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Escroquerie Réchauffement Climatique Anthropique: L’objectif de la conférence mondiale sur le climat… une réduction massive de la population mondiale !

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Nous le disons depuis des années: L’escroquerie du RCA est un masque pour un programme eugéniste de dépopulation drastique mondiale. Comme ils l’ont fait graver dans la pierre des Guide Stones dans l’état de Géorgie, le but est une réduction de population de 6,5 milliards de personnes, pour maintenir la population mondiale à 500 millions. Voilà le délire psychopathe des oligarques: un holocauste planétaire qui est en marche !

Cet article est à mettre en parallèle de notre dernière traduction sur le sujet et l’avertissement au monde des anciens des peuples Inuits sur les raisons du changement climatique, qui n’ont rien à voir avec l’activité humaine…

— Résistance 71 —

 

COP 21 projet de réduction massive de la population mondiale

 

Valérie Smakhtina

 

22 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://fr.sputniknews.com/analyse/20150722/1017183341.html

 

 

La COP 21 n’est pas un bien absolu. Le mouvement « Solidarité et progrès » est le seul à dénoncer la conférence sur le climat, sur laquelle les autorités françaises misent beaucoup.

Nous avons demandé à Christine Bierre de nous expliquer en quoi les négociations pourraient conduire à des conséquences néfastes et dangereuses.

La COP 21 n’a pas tellement pour objectif la protection de la planète, mais un « plongeon massif de la population actuelle de sept milliards à un milliard seulementé », parce que  » l’économie fondée sur les énergies renouvelables ne pourra accueillir qu’un milliard d’individus sur la Terre ». Christine Bierre témoigne: « On dit, par exemple que s’il y a des changements climatiques, c’est à cause du travail de l’homme et non pas des cycles galactiques, des cycles solaires, des cycles terrestres qui ont toujours été à l’origine des changements climatiques. Si cette théorie est vraie, cela veut dire qu’il faut réduire la production de l’homme. On propose alors de sortir des énergies fossiles et du nucléaire pour aller, d’ici 2050, vers les énergies renouvelables. Mais ces énergies renouvelables produisent beaucoup moins que les énergies fossiles et le nucléaire. Si on va vers une économie qui est fondée sur les énergies renouvelables, cette économie-là ne pourrait soutenir et accueillir qu’environ un milliard d’individus sur la planète. Or, aujourd’hui, nous sommes sept milliards et nous allons vers beaucoup plus. »

La terrible idée de réduire la population de la Terre a été ouvertement proclamée par la prince Philip d’Edimbourg au cours du sommet de l’UNESCO, les 7-10 juillet dernier. En 1987, il a écrit un livre intitulé « Si j’étais un animal », dans lequel il dit que s’il était un animal, il aurait souhaité d’être réincarné en un virus mortel pour réduire la population « afin de contribuer de quelque manière à résoudre le problème de la surpopulation ». Précédemment, en 1981, dans une interview à People Magazine, il s’est opposé au programme des Nations unies sur la lutte contre le paludisme au Sri Lanka parce que celui-ci avait abouti à doubler la population en 20 ans. Et il a dit: « Nous n’avons pas de choix, si la croissance démographique n’est pas limitée de façon volontaire, elle le sera involontairement par l’expansion des maladies, de la famine et de la guerre » se rappelle Christine Bierre.

Cette idéologie cible principalement les pays des BRICS et les pays émergents, continue-elle. « Lors du sommet de Copenhague, en 2009, l’Inde, la Chine et d’autres pays émergents avaient complètement refusé d’adopter les règles censées lutter contre le réchauffement climatique. Ils avaient dit que, pour eux, ce qui passait, d’abord, c’était le développement des populations ». Or, les Etats-Unis, un des plus grands pollueurs au monde, ne sont pas du tout menacés: « Lorsqu’on est à la tête du monde, on n’est pas obligé de suivre ses propres lois. »

NASA: la thèse d’une « période glaciaire » est complètement « inepte »

Or, les changements climatiques ont toujours eu lieu. En fait, la température a commencé à augmenter en 1695, précise Christine Bierre, parce que le soleil a eu une activité magnétique beaucoup plus importante. « Entre 1695 et aujourd’hui, il y a eu une augmentation de température d’à peu près un degré. Ce n’est pas énorme. Entre temps, l’activité humaine s’est développée massivement. Depuis 2000 il y a plutôt une tendance à la baisse, un petit refroidissement qui a eu lieu entre 1940 et 1970 « . Cela veut dire qu’il faut étudier beaucoup plus les causes des changements de température sur notre planète (mouvements galactiques, activité solaire et autre) qui ne sont pas du tout l’effet de l’activité humaine.

L’avenir de la population mondiale n’est pas terne aux yeux de Christine Bierre qui reste optimiste: « Je pense que, pour toutes ces raisons, il est extrêmement important de dénoncer ce qui se passe. Si les ressources naturelles sont limitées, la capacité de l’homme ne l’est pas, ainsi que sa créativité, sa faculté de découvrir de nouvelles ressources, de nouvelles technologies qui ont toujours permis à l’homme de passer d’une population moindre à une intensité de population plus grande, à sept milliards et plus aujourd’hui ».

 

Colonialisme et culture du meurtre: La fabrique des assassins de l’État… Canada cas d’école (Mohawk Nation News)

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Aimer… Tuer !

 

Mohawk Nation News

 

Mars 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/03/19/like-killing/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’État a conduit des recherches tres intensives sur l’entraînement des humains à tuer d’autres humains. Les peuples indigènes ont très souvent été les victimes de massacres de masse tout à fait calculés. Les Allemands ont étudié de près le génocide nord-américain (Etats-Unis et Canada) des Indiens. Ils ont déshumanisé les juifs afin de créer les conditions de l’holocauste.

Une minorité de psychopathes a développé un système d’entraînement pour aller au delà de l’instinct de reconnaître l’humanité d’autrui. Ils furent particulièrement alarmés de savoir que seulement 15 à 20% des soldats tiraient sur l’ennemi dans les zones de combat et que seulement 2 à 3 % au grand maximum étaient des tueurs nés. Tuer provoque des réactions extrêmes comme des nausées, vomissements et de longues périodes de désordre post-traumatique ou DPT.

Pratiquement tout le monde peut-être entraîné à devenir un meurtrier dans certaines conditions, d’après le colonel Dave Grossman : “On Killing: The Psychological Cost of Learning to Kill in War and Society”, New York; Little, Brown & Co. 1995. 

Comment tuer un humain:

  1. Commande autoritaire: Une hiérarchie crée un “réflexe d’obéissance”.
  2. Psychologie de groupe: Dans un groupe, l’individu évite la responsabilité personnelle. Dans un peloton d’exécution par exemple, le tueur peut imaginer que quelqu’un d’autre a tiré la cartouche fatale.
  3. 3. Distanciation des victimes: sous-estimer leur humanité. Ne pas regarder la victime dans les yeux ou sentir sa peur. Les armes sont faites pour se distancier de l’ennemi. Les drones sans pilotes protègent le tueur de voir l’agonie humaine. Les assassinés sont des moins que rien, personne.
  4. 4. Ne pas regarder les yeux de la victime: Abattre la victime dans le dos lorsqu’elle s’enfuit, pas lorsqu’elle attaque. Les kidnappers sont plus enclins à tuer une victime encagoulée.
  5. Eviter de penser à l’humanité ordinaire: les victimes ne peuvent pas être vues faire des choses de la vie ordinaire comme manger, fumer une cigarette ou jouer avec leurs enfants. La culture de l’ennemi doit rester inconnue. C’est pourquoi les écoles canadiennes n’enseignent rien au sujet de nos cultures indigènes. Nous sommes des cibles qui doivent être éliminées.
  6. Utiliser le bias des médias: Ne rapporter que de la négativité afin de créer une image antipathique des victimes.
  7. Déshumaniser les cibles: Les Américains appelaient les Vietnamiens des “Gooks” (“Niaquoués”), des “geeks” “ineptes” et des “cibles”. Les Arabes sont des “extrémistes”, des “fondamentalistes”, des “islamistes”, des “insurgés”. Le Canada définissait une personne comme “qui que ce soit n’étant pas Indien” entre 1876 et 1952. (NdT: en 1876, des amendements à la loi sur les Indiens, Indian Act, introduisirent le concept “légal” du fait que les “Indiens sont des non-personnes du Canada”…) Le taux de meurtre a augmenté jusqu’à 95% lorsque les soldats ont tiré sur des cibles ayant forme humaine. La police canadienne tire sur des cibles qui ressemble à des femmes autochtones.
  8. Conditionnement: Créer des batailles réalistes. Une réplique de Kahnawake (territoire Mohawk) a été construite pour conditionner les soldats à tuer les Mohawks.
  9. Le “double lien”: Le tueur est mis dans une position où il pense qu’il est à risque et doit tuer pour survivre.

Les agents des services de frontière canadiens d’Akwesasne utilisent souvent le “double lien”. En 2008, deux grands-mères furent arrêtées, leurs cartes d’identité et la clef de la voiture furent confisqués ; elles furent obligées de rester assises dans la voiture pendant plus d’une heure, encerclées par des commandos armés. D’autres indigènes furent contrôlés mais laissés tranquilles. Les gardes restèrent soudés de façon à ce qu’aucun d’entre eux ne succombe aux sentiments d’une humanité commune vis à vis des deux femmes. Aucun ne put prendre la responsabilité pour l’attaque vicieuse qui s’en suivie.

Une voix donna des ordres sur un téléphone portable au commandant de l’unité.

Une des femmes fut tirée hors de la voiture, attrapée par derrière et fut jetée au sol, son visage sur la route jusqu’à ce qu’il soit griffé et égratigné. Ses os furent presque amenés au point de rupture. La seconde femme fut tirée de la voiture et l’agression vint encore de par derrière. Ses mains furent attachées dans son dos. Les gardes avaient pris position là où ils ne pouvaient pas voir son visage alors qu’ils serraient les menottes jusqu’à couper la circulation sanguine. Alors qu’elle était victime d’un malaise cardiaque, un homme l’attrapa par le pantalon, lui ordonna de se pencher en avant et essaya de lui baisser le pantalon. Dans le poste de police, 6 ou 7 autres fonctionnaires intervinrent sur les lieux pour assurer que la pression psychologique demeure.

La folie continua, puis un avocat entra dans la pièce. Soudain, ils devenaient responsables. Ils retirèrent les menottes, lui donnèrent un endroit pour s’assoir et lui offrirent un verre d’eau. On appela une ambulance. Deux policiers autochtones regardaient en silence, pris entre le marteau et l’enclume de deux groupes identitaires.

Ces tactiques pour faire la guerre et tuer sont développer de manière scientifique par les banksters royalistes et leur armée.

Ces tactiques nous rappellent la chanson de Freddie Mercury: Killer Queen “She’s a killer queen. Gun powder, gelatine. Dynamite with a laser beam. Guaranteed to blow your mind, anytime.”

 

Grèce: Tsipras & Varoufakis faux-nez de l’oligarchie (John Pilger)

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Une fois de plus comme le confirme ici le toujours excellent John Pilger: Il n’y a pas de solutions au sein du système.

Comme le nez au milieu de la figure: une évidence !…

— Résistance 71 —

 

Le problème de la Grèce n’est pas seulement une tragédie, c’est un mensonge

 

John Pilger

 

13 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/the-problem-of-greece-is-not-only-a-tragedy-it-is-a-lie

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une trahison historique a consummé la Grèce. Ayant mis de côté le mandat de l’électorat grec, le gouvernement Syriza a volontairement ignoré le vote tsunami du “NON” de la semaine dernière et a secrètement acquiescé à une série de mesures répressives d’appauvrissement en retour pour un “sauvetage” qui veut dire un sinistre contrôle étranger du pays et un avertissement au monde.

Le premier ministre Alexis Tsipras a poussé au parlement une proposition pour que soient coupés quelques 13 milliards d’euros des dépenses publiques, 4 milliards de plus que la figure “d’austérité” rejetée majoritairement par le peuple grec dans un referendum le 5 Juillet dernier.

Ceci inclut une augmentation de 50% des coûts d’assurance maladie pour les retraités, dont pratiquement 40% d’entre eux vivent dans la pauvreté ; de grandes coupes dans les salaires du secteur public ; la privatisation complète de services publics tels que les aéroports et les ports ; une augmentation de la TVA à 23%, maintenant appliquée aux îles grecques où le peuple a du mal à joindre les deux bouts et bien plus à venir.

“Le parti anti-austérité remporte une éclatante victoire”, titrait le Guardian de Londres le 25 Janvier. Le journal appelait Tsipras et sa bande de camarades bien éduqués des “gauchistes radicaux”, Ils portaient des chemises sans cravate et le ministre des finances se balladait en moto ; il était décrit comme la “rock star de l’économie”. Tout cela n’était qu’une façade. Ils n’étaient pas les radicaux que ce cliché implique, ils n’étaient pas non plus “anti-austérités”.

Pendant six mois, Tsipras et le maintenant déchu ministre des finances, Yanis Varoufakis, ont fait la navette entre Athènes et Bruxelles, Berlin et autres centres du pouvoir financier européen. Au lieu de la justice sociale pour la Grèce, ils sont parvenus à un nouvel endettement, à un appauvrissement approfondi qui remplaceraient à peine une pourriture systémique fondée sur le vol des revenus des impôts par les grecs super-riches en accord parfait avec les valeurs “néo-libérales” européennes et des emprunts bon marché et hautement profitables pour ceux qui cherchent maintenant à obtenir le scalp de la Grèce.

La dette de la Grèce, rapporte un audit du parlement grec, “est illégale, illégitime et odieuse”. En proportion, elle est de moins de 30% de la dette de l’Allemagne, son créancier le plus important. Elle est moins que la dette des banques européennes dont le “package de sauvetage” en 2007-8 fut à peine controversif et est demeuré impuni.

Pour un petit pays comme la Grèce, l’Euro est une monnaie coloniale: Une laisse qui le lie à une idéologie capitaliste si extrème que même le pape la déclare “intolérable” et “la fange du diable”. L’Euro est à la Grèce ce que le dollar US est aux territoires isolés du Pacifique dont la pauvreté et la servilité sont garanties par leur dépendance.

Durant leurs périgrinations à la cour des puissants à Bruxelles et Berlin, Tsipras et Varoufakis se sont eux-mêmes présentés comme n’étant ni “radicaux”, ni mêmes “gauchistes”, pas mêmes comme de simples et honnêtes socio-démocrates, mais comme des arrivistes supplicateurs dans leurs demandes et leurs plaidoiries. Sans bien sûr sous-estimer l’hostilité à laquelle ils ont dû faire face, il est juste également de dire qu’ils n’ont fait montre d’aucun courage politique. Plus d’une fois, le peuple grec a eu vent de leurs “plans d’austérité secrets”, fuités aux médias: comme la lettre du 30 Juin publié par le Financial Times, dans laquelle Tsipras promettait aux patrons de l’UE, de la BCE et du FMI d’accepter leur demandes les plus basiques et les plus vicieuses, qu’il a maintenant acceptées.

Quand l’électorat grec a voté “NON” le 5 Juillet à cette donne totalement pourrie, Tsipras a dit: “Lundi le gouverneent grec sera à la table des négociations après le referendum avec de bien meilleures propositions pour le peuple grec.” Les Grecs n’ont pas voté pour de “meilleurs termes”. Ils ont voté pour la justice et pour leur souveraineté, comme ils l’on déjà fait le 25 Janvier (en donnant la victoire électorale à Syriza)

Le jour d’après les élections de Janvier un gouvernement véritablement démocratique et oui, radical, aurait arrêté chaque euro sortant du pays, aurait répudié la dette “illégale et odieuse”, comme l’Argentine l’a fait avec grand succès, et aurait expédié un plan pour sortir de cette zone euro totalement incapacitante. Mais il n’y avait aucun plan de la sorte. Il n’y avait que la volonté de “s’assoir à la table” pour rechercher de “meilleurs termes”.

La véritable nature de Syriza a été rarement examinée et expliquée. Pour les médias étrangers, ce n’est rien de plus qu’un parti “gauchiste” ou “d’extrieme gauche” ou “noyau dur”, terminologie de confusion habituelle. Quelques uns des supporteurs internationaux de Syriza ont atteint, à un moment, des niveaux de groupies et de soutien béat qui rappelaient le temps de la monté de Barack Obama. Peu ont questionné: qui sont donc ces “radicaux” ? En quoi croient-ils ?

En 2013, Yanis Varoufakis a écrit ceci: “Devrions-nous nous féliciter de cette crise du capitalisme européen comme étant une opportunité de le remplacer par un meilleur système ? Ou devrions-nous être préoccupés et soucieux de ceci pour nous embarquer dans une campagne de stabilisation du capitalisme ? Pour moi, la réponse est claire. La crise de l’Europe a très peu de chance de donner naissance à un système meilleur que le capitalisme… Je me plie à la critique du fait que j’ai fait campagne sur un agenda fondé sur la supposition que la gauche était, et demeure, franchement vaincue… Oui, je voudrais mettre en avant un agenda radical, mais non, Je ne suis pas préparé à commettre l’erreur du parti travailliste qui suivit la victoire de Thatcher… Qu’est-ce que cela a fait en GB au début des années 1980 en faisant la promotion d’un agenda de changement socialiste que la société britannique méprisa tout en suivant le trip néo-libéral de Thatcher ? Rien en fait. Quel bien cela fera t’il aujourd’hui d’appeler à un démantèlement de la zone euro et le L’UE elle-même ?…

Varoufakis omet totalement de mentionner le parti social-démocrate qui divisa les socialistes et le vote travailliste et mena directement au blairisme. En suggérant que le peuple britannique “méprisa le changement socialiste”, alors qu’aucune réelle opportunité ne lui fut offerte pour parvenir à ces changements, il se fait l’écho d’un Tony Blair.

Les leaders de Syriza sont une sorte de révolutionnaires, mais leur révolution est l’appropriation perverse, familière, des mouvements parlementaires et socio-démocrates par des libéraux déguisés et équippés pour obéir à la ligne néo-libérale et à une ingénierie sociale dont le visage authentique est celui de Wolfgang Schauble, le ministre des finances allemand, un voyou impérialiste. Tout comme le parti travailliste (NdT: les socialos d’outre-Manche) en Grande-Bretagne et ses équivalents parmi les anciens partis socio-démocrates comme le parti travailliste australien, se décrivant eux-mêmes comme étant toujours “libéraux” et même “de gauche”, Syriza est le produit d’une classe moyenne hautement éduquée, influente et hautement privilégiée, “éduquée dans le post-modernisme”, comme l’écrivit Alex Lantier.

Pour eux, le terme de classe sociale n’est pas mentionable, sans parler de celui d’une lutte incessante, et ce indépendamment de la réalité des vies de la plupart des êtres humains. Les pontes de Syriza sont bien élevés, ils ne mènent pas du tout à la résistance que la plupart des gens ordinaires attendent, comme l’électorat grec l’a si bravement démontré, mais ils mènent à de “meilleurs termes” dans un statu quo vénal qui canalise et punit les pauvres. Lorsque fusionnés avec une “politique identitaire” et ses distractions insidieuses, la conséquence n’est pas la résistance, mais la soumission. La vie politique “de base” en Grande-Bretagne est l’exemple flagrant de tout ceci.

Cela n’est pas du tout inévitable, ce n’est pas quelque chose qui est gravé dans le marbre, si nous nous réveillons de ce long coma post-moderne et rejetons les mythes et les mensonges de ceux qui affirment nous représenter et si nous nous battons.

Géopolitique et business: La cas d’école de la United Fruit Company (Chiquita) des frères Dulles…

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La United Fruit Company

 

David Macadam

 

Mai 2010

 

url de l’article original:

http://theoligarchkings.wordpress.com/2010/05/27/united-fruit-company/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de Résistance 71: Cette entreprise en apparence si anodine (l’import-export de fruits, quoi de plus tranquille ?…) existe toujours aujourd’hui sous le nom de “Chiquita”. Elle est un cas d’école pour bien comprendre comment fonctionne le capitalisme monopoliste impérialiste et criminel, ainsi que ses rouages au sein des hautes sphères du pouvoir. Aujourd’hui, les “United Fruit Company” sont les ténors de l’agro-alimentaire, Monsanto en tête, directement liés aux sphères du pouvoir et toutes les grosses industries directement connectées par le jeu des portes tourniquets de coulisses, aux mêmes sphères du pouvoir.
Dans les années 1950, Allen Dulles était le directeur de la CIA et son frère un des gros actionnaires de l’United Fruit Company ; la CIA mit en place un coup d’état pour retirer du pouvoir guatémaltèque un président qui avait renationalisé les terres arables… Depuis, il suffit d’analyser les liens entre les directeurs de la CIA et Wall Street pour se rendre compte que la CIA est un état dans l’état et que depuis sa création, elle travaille DIRECTEMENT pour Wall Street et le grand capital.

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Bien qu’on se rappelle au mieux de Rockefeller pour son argent du pétrole (NdT: Standard Oil devenu aujourd’hui Exxon-Mobil) et sa famille politique, son petit-fils (Nelson Rockefeller) fut le vice-président (de Gerald Ford), il eut aussi des intérêts dans bien d’autres monopoles également tels ceux du cuivre, du tabac et peut-être, ce qui est moins connu: les bananes.

Il était l’argent derrière l’United Fruit Company qui apparaissait en surface comme une bien anodine entreprise, voire même complètement ennuyeuse, engagée dans une campagne de convaincre les enfants des années 1950 aux Etats-Unis des bienfaits pour la santé du lait et des bananes. Pas exactement de quoi faire trembler le monde.

A moins que vous n’ayiez à l’époque, la grande malchance d’être né en Amérique Centrale.

L’United Fruit Company avait des plantations en Colombie, au Costa Rica, à Cuba, en Jamaïque, au Nicaragua, à Panama, à Saint Domingue et de manière plus tristemement célèbre, au Guatémala. Un bon nombre de ces états ont eu des relations troublées avec les Etats-Unis depuis. Au sommet de sa gloire, l’United Fruit Company possédait environ 42% de la totalité du Guatémala et ne payait absolument aucun impôt sur quelque revenu généré que ce soit.

L’entreprise possédait également les chemins de fer du pays, le système des télécommunications, des ports et une très grande flotte de navires construits par les meileurs chantiers navals du monde.

De manière peu surprenante, le peuple guatémaltèque se révolta contre cette domination étrangère et il se rendît aux urnes en 1951 afin de donner son avis. Il vota pour Jacobo Arbentz. Celui-ci avait émis l’idée, pas franchement révolutionnaire, d’acheter quelques terres que l’entreprise n’utilisait pas de façon à ce que les gens sans-terre puissent y faire pousser des cultures pour se nourrir. Ce n’était même pas une expropriation. Arbentz dit alors que le pays rachèterait ces terres au prix déclaré par l’entreprise sur ses déclarations de revenus et de biens. Mignon non ? Une entreprise américaine ne sous-côterait sûrement pas ses propres biens pour évasion fiscale n’est-ce pas ?

L’entreprise prit alors ombrage de cette impertinence ultime en provenance de ce péon arriviste et aida un coup d’état ourdi par un groupe d’officiers de l’armée, qui envahirent à partie du Honduras voisin avec une assistance sous-couvert de la CIA dans une opération connue sous le nom de PBSuccess. Ils avaient réussi à persuader Truman et Eisenhower qu’Arbentz allait emmener le pays vers le côté obscur et s’allier avec l’URSS.

Qui étaient donc ces hommes d’affaire impliqués ? A l’époque du coup au Guatémala, nous trouvons ces personnes étroitement connectées avec le comité directeur d’United Fruit.

John Foster Dulles et l’entreprise Sullivan & Cromwell étaient les conseillers légaux d’United Fruit depuis des décennies et John Foster Dulles était aussi un des actionnaires principaux de l’UFC. Il était aussi à l’époque, le ministre des affaires étrangères du président Dwight D. Eisenhower. Le gand-père de Dulles fut aussi ministre des AE sous le président Ben Harrison.

Allen W. Dulles, le frère de John Foster Dulles était aussi un des actionnaires les plus importants de l’entreprise et remplissait ses heures perdues en tant que directeur de la CIA. Le général Robert Carter, chef du conseil national à la sécurité était un ancien président du conseil d’administration de l’UFC.

Thomas G. Corcorran, le “Mr j’arrange tout” de tout le monde, un homme vil dont la biographie serait à elle seule une histoire d’aventures et qui fut souvent accusé de corruption, travaillait pour la CIA et était un consultant salarié de l’UFC.

Le sénateur Henry Cabot Lodge Jr. était le fils de Henry Cabot Lodge, celui qui détesta tant la Ligue des Nations (NdT: La LDN, précurseuse de l’ONU après la 1ère GM). Sa famille remontant aussi loin que ses connexions avec le président Adams.

Ann Whitman, l’épouse de Edmund Whitman, le directeur de publicité de l’UFC était la secrétaire personnelle du président Eisenhower.

John Moor Cabot du même groupe des vieilles familles bostoniennes dont étaient issues les familles Dulles et Cabot-Lodge, était vice-ministre des AE pour les affaires inter-américaines et était aussi un actionnaire important de l’UFC ; son frère, Thomas Dudley Cabot était le directeur de la sécurité internationale au ministère de la défense et qui fut, tenez-vous bien, un président passé de l’UFC.

John McCoy, président de la banque international pour la reconstruction et le développement était un ancien membre du comité directeur.

Walter Bedell Smith le directeur de la CIA jusqu’en 1953 et Robert Hill, sous-secrétaire d’état à la défense, reçurent tous deux des sièges au comité directeur de l’UFC après leur mise à la retraite.

Ceci constitue un groupe de gens très connectés et très influents dans quelque contexte que ce soit, et tout cela pour une entreprise vendant des bananes ?…

Bien sûr que non.

L’oligarchie a vu depuis bien longtemps que la route vers le pouvoir politique est de toujours avoir un flot constant d’argent et de s’assurer qu’elle ait toujours un pied dans chaque camp ou qu’elle ait des membres compétents et de confiance dans le camp de l’argent. Les zones étrangères où les contrôles des grands trusts étaient faibles étaient toujours d’intérêt et si les locaux objectaient ou s’interposaient, alors on pouvait toujours inventer je ne sais quelle excuse pour que l’oligarchie agite la puissance (militaire) des Etats-Unis pour soutenir ces aventures en pays étrangers. (NdT: a ce sujet le livre du général Smedley Butler “La guerre est un racket” est lumineux…). Dès 1953, l’oligarchie avait réussi à contrôler des pays entiers. Au Guatémala, les intérêts financiers et commerciaux américains tentèrent d’avaler tout rond un pays entier.

Cela ne pourrait jamais se reproduire maintenant n’est-ce pas?…

Changement climatique: Les anciens Inuits (Eskimos) expliquent à la NASA et au monde la nature des choses…

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“Leur ciel a changé” Les anciens de la nation Inuit partagent keur connaissance avec la NASA sur comment la terre oscille sur son axe

 

Shauny Gibson

 

5 décembre 2014

 

url de l’article original:

http://acenewsdesk.wordpress.com/2014/12/05/their-sky-has-changed-inuit-elders-sharing-information-with-nasa-regarding-earths-wobble/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Inuit sont un groupe de peuples culturellement similaires, habitant les régions arctiques du Groënland, du Canada et des Etats-Unis (Alaska). “Inuit” est le pluriel du mot “Inuk”. Les langues inuit sont classifiées dans la catégorie “Eskimo-Aleut”. Aux Etats-Unis et au Canada, le mot “Eskimo” était souvent utilisé pour désigner les peuples Inuits et les peuples Yupik et Iñupiat d’Alaska ; néanmoins, les peuples inuits du Canada et de Groënland voient le terme “Eskimo” comme étant péjoratif, ainsi le terme “Inuit” est-il devenu plus commun à l’usage. Au Canada, les sections 25 et 35 de la constitution de 1982 nomment les Inuits comme une catégorie différente de peuples aborigènes, qui ne sont pas inclus sous le vocable de “Nation Première” ou de métis. Les Inuits vivent dans la zone arctique et sub-arctique du Canada sur une terre appelée “Nunavut”. “Nunavik” est le tiers le plus au nord du Québec; “Nunatsiavut” et “NunatuKavut” sont au Labrador et dans des parties variées des Territoires du Nord-Ouest, particulièrement aux alentours de l’océan arctique. Ces zones connues en Inuktitut comme “Inuit Nunangat”. Aux Etats-Unis, Inupiat vit sur le versant nord de l’Alaska et sur l’île de Little Diomede. Les Inuit du Groënland sont des descendants de migrations en provenance du Canada et sont citoyens danois, mais pas de l’Union Européenne.

Ceci est énorme et très intéressant. Je place bien plus de confiance en des tribus qui ont observées les étoiles et la Nature pour chasser et pêcher et obervées les saisons, que j’en met dans la NASA. Je pense vraiment ce que j’écris ici. Ces Inuit membres de la congrégation des anciens ont expliqué à la revue Science que les jours sont plus longs, qu’ils peuvent chasser plus longtemps, il fait plus chaud plus tôt et il fait plus froid plus tôt également. Très intéressant, prouvant une fois de plus que Science n’a pas toujours raision. J’ai moi-même remarqué quelque chose qu sujet du soleil. Il se levait toujours entre deux maisons en été et derrière une autre en hiver. Maintenant le soleil, à période égale, se lève bien plus sur la gauche du point précédent. Prenez note de où le soleil se lève et se couche là où vous vivez et constatez si avec le temps ceci change.. Maintenant nous savons que de gros tremblements de terre peuvent faire changer l’axe de la planète ; le gros tremblement de terre au Japon (2011) a fait bouger l’axe de la Terre de plusieurs degrés, d’autres l’ont également fait, combien de temps avons-nous avant que nous suivions ce que le soleil lui-même fait et que la Terre “renverse ses pôles”. Ceci est vraiment une question que nous devons poser. Il est fascinant d’écouter ce que nos anciens nous disent. Là encore, ne vous attendez pas à voir ce type d’info aux JT. Consultez les liens ci-dessous. Nous sommes obsédés par la météo en occident et nous avons des raisons de l’être dû à la bizarrerie du temps dernièrement, extrême est devenu la nouvelle norme mais qu’en est-il de nos frères et sœurs vivant dans la région du cercel arctique ? La connaissance Inuit et le changement climatique furent discutés par les délégués au récent sommet de Copenhague sur le climat et ce que les anciens des nations Inuit ont à dire ne cesse de préoccuper les scientifiques de la NASA. Le réchauffement climatique (anthropique) ne semble pas être toute la trame de l’affaire !

Il semble que les anciens des nations Inuit soient les témoins d’un changement aussi étrange qu’insondable concernant la météo dans les régions du Grand Nord. Les anciens parlent de la façon dont leur monde (naturel) a changé, comment c’était avant et ce que c’est maintenant. C’est une image très préoccupante, une image de glaciers qui fondent, de glaces arctiques s’amincissant ou n’existant plus ; de phoques avec des brûlure sur leur fourrure et couverts de lésions. La peau des phoques s’est considérablement détériorée et tandis que les scientifiques maintiennent que la pollution anthropique contribue grandement au changement climatique, les anciens des nations Inuit sont convaincus que quelque chose de bien plus important est en train de se passer ! De manière étonnante, les anciens nous disent que l’apport humain au changement est loin d’être le fin fond de l’affaire…

Les anciens affirment que le soleil ne se lève plus là où il avait l’habitude de le faire, ils ont une durée de jour supérieure pour chasser, le soleil est plus haut dans le ciel qu’il n’avait l’habitude d’être et réchauffe plus vite qu’avant. Les anciens qui furent interrogés à travers toute la zone arctique ont tous fait part de la même chose: leur ciel a changé. Les étoiles, le soleil et la lune ont tous changé et ceci a affecté le température sur la planète, cela a même affecté la manière dont souffle le vent et il devient de plus en plus difficile d’anticiper la météo, quelque chose qui est très important de pouvoir faire dans la région arctique.

Les anciens sont tous d’accord pour dire qu’ils pensent que la Terre s’est inclinée, a oscillé ou s’est penchée vers le Nord. Zacharius Kunuk a litéralement envoyé des courriels à la NASA avec cette information en provenance des anciens concernant le changement dans le ciel et la position de la Terre sur son axe… Les anciens essaient de prévenir le monde des effets de ce changement environnemental.

Le documentaire explore des siècles de connaissance Inuit, permettant à l’audience d’en apprendre beaucoup sur le changement climatique par des témoignages des résidents de l’Arctique ; le film montre les Inuit comme étant de véritables experts de leur terre et de la vie qui les entourent ; ils expliquent que le changement climatique est un problème des droits humains affectant cette culture indigène ingénieuse. Écoutez ces histoires d’un Arctique fondant et comment les Inuit pensent que l’intelligence humaine et animale sont des clefs indispensables pour l’adaptation et la survie dans un monde qui se réchauffe.

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Note de résistance 71: Intéressant de voir la construction de l’article qui dit explicitement que les Inuit pensent que le changement climatique est naturel, mais respectant la règle qui veut que les gens se rappeleront le mieux ce qu’ils ont lu ou entendu en dernier, s’empresse de conclure en disant que la “terre se réchauffe”, pour garder la ligne de la doxa réchauffiste en quelque sorte, tout en ayant passé le reste de l’article à expliquer, à confirmer, ce que tout climato-sceptique sait de longue date: que le réchauffement, lorsqu’il a lieu, est dans les grandes largeurs naturel et que si l’Homme peut y contribuer, cela demeure marginal par rapport aux forces de la Nature à l’œuvre, ce que nous rappelle ici à juste titre les anciens des peuples Inuit…

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Vidéo: A voir…

http://www.isuma.tv/inuit-knowledge-and-climate-change

Commentaires de Résistance 71 sur le documentaire:

Ce documentaire a été financé en grande partie par le gouvernement du Canada et la province du Québec, c’est à dire la “voix officielle” canadienne sur le “Réchauffement Climatique Antrhropique” (RCA). Ce que disent les “anciens” a une excellente valeur de bon sens et provient d’une grande expérience de la nature en son cœur même, bien sûr leurs avis, observations et conseils sont agrémentés d’autres voix Inuit, de voix de “leaders” œuvrant au sein du système colonial et reprenant la doxa officielle tout en arrondissant certains angles.

En cela le documentaire essaie de présenter l’aspect naturel du changement climatique tout en gardant une toile de fond de RCA. Ne boudons pas trop quand même, il a le mérite de faire passer le message des anciens Inuits, à savoir: l’environnement change parce que certaines choses se produisent qui chamboulent totalement l’ordre habituel naturel des choses: la terre aurait oscillé sur son axe provoquant une exposition accrue au rayonnemewnt solaire dans cette partie arctique du monde.

Le documentaire a été réalisé en 2010. Depuis, et en parallèle de ce que nous disent les anciens des peuples Inuit, les scientifiques ont noté un refroidissement de la zone antarctique et une grande augmentation des zones gelées lors de l’hiver austral. Ceci tendrait à parfaitement valider l’hypothèse d’une inclinaison plus septentrionnale de l’axe de la terre.

Pour documenter ce que nous avons avancé au sujet de la gouvernance coloniale contrôlée des nations Inuit, voici ce qu’en dit le professeur de Sciences Politiques de l’université de Victoria, CB, Canada, Taiaiake Alfred (Mohawk) dans son livre “Wasase”, 2005, page 122:

… Le meilleur exemple que je puisse me rappeler de ma propre expérience remonte à une réunion du groupe de travail de l’ONU sur les peuples indigènes se tenant à Genève, où j’ai entendu le politicien Inuit John Amagoalik, une des figures instrumentales de la politique arctique (du Canada) et de l’abandon du titre de propriété de la terre Inuit pour former le territoire canadien de Nunavut, qui parla à un groupe de délégués indigènes et européens. Amagoalik fut introduit à son audience par son hôte, l’ambassadeur du Canada, comme étant “le seul père fondateur toujours en vie du Canada”. S’ensuivit alors un discours strident en soutien du gouvernement du Canada et sa politique d’auto-gouvernement [au sein du système colonial] et de ses saisies de territoires, argumentant sur le fait que la coopération et la négociation étaient les seules façons de résoudre les problèmes entre les peuples indigènes et les états. Il déclara tout de go que les Inuit obtinrent un gouvernement territorial et des droits fonciers sur la terre au Canada parce que ‘nous ne sommes pas des Indiens qui bloquent les routes avec des armes causant des troubles à l’ordre public’. Lorsqu’il fut confronté dans sa déclaration par une déléguée européenne, qui le villipenda pour son arrogance et ses mots insultants envers Onkwe’honweh [peuple indigène], qui s’est battu pour défendre sa terre et ses vies à Oka sur le territoire Mohawk de Kahnawakeh en 1990 ; Amagoalik fit marche arrière et admit alors qu’ ‘avant 1990, le gouvernement ne nous prenait pas sérieusement, mais après Oka, ils nous ont donné pratiquement tout ce que nous voulions.’ Pour moi, ceci représentait le summum de l’ignorance, du mépris, de la veulerie et de la peur, le tout enrobé dans ce spectacle honteux de léchage de bottes du maître colonial.

Résistance politique: Accord sur le nucléaire iranien, le commencement de la fin pour l’hégémonie totalitaire occidentale…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 21 juillet 2015 by Résistance 71

Comme d’habitude, excellente analyse de Georges Stanéchy sur l’accord nucléaire avec l’Iran et ses conséquences à court et moyen termes…

— Résistance 71 —

 

Accord nucléaire iranien: le reflux

 

Georges Stanechy

 

17 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2015/07/accord-nucleaire-iranien-le-reflux.html

 

« Quand, dans ce grand organisme qu’est l’espèce humaine, chaque groupe humain qui participe à sa constitution comprendra-t-il qu’il ne peut avoir qu’un seul but, la survie de l’ensemble et non l’établissement de sa dominance sur les autres ?

Aucun d’eux n’est représentatif à lui seul de l’espèce et ne détient à lui seul la vérité. »

Henri Laborit (1)

 

Enfin, se dit-on, cet  accord sur « le nucléaire iranien » est conclu !…

Procès en sorcellerie, ou procès d’intention, on ne savait plus comment qualifier ces négociations traînant depuis des années, serpent de mer ou escargot, déambulant, disparaissant, resurgissant, à petits pas, entre Suisse et Autriche : Genève, Lausanne, Vienne…

A n’en plus finir…

« Victoire diplomatique » ?… Dont le mérite serait à partager entre l’Iran et les grandes puissances ?…

Langue de bois.

Plus lucidement, je dirais : « victoire du bon sens ». Parvenir à un accord dans un contexte de tensions armées et belliqueuses, même mal ficelé, débordant d’ambigüités, étant préférable à « pas d’accord du tout ». (2)

L’essentiel de toute façon réside, tout comme pour une Loi, dans « l’esprit » d’un texte plutôt que dans sa « lettre »…

Comme les contrats commerciaux, traités, ou  accords, estampillés « diplomatiques » ou pas, ne valent que ceux qui les signent. Souvenons-nous des propos attribués au chancelier allemand Bethmann Hollweg, sous Guillaume II, à propos du traité de neutralité de la Belgique signé par les puissances européennes. Le considérant avec le plus complet mépris, alors que son pays en était signataire, et même un des « garants » statutaires : un « chiffon de papier ». Menant droit à la première guerre mondiale…

Le point focal d’une analyse sur le résultat de ces négociations doit porter, avant tout, sur « l’esprit » de l’accord signé.  A partir de là, la ligne prospective apparaît immédiatement.

Au départ, tout le monde savait que l’Iran n’était pas intéressé par l’arme nucléaire, et avait, en conséquence, renoncé aux recherches sur les applications militaires de la recherche atomique. Des spécialistes du renseignement l’avaient confirmé depuis plusieurs années, dans plusieurs pays occidentaux.

Même à la CIA, où se trouvent d’authentiques spécialistes, qui ne sont jamais entendus évidemment. Seuls ceux au service de la propagande belliciste ayant droit d’accès à une audience politique ou publique. Parmi ces experts de la région, aussi honnêtes intellectuellement que courageux, figure Flynt Leverett, qui le rappelle encore cette semaine : l’Iran n’entretient ni programmes de recherches, ni investissements, en nucléaire militaire. (3)

« Senior analyst » à la CIA pendant plus d’une décennie, il a été un des conseillers (peu écouté…) du ministère des affaires étrangères pour le Moyen-Orient, puis « senior director » pour les affaires du Moyen-Orient au « National Security Council ». Auteur d’un livre, non encore traduit en français, Going to Tehran: Why America Must Accept the Islamic Republic of Iran (« En route pour Téhéran : Pourquoi les Etats-Unis doivent accepter la République Islamique d’Iran »), professeur de Relations Internationales à Penn State (Pennsylvania State University), il est un des plus fervents partisans de l’établissement de relations pacifiques et prospères avec cette grande nation.

Inutile de revenir sur les mécanismes qui ont régi jusqu’à présent « l’iranophobie », véritable « croisade contre l’Iran« , dans une propagande continue, hystérique, délirante, à l’échelle planétaire, avec des milliards de dollars. Tout a déjà été dit, démonté et démontré : les occidentaux n’ont jamais toléré le renversement populaire, en 1979, de leur polichinelle, au régime sanguinaire, le Shah d’Iran. (4)

Il est vrai qu’il présentait la grande qualité d’acheter, à la saoudienne ou à la qatari, des armements par milliards de dollars, laissant piller les ressources pétrolières et gazières de son pays, dans l’appauvrissement et la terreur de son peuple.

Ce n’était qu’un prétexte pour provoquer une guerre et une destruction de l’Iran. Raser ce pays, selon la méthode appliquée dans les pays de la région : Somalie, Irak, Afghanistan, Libye, Liban, Syrie, etc.

Mais, l’Iran ne présente pas la même configuration géopolitique, sociale et économique, que ces pays facilement pulvérisés dans la dévastation par les pays de l’OTAN. Les stratèges du chaos découvraient au fil du temps que l’Iran, malgré un embargo instauré dès la révolution de 1979, dont la férocité s’accentuait (la plupart des dispositifs occidentaux, en dehors de toutes décisions internationales approuvées par l’ONU) proportionnellement à sa surprenante capacité de résistance, était plus qu’une grande nation.

En pleine mutation, émergeait une grande puissance régionale. Héritière des glorieux empires et espaces Perses, carrefour historique entre Moyen-Orient et Asie Centrale, aux fabuleuses ressources naturelles et perspectives de développement.

Plus de trois fois la France en superficie, aux colossales richesses énergétiques et minières, sa population a bondi de 53 millions d’habitants en 1988, fin de la terrible « guerre imposée » (1980-1988) – pour reprendre le qualificatif des Iraniens – par les occidentaux via l’Irak de Saddam Hussein, à 80 millions en 2015 (5). En route, pour les 100 millions…

Le plus spectaculaire est le haut niveau d’éducation de sa jeunesse et de son encadrement en général, un des taux les plus élevés dans le monde. Notamment, dans l’enseignement supérieur où – les médias occidentaux ne le mentionneront jamais – les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Tout particulièrement dans les domaines scientifiques.

La remarquable équipe de négociateurs iraniens est un exemple de compétence et de dignité, face à laquelle nos diplomates européens et américains, aussi incultes qu’arrogants, faisaient figure de minables. Les français en premier lieu, avec notre lamentable ministre des affaires étrangères Fabius, emblématique de stupidité… Déchéance de notre diplomatie

Paramètre fondamental, pour comprendre le vecteur principal des négociateurs Iraniens, l’objectif prioritaire du gouvernement est l’investissement dans l’enseignement et la recherche scientifique, garant de l’indépendance et de la souveraineté du pays : économique et militaire. Expliquant ainsi que l’Iran soit le pays le plus à la pointe dans la région : outre ses spectaculaires réalisations, et même exploits, ses publications scientifiques de grande qualité (occultées en Occident), par rapport au nombre de ses étudiants et chercheurs, témoignent d’une éminente vitalité. (6)

On comprend mieux, dans les négociations sur le nucléaire, l’inflexibilité des Iraniens pour résister à la volonté des occidentaux de lui interdire le domaine « atomique » (aérospatial et balistique, aussi), afin de le réduire au niveau de pays sous-développé en termes de recherche, d’enseignement et de culture. Le fait que le droit à cette recherche ait été reconnu à l’Iran, dans le cadre de cet accord – façon d’admettre au passage sa pleine souveraineté – représente une grande victoire sur la « mentalité coloniale » de l’Occident.

Conséquence, ou prise en compte du principe de réalité : l’embargo est un échec. Obsolescence d’une arme longtemps en usage dans la prédation coloniale. Malgré ses impacts, ou ses nuisances, sur le commerce extérieur de l’Iran, son économie, sa croissance, sa richesse nationale, n’ont cessé de poursuivre leur ascension. A la surprise du FMI, lui-même…

Structurant, rationalisant, modernisant, ses systèmes de gestion grâce à la mise en place d’une « économie de résistance » orientée prioritairement sur le « hors gaz & pétrole », le pays se trouve doté, à présent, d’une industrie diversifiée. Certains gisements de croissance étant encore quasiment inexploités. (7)

Non seulement, avec de grands groupes industriels et financiers locaux qui investissement jusqu’en Chine mais, encore plus important, suivant un « modèle à l’allemande », avec un maillage de PME-PMI animé par des entrepreneurs et des créateurs d’entreprises d’une impressionnante réactivité.

Paradoxe : dans un rythme accéléré, ne cesse de s’enraciner, s’élargir, s’étendre, ce qui disparaît dans nos pays d’Amérique du nord et d’Europe, débordante d’énergie : une moyenne bourgeoisie…

A l’opposé de l’effet recherché par l’Occident. Evidemment, certains enragent…

Quelle suite à cet accord ?…

Résumons-la en deux rapports de force, avec leur interaction.

L’un agressif, celui des pays de l’OTAN poursuivant une illusion hégémonique, unipolaire et délirante ; l’autre défensif, celui de l’Iran et de ses principaux partenaires, Russie et Chine, édifiant patiemment, méthodiquement, un monde multipolaire  :

 

  1. i)   Un déchaînement, dans la diabolisation d’une propagande alimentée en milliards de dollars, des milieux de la prédation coloniale, américains et européens, avec leur « direction régionale » pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, située en Palestine, qu’est l’entité sioniste.

Ceux qui ne se satisfont que de destructions et de morts, pour mieux assurer leur pillage avec leur enrichissement personnel aussi fulgurant que facile : marchands de canons, groupes spéculateurs aux activités spoliatrices dans les secteurs de l’énergie et des mines, charognards spécialisés en privatisations bradées dans la corruption, etc.

Pour eux, seule issue admissible : la destruction du potentiel de résistance de l’Iran, son pillage et son asservissement.

Dans cette logique, tout sera mis en œuvre pour saboter cet accord.

Au-delà des gesticulations frénétiques du Congrès des USA se croyant maître du monde, suivant plusieurs méthodes et tactiques déjà rodées, ou testées, contre l’Iran. Seule différence, elles vont être amplifiées à grande échelle, avec de très, très, gros moyens.

Suivant plusieurs cas de figures, combinées ou pas selon les circonstances :

=>  Attaques surprises, directes à la Yougoslave, sans mandat de l’ONU (prétextant la non application des clauses de l’accord signé…), ou via des « proxies » ; c’est-à-dire des Etats de la région. Exemple actuel de l’Arabie saoudite qui intervient militairement au Yémen.

=>  Financement et encadrement de « mouvements autonomistes », fabriqués de toutes pièces, pour déstabiliser le pays, dans ses provinces/frontières Est et Ouest (Azerbaïdjan, Kurdistan, Baloutchistan, « iraniens », etc.).

=>  Financement et encadrement d’agitateurs pour provoquer des pseudos « révolutions colorés » (« apporter la démocratie » et blablabla…) afin de mettre au pouvoir des politiciens corrompus, comme ce que vient de connaître récemment l’Ukraine.

=>  Guérilla informatique et cybernétique, aux virus difficilement détectables, pour saboter réseaux électriques, réseaux ferroviaires, grandes industries, aéroports et terminaux portuaires, radars et sécurité aérienne, etc.

=>  Multiplication des attentats et bombes, par des services spéciaux, dans les édifices religieux et centres de pèlerinage (nombreux en Iran), pour provoquer des tensions confessionnelles et ethniques, comme en Irak ou en Syrie.

=>  Assassinats de responsables portant des valeurs d’indépendance ou de fierté nationales, opposés à toute servitude coloniale : « managers » d’entreprises privées ou publiques, scientifiques, artistes ou écrivains, etc. Suivant les pratiques occidentales en usage en Irak, Syrie, Libye, Palestine, etc.

 

  1. ii)   Evidemment, l’Iran est prêt à toutes ces éventualités, après avoir minutieusement décortiqué, analysé, les modes opératoires, sur fond de destructions et de massacres quotidiens, des pays de l’OTAN dans la région. Il sait que l’Occident envisage de lui réserver, au minimum, le sort chaotique du Pakistan, avec guerre civile larvée dans les affrontements religieux et ethniques…

Le Chef de l’Etat, Ali Khamenei, vient de le rappeler au gouvernement dans ses félicitations à l’égard de l’équipe de négociateurs qui a brillamment représenté le pays lors des négociations :

« Certains Etats signataires de l’accord ne sont pas dignes de confiance » – « cannot be trusted », en anglais. (8)

C’est clair. C’est, chirurgicalement, mettre en lumière « l’esprit » de cet accord. C’est, aussi, rappeler les orientations politiques et stratégiques du pays.

Cet « accord » représente, ne l’oublions pas, une bataille que viennent de perdre les occidentaux.  Face à l’Iran et sa talentueuse équipe de négociateurs, certes.

Mais, aussi, face à la constante pression de la Russie et de la Chine envers le bloc de l’OTAN à la table des négociations : en tant que membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, ils ne pouvaient plus décemment cautionner une interminable mascarade. Etant exclu que l’Iran, ayant démontré sa bonne foi depuis des années, abandonne sa souveraineté nationale pour se transformer en colonie à la botte des occidentaux, sous des prétextes infondés relevant du procès d’intention et non d’une réalité évidente ou objective.

Ce recul de l’Occident n’est qu’apparent. Pathologiquement sclérosé dans son délire de suprématie mégalomaniaque, il ne peut tolérer la contestation de son hégémonie par d’autres pays. La lutte va donc se poursuivre, implacablement.

Il suffit de quelques coups d’épingle pour faire sauter le vernis de cet « accord sur le nucléaire iranien ». Pour y découvrir sa véritable substance : une pause, dans un affrontement mortel.

S’il y a « choc de civilisations », il est bien là.

Non pas le « choc de civilisations » fantasmé par idéologues, politiciens, médias, confits de racisme et de bêtise. Mais, celui plus souterrainement réel, tel une tectonique des plaques, fantastique collision entre deux projets d’humanité totalement irréconciliables : les prédateurs voulant asservir peuples et nations, et les résistants déterminés à combattre cette volonté de puissance. Entre un monde unipolaire et un monde multipolaire.

L’Iran, formidable de résilience, se trouve en contact frontal avec le délire hégémonique occidental. Imperturbable, pratiquant la politique de « la caravane qui passe », son intégration dans le clan multipolaire ne cesse de s’accélérer au cœur du pôle de développement le plus actif de la planète : entre Europe et Asie Centrale. Incessamment, membre des imposantes organisations transnationales naissantes : Marché Eurasiatique, SCO, BRICS…

Sa prospérité ne va que se consolider. Pays non endetté, possédant des avoirs gelés par les occidentaux depuis des années dont le montant est estimé à plus de 100 milliards de dollars, récupérables début 2016. Il ne peut être que confiant pour l’avenir…

Ses ultramodernes et redoutables forces armées, adossées à une puissante industrie d’armement totalement autonome, se prépare à toutes les formes d’agression. Multipliant les accords de coopération militaire avec la Russie et la Chine, qui ont fait comprendre aux occidentaux que toute attaque nucléaire contre l’Iran ne serait pas admise…

C’est assister à une rapide et inéluctable évolution. Historique et géopolitique.

Du « point d’inflexion d’une hégémonie » de l’oligarchie de l’Occident, symptôme du coup d’arrêt à sa politique de prédation, au déclenchement de l’inexorable reflux de sa prépondérance mortifère et spoliatrice dans la région.

Le commencement de la fin de son délire…

  1.  Henri Laborit, Eloge de la fuite, Collection Folio Essais – Gallimard, 1976, p. 73. Téléchargeable gratuitement.
  2. Le texte de l’accord, de 159 pages avec ses annexes, intitulé «  Joint Comprehensive Plan of Action – Vienna – July 2015 « , est disponible en anglais sur le Web. Via le journal latino-américain « El Tiempo », par exemple :
http://www.eltiempo.com/contenido/mundo/medio-oriente/ARCHIVO/ARCHIVO-16091855-0.pdf
Notons qu’aucun média français, à ce jour, n’a été en mesure d’afficher un lien avec l’original du texte… Des nuls.
  3. http://www.democracynow.org/2015/7/14/could_historic_iran_nuclear_deal_transform
  4. Activez le lien, ci-après, sur le musée de Téhéran (Ebrat Museum) consacré à la police secrète du régime du Shah, hallucinante de sadisme et de sauvagerie, formée et encadrée par des spécialistes occidentaux : la SAVAK. Un univers de cauchemars…
http://www.payvand.com/news/12/feb/1092.html
  5. Sources statistiques : http://www.countrymeters.info/fr/Iran/
  6. Exemple : les magistrales recherches et découvertes iraniennes dans les nanotechnologies.
  7. Exemple : le secteur du tourisme en plein boom, avec une croissance attendue de près de 7% en 2015. Le patrimoine historique, architectural, la beauté des paysages, la variété de sa succulente gastronomie, et la gentillesse des habitants, attirent de forts contingents de touristes des pays de l’Est et d’Asie. L’Iran cible 20 millions de touristes en 2025 (hypothèse basse…).
  8. Some P5+1 members cannot be trusted : Ayatollah Khamenei, Press TV, mercredi 15 juillet 2014,
http://www.presstv.ir/Detail/2015/07/15/420422/Iran-Ayatollah-Khamenei-Rouhani-Nuclear-Conclusion-P51

 

France et attentat déjoué: 1 coïncidence + 1 coïncidence + 1 coïncidence = ?

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3 coïncidences… Vraiment ?…

— Résistance 71 ~

 

France et attentat déjoué… Ce tout petit quelque chose d’illogique

 

IRIB

 

19 Juillet 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/international/item/376063-france-attentat-déjoué-ce-tout-petit-quelque-chose-d’illogique

 

Si l’attentat déjoué, pour lequel quatre personnes ont été placées en garde à vue et trois mises en examen, était prévu, pour la fin de l’année, voire, le début de l’année 2016… pourquoi les policiers, qui les avaient, étroitement, à l’oeil, ont-ils choisi, cette semaine, de les arrêter et de faire connaître leur arrestation, alors qu’ils pouvaient se donner le temps de consolider un dossier, actuellement, fragile ? Le faire, en plein examen du projet de loi Renseignement, par le Conseil constitutionnel, est-il une pure coïncidence ? En savoir plus, sur http://www.numerama.com/…/33711-attentat-dejoue-ce-tout-pet…

Comment savoir si l’annonce d’un projet d’attentat déjoué et la mise en examen de ses co-auteurs présumés répond à une véritable stratégie policière et judiciaire cohérente, ou s’il s’agit, plus cyniquement, de l’orchestration médiatique d’un projet de pieds nickelés, à des fins, purement, politiques ? Etant donné qu’il se trouve, réellement, des hommes, pour trancher la tête d’autres hommes, en France, nous avions choisi de nous astreindre à un silence respectueux concernant le nouveau projet d’attentat, déjoué par les services du renseignement français, qui pouvait correspondre à une réelle menace. Pas question de prêter le flanc à ceux qui accusent, rapidement, les opposants au projet de loi Renseignement de donner, constamment, dans l’interprétation paranoïaque des faits, même si le calendrier des arrestations médiatisées semblait, particulièrement, opportun, au moment où le Conseil constitutionnel rédige la décision qu’il rendra, dans les prochains jours, sur le projet de loi renforçant les pouvoirs des services de renseignement.

Certes, pensions-nous, il y a, parfois, des coïncidences, dans le calendrier. Comme ce projet d’attentat, au musée du Louvre, (par quelqu’un qui était en prison), révélé par « Le Parisien », le 9 juillet 2014, le jour-même où le Gouvernement présentait, en conseil des ministres, le projet de loi de lutte contre le terrorisme. Comme cette arrestation médiatisée d’un recruteur de Jihadistes, le 11 septembre 2014, alors que l’Assemblée débutait l’examen du texte le 15 septembre. Comme cette note secrète de la DGSI, concernant des attentats déjoués, qui fuite, le 3 novembre 2014, alors que, le 4 novembre, le Sénat devait adopter, définitivement, une loi anti-terrorisme. Comme cette conférence de presse, organisée par Bernard Cazeneuve, le 22 avril 2015, pour annoncer des projets d’attentats, déjoués par les services de renseignement, quinze jours avant le vote du projet de loi Renseignement, à l’Assemblée nationale. Comme ces attentats déjoués, à Villejuif, annoncés le 8 juin 2015, la veille du vote du projet de loi Renseignement, au Sénat. Mais ce ne sont que des coïncidences.

Et même si Bernard Cazeneuve avait expliqué, sur RTL qu’il ne fallait pas parler des projets d’attentats déjoués, par ce qu’il «n’est pas nécessaire de parler de ce qui se fait et qui est de nature à protéger les Français», il a depuis, justifié un changement de politique de communication. «Lorsqu’il y a des faits graves, il est du rôle du gouvernement d’en informer les Français. On ne peut pas cacher la vérité aux Français, c’est ce que souhaite le gouvernement, c’est ce que souhaitent le président de la République et le Premier ministre, et nous le faisons, ce travail d’information, en très étroite relation avec l’autorité judiciaire, et, notamment, le parquet», a, ainsi, expliqué, cette semaine, le ministre de l’Intérieur.

Dont acte. Ce n’est, donc, pas du tout, pour faire pression sur un Conseil constitutionnel, submergé d’argumentaires de censure de la loi sur le Renseignement, que le gouvernement a permis que soient communiquées des informations, sur le projet d’attentat déjoué, qui devait viser une base militaire de Fort Béar. Et que ce soit communiqué, notamment, le fait qu’ils utilisaient, abondamment, les réseaux sociaux, et même, des «forums chiffrés», pour communiquer, ensemble, avec des membres de l’Etat Islamique. Ce n’est, encore, qu’une coïncidence.

Mais il y a, tout de même, un petit détail curieux, qui nous a incité à sortir de la réserve que nous nous étions imposée. Une logique judiciaire et policière qui nous échappe. Si l’on en croit les déclarations du Procureur de la République, François Molins, l’attentat imaginé par des jeunes hommes de 16 à 23 ans, qui étaient sous étroite surveillance, aurait été prévu, pour décembre 2015 ou janvier 2016. L’on croit comprendre que, pour le moment, aucun élément matériel de préparation de l’attentat n’a été mis au dossier. Il y a bien des paroles, beaucoup de paroles, des projets… mais rien de concret. Pas la moindre arme achetée, par exemple. Or, pour être constituée, pénalement, l’infraction de préparation d’un acte de terrorisme, prévue par le code pénal, demande que soit, notamment, démontré «le fait de détenir, de rechercher, de se procurer ou de fabriquer des objets ou des substances, de nature à créer un danger, pour autrui». Dès lors, pourquoi les services de renseignement, qui avaient, déjà, ces individus sous étroite surveillance, et qui savaient, visiblement, qu’il n’y avait pas de menace immédiate, puisque l’attentat était prévu, dans six mois, ont-ils décidé de passer à l’action, maintenant, et de le faire savoir, plutôt que d’attendre le moment où les armes nécessaires à l’attentat seraient, effectivement, obtenues ou, activement, recherchées ? Vraiment, un petit quelque chose, dont la logique nous échappe. Une idée ?

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