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Nouvel Ordre Mondial et contrôle de l’internet: Les cinq yeux rivés sur les données privées…

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Grand-Frère garde cinq yeux sur vous

 

Darius Shahtahmasebi 

 

RT

 

7 septembre 2018

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-ed/437895-privacy-five-eyes-encryption/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Darius Shahtahmasebi est un analyste légal et politique basé en Nouvelle-Zélande

La semaine dernière, les grandes puissances espionnes du monde, tranquillement et sans avertir personne, ont envoyé un avertissement très ennuyeux aux géants de la technologie (NdT: qui sont complices aussi soyons en certains…), leur demandant d’abandonner des accès aux portes dérobées (backdoors) des données de leurs citoyens, ceci est sans précédent.

Peu de gens le savent, mais le Royaume-Uni possède parmi les plus puissants pouvoirs d’espionnage du monde développé. Fin 2016, passant ce que certains ont appelé la “Snooper’s Charter” ou la “charte du fouineur”, la GB a légalisé quelques-unes des lois anti-confidentialité les plus draconiennes jamais connues, permettant son gouvernement de forcer les entreprises à briser leur propre chiffrage de l’information.

Le Royaume-Uni joue un rôle pivot dans ce qui est appelé l’alliance des cinq yeux, qui inclut également les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande (NdT: cinq entités coloniales, commerciales sont sous contrôle de la “couronne”, City de Londres.. Tous les chemins mènent à Londres après avoir mené à Rome, devenu l’empire chrétien, dont le bras financier est à la City). Personne ne le savait à l’époque, mais la base militaire américaine près de laquelle ma famille et moi-même avons grandi, a joué un rôle crucial dans les attaques par drones au Moyen-Orient et ailleurs. Le régime de frappe par drone américain, largement considéré comme illégal pour bien des raisons, n’est pas quelque chose à laquelle des pays devraient volontairement et si légèrement accepter de participer sans une observation publique accrue.

Pourquoi fais-je état de tout ça ? Parce que cela va au cœur même de ma préoccupation: l’étendue de ce que nous savons ou ne savons pas sur ce que nos gouvernements font à huis-clos est littéralement une question de vie ou de mort.

Il a été révélé que l’alliance des Cinq Yeux, dédiée à la collecte globale de données à des fins de surveillance, a délivré un mémo appelant leurs gouvernements à demander à ce que les entreprises de la technologie informatique construisent des portes d’accès dérobées sur les logiciels pour que les états puissent avoir accès aux données chiffrées, encryptées, des utilisateurs ou ces entreprises devront faire face à des mesures qui les forceront à obéir.

Le mémo a été publié en catimini avec très peu de couverture médiatique la semaine dernière par le ministère australien des affaires publiques et demandait essentiellement que les fournisseurs d’accès “créent des solutions sur mesure, faites pour l’architecture de leurs systèmes et qui soit capable de remplir la demande légale d’accès aux données”. Le mémo a été rapporté publié après la réunion des ministres des agences de renseignement des nations des Cinq Yeux qui a eu lieu la semaine dernière sur la Gold Coast australienne.

L’aspect le plus risible bien entendu fut la phrase d’ouverture qui dit de manière ironique: “Les gouvernements des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande sont dédiés aux droits personnels sur la vie privée et de confidentialité et soutiennent le rôle du chiffrage de données pour protéger ces droits.

C’est cela oui… Aussi intéressant de voir l’ordre d’apparence des pays incriminés dans le mémo, ordre qui va clairement du caïd en chef au plus petit sbire qui est juste content de faire partie du “club”.

Si on prend le mémo au pied de la lettre, le chiffrage end to end des données est potentiellement notre meilleur ami. Le mémo admet que certains chiffrages de données sont virtuellement impossibles à craquer pour les agences de renseignement seules, elles peinent à comprendre les infos qu’elles saisissent actuellement. C’est pourquoi elles veulent forcer les fournisseurs mondiaux actuels de faire le boulot pour elles.

Les cyber-entreprises vont-elles plier aux demandes gouvernementales ? Vous pouvez parier votre dernier dollar qu’à la fin elle le feront. Tandis que Facebook n’a pas fait de commentaire directe sur ce mémo, essayant de référer les questions sur un blog public que le géant des médias sociaux a publié en mai expliquant son point de vue et sa politique concernant le chiffrage des données, il y a un ingrédient important qui manque au futur de ces politiques.

Après l’élection de Trump en 2016, l’establishment américain et sa cohorte médiatique s’engagèrent dans une frenzy de fausses nouvelles qui vit Obama délivrer une forte attaque directe sur Facebook, disant que le média était un des principaux propagateurs  de fausses nouvelles. Mark Zuckerberg, fondateur et CEO de Facebook réfuta complètement cette idée que Facebook puisse jouer un rôle quelconque dans tout ceci, déclarant alors:

Les électeurs prennent leur décision basée sur leur expérience vécue. Nous croyons vraiment en les gens. Vous ne vous trompez pas quand vous faites confiance au fait que les gens comprennent bien ce qui les intéresse et vous construisez des systèmes qui reflètent cela.


Derrière la façade Fesse Bouc…

Malgré cette déclaration, espérant que personne n’avait remarqué, quelques jours plus tard, Facebook annonçait qu’il adoptait des mesures pour lutter contre les “fausses nouvelles” après tout.

Pourquoi ce soudain changement ? Se pourrait-il que d’après le Washington Post, le président Obama attrapa personnellement Zuckerberg entre 4 yeux dans une pièce privée, en marge d’une réunion des leaders mondiaux au Pérou, de façon à ce que le président puisse faire un appel personnel à Zuckerberg pour qu’il prenne la “menace des fausses nouvelles” plus sérieusement ?

En d’autres termes, ces grosses entreprises plieront toujours sous la pression des gouvernements qu’elles soient d’accord ou pas sur ce que ces gouvernements disent. D’après le New York Times, un officiel de Facebook a dit que le mémo australien était “sans dents”, mais faisait en fait partie de l’escalade de la guerre ayant lieu entre les gouvernements et la Silicon Valley et ses géants de la technologie au sujet de l’accès aux données privées des gens. Dans ce contexte, les avertissements parlent d’eux-mêmes. Les entreprises qui n’obéissent pas avec les demandes de ces nations seront soumises à “des règlementations les forçant à des changements technologiques et d’autres mesures visant à permettre la réalisation de solutions légales d’accès à ces données.” d’après ce mémo qui ne détaille pas ce que seront ces mesures prises. Il n’est pas non plus clair le niveau d’accès et ce que les gouvernements des 5 Yeux proposent. il semblerait que le minimum accordé soit l’accès de chaque gouvernement aux données téléphoniques et de messageries de ses citoyens.

Etant donné que Facebook a trahi notre vie privée en faveur des agences gouvernementales depuis longtemps maintenant, vous pouvez être sûrs que Zuckerberg ne va pas lutter très fort contre ce décret délivré par le réseau des 5 Yeux. L’idée des “fausses-nouvelles” et les affirmations toujours non prouvées d’une grosse interférence étrangère dans les démocraties occidentales ont plus ou moins donné le ton de cette réunion en Australie. Mais peut-être que l’objectif de ces gouvernements n’était pas de discuter de ce qu’il fallait faire au sujet du trafic international d’enfants mais de faire quelque chose en faveur de museler leurs puissances rivales.

Il convient aussi de constater qu’il n’y a pratiquement eu aucune plainte contre cette action ouverte contre nos vies privées de la part des nations des 5 Yeux. rappelez-vous que d’après le quotidien britannique du Guardian il y a 3 ans, Vladimir Poutine essaie de “obtenir le contrôle de l’internet” ; mais ces mêmes entreprises médiatiques occidentales sont silencieuses lorsque leurs propres gouvernements se proposent de le faire, quelque chose que les autres nations ne pourraient que rêver de faire à une telle échelle globale.

On doit maintenant dire que le temps est venu de vraiment faire attention. Si vous pensez que ces mêmes gouvernements qui facilitent le terrorisme sur toute la planète, veulent avoir accès à vos données personnelles pour de bonnes raisons et de ne rien en faire si ce n’est que d’éventer des éventuels complots terroristes, vous êtes encore bien naïfs.

La vie privée, la confidentialité des infos personnelles sont quelque chose de très important, que vous soyez d’accord ou pas et si vous ne me croyez pas, qui de mieux pour le démontrer que Zuckerberg lui-même ?

Cette même division peut être vue avec le CEO de Facebook Mark Zuckerberg, qui dans une interview tristement célèbre donnée en 2010 avait dit que la vie privée et la confidentialité n’´étaient plus aujourd’hui la ‘norme sociale’, a noté le journaliste Glenn Greenwald dans une conférence TEDtalk: “Pourquoi la confidentialité est-elle importante ?”

“L’an dernier, Mark Zuckerberg et sa nouvelle épouse ont acheté non seulement une maison mais aussi 4 maisons adjacentes pour un total de 30 millions de dollars pour s’assurer qu’ils puissent avoir plus d’intimité et pour empêcher d’autres personnes d’espionner ce qu’ils font dans leur vie privée”, a continué Greenwald. Alors qu’est-ce que cela peut bien faire ? Si vous n’avez rien à cacher hein ? Vous n’avez rien à craindre non ?…

D’abord, les chercheurs et experts en sécurité et autres critiques de ces portes dérobées dans les systèmes informatiques ont dit et redit qu’il n’y a pas vraiment de façon de construire des backdoors sécures qui ne seraient pas vulnérables à l’interception de données par des hackers qui ne sont pas autorisés à avoir accès à ces données.

Ensuite, cette ligne de pensée n’ayant aucun sens fut gracieusement réfutée par un autre célèbre lanceur d’alerte en la personne d’Edward Snowden qui a dit:

“… La confidentialité n’est pas au sujet de quleque chose à cacher. Mais au sujet de quelque chose à protéger. Qui vous êtes. C’est impliqué dans notre langage, nos concepts fondamentaux de nous-même et de nos gouvernements en tout. C’est ce qu’on appelle aussi ‘la propriété privée’. Sans cela vous n’avez plus rien à vous.”

Argumenter que vous n’avez aucun problème avec la perte de votre vie privée parce que vous n’avez rien à cacher c’est exactement comme si vous disiez que vous vous foutez de la liberté d’expression parce que vous n’avez rien à dire.

Pour ceux d’entre nous qui ont plein de choses à dire, ce mémo n’est rien d’autre qu’une attaque sur tous nos droits et libertés fondamentaux et ceci devrait être rejeté de la même manière que les médias ont choisi de ne pas rapporter et d’ignorer cette affaire.

= = =

Lire nos dossiers « Fesse Bouc » et « Gogole »

 


La maison mère des 5 Yeux…

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Technologie, internet et Nouvel Ordre Mondial… Facebook ou la nouvelle tour de Babel (Dean Henderson)

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Dossier Facebook

 

Facebook la nouvelle tour de Babel

 

Dean Henderson

 

23 août 2018

 

url de l’article:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/08/22/facebook-the-new-tower-of-babel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai effacé mon compte Facebook la semaine dernière. Jill (NdT: l’épouse de Dean) a suivi hier. Les dégâts faits à la société par cette opération psychologique du Mossad qu’est Zuckerberg/Facebook ne peuvent même pas être mesurés. Ce qui se fait passer pour des “médias, réseaux sociaux” est en fait une méthodologie développée par l’oligarchie des bansksters pour déchirer les structures sociales existant de longue date.

Au travers de l’internet et de ces médias dits sociaux, notre confidentialité a été annihilée, nos véritables amitiés compromises et notre authenticité sacrifiée à l’autel de la mentalité cybernétique de ruche. Deux camps d’imbéciles ont été créés par des rabatteurs lucifériens.

Il y a ceux qui pensent que Trump est notre sauveur, que Q-Anon est vrai et que nous allons être bientôt émancipés de notre servitude à la classe des milliardaires. Le pire est le camp des libéraux, gardiens du dogme, des haineux politiquement corrects totalement intolérants, qui pètent les plombs à l’infini dès que le mot “Trump” apparaît sur leurs écrans de TV ou d’ordinateur.

Ceux qui n’ont pas accepté de manière enthousiaste cet emprisonnement mental et émotionnel dualiste et abrutissant sont bien peu nombreux et trop dispersés.

Une corporation appelée Crown Castle continue d’ériger dans le plus grand silence des tours/antennes 5G afin de renforcer et d’étendre la portée débilitante des drones, maintenant les sbires des contrôleurs banquiers babyloniens dans leur quête d’établir leur “ministère de la vérité” construit sur rien d’autre que des mensonges. Une autre entreprise GE (General Electrics) continue d’installer des “compteurs intelligents” dans nos maisons, tandis qu’elle remplace aussi les bonnes vieilles ampoules incandescentes avec les nouvelles ampoules fluo blanche remplies de mercure, tout ça sous couvert de “sauver l’environnement”.

Ces deux entreprises sont des agents de la couronne (City de Londres), travaillant officiellement pour la corporation de la City de Londres, la construction de la vieille noblesse noire, qui fut lancée par l’accord de la Magna Carta dans l’Angleterre du XIème siècle.

 https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/06/07/the-city-of-london/

L’assaut final sur l’humanité a commencé.

Pour faciliter leur victoire démoniaque les familles de sang utilisent les médias “sociaux” et l’internet de manière générale, comme une force de division qui crée le chaos, la désunion, la zizanie, les attitudes réactionnaires, la dépression nerveuse, l’isolation, le manque de confiance en soi, le manque de discernement, la violence et le mal pour le mal.

Ils sont littéralement en train de construire une nouvelle Tour de Babel. Ils se dépêchent, usurpant et déformant, détournant notre langue. Avec cela vient la destruction de la force de caractère et de la véritable intelligence.

Leurs chemtrails (épandages chimiques dans le ciel), leurs compteurs intelligents, la bouffe OGM (transgénique) et l’eau fluorée rendent simplement la construction de la tour bien plus facile. Lorsque les gens sont affaiblis physiquement et mentalement, ils prennent de mauvaises décisions. (NdT: comme par exemple de continuer de voter pensant que ça va changer quoi que ce soit ou de s’abrutir avec les gadgets disponibles…)

Il est grand temps pour tous les gens conscients de se lever contre la construction de cette nouvelle tour de Babel. Sortez de Facebook et de tous ces médias, réseaux sociaux, de ces “plateformes” (quel qu’en soit le sens). Il n’y en a pas une pour racheter l’autre, simplement parce que le modèle lui-même est fondé sur le mal. Coupez de manière significative votre présence sur internet. Appelez et rendez visite à vos amis, les vrais, vos familles, établissez une relation bien plus profonde avec le monde réel pas le virtuel. Passez du temps dehors, dans la nature. Prenez le soleil pour contrer les effets néfastes de la lumière blanche artificielle. Vous avez besoin de vitamine K pour penser comme il faut.

Nous devons abattre cette nouvelle Tour de Babel avant que tout le monde ne devienne complètement taré. Il est temps de monter la lutte à un niveau supérieur.

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Que faire ?

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Google, technologie et espionage en règle…

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Boycott !…

 

“Plus de données informatiques, plus de bénéfices”, Google trace votre location même lorsque vous lui demandez de ne pas le faire

 

RT

 

13 août 2018

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/usa/435855-google-tracking-location-permission/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si vous avez jamais suspecté que Google surveille tout ce que vous faites même lorsque vous lui dites explicitement que vous ne le voulez pas, une nouvelle enquête a confirmé vos suspicions en prouvant juste que c’est la réalité.

Une enquête menée par Associated Press (AP) a trouvé que Google enregistre en fait toutes les données de géolocalisation des utilisateurs d’Androïd et d’iPhone même lorsque ceux-ci ont choisi l’option de sécuriser leurs données et de passer en mode confidentiel afin d’empêcher l’entreprise de le faire.

Google continue d’affirmer que si vous fermez “l’historique de localisation” sur votre appareil, la compagnie ne sera pas capable de stocker vos informations sur votre navigation. L’entreprise l’affirme sur sa page “support”, que vous pouvez fermer la Location History à tout moment et qu’une fois fermée, “les endroits où vous allez ne sont plus enregistrés”.

Mais ceci n’est pas vrai, nous dit le rapport d’AP, parce que certaines apps de Google continuent d’enregistrer des données géolocalisatrices même lorsque l’option est fermée sur votre appareil et ce sans aucunement demander la permission de le faire.

Quelques exemples donnés par AP incluent l’app de Google Maps qui prend des captures d’écran de votre localisation dès que vous l’ouvrez et même durant des recherches sur le net n’ayant rien à voir avec l’endroit où vous vous trouvez comme par exemple si vous tapez “biscuits au chocolat”, ceci donne et enregistre votre exacte position à ce moment là avec les données de latitude et de longitude et sauvegarde la donnée sur votre “compte Google”.

AP a enquêté sur ce sujet après qu’un chercheur de l’université de Berkeley Californie, K. Shankari a écrit sur son blog que son appareil Android lui avait demandé d’évaluer des achats faits récemment chez Kohl alors même que son Location History était fermée

Jonathan Meyer, informaticien de l’université de Princeton, a dit à l’AP que les mises en garde de Google concernant la confidentialité devraient être bien plus claires. “Si vous autorisez les utilisateurs à fermer ce qu’on appelle la Location History, alors tous les endroits où vous maintenez cette application doivent être fermés également.” a t’il dit “Ceci semble être une attitude cohérente.

Quoi qu’il en soit, Google dit qu’ils ont été suffisamment clairs. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré que celle-ci donne d’amples explications des plus claires possibles sur tous les outils Google que les gens utilisent et qui peuvent enregistrer leur géolocalisation.

Pour empêcher Google d’enregistrer et de sauvegarder les données de géolocalisation de tous ces outils, l’entreprise dit que les utilisateurs peuvent fermer le système appelé “Web and App Activity”, mais comme ce système est allumé par défaut, bien des gens ignorent même son existence et assument que lorsqu’ils ferment leur “Location History” ceci prendra effet sur toutes les applications, ce qui n’est pas le cas.

Les utilisateurs peuvent manuellement effacer les marqueurs de géolocalisation, mais chacune doit être sélectionnée manuellement puis être effacée une par une, à moins que vous ne vouliez tout effacer, cela rend l’opération fastidieuse et prend beaucoup de temps.

Google offre une explication moins confuse sur le comment fonctionne son système de stockage de donnée de géolocalisation mais seulement dans une fenêtre qui apparaît si vous sélectionnez “pause” “Location History” sur votre compte Google, là il y est dit que quelques données de localisation peuvent toujours être conservées en tant qu’activité des autres applications Google.

Peter Lenz, un ancien de l’analyse géospatiale pour l’entreprise de technologie de la publicité Distillery a dit que l’obsession de Google était de tracer la géolocation des utilisateurs afin de générer toujours plus de revenus par les publicités (ciblées). “Ils construisent l’information publicitaire de données collectées”, dit-il. “Ainsi, plus de données veut dire plus de bénéfices”.

Les conclusions de l’enquête d’AP ont été confirmées par des chercheurs en science informatique de l’université de Princeton.

Nouvel Ordre Mondial: État policier en surmultipliée… La fin programmée de la vie privée

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Et surtout ne faites pas l’erreur classique de balayer cette info du revers de la main en pensant: « Bah ! C’est chez les yankees, rien à voir avec nous… » Si vus croyez vivre en « démocratie » aujourd’hui, si vous avez cru vivre en « démocratie » hier, et pensez que rien ne changera demain, vous êtes dans le déni total de réalité. La NSA yankee travaille main dans a mains avec Google, Yahoo et Amazon, c’est a dire.. Google.fr, yahoo.fr et amazon.fr… L’entité entrepreneuriale impérialiste planétaire œuvre pour l’avènement dus Nouvel Ordre Mondial et son état corporatif global de contrôle et de répression. Le goulag électronique via les gadgets aussi inutiles que liberticides est déjà sur nous. La grille n’est pas encore verrouillée, ils y travaillent, mais il ne tient qu’à nous de les empêcher de nous la fermer en pleine tronche.

Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lectures connexes:

« Que faire ? Comment sortir de la marche vers la tyrannie globale ? » (R71, 2010)

« Eugénisme et contrôle de la population » (R71, 2010)

« fascisme global et nouvel ordre mondial » (R71, 2010)

« La révolution des médias alternatifs et le fuselage de la toile » (R71, 2012)

« Les 4 piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial » (R71, 2014)

 

L’ère de la fin de la vie privée: L’état policier passe la surmultipliée

 

John W. Whitehead

 

27 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/47338.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le gouvernement est devenu expert pour trouver des moyens d’éviter ce qu’il considère comme des “lois gênantes” faites pour assurer la responsabilité et donc par là-même amener (NdT: un semblant de) transparence et protection à la vie privée des citoyens. En fait, il a maîtrisé l’art de la manœuvre furtive de la magouille autour de la constitution.

Il sait parfaitement bien comment planquer ses activités néfastes et clandestines derrière le langage classifié de la sécurité nationale / raison d’état et du terrorisme. Et quand cela ne suffit pas, il complique, obscurcit  et simplement enfume le public afin de le maintenir dans le noir et l’ignorance.

Point important: L’Agence Nationale de la Sécurité ou NSA a détourné “le trafic internet qui est normalement sous la protection de la constitution, vers l’étranger afin de pouvoir extraire toutes les données informatiques possibles, sans retenues, sur les citoyens américains.”

C’est une nouvelle fois un programme de rendition extraordinaire, sauf que cette fois-ci, ce n’est plus la torture qui est sous-traitée à l’étranger pour l’empire, mais c’est la surveillance des citoyens.

De la même manière que le gouvernement avait transféré son programme de torture hors du pays afin de contourner la loi interdisant cette méthode sur le sol américain, il fait exactement la même chose avec ses programmes de surveillance. Il doit juste pousser les données au-delà de la frontière afin de “contourner les garde-fous statutaires et constitutionnels protégeant la vie privée des citoyens américains.”

Le crédit pour cette chose revient à l’administration Obama, qui a sorti le décret 12333 autorisant la collecte des données informatiques des Américains par des systèmes de surveillance établis en sol étranger.

Utilisant cette logique, le gouvernement a justifié le hacking de données d’environ 180 millions d’utilisateurs depuis les centres de données de Google et de Yahoo chaque mois, simplement parce que les données voyagent internationalement au moyen de câbles de fibre optique. Le programme de la NSA, au nom de code MUSCULAR, est mené de concert avec le renseignement britannique (NdT: MI6, GCHQ).

Pas surprenant que la NSA semble se moquer de la loi sur la liberté des USA (Freedom Act), qui était supposé mettre un terme à la collecte pour le moins controversive par la NSA des meta-données des communications des Américains.

La NSA avait déjà trouvé un moyen de parvenir au même résultat (espionner les communications des Américains) sans être enchaînée par les branches législative ou judiciaire du gouvernement.

Le USA Freedom Act n’était juste qu’un placebo ayant pour fonction d’amadouer les citoyens et de laisser les politiiciens prendre un peu de crédit pour avoir réformer la surveillance de masse qui avait lieu. En d’autres termes, c’était une escroquerie, un bâillon politique appliqué sur un public bien naïf si désespéré de continuer à croire qu’il vivait toujours dans une république constitutionnelle plutôt que dans un trou, une république bananière hors de contrôle, contrôlée par les entités entrepreneuriales, économiquement appauvrie, corrompue, va t’en guerre et militarisée à outrance.

En fait, plus d’un an avant que les politiciens ne tentent de rapiécier nos droits privés déjà mortellement blessés avec ce sparadrap législatif qu’est la loi sur la liberté (Freedom Act), des chercheurs de l’université de Harvard et de celle de Boston avaient documenté les vides juridiques secrets qui permettaient aux agents du gouvernement de contourner, de court-circuiter les protections relatives au 4ème amendement de la constitution et de perpétrer une surveillance domestique de masse sur les citoyens américains.

Parce que, cette collecte de données informatiques qui se déroule maintenant depuis l’étranger, n’est en fait qu’une toute petite pièce du gros gâteau qu’est la surveillance.

Le gouvernement et ses associés privés des entreprises idoines ont un véritable arsenal de programmes de surveillance qui vont continuer à fonctionner essentiellement de manière secrète, continuant la collecte de données et la mise sous surveillance illégale de centaines de millions de coups de téléphones et de communications des Américains, de courriels, de textos etc et ce loin de l’observation du congrès et des contribuables qui eux sont forcés de financer ce vaste business engrangeant des milliards de dollars, ainsi que des budgets d’opérations secrètes.

En d’autres termes, l’état policier de la surveillance est bel et bien en vie et est en train de réduire en miette l’idée même d’avoir une vie privée aux Etats-Unis.

Chaque jour qui passe, le citoyen américain lambda vaquant à ses occupations quotidiennes est surveillé, espionné et tracé de plus de 20 façons différentes à la fois par le gouvernement mais aussi par les yeux et les grandes oreilles du monde de l’entreprise.

Que vous marchiez dans une galerie marchande, conduisiez votre véhicule, lisiez vos courriels ou parliez au téléphone avec des amis ou votre famille, vous pouvez être certain qu’une agence gouvernementale, que ce soit la NSA ou une autre entité du renseignement, vous écoute et traque vos comportements. Ceci ne touche même pas aux traceurs du monde du business qui traquent vos achats, votre comportement sur la toile, vos posts Facebook et Twitter et autres activités qui se déroulent dans la sphère cybernétique.

Nous sommes maintenant parties d’un état policier totalement achevé qui est en train de rapidement sauter des vitesses sous les auspices de l’état de surveillance généralisée.

Non content de transformer la police locale en des extensions de l’armée, le DHS, le ministère de la justice et le FBI travaillent afin de transformer les policiers de la nation en techno-guerriers, à la panoplie complète, possédant des scanners de l’iris de l’œil, des scanners corporels, des engins à imagerie thermique, effet doppler, des programmes de reconnaissance faciale, lecteurs de plaque d’immatriculation “intelligente”, des outils stingray pour les cellulaires et bien plus encore…

Ajoutez à cela les centres de fusion (NdT: gigantesques centres de centralisation de données qui gèrent le territoire américain par zones…), les réseaux de surveillance intégrés des municipalités, les “nuages”/clouds de données stationnés de manière très utile à l’étranger par Amazon et Google, des drones équipés de systèmes d’imagerie thermique et les banques de données biométriques et vous avez là un monde ou la vie privée n’est plus réservée qu’aux agences de gouvernement.

Ainsi, la “techno-tyrannie” de la NSA devient la cadet de nos soucis. Un gouvernement qui ment, triche, vole, contourne la loi et s’absout lui-même de toute faute, ne peut pas/plus être réformé de l’intérieur (NdT: ce qui rejoint ce que nous disons depuis des années déjà: Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais…) .

Bien des présidents et des gouvernements sont passés dans le cours des 60 années d’existence de la NSA, mais aucun d’eux n’est parvenu, n’a voulu fermer le système de surveillance sur les communications des Américains.

Même avec des restrictions sur sa capacité à collecter des quantités énormes de meta-données téléphoniques et informatiques, le gouvernement et ses agences de renseignement variées, de la NSA au FBI, peut toujours employer un nombre infini de méthodes pour surveiller illégalement les Américains, toutes étant plus invasives que le programme de collecte de données.

Pratiquement toutes les branches du gouvernement, de la poste au fisc et chaque agence entre eux, possèdent leur propre secteur de surveillance, autorisé à espionner les citoyens américains. On ne touche même pas là à la complicité du secteur privé qui nous achète et nous vend du berceau à la tombe, jusqu’à ce que nous n’ayons plus aucune données valables à collecter. De fait, Facebook, Amazon et Google sont les principaux concurrents du gouvernement en ce qui concerne la surveillance des citoyens, lisant vos courriels, traquant vos achats, exploitant vos commentaires sur les réseaux sociaux et remettant ces informations au gouvernement.

Peu de consommateurs comprennent quelles données sont partagées, avec qui, et comment l’information est utilisée”, rapporte le quotidien du Los Angeles Times. “La plupart des Américains émet un filet d’échappement de données personnelles numériques, ce qu’ils recherchent, ce qu’ils achètent, avec qui ils communiquent, où sont-ils, tout ceci est capturé et exploité de manière pratiquement régulée.”

Ce n’est pas seulement ce que nous disons, où nous allons et ce que nous achetons qui est traqué. On nous surveille jusqu’au plus profond de nos gênes, grâce à une combinaison de logiciels particulièrement efficace avec du hardware et des collecteurs de données qui analysent nos caractéristiques biométriques, nos visages, nos iris, nos voix, notre matériel génétique, même notre corpulence, les passent dans des programmes informatiques qui vont ramener les données à un “identifiant” unique, puis ils vont les offrir au gouvernement et à ses associés en affaire pour utilisation idoine.

Tous ces gadgets électroniques connectés sur internet que nous devons posséder (le magazine Forbes se réfère à ces gizmos comme des “conduits de processus de données corporelles intimes”), les montres intelligentes qui peuvent mesurer votre pression sanguine et les smart phones qui nous laissent payer nos achats avec des scans de l’iris ou de nos empreintes digitales, sont en train de nous enfermer dans un meilleur des mondes duquel on ne peut échapper ni se cacher.

Par exemple, imaginez ce que la NSA pourrait faire (et fait sûrement déjà) avec la technologie de la reconnaissance vocale, qui a été comparée aux empreintes digitales. Décrite comme “le prochaine bataille contre la surveillance publique devenue trop confiante”, la collecte d’empreintes vocales est devenue une industrie porteuse à la fois pour le gouvernement et le secteur privé.

Comme le dit le journal britannique du Guardian “Les données vocales biométriques pourraient être utilisées pour localiser précisément un individu. Il y a déjà des discussions avancées sur le fait de placer des détecteurs et enregistreurs vocaux dans les espaces publics… de multiples récepteurs pourraient trianguler la voix de quelqu’un pour identification et révéler leur position dans de tous petits endroits.”

Soudainement, le programme de collecte de meta-données téléphoniques de la NSA devient de la petite bière comparé à ce qui se profile à l’horizon.

C’est bien entendu, tout le nœud de l’affaire.

La NSA n’est qu’une petite partie ombrageuse de l’état profond qui comprend des bureaucrates non élus qui sont au lit avec des entreprises privées qui gèrent Washington DC et qui travaillent pour nous maintenir tous sous étroite surveillance et donc sous contrôle.

Par exemple, Google travaille et coopère ouvertement avec la NSA, Amazon a construit une énorme base de données valant 600 millions de dollars pour la CIA et les industries de la communication gagnent un paquet de fric sur notre dos en nous espionnant pour le gouvernement. En d’autres termes, Corporate America se remplit les poches en aidant le gouvernement dans ses efforts de surveillance domestique des citoyens.

Nous avons été bloqué à chaque virage dans notre quête de transparence, de responsabilité et de gouvernement représentatif par la culture du secret de nos gouvernements, par les budgets secrets et les décisions de justice secrètes, tout cela existant totalement hors de notre contrôle, fonctionne hors de notre connaissance et ne répond en rien aux demandes de “nous, le peuple.”

De manière incroyable, il y a toujours des individus qui insistent sur le fait de n’avoir rien à craindre de la police, de l’état policier et qu’ils n’ont rien à cacher à la surveillance d’état, parce qu’ils n’ont rien fait de mal. Pour ces quelques ceux, sécurisés dans leurs délires, que ceci soit un avertissement. Il n’y a pas d’endroit sûr ni d’alibi infaillible.

Le danger que pose l’état policier et de surveillance américain s’applique à nous tous de manière égale: hors-la-loi et citoyens tranquilles de la même manière, noirs et blancs, riches et pauvres, libéraux et conservateurs, cols bleus-cols blancs et toute autre différence à laquelle vous pourriez penser.

Comme clarifié dans mon livre: Battlefield America: The War on the American People, dans une ère du trop plein de lois, de trop de prisons, de trop d’espions gouvernementaux et de trop d’entreprises avides de gagner du fric abondamment et rapidement aux dépends des contribuables, nous sommes tous coupables de déroger à quelque chose d’une manière ou d’une autre.

Eventuellement, nous en souffrirons tous les mêmes conséquences dans les camps de concentration électroniques qui nous entourent.

Juriste constitutionnel et écrivain John W. Whitehead est le fondateur et président du Rutherford Institute.

Big Brother… N.O.M… NSA… et Google !…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, presse et média, résistance politique, sciences et technologie, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2015 by Résistance 71

Bien sûr que la NSA existe… Le but de Duff ici est de sensibiliser les gens sur ce que Google, création de la CIA, NSA et autres services de renseignement, fait, collecte et fournit sur commande comme renseignement aux agences. Nous l’avons dit sur ce blog il y a des années, l’empire technocratique est dans le processus de collecter des infos sur tout le monde et de classifier les gens dans des « tiroirs algorithmiques cybernétiques ». Pour ce faire, Google a été non seulement créé, mais a été rendu « INDISPENSABLE » au commun des gens utilisant l’internet, c’est à dire probablement 99% du monde occidental. Ce que nous dit Duff ici est qu’au bout du compte, la NSA est l’arbre qui cache la forêt, pendant qu’on crie haro sur le baudet NSA, on laisse faire Google, on le laisse moissonner les infos sur nos vies privées et parce qu’il est devenu omniprésent et si « utile »… On passe l’éponge sur les atteintes flagrantes à nos vies privées.

Nous sommes passés de l’esclavage coercitif à l’esclavage consenti. O tempora O mores ! disait Cicéron. La servitude volontaire est bien laide. Que faire ? Boycotter au mieux bien sûr, il y a des alternatives à Google. Depuis quelques années nous utilisons StartPage comme moteur de recherche, un de ceux qui ne tracent pas votre IP dans vos recherches et permet de surfer anonymement la toile. N’est-ce pas dramatique d’en arriver là ? Le problème est que tant que les gens acquiescent et cautionnent le système en utilisant les produits attrape-couillons proposés, on ne peut pas en sortir. Utilisez les alternatives, désintoxiquez-vous de vos merdes de téléphones, laissez ces mouchards sur votre tablette, dites non à la colonisation incessant de votre esprit par le futile et le pseudo-indispensable ! et sortez… libres !… Vous verrez, on se sent si bien !

— Résistance 71 —

 

Il n’y a pas de NSA…

 

Gordon Duff

 

9 septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/09/09/there-is-no-nsa/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Est-ce que la NSA le sait lorsque vous marchez dans la rue ? Bien sur que non, mais Google le sait et il garde en archive toutes vos périgrinations pour toujours. Pas seulement ça, il développe des algorithmes qui examinent où vous marchez, quels magazins vous visitez, il fait un profil de votre vitesse de marche, combien de temps vous vous reposez et fait une estimation de votre condition physique personnelle.

Pourquoi font-ils cela ? Vous ne voulez pas le savoir, je peux vous le garantir.

Bien évidement, Google trace chaque recherche internet que vous faites. A chaque fois que vous tapez quelque chose dans une fenêtre de recherche, Google l’enregistre, place cette info dans un algorithme et améliore son dossier de profil sur vous personnellement. Que tapez-vous dans les fenêtres de recherche ? Vous en rapellez-vous ? Avez-vous jamais succombé à la curiosité et avez-vous regardé des choses qui pourraient laisser une fausse impression de vous ? Et bien toutes ces choses sont maintenant parties intégrantes de votre inventaire personnel dressé par Google, un profil de santé physique et mental, de penchants sexuels, de besoins d’achats, de croyances politiques et religieuses. Cela va en fait bien plus loin que cela.

La NSA ne fait absolument rien de tout cela.

Avez-vous jamais utilisé le service de géolocation de Google lorsque vous conduisez. La plupart des téléphones possèdent cette caractéristique et avec mon téléphone, il se met en marche de lui-même indépendemment de ma volonté, parfois plusieurs fois par jour. Ceci permet à Google de voir non seulement où vous marchez, même dans votre propre maison, mais si vous gardez votre téléphone toujours avec vous (comme par exemple cpmbien de fois vous allez aux toilettes pas jour et basé sur le temps que vous y passez, ce que vous y faites…)

Lorsque vous conduisez, vous êtes tracé, suivi également, à quelle vitesse vous roulez, où vous allez, quand vous arrêtez-vous. Ils vous voient quand vous faies changer l’huile, quand vous vous arrêtez dans un motel, ils vous voient au magazin d’alcool et lorsque vous achetez de la drogue.

Ils savent combien de fois par semaine ou par mois vous rendez visite à votre mère, quand vous allez chercher les enfants à l’école, les routes et itinéraires que vous empruntez et bien sûr, vos vues politiques, vos associations, ce que vous achetez en ligne, les armes que vous possédez, les munitions, vos animaux familiers et leur nourriture, ils savent tout cela à Google.

Et les gens s’inquiètent de la NSA…

Cybertechnologie et Nouvel Ordre Mondial… Le lien Google-CIA et l’empire technotronique en devenir ~ 1ère partie ~

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Excellent article remarquablement bien documenté du non moins excellent Nafeez Ahmed de « Cutting Hedge » qui met en pleine lumière les collusions de bien des start ups informatiques avec la CIA, NSA, renseignement militaire etc… Ceci était connu depuis longtemps, mais Ahmed nous emmène au zoo voir les « bêtes immondes »…

— Résistance 71 —

 

Comment la CIA créa Google

 

Nafeez Ahmed

 

30 Janvier 2015

 

url de l’article en français:

http://globalepresse.com/2015/01/30/comment-la-cia-crea-google/

 

1ère partie

2ème partie

 

« INSURGE INTELLIGENCE », un nouveau projet de journalisme d’investigation financé par le public, vous livre le récit exclusif de la façon dont la communauté US du renseignement a financé, nourri et mis en incubation Google comme élément d’un effort visant à dominer le monde par le contrôle de l’information. Financé indirectement par la NSA et la CIA, Google n’a été que la première d’une pléthore de start-ups du secteur privé cooptée par le renseignement US pour conserver la « supériorité du renseignement ».

Les origines de cette ingénieuse stratégie remontent à un groupe secret sponsorisé par le Pentagone, qui au cours des deux dernières décennies a fonctionné comme un pont entre le gouvernement US et les élites des secteurs des affaires et de la finance, corporatistes et médiatiques. Le groupe a permis à certains des intérêts particuliers des USA corporatistes de passer systématiquement outre la responsabilité démocratique et la règle du droit pour influencer les politiques gouvernementales, ainsi que l’opinion publique aux USA comme autour du monde. Les résultats ont été catastrophiques: surveillance de masse par la NSA, un état de guerre globale permanent, et une initiative novatrice pour transformer le corps militaire US en « Skynet ».

Dans le sillage des attaques contre Charlie Hebdo à Paris, les gouvernements occidentaux se pressent de légitimer des pouvoirs accrus de surveillance de masse et de contrôle de l’Internet, le tout au nom de la lutte contre le terrorisme.

Des politiciens US et européens ont appelé à protéger le genre d’espionnage queDe pratique la NSA, et à faire avancer la capacité à enfreindre la vie privée sur Internet en rendant le cryptage illégal. Une idée est d’établir un partenariat en télécommunications à même d’effacer unilatéralement tout contenu estimé « alimenter la haine et la violence » dans des situations considérées comme « appropriées ». Des débats houleux ont cours au niveau gouvernemental et parlementaire pour explorer la suppression de la confidentialité avocat-client.

Ce que tout ceci eut pu accomplir pour empêcher les attaques de Charlie Hebdo demeure un mystère, surtout quand nous savons que les terroristes figuraient déjà sur le radar des renseignements français depuis une dizaine d’années.

Il y a peu d’éléments nouveaux dans cette histoire. L’atrocité du 11 septembre 2001 fut la première de beaucoup d’attaques terroristes, chacune suivie par l’extension dramatique de pouvoirs étatiques draconiens aux dépens des libertés civiques, appuyée par la projection de forces militaires dans des régions identifiées comme des points chauds abritant des terroristes. Pourtant il y a peu d’éléments indiquant que cette formule testée et rodée ait fait quoi que ce soit pour réduire le danger. Pour ce qu’il en est, nous semblons verrouillés dans un cycle de violence qui s’approfondit sans issue visible.

Alors que nos gouvernements font pression pour accroître leurs pouvoirs, INSURGE INTELLIGENCE peut dorénavant révéler à quel point la communauté du renseignement US est impliquée dans l’incubation des plateformes web que nous connaissons aujourd’hui, dans l’objectif précis d’utiliser cette technologie comme mécanisme pour mener la « guerre globale de l’information » – une guerre pour légitimer le pouvoir d’un petit nombre sur le reste d’entre nous. La cheville ouvrière de cette histoire est la multinationale qui, d’une certaine façon, définit le XXIè siècle avec son omniprésence discrète: Google.

Google se fait passer pour une entreprise de technologie amicale, branchée, facile d’utilisation qui s’est élevée vers la pré-éminence à travers une combinaison de talent, de chance, et de véritable innovation. Cela est vrai. Mais ce n’est qu’une infime partie de l’histoire. En réalité, Google est un écran de fumée derrière lequel se tapit le complexe militaro-industriel des USA.

Le récit interne de l’essor de Google, révélé ici pour la première fois, ouvre une boîte de Pandore qui va beaucoup plus loin que Google, éclairant sans que l’on s’y attende l’existence d’un réseau parasite poussant l’évolution de l’appareil national sécuritaire US, et profitant obscènement de son opération.

Le réseau fantôme

Au cours de des deux dernières décennies, les stratégies de politique étrangère et de renseignement US ont abouti en une « guerre contre le terrorisme » qui consiste en des invasions militaires prolongées du monde musulman et la surveillance intensive de populations civiles. Ces stratégies ont été mises en incubation, sinon dictées, par un réseau secret à l’intérieur et à l’extérieur du Pentagone.

Établi sous l’administration Clinton, consolidé sous Bush et fermement installé sous Obama, ce réseau aussi bien Républicain que Démocrate, composé surtout d’idéologues néoconservateurs a scellé sa domination au cœur du Ministère de la Défense US (DoD, Department of Defense, ndlr) à l’aube de 2015, par le biais de l’activité d’une entité corporatiste à l’extérieur du Pentagone, mais gérée par celui-ci.

En 1999, la CIA créa sa propre firme d’investissements à capital-risque, In-Q-Tel, pour financer des start-ups prometteuses à même de créer des technologies utiles aux agences de renseignement. Mais l’inspiration pour In-Q-Tel est venue plus tôt, lorsque le Pentagone mit sur pieds sa propre unité du secteur privé.

Connu sous le nom de « Highlands Forum » (forum des « hautes terres », ndlr), ce réseau privé a dressé un pont entre le Pentagone et les puissantes élites US hors du corps militaire depuis le milieu des années 1990. Malgré des changements d’administrations civiles, le réseau autour du Highlands Forum a réussi avec de plus en plus de succès à dominer la politique de défense aux USA.

Il est parfois fait référence à des entreprises géantes de la défense comme Booz Allen Hamilton et Science Applications International Corporation comme étant la « communauté de l’ombre du renseignement » du fait des vases communicants entre eux et le gouvernement, ainsi que de leur capacité à influencer et profiter en même temps de la politique de défense. Mais tandis que ces entreprises font la compétition pour le pouvoir et l’argent, elles collaborent aussi quand c’est important. Le Highlands Forum a pendant 20 ans fourni un espace officieux pour que certains des membres les plus éminents de la communauté du renseignement se réunissent avec des hauts fonctionnaires du gouvernement US, en parallèle d’autres dirigeants des industries concernées.

Je suis initialement tombé sur l’existence de ce réseau en novembre 2014, alors je rapportai pour le Motherboard de VICE que le ministre de la défense US Chuck Hagel venait d’annoncer que « l’initiative d’innovation de la défense » concernait réellement la construction de Skynet – ou de quelque chose y ressemblant, principalement pour dominer un ère émergente de guerre automatisée et robotisée.

Ce récit était basé sur un « papier blanc » peu connu et financé par le Pentagone deux mois plus tôt par la National Defense University (NDU) à Washington, DC, une institution de pointe gérée par les militaires US qui, entre autres choses, génère de la recherche pour développer la politique de défense US au plus haut niveau. La papier blanc clarifiait la pensée derrière la nouvelle initiative, et les développements scientifiques et technologiques révolutionnaires sur lesquels il espérait capitaliser.

Le Highlands Forum

Le co-auteur de ce papier blanc de la NDU est Linton Wells, un fonctionnaire de la défense US de 51 ans d’ancienneté qui était, sous l’administration Bush, directeur du renseignement au Pentagone, supervisant la NSA et d’autres agences d’espionnage. Il détient encore des habilitations de sécurité du plus haut niveau, et selon un article du magazine Government Executive de 2006 il dirigea le « Highlands Forum », fondé par le Pentagone en 1994.

 

Le magazine New Scientist (payant) a comparé le Highlands Forum à des réunions d’élite telles que « Davos, Ditchley et Aspen », le décrivant comme « beaucoup moins connu, mais… sans doute un club de discussion tout aussi important ». Les réunions classiques du Forum rassemblent « des personnes innovantes pour envisager des interactions entre la politique et la technologie. Ses plus grands succès ont été dans le développement de la guerre hi-tech à partir d’un réseau [électronique]. »

Étant donné le rôle de Wells à un tel Forum, ce n’est peut-être pas surprenant que son papier blanc sur la transformation de la défense ait pu avoir un impact si profond sur la réelle politique du Pentagone. Mais si c’est le cas, pourquoi personne ne l’a-t-il remarqué?

Bien qu’il soit sponsorisé par le Pentagone, je n’ai pu trouver aucune page officielle au sujet du Forum sur le site du DoD. Des sources actives et anciennes du corps militaire US n’en avaient jamais entendu parler, pas plus que des journalistes spécialisés dans la sécurité nationale. J’étais perplexe.

La boîte de capital-risque intellectuel du Pentagone

Dans le prologue de son livre de 2007, « A Crowd of One: The Future of Individual Identity » (Une foule d’une personne: l’avenir de l’identité individuelle, ndlr), John Clippinger, un chercheur au MIT du Media Lab Human Dynamics Group, a décrit comment il avait pris part à un rassemblement du « Highlands Forum », une « réunion uniquement sur invitation financée par le Ministère de la Défense et dirigée par l’adjoint en charge de l’intégration des réseaux et des renseignements. » C’était là un poste haut placé du DoD supervisant les opérations et les politiques pour les agences d’espionnage les plus puissantes du Pentagone, dont la NSA et la Defense Intelligence Agency (DIA), entre autres. À partir de 2003, le poste fut changé en ce qui est désormais celui du Sous-Secrétaire à la Défense pour le renseignement. Le Highlands Forum, écrit Clippinger, fut fondé par le capitaine de l’US Navy à la retraite Dick O’Neill. Figurent parmi les délégués des militaires US haut-gradés de nombreuse agences et divisions – « des capitaines, des vice-amiraux, des généraux, des colonels, des majors et des commandants » ainsi que « des membres de la direction du DoD ».

Ce qui semblait tout d’abord être le principal site web du Forum décrit Highlands comme « un réseau informel inter-disciplinaire sponsorisé par le Gouvernement Fédéral », se focalisant sur « le renseignement, la science et la technologie ». Les explications sont maigres, au-delà d’un unique logo du « Department of Defense ».

Mais Highlands possède également un autre site web qui se décrit lui-même comme « une firme de capital-risque intellectuel » doté d’une « vaste expérience dans le soutien aux entreprises, organisations et dirigeants gouvernementaux ». La firme fournit une « large gamme de services, dont: la prévision stratégique, la création de scénario et de simulation (gaming…) pour les marchés mondiaux en expansion », ainsi que dans « le travail avec le client pour la construction de stratégies d’exécution ». « The Highlands Group Inc. », professe le site web, organise toute un éventail de Forums sur ces sujets.

Par exemple, en plus du Highlands Forum, depuis le 11 septembre le Groupe gère « l’Island Forum », un événement international tenu en association avec le Ministère de la Défense de Singapour, que supervise O’Neill en tant que « consultant principal ». Le site web du Ministère de la Défense de Singapour décrit l’Island Forum comme étant « conçu d’après le Highlands Forum organisé pour le Ministère de la Défense US ». Des documents révélés par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden ont confirmé que Singapour avait joué un rôle crucial pour permettre aux USA et à l’Australie de se brancher sur des câbles sous-marins afin d’espionner des puissances asiatiques comme l’Indonésie et la Malaisie.

Le site web du Highlands Group révèle également que Highlands est en partenariat avec l’une des entreprises de défense les plus puissantes aux États-Unis. Higlands est « appuyée par un réseau d’entreprises et de chercheurs indépendants », dont « nos partenaires du Highlands Forum des dix dernières années chez SAIC; et le vaste réseau de Highlands de participants au Highlands Forum ».

SAIC est l’acronyme de l’entreprise de défense US « Science Applications International Corporation », qui a changé de nom pour Leidos en 2013, gérant SAIC comme entreprise subsidiaire. SAIC/Leidos fait partie des 10 premières entreprises de défense aux USA, et travaille étroitement avec la communauté US du renseignement, surtout avec la NSA. Selon le journaliste d’investigation Tim Shorrock, le premier à avoir révélé la vaste étendue de privatisation du renseignement US avec son livre phare « Spies for Hire » (Espions à Louer, ndlr), SAIC possède une « relation symbiotique avec la NSA: l’agence en est le client unique le plus important et SAIC est le plus grand fournisseur de la NSA ».

 

Le patronyme complet du capitaine « Dick » O’Neill, le président fondateur du Highlands Forum, est Richard Patrick O’Neill, qui après son travail dans la Navy a rejoint le DoD. Il a occupé son dernier poste en tant qu’adjoint à la stratégie et à la politique dans le Bureau du Ministre Délégué à la Défense pour le Commandement, le Contrôle, les Communications et le Renseignement, avant de fonder Highlands.

Le Club de Yoda

Mais Clippinger fait aussi référence à un autre individu mystérieux adulé par les participants au Forum:

Il s’asseyait au fond de la salle, imperturbable derrière d’épaisses lunettes à montures noires. Je ne l’ai jamais entendu dire un mot… Andrew (Andy) Marshall est une icône au sein du DoD. Certains l’appellent Yoda, en vertu de son statut mythique impénétrable… Il avait traversé plusieurs administrations et était largement considéré comme au-dessus des politiques partisanes. Il soutenait le Highlands Forum et en avait dès le départ été un invité régulier.

Dès 1973, Marshall a dirigé l’une des agences les plus puissantes du Pentagone, l’Office of Net Assessment (ONA, Bureau d’Évaluation de Réseau, ndlr), le « think tank » interne du Ministre de la Défense US qui conduit des recherches hautement confidentielles sur les prévisions futures de politique de défense pour toute la communauté militaire et de l’espionnage US. L’ONA a joué un rôle de premier plan dans des initiatives stratégiques majeurs du Pentagone, dont la Stratégie Maritime, l’Initiative de Défense Stratégique, l’Initiative de Stratégies Compétitives, et la Révolution des Affaires Militaires.

 

Dans un rare profil qui lui est fait dans Wired en 2002, le journaliste Douglas McGray décrit Andrew Marshall, maintenant âgé de 93 ans, comme « le plus évasif » mais « l’un des plus influents » responsables du DoD. McGray ajoute que « le Vice-Président Dick Cheney, le Ministre de la Défense Donald Rumsfeld et le Ministre Délégué Paul Wolfowitz » – largement considérés comme les faucons du mouvement néoconservateur dans la politique US – étaient parmi les « petits chouchous » de Marshall.

En s’exprimant lors d’un discret séminaire à l’Université de Harvard quelques mois après le 11 septembre 2001, le président fondateur du Highlands Forum Richard O’Neill déclara que Marshall était beaucoup plus qu’un « invité régulier » du Forum. « Andy Marshall est notre co-président, donc indirectement tout ce que nous faisons retourne dans le système d’Andy, » dit-il à l’auditoire. « Directement, des gens présents lors des réunions du Forum peuvent s’en aller rendre compte à Andy sur une variété de sujets, et afin de synthétiser les choses ». Il affirma aussi que le Forum avait un troisième co-président: le directeur de la Defense Advanced Research and Projects Agency (DARPA, Agence pour les Projets de Recherche Avancée de la Défense, ndlr), qui à l’époque avait été désigné par Rumsfeld, Anthony J. Tether. Avant de rejoindre DARPA, Tether était vice-président de la Division de Technologie Avancée de SAIC.

L’influence du Highlands Forum sur la politique de défense US a ainsi opéré à travers trois canaux principaux: son soutien par le Bureau du Ministre de la Défense (à peu près au milieu de la dernière décennie ceci a été transféré spécifiquement au Bureau du Sous-Secrétaire à la Défense pour le Renseignement, qui gère les principales agences de surveillance); son lien direct avec l’ONA d’Andrew « Yoda » Marshall; et son lien direct avec DARPA.

Selon Clippinger dans A Crowd of One, « ce qui se passe lors de réunions informelles telles que Highlands Forum pourrait, avec le temps et par le biais de curieux chemins d’influence imprévus, avoir un impact énorme non seulement à l’intérieur du DoD mais à travers le monde ». Il écrit que les idées du Forum sont « passées de l’hérésie au consensus. Des idées qui étaient anathème en 1999 avaient été adoptées comme politique seulement trois ans plus tard. »

Bien que le Forum ne produise pas de « recommandations consensuelles », son impact est plus profond que celui d’un traditionnel comité consultatif gouvernemental. « Les idées qui émergent des réunions sont à la disposition de ceux qui prennent les décisions ainsi que des gens des think tanks, » selon O’Neill:

Nous ajouterons des gens de Booz, SAIC, RAND, ou d’autres à nos réunions… Nous accueillons ce genre de coopération parce que, franchement, ils ont le sérieux qu’il faut. Ils sont là pour le long terme et sont capables d’influencer les politiques du gouvernement avec un réel travail académique… Nous produisons des idées et de l’interaction et des réseaux pour que ces gens les prennent et s’en servent comme ils en ont besoin.

Mes requêtes répétées à O’Neill pour des informations concernant son travail au Highlands Forum ont été ignorées. Le Ministère de la Défense n’a pas non plus répondu à de multiples requêtes pour des informations et des commentaires sur le Forum.

 

Guerre de l’information

Le Highlands Forum a servi de « pont d’influence » dans les deux sens: d’une part, pour le réseau fantôme d’entreprises privées afin d’influencer la formulation de la politique des opérations d’espionnage pour tout le renseignement militaire US; et d’autre part, pour le Pentagone afin d’influencer ce qui se fait dans le secteur privé. Il n’y en a pas de preuve plus claire que par le rôle véritablement instrumental du Forum dans l’incubation de l’idée de la surveillance de masse comme mécanisme pour dominer l’information à une échelle mondiale.

En 1989, Richard O’Neill, alors cryptologue de l’US Navy, écrivit un papier pour l’US Naval War College, « Toward a methodology for perception management » (Vers une méthodologie de la gestion d’impact, ndlr). Dans son livre, Future Wars (Guerres du Futur, ndlr), le Col. John Alexander, alors officier supérieur de l’Intelligence and Security Control de l’US Army (INSCOM, contrôle du renseignement et de la sécurité de l’armée US, ndlr), note que le papier d’O’Neill avait esquissé pour la première fois une stratégie pour la « gestion d’impact » comme partie intégrante de la guerre de l’information (IW, information warfare). La stratégie proposée par O’Neill identifiait trois catégories de cibles pour l’IW: les adversaires, afin qu’ils croient en leur vulnérabilité; des partenaires potentiels, « afin qu’ils perçoivent la cause [de la guerre] comme juste »; et enfin, les populations civiles et la direction politique afin qu’ils « perçoivent le coût comme en valant la peine ». Une réunion d’information secrète basée sur le travail d’O’Neill « fit son chemin jusqu’aux plus hauts échelons » du DoD. « Ils reconnurent qu’O’Neill avait raison et lui dirent de l’enterrer. »

Sauf que le DoD ne l’a pas enterré. Aux alentours de 1994, le Highlands Group fut fondé par O’Neill en tant que projet officiel du Pentagone, par la décision du Ministre de la Défense de l’époque sous Bill Clinton William Perry – qui s’en alla rejoindre le conseil d’administration de SAIC après avoir pris sa retraite du gouvernement en 2003.

Selon les propres termes d’O’Neill, le groupe allait fonctionner en tant que « laboratoire d’idées » du Pentagone. Selon Government Executive, des experts en technologie militaire et de l’information se sont rassemblés pour la première réunion du Forum « pour songer aux impacts de l’IT (information technology) et de la mondialisation sur les États-Unis et l’art de mener la guerre. Comment Internet et d’autres technologies émergentes allaient-ils changer le monde? » La réunion aida à implanter l’idée de « guerre centrée sur des réseaux » dans les esprits des « plus grands penseurs militaires de la nation ».

Exclure le public

Des archives officielles du Pentagone confirment que le principal objectif du Highlands Forum était de soutenir les politiques du DoD sur la spécialité d’O’Neill: la guerre de l’information. Selon le Rapport Annuel Officiel au Président et au Congrès de 1997 dans une section intitulée « Opérations d’Information », (Information Operations, IO) le Bureau du Ministre de la Défense (Office of the Secretary of Defense, OSD) avait autorisé « l’établissement du Highlands Group constitué d’experts de l’industrie, de la recherche et du DoD de premier plan » pour coordonner les IO pour les agences fédérales de renseignement militaire.

L’année suivante le rapport annuel du DoD réitérait la centralité du Forum aux opérations d’information: « Afin d’examiner les thèmes d’IO, le DoD sponsorise le Highlands Forum, qui réunit ensemble le gouvernement, l’industrie, et des professionnels académiques de divers domaines. »

Notez qu’en 1998, le Highlands « Group » est devenu un « Forum ». Selon O’Neill, ceci avait pour but d’éviter de soumettre les réunions des Highlands Fora à des « restrictions bureaucratiques ». Il faisait allusion à la Federal Advisory Committee Act (FACA, loi sur les comités de conseil fédéraux, ndlr), qui régit la manière dont le gouvernement US peut formellement solliciter le conseil d’intérêts particuliers.

Connue sous le nom de « loi de gouvernement ouvert », FACA requiert que les fonctionnaires du gouvernement US n’ont pas le droit de tenir des consultations secrètes ou derrière portes fermées avec des personnes n’appartenant pas au gouvernement sur le développement de sa politique. De telles consultations doivent toutes avoir lieu dans le cadre de comités consultatifs fédéraux permettant l’examen public. FACA requiert que ces réunions soient publiques, soient annoncées par le Journal Officiel, que les groupes de conseil soient enregistrés auprès d’un bureau de l’Administration Générale des Services, parmi d’autres pré-requis conçus pour préserver la responsabilité dans l’intérêt du public

Mais Government Executive a rapporté que « O’Neill et d’autres pensaient » que de tels détails réglementaires « inhiberaenit le libre flux d’idées et de discussions à bâtons rompus qu’ils recherchaient. » Les avocats du Pentagone avaient prévenu que le dénominatif « groupe » pouvait induire certaines obligations, et conseillé de gérer toute l’affaire en privé: « Donc O’Neill changea son nom en Highlands Forum et le déménagea dans le secteur privé pour le diriger en tant que consultant du Pentagone ». Le Highlands Forum du Pentagone existe donc derrière le patronage de la « boîte de capital-risque intellectuel » d’O’Neill, « Highlands Group Inc. »

En 1995, une année après que William Perry ait désigné O’Neill pour diriger le Highlands Forum, SAIC – l’organisation « partenaire » du Forum – avait lancé un tout nouveau Center for Information Strategy and Policy (Centre pour la Stratégie et la Politique de l’Information, ndlr) sous la direction de « Jeffrey Cooper, un membre du Highlands Group qui conseille des hauts fonctionnaires du Ministère de la Défense sur les thèmes de la guerre de l’information ». Le Centre avait exactement le même objectif que le Forum, fonctionner comme « une chambre de compensation pour rassembler les meilleurs et les plus intelligents esprits du domaine de la guerre de l’information en sponsorisant une série continue de séminaires, de documents et de symposiums qui explorent en profondeur les implications de la guerre de l’information ». L’objectif était de « permettre aux dirigeants et aux décideurs politiques du gouvernement, de l’industrie et du monde académique pour répondre aux thèmes centraux entourant la guerre de l’information afin d’assurer que les États-Unis conservent leur avance sur n’importe quel ou tous ennemis potentiels ».

Malgré les dispositions de FACA, les comités consultatifs fédéraux sont déjà lourdement influencés sinon captifs des intérêts corporatistes. Donc en circonvenant FACA, le Pentagone a même passé outre les dispositions affaiblies de FACA, en excluant de façon permanente toute possibilité d’engagement public.

L’affirmation d’O’Neill qu’il n’y a pas de rapports ou de recommandations n’est pas sincère. De son propre aveu, les consultations secrètes du Pentagone avec l’industrie qui ont eu lieu par le biais du Highlands Forum depuis 1994 ont été accompagnées par la soumission régulière d’articles académiques et de politique, d’enregistrements et de notes de réunion, et d’autres formes de documentation qui sont verrouillés derrière une connexion uniquement accessible aux délégués du Forum. Ceci viole l’esprit, sinon la lettre, de FACA – d’une façon qui est clairement conçue pour circonvenir à la responsabilité démocratique et à la règle du droit.

Le Highlands Forum n’a pas besoin de produire des recommandations consensuelles. Sa raison d’être est de fournir au Pentagone un mécanisme de mise en réseau social fantôme pour cimenter des relations durables avec le pouvoir corporatiste, et d’identifier de nouveaux talents pouvant être utilisés pour affiner les stratégies de guerre de l’information dans le plus grand secret.

Le nombre total de participants au Highlands Forum du DoD dépasse le millier, bien que les sessions consistent surtout en de petites réunions de type groupe de travail d’au plus 25-30 personnes, rassemblant des experts et des fonctionnaires selon les sujets. Les délégués ont compté en leur nombre du personnel de haut niveau de SAIC et Booz Allen Hamilton, RAND Corp., Cisco, Human Genome Sciences, eBay, PayPal, IBM, Google, Microsoft, AT&T, la BBC, Disney Corp., General Electric, Enron, parmi une liste énorme; des membres Démocrates ou Républicains du Congrès et du Sénat; des cadres supérieurs de l’industrie US de l’énergie comme Daniel Yergin d’IHS Cambridge Energy Research Associates; et des personnages-clé impliqués des deux côtés des campagnes présidentielles.

D’autres participants ont inclus des professionnels de haut rang des médias: David Ignatius, rédacteur-en-chef-adjoint du Washington Post et à l’époque rédacteur exécutif de l’International Herald Tribune; Thomas Friedman, chroniqueur de longue date au New York Times; Arnaud de Borchgrave, un rédacteur au Washington Times et à United Press International; Steven Levy, un ancien rédacteur de Newsweek, auteur titulaire au New Yorker; Noah Schachtmann, rédacteur exécutif au Daily Beast; Rebecca McKinnon, co-fondatrice de Global Voices Online; Nik Gowing de la BBC; et John Markoff du New York Times.

Du fait de son soutien actuel par le Sous-Secrétaire à la Défense pour le renseignement de l’OSD, le Forum dispose d’un accès privé aux dirigeants des principales agences de surveillance et de reconnaissance US, ainsi qu’aux directeurs et à leurs assistants des agences de recherche du DoD, de DARPA à l’ONA. Ceci signifie également que le Forum est profondément connecté aux équipes de recherche politique du Pentagone.

Google: engendré par le Pentagone

En 1994 – la même année que la fondation du Highlands Forum sous les auspices de l’OSD, de l’ONA et de DARPA – deux jeunes étudiants doctorants de l’Université de Stanford, Sergey Brin et Larry Page, réalisèrent leur percée sur la première application automatisée de recherche et de classement de pages sur le web. Cette application demeure le composant central de ce qui allait devenir le service de recherche de Google. Brin et Page avaient accompli leur travail avec le financement de la Digital Library Initiative (DLI, Initiative de Librairie Numérique, ndlr), un programme multi-agences de la National Science Foundation (NSF), la NASA et DARPA.

Mais ce n’est qu’un versant de l’histoire.

Pendant tout le temps du développement du moteur de recherches, Sergey Brin rendait régulièrement et directement compte à deux personnes qui n’étaient pas du tout de la faculté de Stanford: le Dr. Bhavani Thuraisingham et le Dr. Rick Steinheiser. Les deux étaient les représentants d’un programme sensible de la communauté de l’espionnage US sur la sécurité de l’information et sur l’extraction de données.
Thuraisingham est actuellement le professeur titulaire de la chaire Louis A. Beecherl et directeur exécutif du Cyber Research Institute à l’Université du Texas à Dallas, et un expert très sollicité sur les thèmes de l’extraction de données, la gestion de celles-ci et la sécurité de l’information. Mais dans les années 1990, elle travaillait pour la MITRE Corp; une entreprise de défense majeure aux USA, où elle dirigeait l’initiative dénommée « Massive Digital Data Systems » (Systèmes Massifs de Données Numériques, ndlr), un projet sponsorisé par la NSA, la CIA et le Director of Central Intelligence (directeur du renseignement central, ndlr) dans le but de générer des recherches innovantes dans la technologie de l’information.

« Nous avons financé l’Université de Stanford par le biais de l’informaticien Jeffrey Ullman, qui avait sous sa coupe plusieurs étudiants post-diplômés qui travaillaient dans plusieurs domaines excitants, » m’a dit le Prof. Thuraisingham. « L’un d’entre eux était Sergey Brin, le fondateur de Google. À la base, le programme MDDS de la communauté du renseignement fournissait à Brin une source de capital d’amorçage, qui était agrémentée par de nombreuses autres sources, y compris dans le secteur privé ».

Cette sorte de financement n’est certes pas inhabituelle, et le fait que Sergey Brin ait pu en bénéficier en étant un étudiant post-diplômé à Stanford semble n’être qu’anecdotique. Le Pentagone s’intéressait à toute la recherche des sciences informatiques à cette époque. Mais cela illustre combien la culture de Silicon Valley est profondément enracinée dans les valeurs de la communauté US du renseignement.

Dans un document phénoménal hébergé par le site web de l’Université du Texas, Thuraisingham rapporte que de 1993 à 1999, « la communauté du renseignement (IC, Intelligence Community) a démarré un programme dénommé Massive Digital Data Systems (MDDS) que j’ai dirigé pour l’IC alors que je travaillais pour la MITRE Corporation ». Le programme a financé 15 efforts de recherche dans diverses universités, dont celle de Stanford. Son but était de développer « des technologies de gestion des données pouvant gérer plusieurs térabytes et jusqu’à des pétabytes de données, » et permettant « le traitement des requêtes, la gestion des transactions, la gestion des métadonnées, la gestion du stockage, et l’intégration des données. »

À l’époque, Thuraisingham était chef de recherche pour la gestion des données et de l’information à MITRE, où elle dirigeait les efforts d’une équipe de recherche et de développement pour la NSA, la CIA, le Laboratoire de Recherche de l’US Air Force, ainsi que le Space and Naval Warfare Systems Command (Commandement des Systèmes de Guerre Navals et Spatiaux, ndlr) de l’US Army (SPAWAR) et le Communications and Electronic Command (CECOM). Elle en vint à enseigner des formations pour des fonctionnaires du gouvernement US et des entreprises de défense sur l’extraction de données dans le contre-terrorisme.

Dans son article de l’Université du Texas, elle joint un copie d’un résumé du programme MDDS de la communauté US du renseignement qui avait été présenté au « Symposium Annuel de la Communauté du Renseignement en 1995. Le résumé révèle que les sponsors principaux du programme MDDS étaient trois agences: la NSA, le Bureau de Recherche & Développement de la CIA, et le Community Management Staff (CMS, Personnel de Gestion de la Communauté, ndlr) de la communauté du renseignement qui opère sous les ordres du Director of Central Intelligence. Les administrateurs du programme, qui ont fourni autour de 3 à 4 millions de dollars par an pendant 3 à 4 ans, ont été identifiés comme étant Hal Curran (NSA), Robert Kluttz (CMS), le Dr. Claudia Pierce (NSA), le Dr. Rick Steinheiser (ORD – qui signifie Bureau de Recherche & Développement de la CIA, Office of Research & Development), et le Dr. Thuraisingham elle-même.

Thuraisingham poursuit dans son article, pour réitérer que ce programme conjoint CIA-NSA finançait partiellement Sergey Brin afin de mettre au point le cœur de Google, à travers une bourse donnée à Stanford et gérée par le superviseur de Brin, le Prof. Jeffrey D. Ullman:

En fait, le fondateur de Google M. Sergey Brin était en partie financé par ce programme alors qu’il était étudiant en doctorat à Stanford. Il a, avec son superviseur le Prof. Jeffrey Ullman et mon collègue à MITRE, le Dr. Chris Clifton (le principal chercheur en IT à MITRE), développé le Query Flocks System (système de troupeaux de requêtes, ndlr) qui produisait des solutions pour l’obtention de grandes quantités d’informations stockées dans des bases de données. Je me souviens visitant Stanford avec le Dr. Rick Steinheiser de la Communauté du Renseignement, et M. Brin de faire son entrée sur des rollers, livrer sa présentation et se ruer dehors. En fait la dernière fois que nous nous sommes vus en septembre 1998, M. Brin nous avait fait la démonstration de son moteur de recherche qui devint Google quelque temps plus tard.

Brin et Page ont officiellement institué Google en tant qu’entreprise en septembre 1998, ce même mois où ils avaient pour la dernière fois fait leur rapport à Thuraisingham et Steinheiser. « Query Flocks » faisait aussi partie du système « PageRank » (classement de pages, ndlr) breveté de Google, que Brin développa à Stanford dans le programme MDDS-CIA-NSA ainsi qu’avec du financement de la NSF, IBM et Hitachi. Cette année-là, le Dr. Chris Clifton de MITRE, qui travaillait sous Thuraisingham pour le développement du système « Query Flocks » écrivit un article, conjointement avec le superviseur de Brin, le Prof. Ullman et Rick Steinheiser de la CIA. Intitulé « La Découverte de Connaissance dans un Texte », l’article fut présenté lors d’une conférence académique.

« Le financement de MDDS qui soutenait Brin était substantiel comme capital d’amorçage, mais il était probablement dépassé par d’autres canaux de financement, » affirme Thuraisingham. « La durée du financement de Brin fut d’à peu près deux ans. Pendant cette période, mes collègues et moi-même du MDDS nous rendions à Stanford pour voir Brin et surveiller ses progrès à peu près tous les trois mois. Nous ne supervisions pas exactement, mais nous voulions vérifier la progression, souligner d’éventuels problèmes et suggérer des idées. Lors de ces réunions, Brin nous présenta effectivement la recherche sur Query Flocks, et nous fit aussi la démonstration de versions du moteur de recherche de Google. »

Brin faisait donc régulièrement des rapports à Thurasingham et à Steinheiser sur son travail au développement de Google. Le programme MDDS est de fait référencé dans plusieurs articles signés à la fois par Brin et par Page datant de leur temps à Stanford. Dans leur article de 1998 publié dans le Bulletin of the IEEE Computer Society Technical Committee on Data Engineering (bulletin du comité technique sur l’ingénierie de données de la société d’informatique de l’IEEE, ndlr), ils décrivent l’automatisation des méthodes d’extraction d’information depuis le web via « l’Extraction de Relations de Schémas Duels Itératifs » (Dual Iterative Pattern Relation Extraction), le développement d’un « classement mondial de pages web appelé PageRank », et l’usage de PageRank « pour développer un moteur de recherche novateur nommé Google. » Par une note en bas de page dès l’ouverture, Sergey Brin confirme qu’il a été « en partie appuyé par le Programme de Systèmes Massifs de Données Numériques [MDDS] du Personnel de Gestion de la Communauté [CMS], » à travers une bourse de la NSF – confirmant que le programme MDDS-CIA-NSA fournissait son financement par le biais de la NSF.

Cette bourse, dont le rapport de projet inscrit Brin sur sa liste d’étudiants bénéficiaires (sans mention du MDDS), était différente de la bourse de la NSF pour Larry Page qui comprenait un financement de DARPA et de la NASA. Le rapport de projet, écrit par le superviseur de Brin le Prof. Ullman, poursuit pour dire sous la section « Indices de Succès » qu’il y a « quelques histoires actuelles de start-ups basées sur des recherches soutenues par la NSF ». sous « Impact du Projet », le rapport note: « Finalement, le projet google est lui aussi devenu commercial en tant que Google.com. »

Le récit de Thuraisingham démontre donc que le programme CIA-NSA-MDDS a non seulement financé Brin pendant tout son travail avec Larry Page au développement de Google, mais que des représentants haut placés dans le renseignement US dont un officiel de la CIA supervisaient l’évolution de Google lors de cette phase précédant son lancement, jusqu’à ce que l’entreprise soit prête à être officiellement fondée. Google, donc, a pu voir le jour par le biais d’une quantité « conséquente » de financement de départ et de supervision par le Pentagone: nommément la CIA, la NSA, et DARPA.

Le Dod n’a pas pu être joint pour commentaire.

A suivre…

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Facebook, Twitter et les programmes psychologiques du Pentagone

Posted in actualité, altermondialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 3 juillet 2014 by Résistance 71

Pour ceux qui douteraient encore de l’escroquerie totale de ces plateformes « sociales » en ligne qui ne sont que des laboratoires pour la guerre psychologique et le contrôle des populations.

Cette traduction est dédiée à ceux qui parfois nous demandent pourquoi on ne trouve pas Résistance 71 sur Facebook ou Twitter… La réponse ci-dessous.

Notre solution ? BOYCOTT de toute cette fange inutile et nuisible !!

— Résistance 71 —

 

Les expériences de contrôle de la pensée faites par Facebook liées à une recherche du ministère de la défense sur les troubles à l’ordre public

 

RT

 

2 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/169848-pentagon-facebook-study-minerva/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’expérience de Facebook sur plus d’un demi-million d’utilisateurs insouciants a pris une nouvelle forme avec la révélation qu’un chercheur connecté à un programme financé par le ministère de la défense américain dont le but est d’utiliser l’armée américaine pour réprimer une insurrection civile (NdT: ce qui est toujours anticonstitutionnel aux Etats-Unis au regard de l’amendement dit “Posse Comitatus”, sauf en application de la loi martiale…), avait aussi participé à l’expérience.

Les sites en ligne de médias sociaux ont explosé le week-end dernier après qu’il ait été révélé que Facebook, jamais étranger à la controverse ces temps-ci, avait secrètement manipulé des posts/publications vus par près de 700 000 utilisateurs en 2012 afin de permettre aux chercheurs d’étudier comment des états émotionnels sont transmis sur la plateforme en ligne. Les résultats de cette recherche d’une semaine menée par des chercheurs à Facebook, à l’université Cornell et à l’université de Californie, sont apparus dans l’édition de juin du journal “Comptes-rendus de l’académie nationale des scientifiques” (Proceedings of the National Academy of Scientists” ou PNAS) sous le titre plutôt insidieux de: “Preuve expérimentale d’une contagion émotionnelle à grande-échelle au travers des réseaux sociaux”.

Facebook a modifié le contenu montré sur certains apports d’information d’utilisateurs pour contrôler le nombre de posts qui contiendrait des mots chargés en émotions positives ou négatives. L’équipe a conclut son étude financée par l’argent fédéral en disant que “les émotions se propagent comme une contagion au travers d’un réseau”. Lorsqu’il fut connu sur internet que Facebook conduisait une politique orwellienne de contrôle de la pensée, un raz-de marée de condamnations électroniques submergea l’entreprise créée par Mark Zuckerberg. Un des auteurs de l’étude, Adam Kramer, utilisa son compte Facebook pour donner plus une explication que de fournir des excuses pour cette étude secrète. “Nous avons senti le besoin de l’importance d’enquêter sur le souci commun de voir la publication par des amis de commentaires positifs, mener chez les gens à un sentiment négatif ou d’être laissé pour compte,” a dit Kramer. “Dans le même temps, nous étions concernés par le fait qu’être exposé à la négativité d’amis pourrait conduire les gens à éviter de visiter Facebook. Nous n’avons pas clairement cité nos objectifs dans l’article.

L’attaque sur Facebook apparaît empirer alors qu’il a été découvert qu’un des auteurs de l’étude psychologique de la plateforme, Jeffrey T. Hancock de l’université de Cornell, avait aussi reçu un financement du programme du Pentagone “Miverva” (Minerva Research Initiative) pour faire une étude similaire intitulée: “Le modelage de la parole et les dynamiques sociales dans les régimes autoritaires”. Le programme Minerva du Pentagone, finance quiconque d’après le site internet “d’enquêteurs privés aux plus grands consortiums multi-universitaires… incluant des chercheurs de 32 institutions académiques et de quatre organisations industrielles et à but non lucratif”. Le programme va allouer 6 millions de dollars en 2014 et 17 millions entre 2015 et 2017.

La page descriptive internet de Hancock sur le site de l’université de Cornell cite “les dynamiques psychologiques et interpersonnelles du média social, mensonge et langage”, comme étant ses points de focus dans la recherche universitaire. L’étude de Hancock est apparue en 2009, un an avant que l’Institut Stratégique de l’école de Guerre de l’Armée de l’Air américain ait averti dans une étude différente et dans l’immédiat futur de l’effondrement économique, que les Etats-Unis pourraient faire l’expérience d’insurrections civiles suite à une série de crises étiquetée: “Choc stratégique ».

Le rapport au titre très rumsfeldien: “Inconnues connues: Chocs stratégiques non-conventionnels dans un développement de stratégie de défense”, suggérait que l’armée pourrait être appelée pour restaurer l’ordre public dans le cas d’une énorme fracture sociale.

Une violence civile généralisée dans les Etats-Unis forcerait l’establishement de la défense à réorienter ses priorités dans un cas extrême afin de pouvoir défendre la sécurité publique de base”, lit le rapport publié par le Lt-Colonel Nathan Freir. Dans le même temps, l’université de Cornell participa à une autre étude sous la Minerva Research Initiative du Pentagone et supervisée par le bureau de recherche scientifique de l’armée de l’air, étude qui visait à “prédire les dynamiques de la mobilisation des mouvements sociaux et leurs effets de contagions.” Le projet pense pouvoir prévoir “la masse critique” de troubles sociaux et de révéler et suivre leurs “traces digitales” à partir d’évènements récents, incluant la “révolution” égyptienne de 2011 et les manifestations de Gezi Park en Turquie de 2013. Dans le même temps, les apports Twitter et les conversations seront examinés “afin d’identifer les individus mobilisés dans une contagion sociale et de savoir à partir de quand ils se mobilisent.

Facebook apologizes after psychological experiment caused outrage

Survenant si tôt après les fuites orchestrées par Snowden, l’idée d’un chercheur étroitement affilié avec une étude commanditée par le Pentagone et une de ses études sur l’examen secret du comportement des utilisateurs de Facebook sous des “conditions contrôlées” va certainement causer une alerte conséquente et justifiée. Ce dernier scandale en dit aussi long sur la fréquence inopportune et dérangeante de la coopération si directe des institutions éducatives américaines avec des programmes militaires qui n’ont pas les meilleures des intentions envers la société civile au cœur de leurs actions.