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Résistance au colonialisme qui perdure… Réserves indiennes = camps de prisonniers de guerre…

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“Dès 1889, le gouvernement fédéral américain avait forcé les Lakota (Sioux) dans des camps de prisonners de guerre qu’il appelait maintenant ‘réserves indiennes’. D’après les documents officiels du gouvernement, la réserve Lakota de Pine Ridge est le camp de prisonniers # 344…”

~ Wowitan Yuha Mani, Chef de la Nation Lakota, 2009 ~

 

Kahnawake camp de prisonniers de guerre No I.R 14

 

Mohawk Nation News

 

6 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/11/06/kahnawake-p-o-w-camp-i-r-14/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La chronologie (des évènements historiques) ne montre aucune rédition, aucun traité ou permission par les Mohawks de faire du territoire de Kahnawake une réserve indienne. Sous la réglementation de l’entreprise commerciale Canada, Kahnawake est un “camp de prisonniers de guerre” sans murs pour les Mohawks. Il fut créé le 25 Octobre 1924. Le Conseil Mohawk de Kahnawake (CMK ou MCK de son sigle anglophone) est sous le coup de la loi sur les Indiens (Indian Act), qui est le plan d’origine de 100 ans pour se débarrasser du “problème indien du Canada” (selon Duncan Campbell Scott). Le camps de prisonniers de guerre est géré par les affaires indiennes et son entité corporatrice connue sous le nom de CMK. L’entreprise est fermement dirigée par l’état-major des affaires indiennes (Indian Affairs( d’Ottawa/Hull, au 14ème étage. L’entreprise Canada et les camps de prisonniers de guerre sont financés par les fonds volés de l’Indian Trust Fund. Le travail le plus important de l’armée est de protéger cette trésorerie volée.

Le plan original était d’emprisonner notre peuple de façon à ce qu’il périsse. Le PDG de l’entreprise commerciale “Canada” est le Gouverneur Général du Canada (NdT: nommé par la reine, ou le roi d’Angleterre). Il y a besoin d’un titre militaire pour une entreprise militaire. Chaque province a un Lieutenant Gouverneur, parce qu’elles sont aussi des entreprises militaires. Le Canada a fusionné la corporation militaire et l’État en 1867 (NdT: par le British North America Act ou BNAA, qui créa aussi l’Indian Act ou la loi sur les Indiens). Le Canada est le premier état-entreprise/corporation ISO#1366-21CA.

“Ordo ab Chao” est la stratégie qui fut utilisée par les sociétés secrètes qui contrôlent les structures du pouvoir et afin de maintenir l’esprit des gens divisé (la règle de la majorité à 51%). Après suffisamment de confusion et de chaos induits, le peuple demandera une solution gouvernementale au problème créé par ce même gouvernement utilisant leurs propres procédures dans leur jurisdiction.

Le travail des Affaires Indiennes est de maintenir les Indiens économiquement et socialement dépendants dans nos camps de prisonniers de guerre, tandis que les colons savourent l’abondance de notre terre. Tous les pays européens et occidentaux soumis à la règle du Vatican font partie du plus grand holocauste de l’humanité.

Kahnawake est un des territoires les plus dissidents au monde et se situe proche de Montréal, une des plus grandes métropoles du Canada. Les marionnettistes nous ont toujours voulu hors de leur chemin à cause de l’endroit et de… l’endroit et pour finir à cause de… l’endroit. Ils veulent de plus nous assimiler totalement afin de se débarrasser des problèmes dûs à la légitimité territoriale ; ils procèdent en nous retirant nos langues, nos enseignements, notre culture pour que nous ne soyons plus Ongwehonwe (NdT: résidents originels de l’Île de la Grande Tortue ou Amérique du Nord). Ils utilisent la peur comme leur alliée et la colère comme leur amie lorqu’ils divisent l’esprit des gens.

En 1990, lorsque nous objectèrent à l’extension d’un parcours de golf, nous fûmes envahis par l’armée canadienne (NdT: voir l’excellent reportage sur l’incident de Oka, 1990) et placés sur la base militaire CFB Farnham après notre arrestation. En 2008, l’éditrice de Mohawk Nation News, Kahentinetha Horn, fut arrêtée et attaquée par des commandos de l’armée à la frontière avec les Etats-Unis. Dans l’action en justice qui s’en suivit, le juge décida qu’il n’avait aucun pouvoir dans cette affaire car Kahentinetha vivait à Kahnawake et n’est pas résidente du Canada.

Nous sommes sous le coup de la loi martiale depuis 1924 tandis qu’ils violent et pillent nos vastes terres autours de nous. Nous avons toujours été ici, à l’embranchement des rivières qui viennent de toutes les directions de l’Île de la Grande Tortue. La Communauté Mohawk de Kahnawake fait partie d’un bien plus grand territoire souverain de Kanionkehaka représentants 20 millions d’acres ou environ 80 000 km2 (NdT: le territoire Mohawk ancestral représente environ 15% du territoire français métropolitain si on veut en faire une visualisation mentale. Rien de ce territoire n’a été “légalement” cédé, mais la vaste partie a été usurpée, volée par l’église et les familles royales européennes et leurs héritiers étatiques)

Comme Frank Zappa nous le rappelle dans sa chanson épique “Flakes”: We just call on the phone and call up some flakes. They rush on over and wreck it some more. And we’re so dumb they’re lining up at our door.” Frank Zappa. “Flakes”.

Kahnawake n’a été ni abandonné, ni donné aux colons, il n’y a de plus, aucun traité ni aucune permission pour en faire une “réserve” (ou “territoire réservé à l’usage des Indiens”).

État totalitaire: La mutation des « démocraties » représentatives en états policiers… Le cas du Canada

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Excellente analyse du journaliste et sociologue Nazemroaya sur les faits et conséquences des crimes de St-Jean-sur-Richelieu et Ottawa. Les soi-disantes démocraties représentatives sont en train d’être mutées une à une en état policier plus répressif et totalitaire montrant par là même que dans un système étatique, la seule différence entre une tyrannie et une « république modérée » n’est juste qu’une question de degré de répression. L’oligarchie fait passer les États du mode « feu doux » au mode « bouillir » voilà tout… Ceci n’est en rien inéluctable, il suffit de retirer notre consentement et de construire le contre-pouvoir parallèle entre nous. Le meilleur moyen parfois d’éviter la confrontation physique (parce que c’est là que nous attendent les oligarques: dans la rue avec les moyens répressifs militarisés, qui sont bien sûr à  leur avantage) est de l’ignorer et de continuer sur un chemin parallèle au sens propre, c’est à dire sur un chemin qui ne devrait pas rencontrer l’autre par définition, tout en sachant qu’à un moment donné, ce sera l’autre qui se mettra sur une trajectoire de collision. Cela laisse le temps de s’y préparer efficacement et collectivement.

– Résistance 71 –

 

Le Canada et la guerre au terrorisme, que s’est-il réellement passé à Ottawa

 

Mahdi Darius Nazemroaya

 

5 Novembre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/le-canada-et-la-guerre-au-terrorisme-que-sest-il-reellement-passe-a-ottawa/5411718

 

Le premier ministre Stephen Harper et le gouvernement canadien utilisent la fusillade sur la colline du Parlement pour justifier l’imposition de mesures de surveillance et de détention qu’ils étaient déjà en train de mettre en oeuvre.

Le 22 octobre 2014, Michael Zehaf-Bibeau (né Michael Joseph Hall), un homme armé agissant seul et originaire de Laval au Québec, a ouvert le feu dans le centre-ville d’Ottawa, la capitale du Canada.

On a d’abord rapporté qu’il y avait une fusillade au Centre Rideau situé tout juste au nord du quartier général de la Défense nationale, de l’autre côté du pont Mackenzie-King. On a su par la suite que cette information était fausse ou erronée. Le tireur avait tué un réserviste devant le Monument commémoratif de guerre pour ensuite se diriger au nord vers la colline du Parlement.

Puis, on a rapporté qu’il y avait plusieurs tireurs. Tous les employés gouvernementaux se sont donc vu interdits d’entrer ou de sortir des immeubles dans toute la région interprovinciale de la capitale nationale, incluant la ville de Gatineau. Si les autorités policières ont bien fait de prendre des mesures de précaution pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’autres tireurs et ont refusé de donner des explications, le public était porté à croire qu’il y avait plusieurs tireurs. Cela a permis aux autorités policières de justifier le confinement et d’interdire la mobilité des personnes pendant plusieurs heures.

Plusieurs questions demeurent par ailleurs sans réponse. Le réseau NBC News rapportait le 8 octobre 2014 que des porte-paroles des services de renseignement étasuniens leur avaient confié « que les autorités canadiennes avaient entendu dire que des terroristes en herbe discutaient de possibles attentats au ”couteau et à l’arme de poing” » au Canada. Les représentants canadiens n’ont toutefois pas tenu compte du rapport. Le renseignement étasunien savait-il quelque chose que sa contrepartie canadienne ne savait pas? Comment expliquer ces contradictions?

Voici une autre question importante : comment un homme armé qui avait déjà commencé un carnage a-t-il pu se rendre jusqu’à l’intérieur de l’édifice du Centre du Parlement canadien sans entrave? Quiconque est allé sur la colline Parlementaire sait qu’il y a une forte présence armée dans tout le secteur, surtout à l’entrée et aux portes de l’édifice. La sécurité est assurée par la police nationale du Canada (la Gendarmerie royale du Canada), la police municipale (les Services de police de la Ville d’Ottawa) et deux services de sécurité fédéraux (les Services de sécurité de la Chambre des communes et le Service de sécurité du Sénat).

En outre, s’il est vrai qu’il était en contact avec des groupes terroristes, comment communiquait-il avec eux ?

Fabrication d’un portrait : les liens entre le discours médiatique et les politiques gouvernementales

Le cas de Martin Couture-Rouleau vient compliquer l’affaire. Couture-Rouleau est un Québécois devenu musulman en 2013. Il a délibérément happé deux soldats canadiens à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec le 20 octobre 2014. Un des deux soldats est décédé par la suite.

À la suite de son délit de fuite, Couture-Rouleau a été poursuivi par la police puis abattu. Bien que le meurtre et le délit de fuite à Saint-Jean-sur-Richelieu soit un acte criminel, il a été présenté comme un acte terroriste lié à la participation du Canada aux combats au Moyen-Orient.

Même si les attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa n’ont aucun rapport entre eux et ne s’inscrivent pas dans un effort coordonné, on les a quand même reliés. L’attaque suivie du délit de fuite a été ajoutée au récit d’Ottawa le 22 octobre afin de construire l’image d’une bataille en bonne et due forme. Cela relève de ce que les sociologues appellent une panique morale.

Quel était précisément le motif du tireur à Ottawa? Michael Zehaf-Bibeau ne semble pas avoir fait partie d’un complot contre le Canada ourdi par le soi-disant État islamique en Irak et au Levant (EIIL). Il avait un dossier criminel et semblait son état psychologique semblait se détériorer en raison d’un utilisation accrue de narcotiques. Il souffrait d’hallucinations, consommait des drogues dures et sa conversion à l’Islam était relativement récente. Selon les informations de ses connaissances, il se sentait harcelé par « le gouvernement » qui ne le laissait pas tranquille. Cette colère pouvait être liée à la présence de travailleurs sociaux et d’agents de libération conditionnelle dans sa vie et au sentiment étouffant d’être pris dans une spirale descendante.

Michael Zehaf-Bibeau logeait depuis deux à quatre semaines à la Mission Ottawa, un centre pour sans-abri. Avant les événements du 22 octobre, il a dit à des gens au centre pour sans-abri de prier parce que la fin du monde s’en venait. Dans ce contexte, il est important de se poser la question : comment un homme avec des problèmes de santé mentale logeant à la Mission Ottawa, un centre pour sans-abri, fait-il pour obtenir une arme?

Or, Michael Zehaf-Bibeau a cependant été dépeint à différents degrés comme un membre du groupe armé État Islamique, ce qui a permis à des acteurs sociaux, que les sociologues appellent « entrepreneurs de morale », de soutenir la prétention que les Canadiens sont menacés par le groupe État Islamique. L’objectif des entrepreneurs de morale est de changer les normes sociales, les valeurs, les lois et les règlements. Dans le cas présent les ces entrepreneurs veulent faire passer un programme de sécurité.

Alors que le tireur était un Québécois ayant adopté le nom de famille de son beau-père arabo-canadien et le nom de fille de sa mère et qu’il ait été catholique durant la majeure partie de sa vie, (fervent catholique au départ et puis ayant abandonné la pratique avec le temps), on l’a présenté bien différemment. Dès le début on lui a tacitement attribué une personnalité arabe ou musulmane. Même une fois son identité reconnue, on a insisté pour présenter son beau-père arabo-canadien comme étant son père biologique. L’adoption du nom de famille arabe a été tacitement présentée comme le signe d’une identité musulmane, bien qu’il ait été chrétien au moment du changement de nom, effectué pour des raisons légales.

La façon dont les médias ont d’emblée présenté Zehaf-Bibeau est très révélatrice. Ils ont utilisé l’expression « un homme né au Canada ». C’est un langage trompeur et cette façon de faire doit être examinée de près. Lorsque l’on dit d’une personne qu’elle est « née au Canada », on laisse entendre qu’elle n’est pas vraiment canadienne, elle est juste née au Canada. Quand on parle ainsi d’un citoyen canadien on le dépouille de son identité canadienne et on le définit comme « l’autre », comme un étranger qui n’appartient pas à la collectivité.

La réaction médiatique

Beaucoup de Canadiens sont fiers de la réaction de leurs médias et aiment le contraster avec le sensationnalisme des médias étasuniens. Bien que les médias au Canada soient beaucoup plus calmes que ne l’auraient été les médias étasuniens dans des circonstances semblables aux États-Unis, ils ont quand même créé une charge émotive en décrivant la situation comme si Ottawa était assiégée. On a vu des titres comme « Ottawa attaquée ». Les Ontariens craignaient littéralement que le groupe armé État islamique attaque les frontières canadiennes.

Les médias se sont livrés toute la journée à des conjectures sur des liens possibles avec ce qui se passe au Moyen-Orient. Quand le premier ministre Harper a pris la parole en soirée, il est clair qu’il voulait lier les événements de la journée à ce qui se passe au Moyen-Orient et à une menace terroriste pour justifier les mesures de sécurité qu’il compte imposer.

La couverture médiatique, le confinement massif dans le cœur du centre-ville d’Ottawa et les mesures nationales prises par le gouvernement fédéral ont créé une certaine panique à Ottawa et chez tous les Canadiens. Dans ces conditions, les gens peuvent agir de façon imprévisible ou anormale et ils sont prêts à faire des concessions qu’ils ne feraient pas normalement au gouvernement. Autrement dit, lorsque la société est prise par la peur, de nombreux citoyens sont disposés à renoncer à leurs libertés civiles et à s’en laisser retirer par les autorités.

Les nouvelles normes et l’érosion des libertés civiles

Lorsque le Centre Rideau a été pris d’assaut par des voleurs armés en 2003 et que la moitié des patrouilleurs de la police locale s’était lancée à la poursuite de deux d’entre eux qui s’étaient échappés, on n’a pas constaté ce genre de panique et les médias n’y ont pas porté autant d’attention. On pourrait très bien soutenir que le danger était beaucoup plus grand même si une institution nationale importante n’était pas attaquée.

Légalement, Martin Couture-Rouleau et Michael Zehaf-Bibeau sont des meurtriers. Au lieu de les traiter comme des criminels, on a utilisé le terme « terroriste », contenant une charge politique et psychologique évidente. Toutes les lois nécessaires pour juger ces criminels existent déjà au Canada, mais on instaure de nouvelles lois pouvant potentiellement être utilisées contre des dissidents légitimes s’opposant aux politiques gouvernementales.

De plus, la police se militarise dans le nouveau contexte de la lutte au terrorisme. Le lendemain de l’attentat sur la colline du Parlement, le 23 octobre, la forte réaction de la police – lorsqu’un itinérant a traversé un cordon de sécurité – témoigne d’un changement dans les habitudes et des tensions chez les policiers d’Ottawa. Les mesures que le gouvernement Harper désire normaliser comprennent également le contrôle et la censure d’Internet, le retrait inconstitutionnel et illégal de la citoyenneté et le retrait des droits de mobilité accordés par la Charte canadienne des droits et libertés. Cette mesure est déjà en vigueur avec la confiscation de passeports.

Tous les Canadiens ont le droit de quitter le Canada et d’y revenir librement, à moins d’avoir commis une offense de nature criminelle. Le gouvernement veut s’arroger le pouvoir de retirer les passeports au moindre doute de méfait, sans preuve. Dans le cas de Martin Couture-Rouleau, son passeport a été confisqué lorsqu’il a voulu se rendre en Turquie en juin ou juillet 2014. La police ne pouvait pas le mettre en état d’arrestation à cause de ses idées. « Nous ne pouvons pas arrêter quelqu’un parce qu’il a des idées radicales. Ce n’est pas un crime au Canada », a dit la cheffe de la GRC Martine Fontaine en conférence de presse le 21 octobre 2014.

La position de la GRC en dit long sur le but du nouveau programme sécuritaire gouvernement Harper : il veut pouvoir arrêter des gens pour leurs idées.

Révocation de la citoyenneté?

Flirter avec l’idée de révoquer la citoyenneté est encore plus dangereux. On établit déjà des précédents inconstitutionnels à cet effet dans les pays de la soi-disant coalition occidentale, lesquels parlent constamment au nom de la démocratie, mais se tiennent aux côtés de dictatures comme l’Arabie saoudite, le Bahreïn, la Jordanie et le Qatar. Par exemple, en 2012 le Parlement britannique a révoqué la citoyenneté d’Asma el-Assad, pourtant née en Grande-Bretagne, seulement parce qu’elle est l’épouse du président syrien Bachar Al-Assad.

Le système judiciaire canadien ne traite pas tout le monde de façon égale et tous ne sont pas égaux devant les tribunaux. Les non-citoyens sont désavantagés par rapport aux citoyens canadiens. Dans ce contexte, la menace de révocation de la citoyenneté est vue comme un moyen de contourner les lois et les droits servant à protéger les citoyens canadiens. Sans ces droits, le gouvernement peut détenir une personne pour une période indéterminée et sans accusation, lui intenter un procès devant un tribunal spécial où l’accusé ne connaît pas la preuve contre lui et n’a pas accès à un avocat. C’est ce qui est arrivé à des non-citoyens qui ont été détenus pendant plusieurs années en vertu de certificats de sécurité.

L’idée de retirer la citoyenneté est également une question politique dans la mesure où elle sert à alimenter les préjugés dans certaines sphères de la société dans différents pays xénophobes et qui n’aiment pas certaines couches de la société pour différentes raisons.

Ignorer la source du problème

Selon un vieil adage, la société a tous les criminels qu’elle mérite, c’est-à-dire que dans bien des cas les criminels sont le produit d’un problème structurel de la société.

Ça n’est pas par hasard que Michael Zehaf-Bibeau avait déjà demandé d’être interné pour pouvoir combattre sa dépendance à la cocaïne et au crack. Les deux assaillants consommaient de la drogue et souffraient de problèmes psychologiques qui nécessitaient des soins. Le tireur d’Ottawa avait cherché de l’aide et étouffait de désespoir et de non-appartenance.

Au lieu de regarder à l’étranger et de blâmer des forces extérieures, le Canada doit faire son propre examen de conscience. La source du problème comprend le déclin des services sociaux au Canada qui ont subi les coupures et les mesures d’austérité du gouvernement. En blâmant le groupe armé État islamique et Internet. le gouvernement refuse en même temps de reconnaître son propre échec et la marginalisation d’un grand nombre de citoyens canadiens qui ne reçoivent pas l’aide dont ils ont besoin.

La pente glissante et le sale rôle du gouvernement Harper

On appelle les Canadiens à être vigilants contre la menace terroriste exagérée du groupe armé État islamique. C’est dans ce but que le premier ministre Stephen Harper et son gouvernement font tout pour dépeindre les événements au Canada comme une extension de ce qui se passe au Moyen-Orient. Redéfinir des criminels comme étant des terroristes alimente cette perception. Cependant, les Canadiens et les citoyens des autres pays doivent être vigilants sur la question de leurs droits et libertés obtenus après des siècles de lutte.

Le changement de critère pour l’octroi de la citoyenneté est un sujet différent mais la révocation de la citoyenneté est une pente glissante et dangereuse. Même si l’on affirme que ce genre de mesures sert un intérêt supérieur et la sécurité publique, l’histoire a montré que ce sont souvent d’autres motifs qui président à la suspension des libertés civiles.

En terminant, ceux-là mêmes qui exagèrent aujourd’hui la menace terroriste au Canada sont ceux qui l’ont appuyée à l’étranger. On ne doit jamais oublier que le premier ministre Harper et son cabinet ont appuyé les « terroristes » qu’ils prétendent maintenant combattre. Le gouvernement Harper a tacitement encouragé les Canadiens à aller combattre dans des pays comme la Libye et la Syrie pour appuyer la politique étrangère de changement de régime de Washington. Le Canada a même armé des militants liés à Al-Qaïda en Libye avec des drones et des armes en 2011 et il a également permis à des firmes de sécurité privées (des mercenaires) de les aider. Les gens ne doivent pas négliger ces faits lorsqu’ils se demandent comment aujourd’hui nous en sommes arrivés à cette situation.

Science et Nouvel Ordre Mondial: La « malédiction » des microbiologistes

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Une profession où il fait sale temps pour les mouches en short… profession à très, très haut risque, surtout en bossant pour l’oligarchie criminelle (ou la combattant de l’intérieur).

– Résistance 71 –

 

L’étrange malédiction des microbiologistes dans le monde

 

par Roberto Quaglia, traduction IlFattoQuotidiano.fr

 

url de l’article en français:

 

http://ilfattoquotidiano.fr/letrange-malediction-des-microbiologistes-dans-le-monde/

 

Les récentes polémiques sur l’origine du virus Ébola combinées à la mort accidentelle en juillet dernier du spécialiste mondial de ce virus, Glenn Thomas, et de nombreux autres microbiologistes dans le crash du vol MH17 en Ukraine, nous a remis en mémoire cet inquiétant et très documenté chapitre du livre de l’écrivain italien Roberto Quaglia « Il Mito dell 11-Settembre o l’opzione Dottore Stranamore » paru en 2007 et traduit en anglais sous le titre « The Myth of September 11″ mais pas en français (!) faute une nouvelle fois d’éditeur intéressé. Voici donc ces quelques paragraphes qui, rappelons-le, datent de 2003 [pour la première édiction complétée par d'autres exemples en 2007] mais qui semblent sinistrement actuels. L’auteur écrivait donc ces lignes peu après l’épidémie de SRAS qui avait sévi entre novembre 2002 et mai 2003 touchant de nombreux pays, et environ un an après les lettres à l’anthrax d’octobre 2001.

* * *

Les étranges disparitions de microbiologistes

Entre le 12 novembre 2001 et le 11 février 2002, pas moins de sept microbiologistes ont découvert à leurs dépens qu’ils faisaient un métier bien plus dangereux que de piloter une formule 1, de pratiquer le benji-jumping tous les week-ends, ou d’être victime du hobby du sexe sans protection. Et par la suite, d’autres microbiologistes ont connu la même fin.[1]

Tous les microbiologistes ne courent pas les mêmes risques, et ce sont les spécialistes du séquencement de l’ADN qui semblent être les plus susceptibles de mourir dans des circonstances « suspectes et inhabituelles ». Précisons tout de suite que le séquencement de l’ADN est l’une des techniques nécessaires aux recherches émergentes sur les applications des armes biologiques de destruction de masse, surtout en ce qui concerne la création de nouveaux virus et de nouvelles bactéries.

Il faut dire que le métier de microbiologiste était une activité à risque depuis quelque temps déjà. Particulièrement, et curieusement, depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Il se trouve par exemple que le 4 octobre 2001, un avion commercial reliant Israël à Novossibirsk a été abattu « par erreur » au-dessus de la Mer noire par un missile sol-air tiré à plus de 100 km d’une zone où les militaires s’exerçaient, semble-t-il, à ce moment-là. On a dit au début qu’il s’agissait d’un vol transportant des marchandises, mais il s‘agissait bel et bien d’un vol de ligne, le vol Air Sibir 1812. Novossibirsk est connue pour être la capitale scientifique de la Sibérie, et elle est reconnue comme le siège d’importantes recherches en microbiologie. Il se trouve qu’à bord, voyageaient au moins cinq microbiologistes israéliens.[2]

Le 12 novembre 2001, Benito Que, 52 ans, expert en maladies infectieuses et en biologie cellulaire, est retrouvé dans le coma dans une rue proche du laboratoire de l’Université médicale de Miami où il travaillait. Le Miami Herald a écrit qu’il aurait été agressé par quatre personnes armées de battes de baseball, mais la version officielle veut qu’il ait été victime d’iun malaise. Il meurt le 6 décembre 2001. C’était un expert du séquencement de l’ADN. Il avait travaillé avec Don C. Wiley et David Kelly(*), deux autres microbiologistes retrouvés « suicidés » par la suite.[3]

Quatre jours plus tard, le 16 novembre 2001, Don C. Wiley, 57 ans, qui était l’un des principaux experts américains dans ce domaine, disparait.[4] Sa voiture de location est retrouvée abandonnée sur le pont Hermando de Soto près de Memphis (Tennessee), avec le réservoir plein et les clefs sur le contact. Wiley venait de terminer son diner et était sur le point de partir en vacances en famille.[5] Son corps a été retrouvé le 20 décembre dans le Mississippi, à 500 km de là. La thèse officielle fut que, pris de vertige, il serait tombé du pont. Wiley était spécialiste dans le domaine de la réponse du système immunitaire face à des attaques virales comme le Sida, l’Ebola, ou encore la grippe.[6] Il avait reçu un prix très prestigieux pour son travail dans le domaine des vaccins antiviraux. Il s’occupait lui aussi de séquencement ADN, et avait collaboré avec David Kelly.[7]

Le 23 novembre 2001, Vladimir Pasechnik, 64 ans, biologiste spécialisé dans des passetemps aussi sympathiques que la vaporisation de la peste bubonique, fut retrouvé mort à Wishire en Angleterre, non loin de son domicile. Pasechnik avait été responsable pour le développement d’armes biologiques en Union Soviétique et était passé à l’Ouest au début des années 1990.[8]

Le lendemain, le 24 novembre 2001, un avion de Crossair s’écrasa en Suisse. Parmi les passagers se trouvaient trois éminents [chercheurs] Israéliens : Yaakov Matzner, 54 ans, président du département de médecine à l’Université juive, Amiramp Eldor, 59 ans, chef du département d’hématologie de l’hôpital de Tel-Aviv, et Avishai Berkman, 50 ans, directeur du département de Santé publique à Tel-Aviv.[9]

Le 10 décembre, Robert Schwartz, 57 ans, fut retrouvé assassiné dans sa maison de campagne dans le comté de Loudoun en Virginie, Il s’occupait de séquencement ADN et d’organismes pathogènes.[10]

Le 11 décembre, Set Van Nguyen, 44 ans, fut retrouvé mort à l’entrée d’une chambre froide dans le laboratoire où il travaillait, à Geelong dans l’Etat de Victoria en Australie. Van Nguyen était entré dans la chambre froide sans s’apercevoir qu’elle était remplie d’un gaz empoisonné, qui l’avait rapidement tué. Dans ce même centre de recherches, cinq ans plus tôt, avait été isolé un virus de la famille des paramyxoviridés qui provient de la même souche que le virus du SRAS. Ce genre de virus avait été identifié comme étant transmissible aux êtres humains.[11]

Le 9 février 2002, Victor Korshunov, 56 ans, directeur de la sous-faculté de microbiologie à l’Université d’État de Moscou, fut retrouvé mort sur une route. Deux autres chercheurs russes, Ivan Glebov et Alexi Brushlinski, avaient été tués au cours des semaines précédentes. [12]

Le 11 février 2002, Ian Langford, 40 ans, est retrouvé mort dans sa résidence à Norwich en Angleterre.[13]

Le 27 février, Tanya Holzmayer, 46 ans, une chercheuse russe émigrée aux États-Unis est tuée d’un coup de pistolet par un autre microbiologiste, Guyang Huang, lequel est retrouvé mort peu après dans un parc, avec le pistolet non loin de sa main. Mme Holzmayer s’occupait du génome humain.[14]

David Wynn-Williams, 55 ans, astrobiologiste impliqué dans la recherche sur l’éventuelle existence de microbes extra-terrestres, meurt le 24 mars, renversé par une voiture alors qu’il faisait son jogging.[15]

Le lendemain, Steven Mostow, 63 ans, connu comme le « Docteur Grippe » de par son expérience dans le traitement de cette maladie, meurt dans le crash de son avion Cessna lors de la phase d’atterrissage, apparemment un de ses deux moteurs se serait détaché. Mostow était aussi connu pour être un expert en bioterrorisme.[16]

Le 24 juin 2003, le docteur Leland Rickman, 47 ans, meurt apparemment des suites d’un malaise. C’était un expert en maladies infectieuses et il travaillait aussi comme consultant en matière de bioterrorisme.[17]

Pour finir [façon de parler], le 17 juillet, le corps sans vie de David Kelly, 59 ans, expert en microbiologie, mais aussi consultant en armes biologiques de destruction de masse pour le gouvernement britannique, est retrouvé dans un bois. L’enquête conclut au suicide, mais toutes les preuves indiquent au contraire qu‘il s’est agi d’un homicide(*). Quelques mois plus tard, des témoignages affirmèrent que Kelly était sur le point d’écrire un livre sur les programmes de guerre biologique des grandes nations.[18]

Il faut ajouter à cette liste le cas de Jeffrey Paris, 49 ans, retrouvé écrasé à côté d’un parking le 6 novembre 2001,[19] et aussi Christopher Legallo, 33 ans, analyste spécialisé dans les problèmes de terrorisme, dont l’avion s’est écrasé le 30 septembre 2002. A bord de ce même avion, devait se trouver également sa femme, Laura Koepfler, analyste dans le domaine des armes de destruction de masse, mais elle avait changé de programme au dernier moment.[20]

Nous nous arrêterons là, mais les décès étranges de microbiologistes se sont poursuivis depuis. D’après Maurizio Blondet [21], en juin 2004, le nombre total de microbiologistes morts dans des circonstances suspectes se montait à 24.[22]

Il est difficile de savoir si la mort de tous ces microbiologistes est une anomalie statistique ou autre chose, pour cela il faudrait connaitre la quantité exacte de microbiologistes dans le monde et calculer si le taux de morts suspectes est supérieur ou pas à la normale. Je n’ai pas ces chiffres, et de toute façon ils ne m’intéressent pas. Parfois le doute est de loin préférable aux certitudes. J’aime mieux me tromper sans être sûr, qu’être sûr de ne pas me tromper.

Pour la deuxième édition de ce livre en 2007, je me dois de confirmer que la « malédiction » a continué de frapper les microbiologistes. Ce sont maintenant plusieurs dizaines d’entre eux qui ont disparu. Les énumérer tous n’aurait pas de sens, mais je vous en livre quelques-uns à titre d’exemple.

John Clark, un microbiologiste dont les recherches avaient amené au clonage de la fameuse brebis Dolly, s’est pendu le 12 août 2004.

Leonid Strachunsky, spécialiste dans la création de microbes résistants aux armes biologiques, est tué le 8 juin 2005 par une bouteille de champagne qui au lieu de lui faire tourner la tête, la lui a fracassée d’un bon coup sec.

David Banks, expert en prévention d’épidémies, et en mesures de quarantaines, meurt le 8 mai 2005 à bord de l’habituel avion qui s’écrase.

Matthew Allison, biologiste moléculaire, entre le 13 octobre 2004 dans sa voiture qui explose comme cela se produit seulement dans les films.

Et terminons notre liste par Antonina Presnyakova, une scientifique qui s’occupait directement d’armes biologiques, et qui le 25 mai 2004, se croit elle aussi dans un film et se pique par erreur avec aiguille infectée par le virus Ebola ; elle décède rapidement.

Si vous en voulez encore, la liste continue sur Internet.[23]

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques spécialisés dans un secteur meurent de façon rapprochée dans le temps et dans des conditions mystérieuses. Cela était par exemple arrivé quelques années plus tôt en Angleterre, à au moins 6 experts de la société Marconi (certains disent qu’il y en avait bien plus que 6), une société qui à l’époque constituait un colosse industriel, mais qui est aujourd’hui au bord de la faillite.[24]

Nous sommes à peine sortis du film America under attack [avec les attentats du 11-Septembre, puisque le livre date de 2003] et nous nous retrouvons déjà aux prises avec un nouveau film qui s’annonce suffisamment horrible pour nous faire presque oublier le précédent. Peut-être, allons-nous même regretter America under Attack, et avec lui le bon temps où la participation de tous les spectateurs à la réalisation d’un colosse médiatique était encore un devoir social. Ou un destin inévitable. Avec SARS Attack II [ou Ebola Attack III – NdT], la musique pourrait être bien différente.

Roberto Quaglia 

Références de l’auteur (certaines n’existent plus, nous sommes preneurs d’archives ou de versions imprimées si certains lecteurs en ont)

  1. www.rense.com/general20/fivedeadHH.htm et www.apfn.org/apfn/scientists.htm
  2. www.fromthewilderness.com/free/ww3/02_14_02_microbio.html
  3. www.rense.com/general40/dead.htm
  4. www.foxnews.com/story/0,2933,39355,00.html
  5. edition.cnn.com/2001/US/11/28/missing.scientist/
  6. www.cnn.com/2001/US/12/22/missing.scientist/
  7. globeandmail.workopolis.com/servlet/News/fasttrack/20020504/UMURDN?section=Science et www.counterpunch.com/madsenanthrax.html (sur WebArchive)
  8. education.guardian.co.uk/obituary/story/0,12212,750145,00.html
  9. edition.cnn.com/2001/WORLD/europe/11/25/singer.dead/ et http://www.stevequayle.com/Interviews/Spectrum.8-2002.3.html
  10. http://www.washingtonpost.com/ac2/wp-dyn?pagename=article&node=&contentId=A288642001Dec11 et http://www.washingtonpost.com/ac2/wp-dyn/A34695-2001Dec12?language=printer et www.rense.com/general17/top.htm
  11. www.rense.com/general35/sarrs.htm et www.rense.com/general39/death.htm
  12. www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?ID=2725 (sur WebArchive)
  13. education.guardian.co.uk/higher/news/story/0,9830,649527,00.html
  14. www.mv-voice.com/morgue/2002/2002_03_08.shooting.html
  15. www.prisonplanet.com/articles/january2005/270105deadscientists.htm
  16. www.rense.com/general35/stre.htm
  17. http://www.latimes.com/news/printedition/california/la-merickman2jul02,1,386682.story et health.ucsd.edu/news/2003/06_26_Rickman.html
  18. media.guardian.co.uk/broadcast/story/0,7493,1000903,00.html et www.fromthewilderness.com/free/ww3/101403_kelly_1.html et www.fromthewilderness.com/free/ww3/120903_victoria.html
  19. www.asyura.com/0310/war39/msg/355.html et www.questionsquestions.net/docs04/0720_kelly.html
  20. www.cryptogon.com/2002_09_29_blogarchive.html
  21. www.rense.com/general48/moredead.htm
  22. www.disinformazione.it/intervistablondet2.htm
  23. http://www.stevequayle.com/dead_scientists/UpdatedDeadScientists.html et http://www.stevequayle.com/dead_scientists/UpdatedDeadScientists2.html (l’URL a dû changer entretemps, mais une liste d’articles sur le sujet est disponible à www.stevequayle.com/index.php?s=147)

www.rense.com/general21/micromarconi.htm et fusionanomaly.net/sdi.html

Résistance politique: Soutenir les Zapatistes du Chiapas, s’inspirer de leur lutte universelle et adapter la méthode…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 4 novembre 2014 by Résistance 71

Si nous sommes tous des colonisés, nous ne sommes pas, bien évidemment, tous des « zapatistes », des amérindiens ou des peuples autochtones de nations sous domination coloniale directe. Le message de lutte est universel à tous les peuples. La réalité pratique se doit d’être adaptée à l’environnement géographique et socio-politique de chacun des peuples concernés. Inspirons-nous du Chiapas et créons le confédéralisme démocratique en contre-pouvoir efficace au marasme systémique ambiant et sclérosé.

– Résistance 71 –

 

Chiapas

 

Alternative Libertaire

 

22 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.alternativelibertaire.org/?Chiapas

 

Une compilation d’articles et de communiqués, ainsi que sur les luttes politiques au Mexique et des peuples indigènes du continent sud-américain. En rejoignant la « Sexta » des Zapatistes, Alternative libertaire entend défendre l’autonomie des peuples et les expériences d’auto-organisation et d’autogestion.

Le soulèvement

Le soulèvement zapatiste du 1er janvier 1994 a permis de mettre en lumière des problématiques sociales et politiques propres aux peuples indigènes, du Mexique comme d’ailleurs. Usage du territoire, représentation politique, perte des cultures, discrimination raciale, ces thèmes se sont retrouvés sur le devant de la scène mexicaine et internationale, et le soulèvement a provoqué ou renforcé de nombreux autres mouvements indigènes, ainsi que suscité une grande vague de solidarité internationale.

Les relations développées avec la société civile mexicaine et internationale, ainsi que l’intense préparation politique des zapatistes pendant les dix ans précédents le soulèvement, ont débouché sur un mouvement avec une forte capacité organisationnelle, un large soutien populaire, et un discours inspirateur pour de nombreuses luttes. Le discours anticapitaliste, les pratiques horizontales, les revendications d’autonomie, ont participé entre autres à populariser ce mouvement dans les milieux libertaires du monde entier.

Le but n‘est pas de retracer ici l’histoire du mouvement, mais de voir où il se situe aujourd’hui et ce qu’il peut nous apporter dans nos luttes.

Un nouveau cycle du mouvement zapatiste

Dès la fin des combats de 1994, l’EZLN à tissé des liens avec la société civile mexicaine et les mouvements altermondialistes au travers des marches du Chiapas jusqu’à Mexico ou de rencontres internationales sur leur territoire. Dans le même temps les zapatistes ont organisé leur autonomie dans les « territoires récupérés » lors de l’insurrection. Après deux années d’intense travail avec la société civile mexicaine et internationale (autour de la 6ème déclaration) en 2006 et 2007, ils et elles se sont concentré-e-s sur le développement de leurs capacités productives, politiques, sociales.

Vous êtes en territoire rebelle zapatiste. Ici le peuple commande et le gouvernement obéit.

Le « pouvoir » de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) a été transmis à des instances civiles, les Juntas de buen gobierno (conseils de bon gouvernement), et de nombreux projets d’éducation, de santé, d’agriculture, de communication ont été mis en place ou renforcés. Les conditions de vie des communautés zapatistes se sont améliorées, malgré la répression constante du mouvement de la part des gouvernements local et fédéral. Les médias et nombre de mouvements politiques hostiles aux zapatistes ont profité de ce moment de moindre visibilité pour déclarer la disparition du mouvement. Mais le déclenchement d’une nouvelle phase de mobilisation depuis décembre 2012 leur a donné tort.

Le 21 Décembre 2012, environ 40.000 bases de apoyo (bases de soutien) zapatistes ont défilé silencieusement dans les cinq villes que l’EZLN avait prises par les armes le 1er janvier 1994. Le communiqué émis ce jour-là disait seulement « VOUS AVEZ ENTENDU ? C’est le son de votre monde en train de s’effondrer, C’est celui du notre qui resurgit. Le jour qui fut jour, était nuit, Et nuit sera le jour qui sera le jour. ».

Quelques jours après, l’EZLN a commencé à émettre des communiqués à un rythme soutenu, expliquant le relatif silence des années précédentes et la volonté de reprendre le travail de communication national et international, la nomination d’un nouveau subcomandante, et l’entrée dans une nouvelle phase de leur mouvement : « le temps du oui ». C’est-à-dire une phase de construction active d’une autre société et non plus de simple opposition ou résistance à la société existante. Puis, détaillant les premières étapes de cette nouvelle phase : 
 la escuelita (petite école), sorte d’université populaire organisée par les zapatistes dans leurs communautés depuis août 2013 jusqu’au début 2014 pour partager leur expérience avec des individu-e-s et des organisations sociales nationales et internationales qui les soutiennent. 
 la reprise d’un travail unitaire avec d’autres mouvements indigènes mexicains, notamment au travers de la Catedra Tata Juan Chavez des 17 et 18 août 2013.

Le moment d’entrée dans cette nouvelle phase de mobilisation répond à un contexte particulier.

D’une part, la généralisation de la violence. Le Mexique est devenu ces dernières années l’un des pays les plus violents au monde, avec le déclenchement de la « guerre contre le narcotrafic » sous le mandat du président Calderón (2006-2012) du PAN (Parti Action Nationale, droite conservatrice catholique), qui a fait 60 000 morts dont bon nombre de « dommages collatéraux ». Cette violence s’est ajoutée à la corruption et à l’autoritarisme de la classe politique mexicaine, détruisant encore plus le tissu social du pays, et masquant la répression (assassinats, disparitions, emprisonnements) dont souffrent les mouvements sociaux et indigènes.

D’autre part, le retour du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) au pouvoir. Le PRI a gouverné le Mexique pendant 70 ans d’affilés jusqu’à l’arrivée du PAN au pouvoir en 2000. Il symbolise la corruption, le clientélisme, la répression, le virage néolibéral, l’état mafieux (pratiques que le PAN a perpétuées avec plaisir), et son retour au pouvoir fin 2012 ne peut faire que craindre le pire.

Enfin, la mise en place de l’agenda néolibéral des élites nord-américaines. Intégration commerciale profitant aux multinationales, extraction sauvage des ressources naturelles, pillage des ressources biologiques, privatisations (éducation, énergie, etc.), aux conséquences socio-économiques désastreuses pour la majorité de la population, et notamment pour les peuples indigènes dépossédés de leurs territoires et de leurs cultures.

Un élément primordial dans cette nouvelle phase de mobilisation est aussi d’ordre culturel et spirituel. Le 21 décembre 2012 représente dans la cosmovision maya le passage à un nouveau cycle de leur calendrier, le 14eme Baktun, chaque baktun durant environ 394 ans. Cet aspect culturel a déterminé le choix de la date de la mobilisation du 21 décembre, et donne le sens du communiqué émis à cette occasion, l’entrée dans un nouveau cycle devant s’accompagner de l’entrée dans un autre modèle de société que les zapatistes s’efforcent de construire.

Plus récemment, suite à l’attaque du Caracol La Realidad et de l’assassinat du compa Galeano, perpétué par des paramilitaires, les zapatistes, par la voix du Sous-commandant Marcos, ont confirmé l’engagement dans cette nouvelle étape du mouvement. En effet, en décidant la « disparition » du personnage de Marcos, ils montrent au monde que leur mouvement est autogestionnaire et horizontal. L’évolution est notoire, comme le montre cet extrait du communiqué Ombre et Lumière de l’EZLN :

« Au cours de ce ces vingt dernières années, une relève complexe et à plusieurs niveaux s’est opérée au sein de l’EZLN. 
Certains n’ont vu que ce qu’il y avait de plus évident : la relève générationnelle. 
Aujourd’hui, en effet, ce sont celles et ceux qui étaient tout jeunes ou qui n’étaient pas encore nés au début de notre soulèvement qui luttent et conduisent la résistance. 
Cependant, certains lettrés n’ont pas eu conscience des autres relèves qui ont eu lieu : 
Une relève de classe : le passage d’une origine de la classe moyenne éclairée à une origine indigène paysanne. 
Une relève de race : de dirigeants métis, on est passé à des dirigeants nettement indigènes. 
Et le plus important, une relève dans la pensée. De l’avant-gardisme révolutionnaire, on est passé au « commander en obéissant » ; de la prise du Pouvoir d’en Haut à la création du pouvoir d’en bas ; de la politique professionnelle à la politique quotidienne ; des leaders aux communautés ; de la ségrégation de genre à la participation directe des femmes ; de la moquerie envers l’autre à la célébration de la différence. »

Aternative libertaire adhère à la Sexta, c’est-à-dire à la Sixième Déclaration de la Selva Lacandona, rédigée en 2005. Ce texte avait contribué à créer un nouveau réseau fédérant les groupes en lutte.

L’EZLN et le mouvement zapatiste ont montré au cours de ces dernières décennies qu’il n’y avait pas de fatalité dans ce monde dominé par le néolibéralisme, les injustices et les gouvernements à la botte des capitalistes. Même les plus pauvres, les plus oublié-e-s, peuvent se lever et crier Ya Basta ! Assez ! Et choisir une autre voie, basée sur la justice, la démocratie, la dignité, la solidarité, l’égalité.

Ce qu’ont réussi à construire les zapatistes depuis la création de l’EZLN représente une source d’optimisme et d’inspiration pour tous ceux et toutes celles qui luttent pour un monde meilleur. Les conditions politiques, sociales, culturelles, ne sont pas les mêmes en France et au Chiapas, et n’appellent pas les mêmes réponses, mais un désir commun doit nous animer, comme partout sur cette planète : reprendre le contrôle de nos vies. Et sur ce plan là, les zapatistes sont un exemple.

Alternative libertaire lutte depuis longtemps contre toutes les oppressions : capitaliste, étatique, patriarcale, raciste. Nous participons dans la mesure de nos capacités aux mouvements sociaux et aux luttes sur nos lieux de travail, et diffusons autant que possible nos idées communistes libertaires pour créer une société libre de toute forme de domination.

Depuis le soulèvement zapatiste, nous avons suivi avec intérêt et solidarité l’évolution de cette lutte, et l’avons diffusée dans les pages de notre journal. Mais nous n’avons jamais formalisé notre solidarité, ni n’avons participé aux rencontres et activités organisées par les zapatistes ou les mouvements de solidarité. Il est malheureusement difficile de s’engager sur tous les fronts. Mais aujourd’hui, alors que les conséquences économiques, sociales et écologiques du néolibéralisme se font de plus en plus dramatiques et irréversibles, il nous semble important de participer à la nouvelle dynamique que les zapatistes essayent d’impulser. C’est pourquoi nous avons décidé de rejoindre la Sexta Declaración de la Selva Lacandona.

Ces derniers mois, à l’occasion des 20 ans du soulèvement, nous avons participé dans différentes villes de France à des activités de solidarité en commun avec d’autres groupes et collectifs de soutien aux zapatistes, avec des débats publics, des repas de solidarité, et la participation à des rassemblements de soutien. Avec ces collectifs, nous tentons tant bien que mal d’apporter notre aide.

Nous souhaitons ainsi diffuser la lutte zapatiste et les revendications d’autonomie des peuples indigènes du Chiapas et d’ailleurs, et exiger l’application des accords de San Andres, la libération des prisonniers politiques et la fin du harcèlement militaire et de la violence politique dont sont trop souvent victimes les peuples du Chiapas et du reste du Mexique.

Monde totalitaire: Israël et la torture…

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200 moyens de torture utilisés dans les prisons israéliennes contre les Palestiniens

 

Middle East Monitor

 

31 octobre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15020

 

Les organisations de droits humains et les associations de défense des droits des prisonniers ont recensé plusieurs centaines de moyens de tortures utilisés contre les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes pendant les interrogatoires.

Un rapport de l’ONU répertorie quelques 200 moyens de torture. L’organisation israélienne de défense des droits humains, B’Tselem, en recense quant à elle environ 105. Quelque soit leur nombre exact, tous ces rapports montrent l’importance des abus dont sont victimes les Palestiniens arrêtés.

Selon Fouad Khuffash, le directeur du Centre Ahrar d’étude des prisonniers et des droits humains, la torture peut être divisée en deux catégories : physique et psychologique. Pour certains, la torture psychologique est moins préjudiciable que la torture physique, mais les cicatrices mentales laissées par les deux sortes de torture peuvent être à l’origine de traumatismes durables.

Khuffash ajoute : « La torture dans les prisons israéliennes est systématique et commence avec l’arrestation du prisonnier, pas avec son interrogatoire. Elle est pratiquée selon des méthodes étudiées pour répondre au cas du détenu et à la nature de son dossier. Les officiers du renseignement se relayent, chacun jouant le rôle qui lui est assigné. »

Selon Fahd Abu Al-Hajj, le directeur du Centre Abu Jihad des Affaires des Prisonniers à l’Université de Jérusalem, 73 méthodes d’interrogatoire sont considérées comme « très populaires » dans les prisons israéliennes. Ces techniques témoignent de la barbarie et du manque de respect des principes de base des droits humains, a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « La preuve en est qu’un grand nombre de prisonniers meurent pendant les interrogatoires, le dernier d’entre eux étant Raed Al-Jabari. »

Al-Hajj pense que l’usage de la torture par les services secrets israéliens est systématique et qu’aucun prisonnier dans aucune prison n’y échappe.

Selon lui, les prisonniers sont passés à tabac, douchés alternativement à l’eau brûlante et glacée, attachés pendant de longues heures, les mains menottées derrière le dos, à une fenêtre ou une porte ; on les fait aussi asseoir sur des chaises pour les battre avec des bâtons jusqu’à ce qu’ils perdent connaissance ; ces bastonnades visent les endroits sensibles du corps provoquant des blessures qui mettront des années à guérir quand elles engendrent pas des maladies chroniques.

L’organisation israélienne des droits humains, B’Tselem, dit, dans son rapport, que 105 moyens de torture qui sont utilisés contre les détenus palestiniens, constituent de sévères violations des droits humains. Un comité des droits humains de l’ONU dit que la torture dans les prisons israéliennes « traverse la ligne rouge », et précise que les Israéliens ne reculent pas devant des méthodes aussi brutales que briser le dos des prisonniers, leur arracher les doigts et leur tordre les testicules.

Les Renseignements israéliens basent la torture des détenus sur de soi-disant instructions secrètes approuvées en 1987, après le déclenchement de la première Intifada. Ces directives les autorisent à appliquer une pression physique et psychologique « modérée » sur les prisonniers. Cela a servi de couverture légale à la torture pratiquée par les agents des services secrets israéliens.

Au cours des 10 dernières années, les méthodes d’interrogatoire ont évolué : de centrale, la torture physique est devenue l’auxiliaire de tortures psychologiques d’une violence telle qu’elles laissent des traces indélébiles.

Mohammed Kilani, qui a subi de nombreux interrogatoires, dit que ce qu’il a vécu de pire c’est d’être resté plus de deux mois à l’isolement, attaché à une chaise.

Il dit aussi qu’il n’y a pas de moyen de tortures pratiqué dans quelque prison que ce soit dans le monde qui n’ait été soit conçu, soit utilisé par les autorités israéliennes à moment donné.

Selon les statistiques, environ 72 prisonniers sont morts sous la torture dans les prisons israéliennes depuis 1967, sur un total de plus de 200 prisonniers morts en prison.

Le premier prisonnier mort sous la torture a été Yousef Al-Jabali le 4 janvier1968 dans une prison de Naplouse. Beaucoup d’autres prisonniers sont morts depuis dans les mêmes circonstances, comme Qassem Abu Akar, Ibrahim Al-Rai, Abdul Samad Harizat, Attia Za’anin, Mustafa Akkawi et d’autres, jusqu’au dernier en date, Arafat Jaradat.

Nouvel Ordre Mondial: La descente du Canada dans l’enfer totalitaire…

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En nation satellite de l’empire à la botte de la City de Londres dont il n’est qu’une entreprise, le Canada remplit ses fonctions de garde-chiourme du statuquo oligarchique. Nous l’avons dit ici à maintes reprises: pas plus de démocratie que de beurre en branche. Tout n’est que dictature. Entre un roitelet, Hitler, Staline ou Mao et une république « modérée » ou tout état-nation géré sous le mode de la « démocratie représentative », ce n’est qu’une question de degré, ni plus ni moins. La 3ème guerre mondiale est la guerre de l’oligarchie contre nous, les peuples. La guerre du 0,00001% possédant richesse et la force coercitive étatique au service de leurs entreprises transnationales, contre le reste de la population possédant la sagesse ancestrale.

Les sociétés dans lesquelles nous vivons n’ont jamais été, ne sont sûrement pas et ne seront jamais des démocraties. Il ne peut pas  y avoir de démocratie au sein d’un État. L’État et sa forme moderne d’état-nation sont en fait un obstacle à tout progrès politico-social et il devient urgent pour les gens non seulement de le comprendre mais d’agir en conséquence. Pour le Canada, l’association volontaire avec les nations autochtones est la meilleure des choses possibles afin de changer de paradigme.

– Résistance 71–

 

La guerre c’est la paix

 

Olivier Roy

 

31 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.ledevoir.com/politique/canada/422554/la-guerre-c-est-la-paix

 

L’Association des juristes progressistes tient à dénoncer avec force les restrictions annoncées des droits et libertés au Canada. Le 23 octobre dernier, Stephen Harper s’adressait à la Chambre des communes le lendemain de l’irruption d’un homme armé à l’intérieur de l’édifice du parlement. Le premier ministre affirmait que, malgré cet événement, les parlementaires ne céderaient pas à la peur. Du même souffle, il soutenait que le projet de loi annoncé quelques semaines auparavant devant modifier la Loi sur le service canadien du renseignement de sécurité suivrait un processus accéléré d’adoption.

L’odeur de poudre ne s’était pas encore dissipée dans les corridors du parlement que les conservateurs instrumentalisaient l’événement. Une nouvelle victime était brandie pour valider l’idéologie conservatrice en matière de politique étrangère et pour justifier des mesures répressives à venir.

Or, le terrorisme, ce n’est pas l’action de tuer, quand bien même le tueur se réclame d’une idéologie, quand bien même il tue au parlement. Un geste devient terroriste par le traitement médiatique et politique qu’on en fait. D’où l’insistance de la GRC : l’auteur de la fusillade avait des motifs idéologiques et politiques. À cet égard, nous ne saurions mieux dire que Guy Debord : « Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique. »

Depuis ces deux meurtres, que l’on qualifia d’actes de terrorisme, nous assistons à une surenchère de propositions destinées à augmenter les moyens répressifs et discrétionnaires de l’État en matière de détention préventive, d’arrestation et de surveillance. Le ministre de la Sécurité publique a réitéré son intention d’augmenter les pouvoirs du Service canadien de renseignement et de sécurité (SCRS). L’Association des juristes progressistes dénonce la fabrication de la peur et son utilisation pour restreindre les droits et libertés de l’ensemble de la population au nom de la prévention d’actes isolés et imprévisibles.

Il n’est pas surprenant d’entendre Harper parler de « société libre, démocratique et sécuritaire ». Il importe cependant de souligner l’oxymoron : l’accroissement de l’appareil répressif de l’État se fait toujours au détriment de la liberté et de la démocratie. La soumission de la liberté à la sécurité conduit à des dérives autoritaires et porte atteinte aux fondements de la démocratie. C’est d’ailleurs une des idées maîtresses qui sous-tend la Déclaration universelle des droits de l’Homme et la Charte canadienne des droits et libertés.

L’AJP s’inquiète de l’augmentation des moyens répressifs de l’État, lesquels permettent un contrôle accru de la population en général et, plus particulièrement, facilitent la répression des groupes dissidents, quels qu’ils soient. L’AJP dénonce l’instrumentalisation de meurtres à des fins politiques et sécuritaires. Les libertés individuelles protégées par la Constitution sont les gardiennes de la liberté collective. Nourrir la terreur pour amenuiser ces libertés restera toujours une lâcheté antidémocratique.

Affaire d’Ottawa: Maintenant tous les Canadiens sont des Indiens…

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Lire aussi: « Nazi Canada », « Le gouvernement canadien passe une loi liberticide anticonstitutionnelle pendant la fusillade d’Ottawa », « La fusillade d’Ottawa, autre opération fausse-bannière ? »

– Résistance 71 –

 

Les longs couteaux

 

Mohawk Nation News

 

28 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/10/28/long-knives/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les purges illégales et immorales ont commencé avant le flingage sur Reichtag Hill à Ottawa. Les modèles de Harper sont Hitler et Staline. La cabale oligarque fantasme le grand mensonge qu’Onowaregeh (l’Île de la Grande Tortue ou l’Amérique du Nord), la terre indigène, leur appartient. La véritable histoire du Canada est celle de la litanie d’atrocités à notre encontre. La guerre, l’intimidation et le meurtre promeuvent le grand mensonge. Harper fait taire tous les critiques qui ne s’alignent pas avec la ligne du parti, par le ridicule ou la mort, ce qui l’arrange le mieux.

L’argent et le sexe sont toujours utilisés pour contrôler ceux qui sont en position d’exercer le pouvoir. La méga-star de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, l’équivalent de la BBC), Jian Ghomeshi, la plus grande voix du Canada, passe à la trappe ! Ghomeshi qui n’a pas enfreint la loi, a rendu publiques ses tendances sexuelles et attaque pour 50 millions de dollars. Les médias de masse coopèrent avec les “longs couteaux” pour réduire au silence les critiques accusés du régime.

Comme Hitler et Staline, Harper dégage quiconque se trouve sur le chemin de son règne de terreur corporatiste. Troubadours, artistes, médias alternatifs, politiciens, scientifiques, universitaires et la société civile elle-même sont purgés. On les menace pour qu’ils la ferment ou alors… Le mécontentement et le dégoût montent chez certains, tandis que la machine propagandiste des médias garde le reste des gens endormi.

Le Canada, une entreprise militaire, opère l’état policier. Ils gardent la trésorerie de la reine, qui nous a été volée. Harper a eu 30% des voix. Staline a dit des élections: “Peu importe pour qui ils votent, ce qui compte c’est qui compte les voix.” Harper, le terroriste, s’auto-proclame l’unificateur du Canada. Oui, c’est juste, il unifie les gens contre lui !

Maintenant tous les blancs sont les nouveaux Indiens, étudiés de près par le tribunal nazi. Leurs tactiques sont toujours les mêmes qu’avant, Harper les tuera t’il avec des flingues et des maladies comme ce fut fait pour nous ? Il va se planquer dans la salle de bain et va ordonner des tueurs à gage comme la Gendarmerie Royale du Canada (police montée) et l’armée canadienne d’assassiner ses critiques et les dissidents.

Note de Résistance 71: La première partie de la phrase précédente se réfère au fait qu’Harper était au parlement pour y faire un discours lorsque le forcené y est apparu et il s’est barricadé (ou il a été barricadé) dans un placard l’alerte donnée, tandis que certains députés avaient confectionné des armes de fortune pour se défendre le cas échéant.

Les soldats jurent allégeance à une reine étrangère en Angleterre et à ses héritiers. Les hommes en arme en qui les Canadiens ont confiance pour les protéger ne leur doivent ni à eux, ni à la terre sur laquelle ils vivent quelque allégeance que ce soit. (NdT: L’armée canadienne est aux ordres de la reine d’Angleterre, même si un système de procuration a été mis en place. N’oublions jamais qu’au dessus du premier ministre canadien se trouve le Gouverneur Général du Canada, qui est directement nommé(e) par la reine…)

Harper est gardé jour et nuit par l’armée canadienne. Ces militaires ne sont pas au courant que son véritable rôle est de resserer les boulons sur le plan de 100 ans établi pour se débarrasser du “problème indien”, plan écrit en 1924 par Duncan Campbell Scott.

Harper est comme le vieux fous décrit par les Beatles : “Nobody wants to know him. They can see he’s just a fool. And he never gives an answer.” Beatles. Fool on the Hill.

 

Voir la notice d’exercice du gouvernement du Canada: Fake ottawa gunfight was army drill.

A lire: Toronto Star: Gunfight on the Hill.

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