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Coup d’arrêt à l’ingérence impérialiste en Syrie: La renverse de marée semble inéluctable… Qui paiera les factures ?…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique avec des tags , , , , , , , , le mai 24, 2013 par Résistance 71

Sur l’intervention du Hezbollah en Syrie

 

IRIB & Ibrahim Al-Amin

 

23 Mai 2013

 

url de l’article original en français:

http://french.irib.ir/analyses/item/258120-syrie-sur-l-intervention-du-hezbollah

 

Ceux qui interviennent directement et via des proxis dans la guerre en Syrie…..

depuis le début du conflit – US France Grande Bretagne Turquie Qatar Arabe Saoudite Israël… crient au scandale lorsque certains éléments de la Résistance libanaise s’impliquent au côté de l’Armée Nationale Syrienne pour stopper l’approvisionnement en armes et mercenaires à partir du Nord Liban et empêcher que ce conflit n’engouffre le Liban ce que souhaite les USIsraël et leurs vassaux inclus Hollande. A Washington le Lobby  sioniste pousse à l’armement des mercenaires ASL al Nusra al Qaeda tandis qu’Israël accroit ses menaces…verbales et cherche à provoquer un "incident" sur le Golan occupé.

Ci dessous traduction de l’éditorial publié le 21/05/2013 d’Ibrahim al- Amin éditeur en chef du site libanais Al Akhbar ( proche du Hezbollah) version anglaise.

"Sur l’Intervention du Hezbollah En Syrie"

Le problème est trés simple : si les forces qui soutiennent l’opposition syrienne avaient pu leur fournir plus de soutien elles l’auraient déjà fait. En fait, il y a peu de choses qui ne leur ont pas livré en terme d’armement d’argent et de combattants. La seule réponse raisonnable à ceux qui demandent pourquoi ils ne sont pas intervenus directement dans le conflit c’est qu’il y a des limites à l’usage de la force militaire.

Au Liban, les supporters de l’opposition syrienne ont pris l’initiative dés le début de fournir des individus des groupes et toutes sortes d’assistance politique médiatique et matérielle. La frontière nord avec la Syrie est devenue une ligne d’approvisionnement pour l’opposition transformant Tripoli en base de soutien pour le soulèvement où de l’argent a été collecté, des combattants recrutés et entraînés et des armes rassemblées et passées clandestinement de l’autre côté de la frontière.

Quelques semaines après le début du conflit le soutien pour l’opposition est devenue publique alors que des "centres d’aide" ont été établis dans des endroits comme la Turquie et l’Europe parmi un grand nombre dans le monde sous prétexte "d’aider le peuple syrien" alors qu’en fait ce n’était rien d’autre que des camps militaires d’entraînements pour l’opposition.

Franchement personne – de la direction du Hezbollah jusqu’à sa base populaire – voulaient voir les combattants du parti engagés dans le conflit syrien. L’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats et la Jordanie se sont également joints à la campagne tout comme des groupes de Salafistes et Djihadistes de partout dans la région ont envoyé des douzaines de combattants qui ont cottoyés des forces spéciales françaises britanniques et américaines. Toutes leurs opérations se sont faites sur la base d’un renversement rapide du régime à Damas.

Mis à part ceux qui ont nié un tel soutien il y a ceux qui ont décidé de leur propre chef que la grande majorité des Syriens était opposée au régime ignorant une réalité totalement différente sur le terrain. Et quand des critiques ont fait remarquer l’influence croissante des éléments extrémistes salafistes dans la crise la réponse a été que c’était des mensonges fabriqués par le régime pour abîmer l’image de la révolution.

Au Liban, les forces du 14 Mars – aux côtés d’autres au service des pays du Golfe et de l’Occident – ont fait tout ce qu’elles ont pu pour faire en sorte que le Liban soit partie prenante de la position officielle arabe cherchant à détruire la Syrie sous prétexte d’un soulèvement populaire. Chaque fois que le ministre des affaires étrangères du Liban exprimait un point de vue différent ils devenaient hystériques.

Dans ce contexte comment traite-t-on l’implication du Hezbollah dans la bataille de Qusayr ?

Ceux qui s’opposent au soutien politique et militaire du Hezbollah au régime syrien sont les mêmes personnes qui rejettent tout rôle de la Résistance au Liban. Ils rêvent de transformer le parti en une organisation charitable ne l’ayant jamais soutenu quand elle combattait Israël pendant des années pour libérer le Sud. En fait leur histoire est remplie de trahison du pays et de coopération avec l’ennemi – de l’échec des accords de paix entre le Liban et Israël en Mai 1983 jusqu’a ouvertement soutenir l’attaque contre le Liban en 2006. S’ils le pouvaient ils se feraient un plaisir de combattre eux-mêmes le Hezbollah. A la place ce qui leur reste c’est d’espèrer que les takfiristes importent leur croisade au Liban pour qu’ils puissent incriminer le Hezbollah.

Vraiment personne – de la direction du Hezbollah à sa base populaire – voulaient que des combattants du parti s’engagent dans le conflit syrien. Mais en fait ce que la Résistance fait actuellement beaucoup l’apprécieront bientôt. Et afin de nous épargner un long débat sur ce sujet : ce que le Hezbollah fait en Syrie fait partie d’un combat plus large des forces de la Résistance contre un front meurtrier de forces réactionnaires… au coeur desquelles se tient Israël.

 

Ibrahim al-Amin est rédacteur en chef d’Al-Akhbar.

 

traduction Mireille Delmarre

Ingérence impérialiste en Syrie: Proche de la fin de partie ?…

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Syrie: La déroute imminente des forces arabo-occidentales à Genève II

 

Djerrad Amar

 

IRIB

 

Le 23 Mai 2013

 

Url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/258144-syrie-de-la-déroute-imminente-des-forces-arabo-occidentales-à-genève-ii

 

 

Une lecture politique de ce qui se déroule actuellement en Syrie montre un bouleversement des données, des visions et des objectifs, mais également un effondrement visible des projets et espérances des agresseurs.   Les ballets diplomatiques surtout vers la Russie et les réponses de Poutine et de Lavrov qui ne souffrent d’aucune ambiguïté, ainsi que les déclarations, devenues plutôt sensées, des responsables américains – par leurs références à la réalité et à la légalité, quoique encore équivoques, sûrement pour ne pas contrarier ses alliés en inquiétude – montrent que pour l’Amérique la limite est atteinte sans percevoir le minimum de ce qui est planifié, comme résultat sur la Syrie, se réaliser. Deux années de guerre contre un peuple, son armée, ses institutions et son histoire sans l’apparition ne serait-ce qu’une faille significative dans l’édifice syrien ; deux années de destruction des infrastructures de toutes natures sans voir la déliquescence prévue malgré les dizaines de milliards de dollars «investis» dans un contexte de récession ou de faillite des économies occidentales sachant que les bailleurs sont de riches monarchies arabes sous tutelle américaine.

La volonté d’exister, la détermination et la patience des syriens ont eu raison sur l’agresseur, ses ruses et son aliénation. En arriver à mobiliser des groupes terroristes intégristes disséminés à travers le monde, surtout musulmans, que l’on traquait hier, pour en faire aujourd’hui, contre de l’argent, des combattants «de la liberté» et «de la justice» sous la fausse bannière de l’Islam, au motif fallacieux du ‘‘Djihad’’, sans résultats probants, ne peut qu’obliger les puissants commanditaires, aussi déraisonnables qu’ils soient, au pragmatisme et au renoncement de cette aventure belliqueuse, onéreuse et sans horizon, qui virait vers une déflagration régionale, voire mondiale ! L’échec de l’aventure semble bien consommé et les cartes jouées au regard surtout des résultats militaires sur le terrain des combats.

Depuis l’annonce, par les deux «Grands», les USA et la Russie, d’une conférence «internationale» sur la Syrie, prévue à Genève, qui se veut ultime round pour celer cet encombrant et dangereux dossier, il ne reste plus chez les autres protagonistes, impliqués dans le versement du sang syrien, que de s’aligner malgré leurs murmures, leurs agitations trahissant une profonde désillusion. Quand Moscou et Washington ont décidé que la conférence aura lieu les 14 et 15 juin à Genève, au niveau des ministres et vice-ministres des Affaires étrangères, suivi de Ban Ki-Moon, position que Berlin ‘partage’, les autres seront contraint de suivre, y compris la funeste et félonne «Ligue arabe» que dirige le Qatar. En effet, dans le cas d’une guerre, toutes les décisions d’ordre politique s’inspirent ou se réfèrent aux résultats sur le terrain des combats; c’est une condition sine qua non. Et ces résultats c’est l’armée syrienne qui les imprime.

Il n’y a que la France, inféodée à Israël, qui dévoile, sans pudeur, son incompétence. C’est précisément au moment où les deux «Grands» envisagent d’y mettre fin, suite à un accord, en y convoquant cette Conférence, pour juste entériner la décision, que la France, honteuse et confuse, se sentant marginalisée, s’incruste pour manifester sa présence par un ‘m’as-tu-vu’ en déclarant, pour la galerie, que «l’Iran ne doit pas participer» tout en reprenant le refrain désuet «Bachar al-Assad doit partir», narguant la Russie qui trouve sa participation essentielle. L’Iran, qui est aussi visé, est lié par un accord de défense mutuel avec la Syrie. Selon Reuters, Lavrov a haussé le ton ainsi : «La chose principale est que l’Occident veille à la participation à la conférence des groupes d’opposition sans condition préalable et de faire pression pour que les adversaires d’Assad n’exigent pas des choses irréalistes» ajoutant «aucun doute qu’il est obligatoire d’inviter tous les voisins de la Syrie, sans exception. L’Iran, comme vous le savez, est un pays voisin de la Syrie».

La France justifie sa position par une tromperie (qui s’appliquerait plutôt sur elle) en claironnant : «Il y a un enjeu de stabilité régionale, on voit mal qu’un pays [l'Iran] qui représente une menace pour cette stabilité participe à cette conférence ». Prôner la paix en refusant les principaux protagonistes est non seulement insensé, mais motif de disqualification. C’est la France aussi qui soutient et arme les terroristes en Syrie en éloignant la solution. C’est donc la France qui représente une menace à la paix dans cette région, qui lui est étrangère, dont la participation est superflue, voire problématique, par ses accointances douteuses! Elle persiste encore, à reconnaitre un CNS, issu du néant, sans ancrage et sans élection, comme «le seul représentant légitime du peuple syrien». Quel cynisme ! Surprise de taille, au même moment, elle ‘perd’ une de ses colonies, la Polynésie, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU qui l’inscrit territoire à décoloniser par une résolution – présentée par trois minuscules pays – affirmant «le droit inaliénable de la population de la Polynésie française à l’autodétermination et à l’indépendance». Elle crie maintenant à «l’ingérence flagrante…un détournement des objectifs que les Nations Unies se sont fixées en matière de décolonisation» (rien que ça ?) alors qu’elle ne cesse de s’immiscer dans les affaires des autres peuples, en s’employant à choisir à leur place, tels la Côte d’Ivoire, la Libye, le Mali, la Syrie est bien d’autres ! Finalement, cela n’arrive pas qu’aux autres.

La France se rend compte, à ses dépens, qu’elle ne vaut pas grand-chose sur la scène internationale.

Le front ‘Ennosra’ qui constitue le groupe «djihadiste», composé de wahabo-takfiro-sionistes, le plus puissant de Syrie semble en débâcle, selon les derniers développements sur le terrain militaire, sous les coups de boutoir de l’armée syrienne et/ou en s’entre-tuant suite à des conflits intestins et sur le terrain politique en déchéance puisqu’il vient d’être classé désormais, perfidement , par son parrain, groupe «terroriste» après avoir misé sans succès sur lui en lui ‘‘déléguant’’ sa sale besogne par le truchement d’une «opposition syrienne à l’étranger» fragmentée, aux intérêts antinomiques.

Les Américains, qui ne visent que leurs intérêts, y verraient certainement d’un bon œil l’armée syrienne la débarrasser de toute cette racaille au risque de les voir retourner dans leurs pays poursuivre leurs méfaits. Les services européens de sécurité demandent même l’aide des services syriens pour les identifier, d’autant que le ministre allemand de l’Intérieur reconnaît l’existence d’environ 700 terroristes. La Syrie avait, en effet, présenté à l’ONU une liste de terroristes, issues de 28 pays (dont EU et Européens), actifs en Syrie. Ces terroristes ne peuvent être traqués sans une coordination étroite avec, surtout, les services syriens, libanais et iraniens.

A Al Qseir, dans la banlieue de Homs près de la frontière libanaise et à 15 km de Homs, est considéré point hautement stratégique pour les américano-sionistes – par sa position de carrefour et importante porte d’entrée des groupes armés et des armes venant de l’étranger – pour envahir Damas, est finalement sur le point de tomber entre les mains de l’armée syrienne ainsi que 36 villages situés dans sa banlieue. Toutes les voies d’approvisionnements d’ «Ennosra» seraient coupées. Le député libanais, Assam Ghansou, a confié à ‘‘Al Nachra’’ que des dizaines d’officiers français, britanniques, belges, hollandais, qataris auraient été capturés. Ne reste important, selon lui, que la libération de l’aéroport Al Zabgha qui permettra d’annoncer zones sûres les frontières syro-libanaises. La chute d’Al Qseir sera un tournant décisif de la guerre; un coup rude à l’axe wahabo-takfiro-occidentalo-sioniste. Du coup, le Conseil national syrien appelle  à une réunion urgente de la Ligue arabe pour arrêter cette «tentative de faire disparaître la ville et ses habitants de la carte» suivie de cris d’orfraie des commanditaires dont les EU qui ‘‘condamnent’’ l’assaut de l’armée syrienne pour libérer cette ville. Ce qu’ils autorisent chez eux, ils le dénient à la Syrie. De la fantaisie ?  On parle aussi de «nettoyage» par ratissages, depuis quelques semaines,  des zones et autres banlieues de Damas, d’Idleb, de Lattaquié, d’Alep,  de Deir Ezzor, de  Daraa  et de Hama essentiellement – beaucoup sont déjà sous leur contrôle – où l’on rapporte des centaines de tués par jour parmi les groupes armés composites pour la plupart des mercenaires étrangers et ce, sans possibilités d’être approvisionnés, remplacés ou renforcés. Un enfer où il ne reste que la mort ou, avec chance, la fuite ou la reddition. Cette dernière, qui est considérée trahison, a pour réponse l’exécution immédiate par les pairs. Cependant, devant la mort certaine, des milliers ont choisi de se rendre.

Cette bataille d’Al Qseir précipitera, sans aucun doute la tenue de cette Conférence que les analystes syriens assurent qu’elle sortira avec un résultat en deçà de ce qui est programmé par les autorités syriennes.   Forcément ! Selon les observateurs, l´armée syrienne, majoritairement sunnite, qui a une doctrine et l’expérience, aidés par les forces de «défense nationale », procède par intelligence, discernement, méthode et patience : informations, étude, stratégie, contre stratégie, tactiques, contre-tactique, offensive contre-offensive contrairement à la horde mercenaire, hétéroclite, indisciplinée, sans conviction, qui répond par les assassinats de civils, le lancement des obus sur les villes, les attaques des concentrations de personnes par des voitures piégées, les destructions des infrastructures économiques, sociales et culturelles, les attentats-suicides, l’éviscération des cadavres, les kidnapping dont des vieillards amnésiques pour les utiliser sûrement comme monnaie d’échange, l’embrigadement des enfants. Ils s’autorisent aussi de décréter le ‘‘Djihad sexuel’’ (forme de prostitution), de rendre licite le viol et le vol. Les planificateurs de cette conquête de la Syrie doivent être atteints d’une grave déchéance mentale pour engager et compter sur ces barbares-là !

Dans ces situations, la guerre contre la Syrie ne peut que toucher à sa fin, en faveur de la Syrie, au regard de la débandade qui règne dans leurs rangs d’une part et de la fébrilité et l’agitation sur le plan diplomatique qui saisit les États impliqués d’autre part. Cette certitude se vérifie d’abord par les incontestables succès de l’armée syrienne, ensuite par le «coup de grâce» porté suite à l’acquisition récente par la Syrie de moyens de défense redoutables – tels les S300 et les nouveaux missiles de pointe, sol-mer, du type ‘Yakhont’, des antinavires équipés de radars sophistiqués – qui ont ôté tout espoir de poursuivre la guerre encore moins de la gagner ! Le tout pris en tenaille par une armada de navires de guerre russes dont 12, au moins, ont accosté récemment au port Tartus. Ceci a fait réagir de façon curieuse le général Martin Dempsey, chef de l’état-major interarmes américain, qui estime que cela «risquait d’encourager l’armée régulière syrienne et de prolonger le conflit» (?!). Plutôt mettre fin aux provocations si l’on se réfère à Nick Brown, rédacteur en chef de la revue IHS Jane’s, qui fait autorité en matière de défense, qui affirme que ces missiles sont «difficiles à détecter et encore plus difficiles à abattre…[qu’ils sont] de taille pour tenir les bâtiments de guerre à distance des rivages syriens». L’intention cachée est révélée par d’autres responsables US qui pensent que ces engins «empêchent un blocus maritime de la Syrie et bloquent toutes possibilités de ravitaillement des groupes armés via la mer».

La dissonance, toutefois, vient du secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel qui a déclaré que les États-Unis allaient «continuer à discuter avec la Russie» et que les deux pays «ont un intérêt commun à empêcher une guerre régionale potentiellement explosive».

Les autres éléments qui ont accéléré les choses vers leurs fins sont notamment le raid israélien qui a eu pour conséquence un effet inverse de celui projeté; une aggravation de la «sécurité» d’Israël par l’ouverture du front du Golan – auquel adhère l’Irak avec l’annonce, par le conseiller de Maliki, Heydar Al Lami, de la création de comités pour la libération de ses hauteurs occupées par les sionistes – la fourniture d’armes plus sophistiquées au redoutable Hezbollah et, enfin, la sortie fortuite de Carla Del Ponte qui a démoli l’argument de l’utilisation, par l’armée syrienne, des armes chimiques qui allait justifier une intervention militaire extérieure. C’est les groupes armés, que soutient l’Occident, qui l’ont utilisé affirme-t-elle, sans ambages, après enquête. La dernière menace d’Israël d’user d’un autre raid sur la Syrie a non seulement reçu déjà la mise en garde ferme de la Russie, mais fait réagir l’ex-chef du renseignement sioniste, Amos Yadlin, qui a mis en doute le succès des raids prochains en affirmant que  «cette entreprise ne peut être couronnée…de succès vu les tensions que créerait une telle campagne…et les réactions que le camp d’en face manifesterait» ajoutant que «les S300 sont capables de viser les avions israéliens à des dizaines de kilomètres». Selon ‘Haaretz’, une autorité militaire aurait confié qu’Israël a «sous-estimé la puissance militaire du régime syrien et l’attitude à suivre fait toujours débat au sein de la hiérarchie militaire». Il faut toutefois rester vigilant avec cet Israël connu pour sa vilénie et ses coups tordus !

On ‘’réfléchit’’ même à un ultime (?) stratagème qui consiste en l’envoi de «Casques bleus» afin, dit-on, de «rassurer certains groupes ethniques» et «aider à stabiliser le pays», alors que ce genre de force ne se déploie qu’en cas d’accord de paix d’une part et lorsqu’il y a conflit entre groupes ethniques d’autre part ; ce qui loin d’être le cas en Syrie contrairement à la propagande de l’Occident ! Et puis, le monde connaît maintenant le rôle des «Casques bleus» de l’ONU…des espions déguisés onusiens pour la plupart ! Rien n’y fera. Tout est fini. Il n’y aura plus d’hégémonie américaine sur la région ni de supériorité sioniste. Le multilatéralisme est désormais établi. Le couplet monotone rabâché à la nausée «communauté internationale» ne prendra plus, l’attrape-nigaud «Ligue des États arabes» ne piégera et ne trompera plus. Nous verrons que le monde reconnaîtra, l’héroïsme, les sacrifices et la résistance du modeste peuple syrien face à la puissante alliance qui voulait le sacrifier pour l’intérêt et la suprématie. L’écrivain et philosophe russe, proche de Poutine, Alexander Prokhanov fait cette remarque d’importance «ceux qui ne veulent pas voir l’occupation rampante de la planète par les Américains feraient bien d’observer la Syrie et le rôle qu’y joue l’Occident » ( ‘hebdo.ch’, du 16 mai 2013).

Terminons par un extrait de l’entretien donné, par Bachar al-Assad, au journal argentin ‘Clarin’ qui nous renseigne sur les principes qu’il ne faudra pas toucher et sur des faits qui battent en brèche les versions tronquées occidentales: «Je ne sais pas si Kerry ou les autres ont reçu un pouvoir du peuple syrien pour parler en son nom, à savoir, qui devrait partir et qui devrait rester. Cela sera déterminé par le peuple syrien par les élections…la présence d’observateurs est une décision nationale».

Sur le terrorisme, il a déclaré «soyons clairs…il y a confusion dans le monde entre la politique et la solution au terrorisme. Ils estiment qu’une conférence politique peut arrêter le terrorisme sur le terrain. C’est irréel». Sur les armes chimiques et les accusations, il explique ainsi «ces déclarations de nos ennemis…changent tous les jours. Les armes chimiques sont des armes de destruction massive. Ils disent que nous les avons utilisés dans des zones résidentielles. Si je vous dis qu’une bombe nucléaire a été larguée sur la banlieue et qu’il a dix ou vingt personnes victimes, vous allez me croire ? L’utilisation des armes chimiques dans les zones résidentielles signifie…des dizaines de milliers de personnes tuées en quelques minutes. Qui pourrait cacher une telle chose ?». On comprend, en effet, pourquoi les Américains corrigent l’accusation en disant, maintenant, «en petite dose» à défaut de se renier. Dans peu de temps, il ne restera que les stigmates et les ondes d’une guerre psychomédiatique sans précédent, perfide, mensongère et vengeresse qui nourriront, durablement, plus de haine surtout pour les États compromis dans cette guerre injuste et prédatrice.

Une haine, bien sûr envers tous ces pseudos politiciens, ces pseudos journalistes ou chroniqueurs avec leurs médias-mensonges, ces pseudos organisations dites des «droits de l’homme», ces pseudos philanthropes qui font passer ces assassins,  ces gueux, ces lâches, ces ignorants, ces obscurantistes, ces dégénérés pour des vertueux ou de«bons samaritains», des épris de justice, de paix et de liberté.

Djerrad Amar

Coup d’arrêt à l’ingérence en Syrie: L’affaire se presente de plus en plus mal pour l’empire anglo-américano-sioniste…

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La faute de perdre de la Syrie

 

Gordon Duff

 

22 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/05/22/304761/syrias-failure-to-lose/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Syrie a surpris tout le monde. Elle était supposée s’effondrer il y a longtemps. Elle ne l’a pas fait, loin de là. Il y a de plus toutes les indications qui dénotent que le gouvernement syrien est en fait en train de gagner ce qui n’est pas en fait une guerre civile.

La Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite et “d’autres” ont amené les tourments du monde terroriste et criminel en Syrie et “délégitimisé” tout mouvement contre le gouvernement, mouvement qui fut en son temps vraiment basé sur des différences sectaires et politiques.

Nous avons maintenant de l’artillerie israélienne, une bombe perforatrice de bunker nucléaire américaine et même des véhicules israéliens comme preuves que ceci est véritablement une agression et non pas un autre “printemps arabe”.

Jusqu’ici, trois F16 turcs et un israélien, nous dit-on, ont été abattus.

Il y a aussi des preuves indéniables sous forme de vidéos, que les forces rebelles incluent des unités para-militaires qui commettent des actes horribles et méprisables envers la population civile syrienne.

Equilibre du pouvoir

Alors que la Syrie a fait bien mieux que de s’accrocher, la Russie s’est impliquée. Dans un article récent sur Press TV, Jim W. Dean souligne le fait de la réémergence de la Russie comme une puissance navale dans la Méditerranée orientale.

Ce qui est important, c’est que l’Amérique “a perdu le ballon des yeux”. L’hyper-focalisation de l’Amérique sur l’Iran et le Golfe Persique a mené à une diminution des capacités américaines en Méditerranée, pourtant considéré comme un “lac américain”.

Les Etats-Unis se sont retirés de la Méditerranée pour chasser pétrole et pouvoir, à la poursuite de rêves mondialistes dans l’Océan Indien. Sa base en Crète, la proposition de dépôt de carburant naval de Port Saïd, la base aérienne secrète à côté de Mogadishio, tout cela a été abandonné.

Le “cauchemar néo-conservateur” d’Israël comme “porte-avion” de l’Amérique au Moyen-Orient, ou comme “chien de garde de décharge publique” des Etats-Unis, est une politique que le gouvernement Obama admet maintenant ouvertement dans un constat d’échec navrant. Cette politique a permis à “la queue” Israël de “remuer le chien” Etats-Unis, poussant ceux-ci dans des guerres dont l’intention est de renforcer le pouvoir des likoudistes au profit de ce “plus grand Israël” auquel ils rêvent.

Le “plus grand Israël” qui serait payé par les 3000 milliards de dollars des contribuables américains et au prix de milliers de vies américaines perdues, des centaines de milliers de vies endommagées et un monde faisant face à la ruine économique et à la guerre mondiale.

L’effondrement américain

Le rêve d’un “plus grand Israël”, permettant à la “queue” de “remuer le chien”, a été rendu possible grâce à une attaque multi-faces sur tous les aspects de l’Amérique. La nation a été soumise à la propagande d’une haine de soi, de lutte de classes et de dispute sectaire.

Les Etats-Unis ont été submergés par un effondrement culturel, un chômage rampant, la pauvreté galopante, et l’acceptation générale que le totalitarisme et l’injustice sont des requis pour assurer notre sécurité.

Le peuple américain est maintenant constamment rappelé à la menace par le moyen d’attaques terroristes fausse-bannières savamment orchestrés, maintenant si évidents que plus personne ne loupe le message que cela implique.

La fiction est la réalité

La semaine dernière, le drame télévisé le plus populaire du pays, NCIS (Naval Criminal Investigative Service) a dévoilé une conspiration criminelle “fictive” contre les Etats-Unis.

Ce feuilleton, vu à travers le monde, a longtemps mis en scène des scenario impliquant des terroristes iraniens et a été très enthousiaste au soutien à Israël.

Il dit maintenant, de manière fictive bien sûr, que les hostilités entre Israël et l’Iran et même la Corée du Nord, sont orchestrées par la CIA au travers du terrorisme fausse-bannière et des assassinats.

Il dit que les actions agressives des Etats-Unis dans le monde sont faites pour tromper le peuple au sujet d’une menace bien plus grande, une menace qui a sa source à l’intérieur même des Etats-Unis.

Avant les attaques de Sandy Hook et Boston, aucun feuilleton télévisé n’aurait eu la permission de suivre un tel scenario même aussi fictionnel que celui-ci. L’émission Rubicon a essayé et fut rapidement annulée.

Les officiels du renseignement américains, en privé, ont exprimé leur choc à ce qu’ils voient comme un “pré-conditionnement” du public à accepter le fait que la CIA est une organisation impliquée dans le terrorisme domestique.

Vide

Le timing des évènements en Syrie a été un désastre particulier pour les Etats-Unis. Par une mesure de “séquestre”, les mesures d’austérité imposées par le gouvernement ont réduit en effectif les forces militaires en Méditerranée et dans l’Océan Indien, tout comme l’ont été les opérations de collecte de renseignements.

Ce que les Etats-Unis n’ont pas vu, c’est le vide qu’ils ont créé. “La nature déteste le vide”.

Alors que les Etats-Unis se sont retirés, même discrètement, la Russie elle a réaffirmé sa position au Moyen-Orient, de manière la plus évidente avec la défense de son allié de longue date: la Syrie.

La Russie a aussi établi ‘calmement” des routes dans le Caucase, la bassin de la Mer Caspienne et s’est encore plus alignée avec l’Iran.

Plus inquiétant pour les Etats-Unis encore, la Chine suit le leadership de la Russie. De plus, la Chine étend ses activités économiques à travers la région au Pakistan, en Afghanistan, en Iran et en Afrique.

De surcroi, l’influence politique de la Chine a augmenté de manière dramatique et ceci est de première importance alors que l’Afrique s’enfonce dans une cascade de terrorisme, d’insurrections et de guerres civiles.

La mort du “fausse-bannière”

Lorsque le seul ami visible de la Syrie demeurait l’Iran, “l’approche en deux étapes” d’Israël, poussant les Etats-Uns à une confrontation militaire avec l’Iran, provoquée par de grosses attaques fausse-bannières, avait une chance de succès.

Quoi qu’il en soit, dans le monde d’aujourd’hui, toute attaque terroriste est bien mieux examinée, de manière plus sophistiquée et avec bien plus de cynisme. Peu de gens continuent de penser que des groupes terroristes internationaux, montrés de manière croissante être contrôlés par les agences de renseignement, pourraient opérer sans la complète complicité de factions très puissantes au sein même des nations “victimes” elles-mêmes.

Une “ignominie iranienne” serait très vite tracée remontant à Tel Aviv.

Le Liban et la Syrie

De nouvelles armes russes combinées avec les capacités hautement développées des forces du Hezbollah, ont changé l’équilibre des forces.

Israël a passé des décennies, sans parler des milliards de dollars des contribuables américains, à fortifier le plateau du Golan. Ceux-ci sont maintenant utilisés comme base d’opérations d’attaque de la Syrie par Israël, à la fois du Golan et du royaume hachémite compromis de Jordanie.

Peu maintenant doutent de l’attaque nucléaire du 4 Mai 2013, encore moins doutent qu’Israël est physiquement impliquée en Syrie en fournissant aux forces rebelles de l’artillerie mobile bindée, forces qui sont maintenant des forces mercenaires, terroristes et constituées d’éléments criminels.

De la même manière, avec un Hezbollah surveillant le flanc de la syrie, bien équippé non seulement avec des armements anti-blindés sophistiqués, mais aussi de nouveaux système de missiles de défense anti-aérienne individuels, ceci va arrêter la capacité d’Israël à opérer contre la Syrie depuis le Liban.

La forteresse du Golan est à risques

Israël parle continuellement de la menace pour Tel Aviv posée par les systèmes de missiles syriens. De fait, le système russe Iskander met une étiquette de prix sur les actions d’Israël que le pays n’est peut-être pas prêt de payer.

Le système Iskander peut non seulement détruire les batteries de défense Patriot III mais aussi sérieusement endommager les forces blindées israéliennes et les fortifications des plateaux du Golan.

Le missile Iskander est puissant, très précis et impossible à arrêter.

Les batteries de tir Iskander, protégées par les systèmes de défense anti-aériens S300, contrent de manière efficace les défenses aériennes israéliennes et laissent à la fois les blindés et les fortifications cmplètement vulnérables.

L’aspect de la chose le plus important bien sûr, est le caractère purement défensif de ces systèmes.

Préoccupations politiques

Il est de plus en plus évident qu’un arrangement politique va devoir avoir lieu pour la Syrie. Sans les interférences de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, d’Israël et le complotage des nations de l’OTAN, une telle conférence serait déjà en cours.

Beaucoup de gens sont morts et chaque mort ne bénéficie qu’à la Turqui, Istaël, l’Arabie Saoudite et l’OTAN.

Ceci est largement reconnu: les forces rebelles dans l’état actuel des choses, si elles venaient à triompher, mèneraient la Syrie dans une guerre civile de 10 ans au moins, une guerre où le nombre de morts actuel fluctuant entre 50 000 et 100 000 selon les sources, semblerait insignifiant.

On peut aussi se demander pourquou Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et leurs amis soutiendraient des forces étroitement alignées sur le terrorisme et l’extrémisme.

L’effet domino

Il ne fait plus aucun doute qu’il y a un agenda globaliste derrière la guerre en Syrie. Ceci n’est qu’une étape vers une guerre plus importante contre l’Iran, suivie de la subjugation de l’Afghanistan (bonne chance avec çà…) et un effondrement provoqué du Pakistan.

La logique derrière tout cela est bien sûr le pétrole et le gaz naturel. Alors que la planète prouve qu’elle regorge de réserves pétrolières et gazeuses, suffisamment pour les siècles a venir et ce particulièrement si les technologies alternatives d’énergie continuent à être supprimées, seul un contrôle total des réserves, des systèmes de distribution et une manipulation active et criminelle du marché et des prix peut offrir un retour adéquat.

Le contrôle des monnaies, le système de la réserve fédérale américaine, l’échec du système financier de l’Union Européenne et du FMI sont requis.

Les méthodologies, chacune représentant une attaque sur les citoyens du monde, conduites et motivées par des principes malthusiens erronés et archaïques, ont pour intention de priver des milliards d’êtres humains de la satisfaction des besoins de base et bien entendu, aussi de leurs droits fondamentaux.

Tout ceci peut éventuellement être mis cul par dessus tête avec l’affaire syrienne si le monde se réveille à la véritable menace.

Ingérence imperialiste en Syrie: L’ours russe est énervé… Poutine reprend les commandes…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme avec des tags , , , , , , , , , , le mai 22, 2013 par Résistance 71

Excellente analyse, qui confirme bien que la Russie est non seulement redevenue une super-puissance sur laquelle il faut compter, mais aussi en l’occurrence que la Russie est devenue le garant de la paix, ou du moins de la non-extension d’un conflit voulu par l’empire et ses larbins. Cela montre également les qualités d’homme d’état de Poutine. On aime ou pas, mais il faut lui reconnaître cela. 

– Résistance 71 ~

 

La revanche de l’ours: La Russie contre-attaque en Syrie

 

Juan Cole

 

21 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.truthdig.com/report/print/revenge_of_the_bear_russia_strikes_back_in_syria_20130521/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président Vladimir Poutine de la Fédération de Russie a tracé une ligne dans le sable à propos de la Syrie, dont il est déterminé à protéger le gouvernement d’un renversement possible. L’ours russe ne s’est pas imposé de la sorte hors de ses frontières depuis la fin de la guerre froide en 1991 et réaffirmé son statut de grande puissance. Essentiellement, la Russie essaie de jouer le rôle pour la Syrie que la France a tenu avec l’Algérie dans les années 1990, en soutenant son gouvernement militaire contre des rebelles, dont la plupart sont affiliés à l’islamisme politique. La France et ses alliés ont prévalu, ce qui a coûté environ 150 000 morts. Poutine et Al-Assad peuvent-ils obtenir ce genre de victoire ?

Alors que Damas réplique aux rebelles militairement, Poutine s’est mis en action sur les scènes internationale et régionale. Le gouvernement russe a persuadé le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie visant à une issue négociée. Poutine a sermoné le premier ministre israélien Netanyahou sur les attaques aériennes de son pays sur Damas, ainsi Moscou envoie des battereies anti-aériennes très sophistiquées à Damas ainsi que des missiles anti-sous-marins et d’autres types de munitions à un Assad incrédule et vient juste d’annoncer que 12 navires de guerre russes vont patrouiller la Méditerranée. Les actions russes ont sonné l’alarme à Tel Aviv et Washington et ont été louées à Damas et Téhéran.

Le régime syrien a bien roulé militairement ces dernières semaines. Il a réussi une percée sanglante dans les territoires adjacents de Damas, renforçant la capitale. Avec le soutien du Hezbollah, il a pris d’assaut la région d’AlQuseir tenue par les rebelles, près du Liban nord et une route de contrebande importante pour les rebelles et la clef de la ville centrale de Homs. Le gouvernement baathiste a besoin de conserver Homs afin que la Russie puisse continuer de renflouer la capitale par le port syrien de Latakia sur la Méditerranée. Les victoires du gouvernement syrien n’auraient pas pu être possible sans l’aide de la Russie et de l’Iran.

Régionalement, un axe Moscou-Téhéran s’est formé autour de la Syrie, qui résiste au soutien saoudien et qatari pour les rebelles. L’augmentation de la domination des forces combattantes rebelles dans le Nord par des groupes radicaux comme le front Al-Nosra, qui est ouvertement affilié à Al Qaïda, a eu pour conséquence directe une mise au ban du soutien pour la “révolution” et ce même en Arabie Saoudite. La vaste majorité des Syriens qui s’opposent au gouvernement ne sont pas des radicaux ni des fondamentalistes religieux, mais ces derniers ont le plus de victoires militaires. La caractérisation russe des rebelles comme terroristes radicaux est une forme de propagande de guerre, néanmoins elle a été effective. Les Saoudiens et les Jordaniens avaient prévu de créer un front d’opposition sud moins radicalisé vers la ville de Deraa, cette option a essuyé un sérieux revers depuis que le régime a repris la ville la semaine passée. Doha et Ryadh fulminent de la contre-offensive soutenue par les Russes.

Dans le même temps, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a réussi un coup il y a deux semaines en persuadant Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie, à laquelle à la fois le parti Baath et son gouvernement et les rebelles seraient invités, ce en vue d’un règlement négocié du conflit (Le Saint Graal de la Russie…). Cet accord a représenté une marche arrière de la part du gouvernement Obama, qui avait précisé auparavant que le départ d’Al-Assad était une condition sine qua non pour envisager une résolution, langage qui fut scrupuleusement évité par la déclaration commune Lavrov-Kerry à l’issue de leur entretien. Lavrov, un expert de l’Asie du sud et un poète joueur de guitare, parle comme si ce qui est arrivé au Yémen: une solution négocié et un gouvernement d’union nationale, serait un scenario plausible pour la Syrie. Pourtant, tant de sang ayant été versé dans ce pays, qu’une victoire militaire de l’un ou l’autre camp, semble maintenant plus réaliste.

Quand des sources du Pentagone ont fuité l’information que des explosions entendues à Damas le 5 Mai étaient en fait le résultat de raids aériens israéliens, Poutine est apparu livide. Il traça Netanyahou en visite alors à Shangaï et le villipenda au téléphone. Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Moscou, où Poutine est supposé lui avoir lu la loi sur les émeutes. Peu de temps après, le gouvernement du Likoud a fuité au New York Times que le but avéré des raids aériens n’avaient été que d’empêcher le transfert de munitions syriennes au Hezbollah au Liban et non pas à aider le renversement du gouvernement syrien. Les Israéliens tentaient clairement de s’éviter les foudres de Moscou et voulurent envoyer un message à Damas qu’ils resteraient neutres sur l’affaire syrienne mais pas sur l’armement plus avant du Hezbollah.

Poutine, visiblement pas du tout impressionné par la clarification de Netanyahou, répondit en annonçant avec force qu’il avait envoyé à la Syrie des missiles de croisière sol-mer Yakhont et qu’il planifiait de déployer des batteries anti-aériennes sophistiquées S-300 sur le sol syrien. Le chef d’état-major américain le Général Martin Dempsey et des analystes militaires israéliens protestèrent contre ces envois russes. Bien que Netanyahou continua à dire qu’Israël continuerait à bombarder la Syrie à volonté lorsqu’il suspectera que des munitions sont envoyées au Hezbollah, Poutine a juste maintenant augmenté le risque d’une telle intervention.

Les motifs de la russie ont souvent été interprètés par les profits qu’elle réalise en vendant des armes à la Syrie, ceci remontant à l’ère de l’URSS, mais ce business est en fait assez petit. D’autres ont suggéré que le fait que la Syrie loue à la Russie le port de Tartous, seul port méditerranéen des Russes, pèse lourd dans les décisions de Moscou. En fait, le soutien de la Russie à Al-Assad fait plus partie de la réaffirmation du retour de la Russie comme grande puissance sur la scène mondiale, ayant elle aussi un pouvoir de contrôle. Poutine veut élever la Russie de la 9ème à la 5ème puissance capitaliste mondiale. Analysant l’expansion agressive américaine de l’OTAN dans les pays de l’Europe de l’Est et l’implantation de bases militaires américaines en Asie centrale, Moscou est déterminée à recouvrer son ancienne sphère d’influence. De plus, bon nombre d’analystes militaires russes voient les “révolutions colorées” comme un complot de la CIA pour renverser des gouvernements devenus moins favorables afin de piller les ressources de ces états affaiblis, une tactique qu’ils pensent menacer directement la Russie. Tracer la ligne à ne pas dépasser avec la Syrie est, à cet égard, un moyen de souligner que le régime néo-autoritaire de Poutine continuera tranquillement.

La Russie n’est qu’à 24 heures de route d’Alep, la ville la plus au nord de la Syrie. Ayant écrasé une révolte islamiste fondamentaliste à la fin du siècle dernier au Dagestan et en Tchétchénie, tout en ayant mis en place un gouvernement tchétchène amical à l’issue, Moscou est parfaitement au courant des dangers de la dissémination des mouvements radicaux musulmans dans le proche Levant. De plus, environ 14% de la population syrienne est chrétienne, beaucoup d’entre eux appartenant au culte de l’église orthodoxe qui prédomine en Russie. L’église orthodoxe est une clef constituante électorale de Poutine, s’est opposée au renversement du gouvernement baathiste syrien, vu comme un protecteur de ses coreligionnaires.

La pensée du ministère russe des affaires étrangères a été clarifiée avec son communiqué de samedi sur le ravivement de l’insurrection radicale sunnite en Irak ces dernières semaines. Se plaignant de ce qu’il appelle des attaques terroristes à Mossoul et à Bagdhad, le site internet du ministère a dit, d’après une traduction de l’Open Source Center du gouvernement américian, que “Nous sommes particulièrement concernés par la recrudescence des tensions sectaires en Irak, qui sont en train de tourner en une confrontation armée directe entre des éléments radicaux chi’ites et sunnites. Ceci est largement dû à la situation dans la pays voisin de Syrie et la dissémination des activités terroristes des militants opérants sur le sol syrien.” En d’autres termes, la Russie voit la révolution syrienne dominée par des groupes liés à Al Qaïda, comme le front Al-Nosra. Moscou voit ces évènements comme des déstabilisateurs qui ont un potentiel de radicalisation du Moyen-Orient, vu comme vulnérable aux attaques.

Le momentum des rebelles s’est considérablement amoindri ce dernier mois, alors que la riposte de Poutine a raidi et renforcé la motivation de Damas et a donné à ses forces armées le petit plus nécessaire pour regagner les territoires. Le président russe est en train de tisser une toile protectrice autour de son client, tout en mettant en échec les vents islamistes fondamentalistes wahabbites soufflant depuis la péninsule arabique. Il a aussi repoussé l’intervention opportuniste d’Israël, se préoccupant que cela pourrait déstabiliser encore plus Damas.. Dans le même temps, il a imprimé sur Washington le besoin d’une résolution négociée au conflit, une idée que le président Obama, trainant les pieds depuis longtemps à l’idée de renvoyer des troupes dans un nouveau bourbier moyen-oriental, a commencé à tolérer. L’envoi par Poutine de systèmes d’armement très puissants à l’armée syrienne, et son envoi d’une flotte russe en méditerranée par le détroit de Gibraltar, a rendu évident à tous que la grosse puissance militaire russe, sera, le cas échéant, à la disposition du régime baathiste d’Al-Assad. Le pari de Poutine sera ou ne sera pas couronné de succès, mais cela montre d’une manière indiscutable que l’ère d’une seule super-puissance et de l’unilatéralisme américain est révolue et ce en faveur d’un monde bel et bien multipolaire.

Résistance à l’empire: Une petite bourgade sicilienne tient tête à la mondialisation de la guerre…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , le mai 22, 2013 par Résistance 71

Les merdias de masse ne nous en disent rien… Ah ben pourquoi ?

Il est tout de même symptomatique et effarant de constater que de grandes avancées technologiques ne se font que pour et par les complexes militaro-industriels ou industriels à des fins essentiellement destructrices, de profits et de contrôle des populations… Il est quand même sérieusement temps de reprendre tout cela en main, nous les peuples, sans intermédiaires privés ou étatiques et pour le bien commun pour changer !…

– Résistance 71 –

 

Muos: Niscemi résiste à l’empire

 

Manlio Dinucci

 

21 Mai 2013

 

url de l’article en français:

http://www.voltairenet.org/article178555.html

 

Une petite ville italienne résiste à l’implantation de Muos sur une base militaire. Muos ? C’est le système ultra-sophistiqué qui devra relier toutes les unités combattantes des États-Unis et de l’OTAN. Niscemi ? C’est le petit village sicilien qui résiste à l’Empire et défend la paix en Syrie…

 

Lockheed Martin —compagnie étasunienne aérospatiale et de « sécurité globale » qui a 120 000 salariés et des ventes nettes de 50 milliards de dollars annuels— vient juste de livrer le second satellite Muos à Cap Canaveral, d’où il sera lancé en juillet. Le premier satellite est déjà opérationnel depuis 2012. La constellation entière de quatre satellites de ce nouveau système de communications de la U.S. Navy sera en orbite d’ici 2015.

En attendant, la firme General Dynamics —autre géant de l’industrie guerrière, avec 90 000 salariés et des ventes annuelles de plus de 30 milliards de dollars— construit les quatre stations terrestres du Muos : deux en territoire étasunien, en Virginie et aux Iles Hawaï, une en Australie et une en Sicile. Chacune dotée de trois grandes paraboles de 18 mètres de diamètre.

General Dynamics est en train de fournir aux forces étasuniennes les premières radios portatives An/Prc-155 : des smart phones pour la guerre qui, à travers le Mobile User Objective System à très haute fréquence, transmettent en mode crypté, simultanément, voix, vidéos et données en streaming (diffusion et lecture en flux continu, NdT).

Avec le second satellite, le système sera utilisable par plus de 20 000 des terminaux actuels : ceux-ci seront ensuite remplacés par les nouveaux, qui transmettent une mole de données 16 fois supérieures. Sous-marins et navires de guerre, chasseurs-bombardiers et drones, véhicules militaires et services terrestres seront ainsi reliés à un seul réseau de commandements et de communications, pendant qu’ils sont en mouvement, dans n’importe quelle partie du monde où ils se trouveront.

Les stratèges qui ont conçu cette machine de guerre globale ne se seraient par contre jamais attendus à ce que les habitants d’une petite ville de Sicile, Niscemi, aient osé résister. Quand le projet Muos est lancé par Lockheed en 2004, le gouvernement Berlusconi autorise en secret l’installation en Sicile d’une des stations terrestres. C’est Sigonella qui est choisie, mais une étude réalisée par une société étasunienne prévient que les très fortes émissions électromagnétiques des antennes peuvent faire exploser les engins présents sur la base (base militaire étasunienne, NdT). On choisit donc Niscemi, où se trouve déjà un centre étasunien de transmissions radio navales avec 41 antennes. L’autorisation est donnée, secrètement toujours, par le gouvernement Prodi et, en 2007, la Région Sicile donne son feu vert à l’installation. Feu vert que les habitants et la Municipalité de Niscemi, par contre, ne donnent pas, conscients des dommages sanitaires que représentent les émissions électromagnétiques. Ainsi naît le mouvement populaire No Muos qui se diffuse aussi dans les communes limitrophes et, en mars dernier, le nouveau président de la Région, Rosario Crocetta, révoque définitivement l’autorisation pour le Muos de Niscemi.

C’est alors qu’éclate la contre-offensive. Les actions non-violentes des militants No Muos sont durement réprimées et condamnées par l’ambassade étasunienne à Rome et par le ministère italien de la Défense, qui attaque la Commune de Niscemi au Tribunal administratif régional (TAR) en demandant un gros dédommagement pour l’interruption des travaux. Tandis qu’on attend la réponse de l’Institut supérieur de la santé (dont il n’y a pas grand-chose à attendre) et que le physicien John Oetting de la Hopkins University assure que les antennes Muos émettent moins de radiations qu’un four à micro-ondes, des parlementaires Cinque Stelle (mouvement du comédien Beppe Grillo, NdT), après avoir visité l’installation, assurent que « les travaux sont à l’arrêt et que les paramètres montrés par le consul Moore sont au-dessous des limites de la dangerosité ».

Déclarations contestées par les manifestants qui, avec des inscriptions comme « No war in Syria » et « Contre le Muos pour une Méditerranée de paix », montrent que leur lutte est aussi une résistance aux politiques de guerre.

Manlio Dinucci

Traduction 
Marie-Ange Patrizio

Source 
Il Manifesto (Italie)

Histoire et science sociale: Eurocentrisme et la persistance du colonialisme

Posté dans actualité, altermondialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le mai 21, 2013 par Résistance 71

Fondements et permanence du colonialisme

 

Nils Andersson

 

10 Novembre 2011

 

url de l’article:

http://www.anticolonial.net/spip.php?article2316

 

Pendant des millénaires, premières colonisations : Égypte et Mésopotamie, monde gréco-romain et monde musulman, Asie hindouisée et sinisée, empire mongol, l’Eurasie et l’Afrique du Nord, furent des terres de conquêtes et de barbarie. Le plus ancien traité connu « de fraternité et d’amitiés » conclu vers 1280 av. J.-C, entre le roi d’Egypte, et le roi des Hittites fait l’objet d’un accord sur les frontières mais il est implacable envers les populations. Les souverains s’accordent d’extrader les fugitifs des deux camps qui cherchent asile soit en Égypte soit en pays hittite, le territoire est plus important que le sort des populations. C’est là une première permanence du système colonial et impérialiste, la primauté du territoire sur les populations.

Navigateurs, explorateurs et marchands vont êtres les premiers colonisateurs. En 1493, un arbitrage du pape accorde toutes les terres « trouvées ou à trouver, reconnues ou a reconnaître » à l’Espagne et au Portugal. Il s’agit d’un colonialisme mercantile et de mercenaires, avec le « système de l’exclusif ». La puissance coloniale s’assure le monopole des importations et exportations, ainsi les conquistadors s’attribuent pour leurs rois et pour eux-mêmes les richesses de l’Afrique et de l’Amérique. Au XIXe siècle, avec l’expansion du capitalisme industriel, la liberté du commerce, va prévaloir et modifier le système colonial en rationalisant et intensifiant l’exploitation économique, sociale et humaine des peuples colonisés. L’accaparement des richesses naturelles est la deuxième permanence du système colonial.

Autre composante constitutive du colonialisme, le goupillon, trois bulles du pape confient aux rois d’Espagne et du Portugal la christianisation des territoires « découverts et à découvrir ». Imposer sa religion fut tout au long de la conquête coloniale une composante essentielle de la mission civilisatrice de l’homme blanc. Évangéliser est la troisième permanence du système colonial.

Pour compenser la chute de la démographie qui résulte en Amérique de l’extermination des Indiens, du travail forcé auquel ils sont soumis et des maladies contagieuses amenées par les Européens, il est organisé dès le XVIIe siècle le plus ignoble des commerces, la traite négrière. Pendant trois siècles l’esclavagisme participera du système colonial. Si la traite négrière a été abolie, la « force noire » du général Mangin lui succéda, avec l’enrôlement massif comme chair à canon pour les guerres impérialistes des tirailleurs sénégalais, malgaches, algériens, marocains, tunisiens et indochinois, puis les colonisés deviendront une main d’œuvre exploitable sans limite dans les métropoles. Quatrième permanence du système colonial, l’exploitation sociale et humaine des peuples colonisés.

Le goupillon accompagne le glaive. La violence dont se vante le capitaine de Montagnac lors de la conquête de l’Algérie : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe… » est inhérente au colonialisme. Violence que justifie Alexis de Tocqueville – grande référence de la pensée libérale et démocratique – quand il écrit : « Du moment que nous avons admis cette grande violence de la conquête, je crois que nous ne devons pas reculer devant les violences de détail, qui sont absolument nécessaires pour la consolider. » Cinquième permanence du système colonial, le recours à la violence de la guerre et de la répression.

À la violence physique s’ajoute une entreprise de dépersonnalisation, symbolisée par le Code de l’indigénat en Algérie, l’apartheid en Afrique du Sud, la ségrégation aux États-Unis et ailleurs. règles fondées sur la supériorité de l’homme blanc. Le Code de l’indigénat, par exemple, était un régime d’exception avec la mise en place de deux collèges électoraux, un pour les Français, un pour les indigènes. L’interdiction faite aux Algériens d’être maire ou président d’une assemblée qui comprend des Français, leur exclusion de certaines écoles ou interdiction faite à un officier « indigène » de commander un officier français même d’un grade inférieur au sien. De plus les Algériens sont soumis à la loi de la « responsabilité collective », non seulement ils ne sont pas des citoyens égaux mais leur individualité est niée, ils sont une masse. Déniant leur identité aux peuples colonisés, les colonisateurs vont imposer leur langue, leur culture, leur idéologie, fondée sur la supériorité de l’homme blanc. Racisme et colonialisme ne font qu’un. L’aliénation du colonisé est la sixième permanence du système colonial.

Il n’y a pas eu un mais des colonialismes, des distinctions peuvent être opérées, mais dans l’échelle de l’abomination tous les colonialismes sont égaux. Et dans le nouvel ordre colonial, comme dans l’ancien on retrouve ces six permanences : primauté du territoire sur les populations, accaparement des richesses naturelles, imposition de la religion du colonisateur, exploitation sociale et humaine, recours à la violence de la guerre et de la répression, aliénation culturelle et idéologique du colonisé.

S’il est paru important de rappeler ces permanences du colonialisme, ce n’est pas pour énumérer les maux du colonialisme, mais pour inscrire notre débat dans les luttes émancipatrices présentes car, sans une approche globale du système colonial, il ne peut y avoir de sortie du colonialisme.

Sortir du colonialisme : désaliénation et luttes communes

L’indépendance nationale acquise au prix de grands sacrifices par la lutte armée ou accordée par le colonisateur est une étape essentielle de la décolonisation, mais elle n’est et ne pouvait être qu’une étape. Comment aurait-il été possible que le colonisé se libère de son aliénation du seul fait d’être indépendant. Rompre avec les chaines de siècles d’oppression politique, d’exploitation économique, de soumission idéologique demande un temps long. Il est donc normal que l’on se pose aujourd’hui, la question : comment sortir du colonialisme ?

Pour sortir du colonialisme au stade d’une « mondialisation » qui est inscrite dans le processus même des conquêtes coloniales, il y a deux démarches obligées : rompre avec l’aliénation coloniale et créer les conditions pour que les peuples colonisés, ex-colonisés et les peuples des métropoles mènent des luttes communes.

Rompre avec l’aliénation, Fanon dénonce combien les comportements humains des « damnés de la terre » sont gangrenés par le colonialisme et le racisme, la radicalité de Fanon répond à un besoin de survie identitaire. Il souligne l’importance du regard porté sur les résistances au colonialisme. Mais Enzo Traverso fait le constat : « Une large partie de l’historiographie dite post-coloniale, revisite le passé à travers le prisme de la victime, dans un horizon privé de toute utopie, où il n’y a plus de place pour la mémoire des luttes émancipatrices des esclaves et des colonisés… » Il faut rompre avec toute logique victimiste du colonisé, subissant l’oppression coloniale. Il faut au contraire redonner place à la longue mémoire des luttes de résistance et émancipatrices qui ont porté les peuples colonisés il y a un demi-siècle au centre de l’Histoire.

Quel chemin parcouru depuis 1885, summum de l’arrogance coloniale, où la Conférence de Berlin décide des règles de partage de l’Afrique où il est convenu que « toute puissance européenne installée sur la côte peut étendre sa domination vers l’intérieur jusqu’à rencontrer une ‘sphère d’influence’ voisine. » Plus simplement dit : là où l’homme blanc pose le pied, le sol et les gens lui appartiennent.

L’ordre colonial est à son apogée. Le monde se partage entre les Empires coloniaux anglais et français dominants, les empires espagnols, portugais et hollandais déclinants (lutte d’indépendance en Amérique latine), les nouveaux empires coloniaux allemand, italien et belge et les États-Unis et la Russie conquérants. Les possessions britanniques, première puissance coloniale, représentent alors un quart des terres du globe et un quart de la population mondiale. Seule puissance non occidentale à mener une politique impérialiste, le Japon.

La domination coloniale paraît alors sans fin. Mais les peuples colonisés s’organisent politiquement, certains engagent des luttes de libération nationale, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est affirmé dans le cadre des Nations Unies. C’est le temps des ruptures, des sacrifices aussi, de Bandoeng, de la révolution AAA (Afrique, Asie, Amérique latine), amenant un bouleversement historique majeur. On ne peut sortir du colonialisme sans faire vivre cette mémoire.

De très nombreuses contributions des ex-colonisés sur les effets de la colonisation et ceux, tout aussi ravageurs, du néo-colonialisme – favorisé par la complicité et la corruption d’une grande partie des élites locales – témoignent d’une désaliénation du colonisé. Émancipation nationale et sociale mais également culturelle, identitaire, au pays et de l’émigré. Mais cette question n’est pas prise dans toute sa dimension si nous ne posons pas cette autre question, la désaliénation concerne-t-elle le seul colonisé ?

Certes non. Il en est pour le colonisateur comme, pour le colonisé. Les peuples victimes du colonialisme doivent se construire, s’émanciper, se libérer de ce passé et du présent néo-colonial où suppôts des anciens colonisateurs maintiennent leurs peuples sous leur dépendance et celle des anciens maîtres. Mais l’homme occidental doit lui aussi assumer son histoire, se libérer de sa propre aliénation de colonisateur, il doit lui aussi faire, « peau neuve », sans quoi il ne cesse de reproduire son aliénation dominatrice et raciste. On reste dans l’attente que les « élus du ciel », les colonisateurs, comprennent la nécessité de mettre en question leur identité de colonialistes qui continue à pervertir leur raison et leurs comportements.

On ne peut créer les conditions de modifier les rapports de force dans le monde sans sortir du double piège de l’aliénation du colonisé et de celle du colonisateur, dans laquelle nous maintient l’actuel ordre mondial. Face à la gangrène raciste, xénophobe, qui se répand dans le discours politique, intellectuel et médiatique, il faut dénoncer, inventer, découvrir, rompre avec la pensée dominante, y compris dans ce qu’elle gangrène nos rangs.

Autre obligation, créer les conditions de mener des luttes communes. Je voudrais rapporter ici à ce propos un colloque tenu à Milan au Centre Franz Fanon en 1962, il y a donc 50 ans, dans un moment de grandes avancées des mouvements de libération nationale, colloque qui avait pour thème, la gauche occidentale et le tiers-monde. Il a été souligné lors de ce colloque que la responsabilité historique de la gauche européenne est « de ne pas avoir compris la véritable importance des révolutions du Tiers monde, d’avoir considéré ces révolutions comme un fait particulier, isolé, dans le processus révolutionnaire mondial. » Faute de cette compréhension « nous avons pu assister, alors même que le cours de la décolonisation changeait le monde à un renforcement indiscutable du pouvoir capitaliste, à un affaiblissement progressif des forces démocratiques en Europe… »

Il a été lors de ce colloque posé la question « Le passage pour les mouvements de libération de la lutte armée avec l’accession à l’indépendance à des luttes revendicatives, démocratiques, une fois l’indépendance acquise, fera-t-il apparaître avec plus de clarté que l’ennemi est commun et que la décolonisation n’est pas un épisode particulier, historiquement isolé », qu’il appartient au mouvement général d’émancipation et que sans une solidarité active avec les peuples sortis du colonialisme, « la gauche européenne n’aura aucune efficacité. »

Cinquante ans après le constat est là, entre la gauche européenne et les peuples ex-colonisés ou encore colonisés, pris dans la nasse de l’économie de marché, soumis à la logique du néo-libéralisme dominante, il ne s’est pas créé une réelle solidarité et la question de l’efficacité de la gauche européenne reste posée.

Le monde a changé, les rapports de forces interétatiques ne sont plus les mêmes, les rapports de forces politiques, sociaux et économiques ne sont plus les mêmes, les rapports de force Nord-Sud ne sont plus les mêmes, les épicentres des mouvement d’émancipation et libérateur ne sont plus les mêmes. Mais le nouvel ordre mondial a aggravé les rapports dominants/dominés, colonisateurs/colonisés. Le capitalisme est toujours au fondement de la domination et de l’exploitation coloniale et sociale, nous sommes soumis aux mêmes maîtres, des maîtres dont les décisions sont de plus en plus exterritorialisées, loin de toute intervention et de tout contrôle citoyen, des maîtres qui nous mettent en concurrence, nous soumettent aux mêmes lois. Ce qui rend d’autant plus impératif de mener des luttes communes.

Sans cette solidarité, sans se sortir du double piège de l’aliénation colonialiste, dont nous ne sommes pas encore libérés et de l’aliénation néolibérale à laquelle il manque encore la radicalité d’un Fanon pour être dévoilée, on ne peut se libérer, ni les uns ni les autres, des lois de l’économie de marché, de la domination de l’idéologie néo-libérale auxquelles nous sommes soumis, nous ne pouvons faire prévaloir de la démocratie. Pour citer Jacques Bidet : « Auparavant n’existait que l’internationale : chaque classe exploitée se confrontait à sa classe exploiteuse, chaque peuple colonisé à son colonisateur. Et il pouvait s’établir entre eux une solidarité internationale. Aujourd’hui la logique du capital dessine l’horizon commun d’une histoire partagée. La lutte d’émancipation acquiert une perspective mondiale ».

Sortir du colonialisme, qui n’est nullement un système archaïque mais est aujourd’hui un constituant du système globalisé c’est, partant de mouvements locaux et nationaux, là où nous sommes, avec nos différences, nos expériences, en conjuguant nos mouvements, se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial.

 

Résistance politique: Combattre et éradiquer le fléau colonial, première nécessité

Posté dans actualité, altermondialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , le mai 17, 2013 par Résistance 71

“L’histoire du système mondial moderne a été pour sa plus grande partie, une histoire de l’expansion des États et peuples européens sur le reste du monde… L’expansion a impliqué dans la très vaste majorité des régions du monde incriminées, la conquête militaire, l’exploitation économique et d’énormes injustices.”

~ Immanuel Wallerstein, “European Universalism” ~

 

“Du moment que nous avons admis cette grande violence de la conquête, je crois que nous ne devons pas reculer devant les violences de détail, qui sont absolument nécessaires pour la consolider.”

~ Alexis de Tocqueville ~

 

Nous sommes tous des colonisés !

 

Résistance 71

 

16 Mai 2013

 

Le problème du colonialisme et de son avatar néo-colonial dans la société “post-coloniale” dans laquelle nous sommes censée vivre, est LE problème vital de notre temps à notre sens car il reflète, recycle et applique sur le terrain toutes les idéologies religieuses, devenues pseudo-scientifiques, de justification de l’oppression du vaste nombre par l’infime minorité.

Il n’y aura pas de changement sociétaire sans une refonte totale de la pensée et de l’attitude occidentales envers le monde en général et de l’occident lui-même en particulier.

Le nœud gordien du problème se situe au cœur même du credo économique de nos sociétés, celui de la propriété privée (à ne pas confondre avec la possession, cf. Proudhon), nous renverrons a ce sujet nos lecteurs aux écrits et démonstrations de Proudhon à ce sujet, car nous nous attacherons ici plus aux phénomènes sociologiques, psychologiques et anthropologiques du problème. Nous nous attacherons ici à montrer que d’un fondement religieux (la chrétienté contre les sauvages et les hérétiques), la raison d’être du colonialisme a glissé vers la pseudo-science une fois la racine religieuse chrétienne tombée en désuétude au XIXème siècle. Quoi qu’il en soit, tout part du même principe, celui d’une suprématie, et du sentiment de supériorité de la civilisation occidentale.

Dans son ouvrage classique et incontournable sur le sujet: “Discours sur le colonialisme” (1955), Aimé Césaire nous dit ceci:

Le grand responsable dans le domaine de la colonisation est le pédantisme chrétien pour avoir posé les équations malhonnêtes:

Christianisme = Civilisation et paganisme = sauvagerie, d’où ne pouvaient que s’ensuivre d’abominables conséquences colonialistes et racistes, dont les victimes devaient être les Indiens, les Jaunes, les Nègres.”

Au nom d’un dieu aussi aléatoire qu’oppresseur, l’occident a fait main basse dès la fin du XVème siècle, sur les terres du nouveau monde et au nom de “l’universalisme” culturel (aujourd’hui devenu “l’humanisme” occidental fondement du “droit d’ingérence” dans les affaires d’autrui…), a massacré, pillé, torturé, mis en esclavage les peuples indigènes aux nouveaux territoires, puis du continent africain et d’une bonne partie de l’Asie. A ce sujet, les écrits à la fois de Christophe Colomb dans son journal et ceux du prêtre, défenseur des indiens, Bartolomé de La Casas, sont formels et sans équivoque: massacres et mise en esclavage furent le lot quotidien au nouveau monde.

Comme l’a fait justement remarquer Nils Andersson, le système colonial est fondé sur six permanences:

  • La primauté du territoire sur les populations
  • L’accaparement des richesses
  • L’évangélisation
  • L’exploitation sociale et humaine des peuples colonisés
  • Le recours à la violence de la guerre et de la répression
  • L’aliénation du colonisé

Si la motivation économique de la colonisation est indéniable, surtout depuis la fin du XVIIIème siècle ; elle ne peut être possible que par une double aliénation.

Celle à la fois du colonisé et du colonisateur. Pour que le concept d’universalisme religieux, revendiqué très tôt par l’Europe, puisse être inculqué, puis lorsque la religion eût faibli, le relais soit pris par le concept d’universalisme culturel, d’humanisme universel de l’occident justifiant le principe d’ingérence toujours de rigueur aujourd’hui, il faut que les esprits de l’opinion soient formatés par une doctrine suprémaciste, que le peuple colonisateur soit convaincu du bien-fondé de la mission à assumer “au nom de l’humanité”. Ainsi la doctrine est simple, elle assume et clâme que l’occident a inventé la science, que de toutes les sociétés, seule l’occident à le pouvoir de penser, que la connaissance est son apanage et le reste du monde n’est qu’une nuit de pensées primitive ne demandant qu’à être éclairée. Nous sommes ici dans l’archétype même de l’ethnocentrisme et de la pensée totale éronnée s’auto- proclamant universelle.

De la même manière, les peuples colonisés doivent-ils être convaincus de la supériorité affirmée de leurs oppresseurs, de leurs bourreaux. Dans un cas comme dans l’autre, ceci relève de la manipulation psychologique totale et n’a aucun fondement scientifique.

Aimé Césaire disait:

Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux bas instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral et montrer qu’à chaque fois qu’il y a au Vietnam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend… et alors, un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour: les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets… Avant d’être victime du nazisme on en a été complice, que ce nazisme là on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil dessus, on l’a légitimé, parce que jusque là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens…

Le politique primant l’économique (l’État naît de la division de la société en oppresseurs et opprimés indépendamment de l’économique, le clivage est d’abord politique avant d’être économique, comme l’a montré fort à propos l’anthropologue Pierre Clastres dans ses travaux de echerche), colonisés et colonisateurs sont tous deux opprimés par le même schéma d’expression de l’autorité: le tribut. Pour assoir son pouvoir, l’oligarchie a très tôt fait payer le tribut à son peuple, car c’est en faisant payer le tribut que l’oligarchie établie son autorité coercitive et c’est en acceptant de payer le tribut que le peuple se soumet à ses maîtres. Ce tribut s’est ensuite tout naturellement étendu aux territoires colonisés sous la forme de l’exploitation en règle des resssources naturelles et humaines tout autant que du tribut que doivent continuer de payer les colons aux oligarques en place. Le principe de colonisation est en fait un phénomème “à tiroir”, exploitant colons et colonisés (certes à des degrés différents, mais ce n’est qu’une question de degré…) au profit du même tout petit nombre, servi par un lot de fonctionnaires parasites accrochés aux basques du système.

Toute la supercherie réside à faire admettre sur des bases on ne peut plus fragiles, que l’État en première instance est source de loi, sécurité, culture, progrès et égalité (dans sa forme de “démocratie représentative”) et que celui-ci, au nom donc de l’universalisme de la suprématie de la culture occidentale (qui n’est qu’un concept eurocentrique surrané…) représente la lumière qui doit rayonner sur le monde, d’abord à la maison, puis chez les “sauvages” incultes, païens et non-civilisés qui doivent se soumettre.

Ainsi, comme le dit Césaire plus avant: “Entre colonisateur et colonisé, il n’y a de place que pour la corvée, l’intimidation, la pression, la police, l’impôt (note de l’auteur: du tribut…), le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la mufflerie, des élites décérébrées et des masses avilies.” Et à ceux qui prétendent et veulent toujours croire que la colonisation c’est: les écoles, les routes, l’éducation, les canaux et les chemins de fer, tous essentiellement bien plus bénéficaires aux colons qu’aux colonisés, Césaire répond:

Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux, qui, à l’heure où j’écris ces lignes (1955), sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d’Hommes à qui on a inculqué savamment, la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir et le larbinisme.”

Le dogme colonialiste est fondé sur un eurocentrisme forcené, un délire mythomane déclarant comme l’a souligné Immanuel Wallenstein:

La science sociale européenne était résolument universaliste en affirmant que quoi qu’il se fut passé en Europe du XVIème au XIXème siècles, représentait un schéma qui était applicable partout, soit parce que c’était un résultat progressiste de l’humanité qui était irréversible ou parce que cela représentait l’assouvissement des besoins les plus basiques de l’humanité en enlevant les obstacles artificiels à sa réalisation. Ce que nous voyons en Europe n’est pas seulement bon, mais représente le visage du futur partout [...] Quand les colonisateurs français du XIXème siècle parlaient de la ‘mission civilisatrice’, ils voulaient dire que par les moyens de la conquête coloniale, la France, ou plus généralement l’Europe, imposerait aux peuples non-européens les valeurs et les normes qui étaient comprises par ces définitions de la civilisation. ”

Comment colonisé et colonisateur s’accommodent-ils de leur situation ? Comment l’un comme l’autre se satisfont-ils du statu quo imposé ? Ceci relève du domaine psychologique et idéologique. En empruntant beaucoup à la théorie gramscienne de l’hégémonie culturelle et à une vision libertaire, anarchiste de la société, le pédagogue critique brésilien Paolo Freire nous donna en 1970 des éléments de réponse dans son brillantissime ouvrage: “La pédagogie des opprimés”, en analysant de manière critique l’idéologie muselant à la fois colonisé et colonisateur, il devisa une pédagogie de la libération, de l’émancipation culturelle, politique et sociale.

Pour le colonisateur, l’oppresseur, tout lui est dû de par la conviction faite sienne de sa supériorité tant culturelle, que raciale. Citons en exemple Jules Ferry, chantre colonialiste de la IIIème république française, qui disait lors d’une intervention à la chambre des députés en 1885 la chose suivante:

Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… (il est coupé par d’autres députés indignés, puis reprend) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures...” Ceci fut la ligne historique du colonialisme français de la IIIème république qui mena la France dans les méandres de l’ignominie raciste dont elle ne s’est toujours pas défaite aujourd’hui quoi qu’on en dise et veuille le faire croire (cf. le dogme néo-colonial de la Françafrique toujours si vivace…)

Tout devient dès lors objet de sa domination. Freire analyse: “Pour l‘oppresseur, la conscience, l’humanisation de l’autre, n’apparaît pas comme le but d’une humanité totale, mais plutôt comme une subversion.”

Les colonisateurs/oppresseurs ne perçoivent pas leur monopole, leur hégémonie comme un privilège qui déshumanise les autres. Au delà de leur complexe de supériorité raciale, ils affirment avec aplomb qu’avoir toujours plus est un “droit inaliénable”, un droit qu’ils ont acquis par leur “courage à prendre des risques” et que par conséquent si les autres n’ont pas plus, c’est parce qu’ils sont incompétents, paresseux, voire les deux…  Le colon oppresseur va donc se préserver mentalement et physiquement de la “jalousie” du colonisé/oppressé et confronté aux faiblesses évidentes de ce raisonnement, s’enfoncera dans une dissonnance cognitive pathologique.

Ceci implique qu’en retour du complexe de supériorité de l’oppresseur, il y ait un complexe d’infériorité de l’oppressé, du colonisé. Celui-ci existe, ce complexe d’infériorité savamment entretenu du reste à grand renfort de pseudo-science sociale telles que le malthusianisme et le darwinisme social, qui ont débouchés sur des dogmes ethnologiques et sociologiques erronés, depuis démontés par les travaux d’ethnologues modernes tel Pierre Clastres, est une réalité toute aussi pathologique mais pas irréversible.

Les quatre piliers essentiels de l’oppression (dont le colonialisme fait partie…) selon Paolo Freire sont les suivants:

  • La conquête (physique, culturelle)
  • La Division pour mieux régner
  • La manipulation
  • L’invasion culturelle

Notons au passage que ceci peut à la fois se référer au colonisé mais aussi aux membres d’une nation colonisatrice, qui tombent eux-aussi  sous le coup de la domination, celle du consentement et de sa fabrication à grand renfort de propagande et de fausse-science.

Ainsi pour se libérer de la tutelle oppressive, les peuples doivent faire preuve de:

  • Coopération
  • D’unité pour la libération
  • D’organisation
  • De synthèse culturelle

Ainsi Freire et la pédagogie critique nous indiquent que: “L’authentique libération, le processus d’humanisation, n’est pas un autre dépôt fait dans la tête des Hommes. La libération est une praxis, c’est a dire une réflexion et une action des hommes et des femmes sur leur monde avec pour but de le transformer… Ici, personne n’enseigne à personne, personne ne s’auto-instruit. Les gens s’enseignent les uns aux autres, modérés par leur monde, par les objets connus qui dans un système banquier d’éducation, sont détenus par l’enseignant.

A cela vient s’ajouter une chose essentielle, à notre avis, pour garantir le succès de la sortie et de l’éradication du colonialisme sous toutes ses formes et le possible retour à un paradigme de droit égalitaire et de véritable progressisme libre et non dogmatique où tous et toutes y gagneraient et non pas l’habituelle clique de parasites en contrôle ; comme le note très bien Nils Andersson dans son essai “Fondements et permanences du colonialisme”:

Pour sortir du colonialisme au stade d’une ‘mondialisation’ qui est inscrite dans le processus même des conquêtes coloniales, il y a deux démarches obligées:

  • Rompre avec l’aliénation coloniale
  • Créer les conditions pour que les peuples colonisés, ex-colinisés ET les peuples des métropoles mènent des luttes communes.”

Andersson plus loin dit on ne peut plus pertinemment:

Il en est pour le colonisateur comme pour le colonisé. Les peuples victimes du colonialisme doivent se construire, s’émanciper, se libérer de ce passé et du présent néo-colonial, où suppôts des anciens colonisateurs maintiennent leurs peuples sous leur dépendance et celles des anciens maîtres. Mais l’Homme occidental doit lui aussi assumer son histoire, se libérer de sa propre aliénation de colonisateur, il doit lui aussi faire ‘peau neuve’, sans quoi il ne cesse de reproduire son aliénation domintarice et raciste.”

En conclusion de son essai, Andersson rejoint les thèses d’un auteur natif nord-américain (Mohawk de la confédération iroquoise) dont nous présenterons sur ce blog la traduction de larges extraits d’un texte essentiel pour mieux comprendre le colonialisme dont sont victimes toujours aujourd’hui les peuples natifs des Amériques, le professeur de science politique et spécialiste du droit natif Taiaaiake Alfred, lorsqu’il écrit:

Sortir du colonialisme, qui n’est nullement un système archaïque mais est aujourd’hui un constituant du système globalisé c’est, partant de mouvements locaux et nationaux, là où nous sommes, avec nos différences, nos expériences en conjugant nos mouvements, se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial.

Dans quel but ? Celui de nous émanciper, d’échapper au paradigme mortifère induit par une mini-élite dont l’hégémonie culturelle n’a que trop duré. Le salut sociétaire de l’humanité réside dans la libération du dogme suprémaciste parasite et criminel pour enfin vivre égaux, libres et heureux.

Ceci passe immanquablement par le fin du colonialisme, de son avatar néo-colonialiste, du capitalisme et de l’état garde-chiourme, tous instruments d’oppression de la vaste majorité par le petit nombre.

Lorsque l’occident et ses peuples aliénés auront réalisé et transcendé les leurres et les crimes d’un système qui n’a aucun lieu d’être, alors une révolution copernicienne politique et sociale populaire prendra place, la seule qui libèrera le monde à tout jamais.

Nous sommes tous dans le même bateau comme l’a entrevu parfaitement la 6ème déclaration de la jungle de Lacandon en 2005 par l’EZLN zapatiste du chiapas au Mexique:

Les capitalistes essaient de dominer le monde entier, la planète terre, le néolibéralisme est la théorie, le plan, qui fait fonctionner la globalisation, et le néolibéralisme a ses plans économique, politique, militaire, et culturel. L’objectif de chacun de ces plans est de dominer et de commander à tous et ceux qui n’obéissent pas sont réprimés et exclus afin d’éviter qu’ils contaminent les autres avec des idées de rebellion… Des nations très puissantes comme les Etats-Unis veulent tourner le monde en une gigantesqe entreprise, un marché géant pour vendre et acheter tout ce qui est possible et pour cacher l’exploitation faite autour du monde. Voici pourquoi le mouvement zapatiste EZLN dit que la mondialisation néolibérale est une guerre de conquête du monde entier, une guerre mondiale, une guerre déclenchée par le capitalisme pour dominer la Terre entière. Cette conquête est parfois faite par des armées qui envahissent des nations, mais souvent elle est faite avec l’économie, par le système de la dette et en amenant leur culture capitaliste, qui est la culture de la marchandise, du profit et du marché.”

Les oppressés natifs du sud du Mexique ont le dernier mot de la lucidité. Tendons-leur la main, à eux et à tous les colonisés, qui en retour nous aiderons à surmonter notre culpabilité d’avoir réduit le monde à ce triste paradigme mercantile et obscène.

Bibliographie:

  • Aimé Césaire, “Discours sur le colonialisme”, 1955
  • Nils Andersson, “Fondements et permanence du colonialisme, 2011
  • Jules Ferry, “Les fondements de la politique coloniale”, 1885, archives de l’Assemblée Nationale
  • Georges Clémenceau, “La colonisation est-elle un devoir de civilisation?”, 1885
  • Saïd Bouamama, “L’espace mental colonial comme matrice du racisme contemporain”, 2013
  • Immanuel Wallerstein, “Eurocentrism and its Avatars: the Dilemmas of Social Science”, 1997
  • Pierre Clastres, “La société contre l’État”, 1974
  • Paolo Freire, “La pédagogie des oppressés”, 1970
  • Ira Shor & Paolo Freire, “A Pedagogy for Liberation”, 1987
  • Russell Means, “Where White Men fear to Tread”, 1995
  • Taiaiake Alfred, “Peace, Power, Righteousness”, seconde édition, 2009
  • Taiaiake Alfred, “Wasase”, 2005
  • Diane Engelstad & John Bird, “Nation to Nation, Aboriginal Sovereignty and the Future of Canada”, 1992
  • Peter Nabokov, “Native American Testimony”, revised edition 1999
  • Gloria Munoz Ramirez, “Le Feu et le Mot, une histoire du mouvement zapatiste”, 2008

Nouvel Ordre Mondial: Agenda Bilderberg 2013 et monté en puissance du Google-berg et de son agenda totalitaire technocratique…

Posté dans actualité, crise mondiale, guerre iran, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le mai 14, 2013 par Résistance 71

L’oligarchie accélère la mise en place de la grille de surveillance, Google est maintenant ouvertement une force de contrôle du Nouvel Ordre Mondial, son PDG Eric Schmidt un totalitaire avéré

Le temps du boycott à grande échelle d’un grand nombre d’entreprises a sonné. N’oubliez jamais une chose: Sans nous… Ces ordures ne sont RIEN ! Ils n’existent que par notre consentement, souvent forcé ou obtenu par tromperie sur la marchandise, le cas de Google est un exemple typique de la vaste entreprise d’abus de confiance et d’oppression du capitalisme monopoliste, seul capable de fonctionner la main dans la mais avec des gouvernements hautement centralisés et ainsi parvenir à la réalisation d’un fascisme supranational.

Bilderberg 2.0 + Google-berg 1.0 = Fascisme 2.0

– Résistance 71 –

 

Google-berg: l’élite globaliste se transforme pour une révolution technocratique

Les réseaux de pouvoir autoritaires et anti-démocratiques sont revampés en forums tendance de style philanthropique

 

Paul Joseph Watson

 

13 Mai 2013

 

url de l’article:

http://www.prisonplanet.com/google-berg-global-elite-transforms-itself-for-technocratic-revolution.html/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le groupe secret du Bilderberg est en train de se transformer de manière significative, transformation qui le verra ainsi que d’autres réseaux à haut profil émerger sous la bannière de Google alors que l’élite accélère son plan de consolidation de l’agenda technocratique.

Le week-end dernier, les journalistes d’Infowars Paul Joseph Watson et Jon Scobie ont visité l’hôtel luxueux Grove à Watford, Angleterre, qui sera le lieu de rendez-vous de la réunion Bilderberg annuelle pour 2013 du 6 au 9 Juin; réunion qui voit annuellement converger plus de 100 des personnes les plus influentes au monde dans les domaines de la politique, du monde universitaire, de la technologie, des affaires et de la banque.

L’enquête fut déclenchée par nos sources, qui nous ont conseillées de visiter le Grove avant la réunion Bilderberg 2013. Ceci fait partie de ce qui va devenir une histoire à suspense alors que les pièces du puzzle se mettent en place grâce à quelques années d’efforts de recherche sur le groupe Bilderberg.

Ce qui a été découvert est époustoufflant et représente sans doute un des plus grands développements des 59 ans d’histoire du groupe Bilderberg.

Pour dire les choses le plus simplement possible, Bilderberg va merger avec Google sous la direction du PDG de Google Eric Schmidt, un membre très régulier des conférences Bilderberg. La conférence annuelle Google Zeitgeist, qui a eue lieu en ce même hotel du Grove depuis 2007, se déroule juste avant la conférence Bilderberg, quelques jours auparavant pour être précis.

Idée soutenue par nos recherches précédentes, nous avons été capables de confirmer par des conversations avec des exécutifs de la gestion de l’hôtel que le Grove est maintenant une base centrale pour l’agenda de contrôle de Google sur le paysage technologique et politique mondial.

Ce dont tout le monde parle au Grove n’est pas la réunion Bilderberg, qui serait apparemment un détail, mais la véritable excitation se focalise autour du Google Zeitgeist, qui a été décrit par le journal du London Independant comme “une version plus sympa du groupe Bilderberg, le réseau de l’ombre des financiers qui tient une assemblée annuelle, revampe son image comme les nouveaux maîtres de la technologie.”

Bilderberg est en fait redistribué dans son rôle de “Google-berg”, en partie à cause des activistes qui ont brisés le sceau du secret de la réunion et aussi en partie dans le souci de revamper des réunions secrètes  autoritaires et anti-démocratiques d’élites, en forums tendance libérale au style philanthropique débonnaire comme par exemple ces conférences Google Zeitgeist et TED.

En réalité, derrière le rideau, Google utilise ce types de forums comme justificatifs sur lequel fonder le consensus qui régit la planète. On nous a directement dit que les organisateurs derrière le soi-disant “printemps arabe”, qui commença en Tunisie et en Egypte, qui, comme nous l’avions documenté, ne sont en fait qu’une série d’évènements totalement provoqués par l’occident sous la forme de “révolutions colorées” masquées des atours de soulèvements populaires; leurs organisateurs donc ont été recrutés par Google et ont tous participé à une conférence Zeitgeits au Grove de Watford.

Il est aussi très bien documenté que l’homme responsable d’avoir commencé la “révolution” en Egypte qui a menée à l’installation de la confrérie des Frères Musulmans au pouvoir (dictature), que l’occident pourra utiliser afin de justifier toujours plus d’interventionisme, était l’employé de Google Wael Ghonim.

L’influence grandissante de Google sur les gouvernements britannique et américain est aussi très bien documentée. Eric Schmidt fut un conseiller des campagnes présidentielles d’Obama et un mécène de celles-ci. Il lui fut proposé également le ministère des finances et du trésor dans le gouvernement Obama. En Grande-Bretagne, les représentants de Google ont rencontré pas moins de 23 fois les officiels du parti conservateur depuis l’élection générale de 2010. David Cameron a fait un discours inaugural à la conférence Zeitgeist de 2006 avant de devenir premier ministre 4 ans plus tard. Le chancelier britannique George Osborne visita Google Zeitgeist quelques semaines avant qu’il ne participe à la réunion Bilderberg 2011 à St Moritz en Suisse.

La passerelle entre Google Zeitgeist et Bilderberg s’est approfondie ces dernières années, le quotidien du London Telegraph comparant le pouvoir de Google et de sa conférence avec celui de Davos et son forum économique, “attirant des personnalités de signifiance globale pour y parler et développer les réseaux.”

L’ancien président américain Bill Clinton, élevé au sein du groupe Bilderberg, a aussi donné des discours à Google Zeitgeist, tout comme le membre du Bilderberg, le prince Charles d’Angleterre. Un autre article du Telegraph décrivit le Zeitgeist comme “une des réunion de leaders des affaires les plus importantes, réunion de personnes qui sont généralement considérées comme étant des personnes capables de faire prendre forme à un futur global.”

Google se positionne de manière très claire comme une force devenant plus forte que les gouvernements dans le fait de contrôler et de gérer le comportement des gens à travers le monde de toutes les manières possibles, au moyen de voitures se conduisant toutes seules (et constamment contrôlées et tracées par une base de données géante centralisée par Google), aux lunettes Google, qui ne sont en fait que la capacité d’avoir un microprocesseur Google sur le front, en passant par l’implication profonde de Google dans la manipulation des mouvements de masse par les réseaux sociaux comme il le fit en Tunisie et en Egypte.

L’hôtel Grove est l’endroit parfait pour ce type de machinations compte tenu de son rôle durant la seconde guerre mondiale comme “un QG secret de Londres pour le projet secret X de voie ferrées entre Londres, Midland, et l’Écosse.”

La direction que tout cela prend peut clairement être reliée aux remarques faites par Eric Schmidt lui-même, qui a répétitivement clarifié qu’il pense que la vie privée est une relique du passé et qu’il planifie de faire de Google le Grand Frère ultime qui fera passer le “1984” de George Orwell pour un conte de fée enfantin.

“Nous n’avons pas besoin en fait que vous tapiez tout sur votre ordinateur. Nous savons où vous êtes. Nous savons où vous avez été. Nous pouvons savoir grosso modo ce que vous pensez. Je pense en fait que la plupart des gens ne veulent pas que Google réponde à leurs questions [...] Ils veulent que Google leur dise ce qu’ils doivent faire ensuite. Si vous avez quelque chose ou fait quelque chose que vous ne voulez pas que d’autres personnes ne le sachent, peut-être que vous ne devriez pas le faire en première instance. Nous avons besoin d’une identification de service positive pour les gens. Les gouvernements vont le demander (contrôle internet dans le style chinois). Nous savons tout ce que vous faites et le gouvernement peut vous tracer, vous surveiller. Nous saurons où vous vous trouvez à 50cm près, et nous réduirons cette marge à quelques centimètres dans le futur… Votre voiture se conduira toute seule, c’est emmerdant que les voitures furent inventées avant les ordinateurs, mais vous n’êtes jamais seuls, vous ne vous ennuyez jamais, vous n’ètes jamais à cours d’idées.”

Dans bon nombre de discours, incluant ceux qu’il a donné à Google Zeitgeist, Schmidt a livré sa vision collectiviste d’un monde interconnecté en permanence dans lequel l’individualité et la vie privée seront montrées du doigt, mises au ban et ceux qui refusent de signer et d’adorer la nouvelle religion du transhumanisme seront mis à l’écart comme des sauvages et des sous-hommes.

Ceci est maintenant l’agenda premier formulé par Google Zeitgeist et ses chantres, de concert avec le groupe Bilderberg ; ils ont beaucoup de membres en commun.

Bien occupé au Grove

Notre source nous a dit qu’il allait y  avoir “quatre ou cinq grosses conférences” à l’hôtel en Mai, Juin et Juillet, mais nous a confié que le Google Zeitgeist était de loin considéré comme le plus important de ces évènements, avec les 227 chambres de l’hôtel n’étant pas suffisantes pour héberger tout les invités et le staff administratif requis à participer, ajoutant qu’ils ont dû utiliser des hôtels de Londres.

De grosses structures temporaires, gardées par de la sécurité, sont aussi construites sur la propriété de l’hôtel lorsque nous l’avons visité. Elles devront être pour des évènements Google sous chapiteau, qui sont plus publics que leur réunion privée “Zeitgeist”. Ces facilités temporaires seront-elles également utilisées pour la réunion Bilderberg ? nous le verrons.

Notre source interne a insisté sur le fait que le personnel de l’Hôtel Grove a été instruit de ne pas divulguer d’informations sur la conférence Zeitgeist et que Google seul est habilité à divulguer des informations qu’il désire destinées au public. Quoi qu’il en soit, la réunion Zeitgeist était le sujet de conversation privilégié au bar de l’hôtel et à la fois les employés et les clients étaient très excités à son sujet.

La source nous a dit que la sécurité impliquée pour l’évènement sera du même niveau que pour une visite officielle d’état, ce qui veut bien sûr dire que l’argent du contribuable britannique sera utilisé pour financer cette opération de haute sécurité, tout comme il est admis que cela se passe pour donner une sécurité adéquate à la réunion Bilderberg. La source nous a dit que Google et Bilderberg ont choisi l’hôtel du Grove, car la sécurité est bien plus facile à effectuer que dans les rues de Londres où il y a un traffic intense.

L’agenda Bilderberg 2013

En terme de l’agenda de la réunion 2013, des indications de nos sources de l’intérieur nous ont donné de bonnes idées sur les différents sujets qui y seront abordés avant que le groupe ne donne ses instructions aux membres de terrain pour faire appliquer les décisions du consensus, chacun dans son domaine d’influence.

Gardez toujours présent à l’esprit le schéma d’action édicter par Henry Kissinger et qui fut éventé récemment par Wikileaks:

“Avant la loi sur la liberté de l’information, j’avais l’habitude de dire dans les réunions: nous faisons l’illégal de suite, l’anticonstitutionnel prend un peu plus de temps… (rires). Mais depuis la loi sur la liberté d’information, j’ai peur de dire des trucs pareils.” A dit Kissinger.

Au moins quelques uns des points ci-dessous seront discutés et un consensus sera trouvé lors de la réunion Bilberberg 2013:

  • Cibler les sites de production nucléaire iraniens au moyen de raids aériens dans les 3 ans à venir si l’Iran refuse d’abandonner son programme nucléaire.
  • Prolonger la guerre en Syrie en armant les rebelles pour retourner les récentes victoires des forces d’Al-Assad.
  • La menace d’une pandémie mondiale, causée en partie par une résistance aux antibiotiques, intéressant sujet connaissant l’implication de quelques labos pharmaceutiques représentés au Bilderberg, dans la diffusion  “accidentelle” de virus.
  • La création de la révolution de l’impression 3D et des manières de la contrôler afin de prévenir de la démocratisation de la production.
  • La soi-disante “résilience cybernétique” ce qui veut dire toujours plus de contrôle étatique sur l’internet. Pas mal de discussion au sujet de “feux de brousse numériques”.
  • Ils ont une peur bleue de perdre le contrôle de la dissémination de l’information. Discussions autour de l’idée avancée par Bill Clinton sur un “ministère de la vérité” pour l’internet, contrôlant ainsi ce qui peut être publié sur la toile.
  • Les soi-disantes “cités avancées” qui espionnent sur tous les aspects de la vie et du comportement public. L’installation de systèmes de rue intelligents, qui enregistrent les conversations dans la rue, déroulant ainsi un modèle de paysage pour un monde totalement technocratique.
  • La menace causée par l’instabilité sociale dûe au déclin des niveaux de vie et de santé.
  • Un dernier mouvement désespéré pour éviter que la Grande-Bretagne ne quitte l’UE, écrasant ainsi le rêve d’une fédération européenne totalitaire et centralisée.
  • Plus de plans de sauvetage bancaires pour renforcer l’Euro. Stagnation économique en 2013.
  • Augmenter le pouvoir des banques centrales sous le déguisement de “réformes bancaires”.
  • Organiser un système plus puissant de collecte d’impôts.
  • Gérer la bulle du crédit grandissante et qui menace la fuite en avant inflationnaire en Europe.

Nous vous en dirons plus sur l’agenda Bilderberg 2013 dès que nous aurons plus d’informations. Restez à l’écoute.

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: En souvenir de résistants…

Posté dans 11 septembre, actualité, altermondialisme, économie, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique avec des tags , , , , , , , , , le mai 12, 2013 par Résistance 71

Excellente compilation au sujet des lanceurs d’alerte décédés, certains de maladie, d’autres dans des circonstances plus que douteuses… Un hommage particulier est rendu à deux grands résistants contre le N.O.M: Aaron Russo et le Mohawk Splitting the Sky, décédé "accidentellement" il y a un peu plus d’un mois et auquel nous avions également rendu rendu hommage sur ce blog.

L’article ci-dessous est truffé d’excellentes références vidéos, qui devraient tenir éveiller nos lecteurs pour un bon moment, tout y passe: le 11 Septembre, le système financier, la répression et privation de liberté, l’état policier grandissant sans cesse partout…

– Résistance 71 –

 

Vigies libres contre extorqueurs et va t’en guerre: In memoriam, faisons du vacarme !

 

Yvon Panouferterre

 

10 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.alterinfo.net/Vigies-libres-contre-extorqueurs-et-va-t-en-guerre-In-memoriam-faisons-du-vacarme_a90180.html

 

 

« Votre société violente et chaotique, (…) porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage », disait Jaurès. Et dans ce royaume ténébreux régi par de sombres exploiteurs, les éclaireurs reçoivent leur lot de traques et de contrats sur la tête. Défendons la mémoire et l’honneur des dissidents trop tôt disparus en explorant leurs idées et en rendant hommage à leur conscience inquiète le plus fidèlement possible.

 

 

Huit jours après la disparition d’Hugo Chavez le 5 mars, Mr. Splitting the Sky (« Déchirant le ciel », comme la foudre), une autre incarnation du reproche populaire et de l’activisme pacifiste, ayant d’ailleurs écrit à Chavez, périssait dans une chute fatale. Assez étrange. Kissinger, de son côté, avait fait une chute le jour de la mort de Chavez, mais, en dépit de son âge, il s’en est remis après une journée à l’hôpital, aussi « immédiatement » qu’un Etat « commet des choses illégales », alors que « l’inconstitutionnel demande plus de temps », selon sa correspondance dévoilée la semaine dernière par Wikileaks. Sa mort intervient presque quatre ans après avoir tenté une première fois une « arrestation citoyenne » groupée de G.W. Bush à Calgary le 17 mars 2009. Il avait alors protesté contre les agressions guerrières et les actes de torture US en violation des conventions de Genève, et lors du procès, il avait reçu l’appui de l’ancien procureur Ramsey Clark qui avait dénoncé des agressions sans précédent depuis la 2e Guerre mondiale. Splitting représentait les Indiens d’Amérique et Chavez se sentait indien. A leur manière ou à leur suite, certains indigènes ou nouveaux indigènes indésirables de l’Empire US ont émis avec émotion et courage quelques éclairages dérangeants, pour que les peuples se réveillent, de vérité ou de dignité outragée, au faîte de leur parcours, avant parfois la chute. Faisant donc échouer les éventuelles tentatives de réduire ces dissidents au silence.

Les véritables semeurs de terreur, de désordre, de choc et d’effroi débusqués

Dans une interview célèbre du début de l’année 2007, six mois avant son décès dû à un cancer, Aaron Russo, pas anti-Chavez, qui fustigeait les banquiers à la fin de sa vie. estimait que le 11/9 avait été fait par le gouvernement et le système bancaire US pour perpétuer l’état de peur dans le peuple américain. Il citait apparemment Nick Rockefeller quant à un « hoax géant » entourant de futures guerres en Afghanistan, au Pakistan et en Irak où il n’y aurait pas de réel ennemi. Pour Russo, les terroristes ne faisaient pas la guerre aux Etats-Unis puisqu’il n’y avait pas eu d’autres attentats au moyen d’avions après le 11/9.

Honnête petit juif de Brooklyn ayant promu Janis Joplin et Led Zeppelin, soucieux de l’avenir de l’humanité, ennuyé par le fisc, il avait dit, dans une interview de 2006 pour Conscious Media Network (18’15", 21’46", 31’00", 36’15") : « Je veux que les gens se réveillent et savent ce qu’il se passe vraiment dans ce pays et le monde (…) d’abord [les banquiers centraux] veulent constituer des blocs : les Européens, les Asiatiques, les Amériques, ; et ensuite ils vont réunir tout ça (…) Si tout le monde se focalise sur le système de la Réserve Fédérale, comme un rayon laser, et jette tous les autres trucs temporairement, et si on la ferme, alors on a une chance de sauver ce pays (…) ces banques centrales du monde entier travaillent ensemble (..) elles contrôlent les gouvernements et elles peuvent contrôler les lois du monde (…) voilà la priorité : il faut viser la tête de la Bête. Et la tête de la Bête c’est la Réserve Fédérale et les quelques uns qui sont derrière elle ». La fermer pouvait selon lui se faire par un simple vote du Congrès.

 

 

 

Aaron Russo: interview sur le film "L’Amérique… by Agent__001

De même, Chavez avait émis ses doutes en 2006 sur l’infâme massacre du 11-septembre, qui déclencha la guerre contre les terroristes ou leurs co-responsables extrémistes. Un attentat aux relents méphistophéliques de soufre (un composé des bombes, de la thermate, du placo-plâtre ou du diesel contenu dans l’énorme groupe électrogène de la tour 7) et de « soupe de métaux lourds » en poussières ou en scories retrouvés par les experts de la FEMA ou de l’USGS dans les ruines ! « L’hypothèse n’est pas absurde … que ces tours puissent avoir été dynamitées (…) Un immeuble ne s’écroule jamais comme cela, à moins d’une implosion (…) L’hypothèse se renforce – comme il a été dit à la télévision hier soir et cela pourrait bientôt éclater – que c’est ce même pouvoir impérial US qui a planifié et exécuté cette terrible attaque terroriste et agi contre son propre peuple et des citoyens du monde entier. Pourquoi ? Pour justifier l’agression qui s’en est suivie immédiatement en Afghanistan, en Irak ainsi que les menaces contre nous tous et contre le Vénézuela aussi » (NBC news 12 septembre 2006). Voir cette vidéo à partir de la 45e seconde :

Une semaine après, Chavez disparaissait. L’opposant à l’Empire Splitting-the-Sky issu des natifs d’Amérique, cofondateur de la confédération des peuples premiers en Amérique (la LISN), lui-même étant à moitié d’origine Mohawk. Splitting se sentait proche de lui et lui avait écrit une longue lettre à la fin de l’année 2009, où il développait la base juridique l’ayant poussé à vouloir faire arrêter Bush à Calgary sur le sol canadien le 17 mars 2009, environ quatre ans avant sa mort. Opération qu’il avait récidivé en octobre 2011 à Surrey avec l’aide de Lawyers Against the War (Avocats contre la guerre). Il y appelait également à des auditions internationales sur l’arnaque du 11 septembre avec comme premiers coupables potentiels Bush, Cheney, et les banquiers de Wall Street. Un an auparavant il avait expliqué dans une vidéo (Exposing the real criminals behind 9-11) que la nation Mohawk, dont une prophétie annonçait une prochaine guerre nucléaire, avait vocation, en tant que « gardienne des portes de l’Est » à dire que le 11/9, qui avait eu lieu sur son territoire, « était un inside job » [dans son sens premier = un coup de ceux qui ont les clefs ou ont les accès]. « Nous devons alerter le monde, nous devons obtenir la vérité sur ce qui s’est réellement passé ce 11/9 pour appréhender les criminels et créer un tribunal de guerre du style Nuremberg (…) pour empêcher l’avènement d’une guerre nucléaire ».

Splitting aurait péri d’un choc à la tête apparemment contre une marche d’escalier et il aura fallu 24 heures après l’heure du décès pour que son corps soit retrouvé. Splitting avait prédit à ses proches : « si on vous dit que je suis mort d’une glissade ou d’une chute ne vous faites pas avoir par ça ». C’était un combattant qui clamait tout haut que le 11/9 était un « inside job » (un délit commis par une personne de confiance ayant un accès privilégié à certains lieux). Il en connaissait les risques : « Pourquoi personne ne nous fait de procès pour diffamation ?» . « Parce que (…) dans la seconde cela va devant un tribunal et cela devient un sujet. Pourquoi est-ce qu’ils ne m’ont pas tué ? Un partisan très franc que le 11/9 était un coup monté de l’intérieur. Eh bien s’ils ne me tuent pas, c’est parce que quelqu’un va dire mais pourquoi est-ce qu’il est mort ? Alors qu’il n’y a qu’à aller voir mon site et vous comprendrez pourquoi j’ai été tué. Parce que je parlais trop. Mais cela créerait beaucoup plus de questions. Et je ne crois qu’ils se fichent vraiment du nombre de gens qu’ils tuent. Parce qu’ils vont continuer à tuer, et tuer, et tuer pour du profit, pour maintenir le contrôle » (1h06′)

Après l’opération « Geronimo » pour « tuer » un Ben Laden sans défenses au nom du maintien de l’hégémonie américaine, il se peut donc qu’on ait visé un autre et vrai combattant Indien — dont la disparition aurait eu l’avantage de faire moins de bruit que celle de l’activiste et historien Ward Churchill bardé de titres académiques qui se contente de dénoncer le fait que le gouvernement a pris prétexte du 11/9 pour faire passer le Patriot Act qui devait selon lui être dans les tuyaux depuis 10-20 ans).

Connu aussi sous son nom administratif de John Boncore (bon cœur !) Splitting était un militant anti-impérialiste d’une surprenante ferveur insurrectionnelle qui avait derrière lui de nombreux combats. Il avait été parmi les prisonniers d’Attica réprimés en 1971 suite à un premier coup de poing contre un gardien : une répression qui avait fait 43 victimes, sur ordre du sénateur Nelson Rockefeller, comme John Lennon l’avait immortalisé dans sa chanson « Attica State ». Il avait aussi fait partie des quelques familles indigènes qui, cas unique aux USA, avaient récupéré en 1977 par les armes au bout de trois ans un territoire de l’Etat de New York à 19 km du Canada. Plus récemment Splitting s’opposait au pipeline d’Enbridge à Alberta qui devait traverser des territoires habités par des nations premières.

Mais à partir de 2008, on l’entendait décidément beaucoup contre la version officielle du 11-septembre, lors de meetings où il en appelait à être nombreux pour mettre les menottes aux traîtres et aux meurtriers de guerre, où qu’ils soient, y compris aux réunions du Bilderberg. Refusé de micro chez Amy Goodman mais aussi chez Alex Jones à qui il avait envoyé plusieurs e-mails restés sans réponse (voir à la minute 21′), il était apparu plusieurs fois dans le Corbett Report/ (juin 2010, octobre 2011). Son présentateur lui a récemment rendu hommage en vidéo (à noter vers la fin un proche de Splitting, Mr. Pinkney, pour qui Obama est un « Bush sous stéroïdes » !) :

La vidéo énergique 9/11 : Follow the money venait d’être relayée vers le 10 mars 2013 – trois jours avant sa mort – sur la chaîne YouTube de Charles Ewing Smith, le co-producteur et co-réalisateur avec Mr. Battaglia de 9/11 explosion evidence, experts speak out, documentaire phare de AE911truth.org, diffusé sur une chaîne payée par les spectateurs filiale de la chaîne de diffusion publique PBS. Mr. Smith soulignait dans la description que Splitting donnait des noms (« he was naming names »). Depuis, la vidéo a été retirée de sa chaîne. A la fin, Splitting rappelait une série d’attaques sous faux drapeau : Lavon affair, USS Liberty, Operation Northwoods.

9/11 : Follow the money (voir, en anglais, les minutes 14′, 23′, 24′, 1h06, 1h23) :

Aux dernières nouvelles, Splitting travaillait lui-même sur un livre traitant des délits d’initiés entourant le 11-septembre. L’état d’avancement du livre était inconnu de l’auteur de l’info, un proche visiblement, qui renvoyait néanmoins à ce premier développement introduit par un journaliste, sur un sujet rappelons-le ignoré avec une incroyable superbe par la commission officielle, et abandonné par la SEC, le FBI…

Si vous êtes dissident, laissez des copies de vos travaux dans des endroits sécurisés, dites comme Jessie Ventura, que jamais vous n’auriez l’intention de vous suicider, et voyagez toujours accompagné. Deux meurtres ou deux suicides feraient beaucoup, quoique cela vient peut-être de se passer…

Auto-dafés dans l’œuf par arme à feu

Par une étrange malédiction, un mois avant la disparition de Splitting, Philip Marshall, un ancien pilote de barbouzes de la CIA, qui était sur le point de sortir un nouveau livre sur le 11-septembre (le troisième, plus poussé que son précédent qui explorait la piste saoudienne, The Big Bamboozle), se serait officiellement suicidé. En fait, selon Wayne Madsen, il a dû être abattu avec un silencieux ainsi que ses enfants et son chien vers le 7 février car les voisins, qui pouvaient normalement entendre du bruit chez eux, n’avaient rien entendu. Est-ce un traitement spécialement réservé aux agents de la CIA qui se retourneraient ?

Le cas Marshall ressemble, en pire, à l’assassinat, également au moyen d’un silencieux d’Hunter Thompson, devenu assez tôt sceptique du 11/9 et chroniqueur tout en noirceur et en coups de gueule des eaux sales de la politique voire des mœurs de son pays. C’était le 20 février 2005, deux mois et demi après le suicide, de deux balles dans la tête, du journaliste Gary Webb, lequel avait dévoilé l’origine gouvernementale du trafic de crack chez les afro-américains, une sorte d’esclavage chimique et un moyen de réduire leur population. Webb aussi allait sortir un livre.

Sa femme au téléphone, de même que son fils à un autre étage, auraient entendu un cliquetis ou bruit sourd, comme un livre qui tombe. Il aura fallu attendre six mois pour que son biographe D. Brinkley mentionne dans Rolling Stone (l’équivalent des Inrocks là-bas) un détail repris sur CNN, à savoir qu’il avait écrit une note « au marqueur » quatre jours avant le suicide. La plupart des versions parlent cependant d’une note à la machine à écrire et il n’y a pas d’original, ni sur Rolling Stone ni sur google image. Or il ne s’agissait pas d’un dernier feuilleton flamboyant à la verve redoutable, mais de quelques lignes où il se parlait à lui-même et se décrivait comme de mauvaise humeur et « avare ». D’autant plus curieux qu’il attribuait ce trait à ses cibles, comme en 1988 pour le prédicateur ressuscitant les morts Oral Robert « fou d’avarice », ou, deux ans avant de se prendre une balle dans la bouche, à ces « mesquins petits assassins avares » de la clique de Bush, vicieux, cruels, stupides, racistes, nazis dans la gorge desquels il pissait.

Or, comme l’a reconnu dans « Alexander Pope in a prose convertible » un ami journaliste du Toronto Globe and Mail, Paul William Roberts, auteur d’un livre sur les mensonges de la guerre en Irak, cette fin était « ironique » pour un Thompson « qui déplorait avant tout la tendance des médias à s’auto-censurer ». Il y mettait en scène la façon dont il « imaginait que devait commencer un hommage à Hunter » : Thompson l’appelant la veille de sa mort pour dire qu’on était autour de lui pour l’empêcher de publier une histoire révélant l’utilisation d’explosifs dans les fondations des tours du WTC. Et Roberts d’informer ses lecteurs qu’ « en effet », Thompson préparait « un tel article » (sur les tours du 11-septembre donc), même si ce n’était pas ce qui l’avait tué – et de nous rappeler que Thompson considérait qu’il voulait pouvoir mettre fin à sa vie à tout moment pour ne pas se sentir piégé. Confirmation, un mois plus tard, sur Online Journal que Thompson était sur une « histoire longue comme un livre » sur l’implication du gouvernement dans le 11/9, avec des preuves explosives sur l’utilisation de bombes au WTC, de la plume du journaliste new-yorkais Jerry Mazza (Murdering the messengers), qui évoquait un autre sujet en cours de la part du journaliste gonzo : un réseau d’esclaves sexuels à la Maison Blanche. Mr. Mazza ne pouvait laisser passer la thèse du suicide. Bush était également alors pointé du doigt par les médias sur la drogue qu’il avait pris quand il était jeune. Hunter connaissait une ou deux choses et s’en était ouvert à l’Independent en 2004 en se censurant lui-même, l’une d’elle étant qu’il l’avait croisé accompagnant un vendeur de cocaïne en 1974 à une fête d’Hunter pour le Super Bowl à Houston, et en compagnie de dilettantes de la coke de la jeunesse dorée. On sait ce qui est arrivé au biographe James Hatfield, qui le trouvait tout aussi insignifiant, et qui avait soulevé ces questions de drogue, mais aussi la coopération entre Bush et un frère de ben Laden, Salem, qui avait investi dans Arbusto par l’intermédiaire de James Bath, et, ensuite dans ses interviews l’illégalité du financement de la campagne de 2000, via Cheney.

 

On ne sait, hélas, ce que sont devenus les articles. Dommage qu’il n’en ait pas fourni de copie à des proches, s’il se sentait menacé. Dans une interview du 29 août 2002 donnée à la célèbre radio australienne, Australian Broadcasting Corporation pour le National’s Media Report, Thompson avait expliqué qu’on ne savait rien sur le Qui, le Quoi, le Quand, etc. du 11-septembre. Il avait tendance à se dire « à qui cela avait profité ? ». Qui avait la motivation, les moyens et l’opportunité de commettre ce crime ? Et il se rendait compte que les membres de l’administration avaient utilisé cet événement « comme tremplin pour faire tout ce qu’ils voulaient ». Il « ne savait s’il voulait creuser cela sur une radio internationale », mais, puisqu’on l’invitait à poursuivre, il expliquait que cela avait permis de faire diversion du fait que l’économie s’écroulait (or « il y a toujours une récession drastique quand un Bush arrive au pouvoir »…). Et d’ajouter qu’il avait passé suffisamment de temps autour de la Maison blanche et dans les campagnes électorales, pour savoir comment pensaient certains responsables : « la version publique des actualités ou de n’importe quel événement, n’est jamais ce qui s’est vraiment passé ». Cette interview a ensuite été censurée. Ce qui illustre à quel point des analyses sans illusions de sa part dérangeaient fortement. En mars 2004, dans une interview, il évoquait les « questions sans réponse » « et voyons, eh bien, les mensonges ! ». Ex : on n’avait vu que l’approche finale du second avion et pas la minute précédente. Or d’après des témoins, calmes, dont un chauffeur qui se trouvait au Centre Environnemental de Meadowlands, à l’Ouest, le deuxième avion s’était d’abord approché, avait dévié sa trajectoire, avant de faire une demi-boucle et de revenir viser à nouveau la tour avant de la percuter, manœuvres impossibles à réaliser pour des pilotes amateurs et sans doute avec le système de correction du pilotage installé dans les Boeing. Une manœuvre pour éviter des missiles se trouvant sur des bateaux de guerre, peut-on se demander ? Depuis, il devait sans doute être sur écoute, Patriot Act aidant ou pas, afin que certains conspirateurs haut-placés aient un temps d’avance en cas de bombe médiatique de sa part sur l’utilisation d’explosifs le 11/9, et à travers toute la presse puisqu’il avait passé 40 ans à se faire des relations dans ce milieu et avec quelques politiciens plutôt droits (Pat Buchanan, Clinton – celui, hélas, qui a dit l’air menaçant à un truther « comment osez-vous dire que le 11/9 était un inside job !»).

A faire taire : le témoin d’un double hold-up, sur l’argent et sur les débris des tours

Même en Argentine, Kurt Sonnenfeld et sa nouvelle épouse se disent sur écoutes au mépris de la souveraineté de ce pays. Réfugié, ce caméraman est en ce moment-même l’objet d’une tentative « finale » d’extradition (New York Post, Hiding behind the ‘truther’, April 7, 2013). Unique personne autorisée par la FEMA (agence fédérale gérant les états urgences) à filmer les ruines du WTC (les vidéos des autres journalistes étaient confisquées), il avait été bizarrement appelé à New York alors même que le deuxième avion n’avait pas encore frappé la deuxième tour (la FEMA était même déjà présente le 10 septembre, tandis qu’il avait fallu 10 jours avant qu’elle ne soit déployée après l’ouragan Katrina malgré l’alerte préalable). Sonnenfeld craint pour sa vie s’il est extradé aux Etats-Unis. Il estime qu’on le poursuit pour des motifs politiques, comme Bobby Fischer ou Abraham Bolden. Il a eu droit à des effractions dans ses différents domiciles parce qu’il en sait trop, et ce depuis le suicide de sa femme en 2002 (elle aurait laissé plusieurs cahiers et une note sur ses intentions) et ce qu’il a dit à ses collègues de la FEMA alors qu’il était en prison. Il a néanmoins réussi – grâce à son exil – à sortir un livre avant de se faire descendre. Mais on est toujours à ses basques pour « tuer le messager » : un livre de Kirk Mitchell, The Spin Doctor, vient de sortir le 29 novembre 2012, basé sur les témoignages de deux « mouchards en prison » à qui il se serait confié. Or on sait que les mouchards ont tout intérêt à mentir et ne se gênent généralement pas pour le faire, car dans le système américain, leurs peines sont allégées s’ils font les balances (voir Snitch Culture : « culture de mouchards »). Ce journaliste de Denver ou celui du New York Post, trouve utile de citer un proche des victimes du 11/9 qui l’accuse d’être « fou ». Et le livre l’accuse d’avoir assassiné sa femme avec qui il s’était disputé à propos de ses problèmes d’alcool et d’héroïne en plus d’avoir fait venir deux prostituées, alors que les procureurs de Denver l’avaient une première fois affranchi de toute accusation, tout en étant maintenu sans raison en détention quatre mois durant, avant d’être à nouveau poursuivi deux ans plus tard en septembre 2004, avant le départ de l’administration Bush et alors qu’il avait envoyé une démo de ses vidéos à un producteur TV. « Une semaine après, le 31 août, Interpol m’a arrêté. Je trouve cette coïncidence extrêmement simultanée ». Ses enregistrements vidéos prouveraient une complicité du gouvernement. Par exemple, s’était-il confié au Réseau Voltaire : les débris des tours avaient été très vite évacués, les débris d’avion étaient trop intacts (pneu non brûlé) ou trop petits (partie de moteur), ou une chambre-forte des douanes US dans le sous-sol du WTC 6 complètement vidée vraisemblablement avant la chute des tours jumelles étant donné les dommages qui furent et qui auraient été créés (la porte en acier, cassée, n’était que partiellement ouverte, elle était donc fermée avant la chute), ce qui montrait une connaissance préalable de leur démolition. Désormais, nombre de personnes le soutiennent en Argentine, dont le prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel.

De l’argent disparu ? Eh bien, justement, suivons l’argent

A écouter Splitting dans 9/11 : Follow the money : « devinez quoi les 38 sociétés sur lesquelles d’énormes profits en put options » ont été réalisés étaient possédées « par l’empire Rockefeller et Rothschild » (minute 8’14", et 34′ sur ce qu’il veut dire par ces 38 sociétés : « salopards »). Sa source ? Un article de Ian Mulgrew dans le Vancouver Sun ou plutôt de quelqu’un qui se prétend journaliste du Vancouver Sun qui se basait sans doute sur un article beaucoup plus long intitulé SEC Secret probe de Tbrnews dont il est difficile de retracer les sources y compris par nom de journal ou personnes citées, sans parler du graphique de sociétés contrôlées par Rockefeller et Rothschild où ces sociétés apparaîtraient – en fait pas toutes mais beaucoup selon le texte de Splitting de 2008 introduit par Peter Zaza). Visiblement préoccupé par les Rockefeller, peut-être depuis la répression de la prison d’Attica, il racontait que lors de la promo de son autobiographie à New York du 1er au 10 septembre 2001 environ, un membre de la famille Rockefeller du nom de William O’Neill dont la mère serait la sœur de David Nelson Rockefeller (mais il n’est pas sûr exactement à 46′) lui aurait proposé de dormir à l’hôtel Mariott où périrent des pompiers). Enfin, il renvoyait son auditoire à d’autres suspects et l’invitait à « taper sur google Richard Andrew Grove 9-11, Jerry Mazza 9-11, Marsch Mc Lellan 9-11 ».

Aux premières loges du 11/9 : Maurice Greenberg, Paul Bremer, Jérôme Hauer, pour l’accès aux tours, et, pour contrôler le message ou faire taire, Henry Kissinger et Hauer…

Paul Bremer aurait bénéficié via des options de vente de la catastrophe du 11/9 car les bureaux de sa société, Marsh & McLellan étaient dans les tours. Kissinger l’avait employé jusqu’en 2000 et Bremer avait annoncé à l’époque un danger terroriste pouvant faire des « dizaines de milliers de victimes » si bien que « le peuple américain crierait pour une réponse » (min 1h15’30). Il allait finir par gouverner lui-même l’Irak, avec, pour y privatiser l’économie, Michael Fleischer, le frère d’Ari, celui qui disait à Bush quand il pouvait parler le 11/9…

On notera qu’au départ, l’homme qui devait diriger la commission officielle sur le 11/9 était Kissinger (mais qui fait signer les ordres de guerres ? Ki-ssin-ger si on veut un moyen mnémotechnique). Ce pro-israélien et pro-inervention de longue date a bien des fois été en partenariat avec des membres de la Fed. Goldman Sachs, co-actionnaire de la Fed, avait financé avec trois autres banques le lancement de Kissinger Associates dans les années soixante-dix à hauteur de 350 000 $ (Jim Marrs citant Walter Isaacson p.122 de Inside Job, Unmasking the 9/11 Conspiracies, Origin Press, San Rafael, CA). Geithner devenu président de la Fed de New York en 2003 avait travaillé pour Kissinger Associates. Et, relevait précisément Splitting (à 1h17), vers 2000 Kissinger Associates avait fait affaire avec Maurice Hank Greenberg vice-président et ex-directeur de la Fed de New York et PDG d’AIG, qui avait empoché (comme Mc Lellan dirigée par un fils de Greenberg) un maximum en « put options ». Ils avaient créé Blackstone Group (une société de conseils financiers, sans toutefois de lien connu avec les mercenaires de Blackwater comme le formulait Splitting) dirigée par un certain Peterson de la CIA. Blackstone contrôlait Kroll Inc. la principale société responsable de la sécurité du WTC dirigée par Jérôme Hauer, qui aurait, spéculait Splitting, permis au Mossad de câbler les tours pour la démolition. A 1h30, il en rajoutait peut-être sur la présence de C4 et de thermite dans le van des Israéliens, en plus des cutters « nécessaires à la démolition », mais interprétait tout de même assez ingénieusement la photo où l’on voyait les Israéliens de l’équipe de Syvan Kurzberg allumer un briquet devant les tours en feu ou en ruine : c’était indiquer dans leur tête qu’ils avaient « permis au détonateur d’exploser » ! Dans la même veine, Alan Sabrosky, juif, mais ayant juré fidélité aux Etats-Unis, affirma que la société de sécurité des tours était israélienne. Dans un article, il était plutôt question d’accès des tours donné au Mossad, ou à des membres de la CIA et de l’armée, mais seulement avec l’accord d’Israël. Les poseurs de bombes ayant dû disposer avant toute chose d’un certain niveau de « soutien local ». Mais le soutien venait aussi d’assez haut. C’était donc un « local » et un « federal job ». Rappelons que selon Hicham Hamza dans le Grand Tabou, la compagnie Urban Moving Systems, qui employait des agents du Mossad travaillant près des tours et assurait pourtant une besogne de mauvaise qualité en matière de déménagement, avait bénéficié, en juin 2001, d’un prêt fédéral de 498 750 dollars. Et le soutien fédéral continue, puisque les plaintes d’Elen Mariani etc. contre les compagnies de sécurité aériennes viennent d’être déboutées en février 2013 par la Cour Suprême et sont canalisées vers le juge Hellerstein, qui propose des compensations au lieu d’un procès, car, a-t-il dit lors d’une audience « l’argent est le lubrifiant universel ». Quand à son fils, il travaille pour une société d’avocats de Tel Aviv qui défend ICTS (minutes 10′ et 18′). Qui a dit conflit d’intérêts ?

La sécurité des tours était assurée par Securacom, avec la famille Bush à la direction, et par Kroll, contrôlée par AIG et donc Maurice Raymond "Hank" Greenberg né à Chicago, lui-même ancien chef de la Fed de New York. A la télé, on entendit souvent Paul Bremer et le PDG de Kroll, Jérôme Hauer, formé à l’université John Hopkins, passé par IBM, et nommé en 1996 par le maire Giuliani à la tête de l’Office of Emergency Management, qui remplaçait désormais le département de la police pour superviser les états d’urgences. C’est aussi Jérôme Hauer qui avait suggéré au maire Giulani de construire ce qui est devenu le bunker situé dans le bâtiment N°7 du WTC. Et Hauer avait mené à sa perte l’agent du FBI et éminent spécialiste d’Al Qaïda John O’Neill, en l’affectant la veille du 11-septembre à son nouveau poste dans un bureau des Twin towers.

Mr. Hauer, lors d’une de ses nombreuses apparitions télévisées avait, en réponse à une question soulevant la possibilité de bombes pré-positionnées, immédiatement répondu « non », coupant presque le journaliste pour étouffer toute contestation. Il pensait « juste » « simplement », que les effondrements étaient dus aux feux intenses, à l’impact commis par les avions sur la structure, et à la « vélocité » des avions (joli terme technique bien appris à l’avance et répété deux fois !). Il pointait du doigt, cette-fois après la suggestion d’un journaliste peut-être mis sur la voie, la possibilité que cela ait « les empreintes de Ben Laden » sans forcément d’Etat derrière. Ce qui permet de viser tous les pays qui abritent des terroristes… Dans une autre interview il avait annoncé que l’on « s’inquiétait de l’instabilité du building 7 ». N’avait-il pas bien préparé, et la version officielle, et le terrain.

D’autres « Geronimos » rattrapés à cause du 11-septembre ?

Contrairement à Hunther Thomson, Philip Marshall, et Splitting the Sky, les disparitions de personnes âgées ou de femmes beaucoup plus âgées semblent moins violentes. Lynn Margulis vit ses jours interrompus par un accident vasculaire cérébral hémorragique quasi-foudroyant à son domicile, le 22 novembre 2011. Cette éminente scientifique, plutôt très âgée, avait été directement interviewée par AE911truth peu avant. Elle disait notamment la chose suivante des conclusions du NIST sur la chute des trois tours (après la 7e minute) :

« Prouver un modèle qui est sans précédent dans l’histoire des immeubles qui s’effondrent, donc là ce n’est pas de la science à quoi on a affaire, ce n’est pas de la mauvaise science, ce n’est juste pas de la science du tout. C’est mon propos. Donc pour moi ce qui est le plus impressionnant puisque je travaille au microscope à longueur de journée ce sont les très très nombreux échantillons microscopiques qui montrent ces extrêmement euh totalement uniques cristaux rouges et gris rouge et gris sur le même cristal et ça a été trouvé dans tous les échantillons de poussière (…) et ce sont des produits incendiaires à très hautes températures ».

AVC aussi le 21 février 2013 pour Jane Pollicino, âgée de 60 ans, pendant ses vacances au Mexique. Cette femme était aussi en première ligne pour la réouverture du procès aux côtés de AE911truth.org. Comme Mme Margulis, elle ne souffrait pas de surpoids, un facteur normalement favorisant.

 

Francesco Cossiga, ancien ministre de la Défense, de l’Intérieur et président de la République souvent connu pour ses révélations (Bologne, Ustica), a été le premier homme politique d’envergure, à considérer, le 14 septembre 2001 dans la Stampa, comme « pas pensable que Ben Laden ait tout effectué lui-même ». Selon lui, il avait dû y avoir des infiltrations dans le personnel des radars et de la sécurité aérienne. Personne âgée au verbe haut, il allait s’éteindre en août 2010 – le même mois où la résidence fantôme de Ben Laden aurait été repérée, avec les mensonges à la clef qui allaient s’ensuivre… Après trois nouvelles années de silence, fin octobre 2010, Oussama se mettait, par exemple, à menacer la France de Sarkozy. Cossiga fut admis une semaine à l’hôpital à Rome. « L’état de santé de M. Cossiga s’améliorait progressivement. Mais, dans la nuit de lundi à mardi, son état s’est brusquement détérioré et il est mort en milieu de journée vers 11H00 GMT d’un arrêt cardiaque » (par respiration/insertion/bombage de monoxyde de carbone pour le priver d’oxygène, comme le cardiaque Vladimir Volkoff qui s’opposait à la guerre en Afghanistan ?)

C’est qu’en novembre 2007 il avait brillé par une sortie déroutante relayée dans le monde entier par d’innombrables conspirationnistes. Et ce, le jour même de l’annonce d’une bien inattendue déclaration de Ben Laden après trois ans de silence – assez alambiquée d’ailleurs, contradictoire ou trafiquée : « les événements de Manhattan (New York) étaient la réponse aux massacres par l’alliance américano-israélienne de notre peuple en Palestine et au Liban. Je suis le responsable. Les Afghans, gouvernement et peuple, n’en avaient aucunement connaissance (…) L’Amérique savait (qui était responsable, ndlr [ou plutôt quel était le mobile profond NDLR2]). Quelques ministres afghans étaient tombés prisonniers aux mains des Américains. Ils avaient été interrogés. Le gouvernement des taliban avait exigé des preuves sur les accusations avant l’invasion. L’Amérique n’en a apporté aucune et s’est obstinée à envahir l’Afghanistan, et l’Europe l’a suivie ».

Cossiga s’était donc empressé de laisser échapper le jour même dans une longue digression innocemment reprise par le Corriere (tout en deuxième degré, ce dont il avait le secret), ses doutes sur les revendications sonores d’Al Qaïda à propos d’une bande audio où Ben Laden « menaçait Berlusconi ». Le Réseau Voltaire l’avait assez mal cité à la fois en rajoutant des mots au début pour mieux clarifier son raisonnement, et en omettant ce passage : « avec l’aide du monde sioniste ». Reopen911 n’a pas relayé ses bons mots. Quant à Solidarité et Progrès ils avaient simplement évacué tout caractère tonitruant et politiquement très incorrect à la digression de Cossiga alors même que celui-ci évoquait pour appuyer ses dires le « Palais Chigi », « l’environnement proche » des « services secrets italiens » qu’il ne se serait tout de même pas amusé à ridiculiser. De plus, on ne voit pas en quoi Cossiga, du centre, aurait ironisé sur ce que savaient « les milieux démocrates aux Etats-Unis et en Europe ». D’autant qu’il est peu probable qu’un croyant en la version officielle dirait, même dans la bouche de ses adversaires, que le fait que Ben Laden revendique les attentats est en soi douteux. Un croyant en la version officielle ne se raccrocherait pas à la toute dernière bande audio pour rappeler que Ben Laden revendiquait les attentats. Par ailleurs pour Solidarité et Progrès, Cossiga reprochait au centre gauche un manque de soutien à Berlusconi. En fait Ben Laden ne menaçait pas Berlusconi : « Ce n’est un secret pour personne: (Tony) Blair, (Gordon) Brown, (Silvio) Berlusconi, (José Maria) Aznar, (Nicolas) Sarkozy et leurs semblables aiment se mettre dans l’ombre de la Maison Blanche » ). Donc tout le discours de Cossiga comme quoi cette cassette mettait en avant Berlusconi était une exagération pour parler de la fausse revendication de Ben Laden. Nous reprendrons donc avec une phrase supplémentaire au début, la traduction de Carlo Revelli, malheureusement incomplète pour montrer tout l’art oratoire ayant permis à l’honnête président de glisser quelques vérités :

« Dans l’environnement proche du Palais Chigi, qui est le centre névralgique des renseignements italiens, on note que la non-authenticité de la vidéo est certifiée par le fait qu’Oussama Ben Laden y confesse qu’Al Qaïda était [maintenant la traduction de C. Revelli] l’auteur de l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours de New York, alors que tous les milieux démocrates américains et européens, et parmi eux le centre gauche italien, savent très bien que cette attaque désastreuse a été planifiée et exécutée par la CIA américaine et le Mossad avec l’aide du monde sioniste afin d’accuser les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales d’intervenir tant en Irak qu’en Afghanistan ».

Petit bestiaire des assassins US : porcs avares et amoraux aux commandes, contre animaux stupides du peuple

Au cœur même de l’Empire, les dissidents mâchent moins leurs mots, à leurs risques et périls. Alex Jones emploie souvent le terme de scum ou scumbag (ordure, pourriture, racaille), à l’instar d’Hunter Thompson, qui en 1979, livrait aussi cette réflexion : « Dans une nation dirigée par des pourceaux, tous les porcs sont en déplacement vers le haut, et nous autres on est baisés jusqu’à ce qu’on rassemble nos actions : pas forcément pour gagner mais surtout pour ne pas perdre complètement ». L’auteur de Génération de porcs en 1988, y déplorait que dans le monde des médias télévisés les hommes bons mourraient « comme des chiens sans raison valable ». En 2004, il relevait encore que trois journalistes américains avaient été tués comme des chiens en Irak par l’armée US.

Il faut dire, comme le rappelait Splitting, que pour Kissinger lui-même : « les militaires sont des animaux bêtes et stupides qu’on peut utiliser » comme des pions en politique étrangère. Ils sont les automates zombies d’Amérique… Les journalistes Woodward et Bernstein rajoutaient dans le même passage qu’il avait dit de manière marquée au général Alexander Haig « Al, si tu es un bon garçon, je t’en donnerai une autre » d’étoile à l’épaule.

De son côté, Splitting se plaisait à considérer le maire de New York comme « le pire porc fasciste que vous pourriez jamais voir et rencontrer dans votre vie et pour tout vous dire les porcs ont plus de moralité qu’il n’en a ». Il avait même voulu interpeler Giuliani au Canada avant d’être poussé en dehors du building. Giuliani aurait bien fait d’être « sur ses gardes » car Splitting était « comme un limier sur sa trace pour son implication avec d’autres porcs capitalistes, pour leur implication dans le 11/9, et un jour ça va lui revenir comme une morsure dans le cul » (minutes 23’30 à 24′). En voilà un qui n’en démordait pas !

Selon Kevin Barrett, Splitting pratiquait une sorte de yoga tantrique, le kundalini (avec « respiration du feu »), qui lui permettait de charger sa colonne vertébrale et son cerveau en électricité. D’où peut-être son énergie survoltée. Energie manifeste également dans cette harangue :

« Nous devons savoir comment nous allons appréhender ces criminels. Allons-nous créer un tribunal de crime de guerre ? » (1h06′). « Nous devons être la conscience de la masse des gens pour arrêter cela (…) je ne suis pas la victime de ce que je ne connais pas. Ce que je sais me donne du pouvoir, de la force (…) nous devons nous unir et faire répondre ces gens pour leur crime (…) votre temps est expiré. Vous ne nous volerez plus, ne nous tuerez plus, ne nous mutilerez plus, ne nous emprisonnerez plus, ne nous appauvrirez plus, à cause de votre avarice et de votre stupidité. Vous, votre règne a pris fin ; vous aller répondre au peuple parce que les peuples du monde sont les seuls qui gouvernent les nations (…) Nous allons faire les lois et allons changer les choses, et nous le ferons avec moralité et éthique (…) Tous les fascistes et les dictateurs vont répondre de leurs crimes » (1h23)

Hélas son vœu n’aura pas été exaucé de son vivant.

Etats-Nuisibles d’âmes étiques

« Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation », auraient dit Oscar Wilde ou Albert Einstein (quelquefois politiquement incorrect jusqu’à réclamer en Israël l’égalité complète pour les citoyens arabes début 1955, mais pas tant qu’on l’aurait espéré dans son dernier manuscrit resté inachevé juste avant sa mort en avril 1955, peu après la visite de l’ambassadeur et du consul d’Israël venus l’aider à préparer ce discours pour célébrer la création d’Israël).

Longtemps, la politique états-unienne a été machiavelienne. A cet égard, l’après 11-Septembre ne constitue pas tant que cela l’effondrement d’une quelconque droiture. Toutefois, selon une perspective de temps long, il aura marqué un léger tournant, mesurable en terme d’intensité comme de moralité. Pour reconstruire les forces armées ou pour continuer à conquérir, des criminels en haut lieu ont eu l’intention de laisser tuer ou de tuer des civils à l’intérieur de leurs frontières métropolitaines. Ceci dit, quelle différence aux yeux des puissants ? Comme l’avait dit plusieurs fois Jérôme Hauer de Kroll à la télévision, qui la jouait encore plus profil bas et regard insensible que Paul Bremer, le 11/9 était un « incident » dévastateur. Un incident diplomatique en quelque sorte ne faisant qu’accroître la tension aux frontières… mais permettant comme à leur habitude aux USA de déclencher des guerres … environ tous les deux-cinq ans… ou d’implanter leurs troupes loin de leurs frontières soit tous les cinq-dix ans quoique pendant plus longtemps sans doute.

Pour Léo Strauss, le pape des néo-conservateurs, les dirigeants réalisent qu’il n’y a pas de moralité et peuvent manipuler le public comme du mastic pour qu’ils obéissent à un leader fort les protégeant contre les menaces extérieures. Selon Shania Dury présentant Strauss, il serait même « capital » que « la tromperie soit « perpétuelle » car les gens ont tendance à être individualistes et dissidents alors qu’ils ont « besoin d’être dirigés » pour être protégés. A fortiori si on veut éviter la chute d’un Empire à la manière de Rome, souvent étudiée par les néo-conservateurs. La cohérence d’un Empire est alors entretenue par une menace extérieure. Et pour Kissinger « les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts ». On peut alors penser que les attaques sont à la mesure du pouvoir hégémonique et des invasions envisagées contre de prétendus ennemis.

Les guerres servent aussi des intérêts étrangers au peuple, voire à la nation. Brzezinsky voulait contrôler le gaz du Caucase face à la Russie, et les néo-conservateurs remodeler l’environnement autour d’Israël, enlever Saddam Hussein, et redessiner la Syrie (voir A clean break … Securing the Realm). Vastes objectifs. Les guerres extérieures sont, dans 1984 d’Orwell, une affaire intérieure permettant de maintenir la hiérarchie de la société. « La guerre est un racket » disait le Général Smedley Butler, qui préconisait que l’armée US ne s’éloigne pas à plus de 200 miles des côtes. Tant que le contribuable ne se rebiffe pas contre la pseudo menace extérieure et avale la propagande en se laissant tondre, tout fonctionne. S’il rétablit la vérité sur l’origine profonde des attaques, il sème l’anarchie. Le problème pour les dissidents est que les visées des élites néo-conservatrices semblent avoir enflé. Elles ont pris la grosse tête. Elles veulent servir des intérêts étrangers ou veulent dominer le monde d’un pôle à l’autre. Les Etats-Unis, dénués de toute colonne morale ne sont alors plus qu’une « larve qui grossit mais n’évolue jamais » (feu Jean-Edern Hallier), et dont l’âme s’amaigrit à mesure de son engraissement. Raison de plus pour tuer en quelque sorte le cochon en mettant sa gueule bien grasse sur un grill, dans une Cour pénale internationale rendant des comptes aux citoyens floués, pillés et massacrés.

Résistance politique… Tout passe par la résistance au (néo)colonialisme à la fois des peuples colonisés… mais des peuples occidentaux, eux-mêmes colonisés à leur insu…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , le mai 11, 2013 par Résistance 71

«Pour le colonialisme, l’asservissement, au sens le plus rigoureux, de la population autochtone est la première nécessité. Pour cela il faut briser ses systèmes de référence. L’expropriation, le dépouillement, la razzia, le meurtre objectif, se doublent d’une mise à sac des schèmes culturels ou du moins conditionnent cette mise à sac. Le panorama social est déstructuré, les valeurs bafouées, écrasées, vidées. »

~ Frantz Fanon, 1964 ~

"La désaliénation ne concerne t’elle que le seul colonisé ? Certes non. Il en est pour le colonisateur comme pour le colonisé. Les peuples victimes du colonialisme doivent se construire et s’émanciper, se libérer de ce passé et du présent néo-colonial où suppôts des anciens colonisateurs maintiennent leurs peuples sous leur dépendance et celles de leurs anciens maîtres. Mais l’Homme occidental doit aussi assumer son histoire, se libérer de sa propre aliénation de colonisateur, il doit lui aussi faire "peau neuve", sans quoi il ne cesse de reproduire son aliénation dominatrice et raciste… Face à la gangrène raciste, xénophobe, qui se répand dans le discours politique, intellectuel et médiatique, il faut dénoncer, inventer, découvrir, rompre avec la pensée dominante, y compris dans ce qu’elle gangrène nos rangs."

~ Nils Andersson, 2011 ~

 

Le syndrome du vendu

 

Mohawk Nation News

 

9 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/05/09/sell-out-syndrome/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une société commune indigène est faite d’êtres humains ayant des liens familiaux. Chacun est libre, égal et a une voix. Tous travaillent ensemble pour maintenir survie et bien-être de la famille étendue. Certains sont de bons chasseurs, ou de bons pisteurs, pêcheurs, hommes médecines ou commerçants; d’autres plantent et maintiennent l’agriculture; certains ne sont pas capables de contribuer et pourtant ils auront une part égale des fruits récoltés de notre terre mère.

Ceux qui font plus que leur part et le cache ou l’exhibe par arrogance violent les autres personnes. Quelqu’un qui cache quelque chose ne fait souvent pas sa part des choses. Il devient paresseux, émoussant ses instincts de survie. L’insensivité de ces personnes peut mettre en danger le reste de la communauté, alors si aucune correction n’est apportée, ils en sont bannis. Dans le passé, cela signifiait souvent la mort, car ils ne pouvaient pas survivre seul.

L’Ongwehonwe équivaut à ce qui nous entoure, les animaux terrestres et aquatiques, les pierres, les arbres et la terre. Aucun n’est supérieur ou inférieur à l’autre. Il n’y a pas de leader. La communication non verbale entre nous et le monde naturel est très réelle.

Les envahisseurs nous ont apporté des vues et méthodes anti-naturelles, un dieu unique, un système individuel égoïste. On nous dit d’oublier nos liens avec notre peuple, de suivre leur voie, de nous “améliorer” et de prendre nos propres décisions afin d’être meilleur que le reste. On nous entraîne à devenir égomaniaque, arrogant et d’arrêter de penser que nous sommes un membre égal aux autres de notre groupe.

Les envahisseurs ont convaincus certains d’entre nous d’aller dans leurs écoles et leurs églises et d’y être conditionnés à leurs façons de voir et de faire. Pour “s’améliorer” et être acceptés par le système hiérarchique européen, ils se marient avec un(e) envahisseur (euse). Un bon boulot, une maison avec deux garages, des voitures et trois enfants montrent “qu’ils sont parvenus” à s’intégrer au système étranger. Leurs conjoints sont de fortes personnes qui les protègent de leur faiblesse, surtout celle de leur désir d’être parmi leur peuple.

Après un moment, ces Indiens modifiés éprouvent un sentiment de retourner dans leur communauté pour aider leur peuple à devenir hiérarchique comme eux. Leur peuple les regarde comme des traîtres et ne les accepteront plus jamais. Ces Indiens ont envisagé de manière erronée qu’ils devaient se rabaisser dans une spirale vers le bas pour se refaire accepter par leur société; cela ne fonctionne pas de cette façon.

Ils ne peuvent pas revenir dans l’esprit commun parce qu’ils ont accepté la programmation des diviseurs. En tant que base de leur pyramide, ils reçoivent plus de merde sur la tête que les autres ! Les traîtres parmi nous jouent un jeu très gangereux.

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