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COVID, escroquerie du réchauffement climatique anthropique, Great Reset ou la planification néo-malthusienne de notre mise en esclavage technotronique finale (F. William Engdahl)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 12 février 2021 by Résistance 71

 


Vidange…

 

“Quelle différence y a t’il entre les hommes politiques et les oiseaux ? Les oiseaux eux, de temps en temps, ils s’arrêtent de voler.”
~ Coluche ~

Voir notre page : “Escroquerie du réchauffement climatique anthropique”

Dictature technotronique

 

La grande conspiration criminelle du “zéro carbone”

 

F. William Engdahl

 

5 février 2021

 

url de l’article original:
http://www.williamengdahl.com/englishNEO5Feb2021.php

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Forum Economique Mondial de Davos (FEM) proclame la nécessité d’atteindre un objectif dans le monde entier celui du “zéro net carbone” pour 2050. Pour beaucoup, ceci paraît être bien loin dans le futur et donc peut être largement ignoré. Pourtant des transformations en cours de l’Allemagne aux Etats-Unis en passant par un grand nombre d’économies, sont en train de mettre en place la scène pour la création de ce qui fut appelé dans les années 1970 “le nouvel ordre économique mondial.” Dans la réalité il s’agit d’un plan  entrepreneurial totalitaire technocratique global, un plan qui promet par design un chômage de masse, une désindustrialisation et un effondrement économique. Considérez ici quelques éléments de cette toile de fond qui n’est en fait pas nouvelle du tout.

Le FEM de Klaus Schwab promeut en ce moment son thème favori, le Grand Reset de l’économie mondiale. La clef de tout ça est de vraiment bien comprendre ce que les mondialistes veulent dire par zéro net carbone 2050. L’UE mène la course avec son plan de devenir le premier continent “zéro carbone” avant 2050 et de réduire ses émissions de CO2 d’au moins 55% pour 2030.

Dans un post sur son blog en août 2020, le tsar auto-proclamé du vaccin, Bill Gates, a écrit au sujet de la crise climatique à venir : “Aussi terrible soit cette pandémie, le changement climatique pourrait être bien pire… Le relativement petit déclin des émissions de CO2 cette année clarifie une chose : nous ne pouvons pas parvenir à zéro émission simplement ou principalement en conduisant ou en volant moins.

Avec son quasi monopole sur les médias de masse et sur les médias sociaux, le lobby du “réchauffement climatique” a été capable de mener le monde à assumer que le mieux pour l’humanité serait d’éliminer les hydrocarbures y compris le pétrole, le gaz naturel, le charbon et même l’électricité nucléaire “libre de carbone” pour 2050 et qu’ainsi nous pourrions éviter de 1,5 à 2oC de hausse globale de température moyenne. Il n’y a qu’un problème avec tout ça. C’est une couverture pour un agenda criminel ultérieur.

Les origines du “réchauffement climatique”

Bon nombre de personnes a oublié la thèse scientifique originale qui fut mise en avant pour justifier un changement radical dans nos sources d’énergie. Ce ne fut pas le “changement climatique”. Le climat de la Terre change en permanence en corrélation avec les changements des éruptions solaires ou des cycles de ses taches affectant le climat de notre planète. Vers le passage au nouveau millénaire alors que le cycle de réchauffement dû aux cycles solaires ne se faisait plus trop ressentir, Al Gore et autres mirent en place un glissement sémantique du “réchauffement climatique” vers le “changement climatique”. Maintenant ce narratif de la peur est devenu si absurde, que la moindre tempête ou évènement météorologique extrême sont traités comme une “crise climatique”. Chaque cyclone ou grosse tempête de neige est déclaré preuve que les dieux du climat punissent le pêché carboné des humains.

Mais attendez. La raison pour la transition vers des sources d’énergie alternatives comme le photovoltaïque ou l’éolien et pour abandonner les sources d’énergie d’hydrocarbures, est leur affirmation que le CO2 émis est un gaz à effet de serre qui monte dans l’atmosphère où il forme une couche qui de manière supposée, réchauffe la terre du dessous, créant ainsi un réchauffement global anthropique. Les émissions de gaz à effet de serre proviennent essentiellement, nous explique l’Agence de la Protection de l’Environnement américaine (EPA), du CO2 ; ainsi donc le pourquoi de l’insistance sur cette “empreinte carbone”.

Ce qui n’est pratiquement jamais dit est que le CO2 ne peut pas monter haut dans l’atmosphère depuis les échappements de voitures ou les centrales électriques à charbon ou autres sources d’émission humaine de ce gaz. Le CO2 n’est pas du carbone ni de la suie. C’est un gaz invisible, incolore et sans odeur qui est essentiel dans la photosynthèse des plantes et pour toute forme de vie sur terre, nous compris. Le CO2 a une masse moléculaire de juste 29. La gravité spécifique du CO2 est 1,5 fois plus importante que l’air, ce qui suggère que le CO2 émis ne s’élève pas dans l’atmosphère à quelques 18 ou 20km d’altitude afin de former cette couche à effet de serre.

Maurice Strong

Pour bien apprécier quelle est l’action criminelle qui se met en place autour de gens comme Gates, Schwab et de tous ces avocats d’une économie mondiale soi-disant “durable”, nous devons faire un retour en arrière, en 1968, lorsque David Rockefeller et ses amis créèrent un mouvement autour de l’idée que la consommation humaine et la croissance démographique étaient le véritable gros problème dans le monde. (NdT: théorie dite néo-malthusienne). Rockefeller dont la fortune était fondée sur le pétrole, créa donc le très néo-malthusien Club de Rome dans sa villa italienne de Bellagio. Leur premier projet fut de financer une étude bidon au MIT et appelée “Limits of Growth” (Les limites de la croissance) en 1972.

Un des organisateurs clef de cet agenda “croissance zéro” de Rockefeller au début des années 70, fut son ami de longue date et protégé, un pétrolier canadien (NdT: fondateur et directeur de Petro Canada), Maurice Strong, également un membre du Club de Rome. En 1971, Strong fut nommé sous secrétaire aux Nations-Unies et secrétaire général de la conférence Earth Day de Stockholm en 1972. Il était aussi membre fiduciaire de la Fondation Rockefeller.

Maurice Strong fut très tôt un propagateur clef de la théorie scientifiquement non prouvée que les émissions gazeuses humaines de véhicules, des centrales électriques à charbon et de l’agriculture causaient une accélération dramatique de l’augmentation des températures globales sur la planète, ce qui menaçait notre civilisation d’un soi-disant réchauffement climatique anthropique (RCA). Il inventa alors ce terme élastique de “développement durable”.

En tant que chairman de la conférence Earth Day de Stockholm en 1972, Strong fit la promotion de la réduction de la population mondiale et de la baisse des standards de vie dans le monde ce afin de “préserver et sauver l’environnement”. Quelques années plus tard, le même Maurice Strong Déclara :

L’effondrement des civilisations industrialisées n’est-il pas le seul espoir pour la planète ? N’est-il pas de notre responsabilité de voir que ceci se produise ?…

Ceci est l’agenda connu aujourd’hui sous le nom de Great Reset, ou Grande Réinitialisation ou Agenda 2030 de l’ONU. Strong créa ensuite le Groupe Intergouvernemental d’Etude sur le Climat (GIEC), un corps politique qui avance et soutient la thèse non prouvée que les émissions humaines de CO2 vont amener le monde à une catastrophe écologique irréversible.

Le co-fondateur de Club de Rome, le Dr Alexander King, a admis la fraude essentielle de leur agenda environnemental quelques années plus tard dans son livre “The First Global Revolution” où il déclara :

En recherchant un nouvel ennemi pour nous unifier, nous avons trouvé que la pollution, la menace d’un réchauffement global, de pénuries d’eau, de famine et autre feraient l’affaire… Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine et ce n’est qu’au travers d’un changement d’attitude et de comportement que nous pourrons réussir. Ainsi donc, le véritable ennemi est l’humanité elle-même.

King a admis que la “menace d’un réchauffement global” n’était qu’une astuce pour justifier d’une attaque sur “l’humanité elle-même”. Maintenant ceci est déroulé sous la forme du Grand Reset et de la ruse du Zéro Net Carbone.

Le désastre de l’énergie alternative

En 2011, sur les conseils de Joachim Schnellnhuber, de l’Institut de Potsdam pour la Recherche sur l’Impact Climatique, Angela Merkel et le gouvernement allemand imposèrent une interdiction totale de l’électricité nucléaire avant 2022, en tant que stratégie gouvernementale de 2001 appelée Energiewende ou le Tournant Energétique, afin de ne plus se lier qu’à l’énergie solaire ou éolienne et autres “énergies renouvelables”. Le but était de rendre l’Allemagne la première nation industrielle à devenir “neutre carbone”.

La stratégie s’est avérée être une catastrophe économique (NdT: voulue et planifiée ?…). D’une nation au monde ayant une des grilles de puissance électrique les plus stables du monde industrialisé et à moindre coût, l’Allemagne est devenue aujourd’hui la productrice d’énergie électrique la plus chère au monde. D’après l’association allemande de l’énergie industrielle la BDEW, au plus tard en 2023, lorsque la dernière centrale nucléaire fermera, l’Allemagne fera face à des carences électriques et pénuries énergétiques. Dans le même temps, le charbon, qui fournit la plus grande source d’énergie électrique, est en train d’être éradiqué pour atteindre l’objectif Zéro Net Carbone.

Les industries traditionnelles très consommatrices d’énergie telles la production d’acier et de verre, les industries de bases chimiques, les papeteries et cimenteries, doivent faire face à des coûts énergétiques croissants et doivent soit fermer, soit délocaliser leur industrie, faisant perdre ainsi des millions de postes de travail qualifié (NdT : OQ et OHQ). L’inefficacité énergétique solaire et éolienne aujourd’hui, rend l’électricité entre 7 et 9 fois plus chère que celle produite au gaz naturel par exemple.

L’Allemagne est peu ensoleillée en comparaison des pays tropicaux, donc le vent est vu comme la source majeure d’énergie verte. Il y a une énorme demande pour le béton et l’aluminium pour produire les fermes de production voltaïque ou éolienne. Ceci nécessite une énergie bon marché pour produire comme le gaz ou le charbon voire le nucléaire. Alors que ces sources sont mises sur la touche, le coût de production devient prohibitif, même sans ajouter la tristement célèbre “taxe carbone”.

L’Allemagne possède déjà quelques 30 000 turbines éoliennes, plus que partout dans l’UE. Ces gigantesques turbines créent un sérieux problème de nuisance sonore ou de dangers par infrason pour la santé des riverains à ces énormes structures. Elles causent aussi des dégâts sur la nature tuant beaucoup d’oiseaux. Environ 25% estimés du parc éolien allemand (NdT: soit 7500 turbines) devront être remplacés ou avoir de sérieuses réparations d’entretien avant 2025. Le recyclage des déchets générés est un énorme problème. Les entreprises exploiteuses sont poursuivies en justice alors que les citoyens se rendent de plus en plus compte quel désastre elles représentent. Pour atteindre l’objectif à l’horizon 2030, la Deutsche Bank (DB) a récemment admis que l’état devra créer une “éco-dictature”.

Dans le même temps les Allemands poussent pour mettre un terme aux transports à essence ou gasoil à l’horizon 2035 en faveur des e-véhicules, ce qui est en phase avec la destruction de la plus grosse et plus profitable de toutes les industries allemandes, le secteur automobile, mettant un terme au passage à des millions de boulots. Les véhicules mus par batteries ion-lithium ont une empreinte carbone par véhicule, lorsque tout est pris en compte dans leur fabrication y compris l’extraction minière du lithium, qui est bien pire que tout véhicule diesel.

La totalité d’électricité ajoutée dont on a besoin pour remplir le contrat “zéro net carbone” à l’horizon 2050 serait bien plus importante qu’aujourd’hui alors que des millions de rechargeurs de batteries auront besoin d’une grille de production électrique des plus stables pour pouvoir fonctionner correctement. Maintenant, l’Allemagne et l’UE commencent à imposer de nouvelles “taxes carbones”, soi-disant pour financer la transition au zéro carbone. Ces taxes ne vont faire que rendre l’énergie électrique encore plus chère, assurant ainsi un effondrement encore plus rapide de l’industrie allemande.

Dépopulation

D’après ceux qui poussent cet agenda Zéro Net Carbone, c’est exactement ce qu’ils veulent : la désindustrialisation de la plupart des économies avancées, une stratégie calculée sur quelques décennies comme l’a dit Maurice Strong, afin d’amener l’effondrement des civilisations industrialisées.

Pour retourner le monde actuel et son économie industrielle vers une dystopie au feu de bois et aux turbines éoliennes où les pannes de coutant deviennent la norme comme actuellement en Californie, est une partie essentielle de la transformation via le Great Reset sous l’agenda 2030 : “UN Global Compact for Sustainability.”

Le conseiller climatique de Merkel, Joachin Schnellnhuber qui est athée, présenta l’agenda vert radical du pape François en 2015, Laudato Si, en tant que conseiller nommé du pape à l’Académie Pontificale des Sciences et il conseilla l’UE sur son agenda vert. Dans un entretien de 2015, Schnellnhuber a déclaré que la “science” a maintenant déterminé la capacité maximum de “durabilité” de la population humaine était de un milliard de personnes ou moins :

“D’une manière cynique, c’est un triomphe pour la science parce qu’au moins nous avons stabilisé quelque chose, c’est à dire les estimations de la capacité maximum de la planète qui est de fait sous le milliard de personnes.”

Pour y parvenir, le monde industrialisé doit être démantelé, Christiana Figueres, contributrice du FEM de Davos et ex-SG exécutif du Cadre de Convention sur le Changement Climatique (CCCC) de l’ONU, a révélé le véritable objectif de l’agenda climatique de l’ONU dans une conférence de presse à Bruxelles en février 2015 où elle a déclaré : “Ceci n’est pas la première fois dans l’histoire humaine que nous nous fixons volontairement la tache de changer le modèle de développement économique qui a régné depuis la 1ère révolution industrielle.

Les remarques de Figueres en 2015 sont aujourd’hui reprises en écho par le président français Macron lorsqu’il affirma au dernier FEM de Davos en janvier dernier que “sous les circonstances actuelles, le modèle capitaliste et l’économie libre, ouverte, ne sont plus possibles.” Macron, un ex-banquier de la banque Rothschild a affirmé que “la seule façon de sortir de cette épidémie est de créer une économie qui est plus focalisée sur l’élimination du fossé entre les riches et les pauvres.

Merkel, Macron, Gates, Schwab et leurs amis vont accomplir cela en ramenant les standards de vie en Allemagne et dans les pays de l’OCDE au niveau de ceux du Soudan et de l’Ethiopie. Voilà ce qu’est leur dystopie du “Zéro Net Carbone”. Sévèrement limiter les voyages aériens, les déplacements en voiture, les mouvements des gens, fermer les industries “polluantes” [au CO2], tout ça pour réduire le CO2 atmosphérique. Intéressant de voir comment de manière si pratique la pandémie du coronavirus arrive à point pour mettre en scène le Grand Reset et cet agenda 2030 Zéro Net Carbone de l’ONU.

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Information liée à l’article ci-dessus, du 6 février 2021 :

Source : Climate Depot (Marc Morano)

L’envoyé spécial à l’ONU Mark Caney : les morts de la crise climatique “seront pires que la Covid” — “Ce sera l’équivalent d’une crise coronavirus tous les ans.”

Mr Carney, qui fut le gouverneur de la Banque d’Angleterre (NdT : City de Londres…) jusqu’à encore l’an dernier et qui fut le patron de la banque du Canada avant cela, est maintenant envoyé spécial à l’ONU pour l’action et la finance contre le climat ; Carney a dit à la BBC qu’alors qu’il y avait des parallèles entre la pandémie de la COVID19 et le changement climatique [anthropique]. les dégâts à l’environnement et à l’écosystème ont le potentiel de causer encore bien plus de morts. “Un des problèmes principaux est que vous ne pouvez pas mettre le climat en auto-isolation. Ceci n’est pas une option. Nous ne pouvons pas rentrer et attendre la fin du changement climatique, car cela va empirer.” a t’il dit à Talking Business Asia : Le défi du changement climatique. “Quand vous regardez le changement climatique sur le plan de la mortalité, cela sera l’équivalent d’une crise coronavirus chaque année à partir du milieu de ce siècle et pour chaque année, pas seulement un évènement qui apparaît et disparaît. C’est donc un problème que nous devons résoudre maintenant.

Source:
https://www.climatedepot.com/2021/02/06/un-climate-envoy-mark-carney-climate-crisis-deaths-will-be-worse-than-covid-it-will-be-the-equivalent-of-a-coronavirus-crisis-every-year/

commentaire de R71 : c’est pas beau et attendrissant tout ça, le patron de la Banque d’Angleterre, grand fifrelin gourou systémique de la City de Londres qui se préoccupe de cet impact carboné si négatif de l’Homme sur cette planète… La manipulation Rothschild continue au grand jour. Les grands banquiers dans le “conseil” climatique, les geeks milliardaires de la silicon valley dans le conseil “sanitaire” des nations, de l’OMS et pour la vaccination.
Nous pensons conseiller la NASA pour qu’enfin ils aillent sur la lune… pourquoi pas ? marcherait sans doute mieux.

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Voir notre page : “Escroquerie du réchauffement climatique anthropique”

 

8/2/1921 ~ 8/2/2021 Centenaire de la disparition de Pierre Kropotkine, ce prince de l’évolution

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, documentaire, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 8 février 2021 by Résistance 71


1842 – 1921

1921-2021 Hommage à Pierre Kropotkine, l’homme, son œuvre

Résistance 71

8 février 2021

Pour le centenaire de sa disparition :

Piotr Alexeïvich Kropotkin (né à Moscou le 9 décembre1842 – mort à Dmitrov le 8 février 1921), géographe, explorateur, zoologiste, anthropologue, géologue, grand penseur universel et figure de la pensée anarchiste, père de la socio-biologie, pourfendeur de la pseudo-science du darwinisme-social représenté à son époque par le très dogmatique Thomas Huxley (grand-père de Julian et Aldous Huxley) et de ses clones malthusianistes.

De son grand voyage d’étude en Sibérie en 1862, il analyse et théorise le concept d’entraide en tant que facteur d’évolution des espèces dans la lignée de l’autre grand zoologiste russe Karl Fedorovich Kessler. Dès les années 1880, il s’oppose aux théories du darwinisme-social et du malthusianisme qu’il prouve être bien trop réductrices pour être scientifiquement valides.

Considéré comme le père fondateur de la biologie sociale, Kropotkine a mis en place l’antidote contre le poison de l’ingénierie sociale issue des théories pour le moins scabreuses et mise en place quant à elles par Huxley, Spencer et leurs successeurs. Les implications des questions et des réponses trouvées par Kropotkine font l’objet dans l’époque moderne de centaines d’articles scientifiques revus et publiés chaque année dans le monde.

La vie de Kropotkine fut un véritable roman dont on pourrait aisément faire un excellent film, né dans la noblesse russe, jeune officier de l’armée du tsar auquel il est présenté, il renonce à tout pour suivre une voie le menant, tel un Gautama moderne, vers la vision et la compréhension anarchiste biologique de la société au gré de pérégrinations le plus souvent forcées. Kropotkine fut incarcéré pour ses idées et ses écrits en Russie (d’où il s’évada pour s’exiler), en France à la prison de Clervaux (où Victor Hugo pétitionna pour sa liberté), il s’exila de nouveau en Angleterre où il côtoya Oscar Wilde qui dit de lui : “Il est ce superbe Christ tout blanc semblant venir de Russie… Un des êtres humains les plus parfaits qu’il m’ait été donné de rencontrer.” Il fit plusieurs voyages aux Etats-Unis (le premier en 1891, son second tour de conférences se fit en 1901) où il fut une véritable “pop-star” de son époque, ses conférences étant pleines à craquer et sa notoriété très vaste en tant que scientifique et conférencier. Il voyagea aussi au Canada. Il déclara à la presse américaine qui le chérissait : “Je suis un anarchiste, qui essaie de trouver la société idéale.

Kropotkine prouva que si la sélection naturelle de Darwin était bien réelle et la force vive qui façonnait la vie, il pensait que les idées de Darwin avaient été galvaudées et perverties par des scientifiques britanniques (dont Thomas Huxley, sans doute en mission commandée et plus tard Herbert Spencer). Kropotkine argumentait que la sélection naturelle menait à l’entraide, à la coopération et que la concurrence, la “survie du plus apte” n’en était qu’un élément, sans être le principal et que la sélection naturelle de fait, favorisait les sociétés animales dans lesquelles l’entraide et la coopération étaient primordiales et que les individus membres de ce type de société avaient une prédisposition innée à l’entraide parce que justement la sélection naturelle avait favorisée ce comportement. Il créa un nouveau terme, celui de “l’évolution progressiste” pour décrire comment la coopération et l’entraide, non seulement au sein d’une espèce mais aussi entre les espèces, étaient devenues la condition sine qua non de la vie en société, ce à la fois dans le monde animal et humain.

C’est cette vision et approche scientifiques vérifiées par les observations de terrain qui le fit réfléchir sur l’organisation politique optimale de la société humaine. Il ne faisait dès lors  plus aucun doute que l’organisation “anarcho-communiste” de la société était la seule possiblement viable dans l’évolution humaine ; à savoir une société fonctionnant sans autorité ni pouvoir coercitif, s’étant débarrasser de l’État, de ses rouages, de la marchandise et de l’argent ainsi que du salariat.

Kropotkine écrivit : “Les anarchistes politiques ont la biologie de leur côté : ils ne firent qu’adopter la route tracée par la philosophie moderne de l’évolution. L’anarchie n’est que le résumé de la prochaine phase de l’évolution humaine.

Également : “Je pense que l’importance de l’entraide dans l’évolution du monde animal et dans l’histoire humaine peut-être prise comme une vérité scientifique établie positive, libre de toute admission hypothétique.

Pour Kropotkine, que ce soit pour les oiseaux ou les paysans, l’entraide et la coopération sont un attribut naturel. C’est Kropotkine qui amena le concept “d’empathie instinctive” comme facteur mécanique de la coopération des espèces. L’empathie devenait ainsi le moteur de la solidarité animale et le succès de l’évolution est en grande partie lié à cette solidarité dont elle descend. “Sans confiance mutuelle, la lutte n’est pas possible, il n’y a pas de courage ni d’initiative, la défaite est certaine !” La formule si puissante de Kropotkine réside en ce passage de l’empathie à la solidarité, puis à l’entraide, consolidant la survie et menant au delà de la survie… à l’épanouissement de l’espèce animale, humains compris.

Contemporain de Karl Marx, il réfuta le marxisme comme “biologiquement léger et creux” car ne se préoccupant que de la société humaine coupée du reste et de sa dynamique essentiellement économique et que tout ceci était bien trop étriqué pour être véritablement utile. Il concevait que seule l’anarchie, au travers de son lien avec l’entraide, représentait le véritable lien entre la politique et la biologie. Kropotkine regardait Marx et le marxisme comme une religion dont “Berlin est La Mecque, leur catholicisme est le marxisme et pour le reste… je m’en fous !” disait-il.

Alors Kropotkine homme et scientifique parfait ? Il y a, disons-le clairement, une ombre au tableau et elle est de taille. Lors de la première guerre mondiale, alors que la vaste majorité du monde anarchiste était pacifiste et contre la guerre, Kropotkine co-rédige avec Jean Grave ce qui deviendra le “Manifeste des 16” et qui est publié en février 1916, prenant position pour l’union sacrée alliée et contre l’Allemagne, vue comme le symbole absolutiste de l’État et un danger clair et présent contre les peuples et leur émancipation, et ce en réponse à un manifeste anarchiste de février 1915 co-signé par 36 anarchistes renommés tels Errico Malatesta, Alexandre Berkman, Emma Goldman, Henri Combes et Luigi Bertoni, tous amis de Kropotkine, refusant de faire le jeu de l’État et de son jeu guerrier systémique. Cette affaire va diviser le monde anarchiste jusqu’à aujourd’hui, aussi pour comprendre de quoi il s’agit, nous reproduisons ci-dessous les deux textes dans l’ordre chronologique.

Le premier de février 1915 affirmant le refus de la belligérance, celui de Malatesta et Berkman (que Kropotkine visita en prison lors de son passage aux Etats-Unis) :

L’Internationale Anarchiste et la Guerre » : « La vérité, c’est que la cause des guerres, de celle qui ensanglante actuellement les plaines de l’Europe, comme de toutes celles qui l’ont précédée, réside uniquement dans l’existence de l’État, qui est la forme politique du privilège. L’État est né de la force militaire ; il s’est développé en se servant de la force militaire ; et c’est encore sur la force militaire qu’il doit logiquement s’appuyer pour maintenir sa toute puissance. Quelle que soit la forme qu’il revête, l’État n’est que l’oppression organisée au profit d’une minorité de privilégiés. […] Nous devons profiter de tous les mouvements de révolte, de tous les mécontentements, pour fomenter l’insurrection, pour organiser la révolution, de laquelle nous attendons la fin de toutes les iniquités sociales. Pas de découragement – même devant une calamité comme la guerre actuelle. C’est dans des périodes aussi troublées où des milliers d’hommes donnent héroïquement leur vie pour une idée, qu’il faut que nous montrions à ces hommes la générosité, la grandeur et la beauté de l’idéal anarchiste ; la justice sociale réalisée par l’organisation libre des producteurs ; la guerre et le militarisme à jamais supprimés ; la liberté entière conquise par la destruction totale de l’État et de ses organismes de coercition.

Le second donc, co-rédigé par Kropotkine et Jean Grave, publié en février 1916 :

« En notre profonde conscience, l’agression allemande était une menace – mise à exécution – non seulement contre nos espoirs d’émancipation, mais contre toute l’évolution humaine. C’est pourquoi nous, anarchistes, nous antimilitaristes, nous, ennemis de la guerre, nous, partisans passionnés de la paix et de la fraternité des peuples, nous nous sommes rangés du côté de la résistance et nous n’avons pas cru devoir séparer notre sort de celui du reste de la population. Nous ne croyons pas nécessaire d’insister que nous aurions préféré voir cette population prendre, en ses propres mains, le soin de sa défense. Ceci ayant été impossible, il n’y avait qu’à subir ce qui ne pouvait être changé. Et, avec ceux qui luttent, nous estimons que, à moins que la population allemande, revenant à de plus saines notions de la justice et du droit, renonce enfin à servir plus longtemps d’instrument aux projets de domination politique pangermaniste, il ne peut être question de paix. Sans doute, malgré la guerre, malgré les meurtres, nous n’oublions pas que nous sommes internationalistes, que nous voulons l’union des peuples, la disparition des frontières. Et c’est parce que nous voulons la réconciliation des peuples, y compris le peuple allemand, que nous pensons qu’il faut résister à un agresseur qui représente l’anéantissement de tous nos espoirs d’affranchissement.”

Notre position à Résistance 71 aurait été celle de Malatesta en 1915 et bien que “kropotkinien” de fond, nous pensons que Kropotkine a fait une erreur de jugement non seulement en brisant le pacte pacifiste, de refus et de boycott des exactions criminelles étatiques, mais plus encore parce que sa démarche divisa profondément le mouvement anarchiste qui n’avait pas besoin de ça ni à ce moment là, ni plus tard.

Malade et vieillissant, Kropotkine retourna dans sa Russie natale en mai 1917 après plus de trente ans d’exil. Kerensky lui proposa un poste de ministre qu’il refusa. L’arrivée de Lénine et de Trotsky au pouvoir en octobre 1917 lui fit engager une correspondance avec les deux hommes. Il vit Lénine au moins une fois. Kropotkine entra en désaccord avec la centralisation et l’état bolchévique marxiste et critiqua le système, ce qui fit dire à Lénine en privé qu’il “en avait marre du vieux fou, qui ne comprend rien à la politique…”

Avant sa mort, Emma Goldman lui rendit une dernière visite, sans doute pour se réconcilier avec lui avant l’échéance, suite à son égarement de 1916, qui les mis elle, son compagnon Alexandre Berkman et Kropotkine de chaque côté d’un fossé grandissant.

Piotr Kropotkine décéda le 8 février 1921. Lénine proposa à sa famille, qui les refusa, des funérailles nationales. Des milliers de personnes attendirent son cercueil au train qui le ramenait à Moscou. Plus de 20 000 personnes assistèrent à son enterrement. Ce fut la dernière fois que fut autorisée en Russie Soviétique, une manifestation publique de la sorte pour des funérailles non nationales ou un évènement non-étatique.

L’héritage de Kropotkine est inestimable et universel. Il fut la figure anarchiste la plus reconnue de son vivant et il eut une incroyable renommée scientifique. Il fut celui qui mit en avant et prouva que la solidarité et l’entraide étaient des éléments cruciaux de l’évolution. Il défia les théories darwiniennes et affiliées préconisant que la concurrence et la survie du plus apte prévalaient dans l’évolution biologique des espèces. A son apogée, Kropotkine était une des personnes les plus reconnues de la planète, faisant se déplacer des foules aussi bien pour ses conférences scientifiques que pour ses conférences sur l’anarchie. Il est considéré aujourd’hui comme le “père fondateur” de la biologie sociale et il laissa un domaine entier de la biologie à l’étude de la coopération et de l’altruisme dans le règne animal, ce qui n’est pas rien convenons-en.

Il y a aujourd’hui des centaines d’articles par an publiés par des anthropologues, des politologues, des économistes, sur des sujets comme la coopération humaine et beaucoup de recherches dans ces domaines effectuées et un grand nombre de ces gens, année après année, finissent par se rendre compte ce qu’ils doivent dans leur domaine au travail et aux idées de Pierre Kropotkine, ce “Prince de l’évolution”.

100 ans après sa mort, Kropotkine éclaire toujours la seule voie possible de notre évolution, celle qui mène à la société des sociétés sans pouvoir coercitif, sans état, sans marchandise, sans argent et sans salariat, dans l’entraide et la coopération universelle. Si nous retrouvons la nature même des choses, c’est là que nous attend l’émancipation finale.

Vive la commune universelle de l’entraide, de l’amour et de la complémentarité. A bas la tyrannie étatico-marchande pour que vive notre humanité enfin réalisée !

A lire, notre traduction de l’excellent ouvrage de Lee Alan Dugatkin (Ph.D) “Le prince de l’évolution” (2011, traduit en 2012 par nos soins)

Notre page “Pierre Kropotkine, anarchisme, entraide et évolution” où vous retrouverez sous format PDF 8 textes de Kropotkine ainsi qu’un lien vers tout ce qui a été publié de ou sur lui sur Résistance 71 depuis 2010.

L’œuvre phare de P. Kropotkine: « L’entraide, un facteur de l’évolution »

Les obsèques de Piotr Alexeyevich Kropotkin (vidéo) :

Dispute territoriale en terre apache, Oak Flat, exploitation minière, Vatican et bulle pontificale Inter Caetera, l’histoire encore et toujours, la véritable, celle du colonialisme toujours rampant… (Steven Newcomb)

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Domination marchande : Rejet, boycott, organisation et rébellion consciente (OSRE)

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 4 février 2021 by Résistance 71

 

 

 

A lire en parallèle parce qu’inter-connecté avec cette analyse de l’OSRE : « État des lieux avant chambardement »
(Résistance 71)

 

Le symptôme d’une époque en crise, éléments pour une pensée authentiquement rebelle

 

OSRE

 

27 janvier 2021

 

Article paru dans le numéro 41, Mars/Avril 2010, de Rébellion

 

Source:
http://rebellion-sre.fr/symptome-dune-epoque-crise-elements-pensee-authentiquement-rebelle/

 

Notre entreprise coïncide avec le début du 21° siècle et l’épuisement des schémas idéologico-politiques du siècle précédent qui tentent, néanmoins, de se survivre à eux-mêmes sous l’étiquette du clivage droite/gauche. Ce qui ne signifie, d’ailleurs pas, que celui-ci va disparaître de si tôt puisqu’il est au cœur d’un dispositif central de représentation nécessaire à la défense du Système.

Pour autant, il ne s’agit pas pour nous de faire du « nouveau » à tout prix. Les personnes qui se veulent des « innovateurs » en politique recyclent souvent les anciennes lubies avec un mauvais maquillage de marketing moderne. Nos références sont claires : elles s’inscrivent dans une longue tradition de rejet de la domination historique de l’économie marchande, puis de celle croissante du capital. Ce rejet a pris la figure du socialisme au 19° siècle et s’est cristallisé de manière théorique et radicale dans l’expression ouvrière du communisme révolutionnaire. Nous nous référons ainsi au riche héritage du socialisme, en lui ajoutant l’importante contribution de Karl Marx et Friedrich Engels(et plus largement aux penseurs et courants nés de leur apports théoriques comme G. Lukacs, Guy Debord ou C. Castoriadis).

Il ne s’agit pas non plus d’un énième « retour à Marx » qui signifierait que la théorie communiste serait enfin devenue adéquate à son idéal (ce qui n’a d’ailleurs pas de sens pour Marx lui-même « le communisme est le mouvement réel qui abolit les conditions existantes »). L’auteur du Capital à toujours insisté sur le fait que son analyse de la réalité ne relevait pas d’une théorie abstraite, mais de l’étude des conditions réelles et objectives de l’existence humaine. En effet la théorie révolutionnaire naît du sol des questions pratiques que se posent les hommes au cours de leur lutte historique et non d’une sphère autonome propre aux préoccupations d’intellectuels plus ou moins idéologues.

Nous sommes un « symptôme », c’est-à-dire l’expression de la crise profonde rencontrée par le système capitaliste au stade du parachèvement de sa domination réelle sur tous les aspects de la vie sociale (appelée communément « mondialisation »). Le capitalisme ayant réalisé sa dynamique de domination totale, il se retrouve face à sa propre impasse en tant qu’il ne peut même plus assurer un semblant de développement cohérent pour l’Humanité.

L’essence du capital, est la mondialisation; il est la réalisation effective du devenir-monde de l’économie mondiale. Son but ultime – inhérent au cycle de la valorisation – se traduit dans la représentation idéologique dominante signifiée par le vocable de « mondialisme ». Celui-ci est l’expression du fatalisme idéologique de toutes les classes dominantes prises de vertige face aux exigences de la loi du taux de profit. Le mondialisme est le « confort mental » que se donnent les classes dominantes (et l’oligarchie politique chargée de les représenter) dans un monde qu’elles ne maîtrisent plus. C’est le « destin » de la loi du taux de profit d’être une course débouchant sur le vide existentiel et le chaos social.

 » Malheureusement » pour le capital, celui-ci n’a pas réussi à éradiquer toute mémoire historique de des moments de lutte et de contradiction d’où émergèrent les consciences concevant sa critique radicale et la nécessité de dépasser les contradictions aliénantes de l’existence humaine. En produisant l’hégémonie de l’économie sur la vie sociale, le capital produit corrélativement le prolétariat. Pour autant, plus aucun lien organique – comme dans les anciennes structures communautaires – ne le lie à l’être social (« Gemeinwesen » chez Marx). De là, la possibilité pour le prolétariat de se nier en tant que classe objet du capital, tout en niant la nécessité de l’existence pérenne de celui-ci. La conscience révolutionnaire suivant des phases d’avancée et de recul au cours de l’histoire, est l’expression de cette voie réelle de dépassement de l’aliénation sur laquelle le prolétariat a eu parfois l’audace de s’engager.

Comme tout symptôme, notre action traduit une souffrance face à un monde devenu fou. Mais cela n’est somme toute qu’un signal de nécessité de remise en ordre de ce qui doit l’être. Le réductionnisme de la machinerie capitaliste échouerait-il? L’instrumentalisation-manipulation des êtres rencontrerait-elle un obstacle? Oui, si nous pensons qu’il existe une essence de l’homme que Marx, d’ailleurs, situait sur le plan d’une ontologie de l’être social. Marx traite de la vieille question philosophique de « l’être », tant sur le plan de la nature de la connaissance humaine et de ses avancées, que des relations pratiques que les hommes entretiennent entre eux et avec la nature comme deux versants dialectiques de la même instance agissante; c’est cela que l’on peut qualifier d’ontologie de l’être social.

On sait l’attachement de celui-ci envers l’idée aristotélicienne de l’homme comme animal politique. Il faut préciser qu’il ne s’agit pas dans la pensée marxienne de cerner une abstraction morte, ossifiée, d’une essence humaine mais au contraire de se référer à la praxis humaine et à ses diverses métamorphoses. Il y a bien là une question ancestrale de fondement, coeur de toute réflexion philosophique authentique. Il faut, afin de l’analyser, prendre le problème sous l’angle de la réalité imposée par le capital. Globalement, ce dernier entrave la praxis humaine, l’existence et le développement même des hommes vers sa plénitude.

Cela peut sembler étrange comme proposition, dans un monde pris de frénésie et où tout semble constamment « bouger ». Tout aussi paradoxalement pourrait-on affirmer que le capital tend à faire disparaître toute relation sociale dans un monde, en effet, où tout le monde semble être en contact (virtuel) avec tout le monde. Mais il n’y a dans cette apparence qu’une inversion spectaculaire aliénante. L’inversion qui traduit la perte de l’essence, dit autrement, la paralysie de toute praxis autonome constituant les multiples communautés humaines. Elles sont actuellement quasiment vidées de toute substance vive autre que celle des exigences de la marchandise : ce que Marx désigne sous le concept de réification. Dit encore autrement, l’homme produit ce qui n’est pas lui, bien que la source en soit encore lui! Le capital, c’est la contradiction faite homme au sens de contradiction bien réelle au coeur de l’homme réel.

Alain de Benoist décrit particulièrement bien cette décomposition des liens humains et sociaux dans un « présent virtuel : « La société à l’ère de la mondialisation est une « société liquide », où les relations, les identités, les appartenances politiques et même les catégories de pensée deviennent à la fois polymorphes, éphémères et jetables. Les votes électoraux obéissent à un principe de rotation accélérée (au fil des années, on essaie tous les partis). Les engagements politiques, perdant tout caractère militant « sacerdotal », deviennent transitoires. Les luttes sociales s’inscrivent dans des laps de temps de plus en plus limités. Les liens amoureux obéissent au même principe. Le mariage d’amour étant la principale cause du divorce, mariages et liaisons durent de moins en moins longtemps. Il y a seulement dix ans, la durée moyenne d’un mariage dans les pays occidentaux était de sept ans. Elle n’est plus aujourd’hui que de dix-huit mois. Tout engagement à long terme, que ce soit dans le domaine politique ou dans le domaine amoureux, est assimilé à une perte de liberté ou devient incompréhensible. Fragilisation des liens ou des rapports humains, qu’ils soient intimes ou sociaux, désagrégation des solidarités durables, mais aussi sentiment d’impuissance (on a l’impression de ne plus rien maîtriser) qui fait naître des sentiments d’incertitude, d’angoisse et d’insécurité » (1) .

Notre idée de « symptôme » est l’ expression de la lutte portée par le capital au sein du rapport social et par voie de conséquence au sein de chaque exploité/aliéné. Le « symptôme » témoigne du fait que le capital n’a pas bloqué définitivement le processus historique et que son rêve fou d’expulser l’humain authentique comme référence au fondement de l’être social est purement utopique.

Dans un récent texte, que nous pouvons considérer comme une des analyses les plus riche sur les origines de la crise, Gilles Dauvé et Karl Nesic décrivent le rêve de la bourgeoisie, devenu notre cauchemar : « Une cause majeure de la crise actuelle, c’est la tentative du capitalisme de réaliser une de ses utopies. Contrairement à ce qui se dit parfois, la bourgeoisie ne rêve pas d’un univers robotisé ou hyper-policier, mais d’une société sans ouvriers, en tout cas sans salariés auxquels leur fonction donne une force de blocage possible. Dans ce but, depuis 1980, elle s’efforce de recomposer la population active des pays dits développés autour de trois groupes principaux : (1) les salariés travaillant dans des services peu qualifiés, en particulier « les services à la personne », mais aussi les travailleurs manuels encore indispensables à la circulation physique des marchandises (chauffeurs routiers, manutentionnaires, etc.), dispersés et réputés – à tort – incapables de se coaliser ; (2) les semi-qualifiés du tertiaire (parmi eux, les fameux « intellos précaires ») employés dans l’enseignement, les médias, la publicité, la recherche, domaines désormais interpénétrés, et tout ce qui gravite autour des multiples facettes de la communication ; et (3) les qualifiés bien payés, gérant et organisant les deux premiers groupes. Malgré sa précarité et la modestie de ses revenus, l’ensemble n°2 partage les modes de pensée et, dans la mesure de ses moyens, de consommation du 3e : tous deux ont en effet en commun de réunir des « manipulateurs de symboles ». Il est d’ailleurs possible à une minorité de membres du 2e groupe d’intégrer le 3e. L’ensemble n°1, lui, n’a bien sûr accès qu’au « premier prix » des équipements et appareillages high-tech. Quant à aux supports matériels inévitables (car tout ne saurait être virtualisé) d’une vie de plus en plus vouée à l’immatériel et à la connaissance, leur fabrication sera assurée ailleurs, loin, de préférence outre-mer (…) . Systématiser le précaire, c’est pour le capital faire comme si le prolétaire était toujours en trop, en sursis, embauché en attendant de trouver au Maroc ou en Inde un salarié qui fera les mêmes tâches pour moins d’argent, jusqu’à ce qu’un automatisme encore plus poussé rende inutile l’intervention humaine.».

Sans exagérer, on peut affirmer que le capital mène alors une guerre sans merci contre le genre humain au sens où il instrumentalise/manipule sa généricité. Expliquons : idéologie mondialiste, impérialisme tous azimuts, destruction des Nations, ravages de l’environnement, gouvernance mondiale, antiracisme spectaculaire de convenance, confiscation du savoir scientifique par les multinationales etc., sont autant de dispositifs tendant à bloquer l’émergence de la communauté humaine (« das Gemeinwesen » de Marx). Ils représentent des inversions parodiques du processus que Lukacs définissait comme passage qualitatif du genre en soi au genre pour soi, c’est-à-dire de la fin de la soumission du genre humain à la pure nécessité économique.

Ce besoin de dépassement de l’aliénation se traduit – parfois maladroitement – par la lente prise de conscience de l’impossibilité de mener une vie proprement humaine au sein du chaos social, économique, engendré par une paupérisation croissante du prolétariat. Aussi notre approche critique est-elle une réponse à la généralisation du mode de production capitaliste à toute la planète – en extension et en intensité – , à l’uniformisation des conditions d’existence imposée à tous les peuples, à ce que les camarades du groupe  » L’Internationale » ont appelé la « société de l’indistinction ». Comme l’écrivait Guy Debord : « tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation ».

En réponse à cette situation, nous pensons que la seule réponse politique qui vaille consiste à ne pas admettre les règles du jeu politique du système afin de les dénoncer comme discours, bavardage spectaculaire inconsistant, verbigération, tendant à imposer le mutisme à toute revendication existentielle qualitative. A ce stade du capitalisme, l’idéologie dominante parodie le passage qualitatif au genre pour soi (qui rappelons-le serait la fin de l’aliénation économique), car la réalité de la mondialisation est une espèce de vaste manipulation du genre humain devenu objet exclusif du processus de valorisation du capital.<

Notes :

1- Alain de Benoist, l’Homme Numérique, article de Spectacle du Monde ( Mars 2010). Disponible en ligne : http://www.lespectacledumonde.fr

2- Gilles Dauvé & Karl Nesic, Sortie d’Usine, Trop Loin. Mars 2010.
http://troploin0.free.fr/ii/index.php/textes/50-sortie-dusine

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !…

Pathocratie : Sortir les clowns psychopathes du pouvoir et le reprendre par et pour nous-mêmes…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 2 février 2021 by Résistance 71

Nous avons traduit cet article parce que nous avons trouvé intéressant qu’un avocat spécialisé en droit constitutionnel en arrive à cette analyse, vu qu’il est dans le système et en dépend. Il est intéressant de noter qu’une fois de plus, si on peut s’accorder sur l’analyse faite, c’est sur certaines des solutions proposées que l’on peut toujours diverger, ce qui nous amène à la question essentielle après lecture d’une telle analyse : comment quelqu’un d’intelligent et ayant une bonne dose d’humanité (l’auteur n’est manifestement pas un des psychopathes qu’il décrit…), peut-il encore croire à une quelconque viabilité de la fonctionnalité du système, comment ne peut-on pas voir aujourd’hui comme le nez au milieu de la figure, qu’où que ce soit : il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir, qu’il faut en sortir et œuvrer ensemble hors état, hors marchandise, hors argent et hors salariat ?.. Ceci constitue aujourd’hui une évidence irréfutable dont il faut impérativement tenir compte si nous voulons sortir durablement du marasme étatico-capitaliste dans lequel nous nous sommes laissés enfermer.

~ Résistance 71 ~


L’asile armé aux manettes… partout en occident

Nous, le peuple, devrions prendre les décisions

John Whitehead*

Novembre 2020

url de l’article original:
https://americanfreepress.net/we-the-people-should-call-the-shots/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Il y a vingt ans, un journal posait la question dans une manchette : “Qu’elle différence y a t’il entre un politicien et un psychopathe ?” La réponse alors et aujourd’hui demeure la même : Aucune. A mon avis, il n’y a aucune différence entre les psychopathes et les politiciens (NdR71 : Nous serons un peu plus nuancés : depuis la fin de la seconde guerre mondiale, on peut dire que si tous les politiciens ne sont pas des psychopathes, tous les politiciens qui ont eu et ont une influence notamment en géopolitique, l’ont été ou le sont aujourd’hui, c’est même sans aucun doute un pré-requis pour arriver au sommet de la pyramide politique… Un exemple d’actualité parmi tant d’autres : Klaus Schwab, patron de Davos, si grande gueule de nos jours, est un élève de Kissinger, le plus grand psychopathe, criminel de guerre toujours en vie actuellement… On sait donc où cette ordure veut emmener le monde pour le seul bien du système à l’agonie et les autres exemples de cet accabi sont nombreux). Il n’y a pas non plus beaucoup de différence entre le chaos imposé sur les masses innocentes par une clique de criminels parasites, égoïstes, sans scrupules, irresponsables et déjantés et les élus passant leur vie à mentir à leurs concitoyens, échanger des faveurs politiques contre des fonds de campagnes électorales, faire semblant de ne pas entendre les plaintes de leurs électeurs, escroquer les contribuables de leurs impôts payés de leur labeur, favoriser les élites entrepreneuriales, et renforcer le complexe militaro-industriel, sans penser outre mesure aux conséquences dramatiques qu’ont et auront sur les citoyens sans défense leurs actions intempestives et toutes leurs législations liberticides passées à la hâte.

Les psychopathes et les politiciens ont tous deux une forte tendance à l’égoïsme, au narcissisme, à l’exploitation sans vergogne d’autrui, à l’irresponsabilité, au mensonge pathologique, à être des escrocs sans aucun remord. Les politiciens charismatiques, tout comme les criminels psychopathes, démontrent la propention à ne jamais accepter la responsabilité de leurs actions, ont une très haute opinion d’eux-mêmes, sont chroniquement instables, ont des styles de vie socialement déviants, ont besoin d’une stimulation constante, ont un style de vie parasitique et s’affublent d’objectifs irréalistes.

Cela n’a aucune importance de savoir si on parle de “démocrates” ou de “républicains” ; tous ces psychopathes politiques sont issus du même moule, souvent enjolivés d’un semblant de charme facile et d’esprits calculateurs inaltérables. De tels leaders créent éventuellement des pathocraties, sociétés totalitaires enclines au pouvoir, au contrôle, à la destruction de la liberté de manière générale et de ceux qui mettent ces libertés en pratique. Une fois les psychopathes au pouvoir, le résultat est généralement une forme de gouvernement totalitaire ou pathocratie. “A ce point, le gouvernement opère contre les intérêts de son propre peuple mis à part certains groupes privilégiés,” explique James G. Long. 

En d’autres termes, élire un psychopathe dans une fonction publique revient à pratiquer un hara-kiri national, cet acte ritualisé d’auto-destruction suicidaire.Cela signale la mise à l’écart de toute velléité démocratique et fournit la base pour un régime totalitaire légaliste, militariste, inflexible, intolérant et inhumain. Pourquoi donc le faisons-nous encore et encore ? Incroyablement, malgré la preuve évidente des dégâts qui ont déjà été causés à cette nation et à ses citoyens par des hauts-fonctionnaires gouvernementaux psychos, les électeurs continuent d’élire des psychopathes aux plus hautes fonctions de l’État.

En fait, il y a une bonne raison pour laquelle la capitale de cette nation, Washington D.C, est au sommet de la liste des régions peuplées de psychopathes. Lorsque notre propre gouvernement ne nous regarde plus comme des êtres humains ayant une dignité et une valeur, mais comme des choses, des marchandises à manipuler, manœuvrer, à pomper les données, à être molestées par la police, trompées à croire qu’ils ont notre meilleur intérêt à cœur, pour finalement nous maltraiter et nous jeter en prison si nous osons sortir du sentier battu, pour être punis sans aucun remord, tout ça en refusant simultanément de prendre responsabilité de leurs échecs, alors nous ne fonctionnons plus du tout dans une république constitutionnelle (NdT: ici l’auteur ne voit pas que le concept même de “république constitutionnelle” est un leurre et une vaste supercherie… Il a encore un petit bout de chemin à faire…).

Au lieu de cela, nous faisons l’expérience d’une pathocratie : la tyrannie aux mains d’un gouvernement psychopathe, qui “opère contre les intérêts de son peuple à l’exception d’un groupe privilégié.” Pire, la psychopathologie n’est pas confinée à ceux œuvrant en haut lieu au sein de gouvernement. Elle peut se propager comme un virus dans la population (NdT: c’est une construction sociale à ce niveau, construite méticuleusement au moyen de certains rouages du système…). Comme l’a conclu une étude sur la pathocratie : “La tyrannie ne fleurit pas parce que les perpétrateurs sont ignorants de leurs actions. Elle fleurit parce que certaines personnes s’identifient avec ceux qui font la promotion d’actes malfaisants les faisant passés pour vertueux.

L’objectif de l’état corporatiste entrepreneurial moderne est évident : promouvoir, cultiver et intégrer un sens d’identification partagée parmi les citoyens. A cette fin, l’expression “Nous, le peuple” est devenue “nous, l’état policier”. Nous devenons très rapidement des esclaves sous le joug d’une machine gouvernementale bureaucratique, totalitaire, sans nom et sans visage, qui érode sans relâche nos libertés au moyen de lois innombrables de statuts et d’interdictions en tout genre. Toute résistance à un tel régime dépend de la force d’opinion et des esprits de ceux qui résistent, de ceux et celles qui répondent et luttent contre la coercition. Écrivant pour Think Progress, Zach Beauchamp suggère qu’ “un des meilleurs remèdes contre les mauvais leaders pourrait bien être la démocratie politique”.

Mais qu’est-ce que cela veut dire en termes pratiques ? Cela veut dire tenir les politiciens pour responsables de leurs actions et des actions de leurs personnels en utilisant tous les moyens à notre disposition comme le journalisme d’enquête (ce qu’on avait l’habitude de nommer le quart d’état), qui informe et illumine, par les lanceurs d’alerte qui exposent la corruption systémique, par les actions en justice qui mettent à mal les mauvaises actions et par les manifestations et les actions politiques de masse qui rappellent au “pouvoir en place” que “Nous, le peuple” sommes ceux qui prennent les décisions.

NdR71 : Vraiment ? c’est sa solution ? Réformer le système une énième fois ? Il a encore un bout de chemin à faire pour comprendre qu’il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Y viendra t’il ? ou est-il un autre de ces sempiternels cas de naïveté désespérée et désespérante ?…

Rappelez-vous que l’éducation précède l’action. Les citoyens doivent faire le dur boulot de s’éduquer au sujet de ce que fait le gouvernement et sur le comment le tenir pour responsable. Ne permettez pas de n’exister que dans une caisse de résonance restreinte aux vues auxquelles vous adhérez. Exposez votre analyse à plusieurs points de vue dans des sources médiatiques variées, des sources mainstream et indépendantes, et pensez par vous-mêmes. En cela, peu importe quel est votre penchant politique, ne laissez pas votre jugement partisan tromper les principes qui servent de base à notre république constitutionnelle (NdT: qui est une ineptie en elle-même, incapable de démocratie puisque, comme toute république, elle n’est qu’une aristocratie du pouvoir délégué à une coterie de privilégiés, de surcroit ssujettie à la dictature marchande toute puissante. Rien ne pourra jamais changer tant que le pouvoir demeure séparé du corps social…).

Ceci dit, si nous permettons que ce ne soit que le vote qui soit notre seul moyen de résister à l’état policier, alors la bataille est perdue d’avance. La résistance demandera une citoyenneté désireuse d’être active au niveau local. Si vous attendez pour agir qu’une équipe du GIPN défonce votre porte, que votre nom ne soit mis sur une liste de surveillance terroriste, jusqu’à ce que vous soyez dénoncé pour de telles activités hors-la-loi que de collecter de l’eau de pluie ou de laisser vos enfants jouer dehors sans supervision, alors il sera trop tard.

Voici le peu que je sache : Nous ne sommes pas des numéros administratifs sans visages. Nous ne sommes pas des rouages d’une machine. Nous ne sommes pas des esclaves. Nous sommes des êtres humains et pour le moment, nous avons l’opportunité de demeurer libres, c’est à dire, si nous clamons nos droits sans relâche et résistons à chaque tournant contre chaque tentative du gouvernement de nous enchaîner. Les fondateurs de la nation avaient compris que nos libertés ne découlent pas du gouvernement. Elles ne nous furent pas données pour nous être reprises par la simple volonté de l’État. Elles sont inhérentes à nous et de la même manière, le but de la fonction du gouvernement n’est pas de menacer ou de diminuer nos libertés, mais de les protéger et de les sauvegarder.

Tant que nous ne reviendrons pas à cette façon de penser, tant que nous ne rappellerons pas à nos compatriotes ce que c’est que d’être libres et tant que nous ne dresserons pas fermement de les menaces exercées sur nos libertés, alors nous seront toujours traités comme des esclaves sous le joug d’un état policier bureaucratique piloté par des politiciens psychopathes.

(*) Avocat constitutionnel et écrivain, John W. Whitehead est le fondateur et président de l’Institut Rutherford, ses livres Battlefield America: The War on the American People et A Government of Wolves: The Emerging American Police State 

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie


Déconnectons Hal… maintenant !

État des lieux avant chambardement (Résistance 71)

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1871-2021… 150 ans pour une renaissance
…et un dépassement

 

“Si les gens devaient savoir ce que nous avons fait, nous serions pourchassés dans les rues et lynchés…”
~ ex-président George H.W. Bush (père) lors d’un entretien avec la journaliste Sarah McClendon, 1992 ~

“L’ancien monde se meurt, le nouveau peine à naître, le temps des monstres est venu….”
~ Antonio Gramsci ~

“Éduquer pour révolter”
~ Fernand Pelloutier ~

“La nature, obstinément, manifeste la même idée.”
~ Antonin Artaud ~

“La volonté est création.”
~ Friedrich Nietzsche ~

 

 

État des lieux avant chambardement…

 

Résistance 71

 

30 janvier 2021

 

Article à lire en parallèle à cette réflexion :
« Le symptôme d’une époque en crise, éléments pour une pensée authentiquement rebelle »

 

Cette réflexion est la suite logique d’un entretien que nous avons récemment eu avec Jo où nous disions ceci de la situation actuelle :

= Ce qu’il faut comprendre aussi c’est que le système a ses propres logiques que l’oligarchie qui le sert ne peut pas ignorer, ainsi s’ils veulent survivre, la seule solution est le N.O.M / dictature technotronique parce que le modèle étatique et capitaliste est au bout du rouleau, a tout vampirisé et ne peut plus reproduire son modele, il doit muter… comme un virus.
Pour bien démontrer l’affaire utilisons ce parallèle avec la nature : un virus mute, il est reconnu que naturellement, un virus mute pour être moins virulent car sa prolifération est gage de sa survie donc tuer l’hôte est courir à sa perte (contrairement aux parasites qui eux tuent leur hôte a terme). La nature tend donc a neutraliser le négatif pour tendre vers un équilibre, ce qui fait que nous, tous les êtres vivants de fait, devons vivre en symbiose avec les virus et eux avec nous, chacun tire profit de l’autre. La nature fait périr les immuno-déficients et renforce le reste des populations.
Le système d’organisation étatico-capitaliste doit aussi constamment muter pour survivre : des premières cités-états du néolithique => esclavage => féodalisme => capitalisme => ?? N.O.M ?? A ce stade on voit le côté contre-nature de toute cette affaire puisque c’est induit, une construction sociale humaine et n’est en rien naturel. Chaque passage est pire, chaque mutation n’atténue pas mais empire la situation globale. Pour survivre maintenant, le parasite doit, dans l’évolution inéluctable de ses rouages, sacrifier une grande partie de l’organisme qui l’abrite (Nous, la société humaine), pour pouvoir muter. Il n’y a aucune symbiose, tout est forcé, parce que rien n’est naturel, tout est contre-nature.
C’est pour cela que nous sommes convaincus que leur plan va échouer, la nature rétablira son cours parce que rien ne peut la forcer sur le long terme. Le type de société proposée par l’oligarchie est contre-nature, et la nature reprendra ses droits. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne vont pas essayer, qu’il n’y aura pas malheureusement des millions de mort… Ils ont déjà commencer et cela va empirer c’est sur. Mais a terme, ils échoueront. En revanche, l’Anarchie est naturelle, elle est l’expression de l’équilibre des choses, tout déséquilibre ne peut-être que temporaire. L’important est de comprendre et d’entrevoir le chemin et c’est sur celui-ci que le chemin se fera ; au fur et a mesure. =

Nous avons détaillé dans notre “Manifeste pour la Société des Société” (2017), le cheminement et les errements de gouvernance de la société humaine depuis le néolithique, période historique dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elle fut l’origine de notre mise en servitude perpétuelle par construction sociale et nécessité systémique.
Déjà dans les années 1860, un président américain : Abraham Lincoln disait “La finance conspire.” Il savait, voyait de l’intérieur et d’en plus haut lieu de la pyramide du pouvoir, les manigances du gros business et de la banque lors de la guerre de sécession. Lincoln fut assassiné pour avoir tenté de rendre le dollar indépendant des grosses banques privées. Plus tard, un autre président yankee sortant Dwight Eisenhower, pourtant ancien militaire, prévenait ses concitoyens des dangers du complexe militaro-industriel grandissant et de son pouvoir devenant tentaculaire. Peu de temps après, c’est un autre président yankee J.F. Kennedy qui prévenait des “sociétés secrètes” à l’œuvre dans la société. JFK fut aussi assassiné, entre autre pour avoir planifié le démantèlement de la CIA, le bras armé de Wall Street.
En 1991, un autre président américain George H. W. Bush (père) déclarait publiquement lors d’un discours que nous marchons vers un Nouvel Ordre Mondial. Nous pourrions écrire des pages et des pages sur ce qui a été dit et écrit sur le sujet, non pas par des “conspirationnistes”, mais par des hommes politiques et hommes / femmes d’affaires de haut rang, siégeant dans les burlingues feutrés du pouvoir et de sa corruption inhérente.
La réalité des choses est la suivante : nous vivons dans un processus systémique qui s’auto-valide et s’auto-reproduit sur une voie à deux sens.

Explication

Tout comme on peut toujours se poser la sempiternelle question de savoir qui a commencé de la poule ou de l’œuf, nous pouvons aussi nous demander à juste titre, si ce sont les hommes qui créent le système ou le système qui crée les hommes ?
A partir du moment où quelque part à un moment donné de l’histoire, la capacité décisionnaire et d’application des décisions des humains (ce qu’on appelle “le pouvoir”) qui jusque là demeurait dissoute dans le corps social, est sortie de celui-ci pour être maintenu en une entité séparée créant de facto la division de l’unité sociale entre un groupe de personnes possédant le pouvoir et donc dominant et un plus vaste groupe de personne soumis au pouvoir et donc dominé (cf notre “Manifeste”), le squelette, le prototype de ce que nous vivons aujourd’hui fut créé. A partir de là toute une structure de rouages politiques puis économiques se mirent en place pour créer un système de contrôle et de maintien de la séparation de la société humaine entre dominants et dominés.
La division initiale mit en branle un système de contrôle nécessaire qui se perfectionna petit à petit. Ainsi si tout cela est une construction sociale et si les hommes de la catégorie des dominants ont créé au fur et à mesure un système de gestion politico-économique adapté à la survie et métamorphose de système, il n’en est pas moins vrai que le système lui-même appelait et appelle toujours à une certaine méthodologie gestionnaire obligée qui formate les hommes en charge de sa survie.
Nous sommes donc dans une voie à deux sens, l’une renforçant l’autre.
D’un côté, il y eut une nécessité de créer un système de gouvernance et de contrôle et de l’autre côté, au fil du temps, ce système se perfectionnant au gré de la technologie et de ses nécessités accrues, est née de manière inhérente une nécessité de formater les humains pour qu’ils le perpétue à travers les époques.
Nous arrivons maintenant à une fin d’ère essentielle, celle où le système étatico-capitaliste, dernier avatar en date du contrôle de la séparation du pouvoir et de la perpétuation de ce système de gouvernance, arrive en toute fin de course ayant finalement tout vampirisé dans une frénésie marchande qui l’amène à sa fin ne pouvant plus reproduire son propre modèle pour survivre.
Marx avait parfaitement analysé cette situation par anticipation au XIXème siècle lorsqu’il parlait des phases formelle et réelle du capital. La phase réelle du capitalisme achevé nous la vivons depuis en gros la fin de la 1ère guerre mondiale et elle est la phase vampire et destructrice, de marchandisation de tout, menant via la baisse implacable et inhérente du taux de profit à une implosion historique de ce modèle de gouvernance qui a vu l’économique totalement phagocyter le politique, brisant une sorte d’équilibre atteint durant des siècles et en phase formelle du capital.
Ceci est la fin d’une logique systémique implacable dont les premiers rouages furent mis en place il y a quelques 5000 ans. Plus rien ne peut sauver le capitalisme et l’étatisme. La seule solution est le passage à une autre réalité, une mutation révolutionnaire, par une énième révolution “industrielle”, celle de la technotronie, un grand changement pour qu’en fait.. rien ne change en haut de la pyramide.

La croisée des chemins qui arrivent va donner deux directions possibles à l’humanité :

  • La première est celle d’une révolution industrielle et sociétale, celle voulue par les oligarques et leurs mignons. Elle prendra la forme d’une dictature technotronique planétaire menant au transhumanisme, rêve de l’anti-nature représentée par l’oligarchie en place. Qu’on l’appelle “Great Reset”, “Grande Réinitialisation”, “Nouvel Ordre Mondial”, “Gouvernance Mondiale”, peu importe les mots, elle représente la prochaine étape mutante de notre société humaine dans le Samsara de la construction sociale induite et perverse, de la contre-nature incarnée. Nous en voyons aujourd’hui l’avant-garde depuis les attentas du 11 septembre 2001 et cette “guerre contre le terrorisme” créée de toute pièce et dans l’exploitation de la crise induite dite du COVID-19, de cette nouvelle “guerre sanitaire” et qui n’est que le tout début d’un véritable tsunami de déchaînement totalitaire et eugéniste à venir, qui verra ceux qui se rebellent contre la pensée unique “sanitaire” être étiquetés “terroriste domestique” et listés pour élimination.
  • La seconde est celle de l’évolution de la société humaine ayant lâché prise des vacuités mercantiles et narcissiques, vers son humanité achevée au sein d’une société des sociétés solidaire et horizontale, véritable commune universelle de la réalisation de notre potentiel organique et de l’épanouissement de notre Être. Une Humanité dont l’Esprit organique emplira de nouveau le vide laissé par l’État et le capitalisme enfin désagrégés n’ayant pu survivre à leurs tares inévitables puisque contre-natures. Une humanité qui enfin se préoccupera du bien-être de toutes et tous en créant un environnement social durable qui est impossible au sein de la dictature marchande.

Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir

Pour certains le choix est vite fait, mais pour le plus grand nombre, l’illusion réformiste et le vain espoir d’un Deus ex Machina systémique leur obscurcissent l’esprit et la capacité d’analyse critique.
Ce dont nous avons besoin n’est pas d’une révolution mais d’une évolution. Une “révolution” par définition nous ramène au point de départ puisque nous sommes prisonnier du cercle en mouvement. Toutes les révolutions de l’histoire ont opéré des changements cosmétiques plus ou moins importants, mais à terme, ont toujours ramené la même illusion sur le devant de la scène et les mêmes contrôleurs de la division du pouvoir, justement parce que jamais la racine du disfonctionnement ne fut attaquée: la division dominant / dominé par le pouvoir extorqué et maintenu artificiellement hors du corps social. Nous devons sortir du cercle, prendre une tangente pour reprendre notre évolution vers notre humanité enfin réalisée, celle de la société organique du triomphe tant attendu de l’intérêt général qui ne pourra survenir que lorsque nous, les gens du commun, aurons repris la capacité décisionnaire (i.e. le “pouvoir”) et l’aurons réintégrée dans le corps social de nos communautés inter-connectées dans le plasma organique de cette véritable vie hors État, hors rapport marchand, hors argent et hors salariat qui ne sont que les agents de la division, du chaos et de la mort tant sociale que physique à court terme.
Ce que nous disons ici va essentiellement à contre-courant de pratiquement tout ce qui peut être lu, vu ou entendu se voulant critique et suggestif pour un changement à venir. Paulo Freire le grand éducateur brésilien avait dit en 1970 et à fort juste titre : “La rébellion sans conscience critique est une explosion d’impuissance”. La nécessité première aujourd’hui est de se débrancher de la perfusion d’inepties et d’insanités dont nous sommes abreuvés jour et nuit par les variés “ministères de la vérité” et leurs succursales de la vacuité pathologique étatico-marchande et de rebrancher nos cerveaux en mode “pensée et analyse critiques”. Lisons, documentons-nous, apprenons hors des sentiers battus de l’oligarchie et de la bien-pensance du “politiquement correct” et dans le même temps, rapprochons-nous les uns des autres, embrassons notre complémentarité naturelle, réfléchissons et agissons ensemble, boycottons institutions et monde marchand tout en soutenant l’échange local et librement consenti, tendons les bras pour une inter-connexion locale, régionale, nationale, transnationale, apprenons de ceux qui luttent efficacement contre la dictature marchande partout dans le monde, ils sont nombreux et une abondante documentation existe. Il n’est pas question de les imiter, mais de nous inspirer de leurs méthodes et de leurs succès et de les adapter à nos vies et communautés. Ignorons le jeu de la division pour nous concentrer sur ce qui nous rassemble : l’intérêt commun de vivre bien, ensemble, épanouis, dans cette jouissance naturelle de la célébration de la vie et de notre humanité. Penser at analyser sans agir n’est que brassage de vent et théorisation futile ; agir sans pensée critique n’est que du militantisme futile et illusoire facilement récupérable et récupéré de fait  par toutes les églises idéologiques possibles et imaginables couvrant tout le spectre de l’imbécilité politique de l’extrême gauche à l’extrême droite du capital. Assez de toutes ces futilités de bas étages ! 
Entre la réflexion critique et l’action il ne doit pas y avoir l’épaisseur d’un cheveu. Ainsi, nous pensons depuis bien longtemps à Résistance 71, que la critique, l’exposition des turpitudes et crimes du système et de son oligarchie ne suffisent plus, qu’il convient d’agir en toute conscience politique pour activement participer ici et maintenant, de là où nous sommes, au grand chambardement. Parce que grand chambardement il y aura, que ce soit celui de la première direction vue plus haut ou celui de la seconde.

Pour ce faire, nous devons être critiques, acerbes et aiguisés tel le scalpel pour trancher dans le vif du sujet. Nous pensons que dans un premier temps, la première des choses à faire est d’ignorer et de boycotter petit à petit toutes les entraves à notre vie qu’elles soient d’ordre institutionnelles ou privées. Nous recentrer sur les activités et la promotion de l’échange et de l’entraide localement, de ne plus se soucier de ce qui se fait “officiellement” et commencer à agir localement pour le véritable bien commun, ce qui nous donnera une formation pratique individuelle et collective à la gestion de terrain de nos activités et de nos vies en association libre. Nous devons ouvrir de nouveaux modes de communication afin de confédérer les efforts de reconstruction locale tout en faisant la promotion de cette nouvelle vie ici et maintenant. Pour gagner un élan populaire et vaincre l’inertie de départ, qui sera conséquente n’en doutons pas, nous devons individuellement et collectivement nous instruire, communiquer, nous rassembler et agir solidairement de manière décentralisée mais non isolée. Organisons-nous en communes libres et librement associée formant une Commune des Communes à pouvoir non coercitif, dissous dans le corps social, créant une société horizontale.
La première direction mène à l’intégration des états-nations dans la sphère de l’entreprise post-capitaliste transnationale et à la mise en place d’une dictature technotronique planétaire et donc à la mort physique pour le plus grand nombre et sociale pour toutes et tous. Le carnage a déjà commencé et ne fera que s’amplifier. La COVID n’est qu’un outil.
La seconde direction mène à l’abolition de l’État, de la marchandise, du rapport marchand et donc de l’argent et du salariat, cet esclavage moderne, pour mettre en place une société des sociétés de la jouissance de notre être organique retrouvé, horizontale, solidaire et fraternelle aboutissant à notre humanité enfin réalisée, une humanité arrivée à une certaine maturité marchant debout solidement ancrée dans ses racines terrestres et organiques ainsi que dans la complémentarité bien comprise de toute sa diversité.
Concentrons-nous à partir de maintenant à activement préparer ce grand chambardement qui arrive, faisons qu’il soit celui de la seconde direction, envisageons la solution au marasme où nous avons été entraîné depuis des siècles. Ce n’est pas inéluctable. Il suffit de dire non ! Ensemble !
Et n’oublions jamais ce que nous a dit le poète anarchiste : “Caminante, no hay camino, se hace camino al andar.” Qu’on se le dise !
Une chose sur laquelle nous devons insister pour mettre en garde le plus de personnes possible est la suivante : Notre grand chambardement des peuples ne peut se produire que si nous arrêtons de nous laisser diviser. La division est le pain béni de cette gouvernance mortifère et de sa clique de sbires corrompus à la botte. Tout est fait pour nous diviser, tout est construction sociale négative : culture, racisme, idéologies de tout poil, pseudo-paradigme “gauche-droite” et la dernière en date… le COVIDISME qui commence déjà à dresser l’un contre l’autre le camp des suiveurs de la doxa distillée par les gouvernements et leurs payeurs de Big Pharma et le camp des rebelles à cette dictature sanitaire totalement fabriquée de toute pièce (NB : ne nous faites pas dire ce qu’on n’a pas dit, nous pensons que le SRAS-CoV-2 est réel, mais que la “pandémie” est fabriquée au moyen de chiffres surgonflés et falsifiés). 
Arrêtons de nous laisser diviser sur des zones de fractures artificielles, fabriquées et amplifiées, arrêtons de nous soumettre aux vastes opérations de psychologie de masse auxquelles se livres l’oligarchie au nom de la métamorphose en cours de leur paradigme mortifère ! Comprenons une fois pour toute qu’il suffit de dire NON ! suffisamment haut et fort et de le faire suivre d’une action directe coordonnée et volontaire, donc créatrice.
Boycott, Union et Solidarité ! Debout les Damnés de la Terre ! Parce que comme le disait si bien le grand historien Howard Zinn : “On ne peut pas être neutre dans un train en marche…” et ce train en marche, c’est à nous de lui faire prendre l’autre voie au prochain aiguillage.

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Vive la commune Universelle de notre humanité réalisée !

Dans l’esprit de Cheval Fou

Hoka Hey !

“Là où il y a un esprit, il y a société. La forme dénuée d’esprit engendre l’État. L’État est le remplaçant de l’esprit (Geist).”
~ Gustav Landauer ~

“L’État est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète.”
~ Michel Bakounine ~

“Avoir le sens de l’unité profonde des choses, c’est avoir le sens de l’anarchie et de l’effort à faire pour réduire les choses en les ramenant à l’unité.”
~ Antonin Artaud ~

Lectures complémentaires :

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Notre page « Anthropologie politique »

 

 

Davos, COVID, Grande Réinitialisation, Contrôle génétique et alimentaire… La société dystopique du futur très proche en marche… (F. W. Engdahl)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 30 janvier 2021 by Résistance 71


Spirale vers le tout-à-l’égoût

Après la COVID, Davos passe à la Grande Réinitialisation

F. William Engdahl

25 janvier 2021

url de l’article original:
http://www.williamengdahl.com/englishNEO25Jan2021.php

En français:
https://www.mondialisation.ca/apres-la-covid-19-davos-passe-a-la-grande-reinitialisation/5653215

Avec la présidence de Biden, Washington a rejoint l’agenda des Accords de Paris sur le réchauffement climatique. Alors que la Chine s’est engagée à respecter des normes strictes en matière d’émissions de CO2 d’ici 2060, le Forum économique mondial (FEM) est sur le point de dévoiler ce qui va transformer notre mode de vie à tous, dans ce que le chef du FEM, Klaus Schwab, appelle la Grande Réinitialisation.

Ne vous y trompez pas. Tout cela s’inscrit dans un programme planifié depuis des décennies par de vieilles familles riches comme les Rockefeller et les Rothschild. Brzezinski a appelé cela la fin de l’État-nation souverain. David Rockefeller l’a appelé « gouvernement mondial ». George H.W. Bush en 1990 l’a appelé le nouvel Ordre mondial. Maintenant, nous pouvons mieux voir ce qu’ils prévoient d’imposer si nous le permettons.

La Grande Réinitialisation du Forum économique mondial est un projet du XXIe siècle pour une nouvelle forme de contrôle total mondial.

« Nous n’avons qu’une seule planète et nous savons que le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale avec des conséquences encore plus dramatiques pour l’humanité. Nous devons décarboniser l’économie dans la courte fenêtre qui nous reste et mettre à nouveau notre pensée et notre comportement en harmonie avec la nature », a déclaré le fondateur du FEM, Schwab, à propos de l’agenda de janvier 2021.

La dernière fois que ces acteurs ont fait quelque chose d’une telle ampleur, c’était en 1939, à la veille de la seconde Guerre mondiale.

War and Peace Studies

À l’époque, la Fondation Rockefeller a financé un groupe stratégique top secret travaillant à partir du Council on Foreign Relations (CFR) de New York. Ce groupe était connu sous le nom de War and Peace Studies et dirigé par « le Haushofer américain », le géographe Isaiah Bowman de l’Université Johns Hopkins. Avant même que les chars Panzer allemands n’entrent en Pologne, ils planifiaient un monde d’après-guerre où les États-Unis apparaîtraient comme le seul vainqueur et remplaceraient les Britanniques en tant que puissance hégémonique mondiale.

La formulation d’un ordre monétaire des Nations unies et de Bretton Woods, dominé par les États-Unis et basé sur le dollar, faisait partie de leur projet. En 1941, alors que les États-Unis entraient officiellement en guerre, le groupe du CFR envoya un mémo au Département d’État américain :

« Si l’on énonce des objectifs de guerre qui semblent ne concerner que l’impérialisme anglo-américain, ils n’offriront pas grand-chose aux peuples du reste du monde. Les intérêts des autres peuples doivent être soulignés. Cela aurait un meilleur effet de propagande ».

Ce projet réussi a été le cadre de ce que Henry Luce a appelé en 1941 le Siècle américain, et a duré jusqu’à tout récemment.

Aujourd’hui, ces mêmes familles, dont la Fondation Rockefeller et les Rothschild en la personne de Lynn de Rothschild et son « Conseil pour un Capitalisme inclusif avec le Vatican », s’emploient à créer la prochaine génération dans leur quête de domination mondiale. C’est ce qu’on appelle la Grande Réinitialisation. Elle nécessite un gouvernement mondial, un plan approuvé de manière significative par le pape jésuite François. Son responsable des relations publiques, Klaus Schwab, s’est déclaré le protégé d’Henry Kissinger, un initié des Rockefeller, depuis l’époque où ils étaient à Harvard il y a 50 ans.

Reconstruire en mieux

En mai 2020, alors que le coronavirus avait provoqué une panique mondiale bien au-delà de l’épidémie initiale de Wuhan, le prince héritier britannique Charles et le fondateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, ont dévoilé ce qu’ils ont joyeusement appelé la Grande Réinitialisation. De plus en plus, les dirigeants politiques et économiques du monde entier utilisent des termes tels que « la Grande Réinitialisation » ou « la Quatrième Révolution industrielle » et l’appel à « reconstruire en mieux » que l’administration Biden préfère. Tous ces éléments sont ancrés dans le même ensemble de changements mondiaux spectaculaires. Le « Green New Deal » américain et le « Green Deal » européen en font tous partie.

Le fait le plus frappant concernant l’agenda de la Grande Réinitialisation est qu’il est mis en avant par les mêmes familles de ploutocrates gigantesques responsables des défauts du modèle économique mondial actuel. Ce sont eux, et non pas nous, qui ont créé la ruine des champs et de la nature organiques avec leur glyphosate Roundup et leurs pesticides toxiques. Ils ont ruiné la qualité de l’air dans nos villes par les modèles de transport qu’ils nous imposent. Ils ont créé le modèle de mondialisation du « marché libre » qui a ruiné la base industrielle des États-Unis et des nations industrielles de l’UE. Aujourd’hui, alors qu’ils nous accusent d’une prétendue émission catastrophique de CO2, nous sommes conditionnés à accepter la culpabilité et à être punis afin de « sauver la prochaine génération » pour Greta et ses amis.


DARPA : Forces répressives de demain

La 4ème Révolution industrielle

Derrière la rhétorique séduisante des puissances qui veulent créer un monde « durable », se cache un programme d’eugénisme brut, de dépeuplement à une échelle jamais atteinte auparavant. Ce programme n’est pas humain, en fait, certains le qualifient de « transhumain ».

En 2016, Schwab, a écrit un livre intitulé « Façonner l’avenir de la Quatrième Révolution industrielle ». Il y décrit les changements technologiques qui accompagnent la 4ème Révolution industrielle des smartphones 5G, de l’Internet des Objets et de l’intelligence artificielle qui relient tout à tout pour nous permettre de prendre les décisions les plus banales comme acheter plus de lait ou éteindre le chauffage. En même temps, les données sont centralisées dans des sociétés privées comme Google ou Facebook pour surveiller chaque respiration que nous prenons.

Schwab décrit comment les technologies de nouvelle génération, déjà déployées par Google, Huawei, Facebook et d’innombrables autres, permettront aux gouvernements de « s’immiscer dans l’espace jusqu’ici privé de nos esprits, en lisant nos pensées et en influençant notre comportement… Les technologies de la Quatrième Révolution industrielle ne s’arrêteront pas à faire partie du monde physique qui nous entoure – elles feront partie de nous », a déclaré Schwab. « Les dispositifs externes d’aujourd’hui – des ordinateurs portables aux casques de réalité virtuelle – deviendront presque certainement implantables dans notre corps et notre cerveau ».

Schwab ajoute : « La Quatrième Révolution industrielle conduira à une fusion de notre identité physique, numérique et biologique ». Parmi ces technologies de fusion, on trouve « des micropuces actives implantables qui brisent la barrière cutanée de notre corps », explique Schwab. Ces « dispositifs implantables aideront probablement aussi à communiquer des pensées normalement exprimées verbalement, par le biais d’un smartphone « intégré », et des pensées ou humeurs potentiellement non exprimées en lisant les ondes cérébrales et d’autres signaux ». Je ne sais pas pour vous, mais je n’ai pas hâte que l’État ou Google lise mes ondes cérébrales.


OGM et contrôle alimentaire

Contrôler notre alimentation

L’aspect déroutant pour beaucoup est la pléthore de groupes de façade, d’ONG et de programmes qui mènent tous au même objectif : le contrôle drastique de chaque membre de la société au nom de la durabilité – l’Agenda 2030 des Nations unies. Il n’y a rien de plus inquiétant que leurs plans pour l’avenir de notre alimentation. Après avoir créé le système actuel d’agriculture industrielle mondialisée, l’agrobusiness, un projet lancé dans les années 50 par la Fondation Rockefeller, ces mêmes cercles préconisent aujourd’hui une agriculture « durable », ce qui signifie un passage à des aliments génétiquement modifiés, des viandes synthétiques fabriquées en laboratoire et autres, incluant même les vers et les mauvaises herbes comme nouvelles sources alimentaires.

Schwab s’est associé à un forum appelé EAT Forum, qui se décrit comme un « Davos de l’alimentation » qui prévoit de « fixer l’agenda politique ». L’EAT a été créé en Suède en 2016 avec le soutien du Wellcome Trust britannique (créé avec des fonds de GlaxoSmithKline), et de l’Institut allemand de Potsdam pour la Recherche sur l’Impact climatique. Les viandes synthétiques génétiquement modifiées cultivées en laboratoire sont soutenues, entre autres, par Bill Gates, le même qui soutient Moderna et d’autres vaccins génétiquement modifiés. EAT travaille entre autres avec Impossible Foods et d’autres entreprises de biotechnologie. Impossible Foods a été initialement cofinancé par Google, Jeff Bezos et Bill Gates. Des résultats de laboratoire récents ont montré que l’imitation de viande de la société contenait des niveaux de glyphosate toxiques 11 fois plus élevés que ceux de son plus proche concurrent.

En 2017, EAT a lancé FReSH (Food Reform for Sustainability and Health) avec le soutien de Bayer AG, l’un des producteurs de pesticides et d’OGM les plus toxiques au monde, qui possède aujourd’hui Monsanto ; du géant chinois des OGM et des pesticides Syngenta, de Cargill, d’Unilever, de DuPont et même de Google. C’est l’avenir alimentaire prévu dans le cadre de la Grande Réinitialisation. Oubliez l’agriculteur familial traditionnel.

Dans son livre de 2020 sur la Grande Réinitialisation, Schwab soutient que la biotechnologie et les aliments génétiquement modifiés devraient devenir un pilier central des problèmes de pénurie alimentaire mondiale, problèmes que le Covid a exacerbés. Il fait pression sur les OGM et en particulier sur l’édition génétique controversée. Il écrit que « la sécurité alimentaire mondiale ne sera atteinte que si les réglementations sur les aliments génétiquement modifiés sont adaptées pour refléter la réalité selon laquelle l’édition de gènes offre une méthode précise, efficace et sûre pour améliorer les cultures ». Gates, partenaire du projet Schwab depuis des années, défend le même point de vue.

EAT a développé ce qu’il appelle « le régime de santé planétaire », que le FEM défend comme « la solution diététique durable du futur ». Mais selon Federic Leroy, professeur de sciences alimentaires et de biotechnologie à l’Université de Bruxelles, « ce régime vise à réduire la consommation de viande et de produits laitiers de la population mondiale jusqu’à 90% dans certains cas et à la remplacer par des aliments, des céréales et de l’huile fabriqués en laboratoire ».

Comme tout le reste avec la Grande Réinitialisation, nous n’aurons pas un véritable choix en matière d’alimentation. L’EAT note qu’il nous sera imposé par « des interventions politiques dures qui comprennent des lois, des mesures fiscales, des subventions et des sanctions, la reconfiguration du commerce et d’autres mesures économiques et structurelles ». Nous serons tous contraints de suivre le même régime synthétique ou de mourir de faim.

Ce n’est là qu’un aperçu de ce qui se prépare sous le couvert des mesures de confinement du Covid-19 et de l’effondrement économique, et 2021 sera une année décisive pour ce programme anti-humain. L’introduction de l’intelligence artificielle, des robots et d’autres technologies numériques permettra aux pouvoirs en place de se débarrasser de centaines de millions de lieux de travail. Contrairement à leur propagande, les nouveaux emplois ne seront pas suffisants. Nous deviendrons de plus en plus « redondants ». Tout cela semble trop surréaliste jusqu’à ce que vous lisiez leurs propres descriptions. Le fait que la cabale des entreprises et des milliardaires les plus influents du monde siège au conseil d’administration du FEM avec l’étudiant de Kissinger, Klaus Schwab, ainsi qu’à la tête de l’ONU et du FMI, avec les PDG des plus grands géants financiers du monde dont Blackrock, BlackStone, Christine Lagarde de la Banque centrale européenne, David Rubenstein du groupe Carlyle, Jack Ma, le milliardaire le plus riche de Chine, est une preuve suffisante que cette Grande Réinitialisation ne se fait pas avec nos véritables intérêts à cœur, malgré leurs paroles soyeuses. Ce programme dystopique, c’est « 1984 » sous stéroïdes. Le Covid-19 n’en était que le prélude.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie


Feu et parole

Humour subversif : « Au fil de George », recueil d’aphorismes de George Carlin (PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 29 janvier 2021 by Résistance 71


« Je pense que c’est le devoir fondamental de l’humoriste de savoir où
la ligne de tolérance a été tracée et de la traverser délibérément. »

Au_Fil_de_George
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Au fil de George

Recueil d’aphorismes de George Carlin glanés au fil de ses livres, spectacles et entretiens de 1978 à 2008

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Janvier 2021

George Carlin (1937-2008), comédien, humoriste américain, acteur, écrivain, critique social. Né à New York d’une famille d’origine irlandaise catholique. Fut sans doute le meilleur et plus acerbe critique de la société américaine, spécialiste de sujets tabous, Il a eu une décision de la Cour Suprême des Etats-Unis prise contre lui en 1978, dans l’affaire FCC vs Pacifica Foundation, qui affirma le pouvoir du gouvernement fédéral de réguler le langage indécent diffusé sur les ondes. Il est considéré outre-Atlantique comme le “pape” de la comédie contre-culturelle américaine, malgré sont virulent anti-cléricalisme.

Terreur des plateaux de télévision où il recadrait sans ménagement avec un humour acerbe dévastateur journalistes, acteurs, politiciens et autres animateurs, il était adulé ou détesté mais ne savait laisser indifférent.

A Résistance 71, nous connaissons George Carlin depuis la fin des années 90 pour l’avoir suivi dans ses one man shows produit par la chaîne HBO, qui produisit 14 de ses spectacles sur scène. Il a enregistré 23 albums solo, dont plusieurs de ses livres enregistrés. Il est le récipient de 5 Grammy Awards et 3 de ses livres furent #1 des ventes du New York Times.

Dans la version originale anglaise du film “Cars” de Pixar, il est la voix de Filmore, le fourgon VW baba cool, dont la plaque minéralogique lit “51237”, Carlin étant né le 12 mai 1937. Carlin était un auteur interprète à la voix et diction tout autant distinctives que spectaculaires. Unique en son genre, si nous devions le situer dans le paysage de l’humour français, nous pourrions dire qu’il est un savant mélange de Coluche pour le sens de la formule, de Bigard pour la vulgarité et de Dieudonné pour la mise de pieds dans le plat des sujets tabous dans la société américaine.

La carrière de Carlin a eu trois périodes bien distinctes. La première de la fin des années 50 au début des années 70 est celle des débuts, de son rêve de devenir quelqu’un comme Danny Kaye ou Richard Pryor, la période de la radio et des débuts télévisés. Il était marrant, mais n’avait pas trouvé son terrain de prédilection. La seconde période fut le milieu des années 70 jusqu’à son contrat avec HBO (14 spectacles produits pas la chaîne, ce qui le libéra financièrement et le fit se consacrer à faire en scène ce qu’il avait vraiment envie de faire). Carlin devient lui-même, trouve sa “niche” et comprend que son public n’est pas sa génération, trop conservatrice. Puis vient la période HBO qu’il dit être son nirvana car pour la première fois, il peut ne se concentrer que sur les textes et dire ce qu’il a envie. Il devient plus politique, plus acerbe et secoue le cocotier de la bien-pensance bourgeoise yankee. C’est sans aucun doute sa meilleure période avec pour nous son spectacle phare: “Jammin’ in New York”, filmé par HBO au Madison Square Garden les 24 et 25 avril 1992, de son propre aveu, le sommet de sa carrière, chez lui à New York devant une foule totalement conquise.

Ses spectacles peuvent être visionnés sur la toile. Certains extraits ont été sous-titrés en français. Carlin est une bête de scène à la voix et diction uniques, capable de tenir une foule de milliers de personnes suspendue à ses moindres phrases ou mimiques pendant des heures.

En 2017, le magazine “Rolling Stones” a élu G. Carlin comme le second meilleur comédien de one-man-show de l’histoire du spectacle yankee derrière… son modèle : Richard Pryor.

Nous avons traduit avec délectation toute une bordée de ses aphorismes, la plupart repris dans ses spectacles sur scène. Ceux-ci viennent de trois de ses livres (il en a écrit 5 entre 1984 et 2008).

En bonus, nous n’avons pas pu résister à traduire quelques passages de son spectacle “Jammin’ in New York” (1992), dont certains sont inscrits dans l’anthologie de la stand-up comedy à l’américaine. A noter que certaines tirades résonnent toujours d’actualité aujourd’hui près de 30 ans plus tard ! C’est dire si la connerie nous étouffe comme Carlin le dira plus tard dans un autre spectacle intitulé: “All Bullshit and it’s Bad for Ya !” ou “Que des conneries et c’est pas bon pour vous !”

Savourez, c’est délectable !… Bonne lecture !

(Résistance 71)

Au_Fil_de_George
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« J’ai établi mes propres règles de vie et la première d’entre elles
est de ne jamais croire ce que dit le gouvernement. »

SRAS-CoV-2, COVID et vaccination : développement de l’infrastructure technotronique dictatoriale et fin de l’humanité programmée (James Corbett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 26 janvier 2021 by Résistance 71

 


Ayez peur… et faites confiance à Big Brother

 

Bio-sécurité !

 

James Corbett

 

corbettreport.com

 

January 16, 2021

 

url de l’article original:
https://www.minds.com/CorbettReport/blog/the-year-ahead-part-2-biosecurity-1197558914186309632

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le texte en format PDF :
James_Corbett-COVID-vaccination-biosecurite

 

Je n’ai pas besoin de vous dire que nous vivons en ce moment même des temps historiques. La fréquence de changement des évènements s’accélère alors même que l’impact de ces évènements sur nos vies quotidiennes augmente.

Comme Lénine l’avait fort justement observé : “Il y a des décennies où rien ne se passe et il y a des semaines où se déroulent des décennies.

Il y a peut-être des années où des siècles se déroulent. Avec ceci en tête, je regarde l’année à venir et la sépare en trois parties.

Cette semaine, je vais examiner la crise du COVID (induite) et ce que nous pouvons en attendre sur le plan de la bio-sécurité alors que cette ère continue de se développer.

Quand va s’arrêter cette Plandémie ?

Il y a 5 écoles de pensée à ce sujet.

La première pense que la Plandémie arrêtera le 20 janvier parce que c’est lorsque la nouvelle marionnette Biden sera installée à la Maison Blanche (A moins que Q et son bon vieil état profond ne lancent un coup d’état militaire d’ici là…). Mais il n’y a que les Américains pour croire que les évènements de l’an dernier ne furent que par rapport au grand cirque parallèle des élections américaines.

La seconde dit que l’exagération de la plandémie va graduellement rentrer dans l’ordre au fur et à mesure que le vaccin est déployé. Il y a un mécanisme en place pour les escrocs de la plandémie pour ce faire : le test PCR. Voyez-vous l’OMS vient juste de “découvrir” que les tests RT-PCR avec un haut chiffre de cycles d’amplification (Ct), ont pu donner beaucoup de faux positifs, on peut donc s’attendre bientôt à ce que des consignes de réviser à la baisse ces cycles se fassent jour, et là Oh miracle ! Pouf d’un seul coup d’un seul l’épidémie de “cas” va disparaître. Bien sûr, ils voudront faire coïncider tout ça au meilleur moment de la campagne de “vaccination” de façon à donner l’illusion que tout ça arrive grâce au vaccin…

La troisième école pense que la pandémie va arrêter en juin. Pourquoi ? Parce que c’est quand AstraZeneca (NdT: “vaccin britannique, Oxford) le dira ! De par les arrangements faits entre Big Pharma et les gouvernements à travers le monde dans le plus grand secret, parce que c’est comme ça que se déploie la nouvelle kakitrocratie entepreneuriale fasciste. Mais d’après au moins un de ces “accords” “vu” mais non partagé par cette bonne vieille baderne du Financial Time (FT), le document déclare que la plandémie prendra fin le 1er juillet 2021, à moins “qu’AstraZeneca juge de bonne fois que la menace / pandémie SRAS-CoV-2 n’est par terminée”. Lisez les détails du rapport (the report ) mais brièvement, AstraZeneca a acquiescé de ne pas profiter de son vaccin tant que la pandémie n’est pas finie, ils ont donc fait écrire dans l’accord que la plandémie sera finie en juillet.

La quatrième faction opine que la plandémie ne s’arrêtera jamais. D’après cette ligne de pensée, les gouvernements et ceux qui tirent les ficelles de ceux-ci ne laisseront jamais tomber les pouvoirs acquis une fois en place. Ceux qui soutiennent cette thèse n’ont qu’à se référer à ce qui se passe depuis le début de la “guerre contre le terrorisme”, qui comme nous le savons ne fut jamais planifier pour prendre fin mais pour continuer indéfiniment (même si elle a été mise en veilleuse depuis que les “stratèges” ont mis en place la panique de la plandémie COVID-19). Avec cette vision, nous vivrons dans une constante peur de l’urgence causée par une parade non-stop de “nouveaux variants du virus” et d’autres virus qui mettront l’humanité en confinement perpétuel. Après tout, ils nous disent depuis le départ que tout cela est le “nouveau normal”. Pensiez-vous qu’ils plaisantaient ?… Quelle est donc la cinquième école de pensée ? Celle-ci : La plandémie est finie quand NOUS DISONS QU’ELLE L’EST !… Quand nous arrêtons d’obéir, quand nous désobéissons aux ordres !

Quand nous arrêtons d’observer en spectateurs tandis que des gens sont molestés par la police pour oser jouer au hockey sur glace sur un étang gelé (daring to play pond hockey.). Lorsque nous arrêterons de voir ces horribles vidéos de gens harcelés chez eux par la police parce qu’il “y a trop de monde chez eux”, cesserons de râler devant les faits avant de retourner à notre programme, bien planifié pour nous.

Je sais cette 5ème option être vraie, mais si elle ne se produit pas, alors je pense que nous devons en venir à la 4ème par défaut. A quelle école appartenez-vous ?

Aiguille et dégât

Même dans le plus optimiste de ces scénarios, celui où les gens arrêtent d’obéir aux confinements et où les escrocs de l’OMS / Gavi / Gates, FEM-Davos sont obligé de partir la queue entre les pattes, les dégâts ont déjà été faits. Des précédents ont été établis. Même si les pouvoirs qui ne devraient pas l’être ne poursuivent pas leur bio-terrorisme faux-drapeau pour lequel ils nous ont prévenu il y a longtemps déjà, nous pourrons toujours voir réapparaître des peurs du COVID dans nos vies. Pourquoi ? Parce que ça a marché pendant au moins un an et que cela a établi un précédent pour toutes sortes d’interventions qui auraient juste été impensables il y a encore 12 mois.

Ne me croyez pas sur parole. Prenez la parole du menteur en série Neil Ferguson plutôt. Comme vous le savez tous maintenant, Neil Ferguson est ce scientifique membre du discrédité Scientific Advisory Group for Emergencies (SAGE) britannique et le “maître à penser” derrière le modèle “défectueux” de l’Imperial College que les gouvernements britannique, américain et autres ont utilisé comme partie de leur justification des confinements initiaux de deux semaines pour “aplatir la courbe”. (NdT: le modèle informatique bidouillé de Ferguson a servi à l’OMS de Bill Gates pour déclarer la plandémie… En ce domaine particulier, il est au cœur de la lutte entre la nouvelle science des modèles vs la science de l’observation et des faits. De nos jours l’oligarchie fait de la science par projection informatique interposée, les faits et l’observation naturels ?.. plus rien à foutre !… C’est tellement plus pratique pour la falsification et la propagande)

Un Ferguson qui, malgré ce que vous disent les gouvernements menteurs et les merdias champions de la fausse info vous disent, est toujours en train de conseiller le gouvernement britannique sur la plandémie, vient juste de donner un entretien au “Times” y admettant que le SAGE avait regardé les confinements chinois à Wuhan avec grand intérêt. “Ils ont dit avoir aplati la courbe” a t’il dit au journal. “J’étais sceptique au début, je pensais que c’était une vaste opération de couverture de la part des Chinois ; mais alors que les données affluaient, il apparut que ce fut une politique efficace.” Après avoir décidé que souder les gens chez eux, mettre en place des mesures biométriques de contrôle et utiliser des drones pour harceler les gens dans la rue était une bonne idée pour “aplatir la courbe”, Ferguson admet qu’ensuite le SAGE a tourné son attention sur le fait de savoir si de telles mesures “seraient bien accueillies dans le monde occidental libre et démocratique” : “C’est un pays communiste à un parti politique, avons nous dit. On ne pourra pas le faire en Europe. Et l’Italie l’a fait et on a compris qu’on pouvait.

Vous ne pouviez pas demander plus direct que ça hein ? Ferguson et ses comparses n’ont aucun scrupule à mettre en place des confinements draconiens impliquant des millions de personnes (et éventuellement des milliards) dans le monde. Aucun remord de confiner des millions et des millions de gens dans une pauvreté écrasante, de jeter des familles entières dans une détresse alimentaire ou les priver de leur moyens de subsistance et leur raison de vivre. La seule question qu’ils se sont posés dans cette affaire de confinement fut de savoir s’ils pourraient le faire en toute impunité. Et ils l’ont fait.

Nous en sommes donc là.

Ce dont nous sommes maintenant les témoins n’est pas une saisie de pouvoir temporaire mais il s’agit bel et bien de la naissance d’une ère. Ceci n’a rien à voir avec la COVID-19. Ce ne fut jamais le cas. C’est au sujet de déployer les infrastructures pour le traçage biométrique et tracer chaque moment de la vie de tout individu. C’est au sujet de créer un narratif pour justifier la restriction et le confinement indéfinis en agitant toujours la bonne excuse du fait d’être “porteur sain” du virus. C’est au sujet de la numérisation de l’économie et de la fin de toute transaction en dehors du regard perçant de Big Brother ; finalement, c’est au sujet de la fin de l’humanité.

Oui, le précédent le plus important qui est mis en place maintenant est l’érosion de l’autonomie des corps. Si les choses se déroulent comme prévues cette année et le vaccin expérimental du COVID est forcé sur les populations, que ce soit par obligation directe ou en rendant toute participation à la vie publique difficile sans lui, alors Ferguson et ses comparses de la planification centralisée verront qu’il n’y a pas de limite à ce que le public peut accepter. Et à partir de là ils pourront commencer à réinventer l’humanité dans ses grandes largeurs.

Vous voyez, ce n’est pas seulement au sujet de la thérapie génique expérimentale lancée par Pfizer/BioNTech et Moderna sur le public sous le déguisement des “vaccins ARNm anti-COVID”. Après tout, comme l’a ouvertement admis le conseiller de Trump à la présidence pour le projet militaire Warp Speed pour injecter tous les Américains : “Le vaccin n’est pas l’objectif, l’objectif est la vaccination.” Et pourquoi donc ? Parce qu’ils veulent vaincre la résistance du public à avoir des substances expérimentales injectées en lui dès que le gouvernement le demande, voilà pourquoi.

Non, ce n’est pas au sujet d’un vaccin particulier ARNm. C’est au sujet des “vaccins” auto-assembleurs de nanoparticules protéïniques et des tomates OGM à consommer et des services de médicaments implantables et traçables et de toute nouvelle injection à venir. C’est au sujet des bio-senseurs implantables financés par l’armée qui “pourrait être le futur de la détention pandémique” et de ces nanobots injectables qui vont nous gérer de l’intérieur et injecter des médicaments directement dans notre organisme. C’est au sujet de la poursuite du contrôle des esprits et de notre propre ADN.

Oui, nous sommes bel et bien entrés de plein pied dans l’ère de la bio-sécurité et les technologies de cette âge sont en train d’être dévoilées au public maintenant. Mais elles ne seront pas mises en place d’un coup. En fait, certaines de ces inventions invasives ne verront pas le jour avant quelques années encore. La première étape est d’établir un précédent avec ces “vaccins” COVID. La prochaine étape sera d’utiliser cette technologie vaccinale pour mettre en place l’état de surveillance biométrique (NdT: la 5G sera cruciale puis la 6G… le travail dans l’ombre continu à ce sujet) et cet étape va sans doute se produire cette année si nous laissons faire tous ces escrocs.

Les passeports vaccinaux vont sortir cette année

A moins d’un petit miracle (où est Q quand on a besoin de lui hein ?…), le soi-disant “passeport immunitaire”, pièce du système de bio-sécurité et de sa grille infra-structurelle, sortira cette année.

Pour ceux qui ne le savent pas encore (c’est beau l’innocence !…), les passeports immunitaires sont des certificats qui seront utilisés pour identifier ceux qui ont reçu le vaccin. Leur première utilisation sera littérale : comme passeport pour que les voyageurs puissent voyager d’un pays à l’autre. Mais une fois que le public sera acclimaté au fait que ce passeport est nécessaire pour voyager à l’étranger, ce ne sera plus long pour que des passes soient issus pour la vie quotidienne. Bientôt on vous demandera la preuve de la vaccination pour entrer dans des bâtiments publics, pour avoir accès à des évènements publics et même pour pouvoir entrer dans certains magasins et entreprises.

Bien entendu, tout ça faisait partie de la parfaite panoplie du bon conspirationniste lorsque des gens comme moi avons commencé à parler de ces développements dans les premières étapes de la plandémie, mais c’est devenu maintenant une réalité frappante, enrubannée dans de belles pubs par ces entreprises privées qui travaillent au développement des ces passes COVID et par les gouvernements des nations qui espèrent les forcer sur leurs populations (Oups ! on dirait que le gouvernement irlandais a eu peur de tous les commentaires négatifs sur sa proposition et a décidé de retirer la vidéo…).

Ce passeport sera numérique bien sûr pour permettre aux gens de le transporter sur leurs gadgets électroniques d’esclaves. Alors qui travaille à ces passeports ? Un consortium d’entreprise de haute technologie, de sbires du complexe médico-industriel et des fondations de milliardaires, bien entendu ! Spécifiquement la “Vaccination Credential Initiative” travaille à mettre en place un standard international pour ces certificats de vaccination internationaux, une coalition qui inclut Microsoft (bien sûr, qui d’autre ?), la Fondation Rockefeller (bien évidemment !), MITRE (oui cette that MITRE) et Oracle (oui cet that Oracle). Allez donc lire cette élucubration édulcorée qu’ils ont dégobillé sur le public lors de leur dernier communiqué de presse :

Le but de cette Vaccination Credential Initiative est de fournir aux personnes un accès numérique à leurs archives vaccinales afin qu’elles puissent utiliser des outils comme CommonPass pour pouvoir retourner au voyage en toute sécurité ainsi qu’au travail, à l’école et à la vie tout en protégeant la discrétion de leurs données.” a dit Paul Meer, CEO de The Commons Project Foundation. “Des standards ouverts et une inter-opérabilité sont au cœur des efforts de VCI et nous sommes impatients de soutenir l’OMS et autres agences dans leur mise en place de standards ouverts et globaux pour l’inter-opérabilité des données de santé.

Traduction : Accrochez-vous contribuables vaches-à-lait, vos propriétaires mondialistes vont vous marquer au fer…


Nous y sommes… Déconnecter Hal ou mourir
Quand la réalité dépasse (une fois de plus) la fiction

Sur l’affaire de la Grande Réinitialisation Populaire (ce qui est mon aspiration pour 2021 si vous vous souvenez…), il y a des gens qui y travaillent. Un de ces groupes est le Freedom Airway, qui travaille pour créer des options de voyage qui ne demanderont pas que les voyageurs fournissent des preuves de vaccination, portent des masques ou respectent des périodes de “quarantaine” de ce “nouveau normal”.

J’aurai plus à dire sur eux sous peu, mais ils ont une partie du boulot pré-mâché pour eux. Malheureusement, cette insanité des passeports vaccinaux COVID n’est pas juste disséminée dans les pays des “5 yeux” (GB, USA, Australie, NZ, Canada) ni même seulement chez leurs alliés de l’OTAN, mais tous les faux leaders des BRICS sont montes dans le train de cette mascarade vaccinale.

Prenez Poutine par exemple, qui ne pousse pas seulement pour les bénéfices du vaccin russe anti-COVID, mais qui pousse aussi maintenant pour la mise en place d’un passeport immunitaire.

Comme le note ZeroHedge :

En tirant l’affaire par les cheveux et si ce concept de documentation internationale de vaccination se matérialise (passeport vaccinal), il est plus que probable que les versions “non-occidentales” ne compteront pas aux frontières. Bien qu’avec du temps et de l’argent on pourra toujours avoir les “bons papiers”, pour la vaste majorité des personnes, cela va recréer un nouveau rideau de fer invisible entre les vaccins occidentaux et le/les vaccins russes (et chinois ?) Un nouveau rideau de fer fondé sur la concurrence entre vaccins ? Qu’est-ce que a veut dire ? La guerre ?

Et oui cher lecteur, c’est exactement ce que ça veut dire. Mais ceci sera une guerre comme on n’en a encore jamais vu, ceci est une autre histoire que je vous compterai bientôt…

= = =

Notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

La dictature technotronique

Le texte en format PDF :
James_Corbett-COVID-vaccination-biosecurite

 


« Silence… On tourne !… »

« Voir comme un état » de l’anthropologue James C. Scott enfin traduit en français après… 23 ans. Présentation du livre « L’œil de l’état » aux éditions La Découverte

Posted in actualité, altermondialisme, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , on 23 janvier 2021 by Résistance 71

« Les conclusions qui peuvent être tirées des échecs des projets modernes d’ingénierie sociale sont aussi applicables à la standardisation du marché qu’à l’homogénéité bureaucratique. »
~ James C. Scott, « Seeing like a State », 1998 ~

L’Œil de l’État
Moderniser, uniformiser, détruire

mardi 19 janvier 2021, par Ernest London

James C. Scott

L’Œil de l’État
Moderniser, uniformiser, détruire
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Ruchet
La Découverte, 2021, 546 pages

Note de R71 : Ce livre présenté et publié en 2021 est la traduction du livre de James C. Scott “Seeing like a State” datant de 1998 chez Yale University Press en anglais.

Nos publications de James C. Scott en français :

Dans son soucis d’accroître la lisibilité et la simplification de manière à faciliter la levée de l’impôt, la conscription et la prévention des révoltes, l’État, dans l’Europe du début de l’ère moderne, s’est appliqué « à rationaliser et standardiser ce qui n’était auparavant qu’une sorte de hiéroglyphe social » (la langue, les noms de famille, les unités de mesure, les villes et les transports, les propriétés, les registres de population et les cadastres, etc.). James C. Scott étudie les logiques bureaucratiques et scientifiques de projets « haut-modernistes » choisis parmi un vaste champ d’exemple de cette « ingénierie sociale », de la foresterie scientifique à l’urbanisme planifié de Le Corbusier, en passant par la planification autoritaire en Tanzanie et la collectivisation de l’agriculture soviétique. Tous ont échoué. À l’encontre de ces « approches autoritaires centralisées et surplombantes », il défend le rôle de formes de savoirs pratiques qu’il nomme « mētis ».

Il présente l’invention de la sylviculture en Prusse et Saxe à la fin du XVIIIe siècle, « comme métaphore de formes de savoir et de manipulation caractéristiques d’institutions puissantes et aux intérêts bien définis, parmi lesquelles les bureaucraties d’État et les grandes entreprises commerciales sont peut-être les exemples les plus significatifs ». En réduisant la forêt à son rendement des recettes de bois pouvant être extraites chaque année était occulté tout ce qui ne rapportait pas un revenu : le feuillage employé comme fourrage, les fruits, les branches utilisées pour fabriquer des pieux, par exemple, ou les brindilles pour allumer le feu, l’écorce ou les racines utilisées pour préparer des médicaments, la sève qui servait à fabriquer de la résine, etc., mais aussi la flore et la faune, et toutes les interactions humaines avec la forêt (chasse, cueillette, fabrication du charbon de bois, rituel magique, refuge…). « L’arbre réel et ses multiples usages possibles étaient remplacé par un arbre abstrait », considéré comme ressources économiques qu’il convient de gérer de manière efficace et profitable. À cette fin, les sous-bois furent dégagés, le nombre d’essence réduit jusqu’à une forme de monoculture, les plants furent mis en terre simultanément et en ligne droite. « Les forêts allemandes devinrent l’archétype de l’imposition des conceptions soigneusement organisées de la science sur une nature désordonnée », qui se répandit de façon hégémonique à la fin du XIXe siècle. Cependant, comme toutes les conceptions utopiques, celle-ci n’atteint pas son but de fournir un revenu uniforme et continu, du fait des tempêtes, des maladies, de la topographie du paysage, des changements climatiques, du feu, des insectes. La forêt monoculturale constitua un désastre pour les paysans, même s’ils continuaient à y chasser et ramasser du petit bois. De plus cette simplification radicale eut des conséquences biologiques et commerciales tangibles dès la seconde rotation, avec une perte de production de vingt à trente pour cent. Une « foresterie réparatrice » tenta de créer une écologie virtuelle, avec des résultats inégaux, tout en niant la principale condition de sa soutenabilité : la diversité !

De la même façon, certaines pratiques sociales sont « impossibles à digérer bureaucratiquement » à moins de recourir à des formes d’abstraction et de simplification poussées et hautement schématisées. Ainsi dans la France absolutiste du XVIIe siècle, l’État ne disposait pas d’informations ni du quadrillage administratif qui lui aurait permis de percevoir de ses sujets un revenu régulier en phase avec leur capacité à payer. James C. Scott raconte la mise en place des unités de poids et de mesures communes afin d’établir un plan cadastral, ainsi que la résistance farouche que celle-ci dut affronter. Parallèlement, il met en évidence la diversité et la variété déconcertantes des pratiques locales qui s’appliquaient à l’échelle humaine, liées à des activités particulières. « Les mesures sont résolument locales, intéressées, contextuelles et historiquement spécifiques. » Finalement la croissance des échanges marchands poussa à l’uniformisation des mesures, défendue par la philosophie des Lumières. « La Révolution, puis le renforcement de l’État sous Napoléon imposèrent le système métrique en France et dans le reste de l’Empire. »

La complexité des rapports de propriété et d’occupation des sols, processus vivant impossible à geler dans un code rural, a été largement simplifiée et drastiquement uniformisée par l’État moderne : chaque parcelle est désormais détenue par un individu légal, identifié comme propriétaire et donc comme contribuable. Le cadastre a été institué pour référencer tous les biens fonciers, associé à un registre de propriété. L’auteur montre aussi comment les « formules abrégées au moyen desquels les percepteurs doivent approcher la réalité » ont aussi « le pouvoir de transformer les faits qu’elles relèvent », mais aussi comment les pratiques locales résistent à se conformer à la théorie de l’État.

Il explique ensuite comment les villes se sont construites sans plan d’ensemble ni logique géométrique propre, illisibles à la fois pour ses visiteurs et pour les élites extérieures. L’historien de l’urbanisme Lewis Mumford situe l’origine moderne européenne de la symbiose entre un État fort et une ville construite selon un plan uniforme au cœur du style baroque, ouvert et lisible, de la cité-État italienne. Les villes construites à partir de rien, Chicago par exemple, suivent un plan presque utopique. Cet ordre géométrique de l’habitat humain apparaît de façon évidente de l’extérieur plutôt qu’au niveau du sol et son organisation n’est pas forcément répercutée sur le quotidien des habitants. Le vaste projet parisien d’Hausmann et de Napoléon III visait avant tout à protéger la citée réaménagée contre les insurrections populaires. Il constituait également une mesure de salubrité publique et imposa une forte ségrégation sociale de la population, reléguant les pauvres vers les quartiers de la périphérie.

De la même façon, le remplacement des pratiques coutumières particulièrement riches d’attribution de noms à travers le monde, dont l’invention de patronymes permanents et transmis des parents aux enfants fut le dernier épisode, fut initié par l’État, dans le but de permettre aux autorités d’identifier sans ambiguïté la majorité de ses citoyens. L’imposition d’une langue officielle et unique constitue « un phénomène de colonisation intérieure ». Un schéma non centralisé des transports correspondrait « aux mouvements réels des biens et des personnes selon des routes non créées par le fiat administratif », non pas au hasard mais reflétant la plus grande facilité à voyager. L’Étoile Legrand, du nom du directeur des Ponts et Chaussées, véritable esthétique centralisatrice, défiait la logique commerciale et la rentabilité, en reliant à Paris sept destinations, pour permettre le contrôle militaire de la nation dans son ensemble, depuis la capitale.

Un grand nombre d’épisodes tragiques de constructions étatiques de la fin du XIXe et du XXe siècle trouvent leur source dans l’association pernicieuse de « l’aspiration à ordonner administrativement la nature et la société », de « l’usage sans limite du pouvoir instrumental de l’État moderne » et d’« une société civile affaiblie ou prostrée et incapable de s’opposer à ces plans ». S’il existe une « forme d’utopiste haut-moderniste de droite », la majeure partie de l’ingénierie sociale massive par l’État a été le fait d’élites progressistes, voire révolutionnaires, puisque celles-ci arrivaient souvent au pouvoir en portant une critique globale de la société en place et en s’appuyant sur un mandat populaire pour la transformer. James C. Scott définie le haut-modernisme comme une version forte de la foi dans le progrès scientifique et technique associé à l’industrialisation, incarnant une vision notoirement exubérante de la manière dont les bénéfices de ce progrès peuvent être investis dans tous les champs de l’activité humaine. À cette époque, « il devint possible d’imaginer une société artificielle, fabriquée, conçue non par la force des coutumes et des accidents de l’histoire, mais suivant des critères scientifiques conscients et rationnels ». Le haut-modernisme implique une rupture radicale avec le passé, assimilé aux superstitions, aux mythes et aux croyances religieuses, incompatibles avec des modes de production et de vie sociale conçus scientifiquement. Il considère que le destin de l’homme est de dompter la nature selon ses intérêts et sa sécurité. L’auteur date sa « naissance » à la mobilisation allemande durant la Première Guerre mondiale. En s’appuyant sur l’organisation minutieuse du travail en mouvements isolables, précis et répétitifs par Frederick Taylor et la rationalisation du corps humain par le Kaiser Institut fur Arbeitsphysiologie, l’Allemagne mit en place une « économie de guerre », planification étape par étape de la production industrielle, de l’approvisionnement, du transport, du contrôle des prix et du rationnement.

Les projets d’urbanisme de Le Corbusier, réalisés ou non, sont conçus pour « produire un impact visuel puissant en tant que forme » et n’accordent aucun compromis avec le passé : « mariage lyrique entre les formes pures cartésiennes et les besoins implacables de la machine ». Ils appliquent le principe de séparation fonctionnelle dans tous les domaines, y compris dans la circulation puisqu’ils supprimaient jusqu’au mélange des piétons et des véhicules. Ils imposèrent la ligne droite et l’angle droit dans les standards de construction internationaux. « Lorsque deux fonctions doivent être remplies par une même infrastructure ou un plan unique, les compromis deviennent vite des affaires épineuses. (…) La ségrégation des fonctions devait ainsi permettre au planificateur de penser avec plus de clarté et d’efficacité. » La ville de Le Corbusier obéit aux « principes d’urbanisme » de la « mort de la rue » et du « Plan dictateur ». Se considérant comme génie technique exigeant le pouvoir au nom des vérités qu’il détenait, il proposa des plans pour la Société des nations, pour Moscou, auprès de l’élite soviétique, pour le centre de Paris, « La Ville radieuse », et l’ensemble du territoire français, pour un nouvel Alger, pour la capitale de province à Chandigarh. « La ville de Le Corbusier était conçue en premier lieu comme un atelier de production. Les besoins humains y étaient scientifiquement définis par le planificateur. »

Brasilia, construite plus ou moins selon les directives de Le Corbusier et du CIAM (Congrès international d’architecture moderne), se rapproche pratiquement de la ville haut-moderniste. Habitat, travail, loisirs, circulation et administrations y sont spatialement segmentés, sans aucune référence aux habitudes, pratiques et traditions du passé du Brésil ni à ses villes. La rue et les places y sont éliminées comme lieu de la vie publique. En comparaison avec la monumentale place des Trois Pouvoirs, la place Rouge et la place Tiananmen paraissent conviviales et intimistes. La première génération de résidents a témoigné d’un rejet de la standardisation et de l’anonymat de la vie dans la capitale brésilienne. Scott raconte aussi comment, dès le départ, rien ne s’est déroulé comme prévu. La population des sites de constructions dépassant les capacités des logements temporaires prévus, les travailleurs fabriquèrent des baraquements de fortune sur des terrains alentour, puis construisirent de véritables maisons lorsque leur famille les rejoignait. En 1980, 75 pour cent de la population de Brasilia habitait dans ces logements non prévus, tandis que la ville planifiée n’accueillait qu’à peine la moitié des 557 000 habitants envisagés. Un grand nombre de riches ont également fait bâtir leurs propres résidences individuelles fermées. Ces « Brasilia imprévus » ne sont pas accidentelles, mais symbiotiques de la Brasilia planifiée. Chandigarh, conçue également pour transformer le pays, déboucha tout autant sur une ville imprévue, contredisant à la périphérie et dans les marges l’ordre austère régnant au centre.

Jane Jacobs a contribué à une critique solide et étayée de l’urbanisme haut-moderne, abordant la ville depuis le niveau de la rue. Elle soutint que « l’idée que les urbanistes se faisaient d’une ville ne correspondait ni à ses fonctions sociales et économiques réelles ni aux besoins individuels des habitants (les deux étant liés). Leur plus grande erreur tenait à la conception purement esthétique de l’ordre » alors qu’il n’y a pas concordance entre l’aspect bien ordonné de l’ordre géométrique et les systèmes qui répondent effectivement aux besoins quotidiens. Selon elle, la ville pensée comme un organisme social est une structure vivante, en changement constant et pleine de surprises, que la planification encourt toujours le risque de trancher sans le savoir. L’urbaniste est incapable de créer de toutes pièces une communauté fonctionnant convenablement, alors qu’un quartier, dans un contexte démocratique, peut se battre pour créer ou maintenir des écoles, des parcs, des services urbains fondamentaux, un habitat décent.

Lénine, haut-moderniste convaincu, concevait la révolution comme un projet complexe qui devait être confié « au professionnalisme et au savoir scientifique de cadres hautement formés disposant des pleins pouvoirs pour les mener à bien », un parti d’avant-garde qui devait former les prolétaires afin de les intégrer dans une armée révolutionnaire disciplinée. « Lénine croyait que la science du matérialisme dialectique donnait au parti accès à une perspective unique sur le processus révolutionnaire et lui permettait de s’ériger en leader d’une classe ouvrière qui, en son absence, était condamnée à demeurer désorganisée et bernée idéologiquement. » James C. Scott montre comment « le plan haut-moderniste de la révolution ne fonctionna pas mieux en pratique que les plans haut-modernistes de Brasilia et Chandigarh ». En effet, la révolution russe ne fut pas initiée par les bolcheviks mais par la spontanéité des masses dont Lénine se méfiait tant. Ils ne firent que de s’en emparer, une fois celle-ci accomplie. Les ouvriers prirent le contrôle des usines et le pouvoir municipal, les paysans se saisirent des terres, les soldats jetèrent leurs armes et s’en retournèrent chez eux, tous sans la moindre coordination centralisée. Les bolcheviks durent autant faire la guerre contre les « Blancs » que contre ces forces autonomes. Il s’emparèrent des soviets, imposèrent le contrôle du travail et l’abrogation du droit de grève, la collectivisation des campagnes. Le parti d’avant-garde assura l’exercice de l’autorité de l’État après la prise du pouvoir et se représenta, réécrivant l’histoire de façon à ce qu’elle corresponde aux orientations utopiques décrites dans Que faire ?, comme l’instigateur du processus.

Rosa Luxembourg avait perçu la complexité et l’imprévisibilité du processus révolutionnaire et réfuté les arguments de Lénine, lui opposant la créativité autonome de la classe ouvrière. Elle considérait l’ultracentralisme défendu par celui-ci comme stérile et immoral : « Les erreurs commises par un mouvement ouvrier vraiment révolutionnaire sont historiquement infiniment plus fécondes et plus précieuses que l’infaillibilité du meilleur “Comité central”. » Alexandra Kollontaï porta une critique similaire depuis l’intérieur, plaidant pour une forme de gestion partagée de l’industrie avec les syndicats et leur longue expérience pratique.

« La plupart des États (…) sont plus “jeunes” que les sociétés qu’ils entendent administrer. » Pour rendre les zones rurales, leurs productions, leurs habitants, plus identifiables et accessibles par le centre, de nombreux projets de « simplification agraire » ont été entrepris. Après être revenu sur l’exemple de l’Asie du Sud-Est précoloniale qu’il connait bien et a déjà longuement étudié dans Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, James C. Scott examine la collectivisation en Union soviétique et les villages ujamaa en Tanzanie. Il rappelle ce paradoxe de la politique coloniale agraire en Asie du Sud-Est : à l’exception de la canne à sucre, le rendement des petites exploitations dépassait toujours celui des grandes unités de production. Les plantations, malgré un meilleur suivi scientifique et une main-d’œuvre plus abondante, ne donnaient pas de meilleur rendement que les petits producteurs aux coûts fixes bas et à la main-d’œuvre familiale. En revanche, elles étaient plus faciles à surveiller et constituaient des unités fiscales plus pratiques. Il montre aussi que la volonté de rationaliser l’agriculture à grande échelle participait d’une foi partagée à travers le monde, autant aux États-Unis qu’en Union soviétique. Il relate différentes expériences qui toutes se sont révélées désastreuses, de la ferme Campbell en 1918, dont s’inspirèrent pourtant les agronomes russes, très impressionnés par la mécanisation avancée. De leur côté, les Américains admiraient la collectivisation soviétique et enviaient leur absence de contraintes. « À la différence du plan, la ferme n’était pas hypothétique, générique ou abstraite, mais singulière, complexe et imprévisible, avec sa combinaison unique de sols, sa structure sociale, sa culture administrative, son climat, ses structures politiques, ses machines, ses routes et les pratiques et compétences professionnelle de ses employés. »

Entre 1930 et 1934, Staline, voyant qu’il ne pourrait « liquider les koulaks » ni collectiviser à l’aide des soviets ruraux, envoya 25 000 communistes et prolétaires urbains, leur donnant les pleins pouvoirs pour réquisitionner les récoltes, réprimer et collectiviser. L’État « gagna » cette « guerre » contre la paysannerie en faisant des millions de morts. Les sovkhozes et les kolkhozes n’atteignirent aucun objectif si ce n’est celui du contrôle politique, ne réussirent pas à augmenter la production ni à devenir des exploitations technologiquement efficaces. L’agriculture collectivisée persista cependant longtemps, grâce aux improvisations, au marché gris, au troc et à l’ingéniosité qui ont en partie compensé ses échecs.

De la même façon, la « villagisation » en Tanzanie, entre 1973 et 1976, fut un échec économique et écologique, mais garantit le contrôle de la population rurale par le pouvoir central. N’ayant aucunement tenu compte des savoirs locaux, des pratiques des cultivateurs et des bergers, ses concepteurs ne purent s’assurer de la coopération de ceux-ci. Sous la bannière du développement, ce programme ressemblait à une vaste plantation d’État. Toutefois, là encore, les avantages tactiques dont jouissaient les paysans tanzaniens, leurs stratégies de fuite, leur production et leurs échanges non officiels, la contrebande et leur peu d’empressement, évitèrent d’aboutir en pratique à la catastrophe qui s’annonçait.

En Éthiopie, la réimplantation fut plus brutale et mit fin à un héritage précieux d’agriculture locale et de savoir pastoral. Combinée à la sécheresse, elle déboucha sur la famine que les liens sociaux détruits avaient jusqu’à présent su éviter.

La logique à l’œuvre dans l’agriculture haut-moderniste est la même. La simplification radicale conduit à la seule recherche de la maximisation du rendement des récoltes et du profit. Exportée au tiers-monde, la planification agricole a échoué en raison de sa « myopie systématique et cyclopéenne ». L’incapacité à reconnaître ou à incorporer les savoirs produits en dehors de son paradigme ont fortement limité l’utilité des prétentions de la science agronomique.

L’éternelle inquiétude des cultivateurs de ne pas mourir de faim, les a incités à créer une grande variété de cultivars, de « variétés de pays », dont l’étendue correspondait à l’immense diversité des finalités humaines. « L’agriculture moderne et scientifique — caractérisée par la monoculture, la mécanisation, les semences hybrides, l’emploi d’engrais et de pesticides et la forte intensité capitalistique — a engendré un niveau de standardisation sans précédent. » La photo-ingénierie permit d’adapter, par sélection naturelle, le monde naturel au traitement mécanique, au détriment du goût et des qualités nutritionnelles. Cependant, la monoculture et l’uniformité génétique favorisent les épidémies, tandis que la diversité est une barrière contre leur propagation. L’utilisation massive de pesticides représente moins un progrès scientifique qu’« une dimension intégrante de la vulnérabilité génétique ».

Contrairement aux idées reçues, il s’avère que nombre de pratiques locales contrevenant aux « dogmes du catéchisme de l’agriculture haut-moderniste », étaient scientifiquement fondées et même dans certains cas préférables aux prescriptions : polyculture, culture itinérante, entretien de la fertilité des sols plutôt que l’apport d’engrais, plasticité des innovations, constamment ajustées et modifiées, dans les pratiques indigènes. Scott prend plaisir — qu’il sait parfaitement faire partager — à cette démonstration, puis s’attaque aux « hypothèses simplificatrices des sciences agricoles » : de même que les formules des lois de Newton rendent le calcul des orbites de deux corps fort simple, tandis que la réalité est toujours bien plus complexe, l’isolation des variables par la science expérimentale, appliquée à l’agronomie, ne tient pas compte des multiples interactions extra-expérimentales. Il prend l’exemple du DDT, qui permit effectivement de tuer les moustiques, mais dont l’épandage avait d’autres conséquences imprévues puisqu’en dehors du champ de vision de la recherche.

« Si la logique de l’agriculture réelle s’apparente à une réponse pratique et pleine d’inventivité à un environnement hautement instable, la logique de l’agriculture scientifique consiste quant à elle à plier autant que possible l’environnement à ses formules centralisatrices et normalisatrices. » Les dogmes du haut-modernisme, comme autant de « talismans de la vraie foi », dénués de distance critique, et donc fondamentalement non scientifiques, portent la responsabilité de leurs échecs. « La prétention impérialiste du modernisme scientifique n’admet le savoir que s’il lui parvient par la voie de la méthode expérimentale. Les pratiques traditionnelles, telles qu’elles sont codifiées sous forme d’usages et d’adages populaires, sont présumées ne mériter aucune attention ni processus de vérification. »

« Par elles-mêmes, les règles simplifiées ne peuvent en effet jamais générer de communauté, de ville ou d’économie florissantes. De façon plus explicite, on peut avancer que l’ordre formel se comporte toujours dans une très grande mesure comme un parasite aux dépens des processus informels, dont il ne reconnaît pas la présence mais sans lesquels il ne pourrait pas exister, et qu’il ne peut ni créer ni maintenir par lui-même. »

Dans un ultime chapitre, James C. Scott explore ces savoirs locaux capable d’évolution constante, qu’il appelle mētis. « D’une manière générale, la mētis représente un large éventail de savoir-faire pratiques et d’intelligence développés en s’adaptant sans cesse à un environnement naturel et humain en perpétuel changement. » En présentant l’étendue et les résultats possibles de la mētis, la puissance du savoir pratique reposant sur l’observation extrêmement fine et attentive de l’environnement, il montre de quelles connaissances se sont privés les projets haut-modernistes en imposant leurs plans sans concertation. « Le tempérament expérimental des peuples “préscientifiques“, souvent motivés par des menaces mortelles, a mené à de nombreuses découvertes importantes et utiles. » Les Indiens d’Amérique du Sud consommaient l’écorce des arbustes quinquinas pour soigner la malaria, par exemple. Et la variolisation était largement pratiquée bien avant le développement de la vaccination. Les trois quart de la pharmacopée moderne pourraient dériver de traitements traditionnels. Ainsi, « le haut-modernisme a eu rhétoriquement besoin de cet “autre”, de ce jumeau de l’ombre, afin de pouvoir se présenter lui-même comme l’antidote à ce sous-développement ». La destruction de la mētis n’est pas un effet secondaire du progrès économique, mais fait partie du « projet », jamais entièrement couronné de succès, des activités de l’État et du capitalisme bureaucratique à grande échelle. « La logique qui anime ce projet de substitution, néanmoins, est une logique de contrôle et d’appropriation. »

James C. Scott se défend pourtant de faire le procès du haut-modernisme ou des simplifications étatiques, leur reconnaissant des mérites en matière de santé publique, de sécurité sociale, d’éducation publique universelle, de citoyenneté notamment. Il met en garde « contre le danger de l’association des prétentions universalistes du savoir épidémique et de l’ingénierie sociale autoritaire ».

En conclusion, il préconise de procéder à petits pas, de préférer la réversibilité, de s’attendre à des surprises et de compter sur l’inventivité humaine. Les environnements complexes, divers et animés contribuent « à produire une population compétente, flexible et résiliente jouissant d’une plus grande expérience pour faire face aux défis et prendre des initiatives », au contraire des environnements étriqués et planifiés. « La logique de l’ingénierie sociale à cette échelle consiste à produire les sujets que ses plans avaient présumés au départ. » Il plaide aussi « en faveur d’institutions qui seraient multifonctionnelles, d’une grande plasticité, diverses et assez souples pour pouvoir s’adapter — en d’autres termes, des institutions profondément façonnées par la mētis ».

Impressionnant par l’ampleur des champs étudiés, cet ouvrage est un réquisitoire implacable contre « l’impérialisme » de la planification étatique, bureaucratique et capitaliste, un vibrant hommage à l’intelligence collective, une preuve de confiance en ceux qui pensent que « le chemin se créé en marchant », comme dit le poète.

Ernest London,

le bibliothécaire-armurier

Bibliothèque Fahrenheit 451

18 janvier 2021.