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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Le projet de naturalisation des Palestiniens et le problème des réfugiés syriens (H. Nasrallah)

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Nasrallah dénonce le projet de naturalisation des Palestiniens et la crise des réfugiés syriens (au Liban)

 

Extraits du dernier discours du SG du HB Hassan Nasrallah

 

31 mai 2019

 

Source de l’article en français:

https://lecridespeuples.fr/2019/05/31/nasrallah-denonce-le-projet-de-naturalisation-des-palestiniens-et-linstrumentalisation-de-la-crise-des-refugies-contre-la-syrie/ 

 

[…] Le troisième point (de mon propos concerne) la question de l’installation (permanente des réfugiés palestiniens au Liban et ailleurs). Je tiens à attirer l’attention sur le fait que la chose la plus importante que peuvent entraîner la conférence économique du Bahreïn (prévue les 25 et 26 juin 2019 pour annoncer l’Accord du Siècle) et les investissements économiques (en faveur de la Palestine) qui doivent y être débattus, ainsi que certaines mesures incitatives et des aides financières ici ou là, tout cela peut ouvrir grand la porte à la naturalisation des frères palestiniens (réfugiés) au Liban et dans le reste des pays dans lesquels ils se trouvent, en plus des pressions et des restrictions que subit l’UNRWA, et qui peuvent conduire à l’arrêt de ses activités (d’aide vitale aux réfugiés palestiniens, surtout à Gaza).

De même, comme pour la question de la délimitation des frontières (entre le Liban et la Palestine occupée), il y a un terrain d’entente, un arrière-plan commun au niveau de la scène libanaise, à savoir que les Libanais, malgré les nombreuses divergences qui les opposent, sont unanimes dans le refus de la naturalisation (des Palestiniens), au niveau de la Constitution, politiquement, patriotiquement, et sur tous les plans. Il y a également un terrain d’entente avec nos frères palestiniens présents au Liban, car tous les Palestiniens, que ce soit les factions palestiniennes, le peuple palestinien (dans son ensemble), les réfugiés palestiniens, tous nos chers et honorables frères Palestiniens présents au Liban sont unanimes dans leur rejet de la naturalisation, et insistent pour affirmer leur droit au retour dans leur terre, en Palestine, dans leurs contrées, leurs propriétés, et leurs maisons. C’est là un terrain d’entente (entre tous les Libanais et tous les Palestiniens).

A présent, nous sommes à un stade où il ne nous suffit plus de tous déclarer que nous sommes contre la naturalisation (des Palestiniens). O les Libanais, ô les Palestiniens du Liban, il semble que le danger de la naturalisation se rapproche dangereusement. Et c’est pourquoi j’appelle à une rencontre rapide, qui n’a nul besoin d’être longuement préparée, car ce n’est pas une table de négociations, ni un ensemble de conférences. (Cette réunion ne nécessitera) pas de longues journées (de préparation ou de tenue). Il s’agit simplement d’une réunion des responsables libanais et des responsables palestiniens au Liban afin de discuter sérieusement du danger rampant et proche de la naturalisation, et d’élaborer un plan pour lutter contre lui.

Bien sûr, je ne parle pas ici du Comité de dialogue libano-palestinien (CDLP) qui débattait de problèmes majeurs de manière détaillée, mais d’une réunion qui se surajoutera à ce Comité, ou se mettra à ses côtés, ou se tiendra à un niveau supérieur, et je suggère que cela se tienne à un haut niveau, incluant les principaux responsables, et de manière sérieuse. Aujourd’hui, nous devons être vigilants, et il ne suffit pas que je fasse une déclaration (contre la naturalisation), que les autres (libanais) fassent de même et que nos frères palestiniens aussi, et (de croire que) tout ira bien. En aucun cas. Car dans nos déclarations, nous sommes tous opposés à la naturalisation. Mais quel est le plan d’action commun libano-palestinien (qui va être mis en place) ? Nous avons besoin d’un plan commun pour faire face au danger de la naturalisation rampante et proche. Nous devons tous nous assoir ensemble, les responsables libanais et palestiniens concernés doivent s’assoir et mettre en place un plan d’action. Et quant à ce qu’on pourra nous demander en guise d’idées, de suggestions ou d’aide active, nous sommes bien sûr tout à fait disposés à participer à cette lutte nationale patriotique fondamentale.

Le quatrième point de mon discours est un mot sur les réfugiés syriens, ce à quoi j’ai fait référence (au début de mon discours) en ce qui concerne la Syrie. Je vais également en parler de manière brève, même si ce sujet mériterait lui aussi qu’on lui consacre une heure entière, car il regorge de détails fastidieux. Mais aujourd’hui, je me contenterai de dire ceci aux Libanais : tout le monde au Liban est unanime, et c’est également un terrain d’entente – j’essaie d’être positif aujourd’hui, et de rechercher les terrains d’accord entre tous les Libanais. Au niveau des apparences, tous les Libanais sont unanimes pour déclarer qu’ils veulent aider au retour de nos frères et des familles de réfugiés syriens dans leurs pays. Nous sommes tous d’accord sur le principe, mais nous divergeons sur la manière, les moyens, etc.

Mais la vérité de la chose, pour révéler toute la vérité et être clair, et ne pas façonner de toutes pièces de fausses raisons pour ces divergences : la véritable raison (des entraves au retour des Syriens) est une raison politique. Tout cela est lié aux prochaines élections présidentielles en Syrie. Le mandat du Président Bachar al-Assad arrivera à son terme en 2020-2021, et des élections se tiendront quoi qu’il arrive, indépendamment de ce qui peut se produire ou pas à Astana, à Genève, qu’un Comité constitutionnel soit organisé ou pas, qu’une issue politique (au conflit) soit trouvée ou pas, des élections présidentielles se tiendront à la date prévue. Il y a une insistance des Etats-Unis, des pays occidentaux (France, Grande-Bretagne, etc.) et des pays du Golfe…

Nous devons être clairs. Aujourd’hui, le peuple libanais est unanime dans sa volonté de régler ce dossier, dont les souffrances sont partagées (entre Syriens et Libanais) : les Syriens souffrent d’être déplacés, sauf une minorité d’entre eux qui a réussi à se faire une situation au Liban, et ont maintenant des magasins, des restaurants, des locaux, des ressources, ils travaillent et tout va bien pour eux, et sont à l’aise, mais c’est une minorité. La majorité des déplacés syriens vivent les souffrances du déplacement. Les Syriens souffrent, et les Libanais également en souffrent, dans toutes les régions. A un certain stade, certains, et c’est bien malheureux, ont essayé de donner aux divergences sur la question des déplacés une dimension sectaire, une dimension religieuse ou régionale. Mais aujourd’hui, tous les Libanais, dans toutes les régions, quelle que soit leur groupe religieux, souffrent également des conséquences de ce déplacement (massif) et sont donc concernés par celui-ci. Ils en souffrent économiquement, socialement, sur le plan sécuritaire, et vous connaissez les détails de cette situation. Nous voyons les informations chaque jour, et connaissons bien les détails de la situation.

Pourquoi les souffrances des réfugiés syriens perdurent-elles au Liban ? Pourquoi les souffrances des Libanais perdurent-elles ? Pourquoi les deux parties doivent-elles continuer à porter tous ces fardeaux (énormes) ? Pour une raison simple. Telle est la vérité. Telle est la vérité : les Etats-Unis, l’Occident et pour le moins certains pays du Golfe ne veulent pas que les déplacés syriens retournent dans leur pays, pour le moins pas avant les élections présidentielles syriennes. La raison est (purement) politique.

Cela n’a aucun rapport avec des considérations humanitaires. Au contraire, les considérations humanitaires exigent que chacun retourne chez lui, dans sa maison, à ses magasins et ses champs, à sa famille et à ses proches, à sa patrie. Et cela n’a rien à voir avec des raisons sécuritaires. Tous ceux qui sont rentrés en Syrie y vivent (en paix) comme le reste des Syriens. Les rumeurs que certains responsables libanais ont essayé de répandre sur le fait qu’il y aurait des meurtres, des règlements de comptes, etc., ne sont que des inventions et des mensonges, et je demande – je l’ai déjà demandé en dehors des médias à certains responsables au niveau de l’Etat – que ces fausses affirmations fassent l’objet d’une enquête, car elles sont dangereuses. Et en vérité, ces affabulations constituent une accusation (mensongère) contre tous les partis politiques qui ont soutenu ou facilité le retour (des Syriens), et en particulier contre une institution sécuritaire de première importance et respectée au Liban, à savoir la Direction de la Sûreté Générale au Liban, qui a pris en charge le dossier de manière centrale. Ces mensonges, qui visent à faire peur aux déplacés syriens pour qu’ils ne rentrent pas dans leur pays, ne sont nullement fondés, mais servent l’objectif politique dont je viens de parler.

En ce qui concerne l’Etat et le gouvernement syriens, il y a plusieurs années de cela – ce n’est pas récent –, lors d’une rencontre avec le Président Bachar al-Assad, je lui ai parlé franchement et lui ai demandé en toute franchise : « Voulez-vous que les déplacés syriens reviennent en Syrie ? » Car il fallait que nous nous comprenions bien. Nous sommes alliés et amis, et il ne faut pas que l’on se nuise (même involontairement). Il m’a répondu en toute franchise et en toute sincérité : « Oui, nous voulons qu’ils reviennent tous en Syrie, et nous sommes prêts à accorder toutes les facilités pour que tout le monde revienne en Syrie. » Aujourd’hui, quel est l’obstacle ? C’est celui que j’ai indiqué. C’est un obstacle politique. L’obstacle est de nature politique.

Le Liban, l’Etat libanais et le gouvernement libanais peuvent-ils se soumettre à ces considérations politiques et les faire primer sur les considérations humanitaires, les considérations sécuritaires et les considérations économiques seulement parce que les Etats-Unis, l’Occident et certains pays du Golfe font primer ces considérations politiques, et imposent au Liban l’interdiction du retour (des déplacés en Syrie) ? J’affirme que ce qui se passe au Liban est un blocage du retour des déplacés syriens. Il serait faux de dire qu’il y a un retour volontaire en place, et que ceux qui veulent revenir le peuvent, et ceux qui veulent rester (au Liban ou ailleurs) le peuvent. Non ! Il y a un véritable empêchement. L’une des manières d’empêcher ce retour est l’intimidation et la peur propagées par certains responsables libanais par le passé ou jusqu’à ce jour (pour certains). Certains médias libanais continuent à les répandre. Et de même, l’une des manières d’empêcher le retour des déplacés est de les appâter, de leur rendre le maintien au Liban désirable. Par conséquent, il faut en finir avec ces obstacles (au retour des Syriens), et ne pas se contenter (de le condamner).

Aujourd’hui, bien sûr, personne au Liban, aucune force politique libanaise ne peut se déclarer favorable au maintien (permanent) des Syriens au Liban, ou opposé à leur retour en Syrie, personne n’oserait dire ça, même s’il le souhaite en son for intérieur. Tout le monde déclare que les Syriens doivent rentrer et que nous devons les y aider. Je considère, après la fin du débat sur budget, que le gouvernement et les forces politiques libanaises doivent discuter sérieusement de cette question et ne pas se contenter de prises de position.

Quoi qu’il en soit, la scène régionale et internationale est devenue claire : les délégations libanaises, durant les conférences qui ont été organisées et les contacts qui ont été pris avec tous les pays du monde… Et je déclare que ce que je révèle maintenant à la télévision est devenu une certitude pour les responsables libanais depuis des mois pour le moins, voire depuis des années. (Les responsables libanais savent avec certitude que les Etats-Unis, l’Occident et le Golfe sont farouchement opposés au retour des réfugiés) depuis des mois pour le moins. Il est donc clair pour tous les responsables libanais qu’il y a un obstacle politique (au retour des déplacés Syriens). Comment allons-nous réagir ? Qu’allons-nous faire face à cette question qui constitue un problème national de première importance ?

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Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Partie de cache-cache sur fond de guerre israélo-libanaise (Al Manar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 17 janvier 2019 by Résistance 71

Il est de notoriété publique que les discours d’Hassan Nasrallah sont très écoutés en Israël… Pourquoi ? Parce que les Israéliens (qui ne sont pas tous d’accord avec la politique de l’état sioniste) savent pertinemment qu’Hassan Nasrallah, contrairement à leurs politiciens et dirigeants, ne MENT PAS ! Il dit ce qui est, pèse ses mots et sa parole possède le poids de la rectitude et de la justice.

Il est aussi connu que Nasrallah est évidemment une cible des services sionistes programmée pour l’élimination. Le silence de Nasrallah est, d’une manière ou d’une autre… intéressant.

~ Résistance 71 ~

En savoir plus sur le Hezbollah et comprendre la politique au Moyen-Orient:

“Le Hezbollah son histoire de l’intérieur” de Naïm Qassem (notre traduction en version PDF)

Cancer, crise cardiaque, mort… c’est Nasrallah qui décide quand il faut parler…

 

Leila Mazboudi

Al Manar

 

15 janvier 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1214413

 

Depuis quelques temps, les provocations médiatiques évoquant l’état de santé du numéro un du Hezbollah pullulent. Certains médias libanais et arabes tournant dans la mouvance pro saoudienne font volontairement partie de la valse. De concert avec des médias israéliens. Surtout ceux qui sont proches de Benjamin Netanyahu. Des médias moins hostiles aussi y ont pris part, par notoriété et pour faire lire. Il est vrai que sayed Hassan Nasrallah fait lire !

Rumeurs, fake news, fabrications, spéculations, exagérations, fausses sources. Les ingrédients ne manquent pas au festin d’intoxication.

La plus récente de ces rumeurs date du 14 décembre et marque une  hausse dans  son intensité: elle fait état de sa mort dans un hôpital de Beyrouth. Israel Youm, le média israélien proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu  s’est réjoui de la répandre le 14 décembre, en indiquant l’avoir relayé à partir de médias libanais.

Auparavant, des médias avaient argué que S. Nasrallah est atteint d’un cancer et qu’il a été hospitalisé  pour une crise cardiaque qui en aurait découlé. La rumeur n’est pas nouvelle. D’aucuns avançaient qu’il se faisait soigner dans les hôpitaux iraniens. Ce à quoi le porte-parole iranien Hussein Abdullahiane a rétorqué. Accusant les Israéliens d’abord, et assurant que Sayed Nasrallah priera à Al-Aqsa. Un discours qui sait bien comment les irriter en leur insinuant que le Hezbollah aura auparavant libéré la Palestine.

Des médias se sont mêmes mis à évoquer un soi-disant enregistrement sonore, fake également, disséminé sur la Toile, attribué à sayed Nasrallah,  dans lequel il dément les informations sur sa maladie et son hospitalisation. Ce qui  n’a pas manqué d’être présenté comme une preuve de plus qui étaye leurs soi-disant doutes, parce que sayed Nasrallah ne bronche toujours pas.

La diffusion de cet enregistrement a été l’occasion pour le dénommé tweeter libanais Jerry Maher de vertement défier « le Hezbollah et l’Iran de sortir Hassan Nasrallah dans un discours direct et sur le terrain et non pas via écran pour confirmer qu’il va bien et qu’il n’est pas soumis à la résidence surveillée dans un hôpital dans lequel il subit des soins ».

Sa véritable identité étant Daniel Ahmad al-Ghosh, Jerry Maher qui se présente comme étant un journaliste n’a jamais été pris au sérieux comme tel au Liban. Mais plutôt comme une mauvaise langue sur les réseaux sociaux. Dans l’une de ses interventions biscornues, il avait propagé que sayed Nasrallah a épousé une star libanaise.

Vivant en Suède et de nationalité suédoise, il semble être connecté à des lobbies pro israéliens en Europe et n’a de mots que pour fabriquer des mensonges contre le Hezbollah, la Résistance et ses commandants, dévoile l’enquête du site d’informations libanais al-Hadath news. Le Yediot Ahronot préfère lui attribuer des liens avec des services de renseignements occidentaux.

Originaire de la région libanaise d’Iqlim al-Kharroub, contrôlée par le courant du Futur,  il affiche un soutien inconditionnel à l’Arabie saoudite, et se meuve dans des positions politiques qui balisent le terrain à la normalisation avec l’ennemi sioniste, en diabolisant l’Iran et le Hezbollah.

Dans le cadre de la nouvelle campagne, c’est de son compte que le journaliste israélien Simon Arann a relayé une anecdote aussi farfelue que ridicule. «Le Hezbollah refuse de transporter Nasrallah en Syrie pour subir des soins de la part de médecins russes, et l’Iran a envoyé trois médecins à Beyrouth dont l’un d’entre eux réside en Europe, pour surveiller son état de santé ».

La plupart des observateurs libanais sont unanimes qu’il est derrière cette campagne infeste, qu’il a jeté le premier caillou dans la mare, afin que les ondes soient repêchées par les israéliens…

Curieusement, celle-ci a éclaté lorsque le parti de la résistance et son chef en particulier ont observé le plus grand silence dans l’affaire des tunnels soi-disant découverts par les israéliens, entre le sud Liban et les colonies israéliennes au nord de la Palestine occupée.

Un silence qui semble avoir outragé les dirigeants israéliens. Surtout dans les milieux proches du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ce dernier se trouve dans une mauvaise posture sur le plan interne, en raison des accusations de corruption qui semblent cette fois-ci s’être beaucoup trop approchées de lui. Et en raison aussi de l’échec de l’opération commando dans la bande de Gaza et du revers militaire qui s’en est suivi. D’autant que cela a fait éclater son gouvernement.

Aussi bien l’affaire des tunnels  que la campagne contre S. Nasrallah semblent donc être adressées au public israélien, en couvrant les déboires de Netanyahu, pour favoriser ses chances dans le prochain scrutin électoral prévu pour le printemps prochain.

Selon la chaine 12 israélienne, ce que les israéliens ont recherché le plus sur Google ces derniers jours a été le mot Nasrallah.

Le Hezbollah, parfaitement conscient de l’enjeu fait la sourde oreille. Pour les médias libanais dignes de ce nom, des sources du Hezbollah ont assuré que la plus proche apparition le SG aura lieu le 11 février prochain. Puis le 16. Deux dates fixes, chaque année, pour commémorer la révolution islamique en Iran et les commandants martyrs du Hezbollah. Et rien sur toute la valse qui tempête autour de lui.

S. Nasrallah ne manquera pas d’expliquer cela cette date-là. En attendant, il aura fait passer le message que c’est lui qui décide quand il faut parler…

Guerres impérialistes au Moyen-Orient: Analyse d’Hassan Nasrallah (Press TV + Al Manar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 24 juin 2017 by Résistance 71

« Par sa présence et l’exercice de son autorité, la Syrie a mis un terme à la guerre civile au Liban, a soutenu l’armée libanaise et a résolument soutenu la résistance… La présence syrienne au Liban a donc été une source de protection contre l’influence et le contrôle exercés par Israël et ne fut pas seulement un pivot dans le conflit opposant la Syrie à Israël. Il n’est que naturel que les vues du Hezbollah concourent avec celles de la Syrie, car personne n’est à l’abri des ambitions israéliennes, celles qui s’étendent bien au-delà de la Palestine et englobent toute la région. […] Le Hezbollah n’a jamais caché que sa relation avec la Syrie est fondée sur le calcul des intérêts de la résistance, la Syrie étant le seul pays arabe qui ait soutenu la résistance sans sourciller et a permis la grande libération du Liban. »
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Les crises régionales servent les intérêts d’Israël (Hassan Nasrallah)

 

Press TV

 

23 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/23/526282/Hezbollah-chief-Quds-Day

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le SG du Hezbollah Hassan Nasrallah dit que les crises au Moyen-Orient et en Afrique du Nord servent les intérêts du régime israélien.

Nasrallah a fait ces remarques dans un discours marquant l’occasion du jour international Quds qui tombe le dernier vendredi du mois du Ramadan.

Il a noté que le jour de la commémoration internationale de Quds s’étend dans le monde, disant que de plus en plus de pays observent l’évènement depuis qu’il fut annoncer par le fondateur de la république islamique d’iran, l’imam Khomeini.

Nasrallah a dit que l’objectif principal des derniers développements et des guerres dévastant la région était de faire accepter par les pays régionaux les conditions de Tel Aviv. Il a ajouté que le régime d’Israël prenait avantage du statu quo dans la région afin de marginaliser ce qu’il se passe en Palestine.

“Les terroristes takfiris sont nés, ont été créés pour renverser le gouvernement syrien”.

Il a aussi avancé dans ses remarques que les groupes terroristes takfiris de Daesh et d’al-Nosra (NdT: ou Al-Qaïda en Syrie, ceux qui d’après Fabius alors ministre des AE de la France, “font du bon boulot sur le terrain”…) furent formés par les Etats-Unis et d’autres pays pour renverser le gouvernement syrien, ce qu’il a décrit comme un obstacle à tout compromis visant à résoudre le problème de la Palestine.

Il a ajouté que Daesh a été envoyé en Irak, après que le gouvernemnt de Bagdad ait exprimé son soutien indéfectible aux groupes de la résistance.

Il a aussi dit que la guerre saoudienne au Yémen a été lancée parce que les Yéménites se tiennent aux côtés du peuple palestinien. Nasrallah ajoutant que le régime de Ryad a lancé la guerre alors qu’il y avait des mouvements anti-Israël se manifestant au Yémen.

Le SG du Hezbollah a félicité le rôle de l’Iran en tant que supporteur principal e la Palestine et des groupes de résistance. Il a dit que l’Arabie Saoudite essayait d’isoler l’Iran dans la région et de faire passer la guerre en territoire iranien. Mais il a en revanche expliqué que Ryad était bien trop faible et apeuré pour lancer une guerre ouverte contre l’Iran.

Il a ajouté que la puissance et l’influence de l’Iran sur les problèmes régionaux ne faisaient que croître et que la présence de l’iran en Syrie sera plus affirmée, se référant à la récente attaque de l’Iran contre des cibles de Daesh avec des missiles dans l’Est de la Syrie, attaque qui a tué beaucoup de terroristes et a détruit entièrement leurs positions. Nasralla a confirmé l’implication de la Syrie dans l’axe de la résistance.

“Israël n’est aucunement en position de lancer une nouvelle guerre”

Nasrallah a déclaré qu’Israël participait à la guerre au Yémen, ajoutant que son armée de l’air avait effectué des raids contre ce pauvre pays.

Il a dit que le régime israélien cherchait à remplir son objectif en lançant des guerres par procuration dans toute la région.

Le chef du Hezbollah a avancé qu’Israël évite une nouvelle guerre contre le Liban ou la bande de Gaza car il sait que cela aura un coût très élevé.

Il a autrement réaffirmé que les régimes qui conspirent contre l’axe de la résistance doivent savoir qu’ils échoueront dans leur entreprise.

Note de Résistance 71: A ce sujet nos voulons ici rappeler une chose importante, à savoir que le but ultime de l’action impérialiste au MO est le chaos, la déstabilisation, la division, la destruction, afin de mieux diviser et de régner par la peur. En cela l’objectif se réalise, il convient néanmoins d’empêcher la mise sous tutelle totale de la région au chaos impérialiste, dont l’oligarchie rire les marrons du feu… Quelques détails supplémentaires important ci-dessous.

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La guerre au Moyen-Orient

Les points principaux du dernier discours d’Hassan Nasrallah, SG du Hezbollah

 

Al Manar

 

24 juin 2017

 

Article original: http://french.almanar.com.lb/464356 

 

Rédaction du site

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a mis en garde « l’entité sioniste de ne pas provoquer une guerre contre la Syrie ou le Liban. Car ce ne sera pas une guerre  israélo-syrienne ou israélo-libanaise comme en 2006. Et ce parce que des milliers de moudjahidines viendront de l’Irak, du Yémen, du Liban, de l’Afghanistan, pour défendre les terres arabes de l’agression israélienne ».

S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale d’alQods, le SG du Hezbollah , Sayyed Hassan Nasrallah  a expliqué l’objectif principal des guerres au Yémen, en Syrie, en Irak, mais aussi contre l’Iran, contre les mouvements de résistance dans la région, sans perdre de  vue les intérêts des Etats-Unis et de ces alliés dans la région.

Reprenant les propos de M.Liebermann et du chef d’état-major israélien à la conférence de Hertzelia, sayyed Hassan Nasrallah a affirmé que « l’entité sioniste ne veut pas une guerre contre nous car elle sait que cette guerre ne lui permettra pas de réaliser ses objectifs (..) Liebermann sait qu’une guerre contre le Liban ou contre Gaza ne provoquera que des morts, des destructions , des blessés mais pas la victoire décisive ».

Il a souligné que  » le jeu de l’hypocrisie est terminé et que les visages des régimes arabes se sont dévoilés, ce qui est un indice positif pour la région car enfin les hypocrites se révèlent » ajoutant que « celui qui complote jour et nuit contre l’axe de la résistance, qui ouvre les portes du monde arabe à l’ennemi israélien c’est le régime saoudien ».

Il a conclu que la lutte contre le terrorisme doit commencer par la lutte contre la pensée wahhabite et ce « en exhortant le régime saoudien de cesser de diffuser la pensée wahhabite , de cesser de vendre des armes aux courants takfiris ».

Principaux points du discours:

L’occasion impose une introduction. Après la victoire de la révolution  islamique en Iran et l’avénement de la république islamique de l’Iran,  l’Imam Khomeini a déclaré que le dernier Vendredi du mois de Ramadan est dédié à la journée mondiale d’alQods.

Le Vendredi est le meilleur des jours de la semaine et les jours du Ramadan sont les meilleurs jours de l’année et les derniers jours du mois de Ramadan sont les meilleurs jours de ce mois béni et donc le choix de l’Imam Khomeini  pour ce jour afin de célébrer la cause palestinienne indique la valeur de cette cause humaine et l’importance de cette journée qui porte un message au monde..

Après la mort de l’Imam Khomeini , le guide suprême  de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei a lui aussi insisté sur cette commémoration et grâce à Dieu elle s’est  renforcée et s’est répandue  à travers les quatre continents . .

Or, cette commémoration intervient avec la 50ème commémoration de la Nakba  quand les sionistes ont occupé la Palestine…

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre région est très grave et très important car la région connait  une nouvelle période sans précédent jonchée de dangers , de défis,  de menaces , de guerres et aussi de victoires et d’espoir..

Nous pensons que le mouvement populaire qui a éclaté dans divers pays arabes était  vrai  et non comme certains le prétendent qu’il est  le fruit d’un complot.

Mais, faute d’un encadrement politique efficace, faute d’une bonne direction, faute de la présence de leaders et aussi à cause de la puissance des Etats-Unis , ce mouvement a été volé et on a entrainé la région vers une autre direction  pour réaliser des objectifs ..

Certes, parmi ces objectifs : voler nos ressources, notre pétrole et imposer leur hégémonie ..

Mais l’objectif principal de tout ce qui se passe dans la région, les guerres en Syrie, en Libye, en Irak , au Yémen .. Daech .. les répressions à Bahrein .. tout cela a pour but d’enterrer la cause palestinienne  et de créé une atmosphère  politique , médiatique et affectif favorable pour former une entente avec l’ennemi israélien au détriment du peuple palestinien..cet ennemi qui travaille jour et nuit pour enterrer la cause palestinienne , depuis sa création, sauf que les méthodes et les outils diffèrent d’une époque à  une autre , mais l’objectif reste le même pour l’entité sioniste..

1-le peuple palestinien

Ce peuple souffre l’embargo, la famine, les  arrestations,  les détentions, les assassinats, les poursuites, les harcèlements, les démolitions des maisons, des usines, des marches, la colonisation sauvage,  mais en plus ce peuple doit endurer les circonstances difficiles qui traversent la région car elles forment une pression sur le peuple palestinien .. à travers les crises que connait notre région, l’ennemi espère d’entrainer le peuple palestinien dans le désespoir, de se sentir seul et abandonné au point de le force r en fin de compte de n’accepter que les miettes dans tout futur pourparler de paix..

2-Iran

La république islamique de l’Iran est un soutien essentiel pour le peuple palestinien et pour les mouvements de résistance dans la région. Or, l’Iran lui aussi subit des sanctions, il a souffert d’embargo, il  affronte une campagne de diffamation et d’isolation, il est victime d’assassinats et d’attentats, et on cherche à le provoquer pour l’entrainer dans des guerres dans la région..

C’est du moins ce que le prince héritier a promis quand il a menacé de transférer la bataille à l’intérieur de l’Iran.. mais je vous dis que ce régime saoudien est trop lâche pour provoquer une guerre contre l’Iran..

3-Syrie

La Syrie est un Etat important dans l’axe de la résistance, car c’est un Etat sur le premier front face à Israel. De plus, une partie de son territoire est occupée par Israël.. Et donc, la Syrie représente un sérieux handicap à tout processus de paix avec l’entité sioniste..  c’est pourquoi, ils ont tenté de renverser son gouvernement, de détruire son armée et diviser son peuple..  ils ont fait venir des terroristes comme Daech et alNosra pour détruire l’Etat syrien et ensuite ils comptaient les éradiquer afin de faire venir des gens de l’opposition syrienne dite modérée, celle des hôtels de luxe, pour régner à leur place..

4-les mouvements  de résistance au Liban  

La résistance islamique au Liban et les mouvements de résistance dans la région doivent faire face aux menaces de guerre perpetuelle, aux diffamations, aux accusations de terrorisme, aux assassinats, aux tentatives de cibler l’environnement  qui soutient ces résistances, aux mesures de sanctions économiques en coupant leurs ressources..

Tous ces faits ont un seul objectif : enterrer la cause palestinienne et donc nos martyrs qui sont tombés en Syrie ou ailleurs ou les blessés ou les prisonniers de guerre ou les détenus.. tous se sont sacrifiés pour la cause palestinienne..

5-L’Irak

L’Irak a fait preuve d’une volonté politique d’opposition au projet américano-arabo-sioniste, il a exprimé clairement qu’il ne souhaite pas faire partie de l’axe qui veut enterrer la cause palestinienne.  A cause de cette volonté,  à cause de sa détermination à défendre la cause palestinienne , ils ont envoyé Daech en Irak.. N’oubliez pas Daech a été créé par les USA, avec l’argent saoudien  .. et la Turquie a offert des facilités..  ils ont planifié pour que Daech  renverse  le gouvernement irakien et détruire sa volonté et la détermination de son peuple …. l’Irak est une cible car il a refusé  de joindre leur axe..

6-Le Yémen

Au Yémen, la guerre américano-saoudienne a  divers objectifs : son pétrole, ses ressources, sa position..  La crise politique aura pu se résoudre par une table ronde de négociations.. Sauf que l’Arabie ne peut pas accepter la présence dans ce pays de courants qui défendent la cause palestinienne et qui condamnent l’occupation israélienne..mieux encore, des courants qui appelent à la résistance contre l’occupation israélienne..   Ce Yémen est sur la mer Rouge, ce Yémen se situe à Bab el-Mandeb, ce Yémen partage la frontière avec l’Arabie.. Et donc pas question de laisser dans ce Yémen des courants anti-israéliens ou anti-américains…

7-les pays arabes

Tous les pays connaissent des crises, en Libye, au Bahrein, même en Arabie  à Awwamya, partout les violences font rage, les peuples sont maltraités, opprimées, tyraninsés, ils vivent en-dessous du seuil de pauvreté …

Ces conditions poussent les gens au désespoir, à ne se préoccuper que de leur quotidien pour survivre, des conditions qui font oublier la cause palestinienne ..

Finalement, c’est  le peuple palestinien qui est visé. Ce peuple sera poussé à signer des accords humiliants, car il sera désesperé et se contentera des miettes, et si ce peuple abandonne sa cause , la cause palestinienne meurt..

A la conférence d’Hertzilia  , ils ont refusé toute discussion sur la question palestinienne , ils ont affirmé que le fait d’avoir abandoner Gaza est suffisant, et qu’alQods est leur capitale, ils ont même refusé le retour d’un seul réfugié ..

Reste que le plus dangereux et le plus menacant qui est survenu pour la première fois à cette conférence..

Guerre coloniale au Moyen-Orient: La Syrie se bat pour sa survie… Le Hezbollah est le rempart anti-colonial dans la région…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 août 2016 by Résistance 71

“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. C’est pourquoi aussi longtemps qu’existera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale d’éliminer cette occupation et ne représente en rien une condition temporaire ou sauvage. […] N’oublions jamais notre responsabilité de soutien au peuple palestinien, l’association entre la cause palestinienne et nos propres réalités quotidiennes et comment la question palestinienne impacte sur le Liban et de fait sur la région toute entière.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Excellente analyse de René Naba sur un des sujets tabous de l’occident concernant le Moyen-Orient: Le Hezbollah libanais et sa résistance héroïque sans fanfare, mais si efficace qu’elle a forcée une redistribution des cartes au Moyen-Orient à plusieurs reprises en bottant le cul des sionistes et des coloniaux de tout poil.

Hassan Nasrallah entre dans la légende de la résistance au colonialisme, l’histoire le placera aux côtés du grand résistant et libérateur vietnamien Vô N’Guyen Giap (1912-2013). La citation ci-dessus est tirée du livre écrit par Naïm Qassem le no2 du Hezbollah en 2005: « Hizbullah, the Story from Within », qui a été traduit en français. Ce livre doit être lu par quiconque veut comprendre les fondements des multiples guerres au Moyen-Orient dans l’après seconde guerre mondiale.

~ Résistance 71 ~

 

Le Hezbollah et Hassan Nasrallah la sentinelle de l’indépendance libanaise

 

René Naba

 

9 août 2016

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/hezbollah-hassan-nasrallah-la-sentinelle-de-lindependance-libanaise/

L’article original sur Madaniya

 

L’auteur dédie ce papier à Imad Moughniyeh (Hajj Radwane), le fondateur de la branche militaire du Hezbollah, à son fils Jihad, ainsi qu’à Moustapha Badreddine (Zoulficar), le successeur d’Imad Moughnieh à la tête de la branche militaire du Hezbollah, enfin Samir Kintar, l’ancien doyen des prisonniers politiques en Israël, tous quatre tués sur le champ de bataille en Syrie afin que se maintienne vivace l’esprit de résistance dans la conscience arabe, pour la sauvegarde de l’Indépendance et de l’intégrité du Liban.

Le vainqueur face à Israël et en Syrie: Yabroud, Qalmoun, Palmyre

Le Hezbollah, au palmarès militaire infiniment plus prestigieux que son bourreau saoudien, à faire pâlir d’ailleurs bon nombre des protagonistes des conflits du Moyen-Orient, se distinguera par une série de magistrales et époustouflantes victoires, tant contre Israël qu’en Syrie, suscitant l’admiration de bon nombre de spécialistes militaires occidentaux.

Sur ces divers théâtres d’opérations, le Hezbollah a affiné sa stratégie, optant pour une «méthode complexe» de combat, un combiné d’opérations de guérilla et de guerres frontales, couplant les méthodes de guerre d’une armée régulière aux méthodes de la guerre de guérilla.

Au Liban, sur son propre terrain au sein d’un environnement favorable, le sud Liban à majorité chiite, il livrera une guerre défensive au moyen de la guérilla face à Israël. En Syrie, en terrain hostile face à des djihadistes, il mènera des guerres frontales en rase campagne.

En Syrie, il opérera en tandem avec son alter ego iranien, le général Qassem Souleimany, chef de la prestigieuse «Brigade de Jérusalem» des Pasdarans, -dont la transcription en arabe claque comme baïonnettes aux vents, «Faylaq Al Qods Lil harath As Saouri Al Irani»-: Faylaq Al Qods, «Jerusalem brigade» comme pour rappeler la permanence de la revendication iranienne et chiite dans le combat pour la libération de la Palestine.

Le cours de la guerre de Syrie a conduit le Hezbollah a mené des combats de chars et de blindés alors que son point fort était l’infanterie. Il s’offrira le luxe, cas unique dans les annales militaires, de faire sauter le verrou de Damas, Yabroud, le 15 mars 2014, le jour même du référendum de rattachement de la Crimée à la Russie, à la date commémorative du 3eme anniversaire du soulèvement populaire en Syrie.

«Le Hezbollah a réussi à assumer un rôle distinctif croissant dans la direction des opérations de l’armée syrienne lors d’offensives majeures des forces gouvernementales». A Qoussayr (Juin 2013), le Hezbollah a pris directement en main la conduite des opérations, assumant, parallèlement, la surveillance aérienne permanente du champ de bataille, via des drones», relèvera «The Brookings Doha Center Report», dans sa livraison de Mai 2014 signée de Charles Lister.

En deux ans (2012-2014), le Hezbollah mettra ainsi en échec six offensives majeures des djihadistes de Syrie visant à percer les lignes de défense du parti chiite, à coups de vagues humaines, dans la zone frontalière syro libanaise, dans le secteur Ersal-Brital, décimant les unités d’élite des assaillants takfiristes, constituées de troupes conjointes de Daech et de Jabhat An Nosra avec le soutien d’Israël.

Par quatre fois en Syrie (Al-Qoussayr, Yabroud, et dans le périmètre de la base militaire de Minbej, dans la région d’Alep, assiégée de nombreux mois par le géorgien Tarkhan Batirashvili – Abou Omar al-Shishani), ainsi qu’à Palmyre, dans le désert syrien (Mars 2016), Hassan Nasrallah, à la tête de ses hommes, fera la preuve de sa science militaire et de la maîtrise du commandement.

Se posant en égal des mythiques «barbudos» cubains, il assumera un rôle comparable au légendaire Camilo Gorriarán Cienfuegos, l’adjoint opérationnel de Fidel Castro et d’Ernesto Che Guevara de La Serna, le voltigeur de pointe de l’armée révolutionnaire cubaine, le commandant de l’avant, celui qui opéra, à la tête de la Colonne n°2 «Antonio Maceo», la percée décisive vers La Havane, dont il s’emparera le 2 janvier 1959, à 27 ans.

Rompues à la guerre de guérilla, ses troupes d’élite réussiront l’exploit non seulement de renverser le cours de la guerre, mais de modifier radicalement les règles d’engagement des combats dans la zone de confrontation israélo-libanaise, il tiendra t en respect Israël, la principale puissance militaire du Moyen-Orient, la terreur absolue des Arabes, qu’il narguera avec un drone de sa fabrication, le drone «Ayoub», tandis que son complice iranien détournait, à son profit, un drone américain, faisant tous les deux la preuve de la maîtrise technologique de la surveillance aérienne.

Le lancement le 2 octobre 2012 d’un avion sans pilote du Hezbollah en direction d’Israël a constitué la première incursion aérienne réussie de l’aviation arabe depuis la guerre d’octobre 1973, il y a 40 ans.

Son survol du site nucléaire de Dimona, dans le Néguev, a démontré l’absence d’étanchéité du «dôme d’acier» israélien, édifié avec de coûteux moyens avec l’aide américaine en vue d’immuniser le ciel israélien de toute attaque hostile. Cet exploit militaire du Hezbollah, et par voie de conséquence de l’Iran, est apparu comme une spectaculaire démonstration de leur capacité technologique à forte portée psychologique tant à l’égard d’Israël que des États-Unis, qu’à l’encontre du groupement des pays sunnites gravitant dans l’orbite atlantiste.

Une percée technologique attestée deux ans plus tard par le Hamas dans son combat à Gaza, en juillet 2014, infligeant un camouflet majeur à Israël en apportant la preuve manifeste de l’absence total d’étanchéité de son «dôme d’acier», qui s’est révélé en fin de compte un parapluie troué.

Sur la liste des organisations terroristes de la Ligue arabe, mais ultime digue de retenue face à une démission généralisée arabe au Diktat israélien

Le Hezbollah est certes inscrit sur les «liste des organisations terroristes» tant de l’Union européenne, à tout le moins sa branche militaire, que de la Ligue arabe à la demande pressante de l’Arabie saoudite, au même titre d’ailleurs que les anciens pupilles de l’Occident, les Frères Musulmans, Jobhat An Nosra et Da’ech.

Mais par rapport aux organisations sunnites, le Hezbollah dispose d’un avantage comparatif incontestable en termes de crédibilité dissuasive concrétisée par sa présence, solitaire, sur l’ultime champ de bataille contre Israël, en tant qu’ultime barrage de retenue à une reddition générale arabe face au diktat israélo américain.

Une crédibilité concrétisée par le fait que de tous les protagonistes du conflit, Hassan Nasrallah ne désertera jamais le champ de bataille, contrairement à ses contestataires sunnites: Saad Hariri, le chef du camp saoudo américain au Liban, planqué en Arabie saoudite, le chef politique du Hamas Palestinien, Khaled Mecha’al, planqué à Doha, à une trentaine de kms de la plus importante base militaire américaine du tiers-monde et le prédicateur Ahmad Al-Assir, la dague salafiste du Qatar sur le flanc du Hezbollah, intercepté à l’aéroport de Beyrouth, alors qu’il tentait de suivre l’exemple de son chef sunnite Saad Hariri, en voulant s’enfuir du Liban, pour échapper à ses forfaitures.

Une crédibilité dissuasive concrétisée enfin par le fait que la formation chiite est la seule instance arabe à proclamer son attachement effectif au combat pour la libération de la Palestine, matérialisé par ses combats contre Israël et son attachement à la célébration de la journée mondiale d’«Al Qods», commémorée chaque année le dernier vendredi du mois de Ramadan, en l’absence de la moindre participation sunnite, alors que la Palestine est dans sa très grande majorité peuplée de sunnites et d’une minorité chrétienne arabe, dont la population ne comporte aucun chiite; et que la responsabilité de la défense des Lieux Saints Musulmans incombe aux vingt pays arabes qui se réclament du sunnisme, la branche majoritaire de l’Islam.

Alors qu’Israël parachève la phagocytose de la Palestine, démarche ultime avant l’estocade finale, la reconnaissance d’Israël comme «État Juif», verrouillant ainsi toute revendication future des Palestiniens à un hypothétique «Droit au retour» sur la terre de leurs ancêtres, le Hamas, de même que les autres déclinaisons de la nébuleuse islamiste sunnite se sont curieusement engagés dans le combat anti Assad, plutôt que de se lancer à la reconquête de leur terre natale, la Palestine, en un tragique dévoiement de sa stratégie.

Nasrallah versus Bandar : KO Debout

Fruit d’une copulation ancillaire du Prince Sultan Ben Abdel Aziz avec une roturière d’extraction modeste, l’ancien «Great Gatsby» de la vie diplomatique américaine s’est imposé comme l’homme fort du Royaume du fait de la maladie d’une large fraction de l’équipe dirigeante frappée de pathologie handicapante.

Intronisé par le général David Petraeus, l’ancien chef du renseignement américain, Bandar passait pour être le nouvel homme providentiel de la stratégie saoudo américaine. Par cinq fois, toutefois, Bandar a mordu la poussière face Hassan Nasrallah, le contraignant à prendre le chemin de l’exil, entraînant dans sa chute l’ensemble de sa fratrie, son aîné, Khaled Ben Sultan, vice-ministre de la défense et propriétaire du journal «Al Hayat» et son cadet, Salman Ben Sultan, le chef opérationnel du PC conjoint islamo atlantiste à Amman.

Voir à ce propos les déclarations du général Welsley Clark, ancien commandant en chef de l’Otan (1997-2000): «Nos alliés et nous avons crée Daech pour combattre le Hezbollah». voir la vidéo sous-titrée en français :

En 2006, la riposte balistique victorieuse du Hezbollah libanais face à l’aviation israélienne, de même que la destruction du navire amiral de la flotte israélienne, ont semé la consternation dans le camp saoudo américain, fragilisant l’héritier politique du clan Hariri.

En 2007, la neutralisation du camp palestinien de Nahr el Bared, (Nord du Liban), en mettant hors circuit le chef de file des djihadistes Chaker Absi, à la solde de l’Arabie saoudite, a mis en échec le projet djihadiste d’en faire voulait une zone de non droit, en vue de parasiter le Hezbollah sur son arrière garde.

En 2008, l’affaire du réseau des transmissions stratégiques du Hezbollah s’est soldée par une capitulation en rase campagne de ses adversaires, particulièrement le chef druze Walid Joumblatt, à l’époque le fer de lance du clan Hariri.

Enfin en 2013-2014, les revers de Syrie se sont acccumulés en complément de la perte considérable représentée par l’assassinat de sa dague sécuritaire, le capitaine Wissam Hassan, chef de la section des renseignements des forces de sécurité intérieure libanaise, dynamité trois mois après la décapitation de la hiérarchie militaire syrienne.

Ce bilan ne tient pas compte de l’éradication de l’excroissance salafiste du Qatar, Ahmad al Assir, le 25 juin 2013, le jour même de la destitution déguisée de son commanditaire l’émir du Qatar, Cheikh Khalifa Ben Hamad Al Thani, à la date anniversaire du 13 me anniversaire du dégagement militaire israélien, sous l’effet des coups de butoir du Hezbollah.

Dernier intervenant sur le champ de bataille syrien, après les escouades de djihadistes de Tchétchénie à la Tunisie en passant par la Belgique, le Kosovo et la France, de même que les Moudjahidines Khalq, formation de l’opposition iranienne islamo marxiste, et le clan Hariri, le Hezbollah a brisé net la stratégie islamo-atlantiste, il écrabouillera au passage ses anciens compagnon d’armes, les soldats perdus du Hamas, dans la mémorable bataille des tunnels de Qoussyar: «Par ses brillantes performances non seulement à Qoussayr, à Lattaquieh et Homs, mais aussi dans sa contribution à la défense de la base aérienne de Menagh, (Nord Syrie), Hassan Nasrallah a bien mérité le titre de «Seigneur de la résistance», admettra le site nassérien du Caire.

Invincible à ce jour, artisan de deux dégagements militaires israéliens du Liban sans négociation ni traité de paix, ferme soutien du Hamas face aux offensive israéliennes, le Hezbollah demeure, n’en déplaise aux esprits chagrins, le phénomène politico-militaire majeure de l’histoire arabe contemporaine; l’ultime digue de retenue face au grand naufrage arabe, glanant au passage le titre envié de «sentinelle de l’indépendance libanaise»

Ni palace, ni limousine, le doigt sur la gâchette avec Israël en point de mire

Ni Palace, ni limousine, incorruptible dans un monde ruisselant de pétrodollars, cette figure marquante du monde arabo musulman force le respect de ses interlocuteurs par la retenue de son comportement, son sens de l’humour et une crédibilité à tout crin, sa marque de fabrique, son viatique pour l’éternité. «Al Wahd al Sadeq», la «promesse sincère» sera une promesse tenue.

Elle apportera, en 2007, la démonstration la plus éclatante de sa fiabilité en obtenant la libération du doyen des prisonniers arabes en Israël, le druze libanais Samir Kintar, au cours de la plus importante opération d’échange de prisonniers qui aboutit en outre à la restitution de la dépouille de Dalal Moughrabi, une résistante palestinienne tuée au cours d’une opération commando à l’intérieur du territoire israélien.

Ni port, ni aéroport, aucune route ni autoroute, pas la moindre ruelle, ni venelle ne rend hommage à celui qui porte en lui une part du destin du Liban et du monde arabe, un prescripteur essentiel de l’ordre régional. Aucun monument, aucune œuvre humaine pour immortaliser le passage sur terre de cet homme. Aucune trace, aucune autre trace que celle que l’histoire réservera à cet homme dont le passage réussi des Thermopyles, l’été 2006, au sud Liban sur le champ d’honneur de la résistance, a réanimé le souffle du monde arabe dans la reconquête de sa dignité.

Huit cent des siens ont péri cet été-là, l’arme à la main, pour que vive le Liban dans son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale et que se maintienne vivante la revendication nationale palestinienne à un état indépendant.

Bulleurs occidentaux, ne vous égarez pas trop une fois de plus en de vaines recherches: «L’Islam des Lumières», c’est lui et non la cohorte des gérontocratiques pétro monarchies obscurantistes du Golfe.

Bulleurs occidentaux, ne vous méprenez pas, non plus: «L’Islam moderne», c’est lui et non cette cohorte de dictateurs bureaucratiques libidineux à propension dynastique.

Lui, le nouveau chef de file d’un nationalisme arabe revigoré, que vous avez tenté de démanteler depuis un demi-siècle, lui ce chiite minoritaire d’un monde arabe majoritairement sunnite, le digne héritier du sunnite Nasser, lui la sentinelle de l’indépendance libanaise.

Lui, et non ce véritable dindon de la farce de l’affaire afghane, Oussama Ben Laden, célébré par vous toute une décennie en tant que «combattant de la liberté» pour avoir détourné 50.000 combattants et vingt milliards de dollars pour faire le coup de feu contre les Russes en Afghanistan à des milliers de km du principal champ de bataille, la Palestine.

Lui, l’idole des jeunes et des moins jeunes, lui, le théologien de la libération sans successeur prédestiné, lui, Hassan Nasrallah, l’indomptable, l’homme qui n’a jamais pactisé avec ses ennemis, ni avec les ennemis de ses ennemis.

Lui, dont l’unique point de mire est Israël, dont il n’en détachera ni le regard ni la gâchette pour d’autres de vos mirages incertains, pour d’autres de vos cibles incertaines, pour aucune autre cible, aucun autre objectif que la libération du sol national et la sécurisation de l’espace national arabe.

Pour aller plus loin

Du Grand Moyen Orient au Nouveau Proche-Orient ou le conte d’une folie ordinaire. Par Roger Naba’a, Universitaire et philosophe libanais in «Liban: chroniques d’un pays en sursis» ouvrage co-écrit par Roger Naba’a et René Naba, Éditions du Cygne, 2007.

En partenariats avec www.madaniya.info

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: « Le Liban possède une arme qui peut avoir l’effet d’une arme atomique ! » (Hassan Nasrallah)

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“La victoire [du 24 Mai 2000 date de l’évacuation sans conditions des troupes d’occupation israéliennes du sud-Liban] vint pour prouver que les arsenals militaires du monde arabe ne représentent pas une solution contre la menace du projet israélien, que les négociations ne parviennent pas à réaliser des gains tangibles pour la cause palestinienne et pour les autres territoires arabes occupés et que le soutien international pour et l’appréhension persistante de la puissance israélienne ne sont qu’un épouvantail planté pour mettre en échec nos esprits et nos motivations. Nous sommes en fait capables de changer cette formule si nous analysons nos sources de force et capitalisons dessus tout en analysant les faiblesses de l’ennemi en travaillant pour les confronter.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

 

Essentiel du discours d’Hassan Nasrallah

“Le Liban possède une arme qui peut avoir l’effet d’une arme atomique !”

 

Hassan Nasrallah

 

19 Février 2016

 

Source: http://arretsurinfo.ch/nasrallah-aux-israeliens-le-liban-possede-une-arme-qui-peut-avoir-leffet-dune-bombe-atomique/

 

“[…] Je voudrais au début parler d’une autre occasion, celle de la victoire de la révolution islamique en Iran. Nous félicitons le guide suprême Sayed Ali Khamenei et le peuple iranien pour la 37ème année de cette victoire et nous souhaitons plus de gloire, de force et de développement à ce pays.

A l’occasion du martyre de l’ancien Premier Rafic Hariri, et malgré l’adversité politique, nous présentons nos condoléances à sa famille, et nous espérons qu’un jour cette occasion rassemblera tous les Libanais.
Il y a déjà dix ans, l’entente politique entre le Hezbollah et le Courant patriotique Libre a été signée en ce mois de février. Une entente qui a évolué et s’est muée en alliance.

La révolution de Bahreïn marque sa cinquième année. Cette révolution se poursuit malgré les répressions, les tueries, et reflète de plus en plus la grande décision du peuple bahreini.

L’offensive américano-saoudienne contre le Yémen marquera aussi sa première année. Nous saluons tous les Yéménites tenaces et opprimés qui continuent de tracer des épopées face à toutes les exactions commises par les agresseurs. Nous saluons tous les Yéménites qui sont actuellement le symbole de l’humanité opprimée.

A chaque année, nous commémorons le martyre de nos dirigeants pour afficher notre gratitude envers eux. C’est grâce à leur sang, leur jihad et leurs sacrifices que nous avons réalisé de multiples exploits. Nous avons réussi à avorter tous les complots qui visent notre pays.

Nos dirigeants martyrs font partie, même après être devenus des martyrs, du combat perpétuel et de la guerre ouverte contre nos ennemis. Ils demeurent avec nous, dans les champs de bataille face au projet américano-sioniste et sachez que nous n’allons jamais oublier de nous venger pour eux.

Deux opportunités et deux risques aux yeux d’Israël

Je voudrais commencer mon discours par l’approche israélienne des développements de la région et sa vision.

Chaque année se tiennent plusieurs congrès au sein de l’Entité sioniste et auxquels participent les hauts dirigeants sionistes, militaires, sécuritaires et politiques. Ils étudient la conjoncture régionale et dressent des listes de recommandations à la direction politique. Le gouvernement de l’ennemi prend au sérieux ces recommandations.

Parmi les constats émanant des derniers congrès, les Israéliens disent qu’ils sont face à deux opportunités et deux risques:

La première opportunité: l’intention de former des coalitions avec les pays arabes sunnites ou le bloc des pays sunnites, usant du facteur de la confrontation de ces pays avec l’Iran.

Deuxième opportunité: la possibilité d’un changement de pouvoir en Syrie. Ils disent que la chute du pouvoir en Syrie portera un coup dur à la résistance, et l’éclatement de la guerre civile en Syrie pourra empêcher l’armée syrienne de participer à toute guerre prochaine contre Israël.

Quant aux deux risques, les dirigeants sionistes citent l’Iran et les mouvements de résistance au Liban et en Palestine occupée. Pour les Israéliens, le Hezbollah constitue le danger primordial. Donc, quand ils parlent des recommandations, ils évoquent la « troisième guerre avec le Liban ».

Les Israéliens et des dirigeants arabes qui sont de connivence avec l’ennemi parlent de plus en plus d’un conflit sunnite-chiite dans la région.

Bien que les conflits en cours n’aient pas été déclenchés pour des raisons confessionnelles, ils adoptent cette appellation parce qu’elle sert le plus leurs objectifs. Le conflit régional, du Yémen, en Syrie, en Irak, à Bahreïn et au Liban est un conflit purement politique.

Israël l’ami, l’Iran l’ennemi!

Sachez que les grands journalistes israéliens et certains médias arabes surtout saoudiens adoptent la même ligne éditoriale.

Israël tente de se présenter en tant qu’ami des sunnites dans la région, et de déformer l’image de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah comme s’ils étaient les véritables ennemis de la nation arabe.

Par le passé, cet ennemi s’est présenté comme le défenseur des chrétiens, ou des druzes voire des chiites contre les Palestiniens en 1982.

Aujourd’hui, il se présente comme allié, ami et protecteur des sunnites. Certains exploitent les développements dans la région pour dévoiler au grand jour les relations bilatérales entre l’Entité sioniste et certains pays sunnites de la région. Des relations qui étaient jusque-là gardées en catimini. Aujourd’hui, on voit des dirigeants des pays du Golfe donner des poignées de mains aux dirigeants israéliens à Munich.

Israël a assassiné nos dirigeants martyrs et poursuit la voie des assassinats. Celui du martyr Samir Qintar ne sera pas le dernier.

S’allier avec le meurtrier des sunnites!

Même pour le cas des sunnites, Israël continue d’occuper une terre appartenant aux sunnites. Comment ces pays arabes acceptent-ils ce fait? Comment vous alliez-vous avec une Entité qui a commis au fil des années les massacres les plus atroces contre le peuple palestinien? Qui empêche des milliers de Palestiniens de regagner leurs territoires? Ce sont les sionistes qui usurpent et occupent des lieux saints faisant partie des legs sunnites. Rappelez-vous le nombre des guerres menées contre les Palestiniens, au su et au vu des arabes et des dirigeants qui se croient à tort des sunnites.

Avez-vous vu comment ont-ils ouvert le feu sur la jeune fille Yasmine Tamimi, une jeune de 21 ans?
Comment présente-t-on Israël comme le protecteur des sunnites? C’est une falsification des faits, des mensonges émanant d’esprits rancuniers, vindicatifs.

Tous ceux qui ont été détenus puis tués par Israël au cours des années étaient des victimes de toutes les nationalités arabes, et pour la plupart des sunnites.

Quel affront israélien! Quel complot! Il est de la responsabilité des oulémas de lutter contre les tentatives de Yaalon et de Netanyahu de se présenter comme les grands défenseurs des sunnites. Quand les pays dits sunnites s’allieront avec Israël, ceci signifie clairement que la cause de la Palestine et d’al-Aqsa sera à jamais perdue.

En ce qui concerne la Syrie, Israël a depuis toujours considéré que la chute du pouvoir et l’affaiblissement de la Syrie permettront d’asséner un coup dur à l’axe de la résistance. Israël approche tous les développements dans la région sur la base de ses intérêts. Aujourd’hui, il existe une unanimité israélienne sur l’acceptation de tout choix autre que le maintien du président Bachar el-Assad.

Dès le début, les Israéliens ont vu en la personne du président Assad un grand danger sur le projet israélien. Pour cette raison, les sionistes ont fourni toutes les facilités logistiques et au niveau des renseignements pour permettre aux miliciens de Daech et d’al-Qaïda d’agir sur le terrain.

Sur ce point, Israël converge avec l’Arabie Saoudite et la Turquie sur cet objectif: il ne faut tolérer aucune solution en Syrie qui maintiendra Assad au pouvoir. Toutes les solutions basées sur le maintien du président syrien sont rejetées par ce trio. Ainsi, ils haussent le plafond de leurs conditions, et empêchent leurs alliés syriens d’aller participer aux congrès de dialogue. Pour eux, le maintien du pouvoir d’Assad est un danger crucial pour eux, et surtout pour Israël.

Tentative d’effriter la Syrie

Les Israéliens ont admis que la chute du pouvoir en Syrie est improbable. Partant de là, Israël appelle à partager la Syrie sur une base ethnique et confessionnelle: sunnite, alaouite, kurde et druze.
Israël refuse pour cette raison toute entente inter-syrienne. Cet ennemi préfère le partage de la Syrie pour paver la voie à des dialogues unilatéraux voire des alliances avec telle ou telle partie.

Ces derniers développements et ces positions braquent la lumière sur la nature des choix à faire.

Revers cuisants pour les ennemis de la Syrie

En Syrie, on s’approche de la fin de la cinquième année de la guerre mondiale. Israël, partenaire dans la guerre en cours, a échoué dans le changement du pouvoir, et dans le partage du pays, parce que l’armée syrienne et les forces alliées combattent partout sur le territoire syrien. Donc, l’armée syrienne lutte contre le partage du pays, contrairement à toutes les allégations.

Après cinq ans, al-Qaïda, avec ses deux ramifications Daech et al-Nosra, est venu en principe instaurer le califat de l’obscurantisme en Syrie. Aujourd’hui, le projet d’al-Qaïda a échoué.

Le projet de l’empire turc moderne a également échoué, tout comme le projet saoudien. On ne parle pas de défaite totale, mais d’un échec. Le chef des renseignements US a avancé le chiffre de 38000 combattants qui ont été dépêchés en Syrie.

Quant au pouvoir national en Syrie, son objectif majeur est de tenir bon face à cette guerre et d’empêcher la division du pays.

Des milliards de dollars et des milliers de tonnes de munitions ont été réservées pour la guerre syrienne, et toute une machine de campagne médiatique a été investie pour effriter la Syrie. Mais en vain.

Le seul facteur derrière la victoire syrienne réside dans l’unité du pouvoir et du peuple syriens, l’attachement au pays, et la disposition à consentir les sacrifices.

Le facteur secondaire est celui du soutien des forces alliées du pouvoir syrien.

Donc, le camp ennemi encaisse les défaites et notre camp multiplie les exploits. On ne parle pas de victoire décisive, parce que les développements en cours au nord et au sud de la Syrie se succèdent très rapidement.

Intervention saoudienne en Syrie: sauver la face

Les revers des groupes armés ont poussé l’Arabie Saoudite à parler d’une intervention terrestre pour combattre Daech en Syrie, et ce, dans le cadre de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.
C’est maintenant que l’Arabie Saoudite et la Turquie ont pris conscience du danger de Daech à Raqqa et ailleurs!

En réalité, ces deux pays cherchent à sauver la face. Leur pari sur les groupes armés n’est plus valable. Dans le but de renforcer leurs positions sur la table de dialogue ou dans le but de perpétuer la guerre et le bain de sang en Syrie, l’Arabie Saoudite et la Turquie parlent actuellement de cette intervention terrestre.

La Turquie peut juste fermer sa frontière, et cesser d’acheter le pétrole volé par Daech pour en finir avec ce groupe.

L’Arabie Saoudite veut nous convaincre qu’elle cherche à combattre Daech! Daech et al-Qaïda sont entrés au Yémen et à Aden surtout grâce aux facilités présentées par Riyad.

Leur objectif est de mettre les pieds en Syrie face à l’autre camp. Donc, ces deux parties sont prêtes à provoquer une guerre régionale voire mondiale, mais rejettent un simple dialogue pour parvenir à une entente politique. Voyez l’ampleur de leur rancune.

Les positions militaires saoudiennes sont détruites à la frontière avec le Yémen, malgré tout, les Saoudiens continuent d’étrangler le peuple yéménite, et de lui imposer une guerre sans merci.

« Qu’ils interviennent ou pas en Syrie nous est profitable »

Ils ont cherché des mercenaires du monde entier pour combattre en Syrie. Je vais être clair: qu’ils viennent ou qu’ils ne viennent pas en Syrie nous est profitable. S’ils décident de ne pas intervenir, ceci nous donnera l’espoir d’une résolution prochaine de la crise syrienne. Mais s’ils décident d’intervenir en Syrie, peut-être ça prendre un peu plus de temps, mais au moins on en finira une fois pour toute avec la crise de la région entière!

Que tout le monde sache qu’à ce jour, c’est la volonté et la décision du peuple et du commandement syriens qui ont triomphé, malgré l’effusion du sang.

Ni Daech, ni al-Nosra, ni al-Qaïda, ni les Etats-Unis, ni l’Arabie Saoudite ne pourront contrôler la Syrie. Les rêves israéliens ne seront pas réaliser, et la Syrie restera le pilier de la résistance.

Nous serons là où nous devons l’être

Nous au Hezbollah, nous sommes fiers de nos combattants, de nos martyrs, de leurs familles. Nous sommes fiers d’avoir contribué à torpiller ces projets dangereux. Nos purs martyrs qui sont tombés en Syrie sont au même titre que nos martyrs qui se sont sacrifiés au Liban lors de la guerre de juillet.

Ils ont tous avorté le projet du nouveau Moyen-Orient. Nous sommes plus décidés à poursuivre cette voie, et nous réalisons les victoires aux côtés de l’armée syrienne. Dans les jours, dans les années et dans les siècles à venir, nous serons là où nous devons l’être et nous réaliserons les victoires.

En finir avec le Hezbollah: les options israéliennes

Au sujet des risques et des menaces débattus par Israël:
L’an dernier, les dirigeants israéliens ont longuement parlé de la résistance au Liban, de ses potentiels, de ses missiles, de sa grande expérience défensive et offensive, de la Galilée… ils ont dressé plusieurs scénarios et plusieurs objectifs. Tout ceci sous le titre de la troisième guerre au Liban. Ils ont parlé surtout de la menace que représente le Hezbollah.

Pour les Israéliens, le Hezbollah représente un danger sur leur projet colonial, sur les ambitions sionistes dans la région.

Lorsqu’Israël diagnostique ce problème, ceci signifie qu’il va tenter d’éliminer ce danger. Pour cette fin, Israël est face à deux choix: mener une guerre globale destructrice contre nous, ou tenter d’assiéger et de diaboliser le Hezbollah, en asséchant ses ressources financières, en s’infiltrant dans ses rangs, en pourchassant ses membres et ses soutiens de par le monde. C’est ainsi que le Hezbollah devient faible et vulnérable, et donc, il pourra être éliminé dans une simple frappe militaire.

Lors de la guerre de juillet 2006, le premier choix a été adopté, mais en vain.

Diabolisation du Hezbollah: efforts israélo-arabes

Actuellement, on cherche à diaboliser le Hezbollah. On nous accuse de trafic de drogues, de blanchiment d’argent, de vols sur l’échelle internationale, de meurtre d’enfants et de viols de femmes. Toute une machine médiatique arabe est investie jour et nuit pour déformer notre image. Tout ceci sert le projet d’Israël.

Maintenant, ils mènent une guerre psychologique sous le titre de la troisième guerre du Liban. Il semble que les Libanais ne suivent pas actuellement les médias sionistes compte tenu de leurs préoccupations quotidiennes. Heureusement alors!

Sachez que la guerre psychologique sera vaine. Nous n’allons point fléchir et nous allons déployer tous nos efforts en tant que résistance.
Nous faisons face à la campagne de falsification par le biais de nos valeurs, de nos exploits et de la pureté des âmes de nos dirigeants martyrs.

Parler sans cesser de la guerre est inutile, même si la donne permet actuellement à Israël de se lancer dans une guerre contre le Liban.
En effet, Israël ne cherche guère de circonstances régionales pour lancer des guerres. Quand il veut déclencher une offensive, il crée les conditions propices.

Renforcer la résistance pour empêcher une guerre

Désormais, un seul facteur pousse Israël à déclencher une guerre: Etre certain d’une victoire imminente!

Lorsqu’au Liban nous assurons les facteurs de force qui empêchent Israël de réaliser une victoire claire et prompte, ceci protège le pays. Sachez que la résistance possède nouveaux potentiels et est capable d’infliger une défaite cuisante à l’ennemi dans toute prochaine guerre.

Et ces facteurs se résument par une résistance forte, capable, décidée, avec de nouveaux potentiels et des armes défensives et offensives. Cette résistance sera ainsi capable de réaliser une victoire écrasante sur l’ennemi. Quand on soutient cette résistance, on empêche le déclenchement d’une guerre sioniste.

Comme si le Liban possède une bombe atomique!

Un expert israélien dit: « Les habitants de Haïfa craignent une offensive meurtrière contre les conteneurs d’ammoniac, renfermant 15000 tonnes de gaz et qui provoquera la mort de dizaines de milliers d’habitants. Il critique les autorités qui, au lieu de transférer les conteneurs, ajoutent une infrastructure chimique et militaire dans cette zone. Ceci équivaut parfaitement à une bombe nucléaire. C’est comme si le Liban possédait une bombe nucléaire. Quelques missiles qui s’abattent sur ces conteneurs auront l’effet d’une bombe destructrice.

Ce sont ces facteurs de force qui épargnent au Liban une guerre sioniste. Je le rappelle une fois de plus: Nous ne sommes pas des vas-t-en guerre, mais nous sommes attachés à ces capacités pour éviter une troisième guerre contre le Liban. Nous devons être prêts pour avorter les objectifs de cette guerre si elle a lieu.

Le sang de nos dirigeants martyrs ne sera pas perdu. A Sayed Abbas nous disons: Nous allons respecter et appliquer votre testament. Et à Hajj Imad je lui dis que tous tes efforts ont donné naissance à une génération de dizaines de milliers de combattants entrainés pour réaliser les victoires au niveau de la région entière. Et que la Paix de Dieu soit sur vous ».

Le colonialisme de l’empire à l’œuvre au Moyen-Orient… Israël outil de l’empire…

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“L’hégémonie américaine ne garantit que l’autorité des leaders qui se soumettent aux intérêts états-uniens et étant donnée sa forte position internationale, les Etats-Unis sont capables de blâmer quelque accusation que se soit envers quelque entité de son choix, lançant des slogans siffisamment attractifs pour mettre en œuvre des séries de mesures visant à renverser des régimes, que ces régimes soient de fait coupables des accusations portées contre eux ou pas.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

Excellente visions politique et géopolitique exprimées par Hassan Nasrallah (comme d’habitude) dans son discours de l’Achoura. Nous encourageons à lire la transcription de son discours en français sur le lien d’Al Manar ci-dessous (sous l’article que nous relayons ici). On gagne toujours à lire ses analyses. Nous sommes en parfaire adéquation avec ce qu’il dit sur Israël: l’entité sioniste n’est qu’un outil de l’empire anglo-américain dès son origine. Nous pensons que le jour où l’empire pensera qu’Israël a rempli son rôle et devient un boulet, l’empire le larguera sans sourciller. Pour l’heure c’est la collusion des « deux peuples élus », car n’oublions pas que dans la doctrine de l’exceptionnalisme yankee, le peuple des Etats-Unis est vu et compris comme le « peuple élu de dieu » dont la « destinée manifeste » fut de créer les Etats-Unis pour rayonner sur le monde. La première conférence sioniste mondiale s’est tenue à Bâle en Suisse du 19 au 31 Août 1897. L’exceptionnalisme étatiste yankee remonte au puritains immigrants du début du XVIIIème siècle. L’empire, tout comme Israël, est construit sur un mythe biblique et la mise en application du dogme du « peuple élu » (cf. nos traductions de Steven Newcomb sur ce blog). Israël est fondé sur le modèle américain de nettoyage ethnique placé sous stéroïdes. Si le mantra colonialiste nord-américain a été « l’assimilation des populations autochtones ou la mort », le mantra de l’entité sioniste est devenu « l’expulsion ou la mort », il n’est pas du tout question d’une quelconque « assimilation » palestinienne de fait parce qu’elle est impossible et immorale puisque personne ne devrait avoir à « s’assimiler », terme ethnocentrique et colonialiste par excellence.

— Résistance 71 —

 

Les USA véritable chef de guerre pour soumettre la région

 

Al Manar

 

24 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=265175&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

C’est en se pointant en personne sur la tribune de la salle « Maitre des Martyrs » au coeur de la banlieu sud, au sein d’une foule passionnée qui semblait attendre son apparition en chair et en os, que le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a prononcé son discours politique, le deuxième durant cette décade de Achoura, et dans lequel il s’est voulu mettant les points sur les i  sur les événements tragiques qui traversent notre région.

Commentant la montée de la mouvance takfiriste au Moyen Orient, laquelle alimente ses innombrables foyers de tensions et de guerres meurtrières qui se voulaient être sectaires, son éminence l’a attribuée principalement aux États-Unis qui se servent d’elle, comme de tous les acteurs régionaux, arabes et musulmans. Le but final étant d’après lui « de soumettre les Etats récalcitrants qui aspirent à être indépendants, souverains, et maitres de leur sorts et leur destin ».

« Les guerres dans la région sont dirigées par les Etats-Unis qui à eux seuls rythment sa cadence», a-t-il déploré, révolté.

C’est parce que la Syrie, l’Irak, le Yémen, l’Iran veulent être indépendants et décider librement de leur sort, à la lumière des intérêts de leurs peuples, que les États-Unis ont voulu leur lâcher ces takfiristes, leur ont déclenché des guerres, ou leur ont imposé des sanctions, des embargos (…) dans l’objectif final de les soumettre à leur volonté», a-t-il poursuivi.

 Selon lui, les USA qui sont les héritiers de l’ère de la colonisation veulent imposer leur hégémonie et leur suprématie dans cette région comme dans le monde entier, et veulent décider de tout : « nos politiques, nos économies, nos cultures, le prix de nos ressources, de notre pétrole et gaz,  (…) », entre autre. 
 
« Seulement dans les apparences nos richesses sont entre le mains des dirigeants arabes. Mais en réalité, ces dirigeants sont tellement impuissants qu’ils ne peuvent même pas décider du prix des hydrocarbures », a-t-il lancé ironiquement. 

En revanche, a-t-il signalé, les pays qui refusent et résistent, seront en proie à la vengeance des USA, à leurs guerres, sanctions, embargos…

Concernant la République islamique, Sayed Nasrallah a assuré que ce sont les USA  qui ont fabriqué le mensonge qu’elle veut confectionner un programme nucléaire militaire, et l’ont fait avaler au monde entier, puis l’ont soumis aux instances internationales, pour imposer des sanctions contre ce pays et tout son peuple.

 Quant à l’ennemi israélien, il n’est selon lui qu’un outil régional dans le projet américain dans la région, raison pour laquelle il jouit de son soutien infaillible.

Sayed Nasrallah estime que les Etats Unis ont voulu à tout prix transformer les guerres qui émaillent la région en un affrontement entre sunnites et chiites, «mais ils ont échoué et ce grâce aux efforts sincères et honnêtes de nombreux ulémas sunnites », dans le monde arabe et musulman. 

Selon  son éminence, cette bataille porte des similitudes avec celle que l’Imam Hussein avait menée, lorsqu’il a été amené à faire le choix entre la soumission et l’humiliation d’une part, et la mort et la guerre de l’autre.  

Raison  pour laquelle, pas question selon le commandant de la résistance islamique de se replier ou de faire preuve d’aucune faille face à cette bataille.

«Ceux qui misent sur notre fatigue et notre repli, nous leur disons que nous avons une forte croyance en cette bataille, et nous allons y faire part de toutes nos forces, et nous allons y triompher aussi », a-t-il juré.

En sortant, la foule des fidèles de la commémoration de Achoura scandaient « A mort les USA » « Nous ne serons point humiliés », reprenant en chœur le slogan de l’Imam Hussein à Achoura, devenu l’emblème de toutes les batailles que le Hezbollah a menées .

Résistance et réalité politiques: Une vision panoramique de la situation au Moyen-Orient…

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Le conflit régional est politique, l’échec de Ryadh au Yémen affectera toute la région

 

Al Manar

 

7 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=229371&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

Le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a affirmé que la région traverse une période cruciale , soulignant que le conflit dans la région , en particulier en Syrie ou en Irak ou au Yémen est politique par excellence, ajoutant que ses outils sont religieux mais ses objectifs sont politiques.

Dans un entretien télévisé exclusif avec la chaine satellitaire syrienne alAkhbrayah , sayyed Hassan Nasrallah a parlé de la Syrie, du Yémen, des repercussions du dossier nucléaire sur la région
Son excellence n’a pas hésité à vilipender le régime saoudien pour sa politique vassale qu’il applique avec ses pairs arabes et musulmans, politique qui a été dénoncée par son agression à l’israélienne contre le Yémen.

Principaux points de son discours :

 

Le conflit dans la région est politique

Il ne fait aucun doute que le conflit dans la région est politique, mais ses outils sont  religieux et ses objectifs sont politiques, or la religion n’a pas été  utilisée dans le bon sens, comme par exemple dans la lutte contre l’occupation israélienne.

Je donne un autre exemple, celui de l’Iran. L’Iran à l’époque du shah était chiite, le régime du shah  était dans l’axe des USA, un allié de l’Arabie alors qu’il encourageait les slogans chiites, sa femme visitait le mausolée de l’Imma Rida , il récitait le Coran, tout comme le fait le roi saoudien, mais jamais on l’a accusé de représenter une menace chiite pour les sunnites ou une menace perse pour les arabes.

Toutefois,  quand l’imam Khomeiny a déclenché la révolution islamique pour fonder la république islamique d’Iran, afin de rendre au peuple iranien son autonomie, son pouvoir de décider de lui-même,  quand il a redonné à son peuple sa confiance en soi et qu’il s’est libéré de l’emprise américano-saoudienne, c’est à ce moment que des voix arabes ont retenti  mettant en garde de la menace perse ou chiite qui veut conquérir la région. Le problème réside dans le choix que les peuples font :  soit dans l’axe des USA soit dans l’axe de la résistance et de la cause palestinienne. Et donc, notre problème est avec l’occupation israélienne qui commet des massacres, des guerres , notre bataille n’est pas avec les juifs mais avec les sionistes.

La participation du Hezbollah dans le conflit en Syrie

Nous avons choisi et décider de participer dans le conflit syrien et nous avons présenté à maintes occasions nos arguments et nos raisons, et nous étions parfaitement conscients de l’ampleur du complot contre la Syrie.

Au Liban, nous n’avons pas  consulté nos alliés afin de ne point les embarrasser  si jamais on leur posait la question. Nous leur avons donné  le choix de répondre ce qu’ils trouvent bon de répondre sans avoir à mentir puisqu’ils ne savaient pas notre décision. Nous leur avions expliqué nos raisons aprés. Nous  avons pris  une décision historique et nous leur avions dit que vous  êtes libres d’être avec nous ou pas..

Bien sur, avec la Syrie il y a eu consultation au plus haut niveau..

Certes,  nous savions que le conflit promettait d’être long et dur. Il suffisait de lire les analyses et les pronostics qui s’attendaient la chute du régime syrien en quelques mois. Rien que cela nous donnait une idée de l’ampleur du complot, des Etats  y étaient impliqués tant au niveau régional qu’international, c’est pourquoi nous estimons toujours que le conflit en Syrie est toujours ouvert à tous les fronts.

Au début, il y avait une liste d’objectifs à réaliser dans cette guerre contre la Syrie, et j’en ai parlé dans mes discours en affirmant qu’il fallait remplacer le régime syrien parce que la Syrie fait partie de l’axe de la résistance, qu’elle soutient la résistance au Liban et en Palestine occupée.

Mais il y a autre chose, de plus grave :  la Syrie était depuis des décennies, soit sous le règne du feu président Hafez alAssad,  un Etat autonome, indépendant, qui définit ses propres stratégies,  ses alliés et ses adversaires. Allez chercher dans la région, un seul Etat  qui jouit d’une autonomie comme  la Syrie ..

Aussi, la position de la Syrie  dans la région est cruciale,  on ne peut pas parler de l’avenir de la région sans la Syrie, ni de la question irakienne sans la Syrie, ni de la question palestinienne sans la Syrie, ni de l’avenir du bassin méditerranéen sans la Syrie.

Or, après le départ de Hafez alAssad, les pays arabes et l’Occident ont cru que le président Bachar aura besoin de soutien pour s’imposer ,  et donc tous les pays se sont ouverts à la Syrie, la Turquie, le Qatar, l’Arabie, tous ont offert leur soutien et bons services, en fait ils cherchaient à acheter la Syrie, à lui voler sa volonté  de décider par elle-même.

Ainsi, en 2003 quand l’Irak a été occupé par les Etats-Unis, le monde arabe tremblait et  ce jour-là Collin Powell s’est rendu  en Syrie avec une liste de demandes, croyant que le président Bachar allait  plier face à la puissance américaine. Or,   telle fut sa surprise de voir un président courageux, tenace, déterminé, nullement impressionné par la force militaire américaine refuser toute la liste.

En 2005, avec l’assassinat de Rafic Hariri, ceux qui l’ont tué avait préparé tout un scénario,  la Syrie s’est retirée du Liban mais ne s’est pas pour autant plier ou soumise à l’axe des USA.

Avec la guerre israélienne de 2006 contre le Liban,  on s’attendait à ce que le Liban s’écroule avec sa résistance et qu’après en avoir fini avec le Liban ce sera au tour de la Syrie..

Leur projet contre le Liban a échoué : le projet était américain, et l’outil d’exécution israélien.
Et la Syrie ne s’est pas  plié,  elle a poursuivi son soutien à la résistance, ils ont découvert que rien ne faisait plier la Syrie et donc ils ont décidé de la détruire.

La bagarre en Syrie est celle de la résistance mais aussi celle de l’indépendance de la Syrie et de son autonomie, de sa souverainneté. 
Il ne faut pas oublier d’autres raisons, il y a la question du pétrole et des oléoducs et du gaz, ils veulent que la Syrie soit un passage pour leur gaz et leur pétrole sans que le peuple syrien puisse en profiter, car il y a d’énormes projets d’énergie qui sont en jeu.
  
Ils ont fait venir Al-Qaïda pour servir leurs intérêts , mais Al-Qaïda a aussi son  projet en Syrie, elle aussi veut dominer la Syrie, disons qu’il y a eu des intérêts en commun pour s’engager contre la Syrie.

La Syrie depuis le début du conflit , et je peux en témoigner, était disposée à tout dialogue , le président syrien était présent à répondre aux demandes du peuple , mais quand les autres ont constaté qu’il était capable  d’écouter les diverses oppositions du pays,  alors ils ont intensifié le conflit, plongeant la Syrie dans un conflit sanguinaire, contre des groupes armés sans merci, d’où l’ampleur de la guerre contre la Syrie..

La situation sur le terrain après cinq années de guerre

Quand on veut évaluer n’importe quelle guerre, on étudie les objectifs que l’agresseur veut réaliser dans sa guerre, comme au Yémen. En Syrie, le régime est toujours solide, soutenu par son armée et son peuple,  et donc la guerre en Syrie n’a pas réalisé le premier objectif déclaré : la chute du régime. Mais encore, la majorité de principales villes et la capitale sont toujours  sous la souveraineté de l’Etat syrien. Mieux encore il y a eu des élections présidentielles, alors que chez nous au Liban en temps de paix on est incapable d’en organiser une,  et des  législatives ce qui veut dire que les rênes du pouvoir sont toujours entre les mains du pouvoir..

Les victoires réalisées par les groupes armés dans diverses zones syriennes, comme à Idlib, ne sont pas suffisantes pour réaliser l’objectif principal, ce sont  des victoires partielles, limitées géographiquement mais qui ne sont pas stratégiques.  Elles ne peuvent pas provoquer la chute du régime, regardez en Irak, il a perdu au début d’importantes régions, puis a réussi à les reconquérir,  imposant sa souveraineté, grâce à son armée, à son peuple, même l’opposition irakienne.

Donc, en  Syrie, certaines zones sont tombées militairement entre les mains des groupes armés pour des raisons objectifs et c’est normal mais toutes les institutions de l’Etat fonctionnent toujours,  le peuple est toujours derrière son  président. C’est pourquoi ils ont été surpris par la réaction du peuple syrien envers leur président et je leur ai prévenu de ne point comparer Bachar alAssad avec Moubarak ou tout autre président arabe qui n’hésiterai pas à fuir s’il était dans la même situation que le président syrien.

La Syrie est bénie par la présence d’un président aussi courageux, tenace et patriotique qui n’a jamais et ne quittera jamais son pays pour se réfugier dans un pays ami..

Et comme je l’ai déjà dit , la raison qui nous a poussé à participer dans le conflit en Syrie est l’enjeu que représente la perte de la Syrie, car cela signifie la perte de la question palestinienne , de la résistance et de l’axe de la résistance.. C’est donc pour  nous défendre avant tout, puis  défendre la question palestinienne et aussi les peuples de la région. Car, imaginez si alQaida avait occupé toute la Syrie, que sera devenue la Jordanie ? L’Irak ? Le Liban ?  voire même les pays du Golfe qui excellent en matière d’échec et de retournement de situation contre eux..

En Syrie, nous sommes présents sur le terrain là ou nos capacités nous permettent de l’être, finalement nous ne sommes pas une puissance régionale ni même une force régionale et nous avons jamais prétendu l’être.. Nous sommes un simple mouvement de résistance et de lutte, avec certaines capacités militaires et une expérience des guérillas  et donc nous sommes là ou l’urgence l’exige..

Cette évaluation nous la faisons en tenant de plusieurs facteurs, tenez par exemple dans la bataille de Qalamoun.  Il était urgent  de fermer l’accès au Qalamoun, passage obligé d’armes et de munitions  pour les groupes armés à l’intérieur de la Syrie . Mais surtout, du côté libanais il y avait des groupes armés  tout au long de  la frontière libanaise,  pire ils se servaient de ce passage pour  envoyer des voitures piégées au Liban ..

Nous sommes présents en Syrie en termes d’hommes et non en termes d’armes, nous ne faisons pas venir nos armes du Liban..

La coopération entre le Hezbollah et l’armée syrienne.. 

D’abord je ne suis pas un commandant militaire, il y a des responsables militaires du Hezbollah sur le terrain, certes  il me consulte dans les grandes lignes, mais nous ne sommes qu’un facteur de soutien pour l’armée syrienne,  la décision revient aux responsables militaires syriens.  

Quand on lit dans les rapports et les journaux que des millions de dollars ont été dépensés dans ce conflit et que des tonnes d’armes ont été envoyées aux groupes armés, je dirai que l’armée syrienne et nous, combattions le monde, sans oublier que nous affrontons des hommes endoctrinés, sans merci, sans cœur, qui pensent qu’en tuant un chiite ou un alaouite, ils vont déjeuner avec le prophète Mohammad au Paradis, et donc la guerre est ouverte sur tous les fronts..

Est-ce que l’armée américaine peut être partout dans un pareil conflit ?Certes non, il est donc normal que des régions tombent entre les mains des takfiristes, au point que Damas a été  menacée, Homs aussi et Idlib depuis toujours..  mais Damas a résisté, la situation à Halab a changé en notre faveur de même Homs, selon mes  estimations  la situation de notre front est en progression et le fait que telle ou telle zone tombe ne change pas l’équation sur le terrain.. 

Nos pertes étaient calculées d’avance, ce qui est rapporté par les médias est très exagéré. Le trois devient trente..voire nos pertes sont moins que prévues compte tenu de l’ampleur du conflit ..

L’axe de résistance entrainée dans une guerre d’usure ?

C’est nous qui avions insisté pour que le Liban ne devienne pas une scène de guerre .. les mouvements de résistance en Irak et en Syrie n’ont pas le choix que de lutter que d’endurer car regardez ce qui s’est passé avec ceux qui se sont rendus : ils ont perdu leurs églises, leurs mosquées,  leurs maisons, leurs vies.. nous affrontons un ennemi qui n’a pas de cœur ni de miséricorde nous n’avons pas le choix que de résister et donc  cela ne nous pose pas un problème, car seuls les peuples qui acceptent le plus haut des sacrifices méritent à la vie..

La riposte de Chebaa

A travers notre riposte à Chebaa nous avons voulu adresser un message à l’ennemi et à l’ami, à savoir: il n’y a plus de règles de conflits, tous les fronts sont ouverts. C’était tes important sur le plan stratégique et politique car si nous avions riposté depuis le territoire syrien, l’impact stratégique aurait été moins important pour l’ennemi, surtout que  le front libanais est très important pour l’ennemi israélien car il y a des colonies, l’enjeu stratégique est plus grand.

Efficacité du dialogue inter-syrien à Moscou

La solution réside d’abord chez les vrais opposants syriens, ils doivent jouir d’une  volonté indépendante. Le président syrien était ouvert au dialogue politique,  le toit du dialogue était très haut et même je lui ai demandé s’il acceptait un système multiparti, ou la tenue d’élection présidentielle, sa réponse était affirmative, voire je lui ai demandé s’il était prêt à annuler l’article 8 qui est dangereux et il a accepté..

Et j’ai rapporté cela, mais personne en face n’était prêt à un dialogue, ni la Turquie, ni  les pays du golfe car pour eux accepter  le dialogue c’est donner au régime  de l’oxygène. C’est pourquoi ils n’ont pas accepté car ils ne veulent pas des réformes, ils veulent la chute du régime.

La vérité c’est que les opposants syriens sont soit avec les renseignements saoudiens ou jordaniens ou turcs. Et quand ils ont fait venir Daech  en Syrie, ils ont saboté toute chance de dialogue car la culture de Daech, sa doctrine, ne reconnait personne..

Aujourd’hui, les Etats qui   financent les groupes armés refusent la solution politique, ils jouissent du paysage dévasté que présente la Syrie,  tout comme ce qui se passe au Yémen,  pour eux que la Syrie brule en enfer, c’est leur mentalité.

Mais cela ne signifie aucunement que nous devons baisser les bras et fermer la porte au dialogue,  au contraire, il faut chercher la moindre fenêtre de dialogue car cela peut diminuer la tension ou encourager d’autres parties de participer au dialogue d’où l’intérêt de la table de dialogue à Moscou.

L’Iran, l’Arabie-saoudite.. le Yémen

Il n’est pas étonnant que celui qui parle d’occupation iranienne de la Syrie ne soit autre que Saoud al Fayçal, le ministre des affaires étrangères saoudien.

Quand l’Arabie a constaté  que la Syrie résistait et luttait,  elle ne l’a pas toléré, car t le régime saoudien ne peut pas comprendre ou accepter que les peuples soient libres et luttent pour leur autonomie, pour les alSaoud,  tous les peuples doivent être traités comme des vassaux.

En fait, face à son échec cuisant, Saoud al Fayçal  n’a trouvé autre que de dire que l’Iran occupe la Syrie. Mais, bon sens, dites moi est-ce que tous les libanais peuvent occuper la Syrie ? Certes non, alors quid le Hezbollah ?

Dire que la Syrie est occupée par l’Iran est non seulement irrationnelle et illogique mais d’une stupidité grave.

Tout comme ils accusent le Yémen d’être occupée par l’Iran sachant qu’avant l’agression contre le Yémen, il y avait quelques conseillers iraniens dont le nombre n’a cessé de diminuer.

Il y a quelques jours, j’ai insisté sur le fait que le régime saoudien veut réimposer son hégémonie au Yémen.

L’Arabie a agressé le Yémen, oui mais  il ne faut pas omettre le rôle des USA dans cette guerre.  Le peuple yéménite voulait retrouver son autonomie et il voulait redynamiser ses mouvements de résistance, le peuple yéménite soutient la cause palestinienne, il a été le premier à soutenir la Syrie face au complot.

Et donc si le Yémen n’est plus pro- saoudien, cela signifie qu’il n’est plus dans l’axe des USA,  sans oublier l’importance stratégique du  Bab al Mandeb pour l’entité sioniste.

Autrement dit,  si le Yémen devient autonome, il est une menace pour l’entité sioniste et les USA .

Il faut aussi souligner, le besoin des alSaoud pour déclencher une guerre à cause de la situation interne du pays qui est alarmante, avec tous ses pétrodollars, le pays souffre d’un chômage chronique, d’une extrême pauvreté, de crises sociales graves. A ce titre,  leur ami Obama leur a prévenu aujourd’hui, en affirmant que le problème des pays du golfe vient de l’intérieur voire que la culture takfiriste est une menace pour leur régime..

Or, la plus grande base qui soutient Daech est  l’Arabie, car l’Arabie est dominé par le wahhabisme, Daech est le noyau du wahhabisme, il faut savoir que quand ces régimes sont menacés de l’intérieur, ils déclenchent une guerre. Et donc pour se débarrasser de ces takfiristes, ils leur ouvrent un front ..
 
Reste que le plus important est  que pour la première fois l’Arabie s’est impliquée directement dans la guerre, auparavant elle offrait des sommes colossales pour qu’on fasse des guerres à sa place, elle n’a aucune stratégie, juste elle a de l’argent , des dignitaires qu’elle paie  pour rendre des fatwas.

C’est tout ce qu’elle possède.  Dans toutes ses guerres par procuration, l’Arabie a subit des  échecs cuisants, au Yémen, elle s’est vu forcée d’intervenir car ses milices ne luttaient plus..

La solution n’est pas  de négocier avec l’Arabie,  mais d’organiser un dialogue interne sous l’égide des nations-unies ..  Sinon quelle relation  l’Arabie a avec les affaires internes du peuple yéménite pour faire partie d’un dialogue inter-yémenite ?  Ce qui lui est demandé c’est de cesser son agression..  si j’étais à la  place du peuple yémenite, je n’accepterai pas de faire un dialogue avec mon agresseur, qui a tué mes femmes, mes hommes mes fils et mon pays..

L’Arabie a  décidé de lancer son agression quelques heures avant le sommet arabe de Charm el- cheikh. Ils ont fait la guerre puis ils se sont rendus au sommet afin de légitimer leur agression et trouver une couverture arabe et c’est la preuve que l’Arabie se moquent des chefs d’Etats arabes  et ne les respectent pas. C’est grave .. Voire certains dirigeants arabes n’ont été mis  au courant que quelques heurs avant cette agression.

Le Pakistan et la Turquie

Je pense que le Pakistan n’a pas applaudi l’agression mais il pense qu’il doit à l’Arabie. C’est une question d’argent, alors qu’Al-Qaïda est financée par l’Arabie et donc l’Arabie donne du fil à retordre aux Pakistanais avec ses talibans. Souvenez-vous du massacre des élèves pakistanais dans une école parce qu’ils étaient les enfants de responsables militaires pakistanais : elle est belle la bénédiction saoudienne..

Mais si  les pakistanais avaient le choix, ils ne participeraient pas dans cette guerre, l’opposition pakistanaise est contre une participation. Le Pakistan a trouvé comme sortie de secours d’affirmer qu’il participera dans un conflit pour défendre le territoire saoudien d’une infiltration yémenite terrestre, ce dont je pense les Yéménites envisageraient de faire..  mais pas dans une guerre au Yémen..Certes, le Pakistan devra également faire face à la pression américaine..

Concernant la Turquie, ses calculs sont différents, elle relit la région, revoit sa stratégie, son échec en Syrie, en Libye, en Egypte, la Turquie voit là une occasion pour rétablir la relation avec l’Arabie qui s’est détériorée, juste en annonçant son soutien à l’Arabie. Mais de là, à s’impliquer dans la guerre je ne pense pas.

Cela dit, je ne dispose pas d’informations sur une opération terrestre yémenite,  mais si vous analysez l’agression saoudienne, vous constaterez qu’aucun  objectif n’a été réalisé sinon le massacre des gens, bref une agression qui est la copie conforme de celle israélienne durant la guerre de gaza et celle du Liban, ce qui nous donne une idée de celui qui dirige cette agression.

Mais au Yémen, il faut savoir que tous les yéménites sont armés d’armes moyens..Et donc, le moment voulu ils se défendront..

Parmi les objectifs de l’agression saoudienne, empêcher les Houthis d’arriver à Aden, or non seulement ils y sont arrivés, mais ils ont pris le contrôle de l’aéroport et d’autres points stratégiques.. C’est un échec cuisant pour l’Arabie.

L’Arabie n’a réalisé aucun exploit militaire stratégique. Son exploit c’est d’avoir  uni le peuple yéménite dans une haine contre elle, des millions de yéménites sont descendus à la rue scandant Mort à alSaoud.  Et aujourd’hui, tout le Yémen est mobilisé, une mobilisation populaire sans précédent et qui se renforcera  à cause des massacres..

De plus,  l’administration yémenite qui condamne l’agression n’a pas fermé Bab al Mandab comme a voulu le faire croire l’Arabie..

Oui, les yéménites disposent de beaucoup d’options de riposte, riposte de missiles, mais aussi les provinces frontalières ont commencé à se mobiliser, surtout après la destructions de 90 villages frontaliers par les saoudiens  par crainte que les yéménites ne pénètrent dans le territoire saoudien..

Il faut dire qu’il y a deux dimensions dans ce conflit : la dimension humanitaire  où  le peuple yémenite se fait massacrer par l’aviation saoudienne,  l’infrastructure du Yémen est détruite, l’armée est visée,  et cela il faut le dénoncer. Et, la dimension politique militaire et stratégique où  la défaite de l’Arabie est une évidence et la victoire du peuple yéménite est une évidence. Et cette défaite saoudienne aura  des répercussions bouleversantes pour la région et la soulagera..

La déclaration de Lausanne

Il s’agit d’une déclaration qui n’est pas encore un accord définitif, mais il suffit de voir la position israélienne, leur colère et celle des saoudiens pour comprendre que cette déclaration est un exploit.  C’est une  expérience diplomatique qui mérite d’être étudier et elle portera ses fruits  pour la région.
La première conséquence de cette déclaration est d’éloigner le spectre de la guerre  régionale, et qui risquait d’évoluer en guerre mondiale. C’est une évidence.

Ensuite, tous ceux qui espéraient un  échec,  vont essayer de saboter la signature d’un accord final, ils vont activer le lobbying, payer des sommes colossales,  user de tous les stratèges machiavéliques..

Il faut souligner que quand  l’Iran était entrain de négocier, on nous disait que tous les dossiers étaient liés aux négociations, le dossier syrien, libanais, irakien, palestinien..

Je me suis renseigner auprès des iraniens,  ils m’ont assuré que ces négociations ne sont que pour le dossier nucléaire,  et ils m’ont  révélé que durant les dernières années les USA ont tenté d’inclure d’autres dossiers mais sans résultat; les iraniens ont refusé toujours. Pour les iraniens, il n’était pas  question de négocier n’importe quel dossier car cela augmenterai la pression sur eux et aussi sur leurs alliés.

Aujourd’hui, le monde constate qu’on ne peut  pas ne pas dialoguer avec l’Iran car c‘est une puissance militaire en soi,  les sanctions et l’embargo ne l’ont pas empêché à progresser et à se renforcer, il ne restait plus d’autre choix que la diplomatie pour  régler la question nucléaire et depuis toujours l’Iran a cru en la diplomatie comme seul moyen pour préserver son droit à l’énergie nucléaire.

On a tenté brandir la menace  de la bombe atomique iranienne, alors que Sayyed Ali Khamenei n’a cessé de répéter inlassablement que cette arme est  contre la charia islamique.

Il ne faut pas oublier que ces négociations ont eu lieu avec la communauté internationale et non pas avec les USA.

Tous les gens, les envieux, les amis, les alliés, les ennemis et  les adversaires ont reconnu les conséquences stratégiques de ses négociations. Car avec la levée des sanctions,  l’Iran sera plus puissante mais jamais elle n’abandonnera ses alliés et ses amis.

 La question palestinienne

En dépit de tout ce qui se passe, la cause palestinienne n’est pas perdue, les régimes arabes ont œuvré depuis de décennies à la noyer et ils la considèrent comme un fardeau mais ce qui les a embarrassé c’est le peuple palestinien qui insiste sur son droit de retour..

Car cette cause est liée à la volonté d’un peuple, il est toujours vivant à travers des générations et des générations, c’est un peuple en qui je crois beaucoup, même si des palestiniens ont commis certaines erreurs , comme ils nous ont envoyé des palestiniens suicidaires contre la banlieue, et la question  pourquoi des palestiniens et pas d’autres ? Tout simplement pour nous pousser à  abandonner   la cause palestinienne.

En Syrie, la position du président n’a pas changé , ni celle du  peuple syrien , même tous les peuples de la région,  comme le peuple yéménite ..
Nous estimons que nous devons soutenir toutes les factions qui luttent contre l’occupation israélienne même si on ne partage pas les mêmes positions politiques dans des dossiers comme le dossier syrien, car nous sommes soucieux de préserver notre relation avec les factions et on peut régler nos différents par le dialogue..

En tant que mouvement de résistance, nous ne pouvons pas déclencher une guerre contre l’entité sioniste et la rayer de la carte, car nous avons en face de nous une véritable puissance militaire, nous ne pouvons pas libérer la Palestine à nous seuls.

Cela dit, dans une  prochaine guerre,  on pourrait entrer dans le Galilée mais certes pas parvenir à tel Aviv..

Ensuite une guerre de cette ampleur est une responsabilité qu’un mouvement de résistance ne peut assumer à lui seul, il faut consulter nos partenaires.
Cela dit, il est de notre devoir de ne pas  révéler nos capacités , cela fait partie de notre stratégie de surprise, et si l’ennemi prétend que nous disposons de tel ou tel missile, ce n’est pas à nous de confirmer ou de démentir, nous le laissons croire ce qu’il veut croire.