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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Comment le silence d’un homme fait trembler l’entité sioniste…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 21 janvier 2019 by Résistance 71

Que cachent les rumeurs sur la santé de Nasrallah ?

 

Press TV

 

18 janvier 2019

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/18/586153/Isral-le-silence-loquent-de-Nasrallah

 

Les médias israéliens ont fait courir la semaine dernière la rumeur que le secrétaire général du Hezbollah aurait fait une crise cardiaque, suite à laquelle il aurait été hospitalisé dans l’unité des soins intensifs. Quelles en sont les raisons ?

Les Israéliens se rendent bien compte que la puissance militaire de la Résistance dans toute la région, de la Syrie à la Palestine en passant par le Liban, n’est plus comparable avec ce qu’elle était il y a à peine une décennie.

Au plus fort des répressions de l’armée israélienne, le Hezbollah a publié une vidéo intitulée « Vous regretterez votre insolence » dans laquelle il a mis en garde l’ennemi contre toute agression contre le Liban. Une partie du discours de Hassan Nasrallah a été diffusée avec des sous-titres en hébreu.

Hassan Nasrallah a souligné que toute attaque contre le Liban entraînerait une sévère riposte de la part du Hezbollah. « Nous riposterons à toute agression, frappe aérienne ou bombardement visant le Liban », a-t-il martelé.

Les menaces de la Résistance libanaise ont provoqué une vague de peur et de terreur parmi les Israéliens. D’autant que selon les sondages, 80 % des habitants des territoires occupés croient davantage aux paroles de Hassan Nasrallah qu’à celles de leurs propres dirigeants.

En outre, les enquêtes visant le Premier ministre israélien et son épouse dans le cadre d’un dossier de corruption, l’échec de Tel-Aviv dans la guerre des deux jours (conclue par un cessez-le-feu le mardi 13 novembre 2018) et le retrait des troupes américaines de Syrie, ont placé le Likoud, le parti dont fait partie Benjamin Netanyahu, dans une situation plus que délicate à l’approche des prochaines élections de la Knesset.

La plainte déposée par Netanyahu contre le Hezbollah auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a refusé de condamner la Résistance libanaise et son secrétaire général, n’a rien donné. Toutes les prétendues preuves qu’il avait présentées ont été rejetées et discréditées par les experts de l’ONU.

Le commandant de la 300e brigade d’infanterie de l’armée israélienne, Roy Levy, a par ailleurs affirmé : « La personnalité de Hassan Nasrallah et l’expérience qu’il a acquise ont fait de lui quelqu’un d’important. Parvenir à l’atteindre nuirait à tout son parti depuis les hauts commandants jusqu’aux plus petits soldats, et porterait atteinte à l’esprit combatif de l’ennemi. »

Mais c’est le silence assourdissant de Hassan Nasrallah qui a le plus angoissé les autorités israéliennes. Ces dernières, qui ont recouru à tous les moyens pour provoquer Hassan Nasrallah et le faire sortir de son silence, ont vu toutes leurs tentatives échouer.

Ysrael Katz, ministre israélien du Renseignement, prétend que le silence de Hassan Nasrallah est le signe que la destruction des présumés tunnels d’attaque du Hezbollah par Tel-Aviv l’ont offusqué.

Les points mentionnés montrent dans l’ensemble que les autorités israéliennes s’impatientent dans l’attente d’une prise de position par Hassan Nasrallah. Le silence assourdissant de Nasrallah est porteur d’un message : tant sur le plan militaire que sur le plan médiatique et de la guerre psychologique, c’est lui qui définit les règles du jeu et du conflit.

Le renforcement sans précédent de la puissance de la Résistance sur la scène régionale et extrarégionale ne va pas non plus sans faire paniquer les autorités du régime israélien, qui craignent pour leur avenir dans la région.

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A lire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

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Résistance au colonialisme et à l’hégémonie yankee… Fin de partie pour l’empire au Liban !

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2018 by Résistance 71

 

Lecture complémentaire:

Comprendre ce qu’il se passe au Moyen-Orient, les enjeux…

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Le Hezbollah au Liban: L’hégémonie des Etats-Unis est finie

 

Elijah J. Magnier

 

21 novembre 2018

 

url de l’article original:

https://ejmagnier.com/2018/11/21/le-hezbollah-au-liban-lhegemonie-des-usa-cest-fini/

 

La politique de l’administration américaine envers le Liban est de toute évidence mouvante et instable, avec à sa tête un président qui manque de connaissances générales sur le Moyen-Orient et par-dessus tout sur le rôle du Hezbollah dans la région. Le président Donald Trump serait apparemment prêt à réduire son soutien militaire à l’armée libanaise et à imposer de nouvelles sanctions au Liban, sans savoir que ce faisant, il renforce l’Axe de la résistance et jette le Pays du Cèdre dans les bras de la Russie et de l’Iran. Pendant que les USA infligeaient d’autres sanctions au Hezbollah, leurs partenaires européens ont tenu ces derniers mois des réunions secrètes avec des dirigeants de l’organisation pendant la visite de leurs délégations officielles à Beyrouth.

L’hégémonie des USA s’effrite peu à peu au Moyen-Orient. En Irak, le groupe armé « État islamique » (Daech) a pris son essor sous l’œil attentif et complaisant de l’administration américaine dans les mois qui ont suivi son occupation de Mossoul en juin 2014. Washington considérait Daech comme un atout stratégique, sans s’apercevoir que sa politique sans scrupule se retournerait contre ses propres intérêts au Moyen-Orient. Il s’est ainsi mis à dos l’Europe, mais surtout les peuples du Moyen-Orient, en particulier les minorités qui ont souffert énormément de la tyrannie de Daech.

La politique impitoyable des USA a mené à la création des Hachd al-Chaa’bi (les Forces de mobilisation populaire). Ces forces sont devenues depuis un membre essentiel de l’Axe de la résistance, qui rejette l’hégémonie américaine et dont l’idéologie axée sur l’indépendance comprend des objectifs similaires à ceux de l’Iran et du Hezbollah. Ces forces nationales sont généralement hostiles à Israël et à la présence des forces américaines en Mésopotamie.

De plus, les nouveaux dirigeants irakiens (le premier ministre Adel Abdel Mehdi, le président du parlement Mohamed al-Halbousi et le président Barham Salih) ont été choisis en parfaite harmonie avec la volonté de l’Iran. Si l’Irak doit choisir entre Téhéran et Washington, il ne prendra pas position en faveur de sanctions contre le peuple iranien, peu importe les conséquences. Puis si les USA forcent la main de l’Irak à cet égard, ils perdront la Mésopotamie au profit de l’Iran et de la Russie. Moscou a d’ailleurs déjà sa place au centre opérationnel de Bagdad qu’il partage avec des conseillers militaires irakiens, syriens et iraniens de haut rang, en étant prêt à combler le vide si les USA cessent ou limitent leur soutien militaire à l’Irak, tout en veillant à ce que Daech ne revienne pas occuper quelque ville que ce soit en Mésopotamie.

En Syrie, les USA, ainsi que leurs partenaires européens et arabes, visaient un changement de régime et sont devenus inextricablement liés à une politique de destruction délibérée du Levant, dont l’objectif est la chute du président Bachar al-Assad. Le Qatar à lui seul aurait investi plus de 130 milliards de dollars dans cet objectif raté. Aujourd’hui, l’estimation la plus faible des coûts de reconstruction de la Syrie oscille entre 250 et 350 milliards de dollars. La guerre imposée à la Syrie a entraîné la formation de nombreux groupes syriens entraînés par l’Iran et le Hezbollah, qui ont naturellement partagé leur expérience de la guerre avec leurs alliés. Si Assad le souhaite, ces groupes formeront une alliance solide avec l’Axe de la résistance qui prend de l’ampleur en Irak et qui existe depuis des décennies au Liban.

En Palestine, le Hamas s’est joint à la campagne visant un changement de régime en Syrie au début de la guerre en 2011. Ses dirigeants politiques ont alors déclaré leur animosité envers Assad et bon nombre de combattants du Hamas se sont ralliés à al-Qaeda tandis que d’autres ont opté pour Daech, notamment dans le camp palestinien de Yarmouk, au sud de Damas. Ces combattants palestiniens ont partagé avec les combattants syriens et étrangers leur expérience de la guérilla apprise de l’Iran et dans les camps d’entraînement du Hezbollah. Quelques-uns d’entre eux ont commis des attaques suicide contre les forces de sécurité irakiennes et des civils en Mésopotamie, et contre l’armée syrienne et ses alliés, dont le Hezbollah, au Levant.

Mais l’administration américaine a décidé de prendre ses distances de la cause palestinienne et de s’engager inconditionnellement en faveur de la politique d’apartheid israélienne à l’endroit de la Palestine. Bref, les USA soutiennent Israël aveuglément. Ils ont déclaré que Jérusalem est la capitale d’Israël, ont suspendu l’aide financière aux institutions de l’ONU qui soutiennent les réfugiés palestiniens (écoles, soins médicaux, logements) et ont rejeté le droit de retour des Palestiniens.

Tout cela a poussé divers groupes palestiniens, y compris l’Autorité palestinienne, à reconnaître que toute négociation avec Israël est inutile et que les USA ne peuvent plus être considérés comme un partenaire fiable. En outre, le changement de régime raté en Syrie et les conditions humiliantes rattachées au soutien financier arabe ont été, d’une certaine façon, les dernières gouttes qui ont fait déborder le vase et convaincu le Hamas de changer sa position, en renonçant à l’accord d’Oslo et en se joignant à l’Axe de la résistance.

Les 48 heures qu’ont duré la dernière bataille à Gaza les 12 et 13 novembre ont mis en lumière une unité sans précédent entre le Hamas, le Djihad islamique et de nombreux autres groupes palestiniens (13 groupes au total étaient réunis pour la toute première fois dans un même centre de commandement militaire), ainsi que leur proximité à l’Iran et au Hezbollah. C’est une autre illustration de l’échec de la politique des USA au Moyen-Orient.

Au Liban, le Hezbollah a acquis une expérience unique et impressionnante de la guerre au cours des cinq dernières années de lutte contre les groupes extrémistes que sont al-Qaeda et Daech, en combattant aux côtés de deux armées classiques sur de nombreux fronts : l’armée syrienne et l’armée de la superpuissance russe. Les USA semblent maintenant prêts à monter la pression sur le Liban afin de paralyser encore plus son économie. Ces sanctions vont probablement affecter davantage le Liban que le Hezbollah comme tel.

Les USA ont mis sur leur « liste des terroristes » des propriétaires de bureaux de change au Liban qui ont échangé des euros obtenus de l’Iran contre des dollars. Ils ont arrêté un homme d’affaires bien connu qui profite de la sympathie que lui témoigne le Hezbollah et qui vend ses propriétés à rabais aux militants du Hezbollah et à leurs familles.

Avec la collaboration de l’ancien premier ministre Haidar Abadi, les USA ont également obtenu de Bagdad de geler plus de 90 millions de dollars dus à un entrepreneur en construction libanais qui avait honoré des contrats dans diverses villes irakiennes, parce que les Américains l’accusent d’être proche du Hezbollah.

En outre, le département du Trésor des USA oblige la banque centrale libanaise à fournir une quantité impressionnante de renseignements et de données sur les civils, sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme, et a réussi à geler les comptes de nombreux chiites, y compris ceux qui n’ont absolument rien à voir avec le Hezbollah.

Enfin, l’administration américaine a ajouté à sa liste des terroristes le secrétaire général du Hezbollah, son adjoint et divers hauts dirigeants. Ces hommes ne pourront ainsi jamais visiter Disneyland ou se la couler douce à Las Vegas!

Les USA ne semblent pas s’apercevoir que l’Iran et la Russie ne demandent pas mieux que de voir les USA lever leur soutien conditionnel à l’armée et au gouvernement libanais. En coordination avec le gouvernement libanais, l’Iran peut construire de nombreuses usines au Liban, fort de son expérience dans divers domaines, dont l’industrie pharmaceutique, la production automobile, les services publics et l’industrie militaire. Pour sa part, la Russie s’active déjà à établir des relations avec les responsables libanais, en les invitant à Moscou, ce qui lui permettra d’accroître sa présence et de s’implanter au Liban.

Les USA ne peuvent rien faire aujourd’hui pour réduire la puissance militaire du Hezbollah. Sayyed Nasrallah serait apparemment prêt à lancer ses missiles de précision contre Israël pour montrer sa force et, surtout, pour faire ressortir toute la faiblesse d’Israël dans une guerre à venir. Il ne fait aucun doute qu’Israël possède un arsenal militaire impressionnant ayant une grande capacité de destruction. Sauf que depuis 1949, Israël n’a jamais eu à subir les tirs de missiles de précision, aux ogives contenant des centaines d’explosifs, capables de survoler l’ensemble du territoire israélien et d’atteindre n’importe quelle cible.

Si le Dôme de fer d’Israël arrive à intercepter 80 % des missiles du Hezbollah, les conséquences découlant des 2 000 missiles (sur 10 000, dont 8 000 seraient interceptés) qui atteindraient leurs cibles avec 400 à 500 kg de charge explosive chacun sont inconcevables pour Israël. C’est l’équivalent d’un million de kg d’explosifs, et ce, dans l’éventualité où le Hezbollah se limitait à 10 000 missiles (Israël soutient que le Hezbollah possède 150 000 roquettes et missiles).

Le Hezbollah représente une partie importante de la population libanaise. C’est une organisation non conventionnelle, qui a fini par faire partie intégrante « du cœur et de l’esprit » de la population, une ancienne stratégie que le Hezbollah a adoptée pour mieux s’intégrer à la population et à la société dans laquelle il vit.

Le Hezbollah a déployé sa force à l’échelle nationale à une occasion, soit le 7 mai 2008, lorsque le groupe a pris la capitale libanaise en ne tirant que quelques coups de feu et en beaucoup moins de temps qu’il n’a fallu à Israël pour occuper Beyrouth en 1982. Le Hezbollah n’a pas besoin de recourir à la force militaire pour contrôler le Liban. D’autant plus que les chiites libanais ne sont dorénavant plus les seuls à faire partie de l’Axe de la résistance. L’Axe n’hésitera pas à se retourner contre les USA s’il est poussé à prendre le contrôle du pays, ce qui pourrait survenir si les USA poursuivent leurs efforts en vue de subjuguer le Liban à leur hégémonie.

Résistance politique Moyen-Orient: « Le Hezbollah représente la résistance face à Israël » (Michel Aoun)

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Liban: Michel Aoun “Le Hezbollah représente la résistance face à Israël”

 

Stefano Mauro

 

6 octobre 2018

 

source en français:

https://www.investigaction.net/fr/liban-aoun-le-hezbollah-represente-la-resistance-face-a-israel/

 

« Une partie de l’opinion publique étrangère prétend que le Hezbollah est le principal problème de notre pays. Au contraire, le mouvement chiite représente la Résistance contre la menace israélienne, comme on l’a vu en 2000 et 2006 ». Interviewé par le journal français Le Figaro, le chrétien-maronite Michel Aoun, Président de la république libanaise, a clairement dénoncé les accusations persistantes des médias étrangers selon lesquelles le pays des cèdres est l’otage du Hezbollah.

Aoun a également précisé que, compte tenu de l’excellent climat de collaboration avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, un accord précis avec les milices chiites fait « partie intégrante du système de défense nationale, sous le commandement du Président qui est son chef ».

A propos des polémiques internes sur l’intervention chiite en Syrie, le président libanais a répété que l’action menée contre Daech et Al Nousra avait permis au pays des cèdres de résister à la menace djihadiste et au risque de désintégration en cantons ou régions communautaires et confessionnelles.

« Notre problème » – a déclaré Aoun – « est plutôt une ingérence étrangère dans nos politiques ainsi que les fréquentes provocations israéliennes à l’intérieur des frontières nationales ».

Une référence précise à l’épisode de lundi dernier où, pour la première fois, deux F-16 israéliens ont été interceptés par deux chasseurs russes et ont été forcés de retourner dans l’espace aérien de Tel-Aviv étant donné que, après le fait du II 20 qui a été abattu, Moscou a interdit officiellement l’utilisation de l’espace aérien libanais et syrien “pour des exercices militaires”.

Aoun a ensuite abordé la question de l’impasse politique interne. En effet, le Premier Ministre Saad Hariri n’a pas encore réussi à former un gouvernement pour le pays, quatre mois après la victoire de la coalition “8 mars” (Hezbollah et Amal pour les chiites, le Courant Patriotique Libanais d’Aoun pour les maronites, le Parti Communiste Libanais et d’autres partis minoritaires) sur celui du “14 mars” (le parti Mustaqbal de Saad Hariri pour les sunnites, le PSP druse de Jumblatt et les Forces Libanaises de Geagea pour les maronites).

« Notre coalition a une majorité au parlement avec 79 sièges sur 128 et essaie de jouer un rôle de médiateur pour former un gouvernement d’unité nationale et sortir de cette impasse», a déclaré le président libanais, «même si, derrière le veto du FL et du PSP pour obtenir des ministères de poids, il y a les Etats-Unis et leurs alliés saoudiens qui visent à déstabiliser le pays d’un point de vue politique et économique après avoir échoué avec l’arme du terrorisme djihadiste».

Le dernier “cadeau” de l’administration Trump a été la suspension du financement pour l’Unrwa dans le but d’obliger les pays de la diaspora à absorber les 500 000 palestiniens présents dans les camps de réfugiés du pays et à annuler définitivement leur “Droit de retour”.

Situation difficile confirmée par le secrétaire général du Hezbollah qui a déclaré qu’une «solution pour la formation d’un gouvernement est encore loin, principalement en raison de l’ingérence des Saoudiens et des Américains”. En ce qui concerne les attaques de Tel-Aviv contre de “prétendues” cibles du Hezbollah en Syrie ou aux passages dans le territoire libanais, Nasrallah a été péremptoire : « la Résistance est prête à toute éventualité et elle est plus forte que l’armée israélienne grâce à ses nouveaux armements et à son expérience en Syrie».

Déclarations qui ont déclenché des discussions dans la presse israélienne. Selon Yossi Melman, expert militaire et journaliste du quotidien Maariv, un rapport des services de renseignements israéliens révèle que le Hezbollah possède « un arsenal de plus de 120 000 missiles de dernière génération capables de frapper tout le territoire national pour lequel le système de défense Iron Dome serait inefficace “.

Selon Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef du journal en ligne Rai Al Youm, « l’affirmation de Nasrallah ne serait ni fantaisiste ni exagérée, puisque le seul avantage de Tel-Aviv est l’utilisation de l’aviation que le Hezbollah ne possède pas ». « Un tel nombre de missiles anti-aériens » – conclut Atwan – « éliminerait cet avantage parce que le Hezbollah possède actuellement des unités spéciales, blindées et amphibies, qui rendraient difficile l’avancée terrestre sur le territoire libanais par Tel Aviv, après l’échec dans le conflit du 2006.”

Enfin, comme rapporté par le site israélien Debkafile, la décision de Moscou de fournir à la Syrie, et probablement au Hezbollah, le système de défense antimissile S-300 a suscité beaucoup d’inquiétude dans l’état-major de Tel-Aviv «car cela empêcherait tout type de raid aérien avec un risque élevé de pertes d’avions »

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Lectures complémentaires:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Manifeste pour la Société des Sociétés

Fabrication coloniale au Moyen-Orient: Israël outil de domination coloniale de l’empire anglo-américain…

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“Étant donné que le magnétisme du sentiment national était insuffisant pour attirer les juifs de toutes les parties du monde, les deux courants du sionisme, l’un religieux et l’autre fondé sur un nationalisme séculier, s’accordèrent sur l’importance de la religion comme tremplin principal de promotion. Ainsi, le projet sioniste fut formé avec une focalisation sur le fanatisme religieux et un racisme sémitique, utilisant les pires méthodes pour parvenir à ses fins.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

“A cause de notre apparition à la conférence de Genève et nos liens d’amitiés avec l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), L’American Indian Movement (AIM) a obtenu une bonne part de crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’OLP, nous sommes vitalement intéressés à reconquérir notre pays, notre territoire et notre souveraineté.”

~ Russell Means, 1995 ~

 Cette analyse très lucide de Hassan Nasrallah ci-dessous, conforte ce que nous avons toujours soutenu: historiquement le sionisme et la création de l’état sioniste sont des outils de l’impérialisme et du colonialisme anglo-américain. Ce dogme ne fait que servir des intérêts bien particuliers et nous maintenons que si demain, ces intérêts divergeaient, l’empire lâcherait Israël comme une vieille chaussette, sans sourciller. Le sachant pertinemment, les sionistes israéliens tentent de se préserver par le lobbyisme qui utilise le fric de la diaspora. C’est aujourd’hui une partie de “tu me tiens, je te tiens par la barbichette…” Israël n’est que l’extension du projet colonial anglo-américain géré par la city de Londres (banque d’Angleterre/Vatican) et Wall Street (succursale de la City de Londres), il applique les méthodes de nettoyage ethnique qui furent en premier lieu mise en application en Amérique du Nord contre les populations autochtones. Le parallèle ne s’arrête pas là, il suffit de regarder la déconstruction de la Palestine, qui pour les autochtones palestiniens est devenue une gigantesque réserve indienne encerclée par l’armée coloniale pour se convaincre de la similitude flagrante si besoin s’en faisait encore sentir. En cela, l’action de la résistance palestinienne, du Hezbollah et leur leadership peut se comparer sans gêne à la résistance amérindienne au colonialisme européen chrétien sur le continent depuis le XVème siècle. Hassan Nasrallah est en quelque sorte le Sitting Bull du Moyen-Orient, leçons tirées, il ne finira pas comme son illustre prédécesseur dans la lutte anti-coloniale eurocentrique, peut-être même réussira t’il dans cette partie du monde là où tant d’autres ont échoué.

Nous encourageons vivement notre lectorat à lire la transcription française du discours de Nasrallah en suivant le lien vers Al Manar ci-dessous, elle se trouve sous l’article.

— Résistance 71 —

 

Israël: un outil dans le projet américain

 

Hassan Nasrallah

 

 

24 Octobre 2015

 

Source: Extrait du discours de l’Achoura 2015

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=265175&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

[…]

Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano-occidentale dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet. 

C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, – dont le Conseil de sécurité, où le veto est interdit-, en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant. 

Qu’adviendra-t-il à  cet Israël, si les usa en arrivaient un jour à s’affaiblir, à vouloir sortir de la région, à s’occuper de leur propres affaires exclusivement pour des raisons internes, quel serait donc le destin de cet Israël, pourrait-il survivre dans notre région. Pas du tout. Cet Israël n’est qu’un outil US.

Le peuple palestinien et les autres peuples, à leur tête les Libanais, qui ont souffert des agressions israéliennes, de l’occupation, des massacres israéliens entre autre, supportent le fardeau de ce projet où Israël n’est qu’un outil


. Ceux qui assument la première responsabilité de tous les crimes, massacres, et colonisations d’Israël, et tout ce qu’il commet aujourd’hui, dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, à al-Quds et l’intérieur de la Palestine, ce sont les USA et l’administration US actuelle, et toutes les autres précédentes qui se sont succédées,  avant Netanyahu même et son armée terroriste.

[…]

 

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En parallèle:

 

“Parce qu’être est une proposition spirituelle et profiter est un acte matérialiste, les penseurs eurocentriques voient, par exemple, non pas une superbe montagne qui peut-être appréciée pour son sens de la beauté et les merveilles qu’elle évoque et abrite, mais comme une ressource à exploiter comme un produit à être consommé, transformé ou exploité. Quand la montagne a fini par être pulvérisée en gravier étendu sur les routes et que ses lacs ont été transformés en cloaques de contaminants industriels et miniers, le penseur eurocentrique n’est heureux que jusqu’à la contemplation de son relevé de bénéfices trimestriel, une abstraction. La réalité, la montagne et le lac, et la joie même de l’existence sont quant à eux disparus à tous jamais.

La moitié de l’uranium disponible aux Etats-Unis et un tiers des réserves de charbon de l’occident se trouvent toujours sur des territoires indiens, sur nos réserves. La réserve de Pine Ridge, avec ses énormes dépôts naturels d’uranium a été classifiée comme “Zone Nationale Sacrifiée”. En d’autres termes, l’homme blanc a décidé qu’il avait besoin d’une énergie bon marché et de bombes nucléaires plus que nous, les Indiens avions besoin de nos maisons etde nos terres. Le meilleur moyen, plus efficace d’extraire et de transformer l’uranium naturel est de larguer des déchets radioactives près des mines, rendant ainsi la région inhabitable à tout jamais. Ceux qui recherchaient l’uranium voulaient aussi pomper l’eau de dessous nos territoires de façon à s’assurer que rien de vivant ne pourrait survivre sur notre terre.

Nous résistons au fait d’être transformés en ‘Zone Nationale Sacrifiée’, nous résistons à la volonté de faire de nous des peuples sacrifiés. Les dégâts causés par l’exploitation industrielle ne sont pas du tout acceptables pour nous. Extraire l’uraniun d’ici et pomper notre eau est un génocide. Malgré cinq siècles de génocide et de persécutions sur le continent, les Amérindiens sont toujours ancrés dans leurs traditions et prophéties, celles que nous avons apprises de la Nature et de nos anciens ainsi que des pouvoirs spirituels. Tant que les penseurs eurocentriques continueront de molester notre terre-mère, une catastrophe environnementale est inévitable et quand tout cela sera fini, nous les Indiens, seront toujours là à habiter ce continent, même si nous ne sommes plus qu’une poignée vivant haut dans les Andes.”

~ Russell Means, 1995 ~

Le colonialisme de l’empire à l’œuvre au Moyen-Orient… Israël outil de l’empire…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2015 by Résistance 71

“L’hégémonie américaine ne garantit que l’autorité des leaders qui se soumettent aux intérêts états-uniens et étant donnée sa forte position internationale, les Etats-Unis sont capables de blâmer quelque accusation que se soit envers quelque entité de son choix, lançant des slogans siffisamment attractifs pour mettre en œuvre des séries de mesures visant à renverser des régimes, que ces régimes soient de fait coupables des accusations portées contre eux ou pas.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

Excellente visions politique et géopolitique exprimées par Hassan Nasrallah (comme d’habitude) dans son discours de l’Achoura. Nous encourageons à lire la transcription de son discours en français sur le lien d’Al Manar ci-dessous (sous l’article que nous relayons ici). On gagne toujours à lire ses analyses. Nous sommes en parfaire adéquation avec ce qu’il dit sur Israël: l’entité sioniste n’est qu’un outil de l’empire anglo-américain dès son origine. Nous pensons que le jour où l’empire pensera qu’Israël a rempli son rôle et devient un boulet, l’empire le larguera sans sourciller. Pour l’heure c’est la collusion des « deux peuples élus », car n’oublions pas que dans la doctrine de l’exceptionnalisme yankee, le peuple des Etats-Unis est vu et compris comme le « peuple élu de dieu » dont la « destinée manifeste » fut de créer les Etats-Unis pour rayonner sur le monde. La première conférence sioniste mondiale s’est tenue à Bâle en Suisse du 19 au 31 Août 1897. L’exceptionnalisme étatiste yankee remonte au puritains immigrants du début du XVIIIème siècle. L’empire, tout comme Israël, est construit sur un mythe biblique et la mise en application du dogme du « peuple élu » (cf. nos traductions de Steven Newcomb sur ce blog). Israël est fondé sur le modèle américain de nettoyage ethnique placé sous stéroïdes. Si le mantra colonialiste nord-américain a été « l’assimilation des populations autochtones ou la mort », le mantra de l’entité sioniste est devenu « l’expulsion ou la mort », il n’est pas du tout question d’une quelconque « assimilation » palestinienne de fait parce qu’elle est impossible et immorale puisque personne ne devrait avoir à « s’assimiler », terme ethnocentrique et colonialiste par excellence.

— Résistance 71 —

 

Les USA véritable chef de guerre pour soumettre la région

 

Al Manar

 

24 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=265175&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

C’est en se pointant en personne sur la tribune de la salle « Maitre des Martyrs » au coeur de la banlieu sud, au sein d’une foule passionnée qui semblait attendre son apparition en chair et en os, que le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a prononcé son discours politique, le deuxième durant cette décade de Achoura, et dans lequel il s’est voulu mettant les points sur les i  sur les événements tragiques qui traversent notre région.

Commentant la montée de la mouvance takfiriste au Moyen Orient, laquelle alimente ses innombrables foyers de tensions et de guerres meurtrières qui se voulaient être sectaires, son éminence l’a attribuée principalement aux États-Unis qui se servent d’elle, comme de tous les acteurs régionaux, arabes et musulmans. Le but final étant d’après lui « de soumettre les Etats récalcitrants qui aspirent à être indépendants, souverains, et maitres de leur sorts et leur destin ».

« Les guerres dans la région sont dirigées par les Etats-Unis qui à eux seuls rythment sa cadence», a-t-il déploré, révolté.

C’est parce que la Syrie, l’Irak, le Yémen, l’Iran veulent être indépendants et décider librement de leur sort, à la lumière des intérêts de leurs peuples, que les États-Unis ont voulu leur lâcher ces takfiristes, leur ont déclenché des guerres, ou leur ont imposé des sanctions, des embargos (…) dans l’objectif final de les soumettre à leur volonté», a-t-il poursuivi.

 Selon lui, les USA qui sont les héritiers de l’ère de la colonisation veulent imposer leur hégémonie et leur suprématie dans cette région comme dans le monde entier, et veulent décider de tout : « nos politiques, nos économies, nos cultures, le prix de nos ressources, de notre pétrole et gaz,  (…) », entre autre. 
 
« Seulement dans les apparences nos richesses sont entre le mains des dirigeants arabes. Mais en réalité, ces dirigeants sont tellement impuissants qu’ils ne peuvent même pas décider du prix des hydrocarbures », a-t-il lancé ironiquement. 

En revanche, a-t-il signalé, les pays qui refusent et résistent, seront en proie à la vengeance des USA, à leurs guerres, sanctions, embargos…

Concernant la République islamique, Sayed Nasrallah a assuré que ce sont les USA  qui ont fabriqué le mensonge qu’elle veut confectionner un programme nucléaire militaire, et l’ont fait avaler au monde entier, puis l’ont soumis aux instances internationales, pour imposer des sanctions contre ce pays et tout son peuple.

 Quant à l’ennemi israélien, il n’est selon lui qu’un outil régional dans le projet américain dans la région, raison pour laquelle il jouit de son soutien infaillible.

Sayed Nasrallah estime que les Etats Unis ont voulu à tout prix transformer les guerres qui émaillent la région en un affrontement entre sunnites et chiites, «mais ils ont échoué et ce grâce aux efforts sincères et honnêtes de nombreux ulémas sunnites », dans le monde arabe et musulman. 

Selon  son éminence, cette bataille porte des similitudes avec celle que l’Imam Hussein avait menée, lorsqu’il a été amené à faire le choix entre la soumission et l’humiliation d’une part, et la mort et la guerre de l’autre.  

Raison  pour laquelle, pas question selon le commandant de la résistance islamique de se replier ou de faire preuve d’aucune faille face à cette bataille.

«Ceux qui misent sur notre fatigue et notre repli, nous leur disons que nous avons une forte croyance en cette bataille, et nous allons y faire part de toutes nos forces, et nous allons y triompher aussi », a-t-il juré.

En sortant, la foule des fidèles de la commémoration de Achoura scandaient « A mort les USA » « Nous ne serons point humiliés », reprenant en chœur le slogan de l’Imam Hussein à Achoura, devenu l’emblème de toutes les batailles que le Hezbollah a menées .

Résistance à l’empire: Incursion israélienne au Liban repoussée par la résistance…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 9 août 2013 by Résistance 71

Lorsqu’un commando israélien est tombé dans une embuscade de la résistance

 

Al Manar

 

8 Août 2013

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=124463&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

Que s’est-il réellement passé dans la nuit de mardi à mercredi, sur la frontière libano-palestinienne, lorsque 4 soldats israéliens (selon ce qu’en disent les israéliens) ont été blessés (selon ce qu’en disent les Israéliens) après s’être infiltrés dans une région libanaise limitrophe.

La question vaut la peine surtout que les autorités israéliennes s’emploient à camoufler l’affaire.

Elles ont véhiculé la version de l’explosion d’une mine restante de la guerre 2006. Une version qui ne tient pas, car ce n’est pas la première fois que les soldats israéliens empruntent ce chemin. Une mine aurait dû exploser dès la première fois.

Dans les faits, rapportent le journal libanais al-Akhbar, ce sont deux explosions successives à un intervalle de 20 secondes qui ont lieu. Elles ont été provoquées par deux petits engins explosifs liés par un fil à 4 récipients remplis de boules de plomb.

Parmi les signes des tentatives de camouflage israéliennes : les équipes de secours et d’évacuation israéliennes qui sont intervenues sont restées quatre heures et demie pour éliminer toutes les traces visibles liées aux explosions.

Lorsque des militaires libanais et internationaux sont arrivés sur les lieux, ils ont directement constaté que le cercle de dévastation des deux explosions était de l’ordre de 30 mètres, ce qui était suffisant pour frapper tout ce qui y bouge, ainsi que les arbres et mêmes les pierres. Les traces des boules de plomb étaient bien visibles sur les arbres, ainsi que quelques petites gouttes de sang . Comme si elles ont été laissées sciemment pour faire croire que l’explosion n’est pas importante.

A cet égard, un autre élément nous met la puce à l’oreille : les autorités israéliennes ont imposé une censure sévère aux équipes médicales chargées de soigner les militaires touchés. Mêmes les medias, les maires et les militaires se sont vus dans l’interdiction de donner des détails supplémentaires. Soulevant davantage de doutes sur la versin israélienne officielle.

Seuls le Premier ministre et son ministre de la guerre ont été  autorisés à parler. Il est question « d’une mission pour protéger les frontières ».

«  Ce qui veut dire que l’ennemi a commis la bêtise de violer la frontière libanaise, pour en fin de compte tomber dans un piège que seule la résistance est apte à lui tendre », déduit le rédacteur en chef du journal, Ibrahim Al-Amine. « Il semble que l’unité israélienne est tombée dans une embuscade et la question qui se pose est de savoir comment le Hezbollah était au courant de sa présence », poursuit-il.

Sachant que les militaires appartiennent à l’unité d’élites de l’armée israélienne (parmi les rares informations que les medias ont été autorisés de diffuser), cette question est d’autant plus importante que la région pénétrée, Labbouné, située à proximité de la localité de ‘Alma-Chaab, se trouve dans le champ de surveillance des deux plus grands points de surveillance israéliens de la région ouest. Et que les militaires israéliens ont emprunté une route tortueuse recluse pour ne pas être repérés ni par l’armée libanaise, ni par la force de la FINUL qui dispose d’un point là-bas.

En attendant la version de la résistance, qui  ne devrait pas tarder à venir (peut-être dans le  prochain discours de Sayed Nasrallah prévu le 14 août prochain), l’effonfrement de la théorie de la « Soutane brûlée » et avéré. Soigneusement développée par le chef d’état-major israélien Benny Gantz, elle préconisait que la résistance au Liban a été freinée, voire détournée du conflit contre Israël et de la surveillance des frontières, en raison de son implication en Syrie et de la campagne dont elle fait l’objet.

Conclusion incontournable au lendemain de cette opération, la résistance donne la preuve qu’elle est toujours sur ses gardes. En dépit de l’élargissement de son champ de bataille, et de toutes les menaces qui lui sont brandies, sa boussole ne change pas de direction.