Archive pour société matriarcale contre société patriarcale

Société et loi naturelle… Une leçon Mohawk à considérer ?…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 29 mai 2015 by Résistance 71

Ceci est très complémentaire de ce que disait l’anthropologue politique Pierre Clastres au sujet des sociétés originelles dont nous sommes TOUS issus et dont l’essence représente la nature sociologique humaine profonde. Les sociétés traditionnelles amérindiennes, africaines, océaniennes et oui… européennes aussi, possèdent ces caractéristiques qui ne sont pas des éléments « passés », révolus comme nous le dit l’anthropologie structuraliste évolutionniste ou qui ne sauraient être pris en considération puisque « pré-capitalistes » pour les marxistes, mais qui existent toujours en nous, comme partie intégrante de notre patrimoine sociétaire qu’il ne suffirait somme toute que de dépoussiérer… en l’adaptant au monde moderne. Il y a une superbe alternative à la société mortifère étatique imposée et contre-nature dont nous sommes tous les victimes aujourd’hui et le plus beau est qu’il n’y a rien à` »inventer »,  juste qu’à se souvenir et à remettre en application des choses connues ancestralement… Les Mohawks peuvent être vus comme un des catalyseurs de la mémoire ancestrale collective. Ils méritent d’être écoutés…. voire plus…

— Résistance 71 —

 

Planète des clans

 

Mohawk Nation News

 

27 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/05/27/planet-of-the-clans/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le système clanique mènera à la paix. Le pouvoir des femmes est naturel. Leur rôle émule la terre de laquelle nous obtenons vie et énergie.

Le pouvoir des femmes a été ignoré par les envahisseurs (européens) pour couper notre lien naturel avec la terre et pouvoir la voler. Des clans artificiels ont été créés appelés partis politiques. Des hommes furent mis à la tête de ceux-ci le tout fondé sur le modèle hiérarchique corporatiste/entrepreneurial provenant du Vatican.

Le système de clans ne peut pas être monnétisé tandis que le parti politique corporatiste lui, monnétise et met une étiquette de prix sur tout. Le 1% obrient plus de nos mères, tandis que les 99% sont démunis. Depuis 1779, la mission principale de la COURONNE/Vatican est d’éliminer la Grande Loi de la Paix (Kaiane’reko:wa), de façon à ce que la guerre puisse continuer.

Nous obtenons notre clan de notre mère, ce qui ne peut jamais changer. Les clans sont dirigés par les mères de clans. Au travers du processus de décision consensuel de nos clans, nous parvenons à devenir un esprit sur tous les sujets et problèmes rencontrés (NdT: principe de prise de décision à l’unanimité et non pas à la majorité…). Seules les femmes nomment les leaders du conseil des hommes et ont le pouvoir de leur retirer leurs bois de cerf (NdT: symbole de la chefferie)

Le système de partis politiques lui, est fondé sur la règle majoritaire des 51%, ainsi les participants ne peuvent jamais devenir un esprit sur tel ou tel problème à résoudre. Chacun peut changer de parti comme cela lui chante. Le vote est secret et le décompte est fait par la bureaucratie. Staline disait: “Peu importe qui gagne le vote, ce qui importe vraiment est celui qui décompte les voix”.

Le conseil des femmes et le conseil des hommes sont égaux. Les mères de clan agissent comme juges et médiatrices. Le système de partis nomme des juges pour le judiciaire. Le sénat des Etats-Unis est la version artificielle du conseil des femmes, mais constitué d’hommes. Le congrès est la version artificielle du conseil des hommes. Un président hiérarchique préside sur les deux conseils de façon à assurer que la guerre continue. Les Etats-Unis ont été impliqués dans 222 guerres en 239 ans d’existence.

Les femmes décident des affaires de citoyenneté, et politiques, nommant les désignations de clan et les adoptions. Les femmes en tant que juges condamnent les criminels et défont ceux qui ont mal agi.

La volonté est le pouvoir du peuple, qui vient des villages (communes). Ils sont gérés par les clans à la tête desquels se trouvent les femmes. Nous nous identifions nous-mêmes par le clan de notre mère. Comme nous avons tous un clan et le droit d’en avoir un, et une nation, nous sommes liés à notre nation par notre mère et notre père. Les femmes considèrent d’abord toutes les affaires, à la fois civiles, politiques et autres. Une fois un consensus atteint, elles envoient leur décision au conseil des hommes. Les hommes considèrent l’affaire, puis renvoient leur décision aux femmes qui en font une révision. Aucun sujet n’est clos tant qu’une femme ou un homme désire toujours en discuter.

La santé physique et mentale ainsi que la paix domestique doivent être maintenues en utilisant les outils fournis par la Grande Loi de la Paix. Gaiwiio est le comportement éthique en tout sujet. Les femmes impriment les discussions dans leurs mémoires collectives, n’écrivant rien, pour raconter à leurs enfants.

Les clans, conseils de femmes et nos feux (de réunion) sont la base de nos communautés. La fumée ascendante de notre message de paix se voit de très loin. Les décisions ne passent jamais en force. Chaque personne possède une voix sur chaque problème et affaire. Dans le système de partis, 100 000 personnes donnent leur pouvoir à une personne pour un laps de temps donné. Notre système est basé sur la reconnaissance et le respect. Le leur n’est basé que sur l’argent et la règle des 51% de façon à ce que guerres et confilts ne s’arrêtent jamais.

Lorsque le conseil des femmes mettra en application le système de clans dans le monde entier, cela va secouer l’ensemble du paradigme politique pour retrouver l’ordre naturel des choses, comme les vagues ramènent toujours les grains de sable sur la plage et son ordre naturel.

Comme l’écrivit Muddy Waters et le chante Robert Plant: “You know you shook me. You shook me all night long. You shook me, mama”.

Vidéo promotionnelle et explicative de Mohawk Nation News:

http://www.youtube.com/watch?v=WG96DqlRmR8

 

 

 

 

Société traditionnelle: universalité du statut de la femme au travers des cultures…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 11 juillet 2014 by Résistance 71

Il est étonnant de constater les similarités dans les fonctions de la femme dans la société traditionnelle au-delà des disparités géographiques et culturelles. La matrilinéarité est source d’équilibre et de justice dans toute société, le patriarcat implanté par les religions monothéistes oppressives est quant à lui, source de déséquilibre et d’injustice. La société kabyle, comme d’autres, est prise entre deux concepts antagonistes et irréconciliables. Il est important de redécouvrir la voie traditionnelle, seule proche de la loi naturelle. Il en va de même pour nos sociétés occidentales dont la culture traditionnelle n’est pas le christianisme.

— Résistance 71 —

 

La femme dans la société kabyle

 

Par Kamira Nait Sid

 

Le statut de la femme dans la société traditionnelle kabyle

La vie ritualisée de tous les Kabyles se réalisait sur un modèle d’union et de responsabilité entre tous les membres de la famille élargie grâce à l’entraide réciproque. Dans ses écrits, Makilam développe la participation des femmes au fonctionnement de la vie économique et sociale dans la tradition kabyle en décrivant le rituel ancestral qui accompagnait leurs activités de subsistance. Il en résultait une unité magique. En effet, le rituel de leur travail à partir de la terre avec la poterie et la culture des jardins et des champs, le rituel de l’obtention de la nourriture et celui du tissage de la laine se référait directement au modèle de la reproduction humaine. Toutes ces activités nourricières et vestimentaires étaient réalisées par les femmes en accord avec le cycle des saisons, leur déroulement étant toujours mis en relation avec les phases de la lune et la croissance de la végétation selon le calendrier agraire kabyle. Toutes les activités féminines présentaient dans leur cycle une succession de quatre phases qui reproduisaient le cycle annuel des saisons (cycle solaire) et des quatre phases de la lune (cycle lunaire). Cette relation caractérisait l’esprit magique des femmes kabyles.

La société kabyle ancienne s’appuyait sur une stricte répartition des rôles entre hommes et femmes, et les femmes y avaient une grande importance. Les mondes masculins et féminins étaient séparés, mais la femme y était respectée. La maîtresse de maison était considérée comme le pilier de la famille. L’homme vaquait aux affaires extérieures : le dur travail des champs, faire le marché et gérer l’argent de la famille. La femme restait en principe chez elle. Elle tenait la maison, élevait les enfants. Elle s’occupait des animaux, faisait de la poterie et du tissage. Elle avait aussi en charge la corvée d’eau et le ramassage du bois. Lorsqu’elles avaient du temps libre, les femmes se recevaient entre elles à la maison. Entre les enfants et le père, la femme tenait le rôle de médiatrice, un enfant n’ayant pas à interpeller son père. Le travail des femmes était respecté autant que celui des hommes. Sur ce point, l’ancienne société kabyle était égalitaire. Par exemple, la mise en place du métier à tisser donnait lieu à une fête. Lorsqu’il fallait couper du bois, c’est bien sûr l’homme qui s’en chargeait. La femme, au nom du partage des tâches, portait ensuite le bois jusqu’au foyer. On trouvera une multitude de partages de tâches de ce type dans la société kabyle ancienne. Il existait, dans la société traditionnelle, une hiérarchie, ou plus exactement un ordre des femmes mais il était caché. Les vieilles femmes y tenaient un rôle important, de par leur expérience et leur sagesse. Ceci ramène à un autre aspect. A une vielle femme que l’on croise au village en Kabylie, on lui dit par politesse et même si on ne la connaît pas

« A Tamghart« , ce qui se traduit littéralement par : « Salut la vieille ». Ce terme n’est pas péjoratif. Il signifie au sens figuré « Salut, vénérable femme ». La vieillesse est sagesse et honneur, pour la femme comme pour l’homme. Lorsque la situation était particulièrement critique, on s’en remettait aux femmes. En cas de sécheresses graves, la procession à Anzar, pour obtenir la pluie, était leur affaire. Si on craignait une malédiction dans le village, ce sont les femmes qui déclenchaient Timzeght, le sacrifice des bœufs.

Par le passé, les femmes avaient aussi un rôle important lors des conflits entre tribus. Souvent, avant une guerre, les tribus envoyaient des délégations de femmes qui tentaient une ultime négociation, souvent avec succès.

Dans la société traditionnelle kabyle, la vie de la femme est liée aux rites de la naissance et de la mort qui marquaient le début et la fin de la vie d’une femme. L’analogie entre la terre fertile et la femme enceinte apparaissait clairement en Kabylie dans les interdits et les rites qui les entouraient : ils étaient identiques. La culture de la terre était accompagnée dans l’exemple du cycle des jardins par des gestes rituels semblables à ceux qui s’adressaient à la femme et à son enfant. La nature corporelle de la femme grandissait en même temps que la végétation.La relation d’une mère à sa fille était entourée d’un ”amour spécial”. En retour, celle- ci ne manquait jamais de rendre visite à sa mère tous les jours et de l’aider dans ses travaux. ”L’amour maternel ne délaisse aucun des siens. On ne peut couper l’un de ses doigts, ni petit ni grand car on en souffrirait également. Une mère non plus ne saurait faire de différence entre ses enfants. Tous ont remué dans le même sein (ventre); le même sein (ventre) a enfanté le garçon et la fille… L’amour pour la fille est particulier : on se fera du souci pour elle jusqu’à sa mort… Une femme qui n’avait que des filles a même dit : Au garçon que je n’ai pas eu, je préfère ma fille chérie… De nos jours, malheur au ménage où il n’y a pas une fille. ” Le culte de la mère trouvait sa signature dans le culte de la famille, dans les réalisations rituelles de l’obtention d’une poterie, de la nourriture et d’un tissage. On le retrouve aussi dans le culte des Ancêtres et en particulier dans les dessins géométriques des femmes sur leurs poteries, leurs tissages et les fresques murales de leurs maisons). Cette dimension spirituelle de caractère global de la vie terrestre d’un humain détermine, conditionne et explique à la fois la magie des femmes kabyles et de leurs pratiques rituelles.

La femme kabyle et le combat identitaire

La femme kabyle occupe une place cardinale dans la sauvegarde et la reproduction de notre culture amazighe. De tout temps elles ont su faire perdurer notre culture malgré les situations difficiles auxquelles elles ont été confrontées: elle devra se battre pour son identité et son statut de femme. Cela pour nous apercevoir que la condition de la femme kabyle s’est dégradé avec les années. La femme dans notre pays est victime d’injustices et de violences de la part d’une société qui est

particulièrement sexiste, où les hommes sont considérés comme supérieurs aux femmes comme le stipule le texte du code de la famille (texte de loi du statut personnel) qui est inspiré de la charia et qui en contradiction avec notre culture amazigh où la femme est respectée comme femme et épouse.

Avant la conquête arabe, les femmes Amazighes ont occupé une place importante et ont été quelquefois à la tête de royaumes (Dihya dite la Kahina, Itto de l’Atlas…), la femme amazigh et la femme kabyle sont toujours et restent des résistantes et combattantes malgré qu’elles aient perdu leur statut de jadis. On pense à l’exemple de Fatma N’soummar qui était à la tête d’une armée qui a résisté devant l’armé française durant de longues années, à Nabila Djehnine et Karima Nait Sid qui ont été les membres fondatrices de la première association de femme en Kabylie. Après l’ouverture démocratique en Algérie, elles ont résiste à l’intégrisme, lutté pour un état de droit et l’égalité, pour l’abrogation du code de la famille. Ces femmes sont la fierté de notre région et de notre peuple.

Aujourd’hui la femme kabyle se retrouve reléguée à un stade de “Mineure à vie”… Elle est devenue l’inférieure de l’homme, une sorte de demi être humain. La femme kabyle est doublement agressée : agressée dans sa féminité et agressée dans son amazighité. Non seulement elle est femme, inférieure de l’homme, mais amazighe, de culture, une culture Amazighe interdite. Non seulement il lui faudra lutter pour arracher ses droits légitimes et matrimoniaux, mais il lui faudra aussi en tant que principale gardienne et trésorière de la Culture Amazighe lutter contre la culture dominante arabo-musulmane que le pouvoir en place nous impose par la force et la répression.

Comment faire pour conquérir sa liberté et ses droits au tant que femme et amazighs ?

La femme kabyle est le pilier de la famille et de la société. Il faut travailler et se battre pour son intégration dans le système moderne de développement économique, culturel et social et politique , et lui rendre ses droits de femme amazigh confisques par les bourreaux et les force occulte qui nous gouvernent. Et pour ce là l’abrogation du code de la femmes (lois inspirent de la charia ) ne suffit pas il faut aussi la laïcité, une école moderne et civile, un état de droit .Tous les sacrifices de la Kabylie pour l’Algérie sont restent vains devant le pouvoir algérien arabo baathiste et le silence complice des autre région de l’Algérie qui croient dur comme fer que la solution est dans la religion .

Les kabyle ont compris que pour vivre dans la paix et la démocratie, pour que notre culture et langue retrouvons leurs place, et pour éliminer toutes ses lois discriminatoires à l’égard des femmes le seul moyens est une large autonomie pour la Kabylie (cette région qui a été de tout temps le bastion de la démocratie laïcité). Aujourd’hui la femme kabyle est plus que jamais déterminé à continuer le combat, son combat pour son identité sa langue et ses droits autant que femme dans le cadre d’une Kabylie autonome.

Source:

http://gitpa.org/Peuple%20GITPA%20500/GITPA%20500-3_BIBLIOagadir5.pdf

Introduction à la philosophie et la pensée amérindienne (Russell Means ~ 2ème Partie)

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“Le patriarcat est un système social dans lequel l’homme, en tant que père, est dépositaire de l’autorité au sein de la famille ou, plus largement, au sein du clan. La perpétuation de cette autorité est fondée sur la descendance par les mâles, la transmission du patronyme et la discrimination sexuelle. Les femmes sont subordonnées à l’homme qui possède l’autorité : le père, le mari ou à défaut le frère.”

~ Source: http://matricien.org/parente/patriarcat/ ~

 

Né dans une vie de liberté

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

par Résistance 71

 

Présentation

1ère partie

2ème partie

3ème partie

4ème partie

 

L’enfance dans une société indigène est le parfait exemple de ce qu’est vivre de façon équilibrée et enrichissante. Partout dans le monde où les peuples indigènes continuent de vivre de la manière dont ils ont toujours vécu, en équilibre, il n’y a pas de surpopulation. Nous avons des preuves vivantes de cela sur tous les continents, sur des îles éparpillées sur les océans. Les peuples indigènes ont vécu dans toute sorte d’environnements génération après génération, sans surpopulation.

Le chasseur-cueilleur élevé dans une société qui place l’équilibre en première importance, est l’épitome de la vie humaine. Des anthropologues modernes ont observé des indigènes chasseurs-cueilleurs et ont trouvé qu’environ deux heures par jour sont passées à remplir les responsabilités matérielles de tout à chacun, procurant ainsi nourriture, vêtements et logement à tous. Comparez cela avec les huit heures par jour minimum de travail de l’homme “moderne” dans la société industrielle, ce qui couvrent à peine les nécessités de base de la vie.

Le patriarcat, avec son industrialisation, est en bas de la chaîne alimentaire. C’est une disgrâce complète. Le patriarcat n’a aucune connexion avec le naturel. Les patriarques veulent conquérir la loi naturelle et ils l’admettent volontiers. Vivre dans une société patriarcale transformera inévitablement ses sujets en une force du mal. Les religions patriarcales poussent à l’élimination de ceux qui n’ont pas les mêmes croyances. Les gouvernements vous forcent à vous aligner d’un côté ou de l’autre, les deux essayant sans relâche d’opprimer le point de vue de la minorité.

 

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Le patriarcat toxique

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

par Résistance 71

 

Le soi-disant “développement” de l’espèce humaine et de ses sociétés n’a pas fait évoluer l’humanité vers une amélioration des relations entre les peuples, ou entre les humains et leur environnement, mais au contraire vers la destruction de la vie, à tous les niveaux, du microscopique au macroscopique. Au lieu de fonctionner au sein d’un système équilibré de formes de vie en bonne santé et se soutenant l’une l’autre, “l’avancement” humain s’est spécialisé dans le meurtre de certaines formes de vie “indésirables”, ouvrant ainsi la voie à une prolifération rampante et incontrôlée de formes de vie opportunistes, charognardes et parasitaires.

Les systèmes patriarcaux, partout, sont fondés sur le concept de croissance continue, spécifiquement de croissance de richesse et de pouvoir des patriarques, les quelques ceux en haut de la pyramide, les oligarques, aux dépends de la masse des gens et des formes de vie les soutenant. Une croissance économique sans fin demande une croissance de la population sans fin et ce au dépend d’une Terre saine aux ressources limitées, au dépend des générations futures, au dépend de tout et pourtant, le pouvoir du patriarcat ne croît que quand la population humaine sous sa domination croît. Et la seule façon pour que la population humaine puisse croître, c’est au travers de la destruction des autres formes de vie sur Terre. Dans le même temps, nous avons la preuve vivante dans le monde, de peuples indigènes, vivant dans des sociétés saines et écologiquement stables depuis des temps immémoriaux… trop heureux pour changer.

Toute population de plantes ou d’animaux qui devient excessive en nombre développe des variantes, des désordres et/ou des maladies qui agissent pour limiter ou réduire leur nombre. L’homosexualité devient plus prévalente dans toute situation où la population animale devient trop importante et ceci a été observé dans des populations stressées chez une bonne variété d’espèces mammifères en plus des Hommes. Comme les couples qui retardent la reproduction jusqu’à la trentaine, ou limitent leurs familles à 1 ou deux enfants, des adaptations similaires à des conditions de croissance démographique apparaissent dans les sociétés de par le monde.

Des conditions de vie non naturelles ont leurs conséquences additionnelles. L’Europe n’a connu la peste qu’après que le système du patriarcat fut imposé et que le continent entier devint surpeuplé d’humains vivant dans des conditions d’hygiène déplorables. L’incidence des assassins psychopathes a augmenté avec la croissance démographique des villes. La guerre est devenue endémique. La famine est un mode de vie dans bien des endroits du monde patriarcal.

Les humains ne sont pas des plantes qu’on sème en rangs d’oignons qui s’épanouissent dans un environnement domestiqué et aseptisé ; nous sommes libres, sauvages, vivant dans le monde naturel, nous nourissant et nourissant le monde qui nous entoure. Si vous voulez une image claire du contraste entre un peuple indigène, vivant en matriarcat et des sujets humains modernes vivant en patriarcat, il suffit simplement de comparer un saumon sauvage avec un saumon de ferme.

Le saumon sauvage vit dans une eau profonde et claire, il nage rapidement, chasse sa nourriture, survit en étant en bonne santé et agile, sa chair est colorée et ferme, sans maladies ni parasites.

Le saumon de ferme en revanche est pâle, maladif, couvert de plaies et de lésions, infesté de vers et de parasites, il est la victime du confinement, de l’inactivité et d’un régime alimentaire désastreux. Ceci vous rappele t’il quelqu’un ?

 

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La triste réalité du patriarcat

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

par Résistance 71

 

Le patriarcat est impérialisme, l’oppression et l’exploitation de “l’autre” a commencé dès que le patriarcat a pointé sa sale tête il y a un peu plus de 6000 ans. Les patriarques sont les maîtres pour justifier toute sorte de méfaits monstrueux. Nous avons grandi sur les bancs d’école en apprenant au sujet des diaboliques puritains et comment ils extorquaient de fausses confessions de “sorcières” suspectées, par l’utilisation de la “chaise à tremper” et autres tortures… et maintenant, d’un seul coup d’un seul, le waterboarding et autre forme de tortures sont devenus de bonnes idées quand on les appliquent à des “terroristes” suspectés, et ce bien que toute évidence réfute l’efficacité de telles techniques. S’il y a une chose qu’on peut dire du patriarque, c’est qu’il est consistant dans son irrationnelle inconsistance.

La science est la religion du patriarcat. Ceci n’est pas à confondre avec la science des Indiens, qui est fondée sur la collecte de vérités par l’observation du monde naturel en action. Il n’y a rien de naturel au sujet de la science qui soutient les monumentaux méfaits et les injustices du système patriarcal. Comme toute religion, la version patriarcale de la “science” est remplie de rituels, de dogmes, de textes sacro-saints, d’articles de foi. Ce sont les outils qui sont uitilisés pour renforcer le patriarcat. Des scientifiques dissèquent vivants des chiens et des singes pour la recherche. Comment cela peut-il être acceptable pour quiconque a la moindre parcelle “d’humanité” ? La science est utilisée comme une arme par le patriarcat, entre ses mains la science devient une machine à tuer. Les nazis étaient très fiers de se proclamer comme étant extrêmement scientifiques et ce à quel coût pour leur humanité ? La recherche scientifique est omni-présente et dans quel but ? L’espérance de vie humaine augmente il est vrai, mais pas dans les sociétés indigènes, les cultures qui sont célèbres pour leur longévité dans le monde aujourd’hui, ne sont pas des sociétés scientifiques, mais dans les endroits où le peuple vit de manière très naturelle. Dans les sociétés scientifiques, les personnes âgées sont mises dans des hangards inhumains, la maladie d’Alzheimer et la démence sont en augmentation constante. La maladie de Parkinson n’existait pour ainsi dire pas avant l’avènement de la révolution industrielle du XIXème siècle.

Aujourd’hui, ceux qui contestent la recherche scientifique sont appelés terroristes et regroupés avec ceux qui voudraient détruire la fabrique de la société et pourtant, ce sont les scientifiques eux-mêmes qui constituent le seul groupe qui menace vraiment totalement de détruire l’équilibre de vie de la terre. Les peuples indigènes ont vécu d’innombrables siècles sans déséquilibre ni destruction, puis en seulement 6000 ans de patriarcat, la planète a été amenée au bord de la destruction totale.

Dans le patriarcat, le meurtre de masse et la destruction de toute forme de vie sont justifiés par les bénéfices qu’en tirent les quelques privilégiés du haut de la pyramide. En ce sens, Wall Street n’est en rien différent de toutes les tyrannies et tous les royaumes de l’histoire.

 

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La réalité inversée de l’Heyoka et le patriarque

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

par Résistance 71

 

Le système entier et la vison du monde du patriarque est Heyoka.

Note du traducteur: Chez les Lakota et Indiens des grandes plaines, le Heyoka est celui qui vit à l’envers de la société pour pointer la bonne marche des choses. Il marche à reculons, se couche au lever du soleil et se lève au coucher du soleil et fait tout à l’envers. Russell Means nous dit dans le livre que dans les années 1960, il n’y avait qu’un seul Heyoka dans la réserve de Pine Ridge.

La société patriarcale est fondée sur une structure pyramidale. Le patriarque est inconfortable où qu’il aille. Il a constamment peur, car il vit sa vie en haut de la pyramide et d’autres sont toujours en train d’essayer de le déloger de son perchoir pour y prendre sa place. Au sein de sa famille, sa femme et ses enfants doivent être réduits en esclavage afin de soutenir sa position prominente et sa dominance. Ses enfants sont élevés à sa propre image, d’être craintifs des patriarques chancelant au sommet de leur propre pyramide instable.

S’il veut maintenir sa position au sein de sa famille, le patriarque doit être subjugué au prochain niveau d’autorité et ainsi de suite jusqu’à la royauté. La structure féodal où personne n’est libre et où l’homme d’en haut est effrayé de tout, est le produit naturel de la société patriarcale. (NdT: ce qui existe dans toute société étatique non nécessairement monarchique). Tout à chacun dans la société patriarcale est un esclave, parce que chaque personne sous le gouvernant en chef est un esclave du pouvoir de tous les patriarques au dessus d’elle ; même l’homme tout en haut de la pyramide est un esclave, un esclave de sa propre terreur, celle générée par le fait d’être viré du pouvoir.
Dans notre système matriarcal (ou matrilinéaire), tout le monde est libre et personne n’a peur de quoi que ce soit. Nous savons où nous nous situons et où nous appartenons. Ceci ne peut jamais nous être enlevé. Voilà pourquoi la société patriarcale a lutté si longtemps et si vigoureusement pour nous détruire, nous et nos cultures, partout dans le monde. Nous sommes une menace terrible pour son illusion de pouvoir parce que nous en sommes immunisés. Le patriarque peut commettre un génocide complet et éradiquer des cultures indigènes entières encore et encore, mais il n’a jamais réussi à nous réduire en esclavage.

Notre liberté de la peur rend le patriarque encore plus craintif que jamais.

Société contre l’État: Le matriarcat contre le patriarcat…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes with tags , , , , , on 29 juin 2013 by Résistance 71

Elle n’a plus la parole

 

Mohawk Nation News

 

24 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/06/24/she-no-speak/

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Pourquoi le pouvoir de Kanienkehaka/Mohawk s’est-il brisé ? Nos hommes ont été affaiblis par la cassure politique et sociale délibérée, l’alcoolisme, la guerre, une mauvaise santé physique et mentale, les enseignements du pacifisme, les mouvements de restriction, les pertes de territoires et des droits économiques. Traditionnellement, les femmes Haudenosaunee (iroquoises) parlent et questionnent tout. Nous sommes les légataires inhérentes de la terre pour les générations futures. Nous créons la paix en régulant les guerres. Aucune guerre ne peut être faite tant que les femmes n’ont pas essayé par trois fois de trouver une solution pacifique. Quand les nouveaux arrivants ont vu que les chefs Haudenosaunee agissaient sur les recommandations des femmes fondées sur le consensus des peuples, ils ont décidé de briser ce lien coûte que coûte. Une politique fut établie de ne négocier qu’avec les hommes sur les questions de territoires, politique et de commerce.

Le lien à la terre se fait par les femmes. Les hommes protègent ces connexions. Le rôle prépondérant de la femme comme fondation même de la société iroquoise a été déraciné. Le système hiérarchique dominé par l’homme (patriarcat) a pris le pas et a marqué les gens. Les envahisseurs sont éduqués pour ne pas nous entendre ou nous écouter. Les femmes progénitrices de la terre furent politiquement forcées de devenir soumises aux hommes.

Les hommes européens n’étaient pas à l’aise de devoir gérer les situations avec les femmes, spécifiquement dans la relation ayant trait à la terre et aux ressources.

Les liens des femmes avec le pouvoir étaient un obstacle majeur. Le système de détention de la terre communale matrilocale fut programmé pour la destruction. Un nouveau régime immobilier de répartitions des terres tenu par des banquiers étrangers et des entités entrepreneuriales fut mis en place de façon à être conforme à une vision du monde du point de vue hiérarchique européen.

Opprimer nos femmes est nous opprimer tous. Le système colonial du “elle n’a pas la parole” est rigide, punitif, avilissant et auto-dégradant vis à vis des femmes. Nous ne sommes pas supposées questionner l’autorité masculine.

Les Européens ont brisé le pouvoir des femmes au moyen d’une influence religieuse non-native et des lois de l’Indian Act et de la Federal Indian Law passées par les colons. Ces violations de la règle de la loi nous ont forcé à une position de soumission par rapport aux hommes et dans nos relations avec les colons. Les souches majeures de la souveraineté Kanienkahaka furent bafouées.

Nous avons survécu un holocauste. Nos vues, devoirs et responsabilités n’ont pas besoin d’être validés par leurs conseils tribaux étrangers et leurs complices des conseils de bandes indiens vendus. L’équilibre entre les hommes et les femmes est la seule raison pour laquelle nous sommes toujours là et demeurons un peuple d’importance aujourd’hui.

Comme Aretha Franklin le dit si bien: “Je me fatigue (juste un petit peu), j’essaie toujours (juste un petit peu) alors même que tout le monde sait qui nous sommes!” “Respect”

 

Indian Country Today article.

Société et évolution: la société matriarcale comme une solution à la dégénérescence induite de notre société.

Posted in actualité, pédagogie libération, philosophie, politique et social with tags , , , , on 22 juin 2011 by Résistance 71

Russel Means est un activiste membre de la Nation Sioux. Il fut un des tous premiers activistes de l’American Indian Movement (A.I.M) et fut un des instigateurs de la révolte de Wounded Knee (Dakota du Sud) en 1973, ou 200 militants natifs prirent la petite ville de Wounded Knee dans la réserve indienne de Pine Ridge en désaccord avec les mesures du gouvernement américain à l’encontre des natifs et de la corruption qui règnait en maîtresse absolue au sein de la bureaucratie étatique du Bureau des Affaires Indiennes.

Les activistes tinrent le siège contre la garde nationale, le FBI et les Marshalls pendant 71 jours qui aboutirent à certains accords. Des combats eurent lieu qui coûtèrent la vie à deux militants de l’A.I.M et les jambes à un agent du FBI. Means fut arrêté et jugé avec un autre responsable de l’A.I.M. Devant les vices de forme éhontés de la procédure et les exactions du FBI pour monter artificiellement le cas contre les deux chefs activistes, le juge fédéral prononça un non-lieu (ce qui était possible en 1973 ne le serait plus aujourd’hui).

Russel Means est un acteur de cinéma (Chingacook aux côtés de Daniel Day Lewis dans « Le dernier des Mohicans » et de nombreux autres films et téléfilms), chanteur, producteur, activiste et pamphlétaire, qui a passé la plus grande partie de sa vie à lutter pour la cause indienne et la nation Sioux, bafouée par des traités non tenus. Il est l’instigateur du retrait unilatéral de la nation Sioux des deux traités qui la lie aux Etats-Unis, ceux de Fort Laramie en 1851 et 1868, que les gouvernements américains n’ont jamais respecté, tout comme ils n’ont jamais respecté aucun des quelques 300 et plus traités signés avec les nations natives depuis l’indépendance de 1776.

La Nation Sioux a créé la République des Lakotas en 2009 qui s’étend sur trois états de l’Union fédérale américaine et est en procédure légale de reconnaissance officielle par les Nations Unies.

Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui à travers le monde et comprendre l’hégémonie de l’empire anglo-américain, il est primordial de comprendre également l’origine du mal, à savoir sur quoi est fondé « la plus grande démocratie du monde », qui n’est en fait qu’une machine à oppresser et à annihiler. Comprendre l’histoire des Etats-Unis, c’est comprendre le pourquoi de leurs exactions. Tout comme comprendre le passé oppresseur et colonialiste de l’Europe et de ses différents empires à travers les époques, éclaire sur les exactions de l’OTAN en ce moment même.

C’est une analyse de l’histoire véritable qui nous fait comprendre aujourd’hui et peut nous faire anticiper demain.

Russel Means nous éclaire ici sur un mode de société équilibré et qui fonctionne: le matriarcat. La nation Sioux n’est pas la seule à vivre en matriarcat, de fait la plupart des sociétés que nous qualifions de « primitives » dans notre arrogance sans borne, fonctionnent sur le principe pacifique et équilibré du matriarcat.

— Résistance 71 —

 

Commentaires sur une société matriarcale vis à vis d’une société patriarcale

Par Russel Means

Novembre 2006

 

url de l’article original:

http://russellmeans.blogspot.com/2006/11/comments-on-patriarchy-vis-vis.html

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Hau Mitaku Oyapi (Bonjour à ma famille du monde entier),

Quelques commentaires sur le patriarcat en opposition au matriarcat: beaucoup de personnes pensent que le matriarcat et le revers de la même pièce que le patriarcat (ainsi générant la peur chez les patriarques); mais en réalité, le matriarcat est un type de société hautement  complexe, très équilibrée dont il faudrait un livre pour en expliquer les rouages et les tenants.

Je vais essayer ici d’en faire une explication simple à titre d’introduction. Mais avant de faire cela, je dois ici expliquer pourquoi, moi, un homme, essaie d’expliquer ce qu’est une société matriarcale. Le matriarcat fut le mode d’existence sociétaire pendant des éons et c’est pourquoi c’est une société complexe. La très grande majorité des peuples indigènes demeurant sur cette planète suivent toujours de nos jours un système matriarcal de société. Pour chaque exception existant, ne fait que confirmer la règle. Mon peuple, les Lakotas, aussi connu sous le nom d’indiens Sioux, est un peuple d’obédience matriarcale. J’ai été élevé dans une maison régit par le matriarcat (NdT: Russel Means a aujourd’hui 72 ans) et quand je me suis marié, je me suis marié dans des maisons matriarques. Je connais mon histoire, je connais mon peuple, ainsi je peux donc parler en connaissance de cause des valeurs du matriarcat.

Le matriarcat est une société équilibrée. Maintenant, lisez attentivement ce qui va suivre et essayez d’avoir à l’esprit une image panoramique de la situation. Dans notre société matriarcale, tous les sexes célèbrent nos forces. Nous sommes une société totalement devouée à ne pas faire de mal ou de blesser les sentiments d’autrui, que ce soit un insecte, un arbre, une grand-mère, la Terre, ou quiconque de vivant. Nous comprenons que toute vie vient d’une seule mère et que c’est notre devoir de respecter notre famille. Une autre explication simple: essayez d’imaginer d’éduquer un enfant sans le mot “non”. Essayez de comprendre comment ces sociétés matriarcales bâtissent des systèmes de clan qui  évite l’inceste à tous les niveaux et donnent la possibilité de résoudre des conflits quasiment instantanément.

Les femmes vivent plus vieux que les hommes et peuvent endurer plus de douleur. Elles sont par là-même plus endurantes que les hommes. C’est une loi naturelle que de bâtir votre système de clan en se basant sur la lignée des femmes. Ajouté à ces forces évidentes, la femelle de l’être humain est la seule créature de toute la vie sur terre qui est purifiée naturellement tous les 28 jours. Toute femme sait que si elle vit en proximité rapprochée d’une autre femme, leur cycle de purification respectif va se synchroniser. Quand elles vivent dans un petit village, elles sont ainsi non seulement synchrone l’une avec l’autre, mais également avec l’univers, qui se manifeste par le biais de la pleine lune. Quand  l’empire catholique roman conquît les barbares du nord, une des façons avec laquelle ils instituèrent le patriarcat, fut avec la création d’Halloween. En d’autres termes, quand les femmes se soustrayaient à la vie commune pour honorer leur cycle de purification, et se réjouissaient entr’elles pendant environ quatre jours, les hommes étaient laissés non seulement avec leurs tâches habituelles, mais aussi avec celles de leurs femmes; ainsi les catholiques romans l’épée dans une main et la bible dans l’autre s’en vinrent pour dire aux hommes que les femmes étaient parties pour pratiquer la sorcellerie et concocter des sorts diaboliques pour rendres les hommes obéissant. Le reste est de l’histoire…

L’évidence maintenant; le patriarcat est une société basée sur la peur où l’homme règne seul. Ainsi cette société est déséquilibrée. Le patriarcat leva sa tête hideuse il y a environ 6000 ans, en même temps que la place économique devenait son outil. Le patriarcat et le système de marché ne peuvent pas exister l’un sans l’autre. Le marché engendre la veûlerie qui engendre les empires. Quand on étudie l’histoire de tous les empires patriarcaux, nous voyons qu’ils font tous la même erreur, encore, et encore et encore et toujours. De la dynastie des Ming, à Kubilaï Kahn en passant par l’Egypte, la Grèce et la Rome antiques, du “soleil qui ne se couche jamais sur l’empire britannique”, à l’Union Soviétique et à aujourd’hui l’empire oppresseur et tortionnaire américain. Rien n’a jamais changé pour le patriarcart, avant ou après Jesus Christ, avant ou après Mahommet, avant ou après le Bouddha etc…

Les patriarques ont peur de tout. Mais de quoi ont t’ils le plus peur ? De la femme. C’est pourquoi depuis près de 6000 ans, ils l’ont diabolisé, déshumanisé, dominé, terrorisé et contrôlé. Dans le patriarcat, y a t’il une seule chose qui ne fait pas peur au patriarque ?

Mon ancêtre Luther Ours Debout écrivit vers les années 1900: “Quand un homme a peur de la forêt, il voudra contrôler la forêt, et ce qu’il ne peut contrôler, il voudra le détruire.”