autres sanctions sous le coup de la loi internationale.

Ce matin, nous venons d’apprendre d’une source, qu’un modérateur de l’EUC a appelé une session extraordinaire de son conseil général exécutif pour ce lundi à venir. Pour citer cette source interne: “le leadership est en train de mouiller les couches”. Mais pourquoi donc, à cause de ce simple prospectus ? Pour la même raison qui, par la décision de notre tribunal de droit coutumier, a forcé le pape Benoit XVI à démissionner en février 2013 : parce que les criminels de l’église savent que ce dont nous parlons est moralement et légalement vrai et qu’en conséquence, ils pourraient perdre bien plus que leurs comptes en banque.

Ce type d’action directe est ce qu’on appelle pouvoir: mis en œuvre et de manière appropriée, par les moindres d’entre nous. Et plus nous pratiquons ce type d’actions au point le plus vulnérable d’un système meurtrier, et plus nous disloquerons nos adversaires couverts de sang. Quelques uns d’entre nous ont prouvé cela ici au Canada et encore à Rome.

Si l’ONU continue d’ignorer sa propre charte et ses principes admis en aidant et en encourageant le génocide au Canada aussi bien que le plus grand criminel historique qu’est le Vatican, alors mieux encore : elle s’expose comme co-conspiratrice d’un syndicat mondial du crime. Peut-il y avoir un meilleur feu de brousse de la liberté dans les esprits des gens que de voir leurs dirigeants officiels s’incriminer si ouvertement, comme la Canada l’a encore fait au travers de cette pseudo-enquête qui laisse les meurtriers intouchables et non-responsables ?

Nous savons ce qui doit être fait. Par son statut de puissance criminelle condamnée, le Canada et ses lois de la “couronne” sont maintenant nuls et non avenus et ils n’ont plus aucune autorité sur nous. Nous sommes moralement et légalement obligés de nous dissocier et de ne plus soutenir un tel gouvernement mais devons établir une nouvelle juridiction sous les termes d’une république de droit coutumier. De la même manière, nous devons légalement démanteler les églises génocidaires qui continuent de trafiquer et d’assassiner des enfants, spécifiquement l’origine et la source du crime: l’église de Rome elle-même.

Si nous n’agissons pas de la sorte, nous demeurerons dans un endroit bien pire que ce que nous pouvons imaginer, pour la simple et bonne raison que nous vivons tous maintenant dans une réserve indienne.

Partout en Amérique du Nord, les gouvernements imposent les mêmes politiques de contrôle policier, de vaccination sur les populations indiennes qui ont déjà souffert depuis des générations. Le système de lois coloniales entrepreneuriales irresponsable qui a remplacé tout semblant de démocratie dans notre société fut d’abord mis en place sur les réserves indiennes et dans les camps de la mort appelés “pensionnats pour Indiens”. La plupart d’entre nous ont cyniquement ignoré les légions de morts et les victimes qui souffrent toujours, produites par ses camps d’internement. Mais nous ne pouvons plus les ignorer plus longtemps, car nous prenons leur place.

Des mots mêmes de Delmar Johnny, un natif de la nation Cochiwan, ancien qui m’aida à mener ce combat sur la côte ouest du Canada:

“Ne soyez pas surpris ou outrés lorsque cela vous arrivera ou aux vôtres, parce que cela se passe pour moi et les miens maintenant.”

L’eau monte. Le temps du choix est venu…

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Lectures complémentaires :

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

le bouclier du lanceur d’alerte

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Effondrer le colonialisme

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

 

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Colonialisme et génocide au Canada… Quand on reparle des charniers d’enfants autochtones sur les sites de pensionnats

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2018 by Résistance 71


Génocide passé et présent au Canada

 

“Lieu du crime ? Quel lieu du crime ?” L’attention sporadique sur les charniers d’enfants autochtones au Canada

Une lettre ouverte à Jill Macyshon de CTV News, Winnipeg et à l’ensemble des médias canadiens

 

De Kevin D. Annett, M.A., M.Div.

Auteur de “Meurtre par décret: le crime de génocide au Canada, contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation, 2016”

 

4 September, 2018

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2018/09/04/crime-scene-what-crime-scene-the-on-again-off-again-coverage-of-mass-graves-of-children-in-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Chère Jill,

Je constate que les enfants indiens morts sont de nouveau brièvement en vogue. Cela fait maintenant plus d’une décennie que j’ai envoyé à votre agence de presse, ainsi qu’à tous les réseaux médiatiques et gouvernementaux canadiens, une liste bien documentée de 28 sites contenant des charniers sur ou près d’anciens sites de pensionnats pour Indiens à travers le Canada. Personne d’entre vous tous n’avait pris la peine de répondre à cette époque, sans aucun doute parce que la “solution” interne du gouvernement canadien et des églises pour fixer ce problème de génocide n’était pas encore tout à fait en place. Mais maintenant que ces perpétreurs se sont moralement et légalement absous eux-mêmes de leur crime et de toute conséquence impliquant leur forfait sur plus d’un siècle de massacre de plus de 50 000 enfants autochtones, ce en finançant eux-mêmes leur propre “enquête” qu’ils ont mal nommée “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR), je constate donc par votre récente couverture de cette affaire qu’il est maintenant considéré comme permis et sans danger d’aborder tièdement et du bout des lèvres le sujet.

Je me réfère évidemment à votre reportage du 31 août dernier sur la “découverte” de ce qui parait être une “fosse commune / charnier” sur un site de pensionnat par une chercheuse de la CVR, Anne Lindsay, dont je n’ai jamais entendu parler , près de l’ancien pensionnat de l’Eglise Unifiée du Canada à Brandon dans la province du Manitoba ainsi que sur le site de Portage la Prairie, un des centres les plus tristement célèbres de massacre que j’ai répertorié dans ma recherche et confirmé par des témoins oculaires comme Peter Yellowquill et Chef Louis Daniels. (voir à 14:07 dans https://www.youtube.com/watch?v=OPKFk_L7y9g et www.murderbydecree.com )

L’intrépide Mlle Lindsay y a apparemment trouvé des enfants âgés entre 7 et 16 ans  enterrés près d’un RV Park à quelques kilomètres de l’ancien pensionnat de Brandon. On peut se demande comment a t’elle pu fouiller sur une scène de crime, en sortir des restes de victimes, sans parler de pouvoir en discerner les âges (NdT: ce qui demande une expertise médicolégale), sans que les flics n’aient quoi que ce soit à y redire. Vous ne mentionnez pas ce petite problème légal dans votre article, pas plus que vous ne citez un chiffre précis du nombre de morts dans ces endroits: pas ce chiffre “niant l’holocauste” de “3200 morts” (soit moins de 3% des incarcérés) cité par la CVR, mais le chiffre bien documenté d’un taux de mortalité allant de 40 à 60% selon les pensionnats (ce qui fit plus de 50 000 enfants morts dans ces écoles), mis en évidence dans les documents gouvernementaux en remontant aussi loin que 1907.

Tout comme Mlle Lindsay, votre couverture de l’information évite la question de base demandant comment de tels charniers peuvent bien être découverts, sans parler des les mettre à jour, sans que la police ne déclare immédiatement le site être une scène de crime et d’y conduire une enquête médicolégale sur les restes humains afin d’établir les identités, cause de la mort et qui est responsable. cette simple petite affaire n’est jamais mentionnée, de manière présumée parce que lorsqu’il s’agit de petits Indiens morts au Canada aux mains des officiels, un standard différent de la loi s’applique.

Ah mais suis-je bête, nous savons qui est responsable de tous ces cadavres: les mêmes instituions qui paient Mlle Lindsay pour creuser, localiser et éliminer leurs sales affaires. Mais le fait demeure que la CVR et ses sponsors gouvernementaux et des églises, est une fois de plus engagée dans une énorme obstruction dans la marche de la justice et dans un acte criminel, celui de détruire des preuves sur scènes de crime ainsi que des preuves cruciales sur leur participation dans un crime contre l’humanité: le plus grand et plus caché des crimes de groupe de l’histoire du Canada.

Si vous vous référiez au droit international Jill, vous pourriez noter que les puissances responsables d’avoir commis des crimes de guerre domestiques et des meurtres de masse sont interdites de mener leur propre enquête ou de décider de leur propre accord concernant les réparations allouées aux survivants des massacres, ce que le Canada a fait ouvertement et sans scrupules.

C’est comme si le maniaque tueur en série arrangeait lui-même le jury et corrompait les victimes pour qu’elles se taisent. Le fait que le Canada et les églises catholique romaine, anglicane et unifiée du Canada furent capables de le faire, de tromper la loi et tout standard humanitaire en parvenant à camoufler leurs crimes, a pu se faire grâce à non seulement les autres nations, comme me l’avait dit Un officiel de l’ONU en 1999: “Tous nos pays ont commis ce type de crimes. Qui veut ouvrir la boîte de pandore ?…”, mais aussi grâce à la moins que courageuse et très peu indépendante presse canadienne, comme ceci est rendu encore plus évident avec votre reportage du 31 août.

Rien de tout cela ne me surprend, parce que c’est le schéma de duplicité, de criminalité et d’auto-absolution pour lequel le Canada et les églises ainsi que leurs compères des médias, sont si notoires. Mais pour chaque crime de groupe il y a éventuellement un jugement, même lorsque les perpétreurs sont toujours aux manettes. La chute imminente d’un autre pape pour avoir activement camouflé et avoir participé au trafic d’enfants au sein de l’église de Rome en est la preuve et comme le dit le vieil adage que le plus protégé des criminels peut se sauver, mais pas se cacher.

Peut-être que ça ne sert à rien, mais les preuves intangibles que moi-même et quelques autres ont amené à la lumière, contre vents et marées, depuis plus d’un quart de siècle, preuves qui prouvent la culpabilité et la totale responsabilité du gouvernement du Canada et de ses églises, vous sont accessibles ainsi qu’aux médias afin de finalement rapporter la véritable histoire de notre propre génocide intra muros et comment celui-ci continue jusqu’à ce jour. Bien entendu, ceci vous mettrait à risque de perdre votre licence CRTC d’accréditation médiatique attribuée par ce même gouvernement coupable de ces crimes… Disons que je ne parierai pas là-dessus.

Dans le même temps, les enfants qui furent violés, affamés, torturés et battus à mort puis jetés dans des fosses communes non marquées hurlent toujours pour qu’on les entende ; et pour leurs assassins toujours en vie d’être traduits devant la justice. Mais quiconque a un cœur et un cerveau sait tout cela.

L’empereur nu que sont l’état et les églises du Canada est comme ça parce que ses habits sont souillés du sang de ses victimes. Il est bizarre de voir comment les médias sont si convaincus qu’un tel monarque est légitime. Peut-être que CTV montrera le chemin du changement en sortant du Grand Mensonge en ne croyant plus et en ne diffusant plus les rapports du tueur psychopathe sur ses crimes.

La vérité et toute notion de justice résident autre part.

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Lectures complémentaires:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

le bouclier du lanceur d’alerte

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Avec le Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE) pour mettre fin à la terreur contre les enfants ~ Opération Rachat ~

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 » ‘Voilà ce que j’ai fait’ dit ma mémoire. ‘Je n’ai pu faire cela’ dit mon orgueil qui reste inflexible. Et finalement, c’est la mémoire qui cède. »
~ Friedrich Nietzsche ~

 

Mettez fin au reigne de la terreur contre les enfants

Opération Rachat

 

A partir du 15 avril 2018: Jour du souvenir de l’holocauste enfanticide

Le trafic, la torture et l’assassinat routiniers d’enfants sont devenus une industrie mondiale très lucrative dans laquelle bien des entreprises ecclésiastiques sont profondément impliquées. Le Vatican, l’église anglicane et d’autres églises ont été condamnées par des tribunaux de droit coutumier pour ces crimes et d’autres actions génocidaires. En finançant et en adhérant à ces églises criminelles, vous permettez à leur malfaisance de perdurer.

Le 15 avril 2018, des gens dans de nombreux pays vont prendre part à une action directe pour mettre fin à ces crimes en frappant à leur source. L’opération Rachat va mettre en marche un mécanisme d’arrestation citoyenne contre des violeurs d’enfants reconnus et leurs protecteurs au sein de l’église, l’opération va organiser une occupation pacifique des églises et dépendances afin de perturber leurs opérations et va aussi mettre fin au financement et à la protection légale qui permettent à ces entités criminelles de fonctionner. Ces églises ont trahi leur responsabilité sociale et ont perdu tout droit de fonctionner sous la loi des nations. Nous, le peuple, ne permettrons plus à de tels loups dans une peau de brebis d’exploiter et de brutaliser nos enfants.

Vous pouvez aider à sauver des vies innocentes en vous joignant à cet effort mondial. Voici comment:

1. BOYCOTTEZ les églises catholique romaine, anglicane / épiscopalienne et unifiée en leur refusant toute participation et financement.

2. DEMANDEZ à ce que votre gouvernement révoque le statut d’exonération fiscale et les privilèges légaux de ces églises.

3. EDUQUEZ-VOUS et les autres sur ce crime et l’histoire cachée de ces églises criminelles. Voir http://www.itccs.org and www.murderbydecree.com .

et en français : https://resistance71.files.wordpress.com/2017/07/meurtre_par_decret.pdf et https://resistance71.wordpress.com/meurtre-par-decret-le-crime-de-genocide-au-canada/ 

4. REJOIGNEZ le groupe d’action de l’OPERATION RACHAT le plus proche de chez vous et mettez directement fin aux activités de ces églises assassines. Contact itccsoffice@gmail.com pour nous rejoindre.

Partagez ce pamphlet avec un ami. Agissez dès maintenant pour mettre fin à la guerre menée contre nos enfants !

Commandité par l’International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS) ou Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat (TICEE)

itccsoffice@gmail.com , thecommonland@gmail.com , http://www.itccs.org

= = =

Ce pamphlet en format PDF pour diffusion à toute fin utils:

TICEE_Operation_Rachat_2018

A lire: « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » (PDF):

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Rejoignez le mouvement pour la répudiation de la doctrine chrétienne de la découverte, fondement du colonialisme passé et présent.

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

La résistance passe par faire face à la réalité: Expliquer l’horrible nouvelle (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 novembre 2017 by Résistance 71

“Au bout du compte, notre véritable ennemi n’est pas le risque de briser la glace de fureur mais en fait notre incapacité à le faire.”

~ Kevin Annett ~

Lectures connexes:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

le bouclier du lanceur d’alerte

 

Confessions d’un soi-disant homme en colère: Expliquer l’horrible nouvelle

 

Kevin Annett

 

1er octobre 2017

 

url de l’article original:

http://kevinannett.com/2017/10/01/confessions-of-an-allegedly-angry-man-breaking-the-awful-news/

 

~ Traduit de l’anglais par résistance 71 ~

 

L’autre jour, une de mes lectrices la plus creuse que j’appellerai ici Shirley, s’est offusquée au sujet de quelque chose que j’avais écrit. Avec une passion peu commune pour une pâle canadienne, Shirley m’a expliqué comment je pourrais avoir plus de soutien du public si je n’étais pas aussi “amer et en colère” contre mon pays et si j’apprenais pour changer à “voir le positif dans les gens”. Elle mentionna aussi un truc au sujet de dieu.

L’accusation des plus ferventes de Shirley m’a d’abord rendu quelque peu perplexe, dans la mesure où ce à quoi elle se référait concernait quelque chose que j’avais écrit pour me moquer un peu de la capacité morbide des Canadiens de vouloir couper les cheveux en quatre tout en avalant des couleuvres, dans ce cas précis un sordide déni collectif de crime impliquant énormément de morts d’enfants bronzés. Après tout, on ne peut que rire d’une énorme tragédie car elle défie notre entendement.

En fait, la censure acerbe de mes écrits par cette femme est tombée à pic, car pas même une heure avant ses remarques, un interviewer m’avait demandé de faire plus que de commenter sur le meurtre d’une petite fille de 9 ans nommée Vicky Stewart. Mon interlocuteur m’avait demandé comment je ressentais sa mort et la vérité était que je ne ressentais rien.

Je me suis parfois demandé quelle situation j’aurai dans la vie si j’étais de fait cette néfaste personne que mes critiques disent que je suis. Je serai bien plus riche, c’est sûr. Dans le cas de Shirley, si j’étais celui qu’elle pense que je suis, je m’éclaterais passionnément au sujet de la mort de la petite Vicky, battue à mort par une matrone de l’Eglise Unifiée du Canada répondant au nom de Ann Knitzky. Si seulement j’avais cette rage en moi ! Mais manque de pot, je suis trop canadien pour ne pas regarder par dessus mon épaule de manière concernée de savoir comment les gens pourraient interpréter ma dernière tirade colérique d’indignation. Chacun de ceux qui a fait face à la vilification publique officielle sait que dans notre pays, le problème n’est pas ce qui a été fait de mal, mais que quelqu’un en parle. Demandez à Shirley…

Mis à part les critiques idiotes, j’ai passé la journée à réfléchir sur mon absence de sentiment quant à l’assassinat de la petite Vicky. J’ai vu sa photo et ai rencontré sa sœur Beryl qui fut témoin de coup fatal. Je connais les détails de la mort brutale de la petite Vicky comme je connais les détails des morts de milliers d’autres victimes dont on ne parle jamais, victimes sans visages dont j’ai documenté l’extermination et partagé ce savoir avec un monde incrédule et stupéfait.. Peut-être ceci explique t’il l’épaisse couche d’amortisseur que j’ai construit autour de mon cœur et les larmes contenues qui ne peuvent couler. Sans aucun doute que le fait d’avoir eu mes deux filles arrachées à ma présence lorsqu’elles n’étaient encore que de très jeunes enfants, a aidé à mon exil dans cette zone morte de l’émotion, endroit où ma rage ne peut plus trouver sa voix. En cela, je ne suis pas comme mes pâles compatriotes ; car à l’instar de l’héroïne grecque Antigone, si je suis mort c’est pour pouvoir peut-être aider ceux qui sont aussi morts: mes compatriotes canadiens.

A part une flexibilité qui part en sucette et une libido qui s’estompe, mon entrée dans la soixantaine m’a apporté une clarté inattendue sur ce que j’ai accompli ces deux dernières décennies. J’ai longtemps pensé que tout était au sujet d’exposer au grand jour un terrible crime commis par mon propre peuple et appelé génocide, le tout dans mon propre jardin et ainsi de pouvoir donner la parole à ses survivants trébuchants. En fait, il s’est avéré que ceci ne fut que le préambule à l’évènement principal.

Personne n’aime se voir présenter l’horrible vérité, particulièrement lorsque la fin est en vue. Par exemple, dès que je fut ordonné prêtre (NdT: Kevin Annett fut prêtre, révérend de l’Eglise Unifiée du Canada pendant plusieurs années avant de se faire expulser suite à sa prise de position concernant le génocide des enfants autochtones dans les pensionnats gérés, entre autre, par l’Eglise Unifiée…), on a demandé ma présence au chevet d’une femme mourante du nom de Carol, qui était la jeune mère de trois enfants. Elle n’avait plus que quelques jours à vivre. Ses parents et ses frères étaient là en compagnie de son mari effondré. Aucun d’eux ne voulaient faire face à la réalité: Carol allait mourir. Ils essayèrent de la réconforter et lui dirent qu’elle allait bientôt se sentir mieux. Mais elle savait la vérité, tout comme ils le savaient tous, quelque part sous le déni et la terreur.

Alors que l’état de Carol empirait et qu’elle sombrait peu à peu dans le coma, j’ai finalement dit le plus gentiment possible à tout le monde présent dans la pièce: “Maintenant semble être un bon moment pour vous tous de dire adieu à Carol…”

Ils se tournèrent tous vers moi, choqués. La mère de Carol aboya à mon encontre: “Comment osez-vous ?…”

“Elle n’a plus beaucoup de temps”, répliquais-je, mais la femme ne pouvait m’entendre. La mère n’a jamais dit adieu à sa fille ; au lieu de cela, elle sortit comme une furie de la chambre d’hôpital. Mais éventuellement, tous ceux qui restèrent firent face à la réalité et c’est alors que commencèrent les larmes et le chagrin, ainsi que les adieux à leur chère Carol. Pourtant, aucun membre de la famille ne m’a jamais plus adressé la parole, m’évitant, me lançant des regards hostiles, comme si j’étais responsable de sa mort.

Sur le même plan, voici une histoire racontée par un survivant des camps nazis. L’homme était un médecin polonais envoyé à Auschwitz dans un des wagons à bestiaux en compagnie de centaines d’enfants et leurs parants, grands-parents et leurs enseignants. Alors que le train approchait de sa destination du camp de la mort, une ancienne, vieille dame qui enseignait la musique dans le ghetto de Cracovie d’où ils venaient tous, commença à raconter aux enfants de joyeuses histoires sur une belle terre et de l’éternelle jeunesse qui les attendait. Elle commença à les faire chanter. Bientôt, les enfants furent calmes et sereins, alors même qu’on entendait les sirènes hurlantes du camp d’Auschwitz qui approchait.

Le médecin se souvint avoir été en colère au sujet de l’attitude de la vieille femme et lui demanda:

“Pourquoi racontez-vous tous ces mensonges à ces enfants, en de telles circonstances ?” demanda t’il. La vieille femme sourit alors tristement et dit: “Ce n’est pas le moment pour la vérité.”

Une partie de moi est d’accord avec cette femme: la part infantile de ma personne qui a connu auparavant le pouvoir curateur de l’amour et la puissance narcotique des câlins et embrassades, les vœux de bonheur. Mais mon être d’expérience comprend que la vérité n’est jamais de mise surtout dans les moments de grande souffrance et que tout amour qui nie la vérité n’est qu’un analgésique de pacotille et éphémère. Seule la vérité peut nous permettre de grandir au delà de nos besoins infantiles de protection et nous faire maturer au delà de cette roue de l’injustice. L’expérience nous montre que l’univers désire moins notre bonheur que notre croissance mentale.

Les peuples comme les Canadiens, dont la culture a le sang d’innocents sur les mains et qui sont coincés dans un énorme mensonge collectif que leur crime demande, sont incapables de grandir. Comme toute petite frappe prise l’arme du crime à la main, les Canadiens blancs ne sont pas émus ni ne se sentent concernés par ces légions d’enfants qui furent torturés à mort par leurs églises, c’est différent pour ceux qui montrent les cadavres. Comme me l’a dit un jour un vieux de la vieille de l’Eglise Unifiée du Canada: “Nous savons tout çà. Le seul problème c’est que tu en parles…”

Les mots officiels sont une parfaite image de la banalisation de la malfaisance institutionnalisée: du fait que ceux immergés dans un crime collectif ne sont pas tant intentionnellement mauvais qu’ils sont morts émotionnellement et se sont dissociés de leurs propres sentiments. Cette condition fut mise en exergue par le prêtre anglican qui confronta quelques uns d’entre nous alors que nous distribuions des tracts à ses ouailles au sujet des plus de 50 000 enfants autochtones qui moururent aux mains de l’état entrepreneurial colonial. L’homme nous cria: “Nous avons déjà dit que nous étions désolés… Que veulent ces gens de plus ?..”

Et le pasteur fut véritablement choqué et troublé lorsque je lui répondis: “Imaginez que ce soit votre enfant qui soit violé, assassiné et enterré quelque part. Que voudriez-vous ?”

Ma question l’a totalement pris au dépourvu simplement parce que toute cette “affaire” de la complicité de son groupe dans un crime de masse dans leur propre jardin n’a jamais été internalisée ni par lui ni par quiconque. Des enfants violés et assassinés n’étaient pas une réalité pour lui, ni pour son groupe. Ils n’étaient pas une réalité ni pour lui ni pour son groupe, mais une abstraction, quelque chose de complètement déconnecté d’avec sa vie, leurs vies quotidiennes. C’est exactement ce type de capacité morale scellée et anesthésiée qui est requise pour qu’un crime collectif ne soit jamais reconnu et encore moins puni, pour qu’il puisse de surcroit continuer. Plus grande est l’atrocité, plus le déni et la distanciation personnelle sont conséquents, que ce soit à Auschwitz ou aux pensionnats pour Indiens d’Alberni.

La passion et la colère n’ont aucune place dans la rigide distanciation morale de criminels collectifs comme le sont les Canadiens, car de telles faiblesses menacent de craquer l’arrangement minutieux de fausse humanité et d’auto-absolution personnelle qui sont la caractéristique des vainqueurs de toute guerre génocidaire. Finalement, cette névrose explique le comportement de mon antagoniste, Shirley, qui s’est tant offusquée de ma moquerie du déni et des illusions de mon peuple ; car pour un chrétien blanc au Canada, il n’y a pas de pire crime que de causer la controverse ou la division. Clairement, ils ne lisent pas beaucoup leur propre bible.

Au bout du compte, notre véritable ennemi n’est pas le risque de briser la glace de fureur mais en fait notre incapacité à le faire. Nos froids sentiments et notre captivité au sein d’un arrangement de mort et de mensonges est autant une menace à la fibre et à l’être du pasteur anglican qu’ils ne le sont pour vous et moi. Le génocide condamne l’assassin et les victimes de la même façon. Celui qui torture à mort quelqu’un et le fait en toute impunité, emporte avec lui une sentence de mort et est éventuellement tué de l’intérieur. Le Canada blanc, se languissant dans son crime collectif et son mensonge de “cicatrisation et de réconciliation”, meurt de l’intérieur parce qu’il doit toujours faire face à lui-même, se regarder dans la glace.

Il n’y a pas prescription pour la condition terminale de mon peuple parce qu’il n’y a pas de remède. Aussi loin que les Canadiens refusent de voir leur propre condition, viendra le fait de la mort elle-même. Ce n’est pas le crime de passage appelé le Canada chrétien que nous devons gérer, mais ceux qui viendront après lui: Les prochaines générations, natives ou blanches, qui devront savoir toute la vérité sous peine de continuer le mal.

Peut-être qu’un jour j’apprendrai à laisser mon propre chagrin s’écouler et trouverai-je cette voix de la rage qui explosera les barreaux des prisons. Mais si je puis recevoir une telle grâce ou quelque autre Canadien ce sera parce que et non pas malgré le fait que nous ayons regardé la vérité en face et lutté pour en parler. Comme nous le rappelle Alice Miller:

“La vérité au sujet de notre enfance est stockée dans notre corps et bien que nous puissions le réprimer, nous ne pouvons jamais l’altérer. Notre intellect peut être trompé, nos sentiments manipulés et nos conceptions brouillées, notre corps trompé par des substances médicamenteuses. Mais un jour, notre corps présentera sa facture, car il est aussi incorruptible qu’un enfant, qui, toujours entier d’esprit, n’acceptera aucun compromis ni excuses et il ne cessera de nous tourmenter jusqu’à ce que nous cessions enfin de fuir la vérité.”

Résistance au colonialisme: mémorandum sur la continuité du génocide au Canada, un appel international par le TICEE

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A lire en complément d’information pour mieux comprendre les dessous historiques de toute cette affaire du génocide documenté des  peuples et nations autochtones dans l’entité coloniale de la « couronne britannique » alias la City de Londres appelée « Canada » depuis 1867:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

~ Résistance 71 ~

 

Memorandum sur la continuité des crimes génocidaires au Canada et globalement : Appel à toutes les nations

Publié par le Directorat Central du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE), le 1er septembre 2017

Avec l’aval des anciens traditionnels des nations Anishinabe, Mohawk, Cree, Cowichan et Squamish du Canada

Ainsi que des affiliés du TICEE au Canada, Etats-Unis, Irlande, Angleterre, Italie, Serbie et Russie

Publié dans la ville de New York

Le 1er septembre 2017

Publié sous accord de droits d’auteur Common Cause Copyright

Ce mémorandum peut être reproduit, copié, cité ou présenté publiquement en partie ou en totalité à toute fin non lucrative, pourvu que la source et les auteurs soient dûment cités.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

www.murderbydecree.com , www.itccs.org

1. Un plan ingénieux d’extermination des nations indigènes a été mis en place par le Vatican et la Couronne d’Angleterre, agissant au travers du gouvernement et des églises du Canada, depuis le 25 novembre 1910. (1) Ce plan fut activé et maintenu fonctionnel par la Couronne d’Angleterre et son bureau du Conseil Privé, ainsi que par les églises catholique, anglicane et unifiée du Canada, en collaboration avec la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et les entreprises judiciaires et privées. En tant que plan de génocide délibéré soutenu par l’église, il a été modelé et connecté à des crimes similaires contre l’humanité perpétrés par le Vatican contre des peuples non catholiques à travers le monde.

2. Ce plan canadien a consisté en un programme d’état et de l’église pour un génocide systémique inter-générationnel fondé initialement sur le système des soi-disants pensionnats pour Indiens, créé sur un modèle jésuite et établi par ordre du conseil le 1er juillet 1920. (2) Ce système a tué plus de la moitié des enfants qui y ont été incarcérés, soient plus de 65 000 enfants. (3) Ce programme a aussi servi de tremplin pour une campagne générale d’extermination des tribus aborigènes non-assimilées ; une campagne qui continue aujourd’hui même. Le génocide est responsable de la dépopulation de plus de 95% des nations natives originelles, ce de manière prédominante sur la côte Ouest du Canada, ce qui représente le meurtre  d’entre un et deux millions de personnes en moins d’un siècle.

3. Alors que l’objectif général de ce génocide fut l’élimination de tous les peuples autochtones non-chrétiens, son but par association fut aussi l’extirpation des réseaux traditionnels de parenté et du système de gouvernance matriarcale des mères de clan, qui assurait le contrôle indigène des terres et des ressources. Ceci fut fait en éradiquant le système familial natif, plus spécifiquement les femmes vivant de manière traditionnelle et leurs enfants. Ce système familial traditionnel fut en fait effectivement détruit par le programme des pensionnats pour Indiens entre 1910 et 1996 de concert avec la grande majorité des langues indigènes et les bases territoriales traditionnelles.

4. Malgré l’estompage progressif dans le temps des pensionnats pour Indiens après 1970, ce plan génocidaire s’intensifia aux mains de différentes branches du gouvernment canadien et d’agences telles que celles gérées par l’église catholique en ce qui concern les adoptions et les familles d’accueil. Chaque niveau du gouvernement et de l’église au Canada a continué la destruction active des familles indigènes et de leur culture, ceci inclut l’assistance aux enfants et le système de tribunal familial que les conseils de bande aborigènes gèrent, eux-mêmes financés par le government. Les « chefs » de ces conseils ont joué un rôle clef dans l’éradication de toute autorité et de tout contrôle demeurant sur les territoires et ressources traditionnels ainsi que sur la répression de leur propre peuple. Ils le font et sont payés par le gouvernement canadien et des enterprises domestiques ainsi que pour fournir la ressource essentielle aux corporations multinationales en provenance des Etats-Unis, du Japon et de la Chine.

5. L’expulsion de toutes les tribus natives traditionnelles demeurant sur leurs terres de la côte Ouest est devenue plus urgente alors que le XXème siècle touchait à sa fin et que la demande du monde pour le bois, l’hydro-électricité, les minéraux et autres ressources naturelles de la Colombie Britannique (CB), s’intensifiait. En conséquence, la période s’étalant depuis 1900 a été témoin d’une rapide escalade de la violence contre les Indiens et un retour  aux méthodes violentes datant du début de la période coloniale. Dans les années 1990, un très grand nombre de familles aborigènes du nord de la CB commencèrent à disparaître aux mains d’escadrons de la mort officieux animés par des gendarmes de la GRC hors de leur service, par des policiers locaux, ainsi que des contractants tiers dont les services étaient loués par le gouvernement fédéral, ses hommes de paille aborigènes et des entreprises étrangères. (4)

6. A partir de 1995, lorsque le tout débutant TICEE fit campagne pour exposer au grand jour les crimes des pensionnats pour Indiens et que cela fit les manchettes des journaux et des médias canadiens, des histoires de disparition de familles autochtones proliféraient également. Ensemble, ces exposés provoquèrent une campagne de désinformation de la part de la GRC, faite pour embrouiller et cacher l’étendue et la nature de ces disparitions. Cette désinformation ne fut que partiellement réussie, et amena le gouvernement du Canada à prendre des mesures plus fermes afin d’effacer toute attention publique sur le génocide se perpétuant sur les familles autochtones. Il s’y employa grâce à la directive de cabinet gouvernemental secrète du 3 avril 1998. (5)

7, Cette directive du gouvernement libéral de Jean Chrétien fut lancée environ une semaine avant l’ouverture de la première enquête indépendante sur les crimes des pensionnats pour Indiens au Canada: la tribunal de l’IHRAAM qui se tint à Vancouver. (6) La directive consistait en un plan officiel de terreur d’état visant les activistes aborigènes, les survivants des pensionnats pour Indiens et notre campagne menée par celui qui allait devenir le secrétaire du TICEE pour l’Amérique du Nord, Kevin Annett, qui organisait le tribunal de l’IHRAAM. Le plan terroriste de Chrétien autorisait l’utilisation de “missions commandos secrètes”, des méthodes de surveillance illégales, des campagnes de diffamation, des troubles et violences contre Annett et les groupes ciblés, incluant l’élimination des individus ayant connaissance ou ayant des preuves des actes génocidaires perpétrés par les employés de l’état canadien et de l’église. Cette directive ministérielle n’a jamais été abrogée et a causé la mort d’au moins sept activistes aborigènes qui ont été assassinés par des gendarmes de la GRC depuis 1998, ceci incluant des membres de notre réseau. (7)

8. Cette directive ministérielle en question fut émise pour une mise en application par le gouvernement fédéral vers la division “E” de la GRC de Vancouver la première semaine du mois de juin 1998, comme ce fut mentionné, juste avant que la première enquête indépendante sur les crimes des pensionnats pour Indiens ne fut mise en place par Kevin Annett et un affilié de l’ONU, l’IHRAAM, le 12 juin. En fait, la perturbation du tribunal de l’IHRAAM fut le but principal de cette campagne de terrorisme d’état, d’après des déclarations faites par l’inspecteur Peter Montague de la Division “E” de la GRC qui mena cette campagne de perturbation. Celle-ci devint particulièrement active après que le tribunal ait eu donné une audience publique des premiers rapports du meurtre organisé et du trafic d’enfants parmi les tribus du nord de la province de CB. (8) Une autre cible de cette campagne de terreur étatique furent les autochtones du Lac Gustafson dans le centre de la CB, qui après avoir défendu les terres sacrées des sépultures de leurs ancêtres furent soumis à un assaut militaire en règle secrètement organisé ainsi que d’une campagne de diffamation par Montague et la GRC durant ce même été de 1995.

9. Il est important de noter que cette note de Chrétien mettant en scène une “terreur d’état” en date du 3 avril 1998 ciblait quiconque menaçait d’exhiber l’histoire et le génocide toujours en cours du peuple natif. Entre 2006 et 2012, sept témoins clef et membres importants indigènes de notre réseau du TICEE à Vancouver et à Winnipeg, furent assassinés en accord avec cette directive: Hariett Nahanee, Johny “Bingo” Dawson, Ricky Lavallee, Harry Wilson, William Combes, Edna Phillips et le chef Louis Daniels. Dans le processus de sa campagne de terrorisme d’état, la directive Chrétien a dérangé et marginalisé une partie de notre travail et le mouvement pour amener devant la justice l’église et l’état canadiens pour les crimes commis dans les pensionnats. Mais pendant de nombreuses années, elle masqua les meurtres ou les disparitions des familles aborigènes de la province de CB. Par exemple, après juin 1998, le tribunal fut attaqué et neutralisé par des agents de la GRC, les mêmes agents, sous la direction de l’inspecteur Peter Montague, qui détruisirent l’effort croissant d’identifier le nombre grandissant de femmes autochtones disparaissant dans toute la CB et dans la partie de l’East Side du centre de la ville de Vancouver.

10. Cette attaque d’état sur une véritable enquête menée sur la disparition de personnes fut déclenchée par le fait qu’à ce moment précis, au début de 1999, de nouvelles preuves irréfutables commencèrent à faire surface, preuves qui liaient l’identité des tueurs contemporains d’autochtones  avec des gens qui travaillaient dans le système des pensionnats pour Indiens. De fait, notre travail a démontré que la totalité du leadership des actuelles églises catholique, anglicane et unifié au Canada, est soit directement impliquée dans les crimes de l’ère des pensionnats ou protège activement ceux qui furent impliqués et que ces mêmes prédateurs sont toujours engagés dans le viol systémique, le trafic et le meurtre d’enfants. Il est de ce fait très clair qu’il existe une continuité criminelle qui s’étale sur des décennies et qui lie les atrocités des pensionnats perpétrées par l’église avec le viol, la torture et la disparition aujourd’hui de personnes natives, spécifiquement des femmes et des enfants. Bref, ce crime n’a jamais cessé et est toujours protégé par la même alliance impie de l’église, de la police et du gouvernement, ce qui explique sans aucun doute l’hostilité constante de ce trio envers notre campagne et son représentant porte-parole, Kevin Annett.

11. Nos continuelles investigations révèlent que bien des hommes qui ont torturé et tué des enfants dans les pensionnats pour Indiens et qui continuent leur prédation sur des femmes et des enfants aborigènes aujourd’hui, sont aussi membres ou affiliés de l’élitiste Vancouver Club du 915 West Hastings street. Leurs odieux rangs comptent trois juges de la cour suprême, une clique d’avocats, des officiels de haut-rang de l’église et des exécutifs d’entreprises privées, un ancien premier ministre canadien, un archevêque catholique et des membres de haut-rang de la GRC et de l’armée canadienne. Virtuellement tous ces membres sont des pratiquants des églises anglicane, catholique et unifiée. Bon nombre de ces hommes ont aussi été identifiés par un ancien agent des services de renseignement canadiens du CSIS comme des participants dans le réseau assassin et de snuff-film dit du “Piggy’s Palace”, incluant deux politiciens aujourd’hui membres de sénat canadien: Larry Campbell et Patrick Brazeau. (9)

12. L’objectif principal et la conséquence de la directive de terreur d’état Chrétien ont été de protéger ces hommes et de camoufler leurs liens avec l’ère des pensionnats pour Indiens et des puissants décideurs entrepreneuriaux d’aujourd’hui. Mais ce qui ne peut pas être caché est la connexion claire et directe entre les plus hauts niveaux des pouvoirs gouvernementaux, de la police, des entreprises, de l’église et du judiciaire au Canada avec ces crimes génocidaires, ainsi que leurs liens avec des crimes similaires dans d’autres pays. Il y a par exemple, un lien clair et direct entre l’industrie du trafic des organes humains basé en Chine et en Thaïlande et la disparition des femmes aborigènes en CB. (10)

13. Ceci fut de plus  rapidement suivi par un un second effort de maquillage par le présent gouvernement libéral du Canada, connu sous le vocable de “L’enquête nationale sur les femmes disparues”. A partir de 2007, une fois que ces connexions furent fermement prouvées par notre campagne et par les témoignages croissant de beaucoup de témoins oculaires aborigènes, le gouvernement conservateur de Stephen Harper s’appuya sur le toujours actif plan Chrétien pour mettre un point final à leur divulgation et y mettre “une pirouette finale d’isolation” sur toute cette affaire passée et présente du génocide au Canada. Ceci se fit au moyen d’une enquête gouvernementale: une opération élaborée de manipulation connue sous le nom de “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR). La CVR fut modelée sur une campagne de désinformation secrète standard afin d’enterrer les preuves, réduire au silence les témoins, discréditer les diseurs de vérité et blanchir les coupables. Avec la complicité active des médias du monde, de l’ONU et de chaque niveau des pouvoirs judiciaire et politique au Canada, la CVR enterra la vérité et les preuves du génocide des pensionnats pour Indiens avec un remarquable succès. Elle le fit afin de masquer la continuité de ce crime spécifiquement au sein des nations autochtones de la côte ouest canadienne. (11)

14. Il est clair que cette dernière “enquête” d’apparat en date  est une autre réalisation du plan Chrétien pour éliminer tous les témoins et preuves de la “solution finale” au Canada en ce qui concerne sa population indigène et qui commença en 1910. La soi-disante “enquête sur les femmes disparues” s’opère au travers de ces mêmes agences de police, incluant la GRC, qui sont responsables de l’assassinat de femmes autochtones ciblées et de leurs familles.

15. Comme la CVR, “l’enquête” sur les femmes disparues stoppe les véritables efforts de révéler les crimes et qui en est responsable ; en éliminant les témoins oculaires qui réfutent les versions officielles des disparitions. En tant que pièce de théâtre jouée par les mêmes puissances responsables de la disparition des femmes indigènes, “l’enquête” est moribonde, n’ayant émis aucun rapport sur quoi que ce soit de ses supposées trouvailles au cours des deux années de son existence fantômatique. Nous croyons que ceci a pour but la destruction finale des peuples indigènes et de leur base territoriale et s’assurer que ceci se poursuivra sans heurt et en dégageant le maximum de bénéfices pour les intérêts entrepreneuriaux et d’état qui sont derrière cette destruction.

16. La preuve de tout ceci est le fait essentiel qui est enterré par “l’enquête” et les médias canadiens, à savoir que les disparitions de la côte ouest sont le résultat d’un ciblage racial et politique spécifique et ne sont en rien des meurtres fortuits. Ce point fut établi par nos propres investigations dès le printemps 2003. (12) Ainsi, la vaste majorité des femmes aborigènes portées disparues viennent de familles de lignée matrilinéaire du mode des mères de clan, mode qui traditionnellement contrôle les ressources et la base territoriale des différentes nations indiennes. Bref, leur assassinat revenait à un mode opératoire d’assassinats politiques délibérés visant les leaders restant des tribus de la côte ouest dont la résistance est un obstacle à la veulerie des entreprises avides de ressources naturelles. En ce sens, ces derniers assassinats sont simplement la continuité de la longue tradition canadienne de l’extermination masquée en ce qui concerne les peuples indigènes.

17. Ces crimes ont même un aspect encore plus sombre, impliquant un rituel satanique, qui a été en premier lieu documenté dès 1998 au cours de notre enquête sur le système des pensionnats pour Indiens. Le soi-disant “Neuvième Cercle”, ce culte sacrificiel catholique établi au XVIIème siècle par les jésuites et qui est toujours opérationnel sous les plus hautes directives du Vatican et de ses plus hautes sphères, a fonctionné au sein des pensionnats dès leur ouverture. (13) Le trafic routinier, la torture et le meurtre d’enfants dans les pensionnats étaient à la fois pratiqués par les églises anglicane et unifiée ainsi que par l’église catholique et impliquaient des membres du gouvernement, de la famille royale ainsi que des églises. Ce même Neuvième Cercle continue de tuer en toute impunité dans les cercles d’église aujourd’hui et dans les communautés de la côte ouest situées sur des terres lourdement pourvues en ressources naturelles. Il est très clair que les mêmes forces qui sont traditionnellement derrière le vol de la terre et de la richesse aborigènes, continuent de tuer de manière rituelle et de trafiquer les enfants de nos jours.

18Derrière son masque généreux, comme montré par son nouveau premier ministre pirouettant Justin Trudeau, le Canada est une société fermée et répressive qui extermine effectivement ce qu’il reste des populations autochtones au sein de ses frontières. Il le fait en accord avec son programme génocidaire fondateur introduit en 1910 et la directive ministérielle de Jean Chrétien en 1998 ainsi que par la collusion active et dans l’intérêt d’entreprises d’extraction de ressources essentiellement américaines et chinoises.

19. En tant que campagne menée par l’état, cette culmination du génocide canadien est passible de sanctions judiciaires, comme cela est évident non seulement de par le refus de tout tribunal de la “couronne” de trainer en justice et de faire condamner toute personne ou agence pour acte de génocide, mais aussi la mise en accusation active par ces mêmes tribunaux de quiconque expose ces crimes au grand jour. Il n’y a pas d’avenir pour quelque justice ou compensation que ce soit pour les victimes de ce génocide au Canada, ni par les agences, instances judiciaires des Nations-Unies, qui ont tourné le dos à la réalité de ce crime continuel perpétré par le Canada chrétien et colonial. (15)

20.  Ainsi, il en incombe à la communauté mondiale de faire respecter la loi internationale et de faire en sorte que le Canada soit sanctionné politiquement et économiquement, ainsi que la couronne d’Angleterre, le Vatican et leur église et associés entrepreneuriaux, pour leurs crimes prouvés contre l’humanité. Le Canada et ces pouvoirs en question sont des entités échappant à tout contrôle dont les actions menacent non seulement les innocents mais aussi la souveraineté et la paix de toutes les nations. Cette menace est évidente avec la politique toujours en vigueur et appliquée connue sous le nom de Crimen Sollicitationas au sein de l’église catholique romaine, qui subvertit les lois de protection de l’enfance et le pouvoir des gouvernements souverains en demandant que chaque catholique dans le monde protège les tortionnaires et violeurs d’enfants au sein de l’église et cache ces abus et trafics à la police. L’église anglicane est gouvernée par la même politique, comme l’est toute église non-catholique qui se rallie et se réunit avec la papauté romaine en accord avec le plan “d’une église mondiale” du criminel de guerre condamné connu sous le nom de pape François 1er. (16) Depuis sa mise en service en 1929, Crimen Sollicitationas a encouragé et causé l’assassinat systémique d’enfants au Canada, aux Etats-Unis, en Irlande, en Croatie, à travers toute l’Europe et dans le monde, crimes qui continuent à être perpétrés en toute impunité. Aussi longtemps qu’une telle criminalité institutionnalisée contre les enfants est permise de fonctionner légalement,  aucun pays ne peut prétendre protéger ses citoyens ou sa souveraineté légale.

21. Il y a une claire obligation morale et légale pour les nations souveraines d’empêcher et de punir les régimes criminels avérés comme le Canada, la Couronne Britannique et le Vatican. Nous lançons donc un appel solennel et attendons que les nations le fassent, utilisant leur police, leur armée et leur machine légale et judiciaire. Nous dirigeons tout spécifiquement cet appel au président Vladimir Poutine, son gouvernement et au peuple russe et à tous les pays existant en dehors de l’influence du bloc occidental.

22. Plus spécifiquement, notre directorat du TICEE et ses affiliés dans sept pays demandent que ces gouvernements entreprennent les actions suivantes:

  • Commencer des sanctions économiques et politiques compréhensives contre le Canada, l’Angleterre et le Vatican en tant que régimes génocidaires condamnés, incluant une procédure de censure et d’expulsion formelle de l’Assemblée Générale de l’ONU et en imposant un embargo touristique et commercial sur ces puissances.
  • Envoyer une force de maintien de la paix au Canada pour protéger les témoins oculaires aborigènes, les familles ciblées et les activistes du TICEE qui confrontent ces crimes ; de procéder à l’arrestation de criminels de guerre condamnés au Canada.
  • Envoyer des équipes médico-légales professionnelles pour nous assister aux recherches et à l’examen des scènes de crime ainsi que les fosses communes et charniers sur les sites des anciens pensionnats pour Indiens
  • Mettre en place des tribunaux domestiques et internationaux pour juger ces individus et institutions entrepreneuriales/corporatrices responsables de ces crimes et autres contre l’humanité.

23.  Dans les semaines à venir, nos délégations vont amener cet appel et nos preuves devant les gouvernements, les éducateurs, les juristes et les médias du monde. Ceux d’entre nous qui ont révélé et confronté ces crimes ayant lieu au Canada ont été attaqués, harcelés, mis en prison et censurés par tous les niveaux du gouvernement, de la police, des tribunaux et ont été empêchés d’agir librement dans leur propre pays. Nous amenons donc de ce fait cette vérité au-delà des frontières du Canada en l’honneur de cette armée d’innocents qui sont morts et vont continuer de mourir si justice n’est pas faite. Voilà notre position et nous ne pouvons en avoir une autre.

Publié le 1er septembre 2017 par the Directorat Central du TICEE avec l’approbation des anciens des nations Anishinabe, Mohawk, Cree, Metis, Cochiwan et Squamish indigènes à travers le Canada et aussi par les affiliés au TICEE au Canada, en Irlande, en Angleterre, en Italie, en Serbie et en Russie

Notes

  1. Un accord contractuel daté du 25 novembre 1910 entre le gouvernement du Canada et les églises catholique romaine, anglicane, presbytérienne et méthodiste (ces deux dernières étant les prédécesseurs de l’église unifiée du Canada) établit la gestion administrative et le financement conjoints des pensionnats pour Indiens dans lesquelles la moitié des enfants incarcérés moururent.
  2. (http://itccs.org/wp-content/uploads/2016/09/communique-011.jpg .)
  3. 3. Un ordre spécial en conseil ratifié le 1er juillet 1920 a rendu obligatoire pour chaque enfant aborigène au Canada dès l’âge de 7 ans ou plus vieux d’être incarcéré dans le système de pensionnats pour Indiens.
  4. 4.(http://itccs.org/wp-content/uploads/2016/09/communique-004.jpg )
  5. 5.Ce ratio de décès approximatif est fondé sur les propres statistiques du gouvernement et de l’église et est discuté en détail en page 41 et suivantes du livre Murder by 
  6. 6. Decree: The Crime of Genocide in Canada (Amazon, 2016). Qu’on trouve en ligne à (www.murderbydecree.com)
  7. 7.Quelques preuves de l’existence de ces escadrons de la mort et de l’implication de la police dans ceux-ci se trouvent dans les témoignages de ce mémo: http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/. Voir aussi la 3ème partie de www.murderbydecree.com .
  1. 8.Une copie de cette directive fut envoyée en juillet 2016 au bureau central du TICEE par un informateur au sein des services de renseignement canadien du CSIS. La directive Chrétien est décrite sur: http://itccs.org/2016/07/08/secret-black-ops-program-identified-by-canadian-government-source-2/
  1. 9. L’IHRAAM est l’International Human Rights Association of American Minorities (L’Association Internationale pour les Droits des Minorités Américaines), une ONG à l’ONU. L’IHRAAM a sponsorisé le tribunal, son directeur le Dr Youssouf Kly et agent de terrain Rudy James y furent présents avec 15 observateurs aborigènes les 12-14 juin 1998 à Vancouver. Voir le The Globe and Mail, June 20,1998.
  2. 10.  Ces assassinats ont pris la vie de sept activistes aborigènes du TICEE à Vancouver et Winnipeg ainsi que celle de manifestants natifs à travers le Canada. Spécifiquement ciblés ont été les anciens traditionnels de la côte ouest du Canada ayant la connaissance de l’histoire orale et spirituelle de leurs nations.
  3. 11.  Ces rapports ont impliqué la divulgation du nom du “chef” principal financé par le gouvernement du conseil tribal Carrier-Sekani, Ed John, comme étant un trafiquant de drogue et d’enfants, un spéculateur foncier qui tuait son propre peuple pour qu’Alcan et B.C Hydro puissent s’approprier leur terre. John a été accusé par trois anciens membres de son conseil tribal, dont deux d’entre eux, Frank Martin et Helen Michel, ont témoigné devant l’IHRAAM sur les crimes dans les pensionnats pour Indiens en juin 1998. (www.murderbydecree.com). Ed John a servi comme le “représentant aborigène officieux” du Canada à l’ONU et avec d’autres entités diplomatiques.
  4. 12, L’agent du CSIS Grant Wakefield a parlé en personne au secrétaire du TICEE Kevin Annett à ce sujet en deux occasions, mais il fut subséquemment traduit en justice par le gouvernement pour le réduire au silence et il fut mis en liste noire des médias canadiens. Ses déclarations sont en grande partie reproduite dans la 3ème partie de Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada. Les noms des politiciens, des juges et quatre officiels de haut rang ayant été impliqués dans le cercle du trafic de film snuff sont en possession du TICEE; ces noms incluent l’ancien premier ministre canadien Paul Martin et les juges MacEachern, Esson et Grobberman de la cour suprême de la Colombie Britannique, ainsi que des officiers de police de haut-rang impliqués dans “l’enquête sur les femmes disparues”, comme Bruce Michelson du département de police de la ville de Vancouver.
  5. 13. Là encore, les détails de cette connexion peuvent être trouvés dans la 3ème partie de “Murder by Decree”. Wendy Poole par exemple, fut une “femme disparue” importante de Vancouver dont la famille a été lourdement impliquée dans des manifestations publiques, des barrages routiers pour défendre leurs territoires traditionnels contre l’industrie du bois et celle de l’extraction minière. Son oncle, Art Solomon, était un traditionaliste souverainiste en porte-à-faux avec le gouvernement et ses marionnettes des chefs de conseils.
  6. 14. Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada les détails de la couverture et de la criminalité de la CVR en première partie  (www.murderbydecree.com)
  7. 15. Ce fait fut établi par le gendarme de la GRC en retraite George Brown au travers de sa propre enquête sur les personnes disparues qu’il conduisit sur Vancouver entre 2001 et 2003. Brown est cité dans le documentaire Unrepentant qui est posté sur (www.murderbydecree.com) et en 3ème partie de:  Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada. 
  8. 16. Voir non seulement Murder by Decree mais aussi Unrelenting: Between Sodom and Zion de Kevin Annett pour une discussion sur le culte du Neuvième Cercle et le témoignage de deux participants aux cérémonies en Europe Toos Neijenhuis and Anne Marie van Blijenburgh, se trouve sur ces sites: http://itccs.org/2014/09/10/transcript-of-anne-marie-van-blijenburghs-testimony-about-child-murders-in-belgium/  and  https://www.youtube.com/watch?v=-peCsdhscSA&t=135s 
  9. 17. Ibid.
  10. 18. Voir http://itccs.org/2016/04/01/expel-canada-united-kingdom-and-the-vatican-from-the-un-general-assembly-letter-of-demand-issued-to-secretary-general-ban-ki-moon/ and http://itccs.org/2016/05/02/united-nations-head-censured-as-itccs-activates-new-campaign-to-disestablish-criminal-powers/ 
  11. 19. En septembre 2010, Elizabeth de Windsor a signé l’accord d’Holyrood avec Joseph Ratzinger alias pape Benoît XVI, mettant en place les termes de la ré-incorporation de l’église anglicane au sein de l’église de Rome. Un de ces termes fut l’imposition des conditions de Crimen Sollicitationas sur tout le clergé anglican, ses membres et officiels, voir sur ce site: http://itccs.org/2014/02/02/pope-francis-is-named-by-former-argentine-junta-insider-as-prime-mover-in-child-trafficking-network-francis-concealed-vatican-crown-of-england-holyrood-agreement/ 

Lettre ouverte à une sénatrice canadienne, négationniste de l’holocauste des Amérindiens du Canada… (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 avril 2017 by Résistance 71

« Si je devais choisir de tuer la moitié des enfants indiens qui sont sous notre attention, il n’y a pas de meilleur instrument à utiliser que votre pensionnat typique mis en place. »
~ Neil Parker, Superintendant aux affaires indiennes du Canada, 1949 ~

« Il est juste de dire que 50% des enfants qui sont passés au travers de ces écoles pensionnats n’ont pas vécu pour bénéficier d’une quelconque éducation en leur sein. »
~ D.C Scott, adjoint au superintendant au ministère des affaires indiennes, juillet 1913, rapporté par CBS News en juin 2015 ~

« Nous ne pouvions pas commencer une enquête sur les morts dans les pensionnats pour Indiens, ceci aurait constitué une enquête bien trop énorme… »
~ Gendarme Gerry Peters, de la division « E » de la Gendarmerie Royale du Canada, Vancouver, juillet 1997 ~

« Les chances d’un élève des pensionnats pour Indiens de mourir dans les premières années du programme étaient d’une sur deux. Alors bon, OK, 50% est une juste estimation du taux de mortalité. »
~ Murray Sinclair, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), le 3 mars 2011 ~

 

Dans un miroir, sombrement: conseil à une négationiste de l’holocauste (amérindien)

 

Kevin Annett

 

28 mars 2017

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2017/03/28/in-a-mirror-darkly-some-advice-to-a-holocaust-denier/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une information en provenance d’Ottawa en date du 8 mars 2017: La sénatrice canadienne Lynn Beyak défend le système des pensionnats pour Indiens et affirme “qu’ils n’ont pas voulu faire de mal à quiconque”…

Ottawa

Chère Lynn,

Il a été dit de la vie au sénat canadien qu’elle est si pathétique que tout ce que vous pouvez y entendre est le bruit du ruminage et des ventres de porc. Je veux donc vous remercier pour donner tort à tous ces cyniques. Je n’avais absolument aucune idée que votre petite côterie d’appointés politiques à la platitude tant reconnue puisse produire une penseuse d’une telle originalité comme vous-même.

Quelle bonne bouffée d’air frais que d’entendre une politicienne canadienne affirmer que noir est en fait blanc et avec une telle conviction ! Et dire que j’avais perdu l’espoir en la capacité d’un quelconque de nos leaders d’ici, du Grand Nord tout blanc, de maîtriser la realpolitik machiavellienne. Je dis: bien vu, excellent !

Sénatrice, je vous donne un A+ pour vos efforts, mais si vous me permettez, j’ai quand même quelques conseils à vous donner en ce qui concerne la meilleure façon de propager votre gros mensonge bien particulier. En un mot, vous êtes trop crâneuse. Subtilement, est toujours après tout, la meileure méthode pour cacher un crime de groupe et de convaincre les gens qu’il ne s’est jamais passé: quelque chose que votre collègue du sénat Murray “Mr je blanchis tout par la CVR” Sinclair ne connaît que trop bien.

Note de R71: CVR est l’acronyme de la Commission Vérité et Réconciliation, la farce officielle de l’état canadien pour blanchir et minimiser l’affaire du génocide dans les pensionnats pour Indiens entre 1867 et 1996. Si l’état canadien s’est fendu d’”excuses officielles”, personne n’a jamais été condamné pour la disparition et meurtres de plus de 50 000 enfants autochtones dans les murs des camps de la mort qu’étaient les pensionnats pour Indiens, gérés par les églises, au nom du gouvernement canadien. Voir à cet effet notre traduction du contre-rapport à la CVR du Tribunal pour les Disparus du Canada: “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (2016), ce texte est le fruit de plus de 20 ans de recherches, d’enquêtes et de témoignages.

Mettez une sourdine à votre hyperbole dans un premier temps. Même le plus fleur bleue, trouillard des Injuns des Canucks (Canadiens) aura du mal à avaler votre affirmation disant que votre typique curé frappeur d’enfant ne faisait en fait “qu’essayer de son mieux” avec tous ces sauvages. Allons, allons Lynn, aller au charbon avec rien d’autre que cette rhétorique va permettre à tout critique de vous cueillir avec juste une simple citation du ratio de plus de 50% de décès parmi tous ces enfants basanés qui étaient pensionnaires de ce que vous appelez “les pensionnats scolaires”.

Bref, le grand mensonge, çà doit être convaincant.

Point suivant: Pour l’observateur neutre, vous agissez comme le badeau dans le script pré-arrangé de quelqu’un d’autre. Je veux dire, regardez comment tous les gros matous aborigènes sautent après vos paroles, comme des violeurs d’enfants en rut. Vous donnez à des gens comme Murray Sinclair, Pat Brazeau et tous les autres sultans de la trahison ; la parfaite méthode pour poser en champions de leur peuple, leurs frères Indiens, qu’ils ont trahis pendant des années. Est-ce cela que vous voulez vraiment ?

Quant à votre affirmation que les camps d’internement chrétiens ont en fait sauvé plutôt que tué les enfants basanés: une fois de plus, vous êtes hors piste, sans aucune sécurité. Pourquoi ne pas aligner le gang habituel des lècheurs de bottes, de ces “survivants” aborigènes, Indiens des forts, pour qu’ils endorsent publiquement votre affirmation et affirment aux yeux de tous à quel point la vie était belle dans les camps ? Nous savons qu’il y en a un bon paquet alentours, nous savons aussi qu’ils ne demandent pas cher non plus pour “témoigner”…

Enfin, essayez de lancer quelques miettes rhétoriques à cette bête connus sous le vocable du politiquement correct. C’est la meilleure façon de désarmer vos critiques. Donnez-nous quelques lignes au sujet de la cicatrisation et de la réconciliation. Nous, pauvres visages pâles Canucks, aimons entendre ces mots. Ils nous font nous sentir bien au sujet de nous-mêmes, ce qui est après tout, tout le but de l’exercice: spécifiquement depuis que nous sommes tous partie d’une conspiration criminelle condamnée.

Il est vrai que toutes ces erreurs n’auront peut-être pas d’importance sur la distance considérant les remous que vous faites dans la presse et parmi beaucoup d’entre-nous pâles Canucks. Finalement a émergé un leader qui dit ce que tous ces paroissiens ont ressenti, mais qu’étant Canadiens, n’ont jamais dit: que ces Injuns l’ont eu trop belle et qu’ils nous pompent jusqu’à la lie, et que merde, après tout, ils vont peut-être finir par récupérer toute la putain de place de nouveau !

J’espère que vous considérez devenir premier ministre, ou peut-être est-ce là toute l’affaire ?…

Quoi qu’il en soit, pour vraiment maîtriser l’art du mensonge et de la déception Lynn, vous devez comprendre les détails de ce que vous essayez de pirrouetter. Connaître son ennemi est la clef pour gagner quelque bataille que ce soit après tout. Je vous invite donc à regarder quelques dures preuves de vie et de mort dans ce que vous appelez les joyeuses colonies de vancances que furent les pensionnats pour Indiens, preuves contenues dans ma composition de plus de 20 ans de recherche intitulée “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (2016). Je l’ai écrit pour mettre une électrode dans le fion de Murray Sinclair, vous devriez donc vous réjouir à sa lecture.

Un de bien des survivants de ces pensionnats que je cite dans mon livre, Sylvester Green, était sur le détail des enterrements du camp de l’Église Unifiée du Canada à Edmonton dans les années 1960. Il a dû mettre en terre plus de 100 autres enfants durant les deux ans où il y fut incarcéré, avant qu’il ne s’en échappe.

Sylvester m’a dit qu’une fois à un réveillon de Noël, lui et d’autres enfants reçurent des vêtements propres et furent paradés devant une congrégation de notables blancs afin de chanter des chants de Noël pour toute cette foule chrétienne joyeuse et réceptive. Puis, Sylvester et les autres enfants furent ramenés dans leur camp et reçurent en récompense de leurs beaux chants, de choisir parmi eux lesquels seraient violés et pire par le révérend Jim Ludford et ses acolytes. Normalement les enfants n’avaient pas le choix.

J’ai juste pensé que vous apprécieriez le témoignage de Sylvester sur le comment le système n’était pas si mauvais après tout.

Sincèrement vôtre,

Kevin Annett

Livre: « Le Bouclier du Lanceur d’Alerte » par Kevin Annett (version française pdf gratuite)

Posted in actualité, altermondialisme, Internet et liberté, média et propagande, pédagogie libération, politique et social, presse et média, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 novembre 2016 by Résistance 71

Ce manuel très complet et écrit d’expérience a pour but d’armer les lanceurs d’alerte et diseurs de vérité contre l’arsenal de l’establishment réprimant la dissidence et ceux qui exposent ses turpitudes et crimes en tout genre. Kevin Annett est connu pour avoir exposé au grand jour et forcé la reconnaissance (et des « excuses ») du gouvernement et des églises du Canada au sujet du génocide de plus de 50 000 enfants autochtones dans les pensionnats pour Indiens entre la fin du XIXème siècle et 1996 ; néanmoins, ce manuel s’adresse à toute forme de lancement d’alerte et fournit un mode d’action et une attente réalistes quant à l’entreprise de dire et d’exposer au grand jours les méfaits et les crimes des entreprises, gouvernements, états et toutes autres entités privées.

« Le bouclier du lanceur d’alerte » a été publié en anglais le 1er septembre 2016 sous le titre: « Truth Teller’s Shield: A Manual for Whistle Blower & Hell Raisers » et a été traduit en français par Résistance 71 en novembre de cette même année. Avec l’accord de l’auteur, il est mis à la disposition du public francophone gratuitement dans l’espoir qu’il aide les actuels et les prochaines générations de lanceurs d’alerte et leur incite une motivation supplémentaire. Les lanceurs d’alerte sont essentiels à la déconstruction pierre par pierre de la pyramide du pouvoir mortifère des états-nations et de leurs propriétaires affairistes transnationaux. Ils/elles sont les agents de la vérité réprimée et cachée à dessein.

Lisez et/ou téléchargez le bouquin:

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Au sujet de l’auteur: 

Le révérend Kevin Daniel Annett, Masters in Arts, M. Div., est un vétéran dans le domaine de lancer les alertes et de dire la vérité. Il a été nominé pour le prix Nobel de la Paix pour le Canada. Il est réalisateur de documentaires primés, écrivain, animateur radio, organisateur de communauté et conférencier. Depuis 1995, date à laquelle il fut évincé de son sacerdoce de prêtre de l’Église Unifiée du Canada après avoir exposé les crimes que cette entité avait perpétrés, il mena avec succès une campagne pour démasquer et traduire en justice le génocide des enfants aborigènes par l’église canadienne et l’État.

Malgré sa mise en liste noire, son apauvrissement et les campagnes de diffamation et de désinformation menées contre lui par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC ou RCMP en anglais) et agences de couverture, Kevin aida à forcer des “excuses” publiques officielles pour les crimes des pensionnats pour Indiens, de la part du gouvernement canadien en juin 2008. En 2010, il aida à la formation du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE ou ITCCS en anglais), qui est maintenant opérationnel dans neuf pays. Entre 2012 et 2014, Kevin a assisté dans deux mises en accusation par le tribunal de droit coutumier concernant le Vatican, la couronne d’Angleterre et autres parties coupables de crimes contre l’humanité. Cette action força la démission du pape Benoît XVI de ses fonctions pontificales en février 2013.

Depuis janvier 2015, Kevin a participé au mouvement pour l’établissement d’une république du Canada sous la juridiction du droit coutumier et est l’animateur d’un programme radio d’affaires publiques: Radio Free Kanata. Il participe à des écoles / séminaires de formation publics pour les lanceurs d’alerte et autres activistes. Il est un consultant pour de nombreux groupes de survivants des crimes des églises, des gouvernements et des entreprises.

Kevin est l’auteur de huit livres et a co-produit le documentaire primé “Unrepentant” en 2007. Il est titulaire d’un Masters en Science Politique et en Théologie. Des universitaires aux Etats-Unis et en Europe l’ont nominé pour le Prix Nobel de la Paix en trois occasions.

“Un homme et la vérité font une majorité.”
~ Thomas Paine, 1778 ~

Version en format PDF du livre réalisé par JBL1960

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Liens vers nos traductions des ouvrages/recherches de Kevin:

« A découvert: Génocide passé et présent a Canada » (2001, 3ème edition 2010)

et

« Meurtre par décret: Le crime de génocide au Canada » (2016)