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Ukraine, Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et guerre du gaz…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 22 août 2014 by Résistance 71

Ne jamais oublier… OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Tout est dit !…

– Résistance 71 –

 

Dans le conflit ukrainien, on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur

 

Interview de Daniele Ganser

 

21 Août 2014

 

url de l’article:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4924

 

Selon Daniele Ganser, spécialiste dans le domaine de l’OTAN, nous assistons en Ukraine à la prochaine étape de l’extension de cet organisme. L’Allemagne devrait suivre le pas parce que les Américains disposent du commandement en chef et veulent empêcher la naissance d’un nouvel axe Moscou-Berlin. Les USA dressent à cette fin les Etats européens les uns contre les autres – afin de continuer à les contrôler.
L’OTAN est la plus grande et la plus puissante alliance militaire depuis nombre d’années. Les « Deutsche Wirtschafts Nachrichten » ont parlé avec l’historien et le spécialiste en matière de l’OTAN, Daniele Ganser à propos de la structure de celle-ci, du rôle de l’Allemagne dans l’organisation, de son influence dans l’UE et de son implication dans le conflit de l’Ukraine.

Deutsche Wirtschafts Nachrichten : Le Danois Rasmussen démissionne bientôt en tant que Secrétaire général. Son successeur sera probablement le Norvégien Stoltenberg. Quelle est selon vous, l’influence des Européens au sein de l’OTAN ?

Daniele Ganser : Je pense que l’influence des Européens au sein de l’OTAN est petite, parce que celle-ci est menée par les USA. On le voit à travers le fait que les Européens peuvent toujours désigner le Secrétaire général et celui-ci apparaît très souvent dans les médias en Europe. C’est pourquoi, on a l’impression que le Secrétaire général est la personne la plus importante de l’OTAN. Toutefois, ce n’est pas vrai ! La personne encore beaucoup plus influente au sein de l’OTAN est le SACEUR (Commandant suprême des forces alliées en Europe) et c’est toujours un général américain. Ce commandement militaire est encore plus puissant que le poste officiel de Secrétaire général. L’ancien Président Nixon l’a formulé une fois de cette façon : « Le seul organisme international qui n’ait jamais fonctionné, c’est l’OTAN, tout simplement parce qu’il s’agit d’une alliance militaire et que nous étions aux commandes ».

Par quelles voies l’OTAN impose-t-elle ses intérêts à l’UE ?

L’OTAN a ses ambassadeurs dans tous les pays membres. Ce sont des ambassadeurs envoyés par chaque pays afin d’être informés des projets de l’OTAN dans les étapes suivantes. Les voies sont opérationnelles de telle façon que l’OTAN – et en premier les USA – disent : C’est comme ça et maintenant vous devez faire ça. Cela était ainsi en particuliers lors du 11-Septembre et de la Guerre contre l’Afghanistan. La plupart du temps, les Européens obéissent tout simplement. Ils n’ont jamais dit : Nous devons nous développer indépendamment. Une politique extérieure et de sécurité européenne commune ne fonctionne pas vraiment. On est toujours indécis : doit-on aller en Irak avec les Américains ? Les Anglais l’ont fait, pas les Français. Ou bien doit-on bombarder avec les Américains la Lybie, pays membre de l’OPEC ? Les Français l’ont fait, pas les Allemands. Les USA réussissent très bien à dresser les différents pays européens les uns contre les autres. En ce moment, on se sert de l’Allemagne contre la Russie, bien sûr pour des intérêts américains. C’est l’ancien système du « divide et impera » – « diviser pour régner ». Ce n’est pas dans l’objectif de Washington que l’UE et la Russie coopèrent et construisent un grand espace économique, disposant en plus des plus grandes réserves de pétrole et de gaz. Ce ne serait pas dans l’intérêt des Etats-Unis.

En raison du manque de transparence, il est difficile de savoir comment se présente le financement de l’OTAN en détail. Des députés néerlandais ont dû le constater récemment. Savez-vous quelque chose de concret à ce sujet ?

Non, parce que l’OTAN n’est effectivement pas une organisation transparente. Je partage cette frustration des députés néerlandais, parce que je me suis efforcé d’obtenir des informations sur les armées secrètes de l’OTAN. On a simplement ignoré mes questions et on ne m’a fait part de rien. Quelques personnes pensent que l’OTAN est une organisation démocratique et transparente. Cependant, ce n’est pas le cas. C’est une organisation militaire qui tente continuellement à garder ses secrets. Le budget du Pentagone est finalement pertinent pour le financement et il comprend environ 700 milliards de dollars par an ou deux milliards par jour. Alors la question est bien sûr de savoir si ici une journée du Pentagone équivaut à une journée de l’OTAN et comment on calcule cela. Mais ce sont des opérations comptables et on peut calculer cela de différentes manières.

Quel rôle joue l’OTAN dans le conflit en Ukraine ?

Mon avis est que la guerre en Ukraine est centrée autour de l’OTAN et du gaz naturel. L’OTAN a depuis 1990 entrepris un mouvement en direction de l’Est. La première étape a été de retirer en Allemagne la RDA au Pacte de Varsovie et de l’accueillir dans l’OTAN. Pour cela, on a eu besoin à cette époque de l’accord de Gorbatchev. C’est-à-dire que cette fusion entre la RFA et la RDA – qui est très précieuse et que je salue beaucoup – n’était possible qu’avec l’acceptation de la Russie, de la reprise de l’Allemagne réunie, par l’OTAN. Mais les Russes ont aussi affirmé leur refus d’une extension de l’OTAN. Et Gorbatchev a dit que l’OTAN le lui avait garanti.
Cependant, l’OTAN n’a pas tenu parole. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont été accueillies dans l’OTAN, de même la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Slovénie, la République Tchèque et la Slovaquie. Plus tard ont suivi encore l’Albanie et la Croatie. Si vous le considérez du point de vue russe, alors l’OTAN a rompu sa parole et maintenant, elle tente encore de prendre les éléments manquants – l’Ukraine et la Géorgie – et d’encercler ainsi la Russie. 
Dans les médias occidentaux, on dit toujours : les Russes sont complètement irrationnels et se comportent bizarrement. Mais en fait ils se comportent comme un joueur d’échecs qui déplacement après déplacement, perdent ici une tour, là un cavalier et là encore un pion. Les Russes se sentent harcelés. Et cette extension de l’OTAN n’est aucunement mentionnée par les médias occidentaux, pas même prise en compte. On peut communiquer ceci tout simplement en prenant une carte de l’OTAN en 1990 et une de 2014.

S’agit-il de la part de l’OTAN uniquement d’un encerclement militaire de la Russie ou bien en veut-elle aussi aux ressources de ce pays ?

C’est la même chose. L’Arabie Saoudite et la Russie se partagent la première place au niveau international quant à l’exploitation du pétrole. Les Russes produisent environ 10 millions de barils par jour. Les Saoudiens produisent également environ 10 millions de barils par jour. La Russie est au niveau de sa superficie le plus grand pays de la terre et dispose de très grandes réserves de gaz naturel. La lutte mondiale pour les réserves de pétrole et de gaz naturel est aussi une lutte contre la Russie. Poutine ne veut en aucun cas que l’Ukraine adhère à l’OTAN. Du point de vue russe, la chute de Ianoukovytch a été orchestrée par les services secrets occidentaux. Qu’on le voit ou non comme Poutine, cela ne joue aucun rôle. Mais pour lui, il est légitime de dire : quand l’hiver viendra, je pourrais aussi vous couper le gaz. Ou bien je peux dire : Vous me devez davantage d’argent pour le gaz. Cela veut dire que dans le conflit ukrainien on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur.

Quels sont les indices montrant que le coup d’Etat en Ukraine a été orchestré par les services secrets occidentaux ?

Ce que nous savons jusqu’à présent est que 2014 est l’année de la destitution de Ianoukovytch et de l’installation au pouvoir de Poro­schenko. C’est un fait. Et si l’on observe un peu de plus près, alors on voit les finesses. Quand est-il destitué ? Il est renversé en février 2014. Et maintenant, on en vient au nœud du débat, c’est-à-dire à l’aggravation des protestations par les tireurs d’élite de Maïdan. Il est intéressant de constater : les tireurs d’élite – selon les informations en ma possession – tiraient aussi bien sur les manifestants que sur les policiers. Cela est très inhabituel. Ici, on peut très bien penser que c’était une action des services secrets pour précipiter l’Ukraine dans le chaos. Ce que nous avons ici comme indice, c’est l’entretien téléphonique entre Urmas Paet, ministre des Affaires étrangères de l’Estonie et Catherine Ashton, Haute représentante des Affaires étrangères de l’UE. Dans cet entretien, il est question que derrière les tireurs d’élite de Maïdan ne se cache pas Ianoukovytch, mais quelqu’un de la nouvelle coalition. Celle-ci est le groupe autour de Klitschko, Jazenjuk et Poroschenko, qui est arrivé au pouvoir après le coup d’Etat.
S’il s’avère que Poroschenko est venu au pouvoir grâce aux tireurs d’élite, alors nous avons donc affaire avec un putsch du gouvernement sans nous en apercevoir. Cela allait si vite que l’on doit vraiment avouer : nous sommes trop bêtes pour le comprendre réellement. Il se peut que Poutine soit moins stupide et ait vu ceci correctement. Je ne veux pas dire que l’on doit croire Poutine aveuglément, car lui aussi possède son agenda. La question à laquelle nous devons répondre dans l’histoire économique et aussi dans l’histoire contemporaine : s’agit-il d’un évènement comme en 1953 lorsque la CIA, le service secret américain, et le MI6, le service secret britannique ont renversé le gouvernement de Mossadegh en Iran, parce qu’il voulait nationaliser le pétrole ? A l’époque, on a déguisé des agents en terroristes, qui ont commis des attentats et ainsi déclenché un chaos dans tout le pays. On appelle cela la « stratégie de la tension », donc on crée volontairement un chaos et des tensions pour renverser de cette manière un gouvernement, cela fonctionne, c’est prouvé historiquement.

Les derniers mois, l’OTAN a intensifié les manœuvres. A la suite d’un manœuvre de l’OTAN dans plusieurs Etats européens la sécurité aérienne est même tombée en panne. Est-ce qu’il s’agit là seulement de présence militaire ou est-ce qu’il y a d’autres raisons pour les mouvements des troupes ?

Que ce soit du côté de la Russie ou de l’OTAN je ne peux qu’affirmer qu’il y ait une augmentation de la présence militaire. Mais contrairement à l’opinion de beaucoup de commentateurs, je pense que nous ne nous trouvons pas au bord de la troisième guerre mondiale comme au temps de la crise de Cuba en 1962. Pourtant, nous sommes dans un climat de méfiance. Moscou et Washington se méfient l’un de l’autre, et Berlin est coincé entre les deux.

En Allemagne se trouvent plusieurs bases militaires de l’OTAN, dont la base aérienne américaine Ramstein et le centre de commandement Africom à Stuttgart. Quel est le rôle actuel et futur de l’Allemagne dans la stratégie de l’OTAN ?

L’Allemagne est dans l’OTAN une jeune associée parce que les USA commandent l’OTAN. Du point de vue des USA, l’Allemagne est un pays occupé. Certes, cela fait mal en lisant cela en tant que lecteur allemand, mais c’est la situation actuelle. Les Etats-Unis ont des bases militaires en Allemagne et le téléphone mobile de la chancelière Merkel est mis sur écoute par le service secret militaire américain NSA. Et lorsque les Américains disent : nous partons vers l’Hindou Kouch, les soldats allemands doivent s’y rendre et abattre les Afghans bien qu’ils n’aient jamais eu de problèmes avec eux auparavant. Cela veut dire que malheureusement l’Allemagne a pris la position d’un vassal. Et on a de la peine en Allemagne à se libérer de cette position. 
La raison est toute simple : les USA sont l’empire. Un empire se distingue toujours par le fait qu’il est la plus grande économie nationale du monde, mesuré au PIB. Ce sont les USA. Il a le plus grand nombre de porte-avions et la force aérienne la plus puissante quant au nombre, au type et à la modernité. Ce sont également les USA. Il détient la monnaie de réserve mondiale. C’est le dollar, donc encore une fois les USA. Et finalement, les USA disposent du plus grand nombre de bases militaires dans le monde, donc pas seulement à Guantànamo, à Diego Garcia et en Afghanistan, mais aussi à Ramstein etc. Ce qui importe en outre : l’empire domine les médias et veille à ce qu’ils informent de manière bienveillante. Voilà donc la position de l’Allemagne : elle se trouve dans une position inférieure dans l’empire américain, et la plupart des médias allemands n’osent pas parler ouvertement de ce fait. La Suisse n’est d’ailleurs pas mieux lotie se trouvant également sous la pression de l’empire US, mais au moins nous ne sommes pas membre de l’OTAN et nous n’avons pas non plus de bases militaires américaines – nous les Suisses ne voulons pas de cela.

En revanche, la Suisse est, tout comme la Finlande, membre d’un stade préliminaire de l’OTAN …

… du « Partnership for Peace », c’est vrai. C’est vivement critiqué en Suisse, et à juste titre, car nous ne voulons en aucun cas devenir membre de l’OTAN. Cela veut dire que certains politiciens le veulent bien, mais pas la population suisse. Lors d’une votation le Non emporterait largement, car les citoyens suisses rejettent les guerres d’agression de l’OTAN. L’opinion publique par rapport aux Etats-Unis a tourné en mal ces dernières années. 
Les USA apparaissent comme des menteurs parce qu’ils mènent dans le monde entier des guerres économiques. Ils ont écouté les transferts de données du monde – surtout les données SWIFT – à l’aide du service secret américain NSA et abusent de ces données au détriment des banques suisses UBS et Credit Suisse. Ils dénigrent les Suisses parce que des banques suisses ont aidé en effet des citoyens américains à frauder le fisc ce qui n’était pas juste. Mais en même temps les Suisses observent avec étonnement que la fraude fiscale aux USA – soit en Delaware soit en Angleterre, par des trusts – est toujours possible. C’est pourquoi les Suisses ne comprennent pas que les USA jouent aux redresseurs de torts contre la fraude fiscale tout en négligeant les failles dans leur propre pays. C’est pourquoi l’opinion publique est ici de plus en plus anti-américaine.

Le 11-Septembre 2001 joue aussi un rôle-clé par rapport à l’OTAN car à ce moment-là la clause de défense mutuelle d’après l’article 5 est entrée en vigueur. Est-ce que la clause de défense mutuelle est toujours en vigueur ?

C’est une question intéressante. On devrait la poser à l’OTAN. Après le 11-Septembre, il y eu un large débat là-dessus. En tout cas, la clause de défense mutuelle a été proclamée après le 11-Septembre, cela c’est clair. Les Américains sont venus en Europe et ont dit : c’était comme cela, et maintenant on y va dans l’Hindou Kouch. Puis 9/11 était une histoire fixe qu’on pouvait avaler ou pas. En outre, c’était le premier cas de défense mutuelle de l’OTAN dans l’histoire. Là aussi, le rôle de l’empire se manifeste. La plus importante souveraineté d’interprétation dont l’empire dispose est d’interpréter lui-même chaque événement historique. Les attentats du 11-Septembre sont contestés parmi les historiens – ils existent différents avis à ce sujet. Mais dès qu’un historien ne lève la tête qu’un tout petit peu, il est hué comme théoricien conspirateur. Et cela signifie que nous n’avons pas le droit de dire : attention, lors de la mise en vigeur de l’article 5, certaines questions se posent. L’OTAN ne veut pas en parler. Elle ne veut pas de débats critiques au sujet du 11-Septembre et de l’Opération Gladio. Elle essaie simplement de supprimer ces sujets. Mais je crois, qu’elle n’y arrivera pas à long terme parce que nous vivons à l’époque de l’information. Les gens sont de plus en plus en mesure de s’acquérir différentes perspectives par rapport à un thème, et ça c’est bien.

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Daniele Ganser est historien et chercheur dans le domaine de la paix. Il analyse les thèmes de l’énergie, de la guerre et de la paix d’une perspective géopolitique. Il met l’accent sur l’histoire internationale contemporaine depuis 1945, les services secrets, les unités spéciales, la stratégie de guerre secrète et la géostratégie ainsi que le pic pétrolier et des guerres de ressources. Son livre « Nato-Geheimarmeen in Europa – Inszenierter Terror und verdeckte Kriegsführung » a été publié en 2005 (« Les Armées secrètes de l’OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest » a été publié en 2011) et traduit en dix langues.

Source : Deutsche Wirtschafts Nachrichten DWN du 29/7/2014 (http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2014/07/14/nato-experte-aus-sicht-der-usa-ist-deutschland-ein-besetztes-land/)
(Traduction Horizons et débats)
Horizons et debats > 2014 > N° 19, août 2014

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Daniel Ganser sur Résistance 71:

http://resistance71.wordpress.com/2014/05/18/la-strategie-de-la-tension-et-le-terrorisme-detat-ou-quand-lhistoire-prouve-letat-terroriste/

Article connexe sur l’OTAN:

http://resistance71.wordpress.com/2012/11/03/nouvel-ordre-mondial-lorganisation-terroriste-de-latlantique-nord-et-son-ideologie-totalitaire-ruine-le-monde/

Pays du goulag levant et état policier… Ferguson, Missouri, l’effondrement final a t’il commencé ?…

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Ferguson ou le commencement de la fin

 

Mohawk Nation News

 

20 Août 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/08/20/ferguson-beginning-of-the-end/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Est-ce que les évènements de la ville de Ferguson (Missouri) représentent le commencement de la fin pour l’impérialisme ? D’après l’ancien plan sioniste, le chaos est perpétré par les marionnettistes. Lorsque les gens demandent une solution aux problèmes, les marionnettistes viennent et offrent leur solution toute prête. C’est “ordo ab chao” en action. (NdT: la devise du nouvel ordre mondial). Leurs solutions seront toujours basés sur des faux-drapeaux, des mensonges, des histoires arrangées etc. Les cibles sont appelés “terroristes” pour justifier et légaliser le génocide et la guerre dans le monde. Des étrangers sont toujours envoyés pour provoquer et accomplir la basse besogne (NdT: provocateurs dans les manifs, mercenaires tuant civils et forces de l’ordre dans des “révolutions colorées” orchestrées depuis l’occident…). Des mercenaires combattent, tuent, estropient, exécutent et terrifient les gens (NdT: comme la légion “arabe” d’Al Qaïda devenue état islamique/EIIL, créations de la CIA et des services occidentaux à dessein de pousuivre plus avant “l’ordo ab chao” par le “choc des civilisations” factice, si cher aux nouveaux cons évangélistico-trotskistes yankees…)

La révolution russe a commencé lorsque le Tsar a ignoré les besoins de son peuple et a focalisé son attention sur la guerre mondiale. Il envoya la police pour réprimer le peuple qui protestait et demandait des droits de base. La police déshumanisa et attaqua les manifestants. Après quelques mois, la police finalement rejoignit le peuple. Nicolas II envoya alors l’armée contre le peuple et la police. Puis celle-ci rejoignit le peuple et retourna ses armes contre les oligarques. Le tsar et sa famille étaient cuits. Quand ceci se produit, à Ferguson et ailleurs, les oligarques sont aussi au bout du rouleau !

Le plan de l’ONU est de commencer avec un “´état policier modéré” aux Etats-Unis et au Canada, avec meurtres, camps de concentration FEMA, virus/contagion, entrainement et équipement militaires pour les flics. Des règlementations corporatrices sont passées comme si elles étaient la loi véritable. Elles sont faites pour créer des prisonniers depuis des citoyens normaux afin de remplir les camps de la FEMA. Ensuite, après quelques opérations fausses-bannière, l’ “´état policier dur” commence.

La police attaque brutalement. La répression bat son plein, le peuple souffre de plus en plus. Finalement, la révolution contre le corporatisme (fascisme) éclate et s’étend au monde. Une véritable révolution se produit lorsque le(s) peuple(s) se dresse(nt) contre l’impérialisme.

A Ferguson, quelqes policiers ont déjà rejoint le peuple. L’armée sera envoyée pour attaquer le peuple et la police qui l’aura rejoint. L’armée attaquera brutalement dans un premier temps, puis s’effacera pour rejoindre le peuple. Ensuite commencerons-nous alors à vivre selon Guswenta ou le Wampum Deux Rangées et il n’y aura plus de guerre dans le monde.

La forme de diplomatie la plus brillante, qui devrait être la base fondamentale de la loi internationale, est le Wampum Deux Rangées ou Guswenta. Il est fondé sur l’égalité à 50-50 où personne ne dirige l’autre ou les autres et où tout le monde bénéficie du bon esprit de l’arrangement. La révolution américaine devait changer la relation 50-50 en celle des 51% commandant aux 49% restant de façon à ce que la guerre ne finisse jamais.

Tous les officiels public qui sont membres de loges maçonniques doivent être exposés et tous doivent savoir pour qui ils travaillent. Malcom X disait: “Avant d’avoir des droits civiques, vous devez avoir des droits humains”.

Jimi Henrix chanta: “You got my pride hanging out of my bed/Vous avez suspendu ma fièreté hors de mon lit. You’re messing with my life, so I got my lead/Vous perturbez ma vie, alors j’ai saisi mon flingue. You’re messing with my children and you’re screaming at my wife/Vous perturbez mes enfants et vous criez sur ma femme. Get off of my back if you want to get out of here alive/Laissez-moi tranquille si vous voulez sortir vivant d’ici. Freedom, that’s what I want. Freedom that’s what I need now/La liberté c’est ce que je veux. La liberté c’est ce dont j’ai maintenant besoin.”.Jimi Hendrix “Freedom”.

War is on in Ferguson.

Militarizing the police.

La putréfaction du système financier comme pilier de l’empire… Le cas des banques canadiennes

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De même auteur au sujet de la CIA et du système banquier: "La Bank of America des Rothschild". La CIA est une émanation de Wall Street, elle sert Wall Street et les banksters. Preuve ? Faites une recherche sur le nombre d’anciens directeurs de la CIA qui soit provenaient de Wall Street, soit s’y sont recyclés, soit y sont retournés… Effarant !

– Résistance 71 –

 

Les banques pourries canadiennes

 

Dean Henderson

 

16 Août 2014

 

url de l’article original:

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/08/16/canadas-dirty-banks/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant la guerre des Contras au Nicaragua, la CIA mît en place une opération de drogue contre armes depuis le Bélize. Une note du journal du Colonel Oliver North stipule: “Mettre en application le projet de la Maison Blanche au Bélize”. Une autre disait : “je veux contacter les dealers de drogue dans les camps au Bélize”.

En 1984, Walter Mischer, un homme d’affaire de Houston au Texas qui avait des connexions avec la mafia , a commencé une affaire d’import-export de crevettes au Bélize qui fut la copie carbone de celle de John Hull et de la cohorte Paco Chanes qui avaient commencé l’opération du Costa Rica pour transférer la cocaïne colombienne.

Mischer était un ami intime du vice-président George Bush (père) et du ministre de l’économie James Baker III (NdT: lui-même comme Bush ponte de la CIA). Il acheta environ 350 000 ha de terre au Bélize avec l’aide à l’investissement de Coca Cola et de Pasul Howell, un ancien directeur de la Houston Federal Reserve Bank.

La terre de Mischer fut utilisée par l’agent de la CIA Carl Jenkins, qui commença à y entraîner les Contras. Jenkins était l’officier de terrain pour la CIA de Rafael Quintero pendant l’affaire de l’invasion de la Baie des Cochons à Cuba et gérant plus tard d’une base de la CIA au Laos entre 1970 et 1973 où Oliver North, Richard Secord, Rafael Quintero, Thomas Clines, Ted Shackley et John Singlaub servirent tous. (NdT: La CIA opérait un traffic de drogue depuis le Laos pendant la guerre du Vietnam. Elle n’a fait que reprendre un réseau créé par le 2ème Bureau français lors de l’Indochine. L’héroïne était acheminée par voie aérienne par la compagnie de la CIA Air America, employant des pilotes mercenaires et l’argent servait à financer la guerre secrète menée par la CIA…)

Jenkins était le propriétaire de Helicopteros de Guatemala. Pendant les années 70, Alberto Sicilia Falcon, le grand ponte de la drogue mexicain ayant des connexions avec la CIA, parla de reprendre l’ “affaire” du Bélize. La petite nation des Caraïbes, grandement influencé par la couronne britannique (NdT: Le Bélize est en fait l’ancien Honduras britannique devenu “indépendant”), est un carrefour principal pour la cocaïne colombienne.

En 1962, Paul Helliwell, ancien du détachement 202 de l’OSS (mère de la CIA) et propriétaire de l’entreprise Sea Supply, retourna à Miami de Kunming en Chine, infestée par l’héroïne, pour fonder la Castle Bank au Bahamas. La banque n’avait que 300 dépositaires, incluant Richard Nixon, la fille de Chiang Kai Chek, Howard Hughes et l’acteur de cinéma Tony Curtis. La colonne vertébrale financière de la banque était la famille Pritzker de Chicago, les propriétaires de la chaîne hôtelière des Hôtels Hyatt.

La Castle Bank servait de pont entre la mafia de Floride de Santos Trafficante et le traffic monopoliste d’opium/héroïne du Kuomintang (KMT) chinois et de sa contre-partie vietnamienne. Helliwell était payé par la CIA et utilisait la Castle Bank comme payeuse pour l’opération de Ted Shackley dirigée contre Fidel Castro.

Helliwell organisa un circuit banquier complet aux Caraïbes et de nombreuses entreprises de coquillages/nacre panaméennes. Il continua Sea Supply et devint le consul de Thaïlande à Miami, opérant depuis le bâtiment d’American Bankers Insurance (ABI). Le membre du comité directeur d’ABI James King était le second du comité de la Miami National Bank, utilisée par le gangster Meyer Lansky et son syndicat du crime pour virer les millions de dollars du traffic de drogue vers la Swiss Exchange & Investement Bank. Helliwell servait aussi de conseiller légal au protégé de Lansky Santos Trafficante et la Resorts International and Intercontinental Hotels. Il devint plus tard un conseiller du président américain Lyndon Johnson.

Les îles Caïmans (Caraïbes) jouèrent un rôle clef dans le réseau banquier offshore des Caraïbes d’Helliwell après que le FMI aida les îles à obtenir le statut d’offshore/paradis fiscal. Une nation de 13500 habitants où il y a plus de 14000 numéros de télex enregistrés pour des banques, qui ne sont souvent que de tous petits bureaux, les îles Caïmans offrent un système de compte en banque super-secret pour l’élite globale. Les agences de renseignement internationales et les traffiquants de drogue trouvent ce secret bancaire pour le moins particulièrement avantageux.

La Castle Bank d’Helliwell fusionna aux Caïmans avec une branche de la Nugan Hand Bank et la World Finance Corporation. Tous trois avaient affaires avec à la fois la CIA et le parrain de la mafia Santos Trafficante.

L’affaire immobilière de Walter Mischer au Bélize était financé par la Bank of Nova Scotia, une des cinq énormes banques canadiennes et des quatre grosses banques britanniques qui dominent le triangle de l’argent des Caraïbes, un havre de paix pour les traffiquants de drogue pour lequel le Bélize et les îles Caïmans jouent un rôle majeur. Les autres banques canadiennes sont la Bank of Montreal, la Royal Bank of Canada, Toronto Dominion Bank (TD Canada Trust) et la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC). Les banques britanniques sont la National Westminster, la Barclays Bank, La banque Lloyds et la Midland Bank.

Midland Bank a été acheté par la HSBC et possède 20% de la Standard Chartered Bank (Rockefeller). Ces deux dernières banques impriment la monnaie de Hong Kong. Le comité directeur de la Midland est rempli d’anciens membres du Pentagone qui se spécialisent dans le recyclage des pétrodollars dans les opérations secrètes de la CIA.

La Bank of Nova Scotia est le plus gros négociant en or des Caraïbes et celle par qui principalement passent les fonds de capitaux pour sortir des Caraïbes. Elle est le banquier de Noranda, une énorme entreprise minière canadienne, qui est le second plus gros négociant en or des Caraïbes. L’or est la monnaie d’échange préférée des traffiquants de drogue et la sucursale jamaîcaine de la Bank of Nova Scotia joue un rôle essentiel dans le traffic de drogue des Caraïbes. Les 200 tonnes d’or récupérés des coffres qui se trouvaient en dessous du World Trader Center dans les travaux de nettoyage d’après les attentats du 11 septembre appartenaient à la Bank of Nova Scotia.

La Royal Bank of Canada a plus de sucursales offshore que n’importe quelle banque au monde. Elle a renfloué le gouvernement de Guyane en 1976 après qu’un coup d’état de la CIA ait sorti le gouvernement socialiste de Cheddi Jagan. La Royal a lancé la carrière dans les affaires de la famille vénézuélienne très puissante des Cisnero, qui supervise les intérêts des Rockefeller dans ce pays. Elle a des partenariats au Bahamas avec la National Westminster dans une banque appelée RoyWest.

Les deux banques de la Bank of Nova Scotia et la Royal Bank of Canada sont contrôlées par la famille la plus influente du Canada, les Bronfman. Cette famille contrôle DuPont, qui a donné naissance à Conoco ainsi qu’à Seagrams, Vivendi et Eagle Star Insurance.

Eagle Star est la holding des Bronfman et un partenariat avec les puissantes britanniques que sont la Barclays, la Lloyds, Hill Samuel et la N.M Rothschild & Sons. Eagle Star a fusionné avec Allianz Versicherung, une entreprise allemande contrôlée par les familles von Thurn, Taxis et Wittelsbach, pour devenir un titan financier mondial.

Les von Thurn et Taxis, la famille royale allemande détrônée, a fondé Tradition, Famille et Propriété, le mouvement fasciste responsable du génocide par escadrons de la mort d’extrême-droite en Amérique du Sud.

Eagle Star est très proche du renseignement britannique. Deux directeurs, Sir Kenneth Strong et Sir Kenneth Keith, étaient #1 et #2 du renseignement britannique pendant la seconde guerre mondiale. Keith est un directeur de la Bank of Nova Scotia et PDG de Hill Samuel, tandis que Sir Philip Zulueta de la HSBC rejoint Keith au comité directeur. Keith est un membre influent du Canadian Insitute of International Affairs (CIIA), l’organisation jumelle du puissant Royal Institute of Iternational Affairs (RIIA) de Londres et du Council on Foreign Relations (CFR) de New York. Le leader officiel du Canada par vertu de son affiliation à la couronne est la reine Elisabeth II, dont le mandat est mis en œuvre par un gouverneur général qu’elle nomme.

La Bank of Montreal a des directorats communs avec Seagrams et l’Hudson Bay Company, Hudson Bay est liée avec Lord Inchcape et sa Peninsular & Orient Navigation Company (PONC) et la famille Keswick de Hong Kong qui contrôle Jardine Metheson. Eric Drake de PONC est au comité directeur d’Hudson Bay Company. Lui et William Johnston Keswick sont également au comité directeur de la BP Amoco. Drake est au comité directeur de Kleinwort Benson, dont la sucursale Sharps Pixley possède 49% du marché de l’or à Hong Kong. Le fils de Keswick, Henry Neville Lindley Keswick est un directeur de HSBC, Jardine Matheson et du géant du papier canadien MacMillan Bloedel qui a fusionné avec la plus grosse entreprise américaine du bois et du papier Weyerhaeuser en 1999.

L’entreprise MacMillan Bloedel décolla lorsque le premier ministre britannique Harold MacMillan épousa la fille du gouverneur général canadien Victor C.W. Cavendish, 9ème duc de Devonshire. La Canadian Pacific possède un intérït de contrôle dans MacMillan Bloedel.

Vancouver est un point de chute préféré pour l’héroïne d’Asie du Sud-Est en route vers les Etats-Unis. En 1978, les officiels du renseignement canadien ont été obligés d’admettre devant un tribunal de Vancouver que la Canadian Pacific Air importe la vaste majorité de l’héroïne de Vancouver à destination des Etats-Unis. Canadian Pacific Railways est aussi directement impliquée dans le transport.

Tous ces intétêts canadiens du triangle de l’argent ont des membres de la table ronde moderne de la reine Elisabeth II, les Chevaliers de l’ordre de St Jean de Jérusalem, au sein de leur comités. A la Canadian Pacific, les membres du comité directeur J.C. Gilmar, J.P.W Ostiguy, Charles Bronfman et W.E. McLaughlin sont tous des chevaliers de l’orde de St Jean, McLaughlin est aussi le président de la Royal Bank of Canada.

La Barclays Bank a 5 Chevaliers de l’ordre de St Jean dans son comité directeur tandis que la Bank of Nova Scotia et la CIBC ont trois membres des Chevaliers de Malte, contrôlés par le Vatican dans leurs comités respectifs. Un autre chevalier de Malte est le membre du comité de la Canadian Pacific M.G. Sandberg, qui a présidé la HSBC. Chacune des 5 grosses banques canadiennes a au moins un chevalier de Malte dans ses comités.

Le CIIA est aussi empli de chevaliers de l’orde de St Jean. Le président honoraire à vie du CIIA est Walter Lockhardt Gordon, dont le père fonda Clarkson & Gordon, la firme comptable qui s’occupe de la TD Bank, de la Bank of Nova Scotia et de la CIBC. Le membre du comité du CIIA Henry R. Jackman est un membre du comité italien des chevaliers de St Jean et de l’ordre de Lazare. Roland Michener, un ancien gouverneur général du Canada qui préside le CIIA est un chevalier de Malte.

Pendant les croisades, les Chevaliers de St Jean de Jérusalem, connus aussi sous le nom des Hospitaliers, escortèrent les pèlerins européens vers Jérusalem où le roi Salomon a (soi-disant) construit son temple sur le mont Moriah. Le site est dit avoir abrité l’arche d’alliance et autres objets sacrés et documents. Ce qu’il reste du temple du roi Salomon est aujourd’hui partie de la mosquée Al Aqsa sur le rocher du dôme, où la dernière Intifada a commencé et qui est toujours à l’épicentre des tensions israélo-palestiniennes.

Quand les parchemins de la Mer Morte furent découverts en 1947 à Qumran, un document gravé dans du cuivre mentionnait un énorme trésor d’or enterré sous le temple du roi Salomon. Ce butin explique peut-être pourquoi l’organisation sœur des Chevaliers de la St Jean, l’ordre des Templiers, abandonnèrent leur racket de protection des pèlerins au groupe précédemment nommé et focalisa son activité du temps des croisades aux fouilles sous le temple. Ceci peut aussi expliquer comment les Templiers devinrent soudainement l’organisation la plus riche du monde.

Après leur défaite face aux Sarrasins durant les croisades, les Chevaliers de St Jean de Jéruslaem se sont repliés sur l’île méditerranéenne de Chypre, mais en 1522, les Turcs l’envahirent et les chevaliers, défaits une seconde fois, se relogèrent à Malte où la faction catholique devint connue sous le nom de Chevaliers de l’ordre de Malte, aujourd’hui reconnue comme une nation souveraine par plus de 40 pays. Ils ont leur QG à Rome et ne répondent qu’au pape.

La faction protestante quant à elle est basée à Londres et s’appelle les Chevaliers de St Jean de Jérusalem qui répondent au Grand Prieuré de l’ordre du Duc de Gloucester, cousin de la reine Elisabeth II.

[1] The Mafia, CIA and George Bush: The Untold Story of America’s Greatest Financial Debacle. Pete Brewton. SPI Books. New York. 1992

[2] In Banks We Trust. Penny Lernoux. Anchor Press/Doubleday. Garden City, NY. 1984. p.79

[3] Editors of Executive Intelligence Review. p.250

[4] Ibid

[5] Ibid

[6] Ibid

[7] Rule by Secrecy: The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids. Jim Marrs. HarperCollins Publishers. New York. 2000

Colonialisme: Les Indiens Aché du Paraguay attaquent le gouvernement paraguayéen en justice… en Argentine !

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Peut-on espérer que justice soit rendue ?

– Résistance 71 –

 

Le génocide du peuple Aché du Paraguay sera jugé en Argentine

 

Rick Kearns

 

18 Août 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/08/18/genocide-ache-people-paraguay-will-be-tried-argentina-156444

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le peuple Aché du Paraguay (NdT: Peuple étudié dans les années 1970 par l’anthropologue politique Pierre Clastres, les Indiens Guyaki faisant partie de la nation Aché) poursuit en justice pour génocide et crimes contre l’humanité commis contre leur peuple, des citoyens paraguayéens, des militaires, des officiels des gouvernements paraguayéens et leur rôle dans le déplacement, le meurtre, la mise en esclavage et le viol des Aché des années 1950 jusqu’à la fin des années 1970.

Fondés sur des preuves et témoignages fournis par les survivants ainsi que par des anthropologues, des défenseurs des droits de l’Homme, des avocats, journalistes, prêtres et autres témoins, l’histoire de ce qui est arrivé aux Aché du Paraguay a été présentée à la 5ème cour fédérale d’Argentine en Avril dernier après que les officiels paraguyéens aient refusé d’amener l’affaire devant la justice.

D’après Aito Martinez, un avocat espagnol qui fait partie de l’équipe légale qui a déposée les plaintes pour la Fondation National Aché, ils attendent les dates de procès du juge argentin Norberto Oyarbide. Le juge Oyarbide a accepté de siéger pour entendre l’affaire fondé sur le principe légal de “jurisdiction universelle” qui permet la mise en accusation pour génocide et crimes contre l’humanité dans un tribunal résidant en dehors du système judicaire du pays incriminé, si le pays d’origine refuse de mener l’affaire devant ses tribunaux.

Dans un récent entretien, Martinez a dit que le président paraguayéen Alfredo Stroessner avait été informé des atrocités commises par des activistes paraguayéens, des officiels de l’ONU et d’autres personnes, mais que le président Stroessner n’avait pris aucune mesure pour faire arrêter la violence, certains témoignages disant même que Stroessner, alors un allié des Etats-Unis, passait pas mal de temps avec des jeunes-filles indigènes pré-adolescentes qui avaient été forcées à se prostituer.

Martinez a indiqué que dans ce document de 52 pages intitulé “Plainte criminelle de la commission du crime de génocide et crimes contre l’humanité au Paraguay contre le peuple Aché”, ils donnent un très long historique des abus, comment ils furent découverts et rendus publics par plusieurs personnes et ignorés par les gouvernements paraguayéen, américain, britannique et autres.

Dans les années 1950, les Aché du Paraguay oriental étaient chassés de leurs terres ancestrales par les éleveurs de bétail et autres colonisateurs. Certains organisaient des raids, envahissant les communautés Aché où ils tuaient les hommes, enlevaient les femmes et les enfants qui étaient ensuite vendus comme esclaves à de riches Paraguayéens, tandis que d’autres étaient forcés à la prostitution.

Le gouvernement paraguayéen força ensuite certains Aché à vivre dans des camps de concentration où ils furent abusés et exploités plus avant, d’après Martinez et d’autres personnes.

Un des observateurs qui sonna l’alarme au sujet de l’horrible situation, fut le professeur Richard Arens, un avovat américain qui écrivit un livre intitulé “Génocide au Paraguay” en 1976. Dans son commentaire du livre publié par le Carnegie Council, David Weisstub résuma une partie de l’histoire comme suit:

“Le livre contient de sérieux rapports de témoins oculaires qui assistèrent à des évènements qui furent exposés publiquement par des universitaires en Suisse, en Allemagne, au Danmark et aux Etats-Unis. Nous sommes confrontés avec la réalité d’hommes, de femmes et d’enfants se faisant massacrer par des chasseurs, vendre comme esclaves, violer et exterminer par une culture fondamentalement raciste. Le livre souligne également le silence de la presse internationale, particulièrement celle de l’Amérique du Nord” (NdT: Bien sûr… Personne aux USA et au Canada n’a intérêt à dénoncer ces génocides, car si cela était, on aurait tôt fait de leur dire à juste titre: “Dites donc, çà ne vous ennuierait pas de regarder votre propre historique de génocide des peuples autochtones… Avant de causer, balayez votre pas de porte.”)

Un des soutiens de Arens fut Survival International (SI), qui fit tapage également sur ce qui se passait pour les Aché au Paraguay. SI fit la liste de plusieurs exemples d’abus commis contre les Aché.

“Un des chasseurs d’Aché les plus tristement célèbre était un propriétaire local du nom de Manual Jesus Pereira. Il travaillait pour le ministère des affaires indiennes du Paraguay et sa ferme fut transformée en une “réserve indienne” pour Aché où furent transportés des Aché capturés. Les passages à tabac et les viols étaient monnaie courante. Un nombre indéfini mourut de maladies respiratoires. Le directeur du département des affaires autochtones venait souvent visiter et vendit lui-même des Aché comme esclaves.”

Martinez a ajouté que plusieurs des criminels accusés sont toujours en vie et ont été identifiés, ainsi que plusieurs enfants Aché qui ont été kidnappés et vendus. Ces enfants, aujourd’hui adultes, ont donné leurs témoignages dans l’affaire qui sera jugée.

Guerres impérialistes: L’EIIL/EI et son "calife" agents de l’occident et du Nouvel Ordre Mondial…

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Résumons-nous: Le sénateur américain John McCain, patron de l’IRI (International Republican Institute), une ONG directement dépendante de la NED (USAID)/CIA depuis 1993 est un agent du renseignement américain dont la “crédibilité” a été construite sur sa soi-disant “opposition” aux “démocrates” et à Obama. Depuis plus de 20 ans, il est devenu le “monsieur révolution colorée” organisée régulièrement par la CIA et la NED dans des pays cibles. McCain est le chargé de mission sur la partition du Moyen-Orient et l’organisation de l’armée mercenaire djihadiste. Al Qaïda, Al Nosra, l’EIIL ou l’EI sont la même chose, dépendent des mêmes financements et sont formés dans des camps gérés par la CIA et les forces spéciales occidentales en Libye, en Syrie, en Jordanie et en Turquie. Toute la saga des “printemps arabes” depuis 2011, jusqu’à cette nouvelle attaque sur l’Irak visant à sa partition n’est qu’une mascarade, ourdie de longue date pour générer le chaos du “choc des civilisations” factices qui, espèrent les oligarques, mènera à terme le monde au contrôle absolu par le Nouvel Ordre Mondial qu’ils dirigeront.

Le soi-disant “calife” Ibrahim de l’EIIL/EI est un agent géré par les services américains, qui sera éliminé en temps et en heure lorsqu’il aura rempli ses fonctions:

Ibrahim al-Badri, alias Abu Du’a, alias Abou Bakr Al-Baghdadi, alias Calife Ibrahim, mercenaire du prince Abdul Rahman al-Faiçal, subventionné par l’Arabie saoudite, le Qatar et les États-Unis. Il peut commettre toutes les horreurs que les Conventions de Genève interdisent à des États de faire.”

Le véritable danger est que les peuples occidentaux croient ce tissu de fadaises où seuls les morts d’innocents sont bien réelles. La priorité devient celle-ci: Retirons notre soutien aux politiciens tout aussi mercenaires que les djihadistes qu’ils emploient et reprenons le pouvoir pour le diluer dans les peuples, c’est à dire le remettre là où il n’aurait jamais dû sortir ! Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

~ Résistance 71 ~

 

John McCain le chef d’orchestre du “printemps arabe” et le calife

 

Thierry Meyssan

 

18 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185073.html

 

Chacun a remarqué la contradiction de ceux qui qualifiaient récemment l’Émirat islamique de « combattants de la liberté » en Syrie et s’indignent aujourd’hui de ses exactions en Irak. Mais si ce discours est incohérent en soi, il est parfaitement logique au plan stratégique : les mêmes individus devaient être présentés comme des alliés hier et doivent l’être comme des ennemis aujourd’hui, même s’ils sont toujours aux ordres de Washington. Thierry Meyssan révèle les dessous de la politique US à travers le cas particulier du sénateur John McCain, chef d’orchestre du « printemps arabe » et interlocuteur de longue date du Calife Ibrahim.

John McCain est connu comme le chef de file des républicains, candidat malheureux à la présidence états-unienne, en 2008. Ce n’est, nous le verrons, que la partie de sa biographie réelle, celle qui lui sert de couverture pour conduire des actions secrètes au nom de son gouvernement.

Lorsque j’étais en Libye durant l’attaque « occidentale », j’ai pu consulter un rapport des services de renseignement extérieur. On pouvait y lire que l’Otan a organisé, le 4 février 2011 au Caire, une réunion pour lancer le « printemps arabe » en Libye et en Syrie. Selon ce document, elle était présidée par John McCain. Le rapport détaillait la liste des participants libyens, dont la délégation était conduite par le numéro 2 du gouvernement de l’époque, Mahmoud Jibril, ayant brusquement changé de bord à l’entrée de cette réunion pour devenir le chef de l’opposition en exil. Je me souviens que, parmi les délégués français présents, le rapport citait Bernard-Henry Lévy, bien qu’officiellement celui-ci n’ait jamais exercé de fonction au sein du gouvernement français. Bien d’autres personnalités participaient à ce symposium, dont une forte délégation de Syriens vivant à l’étranger.

Au sortir de cette réunion, le mystérieux compte Facebook Syrian Revolution 2011 appela à manifester devant le Conseil du Peuple (Assemblée nationale) à Damas, le 11 février. Bien que ce compte prétendait à l’époque avoir plus de 40 000 followers, seule une douzaine de personnes répondirent à son appel devant les flashs des photographes et des centaines de policiers. La manifestation se dispersa pacifiquement et les heurts ne débutèrent que plus d’un mois plus tard à Deraa [1]

Le 16 février 2011, une manifestation qui se déroulait à Benghazi à la mémoire des membres du Groupe islamique combattant en Libye [2] massacrés en 1996 à la prison d’Abou Selim dégénéra en fusillade. Le lendemain, une seconde manifestation, cette fois à la mémoire des personnes mortes en attaquant le consulat du Danemark à l’occasion des caricatures de Mahomet, dégénérait également en fusillade. Au même moment, des membres du Groupe islamique combattant en Libye venus d’Égypte encadrés par des individus cagoulés et non-identifiés attaquaient simultanément quatre bases militaires dans quatre villes différentes. À l’issue de trois jours de combats et d’atrocités, les émeutiers lancèrent le soulèvement de la Cyrénaïque contre la Tripolitaine [3] ; une attaque terroriste que la presse occidentale présenta mensongèrement comme une « révolution démocratique » contre « le régime » de Mouamar el-Kadhafi.

Le 22 février, John McCain était au Liban. Il y rencontra des membres du Courant du Futur (le parti de Saad Hariri) qu’il chargea de superviser les transferts d’armes en Syrie autour du député Okab Sakr [4]. Puis, quittant Beyrouth, il inspecta la frontière syrienne et choisi les villages, notamment Ersal, qui devaient servir de base-arrière aux mercenaires lors de la guerre à venir.

Les réunions présidées par John McCain ont été clairement le moment de déclenchement d’un plan prévu de longue date par Washington ; plan qui prévoyait de faire attaquer la Libye et la Syrie simultanément par le Royaume-uni et la France, conformément à la doctrine du « leadership par l’arrière » et à l’annexe du Traité de Lancaster House de novembre 2010 [5]

Le voyage illégal en Syrie, de mai 2013

En mai 2013, le sénateur John McCain se rendait illégalement près d’Idleb en Syrie, via la Turquie, pour y rencontrer des leaders de l’« opposition armée ». Son voyage n’était rendu public qu’à son retour à Washington [6].

Ce déplacement avait été organisé par la Syrian Emergency Task Force qui, contrairement à son intitulé, est une organisation sioniste dirigée par un employé palestinien de l’AIPAC [7]

Sur les photographies diffusées alors, on remarquait la présence de Mohammad Nour, porte-parole de la Brigade Tempête du Nord (du Front Al-Nosra, c’est-à-dire d’Al-Qaïda en Syrie), qui avait enlevé et détenait 11 pèlerins chiites libanais à Azaz [8]. Interrogé sur sa proximité avec des preneurs d’otages membres d’Al-Qaïda, le sénateur affirma ne pas connaître Mohammad Nour qui se serait invité de sa propre initiative sur cette photo.

L’affaire fit grand bruit et les familles des pèlerins enlevés portèrent plainte devant la justice libanaise contre le sénateur McCain pour complicité d’enlèvement. En définitive, un accord intervint et les pèlerins furent libérés.

Supposons que le sénateur McCain ait dit la vérité et qu’il ait été abusé par Mohammad Nour. L’objet de son voyage illégal en Syrie était de rencontrer l’état-major de l’Armée syrienne libre. Selon lui, cette organisation était composée « exclusivement de Syriens » combattant pour « leur liberté » face à la « dictature alouite (sic). Les organisateurs du voyage ont publié cette photographie pour attester de la rencontre.

Si l’on peut y voir le brigadier-général Salem Idriss, chef de l’Armée syrienne libre, on peut aussi y voir Ibrahim al-Badri (au premier plan, sur la gauche) avec lequel le sénateur est en train de discuter. De retour de ce voyage surprise, John McCain, affirma que tous les responsables de l’Armée syrienne libre sont des « modérés auxquels on peut faire confiance » (sic).

Or, depuis le 4 octobre 2011, Ibrahim al-Badri, alias Abu Du’a, figurait en sur la liste des cinq terroristes les plus recherchés par les États-Unis (Rewards for Justice). Une prime pouvant aller jusqu’à 10 millions de dollars était offerte à qui aiderait à sa capture [9]. Le lendemain, 5 octobre 2011, Ibrahim al-Badri était porté sur la liste du Comité des sanctions de l’Onu comme membre d’Al-Qaïda [10]

En outre, un mois avant de recevoir le sénateur McCain, Ibrahim al-Badri, sous le nom de guerre d’Abou Bakr Al-Baghdadi, créa l’État islamique en Irak et au Levant (ÉIIL) —tout en appartenant toujours à l’état-major de la très « modérée » Armée syrienne libre—. Il revendiqua l’attaque des prisons de Taj et d’Abou Graïb en Irak, dont il fit évader entre 500 et 1 000 jihadistes qui rejoignirent son organisation. Cette attaque était coordonnée avec d’autres opérations presque simultanées dans huit autres pays. Chaque fois, les jihadistes évadés rejoignirent des organisations combattantes en Syrie. Cette affaire est tellement étrange qu’Interpol émit une note et requit l’assistance des 190 pays membres [11].

Pour ma part, j’ai toujours affirmé qu’il n’y avait sur le terrain aucune différence entre l’Armée syrienne libre, le Front Al-Nosra, l’Émirat islamique etc… Toutes ces organisations sont composées des mêmes individus qui changent en permanence de drapeau. Lorsqu’ils se revendiquent de l’Armée syrienne libre, ils arborent le drapeau de la colonisation française et ne parlent que de renverser le « chien Bachar ». Quand ils déclarent appartenir au Front Al-Nosra, ils portent le drapeau d’Al-Qaïda et déclarent étendre leur islam dans le monde. Enfin quand ils se disent de l’Émirat islamique, ils brandissent désormais le drapeau du Califat et annoncent qu’ils nettoieront la région de tous les infidèles. Mais quelle que soit leur étiquette, ils procèdent aux mêmes exactions : viols, tortures, décapitations, crucifixions.

Pourtant, ni le sénateur McCain, ni ses accompagnateurs de la Syrian Emergency Task Force n’ont fourni au département d’État les informations en leur possession sur Ibrahim al-Badri et n’ont demandé à toucher cette prime. Ils n’ont pas non plus informé le Comité anti-terroriste de l’Onu.

Dans aucun pays au monde, quel que soit son régime politique, on n’accepterait que le leader de l’opposition soit en contact direct, amical et public, avec un très dangereux terroriste que l’on recherche.

Qui est donc le sénateur McCain ?

Masi John McCain n’est pas simplement le leader de l’opposition politique au président Obama, il est aussi un de ses hauts-fonctionnaires !

Il est en effet président de l’International Republican Institute (IRI), la branche républicaine de la NED/CIA [12], depuis janvier 1993. Cette prétendue « ONG » a été officiellement créée par le président Ronald Reagan pour étendre certaines activités de la CIA, en relation avec les services secrets britanniques, canadiens et australiens. Contrairement à ses allégations, il s’agit bien d’une agence inter-gouvernementale. Son budget est voté par le Congrès dans une ligne budgétaire dépendante du secrétariat d’État.

C’est d’ailleurs parce que c’est une agence conjointe des services secrets anglo-saxons que plusieurs États dans le monde lui interdisent toute activité sur leur territoire.

La liste des interventions de John McCain pour le compte du département d’État est impressionnante. Il a participé à toutes les révolutions colorées des vingt dernières années.

Pour ne prendre que quelques exemples, toujours au nom de la « démocratie », il a préparé le coup d’État manqué contre le président constitutionnel Hugo Chávez au Venezuela [13], le renversement du président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide en Haïti [14], la tentative de renversement du président constitutionnel Mwai Kibaki au Kenya [15] et, plus récemment, celui du président constitutionnel ukrainien, Viktor Ianoukovytch.

Dans n’importe quel État au monde, lorsqu’un citoyen prend une initiative pour renverser le régime d’un autre État, il peut être félicité s’il y parvient et que le nouveau régime se montre un allié, mais il sera sévèrement condamné si ses initiatives ont des conséquences néfastes pour son propre pays. Or, jamais le sénateur McCain n’a été inquiété pour ses agissements anti-démocratiques dans les États où il a échoué et qui se sont retournés contre Washington. Au Venezuela par exemple. C’est que pour les États-Unis, John McCain n’est pas un traître, mais un agent.

Et un agent qui dispose de la meilleure couverture imaginable : il est l’opposant officiel de Barack Obama. À ce titre, il peut voyager n’importe où dans le monde (il est le sénateur états-unien qui voyage le plus) et rencontrer qui il veut sans crainte. Si ses interlocuteurs approuvent la politique de Washington, il leur promet de la continuer, s’ils la combattent, il en charge la responsabilité sur le président Obama.

John McCain est connu pour avoir été prisonnier de guerre au Vietnam, durant 5 ans et y avoir été torturé. Il fut victime d’un programme visant non pas à arracher des renseignements, mais à inculquer un discours. Il s’agissait de transformer sa personnalité pour qu’il fasse des déclarations contre son propre pays. Ce programme, étudié à partir de l’exemple coréen pour la Rand Corporation par le professeur Albert D. Biderman, a servi de base aux recherches conduites à Guantánamo et ailleurs par le docteur Martin Seligman [16]. Appliqué sous George W. Bush à plus de 80 000 prisonniers, il a permis de transformer plusieurs d’entre eux pour en faire de vrais combattants au service de Washington. John McCain, qui avait craqué au Vietnam, le comprend donc parfaitement. il sait comment manipuler sans état d’âme les jihadistes.

Quelle est la stratégie états-unienne avec les jihadistes au Levant ?

En 1990, les États-Unis ont décidé de détruire leur ancien allié irakien. Après avoir laissé entendre au président Saddam Hussein qu’ils considéreraient l’attaque du Koweït comme une affaire intérieure irakienne, ils ont prétexté de cette attaque pour mobiliser une vaste coalition contre l’Irak. Cependant, du fait de l’opposition de l’URSS, ils ne renversèrent pas le régime, mais se contentèrent d’administrer la zone de non-survol.

En 2003, l’opposition de la France ne fut pas suffisante pour contrebalancer l’influence du Comité pour la libération de l’Irak. Les États-Unis attaquèrent à nouveau le pays et renversèrent cette fois le président Hussein. Bien sûr, John McCain était un des principaux responsables du Comité. Après avoir confié pendant un an à une société privée le soin de piller le pays [17], ils tentèrent de partitionner le pays en trois États distincts, mais durent y renoncer devant la résistance de la population. Ils tentèrent une nouvelle fois en 2007, autour de la résolution Biden-Brownback, mais là encore échouérent [18]. D’où la stratégie actuelle qui tente d’y parvenir au moyen d’un acteur non-étatique : l’Émirat islamique.

Dans ce document, publié en septembre 2013, l’ambassadeur du Qatar à Tripoli informe son ministère qu’un groupe de 1800 Africains a été formé au jihad en Libye. Il propose de les acheminer par trois groupes en Turquie pour qu’ils rejoignent l’Émirat islamique en Syrie. (voir le document sur l’article original)

L’opération a été préparée de longue date, avant même la rencontre de John McCain avec Ibrahim al-Badri. Ainsi, des correspondances internes du ministère qatari des Affaires étrangères, publiées par mes amis James et Joanne Moriarty [19] montrent que 5 000 jihadistes ont été formés aux frais du Qatar, dans la Libye de l’Otan en 2012, et que 2,5 millions de dollars ont été versés à la même époque au futur Calife.

En janvier 2014, le Congrès des États-Unis a tenu une séance secrète au cours de laquelle il a voté, en violation du droit international, le financement jusqu’à septembre 2014 du Front Al-Nosra (Al-Qaïda) et de l’Émirat islamique en Irak et au Levant [20]. Bien que l’on ignore avec précision ce qui a été vraiment convenu lors de cette séance révélée par l’agence britannique Reuters [21], et qu’aucun média états-unien n’a osé passer outre la censure, il est hautement probable que la loi comporte un volet sur l’armement et la formation des jihadistes.

Fière de ce financement états-unien, l’Arabie saoudite a revendiqué sur sa chaîne de télévision publique, Al-Arabiya, que l’Émirat islamique était placé sous l’autorité du prince Abdul Rahman al-Faiçal, frère du prince Saoud al-Faiçal (ministre des Affaires étrangères) et du prince Turki al-Faiçal (ambassadeur d’Arabie saoudite aux États-Unis et au Royaume-Uni) [22].

L’Émirat islamique représente une nouvelle étape dans le mercenariat. À la différence des groupes jihadistes qui se battirent en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine et en Tchétchénie autour d’Oussama Ben Laden, il ne forme pas une force supplétive, mais bien une armée en soi. À la différence des groupes précédents en Irak, en Libye et en Syrie, autour du prince Bandar Ben Sultan, ils disposent de services intégrés de communication sophistiqués qui appellent à le rejoindre, et d’administrateurs civils, formé dans de grandes écoles occidentales, capables de prendre en main instantanément l’administration d’un territoire.

Des armes ukrainiennes flambant neuves ont été achetées par l’Arabie saoudite et convoyées par les services secrets turcs qui les a remises à l’Émirat islamique. Les derniers détails ont été coordonnés avec la famille Barzani lors d’une réunion des groupes jihadistes à Aman, le 1er juin 2014 [23]. L’attaque conjointe de l’Irak par l’Émirat islamique et le Gouvernement régional du Kurdistan a débuté quatre jours plus tard. L’Émirat islamique s’est emparé de la partie sunnite du pays, tandis que le Gouvernement régional du Kurdistan agrandissait son territoire de plus de 40 %. Fuyant les atrocités des jihadistes, les minorités religieuses quittaient la zone sunnite, préparant ainsi la voie à la partition du pays en trois.

Violant l’accord de défense irako-US, le Pentagone n’intervenait pas et laissait l’Émirat islamique poursuivre sa conquête et ses massacres. Un mois plus tard, alors que les peshmergas du Gouvernement régional kurde s’étaient repliés sans livrer bataille, et lorsque l’émotion de l’opinion publique mondiale devint trop forte, le président Obama donna l’ordre de bombarder des positions de l’Émirat islamique. Cependant, selon le général William Mayville, directeur des opérations à l’état-major, « Ces bombardements sont peu susceptibles d’affecter les capacités globales de l’Émirat islamique ou ses activités dans d’autres régions de l’Irak ou de la Syrie » [24]. À l’évidence, ils ne visent pas à détruire l’armée jihadiste, mais uniquement à veiller à ce que chaque acteur ne déborde pas du territoire qui lui a été assigné. Au demeurant, pour le moment, ils sont purement symboliques et n’ont détruit qu’une poignée de véhicules. C’est en définitive l’intervention des kurdes du PKK turc et syrien qui a stoppé la progression de l’Émirat islamique et ouvert un corridor permettant aux populations civiles d’échapper au massacre.

De nombreuses intox circulent à propos de l’Émirat islamique et de son calife. Le quotidien Gulf Daily News a prétendu qu’Edward Snowden avait fait des révélations à son sujet [25]. Or, vérification faite, l’ancien espion états-unien n’a rien publié à ce sujet. Gulf Daily News est édité au Bahrein, un État occupé par les troupes saoudiennes. L’article vise uniquement à dédouaner l’Arabie saoudite et le prince Abdul Rahman al-Faiçal de leurs responsabilités.

L’Émirat islamique est comparable aux armées mercenaires du XVIe siècle européen. Celles-ci menaient des guerres de religion pour le compte des seigneurs qui les payaient, parfois dans un camp, parfois dans un autre. Le Calife Ibrahim est un condottière moderne. Bien qu’il soit aux ordres du prince Abdul Rahman (membre du clan des Sudeiris), il ne serait pas étonnant qu’il poursuive son épopée en Arabie saoudite (après un bref détour au Liban, voire au Koweït) et tranche ainsi la succession royale en favorisant le clan des Sudeiris contre le prince Mithab (fils et non pas frère du roi Abdallah).

John McCain et le Calife

Dans la dernière livraison de son magazine, l’Émirat islamique a consacré deux pages à dénoncer le sénateur John McCain comme « l’ennemi » et « le croisé », rappelant son soutien à l’invasion états-unienne de l’Irak. De peur que cette accusation reste inconnue aux États-Unis, le sénateur a immédiatement publié un communiqué qualifiant l’Émirat de « plus dangereux groupe terroriste islamiste dans le monde » [26].

Cette polémique n’est là que pour distraire la galerie. On aimerait y croire… s’il n’y avait cette photographie de mai 2013.

Ibrahim al-Badri, alias Abu Du’a, alias Abou Bakr Al-Baghdadi, alias Calife Ibrahim, mercenaire du prince Abdul Rahman al-Faiçal, subventionné par l’Arabie saoudite, le Qatar et les États-Unis. Il peut commettre toutes les horreurs que les Conventions de Genève interdisent à des États de faire.

 

[1] Nous avons relayé les rapports de presse assurant que la manifestation de Deraa était une protestation après l’arrestation et la torture de lycéens ayant tagué des slogans hostiles à la République. Or, de nombreux collègues ont tenté d’établir l’identité de ces lycéens et de rencontrer leurs familles. Aucun n’y est parvenu, les seuls témoins qui se sont exprimés l’ont fait pour la presse britannique, mais de manière anonyme, donc invérifiable. Nous sommes aujourd’hui convaincus que cet événement n’a jamais existé. L’étude des documents syriens de l’époque montre que la manifestation portait en réalité sur une hausse des salaires des fonctionnaires et sur les retraites. Elle a obtenu satisfaction de la part du gouvernement. À ce moment là, aucun journal n’a parlé de ces lycéens, cette histoire n’étant inventée par Al-Jazeera que deux semaines plus tard.

[2] Les membres du Groupe islamique combattant en Libye, c’est-à-dire d’Al-Qaïda en Libye, avaient tenté d’assassiner Mouamar el-Kadhafi pour le compte du MI6 britannique. L’affaire fut révélée par un officier du contre-espionnage britannique, David Shyler. Cf « David Shayler : "J’ai quitté les services secrets britanniques lorsque le MI6 a décidé de financer des associés d’Oussama Ben Laden" », Réseau Voltaire, 18 novembre 2005.

[3] Rapport de la Mission d’enquête sur la crise actuelle en Libye, juin 2011.

[4] « Un député libanais dirige le trafic d’armes vers la Syrie », Réseau Voltaire, 5 décembre 2012.

[5] Sur ce plan, on se reportera à ma série de six émissions 10 ans de Résistance, sur la guerre des États-Unis contre la Syrie.

[6] « John McCain entre illégalement en Syrie », Réseau Voltaire, 30 mai 2013.

[7] « La Syrian Emergency Task Force, faux-nez sioniste », Réseau Voltaire, 7 juin 2013.

[8] « John McCain a rencontré des kidnappers en Syrie », Réseau Voltaire, 1er juin 2013.

[9] “Wanted for Terrorism”, Rewards for Justice Program, Department of State.

[10] Le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1267 (1999) le 15 octobre 1999 est également connu sous le nom de « Comité des sanctions contre Al-Qaida ». Fiche d’inscription d’Ibrahim al-Badri (cette fois avec le nom de guerre d’al-Samarrai).

[11] « Évasions simultanées de jihadistes dans 9 pays », Réseau Voltaire, 6 août 2013.

[12] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie), Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

[13] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[14] « La CIA déstabilise Haïti », « Coup d’État en Haïti », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 janvier et 1er mars 2004.

[15] « L’expérience politique africaine de Barack Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 mars 2013.

[16] « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie), Réseau Voltaire, 28 octobre 2009.

[17] « Qui gouverne l’Irak ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 mai 2004.

[18] « La balkanisation de l’Irak », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 17 juin 2014.

[19] « Official Document Qatar Embassy Tripoli Confirms Sending 1800 Islamic Extremists Trained in Libya to Fight in Syria », Libyan War The Truth, 20 septembre 2013.

[20] « Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 3 février 2014.

[21] “Congress secretly approves U.S. weapons flow to ’moderate’ Syrian rebels”, par Mark Hosenball, Reuters, 27 janvier 2014.

[22] « L’ÉIIL est commandé par le prince Abdul Rahman », Réseau Voltaire, 3 février 2014.

[23] « Révélations du PKK sur l’attaque de l’ÉIIL et la création du "Kurdistan" », Réseau Voltaire, 8 juillet 2014.

[24] “U.S. Air Strikes Are Having a Limited Effect on ISIL”, par Ben Watson, Defense One, 11 août 2014.

[25] « Baghdadi ’Mossad trained’ », Gulf Daily News, 15 juillet 2014.

[26] “Statement by senator John McCain on being targeted by terrorist group ISIL as "the ennemy" and "the crusader"”, Cabinet de John McCain, 28 juillet 2014.

 

Colonialisme occidental… Le règne inégalé des psychopathes

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Le mal élémentaire

 

Mohawk Nation News

 

13 Août 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/08/14/elemental-evil/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En tant que survivants d’un holocauste, nous les peuples indigènes (des Amériques), avons beaucoup de question au sujet du mal. Le génocide est un meurtre délibéré d’un groupe racial ou culturel. Nous avons été assassinés jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 3% d’entre nous sur ce continent. Toutes nos terres ont été expropriées et nos ressources volées. Nous avons toujours essayé de comprendre cette dépravité extrême de haine. Nous avons la Grande Loi de la Paix pour combattre le mal, pour nous montrer la voie pour arrêter le meurtre insensé de gens et la destruction de la Terre-Mère partout. Notre devoir est de disséminer la Grande Paix et d’appliquer la pensée universelle de notre terre-Mère. (NdT: La loi naturelle)

Des mercenaires furent recrutés en Europe, entraînés à perpétrer une cruauté débridée et l’assassinat de personnes innocentes. Ils ont mené à l’abattoir plus de 150 millions de personnes de nos peuples sur le continent (NdT: entre 1492 et aujourd’hui), le tout dirigé par le Vatican. Ce fut un programme systématique d’annihilation de notre existence, tout comme la situation actuelle à Gaza.

L’assassinat de masse fut mené sans aucune forme de culpabilité ou de remord par ce qui paraissait être, de notre point de vue, une espèce inhumaine. C’était un programme de haine pour le massacre, pour tromper, expulser et voler les victimes de tout. Ils nous ont détesté, subjugué et méprisé. Les véritables raisons ne sont révélées que maintenant. Comme des psychopathes, ils se pardonnent eux-mêmes, réécrivent l’histoire et oublient leurs crimes comme s’ils ne s’étaient jamais produits. [Psychopathe: Nom. Une personne affligée de troubles de la personnalité caractérisés par la tendance à commettre des actes anti-sociaux et parfois violents suivi d’un manque total de sentiment de culpabilité à l’issu. Appelé aussi sociopathe.]

Les meurtriers en série et de masse sont des schizophrènes. D’après le Dr. Arnold A. Hutchnecker [American Journal of Psychiatry, Oct. 25, 1972], ils reconnaissent la différence entre le bien et le mal. Ils sont agressifs, vindicatifs et malhonnêtes. Ils créent des situations où ils se retrouvent persécutés. Leurs victimes sont poussées jusqu’au point de la rétaliation. Ils les accusent ensuite d’être racistes et essaient de se trouver des excuses et de la sympathie pour eux-mêmes. Quiconque sauf eux-mêmes, est utilisé à leur avantage.

Une culture diabolique a été formée pour la justification de la recherche du pouvoir par n’importe quel moyen. Les Palestiniens font l’expérience de la même stratégie “d’établissement colonial” qui fut créée en Amérique. Donnez aux colons les flingues et les munitions, dites-leur d’aller voler toute la terre des Indiens qu’ils veulent et envoyez l’armée pour les protéger et les soutenir. Nos histoires et faits indigènes inhérents ont été enterrés comme si nous étions éteints, disparus, rayés de l’humanité. Le poison lent de la schizophrénie a été incorporé dans chaque aspect de l’histoire moderne de leur existence.

Hollywood édulcore le mal, comme étant mystérieux et en même temps beau, sombre et en conflit. Il y a toujours un cœur en or sous le tueur de sang-froid. Le psychopathe de film évoque à la fois le dégoût et la sympathie ; les héros de guerre massacrent leurs ennemis sans aucune pitié, mais ils sont des maris et pères affectueux. Ils sont dépeints de manière bi-dimensionnelle (schizophrénique).

= NdT: Le journaliste d’enquête australien John Pilger a déjà dit à maintes reprises qu’Hollywood dépeint toujours les militaires sociopathes américains comme des victimes avant tout, qui évoluent dans un monde de confusion, ceci afin de les absoudre des crimes qu’ils commettent au nom de leur nation. Les ennemis par contre ne sont aux mieux que des ombres furtives quasi inexistantes ou alors des brutes sanguinaires et barbares cherchant à éradiquer le bon occidental porteur de la lumière civilisatrice… ==

Une connexion prouvée existe entre la psychopathie et l’appartenance à des sociétés secrètes. Ces gens ont un plaisir sadique à tourmenter et à manipuler les autres. Une personne diagnostiquée sociopathe a dit qu’elle ne pouvait rien ressentir si ce n’est la douleur, le sexe et la colère. Cette personne (de sexe masculin) pouvait imiter les émotions normales des gens en les regardant.

Une personne doit-être psychopathe pour devenir franc-maçon, illuminati, sataniste, pour se focaliser ainsi à réduire en esclavage et détruire l’humanité. Le Dr. Henry Markow de l’université de Toronto a dit que plus d’1% de la population se conduit sans aucune conscience de ses actes. Les soldats sont entraînés à obéir aux ordres de psychopathes. Qu’en est-il des gens qui votent pour des psychopathes et financent leurs crimes de guerre ? Ou qui ne se lèvent pas en signe de défi et d’indignation lorsqu’ils voient l’inhumanité ? Ils sont complices de ces crimes.

Reconnaître un sociopathe: Le raisonnement est quelque chose d’étranger. Leur façon de faire est la seule possible. La vérité les offense. Ils ne sont pas capables de compromis ou de résoudre des conflits. Ils attaquent le messager. Ils sont charmants et intelligents et tendent à travailler dans des positions de leadership comme dans la police, l’armée, la politique, la justice (juge, avocat), enseignants, patron de média et dans le clergé.

Comme le disait si bien Malcolm X : “Je suis pour la vérité qui que se soit qui la dise. Je suis pour la justice, peu importe pour qui elle est pour ou contre.”

As Ozzy sings in “Sabbath Bloody Sabbath”: “You’ve seen light through distorted eyes. You know you had to learn the execution of your mind. You really had to turn, the race is run … Sabbath Bloody Sabbath. 

Propaganda to dehumanize Palestine.

Henry Markow. False explanation for evil.

Israeli genocide & willing accomplices.

Video Michael Tsarion. Origins of Evil.

Résistance politique: Les mouvements amérindiens soutiennent de plus en plus les palestiniens

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L’American Indian Movement a le plus souvent vu la cause palestinienne similaire à la cause amérindienne de par le génocide colonialiste subi. Simplement, le parallèle devient de plus en plus vu comme une cause commune et à juste titre.

– Résistance 71 –

 

Les Indiens d’Amérique soutiennent Gaza

 

Al Manar et InfoPalestine

 

15 Août 2014

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=186646

 

On compare souvent la dramatique histoire du peuple palestinien à celle des Indiens d’Amérique. Tony Gonzales du Mouvement des Indiens d’Amérique (AIM), a dit à San Francisco, que “du fait d’une histoire commune de bantoustans (homelands) – les réserves indiennes versus les territoires palestiniens encerclés – les Indiens d’Amérique comprenaient parfaitement la situation des Palestiniens.”

Les Amérindiens sont loin d’être d’accord sur tout en politique, mais ils sont de plus en plus nombreux à ressentir de l’empathie pour le peuple palestinien et à établir un parallèle troublant entre ce qui est arrivé aux peuples natifs d’Amérique du Nord et aux Palestiniens du Levant.

L’association des études des peuples indigènes américains s’est rendue célèbre en décembre 2013 pour avoir été un des trois groupes académiques d’Amérique du Nord à soutenir la campagne palestinienne pour un boycott académique et culturel d’ « Israël ».

En janvier 2013, le Jerusalem Post a publié un article intitulé : “Les Amérindiens se retournent-ils contre Israël ?”

L’article se centrait sur une anecdote : Joy Harjo, la diva poétesse et musicienne appartenant à la nation Muscogee Creek, avait suscité une “tempête de protestation en annonçant sur Facebook qu’elle partait se produire en Israël.”

Mais l’article qui explique le mieux l’ampleur de l’opposition, dans sa communauté d’origine comme dans d’autres, à son soutien à « Israël » et à la politique de ce pays envers le peuple palestinien est celui du célèbre avocat, cinéaste et écrivain amérindien Gyasi Ross, intitulé “Pourquoi moi, un Amérindien, je soutiens le peuple palestinien." Voilà ce qu’il écrit :

"En tant que membre du peuple autochtone de ce pays, je suis arrivé à la conclusion que je dois soutenir les Palestiniens et leur lutte pour un état palestinien autonome.

"Même si beaucoup pensent que ce qui relie les Indiens américains et les Palestiniens est le fait d’être des "peuples autochtones déplacés," ce n’est pas la raison pour laquelle je me sens proche des Palestiniens.

"Ce qui suscite chez moi un sentiment de fraternité pour mes frères et soeurs de Gaza et de Cisjordanie, c’est un sentiment beaucoup plus primaire et viscéral : la peur ; une peur qui vient de la prise de conscience que ce qui arrive à un groupe d’opprimés va inévitablement arriver à d’autres.

"Les peuples indigènes, comme d’autres groupes opprimés dans le monde sans distinction de race ou de religion, ont grandement intérêt à tirer les leçons des atrocités génocidaires commises par le gouvernement d’Amérique du Nord contre les peuples natifs d’Amérique. Tous ceux qui défendent l’humanité doivent aussi oeuvrer à empêcher ces mêmes atrocités de se reproduire ailleurs, à une autre époque, contre d’autres peuples — et dans le cas présent contre les Palestiniens".

"Les Palestiniens, comme les Amérindiens sont prisonniers sur leur propre terre. Eux non plus n’ont nulle part où aller, personne ne veut les accueillir. Le Liban, la Syrie et l’Egypte se sont tous montrés insensibles aux épreuves des Palestiniens et ils les ont utilisés comme des pions contre « Israël ».

"Les Palestiniens, comme les Amérindiens, n’ont d’autre alternative que de continuer à être une épine dans le pied de ces gouvernements à la fois apathiques et oppressifs qui sont arrivés au pouvoir par tous les moyens."

Les militants pour la paix amérindiens participent de plus en plus aux manifestations contre la guerre à Gaza et leur influence grandit. De plus en plus d’Amérindiens se reconnaissent dans ces paroles de Ross.

 

Counter Current

Mike Ahnigilahi

Traduction : Info-Palestine.eu – Dominique Muselet

Militarisation des polices terroristes… L’oligarchie fait monter le thermostat dictatorial dans les "démocraties" occidentales…

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Nous avions souligné cette militarisation à outrance de la répression et des systèmes coercitifs étatiques occidentaux depuis quelques années. Nous redisons également qu’il n’y a pas plus de "démocratie" en occident que de beurre en branche… Tous les états sont dictatoriaux par nature, ce n’est juste qu’une question de degré, de thermostat à ajuster, thermostat qui se trouve dans les mains des oligarques de la finance et de a grosse industrie, qui dictent la marche à suivre à leurs larbins, putes politiciens, achetés et payés depuis longtemps et qui servent de paravent dans les "démocraties" fantoches d’occident.

Ce qui se passe au pays du goulag levant (ex-USA) n’es que le début du cauchemar totalitaire du Nouvel Ordre Mondial. Regardez la militarisation de nos pandores franchouillards… Tout ce qui se passe à yankland finit par se passer en Europe ce n’est qu’une question de temps.

Il va être temps de mettre un coup de balais et pour les peuples de reprendre les affaires en main. Il est évident en voyant la militarisation extrême des forces de répression de l’état, que la solution n’est plus sur les barricades.. La solution est dans la négation du système, le rendre illégitime en ignorant les institutions en désobéissant, en refusant notre soutien aux charlatans et criminels de la politique kidnappée et en créant un contre-pouvoir populaire… Il en va de notre survie en premier lieu, puis de la restauration d’un paradigme politico-social viable.

Nous sommes prévenus…

– Résistance 71 –

 

Dans beaucoup de communautés, les flics sont les terroristes

Le militarisme policier en Amérique

 

par DAVE LINDORFF

 

14 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2014/08/14/police-militarism-in-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le meurtre apparent par des policiers blancs du jeune africain-américain non armé de 18 ans, Mike Brown, à Ferguson dans l’état du Missouri, qui fut abattu de plusieurs balles alors qu’il était à genoux les mains en l’air criant “Ne tirez pas je ne suis pas armé!”, expose d’un coup tout ce qui ne va plus du tout avec les actions de police aux Etats-Unis aujourd’hui.

Le département de la police de Ferguson, n’employant pratiquement que des blancs, patrouille une communauté de la banlieue de la ville de St.Louis qui est largement africaine-américaine, ce qui est déjà en soi une recette pour un désastre dans un pays qui est noyé dans le racisme. La police de Ferguson utilise aussi une politique de police musclée, arrêtant les gens pour des infractions mineures, choses qui pourraient facilement dégénérer en confrontations violentes. Dans ce cas particulier, il apparaît que le “crime” de Mike Brown était de traverser en dehors d’un passage clouté (NdT: Ce qui est une contravention de 1ère classe au pays du goulag levant…) et peut=être d’avoir rétorqué à un policier, le premier délit étant une citation (devant un juge de tribunal de police), le second acte n’étant… pas punissable car pas illégal.

Lorsque Brown fut abattu, au lieu de tenter de calmer de suite les choses, la police de Ferguson est passée en mode totalement para-militaire, envoyant un grand nombre de flics armés jusqu’aux dents en tenues de combats militaires, dans la communauté, renforcées par des véhicules blindés (NdT: l’agglomération de Ferguson comprend environ 20 000 habitants et la police y est équipée comme partout ailleurs au pays du goulag levant de VAB, et d’équipement militaire similaire à celui déployé en zones de combat comme l’Irak ou l’Afghanistan…). La police répondait à des protestations légitimes de la commuanuté avec des tirs de gaz lacrymogène (NdT: ce qui est classifié comme “guerre chimique” et interdit par la convention de Genève, qui comme chacun sait “n’est valide que dans le canton de Genève”…), puis par la suite escalada la répression avec des tirs de balles de bois et de caoutchouc, faites pour blesser mais ne pas tuer (même s’il y a danger pour la vie à courte portée…). Quelques autres personnes furent touchés par les tirs de la police, laissant certains dans un état critique.

Le fait que la police ait refusé de divulguer le nom du policier qui a abattu le jeune Brown a ajouté à la colère de la communauté. Le rapport d’autopsie initiale n’a pas non plus été annoncé, alors que ces deux informations seraient directement accessibles si l’assassin n’avait pas été un policier.

Qu’est-ce qui ne va pas ici ? Tellement de choses que c’est difficile de savoir par où commencer.

En premier lieu, sauf en légitime défense ou si un membre ou des membres du public sont directement menacés de mort imminente, il n’y a aucune justification pour un policier de sortir son arme de service et pire, de tirer sur une personne qui aurait commis un délit mineur.

Il n’y a aucune justification non plus pour un policier de continuer de tirer sur quelque de toute évidence désarmé et qui ne met absolument personne en danger, comme cela paraît être le cas lorsque ce policier a continué de tirer sur Brown qui s’agenouillait.

Secundo, lorsqu’une si terrible chose se produit, il est totalement inacceptable pour la force de police incriminée de cacher l’information concernant l’identité du policier meurtrier. Les policiers ne sont pas des agents de la CIA. Ce sont des employés du secteur public responsables devant la communauté pour laquelle ils travaillent. Quand ils s’engagent à devenir des “gardiens de la paix” (NdT: “peace officers” dans le texte original), ils signent un engagement d’être des membres responsagles de la communauté qu’ils policent. Dans une société démocratique, ils ne peuvent pas être autorisés à se cacher derrière leurs badges. La connaissance publique de qui police la communauté est un critère de dissuasion à la tendance dangereuse de la police de se voir dans un rôle d’opposition en respect de la communauté dont elle a la charge de la sécurité et de devenir une sorte d’armée d’occupation (NdT: surtout avec les moyens techniques qui leur sont maintenant donnés. Il est évident que les polices d’occident entrent de plus en plus en guerre contre leur population…).

Le chef de la police de Ferguson, Thomas Jackson, a dit qu’il ne divulgait pas le nom du policier incriminé dans le meurtre de Mike Brown (qui a été placé en congé admnistratif rémunéré de ses fonctions de patrouille), de peur que lui et sa famille ne soient mis en danger, mais ceci n’est en aucun cas une justification acceptable. La police, comme je l’ai déjà mentionné, est employée publique et tous ses membres savent les risques encourus à prendre cette charge. Leurs conjoints connaissent également les risques. Si la police est si concernée au sujet de la sécurité, elle peut fournir une protection pour le policier et sa famille, mais dans un incident comme celui-ci, la communauté et la famille de la victime ont aussi des droits, incluant celui de connaître le nom du policier responsable ainsi que de savoir son historique en tant que fonctionnaire de la communauté ; par exemple, le policier incriminé a t’il un historique d’arrestations abusives, de violences, de voies de fait et autres ouvertures du feu questionables ?

Quant à la non publication du rapport d’autopsie initial, la police dit qu’elle attend les résultats des tests de toxicologie faits sur la dépouille. Ceci est un classique des flingages policiers, fondé sur la théorie qui veut que si la police peut trouver des traces d’alcoolémie ou de drogues chez la victime, cela diminuera quelque peu l’indignation de l’opinion publique sur le meurtre. Mais dans ce cas précis, que Brown ait été ou pas en état d’ébriété n’aura aucune incidence sur la justicifaction de son assassinat. D’après des témoins oculaires, Brown était à genoux, les mains en l’air, lorsque le policier qui lui avait déjà tiré dessus au moins une fois, marcha vers lui et tira plusieurs fois de nouveau dans sa direction, le tuant dans la rue. Les tests de toxicologie n’ont aucune importance. Ce qui est important est de savoir combien de coup de feu ont été tirés, où Brown fut-il touché et quelles furent les trajectoires des munitions. Le public a le droit de savoir tout cela au plus tôt. (NdT: question tout aussi pertinente: Quel est l’état toxicologique du flic ? A quoi carbure ces mecs ? Gros rouge, amphétamines, PCP ?…)

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et le déclenchement de la soi-disante “guerre contre le terrorisme”, la police à travers le pays a été délibérément mythifiée en “héros” et les policiers ont été effectivement transformés de “gardiens de la paix” en “troupes de combat” dans une “guerre” amorphique et très largement imaginaire. Dans cette “guerre”, l’ennemi, initialement des groupes de “terroristes étrangers” largement invisibles ou complètememnt inexistants, s’est peu à peu métamorphosé pour devenir un groupe plus important “d’autres personnes”, particulièrement des immigrants bronzés et aussi les africains-américains. Pas à pas, des blancs ont aussi été ajoutés à cette catégorie “d’ennemis” alors que les forces de police se sont exponentiellement militarisées. A titre d’exemple, l’auteur de ces lignes a été menacé d’arrestation l’an dernier par un policier arrogant d’une banlieue de Pennsylvanie lorsque j’ai questionné de manière pertinente et correcte, la fausse assertion du policier qui disait qu’il était illégal de faire de l’auto-stop dans l’état. Si j’avais continué ou insisté sur le fait que j’avais le droit légal de me tenir sur le bas-côté d’une route secondaire avec mon pouce levé, j’aurai été interpelé violemment, menotté, et emmené en prison pour quelque chose qui, même si j’avais été trop près du traffic, n’aurait pas été un délit ni même une contravention, comme le serait par exemple un mauvais stationnement de véhicule.

Dans bon nombre de communautés de couleur aujourd’hui, la police patrouille les rues de manière routinière complètement équipée avec gilets pare-balles, casques en kevlar, uniformes militaires, armes semi-automatiques. Ils font cela non pas parce qu’ils sont en danger, statistiquement les incidences de policiers blessés ou tués par balles ont chuté à un niveau qu’on n’avait pas vu depuis le XIXème siècle… mais simplement pour être plus intimidant.

Vers le milieu des années 1960, lorsque les forces de police de la plupart des villes étaient presque “blanche comme neige”, les zones noires des villes principales éruptèrent en émeutes à travers le pays à cause de mêmes incidents que celui qui vient juste de se produire à Ferguson. De ces émeutes une forme de résistance est née, incluant la fondation du mouvement des Black Panthers. Cette forme de résistance communautaire, bien qu’elle fit violemment combattue par la police et le FBI, a mené aussi à des réformes, comme le fait d’avoir plus de policiers issus des minorités, l’établisseemnt de comités de surveillance de la police et l’élection de maires et de conseillers municipaux issus des minorités raciales.

Le 11 septembre a défait tout cela.

Dans la plupart des communautés des Etats-Unis, nous avons maintenant une police qui est décrite, ce manière appropriéee il est vrai, comme applicatrice de la loi. Le terme de “gardienne de la paix” semble bien anachronique aujourd’hui.

Nous avons urgemment besoin d’une nouvelle ère de réformes qui remette la police dans son rôle au “service du public” et ces deux mots doivent être mis sur un pied d’égalité. En tant que fonctionnaires publics, les policiers ne doivent pas être autorisés à se cacher derrière leurs badges. Leurs actions doivent être transparentes et ouvertes à l’inspection publique et ils doivent être clairement avertis par leurs superviseurs et leurs élus en charge qui sont leurs patrons, qu’ils sont des “serviteurs” du public et des citoyens dans les communautés dans lesquelles ils travaillent.

Un tel changement ne se produira pas facilement. La police na va pas rendre volontairement ses nouveaux pouvoirs coercitifs renforcés. Ces pouvoirs devront lui être arrachés et pour ce faire, il faudra une sorte de résistance des communautés comme on a vu dans les années 1960.

Je n’appelle pas à la formation de milices et de batailles de rues. J’appelle à une résistance militante pacifique des communautés au militarisme existant de la police.

Cela me rappelle un incident qui s’est produit dans les années 1970 lorsque je vivais à Los Angeles. Je venais juste de sortir d’un cinéma où j’avais vu l’excellent film dystopique de Ralph Bakshi “Wizards”. Alors que je marchais vers ma voiture dans le parking près de la communauté de col bleu interraciale de Silver Lake, je vis des hélicoptères de la police et des douzaines de voitures converger vers un voisinage résidentiel de l’autre côté de la rue principale. Curieux, je me mis à courir pour voir ce qui se passait.

J’arrivais sur place, où noyée de lumière par les hélicoptères tournoyant, une voiture avait été arrêtée par plusieurs véhicules du LAPD. La voiture avait apparemment été volée par trois adolescents latinos qui s’amusaient à la conduire. Alors que je regardais la scène, les trois occupants furent éjectés du véhicules par des policiers manu militari, certains des policiers avaient leurs armes à la main. Le nombre de policiers augmentaient chaque minute qui passait alors que plus de véhicules de patrouille arrivaient sur place.

Cela commençait à devenir moche et je m’inquiètais au sujet des garçons, qui n’étaient pas des costauds, D’un seul coup, une foule commença à apparaître et à grossir alors que le voisinage commençait à affluer dans la rue, la plupart des gens étaient latinos. Ils venaientt de leurs maisons, dans les jardins de devanture pour voir ce qu’il se passait. Ces gens, hommes et femmes confondus, commencèrent à crier vers les policiers:

“Ne faites pas de mal à ces gosses !”

“Nous vous observons et nous voyons qu’ils ne sont pas blessés ! Faites en sorte que cela reste comme cela !”

“Nous vous observons ! S’ils sont blessés, on va vous dénoncer !”

La scène et sa tension visiblement se calmèrent. Les flics arrêtèrent de crier. Les gamins menottés, furent emmenés vers des voitures pour être emmenés en ville et y être placés en détention, mais il n’y eut aucune violence. Aucun de ces gamins ne fut frappé. Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite au Parker Center plus tard au centre ville, mais ce qui commençait à devenir une situation potentiellement moche a été désamorcée par la présence des membres de la communauté qui se tinrent solidaires face à la police.

C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui: une résistance des communautés aux abus policiers (qui s’acroissent) et une démilitarisation de la police.

Dans bien trop de communautés aujourd’hui en Amérique, comme c’est le cas à Ferguson, Missouri, les “terroristes” parmi nous sont les policiers eux-mêmes.

Nous devons mettre fin à cette situation.

= = =

Article connexe sur le sujet:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/16/pentagone-prepare-guerre-les-villes-americaines/

 

Organisation de la résistance autochtone au colonialisme néolibéral: Le Conseil National Indigène invité par les Zapatistes du Chiapas (Mexique)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 août 2014 by Résistance 71

Union et solidarité des peuples occidentaux reniant l’idéologie génocidaire colonialiste avec les luttes des peuples et nations autochtones du monde. Là réside la salut véritable de l’humanité !

– Résistsance 71 –

 

Déclaration d’ouverture de la réunion de partage du Chiapas à La Réalidad et message de solidarité à la Palestine

 

EZLN

 

3 Août 2014

 

url de l’article:

http://indigenousresistancejuly2014.blogspot.com/2014/08/zapatistas-photos-national-indigenous.html

 

Camarades du Congrès National Indien.

Nous nous réunissons pour partager nos souffrances et nos douleurs endurées sous le joug du système néolibéral.

Mais pas seulement.

Il est aussi sécurisant de venir partager une connaissance importante, une expérience de la lutte, de l’organisation, des buts et des défis nous unissant.

De venir discuter de la confrontation avec les envahisseurs capitalistes néolibéraux qui nous ont causé tant de tort et de mal.

Ces envahisseurs n’ont jamais été rassasiés des vols et des pillages accomplis par les conquistadores et leurs descendants depuis 1492.

Ces envahisseurs ont trouvé une résistance au sein des peuples, des tribus, des nations originaires de cette terre, de ce pays qui est aujourd’hui le Mexique.

Ils ont tué ceux qui s’opposaient au pouvoir de la monarchie espagnole.

Ces bourreaux, envahisseurs maléfiques, ont souillé leurs mains du sang Indien, volés nos plus anciens grands-parents de la richesse dont ils étaient responsables.

Ils ont de plus persécuté les peuples indiens non seulement du Mexique, mais de l’Amérique Latine afin que nous cessions d’exister, que les peuples indigènes soient éradiqués de la surface de la Terre.

Cela ne fut pas suffisant ; en voici l’exemple, tous ceux qui sont présents ici sont le symbole de leur échec.

Ainsi la communication entre les peuples de nos ancêtres, la relation entre les peuples furent perdues.

C’était sans compter sur le fait que la sagesse, l’intelligence de nos ancêtres ont su se cacher de l’invasion espagnole.

Ainsi, les peuples natifs continuèrent d’exister.

Nous avons grandi dans l’oubli des puissants et nous avons vécu plus de 500 ans dans chaque coin de notre patrie mexicaine.

Nous, peuples indigènes, fûmes ignorés, trahis, négligés, exploités, réduits en esclavage pendant plus de 500 ans en ce domaine.

Maintenant, une fois de plus, revient la machine de destruction et de mort, invention des puissants néolibéraux pour faire disparaître nos peuples.

Ils ont grandi et se sont protégés au moyen de lois modernes et de mauvais dirigeants pour nous envahir une fois de plus.

Ils reviennent avec ce nouveau plan de dépossession, de nous déposséder de notre terre-mère, avec la machinerie du pouvoir de l’argent et ainsi de pouvoir piller toute la richesse des ressources que possède notre Terre-Mère, qu’elle a mis des millions d’années à économiser pour ce voyage.

Cette machine met en branle le système de destruction de nos peuples et de la Terre-Mère.

Et quand nous prononçons ces deux mots connus de nos peuples, ces mots de mort et de destruction, nous regardons le peuple palestinien en nos cœurs. Ce que nous entendons et lisons au sujet de ce “conflit de Gaza”, comme si des forces équilibrées se combattaient, revient à dire “conflit” de mort et de destruction et de ne plus cacher plus longtemps la tuerie, la mort, la destruction.

Mais en tant qu’indiens nous ne savons que trop bien que ce qui se passe n’est pas du tout un “conflit” mais un véritable MASSACRE, voilà ce que fait le gouvernement israélien: une guerre d’extermination contre le peuple palestinien. Tout le reste n’est que mots. Ils veulent cacher la réalité.

Mais nous savons également, en tant qu’Indiens, que le peuple de Palestine résiste et se dresse encore et toujours et il sait que bien que géographiquement bien éloignés, les Zapatistes le soutiennent comme ils l’ont fait auparavant et comme ils le feront toujours et que vous Palestiniens, chérissez notre cœur collectif.

Dans nos papiers, cette machine de guerre issue du pouvoir de l’argent n’a pas de cerveau, est tordue, malfaisante, des animaux sauvages sont contre nous, les peuples indigènes du Mexique.

Ils sont parfaitement en accord avec la destruction, la mort de tous nos peuples, tribus et nations.

Nous, les peuples originels du Mexique, ne sommes pas protégés par les lois et les mauvais gouvernements.

L’espoir est en nous-mêmes.

Personne ne viendra nous sauver, absolument personne, personne ne se battra pour nous.

Il n’y a rien pour nous dans ce sytème, ni lois, ni politiques, rien. Les partis politiques camarades, les lois et les mauvais gouvernements, rien et cela a déjà été bien démontré.

Ils ne pourront plus continuer à nous tromper comme l’indique déjà la participation de ces 83 membres (du Conseil National Indigène). Les autres ne servent que le capitalisme transnational.

Nous devons combattre ensemble pour nous défendre et défendre notre terre ancestrale.

La terre de notre naissance, celle qui nous a donné la vie et celle où nous reposons pour l’éternité.

Ainsi sont toutes les couleurs que nous sommes, toutes les langues parlées par nos cœurs, nous sommes un peuple, nous sommes des tribus, nous sommes des nations. Nous sommes les gardiens et les concierges de cette terre et du Mexique, ce pays, de ce continent et du monde.

Ainsi compagnons commençons-nous aujourd’hui notre marche et notre recherche, notre quête, sur le comment nous allons gérer notre défense commune.

Travaillons ensemble avec sagesse et intelligence.

Aujourd’hui nous partageons l’inauguration de notre partage avec notre compagnon David Ruiz Garcia, que votre cœur suive notre chemin en ce 3 Août 2014, à 10 heures et 21 minutes.

Pour le Comité Indigène Clandestin Indigène du QG de l’Armée Nationale Zapatiste de Libération (EZLN) et au nom de tous les femmes, enfants, hommes et anciens de l’EZLN…

Déclarons formellement l’ouverture de cette première réunion de partage.

Bienvenue à tous

Bienvenue à la parole de ceux qui résistent et combattent. Bienvenu oreilles à l’écoute et compagnons de cœur.

Merci beaucoup.

Depuis la Réalidad Zapatista

Comandante Tacho.

Mexique, Août 2014. 20ème année du commencement de la guerre contre l’oubli.

Gaza sous les bombes ou le sionisme sans fard… De Ben Gourion à Nétanyahou l’institution du racisme d’état…

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Gaza sous les bombes ou le sionisme sans fard

Le présent document nous a été transmis par notre ami POLINFO. Nous vous transmettons cette compilation de citations tous originaires des fondateurs du sionisme et de l’État sioniste israélien, dont les sources sont par ailleurs indiquées. NDLR

POLINFO  29.07.2014

Source: http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-visages-du-sionisme/

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  1. Le vrai visage du sionisme par ses fondateurs

David Ben Gourion : Octobre 1936 :

« Nous ne suggérons pas d’annoncer maintenant notre but final qui va très loin ? plus loin encore que les révisionnistes qui s’opposent à la partition. Je ne veux pas abandonner la grande vision, la vision finale qui est une composante organique, spirituelle et idéologique de mes (..) aspirations sionistes,  » (David ben Gourion,  » mémoires « , volume III, page 467).

« Les frontières des aspirations sionistes sont l’affaire du peuple juif et aucun facteur externe ne pourra les limiter.  » (Ouvrage cité ci-dessus, discours en 1937).

Ben Gourion, lettre à son fils (1936) :

« Un État juif partiel n’est pas une fin, mais seulement un commencement. Je suis convaincu que l’on ne peut nous empêcher de nous établir dans les autres parties du pays et de la région. »

Ben Gourion, 1938 :

« Les frontières des aspirations sionistes, incluent le Liban-Sud, le sud de la Syrie, la Jordanie d’aujourd’hui, toute la Cisjordanie, et le Sinaï  »
(Rapport au Conseil mondial de Poalei Zion (futur Parti Travailliste ) à Tel-Aviv).

Ben Gourion, discours de 1938 :

« Après être devenus une force importante grâce à la création de l’Etat, nous abolirons la partition et nous nous étendrons à toute la Palestine. L’Etat ne sera qu’une étape dans la réalisation du sionisme et sa tâche est de préparer le terrain à l’expansion. L’Etat devra préserver l’ordre non par le prêche mais par les mitrailleuses ».

Joseph Weitz, (1940) chef du Service de colonisation de l’Agence juive :

« Entre nous, il faut qu’il soit clair qu’il n’y a pas place pour les deux peuples dans le pays. Nous n’atteindrons pas notre but s’il y a des Arabes dans ce petit pays. Il n’y a pas d’autre issue que de transférer les Palestiniens d’ici dans les pays avoisinants ? de les transférer tous. Il ne doit pas rester un seul village, une seule tribu ».

Le même Joseph Weitz explicitait ce que signifiait pratiquement  » rendre la Palestine «juive»  » :  « Il y en a qui croient que la population non juive même en pourcentage élevé, à l’intérieur de nos frontières, sera plus facilement surveillée par nous ; et il y en a d’autres qui croient le contraire, c’est à dire qu’il est plus facile de surveiller les activités d’un voisin que celles d’un locataire. (Je) tends à soutenir ce deuxième point de vue et j’ai un argument supplémentaire : la nécessité de renforcer le caractère de l’État qui sera désormais juif ( .. ) avec une minorité non juive limitée à 15 %. J’étais déjà arrivé à cette conclusion fondamentale dès 1940 (et) je l’avais notée dans mon journal ».  » Nous devons utiliser la terreur, l’assassinat, l’intimidation, la confiscation des terres et la suppression de tous les services sociaux pour débarrasser la Galilée de sa population arabe » (Rapport Koenig – Al Hamishar ( journal israélien ), 7 septembre 1976.

1948 : fondation de l’État d’Israël :

Ben Gourion, En mai 1948 :

« Nous devrions nous préparer à lancer l’offensive. Notre but c’est d’écraser le Liban, la Cisjordanie et la Syrie. Le point faible c’est le Liban, car le régime musulman y est artificiel et il nous sera facile de le miner. Nous y établirons un Etat chrétien, puis nous écraserons la Légion arabe, éliminerons la Cisjordanie ; la Syrie tombera dans nos mains. Nous bombardons alors et avançons pour prendre Port-Said, Alexandrie et le Sinaï.  » (Recommandations devant l’Etat Major Suprême » Ben Gourion, une biographie « , par Michael Ben Zohar, NewYork : Delacorte, 1978).

Question du général Yigal Allon à Ben Gourion :

« Que ferons-nous de la population de Lydda et Ramle ? » (environ 50 000 habitants)
Ben Gourion, selon son biographe, agita la main et dit « Chassez-les ! »
(Juillet 1948- M. Ben Zohar).

Première visite de Ben Gourion à Nazareth.

Ben Gourion regarda autour de lui avec étonnement et dit : «Pourquoi y a-t-il autant d’Arabes, pourquoi ne les avez vous pas chassés ?» (source, opus cité supra M. Ben Zohar )

Uri Lubrani, conseiller spécial aux Affaires arabes du Premier ministre israélien David Ben Gourion en 1960. « Nous réduirons la population arabe à une communauté de bûcherons et de serviteurs » (Sabri Jiryis,  » les arabes en Israel  » ( the Arabs in israel – New York : Monthly Review Press, 1976 ).

Raphaël Eitan, chef d’état-major des Forces armées israéliennes :

« Nous déclarons ouvertement que les Arabes n’ont aucun droit à s’établir ne serait-ce que sur un centimètre d’Eretz Israël. Vous autres bonnes âmes et modérés devriez savoir que les chambres à gaz dAdolf Hitler seraient pour eux un palais de récréation… La force est la seule chose qu’ils comprennent et qu’ils comprendront jamais. Nous utiliserons la force extrême jusqu’à ce que les Palestiniens viennent à nos pieds en rampant » (Gad Becker,  » Yediot Aharanot « , 13 Avril 1983, New York Times, 14 Avril 1983.)

Le même Eitan précisa:

« Lorsque nous aurons pacifié le pays, tout ce que les Arabes pourront faire ce sera de tourner en rond comme des cafards drogués dans une bouteille.  » (Idem supra).

Heilbrun, président du Comité pour la réélection du général Sholom Lahat, le maire de Tel-Aviv : « Nous devons tuer tous les Palestiniens à moins qu’ils se résignent à vivre ici comme des esclaves.  »
(Octobre 1983).

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  1. Collusion et collaboration sioniste avec le National-socialisme hitlérien

Fédération sioniste d’Allemagne, un mémorandum au parti nazi le 21 juin 1933 :

» Dans la fondation du nouvel État, qui a proclamé le principe de la race, nous souhaitons adapter notre communauté à ces nouvelles structures… notre reconnaissance de la nationalité juive nous permet d’établir des relations claires et sincères avec le peuple allemand et ses réalités nationales et raciales. Précisément parce que nous ne voulons pas sous-estimer ces principes fondamentaux, parce que nous aussi nous sommes contre les mariages mixtes, et pour le maintien de la pureté du groupe juif.. Les Juifs conscients de leur identité, au nom desquels nous parlons, peuvent trouver place dans la structure de l’État allemand, car ils sont libérés du ressentiment que les Juifs assimilés doivent éprouver ; … nous croyons en la possibilité de relations loyales entre les Juifs conscients de leur communauté et l’État allemand.

Pour atteindre ses objectifs pratiques, le sionisme espère être capable de collaborer même avec un gouvernement fondamentalement hostile aux Juifs… La réalisation du sionisme n’est gênée que par le ressentiment des Juifs à l’extérieur, contre l’orientation allemande actuelle. La propagande pour le boycott actuellement dirigée contre l’Allemagne est, par essence, non sioniste »
Source: Lucy Dawidowicz, A Holocaust reader, p. 155.

Le Mémorandum ajoutait :

«qu’au cas où les Allemands accepteraient cette coopération les sionistes s’efforceraient de détourner les Juifs, à l’étranger, d’appeler au boycott anti-allemand» Source: Lucy Dawidowicz, The war against Jews (1933 – 1945) Ed. Penguin books,1977, p.231- 232.

Ben Gourion ( premier dirigeant de l’État d’Israël ) le 7 décembre 1938, devant les dirigeants sionistes du « Labour » :

» Si je savais qu’il est possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les amenant en Angleterre, et seulement la moitié d’entre eux en les transportant en Eretz Israël, je choisirai la deuxième solution. Car nous devons tenir compte non seulement de la vie de ces enfants, mais aussi de l’histoire du peuple d’Israël ». Source: Yvon Gelbner, « Zionist policy and the fate of European Jewry », dans Yad Vashem studies. Jerusalem. Vol. XII, P. 199.

La circulaire de la Wilhelmstrasse indique:  » les objectifs que s’est donnée cette catégorie (de Juifs qui s’opposent à l’assimilation et qui sont favorables à un regroupement de leurs coreligionnaires au sein d’un foyer national), au premier rang de laquelle se trouvent les sionistes, sont ceux qui s’écartent le moins des buts que poursuit en réalité la politique allemande à l’égard des Juifs  »
Source: Lettre circulaire de Bülow-Schwante à toutes les missions diplomatiques du Reich. N° 83, 28 février 1934.

» Il n’y a aucune raison, écrivait Bulow-Schwante au Ministère de l’Intérieur, d’entraver, par des mesures administratives, l’activité sioniste en Allemagne, car le sionisme n’est pas en contradiction avec le programme du national-socialisme dont l’objectif est de faire partir progressivement les Juifs d’Allemagne » Source: Lettre no Z U 83?21. 2818 du 13 avril 1935.

Reinhardt Heydrich, chef des Services de Sécurité S.S:

«Nous devons séparer les Juifs en deux catégories : les sionistes et les partisans de l’assimilation. Les sionistes professent une conception strictement raciale, et, par l’émigration en Palestine, ils aident à bâtir leur propre Etat juif… nos bons vœux et notre bonne volonté officielle sont avec eux».
(1935 Das Schwarze Korps, organe officiel de la S.S – ) Source: Hohne. Order of the Death’a Head, p. 333

Circulaire de la Gestapo de Bavière à la police, 28 janvier 1935 :

» les membres de l’organisation sioniste, en raison de leur activité orientée vers l’émigration en Palestine, ne doivent pas être traités avec la même rigueur qui est nécessaire pour les membres des organisations juives allemandes (assimilationistes) « . Source: Kurt Grossmann » Sionistes et non-sionistes sous la loi nazie dans les années 30″ Yearbook. Vol. VI, p. 310.

Alfred Rosenberg, principal théoricien nazi, écrit :

» le sionisme doit être vigoureusement soutenu afin qu’un contingent annuel de Juifs allemands soient transportés en Palestine » Source: A. Rosenberg: Die Spur des Juden im Wandel der Zeiten, Munich 1937, p. 153.

Nota : Betar : groupe para-militaire sioniste.

«Le Betar allemand reçut un nouveau nom: Herzlia. Les activités du mouvement en Allemagne devaient obtenir bien sûr l’approbation de la Gestapo; en réalité, Herzlia agissait sous la protection de cette dernière. Un jour, un groupe de SS attaqua un camp d’été du Betar. Le chef du mouvement se plaignit alors auprès de la Gestapo et, quelques jours plus tard, la police secrète annonça que les SS en question avaient été punis. La Gestapo demanda au Betar quelle compensation lui semblait la plus adéquate. Le mouvement demanda que la récente interdiction qui leur avait été faite de porter des chemises brunes soit levée; la requête fut satisfaite» Source: Ben Yeruham, Le Livre de Betar, T. H, p. 350.

«L’organisation sioniste des juifs allemands avait une existence légale jusqu’en 1938, cinq ans après l’avènement d’Hitler… La Jüdische Rundschau (journal des sionistes allemands) parut jusqu’en 1938» Source: Leibowitz, Israël et Judaïsme. Éd. Desclée de Brouwer, 1993. p. 116

« Le sauvetage des juifs en Europe ne figurait pas en tête de liste des priorités de la classe dirigeante. C’est la fondation de l’état qui était primordiale à leur yeux ». Source: Tom Segev. Le septième million. Éd. Liana Levi, Paris, 1993, p. 539.

Memorandum du Comité de sauvetage de l’agence juive :

» Devons-nous aider tous ceux qui en ont besoin sans tenir compte des caractéristiques de chacun ? Ne devons nous pas donner à cette action un caractère national sioniste et tenter de sauver en priorité ceux qui peuvent être utiles à la Terre d’Israël et au judaïsme ? Je sais qu’il peut sembler cruel de poser la question de cette façon, mais nous devons malheureusement établir clairement que si nous sommes capables de sauver 10 000 personnes parmi les 50 000 personnes qui peuvent contribuer à la construction du pays et à la renaissance nationale ou bien un million de juifs qui deviendront pour nous un fardeau ou au mieux un poids mort, nous devons nous restreindre et sauver les 10 000 qui peuvent être sauvées ? malgré les accusations et les appels du million de laissés pour compte » Source: Memorandum du Comité de sauvetage de l’agence juive. 1943. Cité par Tom Segev. (op. cit)

Itzak Shamir ( futur premier ministre d’Israël ) et Abraham Stern, document remis à l’ambassade d’Allemagne à Ankara ( à cette époque les troupes du Maréchal Rommel était déjà en Egypte ) :

» En matière de conception nous nous identifiions à vous. Pourquoi donc ne pas collaborer l’un avec l’autre ? « Mémorandum de l’agent des services secrets nazis à Damas, Werner Otto Von Hentig, sur les pourparlers avec les émissaires de Stern et de Shamir :  » la coopération entre le mouvement de libération d’Israël et le nouvel ordre en Europe sera conforme à l’un des discours du chancelier du IIIe Reich dans lequel Hitler soulignait la nécessité d’utiliser toute combinaison de coalition pour isoler et vaincre l’Angleterre « .

Nota : ces documents se trouvent au Mémorial de l’holocauste (Yad Vachem) à Jérusalem, classés sous le numéro E2M.

Israël Eldad, un des chefs historiques du groupe Stern confirme, dans un article publié dans le quotidien de Tel-Aviv, le Yediot Aharonoth, du 4 février 1983, l’authenticité de ces pourparlers entre son mouvement et les représentants officiels de l’Allemagne nazie -

Extraits :

« Principes de base de l’Organisation militaire nationale (NMO) en Palestine (Irgun Zevaï Leumi) concernant la solution de la question juive en Europe et la participation active du NMO à la guerre aux côtés de l’Allemagne. Il ressort des discours des dirigeants de l’État nationale-socialiste allemand qu’une solution radicale de la question juive implique une évacuation des masses juives de l’Europe. (Judenreines Europa).Cette évacuation des masses juives de l’Europe est la condition première de la solution du problème juif, mais cela n’est possible que par l’installation de ces masses en Palestine, dans un Etat juif, avec ses frontières historiques.Résoudre le problème juif de façon définitive, et libérer le peuple juif, c’est l’objectif de l’activité politique et des longues années de lutte du « mouvement pour la liberté d’Israël » (Lehi) et de son Organisation militaire nationale en Palestine (Irgun Zevaï Leumi).Le NMO, connaissant la position bienveillante du gouvernement du Reich envers l’activité sioniste à l’intérieur de l’Allemagne, et les plans sionistes d’émigration estime que:

1) Il pourrait exister des intérêts communs entre l’instauration, en Europe, d’un ordre nouveau, selon la conception allemande, et les véritables aspirations du peuple juif telles qu’elles sont incarnées par Lehi.

2) La coopération entre l’Allemagne nouvelle et une nation hébraïque rénovée (Vôlkisch Nationalen Hébräertum) serait possible.

3) L’établissement de l’État historique juif sur une base nationale et totalitaire, et lié par un traité au Reich allemand pourrait contribuer à maintenir et à renforcer, dans l’avenir, la position de l’Allemagne au Proche?Orient. A condition que soient reconnues, par le gouvernement allemand, les aspirations nationales du « Mouvement pour la liberté d’Israël »

« (Lehi), l’Organisation militaire nationale (NMO) offre de participer à la guerre aux côtés de l’Allemagne. La coopération du mouvement de libération d’Israël irait dans le sens des récents discours du Chancelier du Reich allemand, dans lesquels Monsieur Hitler soulignait que toute négociation et toute alliance devait contribuer à isoler l’Angleterre et à la battre. D’après sa structure et sa conception du monde, le NMO est étroitement lié avec les mouvements totalitaires européens. »
Source: Le texte original, en allemand,  » trouve, en Appendice no 11, dans le livre de David Yisraeli: Le problème palestinien dans la politique allemande, de 1889 à 1945, Bar Ilan University, Ramat Gan, Israël, 1974, p. 315-317.

Les pourparlers ont subi un coup d’arrêt lorsque les troupes alliées ont arrêté en juin 1941, l’émissaire d’Abraham Stern et Itzak Shamir, M. Naftali Loubentchik, au bureau même des services secrets nazis à Damas. D’autres membres du groupe ont poursuivi des contacts jusqu’à l’arrestation, par les autorités britanniques, de M. Itzak Shamir, en décembre 1941, pour « terrorisme et collaboration avec l’ennemi nazi. »

Ben Gourion :

«Beghin appartient incontestablement au type hitlérien. C’est un raciste disposé à détruire tous les Arabes dans son rêve d’unification d’Israël, prêt, pour réaliser ce but sacré, à user de tous les moyens». Source: E. Haber, Menahem Beghin, the man and the legend Ed. Delle Book. New York, 1979, p. 385.34151-8.

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