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Guerre de l’info et Nouvel Ordre Mondial: L’Union Européenne passe une directive sur les droits d’auteur sur la toile… La censure est en marche…

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Mais il suffit de dire NON !!… (Résistance 71)

 

Ne partagez pas cet article !… Les nouvelles lois sur les droits d’auteur passées par l’Union Européenne pourrait bien tuer l’internet libre

 

Neil Clark sur RT

 

20 septembre 2018

 

url de l’article: https://www.rt.com/op-ed/438925-eu-copyright-law-internet/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est en fait une bataille entre les milliardaires Axel Springer SE et Google. Mais ce sont les utilisateurs quotidiens de l’internet que seront les victimes de la nouvelle loi sur les droits d’auteurs de l’Union Européenne qui a besoin de modifications urgentes et immédiates.

C’est bien de partager. Mais le parlement européen ne le pense clairement pas. (NdT: l’auteur devrait comprendre que le “parlement européen” ne décide rien, il ne fait que valider des directives pondues par des commissaires politiques à la solde de tous les lobbies industriels, bancaires et commerciaux imaginables…). Sa nouvelle législation sur les droits d’auteur qui est passée la semaine dernière, met sévèrement la pression sur le partage en ligne. Le dynamisme même de l’internet en est menacé. Lorsque Tim Berners-Lee, le créateur du World Wide Web nous averti des dangers que posent cette nouvelle loi, nous devrions tous nous assoir et écouter attentivement.

D’abord, la législation fait glisser la responsabilité du téléchargement de matériel sous le coup de droits d’auteur aux plateformes internet elles-mêmes. Avant, c’était le boulot des entreprises qui pensaient des des droits d’auteurs avaient été violés de prendre action. Beaucoup n’en prenaient pas la peine et étaient aussi heureux que des matériaux soient téléchargés et utilisés sur des sites comme YouTube car elles savaient que cela faisait la promotion d’artistes, de leur travail et favorisait l’accroissement des ventes. Mais tout cela va changer.

Sous l’article 13 de la nouvelle loi, les plateformes devront installer des “filtres de téléchargement”. Ainsi YouTube pourra être privé de beaucoup de son contenu. Les plus gros sites pourront dans doute survivre mais, comme en avertit ZDnet, les plus petits sites pourront être plus facilement être mis hors business par une armada de “trolls des droits d’auteurs”. (NdT: cela va dans l’intérêt des gros qui élimineront las concurrence et établiront un de facto monopole dans tous les domaines…)

Il n’y a rien de mal à la protection de droits d’auteur (NdT: très discutable…). En tant qu’auteur de quelques cinq articles par semaine, je peux vous parler de ma frustration de voir mon travail “piraté” par un site commercial qui ne m’a même pas demandé la permission de reproduire mon travail, encore moins de me payer. Les lois de droits d’auteur ont besoin d’être réformées dans notre ère numérique. On dit penser un moyen pour les auteurs de recevoir plus facilement des compensations pour leur travail piraté. Le problème est que l’UE utilise maintenant un marteau piqueur pour ouvrir une noix.

Regardez la façon dont la capacité de se lier et de citer des autres travaux sans payer, est menacée par la directive.

Note de R71: notre position sur ce sujet est simple et nous l’avons exprimée à maintes reprises: tout ce qui est produit par l’humain appartient au patrimoine de l’humanité et doit être disponible pour toutes et tous, gratuitement en toute circonstance. En clair il n’y a pas plus de “droits d’auteur et de propriété intellectuelle” que de beurre en branche… Le meilleur moyen de réaliser cela est la gratuité, cesser de coller une étiquette de prix sur tout. A bas l’État, à bas l’argent, à bas le salariat, à bas la marchandise !

Des sites comme la section de RT’s ‘Op-ed’ que vous lisez en ce moment, pourrait bien être affectée de manière négative et même être mise hors d’action par ce type de loi. Un des avantages d’écrire des articles en ligne par rapport à la presse écrite et que bien des articles mentionnés peuvent être mis en hyperliens ou en note ce qui permet aux lecteurs d’aller directement à la source initiale et/ou originale. Mais l’article 11 de la nouvelle directive fait monter la crainte que des paiements devront être faits aux sites desquels les articles sources proviennent. Pourtant être cité par d’autres articles aussi loin que le crédit de reconnaissance est donné est une très bonne chose. C’est même essentielle lorsque par exemple vous écrivez un article en disséquant un autre. Mais sous la nouvelle loi, tout, sauf les très courtes citations, devra être payé. Pensez à combien cela va restreindre la qualité du journalisme (NdT: pas celui des merdias à la botte hein dont le boulot est déjà suffisamment nullifiee par le contrôle et qui de plus, voudrait mettre un article du “figaro” ou de “libération” en lien ?… ) et diminuera l’échange de connaissances.

Puis il il y la menace aux memes, un des aspects les plus divertissants de la vie en ligne. C’est vrai que souvent les memes sont fondés sur des matériaux qui sont sujets aux droits d’auteur. Mais légiférer contre eux n’est-il pas aller trop loin ? L’article 13 stipule que: “les fournisseurs de services de partage en ligne et ceux qui possèdent des droits d’auteur doivent coopérer de bonne foi afin de s’assurer que des travaux protégés ne sont pas illégalement utilisés sur leurs services.”. Ceci voudrait dire que vous, twittant une photo du manager de Manchester United montrant son grand désintérêt pour un sujet donné, pourriez parfaitement tomber sous le coup de la loi.

Pour éviter cela, vous pourriez alors décider d’aller vous-même au match, de prendre des photos des joueurs et des managers, de l’équipe, du stade et twitter tout ça. Attention, vous pourriez prendre un “carton rouge” sous l’article 12a, comme l’explique la revue Wired dans leur notice explicative…

L’impact général de cette législation, si elle devient loi dans les pays membres sera dévastatrice. On va tous devenir des paranos, nous demandant si nous enfreignons la loi d’une manière ou d’une autre (NdT: on peut assurer notre lectorat que cela ne nous empêchera pas de dormir et qu’on n’en a rien à cirer… ). N’avons nous pas assez de stress dans nos vies de tous les jours pour que le parlement européen en rajoute ?… (NdT: c’est sa fonction Neil, pas encore compris ?…La bureaucratie exécutive dictatoriale à l’œuvre, ne rendant des comptes qu’à ses maîtres financiers et industriels)

Qu’est-ce qui a rendu l’internet si formidable ? C’est que justement jusqu’ici il lui fut permis de grandir de manière organique. Les blogs qui attirent leur lectorat fleurissent, ceux qui ne vont pas dans le mur s’entend, mais le simple fait que cette espace est demeuré relativement libre fait gravement flipper tous les barjots du contrôle et les laveurs de cerveaux en herbe.

Cette législation de l’UE, aussi mauvaise soit-elle, doit être vue comme une tentative plus large de museler la liberté d’expression et l’échange libre des idées en occident dans une époque où de moins en moins de gens croient dans les narratifs officiels de l’establishment. Ce mois-ci une députée britannique du nom de Lucy Powell a lancé un projet de loi au parlement intitulé “Loi sur les fora en ligne” afin de faire bannir des groupes privés sur Facebook qui font la “promotion de la haine du racisme et des fausses nouvelles”. Mais qui définit ces termes et ce qu’ils veulent dire en fait ?…

Les autorités, voilà qui va le faire,  et elles utiliseront leur pouvoir de manière sélective et de manière hypocrite pour réduire au silence quiconque posera une menace à ceux vivant une vie très confortable dans les châteaux et manoirs du système. Regardez juste comment a été manipulé, cadré, le débat sur les “fausses informations”, “fake news” de façon à ce que “fausses infos” = “info russe”, ignorant sciemment la propagation de fausses infos par des médias non-russes au sujet par exemple des armes de destructions massive irakienne qui a mené à la destruction d’un pays par l’occident et la mort de plus d’un million de personnes.

La proposition de loi de Powell arrive en plus de l’énorme pression à laquelle ont été soumise des entreprises comme Facebook pour qu’elles avertissent de contenus de fournisseurs non-approuvés. On a appris qu’en juillet dernier, Twitter a purgé quelques 70 millions de comptes. La censure revient en force sous le couvert de la “lutte contre l’extrémisme”, pour “contrer les fausses infos” ou “contrer, lutter contre la montée de l’antisémitisme”. S’ils veulent censurer, il faut qu’il trouve un motif “noble”, une excuse vertueuse. Nous devons résister à tout cela et résister avec force. Dans une société libre (NdT: dans laquelle nous ne sommes pas, seule la “société des sociétés” sera libre… Nous évoluons dans une gigantesque dictature planétaire dont seul le degré varie selon les besoins conjoncturels des oligarques psychopathes aux commandes… voilà tout, sachant que la structure étatique et capitaliste ne peut-être qu’oppressive et coercitive par nature. Il ne tient qu’à nous et à nous seul de changer tout cela, radicalement !), ce ne devrait être que l’utilisateur de l’internet qui décide de ce qu’il lit ou pas, quel article ou quel site il visite, quel groupe il rejoint en ligne ; et non pas Big Brother ou quelque sorte de police de la pensée que ce soit. L’UE devrait ne pas se sentir concernée de contrôler l’internet par une soudaine préoccupation sur les “droits d’auteur”, mais devrait se concentrer sur la résolution des problèmes politiques et économiques auxquels doivent faire face les gens en Europe. Le chômage des jeunes était à 43% en Grèce, 33% en Espagne et 32% en Italie la dernière fois que j’ai regardé. Quelle aide à ces jeunes gens va apporter cette nouvelle directive européenne des droits d’auteur sur internet ?..

 

Nouvel Ordre Mondial et contrôle de l’internet: Les cinq yeux rivés sur les données privées…

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Grand-Frère garde cinq yeux sur vous

 

Darius Shahtahmasebi 

 

RT

 

7 septembre 2018

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-ed/437895-privacy-five-eyes-encryption/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Darius Shahtahmasebi est un analyste légal et politique basé en Nouvelle-Zélande

La semaine dernière, les grandes puissances espionnes du monde, tranquillement et sans avertir personne, ont envoyé un avertissement très ennuyeux aux géants de la technologie (NdT: qui sont complices aussi soyons en certains…), leur demandant d’abandonner des accès aux portes dérobées (backdoors) des données de leurs citoyens, ceci est sans précédent.

Peu de gens le savent, mais le Royaume-Uni possède parmi les plus puissants pouvoirs d’espionnage du monde développé. Fin 2016, passant ce que certains ont appelé la “Snooper’s Charter” ou la “charte du fouineur”, la GB a légalisé quelques-unes des lois anti-confidentialité les plus draconiennes jamais connues, permettant son gouvernement de forcer les entreprises à briser leur propre chiffrage de l’information.

Le Royaume-Uni joue un rôle pivot dans ce qui est appelé l’alliance des cinq yeux, qui inclut également les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande (NdT: cinq entités coloniales, commerciales sont sous contrôle de la “couronne”, City de Londres.. Tous les chemins mènent à Londres après avoir mené à Rome, devenu l’empire chrétien, dont le bras financier est à la City). Personne ne le savait à l’époque, mais la base militaire américaine près de laquelle ma famille et moi-même avons grandi, a joué un rôle crucial dans les attaques par drones au Moyen-Orient et ailleurs. Le régime de frappe par drone américain, largement considéré comme illégal pour bien des raisons, n’est pas quelque chose à laquelle des pays devraient volontairement et si légèrement accepter de participer sans une observation publique accrue.

Pourquoi fais-je état de tout ça ? Parce que cela va au cœur même de ma préoccupation: l’étendue de ce que nous savons ou ne savons pas sur ce que nos gouvernements font à huis-clos est littéralement une question de vie ou de mort.

Il a été révélé que l’alliance des Cinq Yeux, dédiée à la collecte globale de données à des fins de surveillance, a délivré un mémo appelant leurs gouvernements à demander à ce que les entreprises de la technologie informatique construisent des portes d’accès dérobées sur les logiciels pour que les états puissent avoir accès aux données chiffrées, encryptées, des utilisateurs ou ces entreprises devront faire face à des mesures qui les forceront à obéir.

Le mémo a été publié en catimini avec très peu de couverture médiatique la semaine dernière par le ministère australien des affaires publiques et demandait essentiellement que les fournisseurs d’accès “créent des solutions sur mesure, faites pour l’architecture de leurs systèmes et qui soit capable de remplir la demande légale d’accès aux données”. Le mémo a été rapporté publié après la réunion des ministres des agences de renseignement des nations des Cinq Yeux qui a eu lieu la semaine dernière sur la Gold Coast australienne.

L’aspect le plus risible bien entendu fut la phrase d’ouverture qui dit de manière ironique: “Les gouvernements des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande sont dédiés aux droits personnels sur la vie privée et de confidentialité et soutiennent le rôle du chiffrage de données pour protéger ces droits.

C’est cela oui… Aussi intéressant de voir l’ordre d’apparence des pays incriminés dans le mémo, ordre qui va clairement du caïd en chef au plus petit sbire qui est juste content de faire partie du “club”.

Si on prend le mémo au pied de la lettre, le chiffrage end to end des données est potentiellement notre meilleur ami. Le mémo admet que certains chiffrages de données sont virtuellement impossibles à craquer pour les agences de renseignement seules, elles peinent à comprendre les infos qu’elles saisissent actuellement. C’est pourquoi elles veulent forcer les fournisseurs mondiaux actuels de faire le boulot pour elles.

Les cyber-entreprises vont-elles plier aux demandes gouvernementales ? Vous pouvez parier votre dernier dollar qu’à la fin elle le feront. Tandis que Facebook n’a pas fait de commentaire directe sur ce mémo, essayant de référer les questions sur un blog public que le géant des médias sociaux a publié en mai expliquant son point de vue et sa politique concernant le chiffrage des données, il y a un ingrédient important qui manque au futur de ces politiques.

Après l’élection de Trump en 2016, l’establishment américain et sa cohorte médiatique s’engagèrent dans une frenzy de fausses nouvelles qui vit Obama délivrer une forte attaque directe sur Facebook, disant que le média était un des principaux propagateurs  de fausses nouvelles. Mark Zuckerberg, fondateur et CEO de Facebook réfuta complètement cette idée que Facebook puisse jouer un rôle quelconque dans tout ceci, déclarant alors:

Les électeurs prennent leur décision basée sur leur expérience vécue. Nous croyons vraiment en les gens. Vous ne vous trompez pas quand vous faites confiance au fait que les gens comprennent bien ce qui les intéresse et vous construisez des systèmes qui reflètent cela.


Derrière la façade Fesse Bouc…

Malgré cette déclaration, espérant que personne n’avait remarqué, quelques jours plus tard, Facebook annonçait qu’il adoptait des mesures pour lutter contre les “fausses nouvelles” après tout.

Pourquoi ce soudain changement ? Se pourrait-il que d’après le Washington Post, le président Obama attrapa personnellement Zuckerberg entre 4 yeux dans une pièce privée, en marge d’une réunion des leaders mondiaux au Pérou, de façon à ce que le président puisse faire un appel personnel à Zuckerberg pour qu’il prenne la “menace des fausses nouvelles” plus sérieusement ?

En d’autres termes, ces grosses entreprises plieront toujours sous la pression des gouvernements qu’elles soient d’accord ou pas sur ce que ces gouvernements disent. D’après le New York Times, un officiel de Facebook a dit que le mémo australien était “sans dents”, mais faisait en fait partie de l’escalade de la guerre ayant lieu entre les gouvernements et la Silicon Valley et ses géants de la technologie au sujet de l’accès aux données privées des gens. Dans ce contexte, les avertissements parlent d’eux-mêmes. Les entreprises qui n’obéissent pas avec les demandes de ces nations seront soumises à “des règlementations les forçant à des changements technologiques et d’autres mesures visant à permettre la réalisation de solutions légales d’accès à ces données.” d’après ce mémo qui ne détaille pas ce que seront ces mesures prises. Il n’est pas non plus clair le niveau d’accès et ce que les gouvernements des 5 Yeux proposent. il semblerait que le minimum accordé soit l’accès de chaque gouvernement aux données téléphoniques et de messageries de ses citoyens.

Etant donné que Facebook a trahi notre vie privée en faveur des agences gouvernementales depuis longtemps maintenant, vous pouvez être sûrs que Zuckerberg ne va pas lutter très fort contre ce décret délivré par le réseau des 5 Yeux. L’idée des “fausses-nouvelles” et les affirmations toujours non prouvées d’une grosse interférence étrangère dans les démocraties occidentales ont plus ou moins donné le ton de cette réunion en Australie. Mais peut-être que l’objectif de ces gouvernements n’était pas de discuter de ce qu’il fallait faire au sujet du trafic international d’enfants mais de faire quelque chose en faveur de museler leurs puissances rivales.

Il convient aussi de constater qu’il n’y a pratiquement eu aucune plainte contre cette action ouverte contre nos vies privées de la part des nations des 5 Yeux. rappelez-vous que d’après le quotidien britannique du Guardian il y a 3 ans, Vladimir Poutine essaie de “obtenir le contrôle de l’internet” ; mais ces mêmes entreprises médiatiques occidentales sont silencieuses lorsque leurs propres gouvernements se proposent de le faire, quelque chose que les autres nations ne pourraient que rêver de faire à une telle échelle globale.

On doit maintenant dire que le temps est venu de vraiment faire attention. Si vous pensez que ces mêmes gouvernements qui facilitent le terrorisme sur toute la planète, veulent avoir accès à vos données personnelles pour de bonnes raisons et de ne rien en faire si ce n’est que d’éventer des éventuels complots terroristes, vous êtes encore bien naïfs.

La vie privée, la confidentialité des infos personnelles sont quelque chose de très important, que vous soyez d’accord ou pas et si vous ne me croyez pas, qui de mieux pour le démontrer que Zuckerberg lui-même ?

Cette même division peut être vue avec le CEO de Facebook Mark Zuckerberg, qui dans une interview tristement célèbre donnée en 2010 avait dit que la vie privée et la confidentialité n’´étaient plus aujourd’hui la ‘norme sociale’, a noté le journaliste Glenn Greenwald dans une conférence TEDtalk: “Pourquoi la confidentialité est-elle importante ?”

“L’an dernier, Mark Zuckerberg et sa nouvelle épouse ont acheté non seulement une maison mais aussi 4 maisons adjacentes pour un total de 30 millions de dollars pour s’assurer qu’ils puissent avoir plus d’intimité et pour empêcher d’autres personnes d’espionner ce qu’ils font dans leur vie privée”, a continué Greenwald. Alors qu’est-ce que cela peut bien faire ? Si vous n’avez rien à cacher hein ? Vous n’avez rien à craindre non ?…

D’abord, les chercheurs et experts en sécurité et autres critiques de ces portes dérobées dans les systèmes informatiques ont dit et redit qu’il n’y a pas vraiment de façon de construire des backdoors sécures qui ne seraient pas vulnérables à l’interception de données par des hackers qui ne sont pas autorisés à avoir accès à ces données.

Ensuite, cette ligne de pensée n’ayant aucun sens fut gracieusement réfutée par un autre célèbre lanceur d’alerte en la personne d’Edward Snowden qui a dit:

“… La confidentialité n’est pas au sujet de quleque chose à cacher. Mais au sujet de quelque chose à protéger. Qui vous êtes. C’est impliqué dans notre langage, nos concepts fondamentaux de nous-même et de nos gouvernements en tout. C’est ce qu’on appelle aussi ‘la propriété privée’. Sans cela vous n’avez plus rien à vous.”

Argumenter que vous n’avez aucun problème avec la perte de votre vie privée parce que vous n’avez rien à cacher c’est exactement comme si vous disiez que vous vous foutez de la liberté d’expression parce que vous n’avez rien à dire.

Pour ceux d’entre nous qui ont plein de choses à dire, ce mémo n’est rien d’autre qu’une attaque sur tous nos droits et libertés fondamentaux et ceci devrait être rejeté de la même manière que les médias ont choisi de ne pas rapporter et d’ignorer cette affaire.

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Lire nos dossiers « Fesse Bouc » et « Gogole »

 


La maison mère des 5 Yeux…