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Coup d’arrêt à l’ingérence impérialiste en Syrie: La renverse de marée semble inéluctable… Qui paiera les factures ?…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique avec des tags , , , , , , , , le mai 24, 2013 par Résistance 71

Sur l’intervention du Hezbollah en Syrie

 

IRIB & Ibrahim Al-Amin

 

23 Mai 2013

 

url de l’article original en français:

http://french.irib.ir/analyses/item/258120-syrie-sur-l-intervention-du-hezbollah

 

Ceux qui interviennent directement et via des proxis dans la guerre en Syrie…..

depuis le début du conflit – US France Grande Bretagne Turquie Qatar Arabe Saoudite Israël… crient au scandale lorsque certains éléments de la Résistance libanaise s’impliquent au côté de l’Armée Nationale Syrienne pour stopper l’approvisionnement en armes et mercenaires à partir du Nord Liban et empêcher que ce conflit n’engouffre le Liban ce que souhaite les USIsraël et leurs vassaux inclus Hollande. A Washington le Lobby  sioniste pousse à l’armement des mercenaires ASL al Nusra al Qaeda tandis qu’Israël accroit ses menaces…verbales et cherche à provoquer un "incident" sur le Golan occupé.

Ci dessous traduction de l’éditorial publié le 21/05/2013 d’Ibrahim al- Amin éditeur en chef du site libanais Al Akhbar ( proche du Hezbollah) version anglaise.

"Sur l’Intervention du Hezbollah En Syrie"

Le problème est trés simple : si les forces qui soutiennent l’opposition syrienne avaient pu leur fournir plus de soutien elles l’auraient déjà fait. En fait, il y a peu de choses qui ne leur ont pas livré en terme d’armement d’argent et de combattants. La seule réponse raisonnable à ceux qui demandent pourquoi ils ne sont pas intervenus directement dans le conflit c’est qu’il y a des limites à l’usage de la force militaire.

Au Liban, les supporters de l’opposition syrienne ont pris l’initiative dés le début de fournir des individus des groupes et toutes sortes d’assistance politique médiatique et matérielle. La frontière nord avec la Syrie est devenue une ligne d’approvisionnement pour l’opposition transformant Tripoli en base de soutien pour le soulèvement où de l’argent a été collecté, des combattants recrutés et entraînés et des armes rassemblées et passées clandestinement de l’autre côté de la frontière.

Quelques semaines après le début du conflit le soutien pour l’opposition est devenue publique alors que des "centres d’aide" ont été établis dans des endroits comme la Turquie et l’Europe parmi un grand nombre dans le monde sous prétexte "d’aider le peuple syrien" alors qu’en fait ce n’était rien d’autre que des camps militaires d’entraînements pour l’opposition.

Franchement personne – de la direction du Hezbollah jusqu’à sa base populaire – voulaient voir les combattants du parti engagés dans le conflit syrien. L’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats et la Jordanie se sont également joints à la campagne tout comme des groupes de Salafistes et Djihadistes de partout dans la région ont envoyé des douzaines de combattants qui ont cottoyés des forces spéciales françaises britanniques et américaines. Toutes leurs opérations se sont faites sur la base d’un renversement rapide du régime à Damas.

Mis à part ceux qui ont nié un tel soutien il y a ceux qui ont décidé de leur propre chef que la grande majorité des Syriens était opposée au régime ignorant une réalité totalement différente sur le terrain. Et quand des critiques ont fait remarquer l’influence croissante des éléments extrémistes salafistes dans la crise la réponse a été que c’était des mensonges fabriqués par le régime pour abîmer l’image de la révolution.

Au Liban, les forces du 14 Mars – aux côtés d’autres au service des pays du Golfe et de l’Occident – ont fait tout ce qu’elles ont pu pour faire en sorte que le Liban soit partie prenante de la position officielle arabe cherchant à détruire la Syrie sous prétexte d’un soulèvement populaire. Chaque fois que le ministre des affaires étrangères du Liban exprimait un point de vue différent ils devenaient hystériques.

Dans ce contexte comment traite-t-on l’implication du Hezbollah dans la bataille de Qusayr ?

Ceux qui s’opposent au soutien politique et militaire du Hezbollah au régime syrien sont les mêmes personnes qui rejettent tout rôle de la Résistance au Liban. Ils rêvent de transformer le parti en une organisation charitable ne l’ayant jamais soutenu quand elle combattait Israël pendant des années pour libérer le Sud. En fait leur histoire est remplie de trahison du pays et de coopération avec l’ennemi – de l’échec des accords de paix entre le Liban et Israël en Mai 1983 jusqu’a ouvertement soutenir l’attaque contre le Liban en 2006. S’ils le pouvaient ils se feraient un plaisir de combattre eux-mêmes le Hezbollah. A la place ce qui leur reste c’est d’espèrer que les takfiristes importent leur croisade au Liban pour qu’ils puissent incriminer le Hezbollah.

Vraiment personne – de la direction du Hezbollah à sa base populaire – voulaient que des combattants du parti s’engagent dans le conflit syrien. Mais en fait ce que la Résistance fait actuellement beaucoup l’apprécieront bientôt. Et afin de nous épargner un long débat sur ce sujet : ce que le Hezbollah fait en Syrie fait partie d’un combat plus large des forces de la Résistance contre un front meurtrier de forces réactionnaires… au coeur desquelles se tient Israël.

 

Ibrahim al-Amin est rédacteur en chef d’Al-Akhbar.

 

traduction Mireille Delmarre

Ingérence impérialiste en Syrie: Proche de la fin de partie ?…

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Syrie: La déroute imminente des forces arabo-occidentales à Genève II

 

Djerrad Amar

 

IRIB

 

Le 23 Mai 2013

 

Url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/258144-syrie-de-la-déroute-imminente-des-forces-arabo-occidentales-à-genève-ii

 

 

Une lecture politique de ce qui se déroule actuellement en Syrie montre un bouleversement des données, des visions et des objectifs, mais également un effondrement visible des projets et espérances des agresseurs.   Les ballets diplomatiques surtout vers la Russie et les réponses de Poutine et de Lavrov qui ne souffrent d’aucune ambiguïté, ainsi que les déclarations, devenues plutôt sensées, des responsables américains – par leurs références à la réalité et à la légalité, quoique encore équivoques, sûrement pour ne pas contrarier ses alliés en inquiétude – montrent que pour l’Amérique la limite est atteinte sans percevoir le minimum de ce qui est planifié, comme résultat sur la Syrie, se réaliser. Deux années de guerre contre un peuple, son armée, ses institutions et son histoire sans l’apparition ne serait-ce qu’une faille significative dans l’édifice syrien ; deux années de destruction des infrastructures de toutes natures sans voir la déliquescence prévue malgré les dizaines de milliards de dollars «investis» dans un contexte de récession ou de faillite des économies occidentales sachant que les bailleurs sont de riches monarchies arabes sous tutelle américaine.

La volonté d’exister, la détermination et la patience des syriens ont eu raison sur l’agresseur, ses ruses et son aliénation. En arriver à mobiliser des groupes terroristes intégristes disséminés à travers le monde, surtout musulmans, que l’on traquait hier, pour en faire aujourd’hui, contre de l’argent, des combattants «de la liberté» et «de la justice» sous la fausse bannière de l’Islam, au motif fallacieux du ‘‘Djihad’’, sans résultats probants, ne peut qu’obliger les puissants commanditaires, aussi déraisonnables qu’ils soient, au pragmatisme et au renoncement de cette aventure belliqueuse, onéreuse et sans horizon, qui virait vers une déflagration régionale, voire mondiale ! L’échec de l’aventure semble bien consommé et les cartes jouées au regard surtout des résultats militaires sur le terrain des combats.

Depuis l’annonce, par les deux «Grands», les USA et la Russie, d’une conférence «internationale» sur la Syrie, prévue à Genève, qui se veut ultime round pour celer cet encombrant et dangereux dossier, il ne reste plus chez les autres protagonistes, impliqués dans le versement du sang syrien, que de s’aligner malgré leurs murmures, leurs agitations trahissant une profonde désillusion. Quand Moscou et Washington ont décidé que la conférence aura lieu les 14 et 15 juin à Genève, au niveau des ministres et vice-ministres des Affaires étrangères, suivi de Ban Ki-Moon, position que Berlin ‘partage’, les autres seront contraint de suivre, y compris la funeste et félonne «Ligue arabe» que dirige le Qatar. En effet, dans le cas d’une guerre, toutes les décisions d’ordre politique s’inspirent ou se réfèrent aux résultats sur le terrain des combats; c’est une condition sine qua non. Et ces résultats c’est l’armée syrienne qui les imprime.

Il n’y a que la France, inféodée à Israël, qui dévoile, sans pudeur, son incompétence. C’est précisément au moment où les deux «Grands» envisagent d’y mettre fin, suite à un accord, en y convoquant cette Conférence, pour juste entériner la décision, que la France, honteuse et confuse, se sentant marginalisée, s’incruste pour manifester sa présence par un ‘m’as-tu-vu’ en déclarant, pour la galerie, que «l’Iran ne doit pas participer» tout en reprenant le refrain désuet «Bachar al-Assad doit partir», narguant la Russie qui trouve sa participation essentielle. L’Iran, qui est aussi visé, est lié par un accord de défense mutuel avec la Syrie. Selon Reuters, Lavrov a haussé le ton ainsi : «La chose principale est que l’Occident veille à la participation à la conférence des groupes d’opposition sans condition préalable et de faire pression pour que les adversaires d’Assad n’exigent pas des choses irréalistes» ajoutant «aucun doute qu’il est obligatoire d’inviter tous les voisins de la Syrie, sans exception. L’Iran, comme vous le savez, est un pays voisin de la Syrie».

La France justifie sa position par une tromperie (qui s’appliquerait plutôt sur elle) en claironnant : «Il y a un enjeu de stabilité régionale, on voit mal qu’un pays [l'Iran] qui représente une menace pour cette stabilité participe à cette conférence ». Prôner la paix en refusant les principaux protagonistes est non seulement insensé, mais motif de disqualification. C’est la France aussi qui soutient et arme les terroristes en Syrie en éloignant la solution. C’est donc la France qui représente une menace à la paix dans cette région, qui lui est étrangère, dont la participation est superflue, voire problématique, par ses accointances douteuses! Elle persiste encore, à reconnaitre un CNS, issu du néant, sans ancrage et sans élection, comme «le seul représentant légitime du peuple syrien». Quel cynisme ! Surprise de taille, au même moment, elle ‘perd’ une de ses colonies, la Polynésie, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU qui l’inscrit territoire à décoloniser par une résolution – présentée par trois minuscules pays – affirmant «le droit inaliénable de la population de la Polynésie française à l’autodétermination et à l’indépendance». Elle crie maintenant à «l’ingérence flagrante…un détournement des objectifs que les Nations Unies se sont fixées en matière de décolonisation» (rien que ça ?) alors qu’elle ne cesse de s’immiscer dans les affaires des autres peuples, en s’employant à choisir à leur place, tels la Côte d’Ivoire, la Libye, le Mali, la Syrie est bien d’autres ! Finalement, cela n’arrive pas qu’aux autres.

La France se rend compte, à ses dépens, qu’elle ne vaut pas grand-chose sur la scène internationale.

Le front ‘Ennosra’ qui constitue le groupe «djihadiste», composé de wahabo-takfiro-sionistes, le plus puissant de Syrie semble en débâcle, selon les derniers développements sur le terrain militaire, sous les coups de boutoir de l’armée syrienne et/ou en s’entre-tuant suite à des conflits intestins et sur le terrain politique en déchéance puisqu’il vient d’être classé désormais, perfidement , par son parrain, groupe «terroriste» après avoir misé sans succès sur lui en lui ‘‘déléguant’’ sa sale besogne par le truchement d’une «opposition syrienne à l’étranger» fragmentée, aux intérêts antinomiques.

Les Américains, qui ne visent que leurs intérêts, y verraient certainement d’un bon œil l’armée syrienne la débarrasser de toute cette racaille au risque de les voir retourner dans leurs pays poursuivre leurs méfaits. Les services européens de sécurité demandent même l’aide des services syriens pour les identifier, d’autant que le ministre allemand de l’Intérieur reconnaît l’existence d’environ 700 terroristes. La Syrie avait, en effet, présenté à l’ONU une liste de terroristes, issues de 28 pays (dont EU et Européens), actifs en Syrie. Ces terroristes ne peuvent être traqués sans une coordination étroite avec, surtout, les services syriens, libanais et iraniens.

A Al Qseir, dans la banlieue de Homs près de la frontière libanaise et à 15 km de Homs, est considéré point hautement stratégique pour les américano-sionistes – par sa position de carrefour et importante porte d’entrée des groupes armés et des armes venant de l’étranger – pour envahir Damas, est finalement sur le point de tomber entre les mains de l’armée syrienne ainsi que 36 villages situés dans sa banlieue. Toutes les voies d’approvisionnements d’ «Ennosra» seraient coupées. Le député libanais, Assam Ghansou, a confié à ‘‘Al Nachra’’ que des dizaines d’officiers français, britanniques, belges, hollandais, qataris auraient été capturés. Ne reste important, selon lui, que la libération de l’aéroport Al Zabgha qui permettra d’annoncer zones sûres les frontières syro-libanaises. La chute d’Al Qseir sera un tournant décisif de la guerre; un coup rude à l’axe wahabo-takfiro-occidentalo-sioniste. Du coup, le Conseil national syrien appelle  à une réunion urgente de la Ligue arabe pour arrêter cette «tentative de faire disparaître la ville et ses habitants de la carte» suivie de cris d’orfraie des commanditaires dont les EU qui ‘‘condamnent’’ l’assaut de l’armée syrienne pour libérer cette ville. Ce qu’ils autorisent chez eux, ils le dénient à la Syrie. De la fantaisie ?  On parle aussi de «nettoyage» par ratissages, depuis quelques semaines,  des zones et autres banlieues de Damas, d’Idleb, de Lattaquié, d’Alep,  de Deir Ezzor, de  Daraa  et de Hama essentiellement – beaucoup sont déjà sous leur contrôle – où l’on rapporte des centaines de tués par jour parmi les groupes armés composites pour la plupart des mercenaires étrangers et ce, sans possibilités d’être approvisionnés, remplacés ou renforcés. Un enfer où il ne reste que la mort ou, avec chance, la fuite ou la reddition. Cette dernière, qui est considérée trahison, a pour réponse l’exécution immédiate par les pairs. Cependant, devant la mort certaine, des milliers ont choisi de se rendre.

Cette bataille d’Al Qseir précipitera, sans aucun doute la tenue de cette Conférence que les analystes syriens assurent qu’elle sortira avec un résultat en deçà de ce qui est programmé par les autorités syriennes.   Forcément ! Selon les observateurs, l´armée syrienne, majoritairement sunnite, qui a une doctrine et l’expérience, aidés par les forces de «défense nationale », procède par intelligence, discernement, méthode et patience : informations, étude, stratégie, contre stratégie, tactiques, contre-tactique, offensive contre-offensive contrairement à la horde mercenaire, hétéroclite, indisciplinée, sans conviction, qui répond par les assassinats de civils, le lancement des obus sur les villes, les attaques des concentrations de personnes par des voitures piégées, les destructions des infrastructures économiques, sociales et culturelles, les attentats-suicides, l’éviscération des cadavres, les kidnapping dont des vieillards amnésiques pour les utiliser sûrement comme monnaie d’échange, l’embrigadement des enfants. Ils s’autorisent aussi de décréter le ‘‘Djihad sexuel’’ (forme de prostitution), de rendre licite le viol et le vol. Les planificateurs de cette conquête de la Syrie doivent être atteints d’une grave déchéance mentale pour engager et compter sur ces barbares-là !

Dans ces situations, la guerre contre la Syrie ne peut que toucher à sa fin, en faveur de la Syrie, au regard de la débandade qui règne dans leurs rangs d’une part et de la fébrilité et l’agitation sur le plan diplomatique qui saisit les États impliqués d’autre part. Cette certitude se vérifie d’abord par les incontestables succès de l’armée syrienne, ensuite par le «coup de grâce» porté suite à l’acquisition récente par la Syrie de moyens de défense redoutables – tels les S300 et les nouveaux missiles de pointe, sol-mer, du type ‘Yakhont’, des antinavires équipés de radars sophistiqués – qui ont ôté tout espoir de poursuivre la guerre encore moins de la gagner ! Le tout pris en tenaille par une armada de navires de guerre russes dont 12, au moins, ont accosté récemment au port Tartus. Ceci a fait réagir de façon curieuse le général Martin Dempsey, chef de l’état-major interarmes américain, qui estime que cela «risquait d’encourager l’armée régulière syrienne et de prolonger le conflit» (?!). Plutôt mettre fin aux provocations si l’on se réfère à Nick Brown, rédacteur en chef de la revue IHS Jane’s, qui fait autorité en matière de défense, qui affirme que ces missiles sont «difficiles à détecter et encore plus difficiles à abattre…[qu’ils sont] de taille pour tenir les bâtiments de guerre à distance des rivages syriens». L’intention cachée est révélée par d’autres responsables US qui pensent que ces engins «empêchent un blocus maritime de la Syrie et bloquent toutes possibilités de ravitaillement des groupes armés via la mer».

La dissonance, toutefois, vient du secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel qui a déclaré que les États-Unis allaient «continuer à discuter avec la Russie» et que les deux pays «ont un intérêt commun à empêcher une guerre régionale potentiellement explosive».

Les autres éléments qui ont accéléré les choses vers leurs fins sont notamment le raid israélien qui a eu pour conséquence un effet inverse de celui projeté; une aggravation de la «sécurité» d’Israël par l’ouverture du front du Golan – auquel adhère l’Irak avec l’annonce, par le conseiller de Maliki, Heydar Al Lami, de la création de comités pour la libération de ses hauteurs occupées par les sionistes – la fourniture d’armes plus sophistiquées au redoutable Hezbollah et, enfin, la sortie fortuite de Carla Del Ponte qui a démoli l’argument de l’utilisation, par l’armée syrienne, des armes chimiques qui allait justifier une intervention militaire extérieure. C’est les groupes armés, que soutient l’Occident, qui l’ont utilisé affirme-t-elle, sans ambages, après enquête. La dernière menace d’Israël d’user d’un autre raid sur la Syrie a non seulement reçu déjà la mise en garde ferme de la Russie, mais fait réagir l’ex-chef du renseignement sioniste, Amos Yadlin, qui a mis en doute le succès des raids prochains en affirmant que  «cette entreprise ne peut être couronnée…de succès vu les tensions que créerait une telle campagne…et les réactions que le camp d’en face manifesterait» ajoutant que «les S300 sont capables de viser les avions israéliens à des dizaines de kilomètres». Selon ‘Haaretz’, une autorité militaire aurait confié qu’Israël a «sous-estimé la puissance militaire du régime syrien et l’attitude à suivre fait toujours débat au sein de la hiérarchie militaire». Il faut toutefois rester vigilant avec cet Israël connu pour sa vilénie et ses coups tordus !

On ‘’réfléchit’’ même à un ultime (?) stratagème qui consiste en l’envoi de «Casques bleus» afin, dit-on, de «rassurer certains groupes ethniques» et «aider à stabiliser le pays», alors que ce genre de force ne se déploie qu’en cas d’accord de paix d’une part et lorsqu’il y a conflit entre groupes ethniques d’autre part ; ce qui loin d’être le cas en Syrie contrairement à la propagande de l’Occident ! Et puis, le monde connaît maintenant le rôle des «Casques bleus» de l’ONU…des espions déguisés onusiens pour la plupart ! Rien n’y fera. Tout est fini. Il n’y aura plus d’hégémonie américaine sur la région ni de supériorité sioniste. Le multilatéralisme est désormais établi. Le couplet monotone rabâché à la nausée «communauté internationale» ne prendra plus, l’attrape-nigaud «Ligue des États arabes» ne piégera et ne trompera plus. Nous verrons que le monde reconnaîtra, l’héroïsme, les sacrifices et la résistance du modeste peuple syrien face à la puissante alliance qui voulait le sacrifier pour l’intérêt et la suprématie. L’écrivain et philosophe russe, proche de Poutine, Alexander Prokhanov fait cette remarque d’importance «ceux qui ne veulent pas voir l’occupation rampante de la planète par les Américains feraient bien d’observer la Syrie et le rôle qu’y joue l’Occident » ( ‘hebdo.ch’, du 16 mai 2013).

Terminons par un extrait de l’entretien donné, par Bachar al-Assad, au journal argentin ‘Clarin’ qui nous renseigne sur les principes qu’il ne faudra pas toucher et sur des faits qui battent en brèche les versions tronquées occidentales: «Je ne sais pas si Kerry ou les autres ont reçu un pouvoir du peuple syrien pour parler en son nom, à savoir, qui devrait partir et qui devrait rester. Cela sera déterminé par le peuple syrien par les élections…la présence d’observateurs est une décision nationale».

Sur le terrorisme, il a déclaré «soyons clairs…il y a confusion dans le monde entre la politique et la solution au terrorisme. Ils estiment qu’une conférence politique peut arrêter le terrorisme sur le terrain. C’est irréel». Sur les armes chimiques et les accusations, il explique ainsi «ces déclarations de nos ennemis…changent tous les jours. Les armes chimiques sont des armes de destruction massive. Ils disent que nous les avons utilisés dans des zones résidentielles. Si je vous dis qu’une bombe nucléaire a été larguée sur la banlieue et qu’il a dix ou vingt personnes victimes, vous allez me croire ? L’utilisation des armes chimiques dans les zones résidentielles signifie…des dizaines de milliers de personnes tuées en quelques minutes. Qui pourrait cacher une telle chose ?». On comprend, en effet, pourquoi les Américains corrigent l’accusation en disant, maintenant, «en petite dose» à défaut de se renier. Dans peu de temps, il ne restera que les stigmates et les ondes d’une guerre psychomédiatique sans précédent, perfide, mensongère et vengeresse qui nourriront, durablement, plus de haine surtout pour les États compromis dans cette guerre injuste et prédatrice.

Une haine, bien sûr envers tous ces pseudos politiciens, ces pseudos journalistes ou chroniqueurs avec leurs médias-mensonges, ces pseudos organisations dites des «droits de l’homme», ces pseudos philanthropes qui font passer ces assassins,  ces gueux, ces lâches, ces ignorants, ces obscurantistes, ces dégénérés pour des vertueux ou de«bons samaritains», des épris de justice, de paix et de liberté.

Djerrad Amar

Coup d’arrêt à l’ingérence en Syrie: L’affaire se presente de plus en plus mal pour l’empire anglo-américano-sioniste…

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La faute de perdre de la Syrie

 

Gordon Duff

 

22 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/05/22/304761/syrias-failure-to-lose/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Syrie a surpris tout le monde. Elle était supposée s’effondrer il y a longtemps. Elle ne l’a pas fait, loin de là. Il y a de plus toutes les indications qui dénotent que le gouvernement syrien est en fait en train de gagner ce qui n’est pas en fait une guerre civile.

La Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite et “d’autres” ont amené les tourments du monde terroriste et criminel en Syrie et “délégitimisé” tout mouvement contre le gouvernement, mouvement qui fut en son temps vraiment basé sur des différences sectaires et politiques.

Nous avons maintenant de l’artillerie israélienne, une bombe perforatrice de bunker nucléaire américaine et même des véhicules israéliens comme preuves que ceci est véritablement une agression et non pas un autre “printemps arabe”.

Jusqu’ici, trois F16 turcs et un israélien, nous dit-on, ont été abattus.

Il y a aussi des preuves indéniables sous forme de vidéos, que les forces rebelles incluent des unités para-militaires qui commettent des actes horribles et méprisables envers la population civile syrienne.

Equilibre du pouvoir

Alors que la Syrie a fait bien mieux que de s’accrocher, la Russie s’est impliquée. Dans un article récent sur Press TV, Jim W. Dean souligne le fait de la réémergence de la Russie comme une puissance navale dans la Méditerranée orientale.

Ce qui est important, c’est que l’Amérique “a perdu le ballon des yeux”. L’hyper-focalisation de l’Amérique sur l’Iran et le Golfe Persique a mené à une diminution des capacités américaines en Méditerranée, pourtant considéré comme un “lac américain”.

Les Etats-Unis se sont retirés de la Méditerranée pour chasser pétrole et pouvoir, à la poursuite de rêves mondialistes dans l’Océan Indien. Sa base en Crète, la proposition de dépôt de carburant naval de Port Saïd, la base aérienne secrète à côté de Mogadishio, tout cela a été abandonné.

Le “cauchemar néo-conservateur” d’Israël comme “porte-avion” de l’Amérique au Moyen-Orient, ou comme “chien de garde de décharge publique” des Etats-Unis, est une politique que le gouvernement Obama admet maintenant ouvertement dans un constat d’échec navrant. Cette politique a permis à “la queue” Israël de “remuer le chien” Etats-Unis, poussant ceux-ci dans des guerres dont l’intention est de renforcer le pouvoir des likoudistes au profit de ce “plus grand Israël” auquel ils rêvent.

Le “plus grand Israël” qui serait payé par les 3000 milliards de dollars des contribuables américains et au prix de milliers de vies américaines perdues, des centaines de milliers de vies endommagées et un monde faisant face à la ruine économique et à la guerre mondiale.

L’effondrement américain

Le rêve d’un “plus grand Israël”, permettant à la “queue” de “remuer le chien”, a été rendu possible grâce à une attaque multi-faces sur tous les aspects de l’Amérique. La nation a été soumise à la propagande d’une haine de soi, de lutte de classes et de dispute sectaire.

Les Etats-Unis ont été submergés par un effondrement culturel, un chômage rampant, la pauvreté galopante, et l’acceptation générale que le totalitarisme et l’injustice sont des requis pour assurer notre sécurité.

Le peuple américain est maintenant constamment rappelé à la menace par le moyen d’attaques terroristes fausse-bannières savamment orchestrés, maintenant si évidents que plus personne ne loupe le message que cela implique.

La fiction est la réalité

La semaine dernière, le drame télévisé le plus populaire du pays, NCIS (Naval Criminal Investigative Service) a dévoilé une conspiration criminelle “fictive” contre les Etats-Unis.

Ce feuilleton, vu à travers le monde, a longtemps mis en scène des scenario impliquant des terroristes iraniens et a été très enthousiaste au soutien à Israël.

Il dit maintenant, de manière fictive bien sûr, que les hostilités entre Israël et l’Iran et même la Corée du Nord, sont orchestrées par la CIA au travers du terrorisme fausse-bannière et des assassinats.

Il dit que les actions agressives des Etats-Unis dans le monde sont faites pour tromper le peuple au sujet d’une menace bien plus grande, une menace qui a sa source à l’intérieur même des Etats-Unis.

Avant les attaques de Sandy Hook et Boston, aucun feuilleton télévisé n’aurait eu la permission de suivre un tel scenario même aussi fictionnel que celui-ci. L’émission Rubicon a essayé et fut rapidement annulée.

Les officiels du renseignement américains, en privé, ont exprimé leur choc à ce qu’ils voient comme un “pré-conditionnement” du public à accepter le fait que la CIA est une organisation impliquée dans le terrorisme domestique.

Vide

Le timing des évènements en Syrie a été un désastre particulier pour les Etats-Unis. Par une mesure de “séquestre”, les mesures d’austérité imposées par le gouvernement ont réduit en effectif les forces militaires en Méditerranée et dans l’Océan Indien, tout comme l’ont été les opérations de collecte de renseignements.

Ce que les Etats-Unis n’ont pas vu, c’est le vide qu’ils ont créé. “La nature déteste le vide”.

Alors que les Etats-Unis se sont retirés, même discrètement, la Russie elle a réaffirmé sa position au Moyen-Orient, de manière la plus évidente avec la défense de son allié de longue date: la Syrie.

La Russie a aussi établi ‘calmement” des routes dans le Caucase, la bassin de la Mer Caspienne et s’est encore plus alignée avec l’Iran.

Plus inquiétant pour les Etats-Unis encore, la Chine suit le leadership de la Russie. De plus, la Chine étend ses activités économiques à travers la région au Pakistan, en Afghanistan, en Iran et en Afrique.

De surcroi, l’influence politique de la Chine a augmenté de manière dramatique et ceci est de première importance alors que l’Afrique s’enfonce dans une cascade de terrorisme, d’insurrections et de guerres civiles.

La mort du “fausse-bannière”

Lorsque le seul ami visible de la Syrie demeurait l’Iran, “l’approche en deux étapes” d’Israël, poussant les Etats-Uns à une confrontation militaire avec l’Iran, provoquée par de grosses attaques fausse-bannières, avait une chance de succès.

Quoi qu’il en soit, dans le monde d’aujourd’hui, toute attaque terroriste est bien mieux examinée, de manière plus sophistiquée et avec bien plus de cynisme. Peu de gens continuent de penser que des groupes terroristes internationaux, montrés de manière croissante être contrôlés par les agences de renseignement, pourraient opérer sans la complète complicité de factions très puissantes au sein même des nations “victimes” elles-mêmes.

Une “ignominie iranienne” serait très vite tracée remontant à Tel Aviv.

Le Liban et la Syrie

De nouvelles armes russes combinées avec les capacités hautement développées des forces du Hezbollah, ont changé l’équilibre des forces.

Israël a passé des décennies, sans parler des milliards de dollars des contribuables américains, à fortifier le plateau du Golan. Ceux-ci sont maintenant utilisés comme base d’opérations d’attaque de la Syrie par Israël, à la fois du Golan et du royaume hachémite compromis de Jordanie.

Peu maintenant doutent de l’attaque nucléaire du 4 Mai 2013, encore moins doutent qu’Israël est physiquement impliquée en Syrie en fournissant aux forces rebelles de l’artillerie mobile bindée, forces qui sont maintenant des forces mercenaires, terroristes et constituées d’éléments criminels.

De la même manière, avec un Hezbollah surveillant le flanc de la syrie, bien équippé non seulement avec des armements anti-blindés sophistiqués, mais aussi de nouveaux système de missiles de défense anti-aérienne individuels, ceci va arrêter la capacité d’Israël à opérer contre la Syrie depuis le Liban.

La forteresse du Golan est à risques

Israël parle continuellement de la menace pour Tel Aviv posée par les systèmes de missiles syriens. De fait, le système russe Iskander met une étiquette de prix sur les actions d’Israël que le pays n’est peut-être pas prêt de payer.

Le système Iskander peut non seulement détruire les batteries de défense Patriot III mais aussi sérieusement endommager les forces blindées israéliennes et les fortifications des plateaux du Golan.

Le missile Iskander est puissant, très précis et impossible à arrêter.

Les batteries de tir Iskander, protégées par les systèmes de défense anti-aériens S300, contrent de manière efficace les défenses aériennes israéliennes et laissent à la fois les blindés et les fortifications cmplètement vulnérables.

L’aspect de la chose le plus important bien sûr, est le caractère purement défensif de ces systèmes.

Préoccupations politiques

Il est de plus en plus évident qu’un arrangement politique va devoir avoir lieu pour la Syrie. Sans les interférences de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, d’Israël et le complotage des nations de l’OTAN, une telle conférence serait déjà en cours.

Beaucoup de gens sont morts et chaque mort ne bénéficie qu’à la Turqui, Istaël, l’Arabie Saoudite et l’OTAN.

Ceci est largement reconnu: les forces rebelles dans l’état actuel des choses, si elles venaient à triompher, mèneraient la Syrie dans une guerre civile de 10 ans au moins, une guerre où le nombre de morts actuel fluctuant entre 50 000 et 100 000 selon les sources, semblerait insignifiant.

On peut aussi se demander pourquou Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et leurs amis soutiendraient des forces étroitement alignées sur le terrorisme et l’extrémisme.

L’effet domino

Il ne fait plus aucun doute qu’il y a un agenda globaliste derrière la guerre en Syrie. Ceci n’est qu’une étape vers une guerre plus importante contre l’Iran, suivie de la subjugation de l’Afghanistan (bonne chance avec çà…) et un effondrement provoqué du Pakistan.

La logique derrière tout cela est bien sûr le pétrole et le gaz naturel. Alors que la planète prouve qu’elle regorge de réserves pétrolières et gazeuses, suffisamment pour les siècles a venir et ce particulièrement si les technologies alternatives d’énergie continuent à être supprimées, seul un contrôle total des réserves, des systèmes de distribution et une manipulation active et criminelle du marché et des prix peut offrir un retour adéquat.

Le contrôle des monnaies, le système de la réserve fédérale américaine, l’échec du système financier de l’Union Européenne et du FMI sont requis.

Les méthodologies, chacune représentant une attaque sur les citoyens du monde, conduites et motivées par des principes malthusiens erronés et archaïques, ont pour intention de priver des milliards d’êtres humains de la satisfaction des besoins de base et bien entendu, aussi de leurs droits fondamentaux.

Tout ceci peut éventuellement être mis cul par dessus tête avec l’affaire syrienne si le monde se réveille à la véritable menace.

Ingérence imperialiste en Syrie: L’ours russe est énervé… Poutine reprend les commandes…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme avec des tags , , , , , , , , , , le mai 22, 2013 par Résistance 71

Excellente analyse, qui confirme bien que la Russie est non seulement redevenue une super-puissance sur laquelle il faut compter, mais aussi en l’occurrence que la Russie est devenue le garant de la paix, ou du moins de la non-extension d’un conflit voulu par l’empire et ses larbins. Cela montre également les qualités d’homme d’état de Poutine. On aime ou pas, mais il faut lui reconnaître cela. 

– Résistance 71 ~

 

La revanche de l’ours: La Russie contre-attaque en Syrie

 

Juan Cole

 

21 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.truthdig.com/report/print/revenge_of_the_bear_russia_strikes_back_in_syria_20130521/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président Vladimir Poutine de la Fédération de Russie a tracé une ligne dans le sable à propos de la Syrie, dont il est déterminé à protéger le gouvernement d’un renversement possible. L’ours russe ne s’est pas imposé de la sorte hors de ses frontières depuis la fin de la guerre froide en 1991 et réaffirmé son statut de grande puissance. Essentiellement, la Russie essaie de jouer le rôle pour la Syrie que la France a tenu avec l’Algérie dans les années 1990, en soutenant son gouvernement militaire contre des rebelles, dont la plupart sont affiliés à l’islamisme politique. La France et ses alliés ont prévalu, ce qui a coûté environ 150 000 morts. Poutine et Al-Assad peuvent-ils obtenir ce genre de victoire ?

Alors que Damas réplique aux rebelles militairement, Poutine s’est mis en action sur les scènes internationale et régionale. Le gouvernement russe a persuadé le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie visant à une issue négociée. Poutine a sermoné le premier ministre israélien Netanyahou sur les attaques aériennes de son pays sur Damas, ainsi Moscou envoie des battereies anti-aériennes très sophistiquées à Damas ainsi que des missiles anti-sous-marins et d’autres types de munitions à un Assad incrédule et vient juste d’annoncer que 12 navires de guerre russes vont patrouiller la Méditerranée. Les actions russes ont sonné l’alarme à Tel Aviv et Washington et ont été louées à Damas et Téhéran.

Le régime syrien a bien roulé militairement ces dernières semaines. Il a réussi une percée sanglante dans les territoires adjacents de Damas, renforçant la capitale. Avec le soutien du Hezbollah, il a pris d’assaut la région d’AlQuseir tenue par les rebelles, près du Liban nord et une route de contrebande importante pour les rebelles et la clef de la ville centrale de Homs. Le gouvernement baathiste a besoin de conserver Homs afin que la Russie puisse continuer de renflouer la capitale par le port syrien de Latakia sur la Méditerranée. Les victoires du gouvernement syrien n’auraient pas pu être possible sans l’aide de la Russie et de l’Iran.

Régionalement, un axe Moscou-Téhéran s’est formé autour de la Syrie, qui résiste au soutien saoudien et qatari pour les rebelles. L’augmentation de la domination des forces combattantes rebelles dans le Nord par des groupes radicaux comme le front Al-Nosra, qui est ouvertement affilié à Al Qaïda, a eu pour conséquence directe une mise au ban du soutien pour la “révolution” et ce même en Arabie Saoudite. La vaste majorité des Syriens qui s’opposent au gouvernement ne sont pas des radicaux ni des fondamentalistes religieux, mais ces derniers ont le plus de victoires militaires. La caractérisation russe des rebelles comme terroristes radicaux est une forme de propagande de guerre, néanmoins elle a été effective. Les Saoudiens et les Jordaniens avaient prévu de créer un front d’opposition sud moins radicalisé vers la ville de Deraa, cette option a essuyé un sérieux revers depuis que le régime a repris la ville la semaine passée. Doha et Ryadh fulminent de la contre-offensive soutenue par les Russes.

Dans le même temps, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a réussi un coup il y a deux semaines en persuadant Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie, à laquelle à la fois le parti Baath et son gouvernement et les rebelles seraient invités, ce en vue d’un règlement négocié du conflit (Le Saint Graal de la Russie…). Cet accord a représenté une marche arrière de la part du gouvernement Obama, qui avait précisé auparavant que le départ d’Al-Assad était une condition sine qua non pour envisager une résolution, langage qui fut scrupuleusement évité par la déclaration commune Lavrov-Kerry à l’issue de leur entretien. Lavrov, un expert de l’Asie du sud et un poète joueur de guitare, parle comme si ce qui est arrivé au Yémen: une solution négocié et un gouvernement d’union nationale, serait un scenario plausible pour la Syrie. Pourtant, tant de sang ayant été versé dans ce pays, qu’une victoire militaire de l’un ou l’autre camp, semble maintenant plus réaliste.

Quand des sources du Pentagone ont fuité l’information que des explosions entendues à Damas le 5 Mai étaient en fait le résultat de raids aériens israéliens, Poutine est apparu livide. Il traça Netanyahou en visite alors à Shangaï et le villipenda au téléphone. Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Moscou, où Poutine est supposé lui avoir lu la loi sur les émeutes. Peu de temps après, le gouvernement du Likoud a fuité au New York Times que le but avéré des raids aériens n’avaient été que d’empêcher le transfert de munitions syriennes au Hezbollah au Liban et non pas à aider le renversement du gouvernement syrien. Les Israéliens tentaient clairement de s’éviter les foudres de Moscou et voulurent envoyer un message à Damas qu’ils resteraient neutres sur l’affaire syrienne mais pas sur l’armement plus avant du Hezbollah.

Poutine, visiblement pas du tout impressionné par la clarification de Netanyahou, répondit en annonçant avec force qu’il avait envoyé à la Syrie des missiles de croisière sol-mer Yakhont et qu’il planifiait de déployer des batteries anti-aériennes sophistiquées S-300 sur le sol syrien. Le chef d’état-major américain le Général Martin Dempsey et des analystes militaires israéliens protestèrent contre ces envois russes. Bien que Netanyahou continua à dire qu’Israël continuerait à bombarder la Syrie à volonté lorsqu’il suspectera que des munitions sont envoyées au Hezbollah, Poutine a juste maintenant augmenté le risque d’une telle intervention.

Les motifs de la russie ont souvent été interprètés par les profits qu’elle réalise en vendant des armes à la Syrie, ceci remontant à l’ère de l’URSS, mais ce business est en fait assez petit. D’autres ont suggéré que le fait que la Syrie loue à la Russie le port de Tartous, seul port méditerranéen des Russes, pèse lourd dans les décisions de Moscou. En fait, le soutien de la Russie à Al-Assad fait plus partie de la réaffirmation du retour de la Russie comme grande puissance sur la scène mondiale, ayant elle aussi un pouvoir de contrôle. Poutine veut élever la Russie de la 9ème à la 5ème puissance capitaliste mondiale. Analysant l’expansion agressive américaine de l’OTAN dans les pays de l’Europe de l’Est et l’implantation de bases militaires américaines en Asie centrale, Moscou est déterminée à recouvrer son ancienne sphère d’influence. De plus, bon nombre d’analystes militaires russes voient les “révolutions colorées” comme un complot de la CIA pour renverser des gouvernements devenus moins favorables afin de piller les ressources de ces états affaiblis, une tactique qu’ils pensent menacer directement la Russie. Tracer la ligne à ne pas dépasser avec la Syrie est, à cet égard, un moyen de souligner que le régime néo-autoritaire de Poutine continuera tranquillement.

La Russie n’est qu’à 24 heures de route d’Alep, la ville la plus au nord de la Syrie. Ayant écrasé une révolte islamiste fondamentaliste à la fin du siècle dernier au Dagestan et en Tchétchénie, tout en ayant mis en place un gouvernement tchétchène amical à l’issue, Moscou est parfaitement au courant des dangers de la dissémination des mouvements radicaux musulmans dans le proche Levant. De plus, environ 14% de la population syrienne est chrétienne, beaucoup d’entre eux appartenant au culte de l’église orthodoxe qui prédomine en Russie. L’église orthodoxe est une clef constituante électorale de Poutine, s’est opposée au renversement du gouvernement baathiste syrien, vu comme un protecteur de ses coreligionnaires.

La pensée du ministère russe des affaires étrangères a été clarifiée avec son communiqué de samedi sur le ravivement de l’insurrection radicale sunnite en Irak ces dernières semaines. Se plaignant de ce qu’il appelle des attaques terroristes à Mossoul et à Bagdhad, le site internet du ministère a dit, d’après une traduction de l’Open Source Center du gouvernement américian, que “Nous sommes particulièrement concernés par la recrudescence des tensions sectaires en Irak, qui sont en train de tourner en une confrontation armée directe entre des éléments radicaux chi’ites et sunnites. Ceci est largement dû à la situation dans la pays voisin de Syrie et la dissémination des activités terroristes des militants opérants sur le sol syrien.” En d’autres termes, la Russie voit la révolution syrienne dominée par des groupes liés à Al Qaïda, comme le front Al-Nosra. Moscou voit ces évènements comme des déstabilisateurs qui ont un potentiel de radicalisation du Moyen-Orient, vu comme vulnérable aux attaques.

Le momentum des rebelles s’est considérablement amoindri ce dernier mois, alors que la riposte de Poutine a raidi et renforcé la motivation de Damas et a donné à ses forces armées le petit plus nécessaire pour regagner les territoires. Le président russe est en train de tisser une toile protectrice autour de son client, tout en mettant en échec les vents islamistes fondamentalistes wahabbites soufflant depuis la péninsule arabique. Il a aussi repoussé l’intervention opportuniste d’Israël, se préoccupant que cela pourrait déstabiliser encore plus Damas.. Dans le même temps, il a imprimé sur Washington le besoin d’une résolution négociée au conflit, une idée que le président Obama, trainant les pieds depuis longtemps à l’idée de renvoyer des troupes dans un nouveau bourbier moyen-oriental, a commencé à tolérer. L’envoi par Poutine de systèmes d’armement très puissants à l’armée syrienne, et son envoi d’une flotte russe en méditerranée par le détroit de Gibraltar, a rendu évident à tous que la grosse puissance militaire russe, sera, le cas échéant, à la disposition du régime baathiste d’Al-Assad. Le pari de Poutine sera ou ne sera pas couronné de succès, mais cela montre d’une manière indiscutable que l’ère d’une seule super-puissance et de l’unilatéralisme américain est révolue et ce en faveur d’un monde bel et bien multipolaire.

L’échec de l’attaque israélienne en Syrie dévoile les liens des terroristes étrangers avec Israël et rouvre un front fermé depuis 40 ans: Le Golan !…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le mai 11, 2013 par Résistance 71

Le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) mentionné ici est moins connu que l’OLP, le Fatah ou le Hamas. C’est une organisation créée en 1967 par un Palestinien et un … Syrien, mouvement  socialiste révolutionnaire, directement issu du MNA (Mouvement National Arabe), dit mouvement pan-arabe dont le grand leader fut l’Egyptien Nasser et ses émules: Kadhafi et Haffez Al-Assad, le père de Bachar. Bien que moins connu que les autres mouvements de résistance palestiniens, le FPLP n’en est pas moins une force dévouée à la libération de la Palestine occupée, empruntant une voie révolutionnaire marxiste. Le mouvement est plus connu en France suite à une affaire qui défraie toujours la chronique de temps à autre, celle de George Ibrahim Abdallah, membre des FARL (Factions Armées Révolutionnaires Libanaises), affilées au FPLP et condamné pour complicité dans l’assassinat en 1982 à Paris de deux “diplomates”, l’un américain et l’autre israélien.

L’attaque israélienne du week-end dernier sur la Syrie a non seulement échouée dans ses buts d’aide aux terroristes étrangers ouvertement dévoilés sionistes maintenant, mais elle a eu pour résultat de rouvrir le front du Golan contre Israél, fermé depuis près de 40 ans et a promu la Syrie laïque de soutien à État de la résistance palestienne anti-sioniste.

Bel exploit qui va redonner espoir à bien des gens !

 

= Résistance 71 =

 

Assad le Hezbollahi !

 

IRIB

 

10 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/256306-assad,-le-hezbollahi

 

Plusieurs raids aériens d’Israël contre le territoire syrien et le refus de Damas de répondre le feu par le feu continuent de monopoliser les médias sionistes qui spéculent sur différents scénarios de réponse syriens. Jeudi le vice ministre syrien des AE a affirmé à l’AFP que son pays riposterait immédiatement à toute nouvelle action israélienne. " notre riposte sera puissante et douloureuse, a-t-il affirmé. Ces propos constituent  un ultimatum en direction d’Israël, un ultimatum dont les différentes dimensions s’éclaircissent rien qu’en tenant compte des réactions de tous les protagonistes de la scène syrienne. Debkafile, le site proche du renseignement israélien , reconnait la perte des dizaines de localités ces derniers jours par les rebelles au nord ; au centre et au sud de la Syrie . " Les rebelles ont perdu le 8 mai aussi la localité stratégique de Ghazala à Joran au sud de la Syrie. c’est une localité qui ouvre la voie de transit depuis la Jordanie aux soldats de l’armée syrienne .

Cette reprise a mis au pas les rebelles sur les frontières israélo-jordaniennes" note Debkafile. le site en vient par la suite à s’intéresser au Golan , ces hauteurs ultra-stratégiques qui ont été bien calme depuis 73 mais promettent désormais un été bien chaud à Israël. Assad vient de l’annonce :  ‘le Golan est la nouvelle terre de la résistance" ! le président syrien aurait donné aux forces de résistances palestiniennes du FPLP le feu vert d’utiliser le Golan comme base pour leurs attaques aux missiles et aux roquettes contre Israël. les syriens ont annoncé cibler désormais toute ambulance israélienne qui s’aventurerait dans cette région pour évacuer les blessés de l’ASL.

Le réseau d’entraide Israël/ASL fonctionne au Golan depuis des mois. les agents du Mossad informe les hôpitaux sionistes de la présence des blessés de l’ASL et les ambulances israéliennes viennent les évacuer. Le front Al Nosra , lié à Al Qaida a jusqu’ présent profité du cessez le feu israélo-syriens au Golan pour déployer ses élements dans une zone tampon d’une superficie de huit kilomètres carrés. Les rebelles ont enlevé quatre casques bleus ces derniers jours dont trois sont palestiniens . Le Golan est un véritable véranda qui du côté israélien surplombe le sud syrien et le nord jordanien . et c’est d’ailleurs là que l’hoptial de campagne israélien s’est dressé et qu’il accueille tous les jours les terroristes blessés en action en Syrie avant d’être transportés à Haifa ou encore à Saphad. ceci témoigne d’une chose : une zone sécuritaire s’est formée de facto sur le Golan qui rappelle l’alliance isarélo chrétienne de 76 , au plus fort de la guerre civile au Liban.

A l’époque Israël secourait les blessés maronites . Les maronites éloignaient les palestiniens des frontières d’Israël , circulaient librement en Israël et bénéficiaient de multiples facilités. l’arme du sud liban, était une milice composée de 2500 membres et parfaitement aux ordres d’Israël un peu comme ASL d’aujourd’hui. le retrait en l’an 2000 d’Israël du sud du Liban a sonné le glas de cette milice et c’est le Hezbollah qui contrôle depuis cette zone. ailleurs en Syrie , d’autres zones sécuritaire contrôlée par les groupes amis de l’Etat syrien sont en train de se former : Al Quassir entre DAams, Homs et le Liban qui est désormais assiégé par les forces d’Assad et du Hezbollah. A Damas, la localité de Zeynabiya est protégé par l’armée syrienne et ses amis hezbollahis. et puis au sud de la Syrie, la protection de trente villages chiites est assurée par le Hezbollah. La ligne de front Israël /Hezbollah s’est déplacée à l’intérieur de la Syrie , le raid sioniste du 5 mai est le premier signe de ce changement. La Syrie est désormais un Etat de la résistance et Assad , un hezbollahi.

Ingérence impérialiste en Syrie: Les Russes ont enfin compris comment gérer les Américains en diplomatie… Ne jamais leur faire confiance !…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , le mai 10, 2013 par Résistance 71

… Il suffisait pourtant d’analyser l’histoire du pays… de lire les témoignages de ceux trompés bien avant:

"Quel traité tenu par les blancs, les indiens ont-ils brisé ? Pas un seul. Quel traité l’homme blanc a t’il signé avec nous et qu’il a respecté ? Pas un seul. Quel homme blanc peut dire que j’ai jamais volé sa terre ou volé un penny de son argent ? Et pourtant, ils disent que je suis un voleur. Qui m’a déja vu battre ma femme ou abuser de mes enfants ?…" (Sitting Bull, Lakota Sioux)

L’histoire est formelle: Quand peut-on faire confiance aux Américains ? Jamais… Donc voir venir au coup par coup est une sage décision !…

– Résistance 71 –

 

 

Sourire de Lavrov, Kerry dans la poche

 

Al Manar

 

9 Mai 2013

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=111299&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=33&s1=1

 

Certains Européens qui ont compris dans quelle épouvantable situation se trouve le bloc BAO en Syrie ont des contacts discrets mais pressants avec les Russes pour leur demander de l’aide, eux qui semblent bien évoluer dans la crise syrienne.

(Nous parlons de “quelques Européens” des institutions, les grandes nations européennes étant hermétiquement enfermées dans une pensée réduite aux spasmes d’un étrange bellicisme qui semble dépasser même ceux qui l’expriment et vous l’expliquent.)

Ces émissaires européens reçoivent en général, de la part des Russes, une réponse chaleureuse, amicale, mais ferme quoique désolé : «Nous voulons bien mais nous n’avons pas confiance en vous.» C’est à peu près ce que les Russes pensent lorsqu’ils reçoivent, tous sourires, John Kerry à Moscou. La philosophie désormais en cours au Kremlin a été résumée par Alexei Pouchkov, président de la commission des affaires étrangères de la Douma et conseiller de Poutine ; pour lui, des ententes ponctuelles importantes peuvent être obtenues dans un but de coopération avec les USA mais il faut oublier le projet grandiose de reset des relations USA-Russie de 2009.

Les choses sont donc fixées  : on prend ce qu’on peut prendre mais, sur le fond, lorsqu’il s’agit d’une entente structurelle, «… Nous n’avons pas confiance en vous Ce qui explique, en un sens qui paraîtrait paradoxal, les sourires de Lavrov avec Kerry, qui renvoie à ce que nous disions du “sourire de Lavrov” le 1er mars 2013. Il s’agit bien d’une sorte de “libération” pour les Russes, dont eux-mêmes (les Russes) portaient une part de responsabilité : ayant écarté le projet d’une coopération structurelle qui aurait été de s’enchaîner à un partenaire inconstant, insaisissable, fractionné en divers pouvoirs, on peut alors attaquer là où l’ouverture se fait pour faire un accord ponctuel qui répond au pragmatisme nécessaire. Par conséquent, oui, on a rarement vu (bis) un Lavrov aussi souriant lors de ses entretiens et des temps morts entre les entretiens avec Kerry. Lavrov, qui couvre régulièrement Kerry de fleurs, a trouvé le partenaire ponctuel idéal pour lui : si les circonstances s’y prêtaient, il ne ferait qu’une bouchée de cet aimable, souriant (lui aussi) et inconsistant secrétaire d’État.

Kerry a d’abord rencontré Poutine et a rempli de joie les Russes en affirmant son enthousiasme sans retenue pour l’accord de Genève de juin 2012. Rien ne peut plus faire plaisir aux Russes. (De Novosti, le 7 mai 2013) :

«Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, en visite de travail à Moscou, a assuré mardi au président russe Vladimir Poutine que Washington partageait les approches de Moscou concernant le règlement en Syrie et la garantie de la sécurité dans la région. “Les Etats-Unis estiment que l’intérêt commun concernant la Syrie consiste dans la stabilité régionale, ainsi que dans l’absence de l’extrémisme et des problèmes susceptibles d’affecter l’ensemble de la région. Nos pays ont signé le Communiqué de Genève, partageant ainsi cette approche commune”, a déclaré M. Kerry au début d’un entretien avec le chef de l’Etat russe.»

Passant aux sourires de Lavrov, on voit que Kerry et son homologue russe sont devenus plus concrets. Ils ont convenu qu’une conférence internationale sur la Syrie aurait lieu à la fin du mois, suivant les principes de la conférence de Genève d’il y a un an. (Novosti anglais, le 8 mai 2013).

« La Russie et les Etats-Unis vont organiser une conféfence internationale sur le Syrie à la fin de ce mois, qui inclura nous l’espérons des représentants du gouvernement syrien et de l’opposition, a dit le ministre des affaires étrangères John Kerry Mardi. La conférence aura pour but de faciliter une solution en regard de la crise syriienne au travers du dialogue politique, a dit Kerry à Moscou, lors d’une réunion avec son homologue russe Serei Lavrov.» Le gouvernement syrien a assuré la Russie qu’il est prêt à participer à cette conférence a dit Lavrov, mais bien sûr tout ceci jusque maintenant ne sont que des mots qui divent être transformés en actions, a t’il ajouté. L’opposition syrienne n’a pas fait de comentaire sur la proposition a dit Lavrov. Les opposants au président syrien Bachar Al Assad ont refusé de s’assoir à la table des négociations dans le passé, disant que le départ d’Assad n’était pas négociable. La conférence sera un suivi de la réunion internationale de l’an dernier à Genève qui avait accouchée d’un processus de paix pour la Syrie, a dit Lavrov»

Certains Européens (les mêmes que ceux qu’on a rencontrés plus haut) craignent que Russie et USA s’entendent entre eux, donc un peu sur leur dos. Il ne faut pas trop s’attarder à une telle crainte. Russes et Américains américanistes peuvent s’entendre sur tel ou tel point, mais la Russie et les USA ne seront pas pour autant engagés ni liés en quoi que ce soit. Les Russes savent même parfaitement que leur entente avec Kerry à Moscou peut capoter dans trois ou quatre semaines devant le Congrès, où la folie paranoïaque règne en maîtresse absolue, tandis que le président n’a de cesse de trouver un arrangement qui revient toujours à faire des concessions maximales aux plus extrémistes.

De ce point de vue, on pourrait observer que les Russes, qui ne cessent de dénoncer avec justesse les réflexes type-Guerre froide de ce même Congrès US, ont eux-mêmes jusqu’ici été victimes du même réflexe type-Guerre froide, mais dans son aspect constructif. Ils ont cru, ces dernières années, et notamment avec Obama, qu’ils pourraient reconstruire un partenariat privilégié avec les USA, comme il en existait un du temps de la Guerre froide. C’était une illusion. Le monde politique washingtonien, essentiellement au niveau du Congrès, a perdu toute mesure, emporté par l’hubris de la période d’“hyperpuissance” (deuxième mandat Clinton-premier mandat GW Bush), et ne raisonne plus aujourd’hui qu’en puissance dictatoriale entendant dicter sa loi au monde, – bien loin du “partenariat” USA-URSS,par conséquent.

L’“hyperpuissance” US s’étant dissoute jusqu’à une mesure considérable de dislocation et et de dysfonctionnement, pseudo-surpuissance travaillant dans le sens de l’autodestruction, les diktat du Congrès et de la politique extérieure activiste type-Hillary Clinton rencontrent de plus en plus de difficultés à se faire entendre, tandis que l’unité de pouvoir qui était établie tant bien que mal durant la Guerre froide s’est dissoute dans une parcellisation extrême. Il semble que les Russes aient compris cela aujourd’hui, et c’est une des causes de leur émancipation du “partenariat” avec les USA que nous avions signalée le 1er mars 2013. Ils savent maintenant qu’il faut faire du “coup par coup”„ avec les USA, en choisissant le plus judicieusement possible son moment et son partenaire, pour obtenir le plus possible… Et encore, répétons-le, sans la moindre garantie de durée et de certitude.

En attendant, une rencontre comme celle de Moscou, où un Kerry suit à fond les Russes sur la question de la conformation à l’accord de Genève, est un incontestable succès de communication pour la Russie, et un point marqué vis-à-vis des extrémistes divers du bloc BAO, autant que des rebelles. Les Russes peuvent également réaffirmer, sous l’oeil bienveillant de Kerry, leurs positions sur les livraisons d’armes aussi bien que sur le chimique, tout en présentant l’affaire comme si Assad restait pour tout le monde (y compris le bloc BAO) un interlocuteur incontournable. Pour Kerry, qui semble effectivement d’une matière assez molle et changeante, sa rencontre de Moscou ne fait que le ramener à sa position affirmée à Oslo le 12 mars 2013 (voir le 26 mars 2013), dont il s’était tant écarté depuis… Comme on l’a dit, il s’agit, avec un des nombreux représentants itinérants du pouvoir américaniste, de choisir le bon moment.

Enfin, le dernier point, qui est également de communication, mais à une époque où la communication règle tout. La rencontre de Moscou constitue de facto un désaveu au moins indirect de diverses actions violentes, y compris des attaques israéliennes de ces derniers jours. Personne ne le dit, n

il n’y fait la moindre allusion, parce que tout cela évolue dans des mondes parallèles qui ne se rencontrent jamais. Il n’empêche que l’intervention a bien été dans ce sens qu’on a dit. Alors qu’on était au bord de la Troisième Guerre mondiale il y a quatre jours, on se trouve aujourd’hui sur la voie d’une grande conférence internationale d’où certains espèrent voir sortir un accord au moins de cessez-le-feu… Bien, nous ne parierions ni sur l’un ni sur l’autre, ni sur la Troisième Guerre mondiale, ni sur un accord de cessez-le-feu ; par contre nous parions sur la toute-puissance de la communication et, en un sens, sur la puissance d’influence et l’habileté manœuvrière des Russes.

Source: site De defensa

L’ingérence impérialiste en Syrie serait-elle proche de sa fin ?…

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Syrie: Al Qusseir théâtre de tous les changements !

 

Amar Djerrad

 

9 Mai 2013

 

url de l’article:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3479

 

De la chute du régime dans une "semaine", puis dans un "mois" à deux ans déjà ; de la "bataille de Homs", de "Damas" puis "d’Alep" à d’autres ; de mensonge en mensonge, de tactique en tactique jusqu’à épuisement des possibilités, de l’édification d’une armée baptisée "libre" à l’importation de milliers de terroristes sous tromperie « djihadistes », les stratèges américano-sionistes et leurs suppôts arabo-wahabo-takfiro-monarchiques n’ont essuyé qu’échec après échec, déroute après déroute malgré des fonds financiers considérables et une propagande médiatique de guerre sans précédent. Mais les choses, souvent, ne se tiennent qu’à un fil !

Le fil cette fois, semble-t-il, est la ville d’Al Qusseir, dans la banlieue de Homs, qui reste le dernier théâtre qui annoncera la fin de l’agression contre la Syrie du fait de la concentration des forces antagonistes. Après les coups de boutoir que l’armée n’a cessé d’infliger aux terroristes wahabo-takfiristes depuis surtout ces trois derniers mois dans plusieurs localités et zones des banlieues de Damas, d’Idleb, de Lattaquié, d’Alep, de Deir Ezzor, de Daraa et de Hama essentiellement, où l’on rapporte des centaines de tués par jour, la ville d’Al Qusseir semble, selon les derniers développements, le point nodal choisit par les stratèges américains, qui déterminera l’issue de la guerre.

Al Qusseir était bien le point hautement stratégique et déterminant pour envahir Damas sur lequel repose toute la stratégie des américano-sionistes. Des milliers de terroristes, bien armés, ont été dirigés vers cet endroit. On parle de 5000 terroristes, pour la plupart des non syriens (arabes et non arabes), bien armés par l’occident, assiégés par l’Armée arabe syrienne qui leur a coupé tous les moyens et sources d’approvisionnement en particulier la destruction des tunnels servant aux déplacements et au stockage des armes, munitions et denrées. C’était le quitte ou double ; l’ultime tentative pour ne pas perdre la face c’est à dire la guerre. Ce n’est pas par hasard que les sionistes sur ordre des USA, dans un élan de « survie », tels des bêtes blessées, ont tenté le moyen abject – qui a mis à nu le lien entre les djihadistes et les sionistes – d’intervenir directement, par un raid, pour venir en aide à leurs terroristes en croyant pouvoir desserrer l’étau afin de sauver du fiasco toute leur stratégie qui visait à mettre genou l’axe de résistance du Moyen-Orient.

C’était sans compter sur l’expérience, l’intelligence et surtout la patience des Syriens qui étaient au courant des moindres détails, qui ont laissé faire, mais tout en érigeant une contre stratégie permettant de donner ensuite le coup de grâce définitif. Un proverbe arabe dit bien que « la ruse de qui est sans ruse, c’est la patience » et celle-ci permet toujours de venir à bout de ses desseins, car, « la patience a beaucoup plus de pouvoir que la force » (Plutarque). Maintenant, les choses paraissent tirer vers leur fin. C’est la reddition totale ou le suicide. Al Qusseir, sonne le glas de l’Amérique dans sa tentative de dominer le monde ; mets à nu les connivences, avec le terrorisme, de ceux qui prétendent le combattre ; dévoile la trahison des islamistes et des monarchies arabes ; ouvre la voie à de nouveaux rapports de force multipolaire ; obligent les régimes surtout colonialistes, népotiques ou ploutocratiques à des changements radicaux de leur politique sous peine de disparaitre.

 

DJERRAD Amar

Agression d’Israël sur la Syrie: Certains progressistes jouent le jeu de l’empire…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le mai 8, 2013 par Résistance 71

… Sont-ils dupes ou sont-Ils de connivence ? Les masques tombent-ils ou sont-ils manipulés ? L’avenir le dira… Merci à Atzmon de le faire remarquer.

– Résistance 71 –

 

Les “progressistes” au lit avec Bibi

 

Gilad Atzmon

 

8 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/article34858.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une fois de plus émerge un schéma familier: Nos “progressistes” unifiés, une véritable synagogue, un collectif de grands humanistes, prêtent leur soutien aux opprimés. Cette fois-ci c’est le “peuple syrien” qu’ils désirent libérer et leur ennemi est de manière évidente Bachar Al-Assad.

C’est un schéma que nous ne connaissons que trop bien maintenant. Avant la “guerre contre la terreur” nous avons été les témoins des intenses campagnes des groupes d’activistes féministes et homosexuels pour le droit des femmes en Afghanistan. Le type progressiste n’approuve pas non plus l’état actuel des affaires de la révolution iranienne. Trop souvent les entendons nous désirant vouloir libérer les Iraniens. Cette semaine, nous voyons une fois de plus le front uni de Tariq Ali, Ilan Pappe, Frederic Jameson, Norman Finkelstein et d’autres gens bien intentionnés. Ils veulent clairement que “nous libérions les Syriens”. Ils font ouvertement campagne pour renverser le régime de Bachar Al-Assad ( to topple Bashar al-Asad’s regime). Ils en appellent aux “peuples du monde” de faire pression sur le régime syrien afin de faire cesser l’oppression et la guerre contre “le peuple syrien”. “Nous demandons, disent-ils, que Bachar Al-Assad quitte immédiatement le pouvoir sans aucune excuse ainsi, la Syrie pourra commencer une convalescence rapide vers un futur démocratique.”

Nous y sommes. Ali, Jameson, Pappe, Finkelstein et compagnie, à la lumière des récentes attaques israéliennes sur la Syrie, seriez-vous assez gentils, gentlemen, de nous dire qui soutenez-vous ? Est-ce Assad ou Netanyahou que vous épaulez ?

On peut se demander comment nos progressistes, malgré leur bonne volonté et leurs crédits humanistes, ont pu faire pour se retrouver une fois de plus au lit avec Bibi ?

La réponse est en fait simplement embarassante. La philosophie progressiste est la dernière forme avancée de choix idéologique. S’auto-étiqueter progressiste implique de manière évidente que quelqu’un d’autre doit être un “réactionnaire”, C’est un point de vue élitiste auto-suggéré qui est intolérant et suprémaciste de manière inhérente.

Le progressisme est un précept dévoué à l’idéologie du “Tikun Olam” (fixer l’univers). Il est fondé sur l’idée que ceux qui ont des idées progressistes “savent mieux”. Ils savent ce qui est bien et mal, juste et incorrect. Le progressisme sait comment différencier entre le kosher et le taref. Les voix progressistes dans ce cas précis, ne veulent pas voir le fait embarassant que c’est actuellement l’armée syrienne, largement sunnites, qui combat les soi-disants “rebelles syriens”, qui ne sont en grande partie qu’un rassemblement de mercenaires étrangers.

Peut-être que nos intervenitionistes progressistes pourraient lire un peu plus souvent quelqu’un comme Robert Fisk, après tout, Fisk est aussi le journaliste de langue anglaise le plus fiable dans la région. “Le mot démocratie et le nom d’Assad ne se mélange pas très bien dans la plus grande partie de la Syrie.” Nous dit Fisk, mais il continue: “Je pense plutôt que les soldats de ce qui est officiellement nommé l’Armée Arabe Syrienne, se battent plus pour la Syrie que pour Assad. Et ils se battent et peut-être même maintenant, sont-ils en train de gagner une guerre ingagnable.”

En gardant ceci à l’esprit, je m’attendrais à ce que les intellectuels progressistes, parmi eux des histoiriens et politologues respectés, soient un peu plus sophistiqués et se posent un peu plus de questions avant que de donner un feu vert motal à Israël pour déclencher un nouveau conflit mondial.

Je tendrais à penser qu’il serait grand temps que nos humanistes progressistes s’engagent dans une enquête éthique préliminaire. Ils devraient se rendre compte une fois pour toute, ce qui constitue le terrain moral de toute intervention. Je pense qu’avant que vous ne prêchiez le “Tikun Olam” et clâmiez de “rendre le monde meilleur” au nom de ce qui est habituellement cité comme étant la “société civile” et le “droit international”, vous devriez considérer vous corriger en premier lieu.

Agression de la Syrie: Les bombardements sont une tentative de l’empire d’aider ses mercenaires au sol…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le mai 6, 2013 par Résistance 71

Bombardements sur la Syrie: Israël jette le masque !

 

As’ad AbuKhalil

 

5 Mai 2013

 

url de l’article original en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article13502

en anglais: http://english.al-akhbar.com/blogs/angry-corner/israel-bombs-syria-again

 

Jouant pleinement son rôle de relais de l’impérialisme occidental au Moyen-Orient, l’État sioniste a mené des bombardements d’une extrême violence sur la banlieue de Damas

Le conflit syrien a été une arène ouverte pour tous les ennemis de la Syrie – surnommés par une ironie amère de l’histoire comme les « amis de la Syrie » – voués à la destruction de ce pays et non seulement de son régime. En fait, tous les ennemis de la Syrie auraient préféré une solution qui aurait permis de maintenir le régime intact afin de rassurer Israël.

L’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie étaient les acteurs les plus visibles en Syrie, mais les États-Unis et Israël ne sont pas loin derrière (ou devant). Il est vrai cependant que les médias occidentaux sont assez explicites sur le fait que le Qatar et l’Arabie saoudite ne pourraient rien sans le consentement et les ordres de la Maison Blanche. Il s’agit de la deuxième agression majeure d’Israël contre la Syrie, mais Israël a aussi été très probablement – comme en Irak – complice des assassinats de scientifiques syriens et d’un certain nombre de ses adversaires. Il n’y a jamais eu de guerre civile ou de conflit interne dans le monde arabe dans lequel Israël n’a pas joué un rôle majeur. Certains médias américains ont noté la présence d’agents du Mossad en Syrie. Les gangs de l’Armée syrienne libre (FSA) ont agi en relation avec eux.

Les États-Unis et Israël ont décidé que les gangs de criminels de guerre de la FSA sont les milices sélectionnées pour recevoir une aide militaire des États-Unis (et probablement d’ Israël). Ce sont un peu comme les seigneurs de la guerre en Afghanistan : des criminels qui sont prêts à chanter les bons slogans et à émettre les communiqués dans la bonne ligne, et qui reçoivent en échange de grosses sommes d’argent et de l’aide occidentale.

Contempler les médias saoudiens et qataris est comme un retour vers le passé : le porte-parole de l’opposition syrienne en exil (appelons-les porte-parole, tous ces hommes de cette « révolution » pitoyable qui aurait été bien évidemment dirigée par des femmes laïques et féministes, selon les premiers récits pré-enregistrés destinés aux discours sur les campus et dans les médias occidentaux) jubilait de voir son pays bombardé par Israël. Ils ont utilisé le même langage que celui utilisé par Bashir Gemayel lorsqu’il justifiait sa relation avec Israël pendant les longues années de la guerre civile libanaise (et avant). Ils sont prêts à accepter l’aide de quiconque, de « Satan lui-même ». Nous connaissons ce langage codé. Et certains porte-parole de l’opposition ont commencé à jouer le rôle qui leur a été assigné dans l’opération psychologique israélienne en annonçant soudainement que « les grandes sections » de l’armée syrienne ont commencé à faire défection dès que le bombardement avait commencé.

Cela n’a jamais été une « révolution ». Moi-même et d’autres membres de la gauche libanaise, avons signé une pétition juste après les événements de Deraa, dans lequel nous avons dénoncé le régime, ridiculisé et rejeté sa version sur des groupes armés circulant dans le pays et tirant sur les gens. Je me dis maintenant que je me trompais : je crois que des groupes armés ont été entraînés et armés de façon à frapper lorsque les ordres (d’Israël et les pays du Golfe) arriveraient. Ils avaient une mission à remplir, et cela n’a rien à voir avec la volonté de libérer la Syrie d’un régime tyrannique.

Le régime est pour l’instant silencieux, préparant probablement le message habituel sur sa détermination à « choisir l’heure et le lieu de la bataille contre Israël ». Mais la bataille ne se produit jamais et les réponses aux attaques israéliennes encore moins. Le Golan est toujours occupé et le régime (comme l’opposition) sont disposés à utiliser leur puissance de feu uniquement à l’intérieur de la Syrie (ou à l’intérieur du Liban, les années précédentes), mais pas contre Israël. De même, les groupes armés syriens flirtent avec Israël depuis un certain temps maintenant, et leur jeu a été clairement dévoilé aujourd’hui. Leur déclaration de « neutralité » est démentie par les prises de position des « activistes » de l’opposition sur différentes comptes Facebook.

Le gouvernement américain et les médias jouent leurs rôles habituels. Ne jamais remettre en question ce qu’Israël fait partout dans le monde. Les justifications sont fournies instantanément, et ce n’était pas une coïncidence que le New York Times ait publié un article en première page sur le pauvre petit Israël qui doit se débrouiller tout seul pour se défendre contre les conflits et les troubles en Syrie. Il y a seulement une semaine, David Ignatius du Washington Post, après avoir reçu différentes instructions des services de propagande du gouvernement israélien, avait indiqué qu’Israël était en fait calme et ne faisait que jouir du carnage en Syrie.

Le conflit en Syrie a depuis toujours été hors des mains du peuple syrien. Il ne s’agit pas d’un conflit local interne qui serait devenu régional et international en l’espace de deux ans. Non ! Ce conflit était régional et international dès le début. Les États-Unis et ses obligés de la contre-révolution arabe étaient prêts à favoriser des soulèvements arabes dans une direction qui plairait aux États-Unis et à Israël. La chute de Moubarak imposait la chute du régime Assad, après que les États-Unis et Israël aient découvert qu’ils pouvaient continuer à faire des affaires avec les Frères musulmans.

Cela ne veut pas dire que le peuple syrien n’a une centaine de raisons de vouloir renverser le régime syrien. Mais ce qui se passe n’a rien à voir avec les causes sous-jacentes de la révolte en Syrie. L’attaque contre le régime syrien par le Qatar, l’Arabie, la Turquie, Israël et les États-Unis, n’a jamais eu à voir quoi que ce soit avec la démocratie. Le régime syrien a connu par le passé des révoltes et des soulèvements qui ont été réprimés brutalement, et il n’y avait pas eu de critiques. Le gouvernement saoudien, et plus tard le gouvernement qatari, étaient prêt à financer la dynastie Assad à condition qu’ils agissent tous de concert au Liban et dans la région.

Il ne faut pas prétendre qu’il n’y a pas de révolution en Syrie, mais l’issue du conflit ne sera certainement pas démocratique. Vous pouvez faire cette prédiction en vous basant sur l’idéologie (et les pratiques) « révolutionnaires » des groupes armés présents en Syrie. Mais les groupes armés syriens sont dupés par les États-Unis et Israël en pensant que le trône syrien est désormais à leur portée, alors que ces deux parties veulent un conflit très long, qui épuise toute la nation syrienne et la détourne de l’idée de s’attaquer aux intérêts israéliens.

Le régime syrien a montré dans le passé qu’il était prêt à faire des affaires sous la table avec Israël. La Coalition Nationale Syrienne et tous les groupes armés actifs en Syrie ont prouvé qu’ils étaient prêts à s’aligner sur Israël pour accéder au pouvoir et faire eux aussi faire des affaires avec Israël, mais sur la table. Tout cela n’augure vraiment rien de bon pour l’avenir de la Syrie

5 mai 2013 – al-Akhbar – Vous pouvez consulter cet article à : 
http://english.al-akhbar.com/blogs/…Traduction : Info-Palestine.eu – al-Mukhtar

Agression sioniste sur la Syrie…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , le mai 6, 2013 par Résistance 71

Damas accuse Israël de soutenir les terroristes

 

RIA Novosti

 

5 Mai 2013

 

url de l’article:

http://fr.rian.ru/world/20130505/198230461.html

 

Le gouvernement de Damas a condamné les raids de l’aviation israélienne sur le territoire syrien, accusant l’Etat hébreu d’apporter une "aide militaire aux terroristes" anti-Assad, rapportent dimanche les médias occidentaux.

"Ces attaques visaient à apporter une aide militaire directe aux groupes terroristes", a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué de presse.

Le ministère a également indiqué avoir envoyé à l’Onu et au Conseil de sécurité une lettre de protestation contre l’"agression israélienne qui a fait plusieurs morts et blessés, ainsi que d’importantes destructions".

Plus tôt dans la journée, les médias ont rapporté que l’aviation israélienne avait attaqué dans la nuit de samedi à dimanche le territoire syrien sans violer l’espace aérien du pays. D’après l’agence Reuters citant des sources au sein des services de renseignement occidentaux, l’attaque visait un convoi d’armes destinées au Hezbollah.

Pour sa part, l’agence officielle syrienne Sana accusé l’Etat hébreu d’avoir frappé un centre de recherches situé dans une banlieue de Damas. Le bureau du premier ministre israélien s’est refusé à tout commentaire sur le sujet.

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