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Serbie: Il y a 16 ans un crime nucléaire de l’OTAN que les populations paient au prix fort…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 mars 2015 by Résistance 71

Un crime de plus contre l’humanité à mettre à l’actif de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, dont les criminels terroristes courent toujours…

– Résistance 71 –

 

Héritage de l’OTAN: La Serbie première en Europe pour le nombre de cancéreux

 

Sputnik News

 

25 mars 2015

 

url de l’article original:

http://fr.sputniknews.com/international/20150325/1015336847.html

 

Avec 5.500 cas de cancer enregistrés pour un million d’habitants, la Serbie arrive en première position en Europe pour le nombre de décès dus au cancer.

Il y a 16 ans, l’Otan commençait à bombarder la Yougoslavie

L’opération militaire de l’Otan contre la Yougoslavie a fait jusqu’à 2.500 morts. Mais il ne s’agit là que d’un préjudice direct. Les avions de l’Otan ont largué près de 15 tonnes d’uranium appauvri sur le territoire serbe. La période radioactive de l’uranium est de 4,5 milliards d’années. Depuis les bombardements otaniens, les experts ont également découvert en Serbie des traces de plutonium dont la « longévité » atteint 24.000 ans.

Deux mois et demi après les bombardements, des spécialistes grecs ont constaté une augmentation de la radioactivité en Grèce en moyenne de 20% à 30%.

Les spécialistes serbes rappellent pour leur part que même une faible dose de radiation suffit à déclencher la transformation de cellules saines en cellules cancéreuses. Un autre risque consiste dans la mutation génétique qui entraîne la naissance d’enfants présentant des incapacités mentales et physiques.

« L’utilisation de munitions contenant de l’uranium appauvri pour bombarder la province méridionale serbe du Kosovo et les régions adjacentes a provoqué une véritable «épidémie» de lymphome et de leucémie dans la partie centrale de la Serbie. Le rapport de 2014 montrera que le nombre de malades atteints de tumeurs solides a également augmenté », a déclaré à l’agence Sputnik le professeur Slobodan Cikaric, président de l’Association serbe de lutte contre le cancer.

Selon l’Institut de santé publique de Serbie, pendant la période d’avant 2012, le nombre de malades atteints de lymphome et de leucémie a augmenté de 80% dans le pays.

Comprendre le colonialisme actuel: « Païens en Terre Promise », décoder la doctrine chrétienne de la découverte (Steven Newcomb) ~ 3ème partie ~

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“La propriété c’est le vol !”

 “Si la propriété est un droit naturel, absolu, imprescriptible et inaliénable, pourquoi donc de tout temps y a t’il eu tant de spéculation sur son origine ?…

Le droit d’OCCUPATION, du PREMIER OCCUPANT, est ce qui résulte de la possession réelle, actuelle et physique d’une chose. J’occupe un lopin de terre, la présomption est donc que j’en suis le propriétaire jusqu’à ce que le contraire soit prouvé […] Grotius nous dit: ‘originellement, toutes choses étaient communes et indivisées, elles étaient la propriété de tous.’ La propriété est fondée en premier lieu sur la guerre et la conquête, puis sur des traités et des accords… Ces traités furent imposés aux plus faibles par les plus forts et dans ce cas ils sont nuls et non avenus… ainsi vivons-nous un état permanent d’iniquité et de fraude.”
~ Pierre Joseph Proudhon,“Qu’est-ce que la propriété ? 1840~

 

Pagans in the Promised Land, Decoding the Doctrine of Christian Discovery de Steven Newcomb ~ 3ème partie ~

 

Éditions Fulcrum, 2008

 

Traduction du titre: “Païens en terre promise, décoder la doctrine de la découverte chrétienne”

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mars 2015

 

Introduction

1ère partie

2ème partie

3ème partie

4ème partie

 

Chapitre 7: Johnson contre MacIntosh

L’affaire Johnson & Graham’s Lessee contre McIntosh n’a en fait pas du tout impliqué directement des Amérindiens. L’affaire fut portée devant la justice pour régler une “dispute” entre non-Indiens. Les deux parties clâmant avoir des droits et des doléances rivaux sur la même parcelle de terre dans l’état de l’Illinois. Les évènements initiaux qui menèrent au litige commencèrent juste avant la guerre d’indépendance des Etats-Unis, lorsque deux entreprises immobilières: l’Illinois Land Company et la Wabash Land Company, achetèrent de grosses parcelles de terre aux Indiens. La première vente de terres eu lieu en 1773, lorsque l’Illinois Land Company acheta des terres aux Indiens Illinois (autrement connus sous le nom de Wabash). La seconde vente eu lieu en 1775, lorsque la Wabash Land Company acheta des terres aux Indiens Piankeshaw (autrement connus sous le nom de Kaskaskias). Quatre décennies plus tard, en 1818, le gouvernement des Etats-Unis vendît 4800 Ha de terre à un certain William McIntosh, terres sises dans ce qui devint l’état de l’Illinois. Les terres achetées et occupées par McIntosh étaient dites inclues “dans les limites des terres de l’achat des terres de 1775 aux Indiens Piankeshaws”. Le problème à résoudre pour les différents tribunaux fut celui de savoir qui avait un titre de propriété prédominant sur les terres. Était-ce les compagnies immobilières (qui fusionnèrent après les achats originaux) ou William McIntosh, qui avait acheté sa terre des Etats-Unis ?

L’affaire impliquait tout un tas d’autres questions tangentielles toutes plus intéressantes les unes que les autres comme: Qu’est-ce qu’un titre de propriété ? Quel type de titre de propriété possédait les Indiens en première instance ? Lorsque des sujets britanniques, que ce soient des personnes privées ou des entreprises commerciales, achetaient des terres des nations indiennes, quel type de titre de propriété recevaient alors les acheteurs sujets britanniques ? Est-ce que les spéculateurs fonciers non-indiens qui achetèrent des terres aux Indiens avant l’existence des Etats-Unis d’Amérique, reçurent un titre de propriété valide aussi loin que soient concernées les tribunaux des Etats-Unis ? D’un autre côté, quel type de propriété reçurent les Etats-Unis des Indiens, lorsque le gouvernemnt fédéral acheta leurs terres par traités ? Et lorsqu’il en vint à une concurrence légale entre les anciens sujets britanniques (ou leurs héritiers) qui avaient acheté les terres directement aux Indiens avant que les Etats-Unis ne soient même formés et quelqu’un qui acheta plus tard ces mêmes terres du gouvernement fédéral des Etats-Unis, laquelle des deux parties, de l’opinion de la cour suprême de justice des Etats-Unis, possédait un titre de propriété supérieur à faire valider ?

[…] En conclusion du rendu de la décison de la cour suprême que le juge Marshall écrivit au nom d’une cour unanime, il dit que chaque société a le droit “de prescrire ces règles par lesquelles la propriété peut-être acquise et préservée” et que ce droit ne peut pas être remis en question. La cour en l’occurence a pris sa décision dans cette affaire avec la présomption que les Etats-Unis en tant que société possèdent un droit inquestionable d’établir ses propres règles en regard de l’achat et du maintien de la propriété […]

Le juge Marshall a aussi admis que la cour avait atteint son verdict dans l’affaire Johnson sur la base de concepts injustes, ou sur une injustice, aussi loin que le droit des Indiens soit concerné. De l’opinion de la cour suprême, ce fut la prérogatives des Etats-Unis que de gérer l’affaire Johnson de cette manière et que la cour ne questionnerait pas le droit du gouvernement des Etats-Unis de le faire. Ci-dessous, nous allons voir ce que voulait dire le juge Marshall lorsqu’il se référait à des principes “autres que ceux de la justice abstraite”, à savoir la “découverte” et la “découverte chrétienne”.

L’injustice qui fut appliquée par la cour suprême envers les nations indiennes a tout a voir avec le fait que la cour catégorisa les nations de la manière “nations civilisées” et “nations non-civilisées”. Au tout début de son rendu, le juge Marshall dit que les “nations civilisées” (c’est à dire les nations européennes) possédaient “l’indépendance parfaite”… En vertu de la reconnaissance par la cour que les nations européennes était à la fois des “nations” et qu’elles étaient “civilisées”, la cour leur reconnaissait “l’indépendance parfaite” et la “parfaite souveraineté”.

Au contraire des nations indiennes, qui étaient elle qualifiées par la cour comme “n’étant pas civilisées”. Comme seules les “nations civilisées” chrétiennes européennes étaient reconnues posséder “l’indépendance parfaite”, cela signifiait que les nations indiennes “non-civilisées” étaient reconnues comme ayant un “indépendance imparfaite” et donc de ne pas être indépendantes. Comme nous le verrons plus loin, la cour suprême des Etats-Unis a décidé avec son verdict dans l’affaire Johnson contre M’Intosh que l’indépendance des nations indiennes avait été “diminuée” par la “découverte” du continent par les Européens chrétiens. […]

L’âge de la découverte dans le verdict de l’affaire “Johnson contre McIntosh”

Marshall ouvrit le corps du rendu de justice du verdict de l’affaire Johnson avec la discussion suivante concernant la découverte:

A la découverte de cet immense continent, les grandes nations d’Europe s’empressèrent de s’approprier pour elles-mêmes le plus possible de terres qu’elles purent respectivement acquérir. Cette grandeur de territoire offrait un énorme champ pour l’ambition et l’entreprise de tous ; de plus le caractère et la religion de ses habitants fournissaient une bonne excuse pour considérer les Indiens comme un peuple sur lequel le génie supérieur de l’Europe pouvait affirmer une ascendance.

[…] Les nations européennes avaient justifié leur affirmation de domination (“plus haut pouvoir”) sur le continent basée sur le caractère et la religion des Indiens (“païen”). Considérant que durant l’âge de la découverte, l’Europe occidentale était connue sous le nom de “Chrétienté” (où le christianisme prévaut ou a subjugué avec succès le paganisme), la déclaration de Marshall disant que les Européens avaient affirmé “une ascendance” sur le continent basée sur la religion ne peut-être interprêtée que comme faisant référence au christianisme et au fait que les peuples indigènes n’étaient pas chrétiens. La cour suprême de l’état du Tennessee fournit aussi plus tard, en 1826, une explication similaire dans son verdict de l’affaire Cornet contre Winton:

Pour avoir une vision correcte des règles adoptées et appliquées aux affaires indiennes lorsque des dons furent faits par les rois d’Angleterre sur les terres d’Amérique du Nord, nous devons regarder les opinions qui prévalaient à l’époque en matière de religion. Les pères spirituels de la chrétienté dictèrent la croyance des gens et assumèrent un énorme pouvoir sur ce passage des écritures saintes trouvé dans Matthieu 16:18. En tant que successeur de St Pierre, son don des pays infidèles était considéré scellé dans les cieux et bien entendu, dans la conscience même des chrétiens. Les ténets indiscutables de ceci furent écrit par Lord Coke de Colvin (sic) disant que tous les infidèles sont nos ennemis perpétuels de droit, car il existe une perpétuelle hostilité entre eux, possédés par quelques diables que ce soit et les chrétiens. La vieille loi des nations n’avait pas alors été estompée par la moderne, en ce qui concerne leur conduite envers les pays infidèles. Ce fut pratiqué par toutes les nations de l’antiquité: les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Romains et par les Israélites sous les auspices de Moïse et de Joshua. En accord avec ce qui était permis, ils extirpèrent les habitants des pays qu’ils envahirent, les expulsant de leurs logis ou les tuant ou les réduisant en esclavage, au mieux de leurs intérêts du moment. C’est avec ces opinions religieuses et cette loi des nations pour gouvernement que les Espagnols s’en vinrent aux frontières du Mexique, en possession d’un don qui leur avait été donné par le dépositaire suprême des biens terrestres (le pape), par lequel la totalité du continent des Amériques fut faite sujette de leur domination. Ils appelèrent les nations indigènes à renoncer à leurs erreurs et à la religion de leurs ancêtres afin d’embrasser la seule et unique foi ou de s’abandonner ainsi que leur pays au gouvernement des nouveaux venus. Sous cette loi des nations, ils importèrent des esclaves d’Afrique et consignèrent leurs prisonnier et leurs descendants à un esclavage perpétuel.

Sous ces auspices fut imbriquée la domination européenne sur le sol et les corps des humains, dans les codes de la jurisprudence américaine. Ceci fut tenu pour un titre légal de la plus haute authenticité à travers tout le monde chrétien.

Ainsi, malgré la présence de dizaine de millions d’autochtones vivant déjà au préalable sur ce continent, on nous dit que les monarchies de la chrétienté occidentale ont assumé le droit de régner sur les terres de ce continent “d’en haut” (projection métaphorique de “l’ascendance” décrite…). Marshall a écrit que les Européens ont utilisé le “caractère” indien (sauvage) et la “religion” (païenne ou infidèle, incroyant) comme justification de leur affirmation d’ascendance (de domination) sur le continent. Mais il a aussi fait référence à l’Europe ayant un “génie supérieur”. Ceci est une référence directe et une affirmation que les Européens étaient placés “plus haut” sur l’échelle de l’intelligence que les Indiens et aussi suggère que les Européens, en vertu d’une intelligence “supérieure”, possédaient une plus haute position de pouvoir en relation à la terre du continent et en relation aux peuples indigènes y vivant.

Puis Marshall affirma que les monarques européens se sont convaincus eux-mêmes qu’ils étaient justifiés d’assumer “l’ultime domination” sur les terres nouvellement “découvertes” du continent parce que les Indiens seraient adéquatement compensés par la civilisation européenne et le christianisme. Comme le dit Marshall, les Indiens recevraient la civilisation et le christianisme “en échange” de “l’indépendance illumitée” pour les Européens.

L’emploi par le juge de la cour suprême du concept “d’échange” demande un MCI de transaction commerciale. Une transaction commerciale se doit de toujours être un “échange réciproque” d’une chose pour une autre. Les participants à la transaction sont à la fois donneurs et receveurs. Sur la base de ce modèle, nous pourrions caractériser Marshall comme décrivant la civilisation et le christianisme comme étant des produits donnés ou “offerts” aux Indiens “en échange” d’une “indépendance illimitée” que les monarques européens auraient reçu des Indiens.

Cette mention par Marshall d’un tel “échange” est assez troublante. Après tout il a dépeint les monarques européens comme offrant et recevant, mais il n’a jamais explicitement expliqué ce que les Indiens “donnèrent” de fait, encore moins qu’ils donnèrent une “indépendance illimitée” aux monarques européens Le seul indice que l’on trouve est l’implication par Marshall que les monarques avaient “l’intention” de donner la civilisation et le christianisme aux Indiens comme moyen de “compensation”. Une compensation est faite pour quelque chose qui a été perdu, ou pour une blessure reçue ou pour de dégâts occasionnés. Il y a une partie responsable et cette partie doit compenser la ou les victimes.

Ainsi une manière d’interpréter ce langage quelque peu troublant de Marshall, serait de considérer que les Indiens seraient la partie lésée qui méritaient d’être compensée, dédommagée parce que les monarques européens s’étaient aloués à eux-mêmes une “indépendance illimitée” sur le continent ; ce qui handicaperait, minimiserait les Indiens en ne les autorisant pas à maintenir leur propre indépendance. En d’autres termes, les Indiens méritaient d’être dédommagés pour leur perte d’indépendance et de liberté. Et pourtant, l’explication de Marshall devint ironique lorsqu’il suggéra que les Indiens seraient compensés de leur perte d’indépendance par les deux choses qui ont été responsables de cette perte en première instance: la civilisation européenne et le christianisme. Ceci implique qu’une fois le processus “d’échange” complèté, les Indiens perdraient leur indépendance, mais ils auraient été adéquatement dédommagés en recevant la “civilisation européenne, le christianisme et un système de lois coercitives imposées.

[…] Marshall n’a jamais indiqué que les Indiens aient jamais volontairement été d’accord “d’échanger” leur propre indépendance contre la civilisation européenne et le christianisme. Ceci peut-être interprété comme une image conceptuelle. Marshall de manière évidente considérait comme inutile de savoir que les Indiens n’étaient en fait aucunement participants dans cet “échange”. Malgré le désir des Indiens de garder leurs terres et leurs modes de vie traditionnels, le phrasé de Marshall implique que les monarques chrétiens européens avaient conceptuellement “échangé” la civilisation européenne et le christianisme pour l’indépendance indienne. Il a été dès lors nécessaire pour les sujets des monarques de s’engager sur le dur chemin mental et physique de faire de l’indépendance européenne et de la subjugation physique, sociale et culturelle indienne, une réalité.

Le modèle du “peuple élu-terre promise” et le verdict de l’affaire Johnson

[…] Nous avons vu que les nations de la chrétienté ont conceptuellement emprunté au narratif biblique de l’ancien testament, de l’histoire du “peuple élu sur la terre promise” du contexte Moyen-Oriental et l’ont étendu au monde entier. Pour ce faire, elles se sont aventurées dans des voyages de croisades océaniques tout en se voyant comme un nouveau peuple élu, qui sur la base de passages bibliques comme celui de la Génèse 1:28 et psaumes 2:8, furent déterminées à subjuguer la terre et à étendre leur domination à toutes choses et être vivants. Ce sens d’une mission religieuse de croisade afin de christianiser, évangéliser et dominer le monde entier fut un objectif majeur de l’âge de la découverte, ce que le juge Marshall expliqua en tant que rapporteur de la cour suprême des Etats-Unis.

Comme les nations européennes étaient toutes à la recherche de terres sur le même continent, pour éviter “des colonisations conflictuelles et par conséquent des guerres les unes avec les autres”, elles avaient établi entr’elles un “principe”, que toutes devaient reconnaître comme étant la Loi par laquelle le droit d’acquisition de la terre sur le continent fut que “la découverte donnait le titre au gouvernement pour lequel les sujets ou autorités avaient fait la découverte, contre tous les autres gouvernements européens.

L’utilisation par Marshall d’un tel phrasé de “nations européennes” et “gouvernements européens” pourrait mener le lecteur à penser et à conclure que le principe de découverte identifié par Marshall était en fait séculier et non pas religieux. Fort heureusement quoi qu’il en soit, le juge associé à l’affaire Joseph Story, qui siégeait également à la cour suprême au moment du verdict dans l’affaire Johnson contre McIntosh, donna une vision plus profonde de la nature religieuse et de la toile de fond historique du concept de Marshall sur la “découverte”. Story était un ami intime de Marshall…

Voici ce que dit Story, son explication fut d’abord publiée juste 10 ans après que le verdict fut rendu dans l’affaire Johnson (NdT: en 1833 donc), l’utilisation d’expression linguistique séculière comme “nations européennes” pour disctuter du principe de la découverte, pour immédiatement passer à une explication de la “découverte” en termes du pape et en termes de catégorisation religieuse des Indiens comme étant des “païens infidèles”:

“[…] Les Indiens étaient une race sauvage, profondément plongée dans l’ignorance et le paganisme. S’ils n’étaient pas extirpés pour leur manque de religion et de morale juste, ils auraient pu être récupérés de leurs erreurs. Ils étaient voués à se soumettre au génie supérieur de l’Europe et en échangeant leurs habitudes sauvages et dégradantes pour la civilisation et le christianisme, ils devaient alors y gagner bien plus que l’équivalemt pour leurs souffrances et sacrifices. L’autorité papale fut aussi amené au secours de ces grands plans afin de renverser le paganisme et de propager la religion catholique. Alexandre VI, par sa bulle édictée en 1493 (bulle Inter Caetera), donne à la couronne de Castille la totalité de ce très vaste territoire qui venait juste d’être découvert, ou à découvrir, entre les pôles, aussi loin que ces terres n’étaient pas déjà possédées par un prince chrétien.

[…] Story ensuite décrivit “l’autorité papale” et une “bulle papale publiée en 1493” comme contexte du concept de la découverte qu’il allait expliquer. Dans ce document du Vatican dit Story, le Pape accordait “à la couronne de Castille l’entièreté du très vaste territoire découvert, ou à être découvert, entre les pôles, autant que les terres ne furent pas au préalable, possessions d’un prince chrétien.” Quel était le motif de ce don ? D’après Story, une des raisons pour laquelle le pape fit ce don était “pour le but de renverser le paganisme et de propager la religion catholique.” Ainsi, l’histoire que le juge suprême Story utilisa afin de contextualiser le concept de découverte dans l’affaire Johnson avait tout a faire avec quatre bulles papales émises par le pape Alexandre VI en 1493 après que le pape fut mis au courant par le roi Ferdinand et la reine Isabelle que Cristobal Colòn avait réussi à localiser des terres de l’autre côté de l’océan Atlantique. Dans la bulle Inter Caetera du 4 Mai 1493, le pape Alexandre VI déclara être de son désir que les “nations barbares” soient renversées, subjuguées et converties à la foi catholique et la religion chrétienne “pour l’honneur de dieu et pour l’expansion de l’empire chrétien.” Dans la bulle Inter Caetera, la pape déclare que:

“[…] qu’en notre époque spécifiquement, la foi catholique et la religion chrétienne soient exaltées et se développent partout, que l’on s’occupe de la santé des âmes et que les nations barbares soient renversées et amenées à la foi elle-même.
[…] Et afin que vous puissiez entreprendre une telle grande chose avec plus de promptitude et de motivation permises par notre faveur apostolique, nous, de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Leon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, jurisdictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493. Nous vous faisons, appointons vous et vos héritiers et successeurs futurs, roi de celles-ci avec tout pouvoir, autorité et juridiction de toute sorte, avec toutefois cette provision que tout roi ou prince chrétien en possession de ces terres ne puisse en être dépossédé ou être expulsé. De plus, nous vous ordonnons en vertu de la sainte obéissance, qu’employant toute diligence dûe sur place, comme vous l’avez promis et sans que nous doutions de votre obéissance inhérente à votre loyauté et largesse d’esprit royale, vous devrez nommer sur ces terres des hommes d’expérience, obéissants et vivant dans la crainte de Dieu, afin qu’ils instruisent les habitants et les résidents de ces contrées à la foi catholique et à les entraîner à la bonne morale. De plus, quiconque de quelque rang que ce soit, même royal ou impérial, contreviendrait à l’interdiction de se rendre sur ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, sans permission spéciale de votre part ou de vos héritiers et successeurs, pour y faire commerce ou pour toute autre raison que ce soit, se verrait excommunié late sententie ipso facto.
[…] Ne laissons personne contrevenir éhontement à notre recommandation, exhortation, réquisition, don, permission, tâche, constitution, décret, mandat, prohibition et volonté. Quiconque tenterait ceci doit savoir qu’il subira la colère de Dieu tout puissant et des apôtres Pierre et Paul. Édicté à Rome, St Pierre, dans l’année de l’incarnation de notre seigneur mil quatre cent quatre-vingt-treize, le quatrième jour du mois de mai, dans la première année de notre pontificat.

Donné par ordre de notre plus grand saint seigneur, le pape

June. For the referendary,     For J. Bufolinus,

  1. de Mucciarellis.         A. Santoseverino.
  2. Podocatharus.

Comme mentionné dans les chapitres précédents, le saint siège du Vatican avait accordé au Portugal au XVème siècle, le droit de sugjuguer toutes les terres non-chrétiennes le long de la côte occidentale africaine et ailleurs. La bulle papale Dum Diversas émise par le pape Nicolas V pour le roit Alphonse V du Portugal, accordait au roi et à son neveu le prince Henri le navigateur le droit “d’envahir, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous les sarrasins, païens et autres ennemis du Christ, de les réduire en esclavage perpétuel et ainsi de prendre possession de tous leurs biens, richesses et propriétés”. Le langage du pape Alexandre dans la bulle Inter Caetera reflète son désir pour le saint siège de voir que le droit du roi du Portugal soit protégé, qu’il puisse garder toutes les terres non-chrétiennes que le Vatican avait auparavant donné au Portugal, tout en s’assurant que le roi Ferdinand d’Espagne et la reine Isabelle reçoivent une grande latitude de pouvoir eux-mêmes posséder et coloniser les terres distantes non-chrétiennes.
Ce qui est important ici est que le juge Story a identifié une bulle papale du Vatican datant de 1493 comme origine du principe de la découverte que son ami et mentor John Marshall avait incorporé dans le rendu du verdict de l’affaire Johnson contre McIntosh. Le Vatican promulga ce principe dans le but religieux de renverser (”subjuguer”) le paganisme et de propager la doctrine de la foi catholique chrétienne.
J’ai indiqué ci-dessous en italique le phrasé identique utilisé par Story en comparaison avec celui de Marshall pour exprimer le principe de la découverte, dont il dit qu’il a pour origine la bulle papale de 1493:
“Alexandre VI, par une bulle émise en 1493, a accordé à la couronne de Castille l’immense territoire alors découvert ou à ietre découvert, entre les pôles, pour autant que ces terres ne soient pas déja en possession d’un prince chrétien. Le principe donc, que la découverte a donné le titre au gouvernement dont les sujets ou ceux qui en avaient l’autorité, contre tous les autres gouvernements européens, ayant été établi (par le don du pape), il devint alors évident, que tout gouvernement dans les limites de ses découvertes excluait toutes autres personnes de tout droit d’acquérir le sol par quelque don que ce soit des natifs. Aucune nation ne souffrirait que ses propres sujets ou ceux d’une autre nation puissent être suspicieux d’un tel titre. Il fut décrété n’être qu’un droit appartenant exclusivement au gouvernement dans sa capacité souveraine de mettre un terme au titre indien sur la terre et de perfectionner sa propre domination sur la terre et d’en disposer comme bon lui semble.”
[…]

La découverte chrétienne dans le verdict de l’affaire Johnson

Ce fut lorsque le juge Marshall examina les chartes royales d’Angleterre dans la décision de l’affaire, qu’il révéla explicitement l’origine religieuse chrétienne du concept de la découverte qu’il avait mentionné au début de son rendu.
Marshall déclara: “Personne de toutes les puissances d’Europe, n’a plus donné son plein accord de principe et ce sans équivoque que l’Angleterre.” Il continua en se référant à une terminologie religieuse spécifique qu’il considérait illustrative de “ce principe” de découverte ; il plaça même en italique dans le texte les mots peuple chrétien pour insister explicitement sur ce point:
“Les documents à ce sujet sont nombreux et très complets. Dès 1496, la monarchie donna une commission aux Cabot père et fils, pour découvrir des pays inconnus des peuples chrétiens et d’en prendre possession au nom du roi d’Angleterre. Deux ans plus tard, John Cabot fit ce voyage et découvrît le (sous) continent de l’Amérique du nord, il en longea les côtes le plus au sud possible jusqu’à la Virginie. C’est à cette découverte que les Anglais tracent leur titre de propriété.”
[…] Puis Marshall insista encore sur la présomption trouvée dans les chartes anglaises qui disaient que le “peuple chrétien” avait le droit de prendre possession des terres, pays “découverts”, pourvu que ces contrées fussent habitées par des “païens” ou non-chrétiens. Ainsi:
“[…] Le droit de découverte donné par cette commission est confiné en ces contrées “inconnues des peuples chrétiens” et à ces pays dont Cabot fut autorisé à prendre possession au nom du roi Henri VII d’Angleterre. Assumant ainsi un droit de prendre possession, nonobstant l’occupation des terres par les peuples natifs, qui étaient païens et en même temps, admettant et reconnaissant le titre de propriété de tout peuple chrétien qui en aurait fait la découverte préalable.
Le même principe de découverte continua à être reconnu. La charte donnée à Sir Humphrey Gilbert en 1578 l’autorise à découvrir et à prendre possession de tels territoires reculés, païens et barbares n’étant pas encore la propriété d’un prince ou d’un peuple chrétien. Cette charte fut ensuite renouvelée pour être donnée à Sir Walter Raleigh dans pratiquement les mêmes termes.”
La répétition des expressions peuple chrétien et prince ou peuple chrétiens et la distinction faite entre les deux catégories de peuple chrétien et de natifs, qui étaiet païens, nous permet de bien saisir le fondement et le contexte religieux de ce concept de découverte. Ceci est aussi pourquoi il est plus précis de se référer à la conception principale qui régit le verdict de l’affaire Johnson contre McIntosh comme étant celle de la découverte chrétienne que simplement la découverte ou découverte européenne. Le fait que Marshall ait aussi associé le principe de découverte chrétienne avec les affirmations de domination euro-chrétiennes, est illustré par son insistance sur le fait que le roi d’Angleterre donna à John Cabot et à d’autres explorateurs anglais le “droit de prendre possession” des terres barbares et paiennes. L’expression de Marshall droit de prendre possession, dont Thomas Hobbes dit qu’il “est appelé dominion”.
C’est pourquoi la déclaration de Marshall disant que les Anglais ont assumés un “droit de prendre possession” fut une autre façon que de dire, au nom de la cour suprême des Etats-Unis, que les peuples chrétiens avaient assumé la “domination” sur toutes terres non-chrétiennes qu’ils avaient localisées sur le continent nord-américain.

A suivre…

 

 

Résistance politique et de terrain: Le Hezbollah grande puissance selon Israël…

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“L’hégémonie américaine ne protège que l’autorité des leaders politiques qui sont complaisants avec les intérêts des Etats-Unis. Devant leur forte position internationale, les Etats-Unis sont capables de mettre en accusation quelque entité de leur choix, lançant des slogans suffisamment attractifs pour mettre en action une série de procédures visant à renverser des régimes, que ceux-ci soient effectivement coupables de ce qu’on leur reproche ou pas.”

“Étiqueter les mouvements de résistance qui luttent contre l’occupation au Liban et en Palestine comme ‘extrémistes’ simplement parce qu’ils luttent contre l’occupation menée par Israël n’est qu’un point de vue politique et non pas une description de la nature essentielle de tels mouvements. Une telle description politique n’a aucune signification car elle tombe dans le domaine de conflit d’intérêts et de divergences de valeurs… La fondation de base pour confronter le danger imminent israélien pourrait-être édicté comme suit: L’entité israélienne représente un grave danger pour la Palestine et pour la région entière, un danger qui se doit d’être contré, confronté et résisté. Tous les moyens doivent être employés pour faire face à ce danger et toute phase confrontationnelle sera forgée par ses besoins et les circonstances prévalentes. La base de tout est de refuser la ‘légitimité’ de l’occupation et d’adopter la persistance de la résistance comme pilier porteur. Il n’y a pas besoin de parler d’autres futures étapes.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Le Hezbollah est une des organisations les plus puissantes au monde (Rapport israélien)

 

Al Manar

 

24 mars 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=226995

 

Selon le site israélien Walla,  un haut commandant de l’armée israélienne  , le général Guy Tzur, a  écrit : « le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a réussi à transformer son organisation en l’une des plus puissantes organisations dans le monde ».

Se réferant à des sources de la Division du renseignement militaire , il décrit «  sayyed Nasrallah comme  quelqu’un qui jouit non seulement de grandes connaissance  dans l’ Islam et dans le domaine sécuritaire,  mais tout autant en économie, dans le commerce et les marchés mondiaux, ce qui l’aide à gérer les actions du Hezbollah à travers le monde, notamment en Afrique et l’ Amérique du Sud ».

Et de souligner que « malgré la liquidation de ses haut fonctionnaires, comme Moughnieh, le Hezbollah a poursuivi son processus de renforcement de sa force militaire avec le soutien de l’Iran et de la Syrie ». Toujours selon le site israélien, un ancien officier supérieur de l’état-major général a déclaré que le Hezbollah est «une organisation très puissante du point de vue intellectuel, et donc si elle perd quelqu’un comme Moughnieh qui  a une grande influence, ses éléments  savent quoi faire et comment poursuivre leurs progrès dans la réalisation de leurs objectifs ».


Toujours selon le rapport, les éléments du Hezbollah sont très bien formés jouissant d’une forte expérience de combat, et d’une excellente maîtrise de soi ainsi qued’une technologie très avancée pour recueillir des informations.

Pour ce qui est des missiles antiaériens du Hezbollah, ce dernier possède des missiles Stinger, des missiles d’épaule de type « Strela » et  « Igla », ce qui peut représenter une menace réelle contre les hélicoptères israéliens. Sans compter plus de cent cinquante drones.
 
Le rapport n’a pas omis les  capacités marines du Hezbollah estimant qu’il dispose plus de 800 missiles sol-mer de type C, et exprime sa crainte qu’il ne possède les missiles avancés Yakhont. Citant un officier dans la marine,  le Hezbollah aurait établi  des tunnels d’eau grâce à des plongeurs bien entrainés.  

Selon les estimations de l’armée israélienne, le Hezbollah possède 700 missiles de longue portée; 5500 missiles de moyenne portée, et une centaine de milliers de missiles de courte portée sans compter plus de cent missiles de type Fateh.
 
Pour ce qui est du scénario d’une journée de confrontation avec le Hezbollah, l’armée israélienne estime que :

-Un millier de missiles de courte portée sera lancé par jour.
-Cinquante tirs de roquettes par jour pouvant atteindre 250 km.
-10 missiles par jour capable d’atteindre Dimona.

Le rapport ajoute que le Hezbollah s’est investi dans l’amélioration des infrastructures et dans la construction de tunnels souterrains dans  160 villages chiites transformés en bases pour lancer des roquettes. 

Selon les estimations des experts, l’organisation compte aujourd’hui plus de 15 000 combattants et de réservistes. En outre, l’organisation met l’accent sur la construction d’une doctrine de combat capable de briser les défenses de l’armée israélienne en terre, mer, et air et même dans le monde de l’internet. De plus, le Hezbollah a réussi à construire un système de communication interne, qui ne peut pas être infiltré pour communiquer avec ses bases,  en plus d’ un système pour collecter des informations.

En revanche, le Hezbollah a deployé un système de surveillance le long de la frontière nord et utilise une technologie sophistiquée pour recueillir de l’information, certains fournis par l’Iran et d’autres de la Syrie. D’ailleurs, l’armée israélienne s’est plaint de cette technologie qui a été utilisé lors de l’opération contre le convoi Givati  dans les fermes de Chebaa, au mois de Janvier dernier.
 
Selon les sources de l’armée israélienne, cette technologie permet au Hezbollah d’enregistrer  toutes les activités de l’armée israélienne  près de la barrière frontalière et dans les bases. En outre, rien n ‘empêche le Hezbollah d’avoir des agents à l’intérieur d »Israël », qu’il a recruté au cours des dernières années, des gens ont été arrêtés ayant eu des  contacts avec l’organisation.

Enfin le rapport s’arrête sur les caractéristiques du Secrétaire général du Hezbollah, sayyed  Hassan Nasrallah qui connait bien  la société israélienne et  ses composantes et comment s’adresser au public israélien.

Portrait d’une France collabo du néolibéralisme fasciste…

Posted in actualité, colonialisme, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 24 mars 2015 by Résistance 71

« En art, la révolte s’achève et se perpétue dans la vraie création, non dans la critique ou le commentaire. La révolution de son côté, ne peut s’affirmer que dans une civilisation, non dans la terreur ou la tyrannie. Les deux questions que pose désormais notre temps à une société dans l’impasse: la création est-elle possible, la révolution est-elle possible, n’en font qu’une, qui concerne la renaissance d’une civilisation. »

~ Albert Camus ~

 

Excellent article. Bien triste de voir que le pays du goulag levant (ex-USA) demeure toujours pour les artistes un  havre d’inspiration et de dissidence, alors qu’il a lui même sombré dans le totalitarisme forcené. Jusqu’où la France descendra t’elle ? Quand les citoyens sortiront-ils de l’envoûtement machiavélique les maintenant en état de stupeur ?

Il suffit de dire NON ! et tout s’arrête, les masques tombent et les parasites oligarques se retrouvent dans la position du cafard flytoxé…

– Résistance 71 –

 

L’effondrement de la diversité intellectuelle française

La France est désormais une nation aux ordres et lâche

 

Andre Vltchek

 

23 mars 2015

 

url de l’article en français:

http://www.legrandsoir.info/l-effondrement-de-la-diversite-intellectuelle-francaise-counterpunch.html

 

Il y a plusieurs hommes munis de fusils mitrailleurs devant le bâtiment de Charlie Hebdo à Paris. Ce sont des policiers, portant des gilets part-balles, équipés d’armes lourdes. Ils observent avec insistance les quelques piétons passant par là, de ce regard qui leur est propre, à la fois dégoûtant et tout à fait intimidant. Les journalistes de Charlie Hebdo sont bien protégés, et pour certains post mortem.

Si vous pensiez que la France n’est pas autant un État policier que la Grande Bretagne ou les États-Unis, revoyez la question ! Des militaires munis d’armes lourdes mais aussi la police sont visibles dans toutes les gares et à de nombreux carrefours, et même dans d’étroites ruelles. Les fournisseurs internet espionnent ouvertement leurs utilisateurs. Les médias de masse autocensurent leurs reportages. La propagande d’État marche « à plein régime ».

Mais le peuple français, tout du moins dans sa grande majorité, croit qu’il vit dans « une société ouverte et démocratique. » Si vous leur demandez pourquoi, ils ne peuvent rien dire ; ils n’ont pas d’arguments. On leur a simplement dit qu’ils étaient libres, alors ils le croient.

***

Les employés de Charlie Hebdo sortent de temps en temps pour fumer en dehors de leur bâtiment. J’essaie d’engager la conversation, mais ils ne me répondent qu’avec des phrases très courtes. Ils font de leur mieux pour m’ignorer. D’une manière ou d’une autre, intuitivement, ils sentent bien que je ne suis pas là pour leur parler de l’histoire officielle.

Je leur demande pourquoi ils ne se moquent jamais du néocolonialisme occidental, de son système électoral ridicule, ou bien encore de sa coalition qui commet des génocides aux quatre coins du monde : en Inde, en Israël, en Indonésie, au Rwanda ou en Ouganda. Ils m’éconduisent impatiemment de par leur attitude extérieure. Ce genre d’idées ne sont pas encouragées, ou plus probablement, ne sont pas permises. Même les humoristes et les clowns savent rester bien à leur place en France.

Ils me font bientôt savoir que je pose trop de questions. Un des employés se contente d’un regard plein de sous-entendus en direction des policiers armés. Je comprends le message. Je ne suis pas d’humeur pour un long interrogatoire. Je m’en vais.

Dans le voisinage, on trouve de nombreux endroits recueillant tous les signes de compassion pour les victimes, les douze personnes qui trouvèrent la mort durant l’attaque du journal de Janvier 2015. On voit des drapeaux français et des petites souris blanches sur lesquelles est écrit : Je Suis Charlie. Une grande affiche proclame « je suis humain ». On peut lire sur d’autres banderoles « Putain d’islamistes ». Le mot islamistes a été rayé en rouge et remplacé par terroristes. Putain de terroristes.

Il y a de nombreux tags aux murs parlant de liberté, dans tout le quartier : « libre comme Charlie ».

Une femme sort de nulle part. Elle est très bien habillée, élégante. Elle se tient à mes côtés quelques secondes. Je réalise alors que son corps tremble. Elle pleure.

« Vous êtes de la famille ? », lui demandai-je gentiment.

– Non, non. » me répondit-elle. « Nous sommes tous de la famille, nous sommes tous Charlie ! »

Elle me prend soudainement dans ses bras. Je sens son visage mouillé contre ma poitrine. J’essaie de faire preuve de tact. Je la sers étroitement, cette étrangère, cette femme inconnue. Pas parce que je le veux, mais parce que j’ai l’impression que je n’ai pas le choix. Après avoir rempli mon obligation civique, je m’enfuis de cet endroit.

À quinze minutes de marche du bâtiment de Charlie Hebdo se dresse le monumental musée Picasso et des dizaines de galeries d’art. Je m’assure de pouvoir en visiter au moins cinquante.

Je veux tout savoir au sujet de cette liberté d’expression que les Français ont tant à cœur de défendre ardemment.

Mais ce que je vois est une sorte de mauvais pop art sans fin. Je vois la fenêtre brisée d’une galerie accompagnée d’un panneau « You broke my art [1] ». C’est supposé être une œuvre d’art.

Les galeries exposent des lignes et des carrés, toutes sortes de formes géométriques et de couleurs.

Dans plusieurs galeries je reconnais l’expressionnisme abstrait de Pollock.

Je demande aux galeristes s’ils ont eu vent de quelques expositions qui auraient pour thème la situation critique de dizaines de milliers de sans abris qui peinent à survivre au rigoureux hiver parisien. Y aurait-il des peintres ou des photographes dévoilant les horribles campements qu’on trouve sous les ponts des autoroutes et lignes de chemin de fer ? Ou d’autres dénonçant les aventures de l’armée et des services secrets français en Afrique, qui détruisent des millions de vie humaines ? Y aurait-il des artistes luttant contre le fait que la France soit en train de devenir un des centre de l’Empire ?

Je reçois des regards outrés, des regards méprisants. Certains regards sont clairement inquiets. Les galeristes n’ont pas la moindre idée de ce dont je leur parle.

Au musée Picasso, l’ambiance est tout à fait « institutionnelle ». Ici, personne ne devinera jamais que Pablo Picasso était communiste et qu’il était un peintre et un sculpteur profondément engagé. Les uns après les autres, des groupes de touristes Allemands, essentiellement des retraités, traversent avec leur guides les salles parfaitement balisées.

Je ne ressens rien ici. Ce musée ne m’inspire pas, il est castrateur ! Plus je reste dans cet endroit, plus je sens mon zèle révolutionnaire s’évaporer.

Je file vers les bureaux et demande à voir un jeune conservateur.

Je dis à cette jeune femme tout ce que je pense de ce musée et des galeries purement commerciales qui l’entourent.

« Ces millions de personnes qui ont manifesté et qui écrivent des messages au sujet de Charlie Hebdo…qu’entendent-ils par liberté ? Il semble qu’il n’y ait plus rien de « libre » en France, désormais. Les médias sont contrôlés, et l’art est devenu une sorte d’abstraction sans aucune intelligence. »

Elle n’avait rien à dire. « Je ne sais pas », finit-elle par répondre. « Les peintres peignent ce que les gens ont envie d’acheter. »

« Vraiment ? C’est ainsi ? » lui demandai-je.

Je mentionne « 798 » à Pékin, où des centaines de galeries d’art sont profondément politisées.

« Dans les sociétés opprimées, l’art tend à être plus engagé », dit-elle.

Je lui fais part de ce que je pense. Je lui dis que pour moi, ainsi que pour de nombreux artistes rencontrés en Chine, Pékin semble bien plus libre, bien moins « machine à laver le cerveau » ou opprimé que Paris. Elle me regarde avec horreur, puis avec ce sarcasme typiquement européen. Elle pense que je la provoque, que j’essaie d’être drôle. Je ne peux pas vouloir dire ce que je dis. C’est évident, non ? Les artistes Français sont supérieurs, la culture occidentale est la plus grande. Qui pourrait douter de ça ?

Je lui donne ma carte. Elle refuse de me donner son nom.

Je pars écoeuré, comme je suis récemment parti écoeuré de la collection Peggy Guggenheim à Venise.

À un moment, je rentre dans un bistrot, pour boire une tasse de café et un verre d’eau minérale.

Un homme et son gros chien rentrent aussi. Ils s’installent au comptoir, debout. Le chien met ses pattes de devant sur le zinc. Ils boivent tous les deux une bière : l’homme dans une verre, le chien dans une soucoupe. Quelques minutes après, ils paient et s’en vont.

Je gribouille dans mon bloc-notes : « En France, les chiens sont libres de boire leur bière au comptoir. »

***

Dans le même quartier, je redécouvre les immenses archives nationales, un bel ensemble de bâtiments avec des jardins et des parcs tout autour.

L’endroit abrite une grande exposition : comment la France collabora avec l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale. La rétrospective est grandiose et exhaustive : photos, textes et projection de films.

Pour la première fois de la journée, je suis impressionné. Tout m’y semble très familier, bien trop familier !

***

De nuit, je me retrouve au sein du gigantesque et nouveau philharmonique, dans les faubourg de Paris, proche de la porte de Pantin. J’ai réussi à me faufiler en douce au guichet réservé aux invitations pour un grand hommage au compositeur, chef d’orchestre et écrivain Français, Pierre Boulez. Le même Pierre Boulez qui promeut, depuis une éternité, l’idée d’un secteur public en charge des scènes de musique classique.

Personne ne protesta durant la célébration, et je n’entendis pas de blagues sur Pierre Boulez. Tout était parfaitement orchestré. Immense respect pour cette figure de l’establishement culturel, pour l’apparatchik de la culture !

J’y ai entendu un concert de musique contemporaine techniquement brillant, incorporant de nouveaux instruments.

Mais, nulle part, dans les prodigieuses périodes du philharmonique, je n’ai entendu de plainte, ou de requiem, pour les millions d’humains littéralement assassinés par l’Empire, dont la France est désormais un élément à part entière. Pas de nouvelles symphonies ou d’opéras dédiés aux victimes de Papouasie, du Cachemire, de Palestine, de Libye, du Mali, de Somalie, de la république démocratique du Congo, ou d’Irak.

Mon nouvel ami, François Minaux, est en train de composer un opéra dont le sujet est le tapis de bombe américain sur la plaine de Jars durant « la guerre secrète » conduite par l’Occident au Laos. Je lui viens en aide dans cet immense et noble projet. Mais paradoxalement (ou logiquement ?), François ne vit pas en France mais au États-Unis.

Quand j’ai partagé mes idées avec lui concernant Charlie Hebdo, et à propos de la liberté d’expression en France, il résuma les choses ainsi :

« C’est terrible. La scène artistique est nulle. Les gens sont des zombies. La réaction massive aux attaques à Charlie H est répugnante et déprimante. 1984 arrive mais les gens sont aveugles et ne voient rien. »

Quelques heures plus tard, je reçus un mail dans lequel François faisait état de sa relation complexe à son pays d’origine et à sa culture :

« De nos jours, être Français et être libre de s’exprimer est impossible. Au début des années 2000, je ne pouvais plus supporter le carcan culturel qu’on imposait aux artistes et personne dans ce milieu n’acceptait mes questionnement et mon approche différente en tant qu’artiste. Ils m’ont à la fois craché dessus, et pire encore, n’ont plus parlé de moi. Je suis donc parti. Je dois voyager hors d’Europe, vivre et travailler en dehors d’elle pour ressentir le monde.

J’ai aussi ressenti que les œuvres d’art engagées politiquement n’étaient pas considérées comme de l’art véritable à Paris. Et puis il y a ce truc en France : tout engagement politique y est vu soit comme de la propagande soit comme de la publicité. Au début des années 2000, nous étions censés faire de l’art pour l’art. Nous vivions sous la coupole de verre du conservatoire. Nous étions « protégés par le gouvernement.

Ils nous faisaient savoir que nous ne devions pas parler de politique ou de religion en public. Peut-être que la sécularisation de la France a été une bonne idée, mais pas dans les proportions que ça a pris aujourd’hui, où la religion et la politique sont devenues des tabous. Il y a un climat de peur : nos aînés et nos enseignants parlent difficilement de politique et de religion. Et c’est pourquoi, nous ne pouvons rien savoir ! Il est interdit de savoir certaines choses en France.

La vie à Paris est devenue suffocante. Les opinions n’y étaient plus exprimées. Nous n’étions plus autorisés à comprendre l’autre. Vivre y est devenu un ennui : nous n’avions rien de substantiel dont parler. Alors nous discutions nourriture grasse et vins français. Les économistes décrivent l’économie française comme étant « austère », mais j’irais même plus loin en disant qu’à la fois le comportement et l’identité française sont austères. Cependant, les Français ne peuvent pas s’en rendre compte parce qu’il pensent désormais tous de la même manière. Ils essaient avec tant de force de rester Français, mais ils oublient combien le monde à saigner afin que ce caractère français soit préservé. Leur culture a été construire sur le sang coulant des anciennes colonies et sur les fondations de l’empire français de l’époque moderne. »

***

Alors, où sont donc ces esprits Français courageux de nos jours ? Tellement d’entre nous étaient admiratifs de leur bravoure et de leur intégrité.

Ils ne furent jamais parfaits, et ils commirent des erreurs, comme tous les êtres humains, mais ils se tenaient souvent du côté des opprimés, il appelaient à la révolution et même certains d’entre eux à la fin du colonialisme. Ils considéraient la culture occidentale comme responsable des horreurs auxquelles notre planète a du faire face pendant des siècles.

Émile Zola et Victor Hugo, et plus tard Sartre, Camus, Malraux, Beauvoir, Aragon…

Qu’avons-nous aujourd’hui ? Michel Houellebecq et ses romans, remplis d’insultes envers l’Islam, tout autant que des « larmes de gratitude » ressenties après chaque fellation que ses personnages obtiennent de leur petites amies.

Les legs de Houellebecq et de Charlie sont quelque part similaires. Est-ce là le mieux que la France puisse faire de nos jours ? Est-ce là ce qu’on appelle du courage que de piétiner ce qui est déjà à terre, ce qui a déjà été détruit par l’Occident, ce qui est humilié et anéanti ?

Est-ce que les caniches roses et leur laisses argentées exposés dans les galeries locales sont l’essence même de ce qu’on appelle liberté d’expression ? Des trucs pareils passeraient la censure même en Indonésie ou en Afghanistan ! Pas besoin de liberté d’expression. C’est lâche et égoïste, soit exactement ce que promeut l’Empire.

***

Christophe Joubert, un réalisateur de documentaire Français, m’a dit un jour autour d’un café :

« D’abord j’ai été triste lorsque j’ai entendu ce qui était arrivé aux gens de Charlie Hebdo. Puis j’ai eu peur. Non pas du terrorisme, mais des agissements de la foule. Tout le monde était endoctriné : pensant de la même manière, agissant de la même manière. Comme dans 1984 de Orwell ! Et plus précisément comme dans « le Huitième Jour » !

« Les gens en France ne savent rien du monde extérieur. » continue Christophe. « Ils croient ce que leur raconte la propagande des mass médias. »

« Je ne suis pas autorisée à parler » m’expliqua l’ambassadrice d’Érythrée en France, Hanna Simon. « Ils m’invitent dans une émission télévisée où ils présentent un film faisant la critique de mon pays. Ils parlent librement, mais alors que j’essaie de leur répondre, ils me font taire. »

« Je ne sais rien à propos de ce que tu dis » me répond un bon ami à moi asiatique, avec tristesse, après que je lui ai évoqué la grande rébellion générale ayant lieu en Occident, en Amérique Latine,en Chine, en Russie, en Afrique… C’est un homme très instruit, travaillant à l’UNESCO. « Tu sais, ici, nous n’entendons qu’une version : l’officielle. »

Je me demande si, peut-être dans 70 ans, les archives nationales feront une autre grande exposition : une exposition qui raconterait la collaboration de la France avec le néolibéralisme, qui dirait son implication directe dans la construction d’un régime fasciste mondial gouverné par l’Occident.

Mais pour l’instant, tant que les chiens peuvent boire une bière au bar, le fascisme, l’impérialisme et le néolibéralisme semblent avoir bien peut d’importance.

Andre VLTCHEK

Andre Vltchek est un philosophe, romancier, réalisateur et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des dizaines de pays. Ses derniers livres sont « exposing lies of the empire » et « fighting against Western imperialism ».

Traduction par Kevin Queral pour le Grand Soir

Le destin d’Israël ?… Finir comme la Rhodésie, autre pays d’apartheid…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 24 mars 2015 by Résistance 71

Très bonne analyse de Meyssan. Le parallèle entre Israël et la Rhodésie est très bon… Sur le plan géopolitique, il reste aussi à espérer que les Iraniens joueront ce jeu sans être dupés, car une chose est certaine en regardant l’histoire: Ne JAMAIS faire confiance aux Yanks, il suffit de demander aux nations et peuples originels d’Amérique du Nord ce qu’ils en pensent… 400 traités signés, AUCUN respecté, tous brisés par les occidentaux… Le schéma est le suivant: Les Etats-Unis sont bloqués sur un projet, ils consentent à s’assoir et discuter, seulement pour gagner du temps et revenir en force pour mieux b…. ceux qui croyaient vraiment négocier. L’empire me négocie pas, il impose, d’une manière ou d’une autre…

– Résistance 71 –

 

Pourquoi Nétanyahou a été réélu ?

 

Thierry Meyssan

 

23 Mars 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/363482-pourquoi-netanyahu-a-été-réélu-par-thierry-meyssan

 

Les accords d’Oslo, qu’Yitzhak Rabin et Yasser Arafat avaient imposé à leurs peuples, sont morts durant la campagne électorale israélienne. Benjamin Netanyahu a emmené les colons juifs dans une impasse qui sera nécessairement fatale au régime colonial de Tel-Aviv. De même que la Rhodésie ne vécut que 15 ans, les jours de l’État hébreu sont désormais comptés.urant sa campagne électorale, Benjamin Netanyahu a affirmé avec franchise que, lui vivant, jamais les Palestiniens n’auraient d’État à eux. Ce faisant, il a mis fin à un « processus de paix » qui traînait en longueur depuis les accords d’Oslo, il y a plus de 21 ans. Ainsi s’achève le mirage de la « solution à deux États ». M. Netanyahu s’est présenté comme un fier-à-bras, capable d’assurer la sécurité de la colonie juive en écrasant la population autochtone.  Il a apporté son soutien à al-Qaïda en Syrie.  Il a attaqué le Hezbollah à la frontière du Golan, tuant notamment un général des Gardiens de la Révolution et Jihad Moghniyé.  Il est allé défier le président Obama en dénonçant au Congrès les accords que son administration négocie avec l’Iran.Les électeurs ont choisi sa voie, celle de la force.

Pourtant, à y regarder de plus près, tout cela n’est pas glorieux et n’a pas d’avenir.M. Netanyahu a remplacé la force d’interposition des Nations unies par la branche locale d’al-Qaïda, le Front al-Nosra. Il lui a offert un soutien logistique transfrontalier et s’est fait photographier avec des chefs terroristes dans un hôpital militaire israélien. Cependant, la guerre contre la Syrie est une défaite pour l’Occident et les pays du Golfe. Selon les Nations unies, la République arabe syrienne ne parvient qu’à sécuriser 60 % de son territoire, mais ce chiffre est trompeur puisque le reste du pays est massivement un désert, par définition incontrôlable.

Or, toujours selon les Nations unies, les « révolutionnaires » et les populations qui les soutiennent, qu’il s’agisse de jihadistes ou de « modérés » (c’est-à-dire d’ouvertement pro-Israéliens), ne sont que 212 000 sur les 24 millions de Syriens. C’est-à-dire moins d’1 % de la population.L’attaque contre le Hezbollah a certes tué quelques personnalités, mais il a été immédiatement vengé. Alors que M. Netanyahu affirmait que la Résistance libanaise était embourbée en Syrie et ne pourrait pas répliquer, le Hezbollah avec une froide précision mathématique a tué quelques jours plus tard, à la même heure, le même nombre de soldats israéliens, dans la zone occupée des Fermes de Chebaa. En choisissant les Fermes de Chabaa, la zone la mieux sécurisée par Tsahal, le Hezbollah lançait un message de puissance absolument dissuasif. L’État hébreu a compris qu’il n’était plus le maître du jeu et a encaissé ce rappel à l’ordre sans broncher.

Enfin, le défi lancé au président Obama risque de coûter cher à Israël. Les États-Unis négocient avec l’Iran une paix régionale qui leur permette de retirer l’essentiel de leurs troupes. L’idée de Washington, c’est de parier sur le président Rohani pour faire d’un État révolutionnaire une simple puissance régionale. Les États-Unis reconnaîtraient la puissance iranienne en Irak, en Syrie et au Liban, mais aussi à Bahrein et au Yémen, en échange de quoi Téhéran cesserait d’exporter sa Révolution en Afrique et en Amérique latine. L’abandon du projet de l’imam Khomeiny serait garanti par une renonciation à son développement militaire, particulièrement mais pas uniquement, en matière nucléaire (encore une fois, il ne s’agit pas de la bombe atomique, mais des moteurs à propulsion nucléaire).

L’exaspération du président Obama est telle que la reconnaissance de l’influence iranienne pourrait aller jusqu’à la Palestine. En 1965, Ian Smith pensa sauver la colonie britannique de Rhodésie en refusant le processus de paix. En réalité, il précipita la chute du projet colonial et, quinze ans plus tard, la Rhodésie devenait le Zimbabwe.Benjamin Netanyahu endosse les habits de Ian Smith qui, en 1965, refusant de reconnaître les droits civiques des noirs de Rhodésie, rompit avec Londres et proclama son indépendance. Mais Ian Smith ne parvint pas à gouverner son État colonial qui fut dévoré par la résistance de l’Union nationale africaine de Robert Mugabe. Quinze ans plus tard, M. Smith devait renoncer tandis que la Rhodésie devenait le Zimbabwe et que la majorité noire arrivait au pouvoir.Les gesticulations de M. Netanyahu, comme jadis celles de Ian Smith, visent à masquer l’impasse dans laquelle il a plongé les colons. En gagnant du temps, durant les six dernières années, au lieu d’appliquer les accords d’Oslo, il n’a fait qu’accroître la frustration de la population indigène. Et en annonçant qu’il a fait patienter l’Autorité palestinienne pour rien, il provoque un cataclysme.

D’ores et déjà, Ramallah a annoncé qu’il cesserait toute coopération sécuritaire avec Tel-Aviv si M. Netanyahu était à nouveau nommé Premier ministre et appliquait son nouveau programme. Si une telle rupture a lieu, la population de Cisjordanie, et bien entendu de Gaza, devrait se heurter à nouveau à Tsahal. Ce serait la Troisième Intifada.Tsahal craint tellement cette situation que ses principaux officiers supérieurs à la retraite ont constitué une association, Commanders for Israel’s Security, qui n’a cessé de mettre en garde contre la politique du Premier ministre. Ce dernier s’est avéré incapable de constituer une autre association pour le défendre. En réalité, c’est toute l’armée qui s’oppose à sa politique. Les militaires ont bien compris qu’Israël pourrait encore étendre son hégémonie, comme au Sud-Soudan et au Kurdistan irakien, mais qu’il ne pourrait plus étendre son territoire.

Le rêve d’un État colonial du Nil à l’Euphrate est irréalisable et appartient à un siècle révolu.En refusant la « solution à deux États », Benjamin Netanyahu croit ouvrir la voie à une solution à la rhodésienne. Or, cet exemple a montré qu’il n’était pas viable. Le Premier ministre peut célébrer sa victoire, elle sera de courte durée.En réalité, son aveuglement ouvre la voie à deux autres options : soit une solution à l’algérienne, c’est-à-dire l’expulsion de millions de colons juifs dont beaucoup n’ont pas d’autre patrie pour les accueillir, soit une solution à la sud-africaine, c’est-à-dire l’intégration de la majorité palestinienne dans l’État d’Israël selon le principe « un homme, une voix » ; la seule option humainement acceptable.

La Russie attaquée.. Les Dr. Folamour de l’OTAN larbins des banquiers veulent la guerre…

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C’est à notre sens ce qu’il manque à cette analyse de Roberts: Les marionnettes de l’OTAN, les politocards de tout poil sont eux aussi totalement manipulés par les maîtres de l’ombre, ceux pour qui TOUTES les guerres sont faites, ceux qui financent depuis au moins les guerres napoléoniennes tous les côtés de toute belligérance: Les cartels des banquiers et des gros industriels transnationaux. Ces cartels sont dirigés depuis LE centre nerveux de la haute finance mondiale: La City de Londres (et sa Banque d’Angleterre) à laquelle Wall Street et toutes les places de boursicottage mondiales sont de facto inféodées.

Pour mettre fin à cela, car ce n’est pas inéluctable et tout à fait possible, il suffit de priver l’empire de son territoire. Car, fait UNIQUE dans l’histoire, pour la toute première fois, un empire (américain) repose sur une TERRE VOLÉE, USURPÉE aux nations indigènes (voir nos dossiers précis sur le colonialisme des Amériques et la doctrine chrétienne de la découverte) et n’a de fait aucune validité légale. Nous répétons car cela est primordial à bien comprendre: l’empire américain en place depuis le XIXème siècle et sans rival depuis la fin de la seconde guerre mondiale et surtout la chute de l’URSS en 1991, n’a AUCUN FONDEMENT LÉGAL !…

Un empire sans terre est à terre ! Il suffit de pousser à la reconnaissance du caractère religieux, raciste et ethnocidaire des racines de la société coloniale nord-américaine (Etats-Unis, Canada et Mexique). Une fois ceci reconnue, il en ira de même pour l’Amérique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, fondées sur les mêmes principes racistes et esclavagistes émanants de bulles papales vaticanes du XVème siècle ou de la mythologie biblique de l’ancien testament (modèle mythologique du « peuple élu-terre promise »).

Le salut de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés se tenant la main dans la main avec leurs frères indigènes colonisés des Amériques et du monde pour refonder nos sociétés sur l’égalité, la justice, la coopération et l’entr’aide mutuelle, choses impossibles en société étatique capitaliste.

– Résistance 71 –

 

La Russie est attaquée

 

Paul Craig Roberts

 

20 mars 2015

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2015/03/20/russia-attack-paul-craig-roberts-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tandis que Washington travaille assidûment pour miner l’accord de Minsk qui fut parachevé par la chancelière allemande Merkel et le président français Hollande, afin de mettre un terme au conflit armé en Ukraine, Washington a envoyé Victoria Nuland en Arménie pour y organiser une “révolution colorée” ou un coup d’état, a envoyé Richard Miles comme ambassadeur au Kyrgystan pour les mêmes raisons et a envoyé Pamela Spratlen comme anbassadrice en Ouzbékistan pour acheter l’allégence du gouvernement et écarter le pays de la Russie. Le résultat de tout cela serait de briser l’Organisation du Traité de Sécurité Collective et imposer à la Russie et à la Chine une déstabilisation là où elles peuvent le moins s’en accommoder.

Détails ici: http://russia-insider.com/en/2015/03/18/4656

Ainsi la russie doit faire face à un nouveau conflit en Ukraine simultanément couplé avec trois types de situations de type ukrainien le long de sa frontière asiatique.

Ceci n’est que le début de la pression que Washington fait monter contre la Russie.

Le 18 Mars, le secrétaire général de l’OTAN a dénoncé l’accord de paix entre la Russie et le Georgie qui mît un terme à l’assaut militaire de la Georgie sur l’Ossétie du Sud. Le SG de l’OTAN a dit que l’organisation rejette l’accord parce que cela “entrave les efforts incessants de la communauté internationale pour renforcer et stabiliser la région.” Regardez attentivement cette déclaration. Elle définit la “communauté internationale” comme étant les états marionnettes vassaux de Washington membres de l’OTAN et elle définit le renforcement de la sécurité et de la stabilité dans la région comme enlever le tampon entre la Russie et la Georgie de façon à ce que Washington puisse positionner des bases militaires en Georgie, directement à la frontière russe.

En Pologne et dans les états baltes. Washington et l’OTAN mentent au sujet d’une invasion russe imminente ; ceci est utilisé pour justifier des manœuvres militaires provocatrices aux frontières russes et pour construire et renforcer des bases militaires de l’OTAN aux frontières avec la Russie.

Nous avons des généraux américains déments qui appellent à “tuer les Russes” sur les chaînes de télévision nationales.

Le leadership de l’Union Européenne s’est mis d’accord pour lancer une guerre de propagande contre la Russie, diffusant les mensonges de Washington en Russie dans un effort de miner le soutien du peuple russe à son gouvernement.

Tout ceci étant fait pour forcer la main de la Russie pour qu’elle rende la Crimée et sa base navale sur la Mer Noire à Washington et qu’elle accepte par la même occasion sa vassalité en reconnaissant Washington comme son suzerain.

Si Saddam Hussein, Khadaffi, Assad et les Talibans n’ont pas voulu plier devant les menaces de Washington, pourquoi les fous de Washington pensent-ils que Poutine, qui détient le plus grand arsenal nucléaire au monde, va plier ?

Les gouvernement européens sont apparemment incapables de toute pensée indépendante. Washington a inscrit Londres et toutes les capitales européennes ainsi que chaque ville majeure américaine sur la liste de destruction par les armes nucléaires russes. Les Européens imbéciles s’empressent à vouloir se détruire eux-mêmes en se mettant au service de leur maître de Washington.

L’intelligence humaine a de fait complètement disparu si après 14 ans d’agression militaire américaine contre huit pays, le monde ne comprend toujours pas que Washington est totalement perdue dans une arrogance morbide sans nom et s’imagine comme le maître de l’univers qui ne tolérera aucun désaccord, aucune dissidence de sa volonté de domination.

Nous savons tous que les médias américains, britanniques et européens ne sont que des prostitués grassement payés pour mentir au profit de leur maître. Nous savons bien que le commandant de l’OTAN et son SG, si pas les pays membres, ont faim de guerre. Nous savons pertinemment que tous les Dr Folamour du Pentagone et l’industrie de l’armement ne peuvent plus attendre pour tester leurs systèmes d’armements et leur bouclier anti-missiles balistiques, dans lesquels ils placent toujours une confiance plus que démesurée. Nous savons que le premier ministre britannique est une taupe ; mais la chancelière allemande et le président français sont-ils prêts à la destruction de leur pays et de l’Europe ? Si l’UE a une telle valeur, pourquoi donc l’existence même de ses populations est-elle mise en danger afin de courber l’échine et accepter le leaderhip d’un Washington dément dont la mégalomanie totale va détruire toute vie sur cette planète ?

Nettoyage ethnique Palestine: Prisonniers palestiniens irradiés à haut risque de cancer…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 23 mars 2015 by Résistance 71

Les Palestiniens font face à des risques de cancer accrus dans les prisons israéliennes

 

Press TV

 

22 Mars 2015

 

url de l’article:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/03/22/402923/Palestinian-inmates-face-cancer-risk

 

Un groupe des droits de l’Homme a averti que les Palestiniens croupissant dans les prisons israéliennes sont prônes à une augmentation drastique des risques de cancer à cause du haut niveau de radiations dans les centres de détention.

Une déclaration ce dimanche de l’Association Hossam des Prisonniers et ex-Prisonniers Palestiniens a dit que les autorités carcérales israéliennes continuent à contribuer à de plus hauts risques de cancer dans les prisons en mettant en place des brouilleurs de signaux téléphoniques et satellitairess près des cellules des prisons.

Un nombre de prisonniers palestiniens sont aussi détenus dans des prisons proche du réacteur nucléaire de Dimona ainsi que dans des facilités carcérales placées dans des sites de décharges de produits radioactifs dans le désert du Néguev, a ajouté l’association droit de l’hommiste.

Elle a aussi dit que les détenus étaient fréquemment exposés aux radiations en étant forcés de marcher au travers d’appareil de sécurité lors d’examens de recherches corporels.

D’après l’organisation, une quinzaine de prisonniers palestiniens au moins, ont déjà été diagnostiqués comme ayant un cancer et sont en danger de mourir.

Des chiffres récents montrent également qu’environ 1500 prisoniers palestiniens actuellement détenus souffrent de différents types de maladies.

Les forces israéliennes enlèvent régulièrement des Palestiniens en Cisjordnaie et les mettent derrière les barreaux dans des centres de détention administrative comme le veut la politique établie.

La détention administrative est une forme d’emprisonnement sans procès ou accusation avérée qui permet à Israël d’incarcérer des Palestiniens jusqu’à 6 mois. L’ordre de détention peut être renouvelé pour des périodes de temps indéfinis.

Les groupes activistes des droits de l’Homme ont dénoncé répétitivement l’emprisonnement sans preuve, sans inculpation et sans procès partiqué par Israël.

D’après la Palestinian Prisoners Society, Israël a incarcéré 383 Palestiniens en Cisjordanie en décembre 2014.

Beaucoup de rapports font état de la détérioration de l’état de santé des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes

Il y a plus de 7000 Palestiniens rapportés prisonniers dans les prisons et centres de détention israéliens.

= = =

Information connexe: Stérilisation des juifs éthiopiens en Israël:

 

http://www.youtube.com/watch?v=ypuV3K5R5tU

et

http://www.youtube.com/watch?v=1W5J25MvSp0

 

Si l’état raciste d’Israël stérilise ses populations judaïques immigrantes dans un souci de « pureté ethnique », que ne fera t’il pas aux Palestiniens ??…

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