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Résistance au colonialisme : Condamner et punir le crime de génocide au Canada (Kevin Annett)

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Kevin « Aigle à la voix profonde » Annett

Traîner en justice et punir le génocide au Canada : Un impératif sous la loi des nations

Une lettre ouverte aux gouvernements, médias et peuples du monde par Kevin Annett, M.A., M.Div.- Canadian Field Secretary, The International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS)

29 juin 2021

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Offert de bonne foi au delà de l’épais mur de la censure

 

“Lorsque la faute est un acte de l’État, il ne peut y avoir aucun regret et aucune justice.”

~ Simon Wiesenthal ~

“Les parties prenantes du contrat confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime qui tombe sous la juridiction du droit international qui les régit pour prévenir et punir… Les personnes qui commettent un génocide doivent être punies, qu’elles soient des dirigeants constitutionnels, des fonctionnaires d’état ou des individus à titre privé.”

~ Convention des Nations-Unies sur la Prévention et la Punition du Crime de Génocide, 1948 ~

Juste avant qu’il ne meure après un violent passage à tabac par la police de la ville de Vancouver, Johny Dawson me parla des enfants qu’ils enterraient de manière si routinière au pensionnat pour Indiens anglican de St Michel à Alert Bay en Colombie Britannique dans les années 1960.

“Ces corps étaient si petits, si diminuées. Je ne l’oublierai jamais. Diminués par le manque de nutrition. Mais nous n’avions plus de place [pour les enterrer], alors nous avons dû mettre les corps de ces enfants dans la grande chaudière du pensionnat. Les gendarmes de la police montée et les prêtres venaient pour nous superviser dans le boulot lorsqu’on les brûlait. Ils avaient pour habitude de rire et d’applaudir alors que nous faisions cette besogne. Le Frère Clancy m’a dit : ‘Il n’y a rien de mal à ça, c’est légal, nous ne faisons que résoudre le problème indien.’ Tout le monde alentour savait ce qu’il se passait, vous pouviez sentir cette odeur putride à des kilomètres à la ronde. Ils prétendent simplement aujourd’hui qu’ils ne savaient pas.”

L’assassinat délibéré de générations d’enfants indiens par l’église canadienne et l’État fut connu et rapporté durant des années, pendant un siècle ; tout comme est connu l’endroit exact de douzaines de charniers contenant les restes de ces pauvres innocents. Il n’y a que peu de temps que le monde a choisi d’en prendre connaissance, comme les membres de la famille d’un tueur en série, qui prétendent ne pas savoir ce qu’il y a sous leur maison. Mais l’ignorance d’un crime n’est pas un système de défense valide selon la loi, pour quiconque d’entre nous.

Durant le quart de siècle écoulé, contre toute attente et la censure, j’ai mené une campagne publique d’exposition au grand jour et de mise en accusation pour les morts de plus de 60 000 enfants aux mains des églises catholique, anglicane et unifiée du canada dans leurs mal-nommés “pensionnats pour Indiens”. Entre 1889 et 1996, toute action définie comme génocide par la Convention des Nations-Unies de 1948 s’est produite dans ces camps d’internement chrétiens, le tout avec la totale bénédiction et le financement de l’état canadien, de ses gouvernements et de la couronne britannique.

Dans ces facilités du meurtre et les hôpitaux indiens affiliés, les enfants étaient affamés de manière routinière, frappés et violés à mort, exposés aux maladies, stérilisés et utilisés comme cobayes humains pour des expériences ; ils étaient petit à petit torturés et menés à la mort par le clergé, les médecins et les personnels des pensionnats. Les preuves montrent que depuis 1910, un quota mensuel de morts était en place en tant que partie d’un plan général de dépopulation des aborigènes dans les régions occidentales du Canada, afin de la rendre “libres de tous païens”. Et pourtant, maintenant, en grave violation du droit international, ces églises criminelles et assassines ainsi que le gouvernement canadien font une entrave active et grave à la justice dans l’enquête sur leurs propres crimes. Ils sont même en train de façonner le narratif officiel sur ces crimes et de se blanchir de leurs atrocités, alors que le monde observe passivement.

Le penseur et écrivain hindou Krishnamurti observa qu’il ne faut que quelques personnes pour commettre un crime mais une communauté entière pour le cacher. Dans notre cas, les criminels furent plus nombreux que “quelques uns”, cela comprenant toute la société canadienne officielle et donc le camouflage se devait d’être absolu et il le fut. Où d’autre que dans un pays intrinsèquement génocidaire un taux de mortalité de quelque 60% dans des pensionnats, puisse faire la une des journaux en 1907 puis de nouveau en 2007 et ne déclenche pas une protestation ni une mise en accusation ? Le meurtre de masse des enfants a été normalisé, trivialisé dans mon pays. Ou des mots mêmes des officiels de l’Eglise Unifiée du Canada qui m’ont expulsé de mon sacerdoce en 1995 pour avoir parlé de notre holocauste domestique:

“Nous sommes au courant de toutes ces morts. Le seul problème, c’est que vous ayez écrit une lettre à ce sujet.”

Malgré tout le tumulte médiatique au sujet de “l’ouverture” des tombes des enfants morts dans les pensionnats, les scènes de crimes sont interdites au public et à la presse et ce par la même agence criminelle qui a fait creuser ces tombes et fosses communes : la police montée / gendarmerie royale du canada (GRC). Le gouvernement a été forcé de reconnaître que “quelques enfants” sont bien morts tout en enfouissant leur propres statistiques qui montrent que la moitié de ces enfants n’en sont jamais sortis vivants. Et les médias gérés par l’état canadien font le portait de générations d’extermination planifiée de ces enfants comme d’un crime sans criminels, bottant en touche le problème inévitable à confronter, à savoir: qui est responsable et comment et quand ils seront traduits en justice pour crimes contre l’humanité.

Le plus grand crime du Canada et son camouflage compte sur les trois secondes de capacité de mémoire de son peuple. En cinq occasions différentes depuis 1998, notre mouvement a mis au grand jour les preuves tangibles de 28 charniers dans les anciens pensionnats pour Indiens à travers la pays et ce dans l’indifférence la plus totale de la presse, de la police et du public en général. En octobre 2011, nous avons conduit une excavation accréditée en pensionnat mohawk de Brantford en Ontario, ce avec l’accord total du conseil local des anciens. L’excavation a produit des ossements qui furent analysés et qui confirmèrent qu’ils appartenaient à de jeunes enfants. Mais une fois de plus, pas un seul média n’a rapporté cette nouvelle pourtant historique.

Alors qu’est-ce qui est différent maintenant ? Pourquoi d’un seul coup d’un seul les charniers de ces enfants aborigènes sont devenus un sujet approuvé et acceptable pour les infos et le gouvernement ? Brièvement, parce qu’il est sécurisant maintenant pour le Canada de laisser ce problème faire surface dans une opération de pirouettage psychologique standard, puisque la plupart de ces charniers ont été détruits par la GRC et les conseils de bandes coloniaux financés par le gouvernement canadien. Le gouvernement a admis que depuis 1960 ses équipes de destruction de documents ont purgé les preuves incriminatoires des archives des pensionnats pour Indiens, ce incluant les archives des certificats de décès et les “journaux de bord” sorte de “main courante” des punitions quotidiennes. De plus, tous les survivants et témoins oculaires  ont été réduits au silence par compensation financière ou par baillonnement légal de confidentialité. Alors n’est-ce pas le meilleur moment pour que le gouvernement Trudeau fasse un grand geste public, miné qu’il est de ce scandale grandissant ne pouvant plus resté sous silence de sa complicité dans la prise en main par la Chine de l’économie canadienne ?

La vérité est que l’annonce récente des charniers d’enfants n’est rien d’autre que l’épisode final d’une longue campagne de l’Église et de L’État canadiens pour cacher leurs crimes. Les preuves sont une fois de plus annihilées par les perpétrateurs du crime. Ceci, bien entendu, constitue le comportement standard de tout régime génocidaire dans l’histoire. Le véritable problème aujourd’hui n’est pas ce qu’un tel régime fait pour se protéger, mais ce que le reste de l’humanité est obligé de faire pour y mettre un terme.

Le droit international est très clair en cette petite chose qu’est le génocide : les coupables qu’il soient petits ou grands, doivent être poursuivis, condamnés et punis. C’est du moins la théorie sur le papier. En pratique, la Convention des Nations-Unies contre le Génocide n’a agi que deux fois depuis sa mise en place en 1948, dans les cas du Rwanda et de la Serbie. Aucune grande puissance majeure, qu’elle soit séculière ou religieuse, n’a jamais été traînée en justice pour génocide et ce pour la très simple raison qui me fut expliquée par un ancien de la diplomatie internationale très expérimenté et siégeant à L’ONU en 2008 :

“Toute nation occidentale a commis ces crimes contre les peuples aborigènes [de leurs colonies], donc personne ne veut ouvrir cette boîte de Pandore. C’est une loi non écrite que les nations ne se jettent jamais la pierre l’une l’autre sur un problème qui peut bien se retourner contre elles.”

Cette évaluation pessimiste a été vérifiée récemment avec la facilité avec laquelle le premier ministre canadien Justin Trudeau a publiquement admis le génocide au Canada le 4 juin 2019, sans provoquer un quelconque procès pour crime contre l’humanité, ni même une simple protestation de la part de la “communauté internationale”. Une législation discriminatoire ciblant la race, la loi sur les Indiens ou Indian Act du Canada, est hors-la-loi sous l’égide du droit international, mais cette loi continue à être effective sans que personne n’y trouve rien à y redire ; la loi subordonne les natifs de la terre en tant que non-humains et permet que soit tué tout Indien ou que ses enfants soient saisis et trafiqués sans aucune conséquence légale. Pourquoi donc le monde est-il si choqué de la découverte de ces charniers dans les pensionnats pour enfants indigènes du Canada ?

Nonobstant les limitations de realpolitik des conventions de l’ONU, il demeure de la responsabilité légale de chaque nation d’aider dans la procédure judiciaire et de punir le Canada et ses églises pour leur génocide vieux de plus d’un siècle et toujours actif aujourd’hui, des peuples indigènes. Cet effort inclut l’imposition de sanctions économiques et commerciales et d’un boycott touristique contre l’état voyou qu’est le Canada. L’effort récent de la Russie et d’autres pays pour faire trainer le Canada devant une cour de justice pour ses crimes commis est le bienvenu, mais les palabres politiquement correctes doivent être aussi accompagnées d’actions politiques. Ceci inclut la reconnaissance diplomatique des nations indigènes souveraines et du mouvement bourgeonnant de démantèlement d’une autorité, celle de la couronne criminelle au Canada et d’y créer une nouvelle république.

Il est également impératif pour les gens de conscience, partout, de mettre en place leurs propres actions pour mettre fin aux crimes continuels contre les enfants par l’église de Rome, de laquelle tant de crimes contre les peuples natifs du Canada ont émergé. Les Canadiens, comme tous les gens partout, sont obligés par le droit international de ne pas aider leur propre gouvernement et les églises dans leurs crimes et le maquillage de ceux-ci, ceci incluant des mesures comme ne plus payer ses impôts et son denier du culte.

Tous ces efforts ne sont pas simplement une bonne idée mais une question de vie ou de mort pour les enfants qui sont toujours victimes de trafic et sont tués à travers le Canada ; pour les peuples natifs du grand nord et leurs communautés qui font face à l’extinction aux mains d’entreprises multinationales étrangères et pour ceux d’entre nous qui ont tout risqué et sont devenus des parias dans notre propre pays pour avoir osé confronter le gouvernement et les églises au sujet de leurs atrocités inter-générationelles.

Ne nous laissez pas tomber. N’oubliez pas, ne négligez pas les enfants assassinés et ceux qui vont disparaître demain si nous n’agissons pas maintenant.

https://youtu.be/IOZ_9rbCqqM

……………………

Kevin Annett est un ancien pasteur de l’Eglise Unifiée du Canada, qui fut défroqué sans raison valable et sans procédure légale après qu’il eut exposé l’assassinat d’enfants au pensionnat pour Indiens de la ville d’Alberni en Colombie Britannique. Il créa et assembla le tout premier tribunal contre le génocide au Canada en conjonction avec une NGO proche de l’ONU l’IHRAAM en juin 1998. Kevin fut l’auteur du premier compte-rendu définitif des crimes de l’Eglise et de l’État qui força une “excuse” officielle du Canada au sujet des pensionnats pour Indiens en juin 2008. Il est le co-fondateur du Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat (TICEE), qui aida à la démission du pape Benoït XVI en 2013 et co-créateur de la republic of Kanata. Il est un membre adoptif de la nation Anishinaabe Ojibwe dont le clan de la grue lui donna le nom d’Aigle à la voix profonde en 2007.

Il est l’auteur de huit livres dont Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada (www.murderbydecree.com) . Il a été nominé deux fois pour le prix Nobel de la Paix et est récipient du prix de la paix de la ville de Prague (Prague Peace Award 2016). On peut le joindre sur angelfire101@protonmail.com . 

https://youtu.be/IOZ_9rbCqqM

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De Kamloops à Rome, arrêtons les assassins d’enfants :

https://resistance71.wordpress.com/2021/06/26/de-kamloops-a-rome-genocide-du-canada-arretons-les-assassins-denfants-juillet-2021-mois-de-recueillement-et-dactions-directes-ticee/ 

Notre traduction de “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (PDF)

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

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Pensionnats pour Indiens camps de la mort au Canada

Meurtre par décret : Ce que révèlent les ossements des enfants des charniers du Canada… Un appel au vivant (Kevin Annett)

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Lors de la crise et du siège d’Oka en territoire mohawk volé par le Québec en 1990, une ancienne du conseil des femmes disait ceci aux locaux venus aux nouvelles : « Regardez bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour ! »
Elle avait non seulement raison, mais nous y sommes, sans que l’état colonial n’en ait encore fini avec les natifs, mais nous y sommes, car la fausse pandémie du SRAS-CoV-2 de laboratoire est une guerre (biologique) déclenchée contre l’humanité, « ça se voit à l’œil nu » dirait le toujours excellent Croquignol de nos chers « Pieds Nickelés ».
Excellente analyse ci-dessous de Kevin Annett sur les nouveaux développements de l(affaire de Kamloops et du génocide dans les pensionnats pour enfants indigènes du Canada.

~ Résistance 71 ~

Ce que révèlent les ossements des enfants natifs amérindiens : une lamentation pour les morts et un appel aux vivants

Kevin Annett

Secrétaire exécutif pour le Canada su Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’État (TICEE)

Juin 2021

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

J’ai appris l’existence des charniers d’enfants autochtones de Kamloops il y a 23 ans de la bouche d’un témoin oculaire qui aida à en enterrer un bon nombre. En juin 1998, il prit la parole dans un tribunal que j’avais organisé à Vancouver pour enquêter sur le génocide ayant eu lieu dans les pensionnats pour Indiens du Canada. Son nom était Jesse Jules. Jessie était un homme qui avait peur. Il avait été menacé par sa propre bande/tribu à Kamloops de ne pas témoigner sur ce qu’il savait et avait vu.

Ils m’ont dit que je serai expulsé de ma maison sur la réserve si jamais je mentionnais tous ces enfants morts.” déclara Jessie à notre panel de juges du tribunal. Mais malgré cette menace, il parla quand même.

Jessie nous a raconté comment ses compagnons élèves de Kamloops moururent de faim dans des cellules en sous-sol de l’école et furent forcés de dormir avec d’autres enfants mourant de tuberculose après qu’ils aient été rattrapés de leur fuite. Il cita les noms de prêtres catholiques comme le frère Murphy qui sodomisait des enfants avec une pique à bétail et frappa à mort un petit garçon nommé Arnold avec une matraque. Jessie vit aussi un autre prêtre défenestrer une petite fille nommée Patricia qui mourut dans sa chute. Il nous dessina même une petite carte des endroits où il avait enterré les enfants la nuit sur l’ordre des prêtres.

Il y avait beaucoup de tous ces petits corps”, nous a t’il dit. “Nous n’avions plus de place sous terre, alors ils ont commencé à brûler les corps dans la chaudière de l’école. Elle marchait 24/24 et 7/7. Ils y jetaient même les bébés des filles qu’ils mettaient enceintes pour se débarrasser de toute preuve. J’ai vu les nonnes le faire.” Le centre de Kamloops fut particulièrement une maison des horreurs, même de part les standards des pensionnats prévus à cet effet, c’est pour cela que tant d’efforts ont été faits par les coupables pour cacher coûte que coûte toutes ces atrocités. Pendant bien des années ce fut un centre d’expérimentation où les enfants indiens particulièrement rebelles étaient envoyés pour “traitement spécial”, ce incluant des tests forcés pour des médicaments, stérilisation et des études sur la tolérance à la douleur, pour analyser combien de torture le corps et l’esprit peuvent soutenir. Des générations de vaccins expérimentaux furent essayées sur des enfants indigènes à Kamloops par des laboratoires pharmaceutiques comme Pfizer, Bayer (NdT: branche successive de l’ex-IG Farben nazie) et Eli Lilly avec l’aide de l’église catholique et du gouvernement. La très vaste majorité des sujets de ces tests chimiques moururent.

Après que notre tribunal ait catalogué ces crimes immondes, à la mi-juin 1998, nous avons partagé les preuves avec le monde, incluant le témoignage de Jessie et ceux de 28 autres survivants ayant tous des histoires similaires à partager de leurs expériences à travers le pays de cet holocauste canadien qui a tué plus de 60 000 enfants indigènes sur une période de un siècle. Nous y avons inclus les archives des pensionnats indiens de Kamloops et autres à travers le pays, ceci démontrant un énorme taux de mortalité de plus de 50% durant plusieurs décennies ainsi que la preuve que la maladie était utilisée de manière routinière et délibérément inoculée aux enfants par le personnel des pensionnats, ainsi que des lettres confirmant la pratique de la stérilisation d’enfants indigènes par des médecins des églises, le tout financé par le gouvernement canadien.

Nous avons envoyé les preuves de ce génocide aux médias du monde, au gouvernement canadien, aux Nations-Unies et aux groupes aborigènes et conseils de bandes du Canada, incluant celui de Kamloops. Tous sans exception nous ont ignoré…

Les années passèrent et certains d’entre nous n’abandonnèrent jamais. Notre campagne de dénonciation de notre génocide domestique s’est développée jusqu’à ce qu’elle menace vraiment les assassins de l’église et de l’état alors que les actions en justice menées par les survivants augmentaient exponentiellement grâce à notre travail. En représailles, la GRC (police montée) et les élises catholique, anglicane et unifiée du Canada maculées de sang, commencèrent à nous attaquer, nous diffamant dans la presse et tuant  un par un nos témoins oculaires. Ils nettoyèrent même les charniers, scènes de crimes dans les endroits que nous avions identifiés, localisés et expressément nommés. (NdT : s’engageant ainsi dans une manœuvre de destructions de preuves et donc d’obstruction à la justice)

Comme une grosse chaudière incinérant les bébés, le Canada a fait tout ce qui était en son pouvoir pour se débarrasser des preuves, évidences et nettoyer l’ardoise de sa mémoire concernant l’assassinat de ces enfants. Et cette manœuvre de camouflage des faits continue aujourd’hui. Nous en avons été témoins pas plus tard que la semaine dernière encore, sur la scène de crime de Kamloops en Colombie Britannique.

La semaine dernière, les leaders de la communauté amérindienne de Kamloops ont soudain manifesté un intérêt pour leurs membres enterrés sur le site alors qu’ils ont ignoré le fait pendant des décennies. Le conseil de bande Tk’emlups, financé par l’état, a annoncé qu’il procédait à l’excavation d’un charnier de 215 enfants au sud de l’ancien pensionnat. En fait, tout ce qu’ils font c’est enfreindre la loi, ils sont en train d’interférer avec une scène de crime et de faire obstruction à la justice en détruisant des preuves sur le comment ces enfants sont morts. Alors naturellement, ils font cette opération rapidement et en secret, sans aucun plan de savoir la cause de la mort de ces enfants ou qui a causé leur mort et encore moins de déposer une plainte pour actions criminelles. Alors que ce site est une scène de crime, la police n’y est pas présente et médias et public sont interdits d’accès. Et comme la terre est “légalement” possession de la Couronne, cette subversion de justice est autorisée et est faite au nom de l’état canadien et de la reine d’Angleterre.

Pour couvrir leurs méfaits, les gens des relations publiques du conseil de bande utilisent les phrases politiquement correctes usuelles sur la justice et le souvenir. Ceci n’est qu’un écran de fumée pour faire diversion de leur destruction du charnier et des preuves légales, mais cela cache aussi le fait que pendant des décennies, le chef de Kamloops et le conseil ont activement caché le secret de ces assassinats de tant de leurs enfants.

Dès 1922, le gouvernement canadien fit un arrangement avec les chefs du conseil de bande en échange de bénéfices personnels. Ils rassembleraient les enfants de leurs tribus pour les délivrer aux camps de la mort qu’étaient les pensionnats et les hôpitaux. Les chefs furent aussi d’accord pour traquer les enfants fugitifs et d’enterrer ceux qui mourraient en secret. N’est-ce pas merveilleux que ce soit toujours les familles de ces chefs qui posent aujourd’hui comme étant les bons samaritains ? Ce genre d’arrangement avec les élites natives n’a rien d’une nouveauté au Canada, ceci est même un des piliers faisant que notre génocide domestique est demeuré si longtemps caché et oublié et qu’il continue aujourd’hui même. Mais un arrangement particulier de l’intérieur eut lieu en 1996, qui assura que les chefs de la côte ouest du Canada et leurs conseils (mandatés par l’état fédéral) échappent à l’obligation de mentionner les enfants morts des pensionnats et les charniers affiliés.

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Le 10 avril de cette année là, à Port Albeni (CB), les leaders des trois églises coupables eurent une réunion avec les chefs financés par l’état. L’arrangement offert était que les églises paieraient des compensations financières aux survivants des pensionnats pour des “abus physiques et sexuels” limités pourvu que les chefs ne soutiennent en rien les enquêtes sur les morts et les enfouissements des cadavres dans les écoles. Les chefs acceptèrent cette offre de Judas et leur silence fut ainsi acheté.

Cet accord privé se rompit au fil des ans alors que notre campagne forçait cette petite affaire des corps d’enfants enterrés à la surface et que le crime ne pouvait plus être nié : spécifiquement il y a deux ans, lorsque Justin Trudeau a admis publiquement qu’un génocide s’était produit au Canada. A ce point, sous le droit international, Trudeau aurait dû être traîné devant un tribunal pour crimes contre l’humanité, avec ses complices conspirateurs des églises, de la police (GRC) et des conseils de bandes indigènes. Au lieu de cela, la communauté internationale a fermé les yeux sur l’holocauste canadien et n’a pas appliqué sa propre convention sur le génocide. Ceci libéra Trudeau pour gratifier la même assurance et indemnisation légale aux chefs autochtones que les églises avaient reçu à l’été 2008 comme part des “excuses” risibles et pathétiques du gouvernement. Le problème des enfants enterrés pouvait alors être tranquillement pirouetté et contrôlé pour ses dégâts collatéraux, comme cela est maintenant fait à Kamloops.

Ainsi donc, copiant leurs associés dans le crime de l’église et de l’état, l’excavation des restes des corps des enfants par le conseil de bande des Tk’emlumps est une violation du droit international qui dit que les participants d’un crime contre l’humanité ne peuvent pas enquêter sur leurs propres crimes. L’excavation de Kamloops n’est rien d’autre qu’une petite version de cette énorme obstruction et entrave a la justice que le Canada a nommé bien mal à propos la “Commission Vérité et Réconciliation” ou CVR. La loi et le droit sont lettres mortes et les assassins s’exonèrent officiellement une fois de plus de leur crime. Ce fait si important semble avoir échappé à tous ceux qui applaudissent l’excavation du charnier.

Comme dans une mauvaise comédie, tous les salopards se précipitent maintenant pour exploiter cette chance d’échapper à la justice et de se grandir et faire les beaux dans le processus. Cette semaine dans la presse, le médecin légiste de la Colombie Britannique a annoncé qu’il allait se rendre sur place et allait travailler étroitement avec le conseil de bande Tk’emlups afin “d’enquêter” sur les restes des enfants, comme si cela était une bonne chose. Cela ne l’est évidement pas car le légiste de la CB possède un très long et sordide historique d’avoir délivré de faux certificats pour cacher la véritable cause des décès de nombreux Indiens assassinés.

Mon ami personnel William Combes a subi un tel sort aux mains du bureau de la médecine légale de la province. Après avoir enduré des années de sodomie, de torture sur chevalet et de chocs électriques dans le pensionnat de Kamloops, William assista à l’enlèvement de 10 enfants de l’institution par la reine Elisabeth II d’Angleterre le 10 octobre 1964. Juste avant qu’il ne témoigne devant un grand jury citoyen en février 2011, William a été tué à l’arsenic à l’hôpital catholique St Paul de Vancouver.

Le bureau légiste a affirmé que la mort de William était due a une tuberculose méningique. Mais l’infirmère en attendance Chloe Kirker a déclaré sous serment que William ne présentait aucun symptômes de la maladie, mais plutôt ceux de l’empoisonnemement à l’arsenic : gonflement du visage et noirceur des ongles. Le simple fait que le bureau légiste se pointe à Kamloops est un signe qu’une mise en place d’une couverture officielle de l’histoire est en train de se produire. Vous pouvez être sûrs que toute preuve incriminatoire qui pourrait être trouvée sur ces petits ossements seras purgée aussi rapidement que l’ont été leurs vies.

Toute cette pathétique histoire me rappelle une scène du film “Mississippi Burning” (Alan Parker, 1988), où trois militants pour les droits civiques sont assassinés par des membres du Ku Klux Klan et jetés dans un marais. Mais lorsque leurs corps sont découverts, ce sont les membres du bureau du Sheriff et les juges locaux, tous membres du Ku Klux Klan, qui s’occupent des cadavres, des autopsies et donnent une version officielle des faits qui empêche quiconque d’aller en prison. Tous les habitants de la localité et la presse sont satisfaits que justice ait été faite !

A cet égard, ce ne sont pas seulement les complices aborigènes du tueur en série psychopathe appelé le Canada Chrétien qui font mine d’être des amis des innocents massacrés ; mais également le reste du monde et ses médias. Soudainement, les charniers des pensionnats pour Indiens canadiens sont devenues la une des médias du New York Times, de la BBC et du China’s Peoples’ Daily, mais où étaient-ils donc tous en cet été de 1998 après que notre tribunal ait en premier lieu apporté cette nouvelle et en novembre 2011 lorsque notre campagne de recherche découvrit un charnier dont les ossements furent positivement identifiés dans le pensionnat pour enfants mohawks de Brantford en Ontario ?

Nous savons parfaitement que cette mascarade de Kamloops n’est pas seulement une autre de ces sordides couvertures des faits. C’est la méthodologie de tout tueur psycho en série qui détient le pouvoir. D’abord, ils torturent et tuent leurs victimes pour le gain ou l’amusement, puis ils enterrent les cadavres secrètement ainsi que leur mémoire et seulement bien après alors que la vérité émerge et qu’ils peuvent le faire en sécurité, les assassinés sont déterrés par leurs assassins qui versent quelques larmes de crocodile et affirment que tout cela ne fut qu’un regrettable accident, un chapitre sombre qui peut d’une certaine manière être cicatrisé et réconcilié.

Cette farce ultimement tient du pouvoir. La façon dont un petit groupe possède le pouvoir de contrôler la grande masse. Les assassins sur leurs trônes doivent continuellement prouver qu’ils peuvent assassiner quiconque et ne pas être inquiétés, puis “noblesse oblige” émettent des “excuses” insultantes pour prétendre que les choses sont maintenant différentes. Ce grand mensonge n’est pas seulement une façon de s’auto-indemniser, mais aussi de rire à la face de leurs victimes et de maintenir leur descendance à leur place.

Nous ne connaissons que trop bien l’agenda des criminels au pouvoir parce qu’il ne fait que se répéter : les mêmes schémas assassins de l’église et de l’état pour tuer, cacher et répéter. Et pourtant, paradoxalement, la réouverture des charniers de ceux qu’ils ont tenté si fort d’effacer est aussi un acte désespéré d’auto-destructon ; un renversement de situation sur eux-mêmes, comme lors d’un exorcisme où l’entité possédante est forcée de se nommer et par là même de perdre son pouvoir.

Avec tout leur pouvoir, l’église et l’état canadiens ont été forcés de répondre à notre initiative et aux problèmes que notre campagne soulevait ce, dès 1995. Depuis, nous avons fait ce que conseille Sun Tzu dans son “Art de la guerre” en déterminant d’abord le terrain de la bataille selon nos propres termes et non pas selon ceux de nos adversaires. Nous avons définies les affaires et avons donc gagné le combat avant même qu’il ne commence alors même que nous faisions face à un formidable adversaire. Pendant plus de deux décennies nous avons décrit l’affaire de ces pensionnats pour jeunes indiens comme étant un acte de génocide et de charniers et non pas “d’abus” isolés et de compensations monétaires et maintenant, malgré tout leur poids, les assassins ont du faire de même.

Peu importe combien le Canada cherche à minimiser l’assassinat de masse d’enfants, il ne peut plus nier le crime et sa culpabilité collective. Le masque est tombé et la nature meurtrière de l’affaire se tient à la vue de toutes et tous.

En réalité, les assassins de l’église et de l’état furent exposés il y a des années. Début 2013, un tribunal de droit commun à Bruxelles, établi lors de notre campagne, a condamné le Canada, ses églises et leurs sponsors de Londres et de Rome pour crimes contre l’humanité et a condamné leurs leaders à des peines de prison, forçant même le pape Benoït XVI à quitter ses fonctions. Tout Canadien est donc requis par ce précédent et par le droit international de démettre le système qui a massacré des nations entières de peuples indigènes originels, en ne payant plus leurs impôts, en ne votant plus et n’obéissant plus à ses lois iniques.

L’imposition de la dictature étatique sanitaire COVID19 par le même système qui a commis le massacre des enfants de Kamloops a rendu notre non-coopération avec la malfaisance, notre désobéissance civile, encore plus urgentes. Car la même agence qu’est Health Canada qui force ce soi-disant vaccin anti-coronavirus dans nos bras a utilisé les enfants de Kamloops comme des rats de laboratoires et les a tués en masse. Qui, sain de corps et d’esprit, permettrait à ces meurtriers médicaux de planter une aiguille dans nos bras et celui de nos enfants ?…

Les fosses des enfants de Kamloops révèlent au grand jour la criminalité de notre société, du gouvernement canadien, des églises et de leurs complices corrompus aborigènes. Mais ces fosses communes sont aussi un miroir de nous-mêmes et du futur qui pourrait bien nous attendre. Car nous avons tous été les accessoires du pire crime et du plus grand maquillage des faits de l’histoire canadienne ; accessoires au travers de nos impôts, de nos pratiques religieuses au sein des églises (catholique, anglicane ou unifiée du canada), de notre ignorance volontaire de ces camps de la mort se tenant dans notre propre jardin et de notre volonté de regarder de l’autre côté et de croire ce que nous raconte ces assassins du pouvoir en place. Lorsque nous faisons nôtre cette triste et sombre vérité et refusons de participer plus avant dans cette conspiration criminelle qui porte le nom de “Canada”, nous avons fait le premier pas menant hors de l’ombre.

Et pourtant, il n’y a pas de rédemption bon marché pour quiconque d’entre nous. Nous pouvons changer seulement en prenant d’abord le risque du sacrifice de la sécurité que nous avons gagnée des faits du génocide, de la torture et de la mort de ces petits enfants, qui furent sacrifiés en notre nom.

Les Canadiens sont sous le coup d’un jugement imposé par les conséquences de leur complicité à un crime de masse. Nous pouvons nier tant que nous le voulons notre véritable héritage et notre histoire, nous ne pouvons pas échapper à leurs résultats. La tyrannie et la mort que nous avons imposées sur les autres produisent maintenant leur effet boomerang comme cela se doit de l’être avant de voir la vérité. Si nous voulons nous survivre, nous devons finalement comprendre et agir sur la compréhension qu’il n’y a pas de réponse ni de rédemption pour aucun de nous au sein de ce statu quo de corruption impardonnable. Il est plus que temps pour les vivants de quitter Sodome et ses rites de sacrifices d’enfants à l’adoration de Moloch.

Nous pouvons commencer dès aujourd’hui en reconnaissant la vérité du camp de la mort de Kamloops et la véritable histoire de ce système qui l’a créé afin de mettre un terme à cette toute dernière obscénité du mensonge et du maquillage par les criminels eux-mêmes.Des ordres de désobéissance ont été émis et seront mis en application contre ceux détruisant les fosses communes de ces enfants. Nous incitons les gens à venir à Kamloops et à se joindre à notre témoignage et notre protestation.

Mais plus important, nous en appelons à votre action, où que vous soyez, pour renforcer le verdict qui a démis les églises catholique, anglicane et unifiée du canada. Leur propriété et biens doivent être saisis légalement en guise de réparation de leurs atrocités contre ces enfants. Les anciens traditionnels de la nation Squamish l’ont fait à Vancouver en mars 2008 lorsque Siem Kiapilano a fait expulser légalement ces églises de leur territoire. Le reste d’entre nous ne peut pas faire moins si nos paroles doivent devenir plus que des mots. Au bout du compte, nous avons appris que le pouvoir d’arrêter le mal et de défendre les innocents est de fait, entre nos mains, mais seulement après nous être retrouvés, formez le champ de bataille et refusez les mensonges et la stratégie de l’adversaire. Les évènements de Kamloops en ce moment sont le résultats d’un gigantesque exorcisme de cet adversaire, exorcisme que certains d’entre nous commencèrent en 1995 et qui a été perçu aussi loin qu’à Rome (Vatican).

Sortez de ce monde en effondrement tant que vous le pouvez encore, à moins que vous aussi ne soyez hypnotisés par le charnier qui est planifié pour l’humanité par cette même obscure et mortifère puissance et pouvoir qui a massacré ces enfants et les a enfoui massivement sous terre sans aucune pitié.

www.murderbydecree.comhttps://youtu.be/mttk66J4_wI

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Lectures complémentaires :

Kevin Annett sur Résistance 71

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada », contre-rapport du TICEE à la mascarade de la CVR du Canada, version PDF

« Le bouclier du lanceur d’alerte » Kevin Annett, 2016

Notre page : « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

MPD1
… pas « canadiens », mais des nations originelles »

ITCCS-TICEE

Résistance au colonialisme: Mise en demeure du gouvernement canadien par le Tribunal International des Disparus du Canada

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 juillet 2019 by Résistance 71

The International Tribunal for the Disappeared of Canada
Established on January 1, 2016 under the Law of Nations

Lettre ouverte à Justin Trudeau, premier ministre du Canada du directoire du Tribunal international pour les Disparus du Canada (TIDC)

 

9 juillet 2019

 

Monsieur le premier ministre,

Le mois dernier vous avez publiquement admis que le crime de génocide des peuples aborigènes a été perpétré au Canada. Votre manque à ajouter “… par l’état et l’église du Canada” ne minimise en rien la responsabilité et la culpabilité de votre gouvernement et de ses associées les églises, dans ce crime contre l’humanité et pour la mort d’innombrables hommes, femmes et enfants aborigènes.

En vérité, votre admission du crime de génocide amène ses inévitables conséquences en regard de la loi internationale et de la loi canadienne. La convention de l’ONU sur le crime et la prévention du génocide, ratifiée par le Canada en 1952, requiert maintenant que le Canada soit “mis en accusation et puni” pour ce crime. Cette poursuite judiciaire et cette punition doivent être mises en œuvre par des états signataires de la convention et membre de l’ONU, mais aussi par les citoyens canadiens en accord avec les principes légaux de Nüremberg et la convention de la Cour Pénale Internationale, qui demandent que les citoyens ne soient pas les accessoires des crimes de leur propre gouvernement.

Le temps des paroles vides et des “enquêtes” de complaisance menées par les perpétrateurs même du crime est révolu. L’état canadien et ses complices dans le crime doivent maintenant être traduits en justice par la communauté internationale et par le peuple canadien lui-même. Et vous, Justin Trudeau, devez vous tenir comme premier accusé sur le banc de ce procès pour crime. Chose que vous savez pertinemment bien, puisque vous avez été publiquement inculpé le 7 juin courant et avez reçu une demande de comparution devant le tribunal international, qui se réunira à Vancouver le 16 septembre de cette année.

En tant que co-conspirateur inculpé pour crimes contre l’humanité, vous et votre gouvernement devez vous réfréner de toute action supplémentaire qui aide et sert le génocide continuel des peuples aborigènes, ou qui le masque. Par exemple, votre gouvernement doit immédiatement arrêter de distribuer des statuts d’exonération d’impôt et des privilèges à vos co-conspirateurs dans le génocide, à savoir: l’église catholique romaine, les églises anglicane et unifiée du Canada et vous devez abroger le Concordat Financier du Canada avec l’église de Rome ; car fournir à ces églises de tels privilèges incite les Canadiens à financer des entités criminelles et ainsi à violer la loi internationale et domestique.

De plus, votre gouvernement et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) font une obstruction active à la justice en réduisant au silence des témoins du génocide et en détruisant des archives vitales, des sites de charniers et des preuves documentaires du génocide par l’état canadien et les églises. Vous devez immédiatement cesser et vous désister de ces actions illégales et remettre toutes ces preuves à notre tribunal afin de permettre une totale transparence publique.

Finalement et comme corollaire à ces requis émergeant de votre statut en tant que co-conspirateur cité dans des crimes contre l’humanité, ni vous, ni aucun autre élu du gouvernement canadien ne doivent rechercher un autre mandat électoral dans les élections à venir du 21 octobre courant. Le faire, serait demander aux Canadiens de cautionner et de devenir des complices continuels de l’attitude criminelle de l’état canadien.

Monsieur le premier ministre, nous attendons dûment que vous-même et tous les membres de votre gouvernement obéissiez à ces demandes et aux diktats de la loi internationale et de la moralité.

A cette fin, une délégation du directoire de notre tribunal, escortée par des gardiens de la paix et des observateurs internationaux, se rendra à Ottawa le lundi 15 juillet 2019 afin de rendre public ces faits lors d’une conférence de presse et durant d’autres évènements publics. Nous requérons une réunion en votre compagnie ainsi que celle de votre cabinet à cette date ou autre proche de cette date afin de discuter de ces affaires et de nous assurer que vous obéirez aux requis de la loi internationale.

Nous avons demandé à notre secrétaire de terrain canadien, le révérend Kevin Annett, d’être présent durant ces évènements et la réunion avec vous. Ce dernier quart de siècle, le révérend Annett a mené une campagne de documentation et de mise en accusation pour crime de génocide au Canada. Il a fait ceci a grand risque et coût personnels et contre une campagne concertée de l’état canadien, des églises et de la GRC qui ont perturbé son travail, traîné son nom dans la boue et lui ont retiré toute possibilité de vie décente, le privant de sa famille et de libertés civiles. Nous pensons très approprié qu’il soit présent.

Veuillez noter que tout manque de votre part ou de vos représentants de répondre à cette lettre ouverte et de notification sera pris en compte par les juges présidant au tribunal du 16 septembre devant lequel vous et vingt autres officiels, avez été légalement requis de comparaître.

Salutations,

Ellen Bradbury-Dufort, LL.B., M.A. (signed in the original)

Secretary and on behalf of The Directorate of the International Tribunal for the Disappeared of Canada 

disappearedofcanada@gmail.com , www.murderbydecree.com 

cc: Reverend Kevin Annett, federal politicians, Cabinet Ministers, United Nations affiliates and the world media

 

https://www.youtube.com/watch?v=jfKiOhcN1I0&feature=youtu.be

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71

le 13 juillet 2019

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Lectures complémentaires:

« Sur l’imposture du droit à l’existence de l’état d’Israël »

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Génocide au Canada: Comment détrôner le grand mensonge sur le meurtre de masse et le manque de conséquence pour crime contre l’humanité… (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 juin 2019 by Résistance 71

« Regardez bien ce qui se passe ici, car lorsqu’ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour. »
~ Membre du conseil des femmes mohawk aux riverains venant aux nouvelles lors de la crise d’Oka, 1990 ~

Ce texte récent de Kevin Annett sur le dernier développement en date de l’affaire du génocide autochtone au Canada est à la fois informatif et motivant. Nous pensons notamment à l’inspiration que des groupes Gilets Jaunes pourraient en tirer dans le domaine  de l’implication dans l’action directe politique. Le mouvement généré par Kevin Annett depuis 1996 pour attirer l’attention publique sur la réalité génocidaire coloniale canadienne est un modèle du genre: comment un petit groupe de personnes inconnues, pour beaucoup parias de la société marchande, s’est peu à peu fait entendre pour amener au grand jour le grand crime et le grand mensonge de l’histoire du Canada (et des Etats-Unis): l’histoire du génocide des peuples autochtones et plus spécifiquement les horreurs des camps de la mort que furent les « pensionnats pour Indiens » au Canada entre la fin du XIXème siècle et 1996, date de fermeture du dernier d’entre eux…
Nous avons traduit les textes et amené cette information devant le public francophone. Le PDF « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » est un des plus lus des 111 pdf  de notre bibliothèque en ligne.

« La force, même cachée, induit la résistance. »
~ proverbe Lakota ~

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« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens motivés et impliqués puisse changer le monde ; en fait, c’est la seule chose qui ne l’ait jamais fait. »
~ Margaret Mead ~

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Meurtre de masse sans conséquences au Canada, comment détrôner le mensonge ?

 

Kevin Annett

 

1er juin 2019

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Communiqué reçu par courriel

 

“Ils nous tuent avec leur parole.”
– Canadian genocide survivor Delmar Johnny, 2008

 

Une de mes ferventes supportrices mais malheureusement mal informées m’a appelé ce matin pour me dire ce qui pour elle était une information excitante.

Ils ont finalement admis le génocide Kevin ! Ils l’ont appelé un “génocide canadien” ! Tout le monde en parle sur CBC…

Elle faisait référence à la diffusion hier du rapport final du gouvernement canadien de cette soi-disant “enquête” sur la disparition des femmes aborigènes qui a duré trois ans et a coûté 100 millions de dollars aux contribuables pour référer obliquement et sucintement à ce que tout le monde sait et qui est bien documenté depuis des décennies.

“C’est bien”, répondis-je de mon meilleur ton à cette dame, “maintenant, ils peuvent traduire en justice les responsables. Ils le doivent vous savez, sous la loi internationale, une fois que le génocide a été établi.

Mon ami ne sut alors quoi répondre. En tant que Canadienne, la simple pensée qu’il puisse y avoir des conséquences réelles pour un crime reconnu officiellement était sans aucun doute quelque chose de très étrange pour elle. Cette idée est aussi étrangère à tous ces fonctionnaires qui ont tué ou fait tuer tous ces gens de couleur et qui ne se traduiront jamais eux-mêmes en justice: ces gens qui continuent d’être au gouvernement et dans les églises et les entreprises et qui ont été les fers de lance de cette extermination en règle de notre population domestique indienne.

Ces responsables et fonctionnaires font partie d’une bien étrange catégorie. Ils manipulent les mots comme ils ont manipulé les cadavres de leurs petites victimes bronzées lorsqu’ils jetaient les corps dans les chaudières des pensionnats, ou aujourd’hui, lorsqu’ils balancent les cadavres par dessus-bord dans les eaux hors des 18 km de la limite territoriale. Et comme ce sont eux qui sont en charge, ces personnes peuvent inventer ce qu’elles veulent et s’absoudre de quoi que ce soit avec les mots justes: les mots qui sont bien choisis pour inoculer le reste d’entre nous de toutes leur dépravation  et nous rendre complices avec eux, de façon à ce que nous aussi, ayons intérêt dans leur grand mensonge.

Dans son livre “Au cœur des ténèbres”*, où il décrit le génocide colonial européen, Joseph Conrad a écrit:

“La conquête de la terre, ce qui veut essentiellement dire sa saisie de ceux qui ont une légère différence ou un nez un peu plus épaté que le notre, n’est pas une belle chose à voir lorsque vous y regardez de plus près. Ce qui la rachète est seulement l’idée, une idée agissant à revers: pas une prétention sentimentale mais une idée et une croyance altruiste dans l’idée, quelque chose que vous pouvez mettre en place, vous incliner devant et offrir un sacrifice…”

(*) Note de R71: “Le cœur des ténèbres”, Joseph Conrad, 1899, publié en 1902 est le livre qui a servi de base au chef-d’œuvre de Francis F. Coppola “Apocalypse Now”, 1979. Livre court en forme d’uppercut contre l’ignominie coloniale.

Le premier et le meilleur des sacrifices pour tout groupe criminel est avant tout bien entendu la vérité elle-même. Bien avant que 60 000 enfants aborigènes ne soient torturés à mort sous le signe de la croix et que des familles entières ne disparaissent le long de cette “autoroute des larmes” du nord, le mensonge qui les a causé et caché fut enfoui dans les cœurs et les esprits des Canadiens. C’est le même mensonge qui nous est apparu de manière si obscène aujourd’hui dans le rapport si dévoué de CBC sur le dernier effort en date du gouvernement pour gérer l’aseptisation de l’affaire et de contenir le chiffre toujours croissant des cadavres natifs s’accumulant.

Comme l’observait Joseph Conrad, le massacre officiel n’est jamais joli, joli quand vous  regardez de trop près, ni son camouflage du reste. Quiconque a regardé suffisamment longtemps à cette absurdité douteuse que fut la “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR) du Canada sur les pensionnats chrétiens pour Indiens, peut voir un crime en action aussi monumental que le massacre des enfants dont il fit tout pour éviter de le documenter.

Au travers de ces sept années d’obstruction à la justice, la CVR fut prohibée par son propre mandat d’enregistrer toute déclaration ou preuve de meurtres ou d’actes génocidaires dans les “écoles/pensionnats”. Les commissaires aborigènes marionnettes de la CVR furent aussi requis de censurer les déclarations des témoins oculaires et furent interdit de convoquer des officiels des églises ou de consulter les archives. Mais le Canada appelle cette mascarade le rapport domestique définitif sur ce qu’il a jusqu’ici appelé un “génocide culturel”. L’utilisation de cet adjectif supplémentaire fut parfaitement intentionnel, fait pour tromper, car fait pour assouplir le coup et acclimater le public à ce qui allait suivre: la mise à jour de la couverture des faits.

La dernière étape en date de l’auto-absolution pour l’holocauste canadien a éclaté hier dans les médias canadiens avec l’histoire du rapport final de “l’enquête sur les femmes aborigènes disparues”. La CBC a employé sa méthode habituelle de se référer à des demies-vérités ahistoriques et sur des marionnettes indiennes, laquais du système, afin d’éviter toute mention d’une responsabilité ultime ou de quelques répercussions que ce soit. Mais pour la plupart des Canadiens, cette prétention à la vérité fut suffisamment convaincante: il apparaissait enfin que le gouvernement canadien nommait finalement le crime comme génocide purement et simplement.

Comme un assassin s’excusant auprès des survivants de ses crimes, tout ce que cela a fait fut de donner au malfaiteur le mot de la fin, ce mot dont il avait si désespérément besoin. Mais en vérité, le rendu de la CBC a ouvert la porte à une question à laquelle le haut-fonctionnariat canadien n’est pas capable ou pas autorisé à répondre: Ne doit-il pas y avoir des conséquences pour un génocide avoué ?

La réponse est oui, du moins en théorie. D’après la Convention des Nations Unies sur le Crime et la Prévention du Génocide (1948) laquelle fut signée par le Canada :

“Les parties signataires confirment que le génocide, qu’il soit commis en tant de paix ou de guerre, est un crime tombant sous le coup de la loi internationale à laquelle elles adhèrent pour prévenir et punir.”

Plus fort même, la convention stipule aussi :

“Des personnes participant à un génocide ou tout acte énuméré dans l’article III devront être punies, qu’ils soient des dirigeants constitutionnels, des fonctionnaires ou des individus à titre privé.”

La loi lit: “devront être punie” et non pas “pourrait être” ou “devrait être”. C’est une obligation. Sous cette convention et autres lois couvrant les droits de l’Homme, les fonctionnaires canadiens et les membres du clergé des églises impliquées (NdT: catholique, anglicane et unifiée du Canada) doivent maintenant être traduits en justice par d’autres nations pour leurs crimes de génocide.

Une telle action par d’autres nations est rendue encore plus nécessaire par le fait que le Canada s’est dérobé de ses responsabilités et de toute mise en accusation au sein de ses frontières au moyen de cette législation qui rend la convention sur le génocide des Nations-Unis inapplicable au Canada.

De manière très utile, moins d’un an après que notre mouvement ait publiquement révélé les preuves irréfutables en 1998 et 1999, d’actes de meurtres de masse et de génocide dans les pensionnats pour Indiens, le gouvernement canadien passa une loi appelée loi sur les Crimes contre l’Humanité. Cette loi prévenait l’acte de génocide au Canada d’être poursuivi en justice s’ils s’étaient produits avant l’an 2000, ce qui incluait bien entendu l’entière période qui vit sévir les pensionnats pour Indiens. Avec ce type de garde-fou légal, un haut-fonctionnariat canadien peut allègrement parler de génocide tout son saoul sans jamais craindre quelque conséquence que ce soit.

Cela ne cesse jamais de m’impressionner de voir comment des nations entières peuvent rester confortablement coies devant non seulement des groupes criminels, mais aussi le camouflage évident des crimes, croyant avec ferveur qu’en fait noir est blanc. Comme nous le faisait remarquer Joseph Conrad, nous nous courbons avec tant de révérence devant l’idée se trouvant derrière nos rituels de sang: dans le cas des Canadiens, la ferme conviction, bien que toutes les preuves montrent le contraire, que nous sommes un peuple aux mains propres.

Mais le problème demeure, comme je l’ai si provocativement posée à mon interlocutrice ce matin:

Maintenant que le génocide a été finalement officiellement reconnu et admis au Canada, pourquoi donc les procès pour crimes contre l’humanité ne commencent-ils pas ?

Faut pas être sorti de St Cyr pour savoir la réponse générale à cette question : parce que les assassins sont ceux qui sont toujours en charge neuneu !… Bon. Mais quid du reste du monde ? N’y a t’il pas plus de cent nations qui ont des devoirs suite à leur signature de cette convention sur le génocide afin de “prévenir et de punir” le génocide au Canada ?…

Vous avez peut-être remarqué que jamais aucun observateur des Nations-Unies n’a jamais inspecté des pensionnats pour Indiens ou des hôpitaux où la moitié des enfants natifs internés sont morts. Vous n’avez non plus jamais vu aucun Peacekeeper de l’ONU farfouiller autour de l’autoroute des larmes à la recherche des corps des femmes disparues ou protéger la vie de six de nos activistes qui ont été assassinés dans les rues de Vancouver. Les états membres de l’ONU ont été contre nommer ou accuser le Canada de génocide ; ce, même après le flot de preuves accumulées et les aveux officiels.

La raison de tout cela m’a été résumée par un délégué de l’ONU lorsque j’ai essayé en tout premier lieu d’amener des preuves de l’holocauste canadien devant les Nations-Unies en 2001 :

“Aucun état membre ne va jamais prendre la décision d’ouvrir cette boîte de pandore du génocide parce que la plupart d’entre eux sont aussi coupables. L’accord tacite est qu’aucun état ne montre du doigt un autre au sujet de quelque chose qui pourrait leur revenir par effet boomerang.”

Ok, donc même si tout cela est vrai, cela nous confirme quelque chose que nous avons toujours su de manière conscient ou par le sentiment de nos tripes: la justice ne dépend que de nous. Il n’y aurait jamais même eu une référence au génocide au Canada, sans parler de cette prétention à des “enquêtes officielles” et à des programmes de “compensation” si notre mouvement  de rue que j’ai commencé en 1996 n’avait pas combattu nuit et jour pour faire éclater la vérité sur le crime et le jeter au visage du Canada, C’est ça qui a provoqué un changement, pas des réformes ou une magnanimité du haut de la pyramide. Ainsi une sagesse durement gagnée sur le terrain nous a enseigné au cours des années que la question n’est jamais celle de ce que vont faire les autres, mais toujours celle de ce que nous allons faire.

Vendredi dernier, le même jour où CBC a fanfaronné la dernière pirouette politique d’Ottawa, trois de nos membres du TICEE (Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat) de notre branche de Vancouver inondaient une réunion de l’United Church of Canada (Eglise Unifiée du Canada) de pamphlets intitulés “Notification Publique de Responsabilité Criminelle et Ordre de se Soumettre”. Cette notification les informait qu’ils faisaient partie d’une organisation criminelle condamnée et qu’ils se trouvaient illégalement en terres indigènes Squamish, sous la déclaration du chef Kiapilano, dûment légalement enregistrée auprès de la Cour Suprême de la province de Colombie Britannique. En tant que tel, leur clique recevait l’ordre de vider les lieux de leur église, de se dissocier de l’Eglise Unifiée ou alors de faire l’objet d’une arrestation ou d’autres sanctions sous le coup de la loi internationale.

Ce matin, nous venons d’apprendre d’une source, qu’un modérateur de l’EUC a appelé une session extraordinaire de son conseil général exécutif pour ce lundi à venir. Pour citer cette source interne: “le leadership est en train de mouiller les couches”. Mais pourquoi donc, à cause de ce simple prospectus ? Pour la même raison qui, par la décision de notre tribunal de droit coutumier, a forcé le pape Benoit XVI à démissionner en février 2013 : parce que les criminels de l’église savent que ce dont nous parlons est moralement et légalement vrai et qu’en conséquence, ils pourraient perdre bien plus que leurs comptes en banque.

Ce type d’action directe est ce qu’on appelle pouvoir: mis en œuvre et de manière appropriée, par les moindres d’entre nous. Et plus nous pratiquons ce type d’actions au point le plus vulnérable d’un système meurtrier, et plus nous disloquerons nos adversaires couverts de sang. Quelques uns d’entre nous ont prouvé cela ici au Canada et encore à Rome.

Si l’ONU continue d’ignorer sa propre charte et ses principes admis en aidant et en encourageant le génocide au Canada aussi bien que le plus grand criminel historique qu’est le Vatican, alors mieux encore : elle s’expose comme co-conspiratrice d’un syndicat mondial du crime. Peut-il y avoir un meilleur feu de brousse de la liberté dans les esprits des gens que de voir leurs dirigeants officiels s’incriminer si ouvertement, comme la Canada l’a encore fait au travers de cette pseudo-enquête qui laisse les meurtriers intouchables et non-responsables ?

Nous savons ce qui doit être fait. Par son statut de puissance criminelle condamnée, le Canada et ses lois de la “couronne” sont maintenant nuls et non avenus et ils n’ont plus aucune autorité sur nous. Nous sommes moralement et légalement obligés de nous dissocier et de ne plus soutenir un tel gouvernement mais devons établir une nouvelle juridiction sous les termes d’une république de droit coutumier. De la même manière, nous devons légalement démanteler les églises génocidaires qui continuent de trafiquer et d’assassiner des enfants, spécifiquement l’origine et la source du crime: l’église de Rome elle-même.

Si nous n’agissons pas de la sorte, nous demeurerons dans un endroit bien pire que ce que nous pouvons imaginer, pour la simple et bonne raison que nous vivons tous maintenant dans une réserve indienne.

Partout en Amérique du Nord, les gouvernements imposent les mêmes politiques de contrôle policier, de vaccination sur les populations indiennes qui ont déjà souffert depuis des générations. Le système de lois coloniales entrepreneuriales irresponsable qui a remplacé tout semblant de démocratie dans notre société fut d’abord mis en place sur les réserves indiennes et dans les camps de la mort appelés “pensionnats pour Indiens”. La plupart d’entre nous ont cyniquement ignoré les légions de morts et les victimes qui souffrent toujours, produites par ses camps d’internement. Mais nous ne pouvons plus les ignorer plus longtemps, car nous prenons leur place.

Des mots mêmes de Delmar Johnny, un natif de la nation Cochiwan, ancien qui m’aida à mener ce combat sur la côte ouest du Canada:

“Ne soyez pas surpris ou outrés lorsque cela vous arrivera ou aux vôtres, parce que cela se passe pour moi et les miens maintenant.”

L’eau monte. Le temps du choix est venu…

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Lectures complémentaires :

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

le bouclier du lanceur d’alerte

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Effondrer le colonialisme

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

 

Colonialisme et génocide au Canada… Quand on reparle des charniers d’enfants autochtones sur les sites de pensionnats

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2018 by Résistance 71


Génocide passé et présent au Canada

 

“Lieu du crime ? Quel lieu du crime ?” L’attention sporadique sur les charniers d’enfants autochtones au Canada

Une lettre ouverte à Jill Macyshon de CTV News, Winnipeg et à l’ensemble des médias canadiens

 

De Kevin D. Annett, M.A., M.Div.

Auteur de “Meurtre par décret: le crime de génocide au Canada, contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation, 2016”

 

4 September, 2018

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2018/09/04/crime-scene-what-crime-scene-the-on-again-off-again-coverage-of-mass-graves-of-children-in-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Chère Jill,

Je constate que les enfants indiens morts sont de nouveau brièvement en vogue. Cela fait maintenant plus d’une décennie que j’ai envoyé à votre agence de presse, ainsi qu’à tous les réseaux médiatiques et gouvernementaux canadiens, une liste bien documentée de 28 sites contenant des charniers sur ou près d’anciens sites de pensionnats pour Indiens à travers le Canada. Personne d’entre vous tous n’avait pris la peine de répondre à cette époque, sans aucun doute parce que la “solution” interne du gouvernement canadien et des églises pour fixer ce problème de génocide n’était pas encore tout à fait en place. Mais maintenant que ces perpétreurs se sont moralement et légalement absous eux-mêmes de leur crime et de toute conséquence impliquant leur forfait sur plus d’un siècle de massacre de plus de 50 000 enfants autochtones, ce en finançant eux-mêmes leur propre “enquête” qu’ils ont mal nommée “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR), je constate donc par votre récente couverture de cette affaire qu’il est maintenant considéré comme permis et sans danger d’aborder tièdement et du bout des lèvres le sujet.

Je me réfère évidemment à votre reportage du 31 août dernier sur la “découverte” de ce qui parait être une “fosse commune / charnier” sur un site de pensionnat par une chercheuse de la CVR, Anne Lindsay, dont je n’ai jamais entendu parler , près de l’ancien pensionnat de l’Eglise Unifiée du Canada à Brandon dans la province du Manitoba ainsi que sur le site de Portage la Prairie, un des centres les plus tristement célèbres de massacre que j’ai répertorié dans ma recherche et confirmé par des témoins oculaires comme Peter Yellowquill et Chef Louis Daniels. (voir à 14:07 dans https://www.youtube.com/watch?v=OPKFk_L7y9g et www.murderbydecree.com )

L’intrépide Mlle Lindsay y a apparemment trouvé des enfants âgés entre 7 et 16 ans  enterrés près d’un RV Park à quelques kilomètres de l’ancien pensionnat de Brandon. On peut se demande comment a t’elle pu fouiller sur une scène de crime, en sortir des restes de victimes, sans parler de pouvoir en discerner les âges (NdT: ce qui demande une expertise médicolégale), sans que les flics n’aient quoi que ce soit à y redire. Vous ne mentionnez pas ce petite problème légal dans votre article, pas plus que vous ne citez un chiffre précis du nombre de morts dans ces endroits: pas ce chiffre “niant l’holocauste” de “3200 morts” (soit moins de 3% des incarcérés) cité par la CVR, mais le chiffre bien documenté d’un taux de mortalité allant de 40 à 60% selon les pensionnats (ce qui fit plus de 50 000 enfants morts dans ces écoles), mis en évidence dans les documents gouvernementaux en remontant aussi loin que 1907.

Tout comme Mlle Lindsay, votre couverture de l’information évite la question de base demandant comment de tels charniers peuvent bien être découverts, sans parler des les mettre à jour, sans que la police ne déclare immédiatement le site être une scène de crime et d’y conduire une enquête médicolégale sur les restes humains afin d’établir les identités, cause de la mort et qui est responsable. cette simple petite affaire n’est jamais mentionnée, de manière présumée parce que lorsqu’il s’agit de petits Indiens morts au Canada aux mains des officiels, un standard différent de la loi s’applique.

Ah mais suis-je bête, nous savons qui est responsable de tous ces cadavres: les mêmes instituions qui paient Mlle Lindsay pour creuser, localiser et éliminer leurs sales affaires. Mais le fait demeure que la CVR et ses sponsors gouvernementaux et des églises, est une fois de plus engagée dans une énorme obstruction dans la marche de la justice et dans un acte criminel, celui de détruire des preuves sur scènes de crime ainsi que des preuves cruciales sur leur participation dans un crime contre l’humanité: le plus grand et plus caché des crimes de groupe de l’histoire du Canada.

Si vous vous référiez au droit international Jill, vous pourriez noter que les puissances responsables d’avoir commis des crimes de guerre domestiques et des meurtres de masse sont interdites de mener leur propre enquête ou de décider de leur propre accord concernant les réparations allouées aux survivants des massacres, ce que le Canada a fait ouvertement et sans scrupules.

C’est comme si le maniaque tueur en série arrangeait lui-même le jury et corrompait les victimes pour qu’elles se taisent. Le fait que le Canada et les églises catholique romaine, anglicane et unifiée du Canada furent capables de le faire, de tromper la loi et tout standard humanitaire en parvenant à camoufler leurs crimes, a pu se faire grâce à non seulement les autres nations, comme me l’avait dit Un officiel de l’ONU en 1999: “Tous nos pays ont commis ce type de crimes. Qui veut ouvrir la boîte de pandore ?…”, mais aussi grâce à la moins que courageuse et très peu indépendante presse canadienne, comme ceci est rendu encore plus évident avec votre reportage du 31 août.

Rien de tout cela ne me surprend, parce que c’est le schéma de duplicité, de criminalité et d’auto-absolution pour lequel le Canada et les églises ainsi que leurs compères des médias, sont si notoires. Mais pour chaque crime de groupe il y a éventuellement un jugement, même lorsque les perpétreurs sont toujours aux manettes. La chute imminente d’un autre pape pour avoir activement camouflé et avoir participé au trafic d’enfants au sein de l’église de Rome en est la preuve et comme le dit le vieil adage que le plus protégé des criminels peut se sauver, mais pas se cacher.

Peut-être que ça ne sert à rien, mais les preuves intangibles que moi-même et quelques autres ont amené à la lumière, contre vents et marées, depuis plus d’un quart de siècle, preuves qui prouvent la culpabilité et la totale responsabilité du gouvernement du Canada et de ses églises, vous sont accessibles ainsi qu’aux médias afin de finalement rapporter la véritable histoire de notre propre génocide intra muros et comment celui-ci continue jusqu’à ce jour. Bien entendu, ceci vous mettrait à risque de perdre votre licence CRTC d’accréditation médiatique attribuée par ce même gouvernement coupable de ces crimes… Disons que je ne parierai pas là-dessus.

Dans le même temps, les enfants qui furent violés, affamés, torturés et battus à mort puis jetés dans des fosses communes non marquées hurlent toujours pour qu’on les entende ; et pour leurs assassins toujours en vie d’être traduits devant la justice. Mais quiconque a un cœur et un cerveau sait tout cela.

L’empereur nu que sont l’état et les églises du Canada est comme ça parce que ses habits sont souillés du sang de ses victimes. Il est bizarre de voir comment les médias sont si convaincus qu’un tel monarque est légitime. Peut-être que CTV montrera le chemin du changement en sortant du Grand Mensonge en ne croyant plus et en ne diffusant plus les rapports du tueur psychopathe sur ses crimes.

La vérité et toute notion de justice résident autre part.

= = =

Lectures complémentaires:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

le bouclier du lanceur d’alerte

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La résistance passe par faire face à la réalité: Expliquer l’horrible nouvelle (Kevin Annett)

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“Au bout du compte, notre véritable ennemi n’est pas le risque de briser la glace de fureur mais en fait notre incapacité à le faire.”

~ Kevin Annett ~

Lectures connexes:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

le bouclier du lanceur d’alerte

 

Confessions d’un soi-disant homme en colère: Expliquer l’horrible nouvelle

 

Kevin Annett

 

1er octobre 2017

 

url de l’article original:

http://kevinannett.com/2017/10/01/confessions-of-an-allegedly-angry-man-breaking-the-awful-news/

 

~ Traduit de l’anglais par résistance 71 ~

 

L’autre jour, une de mes lectrices la plus creuse que j’appellerai ici Shirley, s’est offusquée au sujet de quelque chose que j’avais écrit. Avec une passion peu commune pour une pâle canadienne, Shirley m’a expliqué comment je pourrais avoir plus de soutien du public si je n’étais pas aussi “amer et en colère” contre mon pays et si j’apprenais pour changer à “voir le positif dans les gens”. Elle mentionna aussi un truc au sujet de dieu.

L’accusation des plus ferventes de Shirley m’a d’abord rendu quelque peu perplexe, dans la mesure où ce à quoi elle se référait concernait quelque chose que j’avais écrit pour me moquer un peu de la capacité morbide des Canadiens de vouloir couper les cheveux en quatre tout en avalant des couleuvres, dans ce cas précis un sordide déni collectif de crime impliquant énormément de morts d’enfants bronzés. Après tout, on ne peut que rire d’une énorme tragédie car elle défie notre entendement.

En fait, la censure acerbe de mes écrits par cette femme est tombée à pic, car pas même une heure avant ses remarques, un interviewer m’avait demandé de faire plus que de commenter sur le meurtre d’une petite fille de 9 ans nommée Vicky Stewart. Mon interlocuteur m’avait demandé comment je ressentais sa mort et la vérité était que je ne ressentais rien.

Je me suis parfois demandé quelle situation j’aurai dans la vie si j’étais de fait cette néfaste personne que mes critiques disent que je suis. Je serai bien plus riche, c’est sûr. Dans le cas de Shirley, si j’étais celui qu’elle pense que je suis, je m’éclaterais passionnément au sujet de la mort de la petite Vicky, battue à mort par une matrone de l’Eglise Unifiée du Canada répondant au nom de Ann Knitzky. Si seulement j’avais cette rage en moi ! Mais manque de pot, je suis trop canadien pour ne pas regarder par dessus mon épaule de manière concernée de savoir comment les gens pourraient interpréter ma dernière tirade colérique d’indignation. Chacun de ceux qui a fait face à la vilification publique officielle sait que dans notre pays, le problème n’est pas ce qui a été fait de mal, mais que quelqu’un en parle. Demandez à Shirley…

Mis à part les critiques idiotes, j’ai passé la journée à réfléchir sur mon absence de sentiment quant à l’assassinat de la petite Vicky. J’ai vu sa photo et ai rencontré sa sœur Beryl qui fut témoin de coup fatal. Je connais les détails de la mort brutale de la petite Vicky comme je connais les détails des morts de milliers d’autres victimes dont on ne parle jamais, victimes sans visages dont j’ai documenté l’extermination et partagé ce savoir avec un monde incrédule et stupéfait.. Peut-être ceci explique t’il l’épaisse couche d’amortisseur que j’ai construit autour de mon cœur et les larmes contenues qui ne peuvent couler. Sans aucun doute que le fait d’avoir eu mes deux filles arrachées à ma présence lorsqu’elles n’étaient encore que de très jeunes enfants, a aidé à mon exil dans cette zone morte de l’émotion, endroit où ma rage ne peut plus trouver sa voix. En cela, je ne suis pas comme mes pâles compatriotes ; car à l’instar de l’héroïne grecque Antigone, si je suis mort c’est pour pouvoir peut-être aider ceux qui sont aussi morts: mes compatriotes canadiens.

A part une flexibilité qui part en sucette et une libido qui s’estompe, mon entrée dans la soixantaine m’a apporté une clarté inattendue sur ce que j’ai accompli ces deux dernières décennies. J’ai longtemps pensé que tout était au sujet d’exposer au grand jour un terrible crime commis par mon propre peuple et appelé génocide, le tout dans mon propre jardin et ainsi de pouvoir donner la parole à ses survivants trébuchants. En fait, il s’est avéré que ceci ne fut que le préambule à l’évènement principal.

Personne n’aime se voir présenter l’horrible vérité, particulièrement lorsque la fin est en vue. Par exemple, dès que je fut ordonné prêtre (NdT: Kevin Annett fut prêtre, révérend de l’Eglise Unifiée du Canada pendant plusieurs années avant de se faire expulser suite à sa prise de position concernant le génocide des enfants autochtones dans les pensionnats gérés, entre autre, par l’Eglise Unifiée…), on a demandé ma présence au chevet d’une femme mourante du nom de Carol, qui était la jeune mère de trois enfants. Elle n’avait plus que quelques jours à vivre. Ses parents et ses frères étaient là en compagnie de son mari effondré. Aucun d’eux ne voulaient faire face à la réalité: Carol allait mourir. Ils essayèrent de la réconforter et lui dirent qu’elle allait bientôt se sentir mieux. Mais elle savait la vérité, tout comme ils le savaient tous, quelque part sous le déni et la terreur.

Alors que l’état de Carol empirait et qu’elle sombrait peu à peu dans le coma, j’ai finalement dit le plus gentiment possible à tout le monde présent dans la pièce: “Maintenant semble être un bon moment pour vous tous de dire adieu à Carol…”

Ils se tournèrent tous vers moi, choqués. La mère de Carol aboya à mon encontre: “Comment osez-vous ?…”

“Elle n’a plus beaucoup de temps”, répliquais-je, mais la femme ne pouvait m’entendre. La mère n’a jamais dit adieu à sa fille ; au lieu de cela, elle sortit comme une furie de la chambre d’hôpital. Mais éventuellement, tous ceux qui restèrent firent face à la réalité et c’est alors que commencèrent les larmes et le chagrin, ainsi que les adieux à leur chère Carol. Pourtant, aucun membre de la famille ne m’a jamais plus adressé la parole, m’évitant, me lançant des regards hostiles, comme si j’étais responsable de sa mort.

Sur le même plan, voici une histoire racontée par un survivant des camps nazis. L’homme était un médecin polonais envoyé à Auschwitz dans un des wagons à bestiaux en compagnie de centaines d’enfants et leurs parants, grands-parents et leurs enseignants. Alors que le train approchait de sa destination du camp de la mort, une ancienne, vieille dame qui enseignait la musique dans le ghetto de Cracovie d’où ils venaient tous, commença à raconter aux enfants de joyeuses histoires sur une belle terre et de l’éternelle jeunesse qui les attendait. Elle commença à les faire chanter. Bientôt, les enfants furent calmes et sereins, alors même qu’on entendait les sirènes hurlantes du camp d’Auschwitz qui approchait.

Le médecin se souvint avoir été en colère au sujet de l’attitude de la vieille femme et lui demanda:

“Pourquoi racontez-vous tous ces mensonges à ces enfants, en de telles circonstances ?” demanda t’il. La vieille femme sourit alors tristement et dit: “Ce n’est pas le moment pour la vérité.”

Une partie de moi est d’accord avec cette femme: la part infantile de ma personne qui a connu auparavant le pouvoir curateur de l’amour et la puissance narcotique des câlins et embrassades, les vœux de bonheur. Mais mon être d’expérience comprend que la vérité n’est jamais de mise surtout dans les moments de grande souffrance et que tout amour qui nie la vérité n’est qu’un analgésique de pacotille et éphémère. Seule la vérité peut nous permettre de grandir au delà de nos besoins infantiles de protection et nous faire maturer au delà de cette roue de l’injustice. L’expérience nous montre que l’univers désire moins notre bonheur que notre croissance mentale.

Les peuples comme les Canadiens, dont la culture a le sang d’innocents sur les mains et qui sont coincés dans un énorme mensonge collectif que leur crime demande, sont incapables de grandir. Comme toute petite frappe prise l’arme du crime à la main, les Canadiens blancs ne sont pas émus ni ne se sentent concernés par ces légions d’enfants qui furent torturés à mort par leurs églises, c’est différent pour ceux qui montrent les cadavres. Comme me l’a dit un jour un vieux de la vieille de l’Eglise Unifiée du Canada: “Nous savons tout çà. Le seul problème c’est que tu en parles…”

Les mots officiels sont une parfaite image de la banalisation de la malfaisance institutionnalisée: du fait que ceux immergés dans un crime collectif ne sont pas tant intentionnellement mauvais qu’ils sont morts émotionnellement et se sont dissociés de leurs propres sentiments. Cette condition fut mise en exergue par le prêtre anglican qui confronta quelques uns d’entre nous alors que nous distribuions des tracts à ses ouailles au sujet des plus de 50 000 enfants autochtones qui moururent aux mains de l’état entrepreneurial colonial. L’homme nous cria: “Nous avons déjà dit que nous étions désolés… Que veulent ces gens de plus ?..”

Et le pasteur fut véritablement choqué et troublé lorsque je lui répondis: “Imaginez que ce soit votre enfant qui soit violé, assassiné et enterré quelque part. Que voudriez-vous ?”

Ma question l’a totalement pris au dépourvu simplement parce que toute cette “affaire” de la complicité de son groupe dans un crime de masse dans leur propre jardin n’a jamais été internalisée ni par lui ni par quiconque. Des enfants violés et assassinés n’étaient pas une réalité pour lui, ni pour son groupe. Ils n’étaient pas une réalité ni pour lui ni pour son groupe, mais une abstraction, quelque chose de complètement déconnecté d’avec sa vie, leurs vies quotidiennes. C’est exactement ce type de capacité morale scellée et anesthésiée qui est requise pour qu’un crime collectif ne soit jamais reconnu et encore moins puni, pour qu’il puisse de surcroit continuer. Plus grande est l’atrocité, plus le déni et la distanciation personnelle sont conséquents, que ce soit à Auschwitz ou aux pensionnats pour Indiens d’Alberni.

La passion et la colère n’ont aucune place dans la rigide distanciation morale de criminels collectifs comme le sont les Canadiens, car de telles faiblesses menacent de craquer l’arrangement minutieux de fausse humanité et d’auto-absolution personnelle qui sont la caractéristique des vainqueurs de toute guerre génocidaire. Finalement, cette névrose explique le comportement de mon antagoniste, Shirley, qui s’est tant offusquée de ma moquerie du déni et des illusions de mon peuple ; car pour un chrétien blanc au Canada, il n’y a pas de pire crime que de causer la controverse ou la division. Clairement, ils ne lisent pas beaucoup leur propre bible.

Au bout du compte, notre véritable ennemi n’est pas le risque de briser la glace de fureur mais en fait notre incapacité à le faire. Nos froids sentiments et notre captivité au sein d’un arrangement de mort et de mensonges est autant une menace à la fibre et à l’être du pasteur anglican qu’ils ne le sont pour vous et moi. Le génocide condamne l’assassin et les victimes de la même façon. Celui qui torture à mort quelqu’un et le fait en toute impunité, emporte avec lui une sentence de mort et est éventuellement tué de l’intérieur. Le Canada blanc, se languissant dans son crime collectif et son mensonge de “cicatrisation et de réconciliation”, meurt de l’intérieur parce qu’il doit toujours faire face à lui-même, se regarder dans la glace.

Il n’y a pas prescription pour la condition terminale de mon peuple parce qu’il n’y a pas de remède. Aussi loin que les Canadiens refusent de voir leur propre condition, viendra le fait de la mort elle-même. Ce n’est pas le crime de passage appelé le Canada chrétien que nous devons gérer, mais ceux qui viendront après lui: Les prochaines générations, natives ou blanches, qui devront savoir toute la vérité sous peine de continuer le mal.

Peut-être qu’un jour j’apprendrai à laisser mon propre chagrin s’écouler et trouverai-je cette voix de la rage qui explosera les barreaux des prisons. Mais si je puis recevoir une telle grâce ou quelque autre Canadien ce sera parce que et non pas malgré le fait que nous ayons regardé la vérité en face et lutté pour en parler. Comme nous le rappelle Alice Miller:

“La vérité au sujet de notre enfance est stockée dans notre corps et bien que nous puissions le réprimer, nous ne pouvons jamais l’altérer. Notre intellect peut être trompé, nos sentiments manipulés et nos conceptions brouillées, notre corps trompé par des substances médicamenteuses. Mais un jour, notre corps présentera sa facture, car il est aussi incorruptible qu’un enfant, qui, toujours entier d’esprit, n’acceptera aucun compromis ni excuses et il ne cessera de nous tourmenter jusqu’à ce que nous cessions enfin de fuir la vérité.”

Résistance au colonialisme: Disparitions, assassinats de femmes indigènes au Canada et la China Connection du gaz naturel et de l’immobilier…

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A lire « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada », contre rapport de la Commission Vérité & Réconciliation

Dossier TICEE / TIDC

« Le bouclier du lanceur d’alerte »

 

Personnes disparues fausses enquêtes et la China connection

Un profit à quel prix ?

 

Kevin Annett

 

19 mai 2017

 

Source: http://kevinannett.com/2017/05/18/missing-people-fake-inquiries-and-the-china-connection-what-price-this-profit/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Nos femmes et nos enfants sont portés disparus depuis des siècles. Cela s’appelle un génocide.” – Wilf Price, Haida Nation, 2011

”Traduire en justice quelqu’un d’ici [guerre du Vietnam] pour meurtre, c’est comme distribuer des contredenses pour excès de vitesse aux 500 Miles d’Indianapolis….” – Captain Willard, Apocalypse Now

Marion Buller* a sûrement l’habitude d’être prise pour un symbole je suppose, mais même sa moue devant les caméras de télévision ne pouvait pas masquer la peur dans ses yeux cette dernière semaine. Un journaliste canadien inhabituellement provocateur venait juste de lui demander pourquoi après près de deux ans, son enquête, ayant coûté 64 millions de dollars au contribuable, sur les “femmes indigènes disparues et assassinées”, se devait toujours de découvrir un simple cadavre ou une piste sérieuse.

(*) Note de Résistance 71: Marion Buller de la nation Cree, est juge fédérale canadienne et directrice de la commission d’enquête nationale sur les femmes indigènes disparues. En tant que juge fédérale, elle fait partie de l’establishment et rend des comptes à l’état canadien…

Et bien, nous ne sommes pas supposés le faire”, aurait-elle pu répondre si elle avait quelques grammes d’honnêteté, si elle n’avait d’abord pas appris au sujet de l’affaire en siégeant comme juge aborigène sur la côte ouest canadienne, un terrain des plus importants dans les meurtres d’Indiens. Mais Marion est une joueuse initiée et elle a dit au journaliste que bon, vous savez, toutes ces choses, çà prend du temps.

Faire un écran de fumée pour un crime est sans aucun doute une activité à plein temps, spécifiquement lorsque les criminels ne coopèrent pas avec la couverture. Les gendarmes de la GRC (NdT: police montée canadienne) et leurs assassins sous contrat ne se sont bizarremernt pas bousculés au portillon. Toutes aussi silencieuses demeurent les entreprises en ressources naturelles chinoises qui financent les assassinats et le nettoyage ethnique de la partie nord de la province de Colombie Britannique, le cœur de la terre aborigène. Bien entendu, Marion Buller ne demandent rien à tous ces gens, de manière présumée parce qu’elle ne voit pas d’un bon œil d’établir sa résidence permanente dans le fin fond de Burrard Inlet. (NdT: une zone très reculée, en guise de mutation disciplinaire…)

La vie n’est jamais bien rose pour un larbin soudoyé.

En vérité, les assassins sont très occupés en ce moment à garder Pékin satisfaite. L’investissement direct de la Chine dans les ressources naturelles de la Colombie Britannique et dans ses infrastructures a plus que quadruplé depuis 2002 et les trois plus grosses entreprises pétrolières chinoises (PetroChina, Sinepec et Nexen) ont jusqu’au printemps 2020 pour signer des contrats afin de sécuriser l’énorme réserve de gaz naturel et sa liquéfaction (LNG) en CB. Bien malheureusement pour les diables d’étrangers, il n’y a pas 10% des membres des nations indigènes qui occupent ces territoires qui ont montré une volonté de faire ce types d’affaires. Et la Chine, comme nous le savons, a une façon particulière de gérer toute opposition (NdT: comme les Yanks et la GB ou toute puissance coloniale du reste…)

Irene Mack, une journaliste free lance près de Smithers, a passé des années à documenter où les indigènes sont portés disparus. D’apès ses recherches, la plus grosse concentration de ces disparitions se touve dans les régions riches en gaz naturel soumis à liquéfaction.

Ceci est indéniable lorsque vous mettez toutes ces affaires sur une carte. Les trois plus gros gazoducs pour le LNG courent directement le long de “l’autoroute des larmes” (NdT: le surnom d’un tronçon de 700km de l’autoroute 16 reliant Prince George à Prince Rupert en Colombie Britannique), d’ouest en est au travers des zones les plus denses en disparitions et assassinats. La Pacific Northern Gas Company, Prince Rupert Gas Transportation et la West Coast GasTransportation, relient les ports côtiers à Tumbler Creek et Fort St. John. Tout ceci à travers des terres qui sont toujours traditionnellement occupées par des groupes indigènes qui ont résisté à la signature de contrats avec ces entreprises.

Et pour citer le politicien local blanc de la région de Terrace:

“Nous avons dit aux gendarmes de la police montée depuis des années que les disparitions des familles natives sont des assassinats ciblés effectués par des professionnels. Dans la région de Carrier-Sekani, il est de notoriété publique que quiconque parle des accords d’arrières-salles des entreprises avec les Chinois se voit offrir un voyage aller-simple pour le lac. Mais j’ai arrêté de parler avec les gendarmes lorsque j’ai réalisé que c’était eux qui emmenaient les gens au lac.”

De manière importante, une des premières femmes indigènes assassinées qui fit la une des journaux, Wendy Poole de Moberley Lake, était la fille de l’activiste politique local, le chef Art Napolean, qui mena la lutte pour arrêter la rédition de ses terres Saulteaux Cree aux multinationales. Le corps de Wendy Poole fut retrouvé coupé en morceaux, certains parties de son corps et certains organes manquant. La GRC a refusé d’enquêter sur sa mort.

Les organes de Wendy manquaient pour une bonne raison. En effet, l’assaut qui l’a tuée pour le profit implique également l’armée chinoise: de manière spécifique, les mêmes généraux qui organisent et gèrent l’industrie du trafic d’organes de la Chine, ont exterminé de grandes portions des peuples indigènes propres à la Chine, comme par exemple les Ouïghours musulmans.

Un de ces officiers les plus notoires, l’ancien chef de la sécurité chinoise le général Zhou Yongkang* est un des actionnaires principaux du conglomérat des centaines d’hôpitaux gérés par l’armée à travers la Chine, où les prisonniers et les dissidents politiques sont tués et leurs organes moissonnés pour être transplantés chez des receveurs payant. Ce même consortium hospitalier investit maintenant lourdement en Colombie Britannique, dans les maisons de retraite et les industries de la santé, investissements menés par le grand groupe financier de Pékin: Anbang Insurance Group.

(*) Note de Résistance 71: Zhou Yongkang, ancien tsar de la sécurité nationale chinoise a été condamné en juin 2015 à la prison à vie (il a aujourd’hui 75 ans), pour corruption et divulgation de secrets d’état…

La maison-mère / holding de toute cette opération, Cedar Tree Investments, possède de grands secteurs du centre-ville de Vancouver et est décrite par un journaliste d’affaire comme “une opération à peine voilée de triade (mafia chinoise) qui s’empare de l’immobilier et de l’industrie du gaz naturel liquéfié partout dans la province et principalement dans le nord.

Dire que les gouvernements de la Colombie Britannique et fédéral canadien sont les porte-manteaux de ces conglomérats criminels, ne fait que sous estimer la chose. Le premier ministre Justin Trudeau a tout récemment levé les restrictions sur la prise en compte de l’investissement chinois dans le domaine de la santé et de l’assurance maladie, tandis que Pékin gère des “groupes de conseil spéciaux” directement depuis le bureau de la première ministre de CB Christy Clark. Clark est même moquée par un lobbyiste chinois, pour être, non sans justesse, “notre chef de bureau local”.

Lorsque j’ai appris il y a plus de 40 ans comment des gens disparaissaient facilement à Vancouver, un journaliste au sage phrasé de la télévision du nom de Jack Webster m’avait averti en ces termes : “Ne voua attendez jamais à finir par savoir qui est responsable de tout cela parce que personne ne veut que vous le sachiez,” Jack aurait même pu ajouter “spécifiquement les riches qui en sont responsables.”

Le général Zhou Yongklang et ses amis n’ont pas besoin d’avoir peur. Le tout dernier blanchiment du Canada sur ses propres crimes de génocide, crime de guerre domestiques connus sous le vocable de l’enquête fédérale sur les femmes disparues s’assure qu’aucun nom ne soit jamais divulgué et qu’aucune fosse commune ne soit jamais découverte. Et les Canadiens, avec leur talent si péculier à la négligence malsaine quant à l’analyse de leur propre malfaisance, donnent leur aval habituel à toute cette mascarade.

Après tout, les affaires sont les affaires.

See this background report on the Disappeared of B.C.:

http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnes

Lettre ouverte à une sénatrice canadienne, négationniste de l’holocauste des Amérindiens du Canada… (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 avril 2017 by Résistance 71

« Si je devais choisir de tuer la moitié des enfants indiens qui sont sous notre attention, il n’y a pas de meilleur instrument à utiliser que votre pensionnat typique mis en place. »
~ Neil Parker, Superintendant aux affaires indiennes du Canada, 1949 ~

« Il est juste de dire que 50% des enfants qui sont passés au travers de ces écoles pensionnats n’ont pas vécu pour bénéficier d’une quelconque éducation en leur sein. »
~ D.C Scott, adjoint au superintendant au ministère des affaires indiennes, juillet 1913, rapporté par CBS News en juin 2015 ~

« Nous ne pouvions pas commencer une enquête sur les morts dans les pensionnats pour Indiens, ceci aurait constitué une enquête bien trop énorme… »
~ Gendarme Gerry Peters, de la division « E » de la Gendarmerie Royale du Canada, Vancouver, juillet 1997 ~

« Les chances d’un élève des pensionnats pour Indiens de mourir dans les premières années du programme étaient d’une sur deux. Alors bon, OK, 50% est une juste estimation du taux de mortalité. »
~ Murray Sinclair, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), le 3 mars 2011 ~

 

Dans un miroir, sombrement: conseil à une négationiste de l’holocauste (amérindien)

 

Kevin Annett

 

28 mars 2017

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2017/03/28/in-a-mirror-darkly-some-advice-to-a-holocaust-denier/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une information en provenance d’Ottawa en date du 8 mars 2017: La sénatrice canadienne Lynn Beyak défend le système des pensionnats pour Indiens et affirme “qu’ils n’ont pas voulu faire de mal à quiconque”…

Ottawa

Chère Lynn,

Il a été dit de la vie au sénat canadien qu’elle est si pathétique que tout ce que vous pouvez y entendre est le bruit du ruminage et des ventres de porc. Je veux donc vous remercier pour donner tort à tous ces cyniques. Je n’avais absolument aucune idée que votre petite côterie d’appointés politiques à la platitude tant reconnue puisse produire une penseuse d’une telle originalité comme vous-même.

Quelle bonne bouffée d’air frais que d’entendre une politicienne canadienne affirmer que noir est en fait blanc et avec une telle conviction ! Et dire que j’avais perdu l’espoir en la capacité d’un quelconque de nos leaders d’ici, du Grand Nord tout blanc, de maîtriser la realpolitik machiavellienne. Je dis: bien vu, excellent !

Sénatrice, je vous donne un A+ pour vos efforts, mais si vous me permettez, j’ai quand même quelques conseils à vous donner en ce qui concerne la meilleure façon de propager votre gros mensonge bien particulier. En un mot, vous êtes trop crâneuse. Subtilement, est toujours après tout, la meileure méthode pour cacher un crime de groupe et de convaincre les gens qu’il ne s’est jamais passé: quelque chose que votre collègue du sénat Murray “Mr je blanchis tout par la CVR” Sinclair ne connaît que trop bien.

Note de R71: CVR est l’acronyme de la Commission Vérité et Réconciliation, la farce officielle de l’état canadien pour blanchir et minimiser l’affaire du génocide dans les pensionnats pour Indiens entre 1867 et 1996. Si l’état canadien s’est fendu d’”excuses officielles”, personne n’a jamais été condamné pour la disparition et meurtres de plus de 50 000 enfants autochtones dans les murs des camps de la mort qu’étaient les pensionnats pour Indiens, gérés par les églises, au nom du gouvernement canadien. Voir à cet effet notre traduction du contre-rapport à la CVR du Tribunal pour les Disparus du Canada: “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (2016), ce texte est le fruit de plus de 20 ans de recherches, d’enquêtes et de témoignages.

Mettez une sourdine à votre hyperbole dans un premier temps. Même le plus fleur bleue, trouillard des Injuns des Canucks (Canadiens) aura du mal à avaler votre affirmation disant que votre typique curé frappeur d’enfant ne faisait en fait “qu’essayer de son mieux” avec tous ces sauvages. Allons, allons Lynn, aller au charbon avec rien d’autre que cette rhétorique va permettre à tout critique de vous cueillir avec juste une simple citation du ratio de plus de 50% de décès parmi tous ces enfants basanés qui étaient pensionnaires de ce que vous appelez “les pensionnats scolaires”.

Bref, le grand mensonge, çà doit être convaincant.

Point suivant: Pour l’observateur neutre, vous agissez comme le badeau dans le script pré-arrangé de quelqu’un d’autre. Je veux dire, regardez comment tous les gros matous aborigènes sautent après vos paroles, comme des violeurs d’enfants en rut. Vous donnez à des gens comme Murray Sinclair, Pat Brazeau et tous les autres sultans de la trahison ; la parfaite méthode pour poser en champions de leur peuple, leurs frères Indiens, qu’ils ont trahis pendant des années. Est-ce cela que vous voulez vraiment ?

Quant à votre affirmation que les camps d’internement chrétiens ont en fait sauvé plutôt que tué les enfants basanés: une fois de plus, vous êtes hors piste, sans aucune sécurité. Pourquoi ne pas aligner le gang habituel des lècheurs de bottes, de ces “survivants” aborigènes, Indiens des forts, pour qu’ils endorsent publiquement votre affirmation et affirment aux yeux de tous à quel point la vie était belle dans les camps ? Nous savons qu’il y en a un bon paquet alentours, nous savons aussi qu’ils ne demandent pas cher non plus pour “témoigner”…

Enfin, essayez de lancer quelques miettes rhétoriques à cette bête connus sous le vocable du politiquement correct. C’est la meilleure façon de désarmer vos critiques. Donnez-nous quelques lignes au sujet de la cicatrisation et de la réconciliation. Nous, pauvres visages pâles Canucks, aimons entendre ces mots. Ils nous font nous sentir bien au sujet de nous-mêmes, ce qui est après tout, tout le but de l’exercice: spécifiquement depuis que nous sommes tous partie d’une conspiration criminelle condamnée.

Il est vrai que toutes ces erreurs n’auront peut-être pas d’importance sur la distance considérant les remous que vous faites dans la presse et parmi beaucoup d’entre-nous pâles Canucks. Finalement a émergé un leader qui dit ce que tous ces paroissiens ont ressenti, mais qu’étant Canadiens, n’ont jamais dit: que ces Injuns l’ont eu trop belle et qu’ils nous pompent jusqu’à la lie, et que merde, après tout, ils vont peut-être finir par récupérer toute la putain de place de nouveau !

J’espère que vous considérez devenir premier ministre, ou peut-être est-ce là toute l’affaire ?…

Quoi qu’il en soit, pour vraiment maîtriser l’art du mensonge et de la déception Lynn, vous devez comprendre les détails de ce que vous essayez de pirrouetter. Connaître son ennemi est la clef pour gagner quelque bataille que ce soit après tout. Je vous invite donc à regarder quelques dures preuves de vie et de mort dans ce que vous appelez les joyeuses colonies de vancances que furent les pensionnats pour Indiens, preuves contenues dans ma composition de plus de 20 ans de recherche intitulée “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (2016). Je l’ai écrit pour mettre une électrode dans le fion de Murray Sinclair, vous devriez donc vous réjouir à sa lecture.

Un de bien des survivants de ces pensionnats que je cite dans mon livre, Sylvester Green, était sur le détail des enterrements du camp de l’Église Unifiée du Canada à Edmonton dans les années 1960. Il a dû mettre en terre plus de 100 autres enfants durant les deux ans où il y fut incarcéré, avant qu’il ne s’en échappe.

Sylvester m’a dit qu’une fois à un réveillon de Noël, lui et d’autres enfants reçurent des vêtements propres et furent paradés devant une congrégation de notables blancs afin de chanter des chants de Noël pour toute cette foule chrétienne joyeuse et réceptive. Puis, Sylvester et les autres enfants furent ramenés dans leur camp et reçurent en récompense de leurs beaux chants, de choisir parmi eux lesquels seraient violés et pire par le révérend Jim Ludford et ses acolytes. Normalement les enfants n’avaient pas le choix.

J’ai juste pensé que vous apprécieriez le témoignage de Sylvester sur le comment le système n’était pas si mauvais après tout.

Sincèrement vôtre,

Kevin Annett

Lâcher-prise de la société du spectacle et préparer notre départ vers la communauté de bien universelle… (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, militantisme alternatif, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , on 31 mars 2017 by Résistance 71

Nous avons mis plusieurs jour à réfléchir sur ce texte car nous hésitions à le traduire. De fait, par son chemin de vérité très original et personnel, Kevin Annett est arrivé à la même conclusion que nous, bien qu’il l’exprime quelque peu différemment. Nous sommes en fait de plus en plus nombreux à embarquer dans le canoë en route pour la communauté d’intérêt primordiale, la société des sociétés. Annett est lumineux ici sur le pourquoi et le comment nous devons lâcher-prise du « vieux monde » mortifère ; comme nous il sait que depuis longtemps que plus rien n’est réformable, nous devons tout reconstruire, la bonne nouvelle est qu’il n’y a pas besoin de chaos pour ce faire mais de la coopération et de l’amour universel qui fait partie de la nature humaine. C’est en nous, suffit de le retrouver, mais c’est impossible sans lâcher-prise de cette société du spectacle marchand qu’Annett appelle « Sodome et Gomorrhe »… C’est ce que nous dit Annett en fait avec une bonhommie et une lucidité rafraîchissantes.

~ Résistance 71 ~

 

Le secret de mon insuccès ou lâcher prise de Sodome et Gomorrhe

 

Kevin Annett

 

25 mars 2017

 

Source:

http://kevinannett.com/2017/03/25/the-secret-of-my-unsuccess-or-cutting-loose-from-sodom/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire: « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada », le contre-rapport du TIDC à celui de la CVR, mars 2016, traduit par nos soins.
A lire aussi: « Le bouclier du lanceur d’alerte » de Kevin Annett

 

“Vous devez divertir la foule, c’est pour cela que la fiction doit toujours avoir un sens, contrairement à la vérité.”
– Eugene O’Neill –

“Si seulement vous aviez dit que 10% de ces enfants étaient morts [dans les pensionnats pour Indiens], peut-être que je vous aurais cru. Mais 50%, alors là oubliez !”
– 
Le député Svend Robinson à l’auteur en mai 2003 –

 

Les masses ont toujours eu besoin d’un bon spectacle. Demandez à ce grand spécialiste des longues sagas David Icke, qui remplit régulièrement des stades entiers comme celui de Wembley avec plus de 30 000 groupies qui en ont pour leur pognon en écoutant ses histoires de gros lézards extra-terrestres mangeurs d’enfants.

Pendant ses performances, David explique les plans secrets de ce que sont apparemment nos maîtres reptiliens et ce avec une pléthore de détails inconnus de nous autres pauvres mortels. D’une certaine manière, Dave accède et rend public de manière routinière la bassesses exclusive des méchants sans en prendre plein la gueule dans le processus et ce tout en laissant son style de vie et son très confortable compte en banque totalement intacts.

Ok, très bien, prétendons une minute que tout cela soit vrai. Mais où est la preuve David ?

Bien entendu, ma première erreur est juste là: demander à la réalité d’entrer dans une soirée de spectacle. David Icke sait parfaitement comment manipuler une grande audience, bien mieux que je ne le sais, car il y parvient toujours en adhérant à leur commandement cardinal: Fais-nous frémir et dis-le de la manière dont nous voulons l’entendre. Je n’ai jamais suivi cette règle, ce qui fait de moi un piètre amuseur public. Peut-être que cela explique aussi pourquoi David Icke n’a jamais répondu à mes courriels.

Mais les conspirationnistes new-age ont la tendance de s’agglutiner autour de moi pour une raison que j’ignore, sans aucun doute parce qu’ils n’ont pas lu en fait mes preuves de crimes de guerre domestiques au Canada qui montrent clairement que le problème mon cher Brutus, ne se situe pas dans nos étoiles, mais bel et bien en nous-mêmes. Il ne se passe pas une journée sans que je sois soumis à un déluge d’information par un gars ou une fille solitaires, sur la véritable connexion entre Obama, les extraterrestres, le crash financier qui vient et les chevaliers de l’ordre du Temple. Et comme je suis fatalement poli, je les écoute.

J’avais l’habitude de faire la même chose il y a quelques décennies avec une autre catégorie de personnes résidant à l’unité psychiâtrique de l’hôpital de l’université de Colombie Britannique, où je travaillais comme personnel d’entretien. A cette époque, j’assumais cette même position de force dans la patience avec quelque patient bourré de thorazine que ce soit, qui voulait délivrer son dernier message en provenance de la galaxie Alpha Centauri. Franchement, les fantasmes des patients de l’unité psy d’UBC étaient bien plus intéressants que la banale loghorrée qui sort de la bouche de ces experts de l’internet, experts en toute chose de la création mis à part eux-mêmes.

Bien entendu, le QI général n’avait pas encore fait le grand plongeon qu’il a entrepris de nos jours.

En réalité, la méthode de la folie ne change jamais. Les affirmations sans preuve et qui ne peuvent pas être prouvées de tout Mr ou Mme New Age “je sais tout”, n’est que le besoin par ceux qui ont peur, de recevoir une sorte de lait maternel vital d’une réponse simpliste et englobant tout de la folie générale globale dans laquelle ils sont immergés. Il ne faut pas être sorti d’une grande école pour comprendre pourquoi la foule est si dépendante d’un grand mensonge: les gens ont été habitués à ne pas penser par eux-mêmes et de toujours se reposer sur quelqu’un d’autre. Et pourtant, au lieu d’apprendre à traire cette dépendance comme le font tous ces donneurs de réponses professionnels, j’assume toujours que les gens veulent connaître les faits de vie et de mort dans toute leur brutalité, qu’ils veulent gérer les conséquences, alors que mon expérience me montre le contraire.

Naturellement, cette triste déférence enver la sagesse d’autrui est empirée par la technologie de l’internet où toute assertion devient preuve simplement parce que quelqu’un le dit. La vitesse avec laquelle rumeur et opinion se transforment en faits communément acceptés se rapproche de manière haletante de l’instantané.

Acquérir de l’information est maintenant similaire à faire quelque chose. Et ainsi, dans une telle réalité détachée où tout peut-être immédiatement vrai, et bien de manière évidente, rien ne peut l’être.

Bien qu’il soit indéniable qu’au bout du compte les gens choisissent de demeurer stupides, en réalité ils ne peuvent pas faire grand chose d’autre au sein de cet esprit de ruche dans laquelle une technologie rampante nous a absorbé en tant qu’espèce. La clef pour nos maîtres ultimes fut de nous brancher tous et toutes sur une source unique et commune de connaissance et spécifiquement un média unique électronique qui peut également moduler les fonctions ondulatoires de notre cerveau.

Ceci a pratiquement été effectué.

Alors si le succès ultime pour les combattants de la liberté veut dire de gagner les cœurs et les esprits de la foule: franchement, il n’y a plus grand chose à gagner au sein de notre confortable statu quo. Et pourtant, malgré notre mise en esclavage, il y a un script plus important et une main invisible à l’œuvre, invisible seulement pour ceux qui se consolent de leurs vies tremblotantes avec les réponses spectaculaires des grands prêtres du spectacle. Dans le même temps, le ver de terre de la vérité creuse sous tous nos arrangements et peut même disloquer les plans globaux de la Tyrannie.

L’autre jour une journaliste me demandait si j’étais fier de ce que j’étais parvenu à faire, mettre au jour le crime officiel et faire sauter les puissants de leurs trônes. Je lui ai répondu en paraphrasant Bertold Brecht après la seconde guerre mondiale en disant: “Et bien quelques uns de ces salauds sont tombés, mais la chienne qui les a engendré est encore en chaleur….” (“La bête est moribonde mais le ventre est encore fécond…”)

La vérité est qu’aussi longtemps que nous combattons sur son terrain, rien de ce que nous pouvons faire n’altère la nature de l’ennemi auquel nois faisons face., c’est pourquoi ses crimes et ses turpitudes ne peuvent pas être stoppés. Ils trouvent juste une nouvelle méthode de fonctionnement. Bien sûr, ce n’est pas le genre de chose que la plupart d’entre vous veulent entendre , c’est pourquoi vous ne l’entendrez jamais de gens comme David Icke et de tout autre homme de spectacle à succès. Mais c’est la vérité, comme votre propre expérience en témoigne chaque jour qui passe.

Le seul problème maintenant est de savoir si vous allez quitter l’arène de votre adversaire et vous déplacer vers de nouveaux terrains de manière générale. Mais avant toute chose, avant toute technique intelligente ou analyse politique, un tel voyage demande une vision: quelque chose que par définition vous et moi ne pouvons atteindre que par nous-mêmes, en nous-mêmes et non pas en provenance d’experts auto-proclamés.

En même temps, le spectacle continue, mais il ne nous concerne plus. Car des si piètres artistes que nous sommes ne font jamais de grosses vagues à Sodome et Gomorrhe, puisque nous ne sommes pas faits pour nous y installer ni installer de boutique dans la ville maudite. Au lieu de cela, par nos défaites et les dures leçons que nous avons apprises, nous avons été apprêtés pour notre départ vers quelque chose de meilleur. C’est quelque chose que nous oublions constamment.

Ainsi donc, je laisse les lézards à Dave.

« Le bouclier des combattants pour la vérité » le guide pratique des lanceurs d’alerte et des activistes par Kevin Annett

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 9 septembre 2016 by Résistance 71

Truth Tellers’ Shield

(Le Bouclier des Combattants pour la Vérité)

 

par Kevin D. Annett

 

Publié par createspace.com

 

List price: $10 (US) ; 134 pages

 

Pour commander la version anglaise: https://www.createspace.com/6534773

 

Source: http://itccs.org/2016/09/02/a-new-and-indispensable-manual-for-truth-tellers-is-now-available/

 

= Traduit de l’anglais par Résistance 71 =

 

Note de R71: Nous participerons vraisemblablement à l’effort de traduire en français ce manuel théorique et pratique de terrain pour la protection des lanceurs d’alerte et des combattants pour la vérité ; bien entendu, nous allons d’abord… le lire…

Kevin Annett vient d’ajouter une autre arme à l’arsenal du combat pour la Liberté. Son dernier ouvrage, “Truth Tellers’ Shield” est un guide pratique pour les lanceurs d’alerte et les combattants pour la liberté, partout, où qu’ils/elles se trouvent.

Publié le 1er septembre 2016, “Truth Tellers’ Shield” est un manuel définitif et un guide du savoir-faire pour quiconque lutte contre les malversations et les mensonges des pouvoirs institutionnels. Ce manuel tire de grands enseignements de la connaissance et de l’intelligence de terrain afin de servir de support pratique pour les activistes se trouvant au front. L’ouvrage enseigne aux lecteurs comment naviguer et survivre les attaques et les campagnes de diffamation de puissants adversaires tout en mettant au grand jour la vérité au sujet de leurs crimes.

L’auteur est un expert extrêmement bien rôdé sur la question. Lanceur d’alerte canadien de renommée internationale, il a survécu à des décennies d’attaques fomentées et soutenues contre lui à cause de son travail acharné d’exposition et de mise en accusation des crimes contre l’humanité perpétrés au Canada et à l’étranger, Kevin Annett est un ancien combattant, un organisateur politique et de communautés depuis plus de 40 ans. Deux fois nominé pour le Prix Nobel de la Paix, il dirige à l’heure actuelle des programmes d’entraînement pour activistes et est un consultant pour plusieurs groupes de lutte pour les droits de l’Homme, incluant le Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE)

“Truth Tellers’ Shield” est soutenu et produit par le TICEE et est en ce moment traduit en de nombreuses langues.

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Kevin Annett sur Résistance 71

« Meurtre par décret »