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Guerre impérialiste en Syrie… Turquie, Frères Musulmans, Erdogan et état profond « luciférien »(VT)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 22 février 2020 by Résistance 71

 

 

Les racines d’état profond luciférien de l’holocauste d’Erdogan à Idlib, ce qu’on ne vous dira jamais…

 

Gordon Duff

 

20 février 2020

 

Source:

https://www.veteranstoday.com/2020/02/20/the-luciferian-deep-state-roots-of-erdogans-holocaust-in-idlib-what-you-will-never-be-told/ 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les troupes turques bombardent à l’artillerie les villages dans la province d’Idlib en Syrie, pas trop, juste ce qu’il faut. Puis elles se pointent pour évacuer ceux qu’elles viennent juste de bombarder, sous les yeux des agences de presse qui arrivent avec elles: Reuters, Al Jazeera et autres.

Puis les médias blâment la Syrie pour avoir provoqué une crise humanitaire dans l’espoir que Trump n’appuie le jeu des Frères Musulmans contre la Russie et la Syrie.

La véritable histoire de tout ceci est ancienne, celle d’une vieille société secrète, une qui englobe les trois religions du livre, ce qui explique pourquoi les évangélistes chrétiens, les wahhabites saoudiens et les extrémistes sionistes sont frères siamois contre la démocratie sur terre.

Pourquoi Erdogan soutient-il Al Qaïda contre la Russie et la Syrie ? Quel est le lien entre eux ?

Tous deux s’opposent au “baathisme”, mouvement anti-maçonnique qui prit racine dans l’Egypte de Nasser, de la Syrie sous Hafez al-Assad et l’Irak de Saddam. Kadhafi ?…

Il a reconnu la franc-maçonnerie au sein de l’Islam et en particulier avec la Confrérie des Frères Musulmans comme financée par l’Arabie Saoudite et le Qatar, comme une forme de sionisme. Le sionisme n’est pas juif, c’est une excroissance de la franc-maçonnerie qui adore de vieux dieux, et celui en particulier qu’ils placent au dessus de tout.

Voyez-vous, toute nation qui s’oppose à la règle franc-maçonne-rothschild, ayant intégré une banque centrale et l’esclavage de la dette, gaze ses propres citoyens et doit être purifiée et réduite en esclavage par des terroristes, comme ce fut fait en Irak et en Syrie, afin que ces gens jouissent de la liberté et de la démocratie.

Al Qaïda est un groupe du rite franc-maçon écossais, qui a été originellement mis en place avec l’Opération Gladio de l’OTAN datant des années 1970.

Erdogan est un franc-maçon du rite écossais, un islamiste, représentant la Confrérie des Frères Musulmans, un groupe franc-maçon du rite écossais fondé dans les années 1920.

Tous prennent racine au Moyen-Age et avant mais pour la Turquie, erdogan est le dernier représentant en date du mouvement sultanique salonico-sépharade qui commença sous les Jeunes Turcs (Salonique-Théssalonique, maintenant en Grèce et qui fut partie de la Turquie pendant des siècles, ville importante qui abrite la plus grande population juive d’Europe avec ses 80 000 personnes). C’est le lieu de naissance des mouvements franc-maçons qui ont combattu les baathistes.

Aujourd’hui, la Turquie et ses groupes terroristes francs-maçons financés emmenés par Al Qaïda sont en train de procéder à un nettoyage ethnique de la province d’Idlib en Syrie, sortant les gens de leurs maisons à coup de crosses de fusils, ceci fait en coopération avec les médias américains et d’ailleurs, sous contrôle, une nouvelle “piste des larmes” (NdT: allusion à la migration forcée des Indiens Cherokee au XIXème siècle, encadrée par l’armée yankee sur ordre de Washington, bilan: environ 4000 morts durant cette “longue marche” forcée de 1836 à 1838, ce qui représentait 25% de leur population de l’époque qui avait déjà été décimée par les maladies d’Europe et les guerres…) à ajouter au prix global de l’holocauste qui frappe le Moyen-Orient depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Lorsque la Turquie a fait donner son artillerie sur les troupes syriennes essayant de venir en aide à ce qui est maintenant largement vu comme une révolte contre la Turquie et les Etats-Unis dans les portions de la Syrie occupées ou anciennement occupées (par les terroristes), la Russie a envoyé une note diplomatique à Erdogan, note qui contenait les emplacements exacts de toutes ses forces en Syrie.

Erdogan couina et ordonna un cessez-le-feu temporaire tandis que les forces aérospatiales russes anéantissaient les alliés terroristes de la Turquie qui avaient percé derrière les lignes syriennes à la faveur des tirs d’artillerie turcs.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, il y a toujours des milliers de militaires turcs vidant les villages d’Idlib, travaillant avec des firmes  de médias audiovisuels, terrorisant les gens, puis filmant “l’aide”, une leçon apprise des tristement célèbres “casques blancs”.

regardons le très long terme maintenant, là où le 11 septembre ne fut qu’une pierre angulaire, rien de plus.

L’équipe de VT, emmenée par Ian Greenhalgh, retrace les racines d’Erdogan au travers de son “islamisme” factice de pacotille et jouan au sultan, vers sa véritable histoire et ce qui le lie à l’état profond.

Note de R71: l’article original se poursuit avec de longues (re)publications de VT couvrant le sujet depuis une dizaine d’années. Très intéressant mais bien trop long à traduire… A lire sur l’article original en anglais.

 

 

Guerre impérialiste en Syrie: La nasse de Poutine s’est refermée sur Erdogan et la Turquie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 mars 2017 by Résistance 71

En Syrie Erdogan dans la nasse de Poutine

 

Al Manar

 

5 mars 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/283072

 

Le président turc a fondé ses espoirs sur Donald Trump et c’est en fonction des promesses d’aide de l’Américain qu’il a poussé ses forces armées à occuper la ville de Manbij, sans soupçonner qu’il y aurait là un piège, celui tendu par la Russie à Ankara.

C’est le journal Al-Akhbar qui revient sur « les espoirs d’Erdogan ravivés après l’investiture de Trump » qui a conduit le président turc à croire en la faisabilité de ses plans, surtout ceux concernant la création de zones tampons dans le nord de la Syrie. Après cet épisode, Erdogan s’est mis à parler de l’occupation de Manbij sans penser un seul instant que la Russie ne resterait pas les bras croisés et qu’elle prendrait ce genre de déclarations incendiaires comme un refus ou une révocation des accords passés avec Moscou.

Ces accords signés entre la Russie et la Turquie ont engagé cette dernière à mettre sous pression les terroristes pour qu’ils se désolidarisent du Front al-Nosra. Les Turcs exigeaient en échange une faveur de la part de Moscou et cette faveur fut ni plus ni moins l’autorisation d’entrer à al-Bab. Mais qui dit autorisation, dit ligne rouge. Moscou a fixé pour Ankara un Rubicon à ne pas franchir pour contrer toute sorte d’aventurisme de la Turquie et ses velléités de retourner à Alep.

L’entente Russie/Turquie a changé la donne politique et militaire à Alep et a contraint Ankara à renoncer à soutenir le Front al-Nosra en échange d’un début d’entrée de l’armée turque à al-Bab. Dans le même temps, un autre accord, au seuil des pourparlers d’Astana et juste avant la tenue des pourparlers de Genève, a bloqué l’accès des forces turques depuis al-Bab à Alep.

Mais tout cela s’est produit avant que Trump n’arrive à la Maison-Blanche. Dès son investiture, Erdogan a changé son fusil d’épaule et a affirmé en chœur avec Trump qu’il souhaiterait mettre en place des zones sécurisées en Syrie. Son chef d’état-major a même rencontré son homologue américain pour coordonner les efforts de guerre à venir.

Dans le même temps, la presse turque a cru voir à travers la visite du directeur de la CIA, un souffle nouveau inspiré au plan moribond d’Erdogan d’instaurer des zones d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, et ce, au même moment où le président turc s’est réactivé sur le front diplomatique en se rendant en tournée en Arabie saoudite, au Qatar et à Bahreïn et en parlant de l’envoi de troupes au sol en Syrie, troupes placées sous commandement US.

D’ami et d’allié de l’Iran et de la Russie, la Turquie en est devenue en l’espace de quelques jours l’ennemi juré, traitant ces deux pays d’intentions ethnicistes et confessionnalistes dans la région. Mais ce fut sans compter avec le « coup de poker » de Poutine : alors que « le sultan » proférait des menaces et des injures à l’encontre de Téhéran et de Moscou, ce dernier est tombé d’accord avec les Kurdes de Syrie pour que ces derniers remettent le contrôle des villages de la banlieue d’al-Bab à l’armée syrienne et à ses alliés iraniens et du Hezbollah.

La Turquie s’en mord d’ores et déjà les doigts : au Pakistan, où il a rencontré le président iranien dans le cadre du sommet de l’OCE, Erdogan s’est voulu réconciliant en affirmant que son pays souhaitait élargir ses coopérations avec l’Iran. Quant à la Russie, le président turc et son ministre des Affaires étrangères ont fait part presque au même moment de la disponibilité d’Ankara à prendre part « aux côtés de la Russie » à la lutte contre Daech à Raqqa. Retour donc aux politiques « d’excuses » habituelles quand il n’existe pas d’échappatoire.

Une chose est sûre : Erdogan se sent désormais piégé dans le nord de la Syrie. Manbij pourrait se transformer en un réel traquenard pour un politicien qui souffre du syndrome du caméléon…

Guerre impérialiste en Syrie: La Turquie alimente Al Qaïda en « djihadistes » ouïghours…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 13 novembre 2016 by Résistance 71

Des milices d’Al Qaïda formées de djihadistes ouïghours chinois envoyées en Syrie

 

Steven Sahiounie

 

13 novembre 2016

 

url de l’article en français:

http://arretsurinfo.ch/des-milices-dal-qaida-formees-de-djihadistes-ouighours-chinois-envoyees-en-syrie/

 

Des milices d’Al-Qaïda recrutées par Erdogan sont formées de « djihadistes » ouïghours chinois envoyées en Syrie

Le président turc Erdogan a utilisé son armée de mercenaires pour lutter contre les forces militaires du gouvernement syrien dans le but de changer le régime. Ce projet militaire de changement de régime en Syrie a été conçu, soutenu et établi par les États-Unis d’Amérique, qui est un proche allié de la Turquie, et membre de l’OTAN.

« Ceci est un mémo qui décrit comment nous allons faire sortir sept pays en cinq ans, en commençant par l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et, pour finir, l’Iran. « Démocratie maintenant » datée de 2007. http://www.globalresearch.ca/we-re-going-to-take-out-7-countries-in-5-years-iraq-syria-lebanon-libya-somalia-sudan-iran/5166

L’armée de mercenaires du Président Erdogan est formée de citoyens chinois provenant de la région la plus occidentale de Chine, la région autonome Ouïghour du Xinjiang (ancien Turkestan oriental). Ils sont musulmans sunnites et représentent une des cinquante-six nationalités reconnues officiellement par la république populaire de Chine. Les ouïghours parlent l’ancienne langue turque, qui est la racine de la langue turque moderne maintenant parlée en Turquie. Leur province est le Xinjiang, et leur capitale est Urumqi.

Pendant de nombreuses années, le Président Erdogan a soutenu les revendications des Ouïghours oppressés par le gouvernement chinois. Le Président Erdogan a fait des discours dans lesquels il a comparé le peuple ouïgour aux ancêtres du peuple turc. Erdogan estime qu’il existe un lien historique et ethnique étroit entre la Turquie moderne et le peuple ouïgour. Dans un discours, le Président Recep Tayyip Erdogan a déclaré que « le Turkestan oriental n’est pas seulement le foyer des peuples turcs, mais il est aussi le berceau de l’histoire, de la civilisation et de la culture turques. Les martyrs du Turkestan oriental sont nos propres martyrs. » Sa désignation du Turkestan oriental est en fait la province chinoise du Xinjiang, patrie du peuple ouïgour.

Le Président Erdogan a utilisé sa propre armée de mercenaires composées de citoyens chinois : les Ouïghours. Il leur a délivré des passeports turcs qu’ils ont utilisés pour venir en Turquie. Les services d’immigration des aéroports turcs ont reconnu ces passeports et les ont confisqués, mais ils ont autorisé leurs détenteurs chinois à entrer en Turquie. Le Président Erdogan a organisé leurs transports depuis les aéroports turcs jusqu’en Syrie à travers la large et poreuse zone frontalière au nord de Idlib, autrefois une ville de taille moyenne au Nord-Ouest de la Syrie.

Dans le district de Zeytinburnu d’Istanbul, Nurali T., un Turc ouïghour travaillant au transport des terroristes en Syrie, avec la permission implicite du gouvernement turc, et en particulier des services de renseignement, fournit aux militants des passeports dans le monde entier. Selon le responsable du bureau de Nurali T., « plus de 50 000 Turcs ouïgours sont venus en Turquie avec des faux passeports via la Thaïlande et la Malaisie et sont entrés en Syrie après avoir passé une journée à Istanbul ». Les militants qui sont entrés en Turquie avec ces faux passeports sont hébergés soit dans des hôtels ou des pensions pour une journée avant qu’ils passent en Syrie par les frontières qui sont sous contrôle terroriste. http://chinamatters.blogspot.com/2015/07/turkey-plays-uyghur-card.html

Idlib était un foyer de violence et de destruction dès les premiers mois de la crise syrienne en mars 2011. À la fin de l’été 2011, Idlib était presque vide de résidents, soit ils fuyaient vers les camps de réfugiés turcs à proximité, soit vers les camps de réfugiés de Latakia. Idlib a été transformé en un quartier général de la Free Syrian Army (Armée syrienne libre) et une base d’opérations.

Lorsque le sénateur républicain John McCain de l’Arizona a fait son fameux voyage illégal en Syrie, pour rencontrer les commandants de l’Armée syrienne libre (ASL), il était près d’Idlib. Finalement,  l’ASL a recruté et invité des groupes Al-Qaïda de Libye, d’Afghanistan, de Tchétchénie et d’autres pays arabes et occidentaux tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Europe et l’Australie. La majorité des résidents syriens ne soutiennent pas la révolution armée. En raison de ce manque de soutien sur le terrain, l’ASL a choisi d’appeler leurs frères djihadistes dans le monde entier. Le bureau américain de la CIA à Adana, en Turquie, qui dirige le commandement et les approvisionnements de l’ASL, n’a eu aucun problème à permettre à Al-Qaïda et à ses affiliés de renforcer les forces terrestres de l’ASL, qui avaient diminué. L’Amérique a utilisé l’ASL et des filiales d’Al-Qaeda comme Jibhat al-Nusra, armée islamique, Nour-al Deen al Zinki et Ahrar al Sham, pour combattre les forces gouvernementales syriennes, évitant ainsi de déployer des soldats américains. En fait, l’ASL, et toutes les autres milices armées, agissent comme des « soldats américains sur le terrain ».

Le Parti Islamique du Turkestan (TIP) est un groupe politique radical islamique composé d’Ouïghours. Leur chef est Emir Abd al-Ḥaqq al-Turkistānī. Depuis 2001, le TIP est affilié à Al-Qaïda. Les chefs de terrain du champ de bataille du TIP dans la province d’Idlib, en Syrie, sont Abu Rida al-Turkestani et Ibrahim Mansour. En 2013 le TIP s’est aligné avec Jibhat al-Nusra, un groupe terroriste en Syrie qui figure sur la liste des groupes terroristes interdits aux États-Unis. L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré : « Les Tchétchènes qui ont quitté ISIS (Islamic State of Iraq and the Levant) ont été remplacés par le Parti islamique du Turkistan ouïghour allié à Al-Qaïda ».

«Islam Awazi», le centre médiatique du Parti Islamique du Turkestan (TIP), publie trois à quatre vidéos mensuelles dans la rubrique « Un appel des premières lignes du djihad » qui rapportent les « succès » militaires des combattants du TIP. En outre, une vidéo mensuelle « Tourisme des croyants » est produite qui démontre la vie « pacifique » et « militaire » des combattants ouïghours en Syrie. En particulier, le 22 juillet 2016, le Parti Islamique du Turkestan a distribué une vidéo intitulée « My Desire », qui a mis en évidence des photos de combattants ouïghours en Syrie. http://thediplomat.com/2016/08/chinas-nightmare-xinjiang-jihadists-go-global/

Aujourd’hui, les radicaux inspirés de l’Etat islamique répètent l’expérience des combattants du TIP qui ont massacré des Chinois Han (Les Han constituent le peuple chinois « historique ») dans les gares de Kunming et de Guangzhou à l’aide de couteaux, de haches et de machettes en 2014. Le TIP a une longue histoire d’attaques terroristes en Chine contre les non-musulmans. Maintenant que le TIP est en Syrie en grand nombre, ils sont devenus un concurrent sérieux dans le Jihad mondial. En octobre 2013, cinq personnes sont mortes quand une voiture s’est écrasée contre un groupe de piétons près de la place Tiananmen à Pékin; le TIP a revendiqué l’attaque dans une vidéo. Cette loi nous rappelle l’attaque avec un camion sur la promenade des Anglais à Nice qui a tué et blessé un grand nombre de personnes lors de la fête nationale française, le 14 juillet 2016.

Les terroristes de TIP à Idlib ont été très fiers de détruire les différentes Églises chrétiennes de la région. Comme dans de nombreuses parties de la Syrie, la région d’Idlib avait accueilli des musulmans, des chrétiens et des sectes minoritaires. Le TIP a fait de nombreuses vidéos de la destruction des églises avec leur drapeau TIP sur les clochers.

Les Ouïghours sont un groupe assez pauvre et peu éduqué en Chine. Ils ont un fort sens de la famille et certains ont ressenti l’aliénation politique du gouvernement chinois et de la société. Pour cette raison, la plupart des ouïghours qui ont émigré à Idlib, en Syrie, ont amené leurs familles entières avec eux. Hommes mariés, femmes, enfants et leurs parents âgés. C’est différent de la plupart des jihadistes, qui sont de jeunes hommes voyageant seuls. Parce que ces djihadistes du TIP sont arrivés à Idlib, en Syrie, comme des unités familiales entières, ils ont eu besoin d’arrangements de vie spéciaux, contrairement aux camps typiquement terroristes masculins. Le TIP a occupé un village entier dans la province d’Idlib, nommée Az-Zanbaqi, qui abrite aujourd’hui 3 500 Ouïghours de tous âges des deux sexes. Il y avait tant d’enfants avec eux, qu’ils ont établi leurs propres écoles. L’enseignement du Coran et la formation militaire « Junior Jihadis » sont les principales matières enseignées aux enfants. Leur rêve est de survivre au djihad syrien, de s’affirmer dans les combats terroristes, puis de retourner en Chine pour commencer leur attaque contre la Chine et la transformer en un État islamique.

Les pétrodollars de l’Arabie Saoudite et du Qatar servent à financer le projet de changement de régime en Syrie. L’argent est distribué en Turquie par un fonctionnaire saoudien. L’Amérique est la source de la politique de changement de régime à l’égard de la Syrie, avec la Turquie comme la base logistique d’opérations. La Syrie est le champ de bataille et les civils syriens désarmés représentent le plus grand nombre de victimes.

La Turquie est une démocratie moderne. Depuis longtemps, elle se targue de sa forme laïque de gouvernement. Cependant, le parti AKP, le parti au pouvoir du Président Erdogan, est en fait un parti islamiste. Erdogan a continuellement apporté des changements substantiels au tissu social et politique de la Turquie afin d’amener la société turque vers un islam radical. L’islam radical n’est pas une religion ou une secte, mais une idéologie politique. Les Frères musulmans sont un parti politique mondial fondé sur l’islam radical. Les Frères musulmans sont interdits dans de nombreux pays, notamment en Égypte et en Syrie. Erdogan est un partisan et un défenseur des Frères musulmans. L’opposition armée syrienne a une aile politique, la Coalition nationale syrienne (SNC). Le Président Erdogan a accueilli la SNC à Istanbul.

Les États-Unis abritent également des Frères musulmans, avec des bureaux et des membres dans presque toutes les grandes villes. Le Congrès des États-Unis a déjà débattu de la proscription des Frères musulmans ; cependant, la loi n’a pas passé. Des membres des Frères musulmans occupent des postes importants dans l’administration Obama et dans des départements clés comme la sécurité et la défense. Au Royaume-Uni, les Frères musulmans se trouvent également dans tout le pays et sont étroitement liés au gouvernement britannique. On peut en dire autant de l’Australie.

L’Arabie Saoudite est la terre d’élection du wahhabisme, tandis que le Qatar fait la promotion du salafisme, la Turquie, les États-Unis et le Royaume-Uni sont des bases des Frères Musulmans. Tous se revendiquent de l’islam radical. Ces trois courants sont les trois côtés de la même pièce. Cependant, la grande majorité des musulmans dans le monde rejettent l’islam radical, et selon des savants islamiques, ils rejettent le « culte de la mort » appelé Etat islamique, né des trois courants décrits plus haut.

Le « Chinatown » en Syrie n’est pas un endroit touristique, connu pour ses lanternes rouges lumineuses et ses plats savoureux de nouilles. Pour cela, il faut aller à San Francisco ou Seattle. Le « Chinatown » en Syrie est un petit village de campagne au milieu des collines et des oliviers, une ville terroriste, pas une ville touristique. Un jour, le visa de ces « touristes » ouïghours viendra à expiration et ils auront alors deux solutions : affronter la mort sur les champs de bataille ou retourner chez eux par l’antique Route de la Soie que leurs ancêtres ont rendu célèbres.

 

Turquie: vrai-faux ou faux-vrai coup d’état ?… Les dessous (sales bien entendu) de l’affaire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , on 22 juillet 2016 by Résistance 71

Manipulation en Turquie

Thierry Meyssan

19 juillet 2016

chronique originellement publié dans le journal syrien de langue française Al-Watan

source:

http://www.mondialisation.ca/manipulation-en-turquie/5536825

Le président Erdoğan est issu de la Millî Görüş, une milice islamiste qui soutenait les jihadistes en Russie dans les années 90 et ourdit un coup d’État en 1999.

En 2003, Recep Tayyip Erdoğan est devenu Premier ministre d’un État membre de l’Otan.

En 2011, le gouvernement Erdoğan a signé un traité secret avec la France l’impliquant dans les guerres contre la Libye et la Syrie en échange du « droit » d’expulser sa population kurde vers un État qui serait créé pour l’occasion.

En 2012, le président Erdoğan a pris la succession du prince Bandar bin Sultan dans la coordination des réseaux jihadistes.

En 2013, le président Erdoğan a pris la succession de l’émir Hamad du Qatar dans le parrainage des Frères musulmans. Puis, il a installé à Izmir le Commandement joint des forces terrestres de l’Otan, le LandCom, qui coordonne la guerre contre la Syrie.

En 2014, le gouvernement Erdoğan a participé à la transformation de l’Émirat islamique en Irak en lui apportant les 80 000 combattants de la confrérie irakienne des Naqchbandis —qui avait créé la Millî Görüş turque—.

Aussi, la tentative de le renverser est-elle apparue comme la fin de la guerre contre la Syrie. Pourtant, elle aurait simplement désorganisé la coalition internationale le temps nécessaire à ce que les différentes fonctions du président Erdoğan soient attribuées à d’autres leaders.

Les militaires du 16 juillet ont été trahis de l’intérieur : aucune des personnalités du régime n’a été arrêtée, ni Hakan Fidan, ni Recep Tayyip Erdoğan. Ceux qui ont pris les locaux de la télévision nationale, la TRT, ont eu beau annoncer qu’ils contrôlaient le pays, aucun des objectifs stratégiques n’avait été visé. Il y a eu beaucoup de rumeurs, mais aucune trace de coup, sinon ceux de l’attaque contre les bâtiments vides de la Grande Assemblée nationale ; des traces qui apparaissent désormais comme une mise en garde des députés.

Aucun leader du putsch n’a pris contact avec l’opposition pour l’associer au nouveau régime, si bien que celle-ci, effrayée à l’idée du retour possible d’une dictature militaire, s’est rangée au côté de son ennemi, l’AKP.

Avant même la fin de la tentative, les hommes du président Erdoğan arrêtaient les officiers de la gendarmerie qui s’étaient opposés à lui et qui n’étaient aucunement impliqués dans le coup. Une fois celui-ci terminé, ils ont non seulement arrêté les putschistes, mais aussi plus de 7 000 autres personnes, limogé plus de 8 000 fonctionnaires, suspendu 2 700 magistrats et le vice-président de la Cour constitutionnelle dont les noms attendaient depuis longtemps au Palais blanc. La grande purge des disciples de Fethullah Gülen se poursuit.

Les États-Unis semblent les plus surpris par cette trahison. Après avoir sollicité l’ancien président Abdullah Gül, puis un magistrat, comme possibles successeurs du président, ils ont soutenu le Parti démocratique des Peuples (HDP) lors des élections truquées de novembre 2015, et récemment un magistrat. À l’évidence, ils étaient informés à l’avance du coup et s’en réjouissaient. La France, également au courant, avait fermé son ambassade et son consulat le 13 juillet au soir.

Ayant désormais anéanti ses oppositions, le président Erdoğan peut continuer sans encombre à conduire son pays dans la voie du sultan Abdühamid II et des Junes Turcs : le nettoyage ethnique.

Guerre impérialiste en Syrie: Implication turque avec Daesh… La Russie balance !

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Rappelons à toute fin utile que la Turquie est un membre de l’OTAN, vous savez… Cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord qui doit disparaître comme a disparu il y a deux décennies sa contre-partie de l’alliance du Pacte de Varsovie… Ainsi il est bien plus que probable que l’attentat récent à la bombe d’Ankara soit un faux-drapeau pour justifier l’action d’invasion et d’agression turque dans la région kurde du nord de la Syrie. A qui profite le crime ? Certainement pas au PKK.

— Résistance 71 —

 

Rapport de renseignement russe sur l’aide actuelle de la Turquie à Daesh

 

Réseau Voltaire

 

18 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190331.html

 

Recrutement de combattants terroristes étrangers à destination de la Syrie, facilitation de leurs mouvements transfrontières vers ce pays et livraisons d’armes aux groupes terroristes opérant sur son territoire.

Selon les informations disponibles, des représentants de l’État islamique d’Irak et du Levant (ÉIIL) ont créé un vaste réseau à Antalya, avec l’aide des services spéciaux turcs, pour recruter en Turquie des personnes originaires de pays de l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques en vue de les faire participer au conflit en Syrie et de les transférer éventuellement en Russie.

Le groupe de recruteurs est composé : d’un citoyen kirghize dénommé Abdoullah ; d’une personne originaire de la République des Adyguées, dénommée Azmet ; d’une personne originaire de la République du Tatarstan, dénommée Elnar ; d’un citoyen russe dénommé Ilyas ; d’un citoyen azerbaïdjanais dénommé Adil Aliev et d’une personne originaire de Karatchaïevo-Tcherkessie, dénommée Nizam. Il est dirigé par un citoyen russe dénommé Rouslan Rastyamovitch Khaïboullov (pseudonymes : Baris Abdoul ou « Le Professeur »), né le 1er avril 1978 au Tatarstan. Ce dernier vit avec sa famille à Antalya et est titulaire d’un titre de séjour permanent en Turquie.

Le recrutement s’effectue au vu et au su de l’administration pénitentiaire. Si un détenu accepte de se convertir à l’islam et se livre à des activités terroristes, les recruteurs promettent de « conclure un marché » avec les organes de répression turcs et offrent gratuitement les services d’un avocat turc, Tahir Tosolar. Soultan Kekhoursaev, un Tchétchène possédant la citoyenneté turque, a également effectué des visites aux mêmes fins dans des centres de détention où sont placés des étrangers.

En septembre 2015, un groupe de combattants de l’ÉIIL comptant plus d’un millier d’hommes venus de pays d’Europe et d’Asie centrale a été conduit vers la Syrie par le passage frontalier d’Alikaila (Gaziantep), à partir du territoire turc.

Les itinéraires utilisés pour les déplacements des combattants passent très près de la frontière turco-syrienne, à travers les localités d’Antakya, Reyhanlı, Topaz, Şanlıurfa et Hatay.

En mars 2014, le chef de l’Organisation nationale turque du renseignement (MIT), H. Fidan, a coordonné le déplacement d’une grande unité de l’ÉIIL dirigée par un citoyen libyen, Mahdi al-Kharati [1]. Le transport des combattants de Libye en Syrie a été effectué par la voie maritime en passant par le poste frontalier Barsai situé entre la Turquie et la Syrie.

Depuis la fin du mois de décembre 2015, un itinéraire de transport aérien est organisé avec l’aide des services spéciaux turcs pour permettre à des combattants de l’ÉIIL de se rendre de Syrie au Yémen en passant par la Turquie, grâce à l’utilisation d’appareils militaires turcs. Un autre moyen employé pour les déplacements de combattants est le transport par voie maritime jusqu’au port yéménite d’Aden.

Des citoyens russes qui cultivent des contacts avec des représentants des services de sécurité et de police et des administrations de plusieurs villes turques, notamment Istanbul, sont impliqués dans des activités de recrutement menées par l’intermédiaire de madrassas turques.

On sait que des centres de soins et de convalescence situés dans des régions turques proches de la frontière syrienne sont accessibles à des combattants blessés de l’ÉIIL. Pas moins de 700 combattants étaient en réadaptation à Gaziantep, en 2014.

Selon les informations disponibles, à partir de 2015, les services spéciaux turcs ont aidé à transférer d’Antalya vers Eskişehir une communauté désignée sous le nom de « village tatar », qui héberge des combattants et des complices du groupe terroriste Front el-Nosra issus des populations de souche tatare des Républiques du Tatarstan, du Bachkortostan et de Mordovie. Certains d’entre eux ont une double nationalité, celle de la Russie et celle de la Turquie.

L’un des principaux responsables du village est Timour Maounirovitch Bitchourine, citoyen russe né le 15 décembre 1969, originaire de Kazan et qui apporte une aide complice aux combattants islamistes en Syrie depuis janvier 2014.

En décembre 2014, les services spéciaux turcs ont aidé à installer des camps de regroupement d’immigrés illégaux en Turquie, notamment dans la province de Hatay, en vue d’organiser un entraînement et d’envoyer des bandes d’extrémistes en Syrie. En janvier 2015, le MIT turc a été impliqué dans une opération qui visait à fusionner trois milices terroristes —Osman Gazi, Omer bin Abdulaziz et Omer Mukhtar— en un groupement appelé Brigade Soultan Abdoulhamid, dont le commandement a été confié à Omer Abdoullah. Les membres de ce groupe suivent un entraînement dans un camp situé à Bayır-Bucak, en Turquie, sous la direction d’instructeurs d’unités des forces d’intervention spéciale de l’état-major de l’Armée turque et de membres du personnel du MIT. Les activités de la Brigade Soultan Abdoulhamid sont coordonnées avec celles des combattants du Front el-Nosra dans le nord de la province syrienne de Lataquié.

Il est établi que, le 21 septembre 2015, dans la ville syrienne de Tell Rifaat, des représentants de l’opposition syrienne qui avait suivi un entraînement militaire dans un camp situé à Kırşehir en Turquie ont livré des armes aux combattants du Front el-Nosra.

Selon les informations disponibles, les livraisons d’armes à des groupes terroristes opérant en Syrie se poursuivent à l’aide de moyens fournis par les fondations İnsan Hak ve Hürriyetleri ve İnsani Yardım Vakfı (IHH) [2], İmkander [3] et Öncü Nesil İnsani Yardım Derneği sises en Turquie.

Des livraisons d’armes, de matériel militaire et de munitions de différents types sont acheminées à partir de pays étrangers vers le port turc d’İskenderun. Des équipements et fournitures militaires sont ensuite transportés à travers la province de Hatay (poste frontière d’Oncupinar) jusqu’à Alep et Idleb en Syrie par des véhicules appartenant aux fondations IHH, İmkander et Öncü Nesil portant les immatriculations turques suivantes : 33 SU 317, 06 DY 7807, 33 SU 540, 33 SU 960, 42 GL 074 et 31 R 5487. Sur le territoire syrien, les armes et munitions sont distribuées à des bandes turkmènes et à des unités du Front el-Nosra.

Le 15 septembre 2014, des représentants de la fondation IHH ont acheminé par la route des cargaisons d’armes et de médicaments destinées à des groupes de l’ÉIIL de la ville turque de Boursa vers la Syrie en passant par le poste frontière de Ceylanpınar (district de Reyhanlı). Ce convoi a été escorté à travers la Turquie par des véhicules transportant des membres du personnel du MIT.

Guerre par procuration en Syrie: La Russie démasque la mafia Erdogan du pétrole volé… Mais quid du véritable financement lourd de l’EI ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 3 décembre 2015 by Résistance 71

Nous voudrions ajouter ceci à l’analyse ci-dessous: Si ce trafic de la mafia Erdogan avec l’EIIL est bien réel, il n’en demeure pas moins l’arbre qui cache la forêt. Il est totalement impossible que les camions citernes traversant la frontière avec la Turquie et les revenus qu’ils génèrent soient suffisant pour entretenir cette énorme opération qu’est l’EI/Daesh… Le financement lourd provient du Qatar et de l’Arabie Saoudite, c’est à dire d’Exxon-Mobil et d’Aramco, qui ont attaqué la Syrie après le refus d’Assad de laisser passer le gazoduc qatari, donc d’Exxon-Mobil/Rockefeller et ainsi attiré la Russie (Gazprom) et l’Iran (NIOC) dans le conflit par procuration. De plus, des gisements très importants de gaz naturel ont été découverts au large de la Syrie et de Gaza… Qui exploitera ce filon ? Le marché du gaz naturel est le boum économique qui vient (sans mauvais jeu de mot…). La guerre (du gaz) fait donc rage !

— Résistance 71 —

 

Trafic de pétrole de l’EI: la Russie accuse Erdogan et sa famille

Al Manar

2 décembre 2015

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=271137&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=33&s1=1

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa famille sont directement « impliqués » dans le trafic de pétrole avec la milice wahhabite takfiriste Daesh (Etat islamique-EI), a affirmé le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, lançant mercredi de nouvelles accusations contre la Turquie qui a abattu un avion militaire russe le 24 novembre.

« Le principal consommateur de ce pétrole volé à ses propriétaires légitimes, la Syrie et l’Irak, s’avère être la Turquie. D’après les informations obtenues, la classe dirigeante politique, dont le président Erdogan et sa famille, est impliquée dans ce commerce illégal », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à laquelle, pour la première fois, étaient invités plus de 300 journalistes étrangers.
   
 »Le cynisme du gouvernement turc est sans limite », a-t-il continué, ajoutant que la Russie « a déjà à plusieurs reprises averti du danger de flirter avec le terrorisme ».
 « Vous ne vous posez pas de questions sur le fait que le fils du président turc s’avère être le dirigeant d’une des principales compagnies énergétiques et que son beau-fils a été nommé ministre de l’Energie? Quelle merveilleuse entreprise familiale! », a-t-il commenté, en référence à la récente nomination au poste de ministre de l’Energie du gendre du président turc, Berat Albayark.

C’est la première fois que Moscou cite nommément le président turc et son entourage pour accuser Ankara, qui a abattu le 24 novembre un avion militaire russe au-dessus de la frontière syrienne, provoquant une crise sans précédent avec la Russie.
Preuve à l’appui, le ministère russe de la Défense a dévoile les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu’à la frontière entre la Syrie et la Turquie.
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l’EI vers des ports où l’or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

Antonov a indiqué que la Russie appelle Ankara à autoriser l’accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l’EI.


Recep Tayyip Erdogan, dont le pays a rejoint l’été dernier la coalition internationale antijihadiste, avait déjà qualifié ces accusations de « mensonges et calomnies » et nie farouchement couvrir le trafic de pétrole brut organisé par l’EI, qui constitue la principale source de revenus de l’organisation jihadiste.

Moscou, qui mène des frappes aériennes sur la Syrie depuis le 30 septembre, a intensifié ses frappes contre les installations pétrolières de l’EI, autorisant les pilotes de ses avions de « tirer à vue » sur les camions-citernes dans la zone contrôlée par l’organisation terroriste.

Depuis le début de ses interventions, l’aviation russe a détruit 32 complexes pétroliers, 11 raffineries, 23 puits de pétrole et 1.080 camions-citernes transportant des produits pétroliers, a énuméré M. Antonov, faisant défiler les cartes dans l’immense salle où s’étaient réunis plus de 300 journalistes.
   
Signalant que Daesh possède quelque 8.000 camions citernes qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole, il a indiqué que grâce à ces frappes, Moscou a réussi à réduire de moitié le chiffre d’affaires annuel des activités pétrolières de l’EI, passé de trois milliards de dollars par an à 1,5 milliard de dollars.
« Les flux financiers liés à la revente de produits pétroliers ne servent pas uniquement à enrichir la haute direction politico-militaire de la Turquie. Ils reviennent en grande partie en Syrie sous forme d’armes, de munitions et de combattants de différents types. Rien qu’au cours de la semaine écoulée, 2.000 combattants ont rejoint les rangs de Daesh et du Front al-Nosra depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules de différents types ont été livrés », a-t-il également révélé.

Toutes les informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d’armes, de munitions et de composants d’explosifs seront présentées la semaine prochaine, a-t-il conclu.

La guerre secrète russo-turque résultat de l’ingérence de l’OTAN en Syrie…

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L’OTAN refuse de s’impliquer dans la guerre secrète russo-turque

 

Réseau Voltaire

 

8 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188985.html

 

Les ministres de la Défense des États membres de l’Otan, réunis à Bruxelles le 8 octobre 2015, ont approuvé le plan de Force d’intervention rapide et la création de deux nouveaux quartiers généraux en Hongrie et en Slovaquie.

Abordant la question des violations de l’espace aérien turc par la Russie dans le cadre de son opération contre les organisations terroristes en Syrie, l’Alliance a rejeté la demande turque de maintien des missiles Patriot.

Ces missiles anti-missiles avaient été déployés à la frontière turco-syrienne alors que l’Alliance entendait empêcher l’Armée arabe syrienne de reprendre le contrôle du Nord de son pays. L’Otan avait annoncé leur retrait dès que les présidents Obama et Poutine s’étaient mis d’accord sur l’opération russe et avant même que celle-ci soit annoncée.

Dès le premier jour de bombardement, l’aviation russe a tué des officiers turcs illégalement déployés sur le sol syrien.

Au cours des derniers jours, l’aviation russe a multiplié les violations de l’espace aérien turc en prétextant des problèmes météo imaginaires. De nombreux experts occidentaux ont assuré que l’Armée russe testait le temps de réaction de son homologue turque. En réalité, la Russie mène la guerre contre l’Armée turque qui continue à encadrer des groupes terroristes sur le sol syrien et fournit un refuge et une assistance aux jihadistes qui fuient les bombardements russes.

Le Conseil de l’Atlantique-Nord s’est contenté de faire déclarer par son secrétaire général que ces violations de l’espace aérien étaient inacceptables et qu’il exprimait sa forte solidarité à la Turquie.