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Résistance au colonialisme: La trahison des petits chefs de conseils entrepreneuriaux aux états coloniaux canadien et états-unien…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 25 avril 2016 by Résistance 71

Une chefferie pathétique

 

Mohawk Nation News

 

22 avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/22/pitiful-chiefs/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nos communautés sont la propriété des entreprises coloniales que sont les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA). Ces positions de chefs de corporations/d’entreprises coloniales sont créées de toute pièce par les occupants. Les banquiers sont les actionnaires de toutes les municipalités de la corporation de CANADA, incluant les réserves INDIENNES. Le boulot des conseils de bandes/tribus est de fournir à ces actionnaires des dividendes toujours croissants, ainsi qu’aux actionnaires de l’entreprise appelée “Mohawk Council of Kahnawake Inc.” ou “Conseil Mohawk de Kahnawake SARL” / CMK SARL.

Pour un “salaire et des primes” le boulot assigné du “chef” est de signer les ventes de nos biens communautaires sur l’Île de la Grande Tortue à la corporation en tant que collatétal à leurs investissements privés.

Contemplez quelques unes des caractéristiques des attitudes psychopatiques des conseils de bandes/tribaux entrepreneuriaux:

  1. Indifférence rugueuse pour les gens. Ils s’impliquent dans des projets secrets sans nous le dire tout en liquidant nos biens.
  2. Aucune relation réelle avec leur peuple. Ils nous observent et rapportent nos faiblesses à leurs maîtres entrepreneuriaux. Ils s’assoient même parmi nous dans nos longues maisons. Le super “Iroquois Caucus SARL” a été créé pour imiter la confédération iroquoise/rotin’noshonni et pour usurper notre pouvoir inhérent.
  3. Aucune préoccupation pour notre sécurité. Ils ouvrent les portes de la taxaton/imposition, de la confiscaton, de l’emprisonnement et de la violence contre nous. Ils aident les forces de l’autorité coloniale à planifier leurs attaques et à nous menacer. Ils montent les familles les unes contre les autres
  4. Mensonge et abus. Leurs propagandistes disséminent la désinformation à notre sujet par l’infiltration. Ils rapportent leurs critiques.
  5. Abus de nos droits. Ils ouvrent la porte à bien des entités non-indigènes dans nos communautés afin qu’elles opèrent des affaires abusant nos droits collectifs.
  6. Aucun sens de la culpabilité. Des systèmes institutionalisés sont amenés de l’extérieur comme par exemple des tribunaux, une police, l’armée, loi et ordre et une “guerre de basse intensité”. Du travail bon marchee est créé pour peupler les sweatshops, longues heures, bas salaires, pas de bénéfices. On nous maintient dans la peur du harcèlement, de la perte de nos enfants, de la perte de nos emplois, de nos maisons, de nos bénéfices et services, acquis sociaux.
  7. Usurpation d’identité. Ils n’aiment pas être appelés des “vendus”. Ils s’appellent eux-mêmes une “nation” ou un “chef”. Ces prédateurs nous imitent pour voler notre infrastructure culturelle et notre identité.

Notre Mère et nous-mêmes allons reprendre l’Île de la Grande Tortue en suivant les instructions originelles.

Les INDIENS entrepreneuriaux ont vendu leurs âmes au magasin. Ils ne sont aucunement nos leaders, même s’ils se pavannent dans leurs chemises à frou-frou parés des logos des entreprises.

Résistance au colonialisme: La police continue son boulot génocidaire au Québec… et ailleurs

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Un flic québecois tue un Ongwe’hon:weh au Lac Simon

 

Mohawk Nation News

 

10 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/10/quebec-cops-kill-onkwehonweh-at-lac-simon/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Manifestez en solidarité avec la communauté Anishnabeg du Lac Simon ce lundi à Montréal. Nous sommes en ce moment en deuil depuis le meurtre le 6 avril de Jean-Pierre Bony, tué par une balle en plastique tirée par la force SPVM du nord de Montréal.

Le 7 avril la police récidiva. Cette nuit là, Michel, 25 ans, est mort. Il a été brutalement assassiné par la police entrepreneuriale de la réserve anaishnabeg de Lac Simon au Québec, près du Val-d’or. Il aurait montré un objet que les policiers auraient pris pour une arme. La police l’a renversé avec son véhicule puis il a été abattu. La police avait déjà tué son plus vieux frère en 2009. Les meurtres de jeunes Ongwe’hon:weh dans le nord du Québec, comme les meurtres de personnes de race noire dans le nord de Montréal, proviennent d’un racisme institutionnalisé. Des non-blancs sont victimes de liquidations extra-judiciaires..

Dans le sillage de cette tragédie, les gens du Lac Simon, après des années de harcèlement par la police, se sont immédiatement rassemblés et ont demandé à la police d’immédiatement quitter leur territoire. La police du Québec est intervenue. Les médias furent interdits d’y aller et de couvrir l’évènement dans la zone du meurtre pour cause d’enquête. L’interdiction de reportage est devenue une routine. Après les récentes révélations sur les atrocités sexuelles commises par des policiers de la Sûreté du Québec aux alentours du Val d’Or, la SQ est désespérée de pouvoir cacher sa violence systémique contre nos hommes, femmes et enfants. La soi-disante “police aborigène” est retournée au Lac Simon, après qu’elle fut forcée de partir après la mort d’un des leurs en février dernier. Anthony Raymond Papatie, 22 ans, l’ayant abattu avant de se suicider.

Shootings leave Lac Simon reeling

La police refuse de voir la nature de la survie des gens. Les actions de la police sur les réserves font parties du plan général du génocide à notre encontre. En solidarité avec la famille de Sandy Michel et la communauté du Lac Simon, une manifestation de solidarité est organisée le Lundi 11 Avril à 19h au métro Saint-Laurent à Montréal. Indigenous Lives Matter”, Contactez anarchives@riseup.net pour info.

Comme le fait remarquer de manière si vibrante le groupe The Muse, il est temps pour un soulèvement, peuple: ““Paranoia is in bloom. The p.r. transmissions will resume. They’ll try to push drugs to keep us all dumbed-down and hope that we will never see the truth around. Another promise, another scene, another packaged lie to keep us trapped in greed. And all the green belts wrapped around our minds and endless red tape to keep the truth confined. They will not force us.They will stop degrading us. They will not control us. We will be victorious. … rise up and take the power back. I’s time the fat cats had a heart attack!”

[traduction française littérale, sans rimes]: “La paranoïa est en fleur. Les transmissions de RP vont reprendre. Ils vont essayer de nous gaver de médocs pour nous maintenir dans l’abrutissement et vont espérer que nous n’entrevoyions jamais la vérité. Une autre promesse, une autre scène, un autre mensonge bien enpaqueté pour nous maintenir piègés dans la veulerie. Et toutes les ceintures vertes enroulées autour de nos esprits et la censure sans fin pour confiner la vérité. Ils ne nous forceront pas. Ils arrêteront de nous avilir. Ils ne nous contrôleront pas. Nous serons victorieux… Soulevez-vous et reprenez le pouvoir. Il est grand temps que les gros porcs aient un infar !”

[The Muse]

Note de Résistance 71: Nous mettons en section commentaires la vidéo avec la chanson sur fond de “Los Indignados” en Espagne (2011)

Si vous ne pouvez pas vous rendre à la manif’, dites à ces politiciens le fond de votre pensée:

Surete du Quebec, 514-598-4141 http://www.sq.gouv.qc.ca/english/contact-us/to-contact-us-surete-du-quebec.jsp

Quebec Minister of Justice Stephane Valee, 418-643-5140, 1-800-536-5140 informations@justice.gouv.qc.ca

Prime Minister Justin Trudeau j.trudeau@parl.gc.ca 

RCMP HQ 613-993-7267 http://www.rcmp-grc.gc.ca/cont/index-eng.htm

CSIS 613-993-9620 https://www.csis.gc.ca/contact-en.php

Minister of Indian Affairs, Carolyn Bennett, minister@aadnc-aandc.gc.ca

Bureau of Indian Affairs 202-208-5116 Washington DC http://www.bia.gov/ContactUs/index.htm

http://pm.gc.ca/eng/contactpm

Résistance au colonialisme: L’escroquerie de la Réunion Plénière de L’ONU sur les Peuples Indigènes ou le colonialisme complètement institutionnalisé…

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Sous cet article nous avons remis les liens d’articles précédents que nous avions traduit depuis le mois de Mars sur ce sujet. La fumisterie a bien sûr continué, malgré le retrait et le boycott du North American Indigenous Peoples Caucus (NAIPC), mais pour l’oligarchie et son officine de contrôle qu’est l’ONU.. pas de problème, en avant toute !… Qui peut encore croire un mot de ce qui sort du « machin » qu’est l’ONU. Fumisterie à l’état pur !

— Résistance 71 —

 

Le tour de magie de l’État, dans le document final de la réunion plénière de haut niveau sur les peuples indigènes de l’ONU

 

Steven Newcomb

 

29 septembre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/09/29/state-magic-outcome-document-un-hlpm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les prestidigitateurs sont bien au courant d’une chose essentielle: Ce sur quoi l’audience se focalise détermine ce qu’elle ne voit pas. La diversion est une affaire critique dans l’art de la prestidigitation. Les magiciens focalisent l’audience sur une chose tandis que quelque chose qu’elle ne remarque pas se déroule sous ses yeux. Ceci est une métaphore valide au sujet de ce qu’il s’est passé avec le document résultant de la Réunion Plénière de Haut Niveau de l’ONU, connue sous le nom de “Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes”.

Ce document résultant fut adopté par l’assembée générale de l’ONU le 22 Septembre 2014. Ce ne fut pas un document de consensus parce que le North American Indigenous Peoples Caucus (NAIPC) s’était officiellement retiré du Groupe de Coordination Mondial et avait appelé à l’annulation du meeting ainsi qu’avait refusé de participer à la rédaction de ce document contrôlé par l’état et motivé par les intérêts des états. Un examen de la version finale du document qui a été approuvé en tant que résolution de l’ONU, rend absolument évident que les préoccupations du NAIPC étaient bel et bien fondées.

Le document résultant de cette réunion pléniaire est fondé sur une diversion subtile. Le texte du document dirige l’attention à l’écart d’un fait central: Le sujet de ce document est les peuples qui doivent exister sous la domination ou le contrôle des États. Comment des peuples appelés “indigènes” pourront se libérer du cadre de la domination de l’état au travers de l’exercice de l’auto-détermination est une question qui ne fut même pas un sujet de discussion durant la réunion de l’ONU et de l’Assemblée Générale.

Au lieu d’apporter une opportunité de discussion au sujet de la domination des états sur les peuples dits “indigènes », tout le monde fut attendu par les gouvernements des états à accepter l’idée que les peuples étiquetés “indigènes” soient limités à “aspirer” atteindre certains droits dans le futur, tout en continuant d’exister sous la domination des États. Le document résultant de la réunion fut écrit sur la base de l’assomption que les peuples appelés “indigènes” n’existeront JAMAIS de manière libre et indépendante de la domination ou gouvernance des états sous lesquels ils sont sous “tutelle”.

Au nom de “mettre en application” les “fins” et de supporter les “principes” de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU, les gouvernements des états ont créé et maintenant adopté un document final qui accepte sans abage l’idée sous-jacente que les États seront dominants à tout jamais sur les nations et peuples étiquetés “indigènes”.

En résultat de cette diversion trompeuse, le mouvement vers ce meeting de l’ONU fut un chemin de pure folie. Au lieu de questionner ou de défier la dominace de l’état sur nos nations et peuples originellement libres, ceux qui ont désiré soutenir les intérêts et les vues des peuples indigènes ont accepté de manière inadvertente la domination de l’État comme un acquis. Sans s’en rendre compte, ils ont en fait demander des “droits” sous la domination de l’État.

Ces représentants indigènes ont été égarés sur un chemin errant et dommageable qui a mené à cette réunion pléniaire sur les peuples indigènes de l’ONU qui eut lieu les 22 et 23 Septembre 2014. Ils ont permis que leurs yeux et leur attention soient divertis de ce que les états ont fait pour manipuler nos Nations et nos Peuples au travers de manœuvres ingénieuses de tromperie.

Une technique de supercherie textuelle bien établie consiste en symbolisant et en constituant la domination de l’état en épelant toujours leurs identifiants en lettres majuscules comme par exemple: “États”, “Gouvernements”, “Chefs d’État” (NdT: du moins dans les textes officiels en anglais…) tandis que les “peuples indigènes” est épelé en minuscule. Cette technique est utilisée à travers tout le document.

Comment puis-je être certain de la présomption de la domination de l’état ? Ma certitude est le résultat d’une analyse sur le contexte du mot “Indigène” tel qu’il est utilisé par les Nations-Unies et au sujet duquel j’ai déjà écrit auparavant. Prenez par exemple le rapport de l’ONU de 2009: “State of the World’s Indigenous Peoples,” publié par le Département des Affaires Économiques et Sociales, division pour la politique sociale et le développement et le secrétariat du forum permanent de l’ONU sur les questions indigènes. Les auteurs du rapport expliquent que l’ONU n’a en fait jamais officiellement adopté de définition pour ce que sont les peuples Indigènes.

Quoi qu’il en soit, les auteurs du rapport citent alors quelques sources différentes pour donner un cadre ou une orientation mentale de façon à ce que le lecteur ait une idée de ce qui est signifié par le mot “indigène” (l’ortographe officielle de l’ONU… avec in “i” minuscule) aux Nations-Unies. Les auteurs du rapport cite ceci en provenance de la Convention de l’Organisation Internationale du Travail 169, Article 1,b:

Peuples dans des pays indépendants qui sont vus comme indigènes sur le compte de leur descendance de populations qui habitaient le pays… au moment de la conquête ou de la colonisation ou de l’établissement des frontières actuelles de l’état et qui sans regard pour leur statut légal, maintiennent quelque partie ou la totalité de leurs institutions sociales, économiques, culturelles et politiques.

Puis en page six du rapport “State of the World’s Indigenous Peoples”, les auteurs écrivent:

Le concept de peuples indigènes émerge de l’expérience coloniale, lorsque les peuples aborigènes d’une terre donnée furent marginalisés après avoir été envahis par des puissances coloniales, dont les peuples sont maintenant dominants sur les occupants précédents… La domination et le déplacement n’ont, bien sûr, pas été exclusivement pratiqués par des occupants blancs et colonialistes.

Les mots et les bouts de phrases du paragraphe ci-dessus qui contiennent la signification de domination incluent: “expérience coloniale”, “aborigène”, “marginalisés”, “envahis”, “puissances coloniales”, “maintenant dominants”, “domination”, “déplacement”, “occupants blancs”, “colonialistes” et si nous continuions avec la phrase d’après dans le texte, qui discute du contexte en Asie et en Afrique, nous pourrions rajouter les mots ou expressions “groupes dominants”, “supprimés” et “marginalisés”.

En page six du rapport “State of the World’s Indigenous Peoples” nous trouvons des preuves supplémentaires de l’utilisation de la diversion ; par exemple les auteurs du rapport ne disent pas que “des peuples aborigènes” ayant été “envahis par des puissances coloniales” a fait que ceux-ci ont été “dominés”. Les auteurs écrivent que le résultat fut que les “peuples aborigènes” furent “marginalisés”.

Les auteurs du rapport utilise le mot “marginalisés” malgré avoir reconnu l’existence de peuples qui “sont maintenant dominants sur les occupants préalables”. D’après cette reconnaissance, les auteurs auraient dû avoir écrit au sujet “de peuples maintenant dominants sur des occupants préalables maintenant dominés”.

Que les auteurs du rapport de l’ONU étaient parfaitement au courant du contexte auquel je réfere est rendu évident par le premier mot de la phrase qui apparaît deux phrases plus loin: “Domination”. Ce mot et les exemples ci-dessus explicitement identifient le contexte du mot “Indigène”. C’est aussi le contexte du document résultant de la dernière réunion pléniaire de l’ONU, adopté pour la “mise en pratique” de ce que nous pourrions maintenant tout aussi bien appeler la Déclaration des Droits des Peuples Dominés appelés Indigènes de l’ONU. C’est ce contexte qui fait que l’appel à “l’égalité” entre nos Nations et Peuples originellement libres et la domination de l’état est un non-sens. Ce qui est sensé par contre est pour nos Nations de former une alliance d’engagement sans faille pour défier et mettre un terme une fois pour toute à cette domination.

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Articles connexes de Steven Newcomb sur le sujet de l’imposture de l’ONU et de la réunion pléniaire de haut niveau sur les peuples indigènes:

 https://resistance71.wordpress.com/2014/03/19/onu-et-colonialisme-la-declaration-des-droits-des-peuples-indigenes-vraiment/

 https://resistance71.wordpress.com/2014/05/03/resistance-politique-boycott-de-la-mascarade-de-la-reunion-pleniaire-mondiale-de-lonu-sur-les-peuples-indigenes/

 https://resistance71.wordpress.com/2014/06/13/colonialisme-et-onu-controler-le-langage-controle-les-gens-jeu-semantique-jeu-de-domination-pour-un-statu-quo-colonialiste/

 https://resistance71.wordpress.com/2014/06/26/resistance-politique-a-la-semantique-colonialiste-etendue-a-lonu/

Résistance politique: Démonter le colonialisme nord-américain pierre par pierre…

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Heil Harper ! Joyeuse fête nationale du Canada

 

Mohawk Nation News

 

1er Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/07/01/heil-harper-happy-canada-day/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Rendre à la nation Tsilhqot’in les 1750km2 de terres volées ne fait que gratter la surface du problème de la propriété territoriale sur l’Île de la Grande Tortue (NdT: l’Amérique du Nord pour les Amérindiens du nord). Le Canada est une corporation, une entreprise [ISO#1366-2:CA] et vous êtes en territoire indien !

Nos visiteurs vont devoir comprendre une fois pour toute l’accord du traité Wampum Deux Rangées. La Grande Paix de Montréal de 1701 entre les nations autochtones inhérentes et les visiteurs a été conclue par un accord. Les Français ont accepté le concept du Wampum Deux Rangées (NdT: comme l’avait fait avant eux les Hollandais à la fin du XVIIIème siècle) et furent d’accord pour devenir un esprit avec nous. La moitié de tout revenu irait dans un fond indien commun. Ils pouvaient demeurer dans notre espace, sur nos terres et partager en paix. Tout développemet était partagé. Un mois plus tard les Anglais furent aussi d’accord de suivre le même traité. Nous les avons invité au “Canada”. Ils se sont installés à Kingston suite au traité de Nanfan et le traité des territoires de la chasse au castor “Beaver Hunting Grounds Treaty” de 1701. Tous deux voulaient quelque chose que nous avions et se sont illégalement commis nos fiduciaires (trustees). En 1704, la reine Anne d’Angleterre a confirmé ce fond indien et a ordonné que tout conflit serait supervisé par une tierce partie impartiale.

Pour détruire Kaianehreko:wa, la Loi de la Grande Paix (NdT: constitution de 117 articles de la confédération des nations iroquoises), les franc-maçons ourdirent un plan de déclencher une guerre révolutionnaire. Dès son enfance, le Mohawk Joseph Brant fut adopté par Sir William Johnson, le représentant du roi George d’Angleterre dans la colonie américaine. La sœur de Joseph, Molly, devint une des nombreuses maîtresses de Johnson. En 1761, Joseph fut envoyé dans des écoles Quaker sur la côte Est où on fît de lui un patriote britannique. Parmi les écoles qu’il fréquenta fut celle de Wheelocks Moors Indian Charity School dans l’état du Connecticut, qui est maintenant le Dartmouth College.

Joseph nous connaissait, il parlait nos langues. La Confédération Iroquoise le nomma interprète et seulement interprète. Il connaissait la loi de la Grande Paix, laquelle il fut entraîné à subvertir. Il était un stratège et un capitaine de l’armée britannique. Il a aidé les Quakers a réécrire la Grande Loi de la Paix et à la retourner en une religion chrétienne alors nommée le “Handsome Lake Code” ou code du lac Handsome.

Lisez  Joseph Brant’s Skullduggery.

En 1775, il alla à Londres, y devint franc-maçon au 33ème degré et reçût son tablier directement du roi George d’Angleterre. Puis, il revint et alla dans toutes les nations pour leur dire que nous, les Iroquois, devions prêter allégeance et loyauté au roi d’Angleterre. (“Joseph Brant: A man of Two Worlds”). En 1805, il fut déposé pour sa trahison par l’ensemble des 50 chefs de guerre de la Confédération Iroquoise.

Joseph Brant, Man of Two Worlds book review.

Une fois que les entreprises commerciales appelées “Etats-Unis” et “Canada” seront dissoutes, les oligarques essaieront de mettre en place un pseudo-système de pouvoir qu’ils peuvent contrôler, la Confédérations de 6 nations Iroquoises Inc. Celle-ci est déjà établie à Onondaga. Ils recherchent le prochain Joseph Brant, qui aurait les mêmes qualités pour eux: parlant couramment dans nos langues, connaisseur de notre histoire, capable de nous remettre du coton sur les yeux et appartenant au bon clan.

Brant a aidé les oligarques à couper l’arbre de la paix de façon à ce qu’il y est une guerre constante et permanente. Nous allons replanter l’arbre de la paix pour le monde.

Le numéro d’enregistrement du Canada en tant qu’entreprise commerciale, corporation est: ISO 1366-2:CA. Le 1er Juillet de chaque année, les Canadiens célèbrent le “jour du corporatisme”, la première entreprise se déguisant en pays, les Etats-Unis étant la seconde: ISO 3166-2:US, datant du 21 Février 1871 (NdT: la création officielle du Canada remonte à 1864. Du reste sur certains papiers, documents, sur des T-Shirts etc… On voit souvent cette inscription à côté du mot “Canada”… “Est.1864” pour “Established in 1864”, comme on le ferait d’une entreprise “établie depuis 1864”…)

En ce jour de fête nationale du Canada Robbie Robertson nous rappelle que: “Together we dance/Ensemble nous dansons, all the First Nations/toutes les premières nations. There ain’t no chance we’re ever gonna give up/ Il n’y a aucune chance que nous abandonnions. This is Indian country!/ceci est territoire indien!” Robbie Robertson, Stomp Dance.

Video: Loran stands up for Great Peace.

Crumbling of pyramid begins.

Comment fonctionne le modèle colonialiste/impérialiste occidental depuis plus de 500 ans…

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Le modèle de domination impérialiste

Fondement du colonialisme et de l’oppression dans le monde depuis le XVème siècle

 

Steven Newcomb

 

Indigenous Law Institute

Institut Légal Indigène

 

Le 4 Mai 1493, le pape Alexandre VI émît un document pontifical connu sous le nom de Bulle Inter Caetera. Le document, publié à la demande de roi Ferdinand du Portugal et de la reine Isabelle d’Espagne, avait pour but de “donner” aux deux monarques catholiques toutes les terres que Cristobal Colon (Christophe Colomb) avait “découvertes” et toutes autres terres qui seraient “découvertes” dans le futur. La seule limite que le pape plaça sur son autorisation fut que Ferdinand et Isabelle ne devaient pas tenter de “prendre” des terres qui auraient été prises au préalable par un autre monarque chrétien. Entre autres choses, le pape déclara que cela était son désir que les nations non-chrétiennes soient “subjuguées” (prises militairement) et forcées à devenir chrétiennes. Le pape voyait les monarques catholiques comme œuvrant pour la dissémination et le développement de “l’empire chrétien“Nous lui faisons confiance (au dieu catholique), celui de qui provient tout empire, toute domination et toutes bonnes choses”, avait dit le pape.

Le modèle de domination impérialiste présume qu’il est justifiable pour un souverain chrétien immigrant (disons d’Angleterre, de France, d’Espagne ou du Portugal), d’arriver en terre habitée par des nations libres et indépendantes pour simplement présumer “le droit” de prendre ce pays militairement, par la force et de réduire ses occupants originaux sous la règle étrangère des constructeurs d’empire. La bulle papale est réflexive d’un système de langage qui présume qu’il est permis pour un peuple d’assumer le droit divin d’empire et de domination sur un autre peuple.

George Washington a dit en 1786: “Il viendra assurément un jour où cette nation pèsera dans la balance des empires et en tant que membre d’un empire infantile, je ne peux pas m’empêcher de tourner mon attention sur le sujet…” Clairement, lorsqu’il s’agit de leur relation avec les nations indiennes de l’Amérique, les Etats-Unis opèrent strictement sur la base du modèle impérialiste. Les fondations de ce modèle dans la loi fédérale indienne se trouvent dans la décision de la cour suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson contre McIntosh (8 Wheat, 543, 1823), décision prise par la cour en partie sur la base de la bulle papale de 1493. Dans ce cas précis, le juge suprême John Marshall a dit que la “découverte” des “païens” par “un peuple chrétien” donna aux chrétiens une “domination ultime” (droit impérialiste et de domination) sur les Indiens “découverts”. Après la “découverte” chrétienne, avait dit Marshall les droits des peuples Indiens à “une souveraineté complète en tant que nations indépendantes avaient été diminués.” Ainsi, de manière supposée, les Indiens ne conservèrent que le “droit” d’occuper leurs terres ancestrales, en étant sujets à la domination américaine.

Après avoir correctement identifié la loi fédérale américaine sur les Indiens comme un système de domination par le langage, L’Institut a commencé à travailler vers le développement d’une nouvelle base de pensée complètement et radicalement différente concernant la relation entre les Etats-Unis et les nations et peuples Indiens. Nous n’acceptons nullement l’idée qu’une prétendus justice basée sur un préjudice religieux (Johnson contre McIntosh), puisse légitimement nier le droit inhérent que les nations indiennes ont de vivre librement sur leurs terres ancestrales, qui leur fut donné par le créateur (NdT: La terre-mère dans le paradigme indien). Dans un effort de gérer le modèle de la fondation de la domination impérialiste, nous en avons appelé formellement au pape Jean-Paul II pour qu’il révoque la bulle papale Inter Cetera de 1493. Nous l’avons également invité à nous rejoindre sur le chemin sacré en honorant le premier principe de la loi traditionnelle autochtone: “le respect de la Terre et de notre mère ainsi que d’avoir un regard sacré pour tout être vivant.”

Source:

http://ili.nativeweb.org/ili_info.html#5

Exergue de notre traduction préalable:

https://resistance71.wordpress.com/2014/06/09/resistance-politique-au-colonialisme-linstitut-legal-indigene-montre-le-chemin-de-la-fin-de-lempire-steven-newcomb/