Société contre l’État: Le matriarcat contre le patriarcat…

Elle n’a plus la parole

 

Mohawk Nation News

 

24 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/06/24/she-no-speak/

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Pourquoi le pouvoir de Kanienkehaka/Mohawk s’est-il brisé ? Nos hommes ont été affaiblis par la cassure politique et sociale délibérée, l’alcoolisme, la guerre, une mauvaise santé physique et mentale, les enseignements du pacifisme, les mouvements de restriction, les pertes de territoires et des droits économiques. Traditionnellement, les femmes Haudenosaunee (iroquoises) parlent et questionnent tout. Nous sommes les légataires inhérentes de la terre pour les générations futures. Nous créons la paix en régulant les guerres. Aucune guerre ne peut être faite tant que les femmes n’ont pas essayé par trois fois de trouver une solution pacifique. Quand les nouveaux arrivants ont vu que les chefs Haudenosaunee agissaient sur les recommandations des femmes fondées sur le consensus des peuples, ils ont décidé de briser ce lien coûte que coûte. Une politique fut établie de ne négocier qu’avec les hommes sur les questions de territoires, politique et de commerce.

Le lien à la terre se fait par les femmes. Les hommes protègent ces connexions. Le rôle prépondérant de la femme comme fondation même de la société iroquoise a été déraciné. Le système hiérarchique dominé par l’homme (patriarcat) a pris le pas et a marqué les gens. Les envahisseurs sont éduqués pour ne pas nous entendre ou nous écouter. Les femmes progénitrices de la terre furent politiquement forcées de devenir soumises aux hommes.

Les hommes européens n’étaient pas à l’aise de devoir gérer les situations avec les femmes, spécifiquement dans la relation ayant trait à la terre et aux ressources.

Les liens des femmes avec le pouvoir étaient un obstacle majeur. Le système de détention de la terre communale matrilocale fut programmé pour la destruction. Un nouveau régime immobilier de répartitions des terres tenu par des banquiers étrangers et des entités entrepreneuriales fut mis en place de façon à être conforme à une vision du monde du point de vue hiérarchique européen.

Opprimer nos femmes est nous opprimer tous. Le système colonial du “elle n’a pas la parole” est rigide, punitif, avilissant et auto-dégradant vis à vis des femmes. Nous ne sommes pas supposées questionner l’autorité masculine.

Les Européens ont brisé le pouvoir des femmes au moyen d’une influence religieuse non-native et des lois de l’Indian Act et de la Federal Indian Law passées par les colons. Ces violations de la règle de la loi nous ont forcé à une position de soumission par rapport aux hommes et dans nos relations avec les colons. Les souches majeures de la souveraineté Kanienkahaka furent bafouées.

Nous avons survécu un holocauste. Nos vues, devoirs et responsabilités n’ont pas besoin d’être validés par leurs conseils tribaux étrangers et leurs complices des conseils de bandes indiens vendus. L’équilibre entre les hommes et les femmes est la seule raison pour laquelle nous sommes toujours là et demeurons un peuple d’importance aujourd’hui.

Comme Aretha Franklin le dit si bien: “Je me fatigue (juste un petit peu), j’essaie toujours (juste un petit peu) alors même que tout le monde sait qui nous sommes!” “Respect”

 

Indian Country Today article.

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