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Résistance politique: Temps de se lever contre les lois liberticides… L’Occident se fascise à vu d’œil…

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“Ceux qui sont prêts à sacrifier leur liberté pour plus de sécurité n’auront, ni ne méritent, ni l’un, ni l’autre.”
~ Benjamin Franklin ~

Ne trouvez-vous pas bizarre que d’un seul coup le Canada ait cette loi en stock, que la France ait passé en catimini la “loi sur le renseignement”, que les yanks aient leur Patriot Act et toutes leurs lois liberticides depuis 2001, idem au Royaume-Uni et dans le monde occidental ? Le durcicement vers la dictature occidentale est évident… L’oligarchie est passée en phase finale de mise en place de sa grille de contrôle du Nouvel Ordre Mondial.

N’oubliez jamais: NOUS SOMMES TOUS DES COLONISÉS !

C’est la main dans la main avec les peuples et nations indigènes colonisés et opprimés que nous en sortirons, ensemble et pas autrement ! Union et désobéissance civile !…

~ Résistance 71 ~

 

Le projet de loi canadienne liberticide C-51* est au sujet du contrôle de la population et pas du tout au sujet du terrorisme

 

Association des Iroquois et des Indiens Alliés (AIIA ou AIAI en anglais)

 

24 Mars 2015

 

url de l’article original:

http://www.aiai.on.ca/newsroom/opinion/bill-c-51-is-about-control-not-terrorism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note* du traducteur: Le projet de loi C-51 est une loi liberticide estampillée comme le “Patriot Act” canadien, de la même façon que l’est la loi récemment passée en France, en catimini dans une assemblée ne contenant que 30 députés votant pour la “loi sur le renseignement”, autre ignominie liberticide occidentale.

En tant que peuples indigènes nous avons fait l’expérience de l’oppression et du contrôle par le gouvernement colonial canadien ces derniers 150 ans. Nous avons souffert de politiques et de lois qui ont été faites pour nous éliminer, nous assimiler, nous opprimer et nous réduire au silence total. Ceci corespond à notre expérience, notre vécu sur nos propres terres et ceci continue jusqu’à aujourd’hui.

Nos peuples sont devenus des sujets de recherche rapides lorsqu’il convient d’évaluer les dangers sous-jacents qui sont cachés dans des morceaux de législation (liberticides). Nous sommes, et à juste titre, souvent très suspicieux et critiques des politiques et des lois qui sont empaquetées pour nous être vendues comme étant dans notre “meilleur intérêt” ou faites pour nous “protéger”. C’est du point de vue de cette vision sous loupe binoculaire que nous pouvons partager un appel de danger fort et clair à la fois pour les Canadiens et les peuples indigènes. La loi C-51, la loi anti-terrorisme, est au sujet du contrôle de la population et non pas au sujet du terrorisme.

La loi C-51 est faite pour nous maintenir dans la peur de quelque chose, le tout au nom de réduire au silence les citoyens et de contrôler la désobéissance civile. Le langage de terrorisme n’est que rhétorique utilisée pour vous vendre toujours plus de guerre et pour que vous achetiez toujours plus de ces mesures de sécurité économiques et autres. C’est le monstre de dessous le lit, celui du placard, monté en épingle par la propagande et la prise de position politique. Vous avez bien plus de chance de mourir dans un accident avec votre tondeuse à gazon que de mourir dans un “attentat terroriste” (NdT: qui dans la quasi totalité des cas sont perpétrés par les services d’état ou leurs mercenaires privés…)

Au travers du Canada ces dernières trois années, nous avons vu à maintes reprises le mouvement indigène et ses alliés canadiens Idle No More descendre dans les rues pour manifester contre les législations qui enfreignent sur les droits indigènes et qui affaiblissent la protection de l’environnement. Les peuples indigènes ont résisté au gouvernement pour notre futur collectif. Nous avons bloqué des voies de chemin de fer, des autoroutes, nous avons marché sur le parlement à Ottawa, nous avons fait des grèves de la faim et de manière générale, nous avons fait de notre mieux pour perturber le Canada et avoir nos voix entendues et nos droits inhérents de nations reconnus.

Il est déplorable que nous en soyons réduits à la désobéissance civile juste pour faire entendre nos voix, mais cela constitue la seule arme à notre disposition (et celle des peuples) lorsque le gouvernement fédéral n’a absolument aucune préoccupation pour honorer la couronne qui possède une responsabilité à la fois légale et constitutionnelle. La loi C-51 va nous retirer la seule arme que nous ayons et va nous étiqueter en tant que terroristes pour le simple fait de nous battre pour nos droits inhérents.

Cette loi C-51 donne au gouvernement les pouvoirs d’une force de police secrète, de conrôler ce qui se dit dans l’espace cybernétique et lui donne la possibilité de punir des citoyens pour le simple fait de protester ou de manifester.

Cette loi protège certaines choses, comme le capitalisme par exemple et elle met en priorité l’économie au dessus des droits civils. Elle protège le gouvernement d’un retour de bâton du public, lui permettant de prendre des décisions sans aucune juste supervision. Elle protège les idéologies impérialistes qui continuent de supprimer, d’opprimer et de contrôler les populations indigènes ainsi que nos terres et nos ressources.

Les Canadiens ont besoin de prendre et de lire une page des livres des peuples indigènes au travers du Canada et d’approcher cette loi C-51 avec toute la méfiance et le cynisme qui lui sont dûs. Faites-nous confiance, comme tant de législations avec celle-là qui ont œuvrées pour nous opprimer, cette loi est une loi pour vous contrôler et non pas pour vous protéger. Nous devons NOUS DRESSER COLLECTIVEMENT ET LA COMBATTRE.

Nous avons besoin d’un dialogue public ouvert entre tous les peuples et nations indigènes et tous les Canadiens. C’est ensemble que nous devons stopper ce projet maléfique avant qu’il ne devienne une loi applicable.

Résistance politique: refusons l’état de guerre perpétuelle qu’on nous impose… Union !

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Rajoutons pour être plus précis que l’EIIL/EI est une création de A à Z des services occidentaux agissant, tout comme AQ en son temps, comme une légion mercenaire « djihadiste » pour la CIA, le Mossad et les intérêts des pays impérialistes de l’OTAN et affiliés…

— Résistance 71 —

 

Sortir de la guerre

 

Paul du groupe Regard Noir Fédération Anarchiste

 

Octobre 2014

 

Source: http://www.monde-libertaire.fr/antimilitarisme/17272-sortir-de-la-guerre

 

La guerre est là. L’ennemi numéro un du moment, l’État islamique (EI) et ses exactions. Les États impérialistes, occidentaux ou pas, ont finalement trouvé le meilleur des prétextes à la guerre, la lutte contre le terrorisme. En son nom, l’Irak et la Syrie sont bombardés. Bien sûr, les attaques sont chirurgicales, elles ne tuent que les fous de Dieu et, bien sûr, la paix viendra après. En attendant, la guerre contre l’État islamique vient voler vedette à la courbe du chômage toujours en hausse, au Medef qui propose un retour au XIXe siècle, elle polarise encore plus le peuple autour de la question musulmane et elle impose de choisir un camp.

Combattre la propagande antiterroriste

Depuis maintenant presque quinze ans, la lutte contre le terrorisme sert d’arme antisociale de premier choix au patronat et aux puissants, pour maintenir le prolétariat dans un état de peur plus ou moins constante et le diviser un peu plus. D’autant plus que c’est l’islam qui est au centre de cette propagande antiterroriste. Les millions de musulmans de France et du reste de l’Occident sont encore un peu plus stigmatisés, à tel point qu’il paraît normal d’en voir s’afficher avec des pancartes « Pas en mon nom ». Comme si chaque musulman était intrinsèquement un terroriste en puissance. Force est de constater que l’islam fait donc bien l’objet d’un traitement spécifique par le pouvoir et qu’il entraîne une islamophobie croissante qui divise toujours plus les pauvres.

Pour la lutte contre le terrorisme donc, l’union sacrée est décrétée, la volonté de justice sociale est mise au placard et les victoires du patronat passent avec une facilité déconcertante.

En outre, ce sont les militants politiques, et a fortiori les révolutionnaires qui sont les premiers victimes des lois antiterroristes pendant que le peuple voit sa liberté une nouvelle fois attaquée par la dernière loi Cazeneuve, prétendument au profit de sa sécurité.

Il nous faut ne pas tomber dans les pièges de l’ennemi, combattre avec force toutes les lois liberticides et ne pas alimenter une islamophobie qui prend de jour en jour une tournure des plus inquiétantes.

Démasquer l’hypocrisie de la guerre « juste »

La guerre juste, nous dit-on. On montre les fous de Dieu de l’EI décapiter, tuer, pendre. On nous vend l’urgence de les mettre hors d’état de nuire. Mais qui est responsable de la situation ? Sûrement pas les civils qui se font tuer par les islamistes ou par les bombes censées les en protéger. Peu importe qui est derrière, ce sont les mêmes armes qui tuent toutes ces personnes. L’EI possède des armes dernier cri made in USA, prises aux mains de l’armée irakienne. Les 10 ans d’invasion occidentale en Irak auront donc, en plus d’avoir fait sombrer un peuple dans le chaos, donner le matériel militaire nécessaire aux terroristes et à leur œuvre. C’est donc ces armes qu’ils utilisent en Syrie contre les seuls qui les combattent réellement, les Kurdes, sous l’œil distant du régime de Bachar al-Assar, autrefois lui aussi ennemi numéro un.

Il n’y a donc aucune justice dans cette guerre, pas plus que dans les autres, il n’y a que l’impérialisme, le pouvoir et la cupidité.

Le piège de la guerre sainte

Cela étant dit, il ne faut pas minimiser la dangerosité et l’importance des islamistes. Sans fantasmer un djihad qui serait à nos portes (cette idée n’a pas de sens et ne sert que la xénophobie et le racisme de l’extrême droite), il se trouve que l’intégrisme musulman s’affirme particulièrement au Moyen-Orient, puis au Maghreb et en Afrique subsaharienne. L’EI est bien plus structuré qu’Al-Qaïda et a la volonté de créer un État pérenne, Aqmi n’est pas vaincu et, du côté chiite, le Hezbollah est l’organisation structurellement et politique fasciste la plus nombreuse et la plus armée du monde. Ce n’est donc pas une invention des impérialistes occidentaux que de dire que l’islamisme est un danger, et il nous faut ne pas tomber dans des pièges très présents dans notre camp. D’une part l’islamophobie, qui tend les bras à tous les non-musulmans français et qui n’est qu’un outil de division efficace pour la bourgeoisie. D’autre part, l’erreur affolante de voir les musulmans comme le sujet révolutionnaire du moment, et de revoir nos idéaux à la baisse pour les intégrer dans notre mouvement. C’est bien évidemment la tactique des résidus trotskistes et maoïstes, mais cela touche aussi le mouvement libertaire et le déstabilise quant à la façon de mener la lutte antireligieuse. Une seule solution dans ce contexte de guerre et de stigmatisation : débattre au sein de nos organisations et redéfinir nos méthodes luttes (mais certainement pas nos idées) pour qu’elles soient cohérentes et efficaces.

Choisir son camp

La position traditionnellement pacifiste des anarchistes est clairement insuffisante. La guerre, c’est mal, certes. Mais nous avons un projet, et il nous faut l’affirmer. Le fédéralisme libertaire est d’une pertinence incontestable dans une zone comme le Moyen-Orient où les conflits territoriaux et ethniques n’en finissent plus de déchirer les peuples. Il faut donc nouer des liens avec celles et ceux qui portent un projet progressiste. En l’occurrence, les révolutionnaires kurdes semblent être la lueur d’espoir pour un projet fédéraliste et pour la paix. L’expérience du confédéralisme démocratique à Rojava (Kurdistan syrien) et plus largement en Turquie et en Irak, est le seul projet qui pour le moment arrive à faire vivre plusieurs communautés bien différentes autour d’un fonctionnement politique égalitaire et laïque. Les unités de défense des femmes, qui ont joué un rôle combattant de premier ordre contre Bachaar al-Assad et aujourd’hui contre l’EI et qui organisent une autodéfense féminine contre les violences sexistes, ne peuvent que nous intéresser. Si nous devons choisir un camp, c’est donc celui-là, avec une prudence certaine sachant la réalité historique du Parti des travailleurs kurdes (PKK), son autoritarisme et son marxisme-léninisme. Mais sa transformation idéologique n’est pas une impossibilité. Les zapatistes du Chiapas (Mexique) avant eux ont opéré une réelle remise en cause de leurs fondamentaux pour s’approcher d’un projet et de pratiques sensiblement anarchistes. À nous d’ouvrir un dialogue avec les forces kurdes pour faire en sorte que cette transformation soit effective et totale.

 

Résistance au colonialisme: La position réitérée du Grand Conseil Haudenosaunee (Iroquois) sur la gouvernance étatique coloniale…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Le Grand Conseil Haudenosaunee réitère sa position sur les conseils élus (coloniaux)

 

Chef Sidney Hill, Tadodaho*, Onondaga nation

 

22 mai 2013

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2013/05/22/haudenosaunee-grand-council-reiterates-position-elected-councils

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Tadodaho est le Grand Chef Onondaga, et grand chef de la Confédération Iroquoise, le gardien du feu de la confédération, du feu du grand conseil qui brûle à Onondaga depuis plus de 900 ans. La nation Onondaga est la gardienne du feu du conseil de la Confédération Iroquoise. Elle est au centre de la “longue maison des nations” gardée à l’Est par la nation Mohawk et à l’Ouest par la nation Seneca.
Rappel:
Les chefs n’ont aucun pouvoir et ne sont que les représentants des décisions des conseils de clans de chaque nation, de véritables représentants de décisions populaires prise de manière unanime et non pas à la majorité. La règle de la majorité impose la division politique sur laquelle pousse la tyrannie. Seule l’unanimité des décisions et une chefferie sans pouvoir possèdent une validité unificatrice…

Nous avons énormément à apprendre des nations autochtones des Amériques, d’Océanie et des sociétés traditionnelles en général. Faisons-le, unissons-nous pour vivre mieux et en paix !…

~ Résistance 71 ~

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Salutations des chefs, mères de clans, et des peuples Haudenosaunee, Confédération des Six Nationss Iroquoises, peuples de la Longue Maison.

Le Grand Conseil des Chefs de la confédération désire prendre le temps de rappeler à ses citoyens de la position Haudenosaunee en ce qui concerne les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) dont les élections nous sont imposées et le remède que nous proposons afin de standardiser la gouvernance au sein de la confédération Haudenosaunee.

Dès le moment où les conseils élus furent imposés dans nos communautés, leur intention principale fut d’abolir la force et le caractère national de nos gouvernements traditionnels et d’assister à la mise sous franchise et à l’assimilation d’Haudenosaunee dans la fabrique nationale (et coloniale) du Canada et des Etats-Unis. Il a depuis toujours été la position de la confédération Haudenosaunee de dire que l’existence des conseils élus que ce soit au Canada ou aux Etats-Unis, se fait en dehors du cercle Wampum. Personne ni aucune nation ne peut amener dans le cercle une autre forme de gouvernance sans l’accord total du Grand Conseil (NdT: qui n’est que la représentation des décisions des peuples de la confédération)

Le cercle Wampum trace la ligne entre les conseils traditionnels et les conseils élus ; celle-ci est claire et distincte: les conseils traditionnels sont les gouvernement originaux des communautés Haudenosaunee/nations iroquoises qui s’occupent des affaires nationales, tandis que les conseils élus émanent d’un système imposé par la loi indienne au Canada (Indian Act) et la loi fédérale indienne (aux Etats-Unis) et ce pour l’administration des politiques coloniales de chaque communauté. Ces dernières années néanmoins, ces conseils élus ont commencé à commander les différents symboles, philosophies et le caractère national de la confédération Haudenosaunee, se représentant ainsi de manière fausse envers des agences externes et limitant par là-même l’importance Haudenosaunee en tant que système de gouvernance indigène originel.

Que ce soit en référence au traité Wampum Deux Rangées, aux traités, aux relations de nations à nations ou de l’implication subtile que ces conseils élus sont quelque part synonymes de la Confédération Haudenosaunee ou les conseils traditionnels ; cette ambigüité a perpétré une fausse impression et une confusion à la fois de manière externe et interne que les conseils élus seraient actuellement une partie réelle de la confédération Haudenosaunee.

Plus récemment, ces conseils élus se sont aventurés dans l’arène internationale, un domaine peuplé de nations et d’états et ce au travers d’une entité formelle appelée la Caucus Iroquois, le National Congress of American Indians (NCAI), et les United Southern and Eastern Tribes (USET). Depuis 1977, la confédération Haudenosaunee a été la pionnière de la présence indigène aux Nations-Unies et dans d’autres lieux représentatifs internationaux, menant en cela vers la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU, une présence que le Caucus Iroquois, le NCAI et l’USET s’évertuent à supplanter et se perpétuant eux-mêmes comme étant les voix légitimes de nos communautés internationalement et agissent dans l’intérêt de leurs maîtres coloniaux du Canada et des Etats-Unis.

Le Grand Conseil des Chefs sent qu’il ne peut plus rester plus longtemps à acquiescer sur ce sujet et se doit d’insister afin que l’appropriation du caractère national Haudenosaunee cesse. De plus, le Grand Conseil des Chefs doit relayer à ses voisins le fait que le Caucus Iroquois et ses conseils élus tributaires, ainsi que le NCAI et l’USET, ne représentent aucunement la confédératiion Haudenosaunee ni même ses nations membres. Tandis que le Grand Conseil des chefs pense qu’il se doit d’être ferme sur le sujet, notre conseil rappelle aux conseils coloniaux élus le remède Haudenosaunee de standardisation de la gouvernance dans nos communautees sous la Grande loi de la Paix / Kaienere’ko:wa.

En 1991, les chefs Haudenosaunee ont dressé les grandes lignes de leurs prérequis pour commencer un dialogue pertinent sur le comment nous pourrions tous vivre en suivant la principes de Kaianere’ko:wa sous la Longue Maison Haudenosaunee. A ce moment là, les chefs Haudenosaunee ont demandé aux conseils élus de respecter et de reconnaître leur autorité sur huit zones politiques dont ils ont la jurisdiction historique. Bien que nous comprenons qu’à ce moment précis de l’histoire, les Etats-Unis et le Canada ne reconnaissent que la légitimité des conseils élus, nous pensons que ceci ne changera jamais tant que nos peuples acceptent de plein gré l’imposition coloniale. Le Grand Conseil des Chefs demeure ferme et intransigeant sur la nécessité de démontrer la bonne foi et est prêt à commencer le travail nécessaire pour aider à décoloniser les structures politiuques ce chacune de nos communautés.

Ceci représente bien des défis à cause de l’impact personnel que ceci a sur les individus qui ont une connexion sentimentale profonde avec Haudenosaunee et qui veulent l’exprimer de manière à pouvoir aider. Ce qui n’est pas bien compris est qu’en représentant Haudenosaunee au sein des constructions fictives coloniales, cela pousse plus avant l’agenda colonial du Canada et des Etats-Unis. Les systèmes électoraux sont des entités étrangères qui ont colonisés la culture par la malversation et l’appropriation frauduleuse ; plaçant nos enseignements, nos lois et nos symboles au sein de la construction coloniale du système de conseil de bande électoral transformant la décolonisation en une apparence de revitalisation et de transformation culturelles totalement dénuée de sens.

Kaianere’ko:wa est fondée sur l’inclusivité, la coexistence pacitifque et la force par l’unification, liées par des lois qui assurent un processus de prise de décisions consensuel et démocratique (NdT: chefferie sans pouvoir, ne représentant que les peuples, décisions prises à l’unanimité d’après les désirs du peuple exprimés en conseils de clans dans une société matriarcale où les conseils de femmes ont autant de poids que le conseils des hommes et où les femmes sont les détentrices et gardiennes de la terre ancestrale-Wampum 44-). Le Grand Conseil des Chefs ne prend aucun jugement sur le caractère moral ou la sincérité de ceux qui servent actuellement de conseillers (coloniaux), mais nous les encourageons de ramener leurs dons, leur savoir-faire et leur dédication dans le canoë et de revenir à l’ombre du grand arbre de la paix. Liés ensemble par les bons liens de la paix et du pouvoir, nous pouvons être plus forts que jamais.

Da•ne’thoh,

Chief Sidney Hill, Tadodaho, Onondaga Indian Nation

Foire à l’autogestion Toulouse les 25 Avril et 2 Mai 2015

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Pour la 4e édition de la Foire à l’autogestion toulousaine, le programme des ateliers et des débats.

Le 25 avril, à partir de 16h à la Chapelle, rue Danièle-Casanova, nous parlerons, autour d’une exposition, de la vie et de l’œuvre du pédagogue libertaire espagnol, Francisco Ferrer y Guardia, puis un second débat aura pour thème : « De Francisco Ferrer à Célestin Freinet », comment est-on passé de l’école moderne rationaliste au concept de pédagogie populaire ?

Le 2 mai, à partir de 14h, le Bazar au Bazacle nous accueille dans le cadre de ses journées militantes et festives qui auront lieu au Parc des Sports du Bazacle, 1 impasse du Ramier-des-Catalans.

A 14h30, 3 ateliers : 
 une intervention sur la mine du Rancié (Ariège) : une mine dont les filons ont appartenu aux mineurs depuis le Moyen âge jusqu’au XXe siècle ; 
 une présentation du fonctionnement éthique de notre projet sur le réseau de coopératives autogérées et du travail autogéré ; 
 engager un débat sur un lien entre les coopératives et les mouvements sociaux et/ou syndicaux, sociétaux ?

Il s’agit, au travers des ateliers/débats consacrés à ces problématiques, d’ouvrir des pistes de réflexions pour l’avenir.

 

Source:

http://www.alternativelibertaire.org/?Foire-a-l-autogestion-Toulouse-les

Nouvelle stratégie de l’empire au Moyen-Orient: La force de défense « arabe » du Conseil de Coopération du Golfe… sous commandement israélien…

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Une fois de plus les Palestiniens seront trahis… qui fait front pour les Palestiniens ? La Syrie, l’Iran et le Hezbollah libanais. L’entité sioniste colonialiste est la main dans la main avec l’Arabie Saoudite depuis bien longtemps, l’affaire yéménite ne fait que le confirmer de jour en jour…

— Résistance 71 —

 

La force “arabe” de défense commune

 

Thierry Meyssan

 

20 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article187351.html

 

De nombreux Etats et personnalités qui avaient pris position au début de la guerre du Yémen se sont ravisés. Se gardant de se positionner automatiquement selon le clivage sunnites/chiites, ils appellent au cessez-le-feu et à une solution politique. Derrière cette guerre inutile se cache en effet le projet de création d’un Otan arabe… sous commandement israélien.

Dans sa Doctrine de Sécurité nationale, publiée le 6 février 2015, le président Obama écrivait : « Une stabilité à long terme [au Moyen-Orient et en Afrique du Nord] requiert plus que l’usage et la présence de Forces militaires états-uniennes. Elle exige des partenaires qui soient capables de se défendre par eux-mêmes. C’est pourquoi nous investissons dans la capacité d’Israël, de la Jordanie et de nos partenaires du Golfe de décourager une agression tout en maintenant notre engagement indéfectible à la sécurité d’Israël, y compris par son avance militaire qualitative » [1].

La lecture attentive du document ne laisse aucun doute. La stratégie du Pentagone consiste à créer une version moderne du Pacte de Bagdad, un Otan arabe, de manière à pouvoir retirer ses forces militaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et à les repositionner en Extrême-Orient (le « pivot » contre la Chine).

De même, il est clair que dans sa vision, le Pentagone envisage que cette « Force arabe de Défense commune » soit constituée d’États du Golfe et de la Jordanie et qu’elle soit placée sous commandement israélien. Si l’on reprend l’exemple du Pacte de Bagdad, on se souviendra qu’il avait été constitué par le Royaume-Uni avec ses anciennes colonies. Cependant, au bout de trois ans, son état-major fut placé sous commandement du Pentagone, bien que les États-Unis n’aient jamais adhéré au Pacte.

En novembre 2013, le président israélien d’alors, Shimon Peres, est intervenu, par vidéo-conférence devant le Conseil de sécurité du Golfe, réuni à Abu Dhabi en présence de représentants des principaux membres de la Ligue arabe et d’États sunnites d’Asie [2]. Son intervention, qui portait sur la nécessité d’un nouveau pacte militaire face à l’Iran, avait été longuement applaudie.

Le Sipri de Stockholm vient de révéler que l’Arabie saoudite se serait préparée à créer la « Force arabe de Défense commune » en augmentant son budget militaire en 2014 de 13 milliards de dollars (+17 % !).

Riyad tente d’impliquer le plus grand nombre d’États possibles dans ce projet. Il a ainsi réussi à acheter la participation de l’Égypte. Pour ce faire, les États du Golfe ont offert 12 milliards de dollars pour les projets d’investissement du Caire, lors de la conférence économique de Charm el-Cheikh, le 13 mars.

La Ligue arabe a adopté ce projet lors de son sommet de Charm el-Cheick, le 1er avril. Officiellement, il s’agit d’appliquer le Traité de Défense arabe de 1950. pour lutter contre le terrorisme, à moins que ce ne soit pour satisfaire les ambitions saoudiennes au Yémen. La guerre contre les Houthistes, dont personne ne comprend la nécessité, joue ici le rôle d’un exercice grandeur nature, sans que l’on manifeste de compassion pour le millier de morts et les 3 000 blessés qu’elle a déjà entraînés.

D’ores et déjà, selon Stratfor, l’état-major militaire de l’opération « Tempête décisive » n’est pas en Arabie, mais au Somaliland. Ce pays, qui proclama son indépendance en 1960, puis fut rattaché à la Somalie à la suite d’un coup d’État en 1969, proclama une seconde fois son indépendance en 1991 avant d’être réintégré à nouveau à la Somalie, en 1994, et proclama une troisième fois son indépendance en 2002. Lors de ses deux premières indépendances, Israël fut le premier État à reconnaître le Somaliland. Actuellement cet État n’est reconnu par personne, mais depuis 2010, c’est une base israélienne pour contrôler le détroit de Bab el-Mandeb qui relie le canal de Suez et la mer Rouge au Golfe d’Aden et à l’océan Indien.

Les chefs d’état-major de la Ligue arabe se rencontreront le 22 avril pour évaluer les unités qu’ils pourraient mettre à disposition de ce dispositif. L’Égypte, le Koweït et le Maroc —tous trois impliqués dans les bombardements au Yémen—présenteront un rapport préliminaire, le 1er juillet.

Tout cela était malheureusement prévisible. Après avoir trahi le Peuple syrien en excluant la République arabe syrienne de ses rangs en violation de ses statuts, la Ligue arabe s’apprête à trahir le Peuple palestinien et à placer ses armées sous le commandement d’un État colonial.

[1] National Security Strategy, White House, February 6, 2015. Et notre commentaire : « Obama réarme », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 février 2015.

[2] « Shimon Peres s’est exprimé devant le Conseil de sécurité du Golfe, fin novembre », Réseau Voltaire, 3 décembre 2013.

Sémantique coloniale… La doctrine de la conquête comme système de domination…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

La conquête comme système conceptuel de domination

 

Steven Newcomb

 

3 avril 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/04/03/conquest-idea-system-domination

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien que les Etats-Unis aient imposé par la force des critères de domination sur la nations natives originelles de ce continent, il est somme toute assez typique de voir les tribunaux des Etats-Unis et la plupart des universitaires de droit utiliser les mots “conquérant”, conquête” et “conquérir” et non pas les mots “domination”, “dominants”, “dominer”. Le professeur Robert Miller (Shawnee) par exemple, a intitulé son livre: “Native America: Discovered and Conquered” (2008). Le théologien George “Tink” Tinker (Osage) a intitulé son livre de 1993 “Missionary Conquest” et dans mon livre Pagans in the Promised Land (2008), je réfère au modèle mental de “conquérant” et à l’idée de conquête.

Avec le recul, je vois maintenant que cela aurait eu plus de sens d’écrire au sujet du “dominant” et de son modèle mental. Pensez à la différence apportée si George Tinker avait intitulé son livre Missionary Domination, (Domination missionnaire) ou si Robert Miller avait intitulé le sien “Native America: ‘Discovered’ and Dominated.” Se référer à nos nations comme étant “découvertes et conquises” donne l’impression que la lutte est terminée et que les Etats-Unis sont les “gagnants” contre l’ “ennemi” que sont les nations natives du continent et que nous devons vivre avec cette conséquence à tout jamais.

Une bonne partie du processus de décolonisation implique le fait d’embrasser le besoin de se démarquer consciemment des termes colonisateurs de référence en n’utilisant plus le mot de “conquête” et de commencer à utiliser le terme de “domination” en référence au système de la loi et politique fédérale indienne adopté par les Etats-Unis. Cette façon de cadrer l’affaire suggère ainsi que la domination des Etats-Unis, toujours imposée sur nos nations originelles, est invalide et doit être mise au défi et terminée.

Peut-être qu’une analogie aiderait à illustrer ce point. Pensez pour un instant à l’empire romain battant une nation ou un peuple en imposant un régime de domination. Imaginons que les Romains réfèrent typiquement de manières orale et écrite à leur système comme étant une “conquête”, ce qui veut dire une “victoire”, un “triomphe”. Cela n’aurait absolument aucun sens pour la nation ou le peuple sur lequel l’empire romain a imposé son règne par la force, d’appeler cette imposition étrangère sur leur sol une “conquête”, voulant dire une victoire romaine ou un “triomphe” sur un ennemi.

Le livre d’Edward Gibson The Rise and Fall of the Roman Empire (Edited with Introduction and Notes by J. W. Saunders, George G. Harrap & Co., 1949) fournit des exemples de langage utilisé de cette façon. Comme l’écrivit Gibson: “Nous avons déjà eu l’occasion de mentionner la conquête de la Grande-Bretagne et de fixer le terme de province romaine sur cette île (p.29) “ et “Avant la conquête romaine, le pays qui est maintenant appelé la Lombardie n’était pas considéré comme partie de l’Italie,” (p.30)

Pour ceux sur qui un système de domination romain a été imposé, appeler cette imposition romaine une “conquête” serait se positionner dans une perspective romaine pour se catégoriser eux-mêmes. Cela voudrait dire qu’ils se verraient comme une ou des nations sur lesquelles une “victoire”, un “triomphe” romain a été accompli, point final. Afin d’éviter une telle erreur, une telle nation ou un tel peuple devrait plutôt utiliser le mot “domination” pour référer au système romain qui leur a été imposé. (NdT: On peut se poser la question de savoir comment les Gaulois, conquis après Alésia, jugèrent la domination romaine ? Il est intéressant de constater que nos livres d’histoire relatent très brièvement la guerre des Gaules pour passer directement au monde “gallo-romain”, présenté comme source progressiste infinie, justifiant ainsi l’idéologie de la conquête au nom de la “civilisation”, employée par nos empires modernes en permanence… N’est-ce pas très convénient de voir la chose de cette façon pour l’oligarchie dominante ? Question: quelle fut la résistance gauloise à l’occupation romaine après la victoire de Jules César ?... Quelles furent les mesures ethnocidaires prises par les occupants pour détruire la culture gauloise ? Y sont-ils parvenus ?)

Les citations ci-dessus provenant de Gibson démontrent comment, au travers de leur utilisation de “la conquête”, les Romains ont assumé une attitude triomphante envers ceux qu’ils dominaient. Les Romains utiliseraient l’expression d’”après la conquête” pour référer au temps d’après que leur imposition soit devenue “gagnante” en forçant les autres peuples et nations sous l’ascendance romaine. Si une nation ou un peuple subjugué décidait qu’il voulait remettre en question l’imposition romaine, il pouvait le faire de manière effective en utilisant l’expression “après la domination” fondée sur l’assomption que la domination d’une nation par une autre est invalide et inacceptable.

Passons maintenant à l’application du mot “conquête” envers nos nations. En 1986, dans l’affaire Chunie v. Ringrose (impliquant une demande territoriale Chumash sur deux îles au large de la côte de Santa Barbara en Californie), la cour d’appel du 9ème district utilisa le mot “conquête” dans le sens de “victoire” ou de “triomphe” de l’Espagne sur les nations indiennes. La cour écrivit: “L’Espagne a acquis les îles par la conquête et la colonisation et ces îles sont ensuite passées au Mexique lorsqu’il a obtenu son indépendance de l’Espagne.” Cette façon de cadrer l’histoire est tellement bateau , que la personne de base qui lirait ce verdict et même le juge et les assesseurs qui l’ont forgée auront peu de chance d’interpréter le mots “conquête” et “colonisation” comme voulant dire “domination”.

Si la cour avait reconnu ce fait, elle aurait pu écrire quelque chose comme: “L’Espagne a acquis ces îles par domination et colonisation”. Mais un tel phrasé ouvrirait ainsi la possibilité d’une reconnaissance de la domination des nations natives par les Etats-Unis et défierait son bien-fondé, la rendant ainsi invalide et serait vue comme devant être terminée.

La décision de la 9ème chambre d’appel dans l’affaire Ringrose déclare: “Après la conquête par les puissances européennes, les Indiens furent permis d’occuper le territoire sur lequel ils avaient précédemment exercé une ‘souveraineté’”. Puis la cour renchérit: “Ce droit (d’occupation des sols) n’est pas un droit de propriété, mais est plutôt un droit d’occupation accordé par le souverain conquérant.” Du point de vue Chumash, qui désire défier le schéma de domination, “après la conquête” devrait-être réexprimé sous la forme “après la domination”. D’un tel point de vue, l’expression “souverain conquérant” serait plus précisément rephrasé en “souverain dominant” qui nie aux nations natives toute forme de titre sur la terre, titre qui pourrait entrer en compétition avec cette domination supposée.

Notez bien la différence de ton lorsque nous écrivons: “après la domination par les puissances européennes, les Indiens furent permis d’occuper le territoire sur lequel ils avaient précédemment exercé une souveraineté. Ce droit n’est as un droit de propriété, mais plutôt un droit d’occupation des sols accordé par le souverain dominant.” Dans l’affaire des Indiens Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis en cour suprême des Etats-Unis (1955), la cour déclara ceci: “Après la conquête, ils (les Indiens) furent autorisés d’occuper des portions de territoire sur lesquelles ils avaient précédemment exercé une ‘souveraineté’, comme nous utilisons ce terme.” Réexprimé d’un point de vue de nation originelle cela sonnerait comme ceci: “Après la domination, ils furent autorisés d’occuper des portions de territoire sur lesquelles ils exerçaient précédemment une ‘souveraineté’, comme nous utilisons le terme.

Appeler un système de domination par son nom de “domination” est un moyen de dire la vérité au pouvoir, mais c’est aussi un moyen d’identifier précisément la nature du système linguistique, mental et comportemental contre lequel nous luttons. Dans son livre Domination and the Arts of Resistance: Hidden Transcripts (Yale University Press, 1990), James C. Scott cite George Orwell en disant “quand l’homme blanc devient tyran, il détruit sa propre liberté”. La surveillance de la population américaine par la NSA, la contraction des libertés civiles du peuple américain en général et la poussée pour un état de sécurité nationale démontrent que bien que le peuple américain pensait être le bénéficiaire du système de domination de l’empire américain, en réalité c’est sa propre existence qui est en train d’être détruite par ce même système impérialiste qui travailla si dur pour détruire l’existence libre de nos nations. (NdT: Ce que dit Newcomb est exactement ce que nous disons depuis le départ de nos analyse et dans notre article de synthèse publié en Mai 2013: “Tous colonisés !”)

L’utilisation par les tribunaux états-uniens d’expressions clefs comme “après la conquête”, “le conquérant souverain” et “la domination ultime” fait partie des transcriptions cachées du mot domination que les Etats-Unis ont utilisé et continuent d’utiliser contre nos nations originellement libres et toujours libres de droit. Une partie de notre tâche immédiate est d’ouvrir ces transcriptions cachées à la scrutinité afin de pouvoir nommer et éliminer précisément et efficacement les schémas ancrés de domination, de subordination et de déshumanisation qui sont utilisés contre nos peuples et nos nations.

Sainte démocratie

Posted in actualité, altermondialisme, philosophie, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , on 18 avril 2015 by Résistance 71

Adrien Simon

 

En des temps étranges, où la diversité

Crevait, seule, au profit de l’uniformité,

Le cerveau des bipèdes sans plume

Perdait leurs lueurs dans une brume.

 

Une brume artificielle, créée de toutes pièces

Par un rabâchage éducatif et médiatique,

Martelant la sainte perfection démocratique.

Une brume où se cognaient jeunesse et vieillesse.

 

« Démocratie libérale ! Elections !

Pluralité ! Vote ! Représentation !

« 
Ces quelques termes hurlés quotidiennement

Devenaient immuables et source d’apaisement.

 

Un apaisement si gargarisant, si rassurant et fier,

Que les discours animés se tarissaient

Lorsqu’un intrigant fringant hurlait

Son doute sur ces notions illusoirement nécessaires.

 

La foule conditionnée bouchaient ses oreilles

A la moindre parole d’un innocent subversif

Qui s’était extirpé de ce dogme massif

Commettant le crime odieux de sortir du sommeil.

 

L’intrigant fringant questionnait :

« Pourquoi la Démocratie deviendrait Vérité ?

Ce n’est qu’une idée et non une immaculée déité ! »

Mais seul son écho, moqueur, répondait.

 

Car, si cette sainteté de système politique

A bien une inaltérable et vraie caractéristique,

C’est la tyrannie de la majorité stupide

Qui se complaît dans son oisiveté cupide.

 

L’intrigant fringant n’était pas un homme dangereux

Mais un penseur, philosophant sur la vie et ses enjeux.

Pourtant, ses bénignes questions le firent passer pour fou

Dans cette réalité de pensée unique, de totalitarisme doux.

* * *

Source:

http://opiflexion.blog4ever.com/sainte-democratie

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