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Google, technologie et espionage en règle…

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Boycott !…

 

“Plus de données informatiques, plus de bénéfices”, Google trace votre location même lorsque vous lui demandez de ne pas le faire

 

RT

 

13 août 2018

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/usa/435855-google-tracking-location-permission/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si vous avez jamais suspecté que Google surveille tout ce que vous faites même lorsque vous lui dites explicitement que vous ne le voulez pas, une nouvelle enquête a confirmé vos suspicions en prouvant juste que c’est la réalité.

Une enquête menée par Associated Press (AP) a trouvé que Google enregistre en fait toutes les données de géolocalisation des utilisateurs d’Androïd et d’iPhone même lorsque ceux-ci ont choisi l’option de sécuriser leurs données et de passer en mode confidentiel afin d’empêcher l’entreprise de le faire.

Google continue d’affirmer que si vous fermez “l’historique de localisation” sur votre appareil, la compagnie ne sera pas capable de stocker vos informations sur votre navigation. L’entreprise l’affirme sur sa page “support”, que vous pouvez fermer la Location History à tout moment et qu’une fois fermée, “les endroits où vous allez ne sont plus enregistrés”.

Mais ceci n’est pas vrai, nous dit le rapport d’AP, parce que certaines apps de Google continuent d’enregistrer des données géolocalisatrices même lorsque l’option est fermée sur votre appareil et ce sans aucunement demander la permission de le faire.

Quelques exemples donnés par AP incluent l’app de Google Maps qui prend des captures d’écran de votre localisation dès que vous l’ouvrez et même durant des recherches sur le net n’ayant rien à voir avec l’endroit où vous vous trouvez comme par exemple si vous tapez “biscuits au chocolat”, ceci donne et enregistre votre exacte position à ce moment là avec les données de latitude et de longitude et sauvegarde la donnée sur votre “compte Google”.

AP a enquêté sur ce sujet après qu’un chercheur de l’université de Berkeley Californie, K. Shankari a écrit sur son blog que son appareil Android lui avait demandé d’évaluer des achats faits récemment chez Kohl alors même que son Location History était fermée

Jonathan Meyer, informaticien de l’université de Princeton, a dit à l’AP que les mises en garde de Google concernant la confidentialité devraient être bien plus claires. “Si vous autorisez les utilisateurs à fermer ce qu’on appelle la Location History, alors tous les endroits où vous maintenez cette application doivent être fermés également.” a t’il dit “Ceci semble être une attitude cohérente.

Quoi qu’il en soit, Google dit qu’ils ont été suffisamment clairs. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré que celle-ci donne d’amples explications des plus claires possibles sur tous les outils Google que les gens utilisent et qui peuvent enregistrer leur géolocalisation.

Pour empêcher Google d’enregistrer et de sauvegarder les données de géolocalisation de tous ces outils, l’entreprise dit que les utilisateurs peuvent fermer le système appelé “Web and App Activity”, mais comme ce système est allumé par défaut, bien des gens ignorent même son existence et assument que lorsqu’ils ferment leur “Location History” ceci prendra effet sur toutes les applications, ce qui n’est pas le cas.

Les utilisateurs peuvent manuellement effacer les marqueurs de géolocalisation, mais chacune doit être sélectionnée manuellement puis être effacée une par une, à moins que vous ne vouliez tout effacer, cela rend l’opération fastidieuse et prend beaucoup de temps.

Google offre une explication moins confuse sur le comment fonctionne son système de stockage de donnée de géolocalisation mais seulement dans une fenêtre qui apparaît si vous sélectionnez “pause” “Location History” sur votre compte Google, là il y est dit que quelques données de localisation peuvent toujours être conservées en tant qu’activité des autres applications Google.

Peter Lenz, un ancien de l’analyse géospatiale pour l’entreprise de technologie de la publicité Distillery a dit que l’obsession de Google était de tracer la géolocation des utilisateurs afin de générer toujours plus de revenus par les publicités (ciblées). “Ils construisent l’information publicitaire de données collectées”, dit-il. “Ainsi, plus de données veut dire plus de bénéfices”.

Les conclusions de l’enquête d’AP ont été confirmées par des chercheurs en science informatique de l’université de Princeton.

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Cybertechnologie et Nouvel Ordre Mondial… Le lien Google-CIA et l’empire technotronique en devenir ~ 1ère partie ~

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Excellent article remarquablement bien documenté du non moins excellent Nafeez Ahmed de « Cutting Hedge » qui met en pleine lumière les collusions de bien des start ups informatiques avec la CIA, NSA, renseignement militaire etc… Ceci était connu depuis longtemps, mais Ahmed nous emmène au zoo voir les « bêtes immondes »…

— Résistance 71 —

 

Comment la CIA créa Google

 

Nafeez Ahmed

 

30 Janvier 2015

 

url de l’article en français:

http://globalepresse.com/2015/01/30/comment-la-cia-crea-google/

 

1ère partie

2ème partie

 

« INSURGE INTELLIGENCE », un nouveau projet de journalisme d’investigation financé par le public, vous livre le récit exclusif de la façon dont la communauté US du renseignement a financé, nourri et mis en incubation Google comme élément d’un effort visant à dominer le monde par le contrôle de l’information. Financé indirectement par la NSA et la CIA, Google n’a été que la première d’une pléthore de start-ups du secteur privé cooptée par le renseignement US pour conserver la « supériorité du renseignement ».

Les origines de cette ingénieuse stratégie remontent à un groupe secret sponsorisé par le Pentagone, qui au cours des deux dernières décennies a fonctionné comme un pont entre le gouvernement US et les élites des secteurs des affaires et de la finance, corporatistes et médiatiques. Le groupe a permis à certains des intérêts particuliers des USA corporatistes de passer systématiquement outre la responsabilité démocratique et la règle du droit pour influencer les politiques gouvernementales, ainsi que l’opinion publique aux USA comme autour du monde. Les résultats ont été catastrophiques: surveillance de masse par la NSA, un état de guerre globale permanent, et une initiative novatrice pour transformer le corps militaire US en « Skynet ».

Dans le sillage des attaques contre Charlie Hebdo à Paris, les gouvernements occidentaux se pressent de légitimer des pouvoirs accrus de surveillance de masse et de contrôle de l’Internet, le tout au nom de la lutte contre le terrorisme.

Des politiciens US et européens ont appelé à protéger le genre d’espionnage queDe pratique la NSA, et à faire avancer la capacité à enfreindre la vie privée sur Internet en rendant le cryptage illégal. Une idée est d’établir un partenariat en télécommunications à même d’effacer unilatéralement tout contenu estimé « alimenter la haine et la violence » dans des situations considérées comme « appropriées ». Des débats houleux ont cours au niveau gouvernemental et parlementaire pour explorer la suppression de la confidentialité avocat-client.

Ce que tout ceci eut pu accomplir pour empêcher les attaques de Charlie Hebdo demeure un mystère, surtout quand nous savons que les terroristes figuraient déjà sur le radar des renseignements français depuis une dizaine d’années.

Il y a peu d’éléments nouveaux dans cette histoire. L’atrocité du 11 septembre 2001 fut la première de beaucoup d’attaques terroristes, chacune suivie par l’extension dramatique de pouvoirs étatiques draconiens aux dépens des libertés civiques, appuyée par la projection de forces militaires dans des régions identifiées comme des points chauds abritant des terroristes. Pourtant il y a peu d’éléments indiquant que cette formule testée et rodée ait fait quoi que ce soit pour réduire le danger. Pour ce qu’il en est, nous semblons verrouillés dans un cycle de violence qui s’approfondit sans issue visible.

Alors que nos gouvernements font pression pour accroître leurs pouvoirs, INSURGE INTELLIGENCE peut dorénavant révéler à quel point la communauté du renseignement US est impliquée dans l’incubation des plateformes web que nous connaissons aujourd’hui, dans l’objectif précis d’utiliser cette technologie comme mécanisme pour mener la « guerre globale de l’information » – une guerre pour légitimer le pouvoir d’un petit nombre sur le reste d’entre nous. La cheville ouvrière de cette histoire est la multinationale qui, d’une certaine façon, définit le XXIè siècle avec son omniprésence discrète: Google.

Google se fait passer pour une entreprise de technologie amicale, branchée, facile d’utilisation qui s’est élevée vers la pré-éminence à travers une combinaison de talent, de chance, et de véritable innovation. Cela est vrai. Mais ce n’est qu’une infime partie de l’histoire. En réalité, Google est un écran de fumée derrière lequel se tapit le complexe militaro-industriel des USA.

Le récit interne de l’essor de Google, révélé ici pour la première fois, ouvre une boîte de Pandore qui va beaucoup plus loin que Google, éclairant sans que l’on s’y attende l’existence d’un réseau parasite poussant l’évolution de l’appareil national sécuritaire US, et profitant obscènement de son opération.

Le réseau fantôme

Au cours de des deux dernières décennies, les stratégies de politique étrangère et de renseignement US ont abouti en une « guerre contre le terrorisme » qui consiste en des invasions militaires prolongées du monde musulman et la surveillance intensive de populations civiles. Ces stratégies ont été mises en incubation, sinon dictées, par un réseau secret à l’intérieur et à l’extérieur du Pentagone.

Établi sous l’administration Clinton, consolidé sous Bush et fermement installé sous Obama, ce réseau aussi bien Républicain que Démocrate, composé surtout d’idéologues néoconservateurs a scellé sa domination au cœur du Ministère de la Défense US (DoD, Department of Defense, ndlr) à l’aube de 2015, par le biais de l’activité d’une entité corporatiste à l’extérieur du Pentagone, mais gérée par celui-ci.

En 1999, la CIA créa sa propre firme d’investissements à capital-risque, In-Q-Tel, pour financer des start-ups prometteuses à même de créer des technologies utiles aux agences de renseignement. Mais l’inspiration pour In-Q-Tel est venue plus tôt, lorsque le Pentagone mit sur pieds sa propre unité du secteur privé.

Connu sous le nom de « Highlands Forum » (forum des « hautes terres », ndlr), ce réseau privé a dressé un pont entre le Pentagone et les puissantes élites US hors du corps militaire depuis le milieu des années 1990. Malgré des changements d’administrations civiles, le réseau autour du Highlands Forum a réussi avec de plus en plus de succès à dominer la politique de défense aux USA.

Il est parfois fait référence à des entreprises géantes de la défense comme Booz Allen Hamilton et Science Applications International Corporation comme étant la « communauté de l’ombre du renseignement » du fait des vases communicants entre eux et le gouvernement, ainsi que de leur capacité à influencer et profiter en même temps de la politique de défense. Mais tandis que ces entreprises font la compétition pour le pouvoir et l’argent, elles collaborent aussi quand c’est important. Le Highlands Forum a pendant 20 ans fourni un espace officieux pour que certains des membres les plus éminents de la communauté du renseignement se réunissent avec des hauts fonctionnaires du gouvernement US, en parallèle d’autres dirigeants des industries concernées.

Je suis initialement tombé sur l’existence de ce réseau en novembre 2014, alors je rapportai pour le Motherboard de VICE que le ministre de la défense US Chuck Hagel venait d’annoncer que « l’initiative d’innovation de la défense » concernait réellement la construction de Skynet – ou de quelque chose y ressemblant, principalement pour dominer un ère émergente de guerre automatisée et robotisée.

Ce récit était basé sur un « papier blanc » peu connu et financé par le Pentagone deux mois plus tôt par la National Defense University (NDU) à Washington, DC, une institution de pointe gérée par les militaires US qui, entre autres choses, génère de la recherche pour développer la politique de défense US au plus haut niveau. La papier blanc clarifiait la pensée derrière la nouvelle initiative, et les développements scientifiques et technologiques révolutionnaires sur lesquels il espérait capitaliser.

Le Highlands Forum

Le co-auteur de ce papier blanc de la NDU est Linton Wells, un fonctionnaire de la défense US de 51 ans d’ancienneté qui était, sous l’administration Bush, directeur du renseignement au Pentagone, supervisant la NSA et d’autres agences d’espionnage. Il détient encore des habilitations de sécurité du plus haut niveau, et selon un article du magazine Government Executive de 2006 il dirigea le « Highlands Forum », fondé par le Pentagone en 1994.

 

Le magazine New Scientist (payant) a comparé le Highlands Forum à des réunions d’élite telles que « Davos, Ditchley et Aspen », le décrivant comme « beaucoup moins connu, mais… sans doute un club de discussion tout aussi important ». Les réunions classiques du Forum rassemblent « des personnes innovantes pour envisager des interactions entre la politique et la technologie. Ses plus grands succès ont été dans le développement de la guerre hi-tech à partir d’un réseau [électronique]. »

Étant donné le rôle de Wells à un tel Forum, ce n’est peut-être pas surprenant que son papier blanc sur la transformation de la défense ait pu avoir un impact si profond sur la réelle politique du Pentagone. Mais si c’est le cas, pourquoi personne ne l’a-t-il remarqué?

Bien qu’il soit sponsorisé par le Pentagone, je n’ai pu trouver aucune page officielle au sujet du Forum sur le site du DoD. Des sources actives et anciennes du corps militaire US n’en avaient jamais entendu parler, pas plus que des journalistes spécialisés dans la sécurité nationale. J’étais perplexe.

La boîte de capital-risque intellectuel du Pentagone

Dans le prologue de son livre de 2007, « A Crowd of One: The Future of Individual Identity » (Une foule d’une personne: l’avenir de l’identité individuelle, ndlr), John Clippinger, un chercheur au MIT du Media Lab Human Dynamics Group, a décrit comment il avait pris part à un rassemblement du « Highlands Forum », une « réunion uniquement sur invitation financée par le Ministère de la Défense et dirigée par l’adjoint en charge de l’intégration des réseaux et des renseignements. » C’était là un poste haut placé du DoD supervisant les opérations et les politiques pour les agences d’espionnage les plus puissantes du Pentagone, dont la NSA et la Defense Intelligence Agency (DIA), entre autres. À partir de 2003, le poste fut changé en ce qui est désormais celui du Sous-Secrétaire à la Défense pour le renseignement. Le Highlands Forum, écrit Clippinger, fut fondé par le capitaine de l’US Navy à la retraite Dick O’Neill. Figurent parmi les délégués des militaires US haut-gradés de nombreuse agences et divisions – « des capitaines, des vice-amiraux, des généraux, des colonels, des majors et des commandants » ainsi que « des membres de la direction du DoD ».

Ce qui semblait tout d’abord être le principal site web du Forum décrit Highlands comme « un réseau informel inter-disciplinaire sponsorisé par le Gouvernement Fédéral », se focalisant sur « le renseignement, la science et la technologie ». Les explications sont maigres, au-delà d’un unique logo du « Department of Defense ».

Mais Highlands possède également un autre site web qui se décrit lui-même comme « une firme de capital-risque intellectuel » doté d’une « vaste expérience dans le soutien aux entreprises, organisations et dirigeants gouvernementaux ». La firme fournit une « large gamme de services, dont: la prévision stratégique, la création de scénario et de simulation (gaming…) pour les marchés mondiaux en expansion », ainsi que dans « le travail avec le client pour la construction de stratégies d’exécution ». « The Highlands Group Inc. », professe le site web, organise toute un éventail de Forums sur ces sujets.

Par exemple, en plus du Highlands Forum, depuis le 11 septembre le Groupe gère « l’Island Forum », un événement international tenu en association avec le Ministère de la Défense de Singapour, que supervise O’Neill en tant que « consultant principal ». Le site web du Ministère de la Défense de Singapour décrit l’Island Forum comme étant « conçu d’après le Highlands Forum organisé pour le Ministère de la Défense US ». Des documents révélés par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden ont confirmé que Singapour avait joué un rôle crucial pour permettre aux USA et à l’Australie de se brancher sur des câbles sous-marins afin d’espionner des puissances asiatiques comme l’Indonésie et la Malaisie.

Le site web du Highlands Group révèle également que Highlands est en partenariat avec l’une des entreprises de défense les plus puissantes aux États-Unis. Higlands est « appuyée par un réseau d’entreprises et de chercheurs indépendants », dont « nos partenaires du Highlands Forum des dix dernières années chez SAIC; et le vaste réseau de Highlands de participants au Highlands Forum ».

SAIC est l’acronyme de l’entreprise de défense US « Science Applications International Corporation », qui a changé de nom pour Leidos en 2013, gérant SAIC comme entreprise subsidiaire. SAIC/Leidos fait partie des 10 premières entreprises de défense aux USA, et travaille étroitement avec la communauté US du renseignement, surtout avec la NSA. Selon le journaliste d’investigation Tim Shorrock, le premier à avoir révélé la vaste étendue de privatisation du renseignement US avec son livre phare « Spies for Hire » (Espions à Louer, ndlr), SAIC possède une « relation symbiotique avec la NSA: l’agence en est le client unique le plus important et SAIC est le plus grand fournisseur de la NSA ».

 

Le patronyme complet du capitaine « Dick » O’Neill, le président fondateur du Highlands Forum, est Richard Patrick O’Neill, qui après son travail dans la Navy a rejoint le DoD. Il a occupé son dernier poste en tant qu’adjoint à la stratégie et à la politique dans le Bureau du Ministre Délégué à la Défense pour le Commandement, le Contrôle, les Communications et le Renseignement, avant de fonder Highlands.

Le Club de Yoda

Mais Clippinger fait aussi référence à un autre individu mystérieux adulé par les participants au Forum:

Il s’asseyait au fond de la salle, imperturbable derrière d’épaisses lunettes à montures noires. Je ne l’ai jamais entendu dire un mot… Andrew (Andy) Marshall est une icône au sein du DoD. Certains l’appellent Yoda, en vertu de son statut mythique impénétrable… Il avait traversé plusieurs administrations et était largement considéré comme au-dessus des politiques partisanes. Il soutenait le Highlands Forum et en avait dès le départ été un invité régulier.

Dès 1973, Marshall a dirigé l’une des agences les plus puissantes du Pentagone, l’Office of Net Assessment (ONA, Bureau d’Évaluation de Réseau, ndlr), le « think tank » interne du Ministre de la Défense US qui conduit des recherches hautement confidentielles sur les prévisions futures de politique de défense pour toute la communauté militaire et de l’espionnage US. L’ONA a joué un rôle de premier plan dans des initiatives stratégiques majeurs du Pentagone, dont la Stratégie Maritime, l’Initiative de Défense Stratégique, l’Initiative de Stratégies Compétitives, et la Révolution des Affaires Militaires.

 

Dans un rare profil qui lui est fait dans Wired en 2002, le journaliste Douglas McGray décrit Andrew Marshall, maintenant âgé de 93 ans, comme « le plus évasif » mais « l’un des plus influents » responsables du DoD. McGray ajoute que « le Vice-Président Dick Cheney, le Ministre de la Défense Donald Rumsfeld et le Ministre Délégué Paul Wolfowitz » – largement considérés comme les faucons du mouvement néoconservateur dans la politique US – étaient parmi les « petits chouchous » de Marshall.

En s’exprimant lors d’un discret séminaire à l’Université de Harvard quelques mois après le 11 septembre 2001, le président fondateur du Highlands Forum Richard O’Neill déclara que Marshall était beaucoup plus qu’un « invité régulier » du Forum. « Andy Marshall est notre co-président, donc indirectement tout ce que nous faisons retourne dans le système d’Andy, » dit-il à l’auditoire. « Directement, des gens présents lors des réunions du Forum peuvent s’en aller rendre compte à Andy sur une variété de sujets, et afin de synthétiser les choses ». Il affirma aussi que le Forum avait un troisième co-président: le directeur de la Defense Advanced Research and Projects Agency (DARPA, Agence pour les Projets de Recherche Avancée de la Défense, ndlr), qui à l’époque avait été désigné par Rumsfeld, Anthony J. Tether. Avant de rejoindre DARPA, Tether était vice-président de la Division de Technologie Avancée de SAIC.

L’influence du Highlands Forum sur la politique de défense US a ainsi opéré à travers trois canaux principaux: son soutien par le Bureau du Ministre de la Défense (à peu près au milieu de la dernière décennie ceci a été transféré spécifiquement au Bureau du Sous-Secrétaire à la Défense pour le Renseignement, qui gère les principales agences de surveillance); son lien direct avec l’ONA d’Andrew « Yoda » Marshall; et son lien direct avec DARPA.

Selon Clippinger dans A Crowd of One, « ce qui se passe lors de réunions informelles telles que Highlands Forum pourrait, avec le temps et par le biais de curieux chemins d’influence imprévus, avoir un impact énorme non seulement à l’intérieur du DoD mais à travers le monde ». Il écrit que les idées du Forum sont « passées de l’hérésie au consensus. Des idées qui étaient anathème en 1999 avaient été adoptées comme politique seulement trois ans plus tard. »

Bien que le Forum ne produise pas de « recommandations consensuelles », son impact est plus profond que celui d’un traditionnel comité consultatif gouvernemental. « Les idées qui émergent des réunions sont à la disposition de ceux qui prennent les décisions ainsi que des gens des think tanks, » selon O’Neill:

Nous ajouterons des gens de Booz, SAIC, RAND, ou d’autres à nos réunions… Nous accueillons ce genre de coopération parce que, franchement, ils ont le sérieux qu’il faut. Ils sont là pour le long terme et sont capables d’influencer les politiques du gouvernement avec un réel travail académique… Nous produisons des idées et de l’interaction et des réseaux pour que ces gens les prennent et s’en servent comme ils en ont besoin.

Mes requêtes répétées à O’Neill pour des informations concernant son travail au Highlands Forum ont été ignorées. Le Ministère de la Défense n’a pas non plus répondu à de multiples requêtes pour des informations et des commentaires sur le Forum.

 

Guerre de l’information

Le Highlands Forum a servi de « pont d’influence » dans les deux sens: d’une part, pour le réseau fantôme d’entreprises privées afin d’influencer la formulation de la politique des opérations d’espionnage pour tout le renseignement militaire US; et d’autre part, pour le Pentagone afin d’influencer ce qui se fait dans le secteur privé. Il n’y en a pas de preuve plus claire que par le rôle véritablement instrumental du Forum dans l’incubation de l’idée de la surveillance de masse comme mécanisme pour dominer l’information à une échelle mondiale.

En 1989, Richard O’Neill, alors cryptologue de l’US Navy, écrivit un papier pour l’US Naval War College, « Toward a methodology for perception management » (Vers une méthodologie de la gestion d’impact, ndlr). Dans son livre, Future Wars (Guerres du Futur, ndlr), le Col. John Alexander, alors officier supérieur de l’Intelligence and Security Control de l’US Army (INSCOM, contrôle du renseignement et de la sécurité de l’armée US, ndlr), note que le papier d’O’Neill avait esquissé pour la première fois une stratégie pour la « gestion d’impact » comme partie intégrante de la guerre de l’information (IW, information warfare). La stratégie proposée par O’Neill identifiait trois catégories de cibles pour l’IW: les adversaires, afin qu’ils croient en leur vulnérabilité; des partenaires potentiels, « afin qu’ils perçoivent la cause [de la guerre] comme juste »; et enfin, les populations civiles et la direction politique afin qu’ils « perçoivent le coût comme en valant la peine ». Une réunion d’information secrète basée sur le travail d’O’Neill « fit son chemin jusqu’aux plus hauts échelons » du DoD. « Ils reconnurent qu’O’Neill avait raison et lui dirent de l’enterrer. »

Sauf que le DoD ne l’a pas enterré. Aux alentours de 1994, le Highlands Group fut fondé par O’Neill en tant que projet officiel du Pentagone, par la décision du Ministre de la Défense de l’époque sous Bill Clinton William Perry – qui s’en alla rejoindre le conseil d’administration de SAIC après avoir pris sa retraite du gouvernement en 2003.

Selon les propres termes d’O’Neill, le groupe allait fonctionner en tant que « laboratoire d’idées » du Pentagone. Selon Government Executive, des experts en technologie militaire et de l’information se sont rassemblés pour la première réunion du Forum « pour songer aux impacts de l’IT (information technology) et de la mondialisation sur les États-Unis et l’art de mener la guerre. Comment Internet et d’autres technologies émergentes allaient-ils changer le monde? » La réunion aida à implanter l’idée de « guerre centrée sur des réseaux » dans les esprits des « plus grands penseurs militaires de la nation ».

Exclure le public

Des archives officielles du Pentagone confirment que le principal objectif du Highlands Forum était de soutenir les politiques du DoD sur la spécialité d’O’Neill: la guerre de l’information. Selon le Rapport Annuel Officiel au Président et au Congrès de 1997 dans une section intitulée « Opérations d’Information », (Information Operations, IO) le Bureau du Ministre de la Défense (Office of the Secretary of Defense, OSD) avait autorisé « l’établissement du Highlands Group constitué d’experts de l’industrie, de la recherche et du DoD de premier plan » pour coordonner les IO pour les agences fédérales de renseignement militaire.

L’année suivante le rapport annuel du DoD réitérait la centralité du Forum aux opérations d’information: « Afin d’examiner les thèmes d’IO, le DoD sponsorise le Highlands Forum, qui réunit ensemble le gouvernement, l’industrie, et des professionnels académiques de divers domaines. »

Notez qu’en 1998, le Highlands « Group » est devenu un « Forum ». Selon O’Neill, ceci avait pour but d’éviter de soumettre les réunions des Highlands Fora à des « restrictions bureaucratiques ». Il faisait allusion à la Federal Advisory Committee Act (FACA, loi sur les comités de conseil fédéraux, ndlr), qui régit la manière dont le gouvernement US peut formellement solliciter le conseil d’intérêts particuliers.

Connue sous le nom de « loi de gouvernement ouvert », FACA requiert que les fonctionnaires du gouvernement US n’ont pas le droit de tenir des consultations secrètes ou derrière portes fermées avec des personnes n’appartenant pas au gouvernement sur le développement de sa politique. De telles consultations doivent toutes avoir lieu dans le cadre de comités consultatifs fédéraux permettant l’examen public. FACA requiert que ces réunions soient publiques, soient annoncées par le Journal Officiel, que les groupes de conseil soient enregistrés auprès d’un bureau de l’Administration Générale des Services, parmi d’autres pré-requis conçus pour préserver la responsabilité dans l’intérêt du public

Mais Government Executive a rapporté que « O’Neill et d’autres pensaient » que de tels détails réglementaires « inhiberaenit le libre flux d’idées et de discussions à bâtons rompus qu’ils recherchaient. » Les avocats du Pentagone avaient prévenu que le dénominatif « groupe » pouvait induire certaines obligations, et conseillé de gérer toute l’affaire en privé: « Donc O’Neill changea son nom en Highlands Forum et le déménagea dans le secteur privé pour le diriger en tant que consultant du Pentagone ». Le Highlands Forum du Pentagone existe donc derrière le patronage de la « boîte de capital-risque intellectuel » d’O’Neill, « Highlands Group Inc. »

En 1995, une année après que William Perry ait désigné O’Neill pour diriger le Highlands Forum, SAIC – l’organisation « partenaire » du Forum – avait lancé un tout nouveau Center for Information Strategy and Policy (Centre pour la Stratégie et la Politique de l’Information, ndlr) sous la direction de « Jeffrey Cooper, un membre du Highlands Group qui conseille des hauts fonctionnaires du Ministère de la Défense sur les thèmes de la guerre de l’information ». Le Centre avait exactement le même objectif que le Forum, fonctionner comme « une chambre de compensation pour rassembler les meilleurs et les plus intelligents esprits du domaine de la guerre de l’information en sponsorisant une série continue de séminaires, de documents et de symposiums qui explorent en profondeur les implications de la guerre de l’information ». L’objectif était de « permettre aux dirigeants et aux décideurs politiques du gouvernement, de l’industrie et du monde académique pour répondre aux thèmes centraux entourant la guerre de l’information afin d’assurer que les États-Unis conservent leur avance sur n’importe quel ou tous ennemis potentiels ».

Malgré les dispositions de FACA, les comités consultatifs fédéraux sont déjà lourdement influencés sinon captifs des intérêts corporatistes. Donc en circonvenant FACA, le Pentagone a même passé outre les dispositions affaiblies de FACA, en excluant de façon permanente toute possibilité d’engagement public.

L’affirmation d’O’Neill qu’il n’y a pas de rapports ou de recommandations n’est pas sincère. De son propre aveu, les consultations secrètes du Pentagone avec l’industrie qui ont eu lieu par le biais du Highlands Forum depuis 1994 ont été accompagnées par la soumission régulière d’articles académiques et de politique, d’enregistrements et de notes de réunion, et d’autres formes de documentation qui sont verrouillés derrière une connexion uniquement accessible aux délégués du Forum. Ceci viole l’esprit, sinon la lettre, de FACA – d’une façon qui est clairement conçue pour circonvenir à la responsabilité démocratique et à la règle du droit.

Le Highlands Forum n’a pas besoin de produire des recommandations consensuelles. Sa raison d’être est de fournir au Pentagone un mécanisme de mise en réseau social fantôme pour cimenter des relations durables avec le pouvoir corporatiste, et d’identifier de nouveaux talents pouvant être utilisés pour affiner les stratégies de guerre de l’information dans le plus grand secret.

Le nombre total de participants au Highlands Forum du DoD dépasse le millier, bien que les sessions consistent surtout en de petites réunions de type groupe de travail d’au plus 25-30 personnes, rassemblant des experts et des fonctionnaires selon les sujets. Les délégués ont compté en leur nombre du personnel de haut niveau de SAIC et Booz Allen Hamilton, RAND Corp., Cisco, Human Genome Sciences, eBay, PayPal, IBM, Google, Microsoft, AT&T, la BBC, Disney Corp., General Electric, Enron, parmi une liste énorme; des membres Démocrates ou Républicains du Congrès et du Sénat; des cadres supérieurs de l’industrie US de l’énergie comme Daniel Yergin d’IHS Cambridge Energy Research Associates; et des personnages-clé impliqués des deux côtés des campagnes présidentielles.

D’autres participants ont inclus des professionnels de haut rang des médias: David Ignatius, rédacteur-en-chef-adjoint du Washington Post et à l’époque rédacteur exécutif de l’International Herald Tribune; Thomas Friedman, chroniqueur de longue date au New York Times; Arnaud de Borchgrave, un rédacteur au Washington Times et à United Press International; Steven Levy, un ancien rédacteur de Newsweek, auteur titulaire au New Yorker; Noah Schachtmann, rédacteur exécutif au Daily Beast; Rebecca McKinnon, co-fondatrice de Global Voices Online; Nik Gowing de la BBC; et John Markoff du New York Times.

Du fait de son soutien actuel par le Sous-Secrétaire à la Défense pour le renseignement de l’OSD, le Forum dispose d’un accès privé aux dirigeants des principales agences de surveillance et de reconnaissance US, ainsi qu’aux directeurs et à leurs assistants des agences de recherche du DoD, de DARPA à l’ONA. Ceci signifie également que le Forum est profondément connecté aux équipes de recherche politique du Pentagone.

Google: engendré par le Pentagone

En 1994 – la même année que la fondation du Highlands Forum sous les auspices de l’OSD, de l’ONA et de DARPA – deux jeunes étudiants doctorants de l’Université de Stanford, Sergey Brin et Larry Page, réalisèrent leur percée sur la première application automatisée de recherche et de classement de pages sur le web. Cette application demeure le composant central de ce qui allait devenir le service de recherche de Google. Brin et Page avaient accompli leur travail avec le financement de la Digital Library Initiative (DLI, Initiative de Librairie Numérique, ndlr), un programme multi-agences de la National Science Foundation (NSF), la NASA et DARPA.

Mais ce n’est qu’un versant de l’histoire.

Pendant tout le temps du développement du moteur de recherches, Sergey Brin rendait régulièrement et directement compte à deux personnes qui n’étaient pas du tout de la faculté de Stanford: le Dr. Bhavani Thuraisingham et le Dr. Rick Steinheiser. Les deux étaient les représentants d’un programme sensible de la communauté de l’espionnage US sur la sécurité de l’information et sur l’extraction de données.
Thuraisingham est actuellement le professeur titulaire de la chaire Louis A. Beecherl et directeur exécutif du Cyber Research Institute à l’Université du Texas à Dallas, et un expert très sollicité sur les thèmes de l’extraction de données, la gestion de celles-ci et la sécurité de l’information. Mais dans les années 1990, elle travaillait pour la MITRE Corp; une entreprise de défense majeure aux USA, où elle dirigeait l’initiative dénommée « Massive Digital Data Systems » (Systèmes Massifs de Données Numériques, ndlr), un projet sponsorisé par la NSA, la CIA et le Director of Central Intelligence (directeur du renseignement central, ndlr) dans le but de générer des recherches innovantes dans la technologie de l’information.

« Nous avons financé l’Université de Stanford par le biais de l’informaticien Jeffrey Ullman, qui avait sous sa coupe plusieurs étudiants post-diplômés qui travaillaient dans plusieurs domaines excitants, » m’a dit le Prof. Thuraisingham. « L’un d’entre eux était Sergey Brin, le fondateur de Google. À la base, le programme MDDS de la communauté du renseignement fournissait à Brin une source de capital d’amorçage, qui était agrémentée par de nombreuses autres sources, y compris dans le secteur privé ».

Cette sorte de financement n’est certes pas inhabituelle, et le fait que Sergey Brin ait pu en bénéficier en étant un étudiant post-diplômé à Stanford semble n’être qu’anecdotique. Le Pentagone s’intéressait à toute la recherche des sciences informatiques à cette époque. Mais cela illustre combien la culture de Silicon Valley est profondément enracinée dans les valeurs de la communauté US du renseignement.

Dans un document phénoménal hébergé par le site web de l’Université du Texas, Thuraisingham rapporte que de 1993 à 1999, « la communauté du renseignement (IC, Intelligence Community) a démarré un programme dénommé Massive Digital Data Systems (MDDS) que j’ai dirigé pour l’IC alors que je travaillais pour la MITRE Corporation ». Le programme a financé 15 efforts de recherche dans diverses universités, dont celle de Stanford. Son but était de développer « des technologies de gestion des données pouvant gérer plusieurs térabytes et jusqu’à des pétabytes de données, » et permettant « le traitement des requêtes, la gestion des transactions, la gestion des métadonnées, la gestion du stockage, et l’intégration des données. »

À l’époque, Thuraisingham était chef de recherche pour la gestion des données et de l’information à MITRE, où elle dirigeait les efforts d’une équipe de recherche et de développement pour la NSA, la CIA, le Laboratoire de Recherche de l’US Air Force, ainsi que le Space and Naval Warfare Systems Command (Commandement des Systèmes de Guerre Navals et Spatiaux, ndlr) de l’US Army (SPAWAR) et le Communications and Electronic Command (CECOM). Elle en vint à enseigner des formations pour des fonctionnaires du gouvernement US et des entreprises de défense sur l’extraction de données dans le contre-terrorisme.

Dans son article de l’Université du Texas, elle joint un copie d’un résumé du programme MDDS de la communauté US du renseignement qui avait été présenté au « Symposium Annuel de la Communauté du Renseignement en 1995. Le résumé révèle que les sponsors principaux du programme MDDS étaient trois agences: la NSA, le Bureau de Recherche & Développement de la CIA, et le Community Management Staff (CMS, Personnel de Gestion de la Communauté, ndlr) de la communauté du renseignement qui opère sous les ordres du Director of Central Intelligence. Les administrateurs du programme, qui ont fourni autour de 3 à 4 millions de dollars par an pendant 3 à 4 ans, ont été identifiés comme étant Hal Curran (NSA), Robert Kluttz (CMS), le Dr. Claudia Pierce (NSA), le Dr. Rick Steinheiser (ORD – qui signifie Bureau de Recherche & Développement de la CIA, Office of Research & Development), et le Dr. Thuraisingham elle-même.

Thuraisingham poursuit dans son article, pour réitérer que ce programme conjoint CIA-NSA finançait partiellement Sergey Brin afin de mettre au point le cœur de Google, à travers une bourse donnée à Stanford et gérée par le superviseur de Brin, le Prof. Jeffrey D. Ullman:

En fait, le fondateur de Google M. Sergey Brin était en partie financé par ce programme alors qu’il était étudiant en doctorat à Stanford. Il a, avec son superviseur le Prof. Jeffrey Ullman et mon collègue à MITRE, le Dr. Chris Clifton (le principal chercheur en IT à MITRE), développé le Query Flocks System (système de troupeaux de requêtes, ndlr) qui produisait des solutions pour l’obtention de grandes quantités d’informations stockées dans des bases de données. Je me souviens visitant Stanford avec le Dr. Rick Steinheiser de la Communauté du Renseignement, et M. Brin de faire son entrée sur des rollers, livrer sa présentation et se ruer dehors. En fait la dernière fois que nous nous sommes vus en septembre 1998, M. Brin nous avait fait la démonstration de son moteur de recherche qui devint Google quelque temps plus tard.

Brin et Page ont officiellement institué Google en tant qu’entreprise en septembre 1998, ce même mois où ils avaient pour la dernière fois fait leur rapport à Thuraisingham et Steinheiser. « Query Flocks » faisait aussi partie du système « PageRank » (classement de pages, ndlr) breveté de Google, que Brin développa à Stanford dans le programme MDDS-CIA-NSA ainsi qu’avec du financement de la NSF, IBM et Hitachi. Cette année-là, le Dr. Chris Clifton de MITRE, qui travaillait sous Thuraisingham pour le développement du système « Query Flocks » écrivit un article, conjointement avec le superviseur de Brin, le Prof. Ullman et Rick Steinheiser de la CIA. Intitulé « La Découverte de Connaissance dans un Texte », l’article fut présenté lors d’une conférence académique.

« Le financement de MDDS qui soutenait Brin était substantiel comme capital d’amorçage, mais il était probablement dépassé par d’autres canaux de financement, » affirme Thuraisingham. « La durée du financement de Brin fut d’à peu près deux ans. Pendant cette période, mes collègues et moi-même du MDDS nous rendions à Stanford pour voir Brin et surveiller ses progrès à peu près tous les trois mois. Nous ne supervisions pas exactement, mais nous voulions vérifier la progression, souligner d’éventuels problèmes et suggérer des idées. Lors de ces réunions, Brin nous présenta effectivement la recherche sur Query Flocks, et nous fit aussi la démonstration de versions du moteur de recherche de Google. »

Brin faisait donc régulièrement des rapports à Thurasingham et à Steinheiser sur son travail au développement de Google. Le programme MDDS est de fait référencé dans plusieurs articles signés à la fois par Brin et par Page datant de leur temps à Stanford. Dans leur article de 1998 publié dans le Bulletin of the IEEE Computer Society Technical Committee on Data Engineering (bulletin du comité technique sur l’ingénierie de données de la société d’informatique de l’IEEE, ndlr), ils décrivent l’automatisation des méthodes d’extraction d’information depuis le web via « l’Extraction de Relations de Schémas Duels Itératifs » (Dual Iterative Pattern Relation Extraction), le développement d’un « classement mondial de pages web appelé PageRank », et l’usage de PageRank « pour développer un moteur de recherche novateur nommé Google. » Par une note en bas de page dès l’ouverture, Sergey Brin confirme qu’il a été « en partie appuyé par le Programme de Systèmes Massifs de Données Numériques [MDDS] du Personnel de Gestion de la Communauté [CMS], » à travers une bourse de la NSF – confirmant que le programme MDDS-CIA-NSA fournissait son financement par le biais de la NSF.

Cette bourse, dont le rapport de projet inscrit Brin sur sa liste d’étudiants bénéficiaires (sans mention du MDDS), était différente de la bourse de la NSF pour Larry Page qui comprenait un financement de DARPA et de la NASA. Le rapport de projet, écrit par le superviseur de Brin le Prof. Ullman, poursuit pour dire sous la section « Indices de Succès » qu’il y a « quelques histoires actuelles de start-ups basées sur des recherches soutenues par la NSF ». sous « Impact du Projet », le rapport note: « Finalement, le projet google est lui aussi devenu commercial en tant que Google.com. »

Le récit de Thuraisingham démontre donc que le programme CIA-NSA-MDDS a non seulement financé Brin pendant tout son travail avec Larry Page au développement de Google, mais que des représentants haut placés dans le renseignement US dont un officiel de la CIA supervisaient l’évolution de Google lors de cette phase précédant son lancement, jusqu’à ce que l’entreprise soit prête à être officiellement fondée. Google, donc, a pu voir le jour par le biais d’une quantité « conséquente » de financement de départ et de supervision par le Pentagone: nommément la CIA, la NSA, et DARPA.

Le Dod n’a pas pu être joint pour commentaire.

A suivre…

Nouvel Ordre Mondial: La technologie au service du totalitarisme. Google Chrome… La machine à espionner

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 17 août 2013 by Résistance 71

Comment Google Chrome laisse n’importe qui voir vos mots de passe

 

Daniel G. J.


 

17 Août 2013

 

url de l’article:

http://www.infowars.com/how-google-chrome-lets-anybody-see-your-passwords/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une des caractéristiques les plus populaire de Chrome est sa capacité de stocker les mots-de-passe. De cette manière, ils surgissent automatiquement lorsque vous allez sur une fonction telle la messagerie électronique ou Facebook. Elliot Kember, un développeur de logiciels, a découvert que n’importe qui cliquant sur le lien de changement de fonctions (settings) de Chrome, peut voir tous les mots-de passe existant sur cet ordinateur particulier s’il ou elle passe par la fonction “advanced settings” et mots de passe et forme des sections.

Les mots-de-passe sont noircis, mais en cliquant à côté d’eux, cela les fait apparaître en texte normal. Le texte peut ensuite être facilement  copié puis envoyé par courriel ou envoyé à quiconque qui utilise l’ordinateur. Ceci veut dire qu’il serait très facile pour un hacker ou quelqu’un de malicieux qui a ouvert un ordinateur avec Chrome actif, de voir tous vos mots-de-passe.

Ce qui est plus qu’inquiétant est que le patron du développement de Chrome à Google, Justin Schuh, a dit au quotidien The Guardian de Londres qu’il est au courant de cette mauvaise fonction. Pire, Schuh a dit qu’il n’ y avait aucun projet de corriger cela. Il a expliqué sur le site “Hacker News”:

“.. Nous ne voulons pas donner aux utilisateurs un faux sens de sécurité et encourager les attitudes à risque. Nous voulons être très clairs sur le fait que lorsque vous donnez accès à quelqu’un à votre compte utilisateur de système opératoire (OS), alors ils peuvent tout obtenir.”

On peut se demander pourquoi cette malfonction n’a pas été fixée. Cela rend le travail d’un hacker bien plus facile, sans parler de celui de la NSA et son espionnage ou de toute autre agence de renseignement. Si l’ordinateur source a utilisé le programme Chrome, tout ce que le hacker aurait à faire est d’aller sur l’icône “settings” afin d’obtenir le ou les mot-de-passe de l’utilisateur pour ses courriels. Un expert en sécurité cybernétique a dit au Guardian:

“Le fait est que vous si vous pouvez voir les mots-de-passe, cela veut dire qu’ils sont stockés dans une forme réversible, ce qui veut aussi dire que le codeur de l’ombre dans le cyberespace pourra écrire un “cheval de Troie” afin de voler cet enregistrement de mot-de-passe alors même où nous parlons.”

Il a été révélé que les grandes entreprises de l’internet comme Google et Microsoft ont travaillé en très proche collaboration avec la NSA. Il y a même des preuves (even evidence) que Skype (maintenant partie de Microsoft), a aidé la NSA à obtenir un accès facile aux données de ses clients. Ainsi nous devons nous demander si cette malfonction est en train d’aider ces entreprises à accéder à vos/nos données de manière encore plus facile qu’auparavant?

L’état policier rend peut-être plus facile que jamais aux hackers de voler vos informations personnelles. La quête pour une sécurité nationale apparaît mettre en danger la sécurité même de la vie privée de chaque individu.

Originalement publié sur Story Leak.

Attentat de Boston et grille de surveillance: Un des objectifs de l’attentat fausse-bannière commence à émerger…

Posted in actualité, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 9 mai 2013 by Résistance 71

Un des motifs de l’attentat fausse-bannière émerge donc 3 semaines après les faits: le contrôle total d’internet par surveillance étatique renforcée. Le FBI est en phase finale de métamorphose en STASI yankee, qu’il était déjà certes, mais au grand jour cette fois-ci.

Les cypherpunks avaient raison il y a déjà 20 ans quand ils disaient que le cryptage serait la bataille finale de l’internet… Notons également au passage comme le big boss de Google Eric Schmidt inclut les « dissidents » dans la liste des « méchants ». Une fois de plus l’escroquerie de cette « guerre contre le terrorisme », dans le plus pur style orwellien, ne vise qu’à toujours plus de contrôle des citoyens, surtout de la « dissidence », composées des personnes refusant de dire amen à la ligne du parti. Retour à la case fascismes brun et rouge, tous deux outils des banquiers et des cartels.

— Résistance 71 —

 

Obama va soutenir un programme d’écoute de l’internet

 

RT

 

8 Mai 2013

 

url de l’article origninal:

http://rt.com/usa/obama-internet-wiretap-surveillance-009/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président des Etats-Unis Barack Obama va très certainement endorser un projet du FBI qui s’assurerait que les entreprises internet aux Etats-Unis fourniraient un moyen au gouvernement de pratiquer une surveilance furtive et indétectable des usagers.

Le FBI a envisagé des solutions à son soi-disant problème de “Going Dark” alors que des méthodes sophistiquées de cryptage et de technologie avancée ont rendu de plus en plus difficile au gouvernement l’accès aux communications en ligne faites dans l’ombre de la toile. Si les derniers efforts du FBI sont remplie de succès, toutes les entreprises internet impliquées dans la correspondance de toute sorte seraient lourdement mises à l’amende si elles n’incluaient pas dans leur infrastructure un moyen pour le gouvernement d’écouter et d’espioner tout dialogue en temps réel.

Dans une conférence de presse à Washington D.C en Mars, le conseiller juridique général du FBI Andrew Weissman a dit que le ministère de la justice était déterminé à obtenir les moyens de pouvoir enregistrer les communications en ligne dès 2014 et a appelé ceci “une énorme priorité pour le FBI”. Plus d’information le mois dernier ont révélé que le FBI considérait un modèle finement pensé sous lequel les compagnies internet seraient forcées d’obéir ou prendre le risque de se voir pénaliser financièrement au delà de toute rentabilité.

Mardi, Charlie Savage du New York Times (NdT: la voix de la CIA au pays du goulag levant..) a cité des officiels de l’administration Obama disant que le président “est sur le point de soutenir à fond” ce projet.

Savage a expliqué que bien que les compagnies pourraient être autorisées à opérer sans un système d’espionage intégré, les amendes encourues limiteront certainement le nombre d’entités voulant défier l’injonction. Comme RT l’a rapporté le mois dernier, une entreprise qui n’obéirait pas au FBI se verrait mise à l’amende de 25 000 US$ après 90 jours. Des pénalités additionnelles viendraient se greffer dessus après chaque journée de non obéissance par l’entreprise prestataire de service internet, avec le prix de l’amende doublant chaque jour si l’entreprise n’assiste pas les enquêteurs.

“Alors que la proposition initiale du FBI aurait obligé les services de communication internet à chacun construire une capacité intégrée d’écoute, la proposition révisée, celle qui sera revue par la Maison Blanche, focalise sur les mises à l’amende des entreprises qui n’obéiront pas aux ordres de placement sur écoute”, a écrit Savage. “La différence veut dire que les start-ups avec un petit nombre d’utilisateurs auraient moins de problèmes avec les écoutes à moins que ces compagnies ne deviennent trop populaires et viennent à l’attention du ministère de la justice.”

Savage cita un passage de son article de Weissman dans lequel l’avocat du FBI disait: “Ceci ne crée pas une nouvelle autorité de surveillance, aucune des solutions noires ne feront quoi que ce soit excepté de mettre à jour les moyens de la loi concernant les communications modernes. Ceci demande toujours un ordre de justice.”

De manière coïncidentelle, ceci a eu un développement intattendu cette semaine. Mercredi matin, le journaliste de CNET Declan McCullagh a écrit que le ministère de la justice a fait circuler des notes dans lesquelles il insistait sur le fait qu’obtenir un mandat de mise en surveillance ou sur écoute n’était pas nécessaire pour espionner quelque communication internet que ce soit.

“Le ministère US de la justice et le FBI croient qu’ils n’ont pas besoin de mandat de justice pour visiter et lire les courriels des citoyens américains, les conversations sur Facebook, les messages direct sur Twitter et tout autre fichier privé, révèle un document interne”, a écrit McCullagh, citant un document gouvernemental obtenu par  l’American Civil Liberties Union (ACLU) et fourni à CNET.

D’après McCullagh, ces documents incluent des instructions très spécifiques venant d’officiels haut-placés qui démontrent le manque d’intérêt total du ministère de la justice à appliquer les lois existantes lorsqu’il s’agit de mettre les citoyens américains sur écoute Alors que Weissman a avancé l’argument que le plan du FBI qui serait soutenu par le président ne changerait pas comment le ministère de la justice opère, les mémos obtenus par McCullagh peignent la Maison blanche d’Obama comme celle d’un gouvernement n’ayant aucune volonté de travailler avec les pouvoirs de surveillance existants pourtant déjà très importants.

Dans un des mémos déterré par l’ACLU, McCullagh a dit que le procureur de Manhattan a instruit son bureau qu’un papier légal très facile à obtenir et qui ne demande aucune supervision juridique est tout ce dont les  agents ont besoin pour obtenir toute correspondance personnelle.

“Une citation à comparaître, un bout de papier signé par un procureur, pas un juge, est suffisant pour obtenir pratiquement “toutes les archives d’un prestataire de services internet””, a écrit McCullagh.

Dans un autre exemple, McCullagh a dit que l’avocat général de Houston au Texas a obtenu “le contenu de communications stockées en ligne” d’un ISP sans avoir un juge signer le mandat.

Une loi existante qui limite comment et quand les autorités peuvent obtenir les courriels d’un suspect au cours d’une enquête judiciaire, l’Electronic Communication Privacy Act (ECPA), dit qu’alors qu’un mandat est nécessaire pour des correspondances récentes, une citation est tout ce qui est nécessaire pour obtenir des correspondances de plus de 180 jours. Les prérogatives de l’ECPA ont peu changé depuis sa promulgation au milieu des années 1980, mais le mois dernier, un comité judiciaire sénatorial a approuvé un amendement qui demanderait un mandat dans tous les cas.

Se faisant l’avocat de moins de restrictions pour obtenir des communications stockées, Weissman a dit en Avril qu’une autre loi datant de 1994, la Communications Assistance for Law Enforcement Act, a besoin d’être étendue de façon à ce que les enquêteurs puissent sauter au dessus des obstacles légaux existants qui les empêchent de placer des écoutes et des enregistrements en temps réel sur les discussions en ligne.

“Il y a des lois qui disent que vous devez garder certaines choses pour un laps de temps donné, mais dans le monde cybernétique, vous pouvez avoir des compagnies qui gardent des données pour cinq minutes”, a t’il dit. “On peut concevoir des raisons tout à fait légitimes à cela, mais vous pouvez aussi imaginer ce que cette capacité offre pour certaines personnes qui ont de mauvaises intentions, car la preuve est là puis disparaît.”

A la suite de l’attentat de Boston le 15 Avril, des demandes se sont faites jour pour pouvoir donner aux enquêteurs plus de facilités de conduire une surveillance, sur et hors de la toile. Un sondage récent montre qu’environ les 2/3 des Américains interrogés étaient en faveur de plus de surveillance par caméras dans les endroits publics et maintenant les législateurs de la nation demandent plus de pouvoir d’espionage, pas seulement dans la rue mais aussi sur internet.

Plus tôt ce mois-ci, le président de Google Eric Schmidt a dit dans une discussion à Washington: “Quand vous rencontrez des partisans, pour plus de sécurité d’un côté, ou plus de vie privée de l’autre, ils argumentent souvent depuis une position sans comprendre vraiment que c’est une lame à double tranchant. Par exemple un cryptage très puissant nous permettrait vous et moi d’avoir des communications très sécures que nous soyons des criminels, des dissidents, des martyrs ou juste de petits hommes ou femmes d’affaires. Si vous pouviez penser à un moyen de bannir le cryptage puissant pour les méchants et ne le permettre qu’aux bonnes personnes, alors ceci serait plus facile.”

Média et ingérence: Au-delà de la CIA… La barbouzerie de l’empire Google…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, presse et média, sciences et technologie, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , , , , on 9 avril 2013 by Résistance 71

Puisque Google a défrayé (une fois de plus) la chronique alternative avec l’affaire récente de censure du site internet du Réseau Voltaire, nous avons traduit ici un rapport qui en dit bien plus sur les activités criminelles et terroristes du géant de l’internet… Google ou la machine espionne au service d’intérêts jamais avouables, pas même à ses actionnaires… La meilleure arme en tout ? Le boycott.

— Résistance 71 —

 

Google au delà de la CIA: Une usine à insurrection et à espionage

 

Gordon Duff

 

Le 6 Mars 2013

 

url de l’article original:

 

http://www.presstv.ir/detail/2013/04/06/296865/google-beyond-the-cia-and-espionage-factory/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une interception de courriels expose Google comme un sous-traitant du renseignement qui est ouvertement impliqué à aider des organisations terroristes en Afrique, en Asie et à travers le monde, travaillant bien en dehors de toute supervision et toute autorité officielles, bien au-delà même des plus gros abus de la CIA.

STRATFOR, dit ceci dans un échange de courriels au sujet de Google:

“GOOGLE a obtenu le soutien de la Maison Blanche et du  support & air cover du ministère des affaires étrangères, ils font des choses que la CIA ne peut pas faire. Mais, je suis d’accord avec vous. Il va se faire kidnapper ou tuer. Ce serait peut-être la meilleure chose qui puisse se passer pour exposer le rôle de couverture de Google pour faire mousser des soulèvements, pour parler abruptement. Le gouvernement américain peut alors dire qu’il n’en avait pas connaissance et Google reste avec le p…. de sac.”

Parmi les courriels de STRATFOR que wikileaks a reçu, certains exposent Google comme n’étant pas seulement un agent de sous-traitance du renseignement pour la CIA et le département de la défense (ministère de la défense), mais aussi pour des gouvernements étrangers.

Des textes parmi des câbles très sensibles décrivent des activités criminelles et même terroristes de la part de Google incluant la planification d’opérations d’insurrection. Des sources ont confirmé que Google a aidé dans des plans d’opérations militaires contre la Syrie et a été directement impliqué, en relation avec des états arabes, la Turquie et l’Azerbaïdjan, à planifier une déstabilisation de l’Iran.

Des courriels exposent des réunions entre des exécutifs de Google et des groupes insurgés en Azerbaïdjan, groupes qui opèrent contre l’Iran.

Sous le nom de façade de “Google Ideas Groups”, avec un soutien incluant une “couverture aérienne” par la Maison Blanche et le ministère des affaires étrangères, l’entreprise Google est directement impliquée dans la planification d’attaques terroristes.

Le SACIA (South African Counter Intelligence Agency ou service de contre-espionage sud-africain) a dit:

“Google devrait être traîné devant les tribunaux pour terrorisme, violation de la vie privée internationale et il est temps pour les gouvernements d’agir et de se réveiller alors que Google est une menace pour la sécurité mondiale quand il y a échange d’information privée sans aucun contrôle gouvernemental. Ceci viole directement les accord internationaux sur l’échange d’information classifiée et non-classifiée des Nations-Unies. L’absence de couverture médiatique rapportant les opérations d’espionage et d’insurrection de Google ainsi que le manque d’action en justice, montrent clairement que la ligne entre la “sécurité privée” et le terrorisme et le piratage a été floutée de manière permanente.”

 

Extraits des courriels interceptés et fuités à Wikileaks de SRATFOR détaillant les opérations de Google dans la planification d’insurrections et de conduite illégale à la fois de politique étrangère et d’espionage:

*  *  *

“Re: GOOGLE & Iran ** internal use only – pls do not forward **

Released on 2012-03-14 22:00 GMT

Email-ID 1121800

Date 2011-02-27 15:31:56

From burton@stratfor.com

To scott.stewart@stratfor.com, secure@stratfor.com

GOOGLE is getting White House and State Department support & air cover. In reality, they are doing things the CIA cannot do. But, I agree with you. He’s going to get himself kidnapped or killed.

Might be the best thing to happen to expose Google’s covert role in foaming up-risings, to be blunt. The US Gov. can then disavow knowledge and GOOGLE is leftholding the (expletive-deleted) bag.

Scott Stewart wrote:

Cohen might end up having an accident if he is not careful. This is not child’s play.

> —–Original Message—–

> From: Fred Burton [mailto:burton@stratfor.com]

> Sent: Sunday, February 27, 2011 9:28 AM

> To: Secure List

> Subject: GOOGLE & Iran ** internal use only – pls do not forward **

> *** PLS DO NOT FORWARD — SOLE SOURCE

> ** Extracted from an internal email to a senior Google Executive. Themsg is from Jared Cohen (the former policy appointee @ State) and discusses Cohen’s plans on meeting w/Iranians (note: anti-government insurgents).

I wanted to follow-up and get a sense of your latest thinking on the proposed March trip to UAE, Azerbaijan, and Turkey. The purpose of this trip is to exclusively engage the Iranian community to better understand the challenges faced by Iranians as part of one of our Google Ideas groups on repressive societies.

Here is what we are thinking:

Drive to Azerbaijan/Iranian border and engage the Iranian communities closer to the border (this is important because we need the AzeriIranian perspective)”

*  *  *

Google est critiqué depuis longtemps pour vendre “des interceptions de mots clés” depuis les comptes Gmail à des publicistes. Quoi qu’il en soit, il est connu de longue date que non seulement Google va plus loin que cela en scannant les courriels a des fins de renseignement, à la fois sur des sujets de sécurité mais aussi d’entreprises, et il n’y a aucune ligne claire quant à savoir qui sont les clients de Google.

Des sources indiquent que Google vend des courriels et des interceptions de mots clé à des gouvernements tels que la Chine, le Vietnam, la Corée du Nord et d’autres.

De plus, Google a été pris la main dans le sac d’accepter des paiements pour supprimer des recherches sur des informations de clients que ceux-ci pourraient trouver embarassantes, pour pousser les conspirations, soutenir des groupes animés par la haine, de travailler dans des campagnes de dénigrement et de diffamation et est maintenant bien sûr exposé pour avoir des personnels armés travaillant directement avec des insurgés et violation directe de la loi internationale.

Fraude aux investisseurs

Google Corporation a systématiquement représenté des aspects clés de leur modèle de business, de leur collecte de renseignements et de sous-traitance dans la sécurité. Il n’y a certainement eu aucune mention faite de terrorisme et d’espionage, activités mises en évidence par STRATFOR et Wikileaks.

De la page relations avec les investisseurs de Google:

“Nous croyons en l’importance de construire la confiance des actionnaires. Nous adhérons aux plus hautes valeurs de pratiques et d’éthique en affaire, comme incarnés par le code de conduite de Google, qui donne les lignes de conduite pour une bonne éthique pour nos directeurs, officiers et employés.”

Rien dans aucune publication de Google n’indique que les employés sont impliqués dans des opérations secrètes qui tombent sous le coup de la définition de “crimes de guerre” du TPI.

Quand STRATFOR, comme détaillé ci-dessus, dit ceci des employés de Google:

“Il va se faire kidnapper ou tuer… Cohen pourrait bien avoir un accident s’il n’est pas prudent. Ceci n’est pas un jeu d’enfant.”

Ceci est une évaluation bien pesée d’un contractuel professionnel connu et respecté du renseignement sur le prix que Google peut escompter payer pour ses employés en échange de leur implication dans la “fomentation d’insurrections”.

Pas un seul des actionnaires de Google, dont beaucoup sont des investisseurs institutionnels ou des individuels qui n’achèteraient pas de parts dans une entreprise impliquée dans des crimes de guerre ou qui est légalement interdite de le faire, n’a été informé des activités qu’ils soutiennent par leur financement.

MK “Google Ultra”

Maintenant des personnels de haut niveau dans le renseignement et la sécurité mettent en garde que l’utilisation de non seulement un compte Gmail mais aussi du moteur de recherche de Google, incluant des moteurs dérivés comme AOL Search et d’autres, peut placer les utilisateur en un danger conséquent.

Toute information passant par Google, incluant l’utilisation de Google Voice, Google Groups, Gmail, Google Search, Google Talk et toute autre plateforme de l’entreprise, est détournée non seulement à des fins d’espionage mais aussi sujette à des algorithmes sophistiqués.

Des profils sont créés pour prédire les comportements, interpréter les menaces potentielles et cibler avec une information spécifiquement façonnée afin de jouer sur les peurs et vulnérabilités de l’individu pour contrôler ses activités économiques, politiques et sociales.

Nous pourrions appeler cela: “L’esclavage Google”.

 

*Gordon Duff est un vétéran du Vietnam et un éditeur du site Veterans Today. Sa carrière l’a amené à accumuler une grande expérience dans le monde des affaires, de la banque ainsi que de la consulatation en contre-insurrection, technologies de défense ou pour agir comme diplomate dans des missions humanitaires et de développement économique de l’ONU, Il a voyagé dans 80 pays du globe. Ses articles sont publiés dans le monde entier et traduit en un bon nombre de langues. Il apparaît régulièrement à la radio et à la télévision, hôte populaire et souvent controversé.. More Press TV articles by Gordon Duff