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Assassinat du Gen. Soleimani par l’empire et son larbin Trump en janvier 2020… Hassan Nasrallah raconte Soleimani, l’homme, le stratège, l’ami

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 8 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

 

Hassan Nasrallah raconte le général Qassem Soleimani et les dessous de sa victoire contre Daesh en Irak

 

Le Cri des Peuples

 

2 janvier 2021

 

url de l’article en français:
https://lecridespeuples.fr/2021/01/02/une-legende-vivante-nasrallah-raconte-qassem-soleimani-et-sa-victoire-contre-daech-en-irak/

 

Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, consacrée au Hajj Qassem Soleimani, Commandant des Forces al-Quds (dont l’objectif officiel est la Libération de Jérusalem) des Gardiens de la Révolution, à l’occasion du 40e jour après sa mort, le 13 février 2020.

Le 3 janvier 2021 commémorera le 1er anniversaire de l’assassinat de Qassem Soleimani et d’Abu Mahdi al-Muhandis. A cette occasion, nous traduisons un nouvel extrait de cette interview.

Source : https://video.moqawama.org/details.php?cid=1&linkid=2099

Traduction : lecridespeuples.fr

Transcription:

Journaliste: […] Vous avez mentionné à plusieurs reprises le concept « École du Hajj Qassem Soleimani ». Son Éminence le Guide (Khamenei) y a également fait référence. Quel sens donnez-vous à ce concept ? Pouvez-vous nous l’exposer ? Que signifie le concept « École du Hajj Qassem » ?

Hassan Nasrallah : Bien sûr, ce concept est issu de la Voie de l’Imam Khomeini, que Dieu l’agréé, de l’École de l’Imam Khomeini. Mais nous pouvons dire qu’en pratique et sur le terrain, dans toutes les responsabilités qu’a assumées le Hajj Qassem et de tout ce qu’il a enduré, nous pouvons parler d’une Voie, au sens —et c’est peut-être quelque chose de délibéré— d’une certaine pensée, d’un ensemble de pensées, d’une culture particulière, d’une manière de faire spécifique… Je vais vous donner quelques exemples. Bien sûr, nous parlons d’une question qui mériterait une réflexion et une étude (approfondies), mais je vais avancer quelques illustrations de manière rapide.

Par exemple, le Hajj Qassem est le dirigeant d’une force des Gardiens (de la Révolution) [en persan]. Il pourrait rester en Iran, à Téhéran, et dire aux autres (forces de l’Axe de la Résistance) de venir à lui régulièrement pour un entretien, afin qu’il puisse les écouter, et suivre leurs affaires (à distance) de manière simple et routinière. Ou, s’il se rendait auprès d’eux, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak ou ailleurs, il pourrait par exemple (se contenter de le faire) une fois tous les 6 mois ou une fois par an, il pourrait simplement leur rendre visite de temps à autre pour s’informer et s’enquérir. En général, c’est ainsi qu’agissent certains (grands) dirigeants.

La Voie du Hajj Qassem consiste à se rendre sur le terrain d’action, sur le champ de bataille, auprès des autres. Depuis 1998 (année où Soleimani est devenu le dirigeant des Forces d’Al-Quds), depuis qu’a commencé notre connaissance et notre relation avec le Hajj Qassem, soit depuis une vingtaine d’années, 21 ou 22 ans, le nombre de fois où nous sommes allés auprès de lui (en Iran) est très restreint. Mais pour sa part, il venait toujours à nous, très souvent. Naturellement, le fait même de venir sur le terrain, sur le champ de bataille, pour rencontrer ici les frères (du Hezbollah), les rencontrer tous, le fait de se rendre directement sur le terrain, d’entendre (directement) les combattants et moudjahidines, cela a d’énormes bienfaits et avantages en ce qui concerne la direction et l’administration (des opérations, de la logistique, etc.).

Soleimani s’adressant à des combattants en première ligne. Il leur demande s’ils sont contents d’être là, s’ils ont bien obtenu l’autorisation de leurs parents et/ou épouses. Puis il leur raconte le pire épisode de la guerre Iran-Irak qu’il ait vécu, le comparant aux difficultés qu’ils traversent actuellement. Il leur dit que même si c’était les moments les plus difficiles de sa vie, aujourd’hui c’est du passé et il n’en subsiste aucun mal, et c’est sa plus belle expérience, car il n’y a rien de plus beau que de souffrir pour l’amour de l’Imam Hussein (as).

Premièrement, cela renforce ces combattants (en leur donnant le moral), et exprime le respect et l’affection qu’il a pour eux. « C’est moi qui viens toujours à vous, je suis à votre service. Ne vous dérangez pas pour venir à moi en Iran, c’est moi qui viens à vous. » Pour les responsables (du Hezbollah ou d’autres mouvements de Résistance) présents sur le terrain, (cette attitude) a des conséquences éthiques et sur le moral (des troupes). Deuxièmement, cela lui permet d’entendre tous les avis, tous les points de vue (directement), et non pas seulement l’avis des gens qui viendraient à lui (en Iran) pour exprimer leur (propre) point de vue. Cela l’aide à avoir une idée plus claire, plus globale et plus juste (de la réalité du terrain). Troisièmement, cela l’aide à accéder à tous les niveaux (hiérarchiques), jusqu’aux combattants de première ligne, et à les entendre exposer leurs problèmes, leurs manques, leurs besoins, leurs remarques, etc. Quatrièmement, cela lui apporte une idée plus profonde, plus exhaustive et plus vaste de (tous) les terrains dont il est responsable. Il ne s’appuie pas (seulement) sur la lecture des rapports rédigés par les (différents) responsables, non ! Il se rend en personne sur le terrain pour voir de ses propres yeux, pour écouter (les renseignements de première main), et discuter et débattre avec tous les échelons. C’est l’une des significations de la Voie du Hajj Qassem. C’est une manière de faire inhabituelle, surtout chez un général militaire (parmi les plus hauts gradés du pays). Certes, peut-être qu’au front de la guerre Iran-Irak, les grands dirigeants descendaient sur le terrain, auprès des combattants, mais c’est quelque chose de spécifique à l’Iran qui ne se fait pas à l’extérieur de l’Iran. Mais c’est l’un des aspects (de la Voie du Hajj Qassem).

Un autre aspect est l’absence de fatigue et de lassitude. Vous dites [Nasrallah cite une expression en persan]. Il ne se fatigue jamais. Nous sommes tous sujets à la fatigue. Parfois, nous sentons que les choses pèsent très fort sur nous, nous subissons une pression (à la limite du tolérable), mais le Hajj travaillait (inlassablement) durant de longues heures, même lorsqu’il devait être épuisé. Je me souviens que durant certaines l’une de ses visites (au Liban), il souffrait d’une rage de dents, et (il est bien connu) que cette douleur est insupportable. On lui avait proposé de faire venir un dentiste, mais il a répondu « Pas maintenant, après notre réunion. » C’est-à-dire après 6 heures pendant lesquelles il allait supporter la douleur, tout en dirigeant et participant à la réunion, en prenant des décisions (cruciales), et tout à la fin, il se rend chez le dentiste. La capacité d’endurance et de patience du Hajj Qassem face à la fatigue, aux plus âpres difficultés, est tout à fait exceptionnelle. Je n’ai jamais connu personne, et je n’exagère nullement, qui soit capable de tant supporter la fatigue, les efforts, le manque de sommeil, etc., autant que le Hajj Qassem.

Un autre aspect important de sa personnalité est sa minutie. Il était extrêmement minutieux et appliqué. Il suivait en permanence (les différents dossiers) [Nasrallah illustre ce propos par une expression en persan]. Par exemple, quelqu’un peut se mettre d’accord (sur quelque chose) avec quelqu’un d’autre, puis après une semaine, deux ou trois, s’enquérir du dossier ou pas, s’informer ou pas (de l’affaire en question), mais pas le Hajj Qassem. Dès le deuxième ou le troisième jour, il s’informait de l’avancée du dossier, il suivait (toutes les affaires) de manière précise et avec insistance. Et bien sûr, il ne le faisait pas de manière empressée (et bâclée), mais de manière précise, détaillée et réactive. C’est l’un des aspects de la Voie du Hajj Qassem.

Journaliste : On dirait qu’il a toujours gardé l’énergie d’un jeune homme.

Hassan Nasrallah : Peut-être qu’une autre personne se dirait qu’elle aura tout le temps de suivre ou de s’enquérir de tel ou tel dossier durant les mois à venir, mais pas le Hajj Qassem (qui suivait les questions presque au jour le jour). Il était très important pour lui de ne pas perdre de temps. Par exemple, ce qui pouvait être fait en cinq ans (pour d’autres) devait être bouclé en un ou deux ans (seulement avec lui), grâce à son insistance et son suivi assidu des dossiers.

Un autre aspect de sa personnalité est sa très grande humilité. Il était extrêmement humble. Et son humilité avait une très grande influence. Vous savez qu’en général, les soldats, lorsqu’ils sont au combat, se sentent forts et puissants, et peuvent être touchés par l’arrogance, la superbe, s’enorgueillir, etc. Le Hajj Qassem était quelqu’un de très humble, même avec les gens du commun, les gens simples. C’est l’un des aspects de sa Voie. Bien sûr, nous devons tous êtres humbles, mais le fait que ce commandant, avec sa position et cette responsabilité (énorme qui pèse sur lui), soit si humble avec tout le monde, c’est quelque chose de très important.

La Voie du Hajj Qassem est celle de la confrontation des dangers. Il se rendait toujours dans la gueule du loup, sur les premières lignes de front, bravant la mort. Je n’étais pas d’accord avec lui sur ce point. J’insistais toujours pour qu’il reste en retrait, prenant des dispositions en ce sens. Mais nous tous avons été incapables de l’empêcher de se rendre en première ligne. C’est l’homme qui est toujours présent dans les moments (les plus) difficiles, les jours (les plus) sombres. Par exemple, durant la guerre de juillet 2006, la guerre de 33 jours, il s’est rendu de Téhéran à Damas, puis nous a contactés pour nous dire qu’il voulait venir à nos côtés, dans la banlieue sud de Beyrouth (bastion du Hezbollah). Nous avons répondu (incrédules) : « Comment ? C’est impossible ! » Les ponts avaient été détruits, les routes coupées, les avions de guerre israéliens frappaient toutes les cibles (réelles ou supposées), etc. C’était une situation de guerre totale ! Il (nous semblait) impossible de le faire venir jusqu’à nous, dans la banlieue sud de Beyrouth. Mais il a énormément insisté, nous disant que si nous ne lui envoyions pas de voiture, il viendrait par ses propres moyens. Il a insisté, et il est venu à nous. Et il est resté avec nous pendant toute la durée de la guerre.

Voir Révélations de Qassem Soleimani sur la guerre de 2006

De même pour les événements en Syrie et en Irak, dans la lutte face à Daech, nos frères irakiens également nous racontaient qu’il était toujours en première ligne, marchait en première ligne. C’est quelque chose d’exceptionnel. Normalement, les généraux restent en retrait et dirigent les armées ou brigades (depuis l’arrière), du moins dans les armées régulières, à l’exception de la guerre Iran-Irak qui est une expérience particulière.

Quoi qu’il en soit, en vérité, tout ce qu’on peut dire sur la Voie du Hajj Qassem vient de l’Imam Khomeini et de son école, et des indications de Son Éminence le Guide (Khamenei), que Dieu le préserve, et de l’expérience de la guerre Iran-Irak. C’était une expérience grandiose quant à ses conséquences idéologiques, culturelles, spirituelles et militaires. Nous avons trouvé cette expérience grandiose incarnée dans la personnalité du Hajj Qassem.

e pourrais dire bien des choses encore sur la Voie du Hajj Qassem Soleimani, mais je me contenterai de ces éléments pour répondre à vos (autres) questions. […]

Journaliste : Pouvez-vous nous parler de souvenirs communs avec lui concernant la crise en Irak et en Syrie ? Quelle aide vous a-t-il demandée ?

Hassan Nasrallah : Nous ne parlons donc pas des derniers développements en Irak, (mais) de l’apparition de Daech. Lorsque Daech est apparu en Irak, et que cette organisation a commencé à s’emparer d’un certain nombre de provinces irakiennes, il est apparu que la situation était critique. L’armée irakienne était incapable de faire face à la situation, du fait (de son démantèlement par l’occupant américain et) des effondrements qui se sont produits. J’ai entendu dire par plusieurs responsables irakiens que de nombreux entrepôts d’armes étaient vides de munitions et d’obus utilisables. La situation morale et psychologique (était catastrophique).

Le Hajj Qassem s’est donc rendu en personne à Bagdad, accompagné d’un groupe de commandants des Gardiens de la Révolution. Il a pris contact avec les frères irakiens et avec les factions de la Résistance avec lesquels il était en contact permanent depuis longtemps. C’est lui qui s’est rendu sur le terrain pour (lancer) les premiers combats, il est allé de l’avant. Et l’événement bien connu sur la route Bagdad-Samarra a eu lieu, dans lequel le Hajj Qassem Soleimani et d’autres frères présents avec eux ont failli être tués. Quelques jours après cet incident, ou au même moment, le Grand Ayatollah Sayed Sistani, que Dieu le préserve, a édicté sa fatwa célèbre et historique (enjoignant les Irakiens au djihad contre Daech), décrétant l’état d’alerte pour que le peuple irakien et les factions combattantes affluent sur les lignes de front. Tout cela avait besoin d’organisation.

A ce moment, le Hajj Qassem s’est rendu de l’aéroport de Bagdad à l’aéroport de Damas, d’où il est venu (directement) à Beyrouth, dans la banlieue sud. Il est arrivé auprès de moi à minuit. Je me souviens très bien de ce qu’il m’a dit : « Il faut qu’à l’aube, tu m’aies fourni 120 commandants d’opération (du Hezbollah) ». Je lui ai répondu « Mais Hajj, il est minuit, comment pourrais-je te fournir 120 commandants ? » Il m’a dit qu’il n’y avait pas d’autre solution si on voulait lutter (efficacement) contre Daech, défendre le peuple irakien, nos lieux saints (5 des 12 Imams du chiisme duodécimain ont leur mausolée en Irak), nos Hawzas (séminaires islamiques), et tout ce qui existait en Irak. Il n’y avait pas le choix. « Je n’ai pas besoin de combattants. Il me faut des commandants opérationnels (pour encadrer les forces populaires irakiennes). » C’est pour cela que dans mon discours (commémorant l’assassinat de Soleimani), j’ai déclaré que durant les quelques 22 ans de notre relation avec le Hajj Qassem Soleimani, il ne nous avait jamais rien demandé. Il ne nous a jamais rien demandé, pas même pour l’Iran. Oui, il nous a demandé une seule fois (notre aide), et c’était pour l’Irak, lorsqu’il nous a demandé ces (120) commandants d’opérations. Il est donc resté avec moi, et nous nous sommes mis à contacter nos frères (du Hezbollah) un par un. Nous avons pu faire venir près de 60 commandants opérationnels, dont certains frères qui étaient présents sur les lignes de front en Syrie, et que nous avons envoyés à l’aéroport de Damas (pour y attendre Soleimani), et d’autres qui étaient au Liban, et que nous avons réveillés de leur sommeil et fait venir (immédiatement) depuis leur maison car le Hajj a dit qu’il voulait les prendre avec lui dans l’avion qui le ramènerait à Damas après la prière de l’aube. Et de fait, après avoir prié ensemble la prière de l’aube, ils se sont envolés pour Damas avec lui, et le Hajj Qassem s’est rendu de Damas à Bagdad avec 50 à 60 commandants libanais du Hezbollah, avec lesquels il s’est rendu sur les lignes de front en Irak. Il avait dit qu’il n’avait pas besoin de combattants, car Dieu merci, il y en avait abondance de volontaires en Irak. Mais il lui fallait des cadres pour diriger ces combattants, les entraîner, leur transmettre l’expérience et l’expertise, etc. Et il n’est pas parti avant de prendre mon engagement que d’ici deux ou trois jours, je lui aurais envoyé les 60 commandants restants.

Soleimani donnant des instructions aux combattants pour respecter les biens d’autrui, suivi du récit d’un syrien qui a trouvé une lettre de Soleimani dans sa maison abandonnée, dans laquelle le Hajj Qassem s’excusait d’y avoir séjourné une nuit sans pouvoir demander la permission.

Bien sûr, cette nuit-là, j’ai senti qu’aux yeux du Hajj Qassem, le monde entier était l’Irak et la bataille qui s’y déroulait. En vérité, il était complètement immergé dans cette bataille, et il la considérait comme décisive pour le destin de la région. Il n’était pas permis de la négliger. Il était prêt à y être tué. Je lui ai dit « Hajj, les frères m’ont informé que sur la route de Bagdad à Samarra, tu étais dans le convoi (qui a été attaqué), et c’est très dangereux. » Il a répondu qu’il n’avait pas d’autre choix, et qu’il devait avancer pour que les autres avancent aussi. « Le temps est compté, et nous n’avons qu’une minuscule fenêtre pour intervenir », m’a-t-il dit. Ce n’était pas le moment de la prudence et de la pondération, mais il fallait tout donner (dans cette bataille). Il était très ému par ce qui se passait en Irak et prêt à y être tué 1000 fois afin de sauver le peuple irakien, les saints mausolées, les Hawzas, et éloigner ce danger de l’Irak, de la République Islamique et de toute la région. Nous savons tous que si Daech était parvenu à s’emparer de l’Irak, cela aurait menacé l’Iran et toute la région. Mais ceux qui auraient payé le plus grand prix face au projet de Daech sont les Irakiens, le peuple irakien en premier lieu.

Journaliste : Quand est-ce que vous avez fait la connaissance du Hajj Abu Mahdi (al-Muhandis, assassiné avec Soleimani) ? Quand l’avez-vous rencontré pour la première fois ? Pouvez-vous évoquer des souvenirs de cette rencontre ?


Al-Muhandis – Nasrallah – Soleimani

Hassan Nasrallah : J’ai fait la connaissance du Hajj Abu Mahdi au début des années 1990, vers 1991-1992. Je ne le connaissais pas avant cette date, il était alors au Koweït. Je l’ai ensuite connu, et la première fois que je l’ai rencontré, c’était à Téhéran. C’était l’un des principaux commandants des Brigades Badr [troupes irakiennes ayant combattu contre Saddam durant la guerre contre l’Iran], qui sont ensuite devenues l’Organisation Badr. Rapidement, une relation d’affection, d’amitié et de respect s’est tissée entre nous. Il avait également de bonnes relations avec nos frères au Liban, avec le frère Zulfiqar en particulier (commandant du Hezbollah tué en Syrie en 2016), avec le Hajj Imad Moghniyeh et les autres frères. Et par la suite, cette relation s’est développée après que le Hajj Qassem devienne le commandant des Forces al-Quds. Depuis sa position (de responsabilité) en Irak, la relation d’Abu Mahdi avec le Hajj Qassem (s’est développée), de même que la nôtre au Liban, ce qui a augmenté les liens que nous avions avec Abu Mahdi.

Mais notre relation avec Abu Mahdi s’est véritablement renforcée durant ces dernières années, du fait des événements en Irak et de la lutte contre Daech qui a vu de nombreux membres du Hezbollah se rendre en Irak pour aider le Hachd al-Cha’bi et les factions de la Résistance. Nos frères étaient en contact permanent avec le Hajj Abu Mahdi, qui est venu plusieurs fois au Liban pour me rencontrer. A peine 3 mois environ avant son martyre, il était ici au Liban. Une fois, il est même venu avec sa famille. Durant notre dernière rencontre il y a plusieurs mois, nous nous sommes entretenus pendant des heures, évoquant la situation en Irak, évaluant les sphères sécuritaire et militaire, la manière de renforcer le Hachd al-Cha’bi comme défenseur authentique du peuple irakien, etc. Et du fait de la force de notre relation, il me disait : « Militairement, Daech est vaincu, et il ne reste que quelques cellules isolées qui seront (rapidement) éliminées avec la grâce de Dieu. Mais je redoute que la bataille contre Daech se termine et que je sois toujours en vie. » Et il a mis sa main sur sa barbe, disant « Ma barbe est grise, de même que mes cheveux, et après toutes ces longues années (de lutte), je crains vraiment de mourir dans mon lit. Je te demande donc avec insistance de prier Dieu le Très-Haut et l’Exalté de m’accorder le martyre. »

Naturellement, conformément aux édits de Son Éminence le Guide (Khamenei), que Dieu le préserve, lorsque quelqu’un demande au Guide de prier pour qu’il obtienne le martyre, il ne demande pas à Dieu d’accélérer son martyre, mais demande de lui accorder de mourir en martyr. Et il ajoute parfois en plaisantant « J’espère que tu auras passé les 80 ans (lorsque Dieu t’accordera le martyre) ! » L’important est que nous mourions en martyr, (mais le plus tard possible). C’est ce que j’ai répondu à Abu Mahdi, à savoir que je n’invoquerais pas Dieu pour qu’il accélère son martyre, mais pour que sa mort soit celle d’un martyr, et je lui ai demandé de prier lui aussi Dieu pour qu’il nous accorde la même fin. Cela s’est passé durant notre dernière rencontre.

Je tiens également à dire que notre connaissance (intime) d’Abu Mahdi nous permet d’affirmer que c’était un homme très sincère, très loyal, très pieux. Il avait un haut sens de la responsabilité, et c’était un moudjahid au vrai sens du terme. Et gloire à Dieu, il a de nombreux points communs avec le Hajj Qassem Soleimani. Et c’est l’une des raisons de la relation exceptionnelle qui les liait.

Journaliste : La guerre en Irak a contraint le Hajj Qassem à être plus présent sur le champ de bataille. En vérité, il se rendait dans tous les endroits sensibles des premières lignes. Et nous l’avons vu à plusieurs reprises durant des opérations de reconnaissance et autres. Ces conditions n’étaient-elles pas dangereuses pour sa vie ? Il surgissait par surprise en plein cœur des combats. Pourquoi ?

Hassan Nasrallah : Il était toujours en danger, en très grand danger. Sur les premières lignes de front et les champs de bataille où il s’est rendu en Irak et également en Syrie, il était en danger en permanence. Et il refusait d’être présent seulement en retrait. Il se rendait en première ligne, et voulait voir les choses de ses propres yeux pour estimer la situation directement et de première main, et échanger avec les combattants en première ligne. Il tenait à aller à leur rencontre et à se trouver parmi eux. C’était sa manière de procéder. Bien sûr, nous le lui reprochions en permanence.

(Il faut bien comprendre) qu’il ne faisait pas cela seulement parce qu’il aspirait ardemment au martyre. Certains disaient que le Hajj Qassem recherchait (seulement) le martyre et cherchait l’occasion d’être tué, et que cela expliquait sa présence en première ligne. Ce n’est pas vrai, ou du moins ce n’est pas exact. Car il savait également qu’une obligation religieuse pesait sur lui, et qu’il n’avait pas le droit de s’exposer à la mort sans nécessité. Non ! Le Hajj avait une vision, qui était vraie dans une grande mesure : il disait que cette bataille en Irak et en Syrie nécessitait une grande endurance, un grand courage, une persévérance sur les champs de bataille. Cela ne pouvait pas être obtenu par une gestion en retrait, loin des lignes de front. La présence d’un commandant du niveau du Hajj Qassem Soleimani sur les lignes de front était d’une importance capitale pour assurer cette fermeté du moral, des âmes et des cœurs. Sa présence même sur tel front suffisait à donner une force énorme aux combattants, les aidant à rester, à persévérer, à endurer, malgré tous les dangers et toutes les difficultés qu’ils affrontaient. Sans même parler de tous les autres avantages que confère à un commandant le fait d’être au plus près des données du terrain.

Mais je considère, et c’est ce que je l’entendais dire lorsque je débattais de cette question avec lui, que l’aspect moral, psychologique et émotionnel était de la plus grande importance à ses yeux. Et c’est la vérité ! Tu peux voir sur les (innombrables) vidéos de quelle manière il se comportait avec les jeunes (combattants) en première ligne, dans les tranchées, (et comment ils réagissaient) lorsque le Hajj Qassem venait à eux. Ils l’embrassent, lui embrassent la main, pleurent, le serrent dans leur bras, lui reprochent d’être venu à eux (s’exposant ainsi au danger), etc. Cette influence émotionnelle est très importante. C’est pour cela qu’est née et s’est façonnée une (véritable) relation d’amour, d’affection, de passion entre les combattants et le Hajj Qassem Soleimani. Cela ne se serait jamais produit s’il dirigeait les opérations depuis l’arrière. La cause de cette grande affection est sa présence directe sur les lignes de front.

Par ailleurs, lorsque toutes ces vidéos et toutes ces photos ont commencé à apparaître dans les médias et sur les réseaux sociaux, je lui en ai parlé, lui disant « O Hajj, c’est quelque chose de très dangereux ! » Mais il ne le faisait pas à dessein. Lorsqu’il se rendait en première ligne, il n’avait pas de caméras avec lui pour le filmer, mais ce sont les (combattants) présents sur place qui le filmaient, car comme tu le sais, ils ont tous des smartphones avec lesquels ils photographiaient ou filmaient le Hajj et diffusaient les images sur les réseaux sociaux. (Lorsque je lui reprochais cette imprudence), il me répondait « Mais ces jeunes (combattants) sont en première ligne, prêts à se sacrifier, risquant leur vie à chaque instant. Je n’ose pas leur dire de ranger ces téléphones ou leur interdire de me filmer parce que cela me met en danger. » C’est pourquoi il les laissait faire. Et en vérité, les premières images et films du Hajj Qassem à avoir été diffusées ne l’ont pas été par lui ni par les forces d’Al-Quds (Jérusalem), mais par les combattants de première ligne qui filmaient et photographiaient ses visites et sa présence parmi eux puis les diffusaient. Et c’est comme ça que ces images se sont répandues sur les réseaux sociaux. Il n’y avait pas d’autre choix. Car il se serait senti honteux d’interdire à ces jeunes combattants de le filmer sous prétexte que cela le mettrait en danger, alors qu’ils étaient eux-mêmes les plus exposés à la mort. Telle est la véritable raison de la présence du Hajj Qassem dans les médias durant ces dernières années, qui n’était nullement un acte délibéré.

Journaliste : Après la défaite du projet daechi et takfiri en Irak et en Syrie, avez-vous rencontré le Hajj Qassem et Abu Mahdi al-Muhandis ensemble ?

Hassan Nasrallah : Oui, nous nous sommes rencontrés tous les trois. Cette photo [cf. ci-dessus] a été prise chez nous, dans la banlieue sud de Beyrouth. Les frères ont fait un montage (incluant tous les martyrs tués aux côtés de Soleimani et al-Muhandis), mais sur la photo originale, ils sont assis sur un canapé dans mon bureau.

Nous étions ensemble. Et il y a également des photos de nous trois réunis, moi, le Hajj Qassem et le Hajj Abu Mahdi.

Nous avions eu une longue rencontre dont l’objectif était l’évaluation des derniers événements en Irak, de ce que nous (le Hezbollah) pourrions faire pour l’aider dans la prochaine étape, et d’un autre côté, au cas où une guerre israélienne contre le Liban ou contre la région serait déclenchée, de ce que nos frères irakiens pourraient faire pour nous aider face à cette guerre. […]

 

Lecture complémentaire :

« Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (format PDF)

 

Entretien avec le General Qassem Soleimani sur la guerre de juillet 2006 contre le Hezbollah…
Les dessous de la guerre : VIDEO

 

 

Assassinat de Qassem Soleimani par Trump : L’Irak émet un mandat d’arrêt contre « Donnie mains d’enfant »…

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Assassinat de Soleimani : La justice irakienne lance un mandat d’arrêt contre Trump

 

Al Manar

 

7 janvier 2021

 

url de l’article en français :
https://french.almanar.com.lb/1980772

 

Un tribunal irakien a délivré, jeudi 7 janvier, un mandat d’arrêt national contre le président américain sortant Donald Trump dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’Abou Mehdi al-Mouhandes, numero deux du Hachd Chaabi en Irak, assassiné par un drone US l’année dernière aux côtés du général iranien Qassem Soleimani.

Le tribunal des enquêtes de Roussafa, le secteur oriental de Bagdad, « a décidé de délivrer un mandat d’arrêt contre le président sortant des États-Unis d’Amérique Donald Trump conformément à l’article 406 du Code pénal irakien », détaille un communiqué de l’Autorité judiciaire.

Cet article prévoit la peine de mort pour tout meurtre avec préméditation.

Le tribunal assure avoir conclu l’enquête préliminaire mais « les investigations se poursuivent pour démasquer les autres auteurs de ce crime, qu’ils soient Irakiens ou étrangers ».

En juin déjà, l’Iran avait émis un mandat d’arrêt et réclamé l’émission d’une « notice rouge » auprès d’Interpol contre Trump pour la mort du général Soleimani, une procédure qui n’a jusqu’ici pas abouti.

Le drone qui a pulvérisé les véhicules des deux hommes le 3 janvier 2020 à l’aéroport de Bagdad avait décollé sur ordre de M. Trump qui s’était réjoui quelques jours plus tard d’avoir assassiné « deux (hommes) pour le prix d’un ».

Cet assassinat a été qualifié d’ »illégal » et « arbitraire » par Agnès Callamard, Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires de l’ONU.

Le Premier ministre irakien accusé de complicité

Depuis un an, des partis irakiens ne cessent d’accuser nommément le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, alors uniquement chef du renseignement, de complicité dans ces assassinats.

Avec les commémorations du premier anniversaire de l’assassinat des deux hommes, le climat politique déjà tendu à l’approche de législatives promises en juin est devenu délétère.

 

Réflexions sur la résistance, le peuple en arme et la rébellion (suite) : le cas emblématique du Hezbollah « le Superbe »

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Peuple en arme et auto-défense

 

Ce texte fait suite à notre première publication sur le sujet du 8 décembre 2020

Les 3 textes en format PDF :
Reflexions-sur-le-peuple-en-armes-la-resistance-et-la-rebellion-3 textes

“La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et la plus précise de l’État.”
~ Gustav Landauer ~

“Un spectacle épouvantable et douloureux s’est élevé devant mes yeux : j’ai écarté le rideau de la corruption des Hommes.”
~ Friedrich Nietzsche ~

“Le gouvernement américain planifie t’il vraiment de frapper les perpétrateurs et les sponsors des récentes attaques [du 11 septembre 2001], ou veut-il prendre avantage de ces évènements tragiques pour élargir son hégémonie sur le monde et poursuivre toujours plus avant sa politique injuste, qui a dégénéré à ce niveau de haine au sein des peuples du monde et de beaucoup de leurs gouvernements ?…”
~ Communiqué du Hezbollah dénonçant les attentats du 11 septembre 2001, publié le 17/9/01 ~

“Libérons nos esprits de l’impression que notre ennemi est insurmontable, car il y a un point de faiblesse en chaque ennemi et il est de notre devoir d’identifier ce point et d’y focaliser toute notre attention. Prenons à notre compte le devoir d’exercer tout effort possible pour préserver notre indépendance et nos principes. Comprenons enfin que la victoire commence de l’intérieur…”
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

 

Hezbollah le superbe

 

Taxi

 

24 novembre 2020

 

url de l’article original:
https://platosguns.com/2020/11/24/hezbollah-the-beautiful/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’âme d’un guerrier dort dans son poing, se réveille dans son poing et jusqu’à sa mort, so dernier souffle, existera dans son poing.
Aucune arme et aucun danger mortel ne peut défaire ce poing. Un guerrier vivra et mourra le poing serré.
Ceci non pas par amour de la violence ni pour l’excitation de la guerre. Pas non plus à cause d’une démente passion pour la mort, mais parce qu’un guerrier sait que même en temps de paix, le mal et les malfaisants se tapissent dans l’ombre de la paix.

Le guerrier l’est par vocation, Ce n’est pas du mercenariat, ce n’est pas matériel, pas négociable. Le monde du véritable guerrier est un monde purement de la défense. Il est fixé seulement sur la protection d’une justice supérieure, l’auto-défense et celle du faible. Il n’est jamais prédateur. Un guerrier est imbriqué dans une culture de dignité, de droiture et de martyr. Humble dignité et martyr sacré. Un véritable guerrier n’est pas un soldat ordinaire, ni un personnage de célébration dans les médias ou de mythologie. Le guerrier est vrai. Il est rare. Un véritable guerrier est la seule classe d’être humain capable d’embrasser la mort sur son œil. Il n’y a aucune peur du vide noir infini dans le cœur du véritable guerrier.
Au travers de l’histoire, les cultures dans l’adversité et sous attaque par des ennemis envieux de leurs ressources, ont produit leur propre variété de guerriers. Les Amérindiens nous ont donné les “Braves” ; le Japon les “Samouraïs”, la France nous a donné Jeanne d’Arc, l’Afrique nous a donné la “reine guerrière Amina” et le Liban moderne nous a donné le Hezbollah.

Le Hezbollah, le groupe actuel de résistance-guerrier ayant le plus de succès face à la plus malveillante de toutes les abominations modernes, à savoir l’axe du mal composé des Etats-Unis, d’Israël et leurs alliés arabes wahabbites du Golfe. Le Hezbollah est aussi le groupe guerrier le plus craint de l’ère moderne. Car, incapables de vaincre le Hezbollah sur le terrain et après avoir déjà dépensé 11 milliards de dollars sur bien des coups d’états échoués et des campagnes de propagande de dénigrement cette dernière décennie, l’axe du mal en est maintenant réduit à ne pouvoir attaquer le Hezbollah qu’avec le mensonge et des accusations bidons. Pour le diaboliser, ternir leur réputation immaculée dans une vaste campagne médiatique est la seule arme qui reste à l’axe du mal. Cette attaque diffamatoire peut marcher sur des gens mal informés, mais cela ne minimisera en rien les formidables capacités militaires du Hezbollah sur le terrain du champ de bataille. L’écume de l’agitation ne changera en rien la donne ni les faits de terrain. Ce ne sera que toujours plus de fric des contribuables gaspillé sur une chimère.

Le Hezbollah est noble mais pas aristocrate. Ses guerriers et ses leaders viennent essentiellement de la classe laborieuse, des communautés paysannes, qui se regroupent pour repousser un envahisseur colonial vicieux et génocidaire connu sous le nom d’Israël. Trente ans environs après la naissance du groupe de résistance (NdT: créé en 1982 en émergence du groupe Amal de résistance libanaise à l’occupation israélienne), le Hezbollah demeure exceptionnellement humble et profondément ancré dans ses débuts modestes. Bien que le Hezbollah ait perdu des guerriers au combat, le nombre de ses martyrs est demeuré relativement bas et il doit toujours perdre une bataille dans ses plus de 30 ans de lutte armée et d’existence. Et malgré ses succès stratosphériques sur le champ de bataille, le Hezbollah demeure magnanime et généreux dans la victoire. Ce qui est aussi sans doute le plus impressionnant est que son leadership ne pratique pas la mesquinerie, la tromperie. Simplement, ils ne mentent pas. Pas une seule fois son leadership n’a menti ou trompé qui que ce soit, encore moins ses combattants, ses alliés ou ses supporteurs. Disant la vérité et tenant toujours parole, même les citoyens israéliens d’après bien des sondages, croient plus les leaders du Hezbollah que leurs propres dirigeants et politiciens de Tel Aviv. Parce que encore et toujours, ce que dit le Hezbollah est ce qui est et ce qu’il promet arrive toujours. De fait, le Hezbollah a toujours été plus intelligent que son ennemi plus puissant, ce à chaque coin de rue et a toujours tenu ses promesses.

Toutes les batailles menées par le Hezbollah le furent pour des raisons défensives. TOUTES. Ils sont particulièrement bien disciplinés et focalisés sur la tache d’une libération juste des forces cruelles et oppressives. Leur système d’entraînement ne produit absolument aucun traître et aucun disciple de Mammon facilement leurré par l’appât du gain, de plaisirs physiques ou d’un statut politique quelconque. Les membres du Hezbollah sont immunisés contre toute forme de chantage, contre toute distraction de leur cause. Ancré dans une culture du martyr inspirée par le petit-fils du prophète Mahomet, Hussein, et son horrible martyr, une agonie emprunte de passion en parallèle avec celle du Christ, les guerriers du Hezbollah sont au-delà de toute corruption possible de leur âme.

Leur entrainement a deux segments : ils sont entraînés au combat de guerilla flexible et asymétrique tout en recevant simultanément une entrainement spirituel et religieux. Une philosophie inspirée par leur croyance religieuse en un dieu juste et miséricordieux, un dieu qui récompense les justes et les purs. Ceci est justement ce qui les distingue des autres mouvements armés ou armées : leur dévouement physique et spirituel à un dieu juste et bon. Bien que profondément religieux et dévoués strictement à l’islam, ils sont remarquablement tolérant avec les autres sectes, autres fois et autres cultures, comme exemplifié par leur récente volonté de martyr en défense de musulmans sunnites, druzes et alaouites aussi bien que par leur héroïque défense de villages chrétiens et de leurs très anciennes églises au Levant. Les guerriers du Hezbollah ont sacrifié leur propre vie pour libérer la progéniture même du christianisme original du monde qui existe toujours au Levant, de les libérer de terroristes et envahisseurs de l’état islamique EIIL et de ses militants occidentaux soutenus pas Israël (NdT: et l’OTAN, Turquie en tête de pont…). il convient aussi ici de préciser que d’après un général libanais avec lequel j’ai discuté, le Hezbollah est aussi le protecteur de la toute dernière synagogue juive du Liban et de sa communauté de quelques 400 membres.

Peut-être est-il aussi bon d’ajouter aussi ici que durant leurs guerres contre Israël, le leadership du Hezbollah a même soutenu les efforts de résistance de groupes communistes libanais athées (NdT: comme le FPLP) se battant contre l’armée envahisseuse juive. Ils ont partagé le pain et se sont liés d’amitié avec croyants et athées de la même façon au nom du combat et afin de repousser un ennemi génocidaire et cleptomane. Le Hezbollah demeure très lié avec d’autres groupes de résistance libanais, ce même en temps de paix. Leurs amitiés sont toujours sincères et fortes, totalement dénuées de rapport exploiteur et de tendance à la realpolitik. Ils sont préoccupés de réunifier le peuple de leur patrie et non pas de le diviser et de le dominer. Ils soutiennent une coexistence équitable et pacifique entre les 18 religions et sectes reconnues au Liban, dont la population actuelle est de l’ordre de 6,8 millions d’habitants. Il est également officiel et historique que le Hezbollah ait donné l’immunité à des traîtres libanais qui avaient coopéré avec Israël durant les 18 mois de l’occupation du Liban. 

Le Hezbollah suit des règles morales très strictes pour faire la guerre, qui ne permettent pas de tuer l’ennemi sans raison : leur tactique primordiale et la plus importante et de repousser l’ennemi et non pas de l’annihiler et si cela est insuffisant, alors l’annihilation devient une possibilité permise et sanctifiée (NdT: Il est intéressant ici de noter qu’exactement la même démarche est prévue dans Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix régissant la confédération iroquoise depuis le XIIème siècle..). La règle islamique de la guerre insiste sur le traitement humain des prisonniers de guerre et le Hezbollah a toujours rempli cette obligation. Les combattants sont entraînés à être courtois envers leurs captifs : ils sont entraînés non seulement à la guérilla mais aussi éduqués aux principes de charité et de pitié envers ceux qui sont capturés et repentant. Le Hezbollah n’abuse jamais de la victoire en déclarant un pouvoir absolu : ils croient au partage du pouvoir avec leurs compatriotes, même avec ceux qui n’ont jamais mis un pied sur le champ de bataille.

Le Hezbollah est suprême et pourtant en aucun cas suprémaciste.

Ils ne dérogent jamais à leur règle de la guerre par peur de leur dieu. Ils préféreraient mourir que de déroger à ces lois ainsi déplaisant à leur dieu. Ils suivent leur protocole militaire et philosophico-religieux avec extrême précision et pratiquent un respect dévoué et une confiance sans limite envers la droiture de leur cause et de leurs commandants. Les exécutions extra-judiciaires sont absolument interdites ainsi que l’assaut injustifié de l’ennemi. Ils ne tirent jamais sur des gens désarmés, femmes et enfants, ni sur des hommes désarmés. Ils ne prennent jamais pour cible des handicapés dans leur fauteuil roulant comme c’est le cas avec l’armée israélienne et autres entités de l’appareil de sécurité israélien. Ils n’envahissent pas, ils libèrent. Le Hezbollah est un résistant actif et défensif et pas une armée d’usurpateurs, de voleurs et de psychopathes vouée à l’assassinat de masse et au pillage de ce qui ne leur appartient pas.

Leur culture de la résistance est pleinement humaniste en long en large et en travers.

Ils ambitionnent un monde juste et beau, pacifique, peu importe ce qu’il leur en coûte en vie humaine. En fait, ils vivent pour le martyr, ils l’attendent et l’embrassent pour la cause d’un monde juste et pacifique. Ils ont élu le martyr comme étant la plus haute distinction possible dans une vie.

“Nous n’avons pas peur de la mort car la mort est notre martyr. Le martyr signifie vivre toujours au plus près de dieu. Vivre près de lui est le but ultime dans l’évolution de l’humanité et cela ne peut pas être atteint en dehors du martyr.” dit un combattant du Hezbollah.

Il y a une trinité de principes contenue dans la philosophie du martyr du Hezbollah. Ils sont prêts à mourir pour trois choses : dieu, la famille et la nation. Ils vivent et meurent pour rien d’autre que dieu, la famille et la nation. Je ne peux pas suffisamment insister sur la haute signification de ces trois éléments pour tous les membres du Hezbollah. En tant que guerriers de la foi, ils ne se séparent pas de leur philosophie de la vie et de son triptique, pas même lorsqu’ils combattent ou en temps de paix, pas même momentanément, pas même une nanoseconde. Leur philosophie du martyr est leur bouffée d’oxygène. Leur colonne vertébrale. Ils sont toujours consistant dans leur profonde implication dans leur philosophie divine triangulaire. Ceci est la mère de tout absolu pour eux. Ceci leur donne un courage et une rectitude sans peur et sans reproche à l’infini. Ceci inspire leur attachement et leur amour à la rectitude et la discipline avec une légèreté physique et mentale sans limite.

Durant l’entrainement à la guerre et sur le champ de bataille, ils demeurent intimement connectés à cette trilogie de motivation. Dans leur univers, le muscle, le moral et le divin sont étroitement imbriqués. Ceci est la raison même de leur record de victoires sans jamais essuyer de défaite et leur force et popularité ne cessant d’augmenter dans le monde.

Le Hezbollah révère son dieu par dessus tout, celui-ci est assis au sommet de leur pyramide spirituelle lié directement aux deux choses terrestres dignes d’intérêt la famille et la nation. Leur vénération pour cette triade est au-delà de leur propre vie. Leurs devoirs terrestres à la famille et la nation sont directement liés à leur service de dieu. Les guerriers du Hezbollah sont les serviteurs altruistes de dieu et de la protection de la famille et de la nation. Ceci satisfait leur dieu et les guerriers du Hezbollah ne vivent que pour servir leur dieu. Leurs ennemis doivent être avertie et attentifs. Les guerriers du Hezbollah vont activement neutraliser toutes menaces à cette trilogie et ils ne briseront jamais ce contrat moral, même au prix de leurs vies. Ceci constitue leur seule mission sur terre : dévotion à dieu et défense sans relâche de la famille et de la nation. Ceci constitue très brièvement le manifeste du Hezbollah. Rien de moins que ça, rien au-delà de ça.

Le modèle et système de résistance a gagné beaucoup de traction positive et s’est étendu au dehors de leur géographie du Levant : des dunes du Yémen jusqu’en Amérique du Sud, du croissant fertile jusqu’à travers le continent asiatique, le modèle de résistance du Hezbollah s’est étendu et continue à être reçu à bras ouverts, au grand dam de leurs fourbes ennemis vaincus.

Une autre qualité unique du Hezbollah est sa sobre patience. Ce sont des gens particulièrement adeptes à l’art de la patience : leurs amis iraniens, maîtres de la tapisserie leur ont enseigner cette technique vital et ils appliquent cette discipline mentale à toutes leurs stratégies militaires. Croyant que leur foi en leur dieu est permanente mais que toute chose matérielle et terrestre est sujet à changement, ils jouent un jeu de long terme contre leur ennemi avec pleine confiance et un succès des plus évidents.

Pourtant, malgré toutes ces qualités admirables présentées ci-dessus, leurs ennemis et les mégaphones médiatiques de leurs ennemis étiquettent le Hezbollah comme “narco-trafiquants”, “narco-terroristes” et “terroriste islamiste”. Accuser le Hezbollah de trafiquer la drogue est aussi absurde que d’accuser Mère Thérésa de vente globale d’héroïne. Tous ceux qui connaissent le Hezbollah et son mode de vie savent parfaitement que leurs guerriers et leurs leaders vivent une vie sobre et parfaitement propre. Ils ne parlent même jamais en mal, ne calomnient pas et n’insultent jamais leurs ennemis. Ils sont aussi propre dans leur langage que dans leur vie. Connaissant le style de vie et la philosophie auxquels adhèrent strictement ses membres que ce soit sur le champ de bataille ou en dehors, il est tout a à fait inconcevable que le Hezbollah se risquerait à déplaire à leur dieu en mettant en place des réseaux internationaux de vente de drogue qui ruinent la vie des gens, brisent des familles et affaiblissent des nations. Cette accusation insensée appartient à la longue liste des mensonges perfides fabriqués par leurs ennemis qui eux-mêmes de fait, participent au commerce international de la drogue et à son trafic, les Etats-Unis gérant un business très lucratif avec la CIA en charge, de la culture et de la transformation du pavot et de l’opium en Afghanistan et le Mossad gérant le trafic international vers l’Europe et l’Amérique des pilules d’amphétamines et d’ecstasy.

Incapables donc de trouver un talon d’Achille dans la capacité militaire du Hezbollah ni un défaut de caractère dans son modus operandi, ses ennemis ont produit une très longue litanie de soi-disants crimes perpétrés sans JAMAIS apporter une simple preuve de ce qui est avancé et de tout crime ou malversation. Les ennemis du Hezbollah ont inclus ce nom de bien sur leur tristement célèbre et politisée “liste des terroristes” sans jamais avoir prouvé ne serait-ce qu’une fois une activité terroriste de l’organisation. Regardons donc ensemble la liste d’accusations ci-dessous et gardez surtout bien présent à l’esprit que si les actes de terrorisme contre les Etats-Unis, le Liban, reprochés au Hezbollah étaient vrais, surtout dans le sud-Liban où est basé essentiellement le Hezbollah, il aurait déjà reçu un échantillon du traitement “choc et terreur”, stratégie militaire américaine de choix.

Il n’y a jamais eu de preuve en quoi que ce soit que le leadership du Hezbollah ait jamais ordonné ou perpétré ce qui suit : l’attaque au camion piégé de l’ambassade US à Beyrouth en 1983, ainsi que les attaques aux camions piégés la même année des camps militaires américains et français de Beyrouth (NdT: Drakkar). L’attentat à la bombe dans un restaurant près de la base aérienne de Torrejon en Espagne. L’attentat à la voiture piégé de l’annexe de l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth et le détournement d’un avion de ligne de la Koweit Airline, en 1984. Le détournement du vol TWA 847 en 1985. L’enlèvement et l’exécution de trois juifs libanais en 1986 sous le pseudonyme de “L’Organisation des Opprimés sur Terre”. L’assassinat de trois diplomates saoudiens en 1988. L’assassinat du secrétaire de l’ambassade saoudienne à Bangkok en 1989. L’assassinat de deux diplomates saoudiens et de l’opérateur du télex de l’ambassade à Bangkok en 1990. L’enlèvement et l’assassinat d’un homme d’affaire saoudien à Bangkok la même année. L’assasinat d’Ehud Sadan, chef de la sécurité à l’ambassade d’israël à Ankara ainsi que l’attentat à la bombe contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires en 1992. La tentative d’assassinat d’un leader de la communauté juive turque à Istanboul en 1993.

La tentative d’attentat à la voiture piégée de l’ambassade d’Israël en Thaïlande et une attaque suicide de l’Association Juive Mutuelle d’Argentine à Buenos Aires, toutes deux en 1984. L’explosion au camion piégé des tours Khobar dans leur segment américain en Arabie Saoudite en 1996. L’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 à Beyrouth. L’attaque d’un bus de touristes israéliens en Bulgarie en 2012 et bien plus encore de ces “tentatives de ceci ou échec à cela” qui furent faussement et injustement attribuées au Hezbollah par personne d’autre que son ennemi, Israël et ses alliés et agents en Europe et aux Etats-Unis, ainsi que par son ignoble ennemi arabo-wahabbite.

Une bonne poignée des fausses accusation politisées mentionnées ci-dessus passent en boucle dans les médias occidentaux et juifs et pourtant pas même l’ombre d’une preuve ne fut jamais apportée à ces allégations. Se fondant sur une tendance médiatique islamophobe, ces accusations de terrorisme sont publiées et re-publiées encore et toujours dans l’espoir que la rumeur et le ragot finissent par prévaloir et devenir fait et vérité dans les esprits de gens raisonnables. En d’autres termes, les accusations mentionnées ci-dessus ne sont rien d’autre que des opérations de propagande menées contre le Hezbollah et malgré cela jamais son esprit de combat ni sa vigueur n’ont été mis en défaut et la dissémination de ces fausses informations n’a pas non plus empêché la croissance de sa popularité dans le monde.

Même les académies militaires de ses ennemis, dans une admiration silencieuse, incluent maintenant l’étude des stratégies et tactiques suprêmes du Hezbollah dans leurs cours de formation, confirmant ainsi le très haut niveau de leurs techniques de combat et de leur philosophie de la guerre. Il est impossible de séparer ses stratégies de guerre de la fondation même de leur philosophie humaniste. Ceci est constamment employé en tandem. Le Hezbollah va toujours laisser une porte de sortie pour que l’ennemi puisse se replier durant une embuscade.

Le Hezbollah reçoit un soutien moral des plus enthousiastes de tout le monde musulman et également de nations non musulmanes, de nations de l’Occident et de l’Orient. Le Hezbollah est respecté, aimé et révéré aux quatre coins du monde, incluant une certaine appréciation des citoyens de nations ennemies qui ne sont pas molestés et trompés par la propagande d’état. Ceci n’est pas juste parce que par nature les humains aiment un héros de guerre invincible ; c’est parce que le humble Hezbollah a établi avec succès son image de l’armée d’un peuple, pour le peuple et par le peuple.

Ici repose l’essence même de toute sa popularité. Une force libanaise du bien qui englobe le peuple et agit par et pour le peuple ce qui est similaire en cela au slogan historique américain “d’un gouvernement du peuple, par et pour le peuple”. Ce que le Hezbollah a accompli en tant que groupe de résistance pour sa nation et ses compatriotes, les politiciens américains doivent encore le démontrer et le réaliser pour le bénéfice du peuple américain.

Et pourquoi cela ?

Ceci parce que les Libanais ont clairement défini leur ennemi comme étant Israël, alors que le collectif américain doit toujours identifier son ennemi interne insidieux comme “le pouvoir juif”. Un pouvoir qui s’est levé au travers d’un cronisme, d’un népotisme, d’un chantage et d’une coercition bien non-américains. Une suprématie juive qui a été ouvertement dominante sur toute la vie interne américaine ainsi que dans sa politique extérieure internationale ces 60 dernières années et plus (depuis l’assassinat de Kennedy en fait). Un pouvoir juif qui a défiguré et corrodé la vie traditionnelle américaine domestiquement et qui a été ruineux pour son porte-feuille et sa réputation sur le plan international.. Mais si les Libanais peuvent circonvenir si habilement et répétitivement vaincre ce pouvoir juif abusif, alors les Américains qui vivent sous la botte d’une occupation juive anti-démocratique peuvent aussi le faire. La mise en pièce récente de notre précieux et adoré premier amendement de la constitution (NdT: celui sur la liberté de parole et d’expression) n’est que la dernière victime de la tyrannie juive et une expression indéniable de leur haine de notre démocratie. 

Mais pour que les Américains se libèrent, ils doivent d’abord vaincre tous les artifices et les défis de la distraction de masse, toute l’ingénierie sociale mise en place et les nombreux projets d’abrutissement total que l’élite juive américaine et son lobby ont imposé insidieusement à la fois aux citoyens américains et à leurs politiciens. Pour que les Américains soient véritablement libres et indépendants, car ils sont un peuple captif en ce moment, ils doivent d’abord franchir, contourner toutes les divisions inventées et sponsorisées à l’intérieur même des Etats-Unis. Les divisions telles que la politique identitaire, la disharmonie générée par le conflit de race factice, la diabolisation par un Hollywood sous emprise juive des valeurs traditionnelles américaines, le néolibéralisme, la mondialisme, la [banque] Réserve Fédérale, Wall Street, les médias de masse sous contrôle, la vaste majorité des médias alternatifs et cette liste n’est en rien exhaustive.

Ils doivent aussi écarter et se rebeller contre les polluants mentaux imposés comme l’enseignement obligatoire de ce faux livre d’Anne Franck dans leurs écoles et très certainement, ils doivent aussi rejeter le financement de tous ces horribles musées sur l’holocauste qui opèrent pour habiliter les continuels crimes juifs contre les Américains en faisant le portrait des juifs comme étant “les éternelles victimes ayant des besoins spéciaux”. Tous ces musées de l’holocauste ne sont rien d’autre que des usines à propagande payées et financés par les dollars du contribuable et non pas par des Shekels israéliens ou des donations privées juives. C’est le sommet de l’absurdité qui voit les Américains devoir payer pour leur propre lavage de cerveau et esclavage mental. Les Américains doivent PAR DESSUS TOUT, se réapproprier les droits du 1er amendement de la constitution qui a été détourné et récemment mis en miettes par le pouvoir juif. Les Américains doivent reconquérir leur liberté de parole et d’expression et être capable d’appeler un chat un chat et un juif, un juif.

Il n’y a aucune compréhension du nombre de chaînes juives actuellement entravant  le corps et l’esprit américain. Je parle ici de votre corps et esprit individuel.

La question est évidente ici : Où sont votre dignité et votre auto-respect chers Américains ? Où est votre honneur et votre esprit guerrier  au sens noble du terme? Où est le fruit du travail que vous avez investi dans votre famille et dans votre pays année après année ? Ce n’est plus entre vos propres mains, et ce n’est pas profitable à votre communauté non plus. Le lobby juif s’est bien assuré que votre liberté et vos impôts aillent en priorité directement vers le service de l’état d’Israël. Le lobby juif a tué votre démocratie, créé une dévastation sociale à travers la nation et vous a dépouillé de vos impôts pour bénéficier à l’état cleptomane et oppresseur qu’est Israël. Le lobby juif ne vous a pas traité différemment qu’une nation d’esclaves qu’il possède et façonne socialement par le biais de l’ingénierie sociale.

Présentement, l’Amérique n’est pas dans un état du justice et de grâce. Les Américains, quelque soit leur couleur de peau ne sont pas un peuple libre. On ne peut plus parler de la “superbe Amérique”, elle est sous occupation du pouvoir tribal juif. Et les Libanais ?. Malgré leur montagne de crises politiques actuelles internes, vivent en fait une vie libérée bien gagnée. Les Libanais meurtris sont bien plus libres que les Américains. Une vie de libération de l’occupation leur a été donnée par un Hezbollah sacrificiel et constamment vigilant. Le Hezbollah patriote, le superbe Hezbollah.

Quand les citoyens occidentaux et américains comprendront-ils que le Hezbollah est bien plus de leur côté que ce Sion belliqueux et vampirisant leurs impôts ? Après tout, le Hezbollah existe pour libérer et non pas pour voler l’Europe et l’Amérique, pas pour être va t’en guerre dans des guerres de choix coûtant un prix exorbitant en argent et en vies humaines. Et de manière certaine, le Hezbollah n’opprime en rien les droits des peuples occidentaux à leur liberté d’expression, un droit que les lobbies politiques d’Israël en Europe et aux Etats-Unis se sont fixés d’abolir pour ces peuples.

Alors, chers Américains, où est votre Hezbollah ? Où est votre résistance à l’occupant ? (NdT: au passage, phrase particulièrement ironique sachant que les colons européens sont eux-mêmes les occupants et oppresseurs du continent des Amériques et de ses peuples natifs depuis plus de 500 ans, qui se ressemble s’assemble sans aucun doute…) Où est votre esprit résistant ? Vos paroles résistantes ? Votre art résistant ? Vos armes résistantes ?

En tant qu’expatrié américain étant témoin des dégâts et des bien tristes divisions infligés à notre société par les élites juives, je vous conjure de ne pas retourner les armes les uns contre les autres. Ceci serait une folie sans nom. C’est là-dessus que parie votre occupant. Votre division le rend plus fort, plus puissant. Pour vous tondre encore plus avant pour la gloire d’Israël, l’ennemi interne vous veut toujours plus divisés et plus faibles. Ne vous soumettez pas. Contournez la menace en vous unissant. Vous ne devez pas vous aimer les uns les autres à en mourir, mais vous devez vous unir et résister contre cet ennemi intérieur si vous pensez que vous méritez vraiment un vie de liberté, de paix et de prospérité. Unissez-vous malgré vos différences, unissez-vous malgré votre rage. Ceci est la clef de votre libération.

“Par la tromperie tu feras la guerre” est le slogan d’Israël. (NdT: et de son Mossad..)

“Vivre libre ou mourir” est un slogan de l’Amérique… C’est aussi un slogan du Hezbollah !

= = =

Lecture absolument complémentaire à lire et diffuser sans modération :

“Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005, traduction de très larges extraits depuis la version anglaise par Résistance 71 et mise en page sous format PDF par Jo

 

Suite à l’assassinat d’un scientifique nucléaire iranien le 27 novembre dernier, l’Iran assassine le chef des opérations du Mossad en plein Tel Aviv (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , on 6 décembre 2020 by Résistance 71

 


Top Info : L’Iran assassine le chef des opérations du Mossad dans les rues de Tel Aviv


VT


5 décembre 2020


url de l’article original:
https://www.veteranstoday.com/2020/12/05/breaking-exclusive-iran-assassinates-mossad-chief-in-downtown-tel-aviv/


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~


Note de R71 : Nous n’avons traduit que l’essentiel de l’info pour la broderie autour de l’histoire, se référer à l’article original (en anglais)


VT : Ceci est confirmé, Fahmi Hinavi, chef des opérations du Mossad israélien a été tué par une équipe iranienne à Tel Aviv jeudi dernier dans la soirée.

Hinavi est la force supposée derrière l’assassinat d’un scientifique nucléaire iranien à Téhéran il y a quelques semaines. Ceci est le seul assassinat dont nous avons entendu parler mais il y a de hautes suspicions que plus d’officiels de haut rang israéliens ont été tues en Israël ; tout ceci étant totalement censuré par la presse occidentale.

Dans la soirée du jeudi 3 décembre 2020, un Israélien de 45 ans répondant au nom de Fahmi Hinavi a été liquidé alors qu’il conduisait sa voiture dans la zone sud-est de Tel-Aviv : 15 balles ont été tirées par des assaillants qui se sont évaporés facilement dans la nature sans laisser de trace : pour une entité dont les services secrets affirment dans le sillage de l’attaque terroriste du 27 novembre et ce ciblage du top physicien nucléaire iranien Fakhrizadeh, de faire de l’Iran son “terrain de jeu” et dont le patron [du Mossad] Yossi Cohen, pousse le bouchon aussi loin en affirmant que ce ne sera pas la dernière fois, c’est plutôt limite-limite.

Encore plus limité dans la mesure où ces dernières 48 heures, pas un média israélien n’a osé en parler de peur que les colons sionistes, paniqués déjà à l’idée d’avoir à payer le prix du sang iranien versé, commencent à faire le lien entre cette liquidation pure et simple et d’autres cas de liquidation qui se sont produits ces jours récents dans telle ou telle location en Israël et d’avoir à penser que la “Résistance” est bien plus proche d’eux que ces coups ne le suggèrent. Bluff de Cohen and Co…

Mais vendredi soir, ça a commencé à être hors de contrôle alors que les réseaux sociaux commençaient à disséminer des images du flinguage qui paraît être une réponse [à l’assassinat du scientifique iranien] : les attaquants auraient approché le véhicule de l’officier Hinavi alors qu’il était arrêté à un feu rouge et auraient vidé leur pistolet mitrailleur avant de prendre la fuite. Les médias ont essayé de faire passer le type pour un quidam normal, victime d’une querelle de famille mais la présence des forces du Mossad sur les lieux et des forces de sécurité avant même que la police n’arrive sur place n’a laissé aucun doute : Cohen avait perdu un ponte !

La grande question est : La liquidation de Hinavi a t’elle quelque chose à voir avec le lâche assassinat de Fakhrizadeh 7 jours plus tôt environ alors que celui-ci conduisait sa voiture près de la capitale iranienne de Téhéran ? Possible et le coup serait bien plus propre : s’il a fallu au Mossad 20 ans pour avoir Fakhrizadeh et cela, non pas par le truchement d’un “commando de 12 hommes” comme ce fut affirmé par la presse du Golfe, mais par une “mitrailleuse télécommandée”, Hinavi fut quant à lui liquidé en pleine rue de Tel Aviv de la main de plusieurs assaillants qui opérèrent avec “grande facilité”.

Ceci étant le cas, il y a quelque chose de bizarre à ce sujet !

Depuis l’assassinat du scientifique iranien de renom, il y a eu des rapports d’un véritable séisme au sein de l’appareil du renseignement et des forces armées israéliens qui accusent le couple Netanyahou-Cohen d’avoir agi contre l’Iran sans eux. Notice : il a même été dit que le ministre de la guerre Gantz, dont le chef d’état-major clame à qui veut l’entendre qu’Israël est prêt pour tout scénario de guerre contre l’Iran, refuse d’assumer “militairement” les conséquences de “l’action de Netanyahou” car Israël serait “détruit” au “premier tir de missiles iranien” ou de ses alliés !! (NdT: notamment bien entendu le Hezbollah libanais plus proche, bien plus proche…)

Un signe des tensions existantes, le vendredi 4 décembre et alors même que jusqu’ici il a crâné avoir désigné Fakhrizadeh comme cible depuis 2018 et de l’avoir finalement eu, Netanyahou est apparu à l’écran de l’American Hudson Institute pour accuser l’Iran d’accuser Israël de tout évènement s’y déroulant. Visiblement embarrassé d’avoir été questionné au sujet de meurtre du 27 novembre, il lança : “Les Iraniens nous accusent de tout que ce soit vrai ou faux.”

[…]

 


L’origine du mal…

Et pendant ce temps là sur le front moyen-oriental…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 20 novembre 2020 by Résistance 71


« Normalisation-Trahison »

Pourquoi la Syrie ne riposte pas aux attaques israéliennes ?

réponse de Hassan Nasrallah

11 novembre 2020

url de l’article en français:
https://lecridespeuples.fr/2020/11/11/pourquoi-la-syrie-ne-riposte-pas-aux-attaques-israeliennes-la-reponse-de-nasrallah/

Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 26 mai 2020, à l’occasion de la commémoration du 20e anniversaire de la Libération du Sud-Liban.

Transcription :

Hassan Nasrallah : […] « Lorsque (en février 2014) Israël nous a frappés à Janta, à la frontière syro-libanaise, ils espéraient changer les règles d’engagement, pensant que s’ils nous frappaient dans une zone frontalière, nous ne serions pas tenus de riposter. Nous avons riposté (en frappant une patrouille israélienne le mois suivant) dans les fermes de Chebaa (territoire libanais occupé). Lorsqu’il y a eu la (tentative avortée) d’attaque de drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth (en aôut 2019), j’ai dit que nous riposterions hors des fermes de Chebaa, ce qui ne signifiait pas stricto sensu que nous nous interdisions d’y riposter, mais c’était une indication claire que dorénavant, aucun point de la frontière entre le Liban et la Palestine occupée ne serait à l’abri de notre riposte, et que nous pouvions frapper n’importe où.  Auparavant, Israël était habitué à ce qu’on frappe toujours dans les fermes de Chebaa, et tout le reste de la frontière, toutes les colonies étaient en sécurité. Mais j’ai voulu adresser ce message clair : lorsque vous nous attaquez, aucun point de votre frontière (usurpée) ne sera en sécurité. Depuis, Israël est vigilant, et c’est pourquoi il n’y a pas eu de frappes au Liban. Personne ne se demande pourquoi ? Tous ceux qui ont hâte de se débarrasser des armes de la Résistance, qu’ils nous expliquent pourquoi Israël a frappé le Liban quand bon lui semblait de 1948 à 2000, puis a subitement stoppé, à l’exception de la guerre de 2006 ? C’est grâce aux équations de dissuasion imposées par la Résistance. Israël sait bien qu’une riposte serait inévitable. C’est l’une des règles d’engagement.

Israël cherche donc un autre moyen (de nous frapper). Ce qui s’est passé avec les drones dans la banlieue sud de Beyrouth, c’était une tentative israélienne de réaliser une attaque sans laisser d’empreintes. Ils ont été découverts parce que l’opération a échoué, mais le but était de frapper sans laisser d’empreintes. Car Israël sait bien que s’il laisse des empreintes, il doit s’attendre assurément à une riposte de la Résistance, et il sait bien ce que ça implique. Même lors de la découverte des tunnels (entre le Liban et la Palestine occupée), Israël a envoyé au Liban par trois biais différents —via l’Egypte, via Chypre et via la FINUL, soit trois canaux— un message disant qu’il ne voulait que découvrir les tunnels, et qu’il ne ferait rien de plus, afin que nous restions calmes et que nous ne ripostions pas. Israël comprend bien que le Liban est un front très sensible, et cette équation (de dissuasion) est toujours valable. Voilà ce qui protège le Liban : c’est la Résistance.

En ce qui concerne la Syrie, il faut se rappeler qu’au début, Israël n’a frappé personne —ni nous, ni les Syriens, ni les Iraniens, ni les autres mouvements de Résistance. Israël a laissé les événements se propager en Syrie, et se contentait de soutenir les groupes (terroristes) armés. Je ne dis pas que toute l’opposition syrienne travaillait avec Israël, mais il ne fait aucun doute que de nombreux groupes armés avaient des liens et se coordonnaient directement avec Israël sur les plans logistique, sécuritaire, du renseignement, jusqu’à l’approvisionnement et le financement, etc. Israël espérait que le régime s’écroulerait et que l’armée syrienne serait disloquée, et que l’Iran, se voyant incapable de faire quoi que ce soit, quitterait la Syrie, de même que le Hezbollah, car la situation serait irrémédiablement perdue. Voilà ce qui s’est passé durant les premières années.

Quand est-ce qu’Israël a commencé à intervenir directement ? Je dis toujours qu’il faut considérer les situations de manière globale, et ne pas se contenter du point de vue israélien. Il faut aussi voir l’autre côté. L’intervention israélienne en Syrie est une preuve de la victoire de la Syrie et de la victoire de l’Axe de la Résistance en Syrie. Car si Israël avait encore eu espoir que les groupes armées & takfiris qu’il soutenait, finançait et couvrait avaient une chance de l’emporter en Syrie, il n’aurait pas eu besoin d’entrer sur scène.

Journaliste : Mais cela n’a-t-il pas entraîné un déséquilibre de la dissuasion (au profit d’Israël, qui frappe la Syrie impunément) ?

Hassan Nasrallah : J’y viens, j’explique les choses pas à pas. Lorsqu’on lit les dernières déclarations des dirigeants israéliens, lorsqu’on leur demande pourquoi ils sont intervenus en Syrie, ils répondent que c’est parce qu’ils ont pris conscience que (les groupes terroristes) ne l’emporteraient pas. Israël a compris que c’est nous qui allions l’emporter en Syrie, que l’armée syrienne était en train de retrouver sa santé et sa force, que la présence de l’Iran et des factions de la Résistance en Syrie s’enracinait. Les groupes takfiris qui occupaient la partie syrienne du Golan ont été évacués, et le Golan est un sujet très sensible pour Israël… Il ne supporte même pas que quiconque y prenne des photos ! Cela indique bien sa faiblesse. Le fait qu’Israël ne tolère pas que quiconque prenne des photos de positions dans le Golan, [pas même les habitants du Golan occupé], est un signe de faiblesse et non de force. Voyant que la Syrie triomphait et se relevait, et qu’il n’y avait plus d’espoir de victoire des groupes armés, Israël s’est résolu à frapper des positions ici ou là, à s’efforcer d’entraver le transfert d’armes de la Syrie au Liban —tout le monde sait bien que nos missiles ne tombent pas du ciel, et que le rôle historique de la Syrie a été d’armer la Résistance libanaise et palestinienne.

Même dans l’opération récente d’Israël, lorsqu’ils ont frappé une de nos voitures à la frontière syro-libanaise…

Journaliste : Et vous avez riposté (par une incursion en territoire israélien).

Même si les « excuses » d’Israël sont pitoyables et n’empêcheront en rien une riposte meurtrière suite à la mort de deux combattants du Hezbollah dans une frappe israélienne en août dernier (voir Pour mettre fin à une guerre des nerfs insoutenable, Israël implore le Hezbollah de riposter), il faut souligner que l’entité sioniste fait tout ce qu’elle peut pour éviter de toucher des membres du Hezbollah en Syrie —et par conséquent de tuer qui que ce soit—, allant jusqu’à les avertir avant de cibler un véhicule, comme on le voit dans cette vidéo datant du mois d’avril dernier.

Hassan Nasrallah : Je ne dis pas que nous avons riposté, et je ne dis pas que nous n’avons pas riposté. Israël était tout à fait capable de tuer nos combattants, ce n’est pas une erreur de sa part. Il a fait un tir d’avertissement, ou a donné un avertissement, afin que les combattants quittent le véhicule, puis il l’a frappé. Pourquoi ne voulait-il pas tuer ces jeunes (combattants) ? Car il y a une équation claire : si Israël tue l’un de nos combattants, que ce soit au Liban ou en Syrie, nous riposterons. Cette équation a été prouvée dans les faits (maintes fois). C’est pour cela que lorsque, en même temps que l’incident des drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, deux de nos combattants ont été tués (par Israël) en Syrie, les Israéliens ont évacué la frontière sur 7 kilomètres, sur toute la frontière. Ils sont restés comme ça, se tenant debouts sur une jambe et demi (prêts à prendre la fuite), pendant 7 jours, et si nous n’avions pas frappé ce véhicule, ils auraient pu rester comme ça 14 jours, un mois ou deux mois entiers. Cela fait partie des règles d’engagement. Jusqu’à présent, quand Israël frappe (en Syrie), il s’efforce de ne tuer personne, car il craint d’arriver à un point ou les dirigeants syriens, ou ceux de la Résistance, ne pourront plus supporter ces frappes. Même dans cette bataille, Israël n’a pas carte blanche (et sait que la situation peut exploser à tout instant).

Peut-être que quelqu’un rétorquera qu’Israël frappe (souvent la Syrie) et que l’Axe de la Résistance ne riposte pas, et que nous devrions imposer un équilibre de dissuasion en Syrie. Je vais être très franc. Cette question est discutée et débattue en permanence. Les dirigeants syriens sont ceux qui ont le dernier mot, car la décision leur appartient, même si la bataille nous concerne tous, et que nous sommes tous ciblés. Il y a parfois l’impression que le but d’Israël est l’escalade, et qu’ils veulent pousser la situation à une guerre ouverte contre la Syrie. La Syrie est (prise en étau) entre deux priorités : d’une part, la bataille à l’intérieur n’est pas terminée, les groupes terroristes et takfiris étant toujours présents et guettent la moindre occasion de remonter en puissance ; d’autre part, l’escalade vers une guerre entre la Syrie et Israël serait contraire à l’objectif premier (d’en finir avec les terroristes). La Syrie a encore besoin de temps. Permettez-moi de bien expliquer ce point, car il y a beaucoup de personnes qui nous critiquent, disant qu’Israël frappe la Syrie et que la Syrie ne fait rien. Je ne sais pas jusqu’à quel point les dirigeants syriens peuvent tolérer ces frappes, et il y a un seuil qui, une fois franchi, entraînerait une riposte (inévitable, sans crainte d’escalade), mais jusqu’à présent, ils considèrent qu’Israël intervient pour protéger les groupes armés et changer les équations en leur faveur, et entrainer la Syrie à une guerre régionale ; et il n’est pas dans l’intérêt de la Syrie, qui mène une guerre mondiale contre le terrorisme, de se laisser entrainer à une guerre contre Israël, si bien que ce qu’il faut, c’est endurer patiemment. C’est ce que nous appelons la patience stratégique. Mais dans le cadre de cette (politique de) patience et de cette endurance, il y a certaines règles qui restent valables et qui sont respectées par Israël et par nous, et de toute façon, Israël n’atteint aucun objectif par ses frappes : ils n’ont pas interrompu le transfert (de missiles), et ils le reconnaissent eux-mêmes ; ils ne sont pas parvenus à expulser les Iraniens de Syrie, et ils n’y arriveront jamais, et il en va de même pour le Hezbollah ; et ils ne sont pas parvenus à affaiblir l’armée syrienne, qui continue à se renforcer. Nous pouvons faire échouer les objectifs de ces attaques israéliennes sans en arriver à une guerre régionale, qui ne serait pas dans l’intérêt de la Syrie, du moins pas à l’étape actuelle.

Rappelons qu’en plus d’avoir abattu un avion israélien en février 2018, en mai 2018, la Syrie a riposté en lançant plusieurs salves de missiles contre Israël, qui s’est empressé de demander une trêve : voir La Syrie impose de nouvelles règles de confrontation à Israël

Le danger, et j’avertis toujours Israël à ce sujet, c’est que la patience a des limites. La capacité d’endurance a des limites. Les dirigeants syriens, et la situation en Syrie en général peuvent absorber certaines agressions et y remédier dans le cadre de cette vision (de patience stratégique), mais peut-être qu’Israël commettra une erreur ou une bourde qui épuisera cette patience. Israël est en plein aventurisme. Israël n’a pas d’intérêt à entrer en guerre régionale, et il est très vigilant à cet égard.

Journaliste : Mais certains analystes disent qu’Israël a fait le choix des attaques ponctuelles même si cela doit mener à la guerre.

Hassan Nasrallah : C’est plus de la guerre psychologique qu’une description (fidèle) de la réalité.

Voir Nasrallah : l’armée israélienne est devenue une armée hollywoodienne

Journaliste : Concernant votre opération (une triple infiltration dans le territoire israélien suite à la destruction du véhicule du Hezbollah en Syrie), le Hezbollah n’a pas annoncé qu’il avait riposté. Mais pourquoi avez-vous riposté alors qu’il n’y avait pas eu de martyrs de la Résistance. L’équation ne dit-elle pas que vous ne ripostez que si vos combattants sont touchés ? Quel était votre cible ?

Hassan Nasrallah : Le Hezbollah n’a pas fait de communiqué à ce sujet, et je m’abstiens donc de tout commentaire. (La politique du Hezbollah est de revendiquer la majorité de ses opérations, mais de laisser le doute subsister pour d’autres ; rappelons qu’Israël ne revendique presque jamais ses propres opérations, ce qui est un aveu de faiblesse). […]

= = =

Lecture complémentaire :

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem

Trump et son administration préparent une attaque nucléaire faux-drapeau contre les US qui sera blâmée sur l’Iran… (Veterans Today)

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« Bomb. bomb, bomb Iran… »
(sénateur McCain)

Tentative de coup d’état en action maintenant !

Trump bourre le Pentagone de collaborateurs dans une dernière tentative de guerre contre l’Iran


VT Exclusive


10 novembre 2020


url de l’article original:
https://www.veteranstoday.com/2020/11/10/coup-attempt-in-motion-now-trump-stacking-pentagon-in-last-ditch-attempt-at-iran-war/


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~


Une attaque nucléaire sur une cible américaine, ici à la maison ou sur une cible militaire américaine majeurs au Moyen-Orient a été autorisé par Donald Trump.

Un nombre non dévoilé,  mais supérieur à 10, d’armes nucléaires ont été séquestrées aux Etats-Unis par une nation moyenne orientale non musulmane depuis quelque temps déjà. En 2010, une arme nucléaire fut saisie par une équipe du NES dans un hangar d’entrepôt de mobilier pour dortoir dans le County de Hancock dans l’état de l’Indiana. Voir l’histoire ici (here.)

Le nouveau personnel mis en place par Trump au Pentagone est là pour empêcher qu’il soit physiquement retiré de la présidence avant le 20 janvier pour cette attaque faux-drapeau évidente contre les Etats-Unis, à laquelle Israël est plus qu’heureuse de participer (ainsi que la Russie) et si tout échoue, pour défendre la Maison Blanche contre les Services Secrets (NdT: la protection rapprochée de la présidence) et de la police de Washington, le 20 janvier.

Trump est en train de nous faire la totale “Tony Montana” du “Scarface” de Brian de Palm (1983).

Le ministre des affaires étrangères Mike Pompeo (NdT: ex-directeur de la CIA) va annoncer que l’Iran a acheté des armes nucléaires à la Corée du Nord et en donnera « la preuve » en provenance de Bibi Netnayahou (NdT: qui d’autre ?…)

Netanyahou a accepté de faire une allocution à l’assemblée générale des Nations-Unies après que les Etats-Unis aient frappé l’Iran de sa riposte. Avons-nous déjà vu ça quelque part ?

Trump a juré qu’il mettrait à bas l’Iran avant que le flinguage ne commence. Nous avons de solides renseignements depuis les Emirats Arabes Unis (EAU) et Bahreïn, les deux nations exposées par un énorme influx de “personnel de sécurité” israélien sous la représentation trumpienne du “deal of the dead” ou “accord des morts”.

Des sources de renseignement en Syrie et des sources profondes en Russie confirment que des interceptions de signaux fabriqués par des drones israéliens et américains sont en train de créer toute la toile de fond d’une fausse attaque de l’Iran.

La 5ème flotte américaine a été mise en état d’alerte maximum tandis que le renseignement de la marine, travaillant avec Israël, est en train de planifier une attaque sur un ou plusieurs navires américains dans le Golfe.

Ceci est exactement “pas à pas” la tentative faite par Bush lorsqu’une tentative fut faite de kidnapper et d’assassiner une éditrice de VT de l’époque Gwyneth Todd, ancienne membre du conseil national de sécurité sous à la fois Clinton et Bush.

QAnon et l’Opus Dei se révoltent

La Pentagone possède un bon nombre de ses officiers supérieurs qui sont étroitement alignés avec QAnon, un jeu vidéo opération de contrôle psychologique inventé par la CIA et avec le bras extrémiste du Vatican : l’Opus Dei, lui géré à Washington par le ministre de la justice William Barr.


Problème pour l’oligarchie : Le grand reset ne pourra se faire
qu’avec une guerre mondiale. Comment éviter une annihilation thermo-
nucléaire ? On veut continuer à bringuer et partouzer sur nos yachts…

Reprise 2… L’affaire de Beyrouth vue par Pepe Escobar

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 1 septembre 2020 by Résistance 71

Article très intéressant, qui analyse sous plusieurs angles ce qui n’est en rien un « accident » dans le port de Beyrouth…
~ Résistance 71 ~

 

 

Qui profite de l’explosion de Beyrouth ?

 

Pepe Escobar

 

11 août 2020

 

Source de l’article en français : http://french.almanar.com.lb/1840973

 

En partant du principe que l’explosion est le résultat d’une attaque…

Le récit selon lequel l’explosion de Beyrouth était la conséquence exclusive de la négligence et de la corruption de l’actuel gouvernement libanais est maintenant gravé dans le marbre, du moins dans la sphère atlantiste.

Et pourtant, en creusant un peu plus, nous constatons que la négligence et la corruption ont pu être pleinement exploitées, par le biais du sabotage, pour mettre au point l’attaque.

Le Liban est le premier territoire de John Le Carré. Un repaire multinational d’espions de toutes sortes – agents de la Maison des Saoud, agents sionistes, fournisseurs d’armes à des « rebelles modérés », intellectuels du Hezbollah, « royauté » arabe débauchée, contrebandiers auto-glorifiés – dans un contexte de désastre économique généralisé qui touche un membre de l’Axe de la Résistance, une cible permanente d’Israël aux côtés de la Syrie et de l’Iran.

Comme si cela n’était pas assez volcanique, le Président Trump est entré dans la tragédie pour troubler les eaux – déjà contaminées – de la Méditerranée Orientale. Briefé par « nos grands généraux », le Président Trump a déclaré mardi : « Selon eux – ils le sauraient mieux que moi – mais ils semblent penser qu’il s’agit d’une attaque ».

Trump a ajouté : « C’était une sorte de bombe ».

Cette remarque incandescente a-t-elle laissé le chat sortir du sac en révélant des informations classifiées ? Ou le Président lançait-il un autre non sequitur ?

Trump a finalement retiré ses commentaires après que le Pentagone ait refusé de confirmer ses dires sur ce que les « généraux » avaient dit et que son Secrétaire à la Défense, Mark Esper, ait soutenu l’explication de l’accident pour l’explosion.

C’est encore une autre illustration graphique de la guerre qui a englouti le Beltway. Trump : attaque. Pentagone : accident. « Je pense que personne ne peut le dire pour l’instant », a déclaré Trump mercredi. « J’ai entendu les deux versions ».

Il faut tout de même mentionner un rapport de l’agence de presse iranienne Mehr qui indique que quatre avions de reconnaissance de la marine américaine ont été repérés près de Beyrouth au moment des explosions. Les renseignements américains sont-ils conscients de ce qui s’est réellement passé sur tout le spectre des possibilités ?

Ce nitrate d’ammonium

La sécurité dans le port de Beyrouth – le principal centre économique du pays – devrait être considérée comme une priorité absolue. Mais pour adapter une réplique de Chinatown de Roman Polanski : « Oublie ça, Jake. C’est Beyrouth ».

Ces 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, désormais emblématiques, sont arrivées à Beyrouth en septembre 2013 à bord du Rhosus, un navire sous pavillon moldave naviguant de Batumi en Géorgie au Mozambique. Le Rhosus a fini par être saisi par le Contrôle de l’État du Port de Beyrouth.

Par la suite, le navire a été abandonné de facto par son propriétaire, l’homme d’affaires véreux Igor Grechushkin, né en Russie et résident de Chypre, qui bizarrement avait « perdu tout intérêt » pour sa cargaison relativement précieuse, n’essayant même pas de la vendre moins chère pour rembourser ses dettes.

Grechushkin n’a jamais payé son équipage, qui a à peine survécu pendant plusieurs mois avant d’être rapatrié pour des raisons humanitaires. Le gouvernement chypriote a confirmé qu’il n’y avait eu aucune demande à Interpol de la part du Liban pour l’arrêter. Toute l’opération ressemble à une couverture – les véritables destinataires du nitrate d’ammonium étant peut-être des « rebelles modérés » en Syrie qui l’utilisent pour fabriquer des Engins Explosifs Improvisés (EEI) et équiper des camions suicide, comme celui qui a démoli l’hôpital Al Kindi à Alep.

Les 2 750 tonnes – emballées dans des sacs d’une tonne étiquetés « Nitroprill HD » – ont été transférées à l’entrepôt du Hangar 12 sur le quai. Il s’en est suivi un étonnant cas de négligence en série.

De 2014 à 2017, des lettres de fonctionnaires des douanes ainsi que les options proposées pour se débarrasser de la cargaison dangereuse, l’exporter ou la vendre d’une autre manière, ont tout simplement été ignorées. Chaque fois qu’ils ont essayé d’obtenir une décision légale pour se débarrasser de la cargaison, ils n’ont obtenu aucune réponse de la justice libanaise.

Lorsque le Premier Ministre libanais Hassan Diab proclame aujourd’hui que « les responsables paieront le prix », le contexte est absolument essentiel.

Ni le Premier Ministre, ni le Président, ni aucun des ministres du cabinet ne savaient que le nitrate d’ammonium était stocké dans le Hangar 12, confirme l’ancien diplomate iranien Amir Mousavi, Directeur du Centre d’Études Stratégiques et de Relations Internationales à Téhéran. Nous parlons d’un EEI massif, placé au milieu de la ville.

La bureaucratie du port de Beyrouth et les mafias qui en sont réellement responsables sont étroitement liées, entre autres, à la faction al-Mostaqbal, qui est dirigée par l’ancien Premier Ministre Saad al-Hariri, lui-même entièrement soutenu par la Maison des Saoud.

L’immensément corrompu Hariri a été démis de ses fonctions en octobre 2019 au milieu de graves protestations. Ses acolytes ont fait « disparaître » au moins 20 milliards de dollars du trésor public libanais, ce qui a sérieusement aggravé la crise monétaire du pays.

Pas étonnant que le gouvernement actuel – où nous avons le Premier Ministre Diab soutenu par le Hezbollah – n’ait pas été informé de la présence de nitrate d’ammonium.

Le nitrate d’ammonium est plutôt stable, ce qui en fait l’un des explosifs les plus sûrs utilisés dans les mines. Normalement, un incendie ne le fait pas exploser. Il ne devient hautement explosif que s’il est contaminé – par exemple par du pétrole – ou s’il est chauffé au point de subir des modifications chimiques qui produisent une sorte de cocon imperméable autour de lui, dans lequel l’oxygène peut s’accumuler jusqu’à un niveau dangereux où une inflammation peut provoquer une explosion.

Pourquoi, après avoir dormi dans le Hangar 12 pendant sept ans, ce stock a-t-il soudainement eu la démangeaison d’exploser ?

Jusqu’à présent, la principale explication directe, fournie par l’expert du Moyen-Orient Elijah Magnier, indique que la tragédie a été « provoquée » par un forgeron désemparé, équipé d’un chalumeau opérant à proximité du nitrate d’ammonium non sécurisé. Non sécurisé en raison, une fois de plus, de la négligence et de la corruption – ou dans le cadre d’une « erreur » intentionnelle anticipant la possibilité d’une explosion future.

Ce scénario, cependant, n’explique pas l’explosion initiale en « feu d’artifice ». Et n’explique certainement pas ce dont personne – du moins en Occident – ne parle : les incendies délibérés d’un marché iranien à Ajam, aux Émirats Arabes Unis, ainsi que d’une série d’entrepôts alimentaires/agricoles à Najaf, en Irak, immédiatement après la tragédie de Beyrouth.

Suivez l’argent

Le Liban, qui possède des actifs et des biens immobiliers d’une valeur de plusieurs billions de dollars, est une pêche juteuse pour les vautours de la finance mondiale. Il est tout simplement irrésistible de s’emparer de ces actifs à des prix aussi bas, en pleine nouvelle dépression. En parallèle, le vautour FMI se mettrait en mode d’extorsion totale et finirait par « annuler » une partie des dettes de Beyrouth tant qu’une variation sévère de « l’ajustement structurel » serait imposée.

Dans ce cas, ce sont les intérêts géopolitiques et géoéconomiques des États-Unis, de l’Arabie Saoudite et de la France qui en profitent. Ce n’est pas un hasard si le Président Macron, un serviteur dévoué des Rothschild, est arrivé à Beyrouth jeudi pour promettre le « soutien » néocolonial de Paris et pour imposer, comme un vice-roi, un ensemble complet de « réformes ». Un dialogue inspiré des Monty Python, avec un fort accent français, aurait pu suivre dans ce sens : « Nous voulons acheter votre port ». « Il n’est pas à vendre ». « Oh, quel dommage, un accident vient de se produire ».

Il y a un mois déjà, le FMI « avertissait » que « l’implosion » au Liban « s’accélérait ». Le Premier Ministre Diab a dû accepter la proverbiale « offre que vous ne pouvez pas refuser » et ainsi « débloquer des milliards de dollars en fonds de donateurs ». Ou autre. La course ininterrompue sur la monnaie libanaise, depuis plus d’un an, n’était qu’un avertissement – relativement poli.

Cela se produit au milieu d’une confiscation massive d’actifs au niveau mondial, caractérisée dans un contexte plus large par une baisse du PIB américain de près de 40%, des faillites en série, une poignée de milliardaires amassant des profits incroyables et des mégabanques trop grosses pour faire faillite, dûment renflouées par un tsunami d’argent gratuit.

Dag Detter, un financier suédois, et Nasser Saidi, un ancien ministre libanais et Vice-Gouverneur de la banque centrale, suggèrent que les actifs de la nation soient placés dans un fonds de richesse nationale. Parmi les actifs les plus intéressants, citons Électricité du Liban (EDL), les services d’eau, les aéroports, la compagnie aérienne MEA, la société de télécommunications OGERO et le Casino du Liban.

L’EDL, par exemple, est responsable de 30% du déficit budgétaire de Beyrouth.

C’est loin d’être suffisant pour le FMI et les méga-banques occidentales. Ils veulent engloutir tout le monde, plus beaucoup de biens immobiliers.

« La valeur économique des biens immobiliers publics peut être au moins aussi élevée que le PIB et souvent plusieurs fois la valeur de la partie opérationnelle de tout portefeuille », affirment Detter et Saidi.

Qui ressent les ondes de choc ?

Une fois de plus, Israël est l’éléphant dans la pièce désormais largement dépeinte par les médias d’entreprise occidentaux comme « le Tchernobyl du Liban ».

Un scénario comme la catastrophe de Beyrouth est lié aux plans israéliens depuis février 2016.

Israël a admis que le Hangar 12 n’était pas une unité de stockage d’armes du Hezbollah. Pourtant, le jour même de l’explosion de Beyrouth, et suite à une série d’explosions suspectes en Iran et à une forte tension à la frontière syro-israélienne, le Premier Ministre Netanyahu a tweeté : « Nous avons frappé une cellule et maintenant nous frappons les répartiteurs. Nous ferons ce qui est nécessaire pour nous défendre. Je leur suggère à tous, y compris au Hezbollah, d’y réfléchir ».

Cela est lié à l’intention, ouvertement proclamée à la fin de la semaine dernière, de bombarder l’infrastructure libanaise si le Hezbollah porte atteinte aux soldats des Forces de Défense Israéliennes ou aux civils israéliens.

Un titre – « Les ondes de choc de l’explosion de Beyrouth seront ressenties par le Hezbollah pendant longtemps » – confirme que la seule chose qui compte pour Tel-Aviv est de profiter de la tragédie pour diaboliser le Hezbollah, et par association, l’Iran. Cela rejoint la loi « Contrer le Hezbollah dans l’armée libanaise » de 2019 du Congrès américain {S.1886}, qui ordonne à Beyrouth d’expulser le Hezbollah du Liban.

Les renseignements saoudiens, qui ont accès au Mossad et qui diabolisent le Hezbollah bien plus qu’Israël, interviennent pour brouiller encore les pistes. Toutes les opérations de renseignement auxquelles j’ai parlé refusent de s’exprimer, vu l’extrême sensibilité du sujet.

Néanmoins, il faut souligner qu’une source d’information saoudienne, dont le stock commercial est constitué d’échanges d’informations fréquents avec le Mossad, affirme que la cible initiale était des missiles du Hezbollah stockés dans le port de Beyrouth. Son histoire est que le Premier Ministre Netanyahu était sur le point de s’attribuer le mérite de la frappe – suite à son tweet. Mais le Mossad a alors réalisé que l’opération s’était horriblement mal déroulée et s’était transformée en une catastrophe majeure.

Le problème commence par le fait qu’il ne s’agissait pas d’un dépôt d’armes du Hezbollah – comme même Israël l’a admis. Lorsque des dépôts d’armes explosent, il y a une explosion primaire suivie de plusieurs explosions plus petites, quelque chose qui peut durer des jours. Ce n’est pas ce qui s’est passé à Beyrouth. L’explosion initiale a été suivie d’une seconde explosion massive – presque certainement une explosion chimique majeure – et puis il y a eu le silence.

Thierry Meyssan, très proche des renseignements syriens, avance la possibilité que « l’attaque » ait été réalisée avec une arme inconnue, un missile – et non une bombe nucléaire – testé en Syrie en janvier 2020. (Le test est montré dans une vidéo ci-jointe.) Ni la Syrie ni l’Iran n’ont jamais fait référence à cette arme inconnue, et je n’ai eu aucune confirmation de son existence.

En supposant que le port de Beyrouth ait été touché par une « arme inconnue », le Président Trump a peut-être dit la vérité : c’était une « attaque ». Et cela expliquerait pourquoi Netanyahu, contemplant la dévastation de Beyrouth, a décidé qu’Israël devait garder un profil très bas.

Regardez ce chameau en mouvement

L’explosion de Beyrouth pourrait à première vue être considérée comme un coup mortel porté à l’Initiative Ceinture et Route, étant donné que la Chine considère la connectivité entre l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban comme la pierre angulaire du corridor Ceinture et Route de l’Asie du Sud-Ouest.

Pourtant, cela pourrait se retourner contre elle – gravement. La Chine et l’Iran se positionnent déjà comme les investisseurs de référence après l’explosion, ce qui contraste fortement avec les tueurs à gages du FMI, et comme l’a conseillé le Secrétaire Général du Hezbollah, Nasrallah, il y a quelques semaines seulement.

La Syrie et l’Iran sont en première ligne pour fournir de l’aide au Liban. Téhéran envoie un hôpital d’urgence, des colis alimentaires, des médicaments et du matériel médical. La Syrie a ouvert ses frontières avec le Liban, a envoyé des équipes médicales et reçoit des patients des hôpitaux de Beyrouth.

Il est toujours important de garder à l’esprit que « l’attaque » (Trump) du port de Beyrouth a détruit le principal silo à grains du Liban, outre la destruction totale du port – la principale source de revenus du pays.

Cela s’inscrirait dans une stratégie visant à affamer le Liban. Le même jour où le Liban est devenu largement dépendant de la Syrie pour l’alimentation – puisqu’il ne contient plus qu’un mois de blé -, les États-Unis ont attaqué des silos en Syrie.

La Syrie est un énorme exportateur de blé biologique. C’est pourquoi les États-Unis prennent régulièrement pour cible les silos syriens et brûlent leurs récoltes. Ils tentent également d’affamer la Syrie et de forcer Damas, déjà soumise à de sévères sanctions, à dépenser des fonds dont elle a grand besoin pour acheter de la nourriture.

Contrairement aux intérêts de l’axe États-Unis/France/Arabie Saoudite, le plan A pour le Liban consisterait à sortir progressivement de l’emprise des États-Unis et de la France et à se diriger directement vers la Ceinture et Route ainsi que vers l’Organisation de Coopération de Shanghai. Aller à l’Est, à la manière eurasiatique. Le port et même une grande partie de la ville dévastée, à moyen terme, peuvent être reconstruits rapidement et professionnellement par les investissements chinois. Les Chinois sont des spécialistes de la construction et de la gestion portuaires.

Ce scénario résolument optimiste impliquerait une purge des crapules hyper-riches et corrompues de la ploutocratie libanaise – qui, de toute façon, se précipitent dans leurs appartements parisiens au premier signe de troubles.

Ajoutez à cela le système de protection sociale très efficace du Hezbollah – dont j’ai pu constater l’efficacité l’année dernière – qui a une chance de gagner la confiance des classes moyennes appauvries et de devenir ainsi le noyau de la reconstruction.

Ce sera une lutte de Sisyphe. Mais comparez cette situation à celle de l’Empire du chaos – qui a besoin de chaos partout, en particulier en Eurasie, pour couvrir le chaos de Mad Max à venir à l’intérieur des États-Unis.

Le notoire 7 pays en 5 ans du Général Wesley Clark vient une fois de plus à l’esprit – et le Liban reste l’un de ces 7 pays. La lire libanaise s’est peut-être effondrée, la plupart des Libanais sont peut-être complètement fauchés et Beyrouth est à présent à moitié dévastée. C’est peut-être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, qui permet au chameau de retrouver sa liberté et de revenir enfin en Asie le long des Nouvelles Routes de la Soie.

= = =

Notre dossier sur l’attaque de Beyrouth

 

CoV19 mise à jour : L’épidémie résultat d’un cocktail mortel coronavirus + gaz sarin et donc d’une guerre biologique et chimique menée par l’empire? (Veterans Today)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 mars 2020 by Résistance 71

 


Carte des labos biologiques du Pentagone dans le monde

 

L’épidémie de CoV19 serait la combinaison d’une guerre biologique et chimique menée par les Etats-Unis pour précipiter une crise et mettre en place une gouvernance mondiales.
Les infos ci-dessous expliqueraient ce témoignage récent d’un infirmier français ayant déclaré qu’il n’avait jamais vu de poumons en pareil état chez les gens infectés… Rien décidément ne semble naturel depuis le départ de cette affaire. Nous sommes sans doute face à l’équivalent d’un nouveau 11 septembre 2001 mais cette fois-ci à l’échelle planétaire. Une fois de plus, comme toujours en pareille circonstance, la question à 100 balles: à qui profite le crime ?…

Source:

https://francais.rt.com/france/72841-jai-vu-poumons-comme-jamais-vus-ma-vie-temoignage-poignant-infirmier

20 mars 2020

A suivre avec le plus grand intérêt…

~ Résistance 71 ~

 

Preuve par neuf : L’Iran menace d’attaquer les labos biologiques militaires américains

 

L’équipe éditoriale de VT

 

19 mars 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/03/19/slam-dunk-proof-iran-threatens-missile-attack-on-us-bio-weapon-labs/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Deux coups de téléphone aujourd’hui, un de l’hôpital de l’université de Tolède. Ils n’ont aucun équipement de protection, pas de masques, pas de kits de test et les médias mentent. Les personnels soignants sont terrifiés et se sentent trahis.

Deuxième appel, d’un représentant de l’armée populaire chinoise dont les usines fabriquent des masques. Ils m’en ont offert 20 millions, 15 millions pour envoi immédiat à 4 US$ par masque. Les masques ont une valve spéciale filtrante pour les virus.

Hier, des diplomates chinois en Afrique ont commencé à délivrer personnellement des kits de test CoV19 de 10 minutes qui sont précis à 98% (selon leur déclaration publique). Plus de rapports sinistres en provenance de Sigonella en Sicile, cette grosse base aérienne de drones américaine (CIA), qui abritent maintenant un grand nombre des appareils Global Hawk capables de délivrer des armes chimiques et biologiques développées dans les laboratoires militaires américains que nous exposons ici avec l’aide d’un journaliste d’enquête.

Il y a aussi un rapport non confirmé en provenance d’un haut niveau du renseignement disant que de petites portions de gaz sarin (neurotoxique) ont été larguées au dessus de l’Iran, de l’Italie et de l’Espagne afin de créer un mimétisme des symptômes dus au coronavirus CoV19. Le sarin peut prendre jusqu’à deux semaines pour tuer à petite dose et donne les symptômes d’une pneumonie. C’est indétectable. Longue histoire qui sera narrée plus tard si les confirmations nous parviennent, une très très sale histoire.

Depuis une source classée secret/confidentiel et traduit du russe :

Le gaz sarin (NdT: code militaire GB) est classé comme agent de combat mortel neurotoxique et ce quelque soit sa concentration, il provoque la mort par paralysie des muscles respiratoires des poumons (c’est la raison pour la mort plus importante de personnes âgées qui souffrent de maladies chroniques ou de pneumonie, avec une période d’incubation du gaz dans l’air de 3 mois) le dernier mois de l’épidémie. Une personne peut continuer de vivre pendant deux semianes et mourir sans avoir jamais su qu’elle était empoisonnée par ce gaz (c’est la raison des 15 jours de quarantaine sans utilisation autre qu’une machine de réanimation), il n’y a pas de traitement médical possible une fois inhalé (la raison pour une déclaration britannique du préparez-vous à mourir…)

Ce gaz a été classé comme arme de destruction massive par l’ONU”.

Le taux de mortalité en Italie, en Iran et ailleurs semble confirmer les allégations russes et si le CoV19 est bien réel, les décès sont dopés au gaz sarin afin de faire monter les chiffres et de provoquer la panique.

Pour l’Iran, de solides preuves existent montrant que les Américains utilisent une arme biologique et que le CoV19 est plus que vraisemblablement américain.

Source: Sputnik / Moscou :

“[…] Un groupe de 101 médecins iraniens ont écrit une lettre adressée aux leaders politiques d’Afghanistan, de Georgie, d’Irak, du Kazakhstan, du Kyrgyzstan, et du Pakistan pour que ceux-ci prennent une action immédiate de mettre en terme et de “détruire” les laboratoires biologiques militaires américains existant sur leurs territoires dans la crainte que cette épidémie de CoV19 ait été volontairement disséminée en tant que guerre biologique, a rapporté Press TV en citant la lettre.

“Nous, en tant que groupe de médecins iraniens, nous spécialisant dans les maladies pulmonaires infectieuses, l’asthme et les allergies, sommes les témoins d’un grand nombre de nos compatriotes qui sont infectés par le coronavirus et comme tous les médecins dans le monde, nous essayons jour et nuit de les soigner et de les sauver”, déclare la lettre.

“Mais il y a eu toute une série de preuves à la fois dans des articles de références scientifiques et dans les médias, citant des généticiens et des biologistes, ainsi que des documents en provenance de Wikileaks, qui renforcent la spéculation que ce CoV19 est une manipulation génétique issue des laboratoires et une attaque biologique américaine par virus interposé contre des pays rivaux,” continue la lettre.

Comme preuve, les médecins citent aussi les questions récentes soulevées par le porte-parole chinois du ministère des affaires étrangères Zhao Lijang au sujet des origines du virus et sur la spéculation qu’il “se pourrait bien que ce soit l’armée américaine qui ait amené l’épidémie à Wuhan”. Le président Trump a balayé ces affirmations mardi, les disant “fausses” et disant que l’armée américaine “n’a donné le CoV19 à personne.”

Dans leur lettre, les médecins iraniens accusent les Etats-Unis d’avoir une histoire dans l’utilisation des armes biologiques et chimiques et suggèrent que considérant leur habitude de se retirer systématiquement des traités internationaux, les Etats-Unis pourraient “défier” les accords internationaux faits pour contrôler le dévelippement des armes biologiques, comme le Geneva Protocol and the Convention on the Prohibition of the Development, Production and Stockpiling of Bacteriological and Toxin Weapons

[…]


CoV19 + GB = Génocide

Taux de mortalité du CoV19 par pays (nombre de décès pour une population ayant plus 1000 infectés)

Source de la John Hopkins University au 17 mars 2020

Italie : 7,94%

Iran : 6,11 %

Espagne : 4,5%

Chine : 3,98%

Grande-Bretagne : 2,81%

France : 2,22%

USA : 1,68%

Corée du Sud : 0,98%

 

Info plus complète sur cet article de VT (en anglais). Ce qu’on y apprend est stupéfiant, notamment que la CIA a fait un épandage de gaz sarin à faible dose dans le métro de New York en un endroit précis en 2008 pour étudier les signes et symptômes, info documentée dans les archives du sénat américain. Nous avons affaire à une clique de psychopathes sévèrement gratinée. L’heure de reprendre les commandes a sonné… a lire pour ceux qui comprennent l’anglais.

Lire notre dossier « coronavirus »

 

Pendant ce temps là, en Syrie, le Hezbollah met une fessée aux Turcs aidés par l’OTAN…

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Forces spéciales du Hezbollah en Syrie…
Contre les force de l’Organisation Terroriste de
l’Atlantique Nord…

 

“Saraquib (Idlib) a prouvé qu’Israël perdra la bataille terrestre face au Hezbollah, pas de miracle aérien non plus “

 

Press TV

 

19 mars 2020

 

Source:

https://french.presstv.com/Detail/2020/03/19/621185/Dome-de-fer-les-USA-mettent-les-pieds-dans-le-plat

 

Le mardi 17 mars, les sources israéliennes ont prétendu avoir déjoué une opération commando Armée syrienne-Hezbollah en envoyant leur armée de l’air frapper un « véhicule transportant un cadre militaire du Hezbollah ». L’information est évidemment à prendre avec les pincettes dans la mesure où les frappes aériennes israéliennes contre la Syrie ratent souvent leur cible et que si elles parviennent à porter atteinte au Hezbollah, elle ne reste pas sans réponse. Toujours est-il que sur fond d’une pandémie planétaire qui frappent curieusement les forces militaires, le centre d’étude stratégiques Béguin-Sadat à Tel-Aviv avance l’hypothèse d’une confrontation imminente Israël/Hezbollah, puisque « le front Nord en est en totale ébullition sans que les médias en parlent  »

Pour Ehud Elam qui écrit l’article, l’équilibre de la terreur de rigueur depuis 2006 n’existe plus et le Hezbollah, largement ancré en Syrie, y fait pluie et beau temps, « largement présents au sein de l’armée syrienne, commandant même certaines unités de celle-ci »: « Au fait ce qui s’est passé fin février à Saraqib (Idlib) que la force spéciale du Hezbollah Rizwan a réussi de reprendre à l’une des armées les plus puissantes de l’OTAN (Turquie) et ce, malgré une importante attaque au drone turc visant son QG devrait nous donner une petite idée de ce qui serait notre futur combat avec le Hezbollah. Saraqib que la Turquie a tout fait pour maintenir a été libérée en l’espace de quelques heures et alors que les combattants du Hezbollah se battaient en plein nuit sans avoir le soutien des satellites, des navires et des équipements derniers cri de l’OTAN ». 

Certes notre Armée de l’air jouit d’une supériorité absolue mais de là à dire que ce point nous permettra de gagner, c’est un pas qu’il ne convient peut-être pas de franchir. … Car le Hezbollah n’a pas un centre de gravitation fixe que nos avions puissent aisément identifier et frapper et en revendiquer la victoire. Surtout que des frappes massives seront difficiles à lancer contre un Hezbollah qui a 150 000 missiles, braqués sur le nord, le sud et le centre israélien. Ces engins s’abattront sans doute sur le nord, massivement sans que notre Dôme de fer puisse les contrer en totalité. Ce qui nous pousserait à mener des bombardements massifs contre le Liban. Mais là aussi, notre action est limitée car qui dit que le Hezbollah ne serait capables de viser nos aéroports militaires, nos bases et nos garnisons. Dans ce cas une opération terrestre est indispensable. Mme si notre armée de l’air s’exerce à contrer les missiles du Hezbollah. Mais notre armée de terre saura-t-elle s’imposer face à un Hezbollah, tel qu’il s’est présenté à Saraqib? »

« Il y a peu de temps, le Pentagone a annoncé avoir abandonné son projet d’achat de nouveaux systèmes de défense antimissile israéliens. Il a dit que le Dôme de fer est surtout vulnérabilité aux cyberattaques et autres formes de combat électronique. Le Pentagone a aussi évoqué d’autres défis opérationnels. Ce n’est pas si rassurant quand on sait que le document stratégique 2018 d’Israël dit qu’il y aura un clash avec le Hezbollah et qu’Israël ne pourra en sortir vainqueur à moins de procéder à une campagne de bombardement massive. Soit. Mais que faire des missiles du Hezbollah? Et si la vulnérabilité de Dôme de fer dont parle le Pentagone renvoyait surtout aux capacités du groupe pro-iranien à mener des cyberattaques? » 

« Nous pensons que nous ne pouvions pas les intégrer dans notre système de défense aérienne en fonction de certains défis d’inter-opérabilité, cybernétiques et autres », a-t-il ajouté.

L’année dernière, l’armée américaine a signé avec le régime d’Israël un contrat de 370 millions de dollars pour l’achat de deux systèmes de défense aérienne Dôme de fer. Ils étaient censés protéger les bases militaires américaines en Afghanistan et en Irak contre les attaques de roquettes. Après des examens effectués sur les batteries, l’armée américaine a décidé de renoncer à son projet.

Le régime d’Israël a déployé des systèmes dans ses régions méridionales et centrales pour contrecarrer les attaques aux roquettes lancées depuis la bande de Gaza. Mais l’ampleur des dégâts causés a montré l’inefficacité du Dôme de fer face à la Résistance palestinienne.

Selon les derniers chiffres, le Hezbollah n’a pas moins de 200 000 missiles et roquettes pointés vers « Israël », mais ces missiles peuvent d’abord viser le nord. Cette quantité de missiles signifie que les systèmes de défense israéliens tels que le Dôme de fer ne peuvent en intercepter qu’une partie.

 


« Le Hezbollah de l’intérieur » N.Qassem

Quelques réflexions sur l’origine du coronavirus impliquant les suspects habituels en toute affaire glauque…

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ß test d’arme biologique ciblante ?…

 

D’où vient le coronavirus… De Chine, des Etats-Unis ou d’Israël ?

 

Philip Giraldi* et RT

 

8 mars 2020

 

Traduction française du Cri des Peuples

 

Source:

https://lecridespeuples.fr/2020/03/08/dou-vient-le-coronavirus-de-chine-des-etats-unis-ou-disrael/

 

Notre dossier “Coronavirus 2019”

 

Le compte rendu médiatique le plus souvent rapporté de la genèse du Coronavirus suggère qu’il est dérivé d’un micro-organisme d’origine animale trouvé dans une chauve-souris sauvage qui a été consommée par un résident chinois de Wuhan. Mais il semble y avoir des preuves pour contester cela, à savoir le fait que les provinces chinoises adjacentes de Wuhan, où les chauves-souris sauvages sont plus nombreuses, n’ont pas connu de flambées majeures de la maladie. En raison de cela et d’autres facteurs, il y a également eu des spéculations considérables selon lesquelles le coronavirus ne s’est pas produit naturellement par mutation, mais a plutôt été produit en laboratoire, peut-être en tant qu’agent de guerre biologique.

Plusieurs rapports suggèrent qu’il existe des composants du virus liés au VIH qui n’auraient pas pu se produire naturellement. S’il est avéré que le virus avait été développé ou même produit pour être utilisé en tant qu’arme, cela suggérerait en outre que son ‘évasion’ de l’Institut de virologie de Wuhan, pour se retrouver dans la population animale et humaine, aurait pu être accidentelle. Les techniciens qui travaillent dans de tels environnements sont conscients que des « fuites » se produisent fréquemment dans les laboratoires.

Il y a, bien sûr et inévitablement, une autre théorie. Il y a eu des spéculations selon lesquelles puisque l’administration Trump a constamment soulevé la question de la croissance de la compétitivité mondiale de la Chine comme une menace directe pour la sécurité nationale et la domination économique américaines, il doit être possible que Washington ait créé et déclenché le virus dans le but de faire baisser l’économie et les forces militaires croissantes de Pékin de quelques crans. Il est certes difficile de croire que même la Maison Blanche sous Trump ferait quelque chose de si imprudent, mais il existe des précédents pour ce type de comportement. En 2005-2009, les gouvernements américain et israélien ont secrètement développé un virus informatique appelé Stuxnet, qui visait à endommager les systèmes de contrôle et d’exploitation des ordinateurs iraniens utilisés dans le programme de recherche nucléaire de ce pays. Certes, Stuxnet était destiné à endommager les ordinateurs, non à infecter ou tuer des êtres humains, mais les craintes qu’il se diffuse et se propage à des ordinateurs en dehors de l’Iran se sont avérées exactes, car il a infecté des milliers de PCs en dehors de l’Iran, dans des pays aussi éloignés que la Chine, l’Allemagne, le Kazakhstan et l’Indonésie [parlons encore de la guerre biologique de Washington à Cuba et au Viet-Nam avec le fameux ‘Agent orange‘, d’Al-Qaïda & de Daech, etc.].

Il y a inévitablement une histoire israélienne qui pourrait peut-être faire la lumière sur ce qui se passe en Chine. Des scientifiques de l’Institut israélien de recherche de Galilée affirment maintenant qu’ils auront un vaccin contre le coronavirus dans quelques semaines, qui sera prêt à être distribué et utilisé dans les 90 jours. L’Institut prétend qu’il a engagé quatre années de recherche sur le coronavirus aviaire, financées par les ministères israéliens des sciences, de la technologie et de l’agriculture. Il affirme que le virus est similaire à la version qui a infecté les humains, ce qui a conduit à des percées dans le développement du vaccin grâce à la manipulation génétique, mais certains scientifiques sont sceptiques quant à la possibilité de produire un nouveau vaccin si rapidement pour empêcher un virus qui n’existe que depuis tout récemment. Ils ont également averti que même si un vaccin était développé, il devrait normalement être testé pour les effets secondaires, un processus qui prend normalement plus d’un an et comprend son utilisation sur des humains infectés.

Si l’on considère qu’il serait ne serait-ce que possible que les États-Unis aient contribué à la création du coronavirus dans ce qui reste de son centre de recherche sur les armes biologiques autrefois étendu à Fort Detrick, Maryland, il est très probable qu’Israël était un partenaire du projet.

Aider à développer le virus expliquerait également comment les scientifiques israéliens ont pu prétendre réussir à créer un vaccin si rapidement, peut-être parce que le virus et son traitement ont été développés simultanément.

Quoi qu’il en soit, il y a des ramifications politiques claires à l’apparition du coronavirus, et pas seulement en Chine. Aux États-Unis, le Président Donald Trump est déjà blâmé pour avoir menti sur le virus, et il existe divers scénarios dans les publications grand public spéculant sur l’impact possible de la pandémie sur les élections en 2020. Si l’économie s’effondre avec le marché boursier, cela se reflétera mal sur Trump, qu’il soit ou non réellement en faute. Si l’endiguement et le traitement de la maladie elle-même aux États-Unis ne se passent pas bien, il pourrait également y avoir un contrecoup considérable, d’autant plus que les Démocrates ont encouragé l’amélioration de la prise en charge des soins et du système de santé. Cependant, un expert fait valoir que la maladie et une économie en déclin n’auront pas d’importance tant qu’il y a un revirement avant les élections, et beaucoup de choses peuvent se produire au cours des huit prochains mois.

Et puis il y a la question de la sécurité nationale / de la politique étrangère vue de Tel-Aviv et de Washington. Il est difficile d’expliquer pourquoi le coronavirus a frappé très sévèrement un pays en particulier autre que la Chine : ce pays est l’Iran, l’ennemi majeur des États-Unis et d’Israël. Le nombre de cas de coronavirus en Iran continue d’augmenter, et d’autres membres du gouvernement et responsables politiques infectés ont été confirmés samedi. Il y a eu 205 nouveaux cas de coronavirus, ce qui porte le total de 593 cas déclarés par le gouvernement à 43 décès, bien que les rapports officieux des hôpitaux suggèrent que les décès sont en fait bien supérieurs à 100. C’est le plus grand nombre de décès dus au virus en dehors de la Chine [article écrit avant que l’Italie annonce 366 décès].

Pas moins de cinq députés iraniens ont également été testés positifs, au milieu d’un nombre croissant de hauts responsables qui ont contracté la maladie. Le vice-président iranien Masoumeh Ebtekar et le vice-ministre de la Santé Iraj Harirchi avaient également déjà été confirmés infectés par le virus.

Les suspects habituels aux États-Unis sont ravis d’apprendre la mort des Iraniens. Mark Dubowitz, directeur exécutif de la Fondation pour la défense des démocraties (FDD), basée à Washington mais connectée au gouvernement israélien, s’est vanté mardi sur Twitter que « le coronavirus a fait ce que les sanctions économiques américaines n’ont pas pu faire : arrêter les exportations non pétrolières de l’Iran ». Un porte-parole du gouvernement iranien a répondu : « Il est honteux et carrément inhumain de se féliciter de la propagation d’un virus mortel et de se réjouir de voir les gens en souffrir… » Dubowitz a poursuivi avec une raillerie supplémentaire, affirmant que Téhéran a « propagé le terrorisme » au Moyen-Orient et que « maintenant, l’Iran propage le coronavirus. »

Il y a donc plusieurs possibilités, et à chacun de pencher pour celle qui lui paraît le plus vraisemblable. Soit le coronavirus s’est produit naturellement, soit il est sorti d’un laboratoire en Chine même, ou même d’Israël ou des États-Unis. Si l’on soupçonne Israël et / ou les États-Unis, l’intention aurait clairement été de créer une arme biologique qui infligerait de sévères dégâts à deux nations désignées comme ennemies mortelles. Mais le coronavirus ne peut pas être contenu facilement et il est clair que plusieurs milliers de personnes en mourront. Malheureusement, comme avec Stuxnet, une fois que le génie est sorti de la lampe, il est diablement difficile de l’y faire rentrer.

* Philip M. Giraldi est un ancien spécialiste de la lutte contre le terrorisme et officier du renseignement militaire de la CIA qui a servi dix-neuf ans à l’étranger en Turquie, en Italie, en Allemagne et en Espagne. Il a été chef de la base de la CIA pour les Jeux olympiques de Barcelone en 1992 et a été l’un des premiers Américains à entrer en Afghanistan en décembre 2001. Philip est directeur exécutif du Council for the National Interest, un groupe de défense basé à Washington qui cherche à encourager et à promouvoir une politique étrangère américaine au Moyen-Orient conforme aux valeurs et aux intérêts américains.

***

Rappelons ce propos de Vladimir Poutine le 30 octobre 2017 :

« Quant au fait que des images de nos citoyens et de nos électeurs soient collectées par certains et utilisées d’une manière ou d’une autre… Ce n’est pas si grave, mais savez-vous que du matériel biologique est collecté [par les Etats-Unis] dans tout le pays, à partir de différents groupes ethniques et de personnes vivant dans différents lieux géographiques de la Russie ? Mais pour quelle raison ?

Ils le font avec détermination et professionnalisme. Nous sommes un objet d’un très grand intérêt. Par conséquent, ce que j’ai dit dans la première partie et tout cela est interconnecté. Nous devons le traiter sans crainte. Laissez-les le faire ce qu’ils veulent, et pour notre part, nous ferons ce que nous devons faire. »

***

Le coronavirus pourrait être le produit d’une « attaque biologique » américaine dirigée contre l’Iran et la Chine, selon le chef du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran

Source : RT, le 5 mars 2020

Traduction : lecridespeuples.fr

Commentaire de Denis Rancourt à propos de cet article : Il est difficile de ne pas considérer cette affirmation comme plausible ou du moins possible. Les États-Unis sont très avancés dans les armes biologiques. Dans une récente campagne bien connue : tous les dirigeants anti-américains en Amérique latine développaient des cancers agressifs mortels… De même, il a été démontré que la maladie de Lyme aux États-Unis était transmise par des tiques armées échappées de laboratoires. Le « coronavirus » et ses nombreuses variétés génomiques pourraient simplement être une couverture pour le véritable agent pathogène armé livré aux concentrations de leadership iranien par les États-Unis ?

Les États-Unis pourraient être le principal coupable de l’épidémie de Covid-2019 qui a frappé la Chine puis l’Iran, a déclaré le chef des Gardiens de la révolution, menaçant que le virus se retournera finalement contre ceux qui l’ont déclenché.

« Il est possible que ce virus soit le produit d’une attaque biologique des Etats-Unis qui s’est d’abord propagée à la Chine, puis à l’Iran et au reste du monde », a déclaré jeudi Hossein Salami.

Il a promis que l’Iran « lutterait » contre le virus et a averti que la maladie « reviendrait » aux États-Unis, si Washington était en effet responsable de l’épidémie.

Bien que de telles « théories du complot » circulent depuis un certain temps, il n’y a toujours aucune preuve officielle que cela soit vrai.

Le chef de l’Organisation de défense civile iranienne, le Général Gholam Reza Jalali, a déclaré mardi que le fait que les médias semaient la peur au sujet du nouveau coronavirus dans le pays pouvait suggérer que le virus est une attaque biologique contre la Chine et l’Iran. Il a déclaré que certains rapports indiquent qu’il pourrait s’agir d’un État hostile, mais a ajouté que ses soupçons nécessitaient une enquête en laboratoire et une étude du génome du virus.

L’Iran a été l’un des pays les plus durement touchés par le Covid-19 en dehors de la Chine continentale d’où il est originaire. Jeudi, la République Islamique avait signalé 3 513 cas confirmés et 107 décès attribués au virus. Selon le ministre iranien de la Santé, Saeed Namaki, une quinzaine de ceux qui ont succombé au coronavirus sont morts au cours des dernières 24 heures.

Le pays a fermé toutes les écoles et universités jusqu’à la fin de l’année civile du pays, le 20 mars, dans le but de stopper la propagation du virus.

Mardi, les médias d’État ont annoncé que le chef des services médicaux d’urgence iraniens était traité pour le coronavirus. De nombreux responsables iraniens de haut niveau sont tombés malades, infectés par le virus. Récemment, 23 députés  ont été testés positifs pour la maladie en République Islamique.

Mohammad Mirmohammadi, membre d’un conseil qui conseille le Guide Suprême Ali Khamenei, est décédé des suites de la maladie. Sa mort fait suite à celle de deux autres Iraniens de renom qui ont contracté le virus, un ancien ambassadeur et un député nouvellement élu.

***

Les échantillons biologiques russes sont « collectés pour la recherche », affirme l’US Air Force

Source : RT, 1er novembre 2017

Traduction : lecridespeuples.fr

Le choix de la population russe pour le matériel génétique n’était pas intentionnel et est lié à la recherche sur le système musculo-squelettique, a déclaré le porte-parole de l’US Air Education and Training Command (AETC).

Les doutes ont été suscités pour la première fois en juillet lorsque l’AETC a publié un appel d’offres visant à acquérir des échantillons d’-+acide ribonucléique (ARN) et de liquide synovial de Russes. Il a annoncé que tous les échantillons (12 ARN et 27 liquide synovial) « doivent être prélevés en Russie et doivent être de race blanche ». L’Air Force a indiqué qu’elle ne prendrait pas en compte les échantillons de tissus en provenance d’Ukraine, pour des raisons non expliquées.

Selon le porte-parole de l’AETC, le capitaine Beau Downey, le 59e centre de recherche moléculaire du groupe médical mène actuellement des « études locomotrices pour identifier divers biomarqueurs associés aux traumatismes ».

Downey a déclaré à RIA Novosti que l’étude nécessitait deux ensembles d’échantillons, avec des échantillons de maladie et de contrôle d’ARN et de membrane synoviale. Le premier ensemble a été fourni par une  « société basée aux États-Unis ».

« La demande [du centre de recherche] ne précisait pas d’où les échantillons devaient être reçus, mais pour poursuivre l’étude, des échantillons similaires étaient nécessaires. Étant donné que le fournisseur a initialement fourni des échantillons de Russie, adaptés au groupe initial de maladies, le groupe témoin des échantillons devrait également être d’origine russe », a-t-il déclaré. « Le but est l’intégrité de l’étude, pas l’origine [des échantillons]. »

Le Président russe Vladimir Poutine a déclaré lundi que du matériel génétique russe était récolté dans tout le pays. « Savez-vous que du matériel biologique est collecté dans tout le pays, auprès de différents groupes ethniques et de personnes vivant dans différentes régions géographiques de la Fédération de Russie ? La question est : Pourquoi font-ils cela ? Cela se fait avec détermination et professionnalisme. Nous sommes une sorte d’objet de grand intérêt », a déclaré Poutine au Conseil des droits de l’homme de la Russie, sans préciser qui pourrait être à l’origine des activités impliquant des échantillons biologiques russes. « Laissez-les faire ce qu’ils veulent, et nous ferons ce que nous devons », a-t-il dit.

Le fait que des échantillons de tissus russes figurent spécifiquement sur la liste des personnes recherchées a incité certains à se demander si le Pentagone travaille sur une arme biologique pour cibler les Russes. « Je ne dis pas qu’il s’agit de préparer une guerre biologique contre la Russie. Mais sans aucun doute, de tels scénarios sont en cours d’étude. C’est-à-dire au cas où le besoin se présenterait soudainement », a écrit sur Facebook Franz Klintsevich, le premier vice-président de la Commission de défense et de sécurité du Conseil de la Fédération de Russie. « Ce n’est pas un secret non plus que les différents groupes ethniques réagissent différemment aux armes biologiques. D’où la collecte du matériel biologique de Russes vivant dans des lieux géographiques différents. En Occident, tout est fait avec beaucoup de scrupule et est vérifié dans les moindres détails. »

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé mardi que les services spéciaux russes sont en possession de renseignements suggérant que les ONG collectent du matériel génétique auprès de la population. « Certains émissaires mènent réellement de telles activités, des représentants d’organisations non gouvernementales (ONG) et d’autres organismes. De tels cas ont été enregistrés, et les services de sécurité et le Président possèdent naturellement ces informations », a-t-il dit.

Ce n’est pas la première tentative de collecte d’échantillons de matériel génétique russe par des agences étrangères en Russie, a déclaré à RT Igor Nikulin, un ancien membre de la commission des Nations Unies sur les armes biologiques.

« De telles tentatives ont été faites dans les années 90, quand il y avait un programme sur le génome humain, puis il y avait aussi divers programmes dans les années 2000… sous différents prétextes, y compris les plus nobles ; mais pour une raison quelconque, tout cela se fait dans l’intérêt du département militaire des États-Unis, et cela soulève des soupçons », a déclaré Nikulin.

Il a noté qu’en règle générale, « des échantillons d’Européens du groupe slave, principalement des Russes » sont recherchés. « Des échantillons de sang sont prélevés pour analyse, et si l’organisation est étrangère, ce qu’ils font avec les résultats est toujours inconnu », a-t-il déclaré.