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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Ingérence saoudienne de plus dans la vie politique libanaise

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , on 5 mars 2018 by Résistance 71

Les “7 commandements de Riyad” au premier ministre libanais Hariri pour une normalisation

 

Al Manar

 

4 mars 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/800171 

 

L’Arabie saoudite aurait posé des conditions au Premier ministre libanais pour que les relations entre lui et le royaume redeviennent normales.

Mohamed Balout, analyste du journal libanais Ad-Diyar a écrit que l’Arabie saoudite avait posé sept conditions à Saad Hariri afin que les relations libano-saoudiennes redeviennent « normales ».

Il ajoute que le royaume saoudien concentre ses efforts sur deux axes différents : « l’amélioration des relations avec Beyrouth en général », et « l’amélioration des relations avec la personne de Premier ministre Saad Hariri en particulier ».

L’analyste arabe affirme que les dirigeants saoudiens ont déterminé des points essentiels pour une amélioration des relations avec Saad Hariri, disant que l’application entière de ces conditions devrait pousser le Premier ministre dans les bras de Riyad.

Les sept conditions du régime de Riyad sont les suivantes :

1- Refuser toute alliance ou coopération avec le Hezbollah lors des élections parlementaires libanaises : Riyad avait déjà posé cette condition avant d’inviter Hariri en Arabie saoudite

2- Restreindre le niveau de coopération ou de coalition électorale avec le Courant patriotique libre (CPL) à deux ou trois bureaux : d’après les informations qui sont disponibles, Hariri et le CPL, Parti du président Aoun, s’étaient mises d’accord sur des alliances à créer à travers le Liban

3- Améliorer les relations avec ses alliés libanais issus du 14 Mars (des atomes désormais libres sur quoi compte Riyad pour changer le cours des élections, NDLR): les informations existantes témoignent du fait que l’Arabie saoudite accorde beaucoup d’importance à l’amélioration des liens entres Saad Hariri et Samir Geagea, chef des Forces libanaises (FL). Cependant, elle ne veut pas que le Courant du 14 Mars soit dirigé par Samir Geagea et préfère qu’il soit présidé par Saad Hariri, figure plus consensuelle.

4- Appeler Saad Hariri à avoir des réactions et des prises de position radicales contre le Hezbollah : et ce, malgré le fait que le Premier ministre qui dirige la ligne politique du pays, ne pourrait adopter des positions extrémistes envers un parti politique. Samir Geagea et Sami Gemayel ont déjà pris parti contre le Hezbollah.

5- Resserrer l’étau autour des groupes de résistance (Hezbollah et ses alliées) et entraver leurs prises de décision au Liban : Les Saoudiens chercheraient en effet à empêcher l’influence de l’Iran au Liban.

6- Entretenir de bonnes relations avec le président Michel Aoun tout en coupant tout lien avec le Courant patriotique libre (CPL) : auparavant, les autorités saoudiennes avaient demandé à Saad Hariri de limiter ses liens avec les membres du CPL et de ne pas prendre de position hostiles à Riyad.

7- Coopérer avec les « partis compétents » aux élections parlementaires libanaises afin de contrer le Hezbollah et l’empêcher de s’accréditer de la majorité des sièges au Parlement, lors du scrutin législatif de mai prochain.

Les sept conditions de Riyad posées à Saad Hariri ont été révélées, après la visite qu’il a effectuée, mercredi dernier, en Arabie saoudite. Il s’agissait de la première visite dans le Royaume depuis la crise déclenchée en novembre après l’annonce de la démission surprise du Premier ministre libanais.

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Guerre impérialiste et ingérence au Moyen-Orient: La nouvelle guerre du Liban aura sûrement lieu…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 mars 2016 by Résistance 71

“La solution pratique, légitime et objective [pour la libération de la terre] est donc représentée par des opérations de résistance qui forcent un effet clair et direct, la retraite de l’ennemi et la reconsidération des agendas politiques et des méthodes… Le bloc fondamental sur lequel toutes les tactiques reposent est représenté dans la perception qu’on a de ce qui constitue une solution plausible: la résistance ou la négociation ? Les deux modes ont clairement démontré leurs résultats.

Il n’y a pas de restitution de terres après des négociations et une occupation ne peut pas soutenir la pression d’une résistance.

La dépendance et la subordination aux régimes [politiques] piègent l’activité de la résistance dans une conjoncture d’obligations et de système de requis, compromettant ainsi la liberté et l’efficacité qui généralement caractérisent une telle activité [de résistance].”

~ Naïm Qassem (2005) ~

 

Vers une nouvelle guerre au Liban

 

Thierry Meyssan

 

14 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190702.html

 

Depuis mai 2008, le Liban ne respecte plus sa propre constitution et n’a plus de budget. Le pays, aujourd’hui à la dérive, est redevenu une proie facile pour Israël. L’échec de l’opération contre la Syrie conduit le parti colonial à se chercher une nouvelle cible. Si une seconde guerre civile peut encore être évitée, il sera difficile d’empêcher une nouvelle invasion.

Depuis l’accord de Doha et l’élection anticonstitutionnelle de Michel Sleiman comme président de la République, en 2008, le Liban n’a pas connu d’événement politique marquant jusqu’à août dernier. Au cours des sept derniers mois, le pays a été secoué lors de la « crise des ordures » par des manifestations susceptibles de déboucher sur une seconde « révolution du Cèdre », puis par une crise de confiance avec l’Arabie saoudite et ses alliés, enfin par une mise en cause internationale du Hezbollah. Trois événements qui, pris séparément, semblent s’expliquer par eux-mêmes et ne débouchent sur rien. Et pourtant…

En août 2015, débuta subitement la « crise des ordures » : l’État ne parvint pas à renouveler le contrat de ramassage des poubelles par la société Sukleen. En quelques jours, le pays dans son ensemble devint une vaste poubelle, les déchets s’amoncelant dans les rues. Des manifestations se formèrent accusant le gouvernement d’incurie. Bientôt des milliers de manifestants clamaient dans le centre de la capitale que les politiciens eux-mêmes étaient des ordures, pillant l’État au détriment des citoyens. Des médias évoquaient un début de révolution colorée comparable à la « révolution du Cèdre » organisée par les États-Unis après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri ; d’autres médias évoquaient une extension du « printemps arabe » [1]. En définitive la fureur populaire retomba car le système communautaire unique du Liban —imposé par la France— attache chaque citoyen à sa communauté religieuse et l’empêche de se positionner sur les questions nationales.

Toutefois, sept mois plus tard, la crise des ordures n’est toujours pas résolue. Certes, la capitale et les grandes villes sont nettoyées, mais dans de nombreuses régions, les poubelles s’accumulent répandant une odeur nauséeuse. La persistance et la généralisation de ce problème ont des conséquences en matière de santé publique. Les virus se propagent et presque tous les Libanais sont malades épisodiquement. Elles ont aussi des conséquences économiques. De facto, le tourisme, principale source de revenu officiel du pays, est en forte baisse.

La seconde crise a débuté avec l’annulation du don saoudien de 3 milliards de dollars à l’Armée libanaise [2]. En réalité, ce « don » était la rémunération versée à l’Armée libanaise pour avoir détruit le témoignage de Majed el-Majed qu’elle avait arrêté lors de son transport en ambulance, le 26 décembre 2015. Le célèbre terroriste était le représentant du prince Bandar Ben Sultan au Levant. Il était suspecté de connaître personnellement la totalité des politiciens qui soutiennent secrètement les jihadistes. Son témoignage aurait gravement mis en difficulté le royaume saoudien. L’homme eut la bonne idée de mourir après quelques jours de détention sans que son témoignage détaillé ne soit enregistré [3].

Pour justifier l’annulation de son « don », Riyad évoqua la réaction du Liban à l’exécution de cheikh Nimr Baqr al-Nimr. Le 2 janvier 2016, la pétro-dictature avait en effet décapité le chef de son opposition. Or, il se trouve que cette personnalité était un religieux chiite, ce qui souleva une vague d’indignation dans toutes les populations chiites du monde, y compris au Liban [4]. L’Arabie saoudite mobilisa ses alliés pour affirmer son droit absolu à tuer qui il souhaite parmi ses sujets, tandis que le Liban se tint prudemment sur la réserve. Riyad décida d’y voir une forme d’ingratitude au regard des milliards déversés durant des années pour soutenir le 14-Mars, c’est-à-dire la coalition des partis communautaires libanais collaborant avec Israël.

Surtout, Riyad décida de couler l’économie libanaise en interdisant à ses sujets de se rendre au Liban et en faisant étendre cette interdiction aux Bahreïnis et aux Émiratis. Privé de ses touristes du Golfe, les commerces et les banques sont immédiatement entrés en récession.

La troisième crise est celle concernant le Hezbollah. Ce réseau de résistance à l’occupation israélienne s’est progressivement transformé en parti politique et participe au gouvernement. Principalement soutenu par la Syrie dans la période 1982-2005, il se tourne progressivement vers l’Iran après le départ de l’Armée arabe syrienne du Liban. Dans la période 2006-2013, il reçoit un arsenal considérable des Gardiens de la Révolution iraniens. Cependant, depuis l’élection de cheikh Hassan Rohani en Iran, le Hezbollah se prépare à une rupture et développe ses propres sources de financement en s’appuyant sur la diaspora libanaise et/ou chiite à l’étranger, principalement en Afrique et en Amérique latine. Suite à la signature de l’accord 5+1 avec l’Iran, le 14 juillet 2015, le Hezbollah s’engage contre les jihadistes aux côtés de l’Armée arabe syrienne, tout en prenant progressivement ses distances avec Téhéran.

Le 16 décembre 2015, le Congrès des États-Unis a adopté à l’unanimité une loi interdisant aux banques de travailler avec le Hezbollah ou des organes liés à la Résistance libanaise et visant, en outre, à empêcher la diffusion de la chaîne de télévision Al-Manar [5]. Immédiatement le Trésor a pris des sanctions contre Ali Youssef Charara, PDG de la société Spectrum Investment Group, accusé de participer au système de financement de la Résistance [6]. La loi états-unienne a été suivie par des résolutions du Conseil de coopération du Golfe et de la Ligue arabe qualifiant le Hezbollah de « mouvement terroriste ».

Le dispositif est désormais complet : l’économie libanaise est ruinée et le principe de la Résistance à l’occupation israélienne est assimilé à du terrorisme. La chaîne de télévision Al-Manar ne devrait plus être accessible par NileSat et ArabSat, limitant considérablement son audience.

Deux options sont désormais possibles pour Washington et Tel-Aviv : soit une guerre classique, comme en 2006, soit —plus simple et plus discret— une guerre civile, comme le Liban l’a connue de 1975 à 1990. Le dernier président constitutionnel du Liban, Émile Lahoud, appelle à une réforme immédiate de la loi électorale, de manière à ce que le prochain parlement ne soit pas représentatif des communautés religieuses, mais de la population. C’est le seul moyen d’éviter la guerre civile.

[1] « Au Liban, une manifestation populaire pour « la chute du régime » », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 août 2015.

[2] « L’Arabie saoudite annule son don de 3 milliards au Liban », Réseau Voltaire, 20 février 2016.

[3] « Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 janvier 2014.

[4] « La mort du cheikh El-Nimr fait vaciller le régime des Saoud », par André Chamy, Réseau Voltaire, 3 janvier 2016.

[5] “Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015 (H.R.2297)”, Voltaire Network, 16 December 2015.

[6] « Treasury Sanctions Hizballah Financier and His Company », U S Department of the Treasury, January 7, 2016.

= = =

En parallèle à cet article de Meyssan, cette information émanant de l’IRIB / Sahar TV, chaîne d’information iranienne francophone, confortant l’analyse de T. Meyssan et laissant penser que le choix d’une nouvelle guere civile a été fait par les sionistes:

“Israël incapable de faire la guerre contre le Liban (Mohamed Raad, chef de la délégation politique du Hezbollah au perlement libanais)

Sahar TV

14 mars 2016

Le Chef de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, a assuré que les Sionistes étaient incapables de faire la guerre contre le Liban.

«Le Liban est conscient de l’incapacité de l’ennemi sioniste face à la Résistance», a déclaré le Chef de la fraction du Hezbollah, au Parlement libanais, Mohammed Raad, avant de souligner : «Israël n’est pas capable d’entamer une nouvelle guerre contre le Hezbollah».

Il a, ensuite, regretté la trahison de certains dirigeants arabes, vis-à-vis de Qods, de la Palestine, du Liban, de la Syrie, de la Jordanie, et même de la Mecque et de Médine, en affirmant : «Ces dirigeants agissent en faveur des intérêts des Sionistes».

Source: http://francophone.sahartv.ir/infos/moyen_orient-i30151-israël_incapable_de_faire_la_guerre_contre_le_liban_(mohammad_raad)

Fabrication coloniale au Moyen-Orient: Israël outil de domination coloniale de l’empire anglo-américain…

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“Étant donné que le magnétisme du sentiment national était insuffisant pour attirer les juifs de toutes les parties du monde, les deux courants du sionisme, l’un religieux et l’autre fondé sur un nationalisme séculier, s’accordèrent sur l’importance de la religion comme tremplin principal de promotion. Ainsi, le projet sioniste fut formé avec une focalisation sur le fanatisme religieux et un racisme sémitique, utilisant les pires méthodes pour parvenir à ses fins.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

“A cause de notre apparition à la conférence de Genève et nos liens d’amitiés avec l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), L’American Indian Movement (AIM) a obtenu une bonne part de crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’OLP, nous sommes vitalement intéressés à reconquérir notre pays, notre territoire et notre souveraineté.”

~ Russell Means, 1995 ~

 Cette analyse très lucide de Hassan Nasrallah ci-dessous, conforte ce que nous avons toujours soutenu: historiquement le sionisme et la création de l’état sioniste sont des outils de l’impérialisme et du colonialisme anglo-américain. Ce dogme ne fait que servir des intérêts bien particuliers et nous maintenons que si demain, ces intérêts divergeaient, l’empire lâcherait Israël comme une vieille chaussette, sans sourciller. Le sachant pertinemment, les sionistes israéliens tentent de se préserver par le lobbyisme qui utilise le fric de la diaspora. C’est aujourd’hui une partie de “tu me tiens, je te tiens par la barbichette…” Israël n’est que l’extension du projet colonial anglo-américain géré par la city de Londres (banque d’Angleterre/Vatican) et Wall Street (succursale de la City de Londres), il applique les méthodes de nettoyage ethnique qui furent en premier lieu mise en application en Amérique du Nord contre les populations autochtones. Le parallèle ne s’arrête pas là, il suffit de regarder la déconstruction de la Palestine, qui pour les autochtones palestiniens est devenue une gigantesque réserve indienne encerclée par l’armée coloniale pour se convaincre de la similitude flagrante si besoin s’en faisait encore sentir. En cela, l’action de la résistance palestinienne, du Hezbollah et leur leadership peut se comparer sans gêne à la résistance amérindienne au colonialisme européen chrétien sur le continent depuis le XVème siècle. Hassan Nasrallah est en quelque sorte le Sitting Bull du Moyen-Orient, leçons tirées, il ne finira pas comme son illustre prédécesseur dans la lutte anti-coloniale eurocentrique, peut-être même réussira t’il dans cette partie du monde là où tant d’autres ont échoué.

Nous encourageons vivement notre lectorat à lire la transcription française du discours de Nasrallah en suivant le lien vers Al Manar ci-dessous, elle se trouve sous l’article.

— Résistance 71 —

 

Israël: un outil dans le projet américain

 

Hassan Nasrallah

 

 

24 Octobre 2015

 

Source: Extrait du discours de l’Achoura 2015

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=265175&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

[…]

Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano-occidentale dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet. 

C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, – dont le Conseil de sécurité, où le veto est interdit-, en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant. 

Qu’adviendra-t-il à  cet Israël, si les usa en arrivaient un jour à s’affaiblir, à vouloir sortir de la région, à s’occuper de leur propres affaires exclusivement pour des raisons internes, quel serait donc le destin de cet Israël, pourrait-il survivre dans notre région. Pas du tout. Cet Israël n’est qu’un outil US.

Le peuple palestinien et les autres peuples, à leur tête les Libanais, qui ont souffert des agressions israéliennes, de l’occupation, des massacres israéliens entre autre, supportent le fardeau de ce projet où Israël n’est qu’un outil


. Ceux qui assument la première responsabilité de tous les crimes, massacres, et colonisations d’Israël, et tout ce qu’il commet aujourd’hui, dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, à al-Quds et l’intérieur de la Palestine, ce sont les USA et l’administration US actuelle, et toutes les autres précédentes qui se sont succédées,  avant Netanyahu même et son armée terroriste.

[…]

 

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En parallèle:

 

“Parce qu’être est une proposition spirituelle et profiter est un acte matérialiste, les penseurs eurocentriques voient, par exemple, non pas une superbe montagne qui peut-être appréciée pour son sens de la beauté et les merveilles qu’elle évoque et abrite, mais comme une ressource à exploiter comme un produit à être consommé, transformé ou exploité. Quand la montagne a fini par être pulvérisée en gravier étendu sur les routes et que ses lacs ont été transformés en cloaques de contaminants industriels et miniers, le penseur eurocentrique n’est heureux que jusqu’à la contemplation de son relevé de bénéfices trimestriel, une abstraction. La réalité, la montagne et le lac, et la joie même de l’existence sont quant à eux disparus à tous jamais.

La moitié de l’uranium disponible aux Etats-Unis et un tiers des réserves de charbon de l’occident se trouvent toujours sur des territoires indiens, sur nos réserves. La réserve de Pine Ridge, avec ses énormes dépôts naturels d’uranium a été classifiée comme “Zone Nationale Sacrifiée”. En d’autres termes, l’homme blanc a décidé qu’il avait besoin d’une énergie bon marché et de bombes nucléaires plus que nous, les Indiens avions besoin de nos maisons etde nos terres. Le meilleur moyen, plus efficace d’extraire et de transformer l’uranium naturel est de larguer des déchets radioactives près des mines, rendant ainsi la région inhabitable à tout jamais. Ceux qui recherchaient l’uranium voulaient aussi pomper l’eau de dessous nos territoires de façon à s’assurer que rien de vivant ne pourrait survivre sur notre terre.

Nous résistons au fait d’être transformés en ‘Zone Nationale Sacrifiée’, nous résistons à la volonté de faire de nous des peuples sacrifiés. Les dégâts causés par l’exploitation industrielle ne sont pas du tout acceptables pour nous. Extraire l’uraniun d’ici et pomper notre eau est un génocide. Malgré cinq siècles de génocide et de persécutions sur le continent, les Amérindiens sont toujours ancrés dans leurs traditions et prophéties, celles que nous avons apprises de la Nature et de nos anciens ainsi que des pouvoirs spirituels. Tant que les penseurs eurocentriques continueront de molester notre terre-mère, une catastrophe environnementale est inévitable et quand tout cela sera fini, nous les Indiens, seront toujours là à habiter ce continent, même si nous ne sommes plus qu’une poignée vivant haut dans les Andes.”

~ Russell Means, 1995 ~

Déclin de l’entité sioniste, état génocidaire modelé sur son prédécesseur anglo-américain…

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De plus en plus exclu au plan internatonal, Israël est sur le déclin

 

Robert Fantina

 

10 Août 2015

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/De-plus-en-plus-exclu-au-niveau.html?lang=fr

 

C’est une période désastreuse pour Israël. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a formé un nouveau gouvernement composé d’individus ayant déclaré que les Palestiniens n’étaient « pas des êtres humains », et qui ont ouvertement appelé à leur génocide. Netanyahu et son gouvernement continuent malgré tout de parler de problèmes de sécurité d’Israël, du fait que l’armée israélienne est l’armée la plus morale du monde etc. Cependant, excepté ces mêmes individus barricadés dans leurs tours d’ivoire, peu de personnes croient à leurs dires.

Prenons quelques exemples. 

La cour pénale internationale de la Haye (CPI). Quand la Palestine ratifia officiellement le statut de Rome et accepta l’autorité de la cour pénale internationale, Israël a retenu et collecté des millions de dollars de taxes payées par la Palestine. Argent nécessaire pour payer des salaires en Palestine. Mais en plus de cette « punition » collective illégale, Israël entra en contact avec plusieurs pays membres de la CPI, les implorant de réduire les montants qu’ils donnent à cette organisation dans le but de l’empêcher de lui nuire. Ils ont essuyé des refus de toutes parts. Le seul pays sur lequel Israël aurait pu compter pour réduire les donations était les USA. Cependant, comme Israël, les USA n’ont jamais daigné rejoindre la CPI, se croyant, tout comme son protégé israélien, au-dessus des règles du droit international. 

La FIFA (Fédération Internationale de Football Association). La Palestine a émis une pétition pour exclure Israël de la plus vaste et prestigieuse organisation de football au monde, accusant Israël d’empêcher les joueurs palestiniens de se rendre à des évènements sportifs, d’empêcher l’achat d’équipements de base, et, en d’autres mots d’empêcher toute participation palestinienne au football mondial. Dans le but d’éviter toute action officielle allant dans le sens d’une sanction, Israël a frénétiquement contacté les hauts dirigeants des associations de football à travers le monde, dans un but désespéré d’obtenir un soutien pour défendre son indéfendable cas. Selon les rumeurs, Israël octroierait même des concessions aux Palestiniens, pour contrecarrer ce qui aurait été un nouveau coup dur pour la nation ayant une réputation de « belligérante ». 

Les Nations unies et le droit des enfants. En Mars, le Guardian a rapporté : « Des hauts fonctionnaires de l’ONU à Jérusalem ont été accusés d’avoir craqué sous la pression israélienne et d’avoir abandonné les procédures visant à inclure les forces armées israéliennes dans la liste noire de l’UNICEF concernant les pires violeurs des droits des enfants au monde ».

Le fait qu’Israël kidnappe, arrête sans aucun chef d’accusation, retient plusieurs mois d’affilée et torture des enfants est bien connu des services de l’ONU. Mais l’ONU n’a pas encore condamné officiellement Israël, en dépit des rapports émis par les agences de l’ONU qui montrent clairement l’évidence. 

Israël a travaillé dur, non pas pour rectifier les indescriptibles abus terroristes commis par l’IDF (Israel Defense Forces) qui maltraitent les enfants palestiniens, mais pour empêcher les Nations unies de prendre des mesures. Auparavant, Israël ne se souciait guère de telles trivialités, il laissait les USA faire la “sale besogne” pour eux. 

En décembre 2014, le Secrétaire d’Etat John Kerry appela au moins 50 chefs d’Etats à débattre au sujet d’une proposition aux Nations unies pour la fin de l’occupation des territoires palestiniens pour l’année 2017. Le remerciement qu’il reçut pour ses efforts fut le discours controversé de M. Netanyahu au congrès. Il déclara vouloir accélérer la construction de bâtiments dans les territoires occupés, et que la déclaration d’indépendance de la Palestine n’aurais jamais lieu tant qu’il serait premier ministre. Apparemment, même l’infortuné M. Kerry et son impuissant « patron » ont été injuriés au-delà de leurs limites, et pourtant ils n’appellent pas les Etats du monde à respecter les positions israéliennes à propos de ces questions. 

Quelles différences quelques années, les réseaux sociaux, et un génocide avec une « bonne » couverture médiatique sont capables d’engendrer !… 

Une autre différence complète peut être constatée en 2 exemples au sein des campus universitaires américains. En 2007, le Professeur Norman Finkelstein, un universitaire émérite, fils de survivants de l’Holocauste et franc critique des politiques israéliennes a été refusé pour un poste à l’Université DePaul de Chicago. Ce refus avait pour cause ses écrits, des recherches minutieuses et critiques envers la politique d’apartheid de cette nation. Mais, cela n’a généré qu’une controverse minime à l’époque, les médias n’ayant pas relayé les faits.

Début août 2014, une offre d’emploi faite au professeur Steven Salaita par l’Université de l’Illinois, Urbana-Champaign a été retirée peu avant le début de la rentrée universitaire en raison d’un tweet critiquant Israël qu’il aurait publié. Le 18 août, plus de 1200 universitaires dans le monde ont juré de boycotter l’université, et ce nombre a depuis sensiblement augmenté ; une quantité indénombrable d’évènements supposés avoir lieu dans cette université ont été annulés, et l’association états-unienne des professeurs d’université est supposée boycotter officiellement l’école cet été. 

Il apparait qu’Israël soit en période de déclin. M. Netanyahu a formé le gouvernement d’apartheid le plus raciste que le monde ait connu depuis des générations. En comparaison, le régime d’apartheid qui domina l’Afrique du sud pendant si longtemps parait presque avoir été bienveillant. La Suède est devenue le 135ème pays à reconnaitre la Palestine en Octobre 2014, et fin octobre de la même année le Vatican faisait de même. Bien qu’il s’agisse d’une petite patrie, son chef d’Etat est aussi le leader de milliards de catholiques à travers le monde, donc l’importance de cette reconnaissance ne peut être sous-estimée. Les festivals cinématographiques et musicaux en Israël réduisent leurs durées, puisque la participation à ces évènements internationaux est en chute. De plus en plus d’artistes prennent position contre cet apartheid. Le nombre des « Joints ventures » académiques dans le monde entre des établissements israéliens et des établissements de nations à travers le monde sont aussi en déclin. Il va sans dire qu’énormément d’entreprises ne font plus affaires avec les firmes agissant dans les territoires occupés. 

Le dernier bastion du soutien à Israël reste les Etats-Unis, bien que le Président Barack Obama ait parlé de réajustement des relations avec Israël, rien de plus n’est attendu de sa part tant que l’AIPAC (American Israel Political Affairs Committe) continue de tirer les ficelles au congrès.

Le lobbying est le jeu politique aux USA qui a lieu au tout début de chaque élection présidentielle. Le président du Parti républicain, le Sénateur de la Floride, Marco Rubio condamne toute once de critiques proférées sur Israël par chaque candidat de son parti, qu’ils soient annoncées ou potentielles. Ce n’est pas une surprise si on considère le fait que l’un de ses principaux donateurs n’est autre que Norman Braman, Un homme d’affaire de Floride et un fervent supporteur des « donations illégales ». Il aurait dépensé entre 10 et 25 millions de dollars pour aider M. Rubio à acheter un bail de 4 ans à la Maison Blanche. Il n’y a pas de place pour les principes, et certainement pas pour les droits de l’homme quand de telles sommes sont dépensées pour les violer. 

Les USA sont en train de voter une loi neutralisant les mouvements de BDS (Boycott, désinvestissements, sanctions), et à l’heure où cette loi semble être sur le point d’être votée, il est improbable qu’elle soit acceptée quand elle sera confrontée à l’inévitable challenge que représente le Conseil Constitutionnel. Le premier ministre Canadien Stephen Harper, espérant cimenter le vote juif en sa faveur pour sa prochaine campagne de réélection, a proposé une loi visant à poursuivre tous ceux qui critiquent Israël pour « crime haineux ». Ce qui n’est pas bien accueilli, dans un pays où les droits de l’homme et les droits civiques semblent avoir plus d’importance qu’aux USA. En outre, toute idée visant à croire que les électeurs juifs soutiennent complètement les crimes d’Israël est démentie par le nombre d’organisations juives établies pour combattre ses crimes. 

Il semblerait donc, qu’Israël soit capable cette année d’éviter des sanctions de la FIFA, de la Cour Pénale Internationale et de l’ONU, mais cette nation devient peu à peu un paria au niveau international, de plus en plus évitée pour ses atroces violations des droits de l’homme en Palestine et même sur le sol israélien où il y a des lois spécifiquement appliquées aux juifs israéliens, différentes des lois appliquées aux populations israéliennes africaines et arabes. 

Avec le soutien états-unien, Israël est devenu une puissance internationale, et est maintenant en déclin, et donc par conséquent très dangereuse. La souffrance palestinienne ne fera donc que s’aggraver à court terme, mais inévitablement, la Palestine finira par être libre ! Et une fois de plus, les USA feront partie des derniers à reconnaître l’Etat palestinien, préférant rester du côté du tyran international, pendant que les autres célébreront leur liberté.

Sources : Fatina Robert, « Empire, Racism and Genocide : a History of US Foreign Policy« , Canada, Red Pill Press, 2013, politics. ISBN : 9-78-189724493-7. 

http://www.counterpunch.org/2015/05/22/israel-on-the-run/ 

Traduit par le collectif Investig’action

Résistance politique: Après le Liban en 2006, Israël vaincu à Gaza en 2014 (Hassan Nasrallah)

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“La Résistance a émergé comme réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Dès lors, aussi longtemps que continuera l’occupation israélienne la résistance persistera, car elle émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de toute occupation et ne représente par une condition temporaire ou disparate.”

“La paix mondiale ne peut réellement se produire que si les nations et les populations sont libres d’exprimer leur existence et de réaffirmer la liberté et l’indépendance des peuples…”

~ Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

=> Note de Résistance 71 sous l’article…

 

Israël vaincu à Gaza en 2014 comme au Liban en 2006

Hassan Nasrallah (Hezbollah)

 

27 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/hassan-nasrallah-hezbollah-israel-vaincu-a-gaza-en-2014-comme-au-liban-en-2006.html

http://sayed7asan.blogspot.com/2014/07/hassan-nasrallah-israel-vaincu-gaza-en.html

 

Discours de Sayed Hassan Nasrallah à l’occasion de la journée mondiale de Al-Qods (Jérusalem), 25 juillet 2014

Retranscription :

Dans ce contexte, survient la guerre terroriste israélienne contre la bande de Gaza, depuis plusieurs jours. Et c’est dans un contexte similaire qu’a eu lieu la guerre contre le Liban en 2006 et contre Gaza en 2008. A chaque fois, quel était l’objectif de la guerre ? Ecraser, humilier, briser, imposer la reddition, retirer les armes, ôter tout point fort dont on dispose, amener au désespoir, convaincre qu’il n’y a pas d’autre choix que de se rendre à Israël… Mais en 2006 comme en 2008, les résultats ont été différents.

Aujourd’hui encore, nous au Liban, et dans l’atmosphère et le souvenir de la guerre de juillet (2006), nous pouvons comprendre, saisir, ressentir et nous rendre compte de manière complète de tout ce qui arrive à Gaza et à notre peuple à Gaza en juillet 2014, car c’est la même chose que ce qui nous est arrivé ici en juillet 2006.

Depuis le prétexte – je fais un bref rappel – depuis le prétexte de l’enlèvement des trois colons, (et pour nous) le prétexte des deux prisonniers (soldats israéliens capturés en 2006), (on voit les similitudes) dès le prétexte de la guerre. Et est-ce que c’était la vraie raison de la guerre ? Israël qui veut profiter de toutes les occasions, Israël qui a pensé et considéré que la bande de Gaza, sous blocus depuis des années, avec les conditions régionales et internationales actuelles, le moral des gens, etc., Israël a considéré cela comme l’occasion en or, historique pour soumettre Gaza, la briser, y mettre fin – pour Israël cette occasion se présentait maintenant.

Comme pour le projet de guerre de 2006 qui apportait avec lui (un projet pour) un Nouveau Moyen-Orient – vous vous souvenez de (la phrase de) Madame Condoleeza Rice… Aujourd’hui je vais rester sérieux et ne me moquer de personne. Israël a manipulé l’enlèvement des trois colons – et jusqu’à présent on ne sait pas qui les a enlevés et qui les a tués, jusqu’à ce jour on ne le sait pas, ce n’est pas sûr. Au moins, en 2006, on savait qui avait capturé les deux soldats israéliens. L’oppression et l’injustice à Gaza sont encore plus grandes.

Une opération d’enlèvement a été (faussement) attribuée aux Palestiniens, aux mouvements de la Résistance, et ils en ont pris prétexte pour mener cette guerre dans ces circonstances. Eh bien, avec le prétexte de la capture des colons, (ils en sont venus) à la guerre avec des bombardements aériens, à des milliers d’incursions et de frappes aériennes, au bombardement continuel de Gaza par l’artillerie – tout cela vous vous en souvenez, nous étions tous ensemble durant la guerre de juillet 2006 –, jusqu’aux frappes par les navires de guerre, aux massacres, au meurtre des femmes, des enfants, des civils, à la destruction des maisons, des écoles, des mosquées, et plus encore qu’au Liban, la destruction des églises également. Jusqu’au déplacement des gens, forcés de quitter leurs maisons, jusqu’à l’opération terrestre qui a commencé il y a quelques jours. Jusqu’au silence de la communauté internationale, d’une partie de la communauté internationale, et la collaboration d’une partie de la communauté internationale. Aujourd’hui, l’Amérique couvre cette guerre depuis les premiers instants et la soutient financièrement, militairement, par les médias et par leur prise de position politique, et l’Occident fait de même. Le Conseil de Sécurité et les Nations Unies également. Jusqu’à la collaboration de certains régimes arabes, et au silence de certains d’entre eux. Jusqu’au fait de faire porter à la Résistance la responsabilité du sang versé, des martyrs, et de tout ce que subit la bande de Gaza, et d’innocenter l’ennemi de ces crimes et de ces massacres.

Mais face à cela, (il y a) cette Résistance extraordinaire du peuple, cet attachement du peuple de Gaza à la Résistance, et le fait qu’il compte sur elle, qu’il supporte admirablement les douleurs, les souffrances, les blessures, les tueries, les déplacements. Cette performance unique et exceptionnelle de la part des factions de la Résistance, cette persévérance et cette endurance politiques face à toutes les pressions internationales et régionales.

Mais au final, je dis à notre peuple à Gaza, à notre peuple palestinien, à vous, à tous ceux qui écoutent, au final, qui est-ce qui va emporter la décision ? Ou plutôt qu’est-ce qui permet d’emporter la victoire ? Trois choses, dans la voie des trois éléments en or : la réalité du terrain, l’endurance du peuple, l’endurance politique. La réalité du terrain, l’endurance du peuple, l’endurance politique. Voilà ce qui permettra de l’emporter.

Durant la guerre de juillet 2006 – pour bénéficier de l’expérience et des leçons –, Israël, dès le premier jour, a fixé des objectifs très élevés, puis a dû les revoir à la baisse, les revoir, les revoir… La dernière semaine de la guerre, celui qui intercédait en faveur de la fin de la guerre était Israël. Pourquoi ? Et je me réfère là aux Mémoires de George Bush et aux Mémoires de Condoleeza Rice, où ils racontent comment, pendant les deux dernières semaines, Ehud Olmert insistait instamment auprès d’eux en leur disant que si on poursuit la guerre, Israël va disparaître.

Nous-mêmes, en toute humilité, la Résistance au Liban, avons été surpris par de telles conclusions. Comment, Israël aurait disparu si la guerre s’était poursuivie ? Au moment où certains régimes arabes disaient à Israël : « Finissez-en avec eux, éradiquez-les » – tout cela se répète à présent – « Finissez-en avec eux, éradiquez-les, ou au moins imposez-leur des conditions humiliantes, ne vous arrêtez pas. » Mais Israël lui-même en est arrivé à un point où il ne pouvait pas poursuivre la guerre, et il a appelé les Américains au secours – car lorsque les Américains ont une volonté véritable, toute la région s’y plie, et c’est ce qui s’est passé, et tout a bien marché. N’est-ce pas ce qui s’est passé durant la guerre de juillet (2006) ?

Voilà ce qui a changé l’équation : 1/ la réalité du terrain, le terrain des Résistants héroïques ; 2/ la persévérance du peuple, des femmes, des enfants, des hommes, des civils dans toutes les régions, et surtout dans celles qui étaient prises pour cibles par les bombes et les tueries ; 3/ et la persévérance, l’endurance politiques. Aujourd’hui encore, pour cette guerre actuelle, je vous dis : le seul espoir des Palestiniens – regardez, si on laisse la question entre les mains des Américains, de l’Occident, et de beaucoup d’Arabes, ils diront « saisissez cette occasion, finissez-en. Finissez-en. » Si quelqu’un considère – certains disent « Finissez-en avec le Hamas ». Ils ne vont pas en finir avec le Hamas (seulement), mais avec le Hamas, le Jihad Islamique, et toutes les factions palestiniennes. Ce qui est visé à Gaza, c’est la Résistance, les armes de la Résistance, la volonté de la Résistance, la culture de la Résistance, l’espoir dans la Résistance.

Aujourd’hui, tel ou tel jour, la Résistance a tel ou tel nom, puis tel autre jour elle aura tel autre nom, comme cela s’est produit pour nous au Liban, comme cela se passe en Palestine, les noms sont distincts et évoluent. Mais la cible n’est pas seulement le Hamas. La cible est toute la Résistance en Palestine. Tout tunnel à Gaza. Toute roquette à Gaza. Toute Kalachnikov à Gaza. Toute arme de poing à Gaza. Bien plus, tout sang résistant qui coule dans les veines des habitants de Gaza. Telle est la cible actuellement.

L’horizon (pour la Résistance) est que vienne un stade où Israël lui-même voie qu’il ne peut pas poursuivre (la guerre). C’est ce qui s’est passé en juillet 2006. Il n’a pas pu poursuivre, « au secours les Américains, trouvez-nous une issue. » Voilà ce qui s’est passé en 2006. Naturellement, le verdict du Conseil de Sécurité a condamné la Résistance, mais l’important est ce qui s’est passé après la condamnation, voilà ce qui compte.

Je vous le dis aujourd’hui, Gaza, aujourd’hui même, alors qu’elle enterre ses martyrs et qu’elle combat, Gaza a gagné selon la logique de la Résistance. Lorsqu’on arrive au 18e jour, et que les sionistes, et avec eux le monde entier, se révèlent incapables de réaliser un seul des objectifs de la guerre contre Gaza, cela signifie que la Résistance a gagné à Gaza. Et je vous dis également, depuis la position de quelqu’un qui connaît le terrain et participe (à la lutte), la Résistance à Gaza est capable d’obtenir la victoire, et elle sera victorieuse si Dieu le veut.

Aujourd’hui, nous – arrêtons-nous pour évaluer la situation, et concluons sur notre position. Aujourd’hui, et en prenant en considération le fait que la bataille a lieu entre deux côtés sur le terrain : le côté israélien, qui compte parmi les armées les plus puissantes au monde, mais ce qui est plus important est que cette armée, après la guerre de 2006 au Liban et de 2008 à Gaza, a institué des commissions – vous vous souvenez de Winograd, n’est-ce pas – Israël a institué des commissions, des enquêtes, des études, des débats, et depuis 2006 jusqu’à ce jour, ils sont en état d’entraînement, de manœuvres, d’armement, de préparation, de collecte d’informations – c’est à dire que ce qu’ils ont fait durant ces 8 années, est de fonder une nouvelle armée forte. Voilà ce que nous avons d’un côté. Mais d’autre part, nous avons une bande (de territoire), d’une superficie étroite, une bande côtière dont le terrain est plat, et plus grave que tout cela, soumise à un blocus depuis des années. Assiégée, du type de blocus le plus sévère.

Pour comparer ces deux côtés, qu’avons-nous sous les yeux ? Nous voyons devant nous l’échec israélien. L’échec israélien. Et nous voyons devant nous les succès de la Résistance. Du côté israélien, premièrement, le recul d’Israël dans la définition des objectifs de l’opération, ou de la guerre. Maintenant, est-ce que quiconque chez eux – quel était l’objectif annoncé ? Ils ont des objectifs implicites, je les ai annoncés précédemment. Mais quel est l’objectif annoncé ? Est-il le même que l’objectif implicite, caché ? Non ! Ils ne commencent pas par des objectifs élevés. Pourquoi ? Soyez très attentifs. Car ils ont peur, dès le début ils ont peur de l’échec. C’est-à-dire qu’ils bénéficient des leçons de la guerre au Liban. Au Liban (en 2006), ils ont commencé par annoncer « Eradiquer la Résistance, lui faire rendre les armes, l’expulser du Sud, ou au moins du Sud du fleuve Litani, qu’elle rende les deux prisonniers sans délai ni conditions. »

Avez-vous remarqué qu’Israël ne parle pas de son soldat prisonnier (à Gaza) ? Ils sont muets à son sujet.

Eh bien, ils n’ont pas commencé par fixer des objectifs élevés. Pourquoi n’ont-ils pas commencé par des objectifs élevés ? Alors qu’il sont censés avoir tiré des enseignements et leçons de toutes leurs expériences, et avoir réorganise leur armée. Bien sûr, ce propos n’est pas une vaine description mais concerne Gaza, nous concerne nous au Liban ainsi que toute la région. J’y reviendrai à la fin de mon propos.

Eh bien, Israël n’a pas osé annoncer des objectifs (élevés) – même pour son opération, ses objectifs déclarés étaient la destruction des tunnels à la frontière. Israël fixe des objectifs modestes pour que, au cas où il les réalise, il puisse dire : « J’ai réalisé mes objectifs de guerre ».

(Premier point à relever), le recul d’Israël dans la définition des objectifs (militaires annoncés).

Deuxièmement, un échec du renseignement sur les capacités de la Résistance, sur ses armes, ses roquettes, ses stocks, les lieux où les roquettes sont stockées, leur fabrication, les lieux d’où elles sont lancées, les emplacements des tunnels… Israël partait du principe que Gaza et toutes les informations à y prendre étaient dans sa sphère de maîtrise totale, depuis l’air, la terre, la mer, les espions… Mais on découvre un échec monumental sur le plan du renseignement.

Troisièmement, l’échec de la force aérienne à être décisive et à emporter la victoire. C’est quelque chose de très important pour Gaza et pour le Liban. Pourquoi est-ce que j’évoque le Liban ? Si vous suivez les médias israéliens, pendant même la guerre à Gaza, ils parlent de la deuxième guerre du Liban (2006) et de la troisième guerre du Liban (à venir). Alors même qu’ils combattent à Gaza. La guerre est à Gaza, mais Israël a les yeux rivés sur vous pour savoir comment vous interprétez la guerre à Gaza, et quelles sont les leçons que vous tirez de la guerre à Gaza, car car aux aguets derrière le monticule, il y a ce qu’il y a.

L’échec de la force aérienne à être décisive et à emporter la victoire. En sachant qu’il y a quelques mois, le chef de l’état-major des forces aériennes israélien a déclaré – et cela inaugurait une nouvelle armée, certains ne comprennent rien à rien – il a déclaré que l’armée de l’air israélienne est aujourd’hui dans un état de préparation tel, après toutes les transformations qui ont eu lieu, qu’elle est capable – écoutez bien – qu’elle est capable (car je ne pense pas que les Libanais aient suivi ces déclarations durant les derniers mois ; nous les Libanais sommes tous occupés à d’autres choses). Il a déclaré que les forces aériennes sont capables d’être décisives et d’emporter la victoire au Liban – si une guerre advenait – en 24 heures. Et d’être décisives et d’emporter la victoire à Gaza – si une guerre advenait – en 12 heures. Et aujourd’hui, ça fait combien de temps ? 18 (jours). Aujourd’hui, c’est le 18e (jour).

Telle est la force aérienne israélienne. Et de qui parle-t-on ? De Gaza l’assiégée.

L’échec d’Israël, son incapacité à atteindre les cadres dirigeants et à maîtriser la situation à l’intérieur de la bande de Gaza. Et avec notre respect pour tous les martyrs, Israël en arrive à inventer des chefs martyrs, et il parle parfois de la mort de dirigeants alors qu’ils sont toujours en vie. Voilà le point auquel Israël est arrivé.

L’échec à mettre fin aux tirs de roquettes et à empêcher leur lancement, malgré le fait que tous les avions qui sillonnent le ciel, ainsi que tous les radars, les drones, et toutes les agences de renseignement de la région sont au service d’Israël. Et nous savons bien, nous autres, quelle est l’importance de la continuation des tirs de roquettes dans un tel climat de guerre.

L’échec de l’opération terrestre : il me suffit de vous répéter ce qu’ont dit certains commentateurs israéliens. Ce propos est le leur. Il dit : « Notre armée a échoué. » Ce n’est pas moi qui dit cela aux Libanais, moi qui aime la Résistance (palestinienne) et suis son allié, c’est l’ennemi qui s’exprime ainsi. Un des commentateurs importants de l’entité ennemie déclare : « Notre armée a échoué, et le Hamas et le Jihad (Islamique) persévèrent, et persévèrent et ont combattu le pilier essentiel de nos troupes d’infanterie. » Que veut-il dire ? Il parle de la Brigade Golani, du Commando Egoz (unités d’élite israéliennes)… Oui, un échec de l’opération terrestre.

L’étendue des pertes chez les cadres, les officiers, les soldats, les tanks, les véhicules israéliens.

Une peur manifeste de s’engager dans une opération terrestre vaste. Nous voyons cela sur le visage de Netanyahu, sur le visage du chef d’état-major, sur le visage de Ya’alon (Ministre de la Défense), sur tous leurs visages. C’est eux qui sont assiégés, ils sont la plus grande puissance mais ce sont eux les peureux, les craintifs, terrorisés face à cette perspective.

Et c’est pourquoi les Israéliens se sont précipités, dès le début – à cause de leur manque de confiance en leur armée et en eux-mêmes – vers le meurtre de civils, d’enfants, ils ont pris pour cible la base de soutien (populaire) de la Résistance, ils (essayent de) briser la volonté du peuple – tout comme au Liban en 2006, quel était leur rêve ? Ils rêvaient de voir des manifestations, dans le Sud, la Bekaa, à Beyrouth, dans la banlieue Sud (de Beyrouth, bastion du Hezbollah) ou quelque endroit que ce soit au Liban où se trouvent les déplacés, surtout ceux qui ont été déplacés de leur maison, (Israël rêvait qu’ils) demandent à la Résistance de cesser le feu ou de se rendre. Et grâce à vous, le plus noble des peuples, le plus digne des peuples, le plus pur des peuples, cela ne s’est pas produit en juillet (2006).

Et Israël retente à nouveau cette expérience dans la bande de Gaza, afin d’imposer aux dirigeants de la Résistance, à la direction politique et à la direction du terrain, afin de leur imposer d’accepter un cessez-le-feu à tout prix ou de se rendre.

Cela signifie que lorsque l’armée israélienne s’est rendue à Gaza, elle n’y est pas allée en tant qu’armée combattante, mais en tant qu’armée assassinant les enfants, et c’est comme cela que nous l’avons connue au Liban, et telle a été sa nature à travers toutes ces années.

Et pour conclure sur l’évaluation israélienne de la situation, si vous vous souvenez d’Ehud Barak, le Ministre de la Défense ou le Ministre de la Guerre israélien, dans le premier gouvernement – il me semble – après le départ d’Olmert et de celui dont j’ai oublié le nom – quel est son nom, le Ministre de la Défense ? Beretz, Meretz, quelque chose comme ça. Ehud Barak, après plusieurs années en exercice et ayant tiré les leçons, qu’a-t-il dit ? Et ce propos a également été confirmé par des chefs d’état-major israéliens. Une phrase brève. Aujourd’hui, cette phrase s’est écroulée aux portes de Gaza. Il a dit – bien sûr, il était en train de menacer le Liban à cette époque – il a dit que toute guerre prochaine que mènera Israël sera rapide et décisive, et que sa victoire sera éclatante. Trois éléments : rapide, décisive, et sa victoire éclatante. Aujourd’hui, Gaza leur répond : vous êtes ce que vous avez toujours été, vous ne combattez que depuis des retraites fortifiées ou retranchés derrière des murs. Vous êtes les lâches terrorisés qui se cachent derrière des avions et des tanks et ne tuent que des enfants, et lorsque vous rencontrez nos combattants héroïques face à face, vous êtes écrasés et votre armée est vaincue. Telle est la vérité. Ni de victoire rapide, ni de victoire décisive, ni de victoire éclatante et manifeste.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

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Note de Résistance 71:

Pour ceux qui veulent vraiment comprendre l’histoire moderne du Moyen-Orient depuis 1948, nous conseillons ce qui est sans aucun doute un des tous meilleurs ouvrages sur le sujet…

“Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir” de Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah et traduit en français en 2008 aux éditions Al Bouraq. L’édition anglaise date de 2005 (“Hizbullah, the Story from Within” ou “Hezbollah, l’histoire vue de l’intérieur”)

Nous ne faisons en aucun cas du prosélytisme pour une quelconque violence en écrivant ces lignes. Bon nombre de ceux qui ont lu l’ouvrage ont été estomaqués le plus souvent par l’ouverture d’esprit, la tolérance, le véritable message de paix et de liberté qui en émane. Le livre n’est en AUCUN CAS un livre religieux faisant la promotion de l’Islam ou du chi’isme ou d’un quelconque radicalisme religieux, nous ne l’aurions jamais lu autremement c’est aussi simple que cela. Bien sûr il y a quelques passages où il doit être expliqué quelle est la vision politico-religieuse du Hezbollah, mais l’essentiel, la racine du livre est une historiographie du Moyen-Orient en général et se des relations complexes et intriquées avec l’occident, particulièrement les anciennes puissances coloniales (France et Grande-Bretagne) et les nouvelles puissances coloniales: les Etats-Unis et leur satellite moyen-oriental: Israël.

Le chapitre 4 est consacré entièrement à “La Cause Palestinienne” et doit être lu par quiconque veut comprendre quelque chose à la relation tripartite Occident/Palestine/Israêl et les conséquences des objectifs politiques de l’occident aur le monde arabo-musulman et le monde par extension.

Avant de régurgiter la pensée pré-digérée de l’occident colonial au sujet de mouvements politiques de résistance comme le Hezbollah, chacun devrait être informé de manière équilibrée afin de se faire un avis éclairé sur un sujet. L’occident qualifie la résistance libanaise de “mouvement terroriste”, certains gouvernement l’ont classé comme tel. Pour se faire une véritable idée de l’affaire… Lisez le livre de Naïm Qassem, qui n’est pas un livre de propagande, mais l’explication honnête de la réalité de la région et du colonialisme occidental par procuration.

 

Un échantillon en provenance du chapitre 5 sur les problèmes et solutions:

 

“… Une force musulmane unifiée doit se rassembler devant les menaces et les défis. De telles causes communes et objectifs peuvent être spécifiés comme peuvent l’être les mécanismes pratiques de coopération selon le degré de capacité de chaque côté participant, des niveaux de conviction et des caractéristiques particulières. La coopération devrait ouvrir de nouveaux horizons qui n’étaient pas évidents auparavant et devrait créer un environnement cordial au sein des différentes ailes du mouvement […]

Parce que la Palestine et Jérusalem représentent la plus juste des causes dont le soutien est incontestablement légitime, il est de notre devoir de rassembler nos capacités et les ailes différentes afin de la soutenir par tous les moyens possibles. C’est en cela que réside l’importance de l’unité. Elle appelle en partie pour la coordination des efforts et potentiels au travers de réunions et de discussions afin de déterminer les méthodes de soutien, la composition d’un point de vue unifié et l’identification des idées essentielles. Le tout prenant en considération les circonstances particulières des participants, leurs potentiels, l’étendue de leurs intérêts et priorités, tout cela a une grande importance.

Cette “unité de coordination” demande des contacts directs entre les différentes branches, de manière intensive ou intermittante. Une autre forme d’unité est démontrée au travers de l’expression d’une position politique, d’un pas personnel ou subjectif dérivé de convictions et de priorités sans se coordonner avec les autres, mais dans la ligne de ce qui peut servir la cause palestinienne. Voilà ce que nous appelons “l’Unité Pratique”.

Le Hezbollah a lancé son champ d’activité confrontationnelle avec Israël au travers d’une résistance islamique construite autour de la priorité et du principe d’expulsion de l’occupation israélienne. Beaucoup de succès réalisés au Liban le furent en reflet de la réalité palestinienne. Le Hezbollah a aussi exprimé sa croyance en la libération de toutes les parties de la Palestine et de prendre toutes les mesures politiques, opérationnelles et de mobilisation envers cet objectif, ainsi se rencontrant avec l’Intifada au sein de ce cadre d’unité pratique. […] Le défi est de confronter l’unification des puissances dominantes autour des Etats-Unis en soutien de ses projets expansionnistes et dominateurs. En objectant à la politique étrangère américaine dans la région et aux attaques contre l’Irak, la Libye et l’Afghanistan, décriant l’exploitation des puits de pétrole et la domination coloniale des points stratégiques de la région, le Hezbollah sera pratiquemement unifié avec les opposants de la politique américaine.”

 

Ceci sont-ils des propos d’un “fanatique religieux” ? Le livre contient de très bons passages sur la relation compassionnelle chrétienne et musulmane sur ce qui est qualifié de “véritable religion”. Le Hezbollah au Liban est politiquement allié avec le parti chrétien de Michel Aoun.

Dans un monde à la perversité politique bien établie pour la préservation des intérêts du plus petit nombre de privilégiés, tout ce qui s’oppose à l’oligarchie en place est étiqueté “terroriste” à un moment ou un autre par les gardes-chiourme du système étatico-capitaliste.

En parallèle et en complémentarité des propos d’Hassan Nasrallah et de Naïm Qassem ci-dessus, rappelons quelques propos d’autres grands résistants à l’empire colonial occidental: les Indiens des Amériques. Un dicton Lakota (Sioux) dit ceci:

“Tout pouvoir contient en lui-même sa propre résistance.”

Récemment des activistes Indiens (du Canada) répondaient à des questions concernant le renforcement de la répression et ceci fut dit: “Si aujourd’hui vous n’êtes pas sur une quelconque liste noire gouvernementale, honte à vous !”

 

Vous voulez comprendre les tenants et aboutissements au Moyen-Orient et en avoir une vision éclairée en contre-point de la propagande colonialiste occidentale ?

Lisez ce livre !

Résistance politique: La solution au colonialisme en Palestine passe par la sécession de la diaspora avec le sionisme…

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 novembre 2013 by Résistance 71

A lire Alan Hart, journaliste très expérimenté et documenté sur le sujet du conflit israélo-palestinein, on comprend pleinement la similitude avec le colonialisme occidental en Afrique, en Asie, en Océanie et bien sûr aux Amériques toujours colonisées (comme le sont également l’Australie, la Nouvelle-Zélande dans la pratique, car entités entrepreneuriales de la « couronne » britannique, alias la City de Londres…) et on se rend également compte que la solution est en fait la même: que les peuples colons (mais aussi idéologiquement colonisés…) réalisent le mal fait et toujours en cours, se démarque du crime et rejoignent les colonisés pour une solution dans la voie du milieu.

A ce titre, les similitudes entre les conditions d’existence des Indiens des Amériques, les aborigènes d’Australie, les Maoris de Nouvelle-Zélande et celles des Palestiniens sont stupéfiantes.

Nous sommes tous des colonisés! et à ce titre devons en sortir ensemble. Union, réflexion, désobéissance civile, boycott des institutions et des entités entrepreneuriales mondialistes pour enfin reprendre le pouvoir pour le diluer et ne plus jamais le laisser échapper à une quelconque oligarchie.

— Résistance 71 —

 

Le paradoxe juif émergeant du maléfice du sionisme

 

Alan Hart

 

Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.alanhart.net/the-jewish-paradox-arising-from-the-curse-of-zionism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai été inspiré (peut-être devrais-je dire provoqué) à écrire cet article par quelque chose que le vice-président américain Joe Biden a dit dans son récent discours du J Street National Conference de Washington D.C. Il se rappelait avoir visité, alors qu’il était encore un jeune sénateur, la premier ministre israélienne Golda Meir. Ses mots de départ lorsqu’il prit congé furent: “Nous, les juifs avons une arme secrète dans notre conflit avec les Arabes: nous n’avons nulle part où aller.

Prendre ce que disait Golda pour sûr n’était pas de mise car il y avait alors et toujours aujourd’hui, beaucoup de pays où les juifs israéliens pourraient recommencer une nouvelle vie s’ils le voulaient. Du million qui sont partis de l’état sioniste (et non pas juif) pour une meilleure vie ailleurs, les Etats-Unis demeurent le premier choix, mais aujourd’hui l’Allemagne devient très populaire.

Alors quel était vraiment le message par implication de Golda Meir à Biden ?

De manière feutrée, Maman Israël donnait sa voix à la raison d’être (NdT: en français dans le texte original) du sionisme dont la logique peut-être résumée ainsi.

Le monde a toujours été antisémite (voulant dire anti-juif ici car les Arabes sont aussi des sémites) et le sera toujours. Ainsi le sionisme anticipe le fait qu’un Holocauste no2 est en préparation, un autre grand tumulte contre les juifs est inévitable. Israël existe pour être un refuge de dernière instance, une police d’assurance pour tous les juifs du monde lorsque ce jour viendra. C’est pourquoi Israël a une faim insatiable de toujours plus de terres palestiniennes et une soif inextinguible pour l’eau palestinienne ainsi qu’un désir profond pour le pétrole qui vient d’être découvert en Palestine maintenant Israël.

(Voir: http://m.aljazeera.com/story/201311114571416794 )

C’est pour cela que les leaders du sionisme en Israël, assistés de leur lobby, associés et alliés en Amérique, ne s’arrêteront devant rien pour faire avancer leur cause ; une cause qui requiert entre autres choses, la consolidation de l’occupation du sionisme en Cisjordanie occupée sans écarter un nettoyage ethnique final de l’endroit et la création d’un prétexte pour entrer de nouveau en guerre avec le Liban pour prendre possession et conserver le sud du pays jusqu’à la rivière Litani. Dans un de ses récents articles Franklin Lamb a fait référence à un document israélien qui contient le texte d’un discours prononcé en 1941 par David Ben-Gourion, le père fondateur d’Israël et son premier ministre initial. Une phrase en particulier était entourée: “Nous devons nous rappeler que pour que l’état juif puisse survivre, il doit avoir dans ses frontières les rivières Jourdain et Litani.

Soit dit en passant, un des meilleurs promoteurs de la peur juive d’une nouvelle résurgence de l’antisémitisme est Abe Foxman, le directeur national de la Ligue Anti-Diffamation (ADL) aux Etats-Unis, bien qu’un vocable plus approprié serait la Diffamation des Critiques d’Israël... Il y a 10 ans, dans son adresse annuelle à cette 90ème édition de la réunion de l’ADL à New York il a dit: “Nous faisons actuellement face à une grande menace pour la sécurité du peuple juif comme celle à laquelle nous avons été confrontés dans les années 1930, si pas plus grande…”

En plus de ses agents traîtres élus au congrès des Etats-Unis, les associés du lobby sioniste et ses alliés incluent les néo-conservateurs non juifs des divers départements et ministères d’état et des services de sécurité, une horde de think tanks et les médias de masse ainsi que les leaders des quelques dizaines de millions de fondus du missel fondamentalistes chrétiens. Ce fondamentalisme est historiquement antisémite mais soutient Israël quoi qu’il en soit, parce qu’il perçoit l’état sioniste comme un instrument pour parvenir à l’Armaggedon. De leur côté les leaders de la droite israélienne et leur lobby ont fricoté avec et accepté le fondamentalisme chrétien parce que l’alliance que cela leur apporte leur donne une influence maximum à Washington D.C.

Comme je le souligne dans mon livre “Sionisme: Le véritable ennemi des juifs”, la réponse à la question sur ce que ferait le sionisme dans l’éventualité d’un échec de sa mission m’a été donnée par Golda Meir lorsque je l’ai interviewé lorsque j’animais l’émission phare de la BBC, “Panorama”. Elle m’a dit que lors d’une situation apocalyptique, Israël “serait préparé à détruire avec lui la région entière et le monde.”

Le paradoxe juif en arrive à ceci. Israël a été créé par le sionisme pour garantir le bien-être et l’existence des juifs. Mais ce bien-être et peut-être même cette existence sont le plus sérieusement menacés par les politiques et les actions du sionisme lui-même.

Comment cela est-il possible ?

Ce dont nous sommes les témoins aujourd’hui est une montée, une marée mondiale d’anti-israélisme. Ceci N’EST PAS une manifestation d’antisémitisme, ce qui veut dire que cela n’est pas dirigé en tant que préjudice racial ou haine des juifs simplement parce qu’ils sont juifs ; l’anti-israélisme est provoqué par l’arrogance du pouvoir d’Israël, sa suffisance maladive et son mépris total de la loi internationale et des droits des Palestiniens en particulier.

Le danger pour les juifs partout est que cet anti-israélisme puisse être transformé en un antisémistisme rampant. La mise en garde la plus explicite que ceci pourrait bien arriver, a été donnée par Yehoshafat Harbaki, le plus long directeur du renseignement militaire israélien. Dans son livre: “Israel’s Fateful Hour”, publié en anglais en 1988, il écrivit ceci:

Israël est le critère par lequel tous les juifs seront jugés. Israël en tant qu’état juif, est un exemple du caractère juif, qui trouve son expression libre et concentrée en son propre sein. L’antisémitisme a des racines profondes et historiques. Quoi qu’il en soit, toute faute dans la conduite israélienne, qui est initialement citée comme anti-israélisme, pourrait être transformée en preuve empirique de la validité de l’antisémitisme. Ce serait une tragique ironie que de voir l’état juif, qui fut créé pour résoudre le problème de l’antisémitisme, devenir un facteur d’une nouvelle montée d’antisémitisme. Les Israéliens doivent prendre conscience qu’ils paient eux-mêmes  le prix de leur mauvaise conduite, mais aussi tous les juifs à travers le monde.”

Harkabi nota aussi qu’Israël est le pire ennemi de sa propre rectitude. S’il était encore en vie aujourd’hui, je lui suggérerais à titre de commentaire que si “l’ennemi” peut-être défini comme une force qui a la capacité et l’intention réelle de détruire Israël par des moyens militaires, la rectitude est le SEUL ennemi de l’état juif.

Harkabi n’a pas été le premier juif à prévenir du danger pour Israël de devenir un facteur de montée d’antisémitisme, et il fut en très bonne compagnie. Avant l’holocauste perpétré par les nazis, la plupart des juifs dans le monde étaient opposés au sionisme et à son entreprise coloniale. Ils pensaient que c’était immoral (ce qui bien sûr l’était) et mènerait à un conflit sans fin avec les Arabes et le monde musulman au sens large, Mais plus que tout, ils craignaient que si le sionisme était autorisé à faire ce qu’il entendait par les grandes puissances, que cela ne provoque un jour plus d’antisémitisme.

Alors que j’écris ces lignes, je me demande si des historiens honnêtes du futur concluront qu’une des plus grandes ironies de toute l’histoire humaine, peut-être même la plus grande, est dans le fait que le sionisme voulait et avait besoin de l’antisémitisme afin de pouvoir justifier de ses politiques criminelles et des actions des juifs partout et de profiter des gentils mal informés et donc naïfs en Amérique et en Europe.

On m’a donné à l’école ce que je pense toujours être la meilleure définition d’un paradoxe: “La vérité se tenant sur la tête pour attirer l’attention”. Une vérité est ceci. Il n’y a pas de “problème de la Palestine”. Il n’y a qu’un problème juif au sujet et dans la Palestine qui est devenue Israël.

La manchette d’un article de Bradley Burton dans le quotidien Ha’aretz au jour de l’an était celle-ci: “2013 sera t’elle l’année où les juifs américains feront sécession d’Israël ?”

Les juifs américains veulent savoir ce qui est fait en leur nom. Au nom du Judaïsme et s’ils pensent que cela est auto-destructeur, oppressif, borné et mal, alors il y a toute les raisons pour qu’ils désirent que cela s’arrête.

Le gentil que je suis a un problème avec cette expression d’espoir.

La preuve est que si un nombre croissant, bien que toujours petit, de juifs américains sont publiquement critiques d’Israël, de ses politiques et ses actions, beaucoup, la majorité, demeurent silencieux et ne veulent pas vraiment savoir ce que le sionisme fait en leur nom ; et si cela demeure le cas, il n’y a pas de raison suffisante dans l’esprit juif pour changer le cours de l’histoire.

On ne peut que mentionner comment cela pourrait changer si la raison était assistée pour prévaloir. Si une majorité de juifs américains et européens étaient prêts à accepter et reconnaître ouvertement le mal fait aux Palestineins au nom du sionisme pour ensuite insister que le mal soit corrigé en termes acceptables pour les Palestiniens, tout gouvernement israélien devrait changer sa politique et être vraiment sérieux au sujet de la paix en des termes que les Palestineins pourraient accepter.

Ce que je veux dire c’est qu’alors qu’il est parfaitement possible que les leaders sionistes d’Israël puissent dire à un président américain et à tout le monde non-juif d’aller se faire voir, il ne serait pas assez stupide pour dire la même chose au monde juif, spécifiquement du reste aux juifs américians et européens…

Sensé non ?…

Dans des plateformes de discussion publiques (comme dans mon livres), je ne me fatigue jamais d’exprimer ma pensée sur ce fait de l’énorme récompense à portée de main pour les juifs du monde et les Israéliens spécifiquement s’ils autorisaient l’existence d’une raison motivée par la justice de prévaloir. De manière générale, ils constituent l’élite intellectuelle de l’occident et les Palestiniens sont l’élite intellectuelle du monde arabe. Ensemble, en paix et en partenariat, dans un état avec des droits identiques et une sécurité pour tous, ils pourraient changer l’avenir de la région pour le mieux et ainsi redonner tant d’espoir au monde entier. Pour le dire autrement, juifs et palestiniens en paix et associés pourraient devenir la lumière des nations.

Continue de rêver Alan…

FOOTNOTE

Une bonne indication que Netanyahou est alarmé de la possibilité qu’une majorité de juifs américains demandent ou même requierent qu’Israël devienne sérieux au sujet de la paix avec les Palestineins en des termes acceptables pour eux est celle-ci.

L’Israeli American Council a récemment commissionné la distribution de tracts à des milliers de juifs américains leur demandant où serait leur allégeance dans l’éventualité d’une véritable crise entre Israël et les Etats-Unis. Les tracts étaient à l’origine endorsés par des représentants du ministère israélien des affaires étrangères. Lorsque Netanyahou a appris cela, il a instruit le ministère de se désassocier du questionnaire.

Je pense qu’il est raisonnable d’assumer qu’il était préoccupé par la perspective que ce sondage indique que dans l’éventualité d’un duel entre lui-même et le président Obama, une majorité de juifs américains se sentitaient plus américains qu’israéliens ou supporteurs d’Israël.

 

Crimes de l’impérialisme israéliens: points de vue de la résistance

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 16 novembre 2012 by Résistance 71

Ceci ne représente ben évidemment pas le point de vue de la pensée unique du parti sioniste occidental. Le psychopathe de Tel Aviv  a lancé sa nouvelle opération criminelle contre Gaza à des fins électoralistes.

Le clown Bibi va se faire fesser comme il faut. Israël s’enfonce dans le totalitarisme et le crime perpétuel, il serait grand temps que sa population s’en rende et qu’elle reprenne le pouvoir comme nous devons le faire chez nous également.

Halte à l’impérialisme qui ruine le monde depus bien trop longtemps ! Honte aux régimes occidentaux qui soutiennent les crimes d’Israël et sa polituque d’apartheid et de nettoyage ethnique raciste.

— Résistance 71 —

 

Sayyed Hassan Nasrallah: Les Fajrs 5 sont la grande surprise de la Résistance à Israël

 

Al Manar

 

Le 15 Novembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=85351&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a assuré que la riposte palestinienne par des tirs des missiles iraniens Fajr 5 contre Tel Aviv constituent une évolution de grande importance dans l’histoire du conflit arabo-israélien.

S’exprimant sur la nouvelle offensive israélienne contre la bande de Gaza, lors de la commémoration du premier jour d’Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, le commandant de la résistance libanaise estime que la direction israélienne a de nouveau commis les mêmes erreurs de 2006, lorsqu’elle a anticipé et dit avoir éliminé toutes les capacités balistiques de la résistance

libanaise. le ministre de la guerre israélien Ehud Barak avait déclaré pendant la journée de ce jeudi que les forces balistiques à la portée de plus de 40 km ont été éliminées. Il s’avère que le missile iranien Fajr 5 tiré dans l’après midi a une portée allant de 110 à 150 Km.

Selon lui, l’offensive contre la bande de Gaza a l’avantage de dévoiler le vrai visage des Occidentaux, nommant les Américains, Britanniques et Français qui se présentent comme étant aux cotés des peuples arabes, alors qu’ils soutiennent Israël inconditionnellement.

Les thèmes principaux du discours

Nous avons vu hier l’offensive barbare et sauvage menée contre notre peuple dans la bande de Gaza, et qui a commencé par l’assassinat du dirigeant militaire du Hamas, le héros le martyr Ahmad Jaabari et qui s’en est suivi par la mort d’un grand nombre de martyrs civils. Et depuis les affrontements se poursuivent et prennent une tournure de confrontations héroïques .

Je m’adresse à mes frères du Hamas, pour leur présenter mes condoléances et les féliciter en même temps pour le martyre de ce grand homme et pour tous les chers martyrs qui ont succombé et poursuivent leur lutte contre l’ennemi sioniste avec leur chair et leur sang.

Bien entendu nous condamnons cette offensive. Le moins que l’on puisse dire est que les pays arabes et musulmans et les pays libres du monde devraient apporter leur soutien aux habitants de la Bande de Gaza et à ses combattants valeureux…

Bien entendu, la faveur principale revient à la volonté du peuple palestinien, à sa résistance et sa persévérance… Nous savons qu’il fait preuve d’une résistance brave, courageuse et sage, qui a les possibilités matérielles et humaines pour faire face à cette confrontation…

Les tirs des missiles Fajr 5 sur Tel Aviv constituent un indice qui fait preuve du courage de la direction de cette résistance et de sa sagesse.

Ce qui se passe aujourd’hui peut se résumer en plusieurs points :

1er point: c’est un maillon de la chaine que forme la confrontation entre l’ennemi sioniste et les peuples de notre région, en particulier les Palestiniens. Cette confrontation écrit de nouveau le destin de la Palestine, celui de toute la nation, et des sacro-saints de la nation…

Cette étape nécessite d’en tirer les leçons et d’en assumer les responsabilités.

Une notion très claire s’en dégage : cet ennemi n’a pas besoin de prétexte pour passer à l’offensive et mener ses attaques. Il ne s’était rien passé ces derniers jours. Seuls les intérêts politiques, ou électoraux dictent aux hommes politiques israéliens leurs positions. Cela s’était passé avec le Liban en 1996, lors de l’offensive « Grappes de raisin » ordonnée par Shimon Perez qui avait besoin d’une victoire militaire pour être élu. Or, tout ce qu’il a fait s’est retourné contre lui et il a perdu son pari et n’a pas été élu du coup.

Lorsque les Israéliens veulent déclencher les hostilités contre nous, ils n’ont besoin d’aucune action de notre part. Ils passent à l’acte et n’ont pas besoin de réagir .

Ennemi perfide

2ème point : cet ennemi comme d’habitude a sans cesse recours à la perfidie et à l’arnaque pour agir. Durant les derniers jours, il a laissé entendre qu’il accepte l’accalmie en cours, tout comme pour l’agression en 2008-2009, et les Palestiniens étaient rassurés. Ils ont diffusé ce climat et ont tué le dirigeant du Hamas… ceci nous apprend à être toujours prudents et sur nos gardes, pour ne jamais nous laisser tromper par cet ennemi.

Tirer les leçons des guerres du Liban et de Gaza

3ème point : d’après les objectifs déclarés de l’offensive contre Gaza, il semble que les israéliens ont voulu tirer les leçons des deux guerres de 2006 et 2008, contre le Liban et la bande de Gaza. Dans ce deux guerres, ils avaient optimalisé leurs objectifs et comme ils ont été incapables de les réaliser, ils ont échoué, et se sont avérés être perdants…

Cette fois ci, malgré une force de frappe très violente, leurs objectifs n’en demeurent pas moins très modestes. Ils n’ont pas dit qu’ils veulent déraciner la résistance, ni même interrompre définitivement les roquettes. Ils ont dit qu’ils voulaient premièrement ébranler la structure des commandants de la résistance, deuxièmement frapper certaines de ses capacités balistiques, troisièmement restaurer leur force de dissuasion de la bande de Gaza. Ce qui constitue reconnaissance de leur part qu’elle s’est érodée ces derniers temps. Ils tentent d’en incomber la responsabilité et les charges aux factions de la résistance palestinienne.

Le cours des évènements nous révèlera quels seront leurs réels objectifs Nous prions Dieu pour que toutes leurs attentes soient déçues et que leurs objectifs soient torpillés et se retournent contre eux.

la surprise des Fajrs 5

En tout cas, ça commence déjà à se faire sentir. Au début de leurs frappes, ils ont dit avoir détruit tous les systèmes de roquettes de moyenne portée allant au-delà des 40 Kms, et tout en feignant relativiser, toujours dans le but de ne pas optimaliser leurs objectifs, ils ont dit que les roquettes qui étaient en deçà de 40 Km étaient toujours existantes. Aujourd’hui quelle a été leur surprise de découvrir l’existence des missiles Fajr 5 qui sont tombés sur Tel Aviv. A-t-il commis la même erreur lorsque le ministre de la guerre Peretz avait déclaré dans les premiers jours avoir éliminé les capacités balistiques de la résistance islamique au Liban en 2006. Les tirs de Fajr 5 sur Tel Aviv constituent une évolution de grande importance et une opération de grande envergure dans la lutte et la résistance contre Israël, et dans l’histoire du conflit arabo-israélien. C’est un fait très révélateur et porteur de beaucoup de significations.

Le vrai visage des Occidentaux 4ème point : il semble que les peuples arabes et musulmans ont besoin de sang pour se réveiller de leur torpeur. Nous voici de nouveau face aux mêmes positions traditionnelles exprimées par les Américains suivis par la Grande Bretagne et la France. De nombreux caciques du Printemps arabe ont exposé dernièrement à leurs peuples des notions erronées, trompeuses,.., les laissant croire que les Américains ont changé, et veulent désormais aider les peuples arabes opprimés et évoquent de nouveaux liens stratégies.

Ce qui se passe dans la bande de Gaza a l’avantage de dévoiler de nouveau le véritable visage des Américains qui soutiennent Israël inconditionnellement et son droit à se défendre comme ils disent et condamnent les factions de la résistance palestinienne. Les Britanniques et les Français ont vite suivi le pas. Ceci veut dire que ces gens loin, rien ne leur importe : ni les valeurs humaines, ni l’oppression et les injustices des peuples, ni les droits de l’homme, ni la démocratie. Seuls leurs intérêts leur importent, et leur attachement à Israël et le laissent faire ce qu’il veut. Si un régime sert leurs intérêts, ils feront tout pour le protéger et le garder.

Le sang, le martyre et l’oppression de Gaza dévoile de nouveau le véritable visage des Occidentaux, qui tentent de tromper les gens durant ces deux dernières années..

Que faire: la question qui se répète

5ème point : ce que les Arabes et les musulmans devraient faire, cela fait plus de 60 ans qu’on en parle, à toutes les guerres. Tout le monde sait ce qu’il faut faire. Mais rien n’est fait toutefois. Ce qu’il faut c’est agir et la volonté d’agir. Ce n’est pas le moment d’embarrasser les autres.

Il faut une position sérieuse et non des surenchères, une collaboration entre tous les gouvernements, et les peuples, arabes et musulmans pour que cette bande de Gaza réalise la victoire et repousse cette attaque.

Il faut d’abord expulser les ambassadeurs, ensuite rompre les relations avec Israël, et puis éliminer ou au moins suspendre les accords conclus avec lui. Il faut faire cesser le blocus de Gaza et le ravitailler non seulement en produits alimentaires et en médicaments mais aussi et surtout en armements et en munitions. Ces gens-là sont capable s de se défendre eux-mêmes et n’ont besoin que de quelque soutien.

Personne ne demande aux arabes d’entamer la libération de la Palestine mais au moins de solliciter les Etats occidentaux de faire pression sur Israël pour faire cesser les agressions. Ce n’est pas vrai que les israéliens n’écoutent pas les pressions. Nous avons vu comment les Américains peuvent quad ils le veulent dicter leur position aux Israéliens.

Vous pouvez utiliser le pétrole comme arme. Je ne vais jusqu’à vous demander de suspendre son exportation, mais au moins vous pouvez baisser son exportation, ce qui permettrait d’en élever les prix. Certains pays comme les Etats-Unis en seraient profondément altérés.

Une forte position réelle des pays arabes et musulmans via la Ligue arabe et de l’organisation de la conférence islamique peut imposer une forte pression sur les Israéliens.

Israël profite des conflits dans la région

..Hélas, d’aucuns ont dit que le but de l’offensive est de détourner l’attention de ce qui se passe en Syrie. C’est désolant de dire ce genre de choses. Ce qui est aberrant et totalement faux. Ce qui est vrai par contre est qu’Israël profite des conflits dans la région et entre autre de ce qui se passe en Syrie. Aujourd’hui, les circonstances sont bien différentes de ce qu’elles étaient en 2008, lorsqu’on pouvait fournir plus de soutien à la Bande de Gaza.

Hélas, une des lignes de ravitaillement de la bande de Gaza est arrêtée aujourd’hui : celle de la Syrie préoccupée de ce qui se passe chez elle. Elle ne peut pas être une partie du soutien logistique… Pourquoi ne pas dire qu’Israël profite du conflit, du renversement des priorités, du credo qui voudrait transformer les amis en ennemis et vice-versa.

J’en appelle à unir, rassembler et compléter tous les efforts pour arrêter l’offensive, la Palestine a toujours été un dénominateur communs de toutes les volontés, de la boussole des priorités…

Nous sommes face à une scène où s’affronte le sang à l’épée, tout comme cela s’était passé à Karbala avec l’imam Hussein. Nous espérons que nous serons devant une nouvelle page glorieuse de notre histoire, tracée par la victoire de ces résistants dans cette bataille historique.