Archive pour Syrie ingerence et destabilisation

Empire du goulag levant (ex-USA): L’envers du décor de l’empire… Washington et l’extrémisme religieux chrétien

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“Pour nous considérer comme des journalistes libres, nous devons nous considérer non pas comme des agents de la puissance en place, mais comme des agents du peuple.”
~ John Pilger ~

 

Washington de derrière le miroir

 

Gordon Duff

 

26 juillet 2017

 

url de l’article original: http://www.veteranstoday.com/2017/07/26/neoduff-washington-behind-the-mirror/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Russie pense qu’elle travaille avec le président Trump en Syrie et qu’elle fait de progrès pour pousser l’OTAN hors de ses frontières. C’est ce qu’on pourrait penser en lisant les infos disponibles de cette fin du mois de juillet 2017. Ce que la Russie ne sait pas, et peu aux Etats-Unis le savent du reste, est que le Pentagone, en particulier sa cabale extrémiste, a reçu carte blanche.

Ainsi, lorsque le ministre des AE Tilllerson (NdT: ex-CEO d’Exxon-Mobil doit on le rappeler à chaque fois ?…) menace de donner sa démission, ses efforts, son travail toujours minimisés, lui et le public pensent que cela implique le président Trump et sa famille et le barrage de niaiseries balancées sur Twitter et qui font penser pour beaucoup, à un président ayant un paquet d’idées mais un grand manque de concentration.

La véritable question pourrait bien être non pas de savoir si Trump a donné carte blanche au Pentagone, mais pourquoi ? Pourquoi fait-il confiance aux généraux ou qui que ce sit se planquant derrière lui, le conseillant et le contrôlant. Rien de l’historique de Trump ne devrait le mener au militarisme ou à une confiance envers les traîneurs de sabres et les “lèches-cul” du Pentagone. Aucune organisation ne s’est plantée aussi pathétiquement que le Pentagone, perdant guerre après guerre, perdant des milliers de milliards de dollars dans le processus, brisant le matériel et ternissant les réputations.

Pour chaque mouvement vers une amélioration des relations dans un monde qui peut être défini comme il l’était durant la guerre froide: “L’Est contre l’Ouest”, il y a deux mouvements vers le conflit et la confrontation.

Alors que l’été 2017 chargé de destinée, s’évanouit, le livre de conduite géopolitique a été jeté aux orties, peut-être pour toujours. Ce qui est le plus dangereux, est que très peu de monde comprend les dynamiques de pouvoir. Plus sérieux encore est le fait que quelques uns de ceux travaillant dans l’ombre sont des adversaires potentiels, des adversaires nucléaires, nous parlons bien entendu de la Russie et de la Chine.

Pour commencer, nous allons énoncer le cheveu  dans la soupe le plus important en ce qui concerne le rapprochement, réel ou imaginaire, entre le président Trump et la Russie. La toile de fond de ceci, vue dans ses détails est à la fois exténuante et ciselée également de fiction et d’artifice. Voyons cela.

Washington, ou quoi que ce soit qu’on veuille l’appeler, maintenant généralement perçu comme un égoût de politiciens corrompus, vendus et achetés aux plus offrants et totalement soumis à des intérêts très particuliers, un marécage de think tanks qui font tout ce qu’on veut sauf … penser et des médias qualifiés de “fumisterie” par Trump soi-même. La presse est un point clef ici pour un tas de raisons.

Le monde “analyse” la politique américaine au travers du prisme des “fausses nouvelles”, “fausses infos”. Cela a toujours été “bidon” semble t’il et ce depuis des décennies. Avec si peu de journalistes de qualité et des médias contrôlés par des intérêts entrepreneuriaux très puissants, la punaise Trump plantée dans la baudruche des “fausses infos”, exposant ce qu’il s’est passé pendant des années et ce “qu’il en est aujourd’hui”, c’est à dire un ramassis de mensonges et de détritus, cette punaise donc a ouvert une porte.

Encore plus de mensonges et d’infos poubelles surviennent, cette fois-ci encore plus fausse que les autres, avec les organisations de la théorie du chaos et de la guerre psychologique se noyant dans les capacités d’une guerre bidon contre le terrorisme sur-financée et ayant bien trop de temps à leur disposition, leur permettant de prêter leur talent de l’inutile à la désinformation générale du public.

Le résultat a été un pays divisé où les “faits alternatifs” fabriqués pour une population vulnérable sont maintenant en concurrence avec des médias de masse, définis et je pense fort justement, comme des “médias de l’info bidon”, soutenant des versions différentes d’un narratif fictif qui ne ressemble que de très loin à la réalité et encore de manière rare et biaisée.

Donc, pour Washington, la Russie semble avoir bidouillé une élection américaine et une nouvelle branche de l’exécutif, peut-être travaillant pour la Russie ou quelqu’un, comme toute info de toute source ne peut pas être crue sur parole, est maintenant sous enquête de la part de groupes employés de longue date par des intérêts particuliers spéciaux, dont beaucoup sont en porte-à-faux total avec le bien-être des Etats-Unis.

L’Amérique s’est laissés glisser dans la dictature. Elle a abandonné depuis longtemps la capacité de se gouverner elle-même, peut–être fut-ce à cause de la création de la banque de la réserve fédérale en 1913 ou les plus récentes érosions du pouvoir individuel comme avec la décision de la Cour Suprême de 2005 sur les citoyens unis. Quelque soit le point décisif que l’on choisisse, les reliques des institutions démocratiques aux Etats-Unis sont maintenant très difficiles à trouver.

Ce qu’il nous reste c’est ce qui devient de plus en plus des factions, définies souvent à tort comme de “droite” ou “d’extrême droite” en course pour le contrôle de l’armée américaine et avec çà en prime, le contrôle de la planète.

Voyez-vous, celui qui contrôle l’armée américaine contrôle le monde, à moins qu’un autre bloc puissant n’apparaisse qui puisse défier… défier quoi au juste ? Si le Pentagone contrôle l’armée des Etats-Unis et s’il est contrôlé lui-même par une cabale d’extrémistes religieux comme beaucoup le disent ou des laquais des transnationales comme la plupart le pensent, alors où en est le monde ?

Une fois de plus, si Trump et son propre congrès républicain sont en guerre au sujet de sa destitution et je peux vous assurer qu’on discute de peu de choses d’autre en ce moment à Washington, les deux faces de la même pièce, serviteurs de différents maîtres, est-ce que toute supervision de ce nouveau pouvoir militaire sur la politique américaine a disparu ?

A ceci, nous répondons sans aucun plaisir: oui !

Ainsi, tandis que les “zones de désescalade” sont discutées et planifiées pour la Syrie ou que la CIA annonce qu’elle démantèle son programme minuscule “d’aide publique au terrorisme”, le Pentagone est en train de planifier l’occupation et le démantèlement de l’Irak, prépare la guerre contre l’Iran, la Chine, la Corée (du Nord) et aussi contre la Russie.

Si le congrès continue de dialboliser la Russie, ce qui est vu par beaucoup comme une adhésion rampante au dogme de la guerre froide, quel est l’état d’esprit du Pentagone ? Quelqu’un le sait-il ?

Pourquoi est-ce que personne n’admet maintenant que c’est le Pentagone qui décide de la politique des Etats-Unis ? Quelqu’un sait-il comment ce processus fonctionne ? Peu de monde sait que lorsque Trump a choisi son équipe de transition, il a envoyé un général à la retraite du nom de Jerry Boykin au Pentagone avec toute autorité pour faire tous les changements nécessaires. On nous rapporte que Boykin a construit un duplicata de la structure de commandement et que c’est cette structure qui établit maintenant la politique étrangère américaine, fondé sur la prophétie chrétienne de la “fin des temps” et de sa théologie, ceci représentant des formes religieuses extrémistes qui font passer en comparaison les Talibans et Daesh pour des enfants de chœur.

Ainsi, quand le ministère des affaires étrangères se sent mis à l’écart, isolé par une Maison Blanche clairement opérant au-delà de sa capacité, comment un Pentagone également hors de contrôle, a t’il ajouté au chaos ambiant ?

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Guerre impérialiste au MO: Le Hezbollah et l’armée libanaise torchent les mercenaires takfiristes de l’empire à la frontière syro-libanaise…

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“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencé en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Ainsi donc, aussi longtemps que durera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de l’occupation et ne représente pas une condition temporaire ni aléatoire…” 

“Les Etats-Unis sont capables de semer ruine et destruction sur la région, de l’extorquer de ses ressources et d’attaquer ses régimes politiques, partis et peuples. Mais ceci n’est que le pouvoir d’un occupant, d’un colonisateur et non pas une source fiable et viable de pouvoir. D’un autre côté, notre capacité d’intégrer un potentiel et de résister est permanente et exponentielle. Notre droit légitime [de résister] est en soi une source de pouvoir et notre logique est sûre. Nous sommes bien résolus à garder le cap.”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

La bataille contre le Front Al-Nosra à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée d’après le Hezbollah

 

Press TV

 

25 juillet 2017

 

Source: http://www.presstv.ir/Detail/2017/07/25/529641/Lebanon-Hezbollah-fighters-Syria-border-Arsal-Jabhat-Fatah-alSham-militants

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mise à jour du 26 juillet: Hassan Nasrallah a confirmé dans une intervention télévisée que toute l’opération militaire vidant à éliminer les terroristes d’Al-Nosra de la région frontalière d’Arsal, fut une initiative du Hezbollah, impliquant également l’armée libanaise et qu’aucunes autres forces militaires ne sont intervenues dans cette opération.

Comme dirait Fabius… Le Hezbollah fait du bon boulot sur le terrain ! 

= = =

La résistance libanaise du Hezbollah dit que sa bataille pour éliminer les membres du mouvement takfiriste soutenu par des puissances étrangères Jabhat Fatah al-Sham, ex-Front Al-Nosra (NdT: ceux-là même dont le ministre français des AE Fabius sous le régime Hollande disait qu’ils “faisaient du bon boulot sur le terrain”… Al-Nosra ou Al CIAda en Syrie, création à 100% de l’empire, financé par l’Arabie Saoudite et le Qatar et aidé logistiquement par l’OTAN et Israël..) à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée et qu’il continue sa campagne afin de réduire les dernières poches terroristes sur la frontière.

Le bureau des médias du Hezbollah a annoncé dans une déclaration mardi que les combattants de la résistance ont regagné le contrôle sur les plaines de Komali et de Hamoudi, Baidar et Shoabat al-Nihla sur les extérieurs de la ville frontalière d’Arsal, située à 124 km au nord-est de la capitale libanaise, ce mardi.

La chaîne de télévision libanaise de langue arabe Al-Manar a diffusé une vidéo montrant la cache du gouverneur auto-proclamé du Fatah al-Sham dans la région stratégique d’al-Qalamoun dans le Wadi al-Kheil.

La correspondante de Press TV à Arsal a aussi dit que des unités de l’artillerie du Hezbollah ont pilonné les positions terroristes de la zone depuis mardi matin alors que les extrémistes du Fatah al-Sham sont en déroute complète et se sauvent pour protéger leurs vies.

Elle a ajouté que l’opération a infligé de très lourdes pertes dans les rangs des takfiristes, notant que des combattants du Hezbollah ont hissé les drapeaux libanais et du Hezbollah dans les zones où ils ont délogé les terroristes du Fatah al-Sham.

Le journal de langue arabe al-Joumhouria (La République) a cité une source anonyme de la sécurité, rapportant lundi que l’armée libanaise avait adopté des mesures de sécurité préventives le long d’Arsal après qu’il fut suggéré que les militants puissent enlever des personnels militaire libanais pour les prendre en otages.

Le Hezbollah a lancé une vaste offensive vendredi dernier pour dégager les deux côtés de la frontière libano-syrienne des “terroristes armés”.

En août 2014, Jabhat Fatah al-Sham et les groupes terroriste takfiristes de Daesh ont pris possession de la ville orientale libanaise d’Arsal, tuant dans le processus de nombreux soldats libanais. Ils ont pris 30 d’entre eux en otage, la plupart ont été depuis relâchés.

Depuis lors, le Hezbollah et l’armée libanaise ont défendu la frontière nord-est du pays contre des groupes terroristes djihadistes soutenus par l’étranger depuis la Syrie voisine.

Les combattants du Hezbollah ont repoussé plusieurs attaques de Daesh au Liban même. Ils ont aussi fourni une assistance aux forces armées syriennes pour contrer les efforts des militants takfiristes commandités depuis l’étranger.

Le mouvement de résistance a accusé Israël de soutenir les terroristes takfiristes opérant au Moyen-Orient. Israël qui continue d’occuper les fermes libanaises de Che’eba et les plateaux syriens du Golan, est largement rapporté offrir une aide médicale aux terroristes takfiristes blessés en Syrie. En décembre 2015, le quotidien britannique “The Daily Mail” a dit qu’Israël avait sauvé la vie de plus de 2000 terroristes takfiristes depuis 2013.

Guerres impérialistes au Moyen-Orient, nouvelle alliance en cours ?

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Intéressante analyse de Meyssan qui dans une certaine mesure ne fait que reconfirmer ce qui est su et dit de longue date par bien des analystes: les transnationales gavées de fric depuis des décennies, contrôlent politique et états, sont une grande partie de ce qui est appelé « l’état profond » et déclenchent troubles et conflits à volonté selon la fluctuation de leurs intérêts, et leur intérêt commun d’établir un Nouvel Ordre Mondial fusionnant méga-entreprises et états établissant en cela un régime fasciste supra-national planétaire.
Tout ceci est l’œuvre de la classe capitaliste exploitant les 99,9% du reste d’entre nous. Croire que Trump veuille changer tout çà est sûrement pousser un peu loin la croyance et faire preuve à notre sens soit de naïveté, soit de… complicité (involontaire ou pas…).
Un autre fait intéressant est que soudainement le ministre des AE yankee, ex-CEO d’Exxon Mobil. Tillerson, est dit vouloir chercher une porte de sortie dû à certaines « difficultés » avec la Maison Blanche. Est-ce en rapport avec l’affaire du Qatar ? Rappelons que le Qatar est Exxon-Mobil, la dynastie Al-Thani n’étant que les marionnettes de service et que toute l’affaire de la guerre par procuration contre la Syrie provient du refus d’Assad de laisser passer un gazoduc qatari à travers son pays pour alimenter l’Europe en 2009 et ainsi protéger les intérêts de ses alliés russes et iraniens. Pour nous, tout ceci n’est qu’un plan B de repli stratégique qui vise aussi à compromettre l’axe de la résistance anti-impérialiste occidental. On n’arrive pas à les briser ? Soit, compromettons-les, amadouons les protagonistes, forgeons des alliances pour les briser et semer la zizanie parmi ses membres. Espérons que ceux impliqués ne soient pas dupes et anticipent les trahisons à venir. De fait, considérant l’histoire yankee, qui n’est, comme le disait l’historien Howard Zinn « qu’une longue série d’agressions », tout accord avec l’empire doit être considéré comme un piège, comme le lit d’une trahison future inévitable. Il semblerait que les Kurdes de Syrie (Rojava), contrairement aux mafieux kurdes irakiens, aient 
compris le danger et s’allient également avec les Russes tout en continuant par le milieu à continuer leur révolution sociale. Quoi qu’il en soit, tout ceci est à suivre avec grand intérêt.

~ Résistance 71 ~

 

Émergence d’une nouvelle alliance au Moyen-Orient élargi

 

Thierry Meyssan

 

25 juillet 2017

 

Source: http://www.voltairenet.org/article197242.html

La politique du président Trump au Moyen-Orient élargi commence à se concrétiser. Alors que, jusqu’ici les États-Unis et leurs alliés tentaient de détruire les États et d’imposer le chaos, ils légitimisent désormais les alliances contre les jihadistes. Si dans le discours, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah sont toujours des ennemis à vaincre, dans la pratique ils deviennent des partenaires. À terme, cette nouvelle donne pourrait permettre aux États de la région de repousser les sociétés multinationales hors du champ politique et de rétablir la paix.

Petit à petit, la politique étrangère du président Trump se met en place. Concernant le Moyen-Orient élargi, il est parvenu, avec l’aide de son conseiller de sécurité nationale le général H.R. McMaster et de son directeur de la CIA Mike Pompeo, à mettre fin aux programmes secret d’aide aux jihadistes.

Contrairement aux sous-entendus du Washington Post, si cette décision a bien été prise avant la rencontre Trump-Poutine au G20, elle l’a été en réalité un peu plus de deux semaines auparavant, lors de la préparation du sommet de Riyad, mi-mai. Son objectif n’était pas de s’agenouiller devant le Tsar de Russie, ainsi que le prétend la classe politique washingtonienne, mais de mettre fin à l’usage du terrorisme, ainsi que Donald Trump l’avait déclaré durant sa campagne électorale.

Les insinuations mensongères du Washington Post ont été reprises par toute la presse occidentale. Peut-être ce fait est-il imputable à l’esprit grégaire des journalistes occidentaux, peut-être et plus sûrement, il montre que les grands médias sont détenus par des partisans de la guerre au Moyen-Orient et contre la Russie.

Les révélations bulgares sur l’existence d’un vaste réseau de trafic d’armes, mis en place par le général David Petraeus alors qu’il était encore directeur de la CIA, en 2012, et poursuivi par lui depuis son bureau du fonds de placement KKR laissent pantois sur la puissance des facteurs de guerre.

17 États au moins ont participé à cette opération « Bois de Sycomore », dont l’Azerbaïdjan qui a assuré le transport de 28 000 tonnes d’armes et Israël qui a fourni de faux documents de destination finale. Selon toute vraisemblance, David Petraeus et KKR ont été aidés par le secrétaire général adjoint de l’Onu, Jeffrey Feltman. Bien sûr, ce gigantesque trafic, sans précédent dans l’Histoire de par son volume, ne donnera lieu à aucune poursuite judiciaire, ni dans les États concernés, ni au plan international.

Clairement, depuis 4 ans, les peuples du Levant se battent non seulement contre des États, mais avant tout contre un consortium de sociétés privées mutinationales, incluant les médias internationaux, et de puissances étatiques moyennes qui donnent ensemble des ordres à de petits États chargés du sale boulot.

Quoi qu’il en soit, les difficultés rencontrées par Donald Trump pour imposer sa volonté à la CIA et au Pentagone ainsi que l’existence de ce réseau parallèle, mi-public mi-privé, permettent d’entrevoir la complexité de sa tâche dans un ordre mondial subverti par des intérêts privés.

Dans un premier temps, l’offensive des armées irakienne et syrienne pour rétablir la route de la soie n’a pas été stoppée par les Forces états-uniennes, malgré divers incidents.

L’offensive lancée par l’Armée arabe syrienne, avec le Hezbollah et en coordination avec l’Armée libanaise, dans le Jurd d’Ersal est le premier fruit visible de la nouvelle politique de Washington. Tout en critiquant vertement la présence du Hezbollah, le Premier ministre libanais Saad Hariri a, à la demande de l’Arabie saoudite, autorisé son Armée, à participer à l’opération. C’est la première fois, qu’officiellement les deux armées, libanaise et syrienne, et la Résistance agissent ensemble. Riyad, sans désarmer face au Parti de Dieu et à l’Iran, a considéré qu’il convenait de travailler avec le Hezbollah et d’en finir prioritairement avec les jihadistes.

En définitive, cette guerre, qui devait détruire les États de la région, prend la direction opposée : l’unité des forces iraniennes, irakiennes, syriennes et libanaises.

Guerres impérialistes: le « pivot » yankee sur l’Asie = pivot de l’EIIL/Daesh vers l’Asie (Tony Cartalucci)

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Contrastons l’analyse géopolitique du terrorisme de l’empire en Asie du Sud-Est de Tony Cartalucci ci-dessous avec une autre réalité de terrain du sud-est asiatique ignorée du grand nombre: celle de la grande entité politico-économique ayant depuis des siècles refusé les diverses formes d’étatisation de leurs sociétés, région appelée “Zomia”, une étendue de terres s’étendant sur 2,5 millions de km2, donc à peu près de la taille de l’Europe, comprenant les hauts-plateaux et montagnes au travers les frontières (fictives) de 8 pays: le Cambdodge, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam, la Birmanie, la Chine (occidentale), l’Inde et le Bengladesh. La population de la Zomie, vivant hors des prérogatives des états concernés est entre 80 et 100 millions de personnes. Pas exactement un hameau s’autogérant…

Voici ce qu’en dit l’anthropologue et professeur de science politique de l’université de Yale, James C. Scott:

“ Zomia est ainsi imbriquée en tant que région non pas sur une base d’unité politique, ce dont elle manque, mais par des schémas comparables d’agricultures de plateau, de dispersion et de mobilité ainsi que d’un égalitarisme brut, qui et ce de manière non coïncidentelle, apporte un statut bien plus important aux femmes. […] Je pense qu’une description politique plus forte et précise de ces populations des plateaux et des collines de Zomia est de dire que ces gens ont activement résisté à leur incorporation dans un cadre étatiste classique, d’état colonial et d’état-nation. Cette résistance est devenue plus particulièrement connue après la création des états indépendants suite à la seconde guerre mondiale, lorsque Zomia est devenue le site de mouvements sécessionnistes, des luttes pour les droits indigènes, de rébellions millénaires, d’agitation régionaliste et d’opposition armée contre les états des vallées. […] Ainsi les plateaux et les collines ne sont pas simplement un espace de résistance politique, mais aussi une zone de refus culturel.” (James C. Scott, “The Art of not being Governed”, Yale University Press, 2009, extraits traduit de l’anglais par R71)

L’État et toutes institutions coercitives sont arrivés au bout du rouleau sur cette planète. Zomia en Asie du Sud-Est est là pour nous le rappeler.

~ Résistance 71 ~

 

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative.”

~ Guy Debord ~

 

Alors que l’ASEAN* glisse à l’Est… L’EIIL suit

 

Tony Cartalucci

 

18 juillet 2017

 

Source: http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/07/as-asean-shifts-east-isis-follows.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

* ASEAN = Association of South East Asian Nations comprenant 10 pays: la Thaïlande, la Malaisie, le Brunei, le Cambodge, Singapour, La Birmanie, l’Indonésie, les Philippines, le Laos et le Vietnam. Cette association représente quelques 630 millions de personnes soient environ 9% de la population mondiale.

Alors qu’une guerre se poursuit dans le sud des Philippines entre les forces gouvernementales et des militants liés au soi-disant “état islamique” (EIIL), les craintes que les Etats-Unis utilisent le groupe terroriste bien au-delà de la Syrie et de l’Irak où il fut originellement créé, montent. Les nations s’opposant ou faisant obstacle aux intérêts américains au-delà de leurs frontières se retrouvent maintenant le plus souvent la cible de cette forme secrète de coercition armée.

Les Etats-Unis sont de plus en plus en porte-à-faux avec les nations et les politiques d’Asie du Sud-Est qu’ils ont à une époque comptées comme des alliés très proches dans la région. Ceci inclut la Thaïlande, nation de près de 70 millions d’habitants, qui en 2014, a expulsé un régime client soutenu par les Etats-Unis dans un coup d’état militaire sans effusion de sang.

Depuis, Bangkok s’est éloigné bien plus de l’influence de Washington et s’est rapproché de Pékin et de Moscou et de virtuellement quelque autre nation que ce soit qui puisse lui offrir des alternatives au monopole de Washington sur l’influence géopolitique, économique et militaire.

Depuis des décennies, la très grande part de l’inventaire d’équipement militaire de la Thaïlande consistait en du matériel américain. Ce matériel est maintenant petit à petit remplacé par une combinaison de matériel russe, chinois et européen et même par des systèmes d’armement développés localement. Ceci inclut des chars de combat chinois, des hélicoptères russes, des avions suédois et des engins transporteurs de troupes et des systèmes d’artillerie développés en Thaïlande.

Plus récemment, la Thaïlande a conclu un marché important avec la Chine pour l’achat des premiers sous-marins modernes du royaume. Au total, trois sous-marins seront achetés, développant la capacité navale de la Thaïlande dans la région et plus spécifiquement, de rapprocher les forces navales thaïlandaise et chinoise techniquement et stratégiquement.

A la suite de la Thaïlande, ont emboité le pas des nations comme les Philippines, la Malaisie, l’Indonésie et même dans une certaine mesure, la Birmanie et le Vietnam.

Alors que la Thaïlande et d’autres nations de l’ASEAN amorcent leur pivot vers l’Est, les Etats-Unis ont de manière prévisible augmenté leurs pressions sur ces états au moyen de vitrines financées par ceux-ci sous la forme d’ONG ainsi qu’avec des partis politiques d’opposition créés, soutenus et dirigés depuis Washington.

Dans des pays comme la Birmanie où le parti dirigeant est déjà de longue date soutenu par les Etats-Unis, la pression est mise au travers de l’exploitation de l’affaire des droits de l’homme lorsque Washington pense que le régime penche un peu trop du côté de Pékin.

Alors que ces méthodes de coercition deviennent de plus en plus futile, les Etats-Unis ont aussi mis en place des moyens directs de coercition avec le terrorisme.

Le terrorisme lié au Etats-Unis en Asie du Sud-Est

En 2015, lorsque la Thaïlande a refusé de céder à la demande américaine de permettre à des citoyens chinois recherchés pour actes de terrorisme, de voyager vers la Turquie d’où ils auraient immanquablement rejoint les efforts soutenus par Washington de renversement du gouvernement de la Syrie voisine, des terroristes ont fait exploser une bombe dans le centre de Bangkok, faisant 20 morts et de nombreux blessés. Même les analystes occidentaux conclurent que plus que probablement, les coupables étaient des membres du groupe turc des “Loups Gris”, créé par l’OTAN (NdT: Gladio et Gladio 2.0) et entretenu comme moyen de guerre asymétrique par les Etats-Unis depuis des décennies.

La présence du groupe de l’EIIL se fait de plus en plus sentir également en Asie du Sud-Est.

Alors que l’Indonésie continue elle aussi sont pivot vers l’Est, elle a été la cible de terroristes apparemment de l’EIIL. Une attaque à Djakarta en 2016 suivit la décision de la nation de favoriser les entreprises chinoises pour la construction de systèmes supplémentaire de voies ferrées.

Plus récemment encore, Les forces de sécurité malaises ont empêché ce qui paraissait être une cellule de l’EIIL opérant des deux côtés de la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande.

Aux Philippines, la violence de l’EIIL a transcendé de vulgaires attaques terroristes et se manifestes comme une guerre prolongée pour la ville de Marawi dans le sud du pays.

Et tandis que les sources médiatiques américaines et européennes admettent ouvertement la présence croissante de l’EIIL en Asie, elles échouent catégoriquement sur le fait de montrer cette nature tout à fait illogique de la façon dont elles expliquent cette croissance.

L’EIIL est un terrorisme d’état, mais de quels états ?

D’après les narratifs occidentaux, l’EIIL est capable, de manière inexplicable, de maintenir sa capacité de combat en SYrie et en Irak contre une coalition consistant en les forces des gouvernements syrien et irakien, la Russie et des forces auxiliaires venues du Liban comme le Hezbollah. L’EIIL est aussi capable de manière tout aussi inexpliquée de projeter sa force militaire internationalement, perpétrant des attaques dans le monde entier et construisant des cellules terroristes à travers l’Asie du Sud-Est.

D’après les narratifs occidentaux, l’EIIL parvient à ceci au moyen d’argent qu’il tire de la rançon d’otages, d’un marché noir de la vente du pétrole et de maigres revenus d’”impôts” qu’il impose sur ses territoires occupés rétrécissants à vue d’œil en Syrie et en Irak.

En réalité, l’EIIL n’existerait pas sans le soutien constant et très important d’états multinationaux. Pour savoir quelles nations fournissent un soutien à l’EIIL, tout ce qu’on a à faire est de lire les rapports du renseignement américain.

Le renseignement miliaire américain (DIA) a révélé dans un rapport daté de 2012, les plans actifs d’un axe mené par les Américains pour créer ce qui fut appelé à l’époque une “principauté salafiste” (état islamique).

Dans ce rapport fuité de la DIA en 2012 (voir le pdf en anglais ici: leaked 2012 report (.pdf) il était dit:

Si la situation se développe comme prévu il est possible d’établir une principauté salafiste déclarée ou non en Syrie orientale (Hasaka et Der Zor) et ceci est exactement ce que les puissances de soutien à l’opposition veulent, afin d’isoler le régime syrien, qui est considéré comme la profondeur stratégique de l’expansion chiite (Irak et Iran).”

Pour clariifier juste qui sont ces “puissances se soutien” qui souhaitèrent la création d’une “principauté salafiste”, la rapport de la DIA explique plus avant:

“L’occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition tandis que la Russie, la Chine et l’Iran soutiennent le régime.”

Des courriels fuités depuis la candidate à la présidentielle américaine et ancienne ministre des AE Hillary Clinton, ont aussi révélé que des leaders politiques d’importance américains ont blâmé le soutien à l’EIIL sur des alliés très proches des Etats-Unis au Moyen-Orient incluant l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Ces courriels fuités par Wikileaks disaient aussi:

“… Nous devons utiliser nos agents diplomatiques et du renseignement plus traditionnel pour mettre la pression sur les gouvernements du Qatar et d’Arabie, qui fournissent du soutien financier et logistique clandestins à l’EIIL et à d’autres groupes sunnites dans la région.”

Si l’EIIL est utilisé par procuration par les Etats-Unis et ses alliés pour forcer et même renverser le gouvernement de la Syrie et mener une guerre par procuration contre la Russie, l’Iran et leurs alliés régionaux, alors il est logique que la présence soudaine de l’EIIL en Asie du Sud-Est, alors que des nations se tournaient de plus en plus à l’écart de l’emprise de Washington, n’est pas une simple “coïncidence”.

L’EIIL se retrouve en Asie du Sud-Est parce que le soi-disant “pivot” des Etats-Unis vers l’Asie (NdT: amorcé sous Obama) s’est révélé être un échec, une retraite même. Malgré des déclarations péremptoires sur la primauté américaine sur l’Asie, les Etats-Unis se sont retrouvés dans une âpre lutte, pas seulement contre Pékin, mais contre un nombre de nations qui recherche un rééquilibre du pouvoir à travers la région Asie-Pacifique et en faveur des nations résidant dans la zone.

L’influence américaine qui se fâne amène une couche de subversion à l’américaine

Tout comme l’influence américaine qui s’est fânée au Moyen-Orient déclenchant des tentatives régionales par Washington de déstabiliser, de diviser et de détruire ce qu’il ne pouvait plus contrôler ou exploiter, une campagne similaire est en cours en région Asie-Pacifique. L’ingérence américaine s’étend de la péninsule coréenne à travers l’Asie du Sud-Est en passant par la Mer de Chine du Sud et même au-delà vers les montagne d’Afghanistan et les frontières les plus à l’ouest de la Chine. Le dénominateur commun est le conflit, par voie de menace ou physiquement en cours, sit entre les états que les Etats-Unis essaient de jeter à la tête les uns des autres, ou de manière interne entre des institutions politiques internes et ceux financés et soutenus par Washington.

Comprendre et exposer l’utilisation du terrorisme par Washington comme moyen de coercition géopolitique et de punition est la première étape pour retirer cet ignoble outil du sac à malices géopolitique de Washington. Si à chaque fois que l’EIIL ou une organisation terroriste affiliée perpétuent une attaque, cela montre l’implication croissante et l’improductivité de Washington dans le région, cela ne pourra que forcer plus rapidement la retraite des Etats-Unis de la zone Asie-Pacifique et ce de manière absolue.

Ce qui restera à Washington ne sera plus qu’une fenêtre d’opportunité se fermant rapidement pour réétablir ses liens avec les nations d’Asie et ce sur des bases équitables et en termes respectant la souveraineté nationale en mettant fin au concept de “primauté américaine” où que ce soit, sauf au sein des frontières américaines (NdT: c’est là que l’empire est coincé puisque cet empire n’a pas de terre, ses frontières sont fictives et usurpées. Il vit sur des terres volées où il a commis le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, celui des peuples autochtones originels du sous-continent nord-américain…)

Guerre impérialiste au MO: Israël et la Turquie vont profiter de la partition de la Syrie…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 13 juillet 2017 by Résistance 71

La partition de la Syrie semble être en marche. Les réunions à huis-clos ces dernières semaines ont été bon train. Il est plus que probable que certains ont été vendus, d’autres achetés et qu’un nouveau Yalta a peut-être eu lieu on va avoir lieu… Les Yanks ont établi des bases aériennes dans le nord de la Syrie, l’entité sioniste renforce son annexion du Golan, on devrait revoir apparaître sous peu le projet de gazoduc… Vous savez, ce projet refusé par la Syrie en 2009 et qui déclencha cette guerre par procuration en 2011… Les oligarques s’arrangent entre eux derrière le rideau.

~ Résistance 71 ~

 

La paix en Syrie au profit d’Israël et de la Turquie ?

 

Thierry Meyssan

 

11 juillet 2017

 

url de l’article original: http://www.voltairenet.org/article197064.html

 

Alors que l’on s’approche de la fin de la guerre contre la Syrie, aucun des buts initiaux des Anglo-Saxons n’a été totalement atteint : non seulement les Frères musulmans n’ont pas triomphé lors des printemps arabes, mais ils semblent perdants dans l’ensemble de la région, hormis au Qatar et en Turquie ; si la Syrie est largement détruite, la société syrienne et son modèle multi-confessionnel ont résisté ; enfin la route de la soie devrait être rétablie. Quoi qu’il en soit, Israël et le Turquie sont sur le point de tirer les marrons du feux et de sortir à leur manière eux aussi vainqueurs de la guerre.

Chacun prévoyait que la crise opposant l’Arabie saoudite au Qatar allait faciliter la résurgence de l’axe Riyad-Damas-Le Caire qui avait dominé la vie politique du monde arabe jusqu’au « printemps arabe ». Il n’en a rien été.

Peut-être le prince Mohammad ben Salmane espère toujours vaincre au Yémen et estime donc inutile de se rapprocher de la Syrie. Ou les Saoudiens, qui conduisirent jadis la révolte arabe contre les Ottomans, considèrent aujourd’hui comme trop dangereux de prendre le parti de la Syrie contre la Turquie. Il est vrai que, lors des négociations de Crans-Montana la semaine dernière, l’Onu, le FMI et l’Union européenne ont soutenu l’occupation, pourtant illégale au regard du droit international, de Chypre-Nord par l’armée turque. À l’évidence, bien qu’il soit devenu de bon ton en Occident de cracher sur la dictature d’Erdoğan, l’Otan soutient sans réserve le déploiement militaire turc à Chypre, en Syrie, en Irak et au Qatar.

« La Nature ayant horreur du vide », c’est le Qatar qui a établi des contacts avec Damas. Pour le président Bachar el-Assad c’est une prise moins significative que l’Arabie saoudite, mais une prise quand même. C’est un État de moins dans la guerre contre son pays dans laquelle ne restent en réalité, outre des multinationales US, que le Royaume-Uni, la Turquie et Israël.

La rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump, lors du G20 de Hambourg le 7 juillet 2017, a semble-t-il, renversé la table ! La réunion prévue pour une demi-heure a duré plus de quatre fois plus longtemps contraignant d’autres chefs d’État et de gouvernement étrangers à faire antichambre en attendant leur tour. Bien que l’on ignore ce que les deux présidents et leurs ministres des Affaires étrangères ont décidé, on sait ce qu’ils ont négocié.

Israël, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont proposé de terminer la guerre contre la Syrie en actant la victoire de Tel-Aviv sur la Résistance palestinienne. Celle-ci est aujourd’hui divisée entre le Fatah qui gouverne à Ramallah et le Hamas à Gaza.

Or, le Fatah de Mahmoud Abbas a progressivement sombré dans la corruption et collabore ouvertement avec Israël. Tandis que le Hamas, créé par les Frères musulmans sous les auspices des services secrets israéliens pour affaiblir le Fatah, s’est discrédité d’abord par ses actions terroristes contre des civils, puis par son invraisemblable comportement durant la guerre contre la Syrie. De fait, seuls la Turquie et l’Iran persistent à soutenir le Hamas qui répugne la totalité des autres États. Sans honte, le Hamas qui s’était déjà allié au Mossad et à Al-Qaïda pour massacrer les dirigeants du FPLP au camp syrien de Yarmouk en 2012 [1], a imploré à nouveau le pardon de Tel-Aviv.

D’où ce plan ahurissant de réunir les deux principales factions palestiniennes, d’évincer le vieux Mahmoud Abbas (82 ans), de reconnaître un État palestinien fantoche et de placer à sa tête… le général Mohammed Dahlan.

Mohammed Dahlan, c’est ce leader du Fatah qui devint secrètement un agent israélien, lutta sauvagement contre le Hamas, puis empoisonna Yasser Arafat [2]. Démasqué, il fut exclu du Fatah, s’enfuit au Monténégro, et fut condamné par contumace. Il résidait ces dernières années aux Émirats arabes unis où il gérait une fortune de 120 millions de dollars détournés de l’Autorité palestinienne. Il devrait être accueilli à Gaza par ses ennemis historiques du Hamas, dont le nouveau « Premier ministre » Yahya Sinwar qui se trouve être un de ses amis d’enfance. Oubliant le passé, on lui confierait pour commencer la lutte contre l’Armée de l’islam, c’est-à-dire la branche palestinienne de Daesh.

Ce plan, s’il devait être mis en œuvre marquerait la liquidation définitive de la Résistance palestinienne, après 70 ans de lutte.

C’est dans ce contexte que l’on doit comprendre l’annonce d’un accord Poutine-Trump sur trois régions au Sud de la Syrie. Des troupes US seraient autorisées à s’y déployer, prétendument pour y maintenir la paix, en réalité pour créer une zone démilitarisée entre le Golan syrien et le reste du pays. Les troupes iraniennes ne seraient pas autorisées à s’approcher d’Israël. De la sorte, le Golan, occupé illégalement par Israël depuis quarante ans, serait considéré de facto comme annexé même si le mot ne serait pas prononcé. Des conseils locaux des villages seraient élus en octobre 2018 conformément à la loi israélienne. La Russie ne dirait rien et les États-Unis oublieraient quant à eux leur obsession criméenne.

La paix pourrait être conclue dans le reste de la Syrie à l’exception de la zone prise par des Kurdes à Daesh et de celle contrôlée par les Turcs. Washington et Moscou laisseraient ces derniers régler leurs compte avec ces Kurdes, c’est-à-dire les massacrer. Exactement comme Henry Kissinger soutint les Kurdes irakiens contre Saddam Hussein avant de les abandonner du jour au lendemain avec leur rêve de Kurdistan. En définitive, l’armée turque resterait occuper Al-Bab, comme elle occupe déjà Chypre-Nord et Baachiqa en Irak.

Les Palestiniens et les Kurdes payeraient leur erreur d’avoir combattu pour un pays en dehors de leur territoire (en Jordanie et au Liban au lieu de la Palestine pour les premiers, en Irak et en Syrie au lieu du Kurdistan pour les seconds [3]).

Israël et la Turquie seraient les deux seuls États à profiter de six ans de guerre contre le Peuple syrien.

[1] « Des agents du Mossad dans l’unité d’Al-Qaida qui a attaqué le camp de Yarmouk », Réseau Voltaire, 31 décembre 2012.

[2] « Les circonstances politiques de la mort de Yasser Arafat », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 novembre 2010.

[3] « Les projets de Kurdistan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 septembre 2016.

Résistance politique: La révolution sociale du Rojava syrien a t’elle été trahie ?…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , on 3 juillet 2017 by Résistance 71

Nous en avons discuté assez longuement avec “pastèque” récemment sur ce blog, il semblerait que la révolution sociale kurde du Rojava, le confédéralisme démocratique mis en place depuis 2005 par le PKK (ex-marxiste devenu libertaire) et son exrtension syrienne du YPG et consolidé depuis 2012, ait été trahie par une clique de corrompus à la solde de l’empire. Le choix kurde des Yanks est sans aucun doute la mauvaise carte à jouer, comme l’explique bien l’article ci-dessous.

Ce qui est néanmoins particulièrement frustrant est que les sources d’information en provenance du Rojava sont rares et  biaisées et que des médias kurdes, apparus de nulle part en très peu de temps, font le lit des intérêts impérialistes dans la région et ne sont donc pas vraiment fiables. La question est: y a t’il des gens sur le terrain pouvant encore rendre compte de ce qu’il se passe avec la révolution sociale ? Qu’en dit le peuple kurde du nord de la Syrie ? Les conseils populaires ont ils décidé de ce revirement politique ou est-ce le seul fait d’une clique de corrompus au service de l’empire ? Il ne fait absolument aucun doute que, comme à leur habitude, les Yankees trahiront quelque accord qu’ils ont avec les Kurdes et les largueront en rase campagne pour être décimés par la réaction contre-révolutionnaire, turque et/ou syrienne. On ne peut ignorer l’histoire et ses enseignements qu’à ses propres périls.

~ Résistance 71 ~

Les Kurdes vont peut-être devoir faire face à l’armée turque en Syrie mano a mano

 

Veterans Today

 

30 juin 2017

 

Url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/06/30/kurds-may-face-turkish-army-in-syria-one-to-one/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Récemment, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu’il se préparait à mener une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie afin d’y prévenir l’émergence d’un état kurde. La Turquie a déjà confirmé qu’elle était très sérieuse à ce sujet au vu des récentes attaques aériennes menées par Ankara sur les positions kurdes et par de constantes escarmouches entre les deux côtés. De plus, la Turquie a redéployé quelques unes de ses unités blindées dans la zone d’occupation d’Azaz.

A cet égard, les officiels kurdes ont poussé Assad et ses associés à les protéger contre toutes menaces extérieures. D’après l’expert syrien Ziad Shibli, les Kurdes syriens peuvent faire face à l’agression turque seuls dû à quelques causes objectives.

En fait, les Kurdes continuent à jouer un double jeu pour leurs propres intérêts. En jouant avec les Etats-Unis, les autorités kurdes (NdT: quoi ? pas “d’autorité” en confédéralisme démocratique…) font de leur mieux pour briser les liens avec le gouvernement syrien et ses alliés. Ils ont vendu leur loyauté pour des stocks d’armes. Particulièrement, le Pentagone a fait livrer plus de 100 camions bourrés d’armes et de munitions, incluant 12 000 fusils, 10 000 mitrailleuses, 4000 lance-grenades et 300 mortiers et ce juste pour cette dernière semaine.

Mais ces armes ne sont pas utilisées pour combattre l’EIIL/EI. Il n’est un secret pour personne que les formations kurdes ont laissé les terroristes s’échapper de la ville de Raqqa assiégée pour renforcer leurs positions à Palmyre et à Deir ez-Zor. Plus tard ces faits furent confirmés par la chaîne Al-Arabya, qui a aussi annoncé que le conseil civil de la ville de Raqqa, établi par les Kurdes avec le soutien des Etats-Unis, a amnistié des douzaines de terroristes de l’EIIL.

De manière évidente, les acteurs de ces formations kurdes contredisent les intérêts de Damas (NdT: et surtout ceux de la révolution sociale du Rojava, que l’auteur ne mentionne même pas dans cet article, prouvant que bien des “alternatifs” pédalent encore et toujours pour le statu quo oligarchique et son outil étatique de répression et d’oppression…)  et de son allié principal dans la lutte contre le terrorisme: la Russie.

D’après les médias russes, les leaders de la Syrian Defense Force (SDF) ont ignoré les conseillers militaires russes qui avaient persuadé le haut commandement militaire syrien d’utiliser ses unités pour protéger les enclaves kurdes près d’Afrin et de Manbij ; mais en collaborant avec les Etats-Unis, les Kurdes se sont levés contre l’Armée Arabe Syrienne (AAS).

Et pourtant, juste après une menace de clashes directs avec la Turquie, les leaders de la SDF ont commencé à penser à une assistance de Damas et aussi de l’armée de l’air russe. Clairement, les Kurdes comprennent qu’ils ne devraient pas se reposer sur les Américains dans cette affaire. Il est fort peu probable que Washington se dresse contre son allié de l’OTAN. Si les contradictions sur l’affaire kurde entre la Turquie et les Etats-Unis empirent, Ankara interdirait l’utilisation de sa base aérienne d’Incirlik par l’armée américaine.

Personne n’aime les traîtres. Apparemment, les Kurdes vont demeurer seuls face aux forces armées turques. Ni Damas, ni Moscou ne leur fourniront une assistance et seuls les leaders kurdes en sont responsables.

Note de Résistance 71: Cette dernière phrase en dit long… Si la décision de jouer dans le camp yankee a été prise par une poignée de “dirigeants”, alors ceux-ci ont aussi trahi la révolution sociale du Rojjava et le confédéralisme démocratique, de fait ils ont usurpé un pouvoir qu’ils n’ont aucunement puisque le pouvoir est géré par le peuple réuni en conseils. Il n’y a pas de “dirigeants” en confédéralisme démocratique…

Questions brûlantes: qui a pris ces décisions ? Sous l’´égide, les pots-de-vin de qui ? Ceci n’est-il pas un coup monté pour permettre aux turcs de faire ce qu’ils ont toujours voulu faire et font très bien: réprimer et génocider toute opposition ?… Ainsi cela permettrait de se débarrasser de la plus que gênante révolution du Rojava à moindre coût et satisfaire au projet de partition et de balkanisation de la Syrie…

A méditer…

Guerre impérialiste au MO: L’occident soutient le terrorisme… et pas qu’un peu !…

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L’info se confirme: l’occident soutient le terrorisme !

 

Daniel Vanhove

 

22 juin 2017

 

source: http://www.mondialisation.ca/linformation-se-confirme-loccident-finance-et-soutient-le-terrorisme/5595700 

 

Pour ceux qui essaient de s’y retrouver dans les tumultes du monde actuel, les guerres qui ravagent le M-O et particulièrement celle de Syrie depuis mars 2011, donnent à mieux comprendre le jeu retors des puissances extérieures qui les alimentent.

Sous un départ qui s’apparentait à ce que d’aucuns nous ont vendu comme « les printemps arabes », cette terrible guerre fomentée et financée par l’Occident qui espérait la mettre à profit pour renverser le président B. al Assad et avoir ainsi un meilleur contrôle des réserves d’hydrocarbures et des oléoducs du pays, n’en finit pas de nous livrer les arcanes de ce qui se trame dans les couloirs obscurs des chancelleries.

Que l’on ne me rétorque pas que mon propos n’est pas étayé. Il y a aujourd’hui suffisamment de preuves qui attestent que c’est bien l’Occident qui est à la manœuvre derrière toutes ces pseudo révolutions populaires, tant au M-O qu’en Ukraine ou au Venezuela. Et les dernières déclarations du secrétaire d’Etat américain Tex Tillerson en sont l’illustration la plus flagrante, dès lors qu’il a dit devant le comité des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants : « … soutenir des éléments à l’intérieur de l’Iran pour une transition pacifique (ben, voyons !) du régime. » De tels propos sont évidemment inacceptables, mais ils ont l’avantage d’indiquer à ceux qui en doutaient encore, que ce sont bien nos pays qui agissent de manière « terroriste » sur la scène internationale, en intervenant en sous-main pour tenter via quelques ONG « colorées » ou groupuscules d’opposants de renverser des gouvernements qui ne nous conviennent pas afin d’y installer des pions plus dociles et corvéables moyennant quelques avantages. Cela s’apparente bien à des « complots », et nous pratiquons ainsi ce qu’il faut qualifier du seul nom qui convienne : le terrorisme d’Etat !

Les USA ont mis sur pied une coalition des plus douteuse à laquelle participent hélas nombre de pays européens via l’OTAN, ainsi que le gouvernement sioniste de Tel-Aviv en Palestine occupée. Cette coalition est intervenue en Syrie sans l’aval du gouvernement syrien. Il s’agit donc d’une violation flagrante de l’espace souverain syrien. En effet, lequel de ces pays la Syrie aurait-elle menacé pour qu’ils lui fassent la guerre ? Aucun ! Et l’UE s’est alignée en rampant comme une hyène face aux dictats yankees. Voilà les faits ! Voilà l’état de nos diplomaties européennes !

A l’inverse, le gouvernement syrien a demandé l’aide de la Russie, afin de contrer cette coalition contre laquelle son armée esseulée ne pouvait combattre par insuffisance de moyens. Ensuite, et vu la coalition mise en place par l’Occident, l’Iran et le Hezbollah libanais se sont également joints aux forces gouvernementales syriennes pour contrer les agressions de nos pays hostiles et belliqueux, toujours animés par cette arrogance propre à l’esprit colonial qui, décidément nous colle à la peau.

Depuis plus de six ans, le peuple syrien souffre d’une guerre qui se joue sur l’ensemble de son territoire, sans qu’il n’ait rien demandé à qui que ce soit. Des officines extérieures, principalement américaines et sionistes, ont longtemps préparé, formé, financé et armé des groupes de dissidents afin de provoquer un soulèvement du peuple, dans la foulée de ce qui se passait dans les pays voisins. Sauf que les incultes qui étaient à la manœuvre ne se sont pas aperçus que le Dr B. al Assad n’était ni S. Hussein, ni M. Khadafi… et que le peuple syrien est l’un des plus cultivés du monde arabe, capable d’une résistance et d’une résilience imprévues par ces « experts ».

Après avoir laminé l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et y avoir semé le chaos et la désolation sous les fallacieux prétextes de « menaces terroristes » qui nous guettaient, le décor syrien marque l’arrêt de ces piètres scenarii relayés par la clique habituelle des intellos promus au rang de « spécialistes » en stratégie militaire et singulièrement dévoués à l’essor du sionisme. L’allié russe a dit STOP aux aventures occidentales sous couvert aisé des « Droits de l’Homme », et l’équilibre s’en trouve bouleversé, ce qui paraît sain dans un monde globalisé où un seul Etat devenu l’Empire ne peut prétendre à en être le seul gendarme, en fonction de ses stricts intérêts.

Par ailleurs, la Syrie, pays laïc où cohabitaient les différents courants religieux, peut assurément prétendre à une certaine forme de démocratie si l’on concède cette appellation à Israël qui ne s’embarrasse pas de discriminer une large partie de sa population ; pratique l’apartheid à l’encontre de millions d’habitants palestiniens, sans parler des villages non-reconnus et ne figurant même pas sur les cartes routières sous prétexte que ce sont des Arabes qui les habitent ; jette et détient de manière arbitraire des mineurs en prisons où y sont pratiquées la torture ; procède à des punitions collectives ce qui est interdit par les Traités internationaux (https://ihl-databases.icrc.org/dih-traites/com/380-600038) ; étrangle depuis 10 ans la population de Gaza qui n’a plus d’électricité que 2 heures par jour ; ne respecte aucune des Résolutions de l’ONU. Et j’en passe… Aucun gouvernement ne s’autoriserait un tel comportement sans être mis au ban de la société des Nations et subir sanctions et menaces diverses émanant de tous bords. C’est dire combien les notions de Démocratie et de Justice sont piétinées par de tels agissements, et combien les citoyens s’en méfient tant elles sont galvaudées par le microcosme politico-médiatique qui non seulement laissent perdurer ces exemples désastreux, mais pire, les alimentent ! (https://www.legrandsoir.info/au-bout-de-10-de-siege-gaza-atteint-un-point-de-rupture-humanitaire-et-politique-ma-an-news.html)

Ce que l’on apprend au fil des mois de ce qui se passe en Syrie est absolument confondant. Et il faut souligner combien le Droit international est mis à mal par ceux-là mêmes qui dénoncent toujours chez les autres, des comportements qu’ils pratiquent eux-mêmes et à grande échelle.

Mais ce qui dépasse l’entendement, ce sont ces révélations au fil des mois, où l’on voit les USA et cette coalition – donc, nos pays ! – soutenir les groupes qu’ils qualifient eux-mêmes de « terroristes » (Daesh, l’E.I., al-Nosra and c°…) qu’ils affirment combattre par tous les moyens…; ainsi qu’Israël financer directement et soigner les mercenaires issus de ces mêmes groupes ! (http://presstv.com/DetailFr/2017/06/21/526020/IsralAl-Nosra–rvlations-russes).

De plus, si cette criminelle coalition ne s’embarrasse pas des « dégâts collatéraux » lors de ses bombardements qui font des milliers de tués civils, elle aide et évacue directement les chefs de Daesh quand ceux-ci perdent du terrain et tentent d’échapper à l’alliance mise en place par le gouvernement syrien (http://presstv.com//DetailFr/2017/06/14/525261/Raqqa-Syrie-Commandants-de-Daech-hliports-par-les-USA-Etats-Unis).

Pourquoi nos médias et les « pleureuses d’Alep » d’il y a quelques mois passent-ils sous silence ces bombardements que s’autorisent les chasseurs US à l’encontre de l’armée régulière syrienne dès lors que celle-ci menace les positions de Daech ? Ou quand un F-16 américain abat un SU-22 syrien, comme cela s’est encore passé ce dernier week-end. Une telle collusion avec des fanatiques est inadmissible !

A chaque réunion officielle et/ou sommet international, les gouvernements de « nos exemplaires démocraties » dénoncent le terrorisme, mais dans l’ombre et sur le terrain, le soutiennent activement… Tout cela, faut-il le rappeler, avec l’argent de nos impôts ! Comment accepter un tel état de faits !? (http://arretsurinfo.ch/syrie-selon-le-wall-street-journal-israel-soutient-les-combattants-des-groupes-terroristes/) Comment se prêter encore au jeu infâme de ces cérémonies posthumes où les responsables de nos gouvernements pleurent quelques larmes de crocodile sur fond d’hymne national à la mémoire de civils pris pour cibles, quand dans les coulisses, ils arment et financent le terrorisme !? L’on voit clairement que les victimes du terrorisme dans nos pays sont le résultat direct des collusions de nos Etats avec les groupes terroristes qu’ils soutiennent sur le terrain des opérations. Ces funestes choix politiques se retournent contre nous de la société civile, qui les essuyons de plus en plus souvent. Qui donc aura le courage de le dénoncer avec force !? Qui donc mettra ces responsables politiques face à leurs impostures afin qu’une procédure soit intentée à leur encontre !? Qui interpellera ces élus pour leur dire que de tels agissements méritent une condamnation sans aucune circonstance atténuante !?

Le constat est donc sans appel : oui, nos Etats occidentaux assassinent leur propre population par soutien direct au terrorisme international !