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Nouvel Ordre Mondial: Al Qaïda et l’EIIL créés par l’empire (Harvard)

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 juillet 2018 by Résistance 71


La lumière du N.O.M

 

Un chercheur de Harvard explique comment les Etats-Unis ont créé Al Qaïda et le groupe terroriste de l’EIIL / Daesh

 

Arjun Walia

 

27 juin 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/49733.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est assez fascinant de constater à quel point la conscience planétaire a changé en l’espace de ces quelques cinq dernières années et ceci ne s’est pas produit sur juste un sujet, mais dans bien des domaines allant de la santé à la géopolitique et tout ce qu’on peut trouver entre les deux.

Les gens sont vraiment en train de se réveiller et de voir au travers de la masse de la propagande et des mensonges qui nous sont continuellement apportés par les médias sur les sujets globaux et autre domaines englobant tous les aspects de l’humanité.

Connu pour être le “père de la relation publique”, Edward Bernays (NdT: neveu de Sigmund Freud) le résume assez bien:

La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent de mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir de notre pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont formatés, nos goûts façonnés, nos idées suggérées, essentiellement par un groupe de personnes dont nous n’avons jamais entendu parler.” — Propaganda, 1928

Ce grand “réveil” dont je parle est devenu évident alors que des mots comme “état profond”, “terrorisme faux-drapeau” sont devenus des lieux communs de la rhétorique publique médiatique, des politiciens internationaux y faisant même souvent référence. Prenez le président russe Poutine par exemple qui a dénoncé en de multiples occasions l’alliance militaire occidentale et ses menaces “magiques”, “mythiques” qu’elle crée pour justifier son action politico-économique et ses sanctions et interventions dans de nombreux pays pour en fait d’autres motifs. Un autre exemple serait comment le président syrien Bachar al Assad a dénoncé Donald Trump pour n’être qu’un autre outil de l’état profond états-unien. Cette reconnaissance de “l’état profond” est énorme car de nombreux présidents américains ont essayé d’en informer le public au cours des dernières décennies.

L’ancien président Theodor Roosevelt fut un de ceux qui essaya de nous prévenir que les deux partis politiques US avaient dérogé de leur objectif initial et qu’au lieu que la politique soit un outil pour promouvoir le bien public des masses, “ils sont les outils d’intérêts corrompus qui les utilisent pour assouvir leurs propres intérêts. Derrière ce gouvernement de façade, siège, trône un gouvernement invisible, n’ayant aucune responsabilité ni allégeance de quelque sorte que ce soit envers le peuple.” (source)

L’idée que les gouvernements ne représentent en rien leur peuple et que ceci n’est pas nouveau est devenu évident aujourd’hui. Pour nous, à Collective Evolution, c’est fascinant parce que nous avons écrit et dénoncé cet état profond depuis des années (NdT: de la même manière pour nous à Résistance 71…) et avoir maintenant des figures de la politique en parler ouvertement fait définitivement se poser des questions.

Le meilleur exemple (moderne) de terrorisme faux-drapeau pourrait bien être les attentats du 11 septembre 2001 ainsi que les récentes attaques chimiques ayant eu lieu en Syrie. Est-ce que l’élite mondialiste fomente et perpétue ces évènements en le blâmant sur quelqu’un d’autre pour justifier les actions qu’ils ont décidé de prendre ? Est-ce que tout ce qu’on nous dit et ce que nous connaissons sur le terrorisme et la menace sur la sûreté de l’État est fondé sur de fausses assertions ?

La Syrie et l’histoire de la Syrie est un excellent exemple, le document intitulé “Syria: Scenarios of Dramatic Political Change,” a été écrit en juillet 1986 par le Foreign Subversion and Instability Center, partie du Mission Center for Global Issues de la CIA. Il déclare sa mission être: “d’analyser un nombre possible de scénarios pouvant mener à l’expulsion du président Assad ou tout autre changement politique d’importance en Syrie.” Bien que le document ait 25 ans d’âge, il montre que les Etats-Unis planifient d’infiltrer et d’influencer la Syrie afin de créer un changement utile à leurs intérêts, cela remonte à plus de 30 ans..

Le document vient aussi avec des témoignages de gens de l’intérieur, comme par exemple le général 4 étoiles Wesley Clark, ancien chef des opérations de l’OTAN de 1997 à 2000. Celui-ci a déclaré dans un entretien avec Democracy Now! que les USA planifiaient d’envahir 7 pays en 5 ans au Moyen-Orient incluant la Syrie et ce sans aucune raison valide. Il offrait le sentiment des personnes au sein de l’armée américaine que nous avions une “bonne armée” et que nous pouvions “renverser des gouvernements”. Il parla d’un mémo interne du Pentagone qui décrivait comment les Etats-Unis allaient “renverser 7 pays en 5 ans en commençant avec l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et pour finir l’Iran.

(source).

Alors, qui a créé Al Qaïda et l’EIIL ?…

Nous sommes face à face avec la prise de contrôle criminelle à un niveau international.. il y a une guerre ouverte menée par les Etats-Unis et qui peut être menée par quelques pays par procuration qui obéissent aux ordres de Washington… La ‘guerre globale contre le terrorisme’ est une action américaine, une fausse action, basée sur de fausses bases. Elle nous explique que quelque part les Etats-Unis et le monde occidental courent après un ennemi fictif, l’État Islamique, quand cet EI est de fait totalement soutenu et financé par l’alliance militaire occidentale et les alliés des Etats-Unis dans le Golfe Persique,

Cette citation ci-dessus provient d’un économiste canadien, Michel Chossudovsky, professeur émérite de l’université d’Ottawa. Il expliqua tout cela dans une conférence international sur le Nouvel Ordre Mondial qui fut organisée il y a quelques années par la Perdana Global Peace Foundation.

Comme on peut le constater, ce sentiment est partagé par beaucoup et une des dernières voix à abonder en ce sens est celle de Garikai Chengu de l’université de Harvard.

A l’instar d’Al Qaïda, l’EIIL est made in USA, il est un instrument de terreur fait pour diviser et conquérir le Moyen-Orient riche en pétrole et en hydrocarbures et pour contrer l’influence croissante de l’Iran dans la région. Le fait que les Etats-Unis ont une très longue histoire de soutien et de création  du terrorisme ne surprendra que ceux qui regardent les JT et ignorent l’histoire.

Un autre excellent point que Chengu établit:

La relation de l’Amérique avec AQ a toujours été une relation de haine et d’amour. Tout cela dépend si un groupe particulier affilié à AQ sert des intérêts américains spécifiques dans la zone où il se trouve. Selon le cas, le ministère des affaires étrangères américain soutien et finance le groupe terroriste ou le fait bombarder. Alors même que les législateurs américains clament s’opposer à l’islam extrémiste, ils le fomente et le développent comme arme de leur politique étrangère.

Il fournit pas mal d’exemples dans son article, demandant aux lecteurs de se rappeler quand la “CIA donna naissance à Oussama Ben Laden et allaita son organisation pendant les années 1980.” Il rappelle brièvement l’ancien ministre britannique des affaires étrangères Robin Cook disant au parlement qu’Al Qaïda “était sans aucune équivoque, un produit des services de renseignement occidentaux.

La vérité est qu’il n’y a pas d’armée islamique ou de groupe terroriste répondant au nom d’Al Qaïda et tout officier de renseignement informé sait parfaitement cela. Mais en revanche, il y a une campagne de propagande pour faire croire au public la présence d’une entité intensifiée représentant ‘le diable’ et ce uniquement pour amener les téléspectateurs à accepter un leadership international unifié pour une ‘guerre contre le terrorisme’. Le pays qui se tient derrière cette campagne de propagande sont les Etats-Unis.” ~ Robin Cook

Aujourd’hui, nous avons de nombreux lanceurs d’alerte qui martèlent ce point précis. Voici par exemple une vidéo de la lanceuse d’alerte du FBI Sibel Edmonds sur RT news: video.

Elle est une ancienne traductrice du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition (NSWBC). Elle a attiré pas mal d’attention sur elle en 2002 après avoir accusé un collègue de couvrir une activité illicite impliquant des citoyens turcs, qui mettaient en cause de sérieux manquements à la sécurité et des activités de camouflage en référence à des informations ultra-confidentielles qui étaient délibérément supprimées. Elle met en évidence le fait que l’EIIL est la création de ceux-là mêmes qui appelle le groupe terroriste.

Un autre exemple récent provient d’Edward Snowden qui publie un tweet de l’assistant professeur Max Abrahms, expert en sécurité internationale, posant la relation entre la CIA et AQ. […] 

Snowden a retweeter ceci le 12 septembre, le jour d’après l’anniversaire du 11 septembre.

La soi-disante guerre contre le terrorisme devrait être vue pour ce qu’elle est véritablement: un prétexte pour maintenir une armée américaine dangereusement sur-gonflée. Les deux groupes les plus importants influents sur la politique étrangère américaine sont le lobby israélien qui dirige la politique américaine du Moyen-Orient et le complexe militaro-industriel qui profite de toutes les actions qui en découlent. Depuis que George W. Bush a déclaré cette ‘guerre contre le terrorisme’ en 2001, celle-ci a coûté aux contribuable plus de 6600 milliards de dollars et des milliers de nos jeunes sont tombés pour cette mascarade ; mais cette guerre a aussi engrangé des milliards pour l’élite au sommet de la pyramide américaine.” ~ Garikai Chengu.

Alors que pouvez-vous faire ? En quoi cela change t’il votre vie ?

Le plus intéressant au sujet de ce type d’information est que cela va à contre-courant de l’info des merdias de base et de leur rhétorique usuelle. Dans un monde où l’information est présentée de manière totalement antinomique à la réalité de terrain, que doit donc faire celui qui est intéressé de connaître la vérité ?…

La plupart sait qui sert la soupe les vraies “fausses nouvelles/infos” et cela est spécifiquement intrigant quand on a tant de sources qui vont contre le narratif officiel. Ce qui est encore plus inquiétant est que ce sont les gouvernements qui veulent décider de ce qui est de la “vraie et de la fausse info”, de ce qui est réel et de ce qui est falsifié. Ne devrions-nous pas être capables de faire cela nous-mêmes ?… Ne devrions nous pas mettre notre casque à esprit critique ? Ne sommes-nous pas capable de regarder des sources variées d’information et de faire un choix informé plutôt que de dépendre exclusivement des infos diffusées sur nos écrans de TV avec des gens d’influence manipulant les perceptions et les esprits de la masse des gens ?…

En fin de compte, c’est tout ce qui existe, une guerre pour notre conscience et il est très clair qu’ils ne veulent vraiment pas que nous pensions par nous-mêmes.

Ce type d’info est du style catalyseur “ah ah, mais c’est pourtant bien sûr!”. Plus on commence à voir les choses, et à devenir conscients des réalités et plus cela devient le point de départ de l’action. Regardez ce qu’il s’est produit avec les OGM et l’activisme que cela a engendré, ainsi la vaste majorité de la nourriture OGM parfaitement légale aux Etats-Unis a été interdite dans bien des pays du monde.

C’est la même chose avec le terrorisme et la guerre en général. Au bout du compte, on nous a lavé le cerveau et on continue d’être conditionné afin d’accepter les raisons de la guerre. Au moment où nous nous réveillons, à l’instant où nous avons ce moment “ah ah”, c’est le moment où tout change et c’est aussi le moment où les soldats commenceront à arrêter d’appuyer sur la détente de leurs armes.

Le changement commence avec nous ! et au moment où nous ne permettons plus que nous soyons utilisés comme outils pour les objectifs et les fins de gens puissants, alors vient le moment où le monde commence à changer et nous sommes en ce moment même dans ce processus !… Une des choses les plus fortes et utiles que vous puissiez faire, est que lorsque l’opportunité vous ait présentée, n’ayez jamais peur de gueuler et de partager un avis, une opinion qui va à contre-courant.

== =

“Soyez le changement que vous voulez pour le monde..”
~Mahatma Gandhi ~

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Au sujet dun 11 septembre nucleaire

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

911_History_en

Que faire ?

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

Effondrer le colonialisme

Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

le bouclier du lanceur d’alerte

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Guerre impérialiste en Syrie: John Kerry reconnaît soutenir et armer l’EIIL/Daesh

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 13 janvier 2017 by Résistance 71

La fourberie et la tromperie permanente de l’État. Ceci n’est pas propre à Yankland, c’est inhérent à l’État, ultime outil de manipulation, de mensonge et de contrôle, qui contient par construction la finalité de ses moyens et inversement…
~ Résistance 71 ~

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

 

Preuve audio: John Kerry confirme en privé soutenir et armer Daesh

 

Réseau Voltaire

 

12 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194918.html

 

Le New York Times a publié le 30 septembre 2016 des extraits de l’enregistrement audio d’une conversation entre le secrétaire d’État, John Kerry, et des membres de « l’opposition » syrienne. La conversation a eu lieu le 22 septembre 2016, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. On l’y entend déplorer que le Congrès US refuse d’envoyer des hommes renverser la République arabe syrienne et conseiller aux opposants de se trouver une autre puissance militaire pour faire le travail à leur place et les porter au pouvoir.

Les extraits choisis par le New York Times laissaient comprendre que le département d’État ne pouvait plus soutenir la Coalition nationale de l’opposition et lui demandait de se tourner vers d’autres sponsors.

L’enregistrement complet de 36 minutes a été publié, le 1er janvier 2017, par The Last Refuge [1]. Il modifie totalement le sens de la conversation et atteste par conséquent que le choix des extraits initialement publiés par le New York Times visait en réalité non pas à accuser l’administration Obama, mais à la protéger.

Dans l’enregistrement complet, on entend le secrétaire d’État 
 confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne est de renverser le régime. 
 confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser à sa place la République arabe syrienne. 
 confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes pour qu’il renverse la République arabe syrienne.

Cet enregistrement met fin au mythe de la prétendue révolution syrienne aussi bien qu’à celui de la lutte de l’Occident contre Daesh. Il permet de mieux comprendre les tensions au sein de l’administration Obama et la démission du général Michael Flynn. En droit international, le soutien à Daesh viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et constitue un crime contre l’Humanité.

[1] “Absolutely Stunning – Leaked Audio of Secretary Kerry Reveals President Obama Intentionally Allowed Rise of ISIS…”, The Last Refuge (The Conservative Tree House), January 1, 2017.

Daesh, Al CIAda, guerre par procuration en Syrie… La guerre d’Exxon-Mobil et Aramco contre GazProm et la National Iran Oil Company

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, documentaire, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 novembre 2015 by Résistance 71

“La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et précise de l’État.”

~ Gustav Landauer ~

 “Les peuples, les gouvernemnts et les économies de toutes les nations soivent servir les besoins des banques et des autres multinationales.”

~ Zbigniew Brzezinski ~

 “La religion est pour ceux qui ont peur d’aller en enfer, la spiritualité est pour ceux qui y ont déjà été.”

~ Vine Deloria Jr, Lakota ~

 

Connaître l’histoire moderne pour se prémunir de l’endoctrinement de masse: le cas d’école de “l’État Islamique”, outil de la guerre par procuration entre les géants du pétrole et du gaz

 

La guerre larvée d’Exxon-Mobil (Rockefeller) en Syrie

 

Résistance 71

 

20 Novembre 2015

 

Mise à jour: La guerre du gaz est en train d’avoir lieu…
Mise à jour du 23 Novembre: Poutine déclare que la demande de gaz natural va augmenter de 30% d’ici à 2040. Ceci confirme notre hypothèse de la guerre du gaz en Syrie.

 

Dans le sillage de tous les attentats terroristes récents et bien sûr plus particulièrement celui de Paris en ce 13 Novembre 2015, l’ensemble de l’attention du monde occidental s’est reportée une fois de plus, sur le nouveau croquemitaine de “l’État Islamique” ou de Daesh comme on aime à le dire sous son acronyme arabe, ce qui le diabolise encore plus.

Devant la poussée sans précédent vers une guerre totale faite par nos dirigeants corrompus à la volonté oligarchique de leurs payeurs, saigneurs (faute volontaire) et maîtres, nous devons nous poser la question essentielle encore et encore du qui est “Daesh”, qui est cet “État Islamique” ou “État Islamique d’Irak et du Levant” ou “État Islamique d’Irak et de Syrie” ? Nous devons impérativement nous poser collectivement cette question parce que nos “dirigeants” traîtres et corrompus nous mènent à un conflit armé de grande ampleur et que l’étude tant soit peu appronfondie du sujet dévoile une supercherie à une échelle rarement égalée.

Pour analyser et écrire cet article, nous avons utilisé une fraction infime de l’information disponible en ligne en anglais, en français et nous en sommes sûrs en espagnol, italien, allemand, russe, arabe, pardon à ceux qu’on oublie. Nous ne faisons que synthétiser ici une connaissance divulguée depuis plusieurs années, qui ressort périodiquement dans les médias alternatifs, mais qui se doit d’être de nouveau rappelée et ramenée à la lumière pour que le plus de personnes possible puissent vraiment comprendre de quoi il retourne. Nous placerons suite à cet article, une série de liens menant à l’information citée, liens en français et en anglais, mais sans nul doute disponibles dans la vaste majorité des langues de la planète, pourvu qu’on veuille rechercher cette information et pour rechercher il faut soit être un “chercheur” ou soit avoir été titillé par le doute.

Douter dans ce monde orwellien c’est maintenir sa santé mentale et donc être capable d’anticiper !

Nous commencerons par citer celui qui est au centre de la tourmente actuelle, et le “trublion”, l’empêcheur de tourner en rond pour l’oligarchie occidentale, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine qui déclara ceci lors de la conférence de Valdaï fin 2014 au sujet de l’État Islamique (EI), Daesh:

Qui arme l’EI ? Qui a créé le climat politique favorable à l’EI ? Qui a poussé pour les livraisons d’armes ? Qui combat en Syrie ? Ce sont principalement des mercenaires. Qui les paie ? En partie le pétrole volé d’Irak et de Syrie. Les alliés des Etats-Unis achètent le pétrole. Les revenus de ce pétrole permettent de payer plus les mercenaires et d’en attirer d’autres en provenance des autres mouvements islamistes. Vous [l’occidnent] soutenez des “rebelles soi-disants modérés” et ceux-ci rejoignent l’EI qui les paie mieux […] regardez en Irak, c’est une catastrophe. Qu’avez-vous fait en Libye ? Même votre ambassadeur y a été tué ! Bombarder en Libye fut une contravention à la loi internationale…

La Russie est une clef aujourd’hui sur le sujet, mais elle en est une autre également sur l’origine de ce qui nous préoccupe grandement.

Flashback

Nous sommes à la fin des années 1970, en pleine guerre froide. Lieu: Afghanistan. La Russie est alors partie de l’URSS “marxiste” qui s’étend jusqu’aux confins de l’Asie. A Kaboul, capitale de l’Afghanistan siège un régime pro-soviétique aidé par Moscou. Les Etats-Unis, comme le Royaume-Uni avant eux, veulent récupérer sous leur coupe ce pays placé sur la route stratégique de lignes d’oléoducs pétroliers et gaziers. Zbigniew Brzezinski, alors conseiller à la sécurité nationale du président américain Jimmy Carter, flanqué de son acolyte Robert Gates de la CIA (ces deux personnages seront toujours actifs sous les régimes Bush et Obama), décident d’une stratégie pour piéger l’URSS en Afghanistan et à terme démanteler celle-ci de l’intérieur par la stratégie de la tension, en l’occurence religieuse avec un islam fondamentaliste. Cet Islam n’existe à l’époque nulle part ailleurs qu’en Arabie Saoudite et dans tous les royaumes médiévaux du Golfe professant une forme fondamentaliste et sectaire de l’islam: le Wahabisme. Avec l’aide des services secrets pakistanais (SIS), la CIA importe le wahabisme dans la région pakistano-afghane et fait ouvrir des madrassas (écoles religieuses) pour endoctriner les populations essentiellement rurales et sous contrôle de “seigneurs de la guerre” tribaux, financées par l’Arabie Saoudite, qui fera de même en Asie du Sud-Est.

De cet effort concerté entre le département d’état yankee, la CIA, le SIS et les services saoudiens, naîtra les “combattants de la liberté” ou Moudjahidines qui déclencheront une guerre civile en Afghanistan, guerre efficace qui forcera le régime en place, faible et corrompu, à demander l’assistance de son allié soviétique. Le piège tendu fonctionnera et l’URSS envahira l’Afghanistan pour soutenir son “président allié”. S’ensuivra 10 ans de guerre qui tourneront en un “Vietnam soviétique” dont le pays ne se remettra jamais. Durant cette période, intervient le colonel Tim Osman de la CIA, saoudien du nom d’Oussama bin Laden, issus d’une grande famille faisant fortune dans la construction, il devient le recruteur et contrôleur des finances de l’opération secrète de la CIA depuis “la base” afghane, “la base” qui se dit en arabe “Al Qaïda”. Après la victoire et le retrait des soviétiques, les “combattants de la liberté” locaux se transformeront, toujours sous contrôle de la CIA, de l’Arabie Saoudite et du Pakistan en régime Taliban. Les autres “moudjahidines”, la légion mercenaire islamiste de la CIA créée à des fins de déstabilisation d’un régime, seront, devant le succès remporté, recyclés dans d’autres conflits internes de déstabilisation dès la fin des années 1980 et dans les années 90 au profit de l’empire américain.

Recyclés sous le nom d’Al Qaïda ou Al CIAda, les mercenaires recrutés, payés par les pétrodollars des royaumes wahabites du Golfe, entraînés et logistiquement fournis par la CIA, les forces spéciales américaines et britanniques, le SIS pakistanais, ils combattront tour à tour en Tchétchénie (deux guerres), en Yougoslavie (Bosnie, Kosovo), et seront égalememt ventilés dans les mouvements islamistes de déstabilisation au profit de l’empire pétrolier anglo-américain et des intérêts sionistes en Afrique, comme en Somalie, au Soudan, au Nigéria (Boko Haram), au Maghreb (avec AQMI débordant sur le Mali et le Niger et ayant ses bases de recrutement en Libye et en Europe).

Un refus des Talibans mis en place en Afghanistan par la CIA de laisser passer un oléocuc à travers le pays verra la rupture brutale des relations avec leurs maîtres et payeurs. Ceci fut une des raisons de l’attaque fausse-bannière du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis. Dans l’intervalle, “l’ennemi public #1” Oussama bin Laden, malade, dialisé, hospitalisé en Juillet 2001 à l’hôpital américain de Dubaï où il fut visité dans sa chambre par le chef de l’antenne locale de la CIA, meurt en décembre 2001 dans un hôpital au Pakistan. Son corps sera enterré rapidement en Afghanistan. Le croquemitaine doit néanmoins perdurer.

Suite à l’invasion américaine de l’Afghanistan en 2001 en représaille des attentats de New York, un nouveau président est mis en place pour le pays après que le chef Taliban le Cheikh Omar se soit enfui à mobylette. L’empire met au pouvoir sa marionnette Hamid Karzaï, ancien cadre de la compagnie pétrolière américaine chargée de construction d’oléoducs: Unocal. Le business peut reprendre, avec en bonus le développement de la production de pavot, matière première de l’héroïne, dont l’Afghanistan depuis la reprise du contrôle américain est devenu le premier producteur mondial et de loin. La production de la drogue a été placée sous la coordination du frère du président Karzaï et la poigne des chefs de guerre tribaux. Les champs de pavot étant protégés jour et nuit par les armées de la coalition de l’OTAN occupant le pays depuis maintenant 14 ans. La drogue est acheminée par l’armée de l’air américaine jusqu’au camp Bondsteel au Kosovo. L’état fantoche du Kosovo étant devenu le proxy et la plaque tournante du trafic de l’héroïne dans le monde.

Vient ensuite l’invasion de l’Irak en 2003 après une manœuvre titanesque de propagande et de tromperie de la part des Etats-Unis et du Royame-Uni, liant mensongèrement Saddam Hussein aux attentats du 11 Septembre et clâmant que celui-ci en possession d’armes chimiques et bactériologiques (qu’il n’avait plus depuis 1991) était une menace pour le “monde libre” (lire l’empire). Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne des régimes Bush et Blair lancent une campagne militaire meurtrière contre un pays sur les genoux en résultat de 10 ans d’un embargo dévastateur pour sa population et s’avèrent bientôt incapable de contrôler sur le terrain l’occupation de ce vaste pays. Le but depuis les années 1990 et la doctrine du “remodelage du Grand Moyen-Orient” est de briser les pays du levant (Irak, Syrie) ainsi que l’Iran et la Libye afin de récupérer et de contrôler les ressources pétrolières et gazières pour le profit des transnationales du pétrole directement liées avec la finance internationale puisque les acteurs en sont les mêmes: Rockefeller, Rothschild, Morgan, les familles royales etc…

Ainsi l’islam séculier et stabilisateur doit laisser la place au chaos constructeur de l’empire. Il convient de diviser les populations sur une ligne religieuse et de forcer les musulmans à un conflit armé religieux entre sunnites et chi’ites, comme ce fut fait en son temps pour les chrétiens. Du chaos ambiant irakien, les Etats-Unis créent via un général spécialiste de la contre-insurrection, le général David Petraeus, chouchou de l’establishment néo-conservateurs tant républicain que démocrate, un groupe islamiste armé sur le même modèle que précédemment, groupe qui prendra le nom “d’Al Qaïda en Irak” ou AQI. Son chef est recruté dans le tristement célèbre “Camp Bucca”, prison contenant quelques 20 000 prisonniers irakiens, qui devient le lieu de retournement et de recrutement des islamistes et de leurs cadres en Irak par les services de renseignement de l’empire. Y sera recruté le futur chef d’AQI Abou Bakar Al-Baghdadi, irakien, de son vrai nom Ibrahim Ali Mohamed al-Badri al-Samarrai, né à Samarrat en 1971. Il fut recruté par le service de Petraeus, entraîné par la CIA et le Mossad en Israël pour retourner en Irak afin de s’y affirmer comme le chef d’AQI, qui deviendra au fil du temps Al Qaïda en Irak et au Levant (AQIL), puis devant l’ampleur prise par le soutien financier saoudo-qatari et l’aide logistique de l’occident ainsi que par l’extension créée par la chute de Kadhafi en Libye attaqué de l’intérieur par la légion islamiste de la CIA et de l’extérieur par les bombardiers et les missiles de l’OTAN (essentiellement de la France sarkozienne à qui on laissa faire le sale boulot jusqu’à l’assassinat de Kadhafi), AQIL proclama un califat et se transforma en “Etat Islamique en Irak et au Levant” (EIIL) suite au début de la guerre d’invasion par proxy en Syrie pour renverser le gouvernement syrien de Bachar Al-Assad où les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne firent transférer les djihasdistes en masse. Depuis, l’EIIL s’est une fois de plus métamorphosé en “Etat Islamique” tout court ou EI.

Ceci nous amène au présent à la guerre par procuration en Syrie, présentée par nos merdias de manière tout à fait erronnée comme étant une “guerre civile”. Rien ne saurait être plus faux. S’il y a une opposition politique de fait au parti Baathiste syrien, elle n’est pas une opposition armée mais politique. L’opposition armée, même si elle a pu recruter effectivement quelques Syriens en mal de révolution ou de “printemps arabe” sauce CIA, est une opposition essentiellement mercenaire, importée, livrant au gouvernement syrien une guerre d’invasion par procuration pilotée depuis l’étranger comme nous allons le voir.

D’après de nombreux spécialistes de la Syrie, il y a trois guerres en une faisant rage en Syrie:

  • la première entre le gouvernement syrien et les forces qui veulent le renverser alors qu’il a été élu et réélu par le peuple syrien avec une grande majorité, forces financées par les états du Golfe, principalement l’Arabie Saoudite et le Qatar.
  • la seconde se déroule par procuration entre les Etats-Unis et la Russie et
  • la troisième toujours par procuration entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Avant la proclamation du soi-disant “califat islamique” le 30 Juin 2014 entre la province de Diyala en Irak et la province d’Alep en Syrie, les combattants mercenaires islamistes importés, transitant par les camps d’entrainement gérés par les forces de l’empire et alliées depuis la Jordanie et la Turquie (membre de l’OTAN rappelons-le au passage…) combattaient pour différents groupes dont celui bien sûr d’”Al Qaïda en Syrie”, appelé le Front Al-Nosra qui a pris de l’ampleur. A la création de l’EI, le passage des djihadistes entre Al-Nosra et l’EI s’est opéré et certains d’entre eux lorsque leurs payeurs et contrôleurs occidentaux leur demandent, revêtent pour une courte occasion les oripeaux de ce que la classe politique occidentale appelle les “rebelles modérés”, qui reçoivent les mannes de leurs protecteurs occidentaux. La réalité de terrain est qu’il n’y a pas plus de “rebelles modérés” que de beurre en branche et qu’argent, soutien logistique, armement et munitions transitent sciemment vers les forces de l’EI via des convois en partance de Turquie et de Jordanie, voire aussi d’Irak, protégés qu’ils sont par les armées locales turque, jordanienne et par l’armée américaine comme l’a très bien montré récemment cette incroyable vidéo d’un hélicoptère de combat américain “Apache”, escortant un long convoi de pickups tous neufs de Daesh, armés, passant de l’Irak à la Syrie.

Un brouillon de “califat islamique” fut mis en place en Syrie dans la poche conquise de Baba Amr en 2012 ou des “rebelles” mirent en place et imposèrent la charia et autre joyeuseté fondamentaliste à la population. Les “rebelles”/mercenaires de Baba Amr étaient alors encadrés par des officiers et des conseillers militaires de l’armée française (légion étrangère) “détachés” en “mission spéciale” et de l’armée britannique. Le “califat” tomba et les militaires français furent faits prisonniers. Ils furent remis en mains propres à l’amiral Edouard Guillaud en “mission” au Liban et la base arrière libanaise de logistique mise en place par l’armée française fut démantelée. Il est à noter également que des brigades d’Al Qaïda en Libye étaient encadrées sur le terrain lors de la destruction par l’OTAN et la France de la Jamariyah libyenne, par des cadres de l’armée française.

Ceci nous amène à analyser la piste de l’argent. Toute entreprise de cette envergure demande des sommes d’argent considérables. D’où vient cet argent, qui paie pour Daesh ? Si encore le président russe Poutine a déclaré récemment lors d’une conférence de presse au G20 d’Antalya en Turquie que les fonds de Daesh provenaient d’une quarantaine de pays dont certains pays membres du G20 et qu’il avait les noms, ceci nous ramène néanmoins à l’origine de la guerre en Syrie. Si nous savons que les fonds d’Al Qaïda provienne depuis le départ des pétrodollars saoudiens, les fonds finançant l’EI/Daesh proviennent à la fois principalement d’Arabie Saoudite, mais aussi d’un autre petit pays médiéval mais richissime dont il nous faut parler ici: le Qatar.

En 2009, l’émir du Qatar s’est rendu en Syrie pour y rencontrer le président Assad et lui demander l’autorisation de faire passer au travers du sol syrien un gazoduc devant servir à alimenter l’Europe en gaz qatari. Fidèle à ses engagements commerciaux avec la Russie, l’alliée de longue date de la Syrie, Assad refuse.

Ce sera la guerre, non pas ouverte mais larvée. Ceci peut aussi être connecté avec l’anecdote qui n’en est pas une, rapportée récemment par le grand journaliste d’investigation John Pilger dans un article que nous avons traduit et publié, qui vit l’ancien ministre des affaires étrangères français Roland Dumas, se faire approcher directement par des diplomates britanniques à Londres en 2009 au sujet de “quelque chose qui se prépare en Syrie pour le futur”. L’attaque par procuration et le démantèlement de la Syrie ont été planifiés de longue date par ceux qui tirent les ficelles de l’empire: le cartel des banquiers et des industriels transnationaux, essentiellement les cartels du pétrole. Le général américain en retraite Wesley Clark n’a t’il pas confirmé avoir été le témoin de discussions au Pentagone après les attentats du 11 Septembre où il lui fut confié que le plan était de détruire et de contrôler 7 pays en 8 ans (Irak, Soudan, Somalie, Libye, Liban, Syrie et enfin l’Iran) ? L’affront du refus d’Assad ne fut pas fait à l’émir marionnette du Qatar, non, car en fait qu’est-ce que le Qatar si cher à la France depuis quelques années ? Cela vaut la peine de décortiquer l’affaire. Partie de la péninsule arabe sous contrôle Ottoman juqu’en 1916, la région passe sous mandat britannique jusqu’en 1971 où ce petit état devient “indépendant”. Très riche en ressources de gaz naturel, le Qatar va très vite vendre ses droits d’exploitation au géant pétrolier américain qui a contrôlé à une époque jusqu’à plus de 15% de l’économie des Etats-Unis: Exxon-Mobil, empire pétrolier en direct héritage de l’empire de la Standard Oil des Rockefeller qui racheta Exxon, puis Mobil, puis BP-Amoco et enfin Chevron-Texaco, la famille Rothschild, plus banquière que pétrolière, possédant elle, la Royal Dutch Shell.

En clair, Exxon-Mobil possède le Qatar. Voyez-vous où cela nous mène ? La Syrie et Assad sont en guerre contre Exxon-Mobil qui se sert de tous les moyens par procuration possibles pour le faire tomber. Le Qatar a également investi des sommes énormes en France et rachète le patrimoine national. Le Qatar, c’est à dire Exxon-Mobil et les Rockefeller ont aujourd’hui un énorme levier financier sur la France (investissements CAC40), sur son gouvernement (financements des campagnes électorales de Sarkozy et Hollande), sur ses financements occultes. Exxon-Mobil est aussi impliqué dans la future exploitation du gaz naturel trouvé en énorme quantité au large de la Syrie, du Liban et de… Gaza. L’exploitation israélienne de ces ressources passera par Exxon-Mobil et les Rockefeller, qui avec les Rothschild ont financé la création d’Israël en abandonnant la Palestine pour en faire le nid de discorde régional et tirer les marrons du feu.

Exxon-Mobil contrôle la très vaste majorité de l’exploitation du gaz naturel du Qatar, le géant vient d’investir des milliards de dollars pour des usines de liquéfaction du gaz. Ce gaz doit transiter par gazoduc du Qatar vers la méditerranée et l’Europe via la Syrie, pour concurrencer le gaz russe et le géant Gazprom qui alimente l’Europe. La Syrie est alliée de la Russie, n’a pas pu être achetée, elle est sur le chemin et doit tomber, mais c’est un os plus dur à concasser que les Talibans surtout avec l’appui de GazProm… pardon, de la Russie.

De fait, toutes les guerres ayant eu lieu au Moyen-Orient, toutes sans aucune exception ont été des guerres par procuration menées par les transnationales du pétrole, par le capitalisme monopoliste qui écrase tout sur son passage.

La CIA est le bras armé de Wall Street, il suffit d’analyser un peu le passage par les portes tourniquets de derriere le rideau entre les directeurs de la CIA et les comités directeurs des grandes entreprises côtées à Wall Street pour s’en rendre immanquablement compte ; de même que le Pentagone et son réservoir de généraux plus ou moins compétents, est le réservoir de VRP de luxe pour les entreprises du complexe militaro-industriel et de la sécurité.

On veut nous faire croire pour détourner l’attention du public du fin fond de l’affaire, que Daesh tire son fric de la vente de pétrole volé en Irak et en Syrie ? Quelle foutaise ! Cet argent (la source officielle parle d’un million de dollars par jour, c’est très peu…), comme l’a dit Poutine dans sa déclaration de Valdaï ne fait qu’aider à payer un peu plus les mercenaires, pour piquer le djihadiste de base ignorant des enjeux réels et pour qui il travaille vraiment, à l’entité voisine. La réalité est que le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les financiers de cette opération et qu’il s’agit d’une guerre pétro-gazière entre d’un côté les Etats-Unis, le Qatar et l’Arabie Saoudite (Exxon-Mobil / Aramco) et de l’autre La Russie (GazProm) et l’Iran (National Iranian Oil Company ou NIOC). La Syrie est le point de rencontre, le point de contact de ces deux trajectoires qui étaient en voie de collision depuis déjà un bon moment. Alors oui, la Russie possède certes la base navale de Tartous en Syrie, sa seule base navale sur la Méditerranée qu’elle ne veut pas perdre, mais là n’est point le nerf de la guerre. Celui-ci est le gaz (et un peu le pétrole) ! L’affaire syrienne est une guerre entre GazProm-NIOC et Exxon/Mobil-Aramco, c’est pourquoi la Russie ne lâchera pas la Syrie ni Assad et que pour l’en déloger, il faudra la battre. La France est un pion, un fusible qui va sans doute servir à envenimer plus avant la situation et qui est toujours en train de payer pour son refus de suivre les yankees dans leur invasion criminelle de l’Irak en 2003 en échange de quelques miettes du gâteau. Invasion qui a créée à terme le terreau propice à la formation et à l’épanouissement induit de l’EI/Daesh. La France a t’elle essayé de se rebeller, de sortir de l’impasse où elle s’est fourrée ? Nous ne le pensons pas, car les attaques de Paris ont été bien planifiées et bien des éléments suggèrent au mieux que les instances ont laissé les attentats se dérouler. Quoi qu’il en soit, la France par sa politique depuis l’ère Sarkozy est impliquée dans l’ingérence et les crimes de guerre dans des nations étrangères: Libye, Mali, Côte d’Ivoire et Syrie.

En Mai 2015, la fondation éducative à but non-lucratif américaine Judicial Watch a obtenu suite à une requête FOIA (Freedom Of Information Act ou loi sur la liberté de l’information) la déclassification de certains documents dont un émanant de la Defense Intelligence Agency ou DIA qui est ni plus ni moins que le renseignement militaire américain.

Ce document daté du 12 Août 2012 et classé secret défense dit ceci:

Les salafistes, les frères musulmans et Al Qaïda en Irak sont les forces majeurs derriere l’insurrection en Syrie… L’occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent cette opposition au régime d’Assad.” Ce document fait 7 pages.

Alors qui est Daesh ? A quoi sert-il ? Qui le finance ? Qui sont les véritables acteur de cette tragédie et sur quel air de pipeau nous fait-on danser ?

Alors que nos dirigeants veules et corrompus, traîtres à la nation nous embarquent dans une nouvelle guerre impérialiste pour le contrôle des hydrocarbures, nous, peuple de France, devons savoir pourquoi nous sommes tant malmenés, pourquoi on nous écrase et nous force à la violence en provoquant des fractures toujours plus grandes et toujours plus douloureuses pour nous diviser et nous faire nous entre-tuer a terme.

Nous devons bien comprendre qu’il suffit de dire NON ! à cette mascarade, collectivement, pour que tout s’arrête, les oligarques ne peuvent pas faire tourner la machine sans nous ! Et rien, nous disons bien RIEN ne peut nous obliger à la faire tourner pour eux et leurs ignominies.

A vous de choisir, si vous voulez la guerre, soutenez nos “élites” criminelles, alors sachez vraiment pourquoi vous la ferez: pour le gaz et le pétrole, pour servir une fois de plus de chair à canon pour Exxon-Mobil, Aramco, GazProm, Total et autres entités criminelles en sachant aussi bien qu’aucun des fils ou petits fils des ordures qui nous gouvernent n’iront la faire cette guerre, car comme depuis toujours: les riches qui se connaissent bien ont fait, font et feront s’entre-tuer des pauvres gens qui ne se connaissent pas et ont été amenés à se détester. Les ordures du haut de la pyramide accordent leurs violons sur leur convergence d’intérêt, il en va de notre survie, que nous fassions de même ici et maintenant !

Nous terminerons avec deux citations récentes et en vous disant ceci: Ne croyez rien de ce que nous avons écrit ici, lisez et visionnez les quelques liens que nous mettons ci-dessous et surtout, surtout, ayant maintenant assez de “mots clefs” et une direction de recherche… Cherchez par vous-mêmes, lisez, analysez, comprenez… et arrêtez de gober les mouches qu’on vous tend !

Arrêtons de consentir aux ignominies qui se déroulent devant nous et qui nous forcent à réagir plutôt qu’à agir !

Fraternellement à toutes et à tous

 

“Le pétrole volé par Al-Nosra en Syrie est vendu à Exxon-Mobil, tandis que le vol du pétrole par l’EIIl est vendu à Aramco. A noter que durant le conflit libyen, L’OTAN autorisa le Qatar, c’est à dire Exxon-Mobil, à vendre le pétrole exploité des territoires “libérés” par Al Qaïda.”

~ Thierry Meyssan, 23 juin 2014 ~

 

“La CIA et le Mossad sont derrière l’État Islamique et Boko Haram.”

~ Omar al-Bachir, président de la république du Soudan, février 2015 ~

 

= = =

 

Bibliographie (absolument pas exhaustive loin s’en faut !):

En français:

http://lesakerfrancophone.net/etat-islamique-cree-a-langley-usa-par-la-cia-soutenu-par-tel-aviv-et-riyad/

http://www.alterinfo.net/les-Etats-Unis-ont-cree-Daesh-dixit-Le-general-Desportes-aux-senateurs-francais_a110582.html

http://numidia-liberum.blogspot.jp/2015/05/les-americains-avouent-avoir-cree-daesh.html

http://arretsurinfo.ch/videoancien-de-la-cia-les-etats-unis-ont-cree-letat-islamique-pour-le-bien-disrael/

http://afrique.kongotimes.info/monde/moyen-orient/9482-terrorisme-cia-mossad-entraine-abu-bakr-al-baghdadi-actuel-leader-etat-islamique-irak-revelations-snowden-comment-usa-aident-israel-recrutent-djihadistes-daesh.html

http://www.voltairenet.org/article186993.html

http://www.agenceinfolibre.fr/collusions-ciaetat-islamique-suspicions-ancrees-en-irak/

http://www.youtube.com/watch?v=tF371UlsZT8

http://www.voltairenet.org/article173169.html

http://www.voltairenet.org/article172956.html

http://www.youtube.com/watch?v=JW95k–mzS0#t=2557

En anglais:

http://www.youtube.com/watch?v=KFFb5E22TvE

http://levantreport.com/2015/08/06/former-dia-chief-michael-flynn-says-rise-of-islamic-state-was-a-willful-decision-and-defends-accuracy-of-2012-memo/

http://www.rt.com/usa/312050-dia-flynn-islamic-state/

http://www.youtube.com/watch?v=SG3j8OYKgn4&feature=youtu.be&t=8m49s

http://www.rt.com/op-edge/262265-dia-report-isis-roots/

http://www.globalresearch.ca/america-created-al-qaeda-and-the-isis-terror-group/5402881

http://www.trueactivist.com/must-watch-putin-blows-the-whistle-on-who-really-created-isis-and-how-it-continues-to-grow/

http://www.veteranstoday.com/2014/11/06/general-petraeus-accused-of-founding-isisisil/

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-23/secret-pentagon-report-reveals-us-created-isis-tool-overthrow-syrias-president-assad

http://www.voltairenet.org/article184382.html

http://www.infowars.com/youll-never-guess-where-most-pro-isis-tweets-originate-from/

http://www.globalresearch.ca/what-is-isis/5486603?print=1

http://www.youtube.com/watch?v=FENPN6eVblQ

http://www.infowars.com/nsa-doc-reveals-isis-leader-al-baghdadi-is-u-s-british-and-israeli-intelligence-asset/

http://www.informationclearinghouse.info/article43481.htm

http://www.veteranstoday.com/2015/11/19/neo-ending-the-business-of-terror/

Déconfiture impérialiste en Syrie: La légion « djihadiste » de la CIA, Mossad, OTAN, Turquie, Qatar, Arabie laminée en Syrie par la Russie et l’armée syrienne…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 16 octobre 2015 by Résistance 71

En Syrie panique chez les égorgeurs de l’OTAN

 

Georges Stanéchy

 

12 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2015/10/syrie-panique-chez-les-egorgeurs-de-l-otan.html

 

Pour une poignée de dollars…

Fuyant la Syrie où ils s’étaient incrustés. Chancres, métastases d’un chaos ne cessant de se répandre.

Un des plus beaux pays du monde, aux multiples vestiges historiques. Héritages des civilisations fusionnant le long des siècles et millénaires dans ce creuset de la pensée, de l’art et de la spiritualité.

Des rats abandonnant le naufrage colonial de l’Occident dans la région, tel un navire coulant à grande vitesse… Courant, éperdus de frayeur, de leurs jambes et de leurs Toyota rutilantes, loin de leurs camps, abris bétonnés, salles de torture et postes de tir, de leur encadrement et commandement des « forces spéciales » des pays de l’OTAN.

Sous le pilonnage assourdissant des bombes et missiles, de haute précision, des forces armées russes. Largués, de nuit, par des avions silencieux et invisibles à plus de 5000 mètres d’altitude. Le plus angoissant, ces missiles de croisière supersoniques dont on ne perçoit le bruit du propulseur qu’après son explosion… Trop tard…

Mensonge et Barbarie pour Valeurs

Pour ces voyous, cela ne faisait pas partie du contrat initial : on leur avait assuré non seulement l’impunité, mais la protection : pas de bombardement aérien. L’aviation militaire syrienne serait neutralisée par une « zone d’exclusion aérienne », à l’exemple de la Libye.

Ils y avaient cru : les avions occidentaux se baladent librement dans l’espace aérien de la Syrie pour les ravitailler en armes, en argent, en médicament et autres fournitures. Leurs bombardements ne sont destinés qu’aux positions et infrastructures, civiles ou militaires, du gouvernement légitime du pays.

Dans ces conditions idéales de protection, terroriser et assassiner des gens sans défense, dynamiter, démolir au canon, mitrailler, des immeubles d’habitation, centrales électriques, écoles et universités, ports et aéroports, hôpitaux, ponts et bâtiments administratifs, stations d’épuration d’eau et puits : pas de problème. C’est même une pratique jouissive.

Mais risquer sa peau sous des bombes et missiles, d’une stupéfiante exactitude dans la frappe de leurs cibles, pour une poignée de dollars : rien ne va plus. Le salut, dans ce contexte, est dans la fuite ! D’autant qu’être un mercenaire, ou un tueur patenté, n’est pas défendre une cause nationale ou patriotique, encore moins un idéal de justice ou de liberté.

Plus de cinq mille  de ces rats, en une semaine, se précipitant vers leurs bases de départ limitrophes, en Turquie et en Jordanie. Ou encore vers le sud-Soudan et la Libye ; ceux-là bénéficiant du privilège d’être exfiltrés par avion… Et, ce n’est qu’un commencement…

Tous. Oui : tous. Assassins, trafiquants, voleurs, violeurs et autres psychopathes que l’Occident avait recrutés, résidus de leurs prisons après les avoir « retournés ». Avec pour carotte à leur liberté : un emploi de mercenaire bien payé, facile et sans danger…

Ratissant large, les services spéciaux des membres de l’OTAN fébriles de zèle, s’ingéniant à trouver les pires ramassis de voyous, de « culs-de-basse-fosse » comme on disait dans le temps. Non seulement d’Europe centrale ou du sud, de Scandinavie ou du Royaume-Uni, mais encore de tout le bassin méditerranéen, et au-delà ; certains même d’Australie…

Quoi de plus facile, en effet, que de casser un pays en mille morceaux ?…

Avec de confortables primes en dollars convertibles, payées sur les caisses inépuisables du Qatar et de l’Arabie Saoudite… Avec, à la clé : liberté, impunité absolue, de tuer, torturer, assouvir toutes les perversions et sadismes que l’homme peut engendrer dans son délire criminel.

Aussi « musulmans » que moi un martien aux pieds palmés. Chargés d’animer cette fiction, mise en scène, sous l’appellation de « Califat« , dont même le premier imbécile venu ne peut croire. Pour les armer, les financer, les entraîner, en toute bonne conscience, les « démocraties occidentales » transitant par des soi-disant « opposants au régime syrien », eux aussi bardés d’armes jusqu’aux oreilles. Multipliant les milices, aux appellations aussi nombreuses que les châteaux fantoches du bordelais recyclant du vin italien, espagnol, ou roumain…

Chaque groupuscule, avec son chef de guerre, encadré par les « forces spéciales » et « services secrets » de l’OTAN. Les uns par les USA et leurs seconds couteaux des colonies Turque ou Jordanienne ; les autres par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, etc. Chaque « démocratie », dans la totale désinformation de son opinion publique ou de ses électeurs, gérant sa succursale du crime et du pillage. Schéma analogue, classique et éternel du cynisme colonial, à celui que la Chine, entre autres pays, a enduré pendant un siècle (1840-1940)…

Comment s’y reconnaître parmi ces « combattants terroristes » ?…  Impressionnant de dons divinatoires, nos états-majors et traîneurs de sabre y parviennent au premier coup d’œil sur leurs cartes et photos aériennes. Désignant à nos valeureux aviateurs les cibles à bombarder : les « mauvais terroristes », afin de préserver les « bons terroristes », étiquetés « AOG-OGS » – Appellation d’Origine Garantie – Opposants au Gouvernement Syrien.

Colonialisme Radical pour Religion

« Apporter la démocratie et les droits de l’homme » ?…

Prétexte pour apitoyer les chaumières et « la ménagère de moins de cinquante ans », pour reprendre l’expression des experts en marketing télévisuel…

Il faudrait être le dernier des abrutis pour y croire une seule seconde…

Alors que l’Occident, politiciens et badernes militaires sans foi ni loi, s’acoquine avec  les régimes les plus abjects de tyrannie et de corruption que sont ceux du Qatar et d’Arabie Saoudite, tout particulièrement. Unanimement vomis dans tout le monde musulman, pas seulement arabe : jusqu’en Malaisie et en Indonésie… Le film controversé sorti le 16 septembre dernier sur les écrans français, du marocain Nabil Ayouch, Much Loved, en livre une féroce charge,

Alors que l’Occident ferme les yeux depuis des décennies sur les massacres et horreurs commis en Palestine et Gaza. Où l’on tire impunément, aujourd’hui même, à bout portant sur femmes et enfants, dans la spoliation de leur terre, de leur identité et de leur histoire…

Evidemment, pour justifier l’horreur et le chaos créés et entretenus par nos pays occidentaux au Moyen-Orient, la propagande, qui ne connaît aucune restriction budgétaire en ces temps de crise économique, bat son plein. Le « Colonialisme Radical », Religion de nos oligarques dévots de laïcité, doit impérativement transformer ces pays soumis à nos délires de prédation en annexes de l’Enfer ; aux yeux d’une opinion rendue analphabète par l’industrie de la désinformation et de l’abrutissement public.

Au siècle précédent, Jules Ferry personnifiant le plus pathétique exemple de ce fanatisme dans la Bonne Conscience, les pires massacres et exactions à la source de notre « Empire » étaient légitimés par la nécessité de « civiliser les peuples inférieurs ». Jusqu’à les caricaturer en Cannibales, comme lors de la conquête et de l’annexion de la Kanaky, dénommée Nouvelle-Calédonie. Les autres pays concurrents au nôtre, dans la spoliation coloniale de l’époque, soutenant la même rhétorique et pratiquant les mêmes abjections : Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Allemagne, Belgique, Hollande, etc.

Provoquer l’adhésion de l’opinion publique à nos visées coloniales, impose l’entretien permanent d’un violent ressentiment, d’un viscéral écœurement, à l’encontre de populations à soumettre : sus aux cannibales !  Non : avec un argumentaire modernisé dans un nouvel emballage…

Aujourd’hui, à écouter nos propagandistes, ce serait le fanatisme d’une religion qui serait à la source du chaos dans cette région et, selon leur stratégie anxiogène, bientôt dans nos villes et villages… Impliquant de ce fait, et dans l’urgence, l’absolue nécessité d’intervenir militairement.

A les croire, les « djihadistes » se multiplieraient dans nos pays. Le plus frappant, dans ce délire du mensonge et de l’hypocrisie, c’est le « vecteur Sexe » en plein développement. « Très porteur », prétendent ces spécialistes de la désinformation, dans nos sociétés « pipolisées » qui, dans leurs médias lubriques, n’évoquent obsessionnellement que cela.

L’enlèvement d’adolescents ou le détournement après endoctrinement, surtout des jeunes filles transformées en « esclaves sexuelles », mais aussi de femmes, les témoignages « bidonnés » abondent : presse, radios, chaînes TV, édition… Les livres sur ce thème, dans les rayonnages des libraires de la grande distribution, s’empilent à longueur de semaines.

Véritables contes de fées ou de sorcières, avec pour héroïnes malheureuses des jeunes filles en fugue, « décervelées » par une horrible religion prêchée par un tout aussi horrible barbu, se retrouvant en Syrie malgré elles et contre la volonté de leurs parents. Tel un pèlerinage diabolique. Avec autant de facilité pour s’y rendre, tranquillement et à peu de frais, que celles qui en mai 68, en plein « Flower Power- Peace and Love », se retrouvaient à Katmandou ou à Auroville, tout en planant le long des chemins en fumant de l’herbe au son des guitares et cithares…

Affligeant.

Autorisons-nous une piqûre de rappel pour ne pas rester anesthésiés face aux mensonges et fourberies dissimulant les objectifs réels de la politique coloniale, prédatrice, dévastatrice, de nos pays, européens notamment, dans cette région. Qualifiée de « Remodelage du Moyen-Orient », sous la cravache de notre suzerain les USA.

Opération de « remodelage » couvrant, en fait, tous les pays de confession à majorité ou à fortes communautés musulmanes : de l’Afrique du nord (y compris saharienne : Mali, Niger, etc.) à la Somalie en passant par le Soudan (dont la partition a été une réussite des opérations militaires secrètes et de notre propagande) et l’Ethiopie, jusqu’au Pakistan :

 

  1. i) Casser, diviser, démembrer, les pays de cette région en micro-états, pour les reconfigurer sur une base ethnique et religieuse dans le classique « diviser pour régner » afin d’annihiler toute capacité de résistance intellectuelle et spirituelle, sociale et économique, militaire et technologique, en mesure de  s’opposer ou contester les projets coloniaux des pays occidentaux.
  2. ii) « Apporter la démocratie » :  intervenir militairement pour installer des gouvernements de « collabos », corrompus et au service exclusif des intérêts prioritaires des oligarchies de l’Occident (industries de l’armement, groupes bancaires et financiers, pétroliers, chimiques, pharmaceutiques, agroalimentaires, etc.).

 

iii)  Entraver durablement le développement de ces pays en éliminant tous les cadres, dirigeants, enseignants et chercheurs de haut niveau, dirigeants et spécialistes en charge de la gestion des infrastructures : télécommunications, centrales électriques, hôpitaux, etc. Susciter, fomenter, maintenir un climat de conflits interethniques et religieux par tous les moyens pour qu’écoles et universités soient fermées afin d’interdire l’accès à l’éducation et au savoir, déscolarisant ainsi plusieurs générations.

iv)  Piller les ressources énergétiques : pétrole, gaz, uranium (au Mali et au Niger, par exemple). Tout aussi important : contrôler les infrastructures d’acheminement du gaz et  du pétrole : oléoducs, pipelines, voies maritimes de transport.

  1. v) Piller, ou vandaliser, leur immense patrimoine culturel accumulé au cours des siècles : vestiges archéologiques, œuvres d’art, mosaïques, statuaires, etc. Ce qui n’est pas transportable étant livré à la démolition à l’explosif : monuments, temples, etc. Afghanistan, Irak, et Syrie ont particulièrement été ravagés par cette politique de la terre brûlée. Ce qu’Irina Bokova, Directeur Général de l’UNESCO, qualifie de « Nettoyage Culturel ».

La finalité de ces opérations de vandalisme organisé, outre l’enrichissement frauduleux des mafias de trafiquants en cheville avec des « collectionneurs », est d’éradiquer les racines de toute réminiscence d’une identité nationale, d’une histoire prestigieuse, d’une « estime de soi » propre à tout être humain membre d’une communauté.

Cette déshumanisation systématique permettant aux idéologues du « Colonialisme Radical » d’affirmer, par la suite, que ces terres étaient « vides » de traces de civilisation, incultes sur tous les plans. Comme ils le prétendent, depuis des décennies, pour la Palestine.

 

  1. vi) Déverser, de manière invisible ou homéopathique aux yeux des opinions publiques, dans les caisses de nos « Etats Profonds » (Deep States) des milliards de dollars et d’euros, à ne plus savoir qu’en faire, pour démultiplier l’enrichissement personnel, exponentiel et faramineux, de nos oligarques.

C’est Peter Dale Scott, courageux et brillant politologue canadien, diabolisé par l’extrême-droite « OTANesque », qui a décrit ce système de gouvernement occulte échappant à tout contrôle citoyen, adepte des guerres et du chaos par lequels ses dirigeants s’enrichissent sans fin.
On lui doit ce livre essentiel pour comprendre la situation actuelle sur notre planète :
« L’Etat profond américain : La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle »
(Titre original : The American Deep State: Wall Street, Big Oil, and the Attack on U.S. Democracy)

Le général Eisenhower, président des USA (1953-1961), dans son célèbre discours de fin de mandat du 17 janvier 1961, s’était déjà inquiété de ce complexe « militaro-industriel » constituant progressivement un Etat dans l’Etat. Inquiétante prémonition d’un général et chef d’Etat :

« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel.

Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera.

Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques.

Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant.

Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »

Un exemple actuel, tout récent : le Trésor des USA vient de constater que 500 millions de dollars, d’un budget destiné à financer l’entrainement et l’armement d’une milice, avaient tout simplement disparus… A peine une dizaine de combattants ont pu être retrouvés. Le reste, avec armes et bagages s’est volatilisé. Les intermédiaires divers ayant pompé, le long du circuit de financement, l’essentiel. Une enquête est en cours… Les complicités étant innombrables.

vii)  Alimenter, exacerber, l’islamophobie des opinions publiques occidentales, pour incruster un fanatisme analogue à celui des Croisades prétendant « Libérer le Tombeau du Christ » dix siècles auparavant. Les services d’action psychologique de nos Etats organisant, créant, scénarios et rhétoriques, pour mettre en scène les pires actes criminels que la perversité humaine soit capable d’engendrer.

Justifiant ainsi, par ce constant lavage de cerveaux imbibés d’horreurs attribuées à la religion musulmane,  les colossales dévastations, destructions et tueries, extorsions et vols, que nos pays commettent dans cette région depuis la fin de la première guerre mondiale ; suite au partage des dépouilles de l’Empire Ottoman, entre les grandes puissances de l’époque dont la France, par les Traités de Sèvres du 10 août 1920 et de Lausanne du 24 juillet 1923.

A cette propagande s’ajoute, à présent, une intensification de l’hystérie russophobe. Cette couche supplémentaire dans le délire paranoïaque étant la conséquence de l’apparition musclée de l’Ours Russe dans la région, défiant l’hégémonie d’un Empire décadent…

Résistance à l’empire: L’OTSC arrive en Irak et en Syrie.. La fin de la légion mercenaire « djihadistes » de la CIA et du Mossad est-elle (enfin) arrivée ?…

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L’OTSC arrive en Irak et en Syrie

 

Thierry Meyssan

 

21 Sptembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188739.html

 

L’intervention de l’OTSC contre le terrorisme en Irak et en Syrie peut être le début d’un ordre mondial fondé sur la coopération et la défense des populations ou, au contraire, d’une période d’affrontement Est-Ouest dans laquelle l’Occident soutiendrait ouvertement le terrorisme. Contrairement à une idée reçue, ce déploiement militaire vise moins à défendre l’Irak et la République arabe syrienne que les États-membres de l’OTSC eux-mêmes. Il n’est donc pas négociable. Les débats de l’Assemblée générale de l’Onu et du Conseil de sécurité du 30 septembre permettront de connaître la réponse de Washington et de ses alliés à l’OTSC. Quoi qu’il en soit, plus rien ne sera comme avant.

Alors que la presse occidentale persiste à discuter d’un possible soutien militaire russe au président Bachar el-Assad, l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) a décidé de lutter contre le terrorisme en Irak et en Syrie.

Il semble que les Occidentaux n’ont toujours pas compris les conséquences de leur politique.

Une question existentielle pour l’OTSC

Rappelons que l’OTSC est une alliance militaire classique de six anciens États membres de l’Union soviétique : la Biélorussie, la Russie, l’Arménie, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan. À la différence de l’Otan et du Pacte de Varsovie, dans lesquels les États membres perdent leur souveraineté (au profit des États-Unis et du Royaume-Uni dans l’Otan, de l’URSS dans le Pacte de Varsovie —ce qui contrevient à la Charte des Nations unies—), les États membres de l’OTSC conservent leur pleine souveraineté, ne placent pas leurs armées sous le commandement de la principale puissance de leur alliance, et peuvent se désolidariser à tout moment de cette alliance [1]. L’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Ouzbékistan se sont ainsi retirés librement de cette organisation pour se tourner vers le Guam [2] et l’Otan.

Depuis les années 80, —avant même que n’existent les États membres de l’OTSC— les États-Unis et l’Otan déploient un système de missiles, d’abord tourné contre l’URSS, aujourd’hui encerclant l’OTSC. Ces missiles, censés détruire les missiles intercontinentaux adverses dans leur phase de décollage, ne peuvent en réalité que détruire des aéronefs évoluant à faible vitesse et en aucun cas les missiles hypersoniques russes. Présentés par le Pentagone comme une arme défensive —ce qu’il était peut-être à l’origine—, ce « bouclier anti-missiles » ne peut donc avoir qu’un usage offensif. L’OTSC est le seul groupe d’États au monde à être ainsi directement menacé par des missiles pointés sur lui à ses frontières.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’URSS puis les États membres de l’OTSC, assistent au recrutement des Frères musulmans par la CIA et à l’emploi de certains de leurs membres ou ex-membres par les États-Unis pour les déstabiliser [3]. Ainsi les hommes d’Oussama Ben Laden (formé par le frère de Sayyid Qutb) et d’Ayman al-Zaouahiri (qui avait rejoint la Confrérie un an avant l’arrestation et l’exécution de Sayyid Qutb) combattirent-ils l’URSS en Afghanistan, puis la Russie en Yougoslavie et enfin sur son propre territoire dans le Caucase [4].

En 2011, les États membres de l’OTSC ont assisté à une opération de l’Otan, le « Printemps arabe », visant à renverser des régimes ennemis aussi bien qu’amis au Moyen-Orient au profit des Frères musulmans (Tunisie, Égypte, Libye, Syrie). Et depuis 2014, ils assistent au triomphe de l’idéal des Frères musulmans avec la proclamation d’un califat remettant en cause à la fois le droit international et les droits de l’homme. Actuellement, ce califat a confié ses postes d’officier majoritairement à des islamistes venus de l’ex-URSS, parfois même de pays membres de l’OTSC.

Le 1er août, l’Ukraine et la Turquie (membre de l’Otan) ont annoncé la création d’une « Brigade islamiste internationale », formée de combattants d’Al-Qaïda et de Daesh, et stationnée à Kherson (Ukraine) [5]. Cette Brigade se propose de combattre la Russie en Crimée.

En d’autres termes, sauf à intervenir maintenant contre le terrorisme, l’OTSC devra bientôt affronter à la fois un ennemi extérieur, l’Otan et ses missiles, et un ennemi intérieur, les islamistes initialement formés par l’Otan.

La réunion de l’OTSC à Douchanbé

Le 15 septembre, l’OTSC a tenu la réunion annuelle de ses chefs d’État à Douchanbé (Tadjikistan). Comme je l’avais annoncé il y a un mois [6], le président russe, Vladimir Poutine, a présenté à ses collègues les études réalisées par ses armées sur la possibilité de combattre dès à présent le califat, avant qu’il n’entre massivement dans le territoire de l’OTSC.

Le président Poutine était parvenu à convaincre préalablement ses partenaires qu’il ne les engageait pas à soutenir les ambitions de la Russie en Syrie, mais bien de répondre à une menace directement dirigée contre l’OTSC.

En définitive, l’OTSC décida de se déployer en Irak et en Syrie pour combattre l’ensemble des jihadistes, qu’ils se réclament ou qu’ils soutiennent Daesh ou al-Qaïda. Cette opération est légale en droit international car elle répond aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à la lutte contre le terrorisme. Elle prolonge d’ailleurs l’opération, elle aussi légale, de la Coalition formée par les États-Unis contre le seul Daesh.

Cependant, à la différence de cette Coalition, l’OTSC entretient de bons rapports à la fois avec les gouvernements irakien et syrien ce qui lui permet d’envisager une bien plus grande efficacité.

De manière à préparer l’intervention de l’OTSC, un couloir aérien a été installé entre l’Organisation et la Syrie. Il devait au départ passer au dessus des Balkans, mais les alliés des États-Unis s’y sont opposés à l’exception de la Grèce. Ce couloir a donc été installé au dessus de l’Iran et de l’Irak. En moins d’une semaine, de très importantes quantités de matériel et plus de 2 000 hommes ont été acheminés. Techniquement, l’OTSC dispose de la capacité de déployer jusqu’à 50 000 hommes en moins de deux semaines.

Le forum des Nations unies

Par souci d’efficacité et sans préjuger de la bonne ou de la mauvaise foi occidentale, les chefs d’État de l’OTSC ont prévu d’intervenir devant l’Assemblée générale de l’Onu (à partir du 28 septembre) pour appeler la communauté internationale à unir ses efforts contre le terrorisme.

En outre, la Russie présidant le Conseil de sécurité pour le mois de septembre, Vladimir Poutine —qui n’est pas venu à l’Onu depuis une décennie— présidera la séance du 30 septembre consacrée à la lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie.

Dans le cas où la Coalition et l’OTSC trouveraient un accord, elles pourraient mener des actions communes ou se répartir le travail (l’Irak pour la Coalition et la Syrie pour l’OTSC). Dans le cas contraire, les deux organisations conduiraient des campagnes distinctes en essayant de ne pas se gêner mutuellement.

Du point de vue atlantiste, la campagne de l’OTSC profitera à la République arabe syrienne et garantira la poursuite du mandat du président élu Bachar el-Assad que l’Otan souhaitait renverser. Cependant, il est faux de prétendre que cette intervention a été conçue pour sauver la Syrie de l’Occident. En effet, lors de la préparation de la Conférence de Genève, en juin 2012, le président Poutine avait envisagé de déployer l’OTSC comme force de paix [7]. Le général Hassan Tourekmani, alors président du Conseil de sécurité national syrien, avait entrepris diverses démarches pour l’accueillir. Cependant, ce déploiement n’avait pas eu lieu d’une part parce que l’Organisation n’avait pas encore signé d’accord avec l’Onu [8] et d’autre part parce que deux membres de l’OTSC ne se sentaient pas alors directement menacés par la situation en Syrie.

Du point de vue de l’OTSC, la proposition faite aux Occidentaux les contraindra à clarifier leur politique. En effet, jusqu’à la signature de l’accord entre Washington et Téhéran, le 14 juillet, la Coalition anti-Daesh, loin de combattre le terrorisme, a parachuté régulièrement et à grande échelle des armes aux jihadistes. Cependant, au cours des dernières semaines, la Coalition a effectivement combattu Daesh. Ainsi, a-t-elle lancé, fin juillet, un bombardement massif en coordination avec l’Armée arabe syrienne et ses milices (le YPG kurde et le Conseil militaire syriaque) pour défendre Hassaké. Cette opération, que la Coalition n’a pas publicisée, permit d’éliminer environ 3 000 jihadistes.

En outre, la Maison-Blanche a d’ores et déjà indiqué qu’elle était ouverte « à des discussions tactiques et pratiques avec les Russes ». Le Foreign Office a déclaré ne plus s’opposer à ce que « le président syrien reste au pouvoir pour une période de transition si cela peut contribuer à résoudre le conflit ». Rejoignant le mouvement, le ministre français des Affaires étrangères a laissé entendre qu’il accepterait de laisser le président el-Assad terminer le mandat que son peuple lui a confié en déclarant : « Doit-on dire au peuple syrien que M. Bachar al-Assad détiendra le pouvoir exécutif au cours des quinze prochaines années ? Si on dit cela, il n’y a pas de solution possible. Entre dire cela et exiger le départ immédiat de M. Bachar al-Assad, il y a une marge. Cela s’appelle la diplomatie. » [9].

Conséquences de l’intervention de l’OTSC

Contrairement à une idée fausse répandue dans la presse atlantiste, la lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie n’est pas une affaire de décennies, mais de quelques mois pourvu que tous les États cessent leur soutien clandestin aux jihadistes.

Dans le cas d’un désaccord à l’Onu, la presse occidentale devrait dénigrer l’action de l’OTSC en mettant en valeur les pertes civiles. En effet, malgré toutes les précautions, il n’est pas possible de bombarder les terroristes sans « dommages collatéraux ». Chaque chef islamiste dispose de trois « épouses » et, suivant leur exemple, des jihadistes de plus en plus nombreux ont fait des prisonnières qu’ils ont réduit en esclavage et « épousées ».

Dans le cas contraire, on ne devrait jamais entendre parler de ces victimes et la guerre devrait être finie en Syrie pour la Noël orthodoxe, même s’il faudra une bonne année avant que la situation ne soit complètement stabilisée sur tout le territoire.

À retenir : 
 L’OTSC interviendra à partir d’octobre 2015, à la fois en Irak et en Syrie, contre les individus classés comme « terroristes » par l’Onu, à savoir al-Qaïda, Daesh et tous les groupes qui se sont alliés à eux. 
 L’OTSC ne cherche pas à venir en aide à Haïder al-Abadi ou à Bachar el-Assad, mais est directement menacée par les jihadistes. 
 Les jihadistes ne sont pas en mesure de résister longuement à une alliance internationale si celle-ci inclut l’Irak et la Syrie. 
  Les États-Unis, qui ont déjà mené secrètement une vaste opération conjointe avec l’Armée arabe syrienne à Hassaké, sont prêts à un accord avec l’OTSC. Leurs alliés britanniques et français sont prêts à renoncer à renverser la République arabe syrienne.

 

[1] « Charte de l’Organisation du Traité de sécurité collective », Réseau Voltaire, 7 octobre 2002.

[2] Le Guam ou Organisation pour la démocratie et le développement est une alliance pro-US regroupant la Géorgie, l’Ukraine, l’Azerbaïdjan et la Moldavie ; quatre États visant à terme à rejoindre l’Otan.

[3] A Mosque in Munich. Nazis, the CIA and the rise of the Muslim Brotherhood in the West, Ian Johnson, Houghton Mifflin Harcourt, 2010. Version française : Une Mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des frères musulmans en Occident, Albin Michel, 2011.

[4] Les Frères musulmans ont été fondés par Hassan el-Bana qui souhaitait rétablir le califat après la chute de l’Empire ottoman. Ils présentent l’islam à la fois comme religion et comme système politique totalitaire tout en récusant toute dimension spirituelle dans leur lecture du Coran. Sayyid Qutb théorisa l’usage de la violence pour s’emparer du pouvoir, le jihad. Bien qu’officiellement les Frères aient condamnés après sa mort les écrits de Qutb, il reste le penseur de référence au sein de la confrérie.

[5] « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade musulmane internationale », Réseau Voltaire, 3 août 2015. Plus de détails dans : « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 août 2015.

[6] « L’armée russe commence à s’engager en Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 août 2015.

[7] « Syrie : Vladimir Poutine propose une Force de paix de l’OTSC », Réseau Voltaire, 3 juin 2012.

[8] « L’OTSC pourra déployer des « chapkas bleues » sur mandat de l’ONU », Réseau Voltaire, 29 septembre 2012.

[9] « Audition de Laurent Fabius au Sénat sur les minorités persécutées au Moyen-Orient », par Laurent Fabius, Réseau Voltaire, 9 septembre 2015.

Guerre par procuration: La légion mercenaire « djihadiste » de l’OTAN s’installe en Bosnie…

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Trois camps de Daesh en Bosnie

 

Réseau Voltaire

 

23 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188260.html

 

En 2012, des jihadistes ont acquis des terres en Bosnie-Herzégovine, à Gornja Maoča, Ošve et Dubnica, pour y installer des camps de formation, sous le commandement de Nusret Imamović.

D’abord affilié à al-Qaïda, Nusret Imamović est devenu le numéro 3 de sa branche syrienne, le Front al-Nosra. Il a ajourd’hui rejoint l’Émirat islamique (Daesh) et les communautés jihadistes bosniaques l’ont suivi dans sa démarche.

Les jihadistes bosniaques se divisent en deux groupes : 
 d’une part les anciens combattants de la Légion arabe d’Oussama Ben Laden qui participèrent à la guerre de Bosnie de 1992 à 1995 (on se souvient qu’à l’époque Ben Laden était conseiller militaire du président Alija Izetbegović, qui avait également comme conseiller politique Richard Perle et comme conseiller en communication Bernard-Henri Lévy). 
 d’autre part de nouveaux convertis, généralement de moins de 30 ans.

Depuis les Accords de Dayton, la Bosnie-Herzégovine est dirigée par un Haut Représentant international, actuellement l’Autrichien Valentin Inzko, représentant les intérêts de l’union européenne, assisté de l’ambassadeur états-unien David M. Robinson. Ce dernier, après avoir été impliqué dans le soutien aux Contras du Nicaragua a été chargé d’influer sur les élections vénézuéliennes de 2008, puis a poursuivi sa carrière en Afghanistan. Il devrait prendre prochainement d’importantes fonctions au département d’État.

Résistance politique à l’empire: Les mercenaires takfiristes de la CIA vont être lâchés sur la Russie…

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Les mercenaires de l’EIIL entraînés par le Pentagone lâchés sur la Russie

 

Kurt Nimmo

 

17 Juin 2015

 

url de l’article original (avec vidéo):

http://www.infowars.com/pentagon-trained-isis-unleashed-on-russia/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’État Islamique, l’armée terroriste entraînée par les Etats-Unis en Jordanie, tente de déstabiliser les anciennes républiques de l’ex-URSS, d’après Alexander Bortnikov, directeur du FSB russe

“Je voudrais attirer l’attention sur le processus d’activation et d’expansion de la zone d’influence du terrorisme international”, a dit Bortnikov pendant une réunion au centre anti-terroriste du CIS

“L’EI est en son centre. Il crée des cellules dans différentes régions du monde et dit ouvertement qu’il a l’intention de déstabiliser la situation du CIS et de l’Asie Centrale.”

Les Kurdes pensent que “80% des groupes de l’EIIL en Syrie sont des anciens résidents du nord-Caucase et de la moyenne Volga.”

Les remarques de Bortnikov révèlent que la véritable cible de l’EIIL n’est pas les Etats-Unis, ni Israël, mais bel et bien la Russie.

En février, le leader Tchétchène Ramzan Kadirov a accusé la CIA et d’autres services de renseignement occidentaux d’exploiter les médias sociaux pour recruter des hommes russes pour l’EI.

Kadirov a aussi dit “les leaders de ces gangs terroristes (en Syrie et en Irak) sont des agents de la CIA et d’autres agences de renseignement.

C’est un fait documenté, bien que totalement ignoré par les merdias pressetitués de masse, que la CIA a orchestré avec le Royaume-Uni, le Pakistan et l’Arabie Saoudite, les efforts de miner l’URSS et ses états musulmans durant l’occupation soviétique de l’Afghanistan et durant la guerre semée par la CIA.

L’agent du MI6 britannique Abou Qatada a levé des fonds pour le djihad tchétchène et la tristement célèbre mosquée de Finsbury Park de l’Imam Abou Hamza al-Masri, un informateur du MI5 (contre-espionnage) britannique à Londres, a levé des fonds pour à la fois le djihad en Tchétchénie et pour le camp Darunta de Ben Laden au Pakistan.

De plus, la CIA a aussi travaillé à déstabiliser les Balkans, un fait bien documenté par les médias en Europe mais largement ignoré aux Etats-Unis. L’effort de convertir les Balkans en un “havre de paix” pour djihadistes fanatiques fut aidé par la CIA et le Pentagone. En 1993, l’agent de la CIA Oussama Ben Laden a soi-disant installé son #2 Aïman al-Zawahiri pour gérer l’opération Al Qaïda aux Balkans.

En Irak où il est dit que l’EIIL a émergé d’Al Qaïda en Irak, beaucoup d’Irakiens pensent que l’EIIL/EI est un pur produit de la CIA, une accusation que le New York Times (NdT: la voix de la CIA ne l’oublions jamais…) a minimisé comme n’étant qu’une “théorie du complot” des plus folles.