Archive for the gilets jaunes Category

Coronavirus : Être conscient de l’utilisation de la crise sanitaire courante comme d’un outil de la domestication et de la domination…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 mai 2020 by Résistance 71

 


Contre le virus du contrôle…

 

La crise sanitaire comme outil de domestication

 

Paris Luttes Info

 

1er mai 2020

 

url de l’article en français:

https://paris-luttes.info/la-crise-sanitaire-comme-outil-de-13882?lang=fr

 

Ce texte a été publié le 3 avril 2020 par la Biblioteca Social Contrabando de Valencia en Espagne, un mois après que l’OMS déclarait que le Covid-19 passait d’épidémie à pandémie, et quinze jours après que le gouvernement espagnol décrétait l’état d’urgence et le confinement de la population. Alors que seules les informations des institutions gouvernementales, sanitaires et policières étaient relayées par les médias, déconstruire le discours officiel sur la pandémie est apparu comme une nécessité : en même temps qu’était annoncée la catastrophe sanitaire pointait l’impossibilité d’énoncer toute critique. Il ne s’agit pas de mettre en doute le virus et son origine biologique – ce qui est un leurre pour dévier notre attention – mais de faire la distinction entre la pandémie et sa mise en scène, entre la menace de la contagion et son instrumentalisation par l’État pour s’assurer un contrôle social total. La crise sanitaire n’est-elle pas une aubaine pour l’État et le capitalisme ?

La crise sanitaire comme outil de domestication

Ce texte se veut une contribution au débat sur ce qui est en train de se passer. Il tente de comprendre un peu mieux ce que le récit officiel de l’épidémie nous raconte, ce qu’il nous cache, et la manière dont les institutions le mettent en pratique. Il s’agit de contribuer à la création d’une perspective critique qui puisse servir à affronter ce qui nous attend.

Ce que nous racontent les médias sur l’épidémie ressemble à une histoire d’horreur, et ce qui se passe dans le voisinage et dans les hôpitaux semble en confirmer l’authenticité. L’histoire officielle de cette épidémie dirige notre attention vers certains aspects de la réalité tout en occultant d’autres. Cette histoire paraît familière et semble simplifier trop les choses : une menace, des gentils, des méchants et la promesse d’une fin rassurante. À condition de bien suivre les directives, évidemment ! Les mesures prises par les institutions publiques vont dans le même sens que ce récit et donnent lieu à des situations graves en matière sanitaire et sociale.

Au milieu de la confusion, le récit officiel donne un visage aux agents qui interviennent dans la crise et apporte ainsi un sens concret aux événements. Il indique les voies à suivre pour la gestion sanitaire, sociale et punitive de la crise. Il convient de prêter attention à ce que disent, ce que font et ce que cachent les institutions pour mieux comprendre ce qui se passe. La forme littéraire permet aux autorités de mélanger le social avec le policier, le malade avec les institutions et le virus avec l’indiscipline. Le récit permet l’emprunt de mots et de métaphores entre des sphères différentes, ce qui facilite la gouvernance.

Un virus sauvage

Selon les médias, l’épidémie vient d’Orient, précisément d’une zone où la civilisation et le progrès cohabitent avec le primitif. Il est curieux que la plupart des récits sur les épidémies situent leurs origines loin d’Europe et des États-Unis. Ils présentent le virus comme une manifestation de la nature sauvage. On dit de lui qu’il est féroce, rusé, égoïste, destructeur… des traits à mi-chemin entre l’animal et l’humain. Curieusement, ce sont les mêmes attributs avec lesquels les Romains décrivaient les Barbares. Pour l’Empire romain, étaient barbares celles et ceux qui menaçaient la stabilité de Rome depuis l’extérieur (les peuples voisins) ou depuis l’intérieur (la plèbe rebelle et les esclaves).

Le récit officiel relie le degré de civilisation d’un endroit donné à la force des institutions chargées de la sécurité et de la santé ; un État fort serait synonyme de civilisation. Quand les médias signalent un territoire comme origine de l’épidémie, ce qu’ils annoncent c’est l’imposition dans cette zone de nouvelles mesures de contrôle sanitaire et policier, que ce soit au niveau national ou international. L’alibi le plus fréquent pour justifier la colonisation a toujours été le désir de civiliser l’autre.

Ce qui n’est pas dit, c’est que beaucoup de ces maladies apparaissent dans des territoires récemment urbanisés et industrialisés. Les processus brusques d’urbanisation et d’entassement de la population favorisent la transmission d’agents pathogènes. L’urbanisation intensive des écosystèmes naturels accule la faune dans des espaces réduits. L’industrie agroalimentaire entasse les animaux et introduit des produits chimiques, des antiviraux, des antibiotiques, etc. En général, la transformation soudaine de l’habitat humain et animal favorise l’apparition de maladies. On en a pour exemples la grippe porcine, la grippe aviaire, la maladie de la vache folle, etc. Le capitalisme a sans cesse besoin de s’étendre et de coloniser des territoires, mais il n’apparaîtra jamais comme responsable d’aucune épidémie. Il est beaucoup plus facile d’accuser un peuple lointain et étranger, aux mœurs prétendument peu civilisées.

Le virus incarné

Le récit officiel nous suggère qu’en franchissant la barrière des espèces, le virus nous transforme, mais pas tous à la même enseigne. À celles et ceux qui se soumettent à la discipline sanitaire et au contrôle social, malades ou pas, on attribue le rôle de victimes. Les personnes indisciplinées, quant à elles, sont désignées comme étant complices du virus, par égoïsme ou par irresponsabilité, et deviennent des boucs émissaires. La période d’incubation du virus facilite l’apparition de la figure du porteur sain, inconscient de sa propre infection. Le récit officiel accorde beaucoup d’attention à cette figure du porteur sain, le culpabilisant, et génère ainsi une atmosphère de méfiance générale proche de la paranoïa.

Selon la version officielle, la guérison exige une soumission totale aux normes sanitaires et la réalisation d’une sorte de sacrifice. Les sacrifices du et de la malade sont l’isolement et la soumission au traitement médical (quand il a la chance d’en recevoir), pour les autres le sacrifice est le confinement. Dans la Bible, lorsque Jésus soigne un lépreux, il lui recommande d’expier ses péchés par le sacrifice pour guérir complètement. Le lien entre maladie et péché vient de loin sauf qu’aujourd’hui on ne parle plus de rédemption, mais de soumission aveugle comme forme de responsabilité sociale.

Cette manière moralisatrice de présenter l’épidémie culpabilise les personnes tandis qu’elle exempte de toutes responsabilités le commerce et la gestion publique. Mais les maladies ne deviennent pas des épidémies par la faute d’une ou plusieurs personnes. Il faut pour cela un contexte favorable qui soit à la fois environnemental, social, économique, infrastructurel, etc. Affronter cela impliquerait de rentrer en collision avec le commerce capitaliste, et ce n’est pas ce que veulent les autorités. Toute personne est susceptible d’être porteuse du virus, c’est pour cela qu’a été décrété notre confinement à la maison, au quartier ou au village, dans le pays. Les autorités nous assurent que c’est pour éviter la contagion, mais en verbalisant les gens qui sortent dans la rue, seul·e·s ou accompagné·e·s d’un·e cohabitant·e, la justification médicale semble laisser place à celle de l’ordre public. On nous informe mal et on nous dit, avec un ton paternel et un langage infantilisant, que nous devons rester à la maison pour notre bien et celui des autres. L’urgence contraint à ne pas questionner les décisions des experts, et encore moins à envisager une autre forme de gestion de la crise ; il n’y a rien à discuter. Le problème c’est que l’urgence devient de plus en plus la norme. En outre, notre totale dépendance au système de santé publique, l’absence d’alternatives de base dans ce domaine, fait qu’il est même difficile d’envisager d’autres manières d’affronter l’épidémie.

Le confinement encourage la surexposition aux médias et aux réseaux sociaux. La combinaison d’isolement et de communication télématique génère une culture du confinement dont l’ingrédient principal est le syndrome de Stockholm. De plus, le virtuel se normalise comme substitut aseptisé au réel et aux relations de proximité. Cette culture naturalise le contrôle social, commence à percevoir la rue comme un espace à risques, et la maison comme un refuge serein. Dans ce contexte, l’isolement s’annonce comme une forme d’hygiène sociale qui doit être complétée par la discipline et le maintien de l’ordre. La culture du confinement reproduit les traits de la culture, des valeurs et des habitudes de la classe dominante. La propagande officielle nous dit que nous devons être solidaires et rester à la maison, mais en échange elle fomente à tout instant une culture de l’individualisme, de l’indifférence pour l’autre, du calcul sans émotions, des émotions sans réflexion, une culture qui s’infiltre à domicile par l’intermédiaire des médias et des réseaux cybernétiques. Parce que la majeure partie de la population dépend au quotidien de réseaux informels d’entraide et de solidarité, adopter la culture de l’élite est non seulement frustrant, mais aussi suicidaire. Le récit officiel de l’épidémie est le principal promoteur de cette culture du confinement, et c’est le seul qu’on entend pour le moment.

Les rues sont réduites à des lieux de passage pour les travailleur·euse·s et les consommateur·rice·s, la ville est pacifiée. Cela ressemble au rêve des premiers urbanistes du XIXe siècle devenu réalité. C’est à cette époque qu’est apparu le terme « contrôle social » pour parler du travail des urbanistes qui incorporaient déjà la logique sanitaire à leurs projets. La planification urbaine devait ordonner l’espace, la mobilité et les interactions entre les individus pour prévenir l’apparition de pathologies médicales (maladies) et sociales (révoltes, mutineries, etc.). Certaines de ces transformations ont eu des effets positifs sur la santé, mais en contrepartie elles ont accru le contrôle social. À l’époque comme aujourd’hui, la soumission et le contrôle social sont le prix à payer en échange de la promesse d’une bonne santé. Quand on transpose le récit officiel de l’épidémie au territoire, il se convertit en un mécanisme de gouvernance en étroite relation avec les processus de gentrification. Ce que cache la version officielle c’est qu’en étant isolé·e·s, nous sommes plus vulnérables aux effets de n’importe quelle crise et du capitalisme en général.

Ce qu’elle évite de dire aussi, c’est que le verbiage médical sert à maquiller la domestication sanitaire de la population.

Selon le récit officiel, la maison est un espace sûr qui sert de refuge contre la menace extérieure. Cette logique s’applique aussi au domaine institutionnel, et ainsi la fermeture des frontières cherche à immuniser le pays face à la menace extérieure, même si celles-ci étaient déjà fermées à la majorité des humains. Ce transfert du personnel au public prétend, entre autres, stimuler l’identité nationale entendue comme collectivité immunitaire. Les crises sont des moments délicats et les institutions ont besoin de préserver leur légitimité. Les phénomènes biologiques ne respectent pas les limites des frontières ni les contrôles douaniers, et mettent en évidence leur caractère arbitraire, artificiel. De plus, le manque de moyens et le manque de prévision face à la probabilité d’épidémies montrent que l’État ne tient pas sa promesse de protéger la santé de la population. Tout envelopper dans le drapeau national permet d’éviter que la légitimité des institutions soit atteinte.

La guerre sanitaire

Ces derniers jours, la plupart des décisions gouvernementales ont suivi une logique à mi-chemin entre le médical et le militaire. En principe, voir des militaires et des médecins réunis dans une même conférence de presse peut paraître étrange, mais là non plus il n’y a rien de nouveau [1]. Durant la Première Guerre mondiale, les épidémies avaient tendance à occasionner beaucoup de pertes, elles représentaient une menace aussi importante que les armées ennemies. Pour les médecins militaires, la patrie était un corps social menacé par les ennemis aussi bien humains que microbiens. Le style belliqueux de la lutte contre l’épidémie, que l’on retrouve autant dans le récit que dans sa mise en pratique, suit cette même logique. Ce qui ne se dit pas c’est que la santé des institutions et celle de la population sont deux choses différentes. On n’explique pas non plus pourquoi la plupart des mesures gouvernementales prises pendant et après la crise ont tendance à empirer les conditions de vie des secteurs les plus opprimés et les plus exploités.

L’ambiance de guerre a converti les médias et les réseaux sociaux en une espèce d’aspirateur de l’attention. Chaque jour, les pales (médicale, politique, militaire et policière) de la machine de l’État se mettent à tourner, et génèrent un courant de statistiques, de données et d’émotions qui nous emporte dans la logique institutionnelle. Ce courant statocentrique prétend renforcer le lien entre individus et institutions, en présentant ces dernières comme les seules intermédiaires entre la population et l’épidémie (ou l’incendie, le tremblement de terre, l’inondation, etc.). Selon leurs porte-paroles, la guerre sanitaire comporte deux fronts principaux : celui microbien du ressort du personnel sanitaire et scientifique, et celui territorial du ressort de la police. Il est fort probable que la suractivité dans le domaine répressif cherche à dissimuler la faiblesse d’un système sanitaire déjà effondré avant l’épidémie et avant les coupes budgétaires successives. La harangue militaire ne reconnaît pas non plus que ce sont les transformations politiques, économiques et sociales du capitalisme qui répandent les épidémies. Le discours officiel éclipse le fait que la logique militaire ne fait que contribuer à aggraver les problèmes provoqués par la maladie.

Le courant statocentrique a tendance à affaiblir les liens sociaux qui ne sont pas axés sur les institutions. Ces liens sont nécessaires à la vie, et plus on est dans une situation de vulnérabilité plus on en dépend. La logique immunitaire est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre. Les systèmes de santé publique et privée monopolisent la gestion de notre santé, et les décisions se prennent entre experts et gestionnaires. Compte tenu de la situation du système public de santé déjà avant la crise, il est probable qu’il n’y avait pas tellement d’autres alternatives que le confinement, mais de toute manière la population n’est pas appelée à donner son avis sur la question. Comme ce fut le cas dans d’autres crises, l’État reprend la main pour gérer les catastrophes produites par le capitalisme et garantir sa continuité. La gestion publique de cette épidémie semble suivre le modèle chinois, surtout dans le domaine répressif.

Le couronnement des héros

Le récit officiel fonctionne parce qu’il promet une fin rassurante : l’endiguement de l’épidémie. Il nous indique à l’avance qui seront les artisans de la victoire ; les héros seront les institutions sanitaires, scientifiques et punitives, et le gouvernement. En deuxième lieu il y aurait les citoyen·ne·s discipliné·e·s, puis viendraient les porteur·euse·s inconscient·e·s du virus et enfin, au fond des enfers, une minorité indisciplinée atteinte par le virus. Cette échelle est parfaitement reconnaissable par le traitement médiatique différencié que reçoit chaque échelon. Le récit officiel fait bien la distinction entre le rôle des héros et des simples soldats qui accomplissent leur devoir, comme le personnel soignant (rémunéré ou non), et le reste des travailleur·euse·s qui continuent de travailler. Ceci dit, le couronnement des héros ne sera qu’une pause, jusqu’à la prochaine apparition du virus ou de son cousin. Si ce sont des contextes sociaux, économiques ou géopolitiques à long terme qui provoquent l’apparition des épidémies, alors la prochaine crise nous attend déjà au coin de la rue. Les héros servent de modèles de conduite, ils sont la jonction qui permet aux personnes confinées de s’identifier avec les autorités aux commandes. Quand, malgré les héros, le lien sujet-État se fragilise apparaissent la critique et l’indiscipline, ce qui est la pire des maladies pour une institution.


Comprendre les stats…

La nécessité d’une approche critique

Les analystes militaires disent que le langage doit être employé pour confondre l’ennemi, rallier et motiver les amis, et gagner le soutien des spectateur·rice·s hésitant·e·s, et ils ajoutent que la guerre est davantage un duel de narrations que de raisons ou de données. Dans cette guerre sanitaire, l’ennemi est a priori le virus. Ce virus semble avoir pour alliés les relations interpersonnelles non médiées par l’État, et la population indisciplinée. Le récit officiel génère la panique, il court-circuite la capacité critique et renforce la culture de la classe dominante. Il oriente ainsi les axes de travail scientifiques, médicaux et policiers, aggravant la situation déjà délicate de nombreuses personnes. Le récit encourage la soumission aveugle à l’autorité et stigmatise des secteurs précis de la population. Il serait bon de sortir du cloisonnement militaro-sanitaire dans lequel on cherche à nous confiner pour avoir une perspective plus large, c’est-à-dire meilleure.

Crise structurelle, non exceptionnelle

Cette épidémie n’a rien d’un événement singulier et soudain, nous en avons déjà connu d’autres semblables auparavant, quoiqu’à des degrés différents. L’émergence d’épidémies et de guerres dépend de facteurs sociaux, et en cela elles sont en lien avec les formes de la domination. La forme actuelle est le capitalisme et cela faisait déjà longtemps qu’on nous annonçait qu’il allait de nouveau entrer en crise ; il semblerait que ce soit en train d’arriver. L’épidémie accélère des processus économiques et de contrôle social. Certains de ces processus s’annonçaient déjà depuis longtemps, comme le retour de la crise économique, d’autres en revanche n’étaient encore testés qu’à une plus petite échelle, comme les technologies de contrôle social. C’est maintenant la crise du coronavirus, comme ce fut en 2008 la crise des subprimes, comme il y eut avant celle de la bulle Internet et celle du pétrole. Toutes ces crises sont diverses manifestations d’un capitalisme en crise permanente, depuis au moins cinquante ans. Sauf que l’originalité de celle-ci est de conduire à la paralysie d’une grande partie de l’économie.

En 2008, le récit officiel décrivait la crise comme une catastrophe naturelle, avec ses tremblements de terre financiers, ses tempêtes sur les marchés, sa sécheresse du crédit, etc. Le capitalisme se présentait comme un fait naturel, et le remettre en question reviendrait à remettre en question la brise marine. Cette crise tendait aussi à être décrite comme une maladie qui attaquait la santé de l’économie, et à laquelle on injectait de la liquidité pour assainir les comptes. Représenter la crise comme une pathologie occulte la possibilité d’un autre type de diagnostic, comme le fait que la maladie soit le capitalisme lui-même.

Les épidémies répondent à des causes structurelles, elles sont en lien avec le modèle social dans lequel elles se développent, qui dans ce cas précis est le capitalisme. Chaque crise que nous vivons répond aux nécessités de transformation du modèle capitaliste.

Le récit sur l’épidémie qu’on nous conte aujourd’hui n’a rien de nouveau, il en existe des versions antérieures. Tandis que la Bible faisait le lien entre maladie et péché, les théologiens médiévaux en raffinèrent l’argument. Dans leurs écrits, ils accusaient les hérétiques, les Juifs, les gitans et les Maures de provoquer des épidémies et d’être eux-mêmes un fléau contagieux. La diffusion de ces idées poussa au confinement et à la persécution des populations entières.

Les chroniques des épidémies du XIXe siècle accusaient les personnes migrantes d’être porteuses de maladies, d’autant plus si elles résistaient contre la perte de leur culture d’origine. Les premières femmes qui luttèrent contre les rôles assignés par le patriarcat furent aussi l’objet de cette accusation. Dans leur cas, on les accusait de propager une maladie au cœur même du corps social, la famille. Le traitement qui leur fut administré fut, une fois encore, de les confiner au foyer. Pendant la Guerre froide, les porteurs de maladies devinrent plus sinistres. Dissident·e·s et agitateur·rice·s s’infiltraient en catimini dans la population et contaminaient par leurs idées les citoyen·ne·s honorables. Dans ces mêmes années, la lutte anticoloniale amena les métropoles à accuser leurs colonies d’être des territoires dangereux sur le plan sanitaire et prédisposés à la maladie communiste.

Dans tous ces cas, le récit de l’épidémie a eu une structure similaire, des héros et des vilains comparables, et une fin analogue. Finalement, le récit se termine toujours par le renforcement de la culture des élites comme culture dominante, et par la criminalisation de secteurs entiers de la population.

Un virus qui chevauche le capitalisme

Les agents pathogènes ont besoin d’écosystèmes favorables pour se reproduire, c’est-à-dire qu’il faut qu’il y ait une relation adéquate entre le virus et les processus sociaux, environnementaux, technologiques, etc. L’industrialisation et l’urbanisation intensives constituent des écosystèmes favorables pour l’émergence d’épidémies, comme toute transformation brutale de l’habitat animal et humain. Le capitalisme est l’authentique patient zéro, tandis que les institutions étatiques s’en lavent les mains et se limitent à gérer les conséquences de l’épidémie. Le modèle social capitaliste repose sur la compétition et l’inégalité, c’est la raison pour laquelle il a besoin de structures qui puissent garantir la sécurité de son commerce et la paix sociale. L’état d’urgence actuel ne fait qu’intensifier des mesures répressives déjà existantes auparavant, mais il les étend surtout à une grande partie de la société. Le confinement est une mesure qui prétend éviter le contact entre les personnes et entrave les réseaux informels d’amitié et d’entraide. La distance sociale qu’on nous impose nous touche tou·te·s sans exception, mais il y a celles et ceux dont la survie dépend totalement de ces réseaux tel·le·s que les migrant·e·s, les détenu·e·s, les mères célibataires, etc. Et même lorsqu’on n’est pas directement concerné·e par ces situations, le confinement aggrave le malaise provoqué par l’exploitation et la domination déjà présentes depuis longtemps. Il y a confinements et confinements.

La « Ley Mordaza » [2] a été conçue pour réprimer les protestations durant la crise précédente et elle est devenue un outil fondamental pour punir l’indiscipline à cette période. Il est fort probable que, comme cela s’est passé ailleurs, certaines des mesures exceptionnelles prises aujourd’hui finissent par s’inscrire de manière permanente dans nos vies. Désormais, le bâillonnement a une utilité sanitaire.

Agresser la vie

Le capitalisme nuit à la vie en polluant l’environnement et en détruisant les milieux naturels. Les inégalités et l’exploitation rendent difficile le maintien de la vie collective. La logique capitaliste découpe la vie, elle la divise entre travail productif et travail reproductif, et la convertit en une course suicidaire. L’État attaque la vie avec son système punitif et les guerres. De surcroît, le capitalisme sacrifie de temps en temps une partie de la population en favorisant la survenue d’épidémies.

La structure du récit officiel est semblable à celle des rites de passage ancestraux, ceux-là mêmes en usage autrefois pour marquer les différentes étapes de la vie (de l’enfance à l’âge adulte, du célibat au couple, etc.). Ces cérémonies servent à préparer les membres de la communauté aux changements qui les attendent. Ces rites de passage avaient l’habitude de se structurer en trois phases, la première étant la séparation du reste de la communauté. Venait ensuite une période de transformation personnelle. Enfin, l’individu réintégrait le groupe en tant que personne nouvelle.

Le récit officiel de l’épidémie et ses applications pratiques prétendent transformer la culture, les valeurs et les habitudes de la population pour les adapter aux besoins du capitalisme. À cette fin, ils font la promotion d’identités collectives, comme celle du citoyen responsable ou celle du patriote, et ils encouragent des formes déterminées de relations entre les personnes, et entre celles-ci et le milieu naturel. Certains aspects de cette transformation sont déjà perceptibles, comme l’utilisation du foyer comme un espace multiusage (travail, consommation, éducation, gestion domestique). Dorénavant, la distance sociale est présentée comme une habitude saine, alors que la rencontre qui n’est pas médiée par les institutions génère de la suspicion.

Les processus de transformation du capitalisme constituent des situations délicates pour les institutions étatiques. Ils mettent en jeu la légitimité des États, qui mobilisent alors beaucoup de ressources et intensifient la violence structurelle et la violence plus visible. Les conséquences de cette manière d’affronter la crise commencent déjà à se voir, et ce n’est que le début.

Défendre la possibilité de vivre dignement, de vivre tout simplement, requiert la capacité de créer une perspective critique sur ce qui est en train de se passer, et sur ce que le récit officiel de l’épidémie dit qu’il se passe. Cela doit se traduire dans la pratique, par exemple, avec les tentatives de créer des réseaux d’entraide. Ces réseaux constituent une réponse cohérente face à l’attaque des relations entre les personnes et les groupes, et c’est la raison pour laquelle l’État est déjà en train d’essayer de les récupérer pour en faire un exemple de citoyenneté responsable. L’entraide est une bonne base à partir de laquelle dépasser la logique de guerre sanitaire, mais pour éviter qu’elle soit récupérée elle doit aussi marquer clairement la ligne entre les camps. De l’entraide, il faut faire éclater la colère, il faut contribuer à ce qu’émerge son essence anticapitaliste.

Pour y parvenir, nous devons prendre soin de nous-mêmes, et c’est peut-être le meilleur moment pour reconsidérer le fait que laisser allègrement notre santé et notre sécurité aux mains de l’État et du Marché n’est pas la chose la plus sensée. Les réseaux d’entraide, les assemblées de quartier, les collectifs de soutien aux personnes migrantes et détenues, etc. pourraient constituer une bonne base pour tisser de nouveaux liens de solidarité. Ces tissus collectifs pourraient arracher au pouvoir des espaces d’autonomie, à partir desquels faire face aux agressions de l’État et du marché et vivre plus dignement.

Biblioteca Social Contrabando, le 3 avril 2020

Version originale en castillan sur Ateneulibertaricabanyal

Notes

[1] Chaque jour, le midi, les radios et télévisions publiques espagnoles diffusent une conférence de presse au cours de laquelle des représentants des autorités sanitaires, militaires et policières mettent à jour les données officielles sur la situation du Covid-19 dans le pays. (NdT)

[2] « Loi Bâillon » ou « loi de sécurité citoyenne » votée au printemps 2015 pour répondre à la contestation sociale qui agite l’Espagne en pleine crise économique. Elle restreint considérablement les libertés individuelles et publiques comme les droits de la presse, de grève, de réunion et de manifestation, en plus de renforcer les capacités répressives de l’État. (NdT)

= = =

Comment en sortir ?… Lectures complémentaires essentielles:

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Eh classe dominante…
¡Ya Basta!

Dictature technotronique… Révolution numérique et liberté (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 9 mai 2020 by Résistance 71

 

 

Ci-dessous notre traduction d’un des derniers Paul Craig Roberts en date et nos commentaires à l’avenant. Cet article, s’il possède un degré de pertinence, semble aussi fait pour entretenir les gens dans la peur et la résignation. Roberts dénonce certes, mais entretient un degré de résignation, jamais il ne propose un gramme de solution, si ce n’est occasionnellement d’aller voter pour un Bozo de service.

C’est la raison principale pour laquelle nous ne le traduisons plus, alors que nous l’avons introduit dans les médias alternatifs francophones il y a déjà près de 10 ans. Nous ne l’avions plus traduit depuis quelques années, cette traduction sera sans doute la dernière. Il faut ici remarquer une chose : tant dans les médias alternatifs anglophones que francophones (ceux que nous connaissons le mieux) et sans doute dans toute autre langue, tous ceux qui en “vivent” et parviennent à en tirer 3 francs six sous ne font qu’une chose : dénoncer, ce qui est déjà ça direz-vous, mais ils ne vont jamais jusqu’à proposer des solutions potentielles au marasme en cours. Informer est une chose mais à un moment donné, comme le disait si bien le grand historien Howard Zinn, “on ne peut pas être neutre dans un train en marche…” et donc il faut proposer aux gens qui s’éveillent grâce à l’info obtenue en ligne, n’en déplaise à Roberts qui balaie allègrement ce facteur sous le tapis, des pistes pour en sortir en tenant compte en permanence du bien commun et sans prendre de gants avec les ordures du pouvoir qui veulent nous assigner en esclavage technotronique, CoV19 et “guerre contre le terrorisme” aidant.

Roberts ne peut pas, ne veut pas, lâcher prise de ce système qui a été bon avec lui (ne fut-il pas secrétaire au trésor dans l’administration Reagan, en tant qu’“économiste” il a supervisé la merdasse des Reaganomics, il considère toujours Reagan, le cow-boy d’apparat hollywoodien, comme le “meilleur président des Etats-Unis”…), mais il le voit partir en sucette devant ses yeux fatigués et il est devenu cynique et nihiliste, alors que le seul remède positif au cynisme et au nihilisme est… l’Anarchie ! La réintégration du pouvoir dans le corps social et la viabilité des associations libres.

Roberts est perdu, d’autres seront gagnés…

E la nave va !

~ Résistance 71 ~

 

La révolution numérique est incompatible avec la liberté

 

Paul Craig Roberts

 

24 avril 2020

 

Source: https://www.informationclearinghouse.info/55102.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien des personnes ont exprimé leurs préoccupations sur le fait que le coronavirus sera utilisé, comme le furent les attentats du 11 septembre 2001 et la supercherie de la “guerre contre la terreur” qui s’en est suivie, pour étendre plus avant l’état policier dystopique américain ; mais nous sommes condamnés par la révolution numérique à une existence contrôlée avec ou sans le 11 septembre et le CoV19. (NdT: oui dans un contexte étatico-capitaliste, non dans une société émancipée où la technologie sera l’outil de l’émancipation du travail aliéné et non pas la chose nous réduisant en esclavage planétaire…)

La révolution numérique fournit aux gouvernements et aux corporations une capacité illimitée et sans responsabilité pour espionner et contrôler les populations. Chaque mot, fait et geste des gens peut être tracé et un dossier de “crédit social” peut-être fabriqué pour chacun d’entre nous. La Chine a déjà un tel système de contrôle en place. Ceux dont les profils tombent hors des paramètres acceptables deviennent incapables, sont décrétés incapables de fonctionner dans la société “normale” et se retrouvent interdits de passeport, de permis de conduire, de travail et d’activités qui ne sont réservées qu’à ceux qui ont des notes de crédit social acceptables.

Il existe maintenant une technologie qui permet de créer des vidéos de gens qui profèrent des mots qu’ils n’ont en fait jamais prononcés. Ceci peut être utilisé pour ruiner la vie sociale de personnes sur les réseaux sociaux et de les faire abusivement condamner dans des procès tenant de la farce. La vie privée n’existe plus malgré toutes les “notes respectant la vie privée” que nous recevons constamment et les gens n’ont plus aucun contrôle sur leur personne (NdT: sauf ceux qui, depuis plus de 10 ans ont vu tout cela venir et ont refusé de jouer le jeu “social” en ligne truqué dès le départ… comme certains d’entre nous, pas tous malheureusement…). Même nos pensées non dites sont attaquées par des technologies de “lecture de la pensée”. Une fois que l’argent ne sera plus tangible et ne sera plus que virtuel, il sera possible de couper une personne de ses ressources financières à tout moment. L’indépendance financière s’arrêtera pour ceux qui n’obéissent pas. (NdT: ceci entraînera un réseau et un monde parallèle organisé, certes infiltrable, mais qui déjouera les plans des IA simplement en se maintenant hors de la grille, d’où ils auront été virés en première instance et auront appris à survire en dehors. La résilience et la créativité humaines sont incommensurables, la subtilité psychologique échappera toujours aux machines aussi raffinées qu’elles deviennent…)

Le résultat de la révolution numérique est complètement différent de la croyance naïve que l’internet a ouvert une liberté de communication qui assurerait la liberté. Quelle farce cette croyance est devenue. (NdT: et pourtant, sans l’internet, jamais il n’y aurait eu cette émergence de connaissances révélées sur les turpitudes false-flag et falsifications historiques etc perpétrées par le système étatico-capitaliste… L’internet a échappé à ses créateurs et est devenu une menace pour l’élite auto-proclamée, il a fait son boulot. Ne pouvant plus vraiment le contrôler ni le supprimer vu les revenus générés, Bezos ‘Amazon” n’est-il pas vanté comme l’homme le plus riche du monde maintenant, où serait-il sans l’internet ?… ils l’ont pourri et corrompu comme tout ce que touche le fric et le capitalisme. Comment s’exprimerait Roberts sans l’internet, qui l’entendrait ?…)

Les entreprises médiatiques des réseaux sociaux s’engagent elles-mêmes dans la censure d’explications étiquetées “théories du complot”, qui diffèrent des explications officielles ou permises ou qui utilisent des mots jugés “offensants” pour certains groupes privilégiés par le système. La vérité elle-même est devenue “théorie du complot” (NdT rappelons-nous de la phrase culte de G. Orwell dans son “1984”: “Dans un monde de mensonge et de tromperie, dire la vérité est un acte révolutionnaire”…). L’histoire factuelle est inacceptable pour la politique identitaire et est remplacée par une histoire falsifiée comme celle du Projet 1619 du New York Times.

Il est certes vrai que l’endoctrination fasse partie du développement culturel et que chaque période historique a dû lutter pour la vérité. Il y a toujours eu des intérêts dont les agendas étaient servis par le mensonge. (NdT: ce sont les mêmes au fil du temps…) Mais pour ceux qui étaient déterminés, il fut possible de défier et d’exposer mensonges et supercheries. Cette possibilité est ce qui est extirpée par cette révolution numérique. (NdT: en référence à notre note plus haut, nous ne sommes pas d’accord avec Roberts, on en revient toujours à la même chose: toute cette fange ne peut se produire qu’avec notre consentement tacite ou volontaire… Il suffit de dire NON !… ASSEZ ! ¡YA BASTA! comme ce fut dit ailleurs en 1994… Si nous nous dressons, unis, et traçons une ligne dans le sable et ne bougeons plus, il en sera fini de leur tyrannie… Vouloir c’est pouvoir ! Qui ose gagne !… Encore faut-il décider de le faire individuellement et collectivement.)

La technologie dépeinte par G. Orwell dans son roman dystopique “1984” est déjà dépassée (NdT: et il avait écrit ça en 1948 quand même, il y a 72 ans…). Nous attendons le regroupement des intérêts de l’élite dans un agenda de leadership. Tous les outils dont a besoin Big Brother / Grand Frère attendent son arrivée. (NdT: Roberts semble l’attendre également, le ton employé le laisse penser…)

Les jeunes nés dans cette révolution numérique ne connaissent rien d’autre. Ils sont si impliqués avec leurs gadgets électroniques et leurs apps si indispensables et ils sont si heureux dans leur auto-isolation virtuelle que la liberté pour eux ne veut plus dire que la capacité de pousser des boutons pour faire venir des images et du spectacle non stop. On ne pourra pas prendre leur liberté. Celle-ci les a déjà quitté. En fait, ils ne l’ont jamais connue ni elle ni ses requis.

Tous ces grands techniciens qui ont créé les instruments numériques de l’oppression sont fiers de leur contribution à la création d’un état policier dystopique. Ces idiots se pavanant sont les petites mains de l’état policier. (NdT: d’accord avec Roberts là-dessus)

Il y a quelques années, j’ai lu une nouvelle de science fiction au sujet d’un père et d’une mère qui étaient très préoccupés alors que leur fils arrivait en âge d’être testé. Ils étaient membres d’un groupe de gens qui avaient survécus à la technologie de la mise en esclavage globale. Pour empêcher que cela ne se reproduise, tester les jeunes fut institutionnalisé afin de programmer pour l’extermination (NdT: encore ! même les gens qui “échappent” continuent à “exterminer” perpétuant l’éternel recommencement de l’ignorance ?…) ceux dont l’intelligence et l’aptitude seraient susceptibles de ramener la tyrannie technologique. Dans leur forme de société, toutes les formes de création humaines n’étaient pas permises. Une société si arrogante qu’elle jouerait à être dieu était inacceptable. (NdT: une société parvenue à ce stade serait au-delà de tout cela et aurait accepté la technologie comme un outil d’émancipation du travail et des relations sociales aliénés induites par une société pyramidale devenue obsolète et ayant été reléguée aux poubelles de l’histoire… Celle présentée dans cette nouvelle, telle que l’a comprise Roberts, est une société retombée dans une forme d’obscurantisme totalitaire. La technologie ne nous est pas antagoniste, elle nous est complémentaire, elle émane de nous et  nous facilitera grandement la vie dans un contexte de société des sociétés à pouvoir non-coercitif, émancipée de l’aliénation induite du pouvoir et de la relation sociale marchande depuis quelques 5000 ans et vouée à disparaître.)

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


…penseurs, donc réfractaires !

Coronavirus… La crise sanitaire du contrôle oligarchique…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 7 mai 2020 by Résistance 71

 

 

Des vagues et des pleins-pouvoirs

 

Georges Stanéchy

 

3 mai 2020

 

url de l’article original:

https://stanechy.over-blog.com/2020/05/des-vagues-et-des-pleins-pouvoirs.html

 

« Les foules n’ont jamais soif de vérités.
Devant les évidences qui leur déplaisent, elles se détournent, préférant déifier l’erreur, si l’erreur les séduit.
Qui sait les illusionner est aisément leur maître ; qui tente de les désillusionner est toujours leur victime. »

Gustave Le Bon  (1)

 

En France, le gouvernement vient de renouveler, de proroger, ses « pleins pouvoirs », opération camouflée sous la bienveillante appellation d’Urgence Sanitaire, jusqu’au 24 juillet prochain.

En prévision d’une possible « prochaine Vague« , affirment nos oligarques : « la deuxième » !

Oui.

Même si les meilleurs spécialistes en virologie, et les meilleurs centres de recherche du monde, en restent stupéfaits d’étonnement ; eux qui travaillent depuis des décennies dans le domaine : ils ne savent pas d’où sort pareille « stupidité », pareil « fantasme » !… (2)

A ce rythme, pourquoi se gêner et ne pas utiliser ce concept de « Vague » en permanence : après la « deuxième », la « troisième », la « quatrième », etc. ?…

Plus besoin d’avoir recours à celui, devenu obsolète, usé jusqu’à la corde, de « Terrorisme » pour maintenir la privation des libertés publiques : d’opinion, d’expression, de réunion. Supprimant ainsi tout débat politique « jusqu’à nouvel ordre ».

Nouveau concept, « nouvelle Vague » !…

Les spécialistes en « marketing politique », bien souvent cocaïnés jusqu’aux sourcils, ont une imagination intergalaxique…

Ils sont payés pour cela. Dans le cas présent, leur domaine de recherche et de production n’est pas de se battre contre les maladies infectieuses, ou pour la promotion d’une authentique Santé Publique, mais formater la « psychologie des foules » (3), des consommateurs, des groupes sociaux. Ce qu’on appelle pompeusement : « l’ingénierie sociale »…

Leurs outils fondamentaux : l’illusion, le mensonge, la contre-vérité. Et, tout particulièrement : « La Peur ».

[Note de R71: voir à cet égard notre dernier billet sur ce même sujet de la peur comme outil de contrôle oligarchique…]

Mais, c’est de l’ouvrage sérieux. Leurs travaux, sont toujours avalisés par des « comités d’experts » faisant autorité.

« Experts » ?… En fait des voyous finis, grassement rémunérés. Car, il faut être un voyou de la pire espèce pour valider des contre-vérités ; surtout, quand on sait qu’elles vont provoquer morts, destructions, souffrances, désespoirs…

Qu’on se souvienne du superbe, néanmoins diabolique, numéro d’illusionniste du ministre de la défense des USA, Colin Powell brandissant sa petite fiole de talc au Conseil de Sécurité de l’ONU, affirmant que c’était de l’anthrax ; « arme de destruction massive » que produirait l’Irak.

Tout était faux.

Résultat : l’Irak fut détruit et ne s’en est pas relevé : plus de 1,5 millions de morts, des blessés et traumatisés par millions, des destructions, atrocités, massacres, tortures, à l’infini… (4)

Un terrifiant exemple de « satanisme politique », je ne trouve pas d’autre terme.

Tant que nos oligarques exerçaient leurs talents prédateurs sur d’autres pays, à des milliers de kilomètres de nos chaumières, nous pouvions laisser dire, laisser faire… Qu’ils mettent le feu et rasent maisons, boutiques, écoles, hôpitaux, barrages, centrales électriques, ponts et routes, de nos voisins… Bof…

Beaucoup d’entre nous ne s’imaginaient pas qu’un jour ces barbares seraient capables d’exercer leur cruauté à l’encontre de leurs propres concitoyens. Les yeux crevés et les mains arrachées des Gilets Jaunes étaient déjà un signe sanglant de leur sauvage détermination : pour conserver leurs privilèges, ceux de leurs maîtres et de leur caste, ils n’éprouveront aucune hésitation.

Cette grippe hivernale avec la gestion démentielle de nos autocrates, défiant toute logique et toute approche réellement scientifique, laisse apparaître dans nos « démocraties » le profond délabrement de nos institutions, gangrenées par la corruption des groupes privés, ou de pression, de tous poils…

James Madison (un des « Pères » de la Constitution américaine – quatrième Président des USA en 1808) l’avait constaté, et anticipé son développement, dès 1792, parlant de : 

« … l’impudente dépravation de notre temps, les pouvoirs privés devenant la garde prétorienne du gouvernement, à la fois ses outils et ses tyrans corrompus par ses largesses et l’intimidant par leurs clameurs et leurs intrigues » (5).

Pour ceux qui en prennent conscience à présent, le réveil est brutal. D’autant que nos oligarques, en France n’ont aucune « opposition » tant au parlement que dans les médias de masse. Notre « pseudo-opposition » se dispersant actuellement dans les discussions sans fin sur les masques, et autres faux débats, alors qu’une majorité de français ont perdu leurs revenus ou leurs emplois. Ne sachant même pas s’ils vont les retrouver…

Au point qu’à la violence de sa politique économique et sociale, cette nomenklatura en rajoute dans le sadisme. Ainsi un ministre de la santé, à l’arrogance sans limite, se permet de dire à ses concitoyens qu’il ne sait pas encore si le « déconfinement » sera effectif le 11 mai :

« … s’accordant le droit de repousser la date prévue en cas de relâchement des Français ». (6)

Jusqu’à l’infantilisation du Peuple, de la Nation.

Impitoyable et méprisante démonstration de perversion, la caractéristique du pervers narcissique étant sa capacité inépuisable à souffler le chaud et le froid, propager l’incertitude et la confusion, dans ce que Saverio Tomasella a remarquablement défini :

 « La malveillance retorse et la méchanceté vicieuse, ou « perversion morale », sont l’exemple même d’une démence camouflée, d’un dérèglement destructeur qui fait tout pour se parer des atours de la vertu et se draper dans les apparences lénifiantes de la « normalité » ».  (7)

Heureusement « la société civile », en l’absence de représentants politiques courageux et intègres, se lève, organise sa résistance, en réseau. Je relais la vidéo, avant peut-être qu’elle ne soit censurée sous un prétexte ou un autre, d’un chef d’entreprise, Silvano Trotta ; qui, sur sa chaîne YouTube, bénévolement, a effectué un remarquable travail de « réinformation » et de débats pendant cette guerre à l’encontre du Peuple de France.

Ce qu’il y a de remarquable dans cette vidéo, c’est l’héroïque résistance de députés face à la dictature des oligarques de leurs pays, dans l’enceinte même de leurs parlements ; notamment, en Italie et en Autriche. Ce qu’on aurait voulu voir de la part de nos représentants politiques…

Notes:

1.  Gustave le Bon, Psychologie des Foules, Félix Alcan – Editeur, 2° édition – 1896, p. 98

2.  Bulletin d’information scientifique de l’IHU Méditerranée – Infection, Point sur l’épidémie : risque-t-on vraiment une deuxième vague ?, 28 avril 2020,
https://www.youtube.com/watch?v=FcvDi6tjldk
3.  Psychologie des Foules, Op. Cit.

4.  Georges Stanechy, Noël : Les Enfants de Falloujah, 14 décembre 2012,
http://stanechy.over-blog.com/article-noel-les-enfants-de-falloujah-113449774.html

5.  Georges Stanechy, Le Libéralisme : La Loi du Plus Fort, 2 mars 2007,

http://stanechy.over-blog.com/article-5865375.html

6.  Déconfinement : le 11 mai en question, 3 mai 2020,

https://www.youtube.com/watch?v=PoSuzB6xsjU

7.  Saverio Tomasella, La Folie Cachée, Albin Michel, 2015, p. 95

= = =

Notre page « CORONAVIRUS, guerre contre l’humanité »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Allez quoi… Ayez confiance !
Avec mes comparses de Big Pharma…
Nous ne voulons que votre bien…

Coronavirus et verrouillage de la contestation… Les questions sont-elles toujours permises ? Le dogme de la pensée unique toujours appliqué…

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, France et colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 mai 2020 by Résistance 71

 


Voilà notre prooooooooojet !…

 

Coronavirus : A t’on encore le droit de s’interroger ?

 

Jean-Yves Jézéquel

 

2 mai 2020

 

Source:

https://www.mondialisation.ca/coronavirus-a-t-on-encore-le-droit-de-sinterroger/5645004

 

Il semblerait que toute pensée ne cadrant pas avec le discours de propagande des médias inféodés au pouvoir « stato-financier » – qui fait sentir en ce moment le poids des incohérences répétitives inhérentes à cette pathologie de la pensée unique, du politiquement correct et du centralisme jacobin qui va de pair en France – toute interrogation, tout bon sens, tout esprit critique, tout regard objectif posé sur la réalité qui nous entoure, seraient interdits et même condamnés par le totalitarisme qui s’est durement installé en ce pays depuis au moins les lois anti terroristes et la constitutionnalisation de « l’état d’urgence » le 20 novembre 2015.

Le choix prioritaire et habituel de la répression arbitraire, sur les plans, judiciaire comme policier, opéré par les régimes politiques successifs, depuis Sarkozy, fait de la France l’un des pays, prétendument « démocratiques », où il y a le moins de libertés publiques et privées, au monde : on n’ose même plus évoquer sa place dans la liste des pays totalitaires ni celle des accusés par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU. (Cf., Indice de démocratie créé en 2006 : la France n’arrive même pas dans les 25 premiers pays considérés comme libres.)

J’ai l’impression que les Français ne se rendent pas vraiment compte que leurs libertés publiques ont été graduellement enterrées jusqu’au point même d’être aujourd’hui massivement « assignés à résidence » comme « des repris de justice ». La répression arbitraire des Gilets jaunes par les violences judiciaires et policières, nous avait démontré que l’étatisation jacobine, au service du « stato-financier » ayant pris le pouvoir grâce au chantage des médias inféodés, pratiquant la falsification et la manipulation, voulait bâillonner la volonté démocratique du peuple et sa revendication légitime à commander un État tenu de lui obéir, comme cela se doit dans une véritable démocratie… 

Une constante de 70% à 72% des Français (ceux qui n’avaient pas voté Macron) soutenaient le mouvement des Gilets jaunes et ce mouvement avait fait des émules sur tous les continents (relisons les informations abondantes données sur les mouvements sociaux surgis partout dans le monde) en « menaçant » ainsi la Terre entière de se transformer par cette pandémie politique malencontreuse, en une grande démocratie planétaire ! Il fallait empêcher ce « malheur » pour « l’aristocratie stato-financière » et mettre fin à cette pandémie politique en organisant une contre-offensive d’envergure.

En France, la volonté acharnée de l’étatisme jacobin au service de la caste financière était bel et bien de mater la révolte, de réprimer, dans le sang et la brutalité des condamnations judiciaires injustes assurées par une magistrature ayant perdu toute indépendance, les deux catégories sociales majoritaires en termes de nombre, celles qui viennent juste après « l’aristocratie stato-financière » et « les élites de la petite bourgeoisie des professions indépendantes ayant fait des études supérieures ». (Cf., E.Todd, « La lutte de classes en France au XXIème siècle » Seuil, 2020) 

Ces deux catégories sociales identifiées par Emmanuel Todd, le bloc central majoritaire des professions intermédiaires, les artisans et les ouvriers qualifiés, paysans et employés qualifiés et le dernier contingent, celui des plus précaires, le prolétariat des employés non qualifiés, constituaient le groupe des 70% de sympathisants avec les Gilets jaunes, les 2% supplémentaires venant s’y ajouter étant des gens de la deuxième classe sociale, celle des intellectuels. 

Puis, après un an et demi de lutte déterminée et inflexible, allant toujours plus loin dans une résistance de plus en plus forte, face à l’autoritarisme étatique, « l’aristocratie stato-financière » se rendait compte qu’elle ne pouvait pas avoir le dernier mot. Ce constat était fait partout dans le monde par ceux qui détiennent le pouvoir, « l’aristocratie stato-financière ». C’est la raison pour laquelle il lui restait concrètement l’unique option possible : celle d’un massacre ayant l’inconvénient majeur de mettre le feu aux poudres d’une guerre civile qu’elle ne pourrait pas gagner, compte tenu des leçons de l’histoire !

C’est alors que la providentielle « pandémie du coronavirus » vint à son secours, grâce au décret de l’OMS qui déclenchait un vaste plan de confinement planétaire ! Tout le monde était ipso facto « assigné à résidence » ; le problème était réglé. Personne ne pouvait plus sortir de chez soi, pas même pour faire une promenade solitaire sur une plage déserte. Au milieu des règles énoncées pour le « confinement », beaucoup d’entre elles n’avaient strictement rien à voir, de toute évidence, avec une motivation sanitaire, avec la réalité de la pandémie elle-même, au regard du bon sens, de l’objectivité, de la raison…

C’est là qu’il était interdit de se poser des questions : nous devions faire preuve de « solidarité nationale » avec le corps des soignants qu’il devenait de bon ton d’applaudir chaque soir à 20h00, puis nous devions écouter « religieusement » la litanie des morts récitée chaque soir par le préposé du ministère de la « terreur programmée ». Enfin, les efforts héroïques des hôpitaux placés en première ligne d’une « guerre » déclarée comme telle par Macron, devaient être « aidés » par notre obéissance civique, cette guerre étant destinée à écraser un « ennemi invisible », non pas le virus de la fable – même si ce dernier était réel et allait répandre son malheur dans bien des familles – mais surtout le virus de la contestation ! La télévision inféodée au système répétait sans cesse comme un « mantra », « sauvez des vies : restez chez vous ! », sous-entendu par conséquent, « celui qui ne reste pas enfermé chez lui est un criminel » ! On imagine alors la « chasse aux sorcières » détestable qui pouvait en découler…

Le ministère de la « terreur programmée » allait donc nous évoquer les Julie A., une Parisienne de 16 ans ; les Vitor, un champion de football portugais de 14 ans ; les Rachel, une jeune Belge de 12 ans ; les Francisco, un entraîneur de football amateur de 21 ans ; les Luca, un Italien de 19 ans qui “était en pleine santé”; un bébé de six semaines né dans le Connecticut…

Les exceptions devenaient soudain la norme, car là était la « réalité » qu’on voulait nous montrer, nous disant au passage, « voyez de quoi nous vous protégeons » ! La panique et l’angoisse attendues étaient au rendez-vous. Des citoyens modèles se mettaient à dénoncer ceux qui auraient l’outrecuidance de ne pas obéir aux injonctions de « l’État innocent, protecteur, providence » ; d’autres iraient même jusqu’à l’intimidation du personnel soignant lui-même au nom de la même terreur et « guerre » menée contre le virus invisible et menaçant de mort toute vie qui passerait à sa portée… 


Entre mensonges et… putain de mensonges 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au moment où j’écris ce texte, 0,25% de la population française a été touchée par la maladie, mais 99,75% de la population n’ont pas été atteints par ce virus. On peut donc se poser réellement des questions sur le ton alarmiste des médias, les comptes rendus anxiogènes, les descriptions apocalyptiques faites sans arrêt dans les médias officiels et la justification d’un « confinement » radicalisé pour échapper à la mort tout en prétextant « soulager le système de santé » d’ailleurs mis à mal par les mêmes prédateurs du capitalisme ultra libéral depuis 20 ans !

Concernant ce COVID-19, seules les personnes les plus vulnérables étaient visées, la moyenne d’âge qui a été calculée étant de 79 ans, en France : poumons affectés, asthme, système immunitaire défaillant, malades du sida, ceux dont les traitements affaiblissent les défenses, comme les patients en chimiothérapie, les personnes âgées, les diabétiques, les malades du cœur ou du foie, les personnes atteintes d’hypertension, d’une maladie des reins ou sous dialyse, également les personnes souffrant d’obésité. 83% des personnes hospitalisées dans l’hexagone en réanimation ont été des obèses.

Puisque nous nous posons des questions interdites, demandons-nous si le régime macron pouvait sciemment décréter, au nom de l’OMS, un « confinement » de masse sans savoir à l’avance que cela provoquerait une destruction massive elle aussi de toute l’économie en plaçant d’office des millions de gens supplémentaires dans une précarité absolue sans nom, dans un malheur pire que celui engendré par le COVID-19 lui-même ? Là, ce ne sont pas les 0,25% de la population qui sont impactés, mais plutôt les quatre cinquièmes de la population !

Le désastre économique est bien là sans que ce pouvoir n’ait la moindre envie d’organiser ce qui serait l’occasion de sortir de la logique capitaliste ultra libérale qui a été la cause de tous nos maux, y compris celui du COVID-19 et du « confinement » qui a des conséquences encore plus néfastes que la théorique pandémie elle-même… 

Il est clair que l’intention de « l’aristocratie stato-financière » au pouvoir, est bien celle de créer une dette telle qu’il sera désormais impossible d’en jamais sortir, pour l’immense bienfait du système bancaire à la fête. Il est évident que nous allons nous retrouver, à travers ce qui est imaginé par ces prédateurs au pouvoir, dans une dette ad vitam aeternam, car impossible à rembourser ; Notre « salut » viendra par la banque ; d’énormes capitaux seront déversés sur l’économie prise en otage, moyennant des conditions « annexes », comme celles d’une soumission encore plus grande à un système verrouillé de contrôle absolu sur les personnes. 

Enfin, « Big Brother » pouvait réaliser ce qu’il avait si ardemment rêvé : enfin voici que « Big Brother vous regarde », enfin « les brigades » de la pensée et de la conformité pourront patrouiller à travers le territoire et pourchasser les récalcitrants ou les divergents ; enfin le « ministère de la vérité » pourra proclamer que la « guerre déclarée par Macron », c’est la « paix », que notre « liberté c’est notre esclavage », que notre « ignorance volontaire c’est la force » du pays tout entier ! (Cf., G.Orwell, 1984) Enfin, il n’y aura plus que les citoyens soumis d’un côté et les « conspirateurs » coupables de l’autre

Ce chef-d’œuvre du manichéisme est celui de la caste de « l’aristocratie stato-financière » qui s’est emparée illégalement du pouvoir, depuis au moins le 20 septembre 1992, lorsque nous avons accepté par référendum le traité de Maastricht, célébrant notre entrée dans l’euro, puis répétitivement depuis cette époque à travers les présidentielles qui sont venues confirmer cette décision malheureuse, comme on l’a expliqué dans un article du 8 mai 2017 (Élections présidentielles en France. Falsification, mensonges, trahison : colère !, Mondialisation.ca).

Le référendum du 29 mai 2005, disant « non » à cette catastrophe ne serait pas respecté et l’avis du peuple ne compterait plus en rien à partir de ce moment-là. La dictature de l’UE était alors scellée et nous avions perdu toute souveraineté. Ce qui arrive donc aujourd’hui est la suite logique de cette tromperie historique.

Mais, dans de telles conditions, la résistance s’organise toujours et le projet des prédateurs allait s’en trouver bien vite contrarié. 

Alors il fallait impérativement clouer le bec de ce Pr. Didier Raoult qui venait là comme un cheveu sur la soupe proposer son traitement « bon marché », ne faisant pas l’affaire de « l’aristocratie stato-financière » au pouvoir. Tout à coup, le médicament « coupable » de troubler la fête des lobbies de l’industrie pharmaceutique allait être interdit, il était même déjà déclaré « préventivement », par Agnès Buzyn, comme faisant partie des « poisons » depuis janvier 2020, comme si les médicaments de la pharmacopée allopathique n’étaient pas tous des poisons ! Pourtant la molécule de base de ce traitement avait rendu de loyaux et bons services à l’humanité depuis les années 1940 !  Les médecins eux-mêmes, traités comme des enfants, ne seraient pas autorisés à le prescrire, sous prétexte bidon que les « essais randomisés » n’avaient pas été faits… Enfin, la comédie pathétique que tout le monde connaît désormais, tellement elle nous a sidérés !

Dans l’Union Européenne, les Espagnols et les Italiens allaient au final adopter un traitement proche ou identique au protocole du Pr Raoult interdit en France et ils allaient déclarer qu’à partir du moment où ce protocole avait été adopté, les hospitalisations avaient massivement diminué. Ce fut encore le cas pour bien d’autres populations dans le monde, mais il est bien connu que « nul n’est prophète en son pays » ! Pourtant, une fuite d’information nous a permis d’apprendre que l’armée française s’était dotée d’hydroxychloroquine et d’azithromycine achetées en Chine pour soigner ses troupes et constituer une réserve opérationnelle en cas de besoin ! 

Voilà une autre question que l’on est en droit de se poser : au nom de quoi le protocole du Professeur Raoult peut-il donc être formellement interdit en France ? 

Nous avons entendu tous les argumentaires possibles et imaginables sur les télévisions inféodées du système, avec la même rengaine déconcertante d’une absence de bon sens. Disons-le tout de même, un très grand nombre de médecins se sont passés de l’avis des « experts » du Gouvernements qui donnaient la forte impression de n’avoir plus pratiqué la médecine de terrain depuis 20 ou 30 ans !

Que peut imaginer dès lors le citoyen ordinaire, concernant ces charlatans de la politique qui prétendent diriger le pays ?

De plus, on apprend peu à peu, par bribes d’une timidité quasi gênée aux entournures, que les essais « prestigieux », « randomisés » du Test Européen Discovery, n’auraient pas été concluants et qu’ils auraient même été carrément « décevants » ! Il faut citer ici le nom de Karine Lacombe qui doit rester dans toutes les mémoires et être associé désormais en même temps que devenir synonyme à lui tout seul d’un nouveau «malleus maleficarum» de la médecine inquisition contre la médecine de terrain au service des personnes malades !

Le « Panoramix » de Marseille étant si populaire auprès des « Gaulois réfractaires », la macronie au pouvoir, armée de tous ses a priori, pousserait donc « l’Ordre des médecins » à sanctionner le « druide » tenant tête au « César » du nouvel empire désireux de « soumettre » toute la Terre à sa loi de domination et de profit comme d’un règne sans partage… Mais, bien vite, l’Ordre des médecins aurait d’autres chats à fouetter, grâce à l’intervention inopinée de la Cour des Comptes s’étant penchée sur son cas…

Alors, nous avons été nombreux à nous poser des questions et nous continuons à nous poser les questions qui interpellent toute intelligence naturelle, comme le bon sens. Je renvoie le lecteur à l’article du docteur Pascal Sacré : Opération COVID-19: Tester le degré de soumission des peuples. Activation de nos interrupteurs de paranoïa, Mondialisation.ca, le 26 avril 2020.

Je renvoie encore le lecteur à l’écoute du « Coup de gueule du philosophe André Comte-Sponville sur l’après-confinement », France Inter du 14 avril 2020 à 17h10.

Comment peut-on raisonnablement comprendre un « confinement » radicalisé assorti d’une répression disproportionnée par une police aveugle, ne pratiquant aucun discernement, ne comprenant rien à la réalité des règles de la vie qui demeurent supérieures à celles dictées par une aristocratie stato-financière, illégitime de surcroît, et parfaitement criminelle ?

Pourquoi cette stratégie de la terreur, de la peur, de l’angoisse, de la tétanie mentale ? Quel genre de société peut naître d’une telle idéologie de la peur ?

Pourquoi cette mafia étatique a-t-elle organisé mondialement le massacre de l’économie, puisque rien n’est pensé à cette occasion pour sortir du capitalisme qui était le problème à résoudre ? Pourquoi a-t-elle organisé la précarisation forcée de millions de personnes, la pauvreté absolue et la faim qui va redevenir une réalité de la société moderne du XXIème siècle ? Pourquoi a-t-elle organisé le massacre ? Quelle est donc la suite du programme, si ce n’est pas la mise en place d’un système de contrôle permanent verrouillé grâce à un chantage devenu aisé, pesant désormais sur chaque individu prié de se soumettre à une surveillance de chaque instant au nom de la légitimité à survivre en ce monde « Big Brotherisé » ?  

Avons-nous encore le droit de nous poser toutes ces questions ?

= = =

Notre page « CORONAVIRUS, guerre contre l’humanité »

Dossier spécial PDF sur le CoV19 « Caroline du Nord »

Notre dossier « dictature technotronique »

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Coin lecture spécial confinement coronavirus 6ème fournée : 2 textes pour comprendre notre réalité et nous aider à en changer radicalement (Résistance 71)

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 1 mai 2020 by Résistance 71

 

 

« Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi, retourne-toi et regarde d’où tu viens. »
~ Proverbe africain ~

 

Résistance 71

 

1er mai 2020

 

1ère fournée

2ème fournée

3ème fournée

4ème fournée

Notre dossier « Coin lecture spécial confinement coronavirus »

 

6ème fournée de lecture spéciale confinement / assignation à résidence CoV19 (Caroline du Nord) en ce 1er mai 2020.
Le système étatico-capitaliste est au bout du rouleau et ne peut en aucun cas être « réformé », ce ne fut du reste jamais une possibilité. Il est impératif que nous analysions et comprenions critiquement notre réalité politico-sociale afin de faire collectivement les choix qui s’imposent de fait d’eux-mêmes.
Pour nous faciliter la tache, nous proposons à la (re)lecture ces deux textes que nous avons écrits et publiés en 2017 et 2019 respectivement. Ils doivent être lus dans l’ordre proposé, le second étant la suite logique du premier. Un mouvement politique définitif et radical part de l’individu conscientisé et s’étend aux autres par l’association libre. C’est alors que la conscience politique devient collective et finalement un esprit, un souffle indestructible.

A lire et diffuser sans aucune modération.

Format PDF :

Manifeste pour la société des sociétés

Société, état, pouvoir et violence, résoudre l’aporie de P. Clastres

 

Bienvenue à Corona… et son cyborg en marche !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 29 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Macron le cyborg

 

Autre Futur

 

21 avril 2020

 

url de l’article original : https://www.autrefutur.net/Macron-le-cyborg

 

Après l’allocution d’Emmanuel Macron, au soir du 13 avril 2020, les commentateurs ont été nombreux à souligner, à juste titre, les incohérences, les approximations, les propositions inacceptables et même la feinte « humilité » (le terme est revenu plusieurs fois) que lui auront fortement suggéré ses conseillers en communication. J’aimerais, moi, partir d’un autre bord. 

Ce qui m’a frappé en le regardant et en l’écoutant, c’était le total manque d’humanité du personnage. Un regard vide, une langue et un visage de bois. Ses mots défilaient sans que l’on puisse le moins du monde y croire. Mais y croyait-il lui-même ? Entre robot et mannequin de cire, il débitait son laïus d’une voix monocorde sans qu’aucune inflexion ne parvienne à l’animer. Nulle chair n’habitant ses mots vides, même sa fonction présidentielle était alors désincarnée.

D’autres présidents de la République ne furent certainement pas plus admirables : Le général de Gaulle faisait preuve d’un orgueil et d’une vanité qui ont fait les beaux jours du Canard enchaîné ; François Mitterrand s’est montré d’une fourberie peu commune en pratiquant une politique néo-libérale en contradiction flagrante avec le programme sur lequel il avait été élu ; l’arrivisme, la bêtise et la vulgarité de Nicolas Sarkozy en firent le digne pendant français de l’inqualifiable Berlusconi, etc. Mais enfin, orgueil, vanité, fourberie, bêtise et vulgarité sont des défauts fort répandus et finalement très humains. 

Rien de tel avec Emmanuel Macron. Chez lui, on chercherait en vain un défaut majeur et particulier. Le personnage est pure fonction, comme on dit « fonction » en langage informatique. En l’écoutant, on retrouve ces voix synthétiques : « Si votre appel concerne un dossier en cours, tapez un. S’il s’agit d’une première demande, tapez deux. Pour toute autre question, tapez trois. » 

Il faut bien se rendre à l’évidence : Macron, qui vénère la « start-up nation », est un cyborg, exerçant une fonction managériale au sein d’un quantum de capital, ce capital que Marx qualifiait en son temps de sujet automate. Il faut cesser de croire que le capitalisme et ses ravages proviennent de la seule cupidité (indéniable par ailleurs) des patrons et des grands de ce monde, majordomes et intendants d’un rapport social qui les domine également. Ces gens-là ne ravagent pas la planète et n’asservissent pas les populations par pur esprit de lucre ou par goût de la domination. Ils les gèrent et les administrent via « une machine folle » qui s’est autonomisée et dont le seul carburant est l’accroissement illimité de la valeur. La valeur se « valorise » et ce, même lorsque que celle-ci a perdu toute substance et ne se nourrit plus, fictivement, que d’une anticipation financière de profits qui ne viendront jamais. 

Les autres sphères de la vie, la politique, la santé, l’art, l’éducation, etc. ne se réduisent pas « en dernière instance » à « l’infrastructure économique » comme le proclame encore parfois un marxisme de charbonnier qui a tout de la foi des simples. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que ces différentes sphères, chacune à leur façon, contribuent à la reproduction de la totalité sociale capitaliste. Dans cette optique, il existe une relation exclusive entre l’Etat (la politique) et l’économie où il peut arriver que l’Etat dicte sa loi à l’économie ou que ce soit l’inverse. Mais dans chaque occurrence, c’est la reproduction du sujet automate qui apparaît comme la cause efficiente. 

Macron le cyborg incarne à merveille cette dualité fonctionnelle. Il y a quelques mois à peine, il proclamait dans la moindre de ses phrases le primat de l’économie, le culte de la croissance, le mépris pour « ceux qui ne sont rien. » Aujourd’hui que le virus grippe un peu plus la machinerie capitaliste, il ne craint pas d’affirmer, comme n’importe quel militant gauchiste, que la santé doit échapper aux lois du marché. 

Le sujet automate a simplement appuyé sur une nouvelle touche et la voix synthétique, a retenti.

Débranchons Macron et son monde.

= = =

Notre page « CORONAVIRUS, guerre contre l’humanité »

Dossier spécial Coronavirus et dictature technotronique


Que sortent les masques jaunes !…

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Conseil de Résistance 71 pour la suite des évènements CoV19…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 avril 2020 by Résistance 71

 

 

 

Qu’on se le dise !…

Résistance 71
28 avril 2020