Archive pour liban résistance à l’empire

Effondrement systémique: Séisme politico-social au Liban (Réseau Voltaire)

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 27 octobre 2019 by Résistance 71

La décrépitude du système étatico-capitaliste est entrée en phase terminale. Le plus important: Arrêtons de vouloir écoper un Titanic voué à couler et concentrons nous sur la reprise du pouvoir décisionnaire pour remettre en place une société de l’être générique en larguant à tout jamais la société de l’avoir parasitaire et inégalitaire qui nous a été imposée depuis des siècles. Elle n’est en rien inéluctable, il suffit de dire NON ! et d’agir en conséquence, ensemble et pour le bien commun dans la jouissance de la satiété collective achevée en paix avec nous-mêmes et la Nature.
Il n’y a pas de solution a sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! Qu’on se le dise !…

~ Résistance 71 ~

 

Les Libanais prisonniers de leur constitution

 

Thierry Meyssan

 

21 octobre 2018

 

url de l’article original: 

https://www.voltairenet.org/article208011.html

 

Depuis cinq jours, le Liban est le théâtre d’émeutes et de manifestations gigantesques qui paralysent le pays. Il est presque impossible de circuler, toutes les routes étant coupées. Le mouvement s’est rapidement étendu à l’ensemble du pays. Présent sur place, Thierry Meyssan a pu constater qu’il n’était absolument pas spontané. Selon lui, le groupe qui a initié les émeutes n’accepte pas le changement de paradigme de la politique régionale. Les Libanais, quant à eux, tentent de se révolter contre un système constitutionnel dont ils sont prisonniers.

Depuis plusieurs mois, les États-Unis enjoignent aux banques libanaises de couper les relations entre le Hezbollah et la diaspora chiite, notamment en Afrique. Les finances du Parti de Dieu proviennent pour la plus grosse moitié de dons de la diaspora et pour une plus petite moitié de l’Iran. En agissant ainsi, le département du Trésor US espérait contraindre le Hezbollah à devoir passer sous les fourches caudines iraniennes et à se rebeller contre lui. Il s’agissait de créer une situation comparable à celle qui avait prévalu durant la guerre de Bosnie-Herzégovine, lorsque le Pentagone finançait le Hezbollah et l’a considéré à tort comme un simple proxy. Le parti avait cherché d’autres sources de financement et rompu définitivement avec Washington.

Cette politique a cependant eu comme effet collatéral de déséquilibrer les banques libanaises. Le produit intérieur brut du Liban (agriculture et tourisme) est extrêmement faible. La dette publique est évaluée à plus de 86 milliards de dollars, soit plus de 150 % du PIB. Les fonds considérables déposés dans les banques libanaises proviennent avant tout du blanchiment des revenus des drogues latino-américaines. L’association des banques libanaises répartit entre ses membres, y compris des agents du Hezbollah, les profits des cartels autorisés par Washington qui structurent la vie politique dans de nombreux États latino-américains. Pour interdire au Hezbollah de profiter de cette manne, le département US du Trésor a coupé les versements en dollars à l’ensemble des banques libanaises.

L’économie libanaise est largement dollarisée. Tous les commerces acceptent indistinctement des dollars ou des livres libanaises. Cependant, en moins d’un mois, les dollars sont devenus une denrée rare. De nombreuses banques ont fermé leurs guichets. Les retraits d’argent, y compris en livres libanaises, ont été limités.

Par voie de conséquence, pour éviter une dévaluation que le pays n’a pas connu depuis 1997, le gouvernement et le parlement ont voté de nouvelles taxes que la rue a immédiatement rejetées. Depuis la fin de la colonisation française, le pays est constitutionnellement divisé en 17 communautés ethnico-religieuses qui, depuis la fin de la guerre civile, se partagent les fonctions publiques selon un système de quotas. Cette organisation favorise la corruption et empêche tout mouvement social. Pendant douze ans, de 2005 à 2017, le Liban fut le seul État au monde à ne pas avoir de budget. Il est matériellement impossible de savoir ce qu’est devenu l’argent du pays.

En 2016, une révolte transcommunautaire avait éclaté face à l’absence de services publics et particulièrement au non-stockage et non-ramassage des ordures. Les choses ont évolué positivement sur le terrain, mais ont été enterrées politiquement. Le pays n’a toujours d’électricité que 12 heures par jour et pas d’eau courante. Il est vite apparu à tous que tant que le Liban serait gouverné par ses communautés, il ne parviendrait pas à résoudre ses problèmes, mais la réforme de la loi électorale est restée superficielle et n’a pas profondément changé la donne. Elle a été bloquée par les puissances occidentales, dont Israël, qui craignaient, à juste titre, une élection massivement favorable au Hezbollah. Mais la tutelle occidentale n’est plus à l’ordre du jour.

La révolte qui a débuté le 17 octobre 2019 reprend les thèmes de la crise des ordures de 2016. Contrairement à ce que prétend la presse internationale, elle a été planifiée : l’armée, qui avait été prévenue, s’était déployée la veille sur tout le territoire ; les émeutiers qui ont dressé des barrages de poubelles partout dans le pays étaient, et sont toujours, reliés par téléphone à un ordonnateur central. Sur de nombreuses barricades, ils sont contenus par la police, mais dans d’autres endroits ils sont au contraire aidés par les policiers favorables à l’Arabie saoudite. Seule, pour le moment, l’armée reste neutre.

Très vite, les émeutes de quelques-uns ont laissé la place à une révolte généralisée de toutes les communautés et de toutes les classes sociales, comme si les Libanais n’attendaient que l’occasion pour s’exprimer.

Les manifestants ont réclamé la démission des trois présidents : celui de la République (chrétien), le général Michel Aoun, celui du gouvernement (sunnite), Saad Hariri, et celui du parlement (chiite), Nabih Berry. Ils réclament de nouvelles élections générales qui ne changeront rien, tant que l’on n’aura pas modifié la loi électorale. Depuis le départ de la Force syrienne de paix, en 2005, inlassablement le pays se mord la queue.

La donne politique a pourtant changé ce qui explique cette révolte. Le président du gouvernement, Saad Hariri, était jusqu’ici l’homme de Riyad. Mais en novembre 2017, il fut arrêté à son arrivée en Arabie saoudite et tabassé en public sur le tarmac. Soumis aux mêmes conditions d’incarcération que les autres membres de la famille royale (Saad Hariri est le fils illégitime d’un prince du clan Fadh), il fut retenu prisonnier jusqu’à ce que le Hezbollah proteste et le président Michel Aoun menace de saisir le Conseil de sécurité. Libéré, il a vite pris ses distances avec l’Arabie saoudite pour se rapprocher du Hezbollah et du président Aoun. Il avait pourtant, durant une décennie accusé le Hezbollah et ses alliés d’être impliqués dans l’assassinat de son père, Rafiq Hariri.

Les Forces libanaises de Samir Geagea (chrétien maronite) ont retiré leurs quatre ministres du gouvernement, demandé la démission du Premier ministre et, ce qui est contradictoire, réclamé la constitution d’un cabinet de technocrates. Il est possible que le Parti socialiste progressiste de Walid Jumblatt (druze) agisse de même. Ces deux partis sont intiment liés aux États-Unis et à l’Arabie saoudite.

Surtout, le Proche-Orient est en pleine mutation. Les États-Unis retirent leurs troupes de Syrie et bientôt du Qatar. La Russie apparaît à la fois comme le faiseur de paix et le technicien de l’exploitation pétrolière. Les clans libanais liés à Washington n’acceptent pas cette évolution et, au travers de ces manifestations contre la corruption générale, menacent leurs rivaux de ne pas couler tous seuls.

Le Hezbollah a été le premier à venir au secours de ses alliés. Son secrétaire général, sayyed Hassan Nasrallah, s’est immédiatement opposé à des élections générales sans changement de la loi électorale. Saad Hariri a annoncé un ambitieux programme de réforme économique sur lequel tout le monde est d’accord, mais que jusqu’à présent personne ne voulait implémenter. Les quatre partis de la coalition gouvernementale devraient l’accepter. Il comprend la réduction de moitié des salaires mirobolants des anciens ministres et des anciens députés, la levée du secret de leurs comptes bancaires et la lancée de poursuites judiciaires contre ceux qui se sont enrichis aux frais de l’État. Mais on peut douter que ce programme soit appliqué par Saad Hariri lorsqu’on sait que son père fut l’un des premiers bénéficiaires de ce système. Mais ce ne fut pas grand-chose comparé aux sommes détournées par l’ancien Premier ministre, Fouad Siniora, qui a pris la fuite, il y a trois jours. Au-delà de la lutte contre la corruption, les mesures annoncées par le Premier ministre touchent tous les secteurs de la société des prêts au logement à la suppression du ministère de l’Information.

Toutefois le problème restera entier tant que l’on ne changera pas la loi électorale. Depuis plusieurs années, beaucoup suggèrent une remise du pouvoir à l’armée, seule capable de casser le système confessionnel français. Celle-ci est composée de soldats principalement chiites et d’officiers principalement chrétiens.

Surveillance et totalitarisme technologique… Comment Nasrallah nargue les services de renseignement mondiaux…

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« En réalité, le Hezbollah est originellement un réseau de Résistance chiite à l’occupation israélienne du Liban. Il a successivement été armé par la Syrie puis, après le retrait de la force syrienne de maintien de la paix au Liban en 2005, par l’Iran. Il n’a jamais eu comme objectif de « jeter les juifs à la mer », mais au contraire, il ne cesse d’affirmer son intention d’établir l’égalité en Droit pour tous. »
~ Thierry Meyssan (juin 2019) ~

 

 

Comment H. Nasrallah nargue les services de renseignement mondiaux

 

Al Manar

 

Janvier 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1230319

 

Le chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a nargué les services du renseignement mondiaux, notamment ceux d’Israël, à l’affut de ses moindres faits et gestes, lors d’une interview de trois heures diffusée par la chaîne Mayadeen TV samedi.

Nasrallah a montré qu’il possède la capacité technique requise pour se faire interviewer en direct pendant tout ce temps sans crainte d’être détecté.

Plus important encore, Nasrallah a montré qu’il peut recevoir des messages électroniques au moyen d’une connexion internet à proximité, ce qui lui permet de répondre à des questions et d’obtenir des nouvelles de dernière heure de partout dans le monde.

C’est une indication claire que Nasrallah fait confiance à la compétence technique du Hezbollah, qui est capable de bloquer tout signal d’interception et assez efficace pour aveugler tous les services du renseignement locaux ou internationaux qui cherchent à le localiser.

Le Hezbollah semble posséder des capacités électroniques supérieures à celles de nombreux pays du Moyen-Orient et d’ailleurs. Ce qui est inhabituel, c’est que Nasrallah les a montrées à la face du monde, en ligne, à des dizaines de milliers de personnes qui ont regardé l’interview.

La capacité électronique du Hezbollah n’est pas nouvelle. Israël a tenté d’intercepter physiquement ses réseaux fixes à fibre optique et d’intercepter électroniquement les téléphones portables de bon nombre d’officiers et de dirigeants du Hezbollah. Les capacités d’interception d’Israël ont permis par le passé à l’armée israélienne de s’introduire dans le réseau téléphonique du Hezbollah et d’y découvrir tout un réseau de connexions qui a entraîné la destruction de centaines de maisons, bureaux et bases du Hezbollah pendant la guerre de 2006.

Ce n’est pas un secret qu’en interceptant un téléphone portable, il est possible d’en identifier d’autres dans un même lieu et de créer une liste des numéros IMEI, même si l’utilisateur a changé de carte SIM tout en gardant le même numéro de téléphone portable.

Le Hezbollah a reconnu l’erreur de ses membres et a lancé un sérieux avertissement à tous ses membres et dirigeants en leur interdisant d’apporter un téléphone portable au travail. L’inobservation de ces instructions a été à l’origine d’une bonne partie de la destruction que le Hezbollah a subie pendant la guerre de 2006.

À la même époque, le Hezbollah s’est servi de la même technologie existante pour intercepter et capturer des espions. En 2006, le Hezbollah a tendu une embuscade aux Forces d’opérations spéciales (FOS) israéliennes en créant une fausse piste signalant la présence d’un de ses principaux dirigeants parmi les plus recherchés à al-Rasoul al-A’zam, sur la route menant à l’aéroport de Beyrouth. Un des membres présents a révélé à la dernière minute le plan qui aurait entraîné la mort et l’arrestation de nombreux soldats des FOS.

Quelques années plus tard, le même espion est tombé dans son propre piège, en utilisant maladroitement son téléphone portable. La carte SIM qu’il utilisait pour communiquer avec Israël a été interceptée par le Hezbollah après qu’il l’eut insérée, par mégarde, dans son appareil libanais. Il a tôt fait de réaliser son erreur, mais pas assez vite pour s’enfuir en Israël. La capacité du Hezbollah lui a permis d’arrêter de nombreux espions, dont l’identité de certains n’a pas été révélée publiquement.

Loin de se terrer, comme la propagande israélienne a cherché à le dépeindre après la guerre de 2006, Sayyed Nasrallah n’a pas hésité à parler en toute confiance installé dans un appartement élégant. En fait, Sayyed Nasrallah a rencontré des politiciens locaux, des responsables régionaux et d’autres dirigeants du Hezbollah dans divers appartements à Beyrouth, mais jamais les mêmes.

C’est une autre indication de ses mouvements fréquents, une procédure de sécurité nécessaire pour quelqu’un de sa stature faisant partie de la liste des personnes les plus recherchées de nombreux pays, y compris ceux du Moyen-Orient et de l’Europe qui collaborent avec Israël et les USA.

L’équipe professionnelle chargée de la sécurité de Nasrallah le transporte partout à l’intérieur du Liban et à l’étranger. Il se déplace de Beyrouth à Damas en empruntant une même et longue route achalandée pour rencontrer le président Bachar al-Assad.

Nasrallah dispose d’une équipe chargée des médias électroniques qui lui fournit sur le champ les nouvelles de dernière heure et un résumé de tous les journaux et organes de presse qui publient de l’information ou des articles en lien avec le Moyen-Orient.

Les capacités électroniques du Hezbollah semblent être constamment mises à jour conformément à la technologie et aux mesures de sécurité de pointe requises pour faire face à ses ennemis et protéger ses dirigeants et sa capacité militaire.

La bataille entre Israël et le Hezbollah ne se fait pas seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan du renseignement et de la technologie.

= = =

A lire pour mieux comprendre les enjeux impérialistes historiques au Moyen-Orient:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

 

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Le ministre des AE yankee abandonné au palais présidentiel libanais…

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Le cottage de cul continue… Marrant… Surtout que ce guignol yankee n’est que le CEO d’Exxon-Mobil, c’est donc aussi le cul des Rockefeller qui est botté au passage, Exxon-Mobil qui est propriétaire du Qatar entre autre…  Quelques moments jubilatoires éphémères font quand même un peu de bien non ?… Bravo et respect au Liban !

~ Résistance 71 ~

 

Au Liban, le ministre des AE américain Tillerson abandonné seul au palais présidentiel de Baabda

 

Al Manar

 

16 février 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/782802

 

Le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, n’a pas été accueilli lors de sa courte visite au Liban par le chef de l’Etat, ni par un ministre ni par un directeur général. Tillerson a attendu en vain, dans son avion, son homologue libanais Gebran Bassil. Mais c’est finalement le directeur du protocole par intérim auprès du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Assaf Doumit et l’ambassadrice américaine au Liban Elizabeth Richard qui l’ont accueilli à sa descente de son avion.

De même, à son arrivée au palais présidentiel à Baabda, le secrétaire d’Etat américain s’est trouvé tout seul dans le salon des ambassadeurs avec les membres de la délégation libanaise qui devraient participer aux discussions entre les deux parties.

Le fauteuil présidentiel était vide et il lui a fallu attendre quelques minutes avant que M. Bassil n’entre pressé dans le grand salon, invoquant l’embouteillage dû aux mesures de sécurité accompagnant la visite de l’hôte américain.

Quelques secondes après, le chef de l’Etat est entré dans le grand salon, se contentant de saluer Tillerson sans les autres membres de la délégation américaine. Les discussions entre les deux parties ont duré une demi-heure.

A son départ, le chef de la diplomatie libanaise a tourné le dos à son hôte pour plaisanter avec les journalistes. Le directeur du protocole, Nabil Chedid, s’est alors chargé d’accompagner le chef du département US jusqu’à la porte du palais présidentiel.

Il s’agit d’un accueil glacial sans précédent réservé à un dirigeant américain en visite au Liban. Ce dernier était venu convaincre les dirigeants libanais pour adopter les aspirations israéliennes dans les eaux territoriales du Liban.

Il convient de noter que lors du mandat de l’ancien président libanais, Emile Lahoud et notamment lors du retrait israélien du Liban en mai 2000, M.Lahoud a raccroché le téléphone au nez de la secrétaire d’Etat US à l’époque Madeleine Albright.

Cette dernière lui disait : « Tu sais avec qui tu parles ? Tu parles avec la secrétaire d’Etat des Etats-Unis…Tu sais ce que cela veut dire Mr Lahoud ? »

L’ancien président libanais lui avait alors vite répondu : « Cela veut dire que chez nous il est 5 heures du matin, j’ai sommeil et je veux dormir ». Lui raccrochant ainsi le téléphone à son nez.