Archive pour juin, 2013

La société contre l’État: L’expérience anarchiste ukrainienne 1917-1923

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , on 26 juin 2013 by Résistance 71

Nous inaugurons avec ce texte « La Lutte contre l’État » la vision makhnoviste de la résistance libertaire, celle qui tint tête à la fois aux contre-révolutionnaires tsaristes et étrangers et aux bolchéviques de Lénine et de Trotski et ce dès la fin 1917. 

Nestor Makhno est une figure de la pratique communiste libertaire d’essence rurale qui posa de très bons jalons pour une société égalitaire et libre. Peu connu, voire inconnu pour beaucoup, l’œuvre et les réalisations du mouvement makhnoviste gagnent à être plus connues. Il y a beaucoup à apprendre de l’expérience ukrainienne libertaire.

— Résistance 71 —

 

La lutte contre l’État

Nestor Makhno

Diélo trouda, n°17, octobre 1926

Le fait que l’Etat moderne soit le type d’organisation d’un pouvoir fondé sur l’arbitraire et la violence dans la vie sociale des travailleurs est indépendant de son caractère « bourgeois » ou « prolétariens ». Il repose sur le centralisme oppressif, découlant de la violence directe d’une minorité sur la majorité. Chaque Etat utilise, pour affirmer et imposer la légalité de son système, outre le fusil et l’or, des moyens puissants de pression morale. A l’aide de ces moyens, un petit groupe de politiciens réprime psychologiquement toute la société et, en particulier, les masses laborieuses, les conditionnant de façon à détourner leur attention du servage instauré par l’Etat. 

Ainsi, il est clair que, pour combattre la violence organisée de l’Etat moderne, il faut employer des moyens puissants, correspondant à l’importance de la tâche. 

Jusqu’ici, les moyens d’action sociale employés par la classe laborieuse révolutionnaire contre le pouvoir des oppresseurs et exploiteurs – l’Etat et le Capital – , conformément aux idées libertaires, ne suffisent pas pour mener les travailleurs à la victoire complète.

Il est arrivé dans l’Histoire que les travailleurs vainquent le Capital; mais la victoire leur échappait ensuite, parce qu’un pouvoir d’Etat se créait, unissant les intérêts du capital privé et capitalisme d’Etat pour triompher des travailleurs. 

L’expérience de la révolution russe nous a démontré à l’évidence nos insuffisances dans ce domaine. Nous ne devons pas l’oublier, nous appliquant à les discerner distinctement. 

Nous pouvons reconnaître que notre lutte contre l’Etat dans la Révolution russe fut remarquable, malgré la désorganisation qui règne dans nos rangs; remarquable surtout en ce qui concerne le la destruction de cette hideuse institution. 

Mais, en revanche notre lutte fut insignifiante dans le domaine de l’édification de la société libre des travailleurs et de ses structures sociales, ce qui aurait pu garantir son développement en dehors de la tutelle de l’Etat et de ses institution répressives.

Le fait que nous, communistes libertaires ou anarcho-syndicalistes, n’avions pas prévu me lendemain de la Révolution russe, et que nous ne nous sommes pas hâté de formuler à temps les nouvelles formes de l’activité sociale, a amené beaucoup de nos groupes ou organisations à hésiter plus d’une fois dans leur orientation politique et socio-stratégique sur le front combattant de la Révolution. 

Afin d’éviter de retomber à l’avenir dans les même erreurs, lors d’une situation révolutionnaire, et pour conserver la cohérence de notre ligne organisationelle, nous devons fondre d’abord toutes nos forces en un collectif agissant, puis définir dès maintenant notre conception constructive des unités économiques et sociales, locales et territoriales, au besoin au besoin les nommer de façon déterminée (soviets libres), et en particulier définir dans les grandes lignes leurs fonctions révolutionnaires fondamentales dans la lutte contre l’Etat.

L’époque actuelle et les leçons de la révolution russe l’exigent. 

Ceux qui se sont mêlés au coeur même de la classe ouvrière et paysanne, en prenant activement part aux victoires et aux défaites de son combat, ceux là doivent sans aucun doute arriver à nos conclusions, et plus précisément à comprendre que notre lutte contre l’Etat doit se mener jusqu’à la liquidation complète de celui-ci; ceux là reconnaîtrons par ailleurs que le rôle le plus difficile dans cette lutte est celui de la force armée révolutionnaire. 

Il est indispensable de lier les forces armées de la Révolution avec les unités sociales et économiques, dans lesquelles la population laborieuse s’organisera dès les premiers jours de la révolution, afin d’instaurer une auto-organisation totale de la vie, en dehors de toutes structures étatiques. 

Les anarchistes doivent concentrer, dès maintenant, leur attention sur cet aspect de la Révolution. Ils doivent être persuadés que, si les forces armées de la révolution s’organisent en armée importantes ou en de nombreux détachements armés locaux, elles ne pourront que vaincre les tenants et les défenseurs de l’étatisme, et par là même créer les conditions nécessaires pour la population laborieuse qui soutient la révolution, afin qu’elle puisse rompre tous ses liens avec le passé et mettre au point le processus d’édification d’une nouvelle vie socio-économique.

L’Etat pourra cependant conserver quelques survivances locales et tenter d’entraver de multiples façons la nouvelle vie des travailleurs , freiner la croissance et le développement harmonieux des nouveaux rapports basés sur l’émancipation totale de l’homme. 

La liquidation finale et totale de l’Etat ne pourra avoir lieux que lorsque l’orientation de la lutte des travailleurs sera la plus libertaire possible, lorsqu’ils élaboreront eux-même leurs structures d’action sociale. Ces structures doivent prendre la forme d’organes d’autodirection sociale et économique, celle des soviets libres (anti-autoritaires). Les travailleurs révolutionnaires et leur avant garde – les anarchistes – doivent analyser la nature et la structure de ces soviets et préciser à l’avance leurs fonctions révolutionnaires. C’est de cela que dépend principalement l’évolution positives et le développement des idées anarchistes parmi ceux qui accomplirons pour leur propre compte la liquidation de l’Etat pour édifier la société libre.

Diélo trouda, n°17, octobre 1926, pp.5-6. 

 

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MAKHNO Nestor

Né en 1889, dans une famille de paysans pauvres, Nestor Makhno va rapidement se trouver confronté au problème de l’exploitation de l’homme par l’homme. En effet, orphelin de père très jeune, il est obligé d’aller travailler à sept ans chez les riches « koulaks » (propriétaires terriens) pour aider sa famille. Il ira ensuite travailler comme fondeur à l’unique usine de son village. La révolution manquée de 1905 (il a alors seize ans) va éveiller son enthousiasme révolutionnaire et après avoir pris contact avec diverses organisations politiques qui le rebutent, il entre finalement au groupe anarchiste-communiste* de Goulaï-Polé, où il va déployer une grande activité.

Arrêté en 1908 par  » l’Okhrana  » (police du tsar), il est condamné à mort; mais, en raison de. sa jeunesse, sa peine sera commuée en réclusion à vie. Il profite de son emprisonnement à Moscou pour parfaire son éducation, bien qu’en raison de sa mauvaise conduite il soit très souvent au cachot. L’insurrection de Moscou, le 1er mars 1917 ; va lui permettre de recouvrer sa liberté et de rentrer à Goulaï-Polé où il reçoit . un accueil triomphal.

Il y retrouve le groupe anarchiste, avec lequel il va d’abord avoir quelques différents. En effet, sa détention lui avait permis de méditer longuement, il déclare à son retour, désireux d’une organisation sociale immédiate : il veut que les paysans s’organisent d’une façon assez solide pour chasser définitivement les « koulaks ». Bien que très hésitants, ses camarades vont tout de même le suivre et impulser une union professionnelle des ouvriers agricoles, une commune libre et un soviet local des paysans qui va partager les terres de façon égalitaire. Exemple qui sera rapidement suivi dans les villages voisins.

C’est à cette époque que se situe l’entrée des armées austro-allemandes en Ukraine.

Makhno est alors chargé par un comité révolutionnaire de former des bataillons de lutte contre l’occupant et la Rada centrale de l’hetman Skoropadsky. II va participer à de nombreux meetings, appelant les travailleurs à l’insurrection générale.

Spontanément tous les détachements .de partisans vont le rejoindre, et Makhno se révélera un organisateur extraordinaire, en semant la terreur dans les rangs ennemis à la tête de la compagnie révolutionnaire dont il a la responsabilité. Appuyé par les masses populaires dont les partisans sont issus, il a un énorme avantage et il est bien certain que devant une telle force, seule l’aide des armées d’occupation peut maintenir l’hetman en place.

Lorsque celles-ci vont être rappelées dans leur pays à la suite de la défaite du bloc germanique sur le front occidental, c’est la débandade chez les propriétaires qui trouvent refuge à l’étranger. C’est à ce moment-là que se situe véritablement l’expérience anarchiste en Ukraine qui, avec sa théorie d’organisation libertaire, se trouve en confrontation directe avec la théorie d’organisation marxiste et les réalisations bolcheviques en Grande-Russie.

Source: Pascal Nurnberg, Le Monde Libertaire, 1972

 

 

 

Résistance politique: Le courage de la femme africaine…

Posted in actualité, documentaire, résistance politique with tags , , , , on 26 juin 2013 by Résistance 71

Tout ceci n’arriverait pas dans des sociétés matriarcales, sociétés qui existaient de manière extensive en Afrique jusqu’au glissement historique vers le patriarcat inepte, le plus souvent induit par domination religieuse (islam et christianisme).

— Résistance 71 —

 

Notre force est infinie

 

Pierre Sommermeyer

 

20 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/antisexisme/16511-notre-force-est-infinie

 

L’Afrique est d’actualité ces derniers temps. Quand elle fait les grands titres, c’est le plus souvent pour des raisons négatives, faim, famine, guerre, génocide… Comme dans toute société humaine, il y a des salauds, des héros et des gens normaux. Dans les conflits armés, il y a essentiellement des hommes, ce qui a pour conséquence que du côté des victimes il y a des femmes, en grand nombre, victimes qu’elles sont de tas de façons, dont le viol systématique n’est pas la moindre. Que se passe-t-il quand ces victimes en ont ras le bol de l’être, autant dans leur corps que dans leurs enfants qui souvent se révèlent en être les auteurs, puisque chacun d’entre eux est né d’une femme ? Que se passe-t-il quand ces femmes disent non ? Comment disent-elles non ? En prenant un fusil ?

Les seins nus

Bien avant les Femen, des femmes africaines utilisèrent leur nudité comme arme politique contre l’injustice. Il ne s’agit pas ici de porter un regard critique sur l’action de ces féministes en Tunisie. Les bonnes âmes sont prêtes à défendre des lanceurs de pavé ou de cocktails Molotov, mais quand il s’agit d’une paire de seins, on voit refleurir les rappels au respect des traditions culturelles du pays en question. En Afrique dite « noire » c’est un mode d’action des femmes depuis belle lurette. Passé inaperçu dans nos pays « blancs » puisqu’au fond il s’agite de « négresses ». Au Kenya, en février 2001, plus de trois cents femmes nues chassèrent des chercheurs scientifiques venus étendre une réserve naturelle au détriment de leurs terres traditionnelles.

En Gambie, en septembre 2001, une trentaine de femmes occupèrent les rues de Brikama, une grande ville du pays, pour protester contre un rituel électoral, le sacrifice d’un chien.

En Ouganda, en avril 2012, six militantes se déshabillèrent et défilèrent dans les rues de la capitale, Kampala, pour protester contre l’agression sexuelle subie par l’une d’elles. Elles demandaient que la police arrête le flic qui avait pincé le sein de leur leader, responsable d’une association de femmes pour le changement démocratique.

Le 28 août 2012, un autre pas avait été franchi au Togo. Au cours d’un défilé contre le gouvernement, des manifestantes avaient descendu leurs pantalons face aux forces de police.

Au Nigeria, en décembre 2012, des femmes Ibos se déshabillèrent presque complètement pour protester contre l’invasion de leur communauté par des voyous. Ces femmes défilèrent dans les rues en chantant. Elles accusaient des spéculateurs fonciers de payer ces petites frappes afin de mettre la main sur une bonne part des terres communautaires. Là, comme partout en Afrique, la nudité des femmes est ressentie comme une menace par les hommes.

Au Libéria

Je viens de finir de lire un livre qui m’a beaucoup remué. Il porte le titre de cet article. Il s’agit des mémoires d’une femme, Leymah Gbowee, recueillies par une journaliste. Avant même de recevoir en 2011 le prix Nobel de la paix avec deux autres femmes leaders, une du Libéria et une du Yémen, Leymah Gbowee est une mère de famille nombreuse, composée de ses enfants et de ceux qu’elle a recueillis et adoptés, tout au long de la guerre civile qui déchira le Liberia de 1989 à 2003. Ce n’est pas une intellectuelle ni une bourgeoise, c’est une survivante. L’horreur des guerres qu’elle a traversées dans ce pays est indescriptible. La litanie des crimes qui traversent ce livre est sans fin. Prises en tenailles entre deux ou trois bandes d’hommes et d’enfants en armes, dont l’opposition se résumait en fait à un concours d’atrocités, les femmes de ce pays-là se révoltèrent, sans prendre d’armes, et firent reculer ces troupes de meurtriers. Parce qu’elles n’en pouvaient plus, elles trouvèrent en elles-mêmes, dans leurs profondeurs, les ressources de se relever. Voici les paroles d’une de leurs chansons qui décrit leur enfer :

« – Nous sommes fatiguées de la guerre

– Nous sommes fatiguées de toujours courir

– Nous sommes fatiguées de mendier pour de la farine

– Nous sommes fatiguées de voir nos enfants violés

– Nous nous relevons maintenant, pour assurer la sécurité de nos enfants

– Parce que nous croyons, gardiennes de cette société, que demain nos enfants nous demanderont : “Maman, quel rôle as-tu joué dans cette crise ?” »

Leymah Gbowee fut une de leurs principales animatrices. C’est en rassemblant petit à petit les femmes qui avaient survécu, qu’elle et ses amies parvinrent à obliger les ruffians militarisés à négocier entre eux la fin des combats. Lors de la négociation définitive, le lieu fut encerclé par les femmes. Lassées de voir les palabres tirer en longueur, Leymah Gbowee fut envoyée pour débloquer la situation. Devant l’obstination de ces hommes, elle menaça de se mettre nue. Effrayés par cette menace de malédiction, ils signèrent la paix.

Depuis, partout en Afrique noire, des femmes manifestent la plupart du temps revêtues de vêtements blancs comme les manifestantes libériennes et parfois seins nus, quand la pression est trop forte. Tout cela dans le silence des Blancs, dans notre silence.

Résistance politique: Solidarité avec le peuple brésilien…

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Brésil la révolte, les anarchistes et les peuples indigènes

La Coordination anarchiste brésilienne (CAB) fait le lien entre deux aspects de la révolte au Brésil : dans les villes, la lutte pour un vrai service de transports, et plus généralement pour de vrais services publics ; dans les zones rurales, la lutte des peuples indigènes contre l’agro-business dévastateur et le plan IIRSA. Avec, en toile de fond, la gabegie liée au Mundial 2014.

 

Extrait d’un article de la CAB publié sur Anarkismo.net, le réseau communiste libertaire international.

 

25 Juin 2013

 

url de l’article:

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5386

 

La lutte n’est pas un crime!

Stoppons la répression des mouvements sociaux au Brésil !

Durant le premier semestre 2013, il y a eu des mobilisations du nord au sud du Brésil qui ont été confrontées à la réaction des gouvernements, de l’appareil répressif et des médias. Depuis les luttes pour la défense des transports publics dans la capitale, en passant par les grèves des chantiers du PAC (Plan d’accélération de la croissance) jusqu’aux résistances des peuples indigènes, toutes ces luttes ont été l’objet d’une criminalisation liée à l’organisation de la Coupe du monde de football.

La Coupe du monde arrive ! Mais en plus de ce méga-évènement, nous avons les projets pharaoniques du Plan d’accélération de la croissance (PAC) et de l’Initiative pour l’intégration des infrastructures régionales de l’Amérique du Sud (IIRSA) [1]. Ces politiques publiques perpétuent l’œuvre de 500 ans de massacres des peuples autochtones. Expropriations et expulsions se multiplient au profit des entreprises. L’argent du peuple brésilien est gaspillé. Dans les villes où aura lieu la Coupe, et même dans d’autres villes, on annonce la construction de bâtiments et autres édifices. […]

Transports publics et offensive populaire dans les villes

Chaque début d’année, le patronat des transports, en lien avec les pouvoirs publics, augmente scandaleusement les prix, alors que les transports sont de mauvaise qualité (inadaptés aux handicapés), fréquemment en retard et bondés. En outre, les travailleurs des transports sont surexploités.

Cette situation scandaleuse a conduit la jeunesse à s’opposer aux augmentations et à revendiquer un « pass gratuit » pour les étudiants et les chômeurs, et un autre modèle de transports, 100 % gratuits. […] Sur ce point, les récentes victoires Porto Alegre et à Goiânia sont l’exemple à suivre. […] La réduction du coût des transports collectif est une victoire de la rue et du peuple entraîné par la jeunesse. Loin d’être une mobilisation virtuelle, cette action a été le fruit d’un patient travail de mobilisation auquel nous avons modestement apporté notre contribution.

D’autres luttes pour la réduction des tarifs se sont multipliés au Brésil, tandis que la réaction conservatrice du gouvernement, des médias et des entreprises tentait de légitimer la répression des mouvements sociaux, avec des dizaines d’incarcérations et des poursuites judiciaires. […]

La résistance indigène contre l’agro-industrie

Plusieurs mobilisations des peuples indigènes ont marqué le premier semestre 2013, parmi lesquelles l’occupation de l’Assemblée nationale par près de 300 personnes […]. Il y a plus d’une centaine de propositions de lois contraires aux droits des peuples indigènes en examen à la Chambre des députés et au Sénat. Parmi celles-ci, on peut souligner la Proposition d’amendement de la Constitution (PEC) 215 […]. Si ce texte est appliqué, il donnera le pouvoir au Congrès de modifier la réglementation des terres des peuples indigènes, pouvoir qui était jusqu’à présent réservé à une organisation des peuples natifs. De nombreux députés souhaitent en effet mettre les terres indigènes au service de l’agro-industrie.

Une bonne partie du capitalisme brésilien, donc de la lutte des classes et des luttes indigènes, repose sur l’agro-industrie, basée sur la monoculture et l’exportation. Pour s’étendre, elle s’attaque aux exploitations familiales, expulse les travailleurs ruraux et vole les terres des peuples indigènes. Ce modèle concentre les richesses, génère de la misère, de la violence et de la pauvreté presque partout où il s’installe. A la campagne et dans les villes, il tue lentement les travailleurs qui consomment les produits empoisonnés par les pesticides. On constate également une augmentation du coût des produits alimentaires de base (riz, haricot et blé) qui représentent jusqu’à 70 % de la consommation du pays, mais seulement 30 % des terres cultivées, et cela en raison de la progression de la monoculture. […]

Du sud au nord du pays, nous sommes solidaires des luttes des peuples indigènes. Depuis les procès de résistance dans la communie de Maracanã à Rio de Janeiro, en passant par les luttes des Pitaguarys dans le Ceara ou encore les mobilisations des Guaranis et des Kaingangs dans le Rio Grande do Sul, nous sommes main dans la main avec les indigènes pour la défense de leur territoire et contre les impacts du plan IIRSA.

La solidarité vaut plus que des écrits ! Soyons solidaires de celles et ceux qui luttent !

Coordination anarchiste brésilienne, 19 juin 2013

[1] L’IIRSA a été lancée en 2000 par la Colombie, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay, le Chili, le Venezuela, le Guyana et le Surinam. Il s’agit d’un projet d’intégration du capitalisme sud-américain, avec des conséquences sociales et environnementales désastreuses. Nous en avions parlé en 2006 dans l’article « Venezuela : Les deux visages du chavisme »->754.

Saga NSA et Nouvel Ordre Mondial: il court il court le Snowden…

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Comme çà, si Snowden arrive à « destination » en Équateur (rien n’est moins sûr que ce soit sa véritable destination finale, ni du reste qu’il soit à Moscou en ce moment car personne ne l’a vu en fait…), le pays pourra donner un passeport diplomatique à Assange pour qu’il ait l’immunité et puisse quitter l’ambassade de Londres.

C’est ce que le Costa Rica avait fait pour le premier ministre oligarque criminel Takhsin Shinawatra alors que la Thaïlande avait révoqué son passeport.

Pourquoi l’Équateur n’a t’il pas fait cela pour Assange depuis bien longtemps ? Qui cela arrange t’il vraiment qu’il reste confiné dans l’ambassade ?

— Résistance 71 —

 

Assange révèle des détails sur “l’opération Snowden” et fustige la “guerre des Etats-Unis contre les lanceurs d’alerte”

 

RT

 

24 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/assange-wikileaks-snowden-asylum-167/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Le fondateur de Wikileaks Julian Assange a dit que l’ancien employé sous-traitant de la NSA Edward Snowden était en sécurité et en bonne santé dans un endroit “sûr”. Il a aussi été révélé que l’Équateur a fourni à Snowden un document de passage pour réfugié.

“Le statut actuel de Mr Snowden et d’Harrison est qu’ils sont tous deux en bonne santé et en sécurité et qu’ils sont en contact avec leur équipe légale”, a dit le fondateur de Wikileaks durant une vidéo-conférence avec la chaîne RT. “Je ne peux pas donner de plus amples informations quant à l’endroit où ils se trouvent” a ajouté Assange.

Assange référait à Sarah Harrison, représentante de Wikileaks et qui accompagne Snowden dans son voyage.

Assange a de plus ajouté qu’Edward Snowden a quitté Hong-Kong le 23 Juin “pour l’Équateur via une route de passage sécure par la Russie et d’autres états”, décrivant l’itinéraire de Snowden comme étant “sécure”. Mais il n’a pas voulu donner plus de détails.

Assange a révélé que Snowden avait reçu un document de réfugié comme sauf-conduit du gouvernement équatorien.

L’Équateur a confirmé qu’Edward Snowden avait fait la demande d’asile politique et que son application serait considérée au vu de la loi internationale.

Néanmoins, Assange a fait remarquer que tandis que l’Équateur est obligé de considérer la demande d’asile de par la loi internationale, il n’est pas légalement obligé de l’accepter.

Le fondateur de Wikileaks parlait depuis l’ambassade d’équateur de Londres où il est en résidence forcée depuis plus d’un an.

Le porte-parole de l’organisation Wikileaks Kristinn Hrafnsson, qui prit aussi part à la conférence a dit que Wikileaks avait approché l’Islande et d’autres pays afin de faire une requête formelle d’asile politique pour Snowden.

“Il est déjà de notoriété publique que j’ai, en tant que journaliste islandaise, approché le gouvernement islandais avec une requête formelle en bonne et dûe forme de Mr Snowden pour son asile politique en Islande. Un processus similaire a été effectué dans d’autres endroits, “ a t’elle déclaré.

Assange a discuté longuement de la signification des révélations de Snowden sur le journalisme à travers le monde. Il a comparé le cas de Snowden et celui de Bradley Manning, qui est en ce moment même en train de faire face à une cour martiale aux Etats-Unis pour avoir fuité des câbles diplomatiques et d’autres informations sensibles à l’organisation Wikileaks.

“Snowden n’est pas un traître, ce n’est pas un espion, c’est un lanceur d’alerte qui a dit au public une vérité très importante, “ a dit Assange.

Il a ajouté que l’enquête sur Wikileaks est “ la plus grosse et la plus compliquée des enquêtes que les journalistes aint jamais vu,” et il a dit que “le gouvernement Obama tente de rendre les journalistes criminellement responsables de ce qu’ils rapportent.”

Assange a fait une référence particulière au journalisme touchant la sécurité nationale aux Etats-Unis et s’est inquiété que des sources et des lanceurs d’alerte lui avaient dit qu’ils ont maintenant trop peur pour parler.

Il a aussi critiqué le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de jouer les petits caïds de cour de récréation avec ses déclarations contre la Russie et la Chine.

Assange a appelé ses commentaires “une tentative d’intimider des pays, ce qui supporte en fait la loi du droit d’asile”, et que ceci “ne devrait pas être toléré.”

Dimanche, les autorités de Hong-Kong ont annoncé que Snowden avait quitté le pays en partance pour Moscou, en route vers une troisième destination.

Edward Snowden est un ancien technicien de la CIA et il a aussi été employé en freelance par la NSA.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé Snowden d’espionnage, de vol et conversion de propriété gouvernementale dans une plainte criminelle après qu’il ait eu révélé au quotidien the Guardian de Londres l’étendue des programmes de surveilance électronique de la NSA, incluant le programme PRISM, qui peut enregistrer tout courriel et tout appel téléphonique de quiconque dans le monde et que des informations ont été partagées avec les services de renseignement britannique du Global Communications Headquarters ou GCHQ.

État et société: Un exemple de société non-étatique fonctionnelle… La confédération iroquoise !

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“Les premiers Américains, les Indiens, sont le groupe le plus brimé de notre nation. Sur virtuellement toute l’échelle de mesure possible, l’emploi, les revenus, l’éducation, la santé, les conditions de vie des peuples Indiens sont tout en bas de l’échelle. Cette condition est l’héritage de siècles d’injustices… Les Améridiens ont été opprimés et brutalisés, privés de leurs terres ancestrales et on leur a refusé l’opportunité de contrôler leur propre destinée.”

-President Richard M. Nixon (dans un discours au congrès des Etats-Unis le 8 Juillet 1970)-

 

La ceinture de traité wampum à deux rangées

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Juin 2013

 

Dans notre canoë nous avons toutes nos lois, notre culture et nos croyances et dans votre navire vous devez avoir toutes vos lois, votre culture et vos croyances; voyageons, navigons côte à côte à travers la vie en tant qu’égaux sans jamais forcer ou interférer avec les affaires de l’autre et aussi longtemps que le soleil brillera, que l’herbe poussera et que les rivières couleront, ceci sera immuable.

Les traités internationaux:

Très souvent nous entendons parler de Guswentah ou de Tekeni Teiohate, le plus souvent réferré comme étant le traité Wampum à deux rangées. Ce traité qui fut fait entre la nation hollandaise et les cinq nations de la confédération iroquoise a dû être le tout premier traité entre Onkwehonwe (nations autochtones) et une nation européenne, mais ce ne fut certainement pas le premier traité impliquant Onkwehonwe, en fait les nations natives ont été engagées dans le processus de la création de traités entre elles depuis des siècles.

La formation de Kaianerekowa (La Grande Loi de la Paix ou constitution de la confédération iroquoise) est un excellent exemple de ce qui est sûrement un des meilleurs et plus avancés traités de paix jamais négocié par des nations souveraines. Les accords atteints entre chacune des cinq nations iroquoises afin de mettre fin à toute possibilité de conflit qui les minait, tout en permettant à chaque nation de maintenir sa souveraineté et sa jurisdiction est quelque chose de jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Les 12 premiers wampum de Kaianerekowa mettent à plat les procédures et les protocoles à suivre pour chaque nation afin de résoudre tous problèmes qui pourraient menacer une ou plusieurs des cinq nations. Ces 12 articles garantissent également la jurisdiction et la souveraineté de chaque nation individuelle de façon à ce que chaque nation ait un forum pour toujours faire valoir sa position.

Les gouvernements étrangers et leurs lois:

 L’Haudenosaunee (La confédération iroquoise) regardait toutes les Onkwehonwe (nations autochtones) qui ne vivaient pas sous l’ombrelle de Kaianerekowa (La constitution de la confédération iroquoise) comme des nations étrangères et s’y réferrait en tant que Tihotinakeraserateh (ou “ceux qui vivent dans des endroits différents”), ceci fut étendu à l’homme blanc lors de son apparition au début du XVIème siècle. Les nations indiennes qui ne suivaient pas Kaianerekowa étaient toujours reconnues comme des nations indépendantes et de la sorte, le Wampum 73, qui proclame que “des personnes différentes vivent dans des terres différentes et parlent des langues différentes” fut induite de façon à reconnaître et à respecter l’existence de ces autres nations. Le wampum 71 explique comment “émigrer dans des régions différentes et lointaines”, ce qui disait que si un individu ou des individus membres des cinq nations émigrai(en)t dans des régions différentes et éloignées des territoires des cinq nations, il est possible qu’on lui (leur) demande de revenir; s’il(s) refusai(en)t de le faire, alors le wampum 58 s’appliquerait, wampum qui établit que “quiconque se soumet aux lois d’une nation étrangère est aliéné et répudie de ce fait tous droits dans sa nation”. Ce principe de respect des lois des nations étrangères ainsi que celui du concept de citoyenneté existaient bien avant l’arrivée de l’homme blanc. Les Wampums 58, 71 et 73 n’étaient juste que trois lois adoptées dans la formation du traité du wampum à deux rangées.

De Nation à Nation:

Dans une tentative de rendre le traité du Wampum à deux rangées plus facile à comprendre pour les Européens et dans l’idée du respect entre les nations, notre peuple a utilisé les symboles du vaisseau de l’homme blanc et du canoë de notre peuple pour expliquer les diversités distinctes qui existaient entre les Européens et les Onkwehonwe, expliquant en cela que nous avions nos lois, notre culture et nos croyances dans notre canoë et que les Européens avaient les leurs de la même manière dans leur vaisseau et que ces deux embarcations navigaient côte à côte dans la vie de manière égale sans jamais forcer ou interférer l’une avec l’autre et que ceci demeurera immuable tant que le soleil brillera, que l’herbe poussera et les rivières couleront.

L’objectif majeur des traités wampums à deux rangées est de créer un dialogue de nation à nation, ce qui dans le processus développait le concept légal que seules des nations à part entière peuvent faire et honorer des traités.

 

Source:

http://www.ganienkeh.net/2row.html

 

A quoi ressemble une ceinture de traité Wampum à deux rangées:

http://basicsnews.ca/2013/03/introducing-the-two-row-wampum/two-row/

 

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Il y a une autre part très importante de l’histoire, le système de clan: Le faiseur de paix nous a amené le système de clans, où tous les loups et les ours et les tortues étaient de la même famille. Les ours des Mohawks étaient les frères des ours des Oneidas, des Onondaga, des Senecas et des Cayugas, il y avait un lien de famille non sanguin. C’est ce qui a vaincu l’hostilité à terme et a découragé les guerres, car vous devriez avoir à guerroyer contre vos frères et sœurs. Une fois tous les membres de mêmes clans frères et sœurs à travers les nations, il devint très difficule de faire la guerre l’un contre l’autre. Les gens oublient que cela est une des raisons, et non des moindres, du système de clan. Je pense que le système de clan casse le nationalisme, c’est le nationalisme qui cause les conflits, les Mohawks contre les Oneidas ou contre les Onondagas. Si nous nous asseyons tous dans nos clans et discutons des problèmes, nous nous éloignons du nationalisme qui nous divise. La paix serait parfaitement atteignable et le leadership se focaliserait sur d’autres choses. Il faut parler des problèmes au lieu de prendre position en tant que nation.”

~ Atsenhaienton, ancien porte-parole de la nation Mohawk à l’ONU ~

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Les clans et le territoire dans la confédération iroquoise

(extraits de la constitution de la confédération, plus vieille constitution de l’humanité remontant au XIIème siècle)

La constitution de la confédération des 5 nations iroquoises (6 nations depuis 1714 lorsque la nation Tuscaroa réintégra la confédération après l’avoir quitté) se compose de 117 articles sous formes de ceintures wampum en nacre de coquillage colorée.

Ci-dessous sont traduits en français les trois wampums (articles) de la constitution iroquoise concernant la relation entre les clans, les nations et la lignée matriarcale :

 

WAMPUM #42

TITRES DE CLANS

Parmi les cinq nations et leurs descendants il y aura les clans suivants:

ours, anguille, bécasse, castor, faucon, tortue, daim, héron et loup

Ces clans répartis dans leurs nations respectives, seront les seuls détenteurs et gardiens des territoires de la nation qui les héberge et ce comme droit de naissance.

WAMPUM #43

MEMBRES DU MEME CLAN AU SEIN DE NATIONS DIFFERENTES

Les personnes des cinq nations qui sont membres d’un certain  clan doivent reconnaître tous les membres du clan quelque soit la nation, comme des membres de leur famille. Les hommes et les femmes membres d’un même clan de ce fait, ne peuvent pas se marier entre eux.

WAMPUM #44

LA LIGNE DE DESCENDANCE DES PERSONNES SE FAIT PAR LA LIGNE DES FEMMES (MATRILIGNAGE)

La lignée de descendance des personnes membres des cinq nations iroquoises se fait par la lignée de la femme. Les femmes sont donc considérées comme les progénitrices de la Nation. Elles sont en possession et sont les gardiennes de la terre et du sol. Les hommes et les femmes doivent suivre le statut de leurs mères.

Résistance politique: Colons et colonisés victimes de la corruption systémique oligarchique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 25 juin 2013 by Résistance 71

Analysons un peu, prenons de la distance et remplaçons dans le texte ci-dessous les mots « conseils de bandes », « conseils de tribus », « indiens corporatistes/entrepreneuriaux » par des mots plus proches de chez nous comme: « élus locaux », « conseillers généraux », « maires », « conseillers municipaux » ou même plus simplement « politiciens ».

çà ne vous rappelle rien ?… Quand on vous dit que nous sommes aussi colonisés, nous ne plaisantons pas ! C’est la réalité des choses. Ecoutons ceux qui luttent contre le terrorisme occidental depuis 1492, ils savent de quoi ils parlent et ont énormément de choses à nous apprendre.

C’est solidaire dans la fraternité humaine que nous vaincrons l’oligarchie fasciste qui opprime tout le monde depuis bien trop longtemps, pas autrement !

— Résistance 71 —

 

Corruption… çà vous dit ?

 

Mohawk Nation News

 

23 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/06/23/corruption-anyone/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des fantômes affamés s’acharnent à détruire la souveraineté indigène et à tout nous prendre. Pour parvenir à ce génocide, il faut qu’il y ait des complices volontaires. Les conseils de bandes et de tribus d’indiens d’entreprises sont sélectionnés et entraînés pour la corruption, le mensonge, le vol et pour nous exterminer tous sans aucun remord.

La corruption a besoin d’un contrôle entrepreneurial de la décomposition spirituelle, morale et mentale. Les conseils de bandes (NdT: au Canada) et de tribus (ndt: aux USA) veûles et leurs complices sont une partie importante de la grille de contrôle corporatiste pour voler les ressources, les fonds et pour opprimer  nos nations. Ils créent et activent les factions les unes contre les autres, attisent pour toujours plus de conflits, de confusion et prennent des décisions unilatérales pour lesquelles il n’y a ni recours ni appel possibles. On ne nous dit pas ou on nous désinforme sur ce qu’il se passe. Des intérêts d’affaires non-natifs se tiennent derrière des membres de communautés prêts à compromettre et à abuser de notre souveraineté. Leurs maîtres marionnettistes, l’entreprise Canada, sont leurs instructeurs.

Comme dans toute “république bananière”, la règle n’est pas morale. Ces indiens entrepreneuriaux dégénérés s’appuient sur des faveurs illicites pour obtenir des gains personnels, appelés “pots de vin”. Ceci incluent des cadeaux, de l’argent, des faveurs sexuelles, des comptes en banque offshore, du plaisir et du spectacle, des emplois malhonnêtes, un traitement préférentiel et des bénéfices pour eux-mêmes et leur famille immédiate. Leurs crimes et leur mauvaise conduite ne sont pas pris en compte aussi loin qu’ils se plient fidèlement à la volonté de leurs maîtres marionnettistes. La corruption les rend vulnérables au chantage et à l’extorsion. Les médias corporatistes pourraient mettre les feux de la rampe sur eux si nécessaire. Les conseils de bandes profèrent des menaces ouvertes en toute impunité, tel que supprimer des services, des bénéfices ou autres droits des gens.

Ces chefs corporatistes immoraux contribuent au déclin des standards moraux et éthiques de la communauté indigène. La malhonnêteté se répand. Nous pourrions être vu comme étant corrompus par association ou pour laisser faire. Nous ne pouvons pas exercer les fondements moraux de Kaianerekowa (NdT: La constitution de la confédération iroquoise) afin de maintenir le pouvoir où il se doit d’être et d’inciter le respect.

Comme ces laquais ne sont pas punis pour leurs abus, le message passé est que c’est OK d’être cruel. Quand quelqu’un fait quelque chose de mal, cela devient plus facile de surenchérir. L’attitude humaine des gens honnêtes est constamment bafouée. En n’arrêtant pas ces indiens corporatistes, gardiens de camps de concentration, de violer nos droits, le déclin des valeurs morales de nos nations et des standards éthiques va continuer.

La stratégie coloniale est de renforcer les turpitudes de leurs indiens vendus afin de continuer à être moralement destructeur. On leur donne un script taillé sur mesure. Le système corporatiste hiérarchique ne peut rester en place que si nous n’objectons pas. Autrement, nous en faisons partie. Bientôt plus personne n’écoutera notre voix. Il y a beaucoup de bonne âmes et de décence qui condamnent ce grand mal.

Ce sytème sans scrupules et les gens qui l’animent vont cesser d’exister.

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A lire: « Nous sommes tous des colonisés »

 

Pays du goulag levant (ex-USA): Le journaliste Michael Hastings meurt dans un « accident »…

Posted in actualité, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 24 juin 2013 by Résistance 71

Il semblerait que la phase « élimination de la dissidence à l’empire » ait été montée d’un cran par les criminels de l’état policier. Bientôt chez nous soyons-en certains.

Rapport de police: Sans suite, il perd le contrôle de sa voiture à grande vitesse en agglomération et percute un arbre, la voiture prend feu, Hastings périt dans le véhicule en flamme…

Témoins oculaires et voisinage: La voiture a explosé et a pris feu… le moteur a été propulsé à plus de 50m de la voiture dans le sens de la marche… Les riverains ont été réveillés par une forte déflagration qui a ébranlée les murs et les fenêtres… Sur les photos du sinistre, l’arbre que la voiture d’Hastings est supposée avoir percuté à grande vitesse est intact.

Il est maintenant avéré que le journaliste partait « se faire un peu oublier… »

Officiellement: Circulez ! Y a rien à voir, sans suite…

— Résistance 71 —

 

Le journal du Los Angeles Times rapporte que le journaliste Hastings partait se cacher au moment de sa mort

 

Kurt Nimmo


 

22 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/la-times-reports-hastings-was-going-into-hiding-before-his-death/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Malgré les assertions du contraire par le FBI, le journaliste Michael Hastings (NdT: journaliste d’enquête sur des sujets que personne ne veut toucher, qui écrivit l’article sur le général commandant des opérations speciales en Afghanistan McChrystal pour Rolling Stone magazine en 2010, article qui fit partie de la mise au placard dudit général) était soumis à une enquête du bureau, Dans un courriel envoyé quelques heures avant sa mort (NdT: Hastings est mort dans un “accident de la route” alors qu’il partait se mettre au vert, accident classé sans suite par la police alors que les témoins occulaires et du voisinage ont rapporté une explosion massive et que le moteur de sa Mercedès a été retrouvé à plus de 50m de l’accident…), Hastings a dit que “ses proches amis et ses associés” étaient harcelés par le FBI et qu’il “allait sortir du radar pour un moment”, en d’autres termes, qu’il partait se cacher. Le journal du Los Angeles Times a rapporté sur ce courriel Vendredi.

A 2min32 dans la vidéo sur l’article orignal (en anglais), Michael Hastings dit que le gouvernement Obama est en guerre avec la presse.

“Peut-être que si les autorités viennent au site internet de médias alternatif Buzzfeed, il serait bon qu’il demande un conseil légal avant que toutes conversations ou entretiens ne se produisent au sujet de nos pratiques de collecte d’information et autres sujet liés au journalisme”, écrivit-il.

Wikileaks a aussi confirmé qu’Hastings était sous le coup d’une enquête du FBI. Les médias de l’establishment essaient d’imposer les théories concernant la mort du journaliste comme étant des théories du complot non fondées et irresponsables. “Depuis la mort d’Hastings mardi matin, de folles théories du complot circulent sur internet, suggérant qu’il a été tué par des forces puissantes qui voulaient le réduire au silence”, a rapporté le San Francisco Chronicle jeudi, insinuant que Wikileaks essayait d’exploiter la mort du journaliste.

Pendant un entretien avec Reddit l’an dernier, Hastings a déclaré que l’armée avait enquêté sur lui de manière répétitive. “Le pentagone a lancé trois enquêtes sur des histoires que j’ai couvertes ces 18 derniers mois sous le prétexte de trouver les mauvaises choses que nous exposions. Mais les enquêters étaient en fait un moyen créé par le Pentagone pour fournir un document officiel approuvé officiellement afin de critiquer le journalisme qu’il n’aime pas”, a t’il dit.

Hastings avait aussi parlé des tentatives du gouvernement de contrôler l’internet. “D’un côté nous sommes déjà bombardés avec tant de propagande gouvernementale, qu’il est difficile de le remarquer.” A t’il écrit. “Mais je pense que nous allons sûrement voir plus de ciblage concernant certaines communautés aux Etats-Unis avec une propagande produite à l’étranger. Je pense que nous allons aussi voir toutes sortes d’initiatives perturbantes en ligne sur internet produites par le gouvernement. Le Pentagone essaie déjà tout cela.”

Avant sa mort, Hastings travaillait sur un reportage au sujet de Jill Kelly, la militaire qui reçut des courriels de Paula Broadwell, la biographe qui eut une liaison extra-conjugale avec le général David Petraeus, alors directeur de la CIA. Kelly pense que le FBI a fuité son nom aux médias pour la discréditer.

Plus tôt ce mois-ci, Buzzfeed a publié en ligne un article d’Hastings intitulé: , “Why Do Democrats Love to Spy On Americans.”.

Comme nous l’avons noté mardi dernier, Hastings était connu pour “n’être intéressé d’écrire qu’au sujet d’histoires que quelqu’un ne voudrait pas qu’il écrive, souvent ses sujets.” D’après le rédacteur en chef de Buzzfeed Ben Smith. “Il savait qu’il y a certaines vérités que personne n’a intérêt à sortir, des histoires qui vont mettre à la fois vos sujets et leurs ennemis dans l’inconfort. Ce sont des histoires qui ne sont pas dites, parce que personne au sein du pouvoir n’a intérêt à ce qu’elles soient dites.”

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Entretien de Michael Hastings avec Amy Goodman sur Democracy Now! En Juillet 2010:

Cet entretien fut réalisé après la publication par Rolling Stone Magazine de son article sur le général McChrystal en Juin 2010

Cet article mena a la mise au placard de McChrystal.

http://www.democracynow.org/2010/7/1/hastings

durée: 37min48

En anglais

État policier: Bons baisers de la Stasi depuis Washington (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 juin 2013 by Résistance 71

La Stasi à la Maison Blanche

 

Dr. Paul Craig Roberts

 

21 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/21/stasi-in-the-white-house-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 19 Juin 2013, le président Obama, espérant s’élever au dessus des scandales montant concernant l’Agence de Sécurité Nationale (NSA) et de son programme d’espionnage global, a cherché à s’associer avec deux célèbres discours qui furent donnés à la porte de Brandebourg à Berlin.

Il y a 50 ans, le président JF Kennedy clâmait “Ich bin ein Berliner”. En 1987, le président Reagan défiait: “Mr Gorbatchev, détruisez ce mur”.

Le discours d’Obama fut donné devant une audience relativement petite, une audience d’invités spécialement sélectionnés et même de la sorte, Obama fit son discours de derrière une vitre pare-balles.

Son discours restera comme le discours le plus hypocrite de tous les temps. Pas étonnant que l’audience n’était que sur invitation seulement. Une véritable audience populaire aurait bouté Obama hors de Berlin.

Peut-être que le plus hypocrite de toutes les déclarations d’Obama fut sa proposition pour que les Etats-Unis et la Russie réduisent leur armement nucléaire d’un tiers. Le monde entier et sûrement les Russes, ont vu à travers ce stratagème. Les Etats-Unis encerclent en ce moment même la Russie avec des missiles balistiques et ce aux frontières mêmes de la Russie et ils espèrent faire levier avec cet avantage pour convaincre la Russie de réduire son armement, rendant ainsi la vie plus facile à Washington pour la cibler. La proposition d’Obama a été clairement faite pour affaiblir la dissuasion nucléaire russe et sa capacité à resister à l’hegémonie états-unienne.

Obama a sussuré de doux mots de paix dans son discours, tout en battant les tambours de la guerre avec la Syrie et l’Iran. Remarquez les politiques agressives d’Obama d’encerclement de la Russie avec des bases de missiles et l’établissement de nouvelles bases militaires dans le Pacifique ayant pour but la confrontation avec la Chine.

C’est le même Obama qui avait promis de fermer la prison de la torture de Guantanamo Bay mais ne le fit pas ; le même Obama qui nous fit la promesse de nous dire le but de la guerre de plus d’une décennie des Etats-Unis en Afghanistan, mais qui ne le fit pas ; le même Obama qui promît la fin des guerres, mais qui en commença d’autres ; le même Obama qui avait déclaré qu’il respectait la constitution de la nation, mais la déchira ; le même Obama qui refusa de tenir le régime Bush pour responsable de ses crimes contre la loi et l’humanité ; le même Obama qui lâcha des drones contre des populations civiles en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen ; la même Obama qui a saisi le pouvoir de faire assassiner des citoyens américains sans autre forme de procès et qui a continué les pratiques inconstitutionnelles du régime Bush en violant le Habeas Corpus et en faisant détenir des citoyens américians indéfiniment ; le même Obama qui avait promis la transparence mais qui gère le gouvernement le plus secret de l’histoire des Etats-Unis.

Le discours du tyran à l’hypocrisie spectaculaire ménagea des pauses pour solliciter les applaudissements de l’audience en 36 occasions. Comme beaucoup d’autres, les Allemands ont prouvé qu’ils étaient prêts à être utilisés pour les buts de la propagande de Washington.

C’était le véritable Obama, qui ment de manière consistante, parlant de la “vérité éternelle”.

Ce fut Obama, qui permit à Wall Street de voler les Américains et les Européens et qui détruisit les libertés civiles américaines et les vies d’un très grand nombre d’Irakiens, d’Afghans, de Yéménites, de Libyens, de Pakistanais, de Syriens et bien d’autres, en parlant de “désirs de justice”. Dans le langage d’Obama les demandes de justice sont égales au terrorisme.

Ce fut Obama, qui fit construire un réseau d’espionnage international et un état policier avéré, qui parla de “désirs de justice”.

Ce fut Obama, le président d’un pays qui initia des guerres ou des actions militaires contre 6 pays depuis 2001 et a encore trois autres pays musulmans dans son collimateur: La Syrie, le Liban et l’Iran et peut-être quelques-uns de plus en Afrique, qui parlait de “désirs de paix qui brûlent le cœur humain”, mais certainement pas le cœur d’Obama.

Obama a permis aux Etats-Unis de devenir un état policier qui a bien plus à voir avec la Stasi de l’Allemagne de l’Est qu’avec l’Amérique des époques de Kennedy ou de Reagan. Bizarre n’est-il pas que la liberté a été gagnée en Allemagne de l’Est et perdue en Amérique.

A la porte de Brandebourg, Obama a invoqué la promesse des nations à “une déclaration universelle des droits de l’Homme”, mais Obama continue de violer les droits de l’Homme à la fois domestiquement et à l’étranger.

Obama a mené l’hypocrisie dans une nouvelle dimension. Il a détruit les libertés civiles des Etats-Unis qui sont garanties par la constitution. A la place d’un gouvernement responsable devant la loi, il a retourné la loi comme une arme entre les mains du gouvernement. Il a intimidé la presse libre et persécute les lanceurs d’alerte qui révèlent les crimes de son gouvernement. Il ne fait aucune objection lorsque la police américaine brutalise des citoyens manifestant pacifiquement. Son gouvernement intercepte et stocke dans les ordinateurs de la NSA toutes les communications de chaque Américain ainsi que les communications privées des Européens et des Canadiens, incluant les membres des gouvernements afin de mieux pouvoir les faire chanter avec quelques secrets glânés.

Obama envoie des drones ou des assassins pour assassiner des gens dans des pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre, et le plus souvent, ses victimes sont des femmes, des enfants, des fermiers et des anciens de village. Obama a maintenu le soldat Bradley Manning (NdT: Le lanceur d’alerte qui fuita des documents militaires à Wikileaks) en détention solitaire pendant près d’un an, attaquant ainsi sa dignité humaine dans un effort de le briser psychologiquement et d’obtenir une fausse confession. En défiance de la constitution de la nation, Obama a refusé à Manning un procès pendant trois ans. Sur les instructions d’Obama, Londres refuse un laisser-passer à Julian Assange après que celui-ci ait reçu l’asile politique de l’Équateur. Assange est devenu le Cardinal Mindszenty moderne. (Jozsef Mindszenty était le leader de l’église catholique hongroise qui trouva refuge dans l’ambassade US de Budapest contre l’oppression de l’URSS. Les Soviétiques lui refusèrent le passage à l’Ouest, le cardinal vécu 15 ans dans l’ambassade américaine de Budapest et devint un des symboles de l’oppression soviétique).

Ceci est Obama qui a demandé que soit organisé cet évènement orchestré de la porte de Brandebourg: “Vivrons-nous libres ou enchaînés ? Sous des gouvernements qui arborent les droits universels ou des régimes qui les suppriment ? Dans des sociétés ouvertes qui respectent le sacro-saint individu et notre libre arbitre, ou dans des sociétés fermés qui asphyxient les âmes ?”

Lorsque le mur de Berlin est tombé, l’état espion de la Stasi qui asphyxie les âmes s’est déplacé à Washington. La Stasi est bel et bien vivante et se porte très bien dans le régime Obama.

État policier global: Les révélations au grand jour de Snowden montre du doigt un nouveau fascisme (Pilger)

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Comprendre les dernières fuites d’information c’est comprendre la montée d’un nouveau fascisme

 

John Pilger

 

20 Juin 2013

 

Url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/understanding-the-latest-leaks-is-understanding-the-rise-of-a-new-fascism

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son livre “Propagande” publié en 1928, Edward Bernays écrivait: “La manipulation consciente et intelligente des habitudes d’organisation et des opinions des masses est un élément important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir gouvernant de notre pays.”

Le neveu américain de Sigmund Freud, Bernays, inventa le terme de “relations publiques” comme euphémisme de la propagande d’état. Il avertit qu’une menace persistante au gouvernement invisible était ceux qui disent la vérité et un public éveillé.

En 1971, le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg fuita des fichiers gouvernementaux connus sous le vocable de “documents du pentagone”, révélant que l’invasion américaine du Vietnam était fondée sur le mensonge systématique.. Quatre années plus tard, Frank Church présidait les auditions sensationnelles du Sénat: une des dernières grande chose de la démocratie américaine. Ceci mit à nu les ramifications tentaculaires du gouvernement invisible: l’espionnage domestique et la subversion, l’attitude va t’en guerre des agences de renseignement et de la sécurité et le soutien qu’elles reçurent de grosses entreprises et des médias, tant du côté conservateur que libéral.

Parlant de la NSA, le sénateur Church avait dit: “Je sais quelle capacité il y a de construire la tyrannie en Amérique et nous devons veiller à ce que cette agence et de fait, toutes les agences qui possèdent cette technologie, fonctionnent dans le cadre de la loi… De telle façon que nous ne tombions jamais dans cet abysse. Ceci est un abysse duquel on ne revient pas.”

Le 11 Juin 2013, après les révélations au Guardian de Londres par un contractant de la NSA Edward Snowden, Daniel Ellsberg écrivit que maintenant les Etats-Unis étaient tombés “dans l’abysse”.

La révélation de Snowden que Washington a utilisé Google, Facebook, Apple et d’autres géants de la technologie de consommation pour espionner sur virtuellement tout le monde, est une preuve supplémentaire de la forme moderne du fascisme, qui est “l’abysse”. Après avoir créé et chouchouté les fascistes rétrogrades autour du monde, de l’Amérique Latine en Afrique en passant par l’Indonésie, le génie est sorti de la lampe à la maison. Comprendre cela est aussi important que de comprendre l’abus criminel de la technologie.

Fred Branfman qui a exposé la destruction “secrète” du petit pays du Laos par l’armée de l’air des Etats-Unis dans les années 1960-70, donne une réponse à ceux qui se demandent toujours comment un président libéral afro-américain, professeur de droit constitutionnel, peut commander d’une telle manière hors-la-loi. “Sous Mr Obama, aucun président n’a fait plus pour créer l’infrasructure pour un possible état policier futur.” Pourquoi ? Parce qu’Obama, tout comme Bush, comprend que son rôle n’est pas de satisfaire ceux qui ont votés pour lui, mais d’étendre “la plus puissante institution de l’histoire du monde, une qui a tuée, blessée ou rendue sans abris plus de 20 millions d’êtres humains, pour la plupart des civils, depuis 1962.”

Dans le nouveau pouvoir cybernétique américain, seules les portes tournantes ont changé. Le directeur de Google Ideas, Jared Cohen, était un conseiller de Condoleeza Rice, l’ancienne ministre des affaires étrangères du gouvernement Bush, qui a menti sur le comment Saddam Hussein aurait pu attaquer les Etats-Unis avec des armes nucléaires. Cohen et le président exécutif de Google, Eric Schmidt, qui se sont rencontrés dans l’Irak en ruines, ont écrit ensemble un livre, “Le Nouvel Age Numérique”, reconnu comme visionnaire par l’ancien directeur de la CIA Michael Hayden et les criminels de guerre Henry Kissinger et Tony Blair. Les auteurs ne firent aucune mention du programme d’espionnage PRISM révélé par Edward Snowden et qui donne accès à la NSA à tous ceux d’entre nous qui utilisent Google.

Le contrôle et la domination sont les deux mots qui donnent tout son sens à ceci. Ils sont exercés par construction politique, économique et militaire, pour qui la surveillance de masse est partie essentielle, mais aussi en insinuant de la propagande dans la conscience publique. Ceci était le point de vue de Bernays. Ses deux campagnes de relations publiques qui eurent le plus de succès, furent de convaincre les Américains qu’ils devaient entrer en guerre en 1917 et de persuader les femmes de fumer en public; les cigarettes furent alors présentées comme “des torches de la liberté” qui accélèreraient la libération de la femme.

C’est dans la culture populaire que l’”idéal” frauduleux d’une Amérique moralement supérieure, un “leader du monde libre”, a été le plus efficace. Pourtant, même durant les périodes les plus ferventes de patriotisme d’Hollywood, il y eut des films exceptionnels, comme ceux de l’exilé Stanley Kubrick et des films européens aventureux qui ont eus une distribution nationale américaine. De nos jours, il n’y a plus de Kubrick, de Dr Folamour et le marché américain est littéralement fermé aux films étrangers.

Quand j’ai montré mon propre film “La guerre à la démocratie” à un major de la distribution pourtant libéral, on m’a donné une liste équivalente à une liste de courses à faire sur les changements requis à effectuer, pour être sûr que “le film soit acceptable”. L’une mémorable était: “OK, peut-être qu’on pourrait vous mettre Sean Penn comme narrateur, cela vous satisferait-il ?” (NdT: Sea Penn est considéré à Hollywood comme le summum de la subversion..). Plus tard, les films “Zero Dark thrirty” de Kathreine Bigelow et “We steal secrets” d’Alex Gibney furent diffusés, l’un étant une apologie de la torture, l’autre un massacre cinématographique de la vie de Julian Assange. Ces films furent faits grâce au généreux soutien d’Universal Studios, dont la compagnie parente n’est autre que General Electrics (GE), fabriquant d’armes, de composants d’avions de combat et de technologie de pointe pour la surveillance. L’entreprise a aussi des intérêts lucratifs en “Irak libéré”.

Le pouvoir de ceux qui disent la vérité comme Bradley Manning, Julian Assange et Edward Snowden est qu’ils exposent toute une mythologie qui a été savamment construite par le cinéma, le monde académique et les médias corporatistes. Wikileaks est spécifiquement dangereux parce qu’il donne aux diseurs de vérités un moyen de sortir la vérité au grand jour. Ceci fut fait par cette vidéo “meurtres collatéraux” depuis le cockpit d’un hélicoptère de combat Apache, vidéo qui fut soi-disant fuité par Bradley Manning. L’impact qu’a eu cette vidéo demande une vengeance de l’état. Ici montrant des personnels de combat navigants assassinant des journalistes et estropiant des enfants dans les rues de Bagdhad tout en y clairement prenant plaisir, décrivant leur atrocité comme étant “jolie”. Pourtant, en un sens sans aucun doute vital, ils n’ont pas pu y échapper; nous sommes des témoins maintenant et le reste est notre décision.

Résistance politique: Les prisonniers politiques du monde entier invités à la « petite école zapatiste »

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 24 juin 2013 by Résistance 71

L’EZLN du Chiapas et ses portes-parole Marcos et Moisés l’ont boen compris… Le but est la communication internationale. Les mouvements de lutte contre l’hégémonie capitaliste privée et d’état (ce qui revient au même puisque les états sont TOTALEMENT ASSUJETTIS à la finance et à l’économique) représentée par ses deux têtes maléfiques: le capitalisme privée néolibéral et le capitalisme d’état marxiste, l’autre face de la même pièce, lancée par les mêmes oligarques criminels pour déterminer selon les besoins du capital qui règnera ici ou là.

La solution est en dehors du système étatique, une des solutions peut-être vue comme les « conseils de bon gouvernement » du Chiapas, qui devront bien  sûr être adaptés aux besoins de chaque environnement local, dans la mesure où les priorités d’une commune du Chiapas sont différentes (pour l’heure) des priorité d’une commune de l’Est parisien, de Bretagne, d’Ukraine ou du fin fond du Saskatchewan. L’Idée est d’étendre le cercle des revendications pour que le « je » local, devienne un « nous » global dans le sens d’un réel progressisme politique et social au travers de l’autogestion des communes libres et de leur confédération locale, puis régionale puis internationale au delà de frontières et de « nationalismes » obsolètes et sans intermédiaires, sans maîtres et sans esclaves. Juste nous, les peuples œuvrant pour le bien commun de l’humanité qui est universel.

— Résistance 71 —

 

Les condisciples II 
Il manque les… 
Les prisonnier•e•s politiques

 

par EZLN, SCI Marcos, SCI Moisés

 

23 Juin 2013

 

url de l’article:

http://www.lavoiedujaguar.net/Les-condisciples-II-Il-manque-les

 

1ère partie de l’article:

http://www.lavoiedujaguar.net/Les-condisciples-I-Premierement

 

Aux adhérent•e•s à la Sexta au Mexique et dans le monde, 
Aux étudiant•e•s de la petite école zapatiste,

Compañeras, compañeros, compañeroas,

En plus des mort•e•s dans la lutte et des disparu•e•s, ne seront pas là et y seront, nous accompagnant dans la petite école zapatiste, les prisonnier•e•s politiques qui, par divers artifices juridiques, se trouvent dans les prisons du monde ou en situation d’asile politique.

Ils sont des milliers dans le monde entier, et la petitesse de notre parole ne parvient pas à arriver jusqu’à toutes, tous. Bien que nous ayons recours à nos compañer@s du Réseau national contre la répression et pour la solidarité, pour essayer d’atteindre le plus grand nombre possible, il en manquera toujours.

C’est pourquoi nous avons envoyé une invitation, parmi beaucoup, à quelques-uns, quelques-unes, qui symbolisent non seulement l’absurdité de prétendre enfermer la liberté, mais aussi et surtout la digne résistance et la persévérance de qui n’est pas vaincu par des gardiens, des murs et des grilles.

Parmi elles et eux se trouvent :

Alberto Patishtán Gómez. Condamné à soixante ans de prison, ce 19 juin ce sont ses treize ans derrière les barreaux. Son délit : être mexicain, chiapanèque, indigène, professeur et sympathisant zapatiste. Bien qu’ait été démontrée l’injustice de son emprisonnement, les autorités judiciaires retardent sa libération. D’après les mots d’un fonctionnaire gouvernemental, « si nous libérions Patishtán, ce serait un double mauvais signal : nous rendrions évident que le système judiciaire est une merde, et nous encouragerions la lutte pour la liberté d’autres prisonniers. C’est quelque chose qui ne nous convient d’aucun point de vue. Mieux vaut attendre que ceux qui font du bruit avec ça se fatiguent ». Mais ici, nous savons que, oui, le système judiciaire au Mexique est bien une merde, et que celles et ceux qui luttent pour la liberté des prisonnier•e•s politiques ne vont pas se fatiguer… jamais.

Leonard Peltier. Cela fait trente-sept ans qu’il est en prison. Son délit : appartenir au peuple originaire Sioux Chippewa (Anishinabe-Lakota) et lutter pour les droits des peuples originaires dans l’Union américaine. Il a été fait prisonnier en 1976 et condamné à deux perpétuités consécutives (peut-être parce que ses bourreaux voulaient s’assurer qu’il n’en sortirait ni vivant ni mort). Il a été accusé d’avoir tué deux agents du Bureau fédéral d’enquête (sigle en anglais : FBI). Les faits se sont passés à Pine Ridge, territoire sacré du peuple sioux dans le Dakota du Sud (États-Unis d’Amérique) où ont été trouvés des gisements d’uranium et de charbon.

Il a été condamné sans preuve aucune et malgré un dossier de plus de mille pages avec des évidences de son innocence. L’accusation du FBI peut se résumer ainsi : « Quelqu’un doit payer. » Il est vrai que Robert Redford a produit un film sur cette affaire, mais celui-ci n’est jamais sorti en salles aux États-Unis. Pendant ce temps, les « gars » et les « filles » du FBI, qui ont si fière allure dans les séries télé, ont assassiné deux cent cinquante indigènes Lakotas. Il n’y a pas la moindre enquête sur ces crimes.

Cela dans un pays qui s’est bâti sur la spoliation des territoires appartenant aux peuples originaires dans cette partie du continent américain.

Mumia Abu Jamal. Étasunien. Prisonnier depuis plus de trente ans. Son délit : être journaliste et militant pour les droits des gens discriminés pour leur couleur dans l’Union américaine. Initialement condamné à la peine de mort, il subit actuellement la perpétuité. Les Blancs l’ont accusé d’avoir tué un Blanc, ce sont les Blancs qui l’ont jugé, les Blancs qui l’ont condamné, les Blancs qui allaient l’exécuter, les Blancs qui le surveillent.

Cela dans un pays qui s’est bâti sur l’exploitation de la sueur et du sang des esclaves amenés d’Afrique… qui, bien sûr, n’avaient pas la peau blanche.

Edward Poindexter et Mondo We Langa. Étasuniens. Leur délit : lutter pour les droits de la population afro-américaine aux États-Unis. Victimes du Programme de contre-intelligence (sigle en anglais : Contelpro) du FBI, ils ont été accusés de la mort d’un policier en 1970, lors de l’explosion d’une mallette contenant de la dynamite. Bien qu’il ait l’aveu du véritable assassin, le FBI a manœuvré et semé des « preuves » contre ces deux militants de l’organisation des Panthères noires. De nombreuses preuves juridiques attestent de leur innocence à tous les deux.

Ils sont toujours en prison dans le pays qui se flatte de la probité et de l’impartialité de son système judiciaire.

Julian Paul Assange. Originaire d’Australie et citoyen du monde. Actuellement réfugié politique. Son délit : avoir divulgué mondialement, entre autres choses, la pourriture de la politique étrangère nord-américaine.

Assange est actuellement poursuivi par les gouvernements britannique et étasunien, les deux pays supposés « paladins » de la justice et de la liberté.

Bradley Manning. Soldat de première classe de l’armée nord-américaine. Son délit : avoir diffusé une vidéo où, depuis un hélicoptère, des soldats gringos tuent des civils en Irak. Parmi les assassins se trouvent deux journalistes. On l’accuse aussi d’avoir fait connaître des documents sur la barbarie nord-américaine en Afghanistan et en Irak. Le chef d’accusation principal contre Bradley Manning, qui pourrait lui valoir la peine de mort, est celui d’« aider l’ennemi », c’est-à-dire d’aider à faire connaître la vérité.

Cela dans un pays soutenu par le mensonge d’une constante menace extérieure (musulmans, asiatiques, latins, etc., c’est-à-dire le monde entier) et, d’après la « manœuvre de renseignement » récemment découverte — en réalité il s’agit d’espionnage — les Étasuniens aussi constituent une menace.

Antonio Guerrero Rodríguez, Fernando González Llort, Gerardo Hernández Nordelo, Ramón Labañino Salazar et René González Sehwerert. La patrie de ces cinq personnes est Cuba, premier territoire libre en Amérique. Connus aussi comme « les cinq Cubains ». Leur délit : avoir fourni des informations sur les plans de groupes terroristes basés en territoire étasunien. En juin 1998, Cuba a remis au FBI nord-américain un rapport rassemblé par les cinq Cubains. Le rapport comprenait des centaines de pages d’information, des vidéos et enregistrements sonores sur les activités de groupes terroristes dans l’Union américaine.

Au lieu de démanteler les cellules terroristes, le FBI arrête les cinq Cubains qui, dans les faits, avaient sauvé la vie de dizaines de personnes, principalement des touristes, qui devaient être la cible des attaques. Antonio est ingénieur, Fernando est diplomate, Gerardo est caricaturiste, Ramón est économiste et René pilote d’avion. Ils sont prisonniers pour le délit d’espionnage, sachant que, lors de leur jugement, les accusateurs eux-mêmes ont attesté que le matériel qu’ils ont rassemblé n’affectait pas la sécurité nationale de l’Union américaine, et que Cuba ne représentait pas une menace.

Tout cela sur le territoire de qui dit combattre le terrorisme international.

Maria Alyokhina, Yekaterina Stanislavovna Samutsevitch et Nadejda Tolokonnikova. Russes, membres du groupe de rock punk Pussy Riot. Leur délit : dénoncer l’imposition de Vladimir Poutine avec la complicité du haut clergé de l’Église orthodoxe russe. Elles ont été arrêtées et emprisonnées pour avoir joué de la musique punk dans une église. La chanson demandait à la mère de Dieu de virer Poutine du gouvernement. Elles ont été condamnées à deux ans de prison pour avoir « miné l’ordre social ».

Cela dans le pays qui se flatte de s’être libéré de la « tyrannie communiste ».

Gabriel Pombo da Silva. Anarchiste né partout et nulle part. Cela fait plus de trente ans qu’il passe dans plus de vingt prisons différentes d’Espagne et d’Allemagne. Son délit : être conséquent. À un de ses persécuteurs il a dit : « Il n’y a rien de plus déplorable qu’un esclave satisfait… un individu dépouillé de sa mémoire et de sa dignité… il est préférable d’être conduit à l’échafaud pour rébellion que vivre cent ans de “liberté conditionnelle” et conditionnée par les peurs et les mensonges qu’on nous a vendus, inoculés… » Et, sur sa condition de prisonnier politique, il a été clair : « J’ai conscience que pour moi (comme pour beaucoup d’autres) il n’existe aucune possibilité de sortir de prison en nous appuyant sur vos lois… parce que votre légalité requiert ma renonciation à mon identité politique… Et évidemment, qui renonce à sa propre identité politique non seulement se trahit lui-même, mais trahit toutes celles qui nous ont précédés dans cette longue marche pour la dignité et la liberté. Il n’y a rien d’héroïque ni de “martyr” (de ceux-là, le cimetière est plein) dans cette considération. Je le crois sincèrement et de tout mon cœur, et c’est pourquoi je suis prêt à “payer le tribut” pour être cohérent avec moi-même et avec tout ce que je pense/ressens… »

(…)

Pourquoi je vous parle de ces prisonnier•e•s politiques si dissemblables et si distants entre eux ? Parce que, pour les femmes et hommes zapatistes, la liberté n’est pas le patrimoine d’un credo, d’une idéologie, d’une position politique, d’une race. Dans les vidéos, vous verrez à quoi nous nous référons, et cela vous aidera à écouter, ce qui est le premier pas pour comprendre. Ce sont environ quinze minutes qui aident à mettre son nez dans les nombreux mondes que comprend le monde.

Comme elles et eux, des centaines de prisonnières et prisonniers politiques ont été invités à la petite école zapatiste. À elles et eux tou•te•s nous avons envoyé une lettre comme celle que j’annexe à présent. Nous espérons qu’ils la recevront, comme les livres et les audios et les vidéos où nous racontons notre histoire. Nous espérons qu’ils accepteront l’invitation, non pas parce que nous pensons que nous avons quoi que ce soit à leur apprendre, mais pour qu’ils sachent comment, par ici, se nomme la liberté.

La voici :

Armée zapatiste de libération nationale, 
Mexique

Mai 2013.

À ————–

De : Les femmes, les hommes, les enfants et les vieillards zapatistes. 
Objet : Invitation spéciale pour participer à la petite école zapatiste.

Compañer@,

Recevez le salut des petits garçons, petites filles, vieillards, femmes et hommes de l’Armée zapatiste de libération nationale.

Nous vous écrivons parce que nous voulons vous inviter tout spécialement à participer à la petite école zapatiste « La liberté selon les hommes et femmes zapatistes ».

Nous savons qu’il vous sera sans doute impossible de participer en personne à cette occasion. Mais nous savons bien aussi qu’arrivera le jour où les portes des prisons s’ouvriront pour celles et ceux qui, comme vous, ont été emprisonnés par l’injustice faite gouvernement. Et ces mêmes portes resteront ouvertes suffisamment pour que par elles entrent les banquiers et leurs serviteurs.

En attendant, nous allons chercher la meilleure manière de vous faire parvenir les documents. Ce sont des textes avec les paroles de nos compañeras et compañeros zapatistes, dans leur écrasante majorité indigènes mayas, qui y content leur propre histoire de lutte. Une histoire sûrement semblable à la vôtre, pleine de hauts et de bas perpétuels comme l’est la lutte pour la liberté, des douleurs qui l’emplissent, de l’espérance qui en déborde, et de ce côté buté permanent, comme chez vous, de ne pas transiger, ne pas se vendre, ne pas se rendre.

Peut-être qu’ils ne vont pas vous arriver tout de suite. Il est très probable que vos geôliers et bourreaux confisqueront les documents, alléguant que le paquet contient du matériel dangereux. Et c’est vrai que le seul mot de « liberté », quand elle est vécue en bas et à gauche, est l’une des nombreuses horreurs qui peuplent les cauchemars de ceux qui sont en haut au prix de la douleur des autres.

De toute façon, ici, nous attendons, tôt ou tard, votre participation. Car si notre souci est la liberté, l’un de nos traits distinctifs est la patience.

Allez. Salut, et que la liberté soit ce qu’elle doit être, c’est-à-dire le patrimoine de l’humanité.

Au nom de tou•te•s les zapatistes de l’EZLN, 
sous-commandant insurgé Moisés 
sous-commandant insurgé Marcos 
Mexique, mai 2013.

(fin de la lettre d’invitation pour les prisonnier•e•s politiques)

(…)

Bon, maintenant, vous connaissez ces autres invité•e•s à participer à la petite école à vos côtés.

Ne les craignez pas. Ce ne sont pas eux ni elles les criminels, en revanche ce sont bien ceux qui les maintiennent prisonnier•e•s.

Allez. Salut, et que nous trouvions la liberté de la seule manière possible, c’est-à-dire avec elles toutes, eux tous.

(À suivre)

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain, 
sous-commandant insurgé Marcos. 
Mexique, juin 2013.