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Ingérence impérialiste en Syrie: vers un Yalta russo-américain sur le Moyen-Orient…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique française avec des tags , , , , , , , , le juin 17, 2013 par Résistance 71

Excellente analyse de Thierry Meyssan qui jusqu’ici, a fait preuve d’une grande clairvoyance dans ses analyses géopolitiques sur l’affaire de l’ingérence occidentale en Syrie.

Les Russes et les Américains préparent semble t’il une répartition du Moyen-Orient au moyen d’un nouveau Yalta. La préoccupation de Washington semble être maintenant de faire liquider ses mercenaires de la légion arabe plus qu’embarrassants du front Al Nosra de préférence par l’ASL en une guerre interne "fratricide". Le Réseau Voltaire nous apprend également (communiqué reproduit sous l’article de Meyssan) que pour sauver la face, Washington a forcé l’émir du Qatar a laissé le pouvoir à son fils dans un coup effectué en catimini et que vraisemblablement, il serait légitime de considérer que peut-être les problèmes internes actuels en Turquie ne seraient pas entièrement dûs au hasard, car pour l’heure, la Turquie est neutralisée quant à sa position va t’en guerre contre la Syrie… Les semaines et mois à venir seront riches en bouleversements soyons-en certains.

– Résistance 71 –

 

Le gaz sarin est aussi volatile que les promesses de Washington

 

Thierry Meyssan

 

16 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article178896.html

 

La Syrie a t-elle ou non utilisé du gaz sarin contre son opposition armée ? Après avoir hanté les colonnes des journaux, la question a trouvé pour Paris, Londres et Washington une réponse positive. La ligne rouge aurait été franchie. La guerre serait donc imminente. En réalité, ce jeu médiatique arrive trop tard. En termes de droit international, la Syrie n’est pas signataire de la Convention sur les armes chimiques et peut donc les utiliser librement. Inutile d’inventer l’usage par Damas d’armes de destruction massive, la guerre touche à sa fin.

La question de l’usage de gaz sarin par les troupes régulières syriennes ressemble à un jeu de dupes. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdisi, déclarait, le 23 juillet 2012, que son pays était susceptible d’en disposer et d’en faire usage exclusivement contre des ennemis extérieurs. Cette déclaration a été interprétée par la presse des États de l’OTAN et du CCG comme une menace à l’encontre des « rebelles », dans la mesure où Damas affirme qu’ils sont —comme jadis au Nicaragua— des « Contras », largement étrangers. Elle désignait en fait, et sans contestation possible, à la fois les membres de l’OTAN et Israël. Le porte-parole avait été extrêmement clair sur le fait qu’aucune arme de ce type ne serait utilisée contre des « insurgés » syriens.

Peu importe, les propos de Jihad Makdisi étaient trop beaux pour une OTAN qui, en 2003, n’avait pas hésité à inventer des « armes de destruction massive » irakiennes. Par deux fois, les 20 août et 3 décembre 2012, le président Barack Obama mettait en garde la Syrie contre le recours à l’arme chimique. « Si nous commencions à voir des quantités d’armes chimiques déplacées ou utilisées, cela changerait mon calcul et mon équation », déclarait-il d’abord. Puis « Je veux être absolument clair pour Assad et ceux qui sont sous son commandement : le monde vous regarde, l’utilisation d’armes chimiques est et sera considérée comme tout à fait inacceptable. Si vous faites l’erreur tragique d’utiliser ces armes chimiques, il y aura des conséquences et vous en répondrez ».

Les faucons libéraux et les néoconservateurs font alors campagne pour une intervention militaire occidentale. Selon eux, la Syrie connaîtrait un « printemps arabe » sauvagement réprimé par un « dictateur  ». La communauté internationale se devrait d’intervenir au nom de grands idéaux. Pas un mot évidemment sur les années de préparation et le financement de ce « printemps arabe », par l’OTAN et le CCG, pour s’approprier les hydrocarbures syriens et imposer un régime sioniste islamiste. Ainsi, le professeur Anne-Marie Slaughter, ancienne directrice de la planification auprès d’Hillary Clinton (2009-2011), compare le laissez-faire d’Obama en Syrie au cas rwandais dans le Washington Post [1].

En 2003, la preuve des « armes de destruction massive » irakiennes était venue d’un témoin surprise. Alors que le chef de la mission d’inspection des Nations Unies, Hans Blix, confirme devant le Conseil de sécurité que de telles armes n’existent plus en Irak depuis 1991, Hussain al-Shahristani, un scientifique en exil, expose un témoignage donnant raison au secrétaire d’État Colin Powell : Saddam Hussein dispose d’armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. Ses propos sont confirmés par l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres. Aucune de ses affirmations ne résistera aux faits. Une fois, l’Irak envahi, pillé et détruit, Washington admettra s’être trompé, tandis que son faux témoin deviendra Premier ministre adjoint de l’Irak « libéré » et que l’IISS continue ses opérations de propaganda.

Cette fois, le travail d’intoxication revient à la France et au Royaume-Uni. Les deux puissances coloniales qui s’étaient partagées le Proche-Orient en 1916 poussent à une intervention militaire occidentale malgré les trois vétos russes et chinois. Le 27 mai, à la veille d’une réunion cruciale des ministres européens sur la possible livraison d’armes aux « rebelles », Le Monde publie une enquête de Jean-Philippe Rémy attestant de l’usage de gaz sarin à Damas. Le reporter a rapporté des échantillons de sang et d’urine qui ont été testés par un laboratoire militaire français. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, réagit au quart de tour, puis le gouvernement britannique qui dénonce un « crime de guerre ». En définitive, selon la Maison-Blanche : « notre communauté du Renseignement atteste que le régime d’Assad a utilisé des armes chimiques, incluant du gaz sarin, à une petite échelle, contre l’opposition de multiples fois durant l’année passée ».

Le problème est qu’il n’y a pas de problème : premièrement l’usage du gaz sarin est interdit depuis 2007 par la Convention sur les armes chimiques qui n’a été ratifiée ni par Israël, ni par la Syrie [2] De facto, ces deux États peuvent en fabriquer, en détenir et en utiliser légalement sans commettre de « crime de guerre ». Deuxièmement, l’usage de gaz sarin par les troupes régulières a beau être confirmé par Paris, Londres et Washington, elle reste fort peu probable. Le cas rapporté par Le Monde ne peut que surprendre : l’Armée arabe syrienne en aurait fait usage dans Damas, dans le quartier de Jobar, sans que le gaz franchisse la rue et atteigne la population civile du reste de la capitale. Les combattants touchés ne souffriraient pas de convulsions, indiquant une dissémination très faible. Ils se soigneraient avec des ampoules d’atropine, mais aussi avec des traitements locaux, notamment des gouttes dans les yeux, ce qui paraît inutile pour un gaz qui pénètre par la peau. Bref, les preuves franco-anglo-US ne résisteront probablement pas plus à l’épreuve des faits que celles accumulées par George W. Bush et Tony Blair contre l’Irak.

Transmises par Washington à Moscou, les preuves occidentales ont fait rire Yuri Ushakov, le conseiller de politique étrangère du Kremlin. Il n’a pu s’empêcher de penser à la prétendue fiole d’anthrax brandie par Colin Powell au Conseil de sécurité.

Dans la cas où l’usage de gaz sarin serait considéré comme une abomination nécessitant une intervention internationale, on se demande bien pourquoi les allégations de Carla del Ponte, membre de la Commission d’enquête du haut Commissariat aux Droits de l’homme, n’ont pas suscité les mêmes réactions. Elle déclarait, le 5 mai 2013, à la télévision suisse, que : « Lors de notre enquête – c’est-à-dire que notre équipe d’enquête interroge dans les pays voisins les diverses victimes ainsi que les médecins dans les hôpitaux de campagne sur place – j’ai lu la semaine dernière dans un rapport qu’il y a des indices concrets, même s’ils ne sont pas encore prouvés de façon irréfutable, que du sarin a été utilisé. On peut déduire cela de la façon dont les victimes ont été traitées. Et qu’il a été utilisé par les opposants, donc par les rebelles, et non pas par le gouvernement ». Les propos de la magistrate ne faisaient que confirmer les revendications de l’Armée syrienne libre qui, le 5 décembre 2012, montrait de pénibles tentatives de se doter d’armes chimiques et menaçait les alaouites d’en faire usage contre eux [3]. Toutefois, il n’y eut aucune réaction, vu le démenti cinglant apporté par sa propre Commission à la demande de la Haut-Commissaire, Navy Pilai. En l’absence de consigne politique, les propos de l’ex-procureure helvétique n’engagent qu’elle même.

Une fois admis l’usage de gaz sarin par l’armée régulière, la Maison-Blanche dispose d’un argument pour légaliser ce qu’elle fait depuis le début du conflit : livrer des armes aux « Contras » [4]. S’engouffrant dans la brèche, le général Salim Idriss, commandant en chef de l’Armée syrienne libre, a passé commande de roquettes antichar et de missiles sol-air. Elles peuvent être utiles, mais pas décisives, car ce dont son « armée » a besoin, c’est d’hommes bien plus que de matériels. Cependant les livraisons US devraient se limiter à des armes légères et à des munitions : la guerre tire à sa fin. Washington n’espère plus conquérir la Syrie, juste faire liquider le Front Al-Nosra par l’ASL. Ceux qui ont cru en ses promesses en paieront les frais. La Turquie est paralysée par un soulèvement contre la politique des Frères musulmans, incarnée par Recep Tayyip Erdoğan, tandis que Washington vient de contraindre l’émir Hamad Al-Thani à céder le trône du Qatar à son fils Tamim. Le moment du nouveau partage du Proche-Orient, entre Russes et États-uniens, approche.

 

[1] « Obama should remember Rwanda as he weighs action in Syria », par Anne-Marie Slaugter, The Washington Post, 26 avril 2013.

[2] Cf. le site officiel de l’OPWC.

[3] « L’ASL expose son laboratoire d’armes chimiques », Réseau Voltaire, 5 décembre 2012.

[4] « Exclusive : Obama authorizes secret U.S. support for Syrian rebels », par Mark Hosenball, Reuters, 1er août 2012.

 

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L’émir de Qatar contraint par Washington de céder son trône

 

13 Juin 2013

 

Réseau Voltaire

 

Source: http://www.voltairenet.org/article178889.html

 

Selon le quotidien libanais As-Safir, l’annonce par l’émir de Qatar de la transmission de sa charge à son fils Tamim ne serait pas dû à la maladie du prince, mais à une intervention US.

Les États-Unis auraient « découverts » les agissements occultes de la micro-monarchie auprès des jihadistes en Syrie, ainsi que des transactions financières illégales. Ils auraient contraint le monarque à la démission, ainsi que son Premier ministre, et auraient eux-mêmes imposé le choix de son fils Tamim pour lui succéder.

La succession aura lieu début août et modifiera profondément la donne régionale : le Qatar était le financier des Frères musulmans et de la guerre contre la Syrie.

Guerre en Syrie: La stratégie du Hezbollah à El Qusseir

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique française avec des tags , , , , , , , , , le juin 17, 2013 par Résistance 71

Comment Ryadh s’est fait flouer par le Hezbollah à El-Qusseir

 

IRIB

 

16 juin 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/261501-qusseir-comment-riyad-s-est-il-fait-flouer-par-le-hezbollah

 

 

L’Arabie saoudite n’en revient pas de son cuisant échec à Qusseir!

Riyad ne pardonne pas à ses propres services du renseignement qui auraient été floués par le Hezbollah ! Al Diyar se penche sur le sujet et analyse cet échec : "la victoire du hezbollah à Qusseir n’est pas seulement militaire . Dans les jours à venir d’autres succès liés à ce qui s’est passé à Qusseir feront parler d’eux . Mais ce qui étonne surtout c’est la concomitance de cette défaite et des efforts saoudiens destinés à diaboliser le hezbollah et à attiser le feu du conflit confessionnel chiite.sunnite dans la région.

Pourquoi l’Arabie saoudite réclame-t-elle à ce point la paternité des terroristes qui ont été défaits à Qusseir? Pourquoi Riyad cherche-t-il à ce point à étendre la violence au Liban? En effet la colère extrême des saoudiens ne provient pas tant de cette défaite que de l’action extrémement défaillante de leurs propres services du renseignement et des relais libanais de ces derniers. La personne qui est pointée de doigt dans cette histoire est un certain Oghab Saghar qui s’est attiré ces derniers jours les foudres des commandants de l’ASL et des chefs de guerre d’Al Nosra! Saghar est l’agent saoudien en charge de distribuer des armes parmi les rebelles. c’est lui qui devra répondre de ces 35 tonnes d’armes et de munitions transitées dans la banlieue de Qusseir et qui n’ont servi de rien quand les rebelles étaient tombés dans le piège du Hezbollah et de l’armée syrienne. les milices d’Al Towhid, celle des aigles de Damas, de Drapeau d’Islam et de Ahfad al Rassoul ont toutes reçu de ces armes mais seules les brigades d’Al Towhid ont pu s’en servir, les autres terroristes ayant pris la poudre d’escampette. ces 35 tonnes d’armements étaient elles entrées à temps à Qusseir? Qui étaient des gens impliqués dans le trafic de ces armements? pourquoi ces armes n’ont-elles pas été dûment utilisées pour maintenir l’équlibre des forces ?

C’est Saghar et la chambre des opérations de Qusseir qui devront en répondre . Riyad est en colère non seulement en raison de cet échec mais aussi parce que son renseignement s’est pris au piège dans la banlieue nord de Qusseir. Mais qu’est ce qu’a fait le hezbollah dans cette région? Le hezbollah a fait croire aux saoudiens que la reprise du nord de Qusseir était trop difficile. il a fait trainer en longueur les combats au delà d’une semaine, ceci a poussé l’ASL et Al Nosra à envoyer leurs troupes vers le nord de Qusseir et à quitter leurs positions dans d’autres régions. ces départs massifs ont rompu la cohésion des forces nosratistes et qaidistes et une fois cette cohésion perdue, Qusseir a été repris par l’armée arabe syrienne!!

Ingérence impérialiste en Syrie: Armes chimiques… Mensonge Irak bis repetitae…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , le juin 16, 2013 par Résistance 71

Les guignols va t’en guerre nous reservent la soupe froide des "armes de destruction massive" irakienne pour la Syrie, alors que les experts de l’ONU ont dit que rien n’était sûr bien au contraire et qui si emploi d’arme chimique (gaz sarin) il y a eu… ce fut l’œuvre des rebelles d’AL CIAda soutenus, payés et entrainés par l’occident et les monarchies rétrogrades et toutes aussi criminelles du Golfe. Il faudrait aussi se poser la question de savoir où les barbus ont acquis ces armes ? (Libye ? probable… Israël ? possible quand on voit les connexions depuis quelques mois…)

La France et son gouvernement mentent pour sauver la face. Les criminels de l’occident colonialiste devront passer en justice pour leurs crimes perpétrés en Libye et en Syrie… Un Nüremberg populaire aura lieu, c’est inévitable.

– Résistance 71 –

 

L’homme derrière l’accusation “d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien” est un romancier qui a déjà aidé à couvrir l’affaire de Benghazi

 

La Maison Blanche fait une découverte miracle pour faire diversion des scandales qui l’accablent intra muros

 

Paul Joseph Watson

 

14 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/man-behind-syrian-chemical-weapons-claim-is-fiction-writer-who-covered-up-benghazi/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~


 

Ben Rhodes, le conseiller à la sécurité de la Maison Blanche derrière l’affirmation que le président Bachar Al-Assad a utilisé des armes chimiques en Syrie, est un écrivain de fiction, un romancier qui n’a aucune expérience éducative dans les affaires de gouvernement, de la diplomatie ou de la sécurité nationale et il a également joué un rôle dans l’étouffement de la vérité concernant l’attaque du consulat américain de Benghazi en Libye.

Hier, Rhodes a annoncé que la Maison Blanche était “hautement confiante” du fait que l’armée syrienne avait utilisé des armes chimiques, ne donnant en cela aucune preuve et que le gouvernement Obama allait dorénavant armer officiellement les rebelles de l’Armée Syrienne Libre (ASL), qui a été largement prouvée être constituée et menée par des terroristes d’Al Qaïda qui ont tués des soldats américains en Irak. La Wall Street Journal rapporte également qu’une zone d’exclusion aérienne est en train d’être préparée, ce qui embrouillerait les Etats-Unis dans une nouvelle guerre.

Rhodes, âgé de 35 ans, a été un de ceux qui écrivent les discours d’Obama depuis 2007 et est parvenu maintenant au rang de vice-conseiller à la sécurité nationale pour la communication stratégique. Il a créé le terme tristement célèbre d’ “action militaire cinétique” pour décrire les bombardements en Libye qui ont permis à Obama de danser autour de la question constitutionnelle d’avoir à déclarer la guerre avant que de la faire.

L’expertise de Rhodes se cantonne à la fabrication de narratifs. “Il a obtenu un Masters en écriture fictionnelle de l’université de New York il y a juste quelques années en arrière”, écrit Ed Lansky. “Il n’a aucun diplôme ou formation en gouvernement, diplomatie ou sécurité nationale, il n’a ni servi dans l’armée, ni à la CIA. Il bachottait encore il y a peu sur un roman appelé ‘The Oasis of Love’ au sujet d’une grande église de Houston, une promenade de chien et une histoire d’amour ratée.”

Comme le documente longuement Stephen Hayes dans son article du Weekly Standard, Rhodes fut instrumental dans le changement de position de la CIA et l’élimination de références aux terroristes islamistes impliqués dans l’attaque du consulat américain de Benghazi en Libye, renforçant ainsi les fondations pour l’étouffement par le gouvernement Obama de l’incident en disant que le siège était une manifestation contre un film anti-musulman. Ceci fut une tentative de cacher le fait que la Maison Blanche avait soutenue des terroristes d’Al Qaïda pour renverser Kadhafi, de la même manière qu’elle le fait en ce moment même en Syrie.

Rhodes peut aussi compter sur le soutien inconditionnel des médias de masse en vendant sa fable au sujet des armes chimiques, car son frère David est le…. président de CBS News…

L’implication centrale d’un romancier dans la vente propagandiste d’une autre guerre sur des bases fumeuses d’utilisation d’armes de destruction massive est parfaitement appropriée pour un gouvernement qui clairement bat les tambours de la guerre afin de faire diversion sur bien des scandales domestiques.

“Il y a quelques semaines la communauté du renseignement américaine ne croyait pas aux accusations que le gouvernement syrien avait utilisé des armes chimiques, ensuite, après avoir été réchauffé par les israéliens, ils ont changé leur musique et se sont accordés sur un “peut-être”. Maintenant, sans aucune enquête officielle et aucun mot sur la chaîne de preuves qui les a menée à cette conclusion ou ses sources, on nous dit en toute certitude que le gouvernement d’Assad a utilisé ces armes. Mais ils ne peuvent pas nous donner les preuves parce que cela est classé secret-défense ! Comme par magie, ces choses se passent dès qu’on en a besoin !” écrit Daniel McAdams.

De plus, les inombrables exemples des rebelles syriens soutenus par Obama obtenant et utilisant des armes chimiques, incluant la récente découverte par la police turque de 2kg de gaz sarin aux mains des terroristes du front Al Nosra, ont été constamment ignorés.

La question est de savoir pourquoi l’armée syrienne qui a obtenue un nombre croissant de victoires sur le terrain depuis des mois, utiliserait des armes chimiques à échelle limitée sans aucun avantage appréciable autre que de s’assurer l’attirance d’une condamnation internationale sans réserve et de fournir un prétexte aux Etats-Unis pour intervenir.

La Maison Blanche est maintenant en train d’accélérer l’implication de l’Amérique dans une autre guerre inconstitutionnelle que nous ne pouvons plus financer et ce bien qu’il y ait peu de volonté pour cela des deux côtés et que cela pourrait vraisemblablement dégénérer en troisième guerre mondiale.

En promettant un soutien militaire accru aux rebelles syriens et en préparant une zone d’exclusion aérienne, le gouverneent Obama aide ouvertement des terroristes qui ont jurés allégeance à Al Qaïda.

- Immédiatement après que le ministère des affaires étrangères américain ait déclaré le front Jabbaht Al-Nosra comme une organisation terroriste, 20 groupes différents de l’ASL lui ont juré fidélité

- Les rebelles de l’ASL ont juré de “combattre les Etats-Unis” une fois qu’ils en auront fini avec Al-Assad.

- Les rebelles de l’ASL ont été filmés brûlant des drapeaux américain et israélien en plus d’une occasion.

- Les rebelles de l’ASL ont été filmés chantant des chants à la gloire d’Oussama Bin Laden et des attaques du 11 Septembre.

- Un groupe de l’ASL se dénomme même la “brigade Oussama Ben Laden”

- Une autre vidéo montre des rebelles de l’ASL chantant “Nous sommes tous avec Oussama Ben Laden”.

- Les rebelles de l’ASL ont fait savoir qu’ils voulaient voir le drapeau d’AQ flotter sur la Maison blanche une fois que les rebelles auront été victorieux dans la région.

- Les rebelles de l’ASL ont récemment massacré tout un village de chrétiens tandis que cette semaine ils exécutaient un gamin de 13 ans pour avoir soi-disant insulté le prophète Mohammed.

Le président Obama se prépare à ajouter un autre tiret à cette déjà longue liste de raisons du pourquoi il devrait être destitué de ses fonctions, en embarquant les Etats-Unis dans une autre guerre anticonstitutionnelle qui ne servira que le but de donner plus de pouvoirs aux terroristes tout en versant toujours plus d’huile sur la fournaise qui fait déjà rage.

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Ce qu’en pensent les Russes (Sergeï Lavrov):

Les informations présentées par Washington concernant l’utilisation d’armes chimiques par les autorités syriennes ne correspondent pas aux critères formulés par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), a déclaré samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Les échantillons de sang, d’urine, de sol et de vêtements ne sont considérés comme une preuve convaincante que s’ils ont été prélevés par des experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et que si ces échantillons ont été contrôlés par lesdits experts sur tout leur parcours vers un laboratoire agréé", a indiqué M. Lavrov lors d’une conférence de presse.

"Les documents qui nous ont été présentés par nos partenaires américains et, avant ces derniers, par nos partenaires britanniques et français ne contiennent pas de preuves ni de garanties attestant que ces échantillons […] répondent aux critères de l’OIAC", a précisé le chef de la diplomatie russe.

Selon lui, l’acheminement des échantillons vers le laboratoire n’a été soumis à aucun contrôle.

"Ni les Britanniques, ni les Français ni les Américains n’ont pu confirmer qu’un tel contrôle avait eu lieu", a conclu le ministre russe.

Source:

http://fr.rian.ru/world/20130615/198548960.html

 

Résistance politique: Turquie le peuple met au placard les frères musulmans, "confrérie" pilotée par le MI6 et la CIA…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , le juin 11, 2013 par Résistance 71

Excellente analyse de Thierry Meyssan sur les évènements récents de Turquie. Il apparaît que ce qu’il se passe en Turquie maintenant serait une véritable révolution populaire, contrairement au "printemps arabe", piloté dès le départ par les services occidentaux.

La Turquie, société fondamentalement laïque, semble vouloir mettre un coup d’arrêt décisif à la prise de pouvoir anglo-américano-sioniste au moyen-orient et en Afrique du Nord par le truchement de régimes clients des "frères musulmans".

Attention néanmoins à la récupération par l’oligarchie !  Le peuple turc a pris les devants… Soutenons-le ! Puisse la communication se faire entre les peuples en révolte contre l’oligarchie.

– Résistance 71 –

 

Soulèvement contre le frère Erdogan

 

Thierry Meyssan

 

10 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article178820.html

 

Pour Thierry Meyssan, les Turcs ne manifestent pas contre le style autoritaire de Recip Tayyeb Erdogan, mais contre sa politique, c’est-à-dire contre les Frères musulmans dont il est le mentor. Il ne s’agit pas d’une révolution colorée sur la place Taksim contre un projet immobilier, mais d’un soulèvement dans l’ensemble du pays, bref c’est une vraie révolution qui remet en cause le « printemps arabe ».

 

Le soulèvement turc plonge ses racines dans les incohérences du gouvernement Erdogan. Celui-ci, après s’être présenté comme « démocrate-musulman » (sur le modèle des « démocrates-chrétiens »), a brusquement affiché sa vraie nature à l’occasion des « révolution colorées » du printemps arabe.

En politique intérieure et extérieure, il existe un avant et un après cette volte-face. Avant, c’était le noyautage des institutions. Après, c’est le sectarisme. Avant, c’est la théorie d’Ahmed Davutoğlu de « zéro problème » avec ses voisins. L’ex-empire ottoman semblait sortir de sa torpeur et revenir à la réalité. Après, c’est l’inverse : la Turquie s’est re-brouillée avec chacun de ses voisins et est entrée en guerre contre la Syrie.

Les Frères musulmans

Derrière ce virage, les Frères musulmans, une organisation secrète dont Erdogan et son équipe ont toujours été membres, malgré leurs dénégations. Si ce virage est postérieur à celui du Qatar, financier des Frères musulmans, il porte la même signification : des régimes autoritaires qui paraissaient anti-israéliens affichent soudainement leur alliance profonde.

Il importe ici de rappeler que l’expression occidentale de « printemps arabe » est un leurre visant à faire accroire que les peuples tunisien et égyptien auraient renversé leur gouvernement. S’il y a bien eu une révolution populaire en Tunisie, elle ne visait pas à changer le régime, mais à obtenir une évolution économico-sociale. Ce sont les États-Unis, et non la rue, qui ont ordonnés à Zinedine el-Abidine Ben Ali et à Hosni Moubarak de quitter le pouvoir. Puis c’est l’OTAN qui a renversé et fait lyncher Mouammar el-Khadafi. Et ce sont à nouveau l’OTAN et le CCG qui ont alimenté l’attaque de la Syrie.

Partout en Afrique du Nord —sauf en Algérie—, les Frères musulmans ont été placés au pouvoir par Hillary Clinton. Partout, ils ont des conseillers en communication turcs, gracieusement mis à disposition par le gouvernement Erdogan. Partout, la « démocratie » n’a été qu’une apparence permettant aux Frères d’islamiser les sociétés en échange de leur soutien au capitalisme pseudo-libéral des États-Unis.

Le terme « islamiser » renvoie à la rhétorique des Frères, pas à la réalité. La Confrérie entend contrôler la vie privée des individus en se fondant sur des principes extérieurs au Coran. Elle remet en cause la place des femmes dans la société et impose une vie austère, sans alcool ni cigarettes, et sans sexe, du moins pour les autres.

Durant une dizaine d’années, la confrérie s’est faite discrète, laissant la transformation de l’Enseignement public aux bons soins de la secte de Fethullah Gülen, dont le président de la République Abdullah Gül est membre.

Bien que la confrérie clame sa haine de l’American Way of Life, elle se tient sous la protection des Anglo-Saxons (UK, USA, Israël) qui ont toujours su utiliser sa violence contre ceux qui leur résistaient. La secrétaire d’État Hillary Clinton avait installé dans son cabinet son ancienne garde du corps, Huma Abedin (épouse du député sioniste démissionnaire Antony Weiner), dont la mère Saleha Abedin dirige la branche féminine mondiale de la confrérie. C’est par ce biais qu’elle agitait les Frères.

Les Frères ont fourni l’idéologie d’Al-Qaeda, par l’intermédiaire de l’un d’entre eux : Ayman al-Zawahiri, organisateur de l’assassinat du président Sadate et actuel leader de l’organisation terroriste. Al-Zawahiri, comme Ben Laden, a toujours été un agent des services états-unien. Alors qu’il était considéré officiellement comme ennemi public, il rencontrait très régulièrement la CIA à l’ambassade US à Bakou, de 1997 à 2001, témoigne la traductrice Sibel Edmonds, dans le cadre de l’opération « Gladio B » [1].

Une dictature progressive

Lors de son emprisonnement, Erdogan a prétendu avoir rompu avec les Frères et a quitté leur parti. Puis, il s’est fait élire et a imposé lentement une dictature. Il a fait arrêter et emprisonner deux tiers des généraux, accusés de participer au Gladio, le réseau secret d’influence US. Et il a obtenu le plus fort taux d’incarcération de journalistes au monde. Cette évolution a été masquée par la presse occidentale qui ne saurait critiquer un membre de l’OTAN.

L’armée est le gardien traditionnel de la laïcité kémaliste. Cependant, après le 11-Septembre, des officiers supérieurs se sont inquiétés de la dérive totalitaire des États-Unis. Ils ont pris des contacts avec leurs homologues en Russie et en Chine. Pour stopper cette évolution avant qu’il ne soit trop tard, des juges leur ont rappelés leurs antécédents pro-US.

Si les journalistes peuvent être, comme toute autre profession, des voyous, le taux d’incarcération le plus élevé du monde renvoie à une politique : celle de l’intimidation et de la répression. À l’exception d’Ululsal, la télévision était devenue un panégyrique officiel, tandis que la presse écrite prenait le même chemin.

« zéro problème » avec ses voisins

La politique étrangère d’Ahmed Davutoğlu était tout aussi risible. Après avoir cherché à résoudre les problèmes laissés sans solution, un siècle plus tôt, par l’Empire ottoman, il a voulu jouer Obama contre Netanyahu en organisant la Flotille de la liberté vers la Palestine [2]. Mais, moins de deux mois après la piraterie israélienne, il acceptait la création d’une commission d’enquête internationale chargée d’étouffer l’affaire et reprenait en sous-main la collaboration avec Tel-Aviv.

Signe de la coopération entre les Frères et Al-Qaïda, la confrérie avait placé sur le Marvi Marmara Mahdi al-Hatari, numéro 2 d’Al-Qaïda en Libye et probable agent britannique [3].

Catastrophe économique

Comment la Turquie a t-elle gâchée non seulement une décennie de travail diplomatique de restauration de ses relations internationales, mais aussi sa croissance économique ? En mars 2011, elle participe à l’opération de l’OTAN contre la Libye, un de ses principaux partenaires économiques. Une fois la guerre finie, la Libye étant détruite, la Turquie perdit son marché. Simultanément, Ankara se lança dans la guerre contre son voisin syrien avec lequel elle venait, un an plus tôt, de signer un accord de libéralisation commerciale. Le résultat ne se fit pas attendre : la croissance de 2010 était de 9,2 %, elle tomba en 2012 à 2,2 % et continue à chuter [4].

Relations publiques

L’arrivée au pouvoir des Frères en Afrique du Nord est montée à la tête du gouvernement Erdogan. En affichant son ambition impériale ottomane, il a décontenancé le public arabe pour commencer, puis a dressé la majorité de son peuple contre lui.

D’un côté, le gouvernement finance Fetih 1453, film au budget pharaonique pour le pays, censé célébrer la prise de Constantinople, mais historiquement fallacieux. D’un autre, il tente d’interdire la plus célèbre série télévisée du Proche-Orient, Le Harem du Sultan, parce que la vérité ne donne pas une image pacifique des Ottomans.

La vraie raison du soulèvement

La presse occidentale met en avant, dans le soulèvement actuel, des points de détail : un projet immobilier à Istanbul ; l’interdiction de vendre de l’alcool en soirée ; ou des déclarations encourageant la natalité. Tout cela est vrai, mais ne fait pas une révolution.

En affichant sa vraie nature, le gouvernement Erdogan s’est coupé de sa population. Seule une partie minoritaire des sunnites peut se reconnaître dans le programme rétrograde et hypocrite des Frères. Or, environ 50 % des Turcs sont sunnites, 20 % sont alévis (c’est-à-dire alaouites), 20% sont Kurdes (principalement sunnites), et 10 % appartiennent à d’autres minorités. Il est statistiquement clair que le gouvernement Erdogan ne peut pas résister au soulèvement que sa politique a provoqué.

En le renversant, les Turcs ne résolvent pas seulement leur problème. Ils mettent fin à la guerre contre la Syrie. J’ai souvent noté que celle-ci s’arrêterait lorsque un des sponsors étrangers disparaîtrait. Ce sera bientôt le cas. Ce faisant, ils mettent un terme à l’expansion des Frères. La chute d’Erdogan annonce celle de ses amis ; de Ghannouchi en Tunisie, à Morsi en Égypte. Il est en effet peu probable que ces gouvernements artificiels, imposés par des élections truquées, puissent survivre à leur puissant parrain.

 

[1] « Al Qaeda Chief was US Asset », par Nafeez Ahmed, 21 mai 2013.

[2] « Pourquoi Israël a t-il attaqué des civils en Méditerranée ? », et « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 mai et 6 juin 2010.

[3] « L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.

[4] « Turkey’s Economic Growth Slows Sharply » par Emre Perer et Yeliz Candemir, The Wall Sreeet Journal, 1er avril 2013.

 

israël, les états sionistes et la bataille de Syrie…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le juin 10, 2013 par Résistance 71

Israël est en train de perdre la guerre de Syrie

 

Gilad Atzmon

 

8Juin 2013

 

url de l’article original;

http://www.gilad.co.uk/writings/syria-israel-is-losing-the-battle.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsance 71 ~

 

Cette dernière semaine, nous avons suivi les tentatives désespérées des britanniques et des français pour pousser à une intervention militaire en Syrie. C’est un secret de polichinelle que de savoir que les gouvernements britannique et français sont dominés par le lobby juif. En Grande-Bretagne, il s’agit de l’ultra sioniste Conservative Friends of Israel (CFI), qui rassemble apparemment 80% des parlementaires conservateurs britanniques comme membres de ce lobby pro-Israël. En France la situaton est même encore plus grave tant le système politique dans son intégralité a été détourné par le poussif CRIF.

Juste au cas où quelqu’un ne comprenne pas pourquoi le lobby juif pousse pour une intervention immédiate en Syrie, Debka File, un site internet israélien nous donne la réponse. Apparamment, l’armée arabe syrienne gagne sur tous les fronts. Les calculs militaires et géopolitiques israéliens ont été prouvés faux.

D’après Debka, “la bataille pour Damas est finie”. L’armée syrienne a virtuellement regagnée le contrôle de la ville “dans une victoire épique”. Les rebelles, en très grande partie des mercenaires, ont perdu la bataille et ne “peuvent plus faire grand chose si ce n’est tirer sporadiquement. Ils ne peuvent plus lancer de raids ou poser une menace pour le centre de la ville, l’aéroport ou la grande base aérienne syrienne près de là. Les transports russes et iraniens amènent constamment des matériels afin de maintenir l’armée syrienne opérationnelle, ces transports peuvent maintenant attérir de nouveau à Damas après des mois de siège rebelle.”

Mais ce n’est pas juste la capitale. Debka rapporte que “Les unités de l’armée syrienne et du Hezbollah ont resserré leur siège des poches rebelles dans le nord de la ville d’Al Qusseir, d’autres unités de l’armée syrienne ont repris la campagne autour de la ville de Hama et une troisième force combinée armée syrienne/Hezbollah a pris position autour de la ville d’Alep.”

Debka affirme que des officiers importants de la force de défense israélienne ont critiqué le ministre de la défense Moshe Ya’alon qui “a fourvoyé” la Knesset il y a quelques jours en estimant que “Bachar Al-Assad ne contrôlait qu’environ 40% du territoite syrien.” Debka suggère que le ministre de la défense a tiré ses plans sur “une fausse évaluation du renseignement et était concerné que les forces armées agissaient sur la base de données de renseignement erronées.” Debka insiste sur le fait que “des évaluations erronées… doivent mener à de mauvaises prises de décision.”

Debka est clairement sufisamment courageux pour admettre que les mauvais calculs de l’armée israélienne ont sûrement mené à des conséquences désastreuses. Il rapporte “Le bombardement massif israélien d’armes iraniennes stockées près de Damas à destination du Hezbollah a prouvé un mois plus tard avoir fait bien plus de mal que de bien. Cela a donné à Bachar Al-Assad un coup de pouce plutôt que d’affaiblir sa détermination.”

Debka est évidemment correct. Il ne faut par être un génie pour prédire qu’une attaque israélienne sur une terre arabe ne peut pas être acceptée par la rue arabe, même pas par les opposants les plus féroces d’Assad.

Debka maintient que “le renseignement se focalisant sur les mouvements militaires en Syrie, spécifiquement autour de Damas pour être certain que des systèmes de missiles et d’armement avancé ne parviennent pas au Hezbollah, a mené à un échec quant à la détection de mouvements majeurs des unités des milices du Hezbollah vers la frontière syro-israélienne.”

Israël doit maintenant faire face à une nouvelle réalité. Il fait face à un renforcememnt du Hezbollah provenant du Liban vers les plateaux du Golan et sa frontière avec la Syrie.

Debka conclut qu’Israël va bientôt se retrouver “face à face pour la première fois avec des unités du Hezbollah equippées d’armement lourd et de missiles se déplaçant le long de la frontière syro-israélienne et postant des miliciens en opposition aux avants-postes israéliens du Golan et des villages.”

Debka a raison de suggérer qu’au lieu “de s’affaiblir, le proxy libanais de l’Iran est en phase d’ouvrir un autre front et de forcer la force de défense israélienne de s’adapter à un nouveau défi militaire venant du Golan syrien.”

Plutôt que les quotidiens Guardian de Londres ou Le Monde, c’est en fait la source israélienne Debka File qui aide à faire comprendre pourquoi les Britanniques et les Français sont si pressés d’intervenir. Une fois de plus, ils s’empressent de vouloir combattre une guerre sioniste.

Malheureusement, ce ne sont pas le Guardian ou le New York Times qui sont là pour révéler les derniers développements sur la Syrie et exposer les mauvais calculs léthaux d’Israël. C’est en fait une officine patriotique sioniste israélienne qui  nous donne la bonne analyse. Je pense en fait que cette forme de sévère auto-critique qui est intriquée dans la culture israélienne, est le moyen qui permet de maintenir l’hégémonie régionale israélienne. Cette faculté d’examiner de manière critique et de désapprouver votre propre commandement est quelque chose que je ne vois pas dans les médias occidentaux. Il transparaît que les médias en Israël soient bien plus tolérant envers la critique que ne le sont les médias dominés par les sionistes en occident.

Gilad Atzmon’s latest book is: The Wandering Who? A Study of Jewish Identity Politics

Interview du président syrien Al-Assad par la chaîne libanaise Al-Manar…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique avec des tags , , , , , , , , , le mai 31, 2013 par Résistance 71

D’après Al-Assad le Hezbollah à Al-Qusseir ne défend par l’état syrien

 

Al Manar

 

31 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=114299&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

~ Interview du président syrien Bachar Al-Assad avec la chaîne de télévision libanaise Al-Manar ~

 

Le président syrien Bachar al-Assad a assuré que le Hezbollah est intervenu à Al-Qousseir non pas pour aider l’Etat syrien mais pour faire avorter les tentatives de l’étouffer.

Car d’après lui, les quelques centaines de combattants du Hezbollah dépêchés dans cette région ne constituent rien par rapport aux centaines de milliers de militaires réguliers et de terroristes qui se confrontent dans ce pays depuis près de deux ans.

Le président syrien a tenu ces propos dans un entretien télévisé accordé exclusivement à notre chaine de télévision AlManar et diffusé ce jeudi.

Interrogé sur les progrès réalisés par l’armée syrienne dans plusieurs régions, le numéro un syrien a mis en avant l’échec des planificateurs de l’insurrection eux-mêmes. Sans oublier de signaler que l’environnement qui a bercé les rebelles au début a fini par se révolter  contre eux.

S’agissant de la livraison de la livraison par la Russie du système anti aérien S-300, il a affirmé que Moscou allait honorer tous ses contrats d’armements avec Damas.

 

Voici ci dessous l’interview :

Q: Nous sommes au cœur du Palais du Peuple. Deux ans et demi après l’éclatement de la crise syrienne, laquelle visait avant tout à vous renverser, comment avez-vous fait avorter les tentatives de vos adversaires et ennemis. Quel est le secret de cette persévérance ?

Ils ont échoué dans leurs plans

R : D’une part, Il y a le côté syrien qui est parvenu à déjouer ce plan ; de l’autre, ce sont ses trameurs eux-mêmes qui ont torpillé leur propre plan… Parce que d’un côté ils ne connaissent la situation en Syrie, et de l’autre ils n’ont pas bien lu la situation en Syrie. Ils ont au début lancé leur insurrection en brandissant des slogans de révolution. Mais toute révolution nécessite des facteurs objectifs. On ne peut faire une révolution avec de l’argent. Comme ils ne sont pas parvenus à réaliser les circonstances qui introduisent une révolution, alors ils sont passés à mettre en avant des concepts et des slogans confessionnels et sectaires afin de provoquer une faille au sein de la société syrienne. Ils ont pu entrer dans certains coins de la société syrienne présents dans toute société, des angles d’ignorance et d’inconscience, le résultat qui en a découlé est qu’ils ne sont pas parvenus à vraiment instaurer cette faille laquelle, si elle était présente, elle aurait démembré la Syrie depuis les tous débuts.

Ils ont utilisé un autre  slogan qui les fait tomber dans leur propre piège, en disant que ce qui se passe est un conflit pour le pouvoir. La réalité n’a rien à voir avec un conflit pour le pouvoir, la bataille est pour la partie, et non pour le pouvoir. Personne ne combat et ne tombe en martyre pour le pouvoir de quelqu’un.

Q : Dans cette bataille, monsieur le président, il semble, au bout de deux ans et demi, que la direction syrienne est en train de réaliser des progrès sur le terrain. Pourquoi au bout de deux ans et demi, avez-vous choisi de passer de la défense à l’attaque, vous ne pensez pas que vous vous y êtes mis un peu tard, au risque que le cout soit très élevé. Je prendrai comme exemple celui d’al-Qousseir.Des Syriens ont été arnaqués

R : Nous n’avons jamais abordé cette question sous l’idée de la défense ou de l’attaque. La tactique militaire nécessitait de se comporter avec chacune des petites batailles d’une façon isolée. Nous nous comportions avec la situation non point d’un point de vue militaire, mais dans tous ses aspects, dont politique et social. De nombreux syriens ont été arnaqués au début.

Beaucoup de pays amis à l’étranger ne comprenaient pas la situation en Syrie. On ne peut pas faire les mêmes choses lorsqu’il n’y a pas de consensus.

C’est ce qui a aidé les forces armées beaucoup plus à faire leur devoir et à réaliser des exploits. Ce qui se passe actuellement n’est pas un passage de la phase de la défense à celle de l’attaque. C’est un renversement de l’équilibre des forces à l’avantage des forces régulières.

Q : Comment cet équilibre des forces a-t-il été renversé ? On reproche à la Syrie d’avoir demandé l’aide de combattants étrangers et nous allons appeler les choses par leur nom. On voudrait parler des combattants du Hezbollah. Sachant que dans des entretiens passés, vous aviez dit : nous sommes un peuple de 23 millions, et n’avons besoin de personne. Que fait le Hezbollah en Syrie.

L’environnement qui accueillait les miliciens s’est bouleversé

R : La première raison de ce renversement des équilibres de forces, est due en réalité à un renversement dans l’environnement qui avait accueilli les rebelles. Certaines régions avaient formé un environnement qui abrite les miliciens, non pas par manque de nationalisme, mais par manque de connaissance. De nombreuses personnes se sont pliées aux groupuscules terroristes.

Ils pensaient qu’il s’agissait d’une révolution contre les aspects négatifs qui sévissaient. C’est cet environnement s’est bouleversé. De nombreux miliciens ont finalement quitté ces groupuscules depuis et ont repris  leur vie normale. C’est la raison principale. 
Le Hezbollah ne défend pas l’Etat syrien.

L’intervention du Hezbollah liée à l’intervention israélienne

En ce qui  me concerne, ce qui est soulevé actuellement sur le Hezbollah et sur la participation de combattants étrangers avec l’Etat, c’est un sujet très important qui comporte plusieurs aspects. Pour l’expliquer, nous avons besoin de plusieurs éléments qui lui sont inhérents.

Nous ne pouvons séparer ce qui a été soulevé dernièrement sur le sujet du Hezbollah dans la bataille d’al-Qousseir de la frappe israélienne. Il s’agit de  trois aspects dans une seule affaire. Laissez mois parler franchement. Dernièrement surtout après le discours de Sayyed Hassan Nasrallah, a été soulevé dans les medias arabes et étrangers que les combattants du Hezbollah sont en train de combattre en Syrie pour défendre le régime syrien. Bien sûr, entre parenthèses, ils veulent dire par le régime l’Etat syrien.

Plus de 100 mille miliciens en Syrie

Parlons logiquement. Si le Hezbollah voulait défendre la Syrie, combien devrait envoyer de combattants ? Quelques centaines, un millier, deux mille ? Nous parlons d’une bataille à laquelle participent des centaines de milliers de l’armée syrienne et des dizaines de milliers de terroristes si ce n’est plus, peut-être plus de 100 milles, car leur nombre ne cesse d’enfler. L’alimentation du nombre des miliciens se poursuit de la part d’Etats voisins et d’Etat soutenus par des étrangers. Le nombre de participants a travers lequel le Hezbollah contribue en Syrie en comparaison avec celui des terroristes et des militaires de l’armée, et compte tenu de la superficie syrienne, ne peut ni protéger l’Etat, ni la Syrie.

D’autre part, s’ils disent que le Hezbollah défend l’état syrien, pourquoi aujourd’hui seulement, pourquoi en ce moment exclusivement ? Les batailles ont commencé après le mois de Ramadan 2011, et se sont intensifiées en été 2012, date à laquelle a été déclenchée la bataille de Damas, au cours de laquelle l’heure zéro a plusieurs fois été annoncée pour lancer l’attaque, et il y a eu l’assassinat des quatre officiers et plusieurs opérations d’évasion et de défections, de nombreux avaient cru que la chute du régime s’approchait, mais cela n’est pas arrivé. Et pourtant, le Hezbollah n’est pas intervenu en ces moments. Pourquoi a-t-il décidé de le faire aujourd’hui ?

Cet aspect revêt une importance primordiale. Pourquoi n’avons-nous pas vu le Hezbollah à Damas ou à Alep ?? Les plus grandes batailles sont celles qui ont lieu dans ces villes. Et non pas à Qousseir. La ville de Qousseir est toute petite. Pourquoi n’avons-nous pas vu le Hezbollah à Homs ?

Tous veulent étouffer la résistance

Toutes ces données ne sont pas précises. Al-Qousseir est stratégique. Toutes les frontières sont stratégiques pour les terroristes. Toutes les frontières sont utilisées pour le trafic d’armes et de miliciens. Donc toutes ces allégations n’ont rien à voir avec le sujet du Hezbollah. Toutes les lamentations et tous ces hurlements que nous entendus dans le monde arabe ainsi que les déclarations lancées par les responsables étrangers, même Ban Ki-Mon a déclaré appréhender l’intervention du Hezbollah à Qousseir, tout cela vise à étrangler la résistance. Ceci n’a rien à voir avec la défense de la Syrie. Les progrès que vous avez évoqués depuis quelques temps sont très importants à Alep, à Damas, dans la province de Damas, et dans d’autres endroits, mais nous n’avons entendu aucune lamentation.

Question: S’agissant de la nature de la bataille que vous menez, vous et le Hezbollah à Qousseir, d’aucuns croient deviner que vous voulez y établir un passage sécurisé reliant la côte syrienne à Damas pour y instaurer votre Etat alaouite, au cas où sont imposées dans la région la partition ou des modifications géographiques. Cette bataille serait également liée  au conflit avec Israël.On ne livre pas des batailles partout pour la partition

Réponse: D’abord la côte libanaise et syrienne ne passe pas par Qousseir. Géographiquement parlant, ce discours n’est pas logique. Le deuxième point, personne ne livre une guerre pour aller vers la partition. 
Si vous voulez une partition, il faut y aller tout droit. On ne peut engager des batailles dans toutes les régions syriennes, tout en ayant des velléités de partition et pour aller prendre un certain coin. Le cours des batailles ne suggèrent nullement que d’aucuns cherchent à diviser dans le rôle syrien. Bien au contraire, ces batailles sont des batailles pour préserver l’unité de la Syrie, et non l’inverse.

Un autre point: nos ancêtres ont essayé cela avec les Français lorsque la France a réclamé la division Syrie, depuis quelques décennies, et ils ont montré qu’ils étaient bien conscients de l’affaire. Est-ils possible que nous autres, leurs petits-fils, soyons moins conscients qu’eux de ce qui se trame?
Jamais.

Les lamentations arabes pour Israël

Je le répète encore une fois. Tous les  hurlements qui parviennent à nos oreilles sur ce qui se passe à Qousseir sont liés au sujet d’Israël. Le timing de la bataille de Qousseir est lié à la frappe israélienne. Ce qui est exigé est d’étrangler la résistance. C’est une nouvelle vieille bataille, qui prend à chaque fois une nouvelle apparence. Ce n’est pas Qousseir qui est l’important,   mais la frontière. On veut étouffer la résistance, sur terre et sur mer.

C’est pour cela qu’une question se pose ici: on dit que la résistance devrait pointer ses armes vers l’ennemi et donc vers le sud. Cela a été dit le 7 mai, quand certains agents d’Israël au Liban ont voulu confisquer les télécommunications de la Résistance, alors ils ont dit que la résistance avait changé la direction de ses armes vers l’intérieur. Ils ont dit la même chose à propos de l’armée syrienne comme quoi elle devrait se battre sur la frontière avec Israël. Nous avons dit très clairement que l’armée combat l’ennemi partout où il se trouve. Quand l’ennemi est au nord ou vient du nord, on se doit de nous rendre au nord. De même pour l’Est. C’est aussi le cas de  la résistance.

Pourquoi le Hezbollah se trouve-t-il à la frontière au Liban ou en Syrie ? Parce que la bataille est la même : avec l’ennemi israélien ou contre ses  agents en Syrie ou au Liban.

Q : Concernant l’entrée d’Israël dans l’équation de la crise syrienne dernièrement à travers les raids aériens menés dans la banlieue de Damas, Israël l’a directement lié à des messages : celui ente autre qu’il ne veut pas de bataille ascendante et qu’il ne veut pas d’immixtion dans la crise syrienne. D’où la question qui se pose : que veut Israël ou quel type d’intervention voudrait-il dans l’équation syrienne ?

Les objectifs d’Israël

R : ceci est la confirmation de ce que j’étais en train de dire. Le but consiste à étouffer la résistance en premier lieu. L’intervention israélienne auprès des terroristes et le soutien qu’il leur accorde ont pour objectif deux choses : premièrement étouffer la résistance ; deuxièmement, bombarder les défenses aériennes syriennes. Ce sont ses principaux buts. Le reste lui est bien égal.

Q : Tant que les objectifs d’Israël sont clairs, pourquoi la riposte syrienne, d’après ce qu’on lui reproche, a été aussi faible ? Tout le monde a attendu la riposte syrienne. Dans la déclaration du gouvernement syrien, il  y avait  allusion au droit de riposte au moment et dans le lieu propices. Pourquoi la riposte n’a pas été directe et immédiate ? Est-il suffisant, selon les fuites d’une source haut placée, de diriger les missiles vers l’ennemi israélien, et de dire que chaque agression allait être répliquée sans retour au haut -commandement ?

Réponse: Nous avons informé toutes les parties étrangères et arabes qui nous ont contactés, que nous allons répondre la prochaine fois. Bien sûr, depuis il y a eu des tentatives de violations israéliennes auxquelles nous avons répliqué. Mais la réponse temporaire n’a aucune valeur. C’est-à-dire la réponse à caractère politique. Si nous voulons répliquer à Israël, nous devons le faire stratégiquement.

Q: Comment, en ouvrant le front du Golan, par exemple?

Réponse: Cela dépend d’abord de la situation populaire, si elle penche vers la résistance ou pas?

Q: Comment vont les choses aujourd’hui en Syrie?

Une pression populaire pour ouvrir le front du Golan

A: Il y a une pression publique claire pour ouvrir le front du Golan pour résister. Il y a même un enthousiasme arabe dans ce sens : des délégations arabes sont venues nous voir et nous dire : où les dizaines jeunes peuvent-ils s’inscrire? Ils veulent venir pour combattre Israël. Bien sûr, le processus de résistance n’est pas un processus simple, et il ne s’agit pas d’une ouverture au sens géographique du terme seulement. La question est d’ordre idéologique, social et politique et militaire dans l’ensemble.

Q: Monsieur le Président, si nous prenons en compte ce qui s’est passé dans le Golan, concernant les véhicules militaires qui ont franchi la ligne d’engagement et ont pris pour cible. Sommes-nous face à un changement des règles du jeu dans les règles d’engagement. S’il en est ainsi, quelle est donc cette équation?

Réponse: Le véritable changement dans les règles d’engagement, c’est quand le peuple ira en direction de la résistance populaire. Tout autre changement est un changement temporaire, sauf si nous allons vers la guerre. Toute riposte pourrait être de nature morale ou dans l’apparence celui d’un changement dans les règles d’engagement, mais je ne le crois pas. Le véritable changement est lorsque les gens opteront pour la résistance. Il s’agira d’un changement radical ou dramatique..

Question: Ne pensez-vous pas que ce discours est venu trop tard, je veux dire pourquoi, après quarante ans d’accalmie et de trêve dans le Golan, on parle maintenant de faire bouger ce front, d’introduire de nouvelles équations, et de nouvelles règles du jeu?

L’Etat ne crée pas la résistance, mais la laisse faire ou…

Réponse: ils disent toujours que la Syrie a fermé le front ou l’a ouvert. L’Etat ne crée pas de résistance, si ce n’est une résistance spontanée et populaire. La résistance ne peut être fabriquée. L’Etat ne peut que soutenir ou entraver, pour se déplacer, comme c’est le cas dans certains pays arabes. Mais je pense que l’État qui fait face à la résistance est un état téméraire. L’affaire aujourd’hui n’est pas que la Syrie a décidé, après quarante ans, d’aller dans cette direction.

Il y a une armée qui fait son devoir. De point de vu situation mentale et patriotisme,  il y a ceux qui assument cette responsabilité de libérer la terre. S’il n’y avait pas d’armée, comme au Liban, lorsque l’armée était divisée et le pays aussi pendant la guerre civile, la résistance serait apparue depuis très longtemps.

Or, dans ces circonstances, il y a plusieurs facteurs qui conduisent à cette tendance : la première, les attaques israéliennes répétées, qui sont un facteur clé dans la création de ce désir et de cette motivation. Deuxièmement, il y a le fait que l’armée et les forces armées sont préoccupées dans plusieurs endroits sur le territoire syrien, et cela donne le sentiment chez de nombreux citoyens, qu’il est de leur devoir maintenant d’aller dans cette direction afin de soutenir les forces armées sur le front du Golan.

Q: Monsieur le Président, Netanyahou a déclaré qu’Israël n’hésiterait pas à frapper à Damas dans le cas de transfert d’armes au Hezbollah qui pourrait briser l’équilibre. Si Israël met en exécution ces menaces, je voudrais une réponse directe, quelle serait la réponse de la Syrie ?

Réponse: Comme je l’ai dit, nous avons informé les autres pays que nous répondrons à la frappe par une rappe. Bien sûr, il est difficile de déterminer maintenant quels genres de moyens seront utilisés en termes militaires, cela relève du choix du commandement militaire. Mais nous avons mis au point plusieurs possibilités, selon les circonstances et le moment de la frappe. Cela dépendra des circonstances qui privilégient l’utilisation d’une méthode particulière ou d’une arme particulière d’une manière plus efficace, au détriment d’une autre.

Q: Monsieur le Président, après le récent raid israélien sur la Syrie, il a été question des antis missiles aériens S 300, considéré être un armement qui brise l’équilibre. A la base de ce qui a été évoqué à propos de ce sujet, M. Netanyahu s’est rendu à Moscou. Question immédiate: Est-ce que ces missiles sont sur le chemin de Damas ou sont-ils désormais en Syrie?

Tous les contrats de la Russie seront honorés

Réponse: Habituellement, nous ne faisons pas de révélations dans le domaine militaire sur ce que nous obtenons et ce que nous avons. Mais pour la Russie, les contrats ne sont pas liés à la crise, nous négocions avec eux (Russes) sur différents types d’armes depuis des années, et la Russie s’est engagée avec la Syrie pour honorer ses contrats. Je veux dire, ce n’est ni la visite de Netanyahu, ni la crise elle-même, ni leurs conditions n’affecteront la fourniture d’armes. Tous les contrats que nous avons conclus avec les Russes, et dont une partie a été exécutée, seront honorés.

A suivre vendredi (la prochaine conférence de Genève)

Coup d’arrêt à l’ingérence impérialiste en Syrie: La renverse de marée semble inéluctable… Qui paiera les factures ?…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique avec des tags , , , , , , , , le mai 24, 2013 par Résistance 71

Sur l’intervention du Hezbollah en Syrie

 

IRIB & Ibrahim Al-Amin

 

23 Mai 2013

 

url de l’article original en français:

http://french.irib.ir/analyses/item/258120-syrie-sur-l-intervention-du-hezbollah

 

Ceux qui interviennent directement et via des proxis dans la guerre en Syrie…..

depuis le début du conflit – US France Grande Bretagne Turquie Qatar Arabe Saoudite Israël… crient au scandale lorsque certains éléments de la Résistance libanaise s’impliquent au côté de l’Armée Nationale Syrienne pour stopper l’approvisionnement en armes et mercenaires à partir du Nord Liban et empêcher que ce conflit n’engouffre le Liban ce que souhaite les USIsraël et leurs vassaux inclus Hollande. A Washington le Lobby  sioniste pousse à l’armement des mercenaires ASL al Nusra al Qaeda tandis qu’Israël accroit ses menaces…verbales et cherche à provoquer un "incident" sur le Golan occupé.

Ci dessous traduction de l’éditorial publié le 21/05/2013 d’Ibrahim al- Amin éditeur en chef du site libanais Al Akhbar ( proche du Hezbollah) version anglaise.

"Sur l’Intervention du Hezbollah En Syrie"

Le problème est trés simple : si les forces qui soutiennent l’opposition syrienne avaient pu leur fournir plus de soutien elles l’auraient déjà fait. En fait, il y a peu de choses qui ne leur ont pas livré en terme d’armement d’argent et de combattants. La seule réponse raisonnable à ceux qui demandent pourquoi ils ne sont pas intervenus directement dans le conflit c’est qu’il y a des limites à l’usage de la force militaire.

Au Liban, les supporters de l’opposition syrienne ont pris l’initiative dés le début de fournir des individus des groupes et toutes sortes d’assistance politique médiatique et matérielle. La frontière nord avec la Syrie est devenue une ligne d’approvisionnement pour l’opposition transformant Tripoli en base de soutien pour le soulèvement où de l’argent a été collecté, des combattants recrutés et entraînés et des armes rassemblées et passées clandestinement de l’autre côté de la frontière.

Quelques semaines après le début du conflit le soutien pour l’opposition est devenue publique alors que des "centres d’aide" ont été établis dans des endroits comme la Turquie et l’Europe parmi un grand nombre dans le monde sous prétexte "d’aider le peuple syrien" alors qu’en fait ce n’était rien d’autre que des camps militaires d’entraînements pour l’opposition.

Franchement personne – de la direction du Hezbollah jusqu’à sa base populaire – voulaient voir les combattants du parti engagés dans le conflit syrien. L’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats et la Jordanie se sont également joints à la campagne tout comme des groupes de Salafistes et Djihadistes de partout dans la région ont envoyé des douzaines de combattants qui ont cottoyés des forces spéciales françaises britanniques et américaines. Toutes leurs opérations se sont faites sur la base d’un renversement rapide du régime à Damas.

Mis à part ceux qui ont nié un tel soutien il y a ceux qui ont décidé de leur propre chef que la grande majorité des Syriens était opposée au régime ignorant une réalité totalement différente sur le terrain. Et quand des critiques ont fait remarquer l’influence croissante des éléments extrémistes salafistes dans la crise la réponse a été que c’était des mensonges fabriqués par le régime pour abîmer l’image de la révolution.

Au Liban, les forces du 14 Mars – aux côtés d’autres au service des pays du Golfe et de l’Occident – ont fait tout ce qu’elles ont pu pour faire en sorte que le Liban soit partie prenante de la position officielle arabe cherchant à détruire la Syrie sous prétexte d’un soulèvement populaire. Chaque fois que le ministre des affaires étrangères du Liban exprimait un point de vue différent ils devenaient hystériques.

Dans ce contexte comment traite-t-on l’implication du Hezbollah dans la bataille de Qusayr ?

Ceux qui s’opposent au soutien politique et militaire du Hezbollah au régime syrien sont les mêmes personnes qui rejettent tout rôle de la Résistance au Liban. Ils rêvent de transformer le parti en une organisation charitable ne l’ayant jamais soutenu quand elle combattait Israël pendant des années pour libérer le Sud. En fait leur histoire est remplie de trahison du pays et de coopération avec l’ennemi – de l’échec des accords de paix entre le Liban et Israël en Mai 1983 jusqu’a ouvertement soutenir l’attaque contre le Liban en 2006. S’ils le pouvaient ils se feraient un plaisir de combattre eux-mêmes le Hezbollah. A la place ce qui leur reste c’est d’espèrer que les takfiristes importent leur croisade au Liban pour qu’ils puissent incriminer le Hezbollah.

Vraiment personne – de la direction du Hezbollah à sa base populaire – voulaient que des combattants du parti s’engagent dans le conflit syrien. Mais en fait ce que la Résistance fait actuellement beaucoup l’apprécieront bientôt. Et afin de nous épargner un long débat sur ce sujet : ce que le Hezbollah fait en Syrie fait partie d’un combat plus large des forces de la Résistance contre un front meurtrier de forces réactionnaires… au coeur desquelles se tient Israël.

 

Ibrahim al-Amin est rédacteur en chef d’Al-Akhbar.

 

traduction Mireille Delmarre

Ingérence impérialiste en Syrie: Proche de la fin de partie ?…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , le mai 24, 2013 par Résistance 71

Syrie: La déroute imminente des forces arabo-occidentales à Genève II

 

Djerrad Amar

 

IRIB

 

Le 23 Mai 2013

 

Url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/258144-syrie-de-la-déroute-imminente-des-forces-arabo-occidentales-à-genève-ii

 

 

Une lecture politique de ce qui se déroule actuellement en Syrie montre un bouleversement des données, des visions et des objectifs, mais également un effondrement visible des projets et espérances des agresseurs.   Les ballets diplomatiques surtout vers la Russie et les réponses de Poutine et de Lavrov qui ne souffrent d’aucune ambiguïté, ainsi que les déclarations, devenues plutôt sensées, des responsables américains – par leurs références à la réalité et à la légalité, quoique encore équivoques, sûrement pour ne pas contrarier ses alliés en inquiétude – montrent que pour l’Amérique la limite est atteinte sans percevoir le minimum de ce qui est planifié, comme résultat sur la Syrie, se réaliser. Deux années de guerre contre un peuple, son armée, ses institutions et son histoire sans l’apparition ne serait-ce qu’une faille significative dans l’édifice syrien ; deux années de destruction des infrastructures de toutes natures sans voir la déliquescence prévue malgré les dizaines de milliards de dollars «investis» dans un contexte de récession ou de faillite des économies occidentales sachant que les bailleurs sont de riches monarchies arabes sous tutelle américaine.

La volonté d’exister, la détermination et la patience des syriens ont eu raison sur l’agresseur, ses ruses et son aliénation. En arriver à mobiliser des groupes terroristes intégristes disséminés à travers le monde, surtout musulmans, que l’on traquait hier, pour en faire aujourd’hui, contre de l’argent, des combattants «de la liberté» et «de la justice» sous la fausse bannière de l’Islam, au motif fallacieux du ‘‘Djihad’’, sans résultats probants, ne peut qu’obliger les puissants commanditaires, aussi déraisonnables qu’ils soient, au pragmatisme et au renoncement de cette aventure belliqueuse, onéreuse et sans horizon, qui virait vers une déflagration régionale, voire mondiale ! L’échec de l’aventure semble bien consommé et les cartes jouées au regard surtout des résultats militaires sur le terrain des combats.

Depuis l’annonce, par les deux «Grands», les USA et la Russie, d’une conférence «internationale» sur la Syrie, prévue à Genève, qui se veut ultime round pour celer cet encombrant et dangereux dossier, il ne reste plus chez les autres protagonistes, impliqués dans le versement du sang syrien, que de s’aligner malgré leurs murmures, leurs agitations trahissant une profonde désillusion. Quand Moscou et Washington ont décidé que la conférence aura lieu les 14 et 15 juin à Genève, au niveau des ministres et vice-ministres des Affaires étrangères, suivi de Ban Ki-Moon, position que Berlin ‘partage’, les autres seront contraint de suivre, y compris la funeste et félonne «Ligue arabe» que dirige le Qatar. En effet, dans le cas d’une guerre, toutes les décisions d’ordre politique s’inspirent ou se réfèrent aux résultats sur le terrain des combats; c’est une condition sine qua non. Et ces résultats c’est l’armée syrienne qui les imprime.

Il n’y a que la France, inféodée à Israël, qui dévoile, sans pudeur, son incompétence. C’est précisément au moment où les deux «Grands» envisagent d’y mettre fin, suite à un accord, en y convoquant cette Conférence, pour juste entériner la décision, que la France, honteuse et confuse, se sentant marginalisée, s’incruste pour manifester sa présence par un ‘m’as-tu-vu’ en déclarant, pour la galerie, que «l’Iran ne doit pas participer» tout en reprenant le refrain désuet «Bachar al-Assad doit partir», narguant la Russie qui trouve sa participation essentielle. L’Iran, qui est aussi visé, est lié par un accord de défense mutuel avec la Syrie. Selon Reuters, Lavrov a haussé le ton ainsi : «La chose principale est que l’Occident veille à la participation à la conférence des groupes d’opposition sans condition préalable et de faire pression pour que les adversaires d’Assad n’exigent pas des choses irréalistes» ajoutant «aucun doute qu’il est obligatoire d’inviter tous les voisins de la Syrie, sans exception. L’Iran, comme vous le savez, est un pays voisin de la Syrie».

La France justifie sa position par une tromperie (qui s’appliquerait plutôt sur elle) en claironnant : «Il y a un enjeu de stabilité régionale, on voit mal qu’un pays [l'Iran] qui représente une menace pour cette stabilité participe à cette conférence ». Prôner la paix en refusant les principaux protagonistes est non seulement insensé, mais motif de disqualification. C’est la France aussi qui soutient et arme les terroristes en Syrie en éloignant la solution. C’est donc la France qui représente une menace à la paix dans cette région, qui lui est étrangère, dont la participation est superflue, voire problématique, par ses accointances douteuses! Elle persiste encore, à reconnaitre un CNS, issu du néant, sans ancrage et sans élection, comme «le seul représentant légitime du peuple syrien». Quel cynisme ! Surprise de taille, au même moment, elle ‘perd’ une de ses colonies, la Polynésie, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU qui l’inscrit territoire à décoloniser par une résolution – présentée par trois minuscules pays – affirmant «le droit inaliénable de la population de la Polynésie française à l’autodétermination et à l’indépendance». Elle crie maintenant à «l’ingérence flagrante…un détournement des objectifs que les Nations Unies se sont fixées en matière de décolonisation» (rien que ça ?) alors qu’elle ne cesse de s’immiscer dans les affaires des autres peuples, en s’employant à choisir à leur place, tels la Côte d’Ivoire, la Libye, le Mali, la Syrie est bien d’autres ! Finalement, cela n’arrive pas qu’aux autres.

La France se rend compte, à ses dépens, qu’elle ne vaut pas grand-chose sur la scène internationale.

Le front ‘Ennosra’ qui constitue le groupe «djihadiste», composé de wahabo-takfiro-sionistes, le plus puissant de Syrie semble en débâcle, selon les derniers développements sur le terrain militaire, sous les coups de boutoir de l’armée syrienne et/ou en s’entre-tuant suite à des conflits intestins et sur le terrain politique en déchéance puisqu’il vient d’être classé désormais, perfidement , par son parrain, groupe «terroriste» après avoir misé sans succès sur lui en lui ‘‘déléguant’’ sa sale besogne par le truchement d’une «opposition syrienne à l’étranger» fragmentée, aux intérêts antinomiques.

Les Américains, qui ne visent que leurs intérêts, y verraient certainement d’un bon œil l’armée syrienne la débarrasser de toute cette racaille au risque de les voir retourner dans leurs pays poursuivre leurs méfaits. Les services européens de sécurité demandent même l’aide des services syriens pour les identifier, d’autant que le ministre allemand de l’Intérieur reconnaît l’existence d’environ 700 terroristes. La Syrie avait, en effet, présenté à l’ONU une liste de terroristes, issues de 28 pays (dont EU et Européens), actifs en Syrie. Ces terroristes ne peuvent être traqués sans une coordination étroite avec, surtout, les services syriens, libanais et iraniens.

A Al Qseir, dans la banlieue de Homs près de la frontière libanaise et à 15 km de Homs, est considéré point hautement stratégique pour les américano-sionistes – par sa position de carrefour et importante porte d’entrée des groupes armés et des armes venant de l’étranger – pour envahir Damas, est finalement sur le point de tomber entre les mains de l’armée syrienne ainsi que 36 villages situés dans sa banlieue. Toutes les voies d’approvisionnements d’ «Ennosra» seraient coupées. Le député libanais, Assam Ghansou, a confié à ‘‘Al Nachra’’ que des dizaines d’officiers français, britanniques, belges, hollandais, qataris auraient été capturés. Ne reste important, selon lui, que la libération de l’aéroport Al Zabgha qui permettra d’annoncer zones sûres les frontières syro-libanaises. La chute d’Al Qseir sera un tournant décisif de la guerre; un coup rude à l’axe wahabo-takfiro-occidentalo-sioniste. Du coup, le Conseil national syrien appelle  à une réunion urgente de la Ligue arabe pour arrêter cette «tentative de faire disparaître la ville et ses habitants de la carte» suivie de cris d’orfraie des commanditaires dont les EU qui ‘‘condamnent’’ l’assaut de l’armée syrienne pour libérer cette ville. Ce qu’ils autorisent chez eux, ils le dénient à la Syrie. De la fantaisie ?  On parle aussi de «nettoyage» par ratissages, depuis quelques semaines,  des zones et autres banlieues de Damas, d’Idleb, de Lattaquié, d’Alep,  de Deir Ezzor, de  Daraa  et de Hama essentiellement – beaucoup sont déjà sous leur contrôle – où l’on rapporte des centaines de tués par jour parmi les groupes armés composites pour la plupart des mercenaires étrangers et ce, sans possibilités d’être approvisionnés, remplacés ou renforcés. Un enfer où il ne reste que la mort ou, avec chance, la fuite ou la reddition. Cette dernière, qui est considérée trahison, a pour réponse l’exécution immédiate par les pairs. Cependant, devant la mort certaine, des milliers ont choisi de se rendre.

Cette bataille d’Al Qseir précipitera, sans aucun doute la tenue de cette Conférence que les analystes syriens assurent qu’elle sortira avec un résultat en deçà de ce qui est programmé par les autorités syriennes.   Forcément ! Selon les observateurs, l´armée syrienne, majoritairement sunnite, qui a une doctrine et l’expérience, aidés par les forces de «défense nationale », procède par intelligence, discernement, méthode et patience : informations, étude, stratégie, contre stratégie, tactiques, contre-tactique, offensive contre-offensive contrairement à la horde mercenaire, hétéroclite, indisciplinée, sans conviction, qui répond par les assassinats de civils, le lancement des obus sur les villes, les attaques des concentrations de personnes par des voitures piégées, les destructions des infrastructures économiques, sociales et culturelles, les attentats-suicides, l’éviscération des cadavres, les kidnapping dont des vieillards amnésiques pour les utiliser sûrement comme monnaie d’échange, l’embrigadement des enfants. Ils s’autorisent aussi de décréter le ‘‘Djihad sexuel’’ (forme de prostitution), de rendre licite le viol et le vol. Les planificateurs de cette conquête de la Syrie doivent être atteints d’une grave déchéance mentale pour engager et compter sur ces barbares-là !

Dans ces situations, la guerre contre la Syrie ne peut que toucher à sa fin, en faveur de la Syrie, au regard de la débandade qui règne dans leurs rangs d’une part et de la fébrilité et l’agitation sur le plan diplomatique qui saisit les États impliqués d’autre part. Cette certitude se vérifie d’abord par les incontestables succès de l’armée syrienne, ensuite par le «coup de grâce» porté suite à l’acquisition récente par la Syrie de moyens de défense redoutables – tels les S300 et les nouveaux missiles de pointe, sol-mer, du type ‘Yakhont’, des antinavires équipés de radars sophistiqués – qui ont ôté tout espoir de poursuivre la guerre encore moins de la gagner ! Le tout pris en tenaille par une armada de navires de guerre russes dont 12, au moins, ont accosté récemment au port Tartus. Ceci a fait réagir de façon curieuse le général Martin Dempsey, chef de l’état-major interarmes américain, qui estime que cela «risquait d’encourager l’armée régulière syrienne et de prolonger le conflit» (?!). Plutôt mettre fin aux provocations si l’on se réfère à Nick Brown, rédacteur en chef de la revue IHS Jane’s, qui fait autorité en matière de défense, qui affirme que ces missiles sont «difficiles à détecter et encore plus difficiles à abattre…[qu’ils sont] de taille pour tenir les bâtiments de guerre à distance des rivages syriens». L’intention cachée est révélée par d’autres responsables US qui pensent que ces engins «empêchent un blocus maritime de la Syrie et bloquent toutes possibilités de ravitaillement des groupes armés via la mer».

La dissonance, toutefois, vient du secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel qui a déclaré que les États-Unis allaient «continuer à discuter avec la Russie» et que les deux pays «ont un intérêt commun à empêcher une guerre régionale potentiellement explosive».

Les autres éléments qui ont accéléré les choses vers leurs fins sont notamment le raid israélien qui a eu pour conséquence un effet inverse de celui projeté; une aggravation de la «sécurité» d’Israël par l’ouverture du front du Golan – auquel adhère l’Irak avec l’annonce, par le conseiller de Maliki, Heydar Al Lami, de la création de comités pour la libération de ses hauteurs occupées par les sionistes – la fourniture d’armes plus sophistiquées au redoutable Hezbollah et, enfin, la sortie fortuite de Carla Del Ponte qui a démoli l’argument de l’utilisation, par l’armée syrienne, des armes chimiques qui allait justifier une intervention militaire extérieure. C’est les groupes armés, que soutient l’Occident, qui l’ont utilisé affirme-t-elle, sans ambages, après enquête. La dernière menace d’Israël d’user d’un autre raid sur la Syrie a non seulement reçu déjà la mise en garde ferme de la Russie, mais fait réagir l’ex-chef du renseignement sioniste, Amos Yadlin, qui a mis en doute le succès des raids prochains en affirmant que  «cette entreprise ne peut être couronnée…de succès vu les tensions que créerait une telle campagne…et les réactions que le camp d’en face manifesterait» ajoutant que «les S300 sont capables de viser les avions israéliens à des dizaines de kilomètres». Selon ‘Haaretz’, une autorité militaire aurait confié qu’Israël a «sous-estimé la puissance militaire du régime syrien et l’attitude à suivre fait toujours débat au sein de la hiérarchie militaire». Il faut toutefois rester vigilant avec cet Israël connu pour sa vilénie et ses coups tordus !

On ‘’réfléchit’’ même à un ultime (?) stratagème qui consiste en l’envoi de «Casques bleus» afin, dit-on, de «rassurer certains groupes ethniques» et «aider à stabiliser le pays», alors que ce genre de force ne se déploie qu’en cas d’accord de paix d’une part et lorsqu’il y a conflit entre groupes ethniques d’autre part ; ce qui loin d’être le cas en Syrie contrairement à la propagande de l’Occident ! Et puis, le monde connaît maintenant le rôle des «Casques bleus» de l’ONU…des espions déguisés onusiens pour la plupart ! Rien n’y fera. Tout est fini. Il n’y aura plus d’hégémonie américaine sur la région ni de supériorité sioniste. Le multilatéralisme est désormais établi. Le couplet monotone rabâché à la nausée «communauté internationale» ne prendra plus, l’attrape-nigaud «Ligue des États arabes» ne piégera et ne trompera plus. Nous verrons que le monde reconnaîtra, l’héroïsme, les sacrifices et la résistance du modeste peuple syrien face à la puissante alliance qui voulait le sacrifier pour l’intérêt et la suprématie. L’écrivain et philosophe russe, proche de Poutine, Alexander Prokhanov fait cette remarque d’importance «ceux qui ne veulent pas voir l’occupation rampante de la planète par les Américains feraient bien d’observer la Syrie et le rôle qu’y joue l’Occident » ( ‘hebdo.ch’, du 16 mai 2013).

Terminons par un extrait de l’entretien donné, par Bachar al-Assad, au journal argentin ‘Clarin’ qui nous renseigne sur les principes qu’il ne faudra pas toucher et sur des faits qui battent en brèche les versions tronquées occidentales: «Je ne sais pas si Kerry ou les autres ont reçu un pouvoir du peuple syrien pour parler en son nom, à savoir, qui devrait partir et qui devrait rester. Cela sera déterminé par le peuple syrien par les élections…la présence d’observateurs est une décision nationale».

Sur le terrorisme, il a déclaré «soyons clairs…il y a confusion dans le monde entre la politique et la solution au terrorisme. Ils estiment qu’une conférence politique peut arrêter le terrorisme sur le terrain. C’est irréel». Sur les armes chimiques et les accusations, il explique ainsi «ces déclarations de nos ennemis…changent tous les jours. Les armes chimiques sont des armes de destruction massive. Ils disent que nous les avons utilisés dans des zones résidentielles. Si je vous dis qu’une bombe nucléaire a été larguée sur la banlieue et qu’il a dix ou vingt personnes victimes, vous allez me croire ? L’utilisation des armes chimiques dans les zones résidentielles signifie…des dizaines de milliers de personnes tuées en quelques minutes. Qui pourrait cacher une telle chose ?». On comprend, en effet, pourquoi les Américains corrigent l’accusation en disant, maintenant, «en petite dose» à défaut de se renier. Dans peu de temps, il ne restera que les stigmates et les ondes d’une guerre psychomédiatique sans précédent, perfide, mensongère et vengeresse qui nourriront, durablement, plus de haine surtout pour les États compromis dans cette guerre injuste et prédatrice.

Une haine, bien sûr envers tous ces pseudos politiciens, ces pseudos journalistes ou chroniqueurs avec leurs médias-mensonges, ces pseudos organisations dites des «droits de l’homme», ces pseudos philanthropes qui font passer ces assassins,  ces gueux, ces lâches, ces ignorants, ces obscurantistes, ces dégénérés pour des vertueux ou de«bons samaritains», des épris de justice, de paix et de liberté.

Djerrad Amar

Coup d’arrêt à l’ingérence en Syrie: L’affaire se presente de plus en plus mal pour l’empire anglo-américano-sioniste…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le mai 23, 2013 par Résistance 71

La faute de perdre de la Syrie

 

Gordon Duff

 

22 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/05/22/304761/syrias-failure-to-lose/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Syrie a surpris tout le monde. Elle était supposée s’effondrer il y a longtemps. Elle ne l’a pas fait, loin de là. Il y a de plus toutes les indications qui dénotent que le gouvernement syrien est en fait en train de gagner ce qui n’est pas en fait une guerre civile.

La Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite et “d’autres” ont amené les tourments du monde terroriste et criminel en Syrie et “délégitimisé” tout mouvement contre le gouvernement, mouvement qui fut en son temps vraiment basé sur des différences sectaires et politiques.

Nous avons maintenant de l’artillerie israélienne, une bombe perforatrice de bunker nucléaire américaine et même des véhicules israéliens comme preuves que ceci est véritablement une agression et non pas un autre “printemps arabe”.

Jusqu’ici, trois F16 turcs et un israélien, nous dit-on, ont été abattus.

Il y a aussi des preuves indéniables sous forme de vidéos, que les forces rebelles incluent des unités para-militaires qui commettent des actes horribles et méprisables envers la population civile syrienne.

Equilibre du pouvoir

Alors que la Syrie a fait bien mieux que de s’accrocher, la Russie s’est impliquée. Dans un article récent sur Press TV, Jim W. Dean souligne le fait de la réémergence de la Russie comme une puissance navale dans la Méditerranée orientale.

Ce qui est important, c’est que l’Amérique “a perdu le ballon des yeux”. L’hyper-focalisation de l’Amérique sur l’Iran et le Golfe Persique a mené à une diminution des capacités américaines en Méditerranée, pourtant considéré comme un “lac américain”.

Les Etats-Unis se sont retirés de la Méditerranée pour chasser pétrole et pouvoir, à la poursuite de rêves mondialistes dans l’Océan Indien. Sa base en Crète, la proposition de dépôt de carburant naval de Port Saïd, la base aérienne secrète à côté de Mogadishio, tout cela a été abandonné.

Le “cauchemar néo-conservateur” d’Israël comme “porte-avion” de l’Amérique au Moyen-Orient, ou comme “chien de garde de décharge publique” des Etats-Unis, est une politique que le gouvernement Obama admet maintenant ouvertement dans un constat d’échec navrant. Cette politique a permis à “la queue” Israël de “remuer le chien” Etats-Unis, poussant ceux-ci dans des guerres dont l’intention est de renforcer le pouvoir des likoudistes au profit de ce “plus grand Israël” auquel ils rêvent.

Le “plus grand Israël” qui serait payé par les 3000 milliards de dollars des contribuables américains et au prix de milliers de vies américaines perdues, des centaines de milliers de vies endommagées et un monde faisant face à la ruine économique et à la guerre mondiale.

L’effondrement américain

Le rêve d’un “plus grand Israël”, permettant à la “queue” de “remuer le chien”, a été rendu possible grâce à une attaque multi-faces sur tous les aspects de l’Amérique. La nation a été soumise à la propagande d’une haine de soi, de lutte de classes et de dispute sectaire.

Les Etats-Unis ont été submergés par un effondrement culturel, un chômage rampant, la pauvreté galopante, et l’acceptation générale que le totalitarisme et l’injustice sont des requis pour assurer notre sécurité.

Le peuple américain est maintenant constamment rappelé à la menace par le moyen d’attaques terroristes fausse-bannières savamment orchestrés, maintenant si évidents que plus personne ne loupe le message que cela implique.

La fiction est la réalité

La semaine dernière, le drame télévisé le plus populaire du pays, NCIS (Naval Criminal Investigative Service) a dévoilé une conspiration criminelle “fictive” contre les Etats-Unis.

Ce feuilleton, vu à travers le monde, a longtemps mis en scène des scenario impliquant des terroristes iraniens et a été très enthousiaste au soutien à Israël.

Il dit maintenant, de manière fictive bien sûr, que les hostilités entre Israël et l’Iran et même la Corée du Nord, sont orchestrées par la CIA au travers du terrorisme fausse-bannière et des assassinats.

Il dit que les actions agressives des Etats-Unis dans le monde sont faites pour tromper le peuple au sujet d’une menace bien plus grande, une menace qui a sa source à l’intérieur même des Etats-Unis.

Avant les attaques de Sandy Hook et Boston, aucun feuilleton télévisé n’aurait eu la permission de suivre un tel scenario même aussi fictionnel que celui-ci. L’émission Rubicon a essayé et fut rapidement annulée.

Les officiels du renseignement américains, en privé, ont exprimé leur choc à ce qu’ils voient comme un “pré-conditionnement” du public à accepter le fait que la CIA est une organisation impliquée dans le terrorisme domestique.

Vide

Le timing des évènements en Syrie a été un désastre particulier pour les Etats-Unis. Par une mesure de “séquestre”, les mesures d’austérité imposées par le gouvernement ont réduit en effectif les forces militaires en Méditerranée et dans l’Océan Indien, tout comme l’ont été les opérations de collecte de renseignements.

Ce que les Etats-Unis n’ont pas vu, c’est le vide qu’ils ont créé. “La nature déteste le vide”.

Alors que les Etats-Unis se sont retirés, même discrètement, la Russie elle a réaffirmé sa position au Moyen-Orient, de manière la plus évidente avec la défense de son allié de longue date: la Syrie.

La Russie a aussi établi ‘calmement” des routes dans le Caucase, la bassin de la Mer Caspienne et s’est encore plus alignée avec l’Iran.

Plus inquiétant pour les Etats-Unis encore, la Chine suit le leadership de la Russie. De plus, la Chine étend ses activités économiques à travers la région au Pakistan, en Afghanistan, en Iran et en Afrique.

De surcroi, l’influence politique de la Chine a augmenté de manière dramatique et ceci est de première importance alors que l’Afrique s’enfonce dans une cascade de terrorisme, d’insurrections et de guerres civiles.

La mort du “fausse-bannière”

Lorsque le seul ami visible de la Syrie demeurait l’Iran, “l’approche en deux étapes” d’Israël, poussant les Etats-Uns à une confrontation militaire avec l’Iran, provoquée par de grosses attaques fausse-bannières, avait une chance de succès.

Quoi qu’il en soit, dans le monde d’aujourd’hui, toute attaque terroriste est bien mieux examinée, de manière plus sophistiquée et avec bien plus de cynisme. Peu de gens continuent de penser que des groupes terroristes internationaux, montrés de manière croissante être contrôlés par les agences de renseignement, pourraient opérer sans la complète complicité de factions très puissantes au sein même des nations “victimes” elles-mêmes.

Une “ignominie iranienne” serait très vite tracée remontant à Tel Aviv.

Le Liban et la Syrie

De nouvelles armes russes combinées avec les capacités hautement développées des forces du Hezbollah, ont changé l’équilibre des forces.

Israël a passé des décennies, sans parler des milliards de dollars des contribuables américains, à fortifier le plateau du Golan. Ceux-ci sont maintenant utilisés comme base d’opérations d’attaque de la Syrie par Israël, à la fois du Golan et du royaume hachémite compromis de Jordanie.

Peu maintenant doutent de l’attaque nucléaire du 4 Mai 2013, encore moins doutent qu’Israël est physiquement impliquée en Syrie en fournissant aux forces rebelles de l’artillerie mobile bindée, forces qui sont maintenant des forces mercenaires, terroristes et constituées d’éléments criminels.

De la même manière, avec un Hezbollah surveillant le flanc de la syrie, bien équippé non seulement avec des armements anti-blindés sophistiqués, mais aussi de nouveaux système de missiles de défense anti-aérienne individuels, ceci va arrêter la capacité d’Israël à opérer contre la Syrie depuis le Liban.

La forteresse du Golan est à risques

Israël parle continuellement de la menace pour Tel Aviv posée par les systèmes de missiles syriens. De fait, le système russe Iskander met une étiquette de prix sur les actions d’Israël que le pays n’est peut-être pas prêt de payer.

Le système Iskander peut non seulement détruire les batteries de défense Patriot III mais aussi sérieusement endommager les forces blindées israéliennes et les fortifications des plateaux du Golan.

Le missile Iskander est puissant, très précis et impossible à arrêter.

Les batteries de tir Iskander, protégées par les systèmes de défense anti-aériens S300, contrent de manière efficace les défenses aériennes israéliennes et laissent à la fois les blindés et les fortifications cmplètement vulnérables.

L’aspect de la chose le plus important bien sûr, est le caractère purement défensif de ces systèmes.

Préoccupations politiques

Il est de plus en plus évident qu’un arrangement politique va devoir avoir lieu pour la Syrie. Sans les interférences de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, d’Israël et le complotage des nations de l’OTAN, une telle conférence serait déjà en cours.

Beaucoup de gens sont morts et chaque mort ne bénéficie qu’à la Turqui, Istaël, l’Arabie Saoudite et l’OTAN.

Ceci est largement reconnu: les forces rebelles dans l’état actuel des choses, si elles venaient à triompher, mèneraient la Syrie dans une guerre civile de 10 ans au moins, une guerre où le nombre de morts actuel fluctuant entre 50 000 et 100 000 selon les sources, semblerait insignifiant.

On peut aussi se demander pourquou Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et leurs amis soutiendraient des forces étroitement alignées sur le terrorisme et l’extrémisme.

L’effet domino

Il ne fait plus aucun doute qu’il y a un agenda globaliste derrière la guerre en Syrie. Ceci n’est qu’une étape vers une guerre plus importante contre l’Iran, suivie de la subjugation de l’Afghanistan (bonne chance avec çà…) et un effondrement provoqué du Pakistan.

La logique derrière tout cela est bien sûr le pétrole et le gaz naturel. Alors que la planète prouve qu’elle regorge de réserves pétrolières et gazeuses, suffisamment pour les siècles a venir et ce particulièrement si les technologies alternatives d’énergie continuent à être supprimées, seul un contrôle total des réserves, des systèmes de distribution et une manipulation active et criminelle du marché et des prix peut offrir un retour adéquat.

Le contrôle des monnaies, le système de la réserve fédérale américaine, l’échec du système financier de l’Union Européenne et du FMI sont requis.

Les méthodologies, chacune représentant une attaque sur les citoyens du monde, conduites et motivées par des principes malthusiens erronés et archaïques, ont pour intention de priver des milliards d’êtres humains de la satisfaction des besoins de base et bien entendu, aussi de leurs droits fondamentaux.

Tout ceci peut éventuellement être mis cul par dessus tête avec l’affaire syrienne si le monde se réveille à la véritable menace.

Ingérence imperialiste en Syrie: L’ours russe est énervé… Poutine reprend les commandes…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme avec des tags , , , , , , , , , , le mai 22, 2013 par Résistance 71

Excellente analyse, qui confirme bien que la Russie est non seulement redevenue une super-puissance sur laquelle il faut compter, mais aussi en l’occurrence que la Russie est devenue le garant de la paix, ou du moins de la non-extension d’un conflit voulu par l’empire et ses larbins. Cela montre également les qualités d’homme d’état de Poutine. On aime ou pas, mais il faut lui reconnaître cela. 

– Résistance 71 ~

 

La revanche de l’ours: La Russie contre-attaque en Syrie

 

Juan Cole

 

21 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.truthdig.com/report/print/revenge_of_the_bear_russia_strikes_back_in_syria_20130521/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président Vladimir Poutine de la Fédération de Russie a tracé une ligne dans le sable à propos de la Syrie, dont il est déterminé à protéger le gouvernement d’un renversement possible. L’ours russe ne s’est pas imposé de la sorte hors de ses frontières depuis la fin de la guerre froide en 1991 et réaffirmé son statut de grande puissance. Essentiellement, la Russie essaie de jouer le rôle pour la Syrie que la France a tenu avec l’Algérie dans les années 1990, en soutenant son gouvernement militaire contre des rebelles, dont la plupart sont affiliés à l’islamisme politique. La France et ses alliés ont prévalu, ce qui a coûté environ 150 000 morts. Poutine et Al-Assad peuvent-ils obtenir ce genre de victoire ?

Alors que Damas réplique aux rebelles militairement, Poutine s’est mis en action sur les scènes internationale et régionale. Le gouvernement russe a persuadé le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie visant à une issue négociée. Poutine a sermoné le premier ministre israélien Netanyahou sur les attaques aériennes de son pays sur Damas, ainsi Moscou envoie des battereies anti-aériennes très sophistiquées à Damas ainsi que des missiles anti-sous-marins et d’autres types de munitions à un Assad incrédule et vient juste d’annoncer que 12 navires de guerre russes vont patrouiller la Méditerranée. Les actions russes ont sonné l’alarme à Tel Aviv et Washington et ont été louées à Damas et Téhéran.

Le régime syrien a bien roulé militairement ces dernières semaines. Il a réussi une percée sanglante dans les territoires adjacents de Damas, renforçant la capitale. Avec le soutien du Hezbollah, il a pris d’assaut la région d’AlQuseir tenue par les rebelles, près du Liban nord et une route de contrebande importante pour les rebelles et la clef de la ville centrale de Homs. Le gouvernement baathiste a besoin de conserver Homs afin que la Russie puisse continuer de renflouer la capitale par le port syrien de Latakia sur la Méditerranée. Les victoires du gouvernement syrien n’auraient pas pu être possible sans l’aide de la Russie et de l’Iran.

Régionalement, un axe Moscou-Téhéran s’est formé autour de la Syrie, qui résiste au soutien saoudien et qatari pour les rebelles. L’augmentation de la domination des forces combattantes rebelles dans le Nord par des groupes radicaux comme le front Al-Nosra, qui est ouvertement affilié à Al Qaïda, a eu pour conséquence directe une mise au ban du soutien pour la “révolution” et ce même en Arabie Saoudite. La vaste majorité des Syriens qui s’opposent au gouvernement ne sont pas des radicaux ni des fondamentalistes religieux, mais ces derniers ont le plus de victoires militaires. La caractérisation russe des rebelles comme terroristes radicaux est une forme de propagande de guerre, néanmoins elle a été effective. Les Saoudiens et les Jordaniens avaient prévu de créer un front d’opposition sud moins radicalisé vers la ville de Deraa, cette option a essuyé un sérieux revers depuis que le régime a repris la ville la semaine passée. Doha et Ryadh fulminent de la contre-offensive soutenue par les Russes.

Dans le même temps, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a réussi un coup il y a deux semaines en persuadant Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie, à laquelle à la fois le parti Baath et son gouvernement et les rebelles seraient invités, ce en vue d’un règlement négocié du conflit (Le Saint Graal de la Russie…). Cet accord a représenté une marche arrière de la part du gouvernement Obama, qui avait précisé auparavant que le départ d’Al-Assad était une condition sine qua non pour envisager une résolution, langage qui fut scrupuleusement évité par la déclaration commune Lavrov-Kerry à l’issue de leur entretien. Lavrov, un expert de l’Asie du sud et un poète joueur de guitare, parle comme si ce qui est arrivé au Yémen: une solution négocié et un gouvernement d’union nationale, serait un scenario plausible pour la Syrie. Pourtant, tant de sang ayant été versé dans ce pays, qu’une victoire militaire de l’un ou l’autre camp, semble maintenant plus réaliste.

Quand des sources du Pentagone ont fuité l’information que des explosions entendues à Damas le 5 Mai étaient en fait le résultat de raids aériens israéliens, Poutine est apparu livide. Il traça Netanyahou en visite alors à Shangaï et le villipenda au téléphone. Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Moscou, où Poutine est supposé lui avoir lu la loi sur les émeutes. Peu de temps après, le gouvernement du Likoud a fuité au New York Times que le but avéré des raids aériens n’avaient été que d’empêcher le transfert de munitions syriennes au Hezbollah au Liban et non pas à aider le renversement du gouvernement syrien. Les Israéliens tentaient clairement de s’éviter les foudres de Moscou et voulurent envoyer un message à Damas qu’ils resteraient neutres sur l’affaire syrienne mais pas sur l’armement plus avant du Hezbollah.

Poutine, visiblement pas du tout impressionné par la clarification de Netanyahou, répondit en annonçant avec force qu’il avait envoyé à la Syrie des missiles de croisière sol-mer Yakhont et qu’il planifiait de déployer des batteries anti-aériennes sophistiquées S-300 sur le sol syrien. Le chef d’état-major américain le Général Martin Dempsey et des analystes militaires israéliens protestèrent contre ces envois russes. Bien que Netanyahou continua à dire qu’Israël continuerait à bombarder la Syrie à volonté lorsqu’il suspectera que des munitions sont envoyées au Hezbollah, Poutine a juste maintenant augmenté le risque d’une telle intervention.

Les motifs de la russie ont souvent été interprètés par les profits qu’elle réalise en vendant des armes à la Syrie, ceci remontant à l’ère de l’URSS, mais ce business est en fait assez petit. D’autres ont suggéré que le fait que la Syrie loue à la Russie le port de Tartous, seul port méditerranéen des Russes, pèse lourd dans les décisions de Moscou. En fait, le soutien de la Russie à Al-Assad fait plus partie de la réaffirmation du retour de la Russie comme grande puissance sur la scène mondiale, ayant elle aussi un pouvoir de contrôle. Poutine veut élever la Russie de la 9ème à la 5ème puissance capitaliste mondiale. Analysant l’expansion agressive américaine de l’OTAN dans les pays de l’Europe de l’Est et l’implantation de bases militaires américaines en Asie centrale, Moscou est déterminée à recouvrer son ancienne sphère d’influence. De plus, bon nombre d’analystes militaires russes voient les “révolutions colorées” comme un complot de la CIA pour renverser des gouvernements devenus moins favorables afin de piller les ressources de ces états affaiblis, une tactique qu’ils pensent menacer directement la Russie. Tracer la ligne à ne pas dépasser avec la Syrie est, à cet égard, un moyen de souligner que le régime néo-autoritaire de Poutine continuera tranquillement.

La Russie n’est qu’à 24 heures de route d’Alep, la ville la plus au nord de la Syrie. Ayant écrasé une révolte islamiste fondamentaliste à la fin du siècle dernier au Dagestan et en Tchétchénie, tout en ayant mis en place un gouvernement tchétchène amical à l’issue, Moscou est parfaitement au courant des dangers de la dissémination des mouvements radicaux musulmans dans le proche Levant. De plus, environ 14% de la population syrienne est chrétienne, beaucoup d’entre eux appartenant au culte de l’église orthodoxe qui prédomine en Russie. L’église orthodoxe est une clef constituante électorale de Poutine, s’est opposée au renversement du gouvernement baathiste syrien, vu comme un protecteur de ses coreligionnaires.

La pensée du ministère russe des affaires étrangères a été clarifiée avec son communiqué de samedi sur le ravivement de l’insurrection radicale sunnite en Irak ces dernières semaines. Se plaignant de ce qu’il appelle des attaques terroristes à Mossoul et à Bagdhad, le site internet du ministère a dit, d’après une traduction de l’Open Source Center du gouvernement américian, que “Nous sommes particulièrement concernés par la recrudescence des tensions sectaires en Irak, qui sont en train de tourner en une confrontation armée directe entre des éléments radicaux chi’ites et sunnites. Ceci est largement dû à la situation dans la pays voisin de Syrie et la dissémination des activités terroristes des militants opérants sur le sol syrien.” En d’autres termes, la Russie voit la révolution syrienne dominée par des groupes liés à Al Qaïda, comme le front Al-Nosra. Moscou voit ces évènements comme des déstabilisateurs qui ont un potentiel de radicalisation du Moyen-Orient, vu comme vulnérable aux attaques.

Le momentum des rebelles s’est considérablement amoindri ce dernier mois, alors que la riposte de Poutine a raidi et renforcé la motivation de Damas et a donné à ses forces armées le petit plus nécessaire pour regagner les territoires. Le président russe est en train de tisser une toile protectrice autour de son client, tout en mettant en échec les vents islamistes fondamentalistes wahabbites soufflant depuis la péninsule arabique. Il a aussi repoussé l’intervention opportuniste d’Israël, se préoccupant que cela pourrait déstabiliser encore plus Damas.. Dans le même temps, il a imprimé sur Washington le besoin d’une résolution négociée au conflit, une idée que le président Obama, trainant les pieds depuis longtemps à l’idée de renvoyer des troupes dans un nouveau bourbier moyen-oriental, a commencé à tolérer. L’envoi par Poutine de systèmes d’armement très puissants à l’armée syrienne, et son envoi d’une flotte russe en méditerranée par le détroit de Gibraltar, a rendu évident à tous que la grosse puissance militaire russe, sera, le cas échéant, à la disposition du régime baathiste d’Al-Assad. Le pari de Poutine sera ou ne sera pas couronné de succès, mais cela montre d’une manière indiscutable que l’ère d’une seule super-puissance et de l’unilatéralisme américain est révolue et ce en faveur d’un monde bel et bien multipolaire.

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