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Dictature et sémantique: le contrôle et la censure du langage comme outil totalitaire

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Contrôle du langage…
pour une pensée unique et imbécile

 

Les sionistes aussi ont des sentiments…

Les mots pour critiquer Israël disparaissent très rapidement

 

Philip Giraldi

 

26 mai 2020

 

Source: https://www.globalresearch.ca/zionists-have-feelings-too/5714094

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les visiteurs réguliers de ce site savent que j’écris fréquemment au sujet de l’énorme campagne propagandiste mise en place par les supporteurs d’Israël pour masquer les dégâts occasionnés par l’état juif aux véritables intérêts des Etats-Unis. Un des aspects le plus intéressant de cet effort est la censure du langage afin d’extirper quelques mots pouvant avoir une connotation antisémite et de déformer la signification d’autres de telle façon que cela efface leur signification. Prêter de l’argent à des taux usuriers fut régulièrement appelé “Shylocking”, ce même dans les cercles juridiques, terme provenant du personnage de Shakespeare [Shylock] dans son “Marchand de Venise”. Ceci constitue un mot qui d’évidence n’attendait que d’être censuré et a donc en conséquence, disparu du vocabulaire employé.

Récemment, ces expressions évidentes dénotant un caractère ethnique ont été rejointes par plein d’autres mots condamnés par l’American Jewish Committee, mots bien plus subtils comme par exemple “clanique”, “cosmopolite” et “globaliste/mondialiste”. L’AJC définit l’expression soi-disant antisémite “double loyauté” comme :

… tropisme bigot marquant les juifs comme “autre”. Par exemple, il est antisémite de questionner et de porter une attention particulière à la connexion avec Israël d’un juif américain et ce jusqu’au point de questionner sa loyauté envers les Etats-Unis. En accusant les juifs d’être des citoyens malhonnêtes dont la véritable allégeance est à Israël ou d’être partie d’un agenda juif caché (voir globaliste), les antisémites sèment le manque de confiance et des idées dangereuses, comme la croyance que les juifs sont une “5ème colonne” traîtresse infiltrant et agissant contre notre pays.

La définition de l’AJC de “double loyauté” amuserait sans doute le président George Washington qui incluait ceci dans son message d’adieu :

… rien n’est plus essentiel que ces apathies invétérées permanentes contre des nations particulières et les attachements passionnés à d’autres devraient être exclus et en leur lieu et place, devrait être cultivé des sentiments justes et amicaux envers toutes. La nation qui manifeste contre des autres une haine habituelle ou une attirance habituelle, est dans une certaine mesure, esclave. Elle est l’esclave de son animosité ou de son affection qui toutes deux sont suffisantes pour la dérouter de son devoir et de son intérêt… De la même manière un attachement particulier passionnel d’une nation pour une autre produit une variété de maux. Une sympathie pour une nation favorite facilite l’illusion d’un intérêt commun imaginaire dans le cas où de véritables intérêts communs n’existent pas, tout en infusant dans l’une les animosités de l’autre, trahit la première dans la participation aux querelles et guerres de la dernière sans aucune raison ou justification.

Cela mène également à des concessions envers la nation favorite et certains privilèges refusés aux autres ce qui agit doublement à endommager la nation qui fait les concessions ; en se séparant de manière inutile de ce qui aurait dû être conservé et en exacerbant la jalousie, la mauvaise volonté et une disposition à la rétaliation. Cela donne aux citoyens ambitieux, corrompus ou mythomanes (qui se dévouent à la nation favorisée), une certaine facilité à trahir ou à sacrifier les intérêts de leur propre pays, parfois avec une certaine popularité, plaquant avec les apparences d’un sens vertueux du devoir, une déférence pour l’opinion publique ou un zèle louable pour le bien public ou l’assujettissement insensé de l’ambition, de la corruption ou de l’infatuation.

S’il semble que le premier président des Etats-Unis prédisait la condition d’asservissement et d’obéissance actuelle des Etats-Unis vis à vis d’Israël, je laisserai ici le lecteur seul juge. Plus récemment, les groupes de pression juifs (lobbies) qui ne recherchent exclusivement que le bénéfice d’Israël ont été aidés par ce soi-disant ambassadeur américain en Israël David Friedman, pour supprimer l’utilisation des mots qui pourraient mettre Israël sous une mauvaise lumière. Le contentieux surgit de l’élimination du mot “occupation” dans les rapports du ministère des affaires étrangères, pour décrire la saisie tout à fait illégale par Israël de terres en Palestine.

Les “territoires occupés” tenus par Israël depuis plus de 50 ans sont maintenant décrits comme “disputés” alors que les colonies juives sur la terre palestinienne, qui étaient auparavant routinièrement qualifiées d’illégales sont maintenant légales. Friedman a exprimé son approbation sur ces morceaux “disputés”, programmés pour être annexés après le 1er juillet. Peut-être va t’il inventer un nouveau mot pour remplacer celui d’annexer, comme quelque chose du style de “restaurer” ou “réunifier” ou mieux “satisfaire la prophétie biblique”…

Les mots sont importants à cause de la manière dont ils sont employés et le contexte aide à façonner la compréhension du lecteur ou de l’auditeur. (NdT: à ce sujet, le légiste Shawnee Steven Newcomb a longuement écrit sur la sémantique coloniale. Ce qui vaut pour cette sémantique sioniste a valu et vaut toujours pour le langage des terres colonisées d’Amérique du Nord, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, terres toujours colonisées et aux problèmes irrésolus…) Aux Etats-Unis, il y a eu un effort concerté pour établir une équivalence entre toute critique d’Israel et l’antisémitisme (NdT: Giraldi est yankee, il en va de même bien entendu en France et dans tous les pays occidentaux, certes à divers degrés.), tout en faisant de l’antisémitisme un crime de haine et ainsi convertir ce que d’aucun pourrait à juste titre considérer comme l’exercice du premier amendement de la constitution (NdT: sur la liberté d’expression, d’idée et de parole) en un crime punissable par la loi. Ceci est largement établi comme faisant partie du plan de supprimer ce boycott qui grandit sous les injonctions du mouvement BDS. 27 états de l’union ont maintenant fait passer des lois criminalisant et punissant la critique d’Israël, ceci incluant la signature d’une déclaration d’opposition au boycott d’Israël pour toutes les personnes désirant travailler pour l’état local ou fédéral ou désirant subsides et bénéfices gouvernementaux.

Donald Trump a aussi signé un décret pour combattre ce qu’il appelle la discrimination contre les juifs et Israël dans les universités et il y a plusieurs projets de lois à l’étude au Congrès visant à criminaliser le mouvement de boycott BDS en particulier, lois impliquant des peines de lourde amende et de prison.

Mais quand il faut protéger Israël dans les discours et les écrits, personne ne peut rivaliser avec les totalement soumis Européens. C’est un crime que de mettre en doute bien des détails scabreux du narratif standard de l’holocauste en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne et maintenant les façonneurs de langage travaillent d’arrache-pied pour élargir le spectre de ce qui est inacceptable dans la langue parlée ou écrite.

Une histoire des plus bizarres nous provient d’Angleterre, autrefois la mère de la démocratie parlementaire et un modèle pour ceux qui chérissaient la liberté d’expression. On se rappelle que récemment, le leader du parti travailliste (NdT: équivalent du PS français), Jeremy Corbyn, a été viré, après un effort continu mené par le rabbin en chef du pays, patron de ce qu’on peut tout à fait raisonnablement appeler le “lobby d’Israël”. Il fut affirmé que Corbyn était antisémite parce qu’il croyait aux droits humains du peuple palestinien et avaient aussi participé à plusieurs évènements pro-palestiniens. Depuis le départ de Corbyn, il y a eu un effort majeur de tous les “socialos” de purger le parti de toute trace d’antisémitisme, ce incluant bien entendu toute critique d’Israël et toutes expressions de sympathie envers les Palestiniens.

Le nouveau chef du parti Sir Keir Starmer a apparemment appris comment se comporter avec l’expérience Corbyn. Il rampe plus bas que terre devant les intérêts juifs depuis qu’il a repris le flambeau et s’est même soumis au conseil fourni par le “Conseiller indépendant sur l’antisémitisme” du gouvernement, un bureau d’intérêt spécial pas bien différent de l’abomination du ministère des affaires étrangères américain où Ellen Carr est l’envoyée spéciale pour la surveillance et le combat contre l’antisémitisme.

Le conseiller, Lord Mann, qui comme Carr est bien entendu juif, a maintenant insisté envers Starmer que l’utilisation des mots comme “sioniste” ou “sionisme” dans un contexte critique, soient regardés comme antisémitisme, si Starmer veut établir au sein du parti travailliste ce qu’il se réfère à “un anti-racisme compréhensif”. Mann veut confronter ce qu’il appelle le “racisme anti-juif” en Grande-Bretagne disant que “ce que doit faire Keir Starmer est de se conformer à la stricte définition de l’antisémitisme et ne pas en déroger. La seconde chose qu’il devra faire s’il veut vraiment implémenter un anti-racisme compréhensif incluant une lutte contre l’antisémitisme dans le parti, alors l’utilisation des mots sioniste et sionisme en tant que termes de haine, d’abus et de mépris, en terme négatif, devrait être bannie du parti.

Pas surprenant peut-être de savoir que les commentaires de Mann survinrent lors d’une discussion en ligne avec le directeur de l’Antisemitism Policy Trust, Danny Stone, un des composants majeurs du puissant lobby juif/sioniste d’Israél en Grande-Bretagne. Une grande majorité des membres du parlement britannique des deux partis sont enregistrés comme supporteurs des associaitions des “amis d’Israêl”, une autre indication du comment le pouvoir juif se manifeste en GB et à quel point les politiciens du pays sont devenus des larbins rampants.

Mann ajouta:

S’il met cela en place, celui lui donnera les outils de purger ceux qui choisissent d’être antisémites, plutôt que ceux qui le font plus par ignorance en opposition à leur attitude calculée. Je pense qu’il regarde la lutte contre l’antisémitisme comme une des choses qui marquera son leadership.”

Ainsi, au Royaume-Uni, vous êtes toujours présumé être libre de critiquer le sionisme, mais pas les Israéliens et tant que vous n’utilisez pas le mot lui-même, si vous utilisez le mot de manière critique, alors vous serez un de ceux qui seront de manière présumée, “évincés du parti travailliste pour avoir choisi d’être antisémite”. Ne vous alarmez pas si un pareil non sens prend racine aux Etats-Unis, où déjà la critique d’israël en tant que telle, évince le mot juif dans tout contexte.

Effrayés des punitions qui peuvent inclure des pertes d’emploi, comme c’est arrivé à Rick Sanchez de la chaîne CNN, les quelques ceux qui ont le courage de critiquer régulièrement Israël emploient des euphémismes génériques tels que “lobby d’Israël” ou “sionisme”, ignorant le fait que ce qui mène le processus sioniste est centré sur une forme ethnique ou religieuse. De quelque manière que l’on choisisse de brouiller l’image, le pouvoir d’Israêl aux Etats-Unis est indéniablement basé sur l’argent juif, le contrôle des médias et un accès des plus faciles aux politiciens et à leurs carrières. Quand les Amis d’Israêl en Amérique vont suivre les Britanniques et vont se rendre compte que le mot sioniste est devenu péjoratif, ils vont pour sûr tenter de le rendre inacceptable dans les discussions de salon des médias et ailleurs. Alors beaucoup de critiques de l’état juif n’auront plus de vocabulaire à utiliser, plus nulle part où aller comme en Grande-Bretagne et c’est sûrement leur intention.

 


Colonialisme encore et toujours…

Effondrer le colonialisme: La falsification sioniste de l’histoire

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 27 septembre 2019 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999

“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’: les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”
~
Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006 ~

 

 

Sionisme… Un siècle de falsification

 

Pierre Stambul

 

Février 2010

 

Source:

https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Dossier-Palestine-Sionisme-Un

 

Le sionisme est une forme de messianisme dévoyé qui a voulu créer un « homme nouveau » en éradiquant son passé. Pas étonnant donc qu’en matière d’invention pure et simple de mythes nationaux, Israël batte tous les records. Archéologues et « nouveaux historiens » israéliens l’ont bien mis en lumière ces dernières années.

Le sionisme est un nationalisme particulier : il a inventé une histoire, une langue et une identité. Comme tous les nationalismes, il pratique la négation de l’autre. C’est un colonialisme sans métropole qui ne vise pas à asservir le peuple colonisé mais à l’expulser. C’est une idéologie qui instrumentalise l’antisémitisme et le génocide nazi : les sionistes cultivent le complexe de Massada [1]. Ils et elles ont « peur de ne plus avoir peur » et la peur permet toutes les exactions. L’idéologie sioniste a créé un État sur des bases contraires à l’égale citoyenneté de toutes et tous et en a fait un pion avancé de l’Occident au Proche-Orient.

Une histoire merveilleuse mais inventée

Les fondateurs du sionisme pour la plupart n’étaient pas croyants, mais ils sont allés chercher dans la Bible les justifications d’un projet colonial. L’archéologie a établi avec certitude que les Hébreux sont un peuple autochtone. Ils ne sont pas venus de Mésopotamie et n’ont jamais été en esclavage en Égypte. Les trompettes n’ont jamais sonné à Jéricho. La conquête sanglante de Canaan par Josué qui sert aujourd’hui de justification aux colons religieux de Cisjordanie est une fiction. Le grand royaume unifié de David et Salomon que les sionistes ont voulu reconstruire n’a pas existé. À l’époque présumée de Salomon et de son temple, Jérusalem n’était qu’un village.

Certes, tout n’est pas faux dans le discours biblique. La Palestine antique a toujours été peuplée par plusieurs peuples (Hébreux, Cananéens, Moabites, Iduméens, Philistins…) avec des religions différentes [2], mais cette réalité contredit le récit sioniste.

Pour les sionistes, le peuple juif a été expulsé de sa terre en 70 après J.-C. par l’empereur Titus et s’est dispersé dans le monde. Or la religion juive était déjà présente dans différentes régions, de Babylone à Alexandrie ou Rome. C’est la religion qui s’est dispersée, pas le peuple. La religion juive a été prosélyte pendant des siècles et c’est la victoire du christianisme qui l’a obligée à cesser de l’être. Les conversions au judaïsme se sont poursuivies en Afrique du Nord (les Berbères) ou entre Caspienne et mer Noire (les Khazars) très tard. Bref, les Juifs d’aujourd’hui sont majoritairement des descendants de convertis. Il n’y a eu ni exil, ni retour [3]. Et les descendants des Hébreux de l’Antiquité sont essentiellement… les Palestiniens.

Une fausse réponse à l’antisémitisme

Le centre des histoires juives, c’est la diaspora. Les langues, les traditions, les rites et les cultures des différentes communautés juives viennent de Pologne, du Maghreb, d’Espagne, d’Allemagne, de Salonique ou du Yémen. Dans le monde chrétien, les Juifs ont vécu massacres, expulsions, discriminations, enfermement. Avec le début de l’émancipation des Juifs en Europe à la fin du XVIIIe siècle, l’antijudaïsme chrétien s’est transformé en antisémitisme racial, les Juifs personnifiant pour tous les nationalistes l’obstacle à leurs rêves fous de nations ethniquement pures. Les références des Juifs à la Palestine sont purement symboliques. D’ailleurs, quand l’Empire ottoman a ouvert ses portes aux Juifs espagnols, très peu sont allés en Palestine.

À la fin du XIXe siècle, la moitié des Juifs vivent dans un seul pays : l’Empire russe. Prolétarisés, beaucoup ont abandonné la religion et adhéré à diverses idéologies socialistes dont celle du Bund [4]. C’est dans ce contexte que naît le sionisme.

Une théorie de la séparation et un effaceur d’identité

Parodiant les nationalismes européens qui vont mener à la boucherie de 1914 ou au nazisme, les sionistes considèrent que l’antisémitisme est inéluctable et renoncent a priori à tout combat pour l’émancipation ou l’égalité des droits. Le sionisme postule l’impossibilité du mélange, clame que les Juives et les Juifs ne peuvent vivre qu’entre eux, que la diaspora n’est qu’une parenthèse. Il ne combatte pas l’antisémitisme, il l’utilise pour convaincre les Juifs de partir. Lord Balfour qui a voulu en Palestine un « foyer national juif » était un antisémite. Son but était à la fois d’implanter un morceau d’Occident au Proche-Orient et de se débarrasser de ses Juifs.

Le sionisme repose sur toute une série de mensonges fondateurs : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » ; « En 1948, les Arabes sont partis d’eux-mêmes » ; « du désert, nous avons fait un jardin »…

Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu tuer la figure du Juif cosmopolite, universaliste, engagée dans la société et dans les luttes et le remplacer par un nationaliste militariste, chauvin et imbu de sa supériorité. Il a fallu effacer les langues, les traditions et les cultures juives. Il a fallu inventer une solution territorialiste, reposant sur un processus de conquête coloniale, de négation, de marginalisation et d’expulsion de l’indigène. Le courant dit révisionniste du sionisme qui naît vers 1930 avec Jabotinsky [5] a imposé ses idées aujourd’hui : le « transfert » de tous les Palestiniens au-delà du Jourdain.

En fait, le sionisme a gommé les différences idéologiques. Toutes les institutions qu’il a créées, y compris le syndicat Histadrouth n’ont eu qu’un seul but : créer et renforcer un État pour les Juifs excluant les autochtones.

Retour au crime fondateur

L’ouverture des archives a établi avec certitude ce que les Palestiniennes et les Palestiniens ont toujours dit : l’expulsion de 800 000 personnes en 1948 était délibérée et il n’y aura pas de solution à cette guerre sans réparation de ce crime fondateur. La confiscation des terres, les villages rasés dont les traces ont été effacées et le refus du retour des expulsés étaient prémédités. Le remplacement des Palestiniens par les Juifs venus du monde arabo-musulman a été organisé. Le sionisme a construit un État ethnique où les non-Juifs sont des sous-citoyens. Il a fait de cet État une tête de pont de l’Occident. La conquête de 1967 n’est pas accidentelle, c’est la gauche sioniste qui a décidé la colonisation et qui a aidé à la création du courant national-religieux pour la réaliser. La colonisation est devenue le centre de la politique israélienne et 500 000 Israéliennes et Israéliens habitent aujourd’hui les territoires conquis en 1967.

Le sionisme ne s’est pas achevé avec la création d’Israël. Ce qui est à l’œuvre aujourd’hui, c’est « l’achèvement de la guerre de 1948 », la tentative de faire en sorte que les Palestiniens, comme les Aborigènes d’Australie, ne puissent plus jamais revendiquer leurs droits.

Ce qui rend le crime possible, c’est un travail idéologique en profondeur, la destruction des identités juives, le complexe de Massada qui persuade les Israéliens que les Palestiniens poursuivent l’œuvre des nazis et que les seules victimes, ce sont les Juifs. C’est une exploitation organisée de la mémoire du génocide alors que la résistance juive au nazisme n’était en général pas sioniste. C’est la certitude entretenue qu’« il n’y a pas de partenaire pour la paix » et que tout compromis signifie « les Juifs à la mer ».

Le sionisme est à la fois criminel pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens. Sans rupture avec le sionisme ou passage à un postsionisme, il n’y aura pas de paix.

Pierre Stambul

  • Pierre Stambul est militant de l’Union juive française pour la paix et Ami d’AL.

[1] À Massada, les zélotes révoltés contre Rome en 74 après J.-C. ont préféré le suicide à la reddition.

[2] Israël Finkelstein, Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, les nouvelles révélations de l’archéologie, Bayard, 2002.

[3] Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008.

[4] Parti socialiste révolutionnaire juif en Europe orientale, très hostile au sionisme.

[5] Vladimir Jabotinsky (1880-1940), leader sioniste inspiré par le fascisme mussolinien.

= = =

Lectures complémentaires:

Nous_sommes_tous_des_colonisés (PDF)

Pierre_Clastres_De l’ethnocide

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique

 

Sionisme, colonialisme et lois scélérates d’amalgame…

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Pour les Palestiniens sionisme rime avec colonialisme

 

Ramzy Baroud

 

25 décembre 2016

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/palestiniens-sionisme-rime-colonialisme/

 

Le 12 décembre, le gouvernement britannique a officiellement adopté une nouvelle définition de l’antisémitisme qui inclut la critique légitime d’Israël.

La définition a été adoptée au début de l’année par le groupe pro-israélien IHRA, bien qu’elle ait été envisagée mais abandonnée par l’Agence européenne anti-racisme en 2005.

C’est une initiative assez dangereuse qui mènera probablement à un approfondissement du fossé qui sépare la société civile et l’élite politique britanniques.

Les groupes israéliens et pro-israéliens en Occident ont toujours voulu imposer une confusion entre le racisme en tant que tel et la critique de l’État israélien accusé de violer de nombreuses résolutions des Nations Unies et de commettre de nombreux crimes de guerre dans les territoires occupés, en particulier dans la bande de Gaza.

L’adoption de la nouvelle définition survient à la suite d’une crise montée de toutes pièces dans la politique britannique, où le parti travailliste, sous l’autorité de Jeremy Corbyn, a été faussement accusé d’être « complaisant » à l’égard de l’antisémitisme parmi ses membres. Cette « crise » a été provoquée par des groupes pro-israéliens pour bloquer la campagne à l’intérieur du Labour (Parti travailliste) visant à faire respecter par Israël ses obligations internationales et à mettre fin au siège et à l’occupation de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

En octobre dernier, un groupe multipartite a publié un rapport qui n’a fait qu’ajouter à la confusion, condamnant l’utilisation du mot « sioniste » comme péjoratif et affirmant qu’une telle utilisation « n’a pas sa place dans la société civile ».

Alors que les manœuvres visant à mettre Israël à l’abri de la liberté d’expression en Grande-Bretagne battent encore leur plein, le débat aux États-Unis a été depuis longtemps étouffé. Il y a peu de place pour la moindre critique d’Israël dans les grands médias américains ou dans la société « bien pensante ». Cela a pour effet que la politique américaine au Moyen-Orient reste totalement inféodée aux intérêts israéliens et aux diktats des groupes de pression pro-israéliens, pour ne citer que ceux-là.

Le Royaume-Uni adopte maintenant la même position, qui n’est cependant pas une nouveauté. En fait, vendredi de la semaine dernière était un anniversaire d’une grande signification sur cette question même.

Le 16 décembre 1991, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 46/86, avec la courte déclaration suivante: « L’Assemblée générale décide de révoquer la détermination contenue dans sa résolution 3379 (XXX) du 10 novembre 1975. »

Il s’agissait de l’annulation d’une résolution antérieure qui assimilait l’idéologie politique d’Israël, le sionisme, avec le racisme.

Le texte plus long de la résolution initiale, numéro 3379 de 1975, était fondé sur un ensemble clair de principes, y compris la résolution 2106 de l’ONU de 1965 qui définissait la discrimination raciale comme « toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, Nationale ou ethnique ».

Le renversement de cette résolution est le résultat d’un lobbying vigoureux de la part des États-Unis, et de pressions qui ont duré des années. En 1991, Israël a insisté sur le fait qu’il ne participerait pas aux pourparlers de paix de Madrid organisés par les États-Unis sans le désaveu préalable de la résolution 3379. L’ONU étant l’un des sponsors des pourparlers de Madrid, la pression américaine a finalement payé et les membres de l’ONU ont été obligés de renverser leur décision.

Cependant, l’assimilation du sionisme au racisme n’est pas la seule comparaison souvent invoquée par les critiques d’Israël.

Récemment, l’envoyé équatorien aux Nations Unies, Horacio Sevilla, a été catégorique dans ses commentaires lors d’une session de l’ONU, marquant le 29 novembre comme Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

Nous avions répudié « avec toute notre force la persécution et le génocide » déclenchés par « le nazisme contre le peuple hébreu », a-t-il ajouté, « mais je ne me souviens de plus semblable dans notre histoire contemporaine que l’expulsion, la persécution et le génocide que l’impérialisme et le sionisme ont appliqués au peuple palestinien ».

La diatribe des condamnations qui s’ensuivit était attendue, alors que les responsables israéliens saisissaient encore une autre occasion de lancer des accusations d’antisémitisme contre l’ONU pour avoir systématiquement ciblé Israël, alors que, parait-il, elle s’abstiendrait de censurer les autres contrevenants.

En ce qui concerne Israël, toute critique de son État et de son idéologie politique serait donc antisémite, tout comme les exigences qu’Israël rende des comptes sur ses actions militaires.

Mais pourquoi Israël est-il tellement préoccupé par ces questions de vocabulaire ?

Au cœur de l’existence même d’Israël se cache un sentiment de vulnérabilité que toutes les ogives nucléaires et la puissance de feu ne peuvent pas faire disparaître.

Interdire l’utilisation du terme sionisme est ridicule et impraticable, sinon totalement impossible !

Pour les Israéliens qui adoptent ce terme, le sionisme peut signifier plusieurs choses, tandis que pour les Palestiniens, qui ont appris à le détester, c’est en fin de compte une seule et même idéologie.

Dans un article paru en 2012, l’auteur israélien Uri Avnery a présenté les nombreuses nuances du sionisme – le socialisme débutant (obsédé par la couleur rouge et se mobilisant autour des syndicats juifs et des kibboutzim); le sionisme religieux qui se considère comme le « précurseur du Messie »; le sionisme de droite qui exige un « État juif dans toute la Palestine historique » et le sionisme dit « libéral et laïque » comme le présentait son fondateur Theodor Herzl.

Pour un Palestinien dont la terre a été illégalement confisquée, la maison rasée par ces forces « sionistes », les nuances exposées par Avnery n’ont guère de signification. Pour eux, le terme « sioniste » est essentiellement péjoratif et évoque l’idéologie et le sionisme politique qui préconisent, participent ou justifient les actions agressives israéliennes.

Dans son article intitulé « Le sionisme du point de vue de ses victimes », le défunt professeur palestinien Edward Said expliquait : « Il n’est pas déraisonnable de constater que l’ensemble de l’expérience palestinienne-arabe semble unanime quant à l’idée que le sionisme a imposé parmi les Arabes une injustice unique, et que même avant que les Britanniques aient remis la Palestine aux colons sionistes pour y voir ensuite établi officiellement un État en 1948, les Palestiniens s’y sont collectivement opposés et ont tenté par tous les moyens de résister au colonialisme sioniste. »

De nombreux pays partagent la perception palestinienne du sionisme comme forme de colonialisme, et cette perception dominante est un fait historique et non le produit d’un quelconque égarement antisémite collectif.

La raison pour laquelle la question et le débat à propos du sionisme ne doiventt céder à aucune intimidation est que l’essence du même sionisme n’a jamais changé par rapport à sa version coloniale primitive.

L’historien israélien Ilan Pappe est d’accord avec cela : « L’idéologie sioniste et sa stratégie n’ont pas changé depuis ses débuts », a-t-il écrit. « L’idée était: ‘Nous voulons créer un État juif en Palestine, mais aussi une démocratie juive’. Donc les sionistes devaient avoir une majorité juive tout le temps… Par conséquent, le nettoyage ethnique était la seule solution applicable du point de vue sioniste. »

Cela reste la principale force motrice de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens et du refus d’Israël de rompre avec une entreprise coloniale datant du XIXe siècle pour en faire un État moderne et démocratique pour tous ses citoyens.

Pour ce faire, il faudrait sacrifier ce qui est le noyau de son idéologie sioniste, construit sur un amalgame d’identités ethno-religieuses, et adopter une forme universelle de la démocratie dans un État où les Juifs et les Arabes seront traités comme des égaux.

Résistance politique: Colonialisme sioniste et destruction du Moyen-Orient…

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Excellente analyse de Bruno Guigue ci-dessous, qui nous donne l’occasion de rebondir sur sa conclusion: Israël et l’Arabie Saoudite ne sont pas les derniers colonialistes de la planète, mais ne sont que des sous-entités du colonialisme occidental. L’empire régnant, la « nation indispensable » à la « destinée manifeste » auto-proclamée sur le monde, les Etats-Unis, eux-mêmes une dépendance de la City de Londres et de son cartel banquier criminel transnational, constituent l’entité coloniale ultime sur cette planète ; un colonialisme qui n’a de cesse de piller le monde de ses ressources au profit du plus petit nombre.

Notre chance: pour la toute première fois dans l’histoire, nous avons affaire à un empire sans terre, un empire qui se tient sur des terres volées, usurpées en héritage des dogmes et diktats de la chrétienté vaticane du XVème siècle et nous devons comprendre que ce colosse aux pieds d’argile est un empire à terre puisque sans terre. L’empire n’a aucune légitimité territoriale et se doit d’être légalement dépouillé et il le serait par les actions en justice des nations et peuple originels s’il ne contrôlait pas politiquement et financièrement tous les tribunaux internationaux rendant en cela toute « justice internationale » absolument pathétique et grand-guignolesque !

~ Résistance 71 ~

 

Le Golan et les hyènes sionistes

 

Bruno Guigue

 

18 avril 2016

 

url de l’article original:

http://arretsurinfo.ch/le-golan-et-les-hyenes-sionistes/

 

Telle une meute de hyènes venant flairer la chair décomposée, le gouvernement israélien a tenu un conseil des ministres sur le plateau du Golan. A cette occasion, la femelle dominante de la meute n’a pu s’empêcher de marquer son territoire en déclarant que ce territoire volé au peuple syrien en 1967 « resterait définitivement entre les mains d’Israël ». On n’en attendait pas moins de sa part, mais cette provocation a au moins le mérite de rappeler qu’Israël, posté en embuscade, entend bien toucher les dividendes du drame syrien.

La sanglante entreprise de destruction de la Syrie constitue en effet, pour le régime sioniste, une aubaine inespérée. Les dirigeants de Tel Aviv le savent : la liquidation de la Syrie souveraine leur offrirait le Golan sur un plateau d’argent. Dans un pays dévasté, fragmenté sur une base ethno-confessionnelle, Israël saisirait sa part des dépouilles, il participerait à ce festin de charognards dont rêvent les illuminés de la charia et leurs commanditaires, les stratèges de l’OTAN.

Car la Syrie résiste obstinément, et depuis longtemps. Malgré les défaites militaires successives, de 1948 à 1982, la nation syrienne n’a jamais capitulé devant l’envahisseur, elle n’a jamais mis son drapeau dans sa poche. D’un patriotisme farouche, elle refuse le moindre compromis avec l’occupant. A l’instar du peuple palestinien, elle réclame l’application du droit international et la restitution des territoires arabes à leurs détenteurs légitimes. Mieux encore, elle a constitué autour d’elle un axe de la résistance à l’hégémonie occidentale et israélienne dans la région.

C’est cette intransigeance qui lui vaut l’hostilité des puissances occidentales et de leurs alliés réactionnaires du Golfe. La tourmente des « printemps arabes » a fait le reste, en offrant aux ennemis de la Syrie l’opportunité d’un « regime change » aux méthodes expéditives inspirées du modèle libyen, évidemment assorti de prétextes humanitaires comme supplément d’âme. Dans la partie de bras de fer entre l’État syrien et l’opposition armée, Israël a donc choisi son camp sans hésiter. Et les bourreaux de la Palestine se rangèrent, naturellement, du côté des mercenaires de l’OTAN.

Choyée par Israël qui soigne ses blessés, il est vrai, « l’armée syrienne libre » joue son rôle à la perfection. Précieux garde-frontières, elle procure à l’occupant, à proximité du Golan, une confortable zone-tampon. Elle exerce aussi une pression militaire sur Damas, qui doit distraire de la lutte contre le conglomérat djihadiste des forces destinées à contrer cette menace sur son flanc sud. Milice supplétive à la solde du colonisateur, elle mène une existence fantomatique, nourrissant sans doute l’illusion de participer à la glorieuse révolution syrienne, alors même qu’elle fournit sa piétaille aux pires ennemis de la nation arabe.

Rien d’étonnant, non plus, si l’aviation israélienne bombarde périodiquement le territoire syrien depuis 2011. Cette participation directe au conflit a d’ailleurs été reconnue par Nétanyahou lui-même, sans doute lassé d’une omerta qui ne trompe personne. Mais Israël sait choisir ses cibles. En accordant l’exclusivité de ses frappes aériennes à l’armée arabe syrienne et aux combattants du Hezbollah, Tel Aviv administre une leçon de choses à ceux qui croient soutenir les Palestiniens tout en rêvant de la chute de Damas. Visiblement, ces faux naïfs ne semblent pas avoir remarqué qu’aucun missile israélien n’a égratigné le moindre combattant des factions armées qui combattent Damas et mitraillent les terrasses des cafés parisiens.

Car Israël sait parfaitement qui est son ennemi, et c’est cet ennemi qu’il bombarde. Quant aux héros de la révolution syrienne, leur égérie médiatique Basma Kodmani résuma leur pensée lorsqu’elle déclama en 2012 : « Nous avons besoin d’Israël ». Vendus aux ennemis de leur pays, ces opposants sans honneur qui réclamaient le bombardement de leur patrie par l’aviation étrangère, à l’évidence, prennent leurs ordres à la Kommandantur sioniste. Ils forment une pitoyable bande de traîtres qui ne doit son existence qu’aux subsides occidentaux et saoudiens.

C’est sûr : la victoire de l’opposition en Syrie mettrait fin à cette anomalie que constitue le patriotisme d’une nation qui ne s’est jamais couchée devant l’occupant. En portant au pouvoir cet improbable ramassis de comploteurs et d’illuminés, elle achèverait pour de bon le cycle du nationalisme arabe, elle soumettrait à rude épreuve la résistance arabe aux menées sionistes. Juteux dividende en perspective pour Israël ! Mais il semble que le rêve commun des hyènes de Tel Aviv et des chacals wahabites, des derniers colonialistes de la planète et de leurs petites frappes locales, soit en voie de s’effondrer. La résistance du peuple syrien et la fidélité de ses alliés, plus fortes que prévu, risquent de les renvoyer dans les cordes.

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Bruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962. Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont « Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident » (L’Harmattan, 2002).