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Guerre impérialiste en Syrie… Turquie, Frères Musulmans, Erdogan et état profond « luciférien »(VT)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 22 février 2020 by Résistance 71

 

 

Les racines d’état profond luciférien de l’holocauste d’Erdogan à Idlib, ce qu’on ne vous dira jamais…

 

Gordon Duff

 

20 février 2020

 

Source:

https://www.veteranstoday.com/2020/02/20/the-luciferian-deep-state-roots-of-erdogans-holocaust-in-idlib-what-you-will-never-be-told/ 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les troupes turques bombardent à l’artillerie les villages dans la province d’Idlib en Syrie, pas trop, juste ce qu’il faut. Puis elles se pointent pour évacuer ceux qu’elles viennent juste de bombarder, sous les yeux des agences de presse qui arrivent avec elles: Reuters, Al Jazeera et autres.

Puis les médias blâment la Syrie pour avoir provoqué une crise humanitaire dans l’espoir que Trump n’appuie le jeu des Frères Musulmans contre la Russie et la Syrie.

La véritable histoire de tout ceci est ancienne, celle d’une vieille société secrète, une qui englobe les trois religions du livre, ce qui explique pourquoi les évangélistes chrétiens, les wahhabites saoudiens et les extrémistes sionistes sont frères siamois contre la démocratie sur terre.

Pourquoi Erdogan soutient-il Al Qaïda contre la Russie et la Syrie ? Quel est le lien entre eux ?

Tous deux s’opposent au “baathisme”, mouvement anti-maçonnique qui prit racine dans l’Egypte de Nasser, de la Syrie sous Hafez al-Assad et l’Irak de Saddam. Kadhafi ?…

Il a reconnu la franc-maçonnerie au sein de l’Islam et en particulier avec la Confrérie des Frères Musulmans comme financée par l’Arabie Saoudite et le Qatar, comme une forme de sionisme. Le sionisme n’est pas juif, c’est une excroissance de la franc-maçonnerie qui adore de vieux dieux, et celui en particulier qu’ils placent au dessus de tout.

Voyez-vous, toute nation qui s’oppose à la règle franc-maçonne-rothschild, ayant intégré une banque centrale et l’esclavage de la dette, gaze ses propres citoyens et doit être purifiée et réduite en esclavage par des terroristes, comme ce fut fait en Irak et en Syrie, afin que ces gens jouissent de la liberté et de la démocratie.

Al Qaïda est un groupe du rite franc-maçon écossais, qui a été originellement mis en place avec l’Opération Gladio de l’OTAN datant des années 1970.

Erdogan est un franc-maçon du rite écossais, un islamiste, représentant la Confrérie des Frères Musulmans, un groupe franc-maçon du rite écossais fondé dans les années 1920.

Tous prennent racine au Moyen-Age et avant mais pour la Turquie, erdogan est le dernier représentant en date du mouvement sultanique salonico-sépharade qui commença sous les Jeunes Turcs (Salonique-Théssalonique, maintenant en Grèce et qui fut partie de la Turquie pendant des siècles, ville importante qui abrite la plus grande population juive d’Europe avec ses 80 000 personnes). C’est le lieu de naissance des mouvements franc-maçons qui ont combattu les baathistes.

Aujourd’hui, la Turquie et ses groupes terroristes francs-maçons financés emmenés par Al Qaïda sont en train de procéder à un nettoyage ethnique de la province d’Idlib en Syrie, sortant les gens de leurs maisons à coup de crosses de fusils, ceci fait en coopération avec les médias américains et d’ailleurs, sous contrôle, une nouvelle “piste des larmes” (NdT: allusion à la migration forcée des Indiens Cherokee au XIXème siècle, encadrée par l’armée yankee sur ordre de Washington, bilan: environ 4000 morts durant cette “longue marche” forcée de 1836 à 1838, ce qui représentait 25% de leur population de l’époque qui avait déjà été décimée par les maladies d’Europe et les guerres…) à ajouter au prix global de l’holocauste qui frappe le Moyen-Orient depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Lorsque la Turquie a fait donner son artillerie sur les troupes syriennes essayant de venir en aide à ce qui est maintenant largement vu comme une révolte contre la Turquie et les Etats-Unis dans les portions de la Syrie occupées ou anciennement occupées (par les terroristes), la Russie a envoyé une note diplomatique à Erdogan, note qui contenait les emplacements exacts de toutes ses forces en Syrie.

Erdogan couina et ordonna un cessez-le-feu temporaire tandis que les forces aérospatiales russes anéantissaient les alliés terroristes de la Turquie qui avaient percé derrière les lignes syriennes à la faveur des tirs d’artillerie turcs.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, il y a toujours des milliers de militaires turcs vidant les villages d’Idlib, travaillant avec des firmes  de médias audiovisuels, terrorisant les gens, puis filmant “l’aide”, une leçon apprise des tristement célèbres “casques blancs”.

regardons le très long terme maintenant, là où le 11 septembre ne fut qu’une pierre angulaire, rien de plus.

L’équipe de VT, emmenée par Ian Greenhalgh, retrace les racines d’Erdogan au travers de son “islamisme” factice de pacotille et jouan au sultan, vers sa véritable histoire et ce qui le lie à l’état profond.

Note de R71: l’article original se poursuit avec de longues (re)publications de VT couvrant le sujet depuis une dizaine d’années. Très intéressant mais bien trop long à traduire… A lire sur l’article original en anglais.

 

 

Guerre impérialiste en Syrie: Damas contre les ONG traffiquant avec l’EIIL pour la Turquie et le pays du goulag levant

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Les Etats-Unis et la Turquie ignorent l’avertissement de la Russie et entrent en Syrie

 

Gordon Duff & New Eastern Outlook (Moscou)

 

21 Août 2015

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2015/08/21/us-turkey-ignore-russian-warning-move-into-syria-new-eastern-outlook/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Turquie et les Etats-Unis ont conjointement décidé d’entrer en Syrie, défiant la Russie de répondre à cette décision. Les Etats-Unis et la Turquie ont cessé toute référence à la protection de réfugiés, qui est toujours une fantaisie difficile à faire admettre quand on se réfère à la très longue histoire turque de persécution des minorités.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Mark Toner, a commencé hier à émettre les règles d’établissement d’une “zone tampon” que les USA et la Turquie ont décidé de créer pour la Turquie. Il est affirmé que cette “zone” sera occupée par “l’Armée Syrienne Libre” (ASL) et ne peut être utilisée que par des forces ayant juré de renverser le gouvernement légal de Damas.

L’Armée Syrienne Libre (ASL)

Il y a un problème avec cela. Il n’y a pas d’unités de l’ASL dans le nord de la Syrie. En Février 2015, cette force fut démantelée et ses chefs se sont enfuis en Turquie. L’ASL depuis 2014 a été réorganisée par les forces du renseignement turc comme une organisation ne répondant plus qu’à Erdogan et l’Arabie Saoudite, ses entraineurs qataris asistés de contractants américains (NdT: “contractants” est un euphémisme pour dire mercenaires, probablement Blackwater/Xe/Academi ou DynCorps de la firme Halliburton…). La majorité de ceux impliqués avec l’ASL a accepté une amnistie du gouvernemnt syrien ou ont rejoint les forces d’Al Nosra et de l’EIIL/EI.

Toutes forces envoyées par les Etats-Unis et la Turquie en Syrie ne peuvent y être que pour un but unique: assister l’EIIL/EI à renverser le gouvernement de Damas, qui a monté de plusieurs crans dans la vigueur de son combat contre les forces terroristes.

Acte désespéré

Il est largement admis que cette nouvelle action agressive est motivée par un certain désespoir fondé sur l’amélioration des relations entre la Russie et l’Arabie Saoudite et la création récente de chemins d’apaisement dans les relations plus que fraîches entre l’Arabie et l’Iran. L’Arabie Saoudite, dit-on, a abandonné son soutien matériel à l’EIIL en Irak et en Syrie, laissant cette organisation se débrouiller seule, aidée seulement par Israël, la Turquie et les Etats-Unis.

Soyons honnêtes ici. Ceci est le territoire syrien et l’armée syrienne a tous les droits de bombarder des terroristes sur son territoire et y opérer tout à fait librement. Toute tentative par les Etats-Unis et la Turquie de limiter les opérations de l’armée syrienne sur son territoire pour le bénéfice de ce qui est reconnu comme étant des organisations terroristes, qui ont pillé la Syrie pour Erdogan et ses riches amis, pas seulement du pétrole et de ses antiquités, ils ont physiquement démantelé et transporté par camions en Turquie une usine d’assemblage automobile et des douzaines d’autres usines, est une ingérence criminelle.

Crimes de guerre contre la Syrie

Dans des discussions avec le ministre de la justice syrien la semaine dernière, Najm Hamad al-Ahmad, on nous a averti qu’un groupe de travail est en train de se constituer afin de faire citer la Turquie pour sa participation à des crimes de guerre sur le sol syrien, incluant le traffic d’êtres humains et le piratage. Il y a un bon nombre de rapports fiables en provenance des chrétiens syriens kidnappés ces quatre dernières années par les terroristes de l’EIIL, que les réfugiés syriens ne sont pas protégés en tant que régugiés en Syrie par les ONG, mais plutôt détenus dans des camps de concentration où ceux qui refusent de se convertir et de rejoindre les combattants de l’EIIL sont exécutés, le tout avec la totale complicité de l’armée turque et des unités du renseignement.

Ignorer la menace des ONG

Le problème des réfugiés, apparemment important pour l’occident au vu des récentes histoires montrant comment les réfugiés syriens s’établissant en Jordanie font la une et méritent d’être discutées.

Les rapports de Turquie ont été consistants sur une chose: les ONG supposées travailler avec les réfugiés fournissent un soutien logistique à la fois au front Al Nosra et à l’EIIL/EI. Des convois de camions d’ONG ont acheminé de gaz sarin en Syrie, ceci a été conformé par des sources en Turquie ainsi que par le ministère de la défense syrien et ont transporté des précurseurs chimiques pour les usines de bombes de l’armée turque dans ce qui peut maintenant ouvertement être appelé de la Zone d’Occupation Turque en Syrie. (ZOTS)

Dans le même temps, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une officine de la CIA (NdT: et du MI6 britannique à son origine en 2011) donne une couverture médiatique en blâmant Damas pour les atrocités commises par les Turcs.

Comme la Turquie héberge à la fois le front Al Nosra et l’EIIL/EI, leur donne à la fois un soutien logistique et un havre de paix, un transit libre et gratuit sur son sol et maintenant même un soutien aérien avec des attaques contre les combattants du YPG et du PKK kurdes, qui sont parmi les meilleurs forces s’opposant à l’EIIL dans cette guerre critique ; ne pas citer la Turquie comme combattant dans cette guerre est plus que négligent.

Avec une volée de rumeurs non confirmées en provenance de Moscou la semaine dernière concernant la rencontre pour le moins houleuse entre le président Poutine et l’ambassadeur turc, citant la colère de Poutine envers l’action militaire ouverte de la Turquie contre la Syrie, il n’y a maintenant plus beaucoup de doutes sur le fait que l’occident désire bien plus confronter la Russie en Syrie plutôt qu’en Ukraine.

Le traffic humain des réfugiés

Les ONG, auparavant supervisées par l’ONU, certaines sous un régime de consultation spéciale, sont maintenant devenues la peste du Moyen-Orient. Quelques-unes, pour ne pas dire la plupart, sont des vitrines de la CIA et du Mossad. Toutes sont semble t’il chargées de sauver les réfugiés, de “cataloguer les antiquités” (NdT: qui est un énorme marché clandestin mondial depuis l’invasion de l’Irak en 2003 et dont bien peu de personnes ne parle, un gigantestque marché noir pour nantis…) ou de sélectionner les biens de valeurs syriens ou irakiens comme par exemple les machines-outils, l’informatique et la robotique dont la Turquie a besoin pour son “sweat shop” bourgeonnant d’empire industriel.

C’est là où la Syrie prévoit ses attaques légales, demandant une mise en accusation internationale contre ces organisations, en attaquant leur “travail sur les réfugiés”. Certains réfugiés se sauvent d’eux-mêmes, venant grossir les rangs dans les camps de Jordanie et du Liban ou venant s’ajouter à une déjà surpopulation des villes importantes comme Damas. Beaucoup s’enfuient en Turquie où ils sont scrutinisés, contrôlés, souvent bloqués pendant des semaines ou des mois. Certains par contre sont renvoyés par camions en Syrie sans aucun problème.

Ce sont les prisonniers de l’EIIL, pris de camps en Turquie, sélectionnés par des ONG travaillant avec l’EIIL/EI, transportant des armes et traffiquant les prisonniers comme “réfugiés”, en réalité traffiquant au profit des bordels et de l’industrie de l’esclavagisme sexuel de Grande-Bretagne et d’Allemagne.

Des scènes ont été rapporté rappelant le film “la Liste Schlinder” de Spielberg en 1993, film montrant le traitement des juifs par les nazis en Allemagne.

Conclusion

La guerre aérienne de la Turquie au profit de l’EIIL/EI est un facteur connu dans le monde. Les rapports initiaux indiquant des attaques sur les positions de l’EIIL par des F-16 turcs furent très rapidement démentis et prouvés faux. Des attaques turques sur des villages irakiens ont été confirmées. Des attaques turques sur les forces kurdes du YPG soutenues par les Etats-Unis en Syrie ont aussi été confirmées.

Personne ne conteste ces faits horribles bien que le gouvernement kurde à Erbil parle peu, trop peu alors que son propre peuple est massacré par les Turcs.

Les Etats-Unis ont fini par assumer qu’avec des mouvements continuels contre le Donbass, ils peuvent brutaliser l’allié des Russes, la Syrie, sans répercussions. Voilà ce qui est véritablement derrière l’action américaine.

Imbroglio de l’OTAN au Moyen-Orient: Le néo-colonialisme de la Turquie et la France sous le feu pour leur soutien à la guerre et l’EI/Daesh…

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Très bonne analyse de Meyssan qui nous éclaire sur le chronologie des évènements du Moyen-Orient depuis 5 ans (et plus), sur le rôle de chacun dans les crimes commis contre les populations civiles en Libye, en Syrie, en Irak et démontre que la France a du sang, beaucoup de sang sur les mains une fois de plus et a eu sa part ans la création et le contrôle de la légion mercenaire pseudo-djihadiste de l’EIIL/EI/Daesh ou peu import le nom que donne l’empire à sa progéniture… Meyssan reconfirme aussi ce que nous avions dit au moment de la dernière réunion Bilderberg, à savoir que Juppé est le choix des banksters en charge de toutes ces turpitudes et crimes, pour contrôler la France pour eux. Juppé sera la prochaine marionnette présidente…

Petite ombre au tableau sur l’analyse de Meyssan que nous désirons corriger ici: en bon républicain imbu du système, Meyssan ne fait pas une analyse correcte des récentes évolutions du PKK (parti ouvrier kurde) d’Ocalan. Si le PKK fut effectivement longtemps d’obédience marxiste-léniniste, il a radicalement changé de position ces dernières années se rendant compte de l’impasse à laquelle mène une telle position idéologique. Sous les influences politiques du sociologue activiste Murray Bookchin (ex-marxiste devenu anarchiste avec quelques “nuances” notables), le PKK est devenu une entité politique prônant le confédéralisme démocratique fondé sur la confédération de communes libres, autogérées et autonomes. Nous avons publié quelques articles sur la mise en place de la démocratie directe dans le kurdistan syrien et sa région du Rojava et de Kobané. Le PYG syrien lutte contre les mercenaires de l’OTAN (EIIL/Daesh) dans le nord de la Syrie et a fait un pacte de non agression avec l’état syrien qu’il ne soutient pas, mais en a fait son allié de raison au vu de la circonstance de terrain. La révolution sociale kurde du nord de la Syrie représente un danger pour le consensus du statu quo oligarchique et l’État, ainsi que pour ceux qui le soutienne, fera tout pour éventuellement écraser toute véléité de changer de paradigme politique, surtout si ce changement impique la disparition de l’État et des institutions criminelles et obsolètes au profit des conseils populaires de confédération. Plus l’expérience des communes libres confédérées kurdes est connue du grand public et plus elle aura une chance de survie face au “plus froid des monstres froids.”
Si son analyse géopolitique semble correcte, Thierry Meyssan devrait rapporté le fait que le PKK n’est plus marxiste mais anarchiste… Pourquoi ne le fait-il pas ? Et ne pas le faire sert quels intérêts ?…

~ Résistance 71 ~

 

Clinton, Juppé, Erdogan, Daesh et le PKK

 

Thierry Meyssan

 

3 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188313.html

 

La reprise de la répression contre les Kurdes en Turquie n’est que la conséquence de l’impossibilité de réaliser le plan Juppé-Wright de 2011. Alors qu’il a été facile de déployer Daesh dans le désert syrien et dans les provinces de Ninive et d’al-Anbar (Irak), à majorité sunnite, il s’est avéré impossible de prendre le contrôle des populations kurdes de Syrie. Pour réaliser son rêve d’un Kurdistan hors de Turquie, Recep Tayyip Erdoğan n’a pas d’autre choix que la guerre civile.

En arrivant au pouvoir à Ankara, en 2003, le parti islamiste AKP a modifié les priorités stratégiques de la Turquie. Plutôt que de se baser sur les rapports de force post-« Tempête du désert », Recep Tayyip Erdoğan ambitionnait de sortir son pays de l’isolement dans lequel il se trouvait depuis la chute de l’Empire ottoman. S’appuyant sur les analyses de son conseiller, le professeur Ahmet Davutoğlu, il préconisa de régler les problèmes en suspens depuis un siècle avec ses voisins et de devenir progressivement l’incontournable médiateur régional. Il lui fallait pour cela à la fois devenir un modèle politique et construire des relations avec ses partenaires arabes sans perdre son alliance avec Israël.

Débutée avec succès, cette politique —dite de « zéro problème »— conduisit Ankara non seulement à ne plus craindre Damas et son soutien au PKK, mais à lui demander de l’aider à négocier une sortie de crise. En octobre 2006, le parti kurde déclara une trêve unilatérale et débuta des négociations avec le gouvernement Erdoğan. En mai 2008, Ankara organisa des négociations indirectes entre Damas et Tel-Aviv, les premières depuis le rejet par Ehud Barack du plan de Bill Clinton et d’Hafez el-Assad. Mais le président Bachar el-Assad y mit fin lorsque Israël attaqua Gaza, en décembre 2009.

Réalisant qu’il n’était pas possible de maintenir de bonnes relations avec tous les États de la région compte tenu du conflit palestinien, Ankara choisit de soutenir les Palestiniens face à Israël. Ce furent les épisodes de Davos et de la Flottille de la Liberté. Disposant alors d’un vaste soutien populaire dans le monde musulman, Ankara se rapprocha de Téhéran et accepta, en novembre 2010, de participer à un marché commun Turquie-Iran-Irak-Syrie. Les visas furent abrogés ; les droits de douanes considérablement réduits ; un consortium fut constitué pour gérer les pipe-lines et gazoducs ; une autorité fut créée pour gérer en commun les ressources en eau. L’ensemble était si attractif que le Liban et la Jordanie s’y portèrent candidat. Une paix durable semblait possible au Levant.

Alors qu’en 2011 le Royaume-Uni et la France se lançaient dans une double guerre contre la Libye et la Syrie, à la demande et sous le contrôle des États-Unis, la Turquie s’y opposa logiquement. Ces guerres, entreprises sous couvert de protection des populations, étaient trop visiblement des entreprises néo-coloniales. En outre, elles portaient atteinte aux intérêts turcs, la Libye étant un de ses principaux partenaires économiques et la Syrie en devenant un à travers le nouveau marché commun régional.

C’est alors que tout bascula…

Comment la France a fait basculer la Turquie

À l’initiative du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, Paris proposa secrètement à Ankara, en mars 2011, de soutenir sa candidature à l’Union européenne et de l’aider à régler son problème kurde si la Turquie entrait en guerre à ses côtés contre la Libye et la Syrie. Côté français cette proposition était radicalement nouvelle, Alain Juppé s’étant fermement opposé à l’entrée de la Turquie dans l’Union à l’époque où il dirigeait le parti gaulliste et était un collaborateur de Jacques Chirac. Mais, condamné pour corruption en France, il s’était exilé en Amérique en 2005 et avait donné des cours au Québec tout en suivant un stage au Pentagone. Converti au néo-conservatisme, il était revenu en France et avait été choisi par Nicolas Sarkozy comme ministre de la Défense, puis des Affaires étrangères.

Rétrospectivement, le plan Juppé révèle les intentions françaises : il y est question de créer un Kurdistan en Irak et en Syrie selon la carte qui sera publiée deux ans plus tard par Robin Wright dans le New York Times et mise en œuvre conjointement par l’Émirat islamique, le Gouvernement régional du Kurdistan irakien et d’anciens collaborateurs de Saddam Hussein liés aux Frères musulmans. Le document, cosigné par Alain Juppé et son homologue turc Ahmet Davutoğlu, ne laisse aucun doute : la France entendait se reconstituer un empire colonial en Syrie. En outre, elle avait des connexions au sein des mouvements terroristes islamistes et prévoyait la création de Daesh. Pour garantir le plan Juppé, le Qatar s’engageait à investir massivement à l’Est de la Turquie, en espérant que les Kurdes turcs abandonnent le PKK.

Ce plan est resté secret jusqu’à ce jour. Si des parlementaires français ou turcs parvenaient à s’en procurer légalement une copie, il suffirait amplement à poursuivre MM. Juppé et Davutoğlu devant la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité.

Contrairement à une idée répandue, les Kurdes sont profondément divisés. En Turquie et en Syrie, le PKK d’origine marxiste-léniniste a toujours défendu un point de vue anti-impérialiste. Tandis que les Kurdes d’Irak, liés à Israël depuis la Guerre froide, ont toujours été des alliés des États-Unis. Les deux groupes ne parlent pas la même langue et ont des histoires très différentes.

Il est probable que, de leur côté, les États-Unis apportèrent dans la corbeille de mariage le fait de promouvoir le modèle politique turc dans le monde arabe et d’aider l’AKP à encadrer les partis politiques issus des Frères musulmans, de sorte que la Turquie devienne le centre du prochain Moyen-Orient. En tous cas, Recep Tayyip Erdoğan soutint in extremis le projet de l’Otan qui releva l’AfriCom après la révolte de son commandant [1]

Immédiatement, Ankara mobilisa les habitants de Misrata en Libye. Ceux-ci sont majoritairement des descendants de soldats juifs de l’Empire ottoman, les Adghams, et de nomades marchands d’esclaves noirs, les Muntasirs, qui avaient soutenu les Jeunes Turcs. Ils formèrent le seul groupe significatif de Libyens pour attaquer Tripoli [2].

Simultanément, Ankara organisa plusieurs réunions de l’opposition syrienne à Istanbul à partir d’août 2011. En définitive, les Frères musulmans constituent le Conseil national syrien en octobre, en associant des représentants de divers groupes politiques et de minorités.

L’Otan renonce à envahir la Syrie

Constatant l’implication de l’Otan en Libye, Ankara escomptait logiquement une implication identique de l’Alliance atlantique en Syrie. Mais, malgré de nombreux attentats et une campagne de presse internationale soutenue, il fut impossible à la fois de soulever la population et d’attribuer de manière crédible des crimes de masse au président el-Assad. Surtout, Moscou et Pékin, échaudés par l’affaire libyenne, s’opposèrent par trois fois au Conseil de sécurité à toute résolution prétendant « protéger » les Syriens de leur gouvernement (octobre 2011, février et juillet 2012).

Washington et Londres abandonnèrent donc la partie, même si Paris et Ankara continuaient à y croire [3]. Les deux États mirent sur pied une étroite collaboration, allant même jusqu’à planifier en septembre 2012 une tentative d’assassinat du ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem et du président Bachar el-Assad.

L’attentat qui frappa à Riyad le prince Bandar ben Sultan en rétorsion de l’assassinat des membres du Conseil national de sécurité syrien, en juillet 2012, laissa le mouvement jihadiste international orphelin. Même si le prince survécu à ses blessures, il ne sortit qu’un an plus tard de l’hôpital et ne fut plus jamais en mesure de jouer le rôle qu’il tenait jusque-là. Recep Tayyip Erdoğan se saisit de l’occasion pour le remplacer. Il noua des relations personnelles avec Yasin al-Qadi, le banquier d’al-Qaïda, qu’il reçut de nombreuses fois en secret à Ankara. Il supervisa les nombreux groupes jihadistes, initialement créés par les États-uniens, les Britanniques et les Français.

En janvier 2013, en intervenant au Mali, la France s’éloigna des jihadistes syriens et donc abandonna sur le terrain les opérations militaires à la Turquie, même si elle maintint quelques légionnaires sur place. Peu après, l’émir de Qatar, cheikh Ahmad, fut contraint à l’abdication par Washington qui lui reprochait —sur dénonciation russe— d’utiliser ses facilités contre des intérêts économiques états-uniens. Avant même que son fils, cheikh Tamim, ne lui succède, l’essentiel du financement de la guerre contre la Syrie était repris par l’Arabie saoudite.

Pour bénéficier de ce soutien et de celui d’Israël, Recep Tayyip Erdoğan commença à promettre aux uns et aux autres que les États-Unis passeraient outre les vétos russes et chinois et lanceraient l’Otan à l’assaut de Damas. Profitant de la confusion, il organisa le pillage de la Syrie, démantelant toutes les usines d’Alep, la capitale économique, et volant les machines-outils. De même, il organisa le vol des trésors archéologiques et mit en place un marché international à Antioche [4]. Ne voyant toujours rien venir, il organisa avec l’aide du général Benoît Puga, chef d’état-major de l’Élysée, une opération sous faux drapeau pour provoquer l’entrée en guerre de l’Alliance atlantique : le bombardement chimique de la Ghoutta de Damas, en août 2013. Mais, Londres découvrit immédiatement la supercherie et refusa de s’engager [5].

La Turquie participa à l’opération de nettoyage ethnique et de partition de l’Irak et de la Syrie, connu sous le nom de « plan Wright ». La présence des services secrets turcs aux réunions préparatoires de Daesh à Amman est attestée par la publication d’un relevé de décision par le PKK. Au demeurant, le « plan Wright » reprend le « plan Juppé » qui avait convaincu la Turquie d’entrer en guerre. Par la suite, Recep Tayyip Erdoğan prit lui-même le commandement de l’organisation terroriste, assurant aussi bien son approvisionnement en armes que la vente de son pétrole.

Observant avec angoisse les pourparlers entre Washington et Téhéran, Ankara s’inquiéta d’un accord de paix qui le laisse sur le bord du chemin. Sollicité par son homologue russe, Vladimir Poutine, M. Erdoğan accepta de participer au projet de gazoduc Turkish Stream visant à casser le monopole états-unien et à contourner l’embargo européen. Puis, prenant son courage à deux mains, il s’en alla visiter son homologue iranien, cheikh Hassan Rohani. Celui-ci l’assura qu’il n’avait pas à redouter l’accord en cours de négociation. Mais lorsqu’il fut signé, le 14 juillet 2015, il fut évident qu’il ne laissait aucune place à la Turquie dans la région.

Sans surprise, Recep Tayyip Erdoğan reçut le 24 juillet un ultimatum du président Obama lui enjoignant 
 de renoncer immédiatement au gazoduc russe ; 
 de cesser son soutien à Daesh —dont il est devenu le chef exécutif derrière le paravent du calife Abou Bakr al-Baghdadi— et d’entrer en guerre contre lui. 
Pour accentuer la pression, Barack Obama évoqua la possibilité de renvoyer la Turquie de l’Otan, en concertation avec le Royaume-Uni, bien que cette situation ne soit pas prévue par le Traité.

Après s’être confondu en excuses et avoir autorisé les États-Unis et l’Otan à utiliser la base d’Incirlik contre Daesh, M. Erdoğan entra en contact avec l’envoyé spécial pour la Coalition anti-Daesh, le général John Allen, connu pour son opposition à l’accord avec l’Iran. Les deux hommes convinrent d’interpréter les propos du président Obama comme un encouragement à lutter contre le terrorisme, rubrique dans laquelle ils rangèrent le PKK. Outrepassant ses fonctions, le général s’engagea à créer une zone de non-survol de 90 km de large, en territoire syrien tout au long de la frontière turque, prétendument au profit des réfugiés syriens qui seraient menacés par leur gouvernement, en réalité pour appliquer le « plan Juppé-Wright ». Le Premier ministre turc Ahmet Davutoğlu révéla le soutien états-unien au projet sur la chaîne A Haber en lançant des bombardements contre le PKK.

Le général John Allen avait déjà par deux fois réussi à prolonger la guerre contre la Syrie. En juin 2012, il complota avec le général David Petraeus et la secrétaire d’État Hillary Clinton pour saboter l’accord conclu à Genève entre Washington et Moscou pour la paix au Proche-Orient. Cet accord prévoyait, entre autres, la paix en Syrie —bien que Damas n’ait pas été invité à cette conférence—, mais il était inacceptable à la fois pour les néo-conservateurs et pour les « faucons libéraux » états-uniens. Le trio Clinton-Allen-Petraeus s’appuya sur le nouveau président français, François Hollande, et son nouveau ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour convoquer une conférence des « Amis de la Syrie » et rejeter le Communiqué de Genève. En pleine campagne électorale, le président Obama ne put sanctionner ses collaborateurs, mais dès le lendemain de sa réélection, il fait arrêter David Petraeus et John Allen qu’il avait fait tomber dans un piège sexuel. Hillary Clinton se maintint quelques semaines et dut soudain se retirer après un « accident ». En définitive, seul Petraeus fut condamné tandis qu’Allen fut blanchi et que Clinton —comme Juppé— se prépare à sa prochaine campagne électorale présidentielle.

Le trio Clinton-Allen-Petraeus tenta une seconde opération en décembre 2014 qui parvint à saboter la Conférence de Moscou. En promettant aux Frères musulmans de mettre en œuvre le « plan Juppé-Wright », ils convainquirent la Coalition nationale syrienne de refuser toute discussion de paix. Au passage, cet épisode atteste que le but de la Coalition nationale syrienne n’est pas de changer de régime en Syrie, mais bien de détruire ce pays et son État.

Apprenant les faits durant son voyage en Afrique, le président Obama fit démentir officiellement l’engagement du général Allen, reconnût le droit de la Turquie à combattre le PKK, mais dénonça toute action contre lui hors de la Turquie. Le président Erdoğan convoqua alors une réunion du Conseil atlantique pour l’informer de son entrée dans la Coalition anti-terroriste et de sa double action contre Daesh et le PKK. Le 29 juillet, les Alliés lui répondirent froidement qu’ils le soutenaient dans son action, mais ne lui reconnaissaient le droit de bombarder le PKK en Irak et en Syrie qu’en cas de « poursuite » —c’est-à-dire si le PKK utilisait des bases à l’étranger pour lancer ou replier des troupes contre la Turquie—.

En outre, le président Obama a relevé de ses fonctions son envoyé spécial pour la Syrie, Daniel Rubinstein, et l’a remplacé par Michael Ratney, un spécialiste à la fois du Proche-Orient et de la communication. Il sera prioritairement en charge de surveiller les agissements du général Allen.

La Turquie entre en guerre civile

À ce jour, les actions de l’armée turque contre le PKK en Irak et en Syrie n’ont aucune justification légale en droit international. Les deux gouvernements ont dénoncé une attaque de leur territoire. Du point de vue états-unien, le PKK et l’Armée arabe syrienne —c’est-à-dire celle de la République— sont les seules forces efficaces au sol contre Daesh. La relance de la guerre contre la minorité kurde illustre la volonté de l’AKP de poursuivre la mise en œuvre du « plan Juppé-Wright », même après les retraits partiels du Qatar et de la France.

Cependant, un élément fondamental a profondément changé la donne : Israël et l’Arabie saoudite, qui soutenaient il y a peu de temps encore l’idée de créer un Kurdistan et un Sunnistan en Irak et en Syrie, y sont désormais opposés. Tel-Aviv et Riyad savent désormais que ces deux nouveaux États, s’ils devaient voir le jour, ne seraient pas contrôlés par eux, mais par une Turquie qui ne cache plus son ambition impériale et deviendrait de facto un géant régional.

Par un retournement dont le Proche-Orient a le secret, Israël et l’Arabie saoudite ont donc conclu un accord pour s’opposer à la folie du président Erdoğan et pour soutenir en sous-main le PKK, malgré son identité marxiste. En outre, Israël s’est déjà rapproché des ennemis traditionnels de la Turquie, la Grèce d’Aléxis Tsípras et Chypre de Níkos Anastasiádis.

Que l’on ne s’y trompe pas, Recep Tayyip Erdoğan a choisi la guerre civile comme seule issue politique personnelle. Après avoir perdu les élections législatives et réussi à bloquer la création d’un nouveau gouvernement, il tente de faire peur à son peuple de sorte soit à convaincre le MHP (nationaliste) à soutenir l’AKP (islamistes) pour former un gouvernement de coalition, soit à convoquer de nouvelles élections et à les gagner.

L’opération anti-terroriste censée lutter à la fois contre Daesh et contre la population kurde est presque exclusivement ciblée contre le PKK et le PYG (son alter ego syrien). Les bombardements prétendument contre l’Émirat islamique n’ont rien détruit. Simultanément, M. Erdoğan a lancé des instructions judiciaires contre les leaders kurdes du HPD, Selahattin Demirtaş et Figen Yüksekdağ. Le parquet les accuse, pour le premier, d’avoir appelé à commettre des violences contre les non-Kurdes —ce qui est une ineptie— et, pour la seconde, de soutenir le PYG, milice de la République arabe syrienne et donc, selon le magistrat, organisation terroriste.

Le guerre civile qui débute ne sera pas la même que celle des années 90. Elle sera beaucoup plus vaste et meurtrière. À la fois parce que la Turquie n’a plus aucun allié à l’extérieur et parce que la politique islamiste a divisé la société turque. Il n’y aura donc pas d’un côté les institutions turques soutenues par l’Otan et de l’autre le PKK soutenu par la Syrie, mais une fragmentation de la société turque : laïques contre islamistes ; modernes contre traditionalistes ; alévis contre sunnites ; Kurdes contre Turcs.

 

[1] Initialement dénommée « Aube de l’Odysée », l’opération contre la Libye était commandée par le général Carter Ham en sa qualité de chef de l’AfriCom. Cependant, il s’insurgea contre le rôle attribué au sol à al-Qaïda pour renverser la Jamahiriya arabe libyenne tandis que la Coalition prétendait uniquement protéger les civils. Il fut relevé de ses fonctions au profit de l’Otan et l’opération fut alors dénommée « Protecteur unifié ».

[2] Les habitants de Benghazi refusèrent d’attaquer Tripoli une fois obtenu leur indépendance de facto. Les Misratas furent encadrés par les combattants d’al-Qaïda.

[3] Pour être plus précis, Paris se retira de la guerre en mars 2012 après la chute de l’Émirat islamique de Baba Amr et la restitution des légionnaires français qui avaient été faits prisonniers. Mais le président Sarkozy ne parvint pas à se faire réélire en mai et son successeur, François Hollande, reprit la guerre en juillet.

[4] Ville également connue sous les noms d’Antakya ou de Hatay.

[5] Le Premier ministre mit en scène avec le chef de son opposition un débat aux Communes dans lequel les deux leaders se donnèrent la réplique en lisant un même texte. Le Royaume-uni put ainsi se retirer de la guerre sans avoir à accuser publiquement la Turquie. Les États-Unis lui emboîtèrent le pas.