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26 Avril 1986… 26 Avril 2016… Il y a 30 ans: Tchernobyl

Posted in actualité, sciences et technologies with tags , , on 26 avril 2016 by Résistance 71

Résistance 71

26 Avril 2016

L’horreur nucléaire à l’échelle planétaire. Quand un accident du nucléaire civil rejoint l’holocauste nucléaire militaire d’Hiroshima et de Nagasaki.

Depuis, l’épée de Damoclès Fukushima pend au dessus de nos têtes dans l’opacité la plus totale, tic, tac, tic, tac, tic, tac… Une secousse comme à Kumamoto il y a 10 jours et…

Il est minuit moins une sur la pendule de l’apocalypse nucléaire.

Résistance politique: Israël… état ou lobby ? (entretien Dr Oberlin)

Posted in actualité, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 avril 2016 by Résistance 71

“Pour mener leur projet à bien, les penseurs sionistes clâmèrent le territoire biblique et le recréèrent, en fait le réinventèrent même comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Ce qu’ils voyaient était une Palestine occupée par des ‘étrangers’ et qui devait être repossédée. Des ‘étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. De fait, pour beaucoup de sionistes, la Palestine n’était même pas une ‘terre occupée’ quand ils arrivèrent dessus en premier lieu en 1882, mais c’était plutôt une terre ‘vide’. Les Palestiniens natifs qui y vivaient étaient des invisibles ou s’ils ne l’étaient pas faisaient partie des obstacles naturels à surmonter, à conquérir et à retirer. Rien, ni les pierres ni les Palestiniens ne devait faire obstacle à la ‘rédemption’ nationale de la terre que le mouvement sioniste convoitait…”

~ Illan Pappe, 2007 ~

 

Christophe Oberlin: “Israël n’est pas un état c’est un lobby”

 

Entretien du Dr. Christophe Oberlin avec Silvia Cattori

 

23 avril 2016

 

url de l’article:

http://arretsurinfo.ch/christophe-oberlin-israel-nest-pas-un-etat-cest-un-lobby/

 

Entretien avec Christophe Oberlin, chirurgien français, un des meilleurs connaisseurs de la politique palestinienne. Il a consacré plusieurs ouvrages à témoigner de ce qu’il a observé lors de ses multiples missions chirurgicales à Gaza.

Le 26 juin 2006, le caporal franco-israélien Gilad Shalit est capturé par un commando palestinien lors d’une attaque menée, via un tunnel, au sud de Gaza. Détenu dans un lieu gardé secret, il ne sera finalement libéré qu’après cinq ans de négociations secrètes indirectes entre Israël et le Hamas, le 18 octobre 2011, en échange de la libération de 1027 prisonniers palestiniens.

Dans l’intervalle deux opérations meurtrières auront été menées par l’armée israélienne contre la bande de Gaza, en 2006 et en 2008-2009, faisant plus de 1500 morts et près de 6000 blessés palestiniens.

Dans son dernier ouvrage intitulé L’échange – Le soldat Shalit et les Palestiniens(1), Christophe Oberlin retrace toute cette période, marquée par une résistance héroïque, noyée dans le sang par Israël. Il dévoile le douloureux sort des prisonniers palestiniens dont la détention illégale – contrairement à Shalit – n’a jamais retenu l’attention de la presse occidentale traditionnelle.

Il répond ici aux questions de la journaliste Silvia Cattori.

Silvia Cattori: Vous relevez qu’en juin 2006, au moment de la capture du soldat Shalit, 9500 Palestiniens croupissaient dans les geôles israéliennes, «dont près de 10% enfermés en détention administrative, c’est- à-dire sans charge ni jugement», en butte à des abus et difficultés de tous ordres. Le délit de «menace pour la sécurité d’Israël s’appliquant à des actions comme la participation à une manifestation ou à la distribution d’un tract», vous soulignez que, de 1967 à 2006, 650 000 Palestiniens ont été incarcérés à ce titre dans des prisons israéliennes et que, «à la date de la capture de Shalit, c’est 40% de la population masculine palestinienne adulte qui a été déjà emprisonnée au moins une fois en Israël». Ce sont des chiffres qui font tourner la tête. Il s’agit de Palestiniens vivant sous occupation, abusés, kidnappés et violentés par Israël en toute impunité. Doit-on en conclure que l’occupant se sert systématiquement de l’emprisonnement arbitraire pour briser l’esprit de résistance des Palestiniens ? Cette politique a-t-elle changé depuis 2006 ? Quel est aujourd’hui son impact ?

Christophe Oberlin: La stratégie israélienne a été jusqu’à présent une stratégie de destruction physique, économique, mentale de tout ce qui est situé au-delà du Mur.  On peut dire sans risque de se tromper que c’est un échec sur les trois plans. Quatre cents Palestiniens naissent chaque jour, et les Palestiniens sont majoritaires sur le territoire de la Palestine historique ; celle qui a été reconnue comme État par la Société des Nations et à exercer la souveraineté d’éditer des passeports palestiniens entre 1922 et 1947. Un État certes sous mandat, mais un État au sens politique wébérien du terme. Aujourd’hui sur l’ensemble contrôlé par Israël, le territoire de 1948, la Cisjordanie, Gaza, le Golan, les Palestiniens sont majoritaires.

Sur le plan économique les Palestiniens survivent, difficilement mais ils survivent. La situation à Gaza est particulièrement difficile, mais on peut penser que la dictature du maréchal Sissi ne sera pas éternelle : la situation économique des Égyptiens est pire que celle des Palestiniens de Gaza.

Enfin, mentalement, les Palestiniens n’ont jamais été aussi forts : la répression produit notamment des élites ultra-éduquées encore plus revendicatives que la génération précédente.

À ce triple échec s’ajoute le soulèvement de la jeunesse en cours qui, de l’aveu même du directeur d’état-major de l’armée israélienne, impose pour la première fois depuis 1948 une réorientation stratégique vers une stratégie de défense et d’alerte précoce. C’est le territoire de 1948 lui-même qui est menacé, alors que des vidéos circulent sur les médias sociaux montrant des soldats israéliens fuyant à l’annonce d’un Palestinien peut-être armé d’un seul couteau.

Silvia Cattori: Les médias de l’establishment ont souvent parlé du cas Shalit. Comment expliquez-vous que, quand il s’agit des détentions arbitraires et de l’usage de la torture dans les prisons israéliennes qui frappent les Palestiniens, ils n’en parlent jamais? Pourquoi ces deux poids deux mesures?

Christophe Oberlin: La période de détention de Shalit entre 2006 et 2011 correspond, j’ose l’espérer, à la fin d’une époque qui est celle d’un contrôle massif des médias par le lobby sioniste. Ce lobby est un navire qui fait eau de toutes parts. Ce qui se passe dans les prisons israéliennes n’est pas encore diffusé, mais les crimes de guerre comme les assassinats de civils désarmés sont désormais filmés et médiatisés, à tel point qu’Israël pour la première fois est obligé d’en tenir compte. Les dossiers s’accumulent sur le bureau de la Cour pénale internationale, comme autant de nuages dans le ciel israélien. Quant au fait d’avoir utilisé à fond la double nationalité de Shalit [franco-israélien] pour prétendre le faire libérer, ce fut en réalité une chance pour les Palestiniens qui en ont profité à fond lors des négociations.

Silvia Cattori: Vous rappelez que Mahmoud Abbas (2) s’est d’abord précipité pour condamner la capture de Shalit. N’est-ce pas là une pure trahison de la cause palestinienne? L’Autorité palestinienne a-t-elle une quelconque crédibilité ?

Christophe Oberlin: Des livres entiers pourraient être écrits sur les trahisons de l’Autorité palestinienne, et on pourrait citer les deux plaintes pour crime de guerre déposées à la Cour pénale internationale par les Palestiniens et bloquées, transitoirement, par l’Autorité palestinienne.

Mais voyons les choses plus largement. Lorsqu’on n’arrive pas à se mettre d’accord sur une question, c’est souvent que celle-ci est mal posée. Israël n’est pas un État, c’est un lobby. Un lobby utilise tous les moyens, mensonge, illégalité, violence. Cela ne sert à rien de tenter de négocier avec un lobby. L’Autorité palestinienne n’a intrinsèquement aucune autorité, légalement aujourd’hui aucune légitimité. Elle est financée en tant que supplétif d’un pouvoir colonial. Il n’y a donc rien à attendre de deux acteurs qui jouent une pièce de théâtre qui n’a rien à voir avec la réalité.

Silvia Cattori : Pendant que l’attention du public est tournée vers les guerres atroces qui se déroulent dans les pays voisins, qu’Israël a du reste contribué à fomenter, celui-ci semble n’avoir rien à craindre. Le temps et le chaos jouent-ils en sa faveur selon vous ?

Christophe Oberlin: Je crois plutôt que c’est l’inverse. Malgré les épreuves inqualifiables imposées aux populations du Proche-Orient, la balkanisation souhaitée n’est pas en train de s’accomplir. L’embargo puis les guerres occidentales en Irak n’ont pas soustrait ce pays à la sphère iranienne. L’État syrien, au sens exact du terme, n’a pas disparu pour toujours. La construction d’un Liban tribal est un échec. Quant à Israël il est frappant de constater un basculement qui s’exprime aujourd’hui bien au-delà des spécialistes ou des militants. On parle de moins en moins des frontières de 1967. (3) Le constat est là : un État basé sur la guerre permanente externe et interne n’a pas d’avenir. Et l’égalité des droits, revendication anticoloniale bien classique, cela signifie la disparition du sionisme et l’avènement d’un État palestinien où tous auront les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Je vous remercie infiniment.

Propos recueillis par Silvia Cattori le 23 avril 2016

(1) L’échange, le soldat Shalit et les Palestiniens, par Christophe Oberlin, Editons Erick Bonnier: 2016.

(2) L’Autorité palestinienne, basée à Ramallah, est maintenue au pouvoir par l’aide financière de l’UE

(3) La narration véhiculée par le lobby occulte le fait que l’injustice remonte à la création d’Israël en 1948 et non pas en 1967

Colonialisme, Vatican et l’héritage de la domination

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Un héritage de domination dans les décrets de l’église catholique

Steven Newcomb

12 avril 2016

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/04/12/legacy-domination-catholic-church-decrees

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La Canadian Conference of Catholic Bishops (CCCB) ou Conférence Canadienne des Évêques Catholiques (CCEC) comprend quatre organisations catholiques du Canada. Le 19 mars 2016, la CCEC a publié “The ‘Doctrine of Discovery’ and Terra Nullius: A Catholic Response.” Ou “La doctrine de la découverte et Terra Nullius: une réponse catholique”, écrite en partie en réponse à Calls to Action #46 et #49 du rapport final de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) ; la déclaration catholique est dite “répudier les concepts utilisés pour justifier la souveraineté européenne sur les terres et peuples autochtones, tels que ceux de la doctrine de la découverte et de terra nullius.

Il y a 24 ans, mon ami et mentor Birgil Kills Straight (Oglala Lakota Nation) et moi-même avons démarré une campagne globale contre la Doctrine de la Découverte. Nous avions commencé par appeler le pape Jean-Paul II pour qu’il révoque le décret pontifical (bulle) Inter Caetera du 4 Mai 1493. Pourquoi ? C’était un parmi plusieurs documents du Vatican qui appelait à la domination (chrétienne) des nations non-chrétiennes. Parce que nous persistons avec notre travail international à ce niveau et sur ces documents, nous avons quelque chose à dire au sujet de la déclaration récente de l’église catholique sur cette doctrine de la découverte.

Malheureusement, le rapport final de la CVR n’inclut pas le point de focus de notre campagne ; le rapport n’utilise pas une seule fois le mot “domination”. Pendant plus de deux décennies nous avons utilisé les bulles pontificales du XVème siècle comme méthode d’éducation des nations et peuples autochtones ici et ailleurs autour du monde, pour faire mieux comprendre au sujet des schémas courants de domination et de déshumanisation que l’on peut tracer aux textes mêmes de ces vieux documents du Vatican. Pendant des siècles, les schémas dominants de pensée et de comportement ont été imbriqués dans les systèmes légaux et politiques de pays tels que les Etats-Unis, le Canada (et d’autres), où ils persistent aujourd’hui. Ce qui est typiquement et quelque peu ineptement appelé la doctrine de la découverte est un système de langage et de domination perdurant, qui est toujours utilisé à ce jour contre nos peuples et nos nations autochtones et originels.

Le 24 mars 2016, l’évêque Donald Bolen, du diocèse catholique de Saskatoon, a été interviewé au sujet de la déclaration publique de la CCEC. Ceux-ci révèlent que l’église catholique ne reconnaît pas les bulles pontificales comme étant des documents de domination. Plus encore, lorsqu’il lui fut demandé: “Quelle est la relation entre la doctrine de la découverte et les déclarations pontificales remontant au XVème siècle ?” Il répondit: “Il n’y a aucune relation directe.” Puis il continua de la sorte: “Il y a eu plusieurs bulles pontificales en cette fin de XVème siècle qui effectivement accordèrent des droits aux pays européens le droit sur des territoires d’autres peuples.” L’affirmation de l’évêque Bolen qu’il n’y a “aucune relation directe” entre les bulles pontificales et la doctrine est contredite par le phrasé spécifique de ces documents même: une gratification pontificale de “découvrir” et de “dominer” les territoires d’autres nations fut un droit affirmé de domination explicitement fondé sur le fait que nos nations n’étaient pas chrétiennes.

En Mai 2013, la Dr. Debra Harry (de la nation Paiute), l’avocate Sharon Venne (de la nation Cree) et moi-même, nous sommes rendus dans la ville de Séville en Andalousie, dans le sud de l’Espagne. Là, nous avons visité les Archives Générales des Indes (occidentales). Le directeur des archives nous a très gentiment accordé la permission de voir le parchemin pontifical original datant de 1493, émis par le pape Alexandre VI (NdT: Rodrigo Borgia, père de Cesar et Lucrèce Borgia…), que nous avons examiné exactement 520 ans jour pour jour après sa date d’émission le 4 Mai 1493. Au dos d’un des deux documents, nous y avons vu une anotation écrite par le secrétaire royal d’Espagne il y a plus de cinq siècles.

L’anotation royale dit en espagnol que le décret pontifical est un don du pape Alexandre VI pour “ganaran y conquistaron de las Indias” (“pour gagner et conquérir [dominer] les Indes.” Lorsque comprise dans le contexte du texte original en latin, cette anotation nous permet de saisir l’intention du pape à savoir que les monarques catholiques partiraient à la recherche de terres non-chrétiennes “à être découvertes”, avec pour but le “dominorum Christianorum” (dominateurs chrétiens), forçant les terres des “nations barbares” sous la domination chrétienne. Nos nations vivent maintenant avec/sous l’héritage de la tradition de la chrétienté de chercher un “nouveau monde” et de nouvelles terres à envahir et à dominer.

L’affirmation de l’évêque Bolen disant “aucune relation directe” entre les décrets pontificaux du XVème siècle et la doctrine de la découverte mène à une conclusion des plus importantes: La CCEC a échoué dans la compréhension que l’utilisation par la chrétienté de la domination comme moyen de tenter de détruire les nations non-chrétiennes a mené aux problèmes actuels expérimentés par nos peuples et nations originels. (NdT: ou la CCEC feint de ne pas comprendre… c’est notre position…) Le traumatisme concourant qui a résulté de ces décrets pontificaux (ex: la déshumanisation et la mort d’enfants de nos nations originelles dans les pensionats pour Indiens aux Etats-Unis et au Canada), est un des facteurs qui ont mené à la création d’une Commission pour la Vérité et la Réconciliation au Canada. Le mot “vérité” dans le titre de cette commission doit impérativement être au sujet de dire la vérité historique et non pas de la démanteler.

L’évêque Bolen a aussi dit que les bulles pontificales “adressèrent un conflit entre l’Espagne et le Portugal pas ceux qui colonisèrent ce qui est maintenant le Canada.” Il ne semble pas réaliser que l’Angleterre était toujours catholique en 1496 lorsque le roi Henri VII imita les bulles pontificales de 1493 en émettant une charte royale à John Cabot afin qu’il “subjugue” (domine) les terres des “païens et des infidèles”. Ce document résulta en l’assomption que la “souveraineté de la couronne” (la “domination”) est toujours affirmée aujourd’hui en relation de ce qui est maintenant typiquement appelé le “Canada” et “l’Amérique du Nord”. La France était catholique lorsque le pape Clément VII donna la permission au roi François 1er de s’engager dans ses propres voyages de colonisation chrétienne (avec, par exemple, le voyage de Jacques Cartier en 1534 dans la région maintenant appelée le fleuve Saint-Laurent).

L’église catholique manque totalement d’une perspective historique du point de vue des nations originelles de la terre quant à la domination que l’on trouve exprimée (NdT: et qui fut mise en pratique directement et violemment…) dans les décrets pontificaux du XVème siècle. Il est plus que grand temps que se réunisse une conférence internationale majeure au sujet de ces documents et des conséquences qu’ils ont eu sur nos peuples et nations originels. Un tel évènement créera une opportunité pour établir un dialogue plus profond entre le Saint Siège et nos leaders spirituels indigènes, se rassemblant avec nos universitaires et érudits et ceux que le Vatican choisira lui-même.

Nous n’avons pas besoin de réconciliation, nous avons besoin de décolonisation.

Résistance au colonialisme: La trahison des petits chefs de conseils entrepreneuriaux aux états coloniaux canadien et états-unien…

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Une chefferie pathétique

 

Mohawk Nation News

 

22 avril 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/22/pitiful-chiefs/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nos communautés sont la propriété des entreprises coloniales que sont les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA). Ces positions de chefs de corporations/d’entreprises coloniales sont créées de toute pièce par les occupants. Les banquiers sont les actionnaires de toutes les municipalités de la corporation de CANADA, incluant les réserves INDIENNES. Le boulot des conseils de bandes/tribus est de fournir à ces actionnaires des dividendes toujours croissants, ainsi qu’aux actionnaires de l’entreprise appelée “Mohawk Council of Kahnawake Inc.” ou “Conseil Mohawk de Kahnawake SARL” / CMK SARL.

Pour un “salaire et des primes” le boulot assigné du “chef” est de signer les ventes de nos biens communautaires sur l’Île de la Grande Tortue à la corporation en tant que collatétal à leurs investissements privés.

Contemplez quelques unes des caractéristiques des attitudes psychopatiques des conseils de bandes/tribaux entrepreneuriaux:

  1. Indifférence rugueuse pour les gens. Ils s’impliquent dans des projets secrets sans nous le dire tout en liquidant nos biens.
  2. Aucune relation réelle avec leur peuple. Ils nous observent et rapportent nos faiblesses à leurs maîtres entrepreneuriaux. Ils s’assoient même parmi nous dans nos longues maisons. Le super “Iroquois Caucus SARL” a été créé pour imiter la confédération iroquoise/rotin’noshonni et pour usurper notre pouvoir inhérent.
  3. Aucune préoccupation pour notre sécurité. Ils ouvrent les portes de la taxaton/imposition, de la confiscaton, de l’emprisonnement et de la violence contre nous. Ils aident les forces de l’autorité coloniale à planifier leurs attaques et à nous menacer. Ils montent les familles les unes contre les autres
  4. Mensonge et abus. Leurs propagandistes disséminent la désinformation à notre sujet par l’infiltration. Ils rapportent leurs critiques.
  5. Abus de nos droits. Ils ouvrent la porte à bien des entités non-indigènes dans nos communautés afin qu’elles opèrent des affaires abusant nos droits collectifs.
  6. Aucun sens de la culpabilité. Des systèmes institutionalisés sont amenés de l’extérieur comme par exemple des tribunaux, une police, l’armée, loi et ordre et une “guerre de basse intensité”. Du travail bon marchee est créé pour peupler les sweatshops, longues heures, bas salaires, pas de bénéfices. On nous maintient dans la peur du harcèlement, de la perte de nos enfants, de la perte de nos emplois, de nos maisons, de nos bénéfices et services, acquis sociaux.
  7. Usurpation d’identité. Ils n’aiment pas être appelés des “vendus”. Ils s’appellent eux-mêmes une “nation” ou un “chef”. Ces prédateurs nous imitent pour voler notre infrastructure culturelle et notre identité.

Notre Mère et nous-mêmes allons reprendre l’Île de la Grande Tortue en suivant les instructions originelles.

Les INDIENS entrepreneuriaux ont vendu leurs âmes au magasin. Ils ne sont aucunement nos leaders, même s’ils se pavannent dans leurs chemises à frou-frou parés des logos des entreprises.

Résistance politique: Pour ne pas oublier l’Espagne 1936… Une nouvelle organisation politique et sociale qui fit trembler les instances étatique en Europe ~ 2ème partie ~

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Souvenons-nous des compagnons espagnols (1936-39) et avant eux des makhnovistes ukrainiens (1918-1923), des révoltés de Kronstadt (1921) du mouvement ouvrier expropriateur italien (1920) tous trahis par les étatistes communistes larbins du système de marché en place et avant eux, des Communards de Paris (1871) trahis et quasi-exterminés par une république dite “modérée”. Ces évènements historiques devraient faire comprendre à tout à chacun que l’État organisé, monarchiste, républicain, fasciste brun ou fasciste rouge, est prêt à tout pour préserver le statu quo oligarchique dont il est le cerbère pour ses maîtres de la haute finance et de la grosses industrie transnationales et que l’intérêt général n’est en AUCUN CAS son objectif politique et social, mais qu’au contraire tout est mis en œuvre pour le maintien des privilèges du plus petit nombre.

¡Ya Basta!

~ Résistance 71 ~

 

Un dimanche de la vie, la révolution espagnole 1936-39

 

Olivier Pinalie

 

Extraits tirés de son livre éponyme, Editions du Monde Libertaire, 2006

 

~ Compilation de Résistance 71, Mars 2016 ~

 

1ère partie “La nouvelle organisation sociale”

2ème partie “La trahison communiste”

 

Les collectivités

[…] Répondant à un journaliste canadien, Durruti lui déclara: “Nous avons toujours vécu dans des taudis et nous saurons bien encore nous en arranger pendant quelque temps. Mais nous sommes capables de construire aussi. C’est nous qui avons construit les villes et les palais d’Espagne, d’Amérique et de partout. Nous les travailleurs nous pouvons bâtir les villes et nous les construirons bien mieux, nous n’avons pas peur des ruines. Nous allons recevoir le monde en héritage.

Appliquant les principes d’Errico Malatesta dans chaque village, la colonne Durruti invite la population à s’organiser elle-même.

[…] La révolution dans les villages fait souvent des victimes parmi les représentants de l’État. Gardes civils, inspecteurs des impôts et grands propriétaires disparaissent. En Aragon où les paysans sont déjà acquis aux idées libertaires, la collectivisation gagne toute la province. Les propriétaires en fuite ont abandonné leurs terres et dès le mois de Juillet, les paysans ont organisé collectivement la récolte du blé, obligeant l’Institut de Réforme Agraire à entériner cette nouvelle répartition des terres. En fait la très grande majorité des grandes propriétés ont été expropriées et collectivisées par les ouvriers agricoles eux-mêmes. La révolution déclenche un bouleversement radical du monde rural. Les paysans désormais organisés en collectivités gèrent en commun toutes les ressources. Ce mouvement prend une ampleur encore largement sous-estimée.

On compte des collectivités là où il n’y avait même pas de cénétistes auparavant. Gaston Leval a recensé plus de 400 collectivités en Aragon, 900 dans le Levant, 300 en Castille, 40 en Catalogne et plus de 100 en Andalousie.

Comment fonctionne ces nouvelles structures ?

Il faut d’abord préciser que ce mouvement est avant tout spontané.

L’autogestion n’est pas un idéal imposé par les anarchistes, mais plutôt la consécration des mouvements insurrectionnels que les paysans ont mené pendant plus d’un demi siècle contre le régime de la propriété et de l’État en général. L’autogerstion est donc l’aspiration de la vaste majorité des paysans. La collectivité avec ses réussites et ses échecs est un exemple de démocratie. Lors des réunions de comités et en assemblées tout le monde peut discuter des problèmes de la communauté. Cette forme de démocratie directe s’étend d’ailleurs à toute la vie sociale. Les terres et le matériel agricole sont réunis en commun sans que l’on confisque les biens des petits propriétaires. L’individualisme est toléré à condition que l’on ne possède pas plus de terres que l’on soit capable d’en cultiver soi-même en famille. De nouvelles coopératives assurent la distribution, souvent c’est dans l’église du village qu’on entrpose ou qu’on crée les nouveaux magasins collectifs.

[…] Après différentes expériences bien des collectivités adoptèrent le système du salaire familial. Désormais on ne rétribue plus en fonction de la somme de travail apportée, mais en fonction du nombre de personnes par foyer. De nombreuses collectivités renoncent à l’argent, mais se servent de “bons” (vales). L’argent demeure pour l’épargne et les échanges commerciaux avec l’extérieur. Entre elles, les collectivités pratiquent l’échange.

[…] Chaque collectivité rédige une charte régissant son fonctionnement. Ceux qui refusent de s’y conformer peuvent partir en emportant avec eux les biens qu’ils avaient en arrivant. L’autogestion produit des effets immédiats sur l’économie rurale. La modernisation et l’augmentation rapide de l’équipement, les travaux d’entretien et l’irrigation, l’extension des surfaces cultivables, permettent d’augmenter la production de près de 30% dans certains secteurs de l’agriculture. La diversification des activités et des cultures/élevages améliore l’ordinaire de tous. La production est ensuite distribuée par les coopératives ou les fédérations régionales qui ont supprimé quasiment tous les intermédiaires parasites. Un effort particulier est fait pour approvisionner le front.

[…] La révolution sociale transforme profondément la société espagnole. Une nouvelle structure sociale s’organise qui substitue à une hiérarchie basée sur l’exploitation des rapports qui fonctionnent non plus en terme de pouvoir mais en terme de compétence. De juillet à octobre 1936, 2000 km2 furent travaillés en commun.

[…] Au bout de quelque temps, les collectivités éprouvèrent le besoin de développer de nouvelles activités complémentaires, boulangers, coiffeurs, charpentiers, forgerons, pour simplifier la vie quotidienne et se garantir une certaine indépendance. Les artisans sont regroupés par professions dans de nouveaux ateliers, équippés de douches et de lavabos, des services sanitaires sont organisés… Ainsi, contrairement aux critiques lapidaires qui caricaturent l’anarchie comme un régime archaïque, pour tous les Espagnols, le mythe libertaire est porteur de liberté et de grande modernité. Dorénavant, plus rien ne sera réservé à l’usage exclusif de la bourgeoisie ; ni l’économie, ni la culture, ni l’éducation, ni la santé.

Le plus surprenant dans la révolution espagnole, c’est que tout le peuple aspire à profiter de son siècle et qu’en si peu de temps il soit parvenu à faire tant de choses.

[…] Gaston Leval témoigne: “Dans chaque chef-lieu de canton fut constitué une équipe comprenant des comptables, un expert en agriculture, un vétérinaire, un ingénieur, un architecte, et un spécialiste des questions commerciales. Ces équipes étaient au service de tous les villages du canton.

Un immense travail de relevé de données est entrepris pour disposer de statistiques précises dans l’industrie, l’agriculture, les transports, afin de pouvoir coordonner tous les secteurs de l’économie.

Des questionnaires sont ainsi distribués pour connaître et améliorer le réseau de circulation: “Quelles sont les localités desservies par vos gares ? Quelle est dans votre région la zone d’influence du chemin de fer ? Quels sont les moyens de transport entre la gare et les villages dans le périmètre de la zone d’influence ? Quelle est la production industrielle et agricole et vers quels endroits sont envoyés vos excédents ? Quels sont les moyens de transport les plus employés ?Y a –t’il une coordination entre le rail et la route ? S’il n’y en a pas, comment l’établir et quelles solutions espérer ? (Gaston Leval).

Grâce à ces efforts méthodiques, on établit le nombre exact de lignes de chemin de fer, de camions, de bus et de bateaux de cabotage existant dans toute la Catalogne. Les lignes qui se font concurrences sur le même secteur peuvent être détournées vers d’autres, ce qui permet de désenclaver des régions entières, complètement isolées jusque là. La section de conseil statistique en Catalogne assure chaque jour plus de 50 consultations.

De grands travaux publics sont entrepris. A Flix un barrage est construit qui augmente la production électrique de 5000 KW. Des villages sont pour la toute première fois équipé avec l’électricité et des lignes d’adduction d’eau. Le réseau routier est entretenu et agrandi. Mais c’est dans l’industrie que l’effort est le plus important. Pendant toute la durée de la guerre, ce sont des usines collectivisées et auto-gérées par la CNT et l’UGT sur lesquelles reposent toute l’industrie de guerre…

La culture

L’effort le plus surprenant concerne la santé et l’éducation. “Le souci de la culture et de la pédagogie était une véritable obsession et un fait sans précédent dans le monde rural espagnol.” (José Peirats)

Cet intérêt permanent pour l’instruction et la pédagogie, en pleine période de guerre, est une façon pour les anarchistes d’assumer leur responsabilité politique. Aucun d’eux ne veut profiter du rôle “d’avant-garde révolutionnaire” (Note de R71: si cher aux marxistes…) pour confisquer le pouvoir et l’initiative aux travailleurs. Au contraire, les anarchistes veulent partager les responsabilités, encourager la faculté d’indépendance et c’est à cette mission idéologique que doit ouvrir l’enseignement. Donner aux travailleurs “l’intelligence de la lutte”. Si la domination s’exerce grâce à l’ignorance, la culture et l’éducation empêcheront la tyrannie. Le temps presse et les anarchistes savent que la transmission de savoir est un jeu essentiel de leur combat. La révolution ne peut s’inscrire dans la durée, se consolider et se développer, que si le peuple comprend de lui-même les raisons économiques et politiques de son assujettissement. La culture doit être un moyen pour les travailleurs de choisir eux-mêmes leur avenir.

A travers la culture et la pédagogie, ce que les anarchistes proposent c’est une expérience cognitive de la liberté, afin que même si la révolution devait échouer, une certaine idée de la liberté fasse néanmoins son chemin…

La décision est immédiatement prise par les collectivités de financer à raison de 1% de leurs richesses productives les initiatives médicales et culturelles. L’Espagne se dote alors de crèches, d’écoles, d’universités etc…

Une militante se souvient de l’arriération du système scolaire avant la révolution: le matin les élèves saluent le drapeau. Suit une longue prière pour l’Espagne éternelle avant un cours d’alphabétisation sommaire. Puis vient le catéchisme jusqu’à midi. On descend alors les couleurs avant une nouvelle prière qui marque la fin de la journée. A Clanda, deux prêtres s’occupaient des enfants, ils sont maintenant quinze instituteurs qui leur apprennent à lire et à écrire. Pour le reste on demande aux enfants ce qu’ils veulent apprendre. L’enseignement est totalement gratuit. Calanda est loin d’être un exemple isolé. A Amposta, les habitants disposent de cours pour adultes, d’une cantine scolaire, d’une école des arts et métiers. A Graus, la collectivité crée un groupe scolaire, une imprimerie, une école des beaux-arts et un musée d’une assez grande valeur.

Il y a un investissement énorme dans l’enseignement supérieur.

[…] Le problème sanitaire est aussi l’autre grande préoccupation des anarcho-syndicalistes. Dès les années 1930, la CNT considère la discriminartion médicale comme un des enjeux essentiels de la lutte sociale.

[…] La première urgence est de créer une structure autonome capable de gérer et de développer une médecine démocratique. On met donc en place un service d’assistance médicale, de médecine générale, un bureau d’hygiène et de salubrité, une inspection sanitaire et une assistance sociale. Les effets sont notables.

Les enseignements de l’anarchisme espagnol

En mai 1936, soit quelques semaines avant le soulèvement militaire et le Pronunciamento de Franco, les fédérations régionales de la CNT réunies en congrès au théâtre Iris Park de Saragosse, avaient adopté une nouvelle motion: le “Concepto Federal del Communismo Libertario”. Ce programme révolutionnaire traçait les grandes lignes de la société révolutionnaire, prévoyant l’abolition de la propriété privée, l’autogestion, le fédéralisme et le respect de la liberté individuelle. Ce texte clair et concis insistait aussi solenellement sur l’égalité des sexes, la santé, l’éducation, la culture… “Restituer la richesse naturelle et la culture sont les objectifs fondamentaux de notre révolution […] L’enseignement, mission pédagogique tendant à l’éducation d’une humanité nouvelle, sera libre, scientifique, commun aux deux sexes, doté de tous les éléments n´´cessaires pour s’exercer dans tous les dnaines de l’activité productrice et du savoir humain […] Une attention particulière sera également portée à l’éducation sexuelle, base du développement de l’espèce.

Ce programme d’une étonnante modernité reste pourtant délibérément abstrait comme si les anarchistes refusaient de donner un cadre théorique trop strict au concept de “communisme libertaire”. Le texte ébauche les grands principes de la société révolutionnaire sans constituer un système. Les anarchistes se méfient du modèle autoritaire qu’impose la doctrine, de son caractère formel et restrictif.

Le système est un instrument de domination, il est forcément lié au pouvoir. La conception des anarchistes se fonde au contraire sur l’être humain en tant qu’homme libre et créateur. On ne le dirige pas, ses actions doivent être de sa propre initiative, car c’est à cette condition seulement que le changement est en toute chose à sa mesure et qu’il conserve son essence démocratique. Les nouvelles structures collectives sont de libres associations qui doivent subvenir aux besoins de la communauté tout en respectant les aspirations personnelles de chacun. […] La théorie doit garder un caractère d’hypothèse, le peuple n’est pas un instrument subordonné au processus révolutionnaire. En ce sens, l’Anarchie n’est pas une théorie politique mais une conception matérialiste de la politique, “une idéologie agissante”.

[…] La cohésion et la maturité du prolétariat, l’activité sociale intense des villages espagnols composaient le tissu préalable de la révolution… mais le concept de fédéralisme ne suffit pas à équilibrer l’ensemble. Fédérations d’industries, collectivités ou milices, ces entités sont chacune à la merci du pouvoir concurrent et n’ont pas entre elles de coordination suffisante. Les anarchistes manquent d’une vision globale structurante et la révolution bute sur cette limite.

[…]

La guerre dévore la révolution

[…] Depuis la signature par les principales puissances européennes du pacte de non-intervention (sur une proposition de la république française du Front Populaire…), qui interdit l’aide militaire aux belligérants, les frontières sont fermées. Ce pacte qui asphyxie les milices n’empêche pas Franco de recevoir une aide massive de la part de Mussolini et de Hitler. Les protestations du gouvernement républicain espagnol restent vaines et malgré les preuves qu’il apporte de l’engagement militaire italo-allemand, ni la France, ni la Grande-Bretagne ne reviennent sur leur neutralité.

Près de 60 000 Italiens se battent pourtant en Espagne, tandis qu’une division aérienne allemande, la Légion Condor, sillonne le pays à bord d’un train spécial pour intervenir ponctuellement: Guernica, Barcelone, Madrid. Franco a ordonné le bombardement systématique des civils pour démoraliser l’adversaire (Note de R71: tactique devenue classique depuis dans toutes les guerres…) Pendant toute la bataille de Madrid, les quartiers populaires comme celui de Cuatro Caminos sont bombardés tous les jours tandis que le quartier chic de Salamanca est épargné.

Des techniciens et des officiers italiens et allemands apprennent aux soldats nationalistes le maniement de nouveau matériel militaire qui débarque par cargos entiers: bombardiers, chasseurs, mitrailleuses lourdes, grenades offensives… L’Espagne devient un cas d’école pour les académies militaires du monde entier. Un officier français, Henri Morel, tient bien entendu un rapport détaillé de tout cela pour son état-major.

Du côté républicain, le contingent des Brigades Internationales ne dépassera jamais plus de 30 à 40 000 hommes et le matériel soviétique dépassé, se paiera quand même très cher. Staline a longuement hésité avant de soutenir les républicains. Il cherchait alors à se concilier l’Angleterre et la France et la révolution espagnole le gênait. En décembre 1936, il envoie même une lettre à Largo Caballero, le chef du gouvernement espagnol, pour lui conseiller de protéger la petite bourgeoisie et de mettre fin à la révolution.

Quand il se décide enfin à envoyer une aide matérielle, c’est à des conditions très spéciales. Des officiers de l’Armée Rouge et des agents du NKVD l’accompagnent avec des instructions précises: ne pas approcher des combats et mettre un terme à la révolution. Ce matériel a d’ailleurs été payé 10 fois son prix par les Espagnols. Entre temps un chargement d’or de la Banque d’Espagne est arrivé secrètement en URSS pour un dépôt provisoire que le gouvernement républicain ne reverra jamais. Certains commentateurs estiment même que la stratégie de Staline consistait à laisser durer la guerre en Espagne afin d’occuper Hitler ailleurs.

Mais la question miltaire a d’autres conséquences, moins connues et pourtant qui seront fatales à la révolution. Pendant que les milices sont occupées au front, le gouvernement républicain en profite pour restaurer progressivement son autorité, bridant peu à peu le pouvoir des comités révolutionnaires. L’administration se reconstitue en cooptant de nouveaux membres parmi les socialistes et les communistes. Regroupant ainsi l’opposition la plus ferme à la révolution (Note de R71: tous des étatistes… logique donc…).

[…] Les maquis étaient très nombreux et très actifs au début de la guerre, mais le gouvernement républicain préférait les soumettre à l’autorité militaire, car il redoutait l’indépendance de ces groupes armés. Ils poursuivront donc une mission de renseignement sans créer de vrais foyers de guérilla.

l’armée de la république ne confia jamais à ces guérilleros ni à ces agents le soin de créer des guérillas en zone rebelle où pourtant cela eut été possible et très efficace. Le pays qui inventa la guérilla (contre l’armée de Napoléon…) fît sa guerre civile sans une seule guérilla. Le parti communiste s’opposa à cette aptitude quoi qu’il en défendît plus tard l’usage, après la guerre dans les années 1947-48, quand il n’y avait plus de base populaire. Les milices catalanes et surtout les unités anarcho-syndicalistes proposèrent à plusieurs reprises mais en vain, la création de telles guérillas. La guerre, pour les chefs militaires républicains, devait-être faite par une armée régulière et avec une armée populaire.

[…]

La contre révolution

… Pour le gouvernement espagnol opportunément soutenu par les communistes, il s’agissait du premier épisode de la contre-révolution. Le Comité Central des Milices fut bientôt dissout et toutes les décisions militaires passèrent au département de la défense.

[…] Des journaux paraissent avec des blancs (censure) et les réunions politiques étaient interdites ou étroitement surveillées. Dans la nouvelle armée, le terrorisme policier se donne libre cours (Note de R71: l’armée “républicaine” est sous contrôle du NKVD soviétique et de ses commissaires politiques staliniens). Une sévère hiérarchie est rétablie, officiers et soldats de touchent plus la même solde. Toute désobéissance est sévèrement sanctionnée on voit même réapparaître des pelotons d’exécution. Dans les brigades internationales, les communistes font régner la terreur politique. André Marty, un communiste français (PCF) a même gagné le surnom de “boucher d’Albacete” et épurant sa brigade des éléments politiquement “suspects”. Sur décision du gouvernement, une junte de défense se constitua qui devait bientôt confisquer tout pouvoir. Les communistes y occupaient miraculeusement tous les postes les plus importants tandis que que la CNT/FAI n’en occupait qu’un. (Note de R71: alors qu’en 1936 la différence d’appartenance des prolétaires et paysans entre la CNT/FAI et le PCE était de 1 pour 10 en faveur des anarchistes…)

[…] Le parti communiste (espagnol) devient alors une machine qui échappe totalement à sa base populaire, à ses militants et à ses combattants. L’appareil dévelope sa propre logique de pouvoir et de sa conquête sans se soucier des conséquences. Il renonce bientôt à toutes les alliances avec les organisations révolutionnaires. Hostile à toute collaboration et sur l’instigation probable de Staline, le parti communiste veut maintenant passer à l’élimination pure et simple des forces révolutionnaires.

[…] Ce témoignage de George Orwell alors avec les brigades du POUM de Barcelone du 3 Mai 1937: “L’impression générale était que les gardes civils en avaient après la CNT et la classe ouvrière en général.

A Barcelone, la supériorité numérique de la CNT devait logiquemet l’emporter sur les communistes et les troupes gouvernementales mais les dirigeants de la CNT/FAI intervinrent auprès des militants pour calmer la situation, préférant une fois de plus la négociation à l’affrontement.

[…]

Liquidation de l’opposition

Les anarchistes transigèrent donc avec le gouvernement, qui accepta que chacun reste sur ses positions. Mais alors que la CNT renonçait à faire redescendre du front des éléments des 26ème et 27ème divisions pour prévenir de nouvelles attaques, le gouvernement lui, n’hésita pas à envoyer une colonne de gardes d’assaut qui occupèrent Barcelone à partir du 7 Mai 1937. Ni le gouvernement républicain, ni les staliniens n’étaient prêts à une coopération démocratique. Après avoir provoqué les accrochages de Barcelone, les communistes en rejetèrent toute la responsabilité sur le POUM et les anarchistes. Dans la presse communiste, les incidents de Barcelone se transformèrent aussitôt en complot prémédité par les “incontrôlés” avec le concours d’agents fascistes pour renverser le gouvernement.

Le parti le plus faible, le POUM, en subit immédiatement les conséquences. Sur la foi de faux documents fournis et produits par les communistes, ses dirigeants furent accusés d’intelligence avec l’ennemi et ses militants emprisonnés ou fusillés tandis que l’on dissimulait aux unités engagées sur le front la répression de leurs camarades. George Orwell dut alors quitter clandestinement l’Espagne avec sa femme.: Le POUM avait pris des positions les plus radicales au début de la révolution en faveur d’une république des travailleurs et ne cessait de dénoncer la mainmise des communistes sur l’appareil d’état. Sûrs de leur impunité, les communistes avaient donc décidé d’éliminer le POUM. Andrès Nin, son fondateur, fut enlevé et assassiné après une grotesque mise en scène. On sait depuis, grâce aux archives du NKVD que Nin fut liquidé sur ordre direct et expresse de Staline. Des anarchistes furent également assassinés par le NKVD.

[…] Pour lutter contre l’opposition, les communistes utilisèrent le SIM ou Servicio de Investigacion Militar, un bureau de renseignement militaire qui fonctionnait sur le modèle du NKVD soviétique et dont les agents en Espagne furent d’une aide précieuse. Le SIM comptera jusqu’à 6000 agents pour un budget de 22 millions de Pesetas. […] En dehors de l’espionnage, l’activité principale de ce bureau était le terrorisme politique. Son réseau s’étend aussi bien à l’armée où 80% des commissaires politiques sont des communistes, qu’à la vie civile. Des militants du POUM et de la CNT/FAI sont ainsi enlevés pour être torturés dans des prisons secrètes ou simplement exécutés, leurs cadavres abandonnés sur les chemins.

[…] Aujourd’hui encore, chacun des partis se renvoie mutuellement la responsabilité de la défaite, pourtant une remarque s’impose d’elle-même. Quels que soient ses succès ponctuels, la dictature des communistes, alliès au gouvernement républicain, a profondément dénaturé le sens de la guerre et porte une lourde responsabilité dans l’issue du conflit. C’est la révolution qui a arrêté l’insurrection militaire de Franco et on peut raisonnablement croire que seule la révolution pouvait gagner cette guerre civile.

A la fin de celle-ci, au milieu de la panique et de l’exode de 500 000 réfugiés espagnols, lorsque la 26ème division, ex-colonne Durruti se présenta à la frontière, les gendarmes français lui rendirent les honneurs militaires avant de disperser les hommes vers les camps d’internement du sud-ouest de la France.

La Retirada

En avril 1938, plus personne n’ignore l’issue de la guerre.

[…] Le 26 janvier 1939 voit la chute de Barcelone sans combats et le 28 mars les troupes nationalistes entrent dans Madrid. Le gouvernement républicain a déjà pris le chemin de l’exil, lorsque le 1er Avril Franco annonce la fin de la guerre. Une partie de l’intelligentsia communiste est partie en URSS, tandis que 35 000 républicains ont choisi de partir au Mexique ou en Amérique latine ; mais le plus gros des réfugiees, soit près de 500 000 personnes dont la moitié de militaires, se bousculent à la frontière française. Ils subissent l’humiliation d’être désarmés par les Français.

Les camps

Ils sont d’abord répartis dans les camps du sud-ouest de la France qui ne ressemblent parfois qu’à une plage venteuse entourée de barbelés ou à d’anciens baraquements de chantier. On recense 6 camps principaux: le camp répressif du Vernet, Bram, Argelès sur Mer, St Cyprien comme camps d’hébergements. Les Milles, camp de transit. Enfin Rieucros et Agde, destinés à recevoir les indésirables (Rafaneau-Boj).

Dans ces camps, les conditions sanitaires y sont telles que la mortalité y augmente rapidement. Épidémies, malnutrition, mauvais traitements, sans jouer sur les mots, on peut dire que la France invente là les premiers camps de concentration (Note de R71: faux, les premiers camps de concentration furent britanniques lors de la seconde guerre des Boers en Afrique du Sud au XIXème siècle, mais néanmoins la France contribua à leur maintien en vigueur…).

[…] Le pire arrive lorsque le gouvernement Daladier organise dans les camps une campagne de propagande pro-franquiste d’aide au retour alors que la répression est à son comble en Espagne ! Le pays s’est transformé en véritable goulag (A. Beevor) et le nombre de morts, victimes de la répression sauvage dépassent les 200 000 personnes. Le chantage au regroupement familial est le plus usité.

[…] Les rivalités de la guerre civile sont passées intactes dans les rangs des réfugiés. Anarchistes et communistes ne digèreront jamais cette défaite amère dont ils se rendent mutuellement responsables.

[…]

La résistance

Lorsque débute la seconde guerre mondiale, les Espagnols sont d’abord mobilisés mais après la défaite de juin 1940, ils redeviennent des internés civils. Ils sont alors regroupés dans des Groupes de Travailleurs Etrangers les GTE et plus tard affectés à l’organisation Todt de construction du mur de l’Atlantique. Ces grands chantiers et à partir de 1943 la création du Service du Travail Obligatoire, le STO, sont les grands pourvoyeurs de la résistance. Trois grandes régions leur servent de refuges: les Alpes, le Massif Central et le Sud-Ouest. Malgré leur présence incontestable dans les maquis, les Espagnols préfèrent les groupes de guérilleros mobiles dont ils ont l’habitude. Mais les clivages politiques sont toujours aussi importants. Tandis que les communistes poursuivent la lutte anti-fasciste avec les FFI, la CNT se répartit en deux tendances, l’une interventionniste, engagée dans la résistance, l’autre apolitique, sans doute nourrie par une rancune tenace contre la France de la non-intervention. Quoi qu’il en soit ces groupes de partisans vont jouer un rôle essentiel dans le hercèlement de l’occupant. Les coups de main se succèdent jusqu’à provoquer dans ces régions de véritables foyers de guerre civile. Malgré le risque et la répression, des sabotages ont lieu sur les chantiers, les ponts et les voies ferrées. La lutte armée ne fait que s’amplifier et les réfugiés espagnols après des années de guerre sont d’une valeur inestimable pour les maquis. En 1944, leur audace n’a plus de limite. Attaque d’un aérodrome allemand près de Pau, assaut contre la prison de Nîmes, destruction de la poudrière de Crugey en Côte d’or. Les Espagnols sont sur tous les fronts. La vengeance de la milice de Darnand et des troupes d’occupation n’en est que plus cruelle. Le maquis des Glières puis celui du Vercors sont systématiquement liquidés tandis que les Waffen SS protègent les points stratégiques. De nombreux espagnols sont alors déportés en Allemagne vers les camps de Mathausen, Dachau et Buchenwald.

Il n’empêche que la résistance a libéré des régions entières et qu’elle a ouvert le chemin aux alliés.

[…] Les Espagnols sont aussi présents au sein de l’armée régulière dans la 2ème division blindée du général Leclerc qui fera campagne en Afrique, celle de France puis d’Allemagne. Les Espagnols planteront le drapeau républicain à Berchtesgaden (Note de R71: Le “nid d’aigle” d’Hitler).

L’après-guerre

[…] Depuis octobre 1944, une concentration de plus de 7000 hommes en armes attend le moment propice pour passer la frontière et poursuivre la lutte en Espagne.

[Après avoir pénétré en Espagne par le Val d’Aran] l’opération s’achève par une défaite retentissante et on compte plus de 200 morts et 800 prisonniers. Cet échec ne décourage pas la résistance tant intérieure qu’extérieure.

[…] Mise au banc des nations en 1946, l’Espagne finit pourtant par sortir de son isolement. En 1952, elle intègre l’UNESCO (Note de R71: Ce qui provoquera le départ d’Albert Camus de l’organisation en signe de protestation…) et l’Europe dite démocratique n’est plus loin de reconnaître sa légitimité.

Dès 1953, la CNT en exil refuse d’envoyer des hommes à une mort certaine. En Espagne, les prisons ne désemplissent pas et un nouveau service , le Despacho de Investigacion Social ou DIS, est créé pour traquer les résistants au franquisme. Entre 1947 et 1949, 60 000 personnes furent arrêtées.

De l’autre côté de la frontière, Toulouse devient la capitale des Espagnols en exil. Il s’y retrouve toutes les tendances de l’Espagne républicaine ; mais les exilés vieillissent et sont de plus en plus indifférents à la situation d’une Espagne qui ne semble pas vouloir bouger. Dans les années 1960, une nouvelle génération prendra le relais mais avec d’autres objectifs. Que ce soient les étudiants des grandes villes ou les nationalistes basques et catalans, tous se battent pour une nouvelle démocratie fédéraliste.

Résistance politique à l’état colonial… changeons notre attitude et recréons la société organique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 avril 2016 by Résistance 71

“Quiconque vit dans une société ‘moderne’ travaille et est un employé du gouvernement. Vous bossez comme des fous pendant un an et ils veulent sans rien faire jusqu’à 40% de ce que vous gagnez. Ils dépensent cet argent comme bon leur semble, sans votre consentement, généralement sur des choses qui rendront le monde pire qu’il n’est, comme les guerres par exemple. Ceci veut aussi dire que si vous travaillez 40 heures par semaine et 50 semaines par an, vous travailez donc plus ou moins 2000 heures par an dont 800 seront passées à bosser comme un esclave pour un gouvernement auquel la plupart d’entre nous ne fait même pas confiance ; mais nous essayons de mener nos vies tranquillement par simple peur de ce qu’ils pourraient nous faire si nous nous révoltions. Et bien çà mes amis est littéralement la définition du terrorisme et du vol.”
~ Don Freeman ~

A lire: Kaia’nere:kowa ou la Grande loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle): un exemple de gestion autonome de nations se confédérant, réunissant des centaines de milliers de personnes, prenant des décisions politiques par consensus populaire à l’échelle locale et confédérale de 6 nations et représentées par des “chefs sans pouvoir”, portes-parole de leurs clans et nations. Si nous ne sommes bien évidement pas tous des Iroquois, nous pouvons malgré tout lire, intégrer et adapter bien des choses dans un nouverau paradigme politique volontaire et associatif. Quoi qu’il en soit, kaianerekowa est la « loi » de la terre et couplée au Wampum Deux Rangées, doit redevenir le contrat social dans cette région du monde, ce qui permettrait au reste des sociétés de s’en inspirer pour construire un modèle adapté viable.

~ Résistance 71 ~

A lire: « Appel au socialisme » de Gustav Landauer

 

Réalignez votre esprit

 

Mohawk Nation News

 

20 Avril 2016

 

url de l’article original

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/20/realign-your-mind/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de Résistance 71: Nous dédions cette traduction à notre compañera JBL1960.

 

Nous sommes, en partenariat avec la Nature, Onkwe’hon:weh d’Ono’ware:geh, peuples originels de l’Île de la Grande Tortue. Les “états-majors de guerre” à travers le Canada et leur GQG au 10 Wellongton Street à Ottawa, appelé le “ministère des affaires indiennes”, ne vont plus être acceptables pour le peuple du monde. Ces entités seront démantelées. Elles ne nous couperont plus de notre instruction originelle de survivre et de co-exister avec notre Terre-Mère en accord avec Teiohateh ou Wampum Deux Rangées. Le Canada sera finalement mis sur le véritable chemin de la décolonisation. Les peuples Ongwe’hon:weh [eeyou istchee, anishinabek, mikmaq et autre peuples naturels de la terre], ainsi que ceux qui nous soutiennent, occupent les systèmes bureaucratiques génocidaires qui nous furent imposés (Winnipeg, Toronto, Vancouver). Le bâtiment de 27 étages des Affaires Indiennes appelé la “tour du pouvoir” devrait devenir une “Ambassade Internationale pour la Paix Mondiale” d’où Ongwe’hon:weh traitera directement avec les gens qui voudront mettre le pied sur notre terre.

Tous les bureaux des Affaires Indiennes devront être transformés en ambassades du peuple Ong’we:honweh là où ils sont localisés. Les colons pouront venir discuter avec nous de tout problème en rapport avec notre terre et leurs actions.

Personne n’a jamais acheté notre terre ou ne nous a vaincu dans quelque “guerre légale” que ce soit pour nous la prendre. Tout le monde au Canada n’a qu’un titre [de propriété] limité. L’entreprise coloniale (NdT: œuvrant pour la City de Londres) appelée CANADA collecte les loyers déguisées en taxes foncières pour les actionnaires de la maison-mère à la City de Londres. Ono’ware:geh, l’Île de la Grande tortue est notre terre.

Toutes les taxes payées à la COURONNE pour notre terre et possessions sont illégales et doivent cesser immédiatement. Aussi loin que nos locataires suivent teiohateh, le traité wampum deux rangées et s’assurent que leurs paiements aboutissent bien à qui de droit où ils vivent et qu’ils sont d’accord de coexister avec la nature, alors ils peuvent rester. Autrement, ils recevront un ordre d’expulsion pour non-paiement des sommes dûes et un ordre de marche.
Quand un traité entre nations est brisé, tout revient comme au jour juste avant la sigature dudit traité.

Les ambassades Ongwe’hon:weh gèreront les affaires avec les colons établis et les affaires internationales. Les ambassades de ville peuvent être pour ces Ongwe’hon:weh qui vivent dans les villes de notre terre. Notre communauté est toute la création, chaque plante, arbre, oiseau, insecte, eau, les animaux à quatre pattes, tout le vivant.
Toutes les entitiés corporatistes fédérales, provinciales, de county, municipales et autres sont les bienvenues dans nos ambassades pour discuter et gérer de tout ce qui a trait à notre terre. Un dialogue commencera de façon à ce que nous survivions et coexistions ensemble.

Le Canada est une entreprise/corporation privée établie par les banquiers étrangers. Il/elle est illégal(e). C’est une fraude. Nous voulons étendre Kaia’nere:kowa, la loi de la grande paix, afin de libérer les peuples du monde.

Votre voix a besoin d’être entendue:

Indian Affairs Toronto, 25 St. Clair Avenue East, 8th floor
 TORONTO, ON M4T 1M2
Tel.: 1-800-567-9604
Fax: 1-866-817-3977
TTY: 1-866-553-0554
Email: InfoPubs@aadnc-aandc.gc.ca

President, De Beers Diamond Mines, Suite 400, 65 Overlea Blvd. Toronto, Ont. M4H 1P1, linda.dorrington@ca.debeersgroup.com

Her Majesty, Queen Elizabeth II, c/oThe Privy Council, Buckingham Palace, London, SW1A 1AA, UK press@royalcollection.org.uk;

Governor General of Canada, info@gg.ca

Premier of Ontario, premier@premier.gov.on.ca

New Democratic Party of Canada, mulcair.b@parl.gc.ca

Bloc Quebecois Party, Duceppe.g@parl.gc.ca

Hon. Beverley McLachlin, Supreme Court of Canada, 301 Wellington St., Ottawa, Ont. K1A 0J1 613-995-4330

Public Safety and Emergency Preparedness Canada, onbox@psepc.gc.ca

Assistant Deputy Minister, First Nations and Inuit Health Branch, Health Canada, fnihb-dgspni@hc-sc.gc.ca

Minister of National Defence, sujjan.h@gc.ca

U.S. President Barak Obama, president@whitehouse.gov

Royal Canadian Military Institute, 426 University Ave., Toronto ON M5G 1S9 president@rcmi.org
Canadian High Commission Trade Office in Johannesburg, South Africa jobrg@international.gc.ca

All Media, Pope Benedictum XVI, St. Peter’s Sq., Vatican City, Rome Italy; Canadian Center for Foreign Policy Development,info.ccfpd@dfait/maeci.gc.ca(National Forum on Africa);

Surete du Quebec, 514-598-4141 http://www.sq.gouv.qc.ca/english/contact-us/to-contact-us-surete-du-quebec.jsp

Quebec Minister of Justice Stephane Valee, 418-643-5140, 1-800-536-5140 informations@justice.gouv.qc.ca

Prime Minister Justin Trudeau j.trudeau@parl.gc.ca

RCMP HQ 613-993-7267 http://www.rcmp-grc.gc.ca/cont/index-eng.htm

CSIS 613-993-9620 https://www.csis.gc.ca/contact-en.php

Minister of Indian Affairs, Carolyn Bennett, minister@aadnc-aandc.gc.ca

Pour un nouveau paradigme politique et social: Anarchie et écologie

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, sciences et technologies, société libertaire, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 22 avril 2016 by Résistance 71

Le texte ci-dessous n’est pas spécifiquement taillé pour résoudre la crise écologique. En fait la crise écologique actuelle n’est qu’une partie d’une crise qui englobe l’ensemble des sociétés occidentales fondées sur la dictature politico-économique de ce qui est appelé “le marché”, ceci affectant la planète dans son ensemble dans la mesure où l’occident est la société coloniale dominante et oppressante. Ce texte peut et doit aussi s’appliquer avant tout à toute volonté et tentative de changer de paradigme politique.

De toute évidence, ce genre de considération devrait être à l’ordre du jour des mouvements comme “Nuit Debout” avant qu’ils ne soient récupérés, phagocytés par l’appareil politico-étatique, si ce n’est pas déjà fait.
Réfléchir ensemble ne doit pas nous empêcher d’agir ensemble car les palabres sans action ne demeurent que du vent au même titre que les actions sans réflexion politique ne sont que de l’activisme aveugle !

~ Résistance 71 ~

 

Anarchie et écologie

 

Robert Graham

 

20 mars 2016

 

url de l’article:

https://robertgraham.wordpress.com/2016/03/20/anarchy-and-ecology/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les anarchistes ont été de longue date les avocats de communautés décentralisées et d’une technologie durable à l’échelle humaine. Dans les années 1940, Ethel Mannin a établi des connexions entre l’augmentation de la dégradation de l’environnement, les structures de pouvoir existantes et l’inégalité sociale écrivant “qu’aussi longtemps que l’humain continue d’exploiter le sol pour le profit, il sème sa propre destruction, non pas parce que la Nature devient son ennemi, répondant à sa machinerie et sa chimie galopantes par une croissance de l’infertilité, la réponse ultime par l‘étendue désertique, mais parce que son attitude générale envers la vie est totalement désaxée, ses dieux deviennent l’argent et le pouvoir, les guerres, le chômage et le travail inutile deviennent son inévitable portion.Murray Bookchin a étendu cette critique dans les années 1960 argumentant que “la ville moderne… la massive technologie du charbon et de l’acier de la révolution industrielle, les systèmes encore plus rationnalisés de production de masse et les systèmes d’assemblage à la chaîne de l’organisation du travail, la nation centralisée, l’état et son appareil bureaucratique, ont tous atteint leurs limites,” diminuant “non seulement l’esprit humain et la communauté, mais aussi la viabilité de la planète et tout être vivant.

Bookchin était fondamentalement opposé à ces environnementalistes/écologistes qui considéraient les structures de pouvoir existantes pour éviter un effondrement écologique ou une catastrophe. Ceci parce que “la notion que l’Homme soit destiné à dominer la Nature provient de la domination de l’homme par l’homme et la domination du jeune par le plus vieux”. En conséquence, la voie de sortie de la crise écologique ne peut pas venir, se renforcer ou se reposer sur ces structures hiérarchiques de pouvoir qui ont de fait amené cette crise, mais au travers de l’action directe, qui pour Bookchin est “le moyen par lequel chaque individu s’éveille aux pouvoirs cachés en son sein et développe un nouveau sens d’auto-confiance et d’auto-compétence, c’est le moyen par lequel les individus prennent contrôle de la société directement, sans ‘représentants’ qui tendent à usurper non seulement le pouvoir mais aussi la personnalité d’un ‘électorat’ passif et spectateur qui vit dans l’ombre de l’élu.

Dans son Entr’aide mutuelle, facteur de l’évolution, Kropotkine a argumenté que non seulement l’état n’influait aucunement positivement sur le changement social étant donné les intéréts qu’il représente, mais que se fier au pouvoir étatique rend les gens de moins en moins capables de gérer et de diriger leurs propres affaires de manière collective, car “en proportion de la croissance des obligations envers l’État de plus en plus de citoyens sont exemptés de leurs obligations les uns envers les autres.” Comme le dit Michael Taylor “sous le pouvoir de l’État, il n’y a aucune pratique de la coopération et aucune croissance d’un sens de l’interdépendance dont dépend la coopération.

Parce que la crise écologique ne peut être résolue qu’au travers de l’action et de la coopération d’un nombre incalculable de personnes, au lieu de renforcer l’État, les gens devraient écouter l’appel anarchiste pour la décentralisation en recherchant à désagréger “les grandes sociétés en sociétés plus petites, plus gérables” et en résistant “à l’agrandissement des sociétés et la destruction des plus petites,” faisant ainsi la promotion de la coopération et de l’autogestion des activités desquelles dépend ultimement un changement social de grande envergure.

Autrement, comme l’a argumenté Paul Goodman, nous sommes coincés “dans un cercle vicieux, pour le simple exercice d’un pouvoir abstrait, de gestion et de coercition, ce qui tend à gêner et à aliéner, à diminuer la fonctionalité et à diminuer l’énergie… la conséquence de ce processus est de nous mettre en fait dans un état continu d’urgence, ainsi le pouvoir crée son propre besoin.” Pour que l’urgence ou la crise soit correctement résolue, il doit y avoir un profond changement de la structure sociale, incluant de se débarrasser du pouvoir de souveraineté nationale.

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