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Résistance au colonialisme: Mise en demeure du Canada, du Québec et du CMK par le conseil des femmes mohawk (Mohawk Nation News)

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Accusations de vol en association pour la Canada, Québec et la Conseil Mohawk de Kahnawake (CMK)

 

Mohawk Nation News

 

1er février 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/01/grand-theft-charges-against-canada-que-mck/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Une mise en demeure d’objection a été envoyée au Canada, à la province du Québec et au Conseil Mohawk de Kahnawake (NdT: comme souvent mentionné ici, ne jamais oublier que les conseils de bandes au Canada ou de tribus aux Etats-Unis, ne sont que des entités gouvernementales, créées par l’état colonial pour gérer sa domination dans les territoires autochtones. Ces “conseils” n’ont absolument aucune légitimité au sein de la gouvernance traditionnelle des nations premières. Ils fonctionnent selon le modèle de représentation étatique, inconnu et refusé par le mode traditionnel ; en l’occurrence pour les Mohawks, les Iroquois et leurs amis et alliés, seule Kaiainerekowa ou la Grande Loi de la Paix fait référence, tout le reste n’est qu’usurpation organisée…), qui ont lancé une attaque afin de forcer la main d’onkwehonweh (peuple de l’île de la Grande Tortue) à payer des impôts illégaux. Ils sautèrent de joie lorsque tous sauf deux abandonnèrent leur droit de naissance.

Par courrier recommandé avec A/R

Notification d’objection – Feb. 1, 2018.
Aux : Entreprises privées du Canada, Québec et leur sous-fifre du CMK
Référence: Saisie illégale de biens et destruction de commerces de skaroniati de la communauté Kanion-ke-haka (mohawk) de Kahnawake au sein de kanien-keh aussi connu sous le nom de rotino-shonni-onwe (peuple de la confédération iroquoise)
De: kenonhontsa-kwenio  (les femmes) sont les véritables progénitrices naturelles du sol de notre peuple. (Chaque onkwehonweh (personne naturelle) a le devoir de soutenir la volonté du peuple, personnalisée dans les 49 familles originales et leurs alliés et amis de l’iile de la Grande Tortue.

Ceci est une tentative de vol et d’extorsion de ressources absolument illégale de la part des entreprises privées coloniales que sont le “Canada” et la “province du Québec”.

Kaianerekowa (la Grande Loi de la Paix) et teioheteh (le wampum deux rangées) qui protègent le droit de naissance original des peuples véritables de l’île de la Grande Tortue sont violés. Ces transgressions criminelles commettent des crimes et essaient de détruire la viabilité des peuples en essayent de les taxer illégalement. Les peuples originels sont exonérés de tout imposition.

Objection: A tout empiètement par des entités entrepreneuriales coloniales sur un quelconque de nos territoires. Les squatteurs corporatistes essaient de manière flagrante de voler nos fonds et produits au travers de menaces, de mensonges et de subterfuges pour nous retirer notre libre utilisation et plaisir d’être sur nos terres, Nous, onkwehonwe avons lutté pour maintenir à flot notre propre économie. Le NAFTA (NdT: traité de libre-échange en Amérique du Nord entre les USA, le Canada et le Mexique) prétend avoir le droit de libre-échange mais nie aux peuples originels notre droit de naissance d’être auto-suffisants et auto-gérés. (NdT: ceci est un arrangement entre les entités coloniales régissant au nom de la “couronne” les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, ces trois états-nations nient et refusent aux peuples autochtones originels tout droit à l’auto-détermination et à la complète souveraineté. La loi coloniale affirme que si souveraineté il y a eu, elle fut automatiquement oblitérée par l’assertion de souveraineté des couronnes britannique et espagnole… Elle est pas belle la vie sous le soleil du christianorum dominorum ??…)

Le CMK ne fait que représenter la volonté des entités coloniales que sont le Canada et le Québec et non pas celle de Kanionkehaka. (NdT: peuple mohawk)

Bases d’action:

Alors que kenonhontsa-kwenio sont les véritables nourrices de la terre, de l’eau et de l’air d’Onowareke (Île de la Grande Tortue) depuis le début.

Alors que la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI) de l’ONU de laquelle le Canada est signataire, affirme que toutes les entreprises coloniales doivent obtenir notre consentement et notre permission pour empiéter sur nos terres, le Canada, le Québec et leurs sbires des conseils ne peuvent pas nous forcer, nous menacer et nier notre existence sur nos terres.

Ainsi Onkwehonwe ordonne à ces entreprises privées de se désister de leur carnage. Cette imposition sur nous n’est en rien une “réconciliation”, ce n’est de fait que la continuation de leur programme de génocide.

NOUS, les kenonhontsa-kwenio des rotino-shonni-onwe, faisons remarquer cette objection comme étant juste et de plein droit et que:

Le Canada, le Québec et leurs sbires sont donc expressément ordonnés de cesser immédiatement et de se désister de leur carnage perpétré sur notre terre-mère et sa progéniture.

Nos droits humains, spirituels, politiques et économiques doivent être respectés. Toutes ces entités doivent communiquer avec nous au travers des voies diplomatiques pour discuter ce qui sera notre arrangement entre nos deux peuples.

Pour les raisons présentées ci-dessus, NOUS, les kenonhontsa-kwenio déclarons ce qui suit:

Si ces entreprises et leurs entités devaient briser notre droit de naissance, des mesures nécessaire devront être prises. Vous êtes prévenus.

Kanion’ke:haka de rotino’shonni:onwe (peuple Mohawk de la confédération Iroquoise):

Peuple passé, présent et futur.

rotiniahton ronathhion-ni rotiskare:wake

= = =

Lectures connexes:

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Résistance au colonialisme: Dernier discours d’un grand résistant, le chef Cayuga Deskaheh (Confédération Iroquoise 1925)

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Le dernier discours de Deskaheh

 

Levi General, Deskaheh

1925

 

Au soir du 10 Mars 1925, souffrant de sérieuses attaques de pleurésie et de pneumonie, il fit son dernier discours. Il le fit devant un micro dans la ville de Rochester (état de New York, USA). Une fois de plus, et plus fort que jamais, il lança un défi à la face des grandes nations qui nient les droits et les demandes des petits peuples.

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Novembre 2015

 

Note de résistance 71:

Levi General, chef charismatique de la nation Cayuga de la Confédération Iroquoise Haudenesaunee fut reçu au Grand Conseil avec le titre de “Deskaheh” en 1917. Il lutta sans relâche contre les lois d’assimilation niant les traités mises en place par le gouvernement fédéral du Canada, après la première guerre mondiale; il alla à Genève et monta un dossier pour plaider la cause autochtone à la Ligue des Nations (LDN) organisation fantoche qui précéda l’ONU, ce qu’il fit en 1923. La Ligue l’ignora. Il est à noter que le Canada ne pouvait pas faire partie de la LDN car vu à juste titre, comme une entité coloniale britannique.
Perçu comme un fauteur de troubles au Canada, il fut ciblé par les autorités, persécuté par la GRC et se vit refuser l’accès de retour au Canada. Il demeura jusqu’à sa mort en 1925 chez des amis dans l’état limitrophe de New York. En 1924, le Canada renforça la loi sur les Indiens (Indian Act) et refusa de reconnaître les conseils traditionnels autochtones. Le gouvernement colonial mit en place le système électoral des “Conseils de Bandes” (appelés “conseils de tribus” aux Etats-Unis) avec lesquels ils “traitent” des “affaires indiennes” depuis. Les Conseils de Bandes, rassemblés nationalement au Canada sous la bannière de l’Association des Premières Nations (APN ou AFN de son acronyme anglais), ne représentent pas la voix des nations autochtones, mais uniquement la voix “officielle” liée au gouvernement colonial et pilotée depuis Ottawa.

Il est grand temps que les Canadiens comprennent que les conseils de bandes élus des nations premières ne sont pas et ne représentent aucunement la voix des peuples et nations originels de ce sous-continent nord-américain.
La lutte pour faire reconnaître les modes traditionnels de gouvernance autochtones est toujours de mise. Le système colonial comme à l’accoutumée divise pour mieux règner. Un accord (Wampum Deux Rangées) a été passé avec les premiers colons occupants hollandais en 1613 lors du traité de Tawagonshi qui fut enterriné et suivi par les Français, puis les Anglais avec le traité de Montréal de 1701. Rien n’a changé depuis lors. Il n’y a eu aucune cession ni abandon de terres, toute appropriation résulte d’un vol initial.
A la fin de sa vie, depuis l’exil, Deskaheh continua la lutte, voici traduit par nos soins, son dernier discours, toujours d’une actualité plus que brûlante et pour cause: les problèmes n’ont jamais été correctement adressé.
(Résistance 71)

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Pratiquement tous ceux qui écoutent ces mots sont, je le suppose, des visages pâles (NdT: traduction directe de l’expression anglaise employée: “pale face”…). Je ne le suis pas. Ma peau n’est pas rouge, mais c’est de cette façon que mon peuple est appelé par les autres. Ma peau est brune, marron clair, mais nos joues possèdent cette petite rougeur et c’est pour cela que nous sommes appelés “peau-rouge”. Cela ne nous gêne pas. Il n’y a aucune différence entre nous sous les peaux, c’est ce que tout expert avec un couteau de boucher n’a jamais découvert. (*) – voir note sous le texte –

Ma terre natale est sur Grande Rivière. Jusqu’à ce que nous n’en vendions une grande partie, notre pays s’étendait jusqu’au lac Erie, où, il y a 140 hivers de cela, nous avions une petite côte bien à nous ainsi que notre propre marine faite de vaisseaux en écorce de bouleaux.

Vous l’appellerez plus tard le “Canada”. Nous ne l’appelons pas de la sorte. Nous appelons les quelques 260 km2 qu’ils nous restent le “pays de la Grande Rivière”. Nous avons le droit de faire cela. C’est à nous. Nous avons la promesse signée de George III que nous aurons cette terre à tout jamais de lui ou de ses successeurs et il a promis de nous protéger dans ce territoire.

Nous ne pensions pas que nous vivrions assez longtemps pour constater qu’une promesse britannique n’était pas assez bonne. Un pied ennemi est sur notre terre et George V le sait car je lui ai personnellement dit, mais il ne lèvera pas le petit doigt pour nous protéger, ni ses ministres du reste. Quelqu’un qui voudrait nous enlever nos droits est, bien entendu, notre ennemi.

Pensez-vous que tout gouvernement devrait arrêter de considérer de savoir si un but égoïste doit-être gagné ou perdu en tenant sa promesse ?

En bien des points nous sommes juste comme vous. Nous aimons parler de nos problèmes. Vous faites cela aussi. Vous nous avez dit que vous aviez de grands problèmes il y a plusieurs hivers parce qu’un géant avec un gros bâton vous courrait après. Nous vous avons aidé à le fouetter. Beaucoup de nos jeunes braves se sont portés volontaires et bon nombre d’entre eux ont donné leur vie pour vous. Vous étiez bien disposés à les laisser combattre en toutes premières lignes en France. (NdT: Deskaheh parle ici des volontaires autochtones qui se sont enrôlés et ont combattu dans l’armée canadienne durant la 1ère guerre mondiale dans les tranchées de France…) Maintenant nous voulons vous parler de nos problèmes et de ce qui nous trouble.

Nous ne voulons pas dire que nous en appelons à vos gouvernements, nous sommes fatigués d’en appeler à tous les gouvernements des visages pâles sur le continent américain et en Europe. Nous avons essayé cela à maintes reprises et avons trouvé que cela était parfaitement inutile. A partir de maintenant, nous voulons la justice. Après tout ce qui nous est arrivé, ce n’est certainement pas trop demander. Vous avez obtenu plus de la moitié des territoires que vous possédez ici en faisant la guerre aux hommes rouges, le plus souvent de manière totalement non provoquée, et vous en avez obtenu un autre quart par la corruption de certains de nos chefs, pas un quart n’avez vous obtenu de manière honnête et légale. Pourtant vous auriez pu en avoir une bonne partie honnêtement si vous aviez pourtant essayé.

Vous les jeunes des Etats-Unis ne croirez peut-être pas ce que je dis. Ne me croyez pas sur parole, mais lisez votre histoire. Une bonne dose de la véritable histoire à ce sujet a été maintenant publiée. Nous avons encore un peu de territoire pour vivre, juste assez pour y vivre et nous y coucher. Ne pensez-vous pas que votre gouvernement devrait être honteux de nous prendre le peu qu’il reste en prétendant que ceci fait partie de leurs territoires (NdT: volés pour la très vaste majorité..) ?

Vous devriez être honteux si vous les laisser faire. Avant que tout ne soit perdu, nous voulons vous faire savoir ce que vos gouvernements (coloniaux) sont en train de faire. Les gouvernements de Washington et d’Ottawa ont une politique silencieuse de partenariat politique. Celle-ci vise à briser chaque tribu, chaque nation d’hommes rouges afin de pouvoir dominer chaque hectare de leur territoire. Vos hauts-fonctionnaires sont les nomades aujourd’hui et non pas les hommes rouges. Vos officiels ne resteront pas chez eux.

A Ottawa, ils appellent cela la politique du “progrès indien”. A Washington, ils appelent cela “l’assimilitation”. Nous, qui serions les victimes sans défense, disons que cela s’appelle la tyrannie.

Si cela doit aller au bout de la nuit, nous préférerions que vous veniez avec vos flingues et vos gaz toxiques et que vous vous débarrassiez de nous de cette façon. Faites le ouvertement et sans ambage. Arrêtez cette prétention de dire que vous avez le “droit” de nous subjuguer et de nous faire plier à votre volonté. Vos gouvernements le font en mettant en place vos lois coloniales étrangères sur nous. Ceci n’est qu’une action en sous-main. Ils peuvent nous subjuguer par l’utilisation de vos tribunaux. Cela vous plairait-il de vous retrouver traînés au Mexique pour y être jugés par les Mexicains et de vous retrouver en prison sous le coup de la loi mexicaine pour ce que vous avez fait chez vous ?

Nous ne voulons aucune de vos lois et de vos coutumes que nous n’avons pas adoptées nous-mêmes. Nous en avons adopté pas mal (NdT: trop ?…) Vous en avez adoptées quelques unes des notres comme par exemple le vote des femmes. Nous nous comportons aussi bien (ou mieux) que vous et vous seriez d’accord si vous nous connaissiez mieux.

Nous serions bien plus heureux aujourd’hui si on nous fichait la paix que vous qui vous auto-proclamez “Américains” ou “Canadiens”. Nous n’avons pas de prisons et n’en avons aucunement besoin. Vous avez beaucoup de prisons mais contiennent-elles tous les criminels que vous condamnez ? Faites face à la justice et condamnez-vous tous les violeurs des milliers et milliers de lois que vous avez ?

Vos gouvernements (coloniaux) se sont récemment résolus à de nouvelles pratiques au sein de leurs politiques indiennes. Auparavant, ils soudoyaient souvent nos chefs pour qu’ils signent des traités afin de prendre nos terres. Maintenant ils savent qu’ils peuvent plus facilement se saisir de nos territoires restant en nous privant de nos droits politiques et en nous forçant à nous “intégrer”, à prendre votre “citoyenneté” ainsi ils donnent le boulot dans leurs bureaux des affaires indiennes aux jeunes gens intelligents d’entre nous qui le feront et qui, pour gagner leur chèque, disent que nos peuples veulent devenir des citoyens de votre entité et que nous sommes prêts à voir notre vie tribale détruite et que nous voulons que le gouvernement fédéral le fasse. Mais ceci est totalement faux !

Vos gouvernements coloniaux actuels ont appris tout cela des britanniques. Les Britanniques ont pratiqué depuis longtemps tout ceci sur des peuples bien plus faibles et ont mené à bien leur politique de subjuguer le monde, s’ils l’ont pu, à l’impérialisme britannique. Sous son couvert, vos législateurs assument maintenant la gouvernance des peuples trop faibles pour vous résister dans vos tribunaux. Il n’y a aucune limite territoriale de 5km ou de 20km pour les gouvernements qui veulent tout forcer.

Il y a trois hivers, le gouvernement canadien a décidé d’hypothéquer les fermes de nos soldats revenant de la guerre pour sécuriser des emprunts qui leur furent faits dans l’intention d’utiliser les tribunaux canadiens pour forcer les paiements au nom des autorités canadiennes sur des terres nous appartenant. Lorsqu’Ottawa s’y est essayé, notre peuple s’est rebellé. Nous savions que cela signifiait la fin de notre mode de gouvernance traditionnel. Parce que nous avons résisté, le gouvernement colonial canadien a commencé à faire respecter toutes sortes de lois de domination provinciales et a envoyé des gens pour faire respecter les lois et les “coutumes” canadiennes sur nous. Nous avons fait appel à Ottawa au nom de nos droits en tant que peuple séparé et de nos droits inhérents aux traités ; la porte nous fut claquée à la figure. Nous avons ensuite été à Londres avec notre traité et avons demandé la protection qu’il garantit ; personne n’y a prêté une quelconque attention. Puis nous avons été devant la Ligue des Nation à Genève sous son accord de protection des petits peuples et de faire respecter les traités, nous y avons attendu patiemment un an pour une audience, que nous n’avons jamais obtenue.

Pour nous punir d’essayer de préserver nos droits, le gouvernement canadien prétend maintenant abolir notre gouvernement (traditionnel) par Proclamation Royale et il a prétendu imposer un gouvernement canadien au-dessus de nous, composé des quelques traîtres parmi nous qui acceptent de se faire payer par Ottawa et de faire ce que les colons demandent. Finalement, les fonctionnaires d’Ottawa, sous le prétexte d’une visite amicale, nous ont demandé d’inspecter nos précieuses ceintures de traité Wampum, faites par nos Pères il y a des siècles pour archiver notre histoire et lorsque nous leur avons montré, ces fonctionnaires fourbes les ont saisi et ont emporté ces ceintures comme des bandits emportent leur butin. La seule différence étant que notre gardien des ceintures Wampum n’a pas mis les mains en l’air, nos mains ne se mettant en l’air que lorsque nous invoquons le grand esprit. Les votres se mettent en l’air à ce qu’on nous a rapporté, lorsque quelqu’un fait les poches de son propre frère blanc. D’après ce que racontent vos journaux, elles sont bien souvent en l’air depuis un moment…

Le gouvernement d’Ottawa pensait que sans les ceintures Wampum à lire dans la cérémonie d’ouverture de nos conseils des Six Nations, nous abandonnerions notre règle d’auto-gouvernement et d’autogestion, étant victimes de quelconques superstitions. Quelque superstition que ce soit à laquelle est tombée victime le peuple de Grande Rivière n’est en aucun cas la révérence envers les ceintures Wampum mais bel et bien de sa confiance mise dans l’honneur de gouvernements qui affirment être ceux d’une civilisation supérieure.

Nous avons fait confiance aux Britanniques il y a bien des années avec de très larges sommes d’argent, de notre argent dont ils ils devaient s’occuper pour les territoires que nous leur avions cédés. Ils prirent 140 000 $ de cet argent il y a maintenant 75 hivers pour les utiliser à leurs propres fins égoïstes, ils ne nous ont jamais rendu cet argent.

Votre gouvernement des Etats-Unis à ce qu’on me dit, vient juste de décider de retirer toutes les libertés politiques de l’Homme Rouge que vous avez promis de protéger pour toujours, en passant une telle loi au congrès en défi total des traités signés par votre président George Washington. Cette loi bien sûr, voudra dire le bris et la division des tribus et des nations si cela est mis en application. Notre peuple prérèrerait être privé de son argent que des ses libertés politiques, et vous également.

Je suppose que vous n’avez jamais entendu parler de mon peuple et que beaucoup d’entre vous pensent que nous avions rejoint les grands espaces de chasse il y a longtemps. Et bien NON ! Il y a autant d’entre nous qu’il y a mille hivers, il y a de plus en plus d’Indiens et cela fait une grande différence dans le respect que nous observons venant de vos gouvernements.

Je vais vous poser une question ou deux. Réfléchissez-y bien et ne répondez pas trop vite. Pensez-vous vraiment que toutes les personnes doivent avoir une protection égale sous la loi internationale alors même que maintenant vous êtes devenus si forts et si puissants ? Pensez-vous vraiment que les promesses des traités se doivent d’être tenues ? Pensez bien à ces questions et formulez attentivement vos réponses…

Nous ne sommes plus dépendants comme nous l’étions auparavant. Nous n’avons plus besoin d’interprètes maintenant. Nous connaissons votre langue et nous pouvons comprendre vos mots de nous-mêmes et nous avons appris à décider par nous-mêmes ce qui est bon pour nous. Il est très mauvais de prendre conseil d’autres personnes pour tout cela.

Vous les mères me dit-on avez bien des choses à dire de votre gouvernement. Nos mères ont toujours eu leurs mains dans le notre. Peut-être pouvez-vous faire quelque chose pour nous aider maintenant. Si vous les mères blanches avez un cœur de pierre et ne nous aidez pas, peut-être que vos fils et vos filles qui écoutent ce programme et qui ont aimé lire des histoires de notre peuple, les vraies histoires je veux dire, nous aiderons lorsqu’ils grandiront et s’il reste quelques uns d’entre nous à aider s’entend.

Si vous devez nous traiter comme si nous étions des citoyens sous votre gouvernement, alors ceux d’entre vous qui ont faim de terres et de propriétés possèderont nos fermes et nous les voleront par tous les moyens possibles en utilisant vos lois de propriété et vos tribunaux que nous ne comprenons pas et que nous ne voulons pas du tout apprendre. Nous serons alors sans abris et devrons errer dans vos grandes villes pour y travailler pour un salaire, pour acheter du pain, pour payer un loyer, des impôts, pour vivre sur cette terre et pour y vivre dans de petites piaules dans lesquelles nous suffoquerons. Nous serions alors dispersés et perdus pour nous-mêmes ainsi que parmi vous. Nos fils et nos filles devront se marier avec vous ou pas du tout. Si la tuberculose nous élimine ou si nous ne procréons plus ou si nos enfants sont mélangés dans l’océan de votre sang, alors il n’y aura plus d’Iroquois. Donc filles et garçons si vous grandissez et affirmer le droit de vivre ensemble et de vous gouverner vous-mêmes, comme vous le devriez, et si vous ne concédez pas le même droit aux autres, alors vous deviendriez des tyrans ne pensez-vous pas ? Si vous n’aimez pas ce mot, utilisez-en un autre, un meilleur si vous pouvez en trouver un, ne vous leurrez pas vous-même par le mot que vous utiliserez.

Fils, vous respectez vos pères parce qu’ils sont membres d’un peuple libre et avec une voix dans le gouvernement au dessus de la leur et parce qu’ils ont aidé à le faire pour eux-mêmes et vont vous le léguer. Si vous saviez que vos père n’ont rien eu à faire avec le gouvernement qu’ils subissent, mais qu’ils étaient les sujets de la volonté d’autres personnes, vous ne pourriez pas les admirer et ils ne pourraient pas vous regarder en face. Ils ne seraient pas de véritables hommes et vous ne le seriez pas non plus.

Les pères au sein de notre peuple ont été de vrais hommes. Ils se plaignent maintenant contre l’injustice d’être traités comme quelque chose d’autre et d’être appelés incompétents qui doivent être gouvernés par d’autres, ce qui veut dire par les hommes qui pensent cela d’eux.

Fils, pensez-y. Faites-le avant que vos esprits ne perdent le pouvoir de comprendre qu’il y a d’autres gens dans ce monde autres que vous et ayant un droit égal d’y être au votre. Vous voyez qu’un peuple aussi fort que le votre est un grand danger pour les autres gens qui vous entourent. Vous allez déjà parvenir d’assez près à être la loi en ce monde de manière à ce que personne ne puisse vous fouetter. Pensez alors ce que cela veut dire de grandir avec la volonté d’être injuste envers les autres, de croire fermement que quoi que fasse votre gouvernement aux autres ne constitue pas un crime, même si cela en est un particulièrement vicieux. J’espère que les nord-Américains d’origine irlandaise vont y penser, ils avaient l’habitude de le faire lorsque cela se rapportait à eux.

Ceci est l’histoire des Mohawks, l’histoire des Oneidas, des Cayugas, je suis Cayuga, des Onondagas, des Senecas et des Tuscaroras. Ce sont les Iroquois. Expliquez cette histoire à ceux qui n’ont pas écouté. Peut-être qu’on m’arrêtera de la raconter cette histoire, mais si on m’en empêche alors que j’ai tenté de le faire, l’histoire ne sera pas perdue ni oubliée. Je l’ai déjà raconté à des miliers de personnes en Europe, elle a été inscrite dans les archives, là où vos enfants pourront la trouver quand je serai mort ou qu’on m’aura jeté en prison pour dire la vérité. J’ai expliqué cette histoire en Suisse. On peut y dire la vérité en public là-bas, même si cela devient inconfortable pour quelques personnes célèbres.

Cette histoire vient directement de Deskaheh, un des chefs des Cayugas. Je suis le porte-parole du Conseil des Six Nations iroquoises, la plus ancienne ligue des nations en existence. Elle fut fondée par Hiawatha. C’est une ligue, une confédération, qui est toujours bien vivante et qui a l’intention, du mieux qu’elle le peut, de défendre les droits des nations iroquoises pour qu’elles vivent sous leur propre loi (NdT: Kaiane’reko:wa ou Grande Loi de la Paix) dans leurs petits pays restant, sous le Grand Esprit et les coutumes inhérentes et de jouir des droits qui sont le plus sûrement les leurs tout comme les droits de l’homme blanc sont les siens.

Si vous pensez que les Iroquois se font avoir, écrivez des lettres depuis le Canada à vos ministres et votre parlement, depuis les Etats-Unis à vos membres du congrès et dites leur. Ils vous écouteront puisque vous les avez élu. S’ils sont contre nous, demandez leur quand et comment ont-ils obtenu le droit de gouverner des peuples qui n’ont aucun parti-pris dans votre mode de gouvernement et qui ne vivent pas dans votre pays mais dans le leur. Ils ne pourront pas répondre à cette question de manière rationnelle.

Encore un mot pour que vous vous rappeliez de notre peuple. Si nous n’avions pas aidé en temps et en heure, vous ne seriez pas là. Si il y a 166 hivers, nos guerriers n’avaient pas aidé les Britanniques au Québec, celui-ci ne serait pas tomber aux mains des Britanniques. Les Français auraient viré vos ancêtres parlant anglais de cette terre avec armes et bagages. Ce serait un peuple parlant français aujourd’hui au Canada et non pas vous. Cette partie de votre histoire ne peut pas être escamotée en volant nos ceintures wampum qui racontent cette histoire.

Je pourrais vous en dire bien plus sur notre peuple et je le ferai une autre fois, si vous m’en faites l’honneur.

 

= = =

 

Note (*) de haut de pages: L’origine du mot “peau-rouge”.

Source: historienne Roxanne Dunbar-Ortiz, “An Indigenous peoples’ History of the United States”, Beacon Press, 2014, pages 64-65

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

-[]- “ En tant que récompense pour recruter des combattants (contre les Indiens), les autorités coloniales introduisirent un programme de scalpage (chasse au scalp) qui devint un élément de longue durée et permanent de la guerre coloniale contre les nations autochtones. Durant la guerre contre les Péquots, les officiels du Connecticut et du Massachussetts offrirent des récompenses en premier lieu pour les têtes des Indiens tués, puis plus tard seulement pour leurs scalps, qui étaient plus transportables en grand nombre. La chasse aux scalps ne devint routinière qu’à partir des années 1670 […] La chasse au scalp devint une activité très lucrative. Les autorités coloniales encouragèrent les colons à partir en “chasse” par eux-mêmes, en petit groupe et de récolter le plus de scalps possibles pour de l’argent. L’historien John Grenier fait remarquer que “les colons établirent la privatisation de la guerre sur une grande échelle au sein des communautés pionières américaines…” De plus les chasseurs de scalps pouvaient prendre les enfants prisonniers et les vendre comme esclaves. Ces pratiques effacèrent toute distinction demeurant entre les Indiens combattants et les non-combattants et cela introduisit également un marché pour les esclaves autochtones.

Les récompenses pour les scalps autochtones furent également honorées même en temps de paix officielle. Les scalps et les enfants indiens devinrent des monnaies d’échange et ce développement dans ce commerce créa même un marché noir. La chasse au scalp n’était pas seulement profitable pour les entreprises privées, mais ce fut aussi un moyen d’erradiquer ou de subjuguer la population originelle sur la côte atlantique anglo-américaine.

Les colons y donnèrent un nom pour les corps mutiliés et sanguinolents laissés dans le sillage de la chasse aux scalps: Les Peaux-Rouges.

Cette façon de faire la guerre, forgée dans le premier siècle de la colonisation de l’Amérique du Nord, détruisant les villages autochtones, leurs champs, massacrant combattants et non-combattants et chassant le scalp, devint la base même des guerres contre les peuples originels du continent et ce jusque la fin du XIXème siècle.” –[]-

Résistance au colonialisme: La planification génocidaire au Canada (et au pays du goulag levant)

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Abolir l’empire: Mouvement pour la répudiation de la doctrine chrétienne de la découverte

 

Dix étapes d’un changement de régime

 

Mohawk Nation News

 

18 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/05/18/ten-steps-to-regime-change/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les lois sur les Indiens et la terre de 1924 établirent les camps de prisonniers de guerre appelés “réserves indiennes” ou RI à travers le Canada. Le projet de loi liberticide actuel C-51 est la dernière tentative en date du Canada pour légaliser le génocide. Voici les 10 étapes illégales pour démanteler Ongwe’hon:we (peuples et nations indigènes) au moyen d’un changement de régime corporatiste, de relocation ou de procédures létales sans témoins.

  1. L’unité de réponse militaire est située dans la “salle d’état-major” hi-tech au ministère des Affaires Indiennes, dirigée par un chef de surveillance, enquêteur très bien informé. Il rapporte à un officier de l’armée. Les entitités fédérales, d’état et des provinces travaillent ensemble pour le bénéfice de l’élimination d’Ongwe’hon:we. Les pontes de l’armée, toutes les unités du détail et les conseils de bandes locaux travaillent ensemble. Des équipes d’intervention militaires encerclent toutes les RI. Les opérations sont planifiées des années par avance.
  2. Tous les incidents sont rapportés en détail, incluant les rumeurs et les histoires inventées. La surveillance est constante. Des agents infiltrent les communautés sous des déguisements variés. Une liste de “ceux à éliminer” est établie.
  3. Des militaires et des agents des services de renseignement de la CSIS/CIA sont intégrés dans les médias afin de contrôler l’information (NdT: extension de l’opération “Mockingbird” aux Etats-Unis…), de retourner le public contre la cible, de filmer les opérations à des fins d’étude et d’identification.
  4. Les médias instillent la peur dans les communautés (blanches) environnantes faisant la promotion de la peur, de la colère vers tout autochtone Ongwe’hon:we. En 1990, les communautés environnantes firent la requête pour que l’armée attaque les Mohawks. Des postes de commandement sont établis en un instant pour pénétrer les RI une fois que le conflit a été créé. Alors une “nouvelle gestion” ou une force létale est demandé. Ce cycle historique se perpétue.
  5. “L’assassin économique” soudoie le conseil de bande (au Canada) ou de tribu (aux Etats-Unis) pour leur coopération. Les chefs (élus du système corporatiste et colonial) sont en liaison constante avec l’armée. Des réunions secrètes se déroulent sur les parcours de golf locaux. Le commandant est impliqué au cours de l’opération “réelle”.
  6. Les professions indépendantes, les anciens, les femmes et les enfants sont ciblés pour les réduire au silence. Certains sont bannis. Les commerces sont mis sous contrôle ou brûlés, détruits.
  7. Des provocateurs, des indics, des espions, des cerbères surveillent et font leur rapport à l’enquêteur. Ils sont formés pour être amicaux, faire les liens sociaux, créer de la discorde, disséminer des rumeurs, pacifier ou perpétrer des attaques locales ou entrer en conflit pour diviser les gens et ce en toute impunité.
  8. Les conseils de bandes signent des mandats d’arrêt en blanc. Les flics locaux attendent tandis que les habitants ciblés sont menacés. Certains incidents se déroulent sous fausse-bannière afin de tromper les gens et de faire monter la tension. Le chaos qui s’ensuit éventuellement discrédite les flics et les conseils de bandes. L’armée entre pour contrôler la situation.
  9. Les conseils de bandes et de tribus acceptent de se retrouver sous le contrôle d’une corporation économique et politique pour créer la “paix”. La loi martiale est déclarée. Les routes sont fermées. Les maisons sont fouillées. Le couvre-feu est institué. Les droits civiques et la liberté individuelle sont levés. Les fauteurs de trouble sont évacués. Une combinaison de théâtre, de coercition et de menaces de contrôler tout le monde et d’établir un régime corporatiste désiré, est mise en place. Les perpétrateurs rapportent ultimement qu’ils ne faisaient que “suivre les ordres” et ne peuvent pas se rappeler avoir fait quoi que ce soit de répréhensible, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent accusés d’abus des droits de l’Homme et de génocide !
  10. La loi de la terre sur l’Île de la Grande Tortue est Kaianereko:wa et elle prévaudra.

2001 interrogation of Dennis Blythe, BCI Bureau of Criminal Investigation on the INDIAN Detail conducted May 18, 1997, by the Onondaga Council of Chiefs Inc. and New York State against the Rotinoshonni. US District Court, Northern District of NY. [Ronald Jones vs. NYS 98 CV 374.]  

Résistance politique: Démonter le colonialisme nord-américain pierre par pierre…

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Heil Harper ! Joyeuse fête nationale du Canada

 

Mohawk Nation News

 

1er Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/07/01/heil-harper-happy-canada-day/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Rendre à la nation Tsilhqot’in les 1750km2 de terres volées ne fait que gratter la surface du problème de la propriété territoriale sur l’Île de la Grande Tortue (NdT: l’Amérique du Nord pour les Amérindiens du nord). Le Canada est une corporation, une entreprise [ISO#1366-2:CA] et vous êtes en territoire indien !

Nos visiteurs vont devoir comprendre une fois pour toute l’accord du traité Wampum Deux Rangées. La Grande Paix de Montréal de 1701 entre les nations autochtones inhérentes et les visiteurs a été conclue par un accord. Les Français ont accepté le concept du Wampum Deux Rangées (NdT: comme l’avait fait avant eux les Hollandais à la fin du XVIIIème siècle) et furent d’accord pour devenir un esprit avec nous. La moitié de tout revenu irait dans un fond indien commun. Ils pouvaient demeurer dans notre espace, sur nos terres et partager en paix. Tout développemet était partagé. Un mois plus tard les Anglais furent aussi d’accord de suivre le même traité. Nous les avons invité au “Canada”. Ils se sont installés à Kingston suite au traité de Nanfan et le traité des territoires de la chasse au castor “Beaver Hunting Grounds Treaty” de 1701. Tous deux voulaient quelque chose que nous avions et se sont illégalement commis nos fiduciaires (trustees). En 1704, la reine Anne d’Angleterre a confirmé ce fond indien et a ordonné que tout conflit serait supervisé par une tierce partie impartiale.

Pour détruire Kaianehreko:wa, la Loi de la Grande Paix (NdT: constitution de 117 articles de la confédération des nations iroquoises), les franc-maçons ourdirent un plan de déclencher une guerre révolutionnaire. Dès son enfance, le Mohawk Joseph Brant fut adopté par Sir William Johnson, le représentant du roi George d’Angleterre dans la colonie américaine. La sœur de Joseph, Molly, devint une des nombreuses maîtresses de Johnson. En 1761, Joseph fut envoyé dans des écoles Quaker sur la côte Est où on fît de lui un patriote britannique. Parmi les écoles qu’il fréquenta fut celle de Wheelocks Moors Indian Charity School dans l’état du Connecticut, qui est maintenant le Dartmouth College.

Joseph nous connaissait, il parlait nos langues. La Confédération Iroquoise le nomma interprète et seulement interprète. Il connaissait la loi de la Grande Paix, laquelle il fut entraîné à subvertir. Il était un stratège et un capitaine de l’armée britannique. Il a aidé les Quakers a réécrire la Grande Loi de la Paix et à la retourner en une religion chrétienne alors nommée le “Handsome Lake Code” ou code du lac Handsome.

Lisez  Joseph Brant’s Skullduggery.

En 1775, il alla à Londres, y devint franc-maçon au 33ème degré et reçût son tablier directement du roi George d’Angleterre. Puis, il revint et alla dans toutes les nations pour leur dire que nous, les Iroquois, devions prêter allégeance et loyauté au roi d’Angleterre. (“Joseph Brant: A man of Two Worlds”). En 1805, il fut déposé pour sa trahison par l’ensemble des 50 chefs de guerre de la Confédération Iroquoise.

Joseph Brant, Man of Two Worlds book review.

Une fois que les entreprises commerciales appelées “Etats-Unis” et “Canada” seront dissoutes, les oligarques essaieront de mettre en place un pseudo-système de pouvoir qu’ils peuvent contrôler, la Confédérations de 6 nations Iroquoises Inc. Celle-ci est déjà établie à Onondaga. Ils recherchent le prochain Joseph Brant, qui aurait les mêmes qualités pour eux: parlant couramment dans nos langues, connaisseur de notre histoire, capable de nous remettre du coton sur les yeux et appartenant au bon clan.

Brant a aidé les oligarques à couper l’arbre de la paix de façon à ce qu’il y est une guerre constante et permanente. Nous allons replanter l’arbre de la paix pour le monde.

Le numéro d’enregistrement du Canada en tant qu’entreprise commerciale, corporation est: ISO 1366-2:CA. Le 1er Juillet de chaque année, les Canadiens célèbrent le “jour du corporatisme”, la première entreprise se déguisant en pays, les Etats-Unis étant la seconde: ISO 3166-2:US, datant du 21 Février 1871 (NdT: la création officielle du Canada remonte à 1864. Du reste sur certains papiers, documents, sur des T-Shirts etc… On voit souvent cette inscription à côté du mot “Canada”… “Est.1864” pour “Established in 1864”, comme on le ferait d’une entreprise “établie depuis 1864”…)

En ce jour de fête nationale du Canada Robbie Robertson nous rappelle que: “Together we dance/Ensemble nous dansons, all the First Nations/toutes les premières nations. There ain’t no chance we’re ever gonna give up/ Il n’y a aucune chance que nous abandonnions. This is Indian country!/ceci est territoire indien!” Robbie Robertson, Stomp Dance.

Video: Loran stands up for Great Peace.

Crumbling of pyramid begins.

Résistance politique… futile ou nécessaire ? La réponse amérindienne…

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« Les colons et les colonisés ont été forcés d’accepter et de vivre dans un état dénué de liberté ; ceci a été rendu possible par le vaste mensonge qui est intriqué dans chaque aspect de nos vies aussi loin que nous puissions nous en rappeler et ce en tant que mémoire, identité et comme relations politiques et économiques de domination et d’exploitation… Le colonialisme est une relation totale au pouvoir et il a façonné les existences non seulement de ceux qui ont perdu mais aussi de ceux qui ont profité. »
~ Professeur Taiaiake Alfred, Ph.D Science Politique ~

 

La résistance n’est pas futile

 

Mohawk Nation News

 

13 Mai 2012

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2012/05/14/resistance-is-not-futile/#comment-2768

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La notion de dire que la résistance est futile est mensongère. Nous devons résister pour survivre.

L’élite européenne a envoyé des envahisseurs pour nous enlever, assimiler ou tuer et prendre nos possessions afin d’améliorer leurs vies. La maladie nous a presque totalement éradiqué. Ils ont sévi sur terre comme des marauders, des pillards, détruisant des sociétés entières pour tout contrôler et collecter.

Mêmes des parties de notre corps sont copiées ou volées pour atteindre la perfection. La chirurgie esthétique reconstruit leurs visages pour ressembler à des visages sans rides de gamins de 5 ans et leurs corps reconstitués émulent notre désirable distinction. Ils ne nous aiment pas mais se laissent griller sur des lits UV pour nous ressembler.

Pour contrôler le monde par la force, l’assimilation et le génocide, ils doivent être mécaniques, sans émotions: “Vous vous adaptez ou nous vous tuerons.”

Ils assument une domination universelle en prenant ce qu’ils veulent, contrôlant et utilisant tout le monde, en nous disant: “Nous sommes un pouvoir qui va absorber vos territoires, vos richesses, votre énergie, votre culture, vous-mêmes.”

On en sait peu sur leur origine et leurs intentions. Ils ne négocient ni n’argumentent avec nous. Leur histoire est artificielle. Ils ont pensé que s’ils disséminaient leur semence, qu’ils pourraient survivre quelque part, le vent a soufflé tout cela aux quatre coins de l’oubli.

Quand Champlain est arrivé au Québec, il a déchargé ses armes sur nous et a commencé à tuer les Mohawks. Leurs messagers nous ont prévenu que toute résistance était futile, de baisser nos défenses, de soumettre notre culture et de les servir.

L’assassinat et l’assimilation forcée ont suivi pour faire disparaître nos vies et notre distinction.

D’abord nous les avons trouvés comiques, spécifiquement leur dévotion à la veûlerie. Nous avons été les témoins occulaires du comment ils violent la Nature.

Notre esprit est demeuré intact. Nous avons résisté l’assimilation, la mise en esclavage du corps et de l’esprit et avons maintenu notre identité. La conscience collective indigène fait partie du monde naturel et de l’univers. Les peuples naturels sont faits pour resister à l’annihilation.

Les envahisseurs furent tyranniques et coercitifs. Aujourd’hui, le mystère de la disparition de plus de 125 millions d’autochtones de l’hémisphère occidental (depuis 1492) est toujours caché. Personne n’a été mis en prison pour ces plus de 55 000 enfants autochtones assassinés par le gouvernement canadien dans son programme de pensionnats pour Indiens géré par les églises (NdT: catholique, anglicane, presbytérienne et unifiée du Canada, ce qui dénote bien la coalition des puissances coercitives usuelles de l’église et de l’état).

Après avoir enduré les brutalités pendant des siècles, Karoniaktajeh a dit “Nous sommes le lion assoupi qui se réveille”. Kaianerehkowa, la Grande loi de la Paix, qui est fondée sur le pouvoir naturel, influencera le monde entier.

Un peuple contrôlant d’autres êtres n’est pas naturel. Dans le système hiérarchisé capitaliste, un individu contrôle tout le monde par la force, la menace et le conditionnement psychologique.

Une figure similaire à la reine des abeilles fut créée pour gérer la ruche, donner les ordres d’attaquer ou de créer des provocations afin de collecter les biens. Un prétendu Mohawk a menacé récemment de les mettre en mode attaque.

L’intégration d’êtres vivants et de leur culture pour leur utilisation est répugnant. 500 ans d’Européens utilisant la force, la technologie et les forces vives des autres touchent à leur fin.

Des milliers d’espèces ont été soit assimilées soit détruites et des milliards de vie ont été exterminées. Les éléments naturels de résistance et de survie demeurent. Les éléments artificiels sont en voie de disparition.

Le nombre et le pouvoir des envahisseurs fondent comme neige au soleil.

L’esprit hiérarchique ne peut pas vaincre l’esprit communal autochtone.

Notre conscience collective a été étudiée de manière extensive afin de mieux nous éliminer. Nos pensées et modes de vie ont toujours été incompris de l’”élite” depuis tous ces siècles. Ils voient le monde naturel comme étant chaotique et pensent que leur système hiérarchique amène l’ordre du chaos. Quelle équipe de neuneus !

Les racines de l’arbre blanc de la paix ont poussé dans toutes les directions depuis l’Île de la Grande Tortue. Suivez les racines jusqu’à leur source. Paix.

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NOTES:

Joseph Goebbels:  “En énonçant un mensonge suffisamment gros et en le répétant, les gens finiront par le croire. Le mensonge ne pourra être maintenu que tant que l’État peut isoler les gens des conséquences politiques, économiques et/ou militaires du mensonge. Il devient alors vital pour l’État d’utiliser tout son pouvoir pour réprimer la dissidence, car la vérité est l’ennemi mortel du mensonge et donc par extension, la vérité est le plus grand ennemi de l’État.”

Hermann Goering [au procès de Nüremberg 1945-6]:    “Naturellement, les peuples, gens du commun, ne veulent pas de la guerre: ni en Russie, ni en Angleterre, ni en l’occurence en Allemagne. Ceci est bien compris. Mais après tout, ce sont les leaders des nations qui déterminent la politique. C’est en fait très simple de mener le peuple dans la guerre, que ce soit dans une démocratie libérale ou une dictature fasciste, un parlement ou une dictature communiste. Avec ou sans sa voix, le peuple peut toujours être ramené à la volonté des leaders. C’est facile. Tout ce que vous avez à faire est de leur dire que nous sommes sous attaque et de dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et qu’ils représentent un danger pour la nation. Cela marche de la même façon quel que soit le pays.”

Eto Wokoam, Mohawk, a dit en 1710, après son retour d’Angleterre: “Ils se fient à l’écriture. C’est comme cela qu’ils seront jugés.

Résistance politique: La voie légale à la chute de l’empire… Les Mohawks montrent le chemin…

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Encore un hiver

 

Mohawk Nation News

 

28 Mai 2014

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/05/28/one-more-winter/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le système de conseil de bande (tribu) entrepreneurial fait partie intégrante de la corporation, de l’entreprise Canada. La mission de l’entreprise est de distribuer la pauvreté parmi nos peuples afin de pouvoir accélérer les extractions des ressources de nos territoires pour leurs entreprises multinationales. Pour que notre peuple récupère son pouvoir inhérent et ses possessions, le conseil de bande doit dissoudre la grille du pouvoir entrepreneurial.

Les chefs corporatistes essaient finalement d’arrêter le vol constant de notre toujours croissant Indian Trust Fund (fond fiduciaire indien). 50% du bénéfice sur chaque caillou, arbre et ressource naturelle, sont partis dans nos fonds fiduciaires depuis que les envahisseurs sont arrivés les mains vides sur nos côtes. L’entreprise de la Couronne (City de Londres) appelée “Canada” a commis un génocide et nous a placé dans des camps de prisonniers appelés “réserves” tandis qu’elle volait toutes nos possessions.

Les chefs entrepreneuriaux peuvent instantanément dissoudre leur entité de conseil de bande (tribu) ~ NdT: qui est un système étatique fédéral de contrôle des populations autochtones. Les conseils de bandes (tribus aux USA), n’ont aucune validité dans le système de gouvernance traditionnel des nations autochtones. Ces conseils sont des fabrications de l’administration coloniale pour contrôler le processus de prise de décision des peuples indigènes sous domination ~
Procurez-vous la paperasserie, remplissez-la et allez en personne au Registre Général pour dissoudre l’entité de conseil de bande entrepreneurial. Dès que ceci est fait, allez immédiatement à la banque et retirez tout du compte et ferme-le. De là, chaque communauté envoie une facture à l’entreprise “Canada” pour sa part des quelques 950 000 milliards de dollars du fond fiduciaire indien, part bien sûr “payabe en or seulement”.

Lorsque le Canada refuse de payer la facture, une action en justice peut-être commencée au Tribunal Arbitral International de La Hague.

La guerre coloniale de plus de 500 ans est presque finie. Comme le dit le juge Murray Sinclair de la Commission Vérité & Réconciliation (CVR) dans ses communiqués: le mandat de la CVR est de trouver la vérité et de développer une stratégie de réconciliation. La commission et ses membres n’ont aucun mandat pour faire payer la couronne.

Ils ne le peuvent pas parce que tous les tribunaux du Canada sont contrôlés par l’amirauté au travers du Vatican, qui est la couronne (NdT: voir le lien entre la City de Londres et le Vatican. La City de Londres a été créée par le Vatican il y a plus de 800 ans et gère ses intérêts…)
Des plaintes peuvent être déposées pour abus de confiance et génocide contre l’entreprise de la couronne “Canada” devant le Tribunal Arbitral International de La Hague. Ce tribunal n’est pas un tribunal de l’amirauté contrôlé par la couronne/Vatican.

Plantez plus de cultures parce que nous allons avoir un mauvais hiver. Rien ne peut-être pire que les expériences brutales que nos ancêtres ont vécues il y a deux générations de cela aux mains de ces envahisseurs sans pitié.

La guerre est bientôt finie. Encore un dur hiver froid à passer. Comme le chante Vera Lynn: “We’ll meet again. Don’t know where, don’t know when. But I know we’ll meet again, some sunny day. Keep smiling through, just like you always do. Til the blue skies drive the dark clouds far away”.

Corpo Chiefs kill education bill.