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Résistance au colonialisme: Pourquoi les scientifiques doivent boycotter Israël

Posted in actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 février 2018 by Résistance 71

Les raisons pour les scientifiques de boycotter Israël

 

Ricardo Vaz

 

9 février 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/raisons-scientifiques-doivent-boycotter-israel/

 

La Rencontre internationale pour la science en Palestine, organisée récemment à Cambridge, au Royaume-Uni, par l’organisation Scientists for Palestine, était consacrée à exposer la réalité en Palestine en matière d’enseignement supérieur et de recherche, et à intensifier les efforts pour y développer la science.

La réunion a su réfuter l’idée que l’on puisse parler de science (ou de quoi que ce soit) en Palestine sans mentionner l’occupation.

Les témoignages des participants palestiniens, en personne et à distance, brossent un tableau clair de l’impact de l’occupation sur l’éducation et la recherche scientifique. Des barrage militaires étouffant les déplacements, aux raids la nuit dans les dortoirs des étudiants, en passant par les fermetures arbitraires des universités, il est clair que l’occupation est le principal obstacle au développement de la science dans les institutions palestiniennes.

La situation est encore pire dans la bande de Gaza assiégée, où il n’y a que quelques heures d’électricité par jour et où il est presque impossible d’importer quoi que ce soit, et encore moins de s’équiper pour la recherche scientifique.

Des étudiants de Gaza ont également raconté leur agonie pendant les mois d’attente pour une ouverture du terminal de Rafah, afin de poursuivre leurs études à l’étranger et risquant de perdre ces opportunités.

Inévitablement, l’une des questions discutées lors de cette réunion était le boycott académique d’Israël et la (non) neutralité de la science.

Les scientifiques pour la Palestine n’ont pas pris de position officielle sur le boycott universitaire. En raison de la récente répression du gouvernement israélien contre des individus affiliés à des groupes soutenant la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, une position publique pourrait miner leurs efforts pour organiser des activités en Palestine.

(Note: la campagne de boycott et les arguments qui la défendent sont brillamment expliqués dans ce document.)

Rejet de la normalisation

La communauté scientifique, en particulier dans les sciences dites « dures », se targue de ne pas prendre de raccourcis dans la quête pour dévoiler les mystères les plus profonds de l’univers.

Interrogez n’importe quel physicien théorique sur la désintégration de particules chargées, et il sera heureux d’expliquer comment une anomalie quantique est ce qui permet un processus de désintégration en deux photons.

Mais posez-leur des questions sur la Palestine et il y a de fortes chances que vous entendiez que la question est « trop compliquée », avec une inclinaison peut-être un peu trop orientaliste à propos des Arabes, de l’Islam ou des deux.

Mais même ceux qui sont informés au-delà des généralités peuvent être réticents à prendre position ou à approuver la campagne de boycott. Le monde de la recherche scientifique est caractérisé par une concurrence et une exploitation impitoyables, en particulier aux niveaux des chercheurs et laboratoires, et très peu d’entre eux sont prêts à mettre en péril leur carrière et leurs possibilités de financement en prenant position sur la Palestine. L’exemple doit venir d’un niveau institutionnel ou de ceux qui disposent d’une sécurité d’emploi.

On nous dit que la communauté scientifique, au lieu de promouvoir les boycotts, devrait construire des ponts et que le reste suivra.

Mais cela suppose que des décennies d’occupation coloniale, de nettoyage ethnique et d’abus des droits de l’homme peuvent se résumer à un problème de peuples différents qui ne se parlent pas. Bien sûr, ce qui est en train d’être construit ce ne sont pas des ponts, mais de petites bulles où tout semble harmonieux tant qu’on ne regarde pas à l’extérieur de la bulle.

Le mot clé ici est « normalisation« . L’existence actuelle d’Israël en tant qu’État colonial et colonisateur, auquel le droit international n’est pas appliqué, repose largement sur sa projection de lui-même comme une démocratie libérale moderne, de haute technologie et de type occidental.

Des conférences prestigieuses et des projets scientifiques conjoints, que ce soit au nom de l’avancement de la science ou de la construction de ponts, contribuent à cimenter ce récit.

Les boycotts peuvent être extrêmement efficaces, et la réaction israélienne en panique, face au mouvement BDS, en témoigne.

Une campagne de boycott bouleverse les fondements mêmes de l’image policée qu’Israël veut projeter, et force des gens qui autrement ne seraient pas enclins à regarder derrière le rideau, à découvrir la réalité macabre du nettoyage ethnique, des bombardements réguliers et des violations sans fin des droits de l’homme.

Une version renforcée de l’apartheid

Il n’y a pas si longtemps qu’existait le boycott académique contre l’apartheid en Afrique du Sud (qui a coïncidé avec des boycotts culturels et sportifs).

Les Nations Unies ont même adopté des résolutions pour l’appuyer. Je ne doute pas que beaucoup de personnes qui aujourd’hui contestent ou s’opposent à un boycott académique d’Israël auraient avec plaisir embrassé le boycott de l’Afrique du Sud.

Pourtant, la version israélienne de l’apartheid n’est pas du tout mise en retrait par son prédécesseur sud-africain.

Israël bénéficie du soutien inconditionnel de la première superpuissance mondiale – qui a fini par abandonner même son soutien à l’Afrique du Sud – et d’un puissant lobby qui domine les congrès, les parlements et les comités de rédaction.

Il aurait été absurde de suggérer que ce qui était alors nécessaire en Afrique du Sud, c’était une collaboration scientifique entre les institutions de l’apartheid et les bantoustans. Remplacez l’Afrique du Sud par Israël, et les bantoustans – les « homelands » indépendants et gouvernés par les noirs, établis par le régime d’apartheid – avec les territoires occupés (semblables aux bantoustans), et cela reste une absurdité.

Le fait est que la science, comme toute autre activité humaine, n’est pas neutre, que l’on en soit conscient ou non. Et si les scientifiques souhaitent être solidaires avec leurs homologues palestiniens, ils devraient alors entendre leur opinion à ce sujet, qui est massivement en faveur du boycott universitaire et contre toute collaboration impliquant des institutions israéliennes. Sinon, toute idée d’aide à la science en Palestine n’est qu’un exercice charitable, enraciné dans une mentalité de sauveur occidental.

En fin de compte, les campagnes de boycott, que celui-ci soit purement académique ou à plus large échelle – comme la campagne BDS – ne seront pas seules à apporter justice et liberté aux Palestiniens. Le rôle clé sera joué par le peuple palestinien lui-même.

Mais la communauté scientifique doit comprendre qu’elle a un rôle à jouer et les boycotts se sont révélés efficaces dans la lutte contre l’apartheid, tant dans ses incarnations sud-africaines qu’israéliennes, et contre la normalisation de son existence.

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Programme de coopération policière Israël-UE… Le Portugal dit « Non! » à l’arbitraire et à la torture…

Posted in actualité, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 septembre 2016 by Résistance 71

Nous l’avons dit ici-même et le répétons: la « démocratie » étatique n’est qu’une illusion, un leurre, une croyance et une sorte de « privilège » temporaire accordé et révocable à souhait par l’oligarchie. Le modèle pratique dictatorial et génocidaire israélien se veut être étendu à l’UE et aux USA (ce qui est déjà bien en cours outre-Atlantique…) pour un contrôle des populations en attendant sa fusion avec le modèle chinois. 

Nous n’avons encore rien vu, car le projet est d’intégrer les deux régimes de contrôle des plus totalitaires de cette planète, ceux de la Chine et d’Israël comme verrou de la grille sécuritaire planétaire du N.O.M. Nous sommes en phase 2 du projet, la phase 3 sera l’intégration au gré d’un chaos politico-économique planifié et la phase 4 sera la période post-chaos qui verra les peuples accepter et se plier à la dictature mondiale, la souhaitant même car présentée sous la forme du salut sécuritaire (illusoire bien entendu…). Il sera alors très très difficile (mais pas impossible) de résister. Nous pouvons plus facilement résister maintenant et reprendre le contrôle du bateau ivre…

— Résistance 71 —

 

Un succès de BDS* le Portugal se retire d’un projet de l’UE impliquant une coopération avec la police israélienne

 

Chronique de Palestine

 

12 septembre 2016

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/portugal-abandonne-projet-cooperation-police-israelienne/

 

(*) BDS: Boycott Désinvestissement Sanctions est un mouvement international boycottant l’état sioniste pour ses crimes contre l’humanité en Palestine occupée.

 

Communiqué BDS – Le gouvernement du Portugal s’est retiré d’un projet controversé de coopération avec la police israélienne, suite à une pression de la campagne BDS.

Le ministère portugais de la Justice a annoncé qu’il s’était retiré d’un projet conjoint – financé par l’Union Européenne – avec le ministère israélien de la Sécurité publique, la police nationale israélienne et l’université israélienne Bar Ilan. Le projet intitulé Law Train, qui vise à uniformiser les méthodes d’interrogatoire de la police, a suscité la controverse au Portugal en raison de la vive opposition à la participation d’Israël dans le programme européen  » Horizon 2020  » et les violations répétées des droits de l’homme par les institutions et organisations israéliennes qui participent à ce programme.

Le gouvernement portugais a subi une forte pression des groupes de la société civile qui militent pour la fin de la coopération avec Israël. Les partis politiques ont dénoncé au Parlement l’usage systématique de la torture par la police israélienne et le rôle du ministère israélien de la Sécurité publique dans la détention illégale de milliers de prisonniers politiques palestiniens.

Le mouvement BDS salue la décision du Portugal

Jamal Juma’, coordinateur de la campagne Stop the Wall – une organisation membre du Comité national palestinien du BDS (BNC) – a salué la décision de principe prise par le gouvernement de centre-gauche du Portugal :

» Cette décision prise par le Portugal donne de l’espoir à notre peuple et envoie un message fort à Israël qu’il n’y aura pas de business aussi longtemps qu’il poursuivra son agression militaire contre Gaza et sa répression en Cisjordanie. Ce projet de l’UE donne une reconnaissance tacite au contrôle et à la répression du peuple palestinien par Israël, et détourne23 août 2016 – BDS Movement – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah les yeux des abus notoires d’Israël à l’encontre des Palestiniens, la torture étant considérée comme une « technique d’interrogatoire » de routine.  »

Le projet de cinq millions d’euros vise à développer les techniques pour unifier les méthodes de questionnement par les polices [européennes] par  » l’amélioration des compétences d’interrogatoire  » et en comblant ce que l’on qualifie de  » lacunes dans la culture, la législation, le style des interrogatoires « . Les forces de police impliquées contribueront avec leur  » expérience dans l’interrogatoire et la lutte contre la criminalité, à développer le système « . Le ministère israélien de la Sécurité publique et la police d’Israël sont accusés par les organisations de défense des droits de l’homme et par les Nations Unies, de pratiquer les détentions illégales, d’user de façon routinière la torture lors des interrogatoires, et de se servir d’une violence excessive contre les manifestants palestiniens.

 

Intensifier la campagne pour le Boycott, et mettre un terme aux projets de l’Union Européenne

Le Service Public Fédéral de Justice de Belgique et le ministère de l’Intérieur et la police de l’Espagne, des entreprises privées, des universités et des institutions de recherche, restent impliqués dans le projet dans le cadre de l’initiative européenne pour la recherche :  » Horizon 2020 « . Après cette nouvelle victoire, les groupes soutenant le mouvement BDS en Espagne et en Belgique se sont engagés à intensifier leur campagne pour mettre fin au projet.

» Nous remercions les organisations de la société civile et les partis politiques du Portugal qui ont agi avec nous pour construire une solidarité effective basée sur l’appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions (BDS) et assurer qu’il n’y aura aucun risque de prolifération des pratiques illégales et inhumaines israéliennes dans leur propre système de justice « , a déclaré Juma’.

Une coalition sans précédent au Portugal, faite de groupes de solidarité, d’organisations de défense des droits de l’homme et de militants anti-racistes – avec également l’association représentant les officiers de la Révolution de 1974 – s’est réunie sur la base d’un rapport de Stop The Wall exposant la coopération et ses conséquences sur les droits de l’homme et la liberté des Palestiniens. Le Parti communiste portugais et le Parti des Verts avaient vivement interpellé les ministres des Affaires étrangères et de la Justice sur la question.

Le Movimento Pelos Direitos do Povo Palestino e Pela Paz no Medio Oriente (MPPM), initiateur de la coalition de la société civile contre le projet, a déclaré :

« Nous nous félicitons de la décision du Ministère de la justice de mettre fin à la participation de la police portugaise dans le projet Law Train. Le désengagement par le gouvernement portugais, est une victoire de toutes les forces qui en Palestine, au Portugal et en Europe, ont appelé à mettre fin à ce projet de coopération avec l’appareil répressif d’Israël « .

Aucun partenariat avec L’État de l’Apartheid !

Ces nouvelles ont été diffusées alors que le prisonnier palestinien Bilal Kayed poursuivait sa grève de la faim illimitée depuis le mois de juin 2015. Il y a actuellement plus de 7000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, beaucoup d’entre eux étant incarcérés sans inculpation. Le Comité des Nations unies contre la torture à en mai dernier, une nouvelle fois exhorté Israël à prohiber l’usage de la torture, et a dénoncé son usage courant ainsi que tous les autres mauvais traitements lors des interrogatoires. Les organisations de défense des droits de l’homme ont toujours condamné ces traitements violents, en particulier à l’égard des Palestiniens mineurs.

Riya Hassan, coordinateur européen pour le comité directeur du BDS, a conclu:

« Cette dernière victoire est une nouvelle preuve que les gouvernements européens commencent à se soucier d’avoir Israël comme partenaire dans des projets qui risqueraient alors de porter atteinte aux libertés fondamentales, à la démocratie et aux droits de l’homme. Il y a encore un long chemin à parcourir pour mettre fin à la complicité de l’Europe avec l’Apartheid israélien. Le projet Law Train se poursuit avec les autres participants et ce n’est qu’un des nombreux projets militaires et de sécurité financés par la Commission européenne avec l’argent des contribuables.  »

Notes :

Dans le cadre de la campagne dans le reste de l’Europe, des députés du Portugal, d’Espagne et de Belgique ont écrit à la Commission européenne pour dénoncer le projet. Les groupes de la société civile envisagent des actions de protestation. L’an dernier, 73 députés ont publié une lettre dans une initiative inter-partis, appelant l’UE à mettre fin au financement des entreprises militaires israéliennes impliquées dans des violations graves du droit international.

Depuis le début du cycle de financement  » Horizon 2020  » en 2015, la campagne Stop the Wall, le Comité directeur du mouvement palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC) et la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (ECCP), ont ciblé conjointement la participation d’Israël au programme  » Horizon 2020 « , en particulier la coopération avec le secteur militaire et répressif d’Israël. Dans le cycle précédent, qui s’est étalé de 2007 à 2013, l’UE a financé plus de 1500 projets de recherche et de développement avec participation israélienne. L’industrie aérospatiale israélienne (IAI) a été à elle seule impliquée dans plus de 16 projets, bénéficiant d’un financement européen et public pour un total de 148,5 millions d’Euros.

La torture est systématique dans les prisons d’Israël. Un rapport récent dévoile que 97% des mineurs palestiniens en détention n’ont eu accès à aucune assistance juridique avant et pendant leur interrogatoire. Durant les interrogatoires, 28,7% d’entre eux ont été soumis à des violences verbales ou à de l’intimidation, à l’isolement ou aux agressions sexuelles, tandis que 27,5% ont été soumis à la violence physique, y compris l’étouffement, les coups de poing, et à la pratique consistant à cogner la tête des enfants interrogés contre les murs.

Résistance politique au colonialisme: Appel au boycott des produits israéliens par des personnalités…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 janvier 2016 by Résistance 71

Face aux menaces de Valls, des personnalités appellent au boycott des produits d’Israël

 

Ali Abinimah

 

23 Janvier 2016

 

url de l’article original:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15856

 

Un groupe d’intellectuels et de militants renommés défient la répression du gouvernement français sur le mouvement de solidarité avec la Palestine, en appelant publiquement au boycott des produits israéliens.

Cette initiative est prise après que le Premier ministre français ait annoncé que son gouvernement allait intensifier ses restrictions sur la liberté d’expression, visant en particulier la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

« Ce mouvement de boycott qui connaît un succès croissant dans le monde entier est le seul moyen non-violent de faire pression sur Israël, » dit la déclaration des personnalités publiques sur le site Mediapart.

« Ce mouvement pour le boycott rencontre un succès croissant dans le monde, en tant que seul moyen non-violent de faire pression sur Israël. Il permet à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent de manifester pacifiquement leur solidarité et de protester par là-même contre le traitement de faveur dont bénéficie ce pays de la part de la communauté internationale en dépit de ses violations constantes du droit international. », ajoute le rapport.

« C’est pourquoi nous appelons à soutenir et renforcer le mouvement BDS et à boycotter les produits israéliens. »

Répression juridique

Les signataires font leur appel au mépris d’une décision prise en octobre par la Cour de cassation.

La plus haute cour d’appel pénale française a confirmé la condamnation d’une douzaine de militants du mouvement de solidarité pour la Palestine, pour avoir appelé publiquement au boycott des produits israéliens.

Cela fait de la France, en plus d’Israël, le seul pays au monde à pénaliser les appels à ne pas acheter les produits israéliens.

Mais la loi française, qui comprend des sanctions pénales, est sans doute plus sévère que celle d’Israël puisque cette dernière prévoit que les partisans du boycott soient poursuivis et financièrement pénalisés, mais pas emprisonnés.

La décision de la Cour de cassation a ajouté aux préoccupations croissantes concernant la sévère répression sur la liberté d’expression mise appliquée par le président français Hollande, depuis les assassinats de journalistes dans les bureaux du magazine Charlie Hebdo en janvier à 2015.

Nouvelles mesures répressives

Le premier ministre Manuel Valls a intensifié la campagne gouvernementale et les menaces de répression contre les partisans des droits des Palestiniens.

Dans un discours devant le lobby pro-israélien du CRIF ce lundi, Valls a déclaré que son gouvernement allait prendre de nouvelles mesures pour interdire les manifestations en appui à la campagne BDS.

« Nous sommes passés de la critique d’Israël à l’anti-sionisme et de l’anti-sionisme à l’antisémitisme », a éructé Valls.

« Nous prendrons des mesures, » a-t-il annoncé, « qui démontrent que cela suffit et que tout n’est pas permis dans notre pays. »

Valls a ajouté qu’il allait livrer des détails bientôt et consulter le ministre de l’Intérieur.

Le mois dernier, Valls a averti que la critique radicale de l’idéologie [raciste et colonialiste] de l’État sioniste d’Israël était considérée comme de l’antisémitisme.

« Une indignité »

La déclaration des personnalités françaises qualifient la décision du tribunal en octobre – qui reposait sur une loi anti-discrimination – une « indignité », en particulier à la lumière des fortes prétentions de la France d’être le plus grand défenseur au monde de la liberté d’expression.

« Cette loi est supposée protéger une personne ou un groupe de personnes victimes d’une discrimination à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion », dit la déclaration.

« Elle ne prévoit nullement de protéger la politique d’un État contre une critique citoyenne, lorsque cette critique prend la forme d’un appel au boycott de produits » est-il encore dit.

« Nous ne nous plierons pas à la décision de la Cour de cassation », déclarent les signataires.

 

Appel paru sur le site de Mediapart

De nombreuses associations s’indignent de la décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2015, qui a déclaré illégal l’appel à boycotter des produits israéliens. Voici un nouvel appel signé par plusieurs militants, intellectuels et responsables politiques en défense de la campagne BDS lancé par les Palestiniens le 4 juillet 2005.

Nous ne nous plierons pas à la décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2015 ! Le 20 octobre 2015, par deux arrêts, la Cour de cassation a déclaré illégal l’appel à boycotter des produits israéliens et confirmé la lourde condamnation de plusieurs militants du mouvement Boycott désinvestissement sanctions (BDS). Elle a utilisé pour cela, un article de la loi de la presse qui évoque le délit de «   provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée   ».

Cette décision est plus qu’étonnante, elle est scandaleuse. Cette loi est supposée protéger une personne ou un groupe de personnes victimes d’une discrimination à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion. Elle ne prévoit nullement de protéger la politique d’un Etat contre une critique citoyenne, lorsque cette critique prend la forme d’un appel au boycott de produits. A de nombreuses reprises, des organisations ont appelé dans le monde au boycott de la Birmanie ou de la Russie, de la Chine ou du Mexique, sans que soit jamais évoquée une telle clause.

En dépit de l’insistance du ministère de la justice, la plupart des juridictions françaises saisies ont refusé au cours de ces dernières années de considérer que l’appel au boycott de produits israéliens relevait d’une infraction pénale.

Avec la décision de la cour de Cassation, la France devient le seul pays démocratique du monde où une telle interdiction a été prise. Pour un pays qui, depuis un an, n’a pas cessé de se réclamer son attachement à la liberté d’expression c’est une situation d’autant plus paradoxale, qu’il est plus que probable que la Cour européenne des droits de l’Homme reviendra sur ce jugement malvenu. Même la cour de Cassation doit répondre de ses décisions et se conformer à des principes universels que sont, notamment, le droit d’expression.

Le mouvement BDS s’est créé dans un contexte de démission de la communauté internationale incapable de mettre un terme à la colonisation ni de protéger les Palestiniens des exactions quotidiennes que leur infligent armée et colons israéliens. Ce mouvement pour le boycott rencontre un succès croissant dans le monde, en tant que seul moyen non-violent de faire pression sur Israël. Il permet à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent de manifester pacifiquement leur solidarité et de protester par là-même contre le traitement de faveur dont bénéficie ce pays de la part de la communauté internationale en dépit de ses violations constantes du droit international. C’est pourquoi nous appelons à soutenir et renforcer le mouvement BDS et à boycotter les produits israéliens.

Les signataires :

Ahmed Abbes, Directeur de recherche au CNRS, Paris
 Sihame Assbague, militante associative
 Etienne Balibar, Professeur émérite, Université de Paris-Ouest Nanterre
 Saïd Bouamama, sociologue
 Rony Brauman, médecin, essayiste
 Sonia Dayan, Professeure émérite à l’Université Paris Diderot-Paris7
 Christine Delphy, sociologue, cofondatrice de Nouvelles Questions Féministes
 Alain Gresh, journaliste
 Nacira Guénif, sociologue, Université Paris 8
 Christian Salmon, écrivain
 Azzedine Taïbi, maire de Stains
 Marie-Christine Vergiat, députée européenne

France et totalitarisme: Interdit de boycotter Israël ?…

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Seule « démocratie » à faire passer une telle ineptie !… De mieux en mieux !… Seule solution… continuer le boycott qui de toute façon est une décision individuelle. Il est temps de boycotter toutes les institutions étatiques et privées et de se libérer enfin du totalitarisme et de la coercition qui sont imposés en permanence. Pourquoi n’ont-ils pas fait interdire les appels au boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid ? Le deux poids deux mesures bat de plus en plus son plein. 

Boycottons donc l’interdiction de boycotter !

— Résistance 71 —

« Israël est l’état juif et en cela est fondé sur une idéologie ethnocentrique pilotée par l’exclusivité, l’exceptionalisme, la suprématie raciale et une profonde inclinaison inhérente vers la ségrégation. »

« L’idéologie sioniste se présente elle-même comme un narratif historique, cela m’a pris des années pour réellement comprendre que le sionisme, l’identité juive et sa politique ainsi que son idéologie ne sont en fait que des assauts brutaux, francs et sans détours sur l’histoire, sur la notion d’histoire et la temporalité. »
~ Gilad Atzmon ~

 

L’appel au boycott d’Israël officiellement interdit en France !

 

RT France

 

6 Novembre 2015

 

url de l’article original:

http://francais.rt.com/france/9868-boycott-israel-interdit-france-condamnation-bds

 

C’est officiel : la France est la seule démocratie au monde où l’appel au boycott afin de lutter contre la politique d’un Etat est interdit. Et des militants pro-palestiniens de l’organisation BDS l’ont appris à leur dépens.

Le 20 octobre, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de 14 militants du groupe Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) pour des actions menées dans un supermarché en 2009 et 2010, où ils incitaient, à l’aide de tracts, les consommateurs à boycotter les produits en provenance d’Israël, en raison de la politique menée par ce gouvernement. Ceux-ci ont écopé collectivement de 28 000 euros de dommages et intérêts à verser aux parties civiles, et d’une amende de 1 000 euros chacun.

Si le groupe revendique des motifs purement politiques, la justice française a en revanche estimé qu’il s’agissait d’une «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée», selon l’article de loi invoqué par la Cour.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France a partagé sa satisfaction quand à la décision sur Facebook, rappelant à l’ordre un sympathisant du Parti communiste français qui soutenait l’initiative de boycott.

L’avocat de BDS en France, Antoine Comte, a déploré «une grande régression» et a indiqué qu’il porterait le cas devant la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg.

 

Déclin de l’entité sioniste, état génocidaire modelé sur son prédécesseur anglo-américain…

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De plus en plus exclu au plan internatonal, Israël est sur le déclin

 

Robert Fantina

 

10 Août 2015

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/De-plus-en-plus-exclu-au-niveau.html?lang=fr

 

C’est une période désastreuse pour Israël. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a formé un nouveau gouvernement composé d’individus ayant déclaré que les Palestiniens n’étaient « pas des êtres humains », et qui ont ouvertement appelé à leur génocide. Netanyahu et son gouvernement continuent malgré tout de parler de problèmes de sécurité d’Israël, du fait que l’armée israélienne est l’armée la plus morale du monde etc. Cependant, excepté ces mêmes individus barricadés dans leurs tours d’ivoire, peu de personnes croient à leurs dires.

Prenons quelques exemples. 

La cour pénale internationale de la Haye (CPI). Quand la Palestine ratifia officiellement le statut de Rome et accepta l’autorité de la cour pénale internationale, Israël a retenu et collecté des millions de dollars de taxes payées par la Palestine. Argent nécessaire pour payer des salaires en Palestine. Mais en plus de cette « punition » collective illégale, Israël entra en contact avec plusieurs pays membres de la CPI, les implorant de réduire les montants qu’ils donnent à cette organisation dans le but de l’empêcher de lui nuire. Ils ont essuyé des refus de toutes parts. Le seul pays sur lequel Israël aurait pu compter pour réduire les donations était les USA. Cependant, comme Israël, les USA n’ont jamais daigné rejoindre la CPI, se croyant, tout comme son protégé israélien, au-dessus des règles du droit international. 

La FIFA (Fédération Internationale de Football Association). La Palestine a émis une pétition pour exclure Israël de la plus vaste et prestigieuse organisation de football au monde, accusant Israël d’empêcher les joueurs palestiniens de se rendre à des évènements sportifs, d’empêcher l’achat d’équipements de base, et, en d’autres mots d’empêcher toute participation palestinienne au football mondial. Dans le but d’éviter toute action officielle allant dans le sens d’une sanction, Israël a frénétiquement contacté les hauts dirigeants des associations de football à travers le monde, dans un but désespéré d’obtenir un soutien pour défendre son indéfendable cas. Selon les rumeurs, Israël octroierait même des concessions aux Palestiniens, pour contrecarrer ce qui aurait été un nouveau coup dur pour la nation ayant une réputation de « belligérante ». 

Les Nations unies et le droit des enfants. En Mars, le Guardian a rapporté : « Des hauts fonctionnaires de l’ONU à Jérusalem ont été accusés d’avoir craqué sous la pression israélienne et d’avoir abandonné les procédures visant à inclure les forces armées israéliennes dans la liste noire de l’UNICEF concernant les pires violeurs des droits des enfants au monde ».

Le fait qu’Israël kidnappe, arrête sans aucun chef d’accusation, retient plusieurs mois d’affilée et torture des enfants est bien connu des services de l’ONU. Mais l’ONU n’a pas encore condamné officiellement Israël, en dépit des rapports émis par les agences de l’ONU qui montrent clairement l’évidence. 

Israël a travaillé dur, non pas pour rectifier les indescriptibles abus terroristes commis par l’IDF (Israel Defense Forces) qui maltraitent les enfants palestiniens, mais pour empêcher les Nations unies de prendre des mesures. Auparavant, Israël ne se souciait guère de telles trivialités, il laissait les USA faire la “sale besogne” pour eux. 

En décembre 2014, le Secrétaire d’Etat John Kerry appela au moins 50 chefs d’Etats à débattre au sujet d’une proposition aux Nations unies pour la fin de l’occupation des territoires palestiniens pour l’année 2017. Le remerciement qu’il reçut pour ses efforts fut le discours controversé de M. Netanyahu au congrès. Il déclara vouloir accélérer la construction de bâtiments dans les territoires occupés, et que la déclaration d’indépendance de la Palestine n’aurais jamais lieu tant qu’il serait premier ministre. Apparemment, même l’infortuné M. Kerry et son impuissant « patron » ont été injuriés au-delà de leurs limites, et pourtant ils n’appellent pas les Etats du monde à respecter les positions israéliennes à propos de ces questions. 

Quelles différences quelques années, les réseaux sociaux, et un génocide avec une « bonne » couverture médiatique sont capables d’engendrer !… 

Une autre différence complète peut être constatée en 2 exemples au sein des campus universitaires américains. En 2007, le Professeur Norman Finkelstein, un universitaire émérite, fils de survivants de l’Holocauste et franc critique des politiques israéliennes a été refusé pour un poste à l’Université DePaul de Chicago. Ce refus avait pour cause ses écrits, des recherches minutieuses et critiques envers la politique d’apartheid de cette nation. Mais, cela n’a généré qu’une controverse minime à l’époque, les médias n’ayant pas relayé les faits.

Début août 2014, une offre d’emploi faite au professeur Steven Salaita par l’Université de l’Illinois, Urbana-Champaign a été retirée peu avant le début de la rentrée universitaire en raison d’un tweet critiquant Israël qu’il aurait publié. Le 18 août, plus de 1200 universitaires dans le monde ont juré de boycotter l’université, et ce nombre a depuis sensiblement augmenté ; une quantité indénombrable d’évènements supposés avoir lieu dans cette université ont été annulés, et l’association états-unienne des professeurs d’université est supposée boycotter officiellement l’école cet été. 

Il apparait qu’Israël soit en période de déclin. M. Netanyahu a formé le gouvernement d’apartheid le plus raciste que le monde ait connu depuis des générations. En comparaison, le régime d’apartheid qui domina l’Afrique du sud pendant si longtemps parait presque avoir été bienveillant. La Suède est devenue le 135ème pays à reconnaitre la Palestine en Octobre 2014, et fin octobre de la même année le Vatican faisait de même. Bien qu’il s’agisse d’une petite patrie, son chef d’Etat est aussi le leader de milliards de catholiques à travers le monde, donc l’importance de cette reconnaissance ne peut être sous-estimée. Les festivals cinématographiques et musicaux en Israël réduisent leurs durées, puisque la participation à ces évènements internationaux est en chute. De plus en plus d’artistes prennent position contre cet apartheid. Le nombre des « Joints ventures » académiques dans le monde entre des établissements israéliens et des établissements de nations à travers le monde sont aussi en déclin. Il va sans dire qu’énormément d’entreprises ne font plus affaires avec les firmes agissant dans les territoires occupés. 

Le dernier bastion du soutien à Israël reste les Etats-Unis, bien que le Président Barack Obama ait parlé de réajustement des relations avec Israël, rien de plus n’est attendu de sa part tant que l’AIPAC (American Israel Political Affairs Committe) continue de tirer les ficelles au congrès.

Le lobbying est le jeu politique aux USA qui a lieu au tout début de chaque élection présidentielle. Le président du Parti républicain, le Sénateur de la Floride, Marco Rubio condamne toute once de critiques proférées sur Israël par chaque candidat de son parti, qu’ils soient annoncées ou potentielles. Ce n’est pas une surprise si on considère le fait que l’un de ses principaux donateurs n’est autre que Norman Braman, Un homme d’affaire de Floride et un fervent supporteur des « donations illégales ». Il aurait dépensé entre 10 et 25 millions de dollars pour aider M. Rubio à acheter un bail de 4 ans à la Maison Blanche. Il n’y a pas de place pour les principes, et certainement pas pour les droits de l’homme quand de telles sommes sont dépensées pour les violer. 

Les USA sont en train de voter une loi neutralisant les mouvements de BDS (Boycott, désinvestissements, sanctions), et à l’heure où cette loi semble être sur le point d’être votée, il est improbable qu’elle soit acceptée quand elle sera confrontée à l’inévitable challenge que représente le Conseil Constitutionnel. Le premier ministre Canadien Stephen Harper, espérant cimenter le vote juif en sa faveur pour sa prochaine campagne de réélection, a proposé une loi visant à poursuivre tous ceux qui critiquent Israël pour « crime haineux ». Ce qui n’est pas bien accueilli, dans un pays où les droits de l’homme et les droits civiques semblent avoir plus d’importance qu’aux USA. En outre, toute idée visant à croire que les électeurs juifs soutiennent complètement les crimes d’Israël est démentie par le nombre d’organisations juives établies pour combattre ses crimes. 

Il semblerait donc, qu’Israël soit capable cette année d’éviter des sanctions de la FIFA, de la Cour Pénale Internationale et de l’ONU, mais cette nation devient peu à peu un paria au niveau international, de plus en plus évitée pour ses atroces violations des droits de l’homme en Palestine et même sur le sol israélien où il y a des lois spécifiquement appliquées aux juifs israéliens, différentes des lois appliquées aux populations israéliennes africaines et arabes. 

Avec le soutien états-unien, Israël est devenu une puissance internationale, et est maintenant en déclin, et donc par conséquent très dangereuse. La souffrance palestinienne ne fera donc que s’aggraver à court terme, mais inévitablement, la Palestine finira par être libre ! Et une fois de plus, les USA feront partie des derniers à reconnaître l’Etat palestinien, préférant rester du côté du tyran international, pendant que les autres célébreront leur liberté.

Sources : Fatina Robert, « Empire, Racism and Genocide : a History of US Foreign Policy« , Canada, Red Pill Press, 2013, politics. ISBN : 9-78-189724493-7. 

http://www.counterpunch.org/2015/05/22/israel-on-the-run/ 

Traduit par le collectif Investig’action

Résistance politique: Le flop de sionisme sur Seine…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 août 2015 by Résistance 71

« Les mythes centraux au sujet de l’origine d’une nation merveilleuse qui émergea du désert, conquît une vaste terre et bâtît un glorieux royaume furent instrumentaux à la monté du nationalisme juif et de la colonisation sioniste… Avec la monté des nationalismes dans les temps modernes, il devint de plus en plus évident [que la bible] était une composition d’humains comme une reconstruction de leur passé. Même dans l’Angleterre protestante pré-nationaliste, même parmi les colons puritains s’établissant en Amérique du Nord et en Afrique du Sud, le livre devint, au travers d’anachronisme et d’une imagination fervente et fertile, une sorte de modèle idéal pour la formation d’une collectivité politico-religieuse moderne… Ainsi la bible devint un livre séculier que les élèves lisent pour apprendre au sujet de leurs ancêtres, ces mêmes enfants qui plus tard marchent fièrement parmi la soldatesque, guerroyant pour la colonisation et l’indépendance… »

~ Schlomo Sand ~

 

Le sionisme au delà de ses crimes commis, est la représentation ultime de la vivacité coloniale occidentale. Israël est devenu un exutoire: tant qu’on fixe sur lui, on oublie le pire des colonialismes occidentaux toujours en place et établi au XVème siècle avec la doctrine chrétienne de la découverte. L’empire actuel états-unien est fondé sur le colonialisme toujours vivace et l’usurpation de ses terres et territoires aux nations et peuples originellement libres et indépendants comme le furent les palestiniens depuis plus de 2000 ans. Israël est le punching ball pour détourner l’attention de sa source impérialiste: La City de Londres et ses affiliés de Wall Street, tirant les ficelles des marionnettes mises en place pour nous maintenir divisés. Exposer l’envers du décors est une manœuvre de salubrité publique !

— Résistance 71 —

 

Tel Aviv sur Seine a pris l’eau !

 

Campagne BDS France

 

15 Août 2015

 

url de l’article:

http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3797:communique-bds-france-qtel-aviv-sur-seineq-a-pris-leau-&catid=49:actualites&lang=fr

http://www.mondialisation.ca/tel-aviv-sur-seine-a-pris-leau/5469421

 

Jeudi 13 Août 2015, la honte s’est abattue sur Paris, qui a importé la politique d’apartheid ultra-militarisée qui caractérise autant Tel Aviv que toutes les autres villes israéliennes. Le colossal dispositif de sécurité visible jeudi 13 août, qui succède à une semaine de condamnations de cette grave erreur politique de la part d’Anne Hidalgo et de son équipe, marque déjà l’échec de l’initiative Tel Aviv sur Seine.

Grâce à un service d’ordre musclé et raciste, assuré par les fascistes de la Ligue de Défense Juive, seules quelques personalités triées sur le volet, ainsi que de nombreux journalistes, ont pu “profiter” de cet espace que leur avait alloué la Mairie de Paris pour leur tentative de blanchiment de la “marque” Israël. Leur entreprise de propagande s’est transformée en une magnifique tribune offerte à la critique de la colonisation, de l’apartheid et des crimes de l’Etat israélien et a suscité une importante mobilisation.

Interdits d’entrer, comme les Palestiniens dans les check-points en Palestine occupée, et malgré les tentatives des CRS pour les en empêcher, une cinquantaine de militant.e.s de BDS France s’est lancée dans une action directe en déployant une banderole “Apartheid Sur Seine” sur le pont d’Arcole tout proche. Plusieurs associations ont participé à cette action (Ensemble, PIR, NPA, PG, Solidaires, CNT, Les Désobéissants, UJFP et autres…), toutes adhérentes à la Campagne BDS France.

L’action s’est poursuivie pendant une heure et demi, se rendant jusqu’à la place du Chatelet, en passant par les quais et la place de l’Hôtel de Ville. Les militant.e.s brandissaient des pancartes, certaines reprenant le très beau dessin que le dessinateur Tardi avait offert en solidarité, et se faisaient entendre grace à des slogans: Apartheid Sur Seine! Checkpoint Sur Seine! Israël Criminel, Anne Hidalgo Complice! Gaza, Gaza: On N’oublie Pas!, Gaza, Gaza, Paris Est Avec Toi! Israël Apartheid: Boycott! Free Free Palestine!

La Campagne BDS France se félicite du total échec de cette opération de propagande et continuera à se mobiliser contre toute les initiatives de blanchiment de l’apartheid israélien.

Apartheid Sur Seine !

Gaza, Gaza, on oublie pas !

Boycott Israël Apartheid !

Résistance politique: Le mouvement BDS de boycott d’Israël…

Posted in actualité, altermondialisme, économie, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 16 février 2014 by Résistance 71

Dix raisons pour lesquelles je soutiens Alan Dershowitz, ou pas

 

Gilad Atzmon

 

14 février 2014

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2014/02/14/ten-reasons-why-i-support-alan-dershowitz-not/

et

http://www.gilad.co.uk/writings/ten-reasons-why-i-support-alan-dershowitz-not.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le fervent du nettoyage ethnique Alan Dershowitz n’est pas content avec les efforts actuels du mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) contre Israël. Plus tôt aujourd’hui, le quotidien israélien Haaretz a plublié une diatribe de Dershowitz contre le mouvement BDS. Pour la première fois, je dois l’admettre, je suis d’accord avec le propagandiste sioniste. Revoyons les dix arguments de Dershowitz contre BDS et épluchons les comme un oignon pour voir ce qu’il y a au milieu.

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1. “Le mouvement du BDS impose de manière immorale le blâme entier de l’occupation continuelle israélienne et la politique de colonisation sur les Israéliens.”

Dershowitz a absolument raison. C’est en fait immoral de blâmer aveuglément l’oppresseur. Les victimes devraient aussi être tenues pour responsables. Les détenus des prisons à ciel ouvert d’Israël (les Palestiniens) devraient endorser la responsabilité une fois pour toute. De même, au lieu de blâmer les nazis, nous devrions suivre les nouvelles lignes de conduite morales de Dershowitz et insister sur ce que les détenus des camps de concentration auraient dû questionner leur manque de volonté de faire la paix avec les nazis.

2. “Le mouvement actuel du BDS, spécialement en Europe et sur certains campus universitaires américains, encourage les Palestiniens à rejeter les solutions de compromis au conflit.”

Dershowitz est pile poil là-dessus. Il est de fait scandaleux que des universités européennes et quelques universités américaines encourage les Palestiniens à rejeter la “solution à deux états juifs”.

3. “Le mouvement BDS est immoral parce que ses leaders ne seront jamais satisfaits avec le type de solution à deux états qui est acceptable pour Israël.”

Les leaders du BDS sont de fait immoraux de ne pas accepter “la solution à deux états juifs”, mais aussi d’accepter l’argent de financement du sioniste libéral George Soros, ce qui les a mené à faire des compromis sur les droits précieux des Palestiniens et ce derrière le dos de ces mêmes Palestiniens.

4. “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il viole le principe de base des droits de l’Homme, à savoir ‘le pire en premier”.

Il est de fait immoral pour les leaders de BDS de critiquer Israël au lieu de rejoindre le ‘Nouveau Moyen-Orient’ visionnaire et humanitaire d’Israël, un rêve utopique d’une région dominée par des guerres sectaires au nom du printemps, des droits homosexuels et de Coca Cola.

5 “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il nuit aux mauvaises personnes.”

 “BDS nuirait aux travailleurs palestineins qui perdraient leur travail”, dit Dershowitz. Voyons les choses en face, il n’y a rien de plus encourageant que de contempler la transformation du nettoyeur ethnique Dershowitz en un gracieux humanitaire motivé par ses préoccupations au sujet des travailleurs palestiniens.

6. “Le mouvement BDS est immoral car il encourage l’Iran.”Correct. C’est très mal d’encourager l’Iran seul et d’oublier les millions de djihadistes potentiels de la région et au-delà.

7 “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il focalise l’attention du monde hors de plus grandes injustices, incluant des génocides.”Tellement vrai. La Palestine en fait détourne l’attention de l’implication d’Israël dans le trafic international d’organes, des diamants du sang et du commerce des armes. Cela peut même divertir l’attention du lobby juif et de ses efforts incessants pour pousser aux guerres globales.

8. “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il fait la promotion de fausses vues en ce qui concerne l’état-nation du peuple juif, exagère ses défauts et ainsi fait la promotion d’une nouvelle variation du préjudice le plus vieux du monde, l’antisémitisme.”

De fait, nous ne devrions jamais exagérer les défauts de l’état juif. En fait, nous n’avons pas à le faire. Nous devons rester précis scientifiquement et nous rappeler que du temps de l’opération “Plomb durci”, 94% des juifs d’Israël soutenaient les mesures génocidaires entreprisent par la la FDI contre les Palestiniens.

9 “Le mouvement BDS est immoral parce qu’il réfléchit et encourage un double standard de jugement et de réponse en ce qui concerne les violations des droits de l’homme.”
Il est de fait très immoral et politiquement incorrect d’exposer les crimes commis par les juifs et l’état juif, parce que bien sûr tout le monde sait que les juifs sont au-delà de toute critique.

10 “Le mouvement BDS ne parviendra jamais à ses objectifs.”
Correct. BDS ne réussira jamais. Les juifs se définissent par la négation et le mouvement BDS est là pour alimenter l’identification juive. C’est pourquoi le mouvement BDS est dominé et financé par des philanthropes juifs. Voyons les choses en face, BDS ne va pas renverser Israël. L’état juif va s’auto-détruire, bientôt.