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La source du conflit en Palestine ?… Le colonialisme… Israël applique la méthode d’apartheid éprouvée en Amérique et dans le Commonwealth

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 21 juillet 2014 by Résistance 71

“La position inférieure des noirs, l’exclusion des Indiens de la nouvelle société, l’établissement de la suprémacie pour les riches et les puissants dans la nouvelle nation, tout ceci était déjà établi dans les colonies au moment de la révolution américaine. Les Anglais hors de la route, cela pouvait donc être maintenant couché sur le papier, solidifié, régularisé, légitimisé par le moyen de la Constitution des Etats-Unis.”
~ Howard Zinn ~

“La seule façon de mettre en échec et de stopper ce mal colonial est pour tous les Hommes Rouges de s’unir et d’affirmer un droit commun et égal sur la terre, comme cela fut en premier lieu et comme cela aurait dû le rester, car la terre ne fut jamais divisée et elle appartient à tous et pour chacun de l’utiliser. Aucune part ne peut-être vendue, même entre nous, encore moins à des étrangers, ceux qui veulent tout et ne se contenteront pas de moins.”
~ Chef Shawnee Tecumseh (de la même nation que l’auteur de notre article ci-dessous)

 

Nos nations originelles libres et indépendantes

 

Steven Newcomb

 

16 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/07/16/our-original-free-and-independent-nations

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 13 Juin, le président Obama a visité la réserve indienne de Standing Rock. Pendant sa visite, Mr Obama a dit que “chaque américain, incluant chaque autochtone, a le droit d’avoir une chance de travailler dur et de réussir.” Il voulait sans doute dire “réussir” dans la société américaine des Etats-Unis.

En 1832, dans le rendu de l’affaire Worcester contre l’état de Georgie, le juge de la cour suprême Marshall (NdT: le même qui rendit la décision tristement célèbre dans l’affaire Johnson contre McIntosh de 1823…) caractérisa nos nations comme “indépendantes l’une de l’autre et du reste du monde”. Etant donné le contexte historique de notre existence libre et indépendante en tant que nations de plein droit, il est très troublant de voir le président Obama parler de nous comme si nos nations avaient été réduites avec succès à n’être plus que de simples “variétés” de citoyens américains. En accord avec ce point de vue, “Les indiens natifs ne sont plus donc qu’une ‘variété’ d’Américains.”

Un compte-rendu de l’agence Associated Press a rapporté que le président Obama et la première dame Michelle Obama, sont arrivés à la réserve de Standing Rock durant un jour de “fête, célébration du drapeau”. Ce qui serait une célébration du drapeau des Etats-Unis au cas où quelqu’un se poserait la question. Donc, le drapeau de l’empire, qui s’est engagé dans plus de 200 ans de politique faite pour déposséder, détruire et assimiler politiquement nos nations est maintenant “célébré” par ceux qui furent les victimes de la dépossession et de ces politiques destructrices. Que nous est-il arrivé bon sang ?

Ironie du sort: Il y a exactement 40 ans, la première conférence internationale sur les traités indiens se tenait des 8 au 16 Juin 1974, à… je vous le donne en mille… à Standing Rock. Un des résultats de cette conférence internationale fut la Déclaration de Continuité d’Indépendance. Elle fut appelée internationale parce que ce fut arrangé en discussions de nation à nation entre nos nations et peuples originels.

La partie ironique vient du fait que 40 ans plus tard, le 13 juin 2014, le président des Etats-Unis est honoré et le drapeau des Etats-Unis sont célébrés sur la réserve indienne de Standing Rock et ce malgré le fait qu’il n’y a eu aucune réforme de la fondation du système de domination et de “subjugation” qui continuent à être utilisé contre nos nations.

Ceci, bien sûr, fait apparaître au monde l’illusion que la pays indien dans son entièreté est ok avec le système de dominaton émanant de la loi fédérale sur les Indiens. Le 27 Mai 2014, quatre juges suprèmes en désaccord identifièrent le système de domination américain dans l’affaire de l’état du Michigan contre la Communauté Indienne de Bay Mills. Ils s’y réfèrent comme l’assujettissement des “tribus indiennes à l’autorité et la protection des Etats-Unis.”

Le pays indien est vraiment une terre “schizophrène”. Nous vivons quotidiennement avec les effets pervers du système de domination et de subjugation qui nous a été imposé et qui continue de l’être et pourtant il y a ceux d’entre nous que célèbrent le drapeau et le président d’un pays qui continue à nous imposer ce système de domination et de subjugation ? Pourquoi ? Avons-nous accepté notre destin imposé de “nations tributaires”, tributaires de la politique courante des Etats-Unis ? Le statut de sous-souverain du gouvernement des Etats-Unis est-il le mieux que nous voudrions espérer pour parvenir à une “vraie” auto-détermination ? Est-ce notre nouveau plafond ?

Le document de 1974 dit: “La Conférence Internationale sur le Traité Indien adopte par le présent ce Déclaration de Continuité d’Indépendance des nations indiennes natives souveraines de l’Amérique. Dans le cours de ces évènements humains, nous appelons le euple du monde à soutenir cette lutte pour nos droits de souveraineté et nos droits de traités. Nous assurons de notre assistance toute autre nations cherchant sa propre indépendance.” De quoi affirmaient-ils leur indépendance ? D’un système de domination et de subjugation qui est imposé par la loi et la politique coloniales fédérales américaines.

Quatre décennies plus tard, le gouvernement des Etats-Unis a réussi à créer l’impression devant la communauté internationale que la “grande nation Sioux” n’existe plus et que ses traités et droits inhérents n’ont plus aucune valeur. Ceci, bien sûr, donne aussi la fausse impression que la Déclaration de Continuité d’Indépendance qui fut proclamée sur cette même réserve de Standing Rock en 1974, est devenue lettre morte.

L’histoire colportée par Associated Press disait que le président Obama et sa femme Michelle “ont rencontré en privé des jeunes de la tribu au sujet des défis qu’ils rencontrent de grandir dans la réserve qui fut l’hâvre du chef Sitting Bull / Taureau Assis.” Quelqu’un perçoit-il le mensonge dans cette seule phrase ? Le grand leader spirituel des Hunkpapas Sitting Bull est né libre sur le territoire de la nation indépendante Sioux en 1831.

La nation Hunkpapa fut une des nations au sujet de laquelle le juge suprème John Marshall dit dans son rendu de justice sur l’affaire Johnson contre M’Intosh de 1823, qu’elle était une des nations du territoire dit “de la Louisiane”, qui “était de fait indépendante”.

Ce fut bien longtemps après que le système de réserves indiennes fut imposé par la force à la Grande Nation Sioux, que Sitting Bull finît par vivre à Standing Rock. Il fut éventuellement assassiné par la police indienne, d’autres indiens payés par le gouvernement, parce que le gouvernement américain avait peur de lui et de l’émergence d’un “empire indien”. Je n’invente absolument rien. Ils voulaient empêcher Sitting Bull de rejoindre le mouvement spirituel de la “Ghost Dance” ou “Danse fantôme”, qui avait été commencé par le grand leader Paiute, Wovoka et qui prenait une sérieuse ampleur. De tels détails et nuances sont bien sûr complètement omis par l’auteur de l’article d’Associated Press.

En contraste avec les dires d’Obama, il est important de nous rappeler que chacune de nos nations à travers l’Île de la Grande Tortue possède le droit sacré de naissance d’une existence libre et indépendante. Je veux dire par là, originellement libre et indépendante des systèmes de domination importés de manière invasive et coercitive dans cette partie du monde par les monarchies et les puissances impérialistes de la chrétienté occidentale à partir du XVème siècle.

Les Etats-Unis ont été fondés en tant qu’empire américain avec le désir de détruire notre mémoire de notre existence originellement libre et indépendante. George Washington lui-même a appelé les Etats-Unis “un empire juvénile”. Thomas Jefferson l’a appelé un “empire de liberté”. Le juge suprême John Marshall a appelé les Etats-Unis “notre empire s’étendant large”. La cour suprème des Etats-Unis a appelé les Etats-Unis: “L’empire américain” dans ses rendus Loughborough contre Blake de 1820 et de Downes contre Bidwell en 1901.

Les commentaires dqu’Obama a tenu sur la réserve de Standing Rock nous placent (et nous résument) dans la catégorie de “tout américain” et ainsi effacent toute reconnaissance et respect pour notre existence libre et indépendante en tant que nations originelles de l’Île de la Grande Tortue. Ceci fait partie du but stratégique de l’empire américain de nous assimiler politiquement dans la “fabrique” métaphorique de la société, d’une société impérialiste, qui s’est engraissée de nos vastes territoires, de nos eaux et de nos ressources naturelles.

La sénatrice du Dakota du Nord Heidi Heitkamp a accompagné le président Obama sur la réserve de Standing Rock et fit cette remarque qui nous cadra en termes de “citoyens américains”. Heitkamp a dit que le voyage d’Obama “était un grand pas en avant dans nos efforts d’élever à un niveau national les problèmes auxquels font face nos citoyens américains autochtones.” Une fois de plus, cette réthorique est faite pour nous assimiler politiquement dans le corps politique des Etats-Unis, comme partie du processus de destruction de notre conscience nationale et de toute reconnaissance de notre existence originelle libre et indépendante.

La vision que les Etats-Unis soient le “niveau national” est implicite dans la déclaration de la sénatrice Heitkamp et que quelque part, nous sommes en dessous de cela. Ceci implique aussi quelque chose d’autre: Si le “niveau national” est supposé être le “plus haut niveau au sein même des Etats-Unis”, alors quoi que ce soit d’autre, comme notre existence politique, est, par définition, condamné à exister à un niveau inférieur et qui est assujetti au “plus haut niveau”.

Le plus haut niveau est le niveau suprême ou iultime, qui établit ce que le juge Marshall appelait “domination ultime” dans le rendu de Johnson contre M’Intosh, ou “le pouvoir politique émanant de la propriété”, ce qui veut dire “la de facto domination”, d’après William Brandon dans on livre “New Worlds for Old”. N’est-il pas plus que temps de cesser de traiter cette domination et ce système de subjugation comme valides et normaux ?

Orwell… Grand Frère… Ukraine, Palestine, Propagande et Vérité (John Pilger)

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Le retour de George Orwell, de la guerre de Grand Frère en Palestine, en Ukraine et la vérité

 

John Pilger

 

11 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/the-return-of-george-orwell-and-big-brothers-war-on-palestine-ukraine-and-truth

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’autre soir, j’ai revu “1984” de George Orwell sur une scène de Londres. Bien que criant pour une interprétation contemporaine, l’avertissement d’Orwell au sujet du futur fut présenté de manière réminiscente de certaines choses: détachée, non-menaçante, presque rassurante. C’était comme si Edward Snowden n’avait rien révélé, comme si Grand Frère n’était pas aujourd’hui un espion numérique et comme si Orwell lui-même n’avait jamais dit: “Pour être corrompu par le totalitarisme, on n’a pas besoin de vivre dans un pays totalitaire.

Acclamée par la critique, la fine production était à la bonne mesure de nos temps culturel et politique. Lorsque les lumières se sont rallumées, les gens étaient déjà en train de sortir. Ils semblaient indemnes, ou peut-être d’autres distractions leur faisaient-elles signe. “Quelle pétage de plomb”, dit une jeune femme en allumant son portable.

Alors que les sociétés avancées sont dépolitisées, les changements sont subtils et spectaculaires. Dans le cours de chaque journée, le langage politique est mis sens dessus-dessous, juste comme Orwell l’avait prophétisé dans “1984”. “La démocratie” est maintenant un objet réthorique. La paix est la “guerre perpétuelle”; “global” est impérialiste. Le concept qui jadis était empli d’espoir de “réforme” veut maintenant dire régression et même destruction ; “austérité” est l’imposition de mesures capitalistes extrêmes sur les pauvres et le don du socialisme pour les riches: Un système très ingénieux sous lequel la grande majorité rend service aux dettes du petit nombre.

En art, l’hostilité à dire la vérité est un gage de foi bourgeoise. “La période rouge de Picasso”, nous dit une manchette du journal l’Observer et “pourquoi la politique ne fait pas d’excellent art”. Considérez ceci venant d’un canard qui a fait la promotion du bain de sang en Irak comme étant une croisade libérale. L’opposition de Picasso au fascisme, sa vie durant, est un détail, tout comme le radicalisme d’Orwell s’est estompé du prix littéraire qui s’est approprié son nom.

Il y a quelques années, Terry Eagleton, alors professeur de littérature anglaise à l’université de Manchester, a reconnu que “pour la toute première fois en plus de deux cents ans, il n’y a as de poète britannique prominent, de dramaturge ou de romancier prêts à questionner les fondations mêmes du mode de vie occidental.” Pas de Shelley parlant pour les pauvres. Pas de Blake pour les rêves utopiques, pas de Byron pour damner la corruption de la classe dirigeante, pas de Thomas Carlyle ou de John Ruskin pour révéler le désastre moral du capitalisme. William Morris, Oscar Wilde, HG Wells, George Bernard Shaw n’ont aucun équivalent aujourd’hui. Harold Pinter fut le tout dernier à avoir élever la voix. Parmi les voix insistantes du féminisme consumériste, aucune ne fait écho à Virginia Woolf qui décrivit “les arts de dominer les autres, de diriger, de tuer, d’accroître et accumuler biens et capital.”

Au théâtre national, une nouvelle pièce “Grande-Bretagne”, satirise le scandal du hacking des téléphones qui a vu des journalistes comparaître devant la justice et être condamnés, incluant un ancien éditeur de la publication du magazine de Ruppert Murdoch News of the World. Décrite comme “une farce avec crochets venimeux qui met toute la culture des médias à quai et la ridiculise sans pitié”, les cibles de la pièce de théâtre sont les personnages “vraiment marrants” de la presse dite tabloïde britannique. Très bien et tellement familier. Mais qu’en est-il des médias non-tabloïdes (NdT: tabloid press en anglais est l’équivalent de notre “presse à scandale”, style “Détective” etc…), cette presse qui se considère si crédible et de haute réputation et qui pourtant sert un rôle parallèle comme bras promotionnel de l’état et du pouvoir entrepreneurial, celle qui fait dans la promotion de la guerre illégale ?

L’enquête sur Leveson au sujet du hacking de téléphone a brièvement fait état de cette chose dont on ne peut parler. Tony Blair donnait des preuves, se plaignait à sa grâce au sujet du harcèlement de sa femme par la presse à scandale, lorsqu’il fut interrompu par une voix du public. David Lawley-Wakelin, un réalisateur de film, demandait l’arrestation de Tony Blair et sa comparution en justice pour crimes de guerre. Il y eut alors une longue pause: le choc de la vérité. Lord Leveson se dressa d’un coup et ordonna que le diseur de vérité fut jeté dehors et s’excusa auprès du criminel de guerre. Lawley-Wakelin fut mis en accusation, Blair demeura libre.

Les complices de longue date de Blair sont plus respectables que les hackers de téléphone. Lorsque la présentatrice artistique de la BBC Kirsty Wark, s’entretint avec lui pour le 10ème anniversaire de son invasion de l’Irak, elle lui offrît un moment auquel il n’aurait pu que rêver, elle lui permît d’agoniser sur sa décision “si difficile” au sujet de l’Irak au lieu de le confronter pour son crime d’une portée épique. Ceci évoque la procession de journalistes de la BBC qui, en 2003, déclaraient que Blair puisse se sentir “blanchi” et la subséquente série de la BBC “Les années Blair”, pour laquelle David Aaronovitch fut choisi comme rédacteur, présentateur et interviewer. Un mignon de Murdoch qui fit campagne pour l’attaque militaire sur l’Irak, la Libye et la Syrie, Aaronovitch cira les pompes avec grande expertise.

Depuis l’invasion de l’Irak, un exemple d’acte d’agression non provoquée, que le procureur du procès de Nüremberg avait appelé “le crime international suprême qui ne diffère des autres crimes de guerre que parce qu’il contient en son sein le mal accumulé de l’ensemble”, Blair et son porte-parole et principale complice Alastair Campbell, ont bénéficié d’un ample espace dans le journal du Guardian pour réhabiliter leurs réputations. Décrit comme la “star” du parti travailliste (NdT: le soi-disant PS anglais…), Campbell a recherché la sympathie des lecteurs pour sa dépression (nerveuse) et a étalé ses intérêts, mais pas son rôle principal actuel comme conseiller, avec son acolyte blair, de la tyrannie militaire égyptienne.

Comme l’Irak a été complètement démantelée en conséquence de l’invasion du tandem Blair/Bush, une manchette du Guardian déclare: “Renverser Saddam était la chose à faire, mais nous nous sommes retirés trop tôt”. Ceci parut dans un article important du 13 Juin, écrit par un ancien fonctionnaire de Blair, John McTernan, qui a aussi servit sous les ordres du dictateur irakien installé par la CIA, Iad Allaoui. En appelant à une autre invasion d’un pays que son ancien maître a aidé à détruire, il ne fit aucune référence aux quelques 700 000 personnes qui trouvèrent la mort, la fuite de 4 millions de réfugiés et les troubles sectaires dans une nation qui fut autrefois fière de sa tolérance communautaire.

“Blair personnalise la corruption et la guerre”, a écrit le journaliste radical du Guardian Seumas Milne dans un article plein d’allant ce 3 juillet dernier. Ceci est connu comme un “équilibrage” dans le jargon. Le lendemain, le journal publiait une pleine page de publicité pour un bombardier furtif américain. Imprimés sur une photo menaçante du bombardier étaient ces mots: “Le F-35 GREAT for Britain”. Cette autre personnalisation de “la corruption et de la guerre” coûtera aux contribuables britanniques 1,3 milliards de Livres, ses prédécesseurs F-modèles ayant massacré un très grand nombre de gens à travers le monde.

Dans un village d’Afghanisatan, habité par les plus pauvres des pauvres, j’ai filmé Orifa, s’agenouillant sur les tombes de son mari, Gul Ahmed, un tisseran de tapis, de sept autres membres de sa famille, incluant six enfants et deux autres enfants de la maison voisine qui furent également tués. Une bombe de “haute précision” de 250 kg est tombée directement sur leur maison faite de pierres et de torchis, laissant un cratère de 15m de diamètre. Lockheed Martin, le producteur de l’avion, avait la place d’honneur dans la pub du Guardian.

L’ancienne ministre des Affaires Etrangères américaine et aspirante président des Etats-Unis, Hillary Clinton, était récemment invitée de l’émission “women’s hour” (L’heure des femmes) sur la BBC, la quintessence de la respectabilité médiatique. La présentatrice, Jenni Murray, présenta Clinton comme un phare du succès feminin. Elle n’a cependant pas rappelé à ses auditeurs la profanité de Clinton disant que l’Afghanistan fut envahi pour “libérer” des femmes comme Orifa. Elle ne posa aucune question à Clinton sur la campagne de son gouvernement utilisant des drones pour assassiner des hommes, des femmes et des enfants. Aucune trace de la menace à peine voilée de Clinton, alors qu’elle faisait campagne pour être la première femme présidente des Etats-Unis, “d’éliminer” l’Iran, rien non plus au sujet de la campagne de surveilance massive et de la persécution des lanceurs d’alerte.

Murray posa une question le doigt sur la bouche… Clinton a t’elle pardonné à Monika Levinski d’avoir eu une relation avec son mari? “Le pardon est un choix” a t’elle dit, “pour moi ce fut le bon”. Ceci nous ramène aux années 1990 et les années consumées par le “scandale” Levinski. Le président Clinton envahissait alors Haïti, bombardait les Balkans, l’Afrique et l’Irak. Il détruisait également les vies d’enfants irakiens ; l’UNICEF rapporta la mort de 500 000 enfants irakiens plus jeunes que 5 ans à cause de l’embargo mené contre l’Irak par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Les enfants ne sont personne pour les médias, tout comme les victimes d’Hillary Clinton des invasions qu’elle a soutenues et promues en Afghanistam Irak, Yémen, Somalie, ne sont personne pour les médias. Murray ne fit absolument aucune référence à ces gens. Une photo d’elle et de son invitée, radieuses, fut publiée sur le site internet de la BBC.

En politique comme en journalisme et en art, il semble que le désaccord, qui fut toléré de manière générale, a régressé au point de la dissidence: une activité souterraine métaphorique. Quand j’ai commencé ma carrière sur Fleet Street dans les années 1960, il était acceptable de critiquer le pouvoir occidental comme la force prédatrice qu’il est. Lisez les rapports célèbres de James Cameron sur l’explosion de la bombe à hydrogène sur l’atoll de Bikini, la guerre barbare en Corée et le bombardement américian du nord-vietnam. La grande illusion d’aujourd’hui est celle d’un âge de l’information où en vérité, nous vivons un âge médiatique dans lequel la propagande corporatiste incessante est insidieuse, contagieuse, efficace et libérale.

Dans son essai de 1859 “De la liberté”, que les libéraux (gens de gôche) révère aujourd’hui, John Stuart Mill écrivit: “Le despotisme est un mode légitime de gouvernement en regard des barbares, pourvu que la fin en soit leur amélioration et les moyens justifiés en réalisant effectivement cette fin.” Les “barbares” étaient de larges segments de l’humanité de qui une “obédience implicite” était requise. “C’est un bon et utile mythe que les libéraux soient des pacifistes et les conservateurs des va t’en guerre”, a écrit l’historien Hywel Williams en 2001, “mais l’impérialisme des libéraux est peut-être plus dangereux parce qu’il est ouvert de nature, qu’il a la conviction qu’il représente une forme supérieure de vie.” Il avait à l’esprit un discours de Blair dans lequel le premier ministre avait promis de “réordonner le monde autour de nous” en accord avec ses “valeurs morales”.

Richard Falk, l’autorité respectée du droit international et rapporteur spécial de l’ONU pour la Palestine avait un jour décrit “une façon à sens unique, vertueuse, un écran légal/moral avec images positives des valeurs occidentales et l’innocence dépeinte comme étant menacée, validant ainsi une campagne de violence politique sans retenue”. C’est si “largement accepté que cela en est virtuellement inattaquable,”

Le travail sécurisé et le patronage récompensent les gardiens. Sur la station 4 de la BBC, Razia Iqbal s’est entretenue avec Toni Morrison, lauréate afro-américaine du prix Nobel. Morrison se demandait pourquoi les gens étaient si “en colère” après Obama, qui était “cool” et souhaitait construire une “économie forte et un très bon système d’assurance santé”. Morrison était fière d’avoir parlé au téléphone avec son héro, qui avait lu un de ses livres et l’avait invité à son intronisaton présidentielle.

Ni elle ni son hôte ne mentionnèrent les sept guerres d’Obama, incluant sa campagne de terrorisme par drones dans laquelle des familles entières, leurs sauveteurs et ceux qui portent le deuil ont été assassinés. Ce qui semblait importer le plus était cet homme de couleur “qui parle bien”, qui était parvenu au sommet de la pyramide du pouvoir. Dans son livre “Les damnés de la terre”, Frantz Fanon écrivit que la “mission historique” des colonisés était de servir de “courroi de transmission” à ceux qui gouvernent et oppriment. Dans l’ère moderne, l’emploi de la différence ethnique dans les systèmes de pouvoir et de propagande occidentaux est maintenant vu comme essentiel. Obama est le fer de lance de ceci, bien que le cabinet ministériel de George W. Bush, sa clique de va t’en guerre, a été la plus multiraciale de l’histoire présidentielle.

Alors que la ville irakienne de Mossoul tombait aux mains des djihadistes de l’EIIL, Obama a dit “Le peuple américain a fait de lourds investissements et de sacrifices afin de donner aux Irakiens l’opportunité de tracer une meilleure destinée”. Il est pas “cool” ce mensonge là ? A quel point le discours d’Obama de West Point le 28 Mai était-il “finement ciselé” ? En délivrant son discours sur “l’état du monde” durant la cérémonie de cloture de cette promotion de jeunes officiers, à ceux qui “vont mener le leadership américain à travers le monde”, Obama a dit: “Les Etats-Unis utiliseront la force militaire, unilatéralement si c’est nécessaire, lorsque nos intérêts vitaux le demandent. L’opinion internationale est importante, mais l’Amérique ne demandera jamais la permission…

En répudiant la loi internatioale et les droits des nations indépendantes, le président américain affirme une divinité fondée sur la puissance de sa “nation indispensable” Ceci est un message familier d’impunité impérialiste, même s’il est toujours choquant à entendre. Evoquant la montée des fascismes dans les années 1930, Obama a dit: “Je crois en l’exceptionalisme américain de toutes les fibres de mon être." L’historien Norman Pollack a écrit: “Pour les marcheurs au pas de l’oie, ils substituent la militarisation apparemment inoffensive de la culture et pour leader faquin nous avons un réformateur manqué, travaillant nonchalemment, planifiant et faisant exécuter des assassinats tout en souriant.”

En février, Les Etats-Unis ont monté un de leurs coups d’état “coloré” contre un gouvernement élu en Ukraine, exploitant des protestations véritables contre la corruption de Kiev. La conseillère à la sécurité d’Obama, Victoria Nuland, a personnellement sélectionné le leader d’un “gouvernement intérimaire”. Elle lui donna le surnom de “Yats”. Le vice-président Joe Biden vint à Kiev, tout comme le fit le directeur de la CIA John Brennan. Les troupes de choc de leur putsch étaient des nazis ukrainiens.

Pour la première fois depuis 1945, un parti néo-nazi, ouvertement antisémite, contrôle les zones clef du pouvoir d’état d’une capitale européenne. Aucun leader d’Europe de l’Ouest n’a condamné cette résurrection du fascisme dans les territoires limitrophes au travers desquels les nazis envahisseurs d’Hitler tuèrent des millions de Russes. Ils étaient soutenus par l’armée insurgée ukrainienne (AIU), responsable de massacres de juifs et de russes qu’ils appelaient “vermine”. L’AIU est l’inspiration historique de ce qu’est aujourd’hui la parti politique Svoboda et ses acolytes du Secteur Droit. Le chef de Svoboda, Oleg Tyanibok a appelé pour une purge de la “mafia juive moscovite” et “autres ordures”, incluant les homosexuels, les féministes et tout ce que comprend la gauche politique.

Depuis l’effondrement de l’URSS, les Etats-Unis ont encerclé la Russie de bases militaires, d’avions à capacité nucléaire et de missiles dans ce qui est présenté comme le projet d’élargissement de l’OTAN. Reniant une promesse faite au président russe des années 1990 Mikhaïl Gorbatchev que l’OTAN ne chercherait pas “à s’étendre d’un pouce à l’Est”, l’OTAN a en fait, militairement occupé l’Europe orientale. Dans l’ancien Caucase soviétique, l’expansion de l’OTAN constitue le plus gros développement militaire depuis la seconde guerre mondiale.

Un plan d’action des membres de l’OTAN est la cadeau de Washington au régime de Kiev issu du coup. En Août, “Operation Rapide Trident” mettra des troupes américaines et britanniques sur la frontière russo-ukrainienne et “Sea Breeze” enverra des navires de guerre en vue des ports russes. Imaginez la réponse si ces actes de provocation et d’intimidation se faisaient sur les frontières américaines.

En récupérant la Crimée, que Nikita Kroutchev avait illégalement détaché de la Russie en 1954, les Russes se sont défendus comme ils l’ont fait depuis près d’un siècle. Plus de 90% de la population de Crimée a voté pour la réintégration de son territoire dans la fédération de Russie. La Crimée est la maison-mère de la flotte russe de la Mer Noire et sa perte est une question de vie ou de mort pour les Russes et leur marine, ceci constitue un grand prix à remporter pour l’OTAN dans le même temps. Confondant les partis sur le sentier de la guerre à Washington et à Kiev, Poutine a fait retirer les troupes russes de la frontière ukrainienne et a insisté pour que les ukrainiens d’ethnie russe de l’Ukraine orientale abandonne leur idée de séparatisme.

De manière très orwellienne, ceci a été pirouetté en occident comme étant la “menace russe”. Hillary Clinton a comparé Poutine à Hitler. Sans aucune ironie, les commentateurs allemands droitistes ont fait de même. Dans les médias occidentaux, les nazis ukrainiens sont asseptisés en “nationalistes” ou “ultra-nationalistes”. Ce dont a peur l’occident c’est que Poutine trouve intelligemment une solution diplomatique et qu’il y réussisse. Le 27 juin, en réponse à la dernière proposition de Poutine, l’assemblée russe abrogea le pouvoir de Poutine d’intervenir en Ukraine pour les populations russophones, le ministre des affaires étrangères américain John Kerry lança alors un autre de ses ultimatums. La Russie devait “agir dans les prochaines heures” pour mettre un terme à la révolte en Ukraine orientale. Nonobstant le fait que Kerry est reconnu comme un parfait bouffon, le but sérieux de ces “avertissements” est d’affubler la Russie du statut de paria et de supprimer toujours plus d’information sur la guerre menée par le régime de Kiev contre son propre peuple.

Un tiers de la population ukrainienne parle russe et est bilingue. Ils ont depuis longtemps recherché une fédération démocratique qui refléterait la diversité ethnique de l’Ukraine et qui serait à la fois autonome de Kiev et de Moscou. La vaste majorité n’est ni “séparatiste” ni “rebelle”, mais des citoyens qui veulent vivre en sécurité dans leur pays. Le séparatisme est une réaction aux attaques de la junte de Kiev contre ces peuples, causant, d’après les estimations de l’ONU, une fuite de plus de 100 000 personnes en Russie. Typiquement, des femmes et des enfants traumatisés.

Tout comme les enfants victimes de l’embargo irakien et des femmes et jeunes filles “libérées” d’Afghanistan, terrorisés par les seigneurs de la guerre à la solde de la CIA, ces personnes ethniques d’Ukraine ne sont pas humains pour l’occident, leur souffrance et les atrocités commises contre eux sont minimisées ou purement supprimées. Les médias occidentaux ne rapportent aucunement l’échelle de l’amplitude de l’assaut du régime sur ces gens. Ceci n’est pas nouveau. En relisant l’excellent livre de Philip Knightley: ‘The First Casualty: the war correspondent as hero, propagandist and mythmaker‘, je renouvelais mon admiration sans bornes pour le journaliste du Guardian de Manchester Morgan Philips Price, le seul journaliste occidental qui resta en Russie durant la révolution russe de 1917 et qui rapporta la vérité sur une invasion désastreuse des alliés occidentaux. Courageux et objectif, Philips Price à lui seul perturba ce que Kinghtley appela le “sombre silence” anti-russe de l’occident.

Le 2 mai à Odessa, 41 ukrainiens russophones furent brûlés vifs dans le bâtiment du QG des syndicats, alors que la police était présente. Il y a des preuves vidéo horribles. Le leader de Secteur Droit Dimitro Yarosh loua le massacre comme “un autre grand jour de notre histoire nationale”. Dans les médias britanniques et américians, ceci fut rapporté comme étant une “sombre et opaque tragédie” résultant d’escarmouches entre des “nationalisres” (néo-nazis) et des “séparatistes” (des gens réunissant des signatures pour un referendum sur une Ukraine fédéralisée). Le New York Times enterra l’affaire, après avoir balayé d’un revers de la main comme propagande russe les avertissements sur les politiques fascistes et antisémites des nouveaux clients de Washington. Le Wall Street Journal condamna les victimes: “L’incendie mortel ukrainien a été sûrement déclanché par les rebelles dit le gouvernement”. Obama félicita la junte pour sa “retenue”.

Le 28 juin, le quotidien the Guardian a dévoué près d’une page aux déclarations du “président” du nouveau régime de Kiev, l’oligarque Petro Porochenko. Une fois de plus, la règle de l’inversion d’Orwell s’appliquait. Il n’y a pas eu de putsch, pas de guerre non plus contre une minorité ukrainienne, les Russes sont à blâmer pour tout et en tout. “Nous voulons moderniser mon pays”, a dit Porochenko. “Nous voulons y introduire la liberté, la démocratie et les valeurs européennes. Quelqu’un n’aime pas cela ; quelqu’un ne nous aime pas pour cela.”

D’après cet article. Le journaliste du Guardian, Luke Harding n’a défié aucunement ces assertions, ni n’a même mentionné les atrocités d’Odessa, les attaques du régime sur des zones résidentelles par artillerie et par raids aériens, les enlèvements et les meurtres de journalistes, la destruction à la bombe incendiaire d’un journal d’opposition et sa menace de “libérer l’Ukraine de la fange et des parasites”. L’ennemi est qualifié de “rebelles”, “insurgés”, “militants”, “terroristes”, “suppôts du Kremlin”. Rappelons les fantômes de l’histoire, ceux du Vietnam, du Chili, du Timor Oriental, d’Afrique du Sud, d’Irak: notez les mêmes étiquettes. La Palestine est l’aimant de ce mensonge incessant. Le 11 Juillet, après le début du dernier carnage en date israélien, équippé par les Etats-Unis, faisant 120 victimes incluant 6 enfants d’une même famille, un général israélien écrit dans le Guardian sous le titre de : “Une démonstration de force nécessaire”.

Dans les années 70, j’ai rencontré Leni Riefenstahl et lui ai demandé au sujet de ses films glorifiant les nazis. Utilisant des techniques de lumière et des mouvements de caméra révolutionnaires, elle produisit une forme de documentaire qui hypnotisa les Allemands ; ce fut son “Triomphe de la Volonté” qui envoûta tant au sujet d’Hitler. Je lui ai demandé au sujet de la propagande dans les sociétés qui s’imaginent supérieures. Elle me répondit alors que les “messages” dans ses films étaient dépendants non pas des “ordres venant d’en haut”, mais d’un “vide de la soumission” de la part de la population allemande. “Cela incluait-il la bourgeoisie éduquée et libérale” “ demandais-je. “Tout le monde”, répondit-elle “et bien évidemment l’intelligentsia”.

4 Juillet… Nazi Washington vomit sa propagande militariste (Paul Craig Roberts)

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Washington assassine des pays, la constitution des Etats-Unis et les médias pressetitués rendent les Américains complices

 

Paul Craig Roberts

 

4 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/07/03/washington-murders-countries-us-constitution-presstitute-media-makes-americans-complicit-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Après avoir assassiné l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie et la constitution américaine, Washington est maintenant en train d’assassiner l’Ukraine.

Grâce au contributeur d’Op-Ed News Eric Zuesse, je peux porter à votre attention ces photos (lien ci-dessous) ce que le gouvernement nazi de Washington est en train de faire aux Ukrainiens qui protestent contre le vol de leur pays par les nazis de Washington. En ce 4 Juillet (NdT: fête nationale du pays du goulag levant..), les Américains doivent se demander combien d’horreur, de malfaisance, de mensonges, ils peuvent accepter de ce gouvernement à Washington qui s’est lui-même mis hors d’atteinte des citoyens auxquels tout gouvernement est pourtant redevable. Avant que vous vous enrouliez dans le drapeau en ce 4 Juillet, rendez-vous compte que “votre” gouvernement sous les Clinton, Bush et Obama, a détruit, en votre nom, la totalité ou des parties de huit nations, assassinant, estropiant et déplaçant des millions de civils et que ce gouvernement a maintenant porté le malheur en Ukraine.

Ces énormes crimes contre l’humanité sont en parité avec ceux commis par Hitler et ont été totalement occultés par notre pressetituée des médias américains, une parfaite collection de putes qui mentent pour du fric. Comment pouvez-vous vous considérer humain en vous asseyant devant la fange de CNN, de Fox News ou en lisant le New York Times et que vous vous soumettez au lavage de cerveau incessant ? Pensez un peu comment vous êtes victime de la propagande, comment on vous ment, on vous désinforme en long en large et en travers et comment on vous induit à accepter le meurtre par “votre” gouvernement, de millions de personnes. Considérez ceci, n’est-ce pas une trahison pour Washington que de déshonorer le drapeau que vous aimez ? Pourquoi le tolérons-nous ? Que nous arrive t’il ? Notre devoir est envers la constitution et non pas envers les criminels qui siègent à Washington. Un patriote est quelqu’un qui défend la constitution contre tout ennemi “étranger ou domestique”. Pendant que nous étions sur nos culs de singe, tremblant dans nos bottes de peur de “terroristes” inexistants, notre constitution, elle, a été assassinée par Washington.

Tournez le dos et éloignez-vous de ce poison militariste qui sera vomi dans les discours de ce 4 Juillet. Voulez-vous vraiment soutenir les nazis de Washington dans leur campagne en cours pour devenir les pires assassins de masse de l’histoire de l’humanité ? Le massacre de masse sera t’il le leg de l’Amérique au monde ? (NdT: Roberts oublie que c’est déjà fait: génocide des Indiens + esclavage + Hiroshima/Nagasaki + Vietnam… le compte est déjà bon…)

Voici les photos de la ruine provoquée par Washington en Ukraine: http://matveychev-oleg.livejournal.com/1224806.html Les démons de Washington et leurss médias putassiers vous expliquent que ces gens dévastés sont des “terroristes”. Si vous croyez ce mensonge, vous n’êtes plus humain.

Voici l’article d’Eric Zuesse au sujet des assassinats sponsorisés par Washington:

http://www.washingtonsblog.com/2014/07/u-s-elite-run-ukrainian-genocide-american-public-ignorant.html

Lisez-le et soyez grandement honteux. Tout ce qui est américain a été totalement déshonoré par “votre” gouvernement, qui est devenu le symbole, le pinacle du mal absolu sur terre.

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Facebook, Twitter et les programmes psychologiques du Pentagone

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Pour ceux qui douteraient encore de l’escroquerie totale de ces plateformes "sociales" en ligne qui ne sont que des laboratoires pour la guerre psychologique et le contrôle des populations.

Cette traduction est dédiée à ceux qui parfois nous demandent pourquoi on ne trouve pas Résistance 71 sur Facebook ou Twitter… La réponse ci-dessous.

Notre solution ? BOYCOTT de toute cette fange inutile et nuisible !!

– Résistance 71 –

 

Les expériences de contrôle de la pensée faites par Facebook liées à une recherche du ministère de la défense sur les troubles à l’ordre public

 

RT

 

2 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/169848-pentagon-facebook-study-minerva/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’expérience de Facebook sur plus d’un demi-million d’utilisateurs insouciants a pris une nouvelle forme avec la révélation qu’un chercheur connecté à un programme financé par le ministère de la défense américain dont le but est d’utiliser l’armée américaine pour réprimer une insurrection civile (NdT: ce qui est toujours anticonstitutionnel aux Etats-Unis au regard de l’amendement dit “Posse Comitatus”, sauf en application de la loi martiale…), avait aussi participé à l’expérience.

Les sites en ligne de médias sociaux ont explosé le week-end dernier après qu’il ait été révélé que Facebook, jamais étranger à la controverse ces temps-ci, avait secrètement manipulé des posts/publications vus par près de 700 000 utilisateurs en 2012 afin de permettre aux chercheurs d’étudier comment des états émotionnels sont transmis sur la plateforme en ligne. Les résultats de cette recherche d’une semaine menée par des chercheurs à Facebook, à l’université Cornell et à l’université de Californie, sont apparus dans l’édition de juin du journal “Comptes-rendus de l’académie nationale des scientifiques” (Proceedings of the National Academy of Scientists” ou PNAS) sous le titre plutôt insidieux de: “Preuve expérimentale d’une contagion émotionnelle à grande-échelle au travers des réseaux sociaux”.

Facebook a modifié le contenu montré sur certains apports d’information d’utilisateurs pour contrôler le nombre de posts qui contiendrait des mots chargés en émotions positives ou négatives. L’équipe a conclut son étude financée par l’argent fédéral en disant que “les émotions se propagent comme une contagion au travers d’un réseau”. Lorsqu’il fut connu sur internet que Facebook conduisait une politique orwellienne de contrôle de la pensée, un raz-de marée de condamnations électroniques submergea l’entreprise créée par Mark Zuckerberg. Un des auteurs de l’étude, Adam Kramer, utilisa son compte Facebook pour donner plus une explication que de fournir des excuses pour cette étude secrète. “Nous avons senti le besoin de l’importance d’enquêter sur le souci commun de voir la publication par des amis de commentaires positifs, mener chez les gens à un sentiment négatif ou d’être laissé pour compte,” a dit Kramer. “Dans le même temps, nous étions concernés par le fait qu’être exposé à la négativité d’amis pourrait conduire les gens à éviter de visiter Facebook. Nous n’avons pas clairement cité nos objectifs dans l’article.

L’attaque sur Facebook apparaît empirer alors qu’il a été découvert qu’un des auteurs de l’étude psychologique de la plateforme, Jeffrey T. Hancock de l’université de Cornell, avait aussi reçu un financement du programme du Pentagone “Miverva” (Minerva Research Initiative) pour faire une étude similaire intitulée: “Le modelage de la parole et les dynamiques sociales dans les régimes autoritaires”. Le programme Minerva du Pentagone, finance quiconque d’après le site internet “d’enquêteurs privés aux plus grands consortiums multi-universitaires… incluant des chercheurs de 32 institutions académiques et de quatre organisations industrielles et à but non lucratif”. Le programme va allouer 6 millions de dollars en 2014 et 17 millions entre 2015 et 2017.

La page descriptive internet de Hancock sur le site de l’université de Cornell cite “les dynamiques psychologiques et interpersonnelles du média social, mensonge et langage”, comme étant ses points de focus dans la recherche universitaire. L’étude de Hancock est apparue en 2009, un an avant que l’Institut Stratégique de l’école de Guerre de l’Armée de l’Air américain ait averti dans une étude différente et dans l’immédiat futur de l’effondrement économique, que les Etats-Unis pourraient faire l’expérience d’insurrections civiles suite à une série de crises étiquetée: “Choc stratégique".

Le rapport au titre très rumsfeldien: “Inconnues connues: Chocs stratégiques non-conventionnels dans un développement de stratégie de défense”, suggérait que l’armée pourrait être appelée pour restaurer l’ordre public dans le cas d’une énorme fracture sociale.

Une violence civile généralisée dans les Etats-Unis forcerait l’establishement de la défense à réorienter ses priorités dans un cas extrême afin de pouvoir défendre la sécurité publique de base”, lit le rapport publié par le Lt-Colonel Nathan Freir. Dans le même temps, l’université de Cornell participa à une autre étude sous la Minerva Research Initiative du Pentagone et supervisée par le bureau de recherche scientifique de l’armée de l’air, étude qui visait à “prédire les dynamiques de la mobilisation des mouvements sociaux et leurs effets de contagions.” Le projet pense pouvoir prévoir “la masse critique” de troubles sociaux et de révéler et suivre leurs “traces digitales” à partir d’évènements récents, incluant la “révolution” égyptienne de 2011 et les manifestations de Gezi Park en Turquie de 2013. Dans le même temps, les apports Twitter et les conversations seront examinés “afin d’identifer les individus mobilisés dans une contagion sociale et de savoir à partir de quand ils se mobilisent.

Facebook apologizes after psychological experiment caused outrage

Survenant si tôt après les fuites orchestrées par Snowden, l’idée d’un chercheur étroitement affilié avec une étude commanditée par le Pentagone et une de ses études sur l’examen secret du comportement des utilisateurs de Facebook sous des “conditions contrôlées” va certainement causer une alerte conséquente et justifiée. Ce dernier scandale en dit aussi long sur la fréquence inopportune et dérangeante de la coopération si directe des institutions éducatives américaines avec des programmes militaires qui n’ont pas les meilleures des intentions envers la société civile au cœur de leurs actions.

Nouvel Ordre Mondial: Le chaos planifié a commencé…

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“La vérité passe par trois étapes fondamentales, d’abord elle est moquée, puis elle est combattue et finalement acceptée comme évidence.”
~ Arthur Schopenhauer ~

 

L’effondrement global a commencé

 

La destruction planifiée économico-sociale de nos sociétés pointe à l’horizon

 

InfoWars

 

29 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/the-global-meltdown-has-begun/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est maintenant bien apparent que “l’élite” gouvernante est en train de nous mener vers une dépression économique mondiale. Les signes avant-coureurs sont partout, comme le note Alex Jones dans cette vidéo prémonitoire (NdT: vidéo dans l’article original).

De la militarisation de la science sociale à celle des agences et institutions gouvernementales (NdT: comparez l’équipemet policier et militaire aujourd’hui et celui d’il y a encore 5 ans. La marche totalitaire s’accélère, Robocops et drones sont omni-présents au pays du goulag levant pour réprimer la population et le seront très bientôt ailleurs…), annonçant le plan de l’implantation cérébrale de micro-puces, les signes avant-coureurs d’un horrible future dystopique sont maintenant à l’horizon.

Dans la vidéo, Jones cite d’importants mondialistes (Kissinger, Petraeus) qui ont prédit un futur autoritaire lorsque la constitution et ce qu’elle représente seront finalement et irrévocablement détruits et des généraux (NdT: Notamment le traître Petraeus) qui ont pavané au sujet de l’émergence de la North American Union (NdT: modelé sur le totalitarisme de l’Union Européenne et qui voit l’élimination des frontières entre le Mexique, la pays du goulag levant et le Canada, ses deux satellites, dans une extension sous stéroïde du NAFTA existant: North America Free Trade Agreement ou Traité de Libre Échance Nord-Américain. En ce moment même, des dizaines de milliers d’immigrants sont importés par le pays du goulag levant depuis l’Amérique Centrale et le Mexique, créant un stress majeur sur l’économie interne déjà moribonde. Ceci servira de prétexte à l’instauration de la loi martiale et de la suspension de la constitution très bientôt lorsque le cahos social deviendra incontrôlable et que les citoyens américains commenceront à prendre les choses en main pour leur survie…), qui prendra la forme d’un gouvernement continental ayant une classe politique non-élue (NdT: comme l’UE…), une armée et une police unifiée hyper-répressive ayant la superstructure pour mettre en application la volonté d’une clique entrepreneuriale corporatiste héréditaire dont la mission auto-déclarée est d’épurer l’humanité (NdT: au moyen d’une société post-industrielle néoféodale, qui est déjà bien plus qu’embryonnaire aujourd’hui.)

Le point de repère sans équivoque du cauchemar qui nous attend est cette économie anémique et totalement disfonctionnelle. Renforcée par l’austérité et des crises continuelles politico-sociales, des guerres, des attaques terroristes totalement fabriquées et la destruction délibérée du moteur de la prospérité économique, les Etats-Unis (NdT: sur un plan capitaliste), la soi-disant élite, véritablement prédatrice, va réaliser son rêve pervers et mortifère de domination totale. Si nous ne les arrêtons pas maintenant.

Il en revient à InfoWars et à tous les médias alternatifs d’exposer au grand jour, de dénoncer la ruse des oligarques, allant de la poussée de l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique à la confiscation de toujours plus de richesse afin de permettre aux banksters de socialiser leurs pertes sur les citoyens américains (et autres). La presse d’enquête, sous l’opération Mockingbied de la CIA, est morte depuis longtemps dans les médias de masse, la tâche nous en incombe donc.

Note de Résistance 71:

Aujourd’hui, avec la poussée sans précédent de l’information alternative sur internet, plus personne ne peut dire “Oh, je ne savais pas, je n’étais pas au courant… Si j’avais su j’aurai agi…” Nous somme prévenus, les oligarques ne se sont jamais cachés de ce qu’ils allaient faire. Tout comme Hitler avait écrit dans son bouquin ce qu’il allait faire, les oligarques ont disséminé leurs vues et désirs dans les médias qui leur appartiennent depuis des décennies. Tout ce qu’ils ont dit publiquement ou en privé (réunions du Bilderberg, de la commission trilatérale, des think tanks néoconservateurs etc…) a été divulgué, fuité, publié. Ils ont fait écrire des bouquins par des scientifiques et historiens à la botte pour expliquer leurs visions et modus operandi. Leurs portes-paroles (Kissinger, Attali etc…) n’ont jamais manqué une occasion de promouvoir leur agenda.
Aujourd’hui le débat n’est plus de savoir si nous nous dirigeons vers une dictature mondiale (Nouvel Ordre Mondial) mais de savoir si elle sera à l’image de la société imaginée par Aldous Huxley dans “Le meilleur des mondes” (Huxley a déclaré dans un entretien qu’il n’avait pas eu à beaucoup imaginer sa société du futur, car il n’eut qu’à transposer les idées émises par son frère Julian Huxley dans ses discussion avec ses collègues et amis. Julian Huxley est l’eugéniste, fondateur de l’UNESCO, qui préconisait les soins de santé sélectifs, ignorant les couches sociales défavorisées…) ou de celle du “1984” de George Orwell.

Nous avons été prévenus. Question: Qu’allons-nous faire contre ?

Ci-dessous nous postons deux vidéos essentielles pour bien comprendre les tenants et aboutissements de ce qui se passe (VOSTF):

“EndGame” d’Alex Jones (2006)

“Entretien avec Aaron Russo” (2007)

Résistance politique à la sémantique colonialiste étendue à l’ONU

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Les Etats-Unis demandent à l’ONU de reconnaître les “Tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis”

 

Steve Newcomb

 

16 Juin 2014

 

url de l’article:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/06/16/us-calls-un-accord-recognition-us-federally-recognized-tribes

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 3 Juin, il y a eu une réunion informelle à l’ONU concernant le développement d’un “document d’action orienté de fin de session”. Ce document est planifié pour être adopté de manière officielle par l’assemblée générale de l’ONU à la fin de la réunion pléniaire de haut niveau qui se tiendra en Septembre prochain à New York au QG de l’ONU.

Le 3 juin 2014, une réunion informelle s’est tenue au QG de l’ONU à New York et la porte-parole des Etats-Unis y délivra ce qu’elle a appelé “quelques commentaires du point de vue du gouvernement américain”. La porte-parole des Etats-Unis a dit qu’”en respect de la participation des peuples indigènes aux Nations-Unies, les Etats-Unis ont réitéré de manière consistante leur soutien pour une participation indigène à l’ONU.” Elle a dit:

Nous sommes d’accord avec les peuples indigènes que les arrangements qui existent pour la participation des peuples indigènes aux débats de l’ONU ne sont pas satisfaisants. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis. Les tribus reconnue fédéralement par les Etats-Unis sont des gouvernements avec des pouvoirs inhérents d’auto-gouvernance, mais dans le cadre de l’ONU, ces prérogatives caractéristiques ne sont pas reconnues. Nous sommes décidés à trouver une réponse appropriée à ce défi. Nous continuerons à consulter les tribus basées aux Etats-Unis, les organisations indigènes et les états membres pour explorer les options possibles.

Quand nous décortiquons cette déclaration américaine, que voyons-nous ? Les “tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis” ne sont pas reconnues dans “le cadre des nations-Unies”. Une chose est claire: Les Etats-Unis se sont engagés dans un jeu sémantique. La catégorie spécifique américaine “tribus fédéralement reconnues par les US” (et “tribus basées aux Etats-Unis”) est un statut subordonné créé par les Etats-Unis au moyen de la loi fédérale américaine sur les Indiens et de son système idéo-politique raciste et fondé sur la bigoterie religieuse.

Etant donné la préparation vers cette réunion de septembre, qui doit “être connue comme une Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes”, il est impératif que nous restions particulièrement hyper-vigilants. Nous ne devons pas nous laisser embarquer dans un jeu/piège sémantique que nous tend le gouvernement des Etats-Unis. Une autre réunion est programmée pour les 17-18 Juin 2014 au QG de l’ONU à New York.

En plaidant que nos nations et nos peuples originellement libres et indépendants soient reconnus à l’ONU comme “tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis”, les Etats-Unis tentent de trouver un endroit “approprié” à l’ONU pour le système politico-légal de sa loi fédérale sur les Indiens qui a créé la catégorie américaine de “tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis”.

Avec cette approche, ceux-ci remplissent une volonté exprimée dans leur “annonce d’un soutien des Etats-Unis pour la déclaration des droits des peuples indigènes de l’ONU”, émise par le ministère des affaires étrangères en 2010.

Spécifiquement la phrase clef du ministère des AE américain stipule: “… Les Etats-Unis s’engagent à servir de modèle dans la communauté internationale pour la promotion et la protection des droits collectifs des peuples indigènes aussi bien que les droits humains de tous les individus.” Je vois cette nouvelle approche des Etats-Unis comme un effort de nous tromper à accepter l’idée que la loi fédérale américaine sur les Indiens et son système idéologico-politique inhérent se doivent d’être reconnus comme des modèles par l’ONU et normalisés au sein de l’organisation, avec notre “consentement libre, préalable et informé”. A mon avis, nous ne devrions pas assister les Etats-Unis à faire légitimiser internationalement leur système légal et politique de domination.

Si et quand cela se passera, nous serons alors capables de toujours dire que la loi fédérale américaine sur les Indiens et sa politique résultante est un système de domination imposé à nos nations et à nos peuples contre leur volonté. Ou alors, les Etats-Unis pourront-ils dire que nous sommes en fait ceux qui ont demandés à être “subjugués” et “assujettis” à notre statut sous la loi fédérale sur les Indiens ainsi que sa politique inhérente et que celles-ci doivent être reconnues par l’ONU et ainsi être légitimisées dans l’arène internationale et ce au nom de mettre en application la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (UNDRIP) ?

La myriade de problèmes provenant de la loi et de la politique fédérales sur les Indiens a mené nos nations, nos leaders spirituels, nos activistes et nos universitaires dans la communauté internationale dans les années 1970. Ils ne se sont pas fait connaître dans l’arène internationale afin de faire reconnaître cette loi et cette politique par l’ONU ; en fait c’est la dernière chose qui leur serait venue à l’esprit, parce que cela est le système même de domination qui a causé tous ces problèmes à nos peuples et nations depuis des siècles.

Le terme technique de métonymie (NdT: nommer un objet pour un autre) éclairera peut-être un peu mieux notre lanterne sur ce qu’il s’est passé lorsque les Etats-Unis ont demandé à l’ONU de reconnaître “les tribus fédéralement reconnues par les Etats-Unis”. Une métonymie est la partie d’un tout. C’est la partie qui implique le tout duquel elle est dérivée. Prenons par exemple l’expression “La Maison Blanche a dit aujourd’hui”, expression souvent citée dans des rapports ou articles de presse. Elle utilise la maison dans laquelle réside le président des Etats-Unis comme “partie” de ce qui “est compris comme” la totalité de la branche exécutive américaine. C’est la partie qui remplace la totalité.

Similairement, “les tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis” est une métonymie (partie) qui représente le contexte entier de la loi fédérale américaine sur les Indiens et son système politique ; “les tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis” est une construction mentale qui émerge des esprits des hommes blancs alors qu’ils ont développé la loi et sa politique inhérente. Le système mental blanc raciste et bigot est à l’origine du concept des “tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis”.

Et pourtant nous voyons des organisations comme le Congrès National des Indiens Américains (NCAI) et l’Indian Law Resource Center (ILRC), tentant, apparemment sans même s’en rendre compte, de trouver une place “appropriée et digne” pour la loi fédérale américaine sur les Indiens et sa politique inhérente aux Nations-Unies et tout cela au nom de l’application des articles de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (UNDRIP).

Steven Newcomb (Shawnee, Lenape est le co-fondateur et co-directeur de l’Indigenous Law Institute, auteur du livre: “Pagans in the Promised Land: Decoding the Doctrine of Christian Discovery” (Fulcrum, 2008). Il a étudié les origines conceptuelles de la loi fédérale américaine sur les Indiens et la loi internationale deuis le début de années 1980.

Résistance politique: Quand l’Amérique du Sud en a marre et agit…

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Le ¡Ya basta ! latino-américain

 

vendredi 20 juin 2014, par Raúl Zibechi

 

url de l’article original en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Le-Ya-basta-latino-americain

 

Les vingt ans qui ont suivi le soulèvement zapatiste du 1er janvier 1994 ont représenté pour les mouvements latino-américains l’un des cycles de luttes à la fois des plus intenses et des plus étendus qu’ils aient connus depuis longtemps. À partir du caracazo de 1989, les soulèvements et les insurrections se sont succédé, les mobilisations ont concerné tout le continent et elles ont largement décrédibilisé le modèle néolibéral. Ceux d’en bas se sont imposés en s’organisant dans des mouvements en tant qu’acteurs centraux de changement.

Le zapatisme est très vite devenu un référent incontournable de cette vague des années 1990, même pour ceux qui ne partagent pas leurs propositions et leurs formes d’action. Il serait presque impossible d’énumérer tout ce que les mouvements de ces deux dernières décennies ont réalisé. Considérons brièvement quelques faits significatifs : le cycle piquetero en Argentine (1997-2002), les soulèvements indigènes et populaires en Équateur, les mobilisations péruviennes qui ont forcé Fujimori à démissionner, ou encore le Mars paraguayen, en 1999, qui s’est conclu par l’exil du militaire putschiste Lino Oviedo.

Lors de la décennie suivante, on a connu la formidable réponse du peuple vénézuélien au coup d’État réactionnaire de 2002, les trois « guerres » boliviennes de 2000 à 2005 (celle de l’eau et celles du gaz) qui ont balayé la droite néolibérale de l’échiquier politique, l’incroyable lutte des Indiens d’Amazonie à Bagua (Péru) en 2009, la résistance des communautés du Guatemala contre les mines, la commune d’Oaxaca en 2006 et la mobilisation des paysans paraguayens en 2002 contre les privatisations.

Ces trois dernières années, une nouvelle série de mouvements est apparue, ouvrant un nouveau cycle de protestations, avec la mobilisation des élèves du secondaire chiliens, la résistance communautaire contre le projet minier Conga au nord du Pérou, la résistance croissante contre les mines, les fumigations et Monsanto en Argentine, la défense des TIPNIS (Territoires indigènes du Parc national Isiboro Sécure) en Bolivie et la résistance au projet de barrage de Belo Monte au Brésil.

L’année 2013 à elle seule a connu deux mouvements d’ampleur : la grève agraire colombienne, capable d’unir tous les secteurs ruraux (paysans, indigènes et coupeurs de canne à sucre) avec une partie des mouvements urbains, contre le traité de libre-échange avec les États-Unis, ainsi que les mouvements de juin au Brésil contre la féroce exploitation urbaine de main-d’œuvre pour la Coupe du monde 2014 et les jeux Olympiques de 2016 à Rio.

Cet ensemble d’actions durant ces deux décennies nous prouve que les mouvements de ceux d’en bas fleurissent dans toute la région. Beaucoup d’entre eux portent aussi une nouvelle culture politique et se manifestent de façon tout aussi diversifiée que le sont les organisations, tout en constituant des pratiques différentes de celles qu’on a connues dans les années 1960 et 1970.

Une partie de ces mouvements, des lycéens chiliens aux communautés zapatistes, en passant par les Gardiens de la lagune de Conga, le mouvement des Pobladores y Pobladoras du Venezuela et le Movimento Passe Livre du Brésil (MPL) parmi les plus remarquables, nous offrent quelques caractéristiques communes intéressantes à relever.

Tout d’abord, il faut noter la participation massive des jeunes et des femmes. Cette présence ravive les luttes anticapitalistes car elles sont portées par les personnes les plus directement touchées par le capitalisme, celles qui n’ont pas de place dans le monde encore hégémonique. Cette présence majoritaire est celle de ceux qui n’ont rien à perdre, car ce sont principalement les femmes et les jeunes de la base qui donnent aux mouvements leur caractère d’intransigeance radicale.

En second lieu, la culture politique que les zapatistes ont synthétisée avec l’expression « mandar obedeciendo », gagne du terrain bien que de manière encore diffuse. Ceux qui préserve les lagunes au Pérou, héritiers des Rondes paysannes, obéissent aux communautés. Les jeunes du MPL prennent leurs décisions par consensus afin d’éviter de renforcer des majorités et rejettent explicitement les « chars de son » imposés par les bureaucraties syndicales pour contrôler les manifestations durant la période précédente.

Le troisième point commun est lié à l’autonomie et à l’horizontalité, expressions qu’on a commencé à utiliser il y a vingt ans à peine, et qui se trouvent aujourd’hui pleinement intégrées à la culture politique de ceux qui luttent.

Ils se réclament en effet de l’autonomie vis-à-vis de l’État et des partis, considérant l’horizontalité comme principe dans la direction non pas individuelle mais collective des mouvements.

Les membres des ACES (assemblées coordinatrices des élèves du secondaire) au Chili fonctionnent sur un mode horizontal, avec une direction collective en assemblée.

La quatrième caractéristique commune que je perçois est la prédominance des flux sur les structures. L’organisation s’adapte et se soumet au mouvement, elle ne se fige pas dans une structure qui conditionnerait le collectif en fonction de ses propres intérêts, séparés du mouvement. Les collectifs qui luttent sont semblables à des communautés de résistance, dans lesquelles toutes et tous courent les mêmes risques et où la division du travail s’adapte aux objectifs que trace à chaque instant l’ensemble des participants.

Dans ce nouvel ensemble d’organisations, il n’est pas aisé de distinguer les dirigeants, car s’il existe des délégués et des porte-parole, la différence entre dirigeants et dirigés s’atténue d’autant plus que la participation de la base s’étend. C’est peut-être l’un des aspects les plus importants de la nouvelle culture politique qui s’est développée ces vingt dernières années.

Pour finir, je voudrais faire remarquer que le zapatisme est certes une référence politique et éthique, mais qu’il ne dirige pas ces mouvements et n’a ni la prétention ni la possibilité de le faire. Il peut être une inspiration, une référence, un exemple si l’on veut. Je pense que de multiples dialogues se tissent entre toutes ces expériences, non pas sous forme de rencontres formelles et structurées, mais sous forme d’échanges directs entre militants, capillaires et non contrôlés, sous forme d’échanges de savoirs et d’expériences dont nous avons besoin pour renforcer notre combat contre ce système.

Raúl Zibechi

Contrôle et Nouvel Ordre Mondial: Les sciences sociales sous influence militaire…

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Le Pentagone investit dans les sciences sociales

 

Nafeez Mossadeq Ahmed

 

20 juin 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article184368.html

 

À la fin de la Guerre froide, un scandale secoua les universités états-uniennes : de célèbres enseignants et leurs laboratoires de recherche étaient secrètement financés par le Pentagone. D’une part, leurs avis d’experts étaient corrompus, d’autre part leurs recherches étaient orientées vers des applications militaires. Cette époque est de retour : le Pentagone est aujourd’hui le principal sponsor en sciences sociales aux États-Unis. Il cherche prioritairement à comprendre la manière dont les citoyens s’engagent dans un mouvement politique et espère pouvoir ainsi les manipuler à volonté.

 

Un programme de recherche du département de la Défense US (DoD) finance la modélisation par les universités de la dynamique (risques et points de basculement) de troubles civils à grande échelle à travers le monde, sous la supervision de diverses agences militaires états-uniennes. Le programme —plusieurs millions de dollars— a pour but de développer à court et long terme une « appréhension militaire » des problématiques de politique commune de Défense, à l’usage des hauts fonctionnaires et décideurs, et d’éclairer les politiques mises en œuvre par les commandements militaires.

Lancée en 2008 —année du déclenchement de la crise bancaire mondiale—, la DoD ‘Minerva Research Initiative’, en partenariat avec les universités, a pour but de « renforcer la compréhension par le département de la Défense des forces sociales, culturelles, comportementales et politiques qui sous-tendent les régions du monde d’importance stratégique pour les États- Unis ».

Parmi les projets retenus pour la période 2014-2017, on trouve une étude de l’université Cornell dirigée par le service de la Recherche scientifique de l’US Air Force qui vise à développer un modèle empirique de « dynamique de la mobilisation et de la contagion d’un mouvement social ». Il s’agit de déterminer la « masse critique (seuil de basculement) » de la contagion sociale par l’étude des « traces numériques » dans les cas de « la révolution égyptienne de 2011, des élections russes à la Douma de 2011, de la crise d’approvisionnement en fioul au Niger en 2012, et du mouvement de protestation du parc Gazi en Turquie en 2013 ».

Les messages et les conversations sur Twitter seront examinés pour « identifier quels sont les individus mobilisés dans une contagion sociale, et quand ils se sont mobilisés ».

Un autre projet retenu cette année à l’université de Washington « cherche à découvrir dans quelles conditions naissent les mouvements politiques visant un changement politique et économique à grande échelle ». Le projet, dirigé par le service de Recherche de l’armée de terre US, est centré sur « les mouvements de grande ampleur mettant en cause plus de 1 000 participants engagés dans une action durable » et devrait couvrir 58 pays au total.

L’an dernier, la Minerva Research Initiative du département à la Défense a financé un projet intitulé « Qui ne devient pas terroriste, et pourquoi ? », projet qui met pourtant dans le même sac militants pacifiques et « partisans de la violence politique » ne différant des terroristes qu’en ce qu’ils ne se lancent pas eux-mêmes dans le « militantisme armé ». Le projet vise explicitement l’étude des militants non violents : « Dans n’importe quel contexte il se trouve nombre d’individus qui partagent les mêmes conditions familiales, culturelles et/ou socio-économiques que ceux déterminés à s’engager dans le terrorisme, et qui, même s’ils ne vont pas jusqu’à l’engagement armé, éprouvent de la sympathie pour les buts des groupes armés. Le champ des études sur le terrorisme n’a pas, jusqu’il y a peu, pris en compte l’étude de ce groupe témoin. Ce projet ne concerne pas les terroristes, mais les sympathisants de la violence politique. »

Chacune des 14 études de cas du projet « met en œuvre des entretiens approfondis avec plus de 10 activistes et militants de partis ou d’ONG qui, bien que favorables à des causes radicales, ont choisi la voie de la non-violence ».

J’ai pris contact avec la principale chercheuse du projet, le professeur Maria Rasmussen de la US Naval Postgraduate School, pour lui demander pourquoi les militants non-violents travaillant pour des ONG devaient être assimilés à des partisans de la violence politique —et quels « partis et ONG » faisaient l’objet de l’enquête— mais n’ai pas reçu de réponse.

De même, le personnel du programme Minerva a refusé de répondre à une série de questions similaires que je leur ai posées, en particulier comment les « causes radicales » promues par des ONG pacifistes pouvaient constituer une menace potentielle pour la sécurité nationale intéressant le département de la Défense.

Parmi mes questions :

« Le département de la Défense US considère-t-il les mouvements de protestation et le militantisme social en différents points du monde comme une menace pour la sécurité nationale des États-Unis ? Si oui, pourquoi ? Militantisme, contestation, mouvements politiques, et bien sûr ONG, sont des éléments essentiels à la bonne santé de la société civile et de la démocratie ; pourquoi le département de la Défense subventionne-t-il de la recherche autour de tels enjeux ? »

La directrice du programme Minerva, le docteur Erin Fitzgerald, m’a répondu : « Je comprends vos préoccupations et je suis heureuse qu’en nous contactant vous nous donniez l’occasion d’une clarification », avant de promettre une réponse plus détaillée. Au lieu de cela, j’ai reçu du service de presse de la Défense l’insipide déclaration que voici :

« Le département de la Défense prend au sérieux son rôle dans la sécurité des États-Unis, de ses citoyens, et de ses alliés et partenaires. Même si tous les défis de sécurité ne provoquent pas de conflit, même si chaque conflit n’implique pas l’armée états-unienne, Minerva contribue au financement de la recherche fondamentale en sciences sociales, et cette contribution accroît la compréhension qu’a le département de la Défense des causes de l’instabilité et de l’insécurité dans le monde. Grâce à cette meilleure compréhension des conflits et de leurs sources, le DoD est mieux à même de se préparer à l’environnement sécuritaire de demain. »

En 2013, Minerva a subventionné un programme de l’université du Maryland, en collaboration avec le Pacific Northwest National Laboratory du ministère de l’Énergie visant à évaluer les risques de troubles civils liés au changement climatique. Ce programme d’1,9 million de dollars sur trois ans développe des modèles anticipant ce qui pourrait arriver aux sociétés suivant différents scénarios de changement climatique.

Dès le départ, il a été prévu que le programme Minerva fournirait plus de 75 millions de dollars sur cinq ans à la recherche en sciences sociales et comportementales. Pour cette seule année en cours, le Congrès US lui a alloué un budget total de 17,8 millions de dollars.

Un e-mail interne d’un membre du personnel de Minerva, cité dans un mémoire de Master de 2012, révèle que le programme est orienté vers la production de résultats rapides qui soient directement applicables aux opérations de terrain. Le mémoire en question faisait partie d’un projet subventionné par Minerva à l’université d’État de l’Arizona, sur « le discours musulman contre-révolutionnaire ».

L’e-mail interne du professeur Steve Corman, principal responsable du programme, relate une réunion organisée par le programme du DoD, Human Social Cultural and Behavioural Modeling (HSCB), au cours de laquelle des officiers supérieurs du Pentagone ont fait état de leur priorité à « développer des capacités pouvant être mises en œuvre rapidement » sous la forme de « modèles et outils directement intégrables à leurs interventions ».

Bien que le Dr Harold Hawkins, contrôleur du service de recherche navale, ait donné dès le départ l’assurance aux chercheurs universitaires que le projet était pour l’essentiel « un effort de recherche fondamentale, de sorte que nous ne serions pas préoccupés de fabriquer des trucs ou des machins appliqués », la réunion montre qu’en réalité le DoD est à la recherche de « résultats substantiels » sous forme d’« applications », écrit Corman dans son e-mail. Il a conseillé à ses chercheurs de « réfléchir à des résultat de mise en forme, des rapports, etc., afin qu’ils [ceux du DoD] voient clairement leur demande d’outils de terrain aboutir ».

Nombre de chercheurs indépendants critiquent ce qu’ils considèrent comme les efforts du gouvernement états-unien pour militariser les sciences sociales au service de la guerre. En mai 2008, l’American Anthropological Association (AAA) a écrit au gouvernement des États-Unis que le Pentagone n’a pas « le genre d’infrastructure pour une évaluation de la recherche anthropologique [et autres sciences sociales] » qui permette « un examen par les pairs à la fois rigoureux, équilibré et objectif », appelant à ce qu’une telle recherche soit plutôt gérée par des agences civiles comme la National Science Foundation (NSF).

Le mois suivant, le département de la Défense a signé un protocole d’accord avec la NSF sur une cogestion de Minerva. En réponse, l’AAA a averti que bien que les propositions de recherche dussent être désormais évaluées par les comités d’examen de la NSF, « ce seraient les officiers du Pentagone qui auraient le pouvoir de nomination aux sièges de ces comités ».

« … Il reste cette inquiétude au sein de la discipline que la recherche ne soit financée que quand elle appuiera le programme du Pentagone. D’autres critiques du programme, émanant en particulier du Réseau des anthropologues responsables, ont objecté que le programme allait décourager la recherche dans d’autres domaines importants, et compromettre le rôle de l’université comme lieu de discussion et de critique indépendantes au sujet de l’armée. »

Selon le Dr David Price, anthropologue de la culture à l’université St-Martin, de Washington, auteur de Weaponizing Anthropology : Social Science in Service of the Militarized State (L’armement de l’anthropologie : les sciences sociales au service d’un État militarisé), « quand vous prenez un par un la plupart de ces projets, tout cela a l’air d’une science sociale normale : analyse textuelle, recherche historique, etc. ; mais quand vous les additionnez, ils partagent tous cette même lisibilité avec toutes les distorsions d’une simplification excessive. Minerva sous-traite ‘à la pièce’ ses finalités globales d’une manière permettant à chacun de dissocier sa propre contribution du projet total. »

Le professeur Price a déjà montré comment le programme du Pentagone Human Terrain Systems (HTS) —conçu pour incorporer les spécialistes des sciences sociales dans les opérations militaires de terrain— menait habituellement ses entraînements dans des régions « aux États-Unis ». Citant un résumé critique du programme envoyé aux directeurs de l’HTS par un ancien employé, Price rapporte que les entraînements HTS « adaptaient le projet COIN [counterinsurgency (anti-insurrection)] conçu pour l’Afghanistan et l’Irak » aux situations intérieures « aux USA, où les populations locales étaient vues d’un point de vue militaire comme menaçant l’équilibre établi du pouvoir et de l’autorité, et défiant la loi et l’ordre ».

“Il y a un jeu de guerre, a déclaré Price, qui met en scène des militants de l’environnement protestant contre une pollution engendrée par une centrale à charbon près du Missouri, dont certains étaient membres de la fameuse ONG environnementale Sierra Club. Les participants étaient chargés de distinguer ceux qui étaient des ‘porteurs de solutions’, ceux qui étaient des ‘fauteurs de troubles’, et le reste de la population, vouée à devenir la cible d’opérations d’information, afin de faire bouger son centre de gravité vers cet ensemble de perspectives et de valeurs constituant le ‘terminus souhaité’ de la stratégie de l’armée.”

Ces jeux de guerre sont en phase avec toute une série de documents de planification du Pentagone, qui suggèrent que la surveillance de masse de la National Security Agency (NSA) est en partie motivée par la préparation à la déstabilisation que provoquera la survenue des chocs environnemental, énergétique et économique.

Le professeur James Petras, titulaire de la chaire Bartle de sociologie à l’université Binghamton de New York, rejoint les préoccupations de Price. Les chercheurs en sciences sociales subventionnés par Minerva et rattachés aux opérations anti-insurrectionnelles du Pentagone sont impliqués dans « l’étude des émotions provoquées par l’exacerbation ou la répression des mouvements idéologiques », dit-il, y compris « la neutralisation des mouvements issus de la base ».

Minerva est un excellent exemple de la nature profondément bornée et vouée à l’échec de l’idéologie militaire. Pire encore, le refus des responsables du DoD de répondre aux questions les plus élémentaires est symptomatique de ce simple fait : dans leur inébranlable mission de défense d’un système mondial de plus en plus impopulaire au service des intérêts d’une infime minorité, les agences de sécurité n’ont aucun scrupule à nous dépeindre, nous le reste du monde, comme de potentiels terroristes.

Résistance politique: Rencontre EZLN et Congrès National Indigène au Chiapas… La résistance s’organise plus avant

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Rencontre de partage avec le Congrès national indigène

 

lundi 16 juin 2014, par SCI Moisés

 

Armée zapatiste de libération nationale. 
Mexique. 
29 mai 2014.

 

url de l’article en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Rencontre-de-partage-avec-le

En español:

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2014/05/30/comparticion-con-cni/

 

Au Congrès national indigène et aux peuples indigènes du Mexique, 
À la Sexta,

Compañeras et compañeros,

Recevez toutes et tous nos salutations zapatistes. Voici où nous en sommes de la rencontre de partage entre les peuples zapatistes et les peuples originaires du Congrès national indigène (CNI).

Premièrement. Les compañer@s du CNI que nous invitons à cette première session de partage sont les mêmes que ceux qui l’étaient déjà aux dates qui ont été suspendues.

Deuxièmement. Nouvelles dates et lieu de cette rencontre.

Lieu : Caracol de La Realidad.

Arrivée : samedi 2 et dimanche 3 août 2014. Ainsi pourront-ils se déplacer sans se presser et en faisant attention, pour arriver dans les meilleures conditions à La Realidad.

Partage : du lundi 4 au vendredi 8 août.

Résolutions et accords du partage : samedi 9 août.

Départ : dimanche 10 août

Troisièmement. Seuls les zapatistes et le Congrès national indigène sont concernés par cette rencontre. Personne d’autre ne sera admis, pas même les médias libres ou les compas de la Sexta.

Quatrièmement. La séance des résolutions et des accords de la rencontre, elle, sera ouverte aux compas de la Sexta et aux médias libres.

Cinquièmement. Tout ce qui concerne l’hébergement et la restauration de nos invités à la rencontre — c’est-à-dire les compañeras et compañeros du CNI — est pris en charge par les zapatistes.

Nous nous activons dès à présent pour que tout soit prêt, pour que nos compas du Congrès national indigène n’aient à souffrir ni de la pluie ni du soleil, et pour faire de notre mieux question alimentation.

Sixièmement. Nous appelons toute la Sexta nationale et internationale à donner un coup de main pour participer aux frais de déplacement de nos invités. Pour la plupart, ils vont venir de très loin et voyageront à leurs frais.

Dans presque tous les lieux où vivent et luttent ces compañeras et compañeros du CNI qui vont venir, il y a aussi des compas de la Sexta qui trouveront certainement comment réunir les ressources pour que les invité•e•s fassent bon voyage.

Nous, les peuples originaires, nous sommes les gardiens de la terre. La terre ne rémunère pas ceux qui la soignent et qui l’aiment, elle ne donne pas de postes au gouvernement, elle n’est pas aux informations, elle ne vote pas, elle ne donne pas de récompenses. La terre donne la vie, c’est tout.

Septièmement. C’est avec une grande douleur que nous avons appris qu’un compañero du Congrès national indigène, qui était venu à La Realidad pour prendre part à notre douleur et à notre rébellion, est mort dans un accident alors qu’il retournait à sa terre.

Ce compa décédé s’appelle David Ruiz García, du peuple originaire ñhañú, communauté San Francisco Xochicuatla, commune de Lerma, dans l’État de Mexico, Mexique.

Nous envoyons une grande accolade compañera à sa famille, à son peuple, et à ses compañeras et compañeros de lutte du CNI.

Ce compañero David n’est pas mort au cours d’une balade, mais en accomplissant son devoir : la mission que lui avaient donnée les compañeras et compañeros de son peuple et du Congrès national indigène était de se joindre à nous, les zapatistes, dans l’hommage à notre compa Galeano.

C’est pourquoi nous avons estimé que, pour honorer la mémoire de ce compañero, nous donnerons son nom à cette première rencontre de peuples originaires du Mexique et peuples zapatistes.

D’où le nom :

Rencontre de partage « Compañero David Ruiz Garcia » 
entre le Congrès national indigène et les peuples zapatistes.

C’est notre modeste hommage pour embrasser ce collègue et pour lui permettre de marcher encore une fois avec les peuples indigènes de notre pays, le Mexique.

C’est tout, compañeras et compañeros.

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain. 
Pour le Comité clandestin révolutionnaire indigène, 
Commandement général de l’Armée zapatiste de libération nationale, 
sous-commandant insurgé Moisés.

Dans La Réalité zapatiste. 
Mexique, mai 2014. 
Année 20 de la guerre contre l’oubli.

Traduit par h.g.

Source du texte d’origine : 
Enlace Zapatista

Colonialisme et ONU: Contrôler le langage contrôle les gens, jeu sémantique, jeu de domination pour un statu quo colonialiste

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La “bonne domination” des États contre les peuples et les nations appelés “indigènes”

 

Steven Newcomb

 

10 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/06/10/good-dominance-states-against-nations-peoples-called-indigenous

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Au moment où ceci sera publié, la 13ème session du Forum Permanent sur les Affaires Indigènes de l’ONU (UNFPII) sera terminé. Le “thème spécial” pour cette année était “Les principes de bon gouvernement consistant avec la Déclaration des Nations Unies des Droits des Peuples Indigènes: article 3 à 6 et 46”.

Dans le contexte du système des Nations-Unies, les peuples appelés “indigènes” sont définis en termes de l’établissement il y a plusieurs siècles d’un système global de domination. Ceci est le cadre au sein duquel il faut interpréter de manière précise la phrase “bon gouvernement” dans le thème du Forum Permanent de l’ONU de cette année.

Les peuples étiquetés “indigènes” étaient à l’origine libres sur leurs territoires, quand, comme le dit une définition de l’ONU, “des personnes d’une culture et d’une origine ethnique différentes arrivèrent là-bas venant d’autres endroits du monde”. La définition appelle ces envahisseurs les “nouveaux arrivants”, qui “surclassèrent” les nations originelles et leurs peuples “par conquête, colonisation ou par d’autres moyens” et “les réduisirent au stade de non-dominant ou à une situation coloniale”.

Etant donné la définition ci-dessus des peuples indigènes, le concept de “bon gouvernement” dans ce thème spécial du Forum des Nations-Unies est interprété de manière juste en gardant la réduction politique voulue au départ des nations originellement libres et de leurs peuples à leur dégradation au niveau d’indigènes ou au statut d’indigènes. Au travers de la construction d’un système de réalité de domination d’état, des nations indépendantes et libres ainsi que leurs peuples sont maintenant caractérisées comme ayant été réduites à un sous-ordre d’existence “indigène”.

Bien que ce que j’ai écrit ci-dessus exprime précisément une définition donnée par l’ONU des “peuples indigènes”, les états membres de l’ONU considèrent qu’il est très impoli pour nous d’attirer l’attention là-dessus. Tandis que le mot domination est écrit dans la définition de l’ONU du mot “indigène”, les gouvernements des états se sentent inconfortables si et quand nous le stipulons. Pourquoi ? Parce que le mettre en lumière est questionner ce que les états considèrent l’inquestionable légitimité de leur domination sur nos nations et peuples originellement libres et indépendants.

Mettre en avant, montrer les schémas de domination impliqués dans la définition “indigène” de l’ONU et par là-même identifier que le “bon gouvernement” dans ce contexte veut en fait dire “bonne domination”, provoque deux réponses possibles.
Une réponse est d’être marginalisé ou ignoré pour avoir mis en valeur cette connexion ; une autre réponse possible est d’être accusé de s’engager dans une “hyperbole” dans l’utilisation du terme “domination”.

D’après mon énorme dictionnaire Webster non abrégé, une hyperbole est “une exagération extravagante qui représente quelque chose comme étant plus grande ou plus petite, meilleure ou pire, ou plus intense qu’elle ne l’est en réalité…” Imaginez être accusé d’être hyperbolique pour avoir indiqué le schéma de domination impliqué dans la définition du mot “indigène” de l’ONU ? Une réplique pourrait être comme suit: “Ok, bien sûr, la définition de l’ONU pour les ‘peuples indigènes’ est précisément interprétée en terme de domination, mais c’est une sorte de domination qui est juste mineure, minimaliste. Vous essayez d’exagérer les effets de la domination sur ces peuples et nations qui sont obligés de vivre sous celle-ci.

Bien sûr, cette réponse implique qu’il y a eu à ce jour un effort quelconque pour essayer de mesurer les effets négatifs qui résultent de forcer des nations et des peuples de vivre sous domination. Aussi loin que je sache, il n’y a eu aucun effort jusqu’à ce jour pour mesurer les effets de la domination sur des nations et peuples originellement libres. Et pourtant, ces effets sont constamment illustrés par des informations venant de ce qu’il se passe pour les peuples dominés du monde appelés “indigènes”.

Quels exemples de domination pourrions-nous citer ? En premier lieu et avant toute chose, nous pouvons citer les rituels et les cérémonies que les colons pratiquèrent originellement comme base pour affirmer un droit “souverain” de domination et de “dominion/colonisation” sur le sol des nations et peuples originels. Deuxièmement, au nom de “civiliser” les natifs “non-civilisés” (non-dominés), nous pouvons citer l’utilisation de ces affirmations symboliques de “souveraineté” et de “domination” comme la base d’imposer par la force des systèmes politique et légal sur les peuples et nations originels.

D’autres exemples incluent la société dominante prenant en charge les terres et territoires des nations et peuples originels, prenant, saisissant tout ce qui a de la valeur, des terres aux territoires, pour l’enrichissement des colons ; tuant ou emprisonnant les peuples originaux qui résistent au massacre perpétré par le système de domination. Un autre exemple de domination est la destruction des endroits sacrés, cérémonieux et significatifs des nations et peuples originels, chose que ces peuples n’ont pas la capacité d’enrayer.

Deux autres effets de la domination sont la destruction intentionnelle des langues des peuples originels (lingui-cide) par la société dominante, ainsi que le traumatisme infligé aux parents et aux enfants quand la société dominante sépare et emmène les enfants des nations dominées et les institutionalise dans des centres d’endoctrinement de façon à ce que les enfants puissent être socialisés aux valeurs, aux normes et aux façons de faire et de penser de la société dominante (ethnocide). De plus, les statistiques de santé inhérentes à ces centres, nous donne encore un exemple des effets négatifs de la domination (NdT: Plus de 55 000 enfants sont morts dans les pensionnats pour Indiens au Canada seul entre 1824 et 1996…).

Nous avons le choix. Nous pouvons permettre aux sociétés dominantes de continuer à utiliser leur terminologie euphémistique sans être dérangées, pour qu’elles puissent continuer à caractériser (justifier) ce qu’elles ont fait pendant des siècles pour dominer nos nations et nos peuples. Ou bien nous pouvons utiliser le mot “domination” (et son résultat en terme de déshumanisation) pour nommer et identifier précisément le problème qui a besoin d’être résolu. Ensuite, et seulement ensuite, sera t’il possible de poser la question critique: “Comment mettons-nous un terme ou abolissons-nous la domination de nos nations et de nos peuples ?

Quand la domination est phrasée euphémistiquement comme “bon gouvernement” par ceux qui ont un conflit d’intérêt évident pour maintenir la domination sur nos existences, il est de notre responsabilité de dénoncer leur utilisation manipulative du langage. Le simple fait que des schémas de domination puissent être appelés “bon gouvernement” aux Nations-Unies sans que notre peuple ne semble même le noter est un témoignage de la subtilité sémantique à laquelle nous devons faire face quotidiennement.

La sémantique est une interprétation des mots et des symboles. L’auto-détermination sémantique est une partie critique de ce que représente le droit à l’auto-détermination pour les nations et peuples originellement libres appelés “indigènes”. Originellement libres ; nous devons reprendre le contrôle du champ sémantique et ne plus permettre aux sociétés dominantes de continuer à dominer nos existences en étiquetant leurs systèmes de domination de “bon gouvernement”. Nous devons comprendre que la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (Peuples Dominés) de l’ONU est faite pour renforcer plutôt qu’abolir la domination d’état sur notre existence de nations et peuples originellement libres et que ceci est démontré dans son article 46 qui donne à la domination le nom de couverture, le déguisement d’ “’intégrité territoriale des états”.

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