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Lutter contre l’empire, c’est lutter contre la Doctrine Chrétienne de la Découverte, diktat colonial depuis 1493 ~ une lectrice écrit…

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A tous les colonisés que nous sommes, pour aider tous les peuples originels à recouvrer leur terre

Erradiquons l’empire américain par la débaptisation de masse en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte, parce qu’un empire sans terre est un empire à terre !

Par JBL1960        

26 Août 2015

Considérant qu’on ne peut résoudre un problème en gardant le même processus mental, je me suis « éveillée » et j’ai reconsidéré les choses à partir de ce moment. En fait, mon déclic, fut le massacre à l’arme chimique de La Ghouta en Syrie en août 2013. Je n’étais plus complètement dans le brouillard, j’étais semi-éveillée mais cet évènement, dès le départ, m’a torpillé l’estomac. Dès lors, j’ai commencé à agir, je ne voulais plus être une spectatrice impuissante enrageant dans mon coin.
J’ai écrit à Hollandouille à l’adresse gratuite (cad non timbrée) sur une vieille carte postale non utilisée ; PAS DE GUERRE EN SYRIE – PALESTINE LIBRE –  En fait, j’ai rempli la carte postale de message de la sorte. J’ai scruté son attitude qui m’a décillé sur le fait qu’il exécutait le Plan sur ordre des Zélites mondiales, spécialement Zuniennes.
Les élections sont vraiment un piège à cons, car elles consistent à baliser le terrain afin de faire voter pour les personnes choisies par avance. Les différents partis politique n’étant que des leurres afin d’organiser l’illusion que les élections sont la dernière expression de la Démocratie. Mais nous savons que c’est faux, que c’est un mensonge, un de plus, auquel on se raccroche par peur.
Dès lors, j’ai décidé de ne plus perdre mon temps avec la politique institutionnelle.
J’ai commencé à organiser ma réflexion, ma pensée sur comment changer de paradigme, comment créer, initier et s’organiser vers un changement de paradigme.
J’avais compris que le réel entre parfois trop brutalement en contradiction avec le narratif du Système et qu’il en démasque au moins brièvement la supercherie.
J’avais surtout intégré que d’une manière ou d’une autre, à un moment donné, se posera pour tout citoyen, le choix de la désobéissance civile.
C’est la masse pacifique des peuples qui refusera d’obéir à la fange étatico-entrepreneuriale et ses institutions obsolètes et criminelles, qui fera tomber l’empire et ses oligarques eugénistes.
Car le Plan qui est mis en œuvre depuis plus de 250 ans est un plan eugéniste et nous ne devons pas douter que tous les moyens seront bons pour réduire la population mondiale idéalement pour “l’élite”, à 500 millions d’individus qui serviront d’esclaves. On me rit au nez si souvent lorsque j’affirme ce genre de choses.

Georges Orwell dans 1984 affirme qu’ « En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire ». Mais « 1984 » n’est plus une fiction depuis longtemps, c’est devenu notre réalité.
Ma difficulté première est que je ne suis rien, ni personne. Aujourd’hui, en France, si vous êtes sans travail, vous n’êtes personne. Et perso, je cumule ; sans emploi donc sans revenus, bientôt sans dents, je survie grâce au fait que mon mari perçoit une retraite de 1644 €. J’ai donc dû me persuader que je pouvais être utile dans le cadre d’un changement de paradigme et que je pouvais agir dès maintenant. Si je ne suis rien dans cette société là ; Cela n’a aucune importance. Par ailleurs, le fait que je ne possède rien se révèle un avantage, certes je suis invisible, mais je suis libre. Libre de penser, d’agir, de parler et d’aller où le vent me portera.

Formatée depuis ma naissance, comme beaucoup, sous le leitmotiv ; Obéis, tais-toi, consomme, baisse les yeux, obéis, marie-toi, consomme, tais-toi, baisse la tête, obéis, fais des enfants, tais-toi, consomme, travaillesobéis, tais-toi, consomme… J’ai malgré tout passé beaucoup de temps devant la télévision, seule, et à l’époque il n’y avait pas cette censure du « Je suis Charlie ». Certes elle était là en filigrane et ceux qui se croyaient en Démocratie, sous Pompidou, sous Giscard, étaient parfaitement intégrés au Système. Malgré une éducation catholique (j’ai été baptisée puis fait ma communion comme mon frère et ma sœur, suis allée en colonie de vacances avec les bonnes sœurs à Barneville-Carteret) je n’ai jamais cru en Dieu et pire très tôt je me suis rebellée contre l’église. Et tout de suite j’ai été moquée. Comme je lisais beaucoup, je me suis intéressée très tôt à l’égyptologie et instinctivement le narratif de l’époque, la chronologie des temps me paraissait étrange. Et puis, tout de suite j’ai été passionné par les peuples amérindiens.

Je précise que je suis d’origine espagnole par mon père et italienne par ma mère.
La découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb m’a d’emblée captivée mais pas pour les mêmes raisons que mes petits camarades. J’ai dévoré l’histoire du dernier empereur Aztèque Montezuma même si elle était racontée par les vainqueurs j’ai dès ce moment senti la problématique de la doctrine chrétienne de la découverte.
J’avais tout de même un voile devant les yeux ; Je me suis mariée, civilement, je n’ai pas fait baptiser mes enfants, mais j’ai subi la pression de la société en me mariant et en faisant des enfants. Alors que je pense sincèrement que c’est une aliénation à laquelle nous souscrivons volontairement sous prétexte que nous sommes « programmés » pour cela. Non, c’est des conneries tout cela ; Rien ne nous oblige à nous marier et à faire des enfants si nous n’en avons pas envie, or aujourd’hui vous devez vous justifier si vous ne voulez pas d’enfant. Obligation, pour une femme, puis pour un couple qui se marie, de faire des enfants. Je regrette, mais pour moi, faire un enfant est à la portée du premier débile venu et rien ne devrait nous contraindre à faire des enfants pour faire comme tout le monde. C’est pourquoi je pense que nous devrions être libres de nos choix ; Ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui puisqu’on nous bassine à longueur de temps que notre modèle de société judéo-chrétien est un modèle exceptionnel à l’exemple de l’Empire Zunien.

En fait, le Système nous balise le terrain pour nous conduire là où il veut que nous allions et si c’est vrai pour le vote, c’est vrai pour tout !
Germait alors en moi l’idée d’agir pour me faire débaptiser et le faire en contestation de la doctrine chrétienne de la découverte. J’avais envie de remuer les braises de l’histoire amérindienne car pour moi l’empire Zunien, tel qu’il s’était construit, l’avait fait sur un mensonge, sur un génocide, dès 1492.

C’est alors que j’ai rencontré la pensée Mohawk par l’intermédiaire du blog Résistance71. Grâce à la Fédération Nationale de la Libre Pensée (FNDLP), j’avais pris connaissance de la tentative de plusieurs personnes pour demander la radiation de leurs noms du Registre des baptêmes. C’est pourquoi j’ai décidé de faire radier mon nom de ce même registre de l’Église Catholique Romaine, en dénonçant l’acte de baptême lui-même qui avait servi à planter les racines doctrinaires de la découverte chrétienne donnant aux Chrétiens l’autorité pseudo-légale de circonvenir à la propriété non-chrétienne et aux droits de souveraineté depuis le XVème siècle et jusqu’à aujourd’hui puisque le pape François refuse de révoquer les bulles Romanus Pontifex du 8 janvier 1455 et Inter Caetera du 4 mai 1493.

Ce que je ne savais pas à l’époque c’est que l’Église Catholique Romaine refusait de radier votre nom du registre des baptêmes, même si vous lui demandez poliment et gentiment. L’église considère le baptême comme « un évènement historique” qui s’est tenu à la demande de vos parents alors que vous étiez encore mineure, évènement qui ne préjuge en rien de ce que sont vos convictions une fois parvenue à l’âge adulte, vous laissant libre de votre cheminement dans le sens indiqué dans votre correspondance. Il apparaît ainsi que les registres de baptêmes attestent en chaque acte, qui porte la signature de plusieurs témoins, un évènement public et historique, indéniable. Un fait historique ne s’efface pas. L’acte ne peut de ce fait être rendu illisible ni être effacé. Il faut remarquer que le registre n’est pas publiquement consultable ni communicable. Il n’est pas accessible à des tiers.

De plus la Cour de Cassation de Paris a rejeté un pourvoi le 19 novembre 2014. » Tout le monde peut consulter sur internet l’arrêt N°1441 du 19 novembre 2014 et comprendre que la Justice Française légitime le refus de l’Église Catholique Romaine de procéder à la radiation d’un nom du registre des baptêmes au mépris de la loi qui ordonne la séparation de l’Église et de l’État (1905) sacralisant du même coup l’acte de baptême et conférant force de loi au dit registre ; tout comme le juge de la Cour Suprême des Etats-Unis John Marshall, qui en en 1823 a légitimé la doctrine chrétienne de la découverte dans son rendu du jugement de l’affaire  Johnson contre M’Intosh.

Dans le même temps, j’ai eu connaissance de cet expatrié français en Allemagne qui se déclarant athée se vit prélever plus de 500 € d’impôts sur son salaire, en paiement de l’impôt sur le culte de l’église catholique romaine pour cause de baptême. Cet article est lisible sur internet.

Sur le site de la Fédération Nationale de la Libre Pensée vous pourrez prendre connaissance de la réponse qui a été faite à cette personne par le diocèse de la Catholicité en Allemagne. Je n’invente rien, je n’exagère rien.
Forte de tous ces éléments, j’ai adressé un courrier à la Cour de cassation de Paris à la Présidente qui rendît l’arrêt n° 1441 du 19 novembre 2014. Ce courrier fut envoyé en contestation de la décision rendue et compte tenu des réponses qui m’ont été faites par le Diocèse de la Catholicité concernant ma demande de radiation de mon nom du registre des baptêmes et de l’introduction de nouveaux faits par l’article de presse concernant cet expatrié français en Allemagne.

Si je ne suis rien, ni personne, j’en ai parfaitement conscience. Force est néanmoins de constater que la Fédération Nationale de la Libre Pensée n’a pas plus de poids que moi dans ces affaires ; Aucune réponse ne m’a jamais été faite, soit, mais, la FNDLP n’a pas avancé d’un pouce sur le même sujet, bien que traitant directement avec le Ministère de la Justice.

La justice française, se moque de nous. Ce n’est qu’une Institution et nous n’avons rien à attendre d’une institution, surtout pas la justice.
Les archives de la catholicité m’ont adressé un dernier courrier ayant pour objet : “Apostasie”, m’informant qu’ils avaient bien pris acte de ma volonté de ne plus appartenir à l’Église Catholique, joignant une copie certifiée conforme à l’original d’extrait d’acte de baptême portant en marge « A renié avec force et en conscience son baptême par lettre datée du 2 avril 2015 ».
Pour beaucoup, tout ceci est vain, inutile, pire blasphématoire…
Pourtant, je considère par cette simple action, me libérer des chaînes que le Système nous pose dès notre naissance et que nous conservons volontairement par peur. Peur qui nous est ensuite distillée toute notre vie et tant que nous l’acceptons.

Cette action n’est pas inutile. Je ne la regrette pas. Elle me permet de me tenir aux côtés des peuples originels Amérindiens, Africains, Kanaks, Aborigènes, païens et infidèles du monde qui refusent d’être colonisés à tout jamais par tous mâles blancs et au nom du Christ depuis les siècles des siècles et pour les siècles des siècles.

Par cette action, je signifie à l’Église Catholique Romaine que je refuse que mon nom soit pour l’éternité complice des crimes de sang faits au nom de leur Dieu, en tout temps et en tout lieu.
Je dénonce les fondements religieux des lois établies à l’encontre des nations autochtones et qui prévalent encore aujourd’hui, à savoir l’affirmation de la doctrine chrétienne de la découverte dont le concept de titre par la découverte était fondé sur la même idée que les terres occupées par les païens et infidèles étaient ouvertes à toute acquisition par les nations chrétiennes.
Je me tiens aux côtés du peuple Palestinien qui subit violement depuis la naissance d’Israël une colonisation sur le mythe historiquement infondé de la Terre promise !
En fait très tôt j’ai compris que l’Empire Anglo-Américain, que j’appelle les Zunies, s’est construit sur ce présupposé : « Le colonialisme occidental depuis le XVème siècle jusqu’à aujourd’hui, est fondé sur une doctrine religieuse, raciste, eurocentriste, hégémonique et génocidaire : La doctrine chrétienne dite de la « découverte », édictée et codifiée dans les bulles papales Romanus Pontifex de 1455 et Inter Caetera de 1493. » Et comme nous ne vivons bien évidemment pas dans un monde « postcolonial », comme l’idéologie dominante voudrait nous le faire croire, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et bien sûr Israël, sont des pays coloniaux, dirigés par des gouvernements coloniaux. Leur pseudo-légalité est fondée sur la jurisprudence de décisions de cours suprêmes (Johnson vs McIntosh, Marshall, 1823), toutes émanant de la doctrine chrétienne de la découverte, devenue dogme fondateur de la société coloniale occidentale et de mythes bibliques concernant ces nations et Israël.



C’est pourquoi, il m’a paru juste d’initier un mouvement pour permettre à celles et ceux qui le veulent de se faire débaptiser et de le faire en contestation de la doctrine chrétienne de la découverte qui prévaut encore aujourd’hui puisque les États-Unis, tout comme Israël, se présentent comme le Nouveau Monde dédié au Nouveau “peuple élu”.

Même si je ne suis qu’un grain de sable dans le rouage du NOM. Nombreux, nous pouvons enrayer la machine, par notre questionnement, par la remise en cause des dogmes, par de simples actions ;
Sans haine, sans violence, sans armes. Au nom d’aucun dieu, ni d’aucun maître, chacun par sa réflexion peut initier un changement de paradigme. Il nous appartient ensuite de nous mutualiser, de nous interconnecter afin que cette idée prenne vie et avance. Si nous sommes sincères et déterminés, notre idée nous survivra. Pour ma part ; Il est temps…

 

= = =

 

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Articles connexes: A lire et diffuser sans modération

« Païens en terre promise, décoder la docrine chrétienne de la découverte »  (Steven Newcomb)

Questions aux chrétiens sur leur doctrine de la découverte

Les églises chrétiennes dans le génocide des pensionnats pour Indiens au Canada entre 1867 et 1996 (Kevin Annett)

Les bulles Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493)

Réflexions sur les bulles papales Romanus Pontifex et Inter Caetera, fondement de la doctrine chrétienne de la découverte et du colonialisme occidental

Colonialisme et luttes indigènes

Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle)

 

Santé et Nouvel Ordre Mondial: Nous sommes ce que nous mangeons…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, N.O.M, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 août 2015 by Résistance 71

L’agriculteur, le premier acteur de notre santé

La Lettre du Professeur Henri Joyeux

 

25 Août 2015

 

(par distribution courrier électronique)

 

C’est gravissime, les agriculteurs ne parviennent plus à vivre de leur travail. Chaque été, on voit ainsi se développer un mécontentement qui se traduit par des manifestations bruyantes sur les routes ou les lieux de vacances.

Cette année le ras le bol est à son comble. Producteurs de lait, de viande, céréaliers, viticulteurs, arboriculteurs… sont en colère. Alors, tel un emplâtre sur une jambe de bois, le Président tout puissant débloque 600 millions d’euros pour calmer le monde agricole. L’Etat démuni en est à recommander que les cantines scolaires s’approvisionnent en viande fraîche « française » (20 % des débouchés de la filière) et pas en Argentine, comme le font certains restaurants étoilés. Pour apaiser les esprits, on annonce aussi que la viande française sera choisie en priorité dans les restaurations collectives de l’Etat.

La confiance n’existe plus. Les promesses du ministre de l’Agriculture comme celles du Président ne sont que du vent. Personne n’est dupe : les réunions ministérielles ne servent à rien.

Et en attendant, la concurrence continue de faire rage entre les pays de la zone euro, la Pologne, l’Allemagne, l’Angleterre… La viande française est trop chère pour les budgets serrés des hôpitaux où l’on mange si mal, des écoles et même de l’armée. C’est la grande distribution, lobby puissant, protégé des politiques, qui fait ses choux gras sur le dos des agriculteurs.

Pendant ce temps-là, à Milan…

En pleine crise agricole, on fanfaronne à Milan où les visiteurs de l’exposition universelle ont découvert dans le Pavillon France un grand jardin potager, vitrine d’une agriculture écologiquement intensive. Ont-ils été convaincus ? J’en doute, vu les retours que j’ai eus d’amis qui ont passé du temps à Milan pour les vacances. Ils ont surtout le souvenir de leur porte-monnaie qui a bien fondu à cette occasion.

Face à la situation actuelle de l’agriculture française, comment peut-on ainsi se vanter de nourrir la planète ? Oser écrire : « La capacité de production française et sa contribution pour l’équilibre des marchés mondiaux, ses modèles agricoles et alimentaires, sa capacité d’innovation et de transfert technologique, ses établissements d’enseignement et son ouverture internationale, sans oublier la dimension gastronomique »…

Oui, oser écrire cela, c’est se moquer du monde… Car le modèle français est aujourd’hui obsolète. Il a fait son temps. Seuls les agriculteurs et les consommateurs peuvent, ensemble, l’orienter autrement.

Le slogan international des lobbies de l’agro-alimentaire

On connaît bien Monsanto et autres semenciers internationaux, leurs OGM et PGM (organismes et plantes génétiquement modifiés) que veulent implanter les ingénieurs agro et les experts des ministères. Leur credo, qui a été choisi pour slogan de l’exposition universelle de Milan, c’est cela : « Nourrir la planète, Énergie pour la vie ». Ils croient nourrir la planète en arguant de leur (fausse) générosité, le cœur sur la main, produisant des produits de moindre qualité pour un plus grand nombre, nous faisant croire que leur agriculture productiviste est la solution pour supprimer la famine dans les pays très pauvres.

En réalité, ces semenciers s’enrichissent sur le dos des paysans qu’ils ont dépossédés de leur droit de produire et d’utiliser leurs propres semences en leur vendant des grains incapables de se reproduire.

Nous oublions d’où provient ce qui arrive dans notre assiette…

S’enrichir, ce n’est pas ce que cherchent les agriculteurs de terrain. Ils veulent vivre dignement de leur travail. Ils ont les mains dans la terre, sont au plus près des animaux, les nettoient, les aident à mettre bas, les nourrissent, suivent leur croissance et décident de leur avenir pour nous, les humains consommateurs. Nous oublions souvent d’où provient ce qui arrive dans notre assiette, où a poussé et où a été élevé ce qui arrive dans notre « palais des saveurs ». De quel travail admirable, de quelles sueurs d’hommes et de femmes sont issus ces légumes et fruits, ces morceaux de viandes savoureuses, ces poissons des mers qui nous entourent…

Le gaspillage alimentaire doit être réduit car il traduit le non-respect des aliments que la Terre nous procure. Il traduit aussi la surproduction et donc la qualité incertaine de certains aliments préparés par les industriels qui n’hésitent pas à ajouter conservateurs, colorants, exhausteurs de goûts, arômes artificiels qui nous éloignent de la nature et sont souvent responsables d’allergies, d’intolérance, de maladies auto-immunes de plus en plus nombreuses.

Notre santé dépend largement de ce que nous mangeons

Qui est à l’origine de tout ce que nous apportons à notre organisme pour le faire croître, le maintenir dans le meilleur état de santé ? C’est l’agriculteur ! Il peut être le premier acteur de notre bonne ou de notre mauvaise santé.

C’est démontré aujourd‘hui, les perturbateurs endocriniens, les pesticides et insecticides abiment la construction de l’enfant dans sa vie intra-utérine. Anomalies congénitales, infertilité, cancers des enfants mais aussi perturbations immunitaires conduisant à des lymphomes trouvent leur source dans l’agriculture productiviste.

Les OGM et PGM n’apportent rien de plus à notre santé, contrairement à ce qu’on nous chante, comme nous le verrons dans une prochaine pétition. Nous demanderons la transparence totale sur les produits issus de ce type d’agriculture, afin que les consommateurs ne soient pas trompés et puissent choisir en connaissance de cause.

On vient de démontrer que les moustiques résistent par simple sélection naturelle aux insecticides, ce qui permet de voir apparaître en métropole des cas de Dengue ou de Chikungunya, et bientôt de fièvre jaune. L’avenir est aux bio-insecticides qui seraient des toxines bactériennes inoffensives pour l’homme et très toxiques pour les larves de moustiques. À voir. Car on doit maintenant penser à protéger les abeilles. Elles souffrent tellement de l’agriculture productiviste que certains en viennent à évoquer leur disparition et, bien au-delà, en raison des difficultés de pollinisation, la fin de notre humanité.

La révolution agro-écologique est en marche !

Face à ces menaces, ce sont les agriculteurs et les consommateurs qui peuvent ensemble développer les solutions : la révolution agro-écologique est en marche !

D’ailleurs, les rares agriculteurs qui s’en sortent aujourd’hui vendent à la ferme, savent fidéliser leur clientèle avec des produits du terroir, issus d’une agriculture raisonnée ou raisonnable, mieux encore biologique ou biodynamique.

Nous ne pouvons mieux dire que résumer les 8 propositions de notre très cher ami Pierre Rabhi pour vivre en prenant soin de la vie. Elles peuvent paraître utopiques à certains. Je ne le crois pas, car elles rejoignent la dernière lettre du Pape François « Loué sois-tu… », que je conseille de lire et méditer. Elles proposent aussi la vraie écologie, celle qui n’a pas de bannière idéologique, celle qui croit en l’homme et se bat pour son avenir : cet avenir a un sens tant pour les croyants que pour les incroyants.

es propositions qui suivent sont extraites de La Charte Internationale pour la Terre et l’Humanisme, écrite par Pierre Rabhi pour le mouvement Colibris, issue de son livre « Vers la Sobriété Heureuse », paru en 2010 aux éditions Actes Sud.

Ces propositions réinventent « un modèle de société pour proposer une alternative au monde d’aujourd’hui. Pour que le temps arrête de n’être que de l’argent, pour que le silence redevienne merveilleux, pour que la logique du profit sans limites cède face à celle du vivant, pour que les battements de nos cœurs ne sonnent pas comme des moteurs à explosion, et enfin pour vivre et prendre soin de la vie. »

1 – L’agro-écologie, pour une agriculture biologique et éthique

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable, car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agro-écologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur salubrité alimentaires, tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

2 – Relocaliser l’économie pour lui redonner un sens

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces…, devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

3 – Le féminin au cœur du changement

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

4 – La sobriété heureuse contre le « toujours plus »

Face au « toujours plus » indéfini qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

5 – Une autre éducation pour apprendre en s’émerveillant

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature, à laquelle il doit et devra toujours sa survie, et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

6 – Incarner l’utopie

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non-lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes, car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

7 – La terre et l’humanisme

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

8 – La logique du vivant comme base de raisonnement

Nous considérons que le modèle dominant actuel n’est pas aménageable et qu’un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

J’ajoute à ces propositions humanistes que nous devons revisiter nos comportements alimentaires et les distancier des produits industriels : nous devons choisir plus de végétal que de produits animaux, sans les excès des végétaliens (végans), le plus possible bio, de saison et de proximité.

Ainsi, contrairement à ce que pensent et disent les semenciers internationaux, l’agriculture biologique peut nourrir le monde.

Colonialisme et Vatican: Voyage du pape François 1er/Bergoglio au pays du goulag levant… Le cureton en chef devant les crimes de « l’église »…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

« L’esprit du glorieux Alexandre fut alors porté parmi le chœur des âmes bienheureuses. Il avait auprès de lui, empressées, ses trois fidèles suivantes, ses préférées : la Cruauté, la Simonie, la Luxure.”

~ Épitaphe du pape Alexandre VI/Rodrigo Borgia écrite par Nicolo Machiaveli ~

 

“Un objectif sacré et louable”

 

Steven Newcomb

 

21 Août 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/08/21/sacred-and-praiseworthy-purpose

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce mois de Septembre qui arrive, le pape François 1er vient sur l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord), François est le dernier successeur en date du pape Alexandre VI, qui émit un certain nombre d’édits pontificaux en 1493, documents qui fournissent un contexte historique pour la visite du pape François sur le territoire de la nation Piskataway (Washington D.C), puis sur le territoire de la nation Lenape (les villes de New York et de Philadelphie).

Le pape François servira la messe à la cathédrale nationale. Là, il devrait finaliser la canonisation du missionnaire franciscain du XVIIIème siècle Junipero Serra, que le pape François a appelé “l’évangélisateur de l’Ouest (américain)”. Lorsqu’il finalisera cette canonisation de Serra, le pape François donnera par la même occasion un coup de brosse à reluire sur la sanctification que son prédécesseur Alexandre VI appela dans ses bulles “la propagation de l’empire chrétien” et “un objectif sacré et louable devant dieu”, objectif qui fut de subjuguer, de réduire et d’asservir les terres et les îles non-chrétiennes, ainsi que leurs habitants, à la foi de l’église catholique apostolique et romaine.

Quelques phrases du livre “The Documents of Vatican II”, publié en 1966 chez Guild Press, New York, nous donnent quelques possibles vues sur le comment le saint siège va sûrement analyser l’appel du pape Alexandre VI pour un empire et une domination catholique et chrétien. Dans cet ouvrage, nous trouvons cette déclaration: “Le christ et l’église… transcendent toute race ou nation particulières.” En conséquence, “ils ne peuvent pas être considérés comme étrangers où que ce soit ni par qui que ce soit…” (page 594). Ceci est une élaboration de ce que le pape Jean XXIII déclara dans son “Mater et Magistra”: “Par droit divin l’église appartient à toutes les nations, car elle a, de fait, transfusé son énergie dans les veines des peuples, elle n’est pas ni ne se considère elle-même comme une institution qui s’impose aux autres de l’extérieur.” (p.594-595)

D’après la ligne de pensée ci-dessus, l’église catholique préférerait que nous n’interprétions pas le désir d’Alexandre VI pour la propagation d’un empire chrétien (“imperii Christiani”) par subjugation les nations non-chrétiennes et d’imposer la foi catholique et la religion chrétienne étrangères aux autres nations. (NdT: qui, rappelons-le, faisait partie de la famille espagnole championne toutes catégories confondues de l’intrigue politique en cette époque: les Borgia… le pape Alexandre VI était Rodrigo Borgia – 1431~1503 – qui fut pape de 1492 à 1503, pape veule et politiquement connecté, il monnayait les nominations au poste de cardinal de l’église et fut lourdement soupçonné de faire empoisonner les cardinaux les plus riches pour s’emparer de leurs richesses…Alexandre VI, Rodrigo Borgia est le père des tristement célèbres César et Lucrèce Borgia…). Pourquoi ? C’est très simple. L’église se perçoit elle-même comme une entité qui a réussi à “transfuser son énergie dans les veines” des autres peuples et nations. Quand nous lisons des bulles pontificales qui appellent des nations étrangères non-chrétiennes à être “subjuguées”, “réduites” afin de les “mener” a ce que le pape Alexandre VI lui-même appelle “une profession de la foi catholique”, rien de tout cela d’après Vatican II et d’après la phrase ci-dessus mentionnée de “Mater et Magistra” de Jean XXIII, ne devrait être pensé et construit comme étant une imposition extérieure de l’église catholique sur des nations et peuples non-chrétiens.

Dans la bulle pontificale du 3 Mai 1493, Inter Caetera, le pape Alexandre VI/Borgia s’engage dans un acte qu’il appelle “pouvoir apostolique”. Il concède à la reine Isabel et au roi Ferdinand d’Espagne “le moyen par lequel vous serez capables de poursuivre un but si sacré et si louable…” Quel est donc ce but si “sacré et louable” ? Les monarques, dit le pape Alexandre-Borgia, “ont proposé de subjuguer [conquérir et dominer]… et réduire à la foi catholique, les terres et îles mentionnées ainsi que leurs habitants natifs”, que Christophe Colomb a localisé, ainsi que toutes les terres qui seront localisées de la sorte dans le futur. Plus tard, le pape loue chaudement (“commande”): “ceci… comme étant votre but sacré et louable devant dieu.

La pape Alexandre VI-Borgia continue avec une concession à la reine Isabel et au roi Ferdinand: “afin que vous puissiez accomplir cette assignation d’une si grande tâche, si généreusement pourvue par la faveur apostolique.. nous donnons.. concédons, et assignons les terres et îles sus-mentionnées en général… qui ne sont pas [mais devraient être] établies sous la souveraineté temporelle actuelle [“dominio”, domination] de quelques souverains chrétiens [“dominorum christianorum”, “dominateurs chrétiens”]. Le pape dit que c’est “par l’autorité de dieu omnipotent qui nous fut accordée par St Pierre et le vicariat de Jesus Christ que nous exerçons sur terre…” qu’il fait cette concession aux monarques de subjuguer, soumettre et réduire les Indiens à la foi catholique.

En quoi donc les concessions du pape Alexandre VI/Borgia à la reine Isabel et au roi Ferdinand d’Espagne (de Castille et d’Aragon) s’appliquent-elles à la décision du pape François 1er de canoniser le père Junipero Serra ? Considérant le désir du pape Alexandre VI/Borgia que les peuples et nations non-chrétiennes soient subjuguées et réduites à la foi catholique, il est logique pour l’église catholique que le frère Serra mérite une canonisation. Pourquoi ? Parce que le frère franciscain Serra a mis en application de manière très diligente en Haute-Californie, les efforts “sacrés et louables” de subjuguer et de réduire les nations indiennes de Californie au moyen de ce que Serra appelait lui-même “ces conquêtes spirituelles”, à savoir les évangélisations des populations. La mort et la destruction qui furent semées sur les nations premières de Californie et d’ailleurs au travers du continent ne sont justes que des dégâts collatéraux s’étant produits au gré de la propagation de l’empire chrétien.

Dans une lettre que Junipero Serra écrivit en Juin 1771, il exprimait son “espoir” que “nous verrons avant longtemps, de grands et nouveaux territoires collectés dans le sein de notre sainte mère l’église et soumises à la couronne d’Espagne.” (Writings of Junipero SerraI, ed., Antonine Tibesar, O. F. M., Vol. I, Washington, D.C.: Academy of American Franciscan History, p. 209). Dans la version originale en espagnol de la lettre de Serra, nous y trouvons le mot “dominios” (au pluriel), qui est aussi trouvé dans la bulle papale Inter Caetera du 3 Mai 1493, quelques 278 ans avant la lettre de Serra, le pape Alexandre VI/Borgia utilisait le terme “dominio” lorsqu’il se référait aux terres: “sub actuali dominio temporali aliquorum dominorum Christianorum constitute non sint” (des terres qui ne sont pas encore mais devraient être établies sous la domination temporelle actuelle du dominant chrétien). Un “tel établissement de “dominio” temporel présent devait être accompli sur ces terres et les peuples natifs y vivant “soumis” devant être mis dans le processus de “subjugation” et de domination.

Le philosophe du droit Steven Winter fait remarquer que le contexte et le but sont des caractéristiques intrinsèques des catégories et doivent de ce fait être prises en compte lorsqu’il s’agit de leur interprétation. Ceci est aussi valide que nous interprétions des symboles ou des textes écrits sous la forme de décisions légales, des décrets pontificaux, ou la vie et la correspondance d’un frère franciscain. Le point de vue de celui interprétant est un facteur additionnel. L’office du saint siège, maintenant occupé par le pape François 1er, interprète la “signification” de la vie de Serra dans la ligne d’un contexte “sacré” et dans le but de “l’évangélisation” et d’une “nouvelle évangélisation”.

Le saint siège est dans un état de déni profond. Il n’interprête pas la vie de Serra en association avec le désir exprimé du pape Alexandre VI/Borgia “de subjuguer les nations barbares” et de divulguer, de propager l’empire chrétien par le moyen de l’expansion de la domination de l’église catholique espagnole. Le saint siège évite soigneusement son propre but “sacré et louable” du “dominio” et du “dominorum christianorum” par le moyen de la subjugation des nations originelles de ce continent. Il ne veut pas admettre ni reconnaître que la conséquence des ces décrets / bulles pontificaux du XVème siècle fut la mort, la destruction et la déshumanisation des peuples et nations originels vivant en basse et haute Californie et partout ailleurs sur le continent des Amériques. En se cramponnant à un tel déni de réalité, le saint siège va sans aucun doute continuer à associer la sanctification et la sainteté avec le système de domination (“dominio”) mis en pratique par des gens comme Junipero Serra.

Résistance politique: Changer la relation notre relation à la société mène à la disparition de l’état, pour que ne reste que la nation…

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« Anarchisme: Le nom donné à un principe de théorie et de conduite de la vie sous lequel la société est conçue sans gouvernement, l’harmonie dans une telle société étant obtenue non pas par la soumission à la loi ou par l’obéissance à l’autorité, mais par les consentements libres conclus entre des groupes territoriaux et professionnels variés, librement constitués pour les fonctions simples de production et de consommation et également pour la satisfaction d’une variété infinie de besoins et d’aspirations d’être civilisé. Dans une société développée selon ces lignes de conduite, les associations volontaires qui commencent déjà à couvrir tous les secteurs de l’activité humaine, prendraient une plus grande extension pour finir par se substituer elles-mêmes pour l’état et de ses fonctions. »

– Pierre Kropotkine (début de la définition de l’anarchisme qu’il écrivit pour la 11ème édition de L’Encyclopedia Britannica, 1910) –

 

L’anarchisme sans adjectifs

 

Fernando Tarrida del Marmól

 

Barcelone, 1890, publié dans “La Révolte”

 

url de l’article original:

http://robertgraham.wordpress.com/2015/08/11/anarchism-without-adjectives-1890/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Notre étoile polaire est l’anarchie, le but que nous essayons d’atteindre et vers lequel nous dirigeons nos pas. Mais notre chemin est bloqué par tout un tas de différentes classes d’obstacles et si nous devons les démolir, nous devons utiliser le moyen qui semble être le plus approprié. Si nous ne pouvons pas adapter notre attitude à nos idées, nous le faisons savoir et tendons à nous tenir le plus proche possible de l’idéal. Nous faisons ce qu’un voyageur ferait lorsqu’il désire aller dans un pays au climat tempéré, mais qui pour y parvenir, devrait traverser des zones tropicales et très froides: ils partiraient avec des habits légers mais aussi très chauds, habits qu’il abandonnerait une fois à destination. Ce serait à la fois stupide et ridicule de vouloir se battre à mains nues contre un ennemi si bien armés.

Nos tactiques dérivent de ce qui a été dit. Nous sommes des anarchistes et nous faisons une promotion de l’anarchie sans adjectifs atenants. L’anarchie est un axiome et la question économique est secondaire. Certains nous dirons que c’est à cause de la question économique que l’anarchie est une vérité ; mais nous pensons qu’être anarchiste veut dire être l’ennemi de toute autorité et imposition et en conséquence, quelque soit le système proposé doit être considéré comme la meilleure défense de l’anarchie et ne pas chercher à l’imposer à ceux qui ne veulent pas l’accepter.

Ceci ne veut pas du tout dire que nous ignorrons la question économique, au contraire, nous en discutons avec plaisir, mais seulement comme contribution à une ou des solutions définitives. Bien d’excellentes choses ont été dites par Cabet, Saint Simon, Fourier, Robert Owen et d’autres; mais tous leurs systèmes ont disparu parce qu’ils voulaient verrouiller la société dans les conceptions de leurs cerveaux, malgré le fait qu’ils avaient beaucoup contribué à élucider la grande question.

Rappelez-vous que dès que vous décidez de dessiner les lignes générales de la société future, d’un côté il y a des objections et des questions provenant des adversaires et de l’autre côté, le désir naturel de produire un travail complet et parfait qui nous mènera à inventer et à dessiner un système qui, nous en sommes persuadés, disparaîtra comme les autres.

Il y a un fossé entre l’anarchisme individualiste d’un Spencer et des autres penseurs bourgeois et celui des anarchistes-socialistes (je ne peux trouver une autre expression…), comme il y en a un entre les collectivistes espagnols d’une région à l’autre, entre les mutualistes anglais et nord-américains ou entre les libertaires-communistes. Kropotkine par exemple, nous parle des “villes-industrielles”, réduisant ce système ou ce concept si on préfère, au rassemblement de petites communautés qui produisent ce qu’elles veulent, rendant si on veut ainsi réel le concept biblique de “paradis sur terre” de l’état présent de la civilisation. Tandis que Malatesta, qui est aussi un communiste-libertaire, pointe vers la constitution de grandes organisations qui échangent leurs produits entre elles et qui augmentent ce pouvoir créatif toujours plus, cette superbe activité qui s’est développée au XIXème siècle, purgée de toute action injurieuse.

Chaque puissante intelligence donne ses indications et crée de nouveaux chemins vers la société du futur, gagnant des soutiens au travers d’un pouvoir hypnotique, si on peut dire, suggérant ces idées aux autres, chacun en général formulant son propre plan particulier.

Mettons nous d’accord donc, comme la plupart d’entre nous l’a fait en Espagne, de ne simplement nous appeler qu’anarchistes. Dans nos conversations, dans nos conférences, dans notre presse, nous discustons de questions économiques, mais ces questions ne devraient jamais devenir la cause d’une division entre anarchistes.

Pour que la promotion de nos idées ait du succès, pour la préservation de l’Idée, nous devons nous connaître et nous voir et pour cette raison, nous devons nous organiser en groupes. En Espagne, ces groupes existent dans chaque localité où il y a des anarchistes et ils sont la force directrice de tout le mouvement révolutionnaire. Les anarchistes n’ont pas d’argent, ni un moyen facile d’en trouver. Pour y circonvenir, la plupart d’entre nous font de petites contributions hebdomadaires ou mensuelles, de façon à pouvoir maintenir les relations nécessaires entre tous les membres. Nous pouvons auss maintenir le contact avec le monde entier si d’autres pays ont une organisation comme la notre. (NDT: La société espagnole a été très imprégnée des idées anarchistes entre 1868 et aujourd’hui. Au moment de la révolution sociale espagnole de 1936-39, les syndicats ouvriers anarchistes CNT-AIT avaient plus d’un million de membres sur le territoire. Le marxisme était quasiment inexistant en Espagne en 1936…)

Il n’y a aucune autorité régissant le groupe: un camarade est nommé pour agir comme trésorier, un autre comme secrétaire pour faire face à la correspondance etc. Les réunions ordinaires (assemblées générales) se tiennent chaque semaine ou chaque deux semaines, les réunions extraordinaires se réunissent lorsque le besoin s’en fait sentir. Afin d’économiser sur les dépenses et le travail fournis et aussi en mesures de prudence en cas de persécution politique, une commission des relations est créée à un niveau national. Mais cette commission ne prend aucune initiative: ses membres doivent retourner à la base de leur groupe respectif s’ils veulent faire des propositions. Sa mission est de communiquer les résolutions et les propositions qui lui parvienennent d’un ou de plusieurs groupes, de maintenir des listes de contacts et les fournir à rtout groupe qui devrait les demander et aussi d’entrer en contact direct avec les autres groupes.

Telles sont les lignes générales de l’organisation qui furent acceptées au congrès de Valence et au sujet duquel vous avez écrit dans le journal “La Révolte”. Les bénéfices sont immenses et c’est ce qui a entretenu le feu des idées anarchistes tout ce temps. Restez assurés que si nous devions réduire l’action de l’organisation anarchiste, nous obtiendrions très peu de résultat. Nous finirions par la transformer en une association de penseurs qui discutent d’idées et qui dégénéreraient sans aucun doute en une société de métaphysiciens débattant de mots. Ceci n’est pas sans rappeler la situation à laquelle vous avez à faire face en France. Utilisez votre activité exclusivement pour discuter de l’idéal, vous finissez par ne plus débattre que de mots et de leur signification. Certains sont appelés “égoïstes” et d’autres “altruistes”, bien que tous deux veulent la même chose. Certains sont appelés communistes-libertaires, d’autres “individualistes”, mais à la racine même, ils expriment les mêmes idées.

Nous ne devrions pas oublier que la grande masse prolétaire est forcée de travailler un nombre excessif d’heures, qu’elle vit dans la pauvreté et qu’en conséquence, ele ne peut pas acheter les livres de Buchner, Darwin, Spencer, Lombroso, Max Nordau etc… ces noms dont ils n’ont pas entendu parler du reste. Et même si le prolétaiat pouvait obtenir ces livres, il lui manque les études préliminaires en science qui serait nécessaire pour bien comprendre ce qu’il lit. Il n’a pas le temps d’étudier la méthode, son esprit n’est pas non plus entraîné à assimiler cette connaissance. Il y a bien sûr des exceptions comme cet Esteban dans le “Germinal” de Zola, ceux dont la soif de connaissance les amène à dévorer tout ce qui leur tombe sous la main, bien que souvent très peu ne soit retenu et assimilé.

Notre champ d’action donc, ne doit pas demeurer avec ces groupes, mais avec les masses prolétaires.

C’est dans les sociétés de résistance où nous étudions et préparons notre plan de lutte. Ces sociétés existeront sous un régime bourgeois. Les travailleurs ne sont le plus souvent pas des écrivains et se préoccupent peu de savoir s’il y a une liberté de la presse, les travailleurs ne sont pas des orateurs et se soucient peu de la liberté d’assembée et de créer des réunions publiques, ils considèrent les libertés politiques comme secondaires, mais ils cherchent tous à améliorer leur situation économique et ils recherchent tous à se débarrasser du joug de la bourgeoisie. Pour cette raison, il y aura des syndicats de travailleurs et des sociétés de résistance même tandis qu’il existe toujours l’exploitation d’un homme par un autre. C’est là qu’est notre place.

En les abandonnant, comme vous l’avez fait en France, cela deviendra le lieu de rendez-vous des charlatans qui parlent aux travailleurs de “socialisme scientifique” ou de practicalité, de possibilisme, de coopération, d’accumulation de capital pour maintenir des grèves pacifiques, des requêtes pour une aide et un soutien des autorités etc, de telle façon que cela endormira les travailleurs et restreindra leurs urgences révolutionnaires. Si les anarchistes faisaient partie de ces sociétés, au moins ils empêcheraient les “sédatifs” de perpétrer leur propagande contre nous. (NdT: Regardons la justesse de ce propos à l’aune du syndicalisme “réformiste” de tout poil ayant cours depuis la fin des années 1950, bouffant au ratelier de la grande bourgeoisie, ayant abandonné toute velléité révolutionnaire, juste pour en croquer, vivre des subsides de l’État et arrondir les angles pour leurs maîtres de la haute finance et de la grande industrie transnationale… A gerber, mais ces propos de del Marmól étaient bel et bien visionnaires, même si la situation était par trop prévisible…)

De plus, si, comme c’est le cas en Espagne, les anarchistes sont les membres les plus actifs de ces sociétés (de résistance), ceux qui accomplissent tout travail nécessaire pour la gloire, à l’encontre des fourbes qui les exploitent, alors ces sociétés seront toujours de notre côté. En Espagne, ce sont ces sociétés qui achètent toujours un grand nombre de journaux anarchistes chaque semaine pour les distribuer gratuitement à leurs membres. Ce sont ces sociétés qui donnent de l’argent pour le support de nos publications et qui aident les prisonniers et tous ceux qui sont persécutés. Nous avons montré par notre travail dans ces sociétés que nous luttons pour la gloire de nos idées. De plus, nous allons partout où il y a des travailleurs, même là où il n’y en a pas, si nous pensons que notre présence peut y être utile pour la cause de l’anarchie.

 

Telle est la situation en Catalogne (et de manière croissante dans le reste de l’Espagne), où il y a à peine une municilaité qui n’a pas créé ou au moins aidé à créer des groupes, qu’on les appelle des cercles, des sociétés littéraires, des centres de travailleurs etc… qui sympathisent avec nos idées sans se décrire eux-mêmes comme anarchistes, sans même qu’ils soient réellement anarchistes. Dans ces endroits, nous donnons des conférences purement anarchistes, mélangeant notre travail révolutionnaire avec les autres réunions musicales et littéraires. Là, assis autour d’un café, nous débattons, nous nous rencontrons chaque soir, ou nous étudions dans la bibliothèque. (NdT: Il faut lire les récits des centres culturels anarchistes dans l’Espagne révolutionnaire de 1936-39 à Barcelone et ailleurs, pour comprendre la ferveur et la soif de connaissance qui y étaient assouvies… Ceci fut le résultat d’une mise en place datant de 1868. C’est ce qu’il manque aujourd’hui, même si l’internet est une énorme source d’information, il manque les réunions-débats, formatrices politiques. Ceci devraient se généraliser dans les espaces publics…)

 

C’est là où nos journaux ont leur bureau d’édition et où nous envoyons les journaux que nous recevons ensuite dans la salle de lecture ; ceci est pratiquement organisé gratuitement à un moindre coût. Par exemple dans le cercle de Barcelone, il n’est même pas requis de devenir membre. Ceux qui veulent devenir membres le peuvent et la contribution de 25 centimas est aussi optionnelle. Des 2 à 3000 travailleurs qui fréquentent le cercle, seuls environ 300 sont membres actifs. Nous pouvons dire que ces endroits sont le point de focalisation de nos idées. Quoi qu’il en soit, bien que le gouvernement ait toujours cherché un prétexte pour les faire fermer, il ne l’a jamais fait parce qu’ils ne se décrivent pas eux-mêmes comme anarchistes et les réunions publiques, assemblées, ne se tiennent pas là. Rien ne se fait dans ces endroits qui ne pourrait se faire dans un café, mais parce que bien des éléments actifs s’y rendent, bien souvent de grandes choses et idées émergent et y sont discutées devant un café ou un verre de Cognac.

N’oublions pas les sociétés coopératives pour la consommation. Dans presque toutes les villes de Catalogne, sauf Barcelone où cela est impossible dû aux grandes distances impliquées et aussi au mode de vie, les coopératives de consommation ont été créées pour que les travailleurs y trouvent des denrées alimentaires de meilleure qualité et bien moins chères que chez les détaillants, dont des membres ne considère pas les coopératives comme une fin en soi, mais comme un moyen de profiter. Il y a des sociétés qui font de grands achats et qui ont des crédits de l’ordre de 60 000 pesetas, qui ont été bien utiles lors des grèves, donnant du crédit aux ouvriers. Dans les sociétés littéraires des “gentilshommes” (ou des “sages” comme ils sont souvent connus), ils discutent de socialisme; deux camarades s’enregistrent comme membres (s’ils n’ont pas d’argent, le groupe y veillera) et y vont représenter nos idées.

La même chose avec notre presse. Elle ne laisse jamais de côté les idées anarchistes, mais elle fait de la place pour les manifestes, les déclarations et les informations, qui même si elles sont de peu d’importance, n’en servent pas moins pour notre journal et avec celui-ci, nos idées, de pénétrer dans des villes ou des zones où elles ne sont pas beaucoup répandues. Ceci correspond à nos tactiques et je pense que si elles étaient adoptées dans d’autres pays, les anarchistes verraient bientôt leur champ d’action s’élargir.

Rappelez-vous qu’en Espagne, la plupart des gens ne savent pas lire (NdT: en cette fin XIXème siècle), mais malgré cela, six périodiques anarchistes, des pamphlets, des livres et beaucoup de prospectus sont imprimés. Il y a continuellement des réunions et même sans de grands noms pour promouvoir les idées, de grands résultats sont atteints.

En Espagne, la bourgeoisie est sans pitié et rude et ne permettra pas à quelqu’un de sa classe de sympathiser avec nous. Quand quelqu’un de position importante prend notre défense, tout moyen est déchaîné contre lui pour le forcer à nous abandonner, ceci est fait de telle façon, qu’il ne peut alors plus que nous soutenir de manière privée, en catimini. En revanche, la bourgeoisie lui donne tout ce qu’il veut s’il s’écarte de nous. Ainsi, tout le travail fait en faveur de l’anarchie repose sur les épaules des travailleurs manuels, qui doivent lui sacrifier leurs heures de repos…

 

Guerre coloniale en Syrie: L’ours russe intervient (prudemment)…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et social with tags , , , , , , , , , on 25 août 2015 by Résistance 71

L’armée russe commence à s’engager en Syrie

 

Thierry Meyssan

 

24 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188499.html

 

C’est un changement profond et significatif qui vient de s’opérer au Levant : l’armée russe commence à s’engager contre le terrorisme en Syrie. Alors qu’elle est absente de la scène internationale depuis la dissolution de l’Union soviétique et bien qu’elle avance avec prudence, elle vient de constituer une Commission russo-syrienne, de livrer des armes et du renseignement, et d’envoyer des conseillers. Tout ceci plus ou moins coordonné avec la Maison-Blanche.

La Russie qui avait négocié une alliance régionale contre l’Émirat islamique impliquant l’Arabie saoudite, la Syrie et la Turquie a dû changer de stratégie après le revirement turc. Ankara a en effet décidé de rompre avec Moscou, annulant sans motif réel le contrat du gazoduc Turkish Stream, créant avec l’Ukraine une Brigade islamique internationale pour déstabiliser la Crimée [1], et venant en renfort de l’Émirat islamique contre les Kurdes du PKK et de l’YPG.

Identiquement, la Maison-Blanche a dû changer de stratégie après les manœuvres du général John Allen qui s’était engagé auprès du président Recep Tayyip Erdoğan a créer une « zone de sécurité » pour l’Émirat islamique au Nord de la Syrie [2].

En définitive, Moscou et Washington ont coordonné 
 le retrait des missiles Patriot stationnés en Turquie ; 
 la création d’une Commission militaire russo-syrienne.

La fin de la zone d’exclusion aérienne

Les missiles Patriot avaient été installés à partir de janvier 2013 par l’Otan en Turquie afin d’empêcher l’armée de l’air syrienne de se déployer à la frontière. De la sorte, les jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda) avaient pu s’emparer du Nord du pays. À partir de l’été 2014, cette zone impossible à survoler avait été occupée par l’Émirat islamique.

Ainsi, lors de la bataille de Kobané, l’armée de l’air syrienne n’avait pu bombarder l’Émirat islamique et avait été contrainte de tenter une percée terrestre pour sauver la ville. Comme elle ne parvenait pas à franchir les 30 derniers kilomètres, la presse atlantiste présenta les forces kurdes du YPG comme indépendantes de Damas, alors que la République arabe syrienne lui avait fourni ses armes et payait ses soldats.

Les missiles Patriot, initialement déployés par l’Allemagne et les Pays-Bas, sont aujourd’hui allemands et espagnols. Ils seront d’abord révisés et modernisés, puis redéployés en Lithuanie, à la frontière russe.

L’entrée de l’armée russe dans la guerre contre la Syrie

Alors que depuis le début du conflit, la Russie s’est abstenue de participer aux opérations militaires, elle vient de créer une Commission militaire russo-syrienne. Pourtant, l’Otan a organisé l’ensemble des événements dit du « Printemps arabe », dont la guerre contre la Syrie, et a coordonné les groupes jihadistes étrangers et leurs collaborateurs libyens et syriens, dits « rebelles », depuis la base turque d’Izmir [3], devenue depuis le siège du LancCom (commandement des forces terrestres des 28 États membres de l’Alliance atlantique).

En quelques semaines, de nombreux conseillers militaires sont arrivés à Damas. On évoque la possibilité d’ouvrir un second port militaire russe.

Six Mikoyan-Gourevitch MiG-31 ont été livrés. Ces avions sont les meilleurs intercepteurs au monde. Ils avaient été achetés en 2007, mais ce contrat avait été bloqué. Leur livraison ne tombe pas sous le coup de l’embargo sur les armes car ils ne peuvent pas être utilisés à des opérations de maintien de l’ordre, mais uniquement à la Défense nationale, en l’occurrence face aux incursions d’Israël ou de la Turquie. Sous des prétextes divers, ces deux États sont intervenus de multiples fois au cours de la guerre pour soutenir les jihadistes lorsqu’ils étaient en difficulté.

Ainsi, le 30 janvier 2013, Tsahal bombardait le Centre de recherches militaires de Jemraya, sous prétexte de détruire des armes destinées au Hezbollah. Il s’agissait en réalité de détruire une mallette de communication des données satellitaires de l’Otan, saisie par l’Armée arabe syrienne, avant que celle-ci n’en perce le système de cryptage [4]. L’opération avait été conduite par l’armée de l’Air israélienne en coordination avec l’Armée syrienne libre, elle même encadrée par des officiers de la Légion étrangère française sous la supervision du LandCom de l’Otan. Depuis, les opérations communes se sont succédé. Le 21 août, alors qu’al-Qaïda attaquait au sol et Israël depuis les airs la base militaire syrienne de Quneitra (limite du Golan), la Défense syrienne a été en mesure d’abattre un des avions de la Coalition jihadistes/Israël.

Simultanément, l’armée russe vient de fournir, pour la première fois, des images satellitaires à la Syrie. Cette décision, attendue depuis cinq ans, renverse la situation militaire. En effet, jusqu’ici les jihadistes échappaient souvent à l’armée arabe syrienne grâce aux images satellitaires que l’Otan leur fournissait en temps réel. Même si, depuis un semestre, il semble que l’Otan ne partage plus ses renseignements avec l’Émirat islamique, mais uniquement avec le Front al-Nosra (al-Qaïda).

Enfin, les conseillers militaires russes rassemblent de nombreuses informations de manière à étudier la possibilité d’un déploiement international sous l’égide des Nations unies. Ils devraient présenter un rapport au Kremlin qui étudiera aussi bien la possibilité d’une opération russe que celle d’une opération conjointe de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Celle-ci se réunira au Tadjikistan, à Douchanbé, le 15 septembre. Un déploiement de l’OTSC avait déjà été envisagé, en juin 2012 lors de la préparation de la « Conférence de Genève 1 » [5]. En effet, cette alliance militaire comprend trois États à population musulmane, le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan, plus aptes que la Russie à lutter contre des terroristes se réclamant de l’islam. Cependant à l’époque, l’OTSC n’avait pas d’accord avec l’Onu pour effectuer des opérations de paix. Ceci a été réglé le 28 septembre 2012 et pourrait être appliqué aussi bien en Afghanistan qu’en Syrie [6].

Les limites de la coopération entre le Kremlin et la Maison-Blanche

Quoi qu’il en soit, la coopération entre le Kremlin et la Maison-Blanche a ses limites : la Russie souhaite éradiquer les jihadistes avant qu’ils ne se retournent contre elle, tandis que les États-Unis espèrent bien que certains d’entre eux pourront être activés dans d’autres conflits, comme ce fut le cas précédemment en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine, en Tchétchénie et au Kosovo.

D’ores et déjà, quelques éléments de Daesh sont arrivés à Kherson (Ukraine), où se trouve déjà un prétendu « gouvernement de Crimée en exil ».

Il est évident que, du côté états-unien, le retrait des Patriot est un piège. Washington serait enchanté que la Russie réduise le nombre de jihadistes, mais ne serait pas mécontent non plus si elle s’enlisait en Syrie. C’est pourquoi l’ours russe avance avec prudence.

 

[1] « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 août 2015.

[2] « Clinton, Juppé, Erdoğan, Daesh et le PKK », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 août 2015.

[3] “Izmir base likely to become NATO’s Land Component Command”, Today’s Zaman, 6 juin 2011.

[4] « L’ASL et Israël attaquent un Centre de recherche syrien », Réseau Voltaire, 31 janvier 2013.

[5] « Syrie : Vladimir Poutine propose une Force de paix de l’OTSC », Réseau Voltaire, 3 juin 2012.

[6] « L’OTSC pourra déployer des « chapkas bleues » sur mandat de l’ONU », Réseau Voltaire, 29 septembre 2012.

Ingérence imperialiste au Moyen-Orient: Des nouvelles du Golan syrien où Israël (armée de l’air d’Al Qaïda) perd un avion de combat…

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Israël et Al-qaïda perdent un avion de combat en Syrie

 

Réseau Voltaire

 

23 Août 2015

 

url de l’article :

http://www.voltairenet.org/article188509.html

 

Le 21 août 2015, l’Armée de l’air israélienne a tenté d’ouvrir le passage au sol des troupes d’al-Qaïda et de leurs alliés de l’Armée de l’islam et de l’Armée de la conquête pour prendre la base militaire de Khan Al-Sheih (province de Damas) et celle de Quneitra.

Au cours des combats à Quneitra, la coalition Israël/al-Qaïda a perdu un avion qui a été descendu par l’Armée arabe syrienne.

Depuis 1967 (guerre des Six Jours), le plateau syrien du Golan est illégalement occupé par Israël. La population syrienne a été expulsée à l’exception de 7 500 druzes. Cette occupation est condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies (résolution 242). En 1973, la Syrie tente vainement de le libérer (guerre d’Octobre, dite « guerre du Kippour » dans l’historiographie occidentale). Le Conseil de sécurité instaure alors une zone tampon démilitarisée et une « Force chargée d’observer le désengagement de l’armée israélienne » (résolution 350). En 1981, Tel-Aviv annexe illégalement le Golan. Cette annexion a été condamnée par les Nations unies (résolution 497). Durant la guerre contre la Syrie, Israël fournit une assistance aux jihadistes, les autorisant à se replier dans le Golan et leur accordant un soutien aérien. Le 15 septembre 2014, la Force des Nations unies est contrainte de se retirer et est remplacée par al-Qaïda (Front al-Nosra).

Résistance à l’empire: Le peuple japonais en lutte pour conserver son droit constitutionnel de « renoncer à la guerre pour l’éternité » prévu dans l’article 9 de sa constitution…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 24 août 2015 by Résistance 71

Article 9 de la constitution japonaise du 3 Mai 1947:

日本国憲法第9条 Nihonkokukenpō dai kyū-jō

 

“第九条 日本国民は、正義と秩序を基調とする国際平和を誠実に希求し、国権の発動たる戦争と、武力による威嚇又は武力の行使は、国際紛争を解決する手段としては、永久にこれを放棄する。

二 前項の目的を達するため、陸海空軍その他の戦力は、これを保持しない。国の交戦権は、これを認めな”

 

Traduction française:

 

“ARTICLE 9.

Aspirant sincèrement à la paix internationale fondée sur l’ordre et la justice, le peuple japonais renonce pour l’éternité à la guerre en tant que droit souverain de la nation et la menace ou l’utilisation de la force comme moyen de règlement des disputes internationales.
(2) Pour parvenir à l’objectif du paragraphe précédent, les forces terrestres, maritimes et aériennes, ainsi que tout autre potentiel à la guerre, ne seront plus maintenues. Le droit à la belligérence de l’état ne sera plus reconnu.”

= = =

Nous sommes persuadés que la très vaste majorité des gens dans le monde ignorent (car pas dans l’intérêt de leurs états et larbins politiques à leur dire bien évidemment…) tout de cet article 9 de la constitution japonaise, qui prévoit, excusez du peu, le renoncement de la nation à la guerre “pour l’éternité” ainsi qu’au soi-disant “droit à la belligérence” (quelle ignominie en soi…).

Les grands pontes de nos “démocraties” occidentales n’en pipent mot… ça pourrait donner de mauvaises idées à la populace… Néanmoins, les citoyens japonais demeurent, à très juste titre, très attachés à cet article 9 que les ordures politiques va t’en guerre, laquais de l’empire anglo-américain, veulent reléguer aux oubliettes. Il faut en parler et diffuser cette info sans modération: des citoyens de l’autre bout du monde, luttent pour que ne leur soit pas arraché leur droit constitutionnel de refuser la guerre “pour l’éternité”… Merde, quand même !…

~ Résistance 71 ~

 

Des milliers de personnes manifestent au Japon contre une loi autorisant le déploiement des troupes à l’étranger

 

RT

 

23 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.rt.com/news/313167-japan-protest-overseas-deployment/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des miliers de jeunes ont manifesté partout dans le pays contre une nouvelle loi qui a été pré-approuvée par le parlement nippon et qui va étendre le mandat de la force d’auto-défense japonaise et permettre à l’armée donc de prendre part à des opérations militaires à l’étranger.

Des manifestations de masse ont eu lieu dans près de 60 villes d’importance japonaises incluant Tokyo, Kyoto, Osaka, Aïchi, Fukuoka ainsi que dans l’île du nord d’Hokkaïdo et dans d’autres préfectures, a rapporté l’agence de presse japonaise Kyodo News. Dans le seul district populaire de Shibuya à Tokyo, plus de 6000 jeunes manifestants se sont rassemblés.

Les manifestants portaient des bannières et pancartes où on pouvait lire des slogans anti-guerre et un chant “non à la guerre !” fut entonné, d’autres slogans lisaient: “empêchons les changements à la constitution” ainsi que “La guerre est finie”, “La paix pas la guerre”, “Donnez une chance à la paix” et “Oui à la paix !” Pendant la manifestation de Ryukyu, les manifestants ont scandé “Nous ne voulons pas la guerre !” et aussi “Changeons le Japon en commençant par Okinawa” (NdT: le premier ministre précédant le va t’en guerre conservateur Abe, fut évincé de ses fonctions après un scandale politico-économique touchant des aides de camp de son parti, après que le premier ministre ait commencé un processus de transfert de certaines bases américaines hors d’Okinawa… Cela a bien évidememnt déplu à l’empire).Les manifestations furent organisées par différentes associations d’étudiants et de la jeunesse incluant la Students Emergency Action for Liberal Democracy.

La loi, qui a causé une vague continue d’indignation publique à travers tout le Japon, a été pré-approuvée par la chambre basse de la diète (parlement japonais) en Juillet et contient quelques amendements à la législation sur la défense nationale. Elle autorise la force d’auto-défense japonaise à être déployée à l’étranger afin “de protéger les pays alliés” et ce pour la toute première fis depuis 1945 et la fin de la seconde guerre mondiale. La loi autorise potentiellement la force de défense japonaise (NdT: qui de par la constitution de Mai 1947, n’est pas une “armée” mais une force de défense qui ne peut pas de déployer hors du Japon, celui-ci ayant renoncé à la guerre “pour l’éternité” par sa constitution… Le peuple japonais est très attaché et très fier de sa constitution prévoyant par écrit le renoncement à la guerre dans son article 9, on le comprend facilement…) à prendre part à des opérations à l’étranger même si le Japon n’est pas directement menacé. Additionnellement, la loi lève quelques restrictions sur la participation du Japon dans des missions de l’ONU ainsi qu’autorise les forces d’auto-défense à envoyer du soutien logistique aux Etats-Unis et autres “nations amies” sans identifier les pays considérés alliés du Japon.

Les citoyens japonais se sont opposés de manière consistante à cette loi depuis le début du processus. En Juillet, d’après un sondage mené par le grand quotidien japonais du Asahi Shinbun, 56% des personnes interrogées étaient contre cette politique militariste et seulement 26% la soutenait,

Le dernier sondage en date mené par l’agence Kyodo News a suggéré qu’il y avait bien plus de Japonais opposant à la loi militariste avec près de 70% étant contre l’acceptation finale de la loi par le parlement. Le chiffre du soutien à la loi a chuté de deux points à 24%

Plus de 73% des citoyens japonais étaient aussi mécontents du fait que la loi fut “pré-approuvé” par le parlement alors même que des députés clef de l’opposition qui avaient boycotté le vote parlementaire en protestation, étaient absents à la session.

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